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28 décembre 2019

Commentaires

Noblejoué

@ Aliocha

Je n'imite pas Néron, c'est incroyable de lire ça ! Je dis que pour bien faire, il suffit d'imiter les meilleurs, que ce soit soi ou les autres, nuance.
Comme quand on écrit, il est indifférent qu'on ait vécu, rêvé ou lu une chose du moment que cela alimente une histoire.
Il faut nourrir sa vie, nourrir une histoire, peu importe les matériaux... Le désir mimétique est un fait, non une obligation à suivre, ô, j'ai oublié d'imiter quelqu'un ! En vérité, on s'imite aussi soi-même, comme l'a vu Girard - et pas que lui, j'ai cité Racine mais je ne suis pas l'encyclopédie sur pattes de ce blog ni n'ai le courage de fournir un travail de recherche pour prouver que l'eau est humide !

Tout le monde sait ou devrait savoir que les premières années de Néron ont été excellentes. Il y a deux problèmes : atteindre un certain niveau et y rester.

Le problème de Néron est qu'il se met à suivre de mauvais conseillers, à changer de modèles, prenant les tyrans en exemple, ni plus ni moins.
Et chacun peut dégénérer de même, à son niveau.

Quant au fait que les tyrans se punissent, j'aimerais bien, mais c'est rare. Hitler s'est tué car acculé, Staline ne l'a pas fait, entre autre.

Quant à Néron, un cas intéressant...
Si nous quittons la tragédie et l'Histoire sans sens critique, donc pas véritablement Histoire, de tant de siècles, il n'était pas un tyran. Eh non ! Il n'était pas un bon empereur non plus, juste un artiste malencontreusement au pouvoir, à mon avis, si le pouvoir est un art, il n'a rien à voir avec la musique, les poèmes et autres choses semblables.
Non l'incendiaire et le monstre qu'on a dit, juste un exemple que contrairement à ce que croient certains, le pouvoir ne s'improvise pas entre deux airs de lyre.
Et s'est-il tué parce qu'il se sentait coupable ? Mais de quoi, de rien, il n'était pas un tyran. Il s'est tué pour échapper au supplice, ni plus ni moins... Comme il menaçait les intérêts de la classe sénatoriale et a persécuté les chrétiens et qu'on lui a mis l'incendie de Rome sur le dos, il avait tout le monde contre lui.

Mais il n'a pas mis le feu à Rome, été bon pour les humbles et a développé l’hellénisme.
Il ne s'est pas assez occupé de la défense de l'Empire, une faute, pas mené ses réformes assez souplement, une autre faute, aurait dû développé l’hellénisme sans se donner en spectacle, une autre faute, et ne pas persécuter les chrétiens, une autre faute partagée par des gens considérés comme de bons empereurs.
En somme, Néron pacifiste histrionique et non affreux, devrait inspirer des romans historiques moins convenus que ceux où il joue les utilités comme monstre sanguinaire et... sans talent. En fait, il en avait : disposer d'une claque et de courtisans ne veut pas dire en manquer, le monde n'est pas si simple.

J'aimerais bien qu'on ne dise pas "ordre néronien" pour celui de détruire une cité, mais le pli est pris.
Enfin ! Il faudrait plutôt le voir comme il l'a été et non comme on l'imagine, un incongru empereur-artiste. Ni plus ni moins cruel que les autres Romains de son époque et de l'élite.

J'y songe, on le montre dans la bande dessinée Murena, traduite en latin, ce qui fait que je salue en passant et les amateurs de la langue de Virgile et les lecteurs d'un art séquentiel :

https://www.telerama.fr/livre/murena-quand-le-latin-resiste-en-bande-dessinee,146130.php

https://www.bdtheque.com/series/517/murena

Aliocha

Sans doute est-on prêt à tout pour sans fin justifier son crime, à s'imiter soi-même qui n'est qu'imitation, on se rend compte alors qu'on imite Néron, se retrouvant hélas, quand tout est consommé, à se punir soi-même comme le tyran qu'on est, et c'est bien mérité :

ŒNONE.

Eh ! repoussez, madame, une injuste terreur !
Regardez d’un autre œil une excusable erreur.
Vous aimez ; on ne peut vaincre sa destinée :
Par un charme fatal vous fûtes entraînée.
Est-ce donc un prodige inouï parmi nous ?
L’amour n’a-t-il encor triomphé que de vous ?
La faiblesse aux humains n’est que trop naturelle :
Mortelle, subissez le sort d’une mortelle.
Vous vous plaignez d’un joug imposé dès longtemps :
Les dieux mêmes, les dieux de l’Olympe habitants,
Qui d’un bruit si terrible épouvantent les crimes,
Ont brûlé quelquefois de feux illégitimes.


PHÈDRE.

Qu’entends-je ! quels conseils ose-t-on me donner ?
Ainsi donc jusqu’au bout tu veux m’empoisonner,
Malheureuse ! voilà comme tu m’as perdue ;
Au jour que je fuyais c’est toi qui m’as rendue.
Tes prières m’ont fait oublier mon devoir ;
J’évitais Hippolyte, et tu me l’as fait voir.
De quoi te chargeais-tu ? pourquoi ta bouche impie
A-t-elle, en l’accusant, osé noircir sa vie ?
Il en mourra peut-être, et d’un père insensé
Le sacrilège vœu peut-être est exaucé.
Je ne t’écoute plus. Va-t’en, monstre exécrable ;
Va, laisse-moi le soin de mon sort déplorable.
Puisse le juste ciel dignement te payer !
Et puisse ton supplice à jamais effrayer
Tous ceux qui, comme toi, par de lâches adresses,
Des princes malheureux nourrissent les faiblesses,
Les poussent au penchant où leur cœur est enclin,
Et leur osent du crime aplanir le chemin !
Détestables flatteurs, présent le plus funeste
Que puisse faire aux rois la colère céleste !

ŒNONE, seule.

Ah dieux ! pour la servir j’ai tout fait, tout quitté ;
Et j’en reçois ce prix ! je l’ai bien mérité.

Noblejoué

"Incohérence", dit-on de ceux qui ne pensent pas comme soi.

S'imiter soi-même n'est pas une nouveauté. Soi ou les autres ou plus justement les deux, si on fait bien, le tout est de persister :

"Qu’importe que César continue à nous croire,
Pourvu que nos conseils ne tendent qu’à sa gloire ;
Pourvu que dans le cours d’un règne florissant
Rome soit toujours libre, et César tout-puissant ?
Mais, madame, Néron suffit pour se conduire.
J’obéis, sans prétendre à l’honneur de l’instruire.
Sur ses aïeux, sans doute, il n’a qu’à se régler ;
Pour bien faire, Néron n’a qu’à se ressembler.
Heureux si ses vertus, l’une à l’autre enchaînées,
Ramènent tous les ans ses premières années !"

Comme Néron, qui avait bien commencé, tel qu'exprimé par Racine dans Britannicus.

"Surtout ne pas s'habituer", dit-on pour la destruction de crèches ? Il est des injustices pires, et des scandales qui pour ne plus être vus, car omniprésents, n'en sont pas moins inacceptables, comme la souffrance et la mort.

Une véritable incohérence, à mon avis : dire la souffrance et la mort acceptables et se plaindre quand elles vous frappent.
Très courant... Comme contrairement à d'autres, je me bats moins pour tirer mon épingle du jeu dans l'enfer où nous sommes que pour notre extraction de notre supplice, je ne vais pas le dire aux gens sur le fait, mais ici pour montrer le retour refoulé du réel, réel que je n'ai jamais mis sous le tapis à coup de la sainte nature ou le gentil dieu le veut.
Il faut que la science nous permette de ne plus souffrir et mourir, toujours subir : que les gens choisissent de vivre ce qu'ils veulent, mais en attendant, je ne vais pas dire que les raisins sont trop verts et bons pour des goujats car ils me sont hors d'atteinte.

Aliocha

S'imiter soi-même, tout est dit, Noblejoué.
Je vous laisse à vos incontinences.

Noblejoué

@ Aliocha
"...comme l'aveu onaniste de Noblejoué qui confirme son auto-divination."

Aveu ? Je reste fidèle à moi-même. Auto-divinisation ? Mon Dieu, c'est le cas de le dire, s'il suffisait d'être fidèle à soi-même pour augmenter ses capacités, ce serait déjà fait.
Accessible aux gens ne tournant pas à tout vent, inaccessible aux aliénés par autrui, il y aurait dans cette sélection un partage certes impitoyable mais juste.

Je récuse le langage théologique tel divinisation et auto-divinisation : très descriptif pour ceux qui croient en un ou des dieux, il ne s'applique pas à qui n'en fait pas un acte de foi.
Et de toute manière, leur existence, pour intéressante qu'elle puisse être, ne me semble pas le point capital. Ce qui compte est, sans soumission envers eux ou rivalité, sans perdre notre temps avec des êtres qui nous laissent en proie à la souffrance et à la mort et toujours aussi limités, de nous extraire de notre bourbier.

Onanisme ? C'est drôle, d'autres me reprochent de m’intéresser à trop de choses, de comparer différents sujets, ce qui implique bien que j'aille puiser à bien des sources.
On croirait le meunier son fils et l'âne, si je devais écouter les critiques de votre sorte, je n'en sortirais pas, heureusement, j'ai trouvé mieux, mais pas pour Internet.
Je ne prétends pas à "l"auto-suffisance bienheureuse", comme vous auriez pu le dire si vous connaissiez Girard autant que vous le prétendez et ne cédiez pas au tropisme de l’agression, voyons :

Ne pas s'adresser à moi directement, dire "onanisme", ce qui est mal vu dans notre culture, avant "Allons, allons les maîtres-tigres, à la niche de papier", si je devais en faire la liste, je n'en finirais pas.

Mais bref, on voit le niveau...

Pour l'onanisme... Je ne prétends en aucun cas me passer des autres... Mais je ne me passe pas de moi non plus, je reste fidèle à mes problématiques. Qui sont celles qui nous frappent tous : la vie la mort, le juste et l'injuste, très intense chez moi ce n'est pas pour autant une exception mais la règle que ces questions concernent les humains.
Je sais que pour bien des gens, être fidèle à soi-même, c'est se masturber, dans le sens manquer de curiosité, quand c'est une de mes vertus, désolé. Cette vertu, celle de m'être fidèle, rabaissé, car dans l'esprit de bien des moralistes, la masturbation, c'est mal...

En fait, c'est bien, soit dit en passant. Par cette opération, le sexuel se décharge sans nuire à quiconque ni dépendre de personne.
La masturbation, alliant plaisir et liberté est donc un bien. Un bien qui n'empêche pas de jouir d'autres biens, de même que faire des réussites n'empêche pas de jouer aux échecs ou au bridge.

Il faut être tordu pour en avoir inventé le "péché d'Onan" mais les monothéistes sont tordus, une occasion de le rappeler, et dire du mal de la masturbation.
En fait, une interprétation veut que le vrai problème ne soit pas de ne pas envoyer sa semence au but, mais un autre, j'imagine que vous le savez à nous sortir l'Ancien et le Nouveau Testament à toute heure ? Dans ce cas, on voit ce qu'il advient quand on oublie le contexte.

Enfin bref, de même que pour le sexuel, il est bon de savoir jouer solo ou en duo voire en, pourquoi pas ? Concerto, pour l'être qui pense, être fidèle à soi-même et au monde sont des attitudes saines et complémentaires.

Il n'y a pas d'aveu ni d'auto-divinisation, comme dirait l'autre "je n'ai mérité ni cet excès d'honneur ni cette indignité".

Aliocha

Ne sachant pas si vous avez des enfants, F68.10, je ne sais pas si vous avez fait cette expérience du nouveau-né et du sentiment qu'il inspire à ses parents, ce décentrement naturel envers celui qui est en totale dépendance de vous, donnant l'impression d'être face à un maitre zen qui sait échapper à tous jugements, de par son incapacité même à l'autonomie. Sensation d'accéder au don sans le sacrifice, de n'être plus qu'au service d'un autre, ce qui permet plus que d'oublier les traumatismes éventuellement subis, mais de les pardonner face à ce que la vie est capable d'offrir à chacun. Voilà pour les tout-petits où, si l'on est croyant, on s’aperçoit que c'est en eux que la présence de Dieu est la plus grande.

Merci pour les références, cela me prendra un certain temps pour étudier le traité en question, mon anglais étant des plus médiocres, quant à la liturgie, je précise que je ne pratique aucune religion, les curés et autres officiants me tapant sur les nerfs.

Quant à l'idolâtrie, cela répondra à Marchenoir qui n'est jamais en reste pour passer les siens sur les autres, singe signifie imitateur, nous fonctionnons par imitation, ne pas le savoir ou le reconnaître est générateur d'illusion, comme l'aveu onaniste de Noblejoué qui confirme son auto-divination.

Merci, chers amis, de me permettre de préciser ce qui effectivement est extrêmement simple, d'où nos difficultés à savoir le formuler.

F68.10

@ Aliocha
"Très bien, Mr F des nombres, on a les références qu'on peut, mais l'exposition de vos plaies ne nécessite de ma part aucune demande particulière, la liturgie romanesque me suffit pour accéder au plus simple, cet accessible aux tout-petits mais caché par nos complexes vanités, on ne se libère de l'esclavage du ressentiment qu'en pardonnant."

Je n'ai pas eu le sentiment "d'exposer mes plaies" dans mes deux derniers commentaires à votre endroit.

Si la liturgie romanesque vous suffit pour accéder au plus simple, c'est sans doute que quelques points de détails vous échappent. Le simple n'est souvent que très difficilement accessible, quel qu'en soit le moyen.

Par contre, au sujet des tout-petits, je dois avouer que j'ai en horreur la manipulation mentale des nains sur de tels sujets. D'où la question fondamentale des méthodes éducatives, qui ont pour objectif de libérer et non de manipuler.

En ce qui concerne les vanités, je ne sais pas si vous faisiez référence aux deux ouvrages que j'ai cités, mais je rejette catégoriquement la qualification de tels textes comme des vanités.

Je n'ai pas de problèmes avec l'esclavage, ni avec le ressentiment. Mais j'en ai un très gros avec le pardon: un mécanique psychologique qui opère par une succession assez fallacieuse de séductions d'idées entre plans de pensées internes au psychisme humain. Le concept du pardon est un chef-d'oeuvre illustrant la confusion qui agite les humains.

"De la foutaise humaine, en quelque sorte, cher idolâtre."

Si vous voyez le show d'Aurora Aksnes, vous saurez bien que je ne nie pas l'importance du "romanesque" ou de ce genre de choses. Il faut juste ne pas se tromper sur la place que le "romanesque" occupe. (Je préfère parler de la poésie ou de l'art de manière beaucoup plus générale plutôt que du romanesque, que je trouve un peu trop spécifique, comme terme.)

Au sujet de l'idolâtrie, il me semble que vous n'avez pas saisi le sens de mon "nouveau testament". Le titre "The Retreat to Commitment" évoque la tentation des humains de battre en retraite devant la réalité vers ce qu'ils tiennent de plus cher au coeur, ce que Bartley appelle le "Commitment". Ce qui est assez proche de votre concept d'idolâtrie, en tout cas à mon sens. Tout le livre expose comment casser cette identification personnelle au "commitment" et ainsi rétablir le sens critique face à ce type "d'idolâtrie". C'est un livre d'épistémologie pure assez ardu, très bien écrit, et je vous le conseille: car l'épistémologie touche à bien des sujets, notamment la religion et le vrai, et en l'occurrence ici l'idolâtrie.

Comme votre position me semble assez proche de Paul Tillich, avec votre valorisation du symbolique, il me paraît important de vous signaler que The Retreat to Commitment commence par discuter les problèmes socio-épistémologiques du monde protestant face à la réalité sociale du début du 20ème et fin du 19ème, et les répercussions que cela a eu dans les travaux de Karl Barth et de Paul Tillich dans leur redéfinition du protestantisme. La discussion très serrée de Paul Tillich et du symbolisme ou du "romanesque" devrait vous intéresser tout particulièrement.

Ce n'est pas exactement un hasard si Bartley voulait initialement devenir pasteur avant de devenir, à mon sens, un des philosophes les plus intellectuellement puissants du 20ème siècle. Il est parti bien tôt...

Oh ! Et puis, allez ! Voici le lien:

https://ia600306.us.archive.org/26/items/retreattocommitm00bart/retreattocommitm00bart.pdf

Chapitre 3, section 4, page 53 pour le sieur Tillich. (Ce n'est que le début de l'ouvrage...)

Bon. Je retourne me péter les tympans avec Aurora Aksnes. (À ce niveau-là, ce n'est plus du talent, mais de la possession.)

Robert Marchenoir

@ Denis Monod-Broca | 02 janvier 2020 à 19:37
"C'est la faute des Noirs et des Arabes."

C'est exact, quoique un peu schématique (*). Et vous n'avez toujours pas apporté un début de commencement de tentative de réfutation à ce fait.

"Je me demande pourquoi vous en écrivez de telles tartines."

Ce que vous appelez des tartines s'appelle, en bon français, la différence entre des proclamations péremptoires basées sur de pures croyances (votre méthode) et le discours critique et rationnel basé sur des faits vérifiables (la méthode propre à notre civilisation : celle que j'applique, en l'occurrence).
______

(*) C'est aussi largement votre faute, et celle de ceux qui répandent les mêmes fables angéliques que vous.
______

@ Aliocha | 02 janvier 2020 à 21:37
"Vous n'êtes que des singes, comme nous tous."

Heureusement que vous vous prétendez chrétien ! Au passage, on voit ici le véritable mépris qui est à l'œuvre derrière les leçons de vertu des professeurs de morale "anti-racistes".

Aliocha

Très bien, Mr F des nombres, on a les références qu'on peut, mais l'exposition de vos plaies ne nécessite de ma part aucune demande particulière, la liturgie romanesque me suffit pour accéder au plus simple, cet accessible aux tout-petits mais caché par nos complexes vanités, on ne se libère de l'esclavage du ressentiment qu'en pardonnant.
De la foutaise humaine, en quelque sorte, cher idolâtre.

F68.10

@ Aliocha

Voici une suggestion pour la liturgie:

https://www.youtube.com/watch?v=3DihvVQtIZ0

Je suis assez satisfait de l'esthétique, et de l'esprit général. Un peu moins de certains aspects téléologiques. Les textes me conviennent pas trop mal, malgré une certaine naïveté, et ce même s'ils ne recouvrent qu'une petite partie de ce que devrait recouvrir une telle liturgie.

Je cherche toujours mieux.

Noblejoué

@ Aliocha

Je m'imite moi-même, ce qui, selon René Girard fait des personnes suivant cette pente, souvent des écrivains, les personnes les plus mimétiques qui soient. Opinion paradoxale qui se défend, je m'imite moi-même pour rejeter la souffrance, la mort et de faire des victimes.
Les problématiques qui sont les miennes émergent, tant mieux... Personne n'est l'homme providentiel d'une pensée, et c'est tant mieux, quelle responsabilité ce serait pour l'individu en question, alors.

Je suis fidèle à une façon de voir remontant à mon enfance, ce qui ne veut pas dire que je ne me mette pas à l'école de tout ce que quelque personne semblant de valeur, jusqu'à preuve du contraire, peut m'apprendre.
Fidèle pour l’instant, dans l’accueil de tout ou plutôt de beaucoup jusqu'aujourd'hui, c'est un diagnostic pas un pronostic, un constat, pas une promesse.

F68.10

@ Aliocha
"Je répète donc ce à quoi rien n'a été répondu : qui imitez-vous donc, nobles amis, et à qui ou à quoi obéissez-vous ?"

Mon ancien testament: L'Ethique de Spinoza

Mon nouveau testament: The Retreat to Commitment de Bartley

Il y a aussi de la littérature patristique et quelques apocryphes, mais je pense que les deux textes ci-dessus devraient vous donner une idée.

Si vous voulez des liens, suffit de demander.

Par contre, pour le corpus liturgique, c'est encore en cours d'élaboration.

Aliocha

Oui, F comme foutaise, ou S comme Scheler, ou V comme la victoire de Noblejoué qui lui non plus ne sait pas répondre aux questions et se déchaîne, en conséquence.
Je répète donc ce à quoi rien n'a été répondu : qui imitez-vous donc, nobles amis, et à qui ou à quoi obéissez-vous ?
L'illusion romantique de votre autonomie vous empêche-t-elle de voir que vous n'êtes que des singes, comme nous tous ?
Allons, allons les maîtres-tigres, à la niche de papier :

"Seuls les romanciers révèlent la nature imitative du désir. Cette nature, de nos jours, est difficile à percevoir car l’imitation la plus fervente est la plus vigoureusement niée. Don Quichotte se proclamait disciple d’Amadis et les écrivains de son temps se proclamaient disciples des Anciens. Le vaniteux romantique ne se veut plus le disciple de personne. Il se persuade qu’il est infiniment original. Partout, au XIXe siècle, la spontanéité se fait dogme, détrônant l’imitation. Ne nous laissons pas duper, répète partout Stendhal, les individualismes bruyamment professés cachent une forme nouvelle de copie. Les dégoûts romantiques, la haine de la société, la nostalgie du désert, tout comme l’esprit grégaire, ne recouvrent, le plus souvent, qu’un souci morbide de l’Autre.
Pour camoufler le rôle essentiel que joue l’Autre dans ses désirs, le vaniteux stendhalien fait souvent appel aux clichés de l’idéologie régnante. Derrière la dévotion, l’altruisme doucereux, l’engagement hypocrite des grandes dames de 1830, Stendhal ne découvre pas l’élan généreux d’un être réellement prêt à se donner mais le recours angoissé d’une vanité aux abois, le mouvement centrifuge d’un Moi impuissant à désirer par lui-même. Le romancier laisse agir et parler ses personnages puis, d’un clin d’œil, il nous révèle le médiateur. Il rétablit en sous-main la hiérarchie véritable du désir, tout en prétendant ajouter foi aux mauvaises raisons qu’allègue son personnage pour accréditer la hiérarchie contraire. C'est là un des procédés constants de l’ironie stendhalienne.
Le vaniteux romantique veut toujours se persuader que son désir est inscrit dans la nature des choses ou, ce qui revient au même, qu’il est l’émanation d’une subjectivité sereine, la création ex nihilo d’un Moi quasi-divin. Désirer à partir de l’objet équivaut à désirer à partir de soi-même : ce n’est jamais, en effet, désirer à partir de l’Autre. Le préjugé objectif rejoint le préjugé subjectif et ce double préjugé s’enracine dans l’image que nous nous faisons tous de nos propres désirs. Subjectivismes et objectivismes, romantismes et réalismes, individualismes et scientismes, idéalismes et positivismes s’opposent en apparence mais s’accordent, secrètement, pour dissimuler la présence du médiateur. Tous ces dogmes sont la traduction esthétique ou philosophique de visions du monde propres à la médiation interne. Ils relèvent tous, plus ou moins directement, de ce mensonge qu’est le désir spontané. Ils défendent tous une même illusion d’autonomie à laquelle l’homme moderne est passionnément attaché.
C'est cette même illusion que le roman génial ne parvient pas à ébranler, bien qu’il la dénonce inlassablement. A la différence des écrivains romantiques ou néo-romantiques, un Cervantès, un Flaubert et un Stendhal dévoilent la vérité du désir dans leurs grandes œuvres romanesques. Mais cette vérité reste cachée au sein même de son dévoilement. Le lecteur, généralement convaincu de sa propre spontanéité, projette sur l’œuvre les significations qu'il projette déjà sur le monde. Le XIXe siècle, qui n’a rien compris à Cervantès, ne tarissait pas d’éloges sur « l’originalité » de son héros. Le lecteur romantique, par un merveilleux contresens qui n’est au fond qu’une vérité supérieure, s’identifie à Don Quichotte, l’imitateur par excellence, dont il fait l’individu-modèle."

https://www.liseuse-hachette.fr/file/16613?fullscreen=1&editeur=Grasset#epubcfi(/6/6[ch01]!/4/82/1:0)

Sancho-noblejoué, à l'attaaaaque !

Denis Monod-Broca

@ Robert Marchenoir
"Je vous réponds, malgré ma certitude de ne pas vous faire changer d'avis"

Eh bien, moi, je ne vous réponds même plus...

Remarquez, je me demande pourquoi vous en écrivez de telles tartines : écrivez "c'est la faute des Noirs et des Arabes", ça suffira, tout le monde comprendra ce que vous voulez dire.

F68.10

@ Aliocha
"L'homme possède ou un Dieu, ou une idole."

Ça, pour de la foutaise, c'est de la belle foutaise.

Noblejoué

@ Aliocha

Quand on ne parvient pas à trouver l'autre en défaut, qu'on a dit n'importe quoi, comme vous, que fait-on ?

D'abord, on ne le reconnaît pas... On fait la morale sans être un tant soit peu moral, c'est le truc des marchands de moraline.

Puis on enferme les gens dans une formule aussi, vous avez aussi parlé de choisir votre camp, parfois, c'est affligeant.
Ce qui veut dire que non seulement on ne reconnaît pas ses torts, mais qu'on continue à vouloir placer l'autre dans un lit de Procuste.
C'est terrible !

Pour l'instant, je n'ai pas vu un ou des dieux, et je n'organise pas ma vie à les rechercher comme d'autres les petits hommes verts.
Il faut être passablement malade pour attendre le salut des hommes providentiels ou des dieux ou des intelligences artificielles ou des extraterrestres, enfin, pour faire antichambre au lieu de se prendre en main, ou du moins essayer.

Je ne sais pas s'il y a un Ciel, mais à supposer qu'il se penche sur nous, je croirais volontiers qu'il aide ceux qui s'aident, et qui sait moi ?
Car si je n'ai jamais vu personne, j'ai parfois quelque inspiration, ce dont je remercie qui de droit, mes amis pour leur soutien, un ou des immortels s'il s'en trouve, et moi-même qui ne suis sans doute pas pour rien dans mon cheminement.

Cette dernière phrase est exacte mais sonne plus prétentieusement que je ne le voudrais, elle ne conviendrait parfaitement qu'à un vainqueur.
Que dire ? Il faut la faire sienne comme un vêtement, et devenir ce que l'on aspire à être.

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@ hameau dans les nuages | 02 janvier 2020 à 10:36

Joli dessin.

Aliocha

"L'homme possède ou un Dieu, ou une idole."
Max Scheler

Qui donc est votre médiateur, Noblejoué ?

Noblejoué

@ Aliocha
"Les idolâtres, n'arrivant pas à se suicider, tentent de se faire assassiner, n'ayant d'autre but que de se prendre pour une divinité immortelle."

Vous me visez : je parle de suicide et vous me considérez comme idolâtre, et comme d'habitude, vous dites n'importe quoi.

Penser autrement ressort du qui perd gagne, des excuses que les esclaves se donnent pour croupir dans leurs chaînes. Ce n'est que mon opinion, dirais-je comme tout ceux qui disent "cordialement", à la fin de textes rien moins que cordiaux, il faut bien s'amuser un peu.

Je ne tente pas de me faire assassiner : je ne suis pas comme tant d'autres à me servir des gens qui ne m'ont rien fait. Je ne dis pas que si quelqu'un me nuisait assez et possédait une arme je ne l'y pousserais pas.
Ce n'est pas le cas. Or j'agis autant que possible selon la justice.

Je crois que le courage est un concept qui vous échappe un peu, comme la liberté, danger ou pas, j'ai traversé un endroit dangereux, armé de mon sabre de bois car c'est mieux que rien. Sachez que j'ai trop de fierté pour faire exprès de perdre une confrontation de quelque genre que ce soit, sauf si ce devait être pour anéantir quelqu'un qui le mériterait absolument.
Quelqu'un que je connaîtrais, pas un voyou de rencontre... Je ne diabolise même pas les voyous des rues, il y a pire, les traîtres, gens qui peuvent parfaitement rester dans la légalité. Mais enfin, je défends toujours mon bon droit, et si ce ne sont pas des traîtres, il s'agit de tout autre chose que de gentlemen cambrioleurs, quand même.

Je ne me prends pas pour une divinité immortelle, je veux devenir un humain à capacité augmentées, immortel.
Et je le souhaite à tous. Mais si les gens préféraient rester avec leur faibles capacités cognitives et vivre guère plus longtemps et mieux que ne se consume un mégot, ce serait leur affaire. N'ayant pas une mentalité monothéiste, je n'aurais jamais l'idée de tendre à contraindre quiconque.
Il ne faut pas me confondre avec les gens de votre sorte, qui voulaient contraindre n'importe qui à avoir des enfants en croyant que je veux l'interdire à des gens qui probablement ne les assumeront pas, ou me confondre avec ceux qui adorent un ou des dieux et veulent y contraindre les autres, avec ceux qui se prennent pour des dieux ou des lieutenants de Dieu ou des vicaires de dieu, ou encore ceux qui veulent renverser tout cela.

J'ai quelque chose à voir avec ce fatras ?
Rien.

Ce sont des aménagements, des consolations de mortels voulant trouver un sens à ce qui n'en a pas, leur mortalité.

Je suis quelqu'un qui peut avoir envie de mourir à cause de mes manques, par exemple ne pas avoir réalisé, ou pas encore, l'avenir le saura, quelque chose que vous n'avez pas à savoir, ou parce que la personne que j'aimais est morte et qu'il faudrait bien des progrès pour la ressusciter, et bien des années, ou parce que je ne supporte pas plus mes limites qu'un tigre sa cage.
Voire les trois.

Enfin, cela ou d'autres hypothèses, on n'a pas à rendre plus difficile aux gens de s'anéantir que le simple fait d'aller contre l'instinct de survie ne l'implique. C'est liberticide mais la liberté, les idolâtres de leur dieu ne la connaissent pas, ils ne sont que des geôliers, supposant que leur dieu n'est pas aussi bien avec nous dans la mort que dans la vie quand il est censé être partout, mais enfin, les croyants nagent dans les contradictions type un dieu créateur tout-puissant et bon, comme les poissons dans les plus profondes abysses.

Si j'avais un ou des dieux, il ou ils seraient mes inspirateurs, pas mes geôliers ou des autorités pour que je limite les gens dans des actes ne nuisant pas à autrui.
Ils seraient mes inspirateurs comme les humains peuvent aussi l'être les uns des autres, ce qui fait que j'ai pu encourager certaines personnes à l'occasion, dont quelqu'un qui m'a rendu le mal pour le bien, un scandale...

Moi insister ? J'ai autre chose à penser qu'à apprivoiser des mégères, je ne suis pas dans une pièce de théâtre, et puis je préfère qu'on m'encourage qu'encourager, or tout arrive, j'ai des supporters à une époque où j'aurais préféré du poison, les choses arrivent à contre-temps, et peut-être bien trop tard, est-il permis de l'écrire à l'abri de leur regard. Enfin, d'un autre côté, par le bais de mes supporters qui en somme ne me doivent rien, merci, je fais des progrès, et surtout par celui de mon Égérie, a dit ironiquement un soutien d'un autre, mais c'est très vrai. Je ne dois pas du tout de continuer à vivre à une société qui passe son temps à enfermer des innocents, des gens en ayant assez dans la vie, les drogués en prison, les victimes dans la suspicion qu'avec un peu de courage elles seraient résilientes et tant d'autres stupidités qu'on en ferait des listes et des listes comme les aristocrates du Japon pouvaient s'y adonner de manière plus poétique. Je ne dois de faire de mon mieux qu'à ceux qui m'inspirent, et c'est déjà beaucoup, hommage à eux, maintenant et toujours.

duvent

@ Robert Marchenoir | 02 janvier 2020 à 08:45 @ Denis Monod-Broca | 01 janvier 2020 à 20:29
« Je vous réponds, malgré ma certitude de ne pas vous faire changer d'avis. »

Il y a une chose qui ne changera pas, et il ne faut surtout pas s'y habituer, c'est l'audace de Marchenoir !!

Nous sommes pourtant le 02/01/2020... Il faut peut-être attendre le 02/02/2020.

DEUX, c'est mieux qu'UN, deux, c'est l'échange d'idées, de visions, de connaissances, d'expériences.

Mais Marchenoir détient déjà et depuis toute éternité La vérité, THE TRUTH !! Elle vient de « ce pays béni que sont les États-Unis », c'est la raison pour laquelle il va s'y installer sans tarder avec son « gun » bien accroché, peut-être que « two guns » serait mieux, il ne faut pas être avare en ce qui concerne la sécurité. Et puis, il est évident que plus les armes sont dans les mains de tout le monde, plus ce monde est paisible et détendu !

Ici,en France, c'est différent, on est comment dire ?
Comment l'a dit Marchenoir, déjà ? Je ne m'en souviens plus, mais ce n'était pas très aimable...

Il est rusé, ce Marchenoir, et son jugement sur les Français a son intérêt, et c'est ainsi que l'on peut lire  :

«  Vous êtes donc en train de nous dire que la plupart des Français sont des sauvages assoiffés de sang, et insouciants des conséquences. Non seulement c'est insultant pour vos compatriotes, mais il suffit d'observer autour de soi pour constater que c'est faux. »

Est-ce que par hasard, Marchenoir veut le bonheur des Français, mais c'est évident !!

Il écrit aussi, et c'est bien :

« Si vous aviez raison, les campagnes françaises seraient, de surcroît, à feu et à sang. »

Nous apprenons donc avec plaisir, que nos campagnes ne sont pas à feu et à sang, et pourquoi s'il vous plaît ?
Je vous le donne en mille, à la campagne vivent des gens différents, il ne sont pas comme à la ville, que nenni, ils sont comme aux USA, mais oui, mais oui, des je sais pas moi, je dirais des nuques rouges, ou des bouseux, ou des crétins des Alpes, ou des chasseurs, bref des gens différents... Ça c’est une bonne nouvelle !

J'ai l'intention quand je serai vieille de vivre à la campagne, j'ai un peu peur, j'ai peur de ces gens différents, et je crois qu'ils ne vont pas apprécier mes horaires...Je n'aurai pas dû regarder Délivrance, c'est le joueur de banjo qui m'inquiète, à tort !

Cependant, mon choix n'est pas encore fixé, et quand je lis ce qui suit, je crains qu'il ne le soit jamais :

"Vous remarquerez que l'interdiction des armes à feu (même la police n'est pas armée, en Grande-Bretagne) n'a nullement empêché l'explosion des meurtres à Londres. Va-t-il falloir délivrer des permis d'acheter des couteaux de cuisine ?"

VOILÀ ! VOILÀ ! Il faut des armes, j'en ai plein ma cuisine, j'en ai des contondantes, des tranchantes, des en poudres, des en pilules, des en corde de chanvre, des en bas de soie, des en rubans de satin, mais, mais, je n'ai pas d'armes à feu !!!

Comme c'est dommage ! Sans quoi cette année 2020 aurait été follement drôle ! La plupart du temps je suis dans la bibliothèque avec Mon Colonel...

hameau dans les nuages

@ Noblejoué | 01 janvier 2020 à 10:18

J'approuve votre démonstration et comme disait Fernand Raynaud "c'est fait pour". Nous sommes dans une étape de soumission.

En quelques années, même dans les campagnes, le papy dont l'une des tâches était de faire le pied de grue dans les champs avec le 12 en bandoulière attendant que la taupe souffle, a disparu. On lui demande d'être discret, la vue d'un flingue faisant peur aux gens des villes. Les contrôleurs de la PAC arrivant de façon impromptue dans les cours de ferme, le paysan devant toutes affaires cessantes ouvrir ses dossiers et son étable, estimaient que le tromblon trônant au-dessus de la cheminée était déjà une menace à leur égard...

On veut nous prendre à la gorge:

http://nagadoudi.alsetic.fr/images/je-me-demande-parfois-ou-on-va-mini.jpg

sylvain

@ Robert Marchenoir | 02 janvier 2020 à 08:45

Mon pauvre Robert, tout ce que vous dites est très vrai et bien analysé mais vous vous adressez à un mur en répondant à Denis Monod-Broca, il est à lui tout seul un symbole de soumission, de collaboration, de masochisme mental, de syndrome de Stockholm ; y en a plein les rues de ce genre de carpettes.

Robert Marchenoir

@ Denis Monod-Broca | 01 janvier 2020 à 20:29

Je vous réponds, malgré ma certitude de ne pas vous faire changer d'avis. Votre irrationalité est telle, que vous réussissez à fustiger les "libéraux-libertaires" tout en faisant la promotion de l'immigration, ce qui doit être unique en France.

"L’autorisation du port d’armes en France y ferait-il vraiment baisser le nombre d’homicides ?"

La meilleure façon de le savoir est d'essayer. De surcroît, le droit aux armes ne permet pas seulement de dissuader les meurtriers : il refroidit aussi les violeurs, les agresseurs, les cambrioleurs... On sait qu'aux États-Unis, la présentation de l'arme suffit dans bien des cas pour faire cesser la menace.

"Son interdiction aux USA l’y ferait-il augmenter ? Il est permis d’en douter."

Non, car dans ce pays béni que sont les États-Unis, la loi est différente dans chaque État (voire dans des lieux différents), et elle a varié par le passé. Aussi, il est aisé d'établir des statistiques comparatives, qui ne permettent pas, justement, de douter de l'efficacité du droit aux armes en la matière. Elle est parfaitement avérée.

"Quand chacun a une arme, chacun peut se défendre mais chacun sait aussi que l’autre peut se défendre et donc, en cas de conflit, chacun se dit qu’il est préférable de tirer le premier."

Vous avez regardé trop de films de cow-boys. Voilà bien une phrase complètement délirante -- et tout à fait représentative, hélas, du débat sur la question en France. Vous êtes donc en train de nous dire que la plupart des Français sont des sauvages assoiffés de sang, et insouciants des conséquences. Non seulement c'est insultant pour vos compatriotes, mais il suffit d'observer autour de soi pour constater que c'est faux.

Si vous aviez raison, les policiers français, confrontés qu'ils sont à des délinquants ultra-violents, seraient perpétuellement en train de tirer dans le tas de façon préventive. Or, c'est l'inverse qui se passe : même lorsqu'ils sont dans des situations qui justifieraient moralement la légitime défense, ils courent des risques insensés pour ne pas faire usage de leurs armes, craignant des conséquences judiciaires graves et probables.

Je vous signale, au demeurant, qu'une tendance similaire se fait jour aux États-Unis. Leur hiérarchie étant de plus en plus contaminée par "l'anti-racisme" et la campagne "Black lives matter", les policiers sont de plus en plus nombreux à se dire, comme chez nous : si c'est pour se voir traînés devant les tribunaux, perdre son travail et se faire insulter par les médias, eh bien ! que Messieurs les meurtriers tuent tranquillement dans leur coin, nous on viendra ramasser les morceaux après.

Si vous aviez raison, les campagnes françaises seraient, de surcroît, à feu et à sang. Les opposants au droit aux armes oublient toujours que la France est l'un des pays du monde où les citoyens sont les plus nombreux à être armés légalement : c'est l'effet des chasseurs. Il en va de même du Canada et de la Finlande.

Si vous aviez raison, les Suisses seraient perpétuellement en train de se mitrailler réciproquement, eux qui sont très nombreux à posséder, à domicile, un véritable "fusil d'assaut" et une vraie "arme de guerre", et non ce que la faune journalistique de gauche désigne sous ce nom. Les prétendus "fusils d'assaut" autorisés à "ces cow-boys d'Américains" étant des armes civiles, incapables de tirer en rafale, contrairement aux fusils qui trônent dans les placards suisses et qui sont fournis par l'armée.

"Il y a 5,4 homicides pour 100 000 habitants aux USA, contre 1,4 en France, quatre fois moins, l’interdiction du port d’arme n’y est-elle vraiment pour rien ?"

Non. La différence est due à la présence d'une forte communauté noire aux États-Unis, dont la sur-criminalité par rapport aux Blancs est énorme. Quand vous comparez le taux des meurtres dans les régions blanches des États-Unis à celui de l'Europe, vous obtenez des chiffres similaires.

Notez bien que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Après avoir cru malin d'ouvrir la porte aux Noirs de leur ex-empire dans les années 50, après avoir ricané face aux avertissements du député conservateur Enoch Powell qui leur promettait, en 1968, des "fleuves de sang" si l'immigration se poursuivait, les Britanniques ont eu l'incendie et le sac de Londres, en 2011, déclenché et perpétré par des Noirs ; et ils ont les "fleuves de sang" prédits par le prétendu "raciste" Enoch Powell, depuis une dizaine d'années à Londres.

La capitale connaît désormais un meurtre au couteau un jour sur deux, en moyenne, quand ce n'est pas plusieurs par jour. L'écrasante majorité de ces meurtres sont commis par des Noirs -- alors qu'ils ne représentent, bien sûr, que quelques points de pourcentage de la population locale.

Vous remarquerez que l'interdiction des armes à feu (même la police n'est pas armée, en Grande-Bretagne) n'a nullement empêché l'explosion des meurtres à Londres. Va-t-il falloir délivrer des permis d'acheter des couteaux de cuisine ?

Aux États-Unis, il y a davantage de meurtres commis sans armes à feu (y compris par battes de base-ball, pieds et poings) que de meurtres commis par balles.

"La seule vraie alternative est : tuer ou ne pas tuer."

Voilà qui montre que tous vos arguments précédents sont du pipeau. Vos considérations prétendument rationnelles (et fallacieuses) ne visaient qu'à nous amener, une fois de plus, au fond de ce que l'on ne peut appeler votre pensée : l'idéologie de la lâcheté intégrale.

Vous nous expliquez donc que les paroissiens du Texas ont eu tort de ne pas se laisser massacrer jusqu'au dernier, par le tireur qui s'était glissé en leur sein. Je suppose qu'ils auraient dû s'agenouiller et prier, en attendant de recevoir une balle dans le buffet.

Vous nous expliquez que les policiers et les militaires français (mais aussi britanniques, indiens...) auraient dû s'abstenir de liquider les terroristes musulmans en pleine action, lorsque cela leur a été possible.

Vous justifiez l'inaction délibérée des policiers de la brigade anti-criminalité, qui sont restés une heure derrière la porte de Sarah Halimi, l'écoutant se faire torturer par Kobili Traoré sans intervenir (et non au pied de son immeuble, comme je l'avais écrit par excès de prudence il y a peu *).

C'est sûr qu'ils n'ont tué personne, ce jour-là. Ils ont la conscience tranquille : c'est la Juive qui a trinqué.
______

(*) C'est grâce à Sammy Ghozlan, fondateur du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, qu'on a appris cette forfaiture policière. Ghozlan, ancien commissaire de police qui a fait son alya, estime que la décision de ne pas poursuivre Kobili Traoré pour des raisons psychiatriques ne s'explique que par le désir de ne pas voir étalé, lors d'un procès, cet incroyable épisode de lâcheté de la police française.

Aliocha

Les idolâtres, n'arrivant pas à se suicider, tentent de se faire assassiner, n'ayant d'autre but que de se prendre pour une divinité immortelle. Soumis qu'ils sont aux injonctions infantiles de la vengeance, ils sont incapables d'accéder à l'âge adulte du pardon qui leur permettrait d'accéder à la liberté, et de comprendre que la vie éternelle est la mémoire partagée, où le défunt trouve sa demeure au cœur de ceux qu'il a aimés, s'y reposant avec confiance.

La foi n'est plus un pari depuis Marcel Proust, mais un choix raisonnable dont les termes sont clairement définis, la refuser n'est que l'effet d'un manque d'amour, cet espace et ce temps rendus sensibles au cœur humain, et qui permet de comprendre en sa chair que l'incarnation, donc la mort, est le miracle qui permet la formulation réelle de l'Esprit de vie, celui qui dépasse infiniment nos toutes petites personnes, néanmoins conviées à participer librement à la joie mirifique de ce festin céleste, dans la pleine et confiante conscience de n'être que ces riens traversés par le tout.

Noblejoué

Il y a un autre problème dans la prohibition des armes : se suicider est un vrai chemin de croix.

Au nom de quoi mettre les gens devant l'alternative de devenir handicapé par quelque suicide bricolé sans arme ou sans poison...

...ou, au choix :

Pauvre, je serai viré, les portes se fermeront devant moi, et je finirai dans déclassé.
Pourquoi devenir l'ombre de ce qu'on a été ? Réponse : parce que les gens vous voient comme un feuilleton, vos heurs et malheurs les distraient, ce ne sont pas eux qui connaissent honte et privation.

Malade, gravement malade, j'aurais échappé à être dans un fauteuil roulant par exemple, ce qui arrive souvent quand on saute de pas assez haut, mais quelque maladie, par exemple Alzheimer me rattrapera, j'aurais vécu un peu plus longtemps pour perdre mes facultés intellectuelles.
Ne pas mourir d'un coup, c'est trop propre, s'effriter, tomber en loque intellectuelle.
Les gens se sentiront bien d'avoir échappé au pire... Comment pourrait-on leur en dérober le plaisir ?

Après la mort d'un proche qui était tout pour moi, je survivrais, et pourquoi ? Pour l'écrasement sous le vide de son absence.
Les gens croient que les gens sont interchangeables, il ne faut pas aller contre cette croyance. On aimait quelqu'un ? Eh bien, on en aimera d'autres, si pas autant, plus de gens : on se croirait dans du calcul. Combien vaut la personne qu'on aime ? Dix amis, cent relations, je ne sais...
Mais si on sent que tout est vide, ah non, pour autant il ne faut pas avaler de poison ou de drogue : le monde vide pour soi ne doit pas être abandonné par vous, ou même effacé en sa souffrance par quelque drogue... Les religions veulent la foi, les entreprises l'efficacité, mais personne ne vous pardonnera la liberté de donner ses huit jours à une vie décevante : il faudra en baver à mort pour mourir.

Les gens ne cessent de contrarier, s'il était possible de vivre toujours et que les heureux le veuillent, on trouverait bien quelque chose à leur opposer, du genre que cela ne s'est jamais fait, que la mort doit bien avoir un sens depuis qu'on le lui en suppose, et la pierre philosophale, supposer qu'on la trouve, serait prohibée.
Plus à notre portée, l'arme à feu, ou une surdose d'opium, sont ce qu'il y a de plus simple pour mourir si sa vie n'a plus de sens pour soi. Eh bien ! Les paradis artificiels sont interdits, il faut bien que les paradis sujets à caution n'aient pas de concurrence et mourir selon les normes médicales. Les armes sont interdites autant que possible chez nous, et il est prévu de le faire encore davantage, pour s'opposer au suicide.
Pourquoi ? Parce que si on supporte très bien le malheur du prochain, on ne tolère pas qu'il y échappe et que diriger son prochain est au moins aussi jouissif pour les amateurs de moraline que de télécommander des avions ou des drones pour les amateurs.

L'espoir pour qu'on cesse de tyranniser les voisins ? Les drones, les mondes virtuels : quand les gens commandent et s'amusent, ils s'amusent moins à commander les autres.

Denis Monod-Broca

@ Robert Marchenoir

Les fusillades de masse, aussi tristement spectaculaires soient-elles, ne contribuent en effet qu’assez peu aux statistiques des homicides aux USA, 1 000 sur 30 000 environ.
Il y a 5,4 homicides pour 100 000 habitants aux USA, contre 1,4 en France, quatre fois moins, l’interdiction du port d’arme n’y est-elle vraiment pour rien ?
L’autorisation du port d’armes en France y ferait-il vraiment baisser le nombre d’homicides ? Son interdiction aux USA l’y ferait-il augmenter ? Il est permis d’en douter.

Quand chacun a une arme, chacun peut se défendre mais chacun sait aussi que l’autre peut se défendre et donc, en cas de conflit, chacun se dit qu’il est préférable de tirer le premier.

Tuer ou être tué ? Fausse alternative : les deux vont de pair.
La seule vraie alternative est : tuer ou ne pas tuer.
À chacun de faire son choix, à titre individuel comme à titre collectif. Le choix de la France est le bon, j’en suis convaincu.

Noblejoué

Le pire dans le fait de ne pas avoir le droit de porter d'arme est que cela ne peut que donner, pour la majorité des gens, une mentalité de soumis.

Ayant dû aller dans un endroit plus dangereux que d'habitude et sans accointance policière, j'ai dû me contenter d'acheter un spray anti-agression. A défaut d'une arme à feu, j'espérais du moins avoir un poignard, mais étant perfectionniste, je comptais demander comment le porter discrètement et autres renseignements du même type.

Refus de vente donc, j'ai dû m'en tenir à la bombinette contre laquelle je n'ai rien, mais enfin, j'aurais désiré des armes plus conséquentes. La bombinette est censée invalider dix minutes, mais après l'ennemi peut revenir, il me semble, d'autre part, qui sera jamais impressionné par ce type d'arme ? Je ne me donnerais pas le ridicule de menacer, mieux vaut frapper en surprenant l'agresseur. Et après ? Il faut fuir, on en revient au fait qu'on nous dresse à être des proies, non des tigres contre les loups, souvent en meute.
Or je suis un tigre, au fond de moi, et un jour, je me trouverai bien des griffes et des crocs qui ne soient pas des sabres de bois, d'ailleurs, j'ai nommé ma bombinette "Bois" ou plus complet "Sabre de bois", et je compte donner quelque nom à une autre arme, dans la tradition héroïque, si j'en ai une.

Les gens sont si dissuadés de se défendre que des personnes bien informées sur d'autres sujets m'ont demandé où trouver la bombinette. J'ai répondu que pour ma part, c'était dans une coutellerie.
Les ennemis à terre, il serait peut-être bien de les frapper pour les dresser à ne plus attaquer. Dois-je me montrer exemplaire comme la police ? Mais la loi donnerait certainement tort au maître-chien, d'autre part, les policiers menottent certes les délinquants, mais enfin, en les mettant en joue...
Sans arme, arme véritable, cela me paraît bien risqué pour moi.

Et puis, il faudrait trouver des menottes, s'en encombrer et en cas de fouille car cela aurait sonné dans les portiques, avoir des problèmes comme pour les armes, quand il ne s'agit que d'instrument de défense, soit ce qui parfait ma sécurité et donc suppose, on n'en est jamais sûr, avoir vaincu l'adversaire.
Enfin, que de soucis...

Si je devais chercher une arme ou en trouver car on trouve souvent sans chercher comme on cherche souvent sans trouver, je n'userais plus de franchise, approche bien nécessaire quand on désire apprendre de l'autre.
Cela fera de moi quelqu'un de moins efficace pour se défendre, et de plus dangereux pour l'ennemi, mais qu'y puis-je ?
Une fois suffit, il faudra que l'arme arrive par un autre chemin vers moi, mais cela n'a rien de plus pressé que d'autres objectifs, dans la vie. En fait, il y en a de plus prioritaires, mais je n'oublie pas.

Le coutelier m'a fort déplu, que veut-il dire par voter autrement ? Je pense pour un régime autoritaire, qu'il en ait conscience ou non, les moutons ont la fâcheuse tendance à devenir enragés, à vouloir des hommes providentiels, quelle décadence.
Je veux non moins, mais plus de liberté. J'avais bien dit dans la conversation qu'en principe, dans l'Histoire, le pouvoir désarme les gens présumés indignes, ainsi les Han par leurs conquérants barbares, en Chine, les roturiers par les nobles.
De nos jours, scandale, en démocratie, nos mandants nous arrachent les griffes comme certains abusifs le font de leurs chats, incapables dès lors de se défendre, monter dans un arbre et... Un chat n'est pas une peluche, laissez-lui ses griffes !

Il en va de même des humains, comme dit F68.10, il faut pouvoir être dangereux, sinon, on n'est pas pris au sérieux, et vite soumis... Je discerne la possibilité qu'on puce tout le monde pour la sécurité, bientôt, comme certains propriétaires, et pourquoi pas, le font de leurs chiens et chats.
Certains diraient de se battre main nue, je trouve cela assez ridicule, pour ma part, je veux dire que j'espère que je le ferais en cas de nécessité, mais dans la vie, je n'aime pas brasser de l'air, c'est la victoire, toujours la victoire, que je vise. Sans outil de combat, quelle possibilité ?

D'autre part, l'être humain est un animal qui a un outil pour faire un autre outil, c'est un des propres de l'Homme, on me déchoit donc de mon humanité en m'en privant, je ne l'oublie pas, car la bombinette n'est pas une vraie arme, je veux dire : létale, elle n'est qu'un ralentisseur d'agression.
Pas un je tue ou retient l'ennemi jusqu'à l'arrivée de la police, autant dire que de se servir d'une poubelle ou plusieurs poubelles comme rempart soit disposer d'armes, face à l'ennemi ! Si je n'avais eu égard pour ma bombinette, quand même censée me servir en cas de problème, je l'aurais appelée "poubelle".

Bref, la bombinette propose, fausse arme, au mieux, l'égalité, le pat, avec l'ennemi, non l'échec et mat de toute arme.
L'autre peut vous donner des coups de couteau ou de feu, laisser sa marque sur votre chair, mais soi, non, d'aussi peu d'effet qu'un fantôme traversant un mur.
Cela met dans une position d'inférieur. Oui ! La bombinette est censée vous défendre mais une arme normale ouvre à la possibilité de la victoire et exerce une pédagogie de la lacération sur l'ennemi, comme le fouet sur les esclaves. Vous me voyez venir : pourquoi évoquer le fouet ? L'autre peut me lacérer, et pas moi, donc il est dans la position d'un maître face à l'esclave, quelque part.
Si des gens l'acceptent, pas moi.

Aliocha

À l'habitude, Marchenoir, vous nous exposez les arcanes de vos contradictions.
Allez donc armer ces Français que vous décrivez, bien au demeurant, et vous aurez la guerre civile, faisant comme aux USA de la police une milice mafieuse comme les autres.
C'est, je le répète, pure folie et pour ma part, c'est un choix rationnel de ne pas permettre aux bataillons de sylvain de porter des armes et de les circonscrire aux territoires de leur compétence qui ne sauraient dépasser le théâtre des Deux Ânes.

Ce qui n'empêche sûrement pas de progresser dans l'application des lois qui, c'est tout à fait lassant de devoir sans cesse vous le répéter, commence par soi-même.
Bonne année, cher ami.

F68.10

@ Robert Marchenoir

Vous me gonflez un peu avec votre obsession du communisme, mais une fois que c'est dit, on peut passer à autre chose.

Sur le coup des armes à feu, j'ai modérément tendance à être d'accord avec vous. Je pense toutefois, par exemple, que si j'en avais eu à disposition, le risque que je bute quelqu'un, et potentiellement moi, aurait été réel. Mais je pense que mon histoire est beaucoup trop particulière pour en faire une généralité ou même justifier de l'existence d'un risque significatif en population générale.

Néanmoins, au-delà des meurtres d'autrui sur lesquels fantasment ceux que vous appelez les "communistes", je pense que cela faciliterait surtout les passages à l'acte suicidaire. Je ne pense pas pour autant que ce soit une bonne raison d'interdire le port d'arme de tout un chacun, mais il faudrait l'argumenter.

Cela étant, plutôt que d'autoriser le port d'arme, je préfère quand même le modèle suisse: armée de milice populaire avec obligation de stocker son arme (de guerre...) chez soi et de faire attention à son utilisation, ce qui est aussi réglementé assez sévèrement. Mais ce n'est malheureusement un modèle militaire que difficilement applicable en France.

En tout cas, si les gens étaient un peu plus armés légalement, je pense que dans certaines banlieues françaises, certains y réfléchiraient à deux fois avant de faire n'importe quelle bêtise. Non pas qu'on les menacerait, mais simplement qu'ils auraient conscience qu'il ne faut pas se fâcher tout le temps avec tout le monde pour des cacahouètes. Et je pense que l'Etat français respecterait aussi un peu plus ses sujets...

Vouloir absolument ne jamais être dangereux, c'est se risquer à n'être qu'un pion dans un jeu qui nous dépassera mécaniquement. C'est ici une considération beaucoup plus générale que la seule question des armes à feu. Il y a un mythe de la non-dangerosité à briser: dans une certaine mesure, c'est un droit et même une nécessité de s'affirmer potentiellement dangereux.

Robert Marchenoir

@ Aliocha | 31 décembre 2019 à 08:45
"Robert Marchenoir nous propose donc d'armer les Gilets jaunes."

Quand la bêtise, la bigoterie et la superstition s'allient au mensonge pur et simple.

Je ne propose pas d'armer les Gilets jaunes. Je propose de rendre aux Français le droit qui fut le leur par le passé de porter les armes, pour se protéger.

"Armer les gens est folie pure, les innombrables victimes des tueries de masse américaines en témoignent, les rues du paradis des ultras ruissellent du sang versé inutilement."

Vous venez de faire la démonstration que votre sectarisme pseudo-religieux n'a que faire des faits. L'incident que je viens de rapporter prouve, de façon irréfutable, le contraire de ce que vous prétendez : c'est précisément parce que les États-Unis considèrent leurs citoyens comme des adultes, et non comme des petits enfants à mener par le bout du nez, qu'un massacre a été évité dans cette église du Texas.

C'est parce que, dans l'assistance, cinq citoyens portaient un pistolet sur eux, tout à fait légalement, et s'étaient entraînés à l'utiliser, qu'un criminel a été abattu quelques secondes après avoir tué deux personnes.

C'est parce que les lois du Texas sur le port d'arme, déjà parmi les plus libérales du pays, ont été libéralisées il y a peu, qu'un précédent massacre n'a pas pu se reproduire. Avant cet incident, en effet, un incident similaire, dans une autre église de l'État, avait provoqué de nombreuses victimes.

Auparavant, la loi texane prévoyait une exception pour le droit au port d'armes dans les églises. Cette restriction a été levée il y a peu. Des dizaines de vies humaines ont été sauvées en conséquence ce jour-là.

Avez-vous seulement lu l'article que je vous ai indiqué ?

Quand la réalité ne colle pas avec la théorie, c'est toujours la théorie qui a raison. Vous êtes bien, malgré vos dénégations, infecté par l'idéologie communiste, qui procède toujours ainsi.

Vous êtes le millionième gauchiste à nous recycler les mensonges turbinés par la presse française en pareil cas. Le Figaro a prétendu que les paroissiens avaient "maîtrisé" le forcené. Ils ne l'ont pas maîtrisé : ils l'ont abattu comme un chien, avec le pistolet qu'ils portaient sur eux. Mais les Français doivent l'ignorer : cela pourrait leur donner des idées.

La dépêche AFP se termine opportunément sur la pleurnicherie gauchiste rituelle des x victimes des "fusillades de masse" aux Etats-Unis. Suggérant que le droit aux armes est la cause de ces morts, alors qu'il en est le remède, ainsi que les faits viennent de le démontrer.

Vous accumulez les mensonges en une seule phrase. Les Etats-Unis ne sont certainement pas "le paradis des ultras". La France l'est bien davantage, en comparaison. C'est en France que tout le monde (police comprise) trouve normal que des "paysans" saccagent les préfectures et vident des camions de vin espagnol, dans l'impunité la plus totale. De tels actes sont inimaginables aux Etats-Unis.

C'est en France que presque tout le monde trouve normal que des "manifestants" tentent de brûler vifs des policiers, dans une quasi-impunité. Aux États-Unis, ils seraient condamnés à 20 ans de prison (et ils ne sortiraient pas au bout de huit, pour bonne conduite).

Il n'y a pas "d'innombrables victimes des tueries de masse américaines". Les incidents où une personne tire dans la foule, sans motif apparent, constituent une toute petite minorité des meurtres.

Mais les médias nationaux américains les gonflent hors de proportion, les médias français recopient les médias américains, les quelques événements de ce type sont spectaculaires, et ce sont les seuls dont on parle à la télé : par conséquent, les ânes communistes français croient que les Etats-Unis sont un pays où des gens munis d'armes légales passent leur temps à tirer dans le tas.

Alors que c'est un pays où les Noirs munis d'armes illégales passent leur temps à tuer d'autres Noirs -- et quelques Blancs pour se changer les idées.

Tandis que d'innombrables Blancs munis d'armes légales ne les utilisent jamais, sauf, exceptionnellement et avec grand succès, pour empêcher les meurtriers d'agir.

Ainsi que le faisaient les Français (et les Européens) il n'y a pas si longtemps, mais le gauchiste franchouille a une mémoire de poisson rouge.

Un blogueur assez connu a raconté comment sa propre grand-mère, née en 1900 à Paris et morte dans la même ville quelque 70 ans plus tard, ne sortait jamais de chez elle sans avoir glissé son revolver de dame dans son sac à main. Elle continua à le faire jusqu'à la fin de ses jours, et personne n'aurait pu l'en empêcher. Mettre le pied dehors sans cet accessoire indispensable lui aurait semblé aussi saugrenu que d'aller au marché en chemise de nuit.

Elle n'a jamais tué personne, naturellement. Contrairement aux prédictions apocalyptiques des bisounours snowflakes gauchistes immigrationnistes qui pensent que tout être humain (blanc), mis en présence d'une arme à feu, n'a rien de plus pressé que de massacrer ses contemporains.

Alors que, curieusement, lorsqu'on met les mêmes Blancs en présence d'une automobile, d'un couteau de cuisine ou d'une bouteille d'acide chlorydrique, la quasi-totalité n'ont pas l'idée de s'en servir pour blesser ou tuer le premier passant venu.

Cette crainte irrationnelle des armes à feu est digne des superstitions des peuplades les plus arriérées.

Elle suppose, au demeurant, que le Fonctionnaire, du seul fait qu'il est payé par l'État, a droit à l'emploi à vie et à une retraite à 50 ans et des brouettes, s'empresse de ne pas tuer tout le monde en tirant dans le tas, bien qu'il ait, lui, l'obligation de porter un pistolet au côté (et le droit de le rapporter à la maison).

L'argent versé par l'État a cette vertu magique de transformer le citoyen ordinaire (assoiffé de sang, ainsi que vous venez de nous l'expliquer) en monstre de vertu incapable de faire du mal à une mouche.

Je rappelle tout de même que si Sarah Halimi avait eu un pistolet dans le tiroir de sa table de nuit, elle serait saine et sauve à l'heure qu'il est. Ainsi qu'un nombre considérable de victimes de la criminalité, immigrée ou non.

Le communisme est bel et bien une idéologie de dingues.

Catherine JACOB

@ F68.10 | 31 décembre 2019 à 16:42

Je pense qu’il n’y a pas de questions bêtes, seulement des réponses manquées.
Je n’ai présentement pas trop le temps de débattre en cette soirée du 31/12, mais je soumets à votre sagacité
d’une part cette inscription identifiée comme runique sur une fibule datée de 50 ap. J.-C. découverte à Meldorf - littoral allemand de la mer du Nord - et qui faisait partie d’un costume féminin, sachant que si l’origine des runes demeure obscure, cf. « …nous ne savons tout simplement pas avec certitude d’où proviennent les runes… » Richard Morris, Runic and Mediterranean Epigraphic, on s’accorde généralement à les considérer comme un système complété à partir du IIe siècle ap. J. -C. mais dont les premières traces n’auraient pas survécu ou, ai-je envie de dire, pas encore été découvertes et/ou identifiées ou encore établies comme telles. Le mélange de styles des points de l’inscription est très intéressant et sans doute pourrait s'analyser si on disposait de davantage de gravures de cette espèce.

D’autre part à titre comparatif de la technique pointilliste utilisée pour le traçage des lettres comme pour le contour des figures, ce morceau d’écuelle appartenant à la culture hallstattienne de Bavière et où j’avais commencé à coloriser une représentation des plumes des oiseaux qui s’y trouvent.
Un millénaire environ sépare possiblement ces deux objets qui présentent cependant quelque part des similitudes stylistiques.

F68.10

@ Catherine JACOB

C'est vrai que c'est difficile d'avoir des certitudes vu les données que vous fournissez. Cela étant, le rhétique me semble assez proche des runes, alors c'est difficile de rejeter cette théorie de but en blanc. (Je suis assez curieux de l'italo-alpin non indo-européen: je me demande ce que c'est. Quelque chose en relation avec l'étrusque dans la zone nord de l'Italie alpine ?).

Ayant vécu en Suisse, et appréciant le Tessin pour diverses raisons, je me suis un peu intéressé à cette région. Surtout quand on voit Ötzi, qui est assez fascinante comme momie congelée. Les sandales, l'armement, enfin tout ce qui a été retrouvé. Je me suis donc intéressé un peu à cette archéologie, et notamment le rôle économique des Alpes au néolithique et à l'âge du fer. Les Alpes, outre leur rôle de sources de pierres de qualité, utilisées dans l'agriculture, furent aussi une des premières voies terrestres de diffusion de la métallurgie, portée par des populations proto-latines (rhétique me paraît trop fort comme terme pour cette époque).

J'ai été fasciné par les poignards en fer de cette époque alpine. Et c'est en m'intéressant à ces thèmes que je suis tombé sur la théorie de l'origine étrusque des runes. Je ne sais pas s'il y a une différence avec la théorie rhétique. Cela étant, purement intuitivement, j'ai du mal à avaler l'origine purement étrusque, et je me demande s'il n'y aurait pas des raisons de croire à un mouvement de l'Est vers les Alpes dans lequel cette écriture aurait une partie de son origine. Etrusque, je veux bien, mais la portion alpine et rhétique ne me paraît pas à négliger.

J'ai l'impression que la vulgarisation de ce type de proto-histoire (et peut-être pas que la vulgarisation) souffre d'un tropisme dû à la valorisation du rôle de l'Empire romain dans l'Histoire. Je me méfie donc quand on veut voir des Etrusques partout (un peu comme quand Robert Marchenoir remet toujours les juifs sur le tapis: les ultima ratio m'insupportent).

Bref, je me méfie des biais que je perçois, mais je me méfie aussi de ma perception des biais...

Cela dit, je connais très mal ce sujet, alors n'hésitez pas à me contredire y compris outrageusement: j'aime bien être pris pour un c*n, et encore plus quand c'est à raison.

sylvain

@ Aliocha | 31 décembre 2019 à 08:45
"La force n'est qu'à la loi, même si son exercice exige sa constante amélioration, armer les gens est folie pure, les innombrables victimes des tueries de masse américaines en témoignent, les rues du paradis des ultras ruissellent du sang versé inutilement."

Euh, je crois que nous n'avons rien à leur envier, chez nous c'est aussi libre-service du crime, justice gauchiste complice du crime, justice qui favorise le crime, justice criminelle qui relâche des bombes humaines tout en sachant qu'ils recommenceront ; leur dernier exploit : l'affaire Sarah Halimi qui a fait vomir le monde entier, suffit de lire la presse étrangère et certains médias indépendants ; mais bien entendu comme d'hab, les méchants ce sont les Amerloques, surtout depuis Trump.

Balayons d'abord toutes ces fientes qui peuplent nos palais de justice, nous pourrons ensuite donner des leçons au monde entier.

Aliocha

Robert Marchenoir nous propose donc d'armer les Gilets jaunes.
La liberté nécessite de mesurer les conséquences des choix consentis, ce qu'apparemment les ultras n'ont pas la capacité de faire, allant par détestation de l'exercice de la loi, ce qu'ils appellent communisme, jusqu'à mettre en danger le libéralisme, allant à la guerre civile qu'ils osent appeler défense alors qu'elle ne serait que la fin de l’impérieuse nécessité de protection.

La force n'est qu'à la loi, même si son exercice exige sa constante amélioration, armer les gens est folie pure, les innombrables victimes des tueries de masse américaines en témoignent, les rues du paradis des ultras ruissellent du sang versé inutilement.

Catherine JACOB

@ F68.10 | 30 décembre 2019 à 09:50
« J'avais lu quelque part que les runes (le futhark) était une écriture d'origine étrusque (ou en tout cas d'Italie du Nord) qui se serait propagée vers le nord. Donc en passant probablement par des contrées celtes. Ce qui ne veut pas nécessairement dire que les Celtes en eurent beaucoup fait utilisation.
S'agit-il de la même théorie ? »

La théorie à laquelle vous faites allusion représente la théorie dominante.
Romaines, grecques, étrusques ou alpines ? interroge Pollington (Cf. également ce tableau comparatif).
Il poursuit : « Les principales sources possibles du fuþark sont les alphabets romains, grecs, et un ou plusieurs des différents alphabets utilisés dans les Alpes et le Nord de l’Italie durant l’Âge du fer, collectivement appelées les écritures « Nord Italiques » - Partington 1909, Elliott 1958, Morris 1988, Odenstedt 1990, Williams 1996, Antonsen 2002, Mc Kinnel & Simek 2004, Fischer 2005, Eichner 2006, Bishop 2007, Spurkland 2010, Barnes 2012, Losquino 2016. »
Je ne garantis pas avoir identifié tous les ouvrages cités par Pollington qui est assez imprécis dans ses références, mais au moins les auteurs.

Bref, il ne s’agit donc pas avec Mees de la théorie dominante.
J’aurais bien également une contre-argumentation à la théorie dominante, c’est l’utilisation des runes comme idéogrammes autant que comme graphèmes et comme phonèmes, ce qui ne semble pas être majoritairement le cas des alphabets précités quand bien même ils en dérivent, et ce qui rend aux spécialistes la lecture de certains textes déroutante.

Maintenant, ainsi que le cite Pollington, la 1ère loi de l’étude des runes est que… « pour chaque inscription, il y aura autant d’interprétations que de runologues pour l’analyser. » R.I Page An Introduction to English Runes.

Cela dit, il y a parfois quelque chose de juste à entendre pour une oreille exercée, jusque dans l'absurdité la plus absurde au premier abord.

Mary Preud'homme

@ Exilé | 30 décembre 2019 à 18:43

Combien de fois faudra-t-il le redire, la guerre des polices que l'on ne ne voit que dans les mauvais feuilletons, est une invention de la gauche visant à discréditer nos forces de l'ordre. Alors que dans la vraie vie toutes les unités police gendarmerie sont complémentaires dans leurs différents métiers, secteurs, zones d'intervention et spécialités.
A noter en particulier le remarquable travail des GIR de la PJ (groupements d'interventions régionaux) constitués à la fois de policiers, gendarmes et douaniers et destinés à lutter contre les trafics en tout genre et les économies souterraines, lesquelles unités habilitées à agir sur tout le territoire sont dirigées alternativement par un commissaire de police ou un officier de gendarmerie.

Exilé

@ Sophie
« ...le temps de réaction extrêmement long des forces armées lors du massacre au Bataclan »

Dans le cas du Bataclan, les « forces armées », à savoir celles de la police et de la gendarmerie, ont peut-être joué à la « guerre des polices » pour savoir qui devrait intervenir, tout cela arbitré par le ministre de l’Intérieur de l'époque, ce qui a fait perdre un temps précieux.

Nous pouvons aussi nous demander si le changement de paradigme par rapport à la routine des prises d'otages, consistant classiquement à faire traîner les choses tout en discutant avec les terroristes, n'a pas pris en défaut des gens qui n'avaient pas intégré la possibilité que ces derniers se soient mis immédiatement à tirer dans le tas sans avoir cherché à pendre des otages.

Enfin, que les militaires de l'opération Sentinelle aient refusé de prêter leurs armes est conforme à la discipline qui est attendue de leur part, même si nous pouvons le regretter.

En résumé, nous vivons dans un « ancien monde » fonctionnarisé où l'esprit d'initiative est banni alors que les menaces évoluent et qu'elles peuvent appeler des réponses instinctives non codifiées de la part de gens dont le courage consiste d'abord à prendre une décision qui leur sera peut-être reprochée par la suite.

Mary Preud'homme

Comme le fait remarquer à juste titre Marchenoir, on marche sur la tête en France avec ces histoires de policiers et de gendarmes maintenus l'arme au pied et rongeant leur frein face à des racailles en pleine action, et attendant qu'un ordre du préfet qui se fait attendre, lui-même cornaqué par le ministre de l'Intérieur, lequel est en lien direct avec l'Elysée, autorise enfin les professionnels à intervenir (sous condition bien sûr de ne pas troubler l'ordre public - parce que ce seraient les trouble-fête d'après la légende - lequel ordre est à la diligence de la justice comme on le sait bien souvent en désaccord de fond avec les méthodes policières. Il est vrai que vu de leur fauteuil bordé de nouilles on ne peut avoir la même vision que ceux qui dérouillent chaque jour en se coltinant le terrain !

Imaginons le même scénario dans un hôpital où un chirurgien faisant face à une urgence absolue devrait attendre pour intervenir et tenter de sauver son patient le feu vert de toute la clique des administratifs ?

On voit le résultat au final de toute cette désorganisation et on comprend d'autant mieux le blues des forces de l'ordre auxquelles on demande tout et n'importe quoi, tout en leur ayant coupé les ailes et dénié toute initiative !

Sophie

@ Robert Marchenoir

Merci de nous avoir rappelé le temps de réaction extrêmement long des forces armées lors du massacre au Bataclan et lors de l'assassinat de Sarah Halimi.

Personne, en effet, pour signaler cette ignominie.
Pas étonnant qu'en face ils remettent sans arrêt le couvert.

Pourquoi se gêner, les Français se laissent massacrer sans répliquer (vu qu'ils n'ont rien pour se défendre) et les forces armées censées les protéger réagissent avec retard. Faut attendre les ordres des différents commandements !

Faut pas brusquer les islamistes surtout, ils pourraient se rebiffer encore un peu plus dans les banlieues !

Je finis par me demander si le livre de Laurent Obertone "Guerilla" relève encore de la fiction...

Denis Monod-Broca

@ Bill Noir

A présomptueux, présomptueux et demi.

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@ hameau dans les nuages

Se défendre est légitime. Attaquer, tuer, bombarder en prétendant qu'on se défend (ou que "c'est la guerre") revient à aggraver le mal qu'on dit combattre.

Robert Marchenoir

Concernant de possibles attaques d'églises dans le futur, la solution est très simple. Comme d'habitude, l'Amérique nous montre la voie.

Ce dimanche, un tireur fou a sorti un fusil pendant la messe, dans une église du Texas. Il a eu le temps de tuer une personne. Aussitôt, cinq fidèles se sont rués vers lui, pistolet à la main. Il a été abattu avant de pouvoir faire d'autres victimes.

D'autres questions ? Une fois de plus, la preuve est faite que la violence est le remède à la violence. Malgré ce que nous serinent les bisounours snowflakes gauchistes immigrationnistes.

Et que la liberté est facteur de sécurité. Contrairement à ce que nous serinent les ânes communistes genre Éric Zemmour.

Factoïde amusant : le Daily Mail de Londres, qui rapporte l'incident, indique que ce sont au moins cinq membres de l'assistance, possesseurs d'un permis de port d'arme, qui sont intervenus. Ce sont ceux qu'on voit sur la vidéo. Il y en a peut-être eu d'autres.

L'affaire a été réglée en quelques secondes. En France, il aurait fallu attendre un quart d'heure, une demi-heure ou davantage, que les policiers arrivent... puis refusent d'intervenir, attendant des renforts (comme lors du meurtre de Sarah Halimi : la brigade anti-criminalité était présente sur place une heure avant l'assassinat !), ou que 8 soldats présents sur place restent l'arme au pied, parce qu'ils n'ont pas reçu d'ordres, et refusent de donner leur fusil aux policiers qui les en supplient (comme lors du massacre du Bataclan).

Non seulement ils nous refusent le droit de nous armer, mais en plus ils sont lâches et refusent de nous protéger. Le socialisme et l'esprit fonctionnaire dans toute leur splendeur.

Au fait, quels hauts gradés policiers et militaires ont-ils été renvoyés suite à ces deux spectaculaires manifestations d'incurie et de lâcheté, qui ont causé mort d'homme ? Ne répondez pas tous en même temps, merci.

Le général Le Ray, interrogé au sujet du Bataclan par les députés, a répondu : "Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes."

Relisez bien cette phrase. Lentement. Réfléchissez bien à ce qu'elle signifie. Maintenant, pensez aux avantages des militaires en termes de retraite ultra-précoce, au sureffectif manifeste des officiers supérieurs, aux grenouillages politiques de ces messieurs qui passent leur "retraite" et leur "deuxième section" à nous vanter les mérites de la-Russie-de-Poutine...

Réfléchissez bien à l'absence totale de débat public qui a entouré ce scandale noir de la police présente une heure sur place, pendant que Sarah Halimi se faisait torturer, qu'elle était encore vivante, et que ces messieurs se tournaient les pouces.

Réfléchissez bien à l'absence totale d'indignation "populaire" sur cette absence de débat. Un an plus tard, des centaines de milliers de Gilets jaunes, n'ayant pas leur langue dans leur poche lorsqu'il s'agissait de cracher sur "les médias du système" (voire de cogner sur leurs représentants), pas spécialement bégueules quand il s'agissait de mettre à sac magasins et ministères, prêts à faire brûler vifs des policiers pour manifester leur "colère", ayant micro ouvert dans les médias pendant une année entière pour étaler leurs états d'âme, ont dit... exactement rien sur ce scandale.

Qui est beaucoup plus important que tout le reste, plus important que le coupage de cheveux en quatre concernant le fait de savoir si ce meurtre était antisémite ou pas (débat byzantin qui nous a beaucoup occupés), plus important que le fait de savoir si le voyou drogué qui a commis le forfait était juridiquement fou ou non au moment de son acte...

Des policiers armés et entraînés sont restés une heure au pied d'un immeuble où un sauvage, même pas armé d'un cure-dents, torturait puis assassinait une vieille dame, et personne ne demande des comptes ? Les journaux ne sont pas pleins de ça du matin au soir ? Le "vrai peuple" ne descend pas dans la rue pour dire "ça suffit" ? La CGT ne bloque pas les trains pour exiger "que ça change" ?

Rien. Que dalle. Même les institutions juives n'ont pas bougé, à ma connaissance.

Claude ROUQUET

Merci, Philippe, pour ce bel article. Vous ne suggérez toutefois aucune façon d'agir. Vous ne le pouvez. Le peuple de France, patiemment désarmé, physiquement, intellectuellement, moralement, est dans la dépendance totale de la justice. Ou plus exactement des magistrats. Ces personnages importants sont avant tout juristes, et ils préfèrent le droit à la justice. Cette préférence ruine la cohérence d'une société et la conduit à la déshérence.

Dans Boulevard Voltaire, Christian Vanneste a fait réponse à votre article sur l'affaire Halimi, dans lequel vous prenez fait et cause pour les magistrats contre le grand rabbin de France. Lisez ou relisez Christian Vanneste, vous y découvrirez pourquoi les crèches sont vandalisées.

https://www.bvoltaire.fr/le-grand-rabbin-a-raison-kobili-traore-doit-etre-juge/

F68.10

@ Catherine JACOB
"Il existe cette théorie (Zeitschrift fur celtische Philologie, Bernard MEES) qui suggère que des peuples comme les « Celtes d’Europe centrale » auraient enseigné l’écriture (runes) aux Germains."

J'avais lu quelque part que les runes (le futhark) était une écriture d'origine étrusque (ou en tout cas d'Italie du Nord) qui se serait propagée vers le nord. Donc en passant probablement par des contrées celtes. Ce qui ne veut pas nécessairement dire que les Celtes en eurent beaucoup fait utilisation.

S'agit-il de la même théorie ?

Exilé

Alors qu'en France les kagébistes laïcistes font la chasse aux crèches de Noël afin de priver les enfants de leurs premiers émerveillements, alors que M. Macron d'habitude si prolixe n'a pas daigné souhaiter un joyeux Noël aux Français, de l'autre côté de la Manche l'enfant terrible qu'est Boris Johnson a présenté ses vœux sur un ton digne d'un homme d’État.

https://www.bvoltaire.fr/les-voeux-de-noel-de-boris-johnson-decoiffant/


Bill Noir

@ Denis Monod-Broca 29 décembre 22 h 13

Je vous trouve bien présomptueux Monsieur ! Me prenez-vous pour un répétiteur chargé de vous faire réviser votre composition d'Histoire ?
Votre Papa, au lieu de mégoter avec vous, ferait mieux de vous parler de ce qu'il a probablement dû vivre en direct !
Vous êtes un enfant d'après toutes les guerres ; sur certains sujets vous devriez vous rédimer !

Quant à la religion, parlez-en avec Aliocha ! Si besoin est je vous ferai parvenir une lettre d'introduction !
Brûlez Monsieur, brûlez !

hameau dans les nuages

@ Denis Monod-Broca
"La réflexion et l’expérience nous apprennent, l’histoire et l’actualité nous confirment, que la violence ne vainc pas la violence."

Ah ben si quand même...

https://www.sudouest.fr/2019/12/29/video-trois-morts-dans-une-attaque-contre-une-eglise-au-texas-l-assaillant-abattu-par-des-fideles-7006303-4803.php#article-comments

Mais si votre choix de vie est d'être un bouclier pare-balles, cela m'ira très bien...

Xavier NEBOUT

@ Catherine JACOB

Bon, d'accord, il faut un minimum de mauvaise foi pour animer la discussion.

Je ne vous ai pas dit que les Celtes ignoraient l'écriture, mais qu'ils la refusaient comme destructrice de la mémoire des hommes ainsi que vous le rapportez vous-même dans la bouche de Platon.
Pour les runes, nous entrons dans le langage de la divination, et ça c'est une toute autre histoire.

Mais enfin et surtout. Je vous interpellais sur le ka égyptien et le Ka de Kallos...
Avec évidemment un détour par Thot et son pendule ainsi que les ondes de forme des hiéroglyphes qui font par ailleurs penser à la numérologie.

Denis Monod-Broca

@ Bill Noir

Je brûle de connaître votre analyse de ces deux périodes, 40-44 et 54-62, de notre histoire nationale !

Herman Kerhost

@ Mitshane | 29 décembre 2019 à 17:37
"...sans qu’on sache très bien où se situe le scandale, dans le mot mégot ou caniveau ou tabac ou centimètre ou homme s’abaissant."

Tout comme la beauté pour certain, le scandale ici se situe dans l'oeil de celui qui observe...

Bill Noir

À prendre connaissance des messages - toujours intéressants - de notre camarade Denis Monod-Broca il appert qu'il ait quelques lacunes au sujet des périodes 40-44 et 54-62 de notre histoire nationale !

Ce n'est pas grave, nous sommes entre nous !

Denis Monod-Broca

@ Xavier NEBOUT

Oh ! Vous pigez vite ! Bravo !

-------------------------

@ F68.10

Vous avez raison, que chacun ait sa définition de ce qu’est être chrétien, ou n’en ait pas, me semble dans l’ordre normal des choses.

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