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05 décembre 2019

Commentaires

Noblejoué

Enchantement et désenchantement sont nécessaires. Pour la construction de l'individu.

http://gildas.jaffrennou.free.fr/royaume/analyse.htm

Pour une société, je dirais qu'il y a trois stades. On se découvre un idéal, on voit qu'on ne l'atteint pas et qu'on a des défauts et souvent on croit qu'il n'existe que fausseté, intérêt matériel et hypocrisie, puis on comprend que l'idéal et le bien existent comme le mal, et on réfléchit aux réformes pour perfectionner le système.

Liberté, sacrifice, tout se télescope.
Je parie qu'on pensera que je mélange tout comme ce serait mon habitude, en fait, je retranscris le monde.

Mais voilà, des gens veulent rétablir la liberté d'expression :

https://www.contrepoints.org/2019/07/01/348043-la-liberte-d-expression-ne-doit-pas-se-taire

C'est bien bon, qu'Internet ait les mêmes garanties que la presse MAIS il faut arracher les masques des intervenants.
Alors non merci.

Sacrifier tous les masques. Prise de pouvoir par les patronymes, ils resteront entre eux.
Je propose, en cas que le danger se précise, que des gens expliquent comment se rendre sur le darknet et éviter de s'y faire dévorer tout cru. Eh oui ! Pour parler librement, il faudra faire comme dans des régimes totalitaires, quelle misère...

Je propose à réfléchir un peu plus loin, toujours un peu plus loin.

http://www.sceneario.com/bande-dessinee/corto-maltese/corto-toujours-un-peu-plus-loin/8611.html

Prétendre interdire les pseudonymes, à mon avis, revient à prohiber l'isoloir lors des élections.
Toujours pareil : personne n'a forcément toutes les idées de son milieu, le voile d'ignorance permet aux gens de se fréquenter paisiblement. Aux gens qu'on aime et respecte le plus, on donne son identité et ses idées.
Pour les autres, disons que c'est plutôt périlleux et qu'on est moins motivé à le faire. En admettant même qu'ils soient bien, ils peuvent le répéter, ou une conversation être surprise.

Bref, dans un monde où la moitié des gens étaient pour l'immunité de Polanski ou de DSK en cas de culpabilité, on voit bien qu'il y a une jouissance par procuration de l'abus impuni.
Ôter un masque c'est arracher ce qui permet de segmenter sa vie, d'un côté je débats, de l'autre... peu importe. Cela met les, comment dire ? minority reports en danger de persécution dans le monde d'outre-Internet.

Noblejoué

@ Lucky look

Les gens admettent souvent imiter l'autre dans sa technique, dans son désir, moins.
Dire j'imite une technique de drague, oui, dire je drague Denise parce que la plus populaire sur le campus, ou l'amie de mon rival, il m'est passé devant dans telle compétition, je lui prends sa femme, qui le dit ?
Comme si ça, ou quelque chose de ce genre, n'arrivait pas tout le temps...

"Ce qui manque dans sa thèse sur le copier-coller, c’est la recherche du pourquoi et du comment de la progression de la connaissance ; car sans celle-ci nous en serions toujours à l’étape de l’Homo erectus, tout en nous imitant avec un délicieux désir comme le font les femmes en matière de mode."

Problème intéressant, René Girard était fasciné par le problème de la créativité - et par l’hypothèse que certains pourraient qui sait ne pas avoir de désir mimétique.
Il me semble qu'il y a le cas des autistes.

Mais il ne faut pas trop raisonner en termes individualistes et rationnels pour la plus grande partie de l'Histoire, vous savez.
Voyons, il y a les mythes et les rites, nés du sacrifice. On imite, les uns des autres, le désir, mais désirant la même chose, on est rivaux.
On s'exterminerait si on ne tuait pas quelqu'un. Bien, on reproduit le lynchage dans des chants, des danses : que de création ! On le raconte dans les légendes ! Itou.

Pour l'aspect technique. Le sacrifice est une technologie, vous savez. Tuer comment ? Avec toute la communauté ou par les prêtres ? En lapidant, en arrachant le cœur, en brûlant vif ?
Et sur quels lieux, des temples, il faut les construire. Des techniques de pouvoir, mobiliser les foules, et de construction des bâtiments, suivent. On ne voit que la partie immergée de l'iceberg, alors qu'il s'est fait toutes sortes de tâtonnements partout, sur des temps très long.

Les communautés ont peur du retour de la violence. Les mythes, les rites, elles les gardent, elles les transmettent, et elles les enrichissent.
C'est une question de sécurité et de sens, de survie, en un mot... Les gens ont peur d'innover, ils le font sous la pression des événements, et croient être les restaurateurs du passé. Ils radotent que les gens étaient mieux autrefois, qu'il faut revenir à un temps mythique, ils réforment rites, calendriers, mythes ou, c'est pareil, dogme, pour retrouver quelque soi-disant harmonie primordiale.

Donnez-moi du TEMPS et tout est possible.
Comme pour l'Evolution, dont vous parliez. Et puis vous oubliez, les vulgarisateurs de Girard oublient la GUERRE. Le sacrifice humain, c'est super, mais enfin, dangereux, on ne sait jamais si cela ne va pas diviser la communauté. Sélectionner la victime, quel souci ! Les animaux sont plus gérables, mais enfin, moins efficace.

Par contre, la guerre permet de s'unir, tous, contre une autre communauté. Girard en parle vaguement, il n'est pas un spécialiste de la guerre.
Mais enfin, entre la guerre économique actuelle, et les temps du sacrifice, il y a eu l’émergence de communauté guerroyant beaucoup entre elles en plus de faire des sacrifices animaux et parfois encore humains.

La guerre, c'est marche ou crève.
Si des dirigeants perdent les guerres, les dirigés les renversent, ou l'étranger conquiert le pays et les renversent aussi à moins de les vassaliser.
Le peuple doit payer tribut, ou ses terres sont confisquées. Quoi qu'il en soit, à l'origine, les soldats capturés sont tués ou réduits en esclavage, les femmes sont violées et esclavagisés, les enfants survivants aussi grossiront le cheptel.

Alors, la société qui peut radoter en agriculture, est beaucoup moins conservatrice en technologie guerrière.
Encore aujourd'hui, beaucoup de technologies sont des conversions vers le civil, citons le nucléaire, du tank au tracteur et Internet.

A présent que les sociétés ont diminué les interdits autour de la rivalité, beaucoup de gens veulent surpasser les autres, et sont amenés à innover pour ce faire... Enfin, dans le meilleur des cas, il existe aussi beaucoup de plagiats et de travaux bidon.

Le temps fera le tri.

boureau

@ Patrice Charoulet 05 décembre 2019 15:42

"Muray par Luchini"

Vous allez sur YouTube ou Google et vous tapez Muray par Luchini.

Cordialement.

Denis Monod-Broca

@ Lucky look
"Quelle trouvaille !
Nous imitons notre semblable !"

Cela vous paraît donc évident, évident au point de juger imbécile celui qui juge utile de le rappeler.
Ne vous êtes-vous pas demandé d'où vous venait le sentiment de cette évidence ?
Et si elle était le résultat de la diffusion des thèses de René Girard ?

Dans votre opposition à Aliocha, ne peut-on voir le désir, mimétique, d'être plus clairvoyant que lui, de détenir, vous et pas lui, la vérité ? Car en effet l'imitation et le désir mimétique sont partout, et surtout là où on les voit le moins, en soi-même...

Vous pouvez me rétorquer à la manière des enfants : "c'est çui qui dit qui l'est".

D'où l'intérêt d'une théorie ayant valeur objective, anthropologique, au sens scientifique du terme, réfutable certes, ouverte à la discussion, mais sans noms d'oiseaux ni anathème.
A condition d'être entre personnes la connaissant, on peut se comprendre et progresser dans la connaissance et la lucidité.

Aliocha

C'est signé, Lucky cousse, vous n'avez rien compris, vous non plus.
Je me répète donc, l'idole, et je vous conseille de lire celui que vous dénigrez si vous voulez comprendre, c'est celui que vous désirez abattre, Macron en l’occurrence.
Je vous en prie, bonne lecture :

http://www.rene-girard.fr/57_p_44429/le-bouc-emissaire.html

Mary Preud'homme

Faut-il réformer le système des retraites et les uniformiser (notamment en remettant en cause les privilèges exorbitants de nombre d'agents du présumé service public, dont les moins investis ou utiles ne pensent qu'à leur pomme et n'utilisent qu'à des fins partisanes depuis trop longtemps les "usagers" de plus en plus usagés hélas) ?

La réponse est oui, sachant que pour ma part j'avais calculé avoir fait, eu égard à leurs grèves répétitives et sans aucune contrepartie près de deux ans en heures supplémentaires se rapportant à mes différentes carrières ! Tandis que ces feignasses prétendaient manifester pour moi qui n'en avait (prétendument) pas le courage !

Faut-il travailler plus pour gagner plus ?

A vous de voir, mais en ce qui me concerne la réponse est oui.

Faut-il encourager les entreprises qui embauchent et ne pas continuer à les décourager en leur imposant des contraintes insupportables par le biais de lois scélérates ?

La réponse est oui.

La France doit-elle continuer à brader des pans entiers de son savoir-faire et de son économie pour continuer à exister ?

La réponse est non, non et non !

Sachant que notre décadence a commencé en 1981, lors de l'accès à la présidence de Mitterrand, immédiatement suivi par nombre de nationalisations ou bradages des plus beaux fleurons de notre économie avec les conséquences que l'on sait ! Et s'est poursuivie par toutes sortes de gouvernements de rencontre (comme aurait dit le général) visant uniquement à se maintenir aux affaires et à garder le pouvoir.

On voit le résultat !

Noblejoué

Il y a des gens jamais "enchantés" qui font ce qu'ils ont a faire.
Pour moi, le désenchantement diffère selon les époques, les milieux... Mais je dirais que Guillaume d'Orange l'était pour son époque.
Cependant, il est un modèle pour tous :

https://www.pourquoi-entreprendre.fr/guillaume-d%E2%80%99orange-nassau-il-n%E2%80%99est-pas-necessaire-d%E2%80%99esperer-pour-entreprendre/

"Il y aurait des pouvoirs respectés parce que respectables et où le légal ne pèserait pas lourd face au légitime et au décent."

Je pense que cela n'a jamais existé.
Autrefois, ce qui aurait été exposé en place publique aujourd'hui était étouffé dans l’œuf.
Les gens idéalisent hier ou demain, par conséquent, ils rabaissent exagérément le présent.

Même des enfants pourraient avoir des doutes après qu'un sage leur a donné une leçon passée pour un peu pessimiste à son époque, ni progressiste, ni réactionnaire, lucide.

https://journals.openedition.org/babel/6295?lang=it

J'aimerais qu'on cesse de croire en la bonté ou en la méchanceté de l'être humain ou des pouvoirs.
Les gens abusent comme l'eau déborde, il n'y a pas une méchante ou une gentille eau.
Quand un pouvoir n'a pas de contre-pouvoir, ou un humain d'autres pour l'arrêter, ils débordent.
A chacun de se prémunir des autres et de se surveiller.

"Il y aurait des pouvoirs respectés parce que respectables et
...où le légal ne pèserait pas lourd face au légitime et au décent."

Ambiguïté. Si c'est un revival des bonnes mœurs, merci, bonjour l'arbitraire, par contre, s'il s'agit, au-delà du droit, de toujours agir en toute loyauté... c'est bien.
Surtout quand on doit donner l'exemple car noblesse oblige.

Patrice Charoulet

Quelle perte que celle de Muray !

Qui aurait la gentillesse de me fournir un lien me permettant d'écouter le spectacle de Luchini disant du Muray ? Cela doit être savoureux.

Exilé

En effet, que le désenchantement ait suivi une forme sinon d'enchantement du moins d'espérance tellement intense qu'elle paraissait y mener tout droit est une évidence.

Les esprits clairvoyants avaient déjà compris, dès son irruption sur la scène politique et bien avant son élection à quel zèbre ils avaient affaire.

Point d'espérance et encore moins d'enchantement pour ceux qui ont fini par s'attendre et par s'habituer au pire.

breizmabro

"Quoi après le désenchantement ?"

Un 5 décembre 2019.

Lucky look

@ Aliocha | 05 décembre 2019 à 10:40

Au fou qui cause :

Voici un extrait de l’hommage à René Girard Bibliothèque Ceccano – Avignon Académie de Vaucluse 11 mai 2016 Gérard Valin

« Dans notre monde contemporain, l’étroite marge de manœuvre de chacun repose sur l’éveil de sa conscience que le conformisme prétendument individualiste des temps modernes tend à assoupir. Elle permet d’éviter la violence collective en choisissant de ne plus faire de chaque modèle une matière à rivalité ou à obstacle, mais un sujet d’imitation positive.
Telle est la dernière leçon du Professeur René Girard.
Nous ne l’oublierons pas. »

Mister Aliocha,

Voici donc la pensée résumée de votre maître.
Ce texte ne veut rien dire comme ce que vous scribouillez, par contre René Girard a parfaitement su tirer les marrons du feu en utilisant les ouvrages des grands auteurs pour démontrer ce qu’il nomme : le désir du mimétisme.

Quelle trouvaille !
Nous imitons notre semblable !
Depuis l’origine de la vie sur terre nous ne faisons que cela et de temps à autre il y a une mutation ou une rupture dans la chaîne comme l’expliquaient Lamarque, Wallace, Darwin et bien d’autres pour faire apparaître une nouvelle espèce.

Quant à son développement à propos du Christ c’est du catéchisme primaire qui conduit plus à l’imbécillité qu’à autre chose que Girard n’a pas perçue.

Ce qui manque dans sa thèse sur le copier-coller, c’est la recherche du pourquoi et du comment de la progression de la connaissance ; car sans celle-ci nous en serions toujours à l’étape de l’Homo erectus, tout en nous imitant avec un délicieux désir comme le font les femmes en matière de mode.

Cher Aliocha, le niveau de votre réflexion est tout à fait en relation avec le désir mimétique de René Girard et celui de l'Homo erectus ; ce qui ne nous conduira pas à croire en votre nouvelle idole qu’est Macron, surtout avec votre manière alambiquée de vous exprimer.

Arrêtez de vous prendre pour Jésus ou Moïse, c’est ridicule.

Allez semer votre graine en terre d'islam, ils prendront soin de vous.

Aliocha

Bien sûr, cher Xavier, avec plaisir :

"Aime ton prochain comme toi-même, même s'il est franc-mac !"

Cela est-il compréhensible à votre esprit enténébré ?

Metsys

M. Bilger, j'admire vos rêves : on dirait presque ceux de Jaurès dans son discours à la jeunesse !

"Instituer la République, c’est proclamer que des millions d’hommes sauront tracer eux-mêmes la règle commune de leur action ; qu’ils sauront concilier la liberté et la loi, le mouvement et l’ordre ; qu’ils sauront se combattre sans se déchirer ; que leurs divisions n’iront pas jusqu’à une fureur chronique de guerre civile, et qu’ils ne chercheront jamais dans une dictature même passagère une trêve funeste et un lâche repos".

Evidemment, Vico analyserait différemment la situation actuelle : il penserait que les bienfaits de notre civilisation libérale sont le ferment d'un égoïsme destructeur et d'une barbarie de la réflexion vis-à-vis des autres cultures, qui finiront par plonger les nations dans une décadence passagère, d'ailleurs créatrice aussi.
Mais en attendant que ce cycle soit achevé, les peuples passeraient sans doute quelques mauvais quarts d'heure, genre sac de Rome, massacres de septembre ou même débordements incontrôlés de Gilets jaunes... Sainte Brigitte nous en préserve !

Xavier NEBOUT

@ Aliocha

Pourriez-vous faire preuve de charité envers les gens de peu de culture, qui comme votre serviteur, ne comprennent rien à ce que vous dites ?

Sophie

A propos de désenchantement :

Arthur Schopenhauer que j'apprécie tout particulièrement... Désenchanté mais qui me fait beaucoup rire et finalement me donne du punch. Il a tout compris et tout vidé. Terminés le gnangnan, le blabla et le chichi !

Guy de Maupassant décrit A. Schopenhauer :
«Qu'on proteste ou qu'on se fâche, qu'on s'indigne ou qu'on s'exalte, Schopenhauer a marqué l'humanité du sceau de son dédain et de son désenchantement. Jouisseur désabusé, il a renversé les croyances, les espoirs, les poésies, les chimères, détruit les aspirations, ravagé la confiance des âmes, tué l'amour, abattu le culte idéal de la femme, crevé les illusions des cœurs, accompli la plus gigantesque besogne de sceptique qui ait jamais été faite. Il a tout traversé de sa moquerie, et tout vidé. Et, aujourd'hui même, ceux qui l'exècrent semblent porter malgré eux, en leur esprit, des parcelles de sa pensée.»

Concernant notre sieur E. Macron, cette citation d'A. Schopenhauer :

«Vouloir corriger les défauts de caractère d'un homme par des sermons de morale est aussi chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots»

Concernant les religions dont on nous rebat les oreilles :

«Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut l'obscurité ».

En l’occurrence, il leur faut de l’obscurantisme.

boureau

"Ah qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous"

Non ce n'est pas de Philippe Muray cher P. Bilger.

Sincèrement, les personnes qui "pensent" et qui "pensent" commencent à m'agacer.

P. Muray devient furieusement à la mode depuis quelques mois. Mais, une fois de plus avec les penseurs, une fois qu'ils ont dit ou fait comprendre qu'ils pensaient, la question se pose : "qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on a bien pensé" ?.

Le cynisme désenchanté, amusant et souvent drôle de P. Muray nous laisse vite sur notre faim. Car, là encore, l'analyse sans l'action, c'est le désert du Kalahari : du sable, du sable qui coule entre nos doigts... et après ?

Donner du sens cher P. Bilger, ne peut venir que du haut de la pyramide. Vous n'imaginez tout de même pas l'inverse ? L'exemplarité toujours ! Qui nous manque tant !

Cordialement

PS : C'était ma période "désenchantement" !

Robert

De ce billet dont j'apprécie la référence à Philippe Muray, je retiendrai, Monsieur Bilger, ces deux alinéas de presque conclusion :

"Il y aurait, après le désenchantement et grâce à lui qui ouvre les yeux, les coeurs et les esprits, l'esquisse d'une restauration de tout ce que la modernité arrogante a détruit.
Puisque l'éthique a été violée quand le monde nous souriait, avec lui devenu sombre, baudelairien, elle deviendrait peut-être notre seul recours, un horizon tout neuf ?"

Cela s'appelle "l'espoir". Référence au livre éponyme d'André Malraux ? Peut-être dans la mesure où le système économico-financier actuel, devenant totalitaire, joue un rôle et une fonction antidémocratique évidente, même pour le libéral que je crois être. C'est-à-dire partisan d'un libéralisme régulé qui œuvre pour l'intérêt général bien plus que particulier.
Or, comme l'exprime Jérôme Sainte-Marie dans son essai "Bloc contre bloc", une technocrature détricote tout ce qui existait au titre de l'intérêt général au profit d'une minorité nantie qui accapare un maximum de richesses au détriment de l'intérêt général des peuples. Dans ce mouvement mondial, qu'est-ce que l'honneur, l'éthique, la morale, le courage, la consécration à l'intérêt général des peuples ?

Un sursaut peut toujours être envisagé, mais ce ne sera qu'à l'issue de l'effondrement du système actuel. Par un effondrement plus grave qu'en 2008 ? Par des ravages de la nature du fait du réchauffement climatique ? Par des guerres de Religion dans le terreau fertile actuel ? Par des guerres entre puissances concurrentes pour l'hégémonie mondiale ? On en revient à George Orwell et son roman 1984 !
On ne saurait jouer au devin ! Reste l'espoir...

Giuseppe

Il compte réenchanter le pays, lui, le nul, mais qu'a-t-il fait, qu'a-t-il apporté ?
Le champion de la désespérance, le vide appliqué à l'économie et il va encore caqueter et donner des leçons ; lui et son ex ont tellement coûté et coûtent encore à notre pays, qu'un trou de souris est trop grand pour dissimuler leur vacuité.
Ils ont décharné un pays qui a toutes les qualités pour réussir et l'écouter encore et encore, c'est perdre son temps et nous enfoncer davantage.

Dire qu'il va falloir se le coltiner encore longtemps, et pas un pour lui rappeler qu'il a filé sans combattre, il devait sans doute être trop fier de son quinquennat sans doute ?

Assez de ces donneurs de leçons.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/politique/grève-du-5-décembre-lavertissement-de-hollande-à-macron/ar-BBXLrtc?MSCC=1575545095&ocid=spartandhp

Michel Deluré

Si désenchantement il y a, n'est-ce pas souvent en raison d'espérances, de désirs, situés au-delà du raisonnable et ne pouvant donc être satisfaits, créant ainsi une sensation de manque permanent ?

Combien de fois entendons-nous autour de nous ce constat « Je ne suis pas satisfait et pourtant, j'ai tout pour être heureux », constat s'appliquant d'ailleurs aussi bien à l'échelle individuelle qu'à celui de notre société.

Oui, nous avons parfois à portée de main tout pour être heureux mais le problème souvent est que nous ne savons pas identifier ce qu'est le bonheur, ou que nous nous montrons incapables de nous satisfaire d'un certain niveau de bonheur.
Nous vivons dans une sorte de frustration perpétuelle de l'espérance, dans une fuite en avant permanente d'espérances en espérances.

Pascal avait finalement peut-être raison qui affirmait déjà dans ses Pensées : « Ainsi, nous ne vivons jamais, nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais ».

En fait, ce qu'il nous manque c'est sans doute d'apprendre à vivre. Mais, comme l'écrivait Aragon, « le temps d'apprendre à vivre et il est déjà trop tard » !

Denis Monod-Broca

"Il y a en effet deux espèces, deux catégories, ceux pour qui il n'existe rien après le désenchantement et ceux pour qui tout commence. Toute mon entreprise est de faire sentir la richesse et la joie de l'au-delà du désenchantement"

Belle phrase de Philippe Muray ! Je ne la connaissais pas.
Nous avons tué Dieu, nous ne croyons plus en aucune croyance, alors en effet que penser, que dire, que faire ?
Il reste toujours le choix entre violence et non-violence.
Ce qui se passe en Algérie est à ce titre extraordinaire : les institutions ayant été mises à bas, une foule innombrable et délibérément non-violente fait face à un général détenteur de facto de la force ; non-violence contre violence, duel en pleine conscience, face-à-face en pleine lumière ! Quelle issue en attendre ? Impossible à dire mais quelle vertigineuse expression du niveau de maturité, de lucidité, de conscience d'elle-même, auquel l'humanité est arrivée !

"Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu'à la relever davantage." Blaise Pascal.

Marc GHINSBERG

Y a-t-il pire désenchantement que d’atteindre son but ?

"I travel not to go anywhere, but to go. I travel for travel's sake. The great affair is to move."
Robert Louis Stevenson

Aliocha

Derrière le rideau déchiré de l'opprobre qu'il jette sur autrui, Lucky look tente de se rassurer, égaré dans les ténèbres illusoires de son nihilisme, pensant qu'il n'est pas exposé à la lumière triomphante de la vérité.
Cela me permet de corriger mon commentaire précédent :

L'urgence intime est d'enfin se décentrer de l'injonction vengeresse de tous leurs traumatismes, arrivant enfin à cette réalité qui n'est ni soi, ni l'autre, mais la relation apaisée qu'ils entretiendraient, s'apercevant alors que l'humain n'est que l'accomplissement de ce rêve incarné.

Aliocha

L'apocalypse est révélation, et l'incroyance préserve du fanatisme et de la pensée magique.
Rien, jamais, n'a su justifier la violence, et le coup de pied vers le haut, en ce monde détaché de tous ses soleils, est chute vers le bas, les ennemis à terre se rendant enfin compte avant la fin ultime, qu'ils n'étaient semblables, sans savoir le reconnaître ou le nommer, qu'en cette étreinte létale, précédant une mort qu'ils ne savent accepter comme facteur d'égalité partagée, indiquant l'urgence intime d'enfin se décentrer de tous les injonctions vengeresses de leur traumatismes, arrivant enfin à cette réalité qui n'est ni soi, ni l'autre, mais la relation apaisée qu'ils entretiendraient, s'apercevant alors que l'humain n'est que ce rêve incarné.

Achille

Le désenchantement est soigneusement entretenu par des médias qui se délectent du désordre ambiant dans la mesure où cela leur permet de faire le plein d’audience dans leurs talk shows et débats où l’on voit des invités s’invectiver et se couper la parole en permanence au point que le téléspectateur n’y comprend plus rien.
L’Heure des pros est un modèle du genre.

Ce qu’a dit Alba Ventura en avril 2019 n’a pas pris une ride en ce jour de grande manifestation populaire.
Les leaders de l’opposition sont dans la contestation permanente, mais sont incapables de proposer quoi que ce soit. Ils enragent de voir le président actuel se battre sur tous les fronts, contre vents et marées aussi bien dans le domaine de la politique extérieure avec un l’OTAN en état de mort cérébrale, ce qui est la stricte vérité, que dans celui de la politique intérieure avec les corporations qui défendent leur régimes spéciaux payés par les autres travailleurs.

Ces partis de l’opposition de tous les bords qui depuis plus de deux ans ont connu déconvenue sur déconvenue et qui sont prêts à récupérer les moindres miettes du mécontentement populaire, donnant des interprétations fallacieuses sur la réforme des retraites qui n’est pas encore finalisée.
Rarement la politique aura atteint un tel niveau de médiocrité.

Exilé

...des préceptes qui, pour être d'une infinie banalité, n'étaient plus considérés comme plausibles depuis des lustres, trop ridicules pour un temps trop cynique ?

Des préceptes dits « d'extrême droite » peut-être ?

Xavier NEBOUT

Ne déchantent que ceux qui ont été enchantés.
Or, enchanté est synonyme d'ensorcelé, et donc de faible d'esprit au sens d'intention sur soi.
Il fallait bien en effet avoir la vue un peu basse basse pour ne pas voir ce qui sous-tendait notre escroc national.

Et pendant qu'on nous dit de regarder devant, il y a par-derrière, le travail de sape continu vers le le totalitarisme.
Il y a deux jours, c'était le CSA qui s'en prenait à CNews pour abriter E. Zemmour. Avant-hier, c'était la création d'une commission de déontologie des médias. Hier, c'était une loi pour assimiler les propos antisionistes à de l'antisémitisme.

Noblejoué

" Je rejoins Philippe Muray quand il énonce pour son propre compte qu'on ne saurait s'arrêter à un constat de pure négativité, de ressentiment contre ce qu'on aurait désiré mais qui ne sera pas, d'abandon et de fatalisme. Mais qu'il conviendrait au contraire de s'inventer une morale, des règles pour satisfaire une lucidité d'après le désenchantement."

C'est possible.
Précédent. En France on a beaucoup dénigré l'imaginaire, dans tous les domaines, bien plus désenchanté le monde qu'ailleurs. On a même prétendu résumer le réel à la politique ou à une psychologie nombriliste.
Mais le rêve revient.

https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20111117.OBS4761/jacques-abeille-en-france-on-condamne-l-imagination.html

Abeille le dit, mais il va contre.
Il y aurait d'autres diseurs, et d'autres refondateurs de rêves, de même que dans les domaines que j'ai évoqués.
Les Cycle des contrées est un pur joyau, on ne peut pas aimer le rêve, le style et son pays et ne pas le ressortir à chaque occasion !

Pour la morale, il y a, entre autre, René Girard. Pas de prêchi-prêcha, il décrit un mécanisme.

" Chacun a le droit d'user de METTRE LES NOMS QU'ON VEUT comme il l'entend."
Pour paraphraser notre hôte.

On n'aura jamais trop d'étoiles pour éclairer notre nuit.

Lucky look

Quoi après le désenchantement ?

Pour qu'il puisse y avoir un après, il faudrait d'abord que l'avant soit purgé de tout ses maux qui désenchantent le présent.

C'est d'ores et déjà envisager l'après Macron et le plus rapidement possible car avec lui il ne peut pas y avoir d'après lui. Il a fait ce pourquoi il a été mis en place par les très riches : supprimer l'impôt sur la fortune et signer des contrats désavantageux pour la France ; le reste n'est qu'une présence désagréable, nuisible et sans fondement.

Bref tout cela n'est que du pipi de chat du aliocha, du jésus en black friday, du elusen à la petite semaine.

Dans ce genre de raisonnement il n'est même plus nécessaire d'évoquer les causes et les effets c'est le vide le néant, l'antithèse sans thèse, la vie sans l'univers.

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