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12 décembre 2019

Commentaires

boureau

@ Gavot 13 décembre 2019 14:56

Le Monde : "Triomphe de Boris Johnson"
Ouest France : "Boris Johnson consacré par les législatives"

Avec des titres pareils : on appelle ça "voler au secours de la victoire".

On peut quand même rappeler, en tout cas pour ces deux titres de presse qui me sont familiers, qu'ils ont écrit pis que pendre sur les partisans du Brexit et, depuis des mois la même chose sur Boris Johnson.

Je vous épargne les mots qu'ils ont employés par le passé et qui ne leur font pas honneur. Les titres notés sur cette victoire des conservateurs sont une simple constatation des résultats.

Comme je le disais plus tôt : c'est rageant ces électeurs qui ne votent pas comme la doxa le souhaite.

Cordialement.

Mitsahne

Merci à Pierre Blanchard (12/12 à 21h22) d'avoir corrigé mon erreur. Bien à vous.

Exilé

@ Lucky look
« Augmentation de 6 à 8 % de l'électricité en 2019 et les hausses des assurances viennent de tomber : 10 % d'augmentation sur les véhicules et les habitations. »

Au fait, combien nous coûtent ces dizaines de milliers de véhicules incendiés chaque année sous le regard blasé d'une police qui se garde bien d'intervenir sous le prétexte que « les assurances paieront » ?

Solon

Match nul ! Aussi nul que possible. Réduction du PIB, mise en danger de dizaines de milliers d'entreprises, exaspération des usagers, fatigue et morosité généralisées, absence de véritable concertation à l'instar des pratiques des pays voisins, qui peut se vanter d'une victoire, sinon, s'ils parviennent à leurs fins, les archéo-communistes qui soutiennent les régimes spéciaux ?

On ne peut qu'être choqué par ces notions de victoire ou de défaite quand il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation, donc du peuple français tout entier et pas seulement de quelques-uns.

A la fin, il y aura un responsable: celui qui a dit: "Le chef, c'est moi." Car la cheffitude, c'est rude ! Cela ne supporte pas l'échec. Le drame, c'est que nous en subirons tous les conséquences.

Arrêtons le match. Les notions de victoire et de défaite sont grotesques.

Savonarole

@ sylvain de 9:43

Au milieu des décombres du journalisme français, il faudra également retenir le nom de Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences Po Paris, « spécialiste des relations internationales et du Royaume-Uni » (sic).
Il aura envahi les plateaux de télévision et de radio pour démolir Boris Johnson et le Brexit depuis 2017. Une sorte de Philippe Henriot de Radio Paris ou pour les initiés, Jean Hérold-Paquis... tous deux arrachés à notre affection en 1945, l’un au fort de Châtillon, l’autre exécuté par la Résistance.
Cet éminent professeur se sera fourré le doigt dans l’œil jusqu’au genou depuis 2017, et il enseigne à Sciences Po...

http://www.leparisien.fr/international/royaume-uni-on-va-aller-rapidement-vers-une-dissolution-du-parlement-22-07-2019-8121264.php

(Jamais trop tard pour lire Marc Roche, journaliste français, « Le Brexit va réussir »)

Sophie

La panthère des neiges...

« Les trois instances – foi révolutionnaire, espérance messianique, arraisonnement technologique – cachaient derrière le discours du salut une indifférence profonde au présent. Pire ! Elles nous épargnaient de nous conduire noblement, ici et maintenant, nous économisaient de ménager ce qui tenait encore debout…

Nous étions nombreux, dans les grottes et dans les villes, à ne pas désirer un monde augmenté, mais un monde célébré dans son juste partage, patrie de sa seule gloire ». Sylvain Tesson (la Panthère des neiges)

S. Tesson explique aussi, dans son livre, que nous devrions maîtriser cette démographie exubérante qui va tous nous emmener un peu plus vite dans le mur...

Les soi-disant écolos ne signalent jamais cette évidence...

Tipaza

"Victoire... Défaite... ces mots-là n'ont point de sens. La vie est en dessous de ces images, et déjà prépare de nouvelles images. Une victoire affaiblit un peuple, une défaite en réveille un autre. La défaite qu'à subie Rivière* est peut-être un engagement qui rapproche la vraie victoire. L'événement en marche compte seul."

Ceci est un extrait de la conclusion de "Vol de nuit" de Saint-Exupéry.

C'est effectivement de cette façon qu'il faut lire les événements, et pas seulement ceux que nous vivons.

Mais parlons de ceux d'aujourd'hui, c'est notre sujet.
On peut en faire plusieurs lectures, voici la mienne.

La victoire éclatante de Boris Johnson, précédée de celle de Trump.
La jacquerie interminable des Gilets jaunes.
Le mouvement actuel contre une réforme des retraites qui évidemment ne pourra jamais contenter tout le monde, du grand-père au petit-fils, mais qui traduit l'état d'exaspération de la population.
Les sondages étonnamment favorables à Marine Le Pen.
La montée en puissance de la Chine ouverte dans ses conquêtes commerciales, mais fermée sur les importations.
La volonté de la Russie de redevenir un élément important du concert des nations, tout en se moquant des règles internationales, par la mainmise sur la Crimée,
Erdogan nouveau sultan, et on pourrait citer d'autres aspects non politiquement corrects.

Tout cela est le signal du crépuscule des bobos mondialisés, des élites de nulle part, qui sont poussées vers la sortie par les peuples de quelque part.

Évidemment ce crépuscule durera encore un peu de temps, trop longtemps de toutes façons, mais le monde mondialisé, si je puis dire, est fini sous cette forme.
Lui qui se voulait le nouveau monde, vit sa fin chaotique avec, à chaque défaite des peuples, une nouvelle victoire de ceux-ci.

Trois ans pour faire acter par les élites mondialisées un Brexit voulu par le peuple qui finit par avoir le dernier mot.
Encore une fois la Grande-Bretagne nous donne l'exemple à suivre, une démocratie contre vents et marées anonymes.

Il est probable que la réforme voulue par Macron finisse par l'emporter, parce que la pression de Bruxelles et la réalité économique l'imposeront.

Mais la volonté politique d'en finir avec une vision universelle et indifférenciée des hommes, et son corollaire, une économie au service de la seule finance, cette volonté-là, l'emportera.

Il se développe sous les yeux des bobos qui dirigent l'UE, un monde pluriel qu'ils ne veulent pas voir.

Ange LERUAS

@ Lucky look | 13 décembre 2019 à 15:08
« limitons les salaires des PDG (l'affaire Carlos Ghosn est une honte internationale). Il faut se réveiller pour notre bien à tous. »

Ce n'est pas en se réveillant que nos rêves deviennent spontanément des réalités.

Vous savez que le classement PISA vient de sortir nous n'y tenons pas la place que le siècle des Lumières aurait permis que nous tenions et notamment seuls 9 % de nos ados savent faire la différence entre un fait et un opinion.

Certes les adultes savent faire la différence est-ce pour autant qu'ils sachent en faire un bon usage ?

Voyons cela

Le pauvre est celui qui manque de rétributions et d'attributions est un fait.

Le riche est celui qui cumule des rétributions et des attributions est un fait.

Le pauvre est pauvre parce que le riche est riche : est-ce un fait ou un opinion ?

Je crains que bien des plus de 15 ans prennent ceci pour un fait; donc ne sachent faire la différence. Savoir définir ce qu'est un fait ou un opinion ne leur suffit pas pour trancher entre ce qui est un fait ou un opinion.

Le savoir ne peut se dispenser du comprendre, au point que notre Éducation nationale peut inventer des savoirs, à savoir, pour donner des illusions de comprendre, en faisant de ces savoirs : des préjugés qui ne demandent plus d'être remis en question. Nous venons de le voir avec tous ces savoirs acquis à force de répétions qui sont considérés comme savoirs inattaquables : par exemple :

le riche s'enrichit sur le dos du pauvre.

le patron s'enrichit sur le dos des ouvriers.

Nous n'avons ici que deux opinions et non deux faits comme majoritairement il est cru. Passer de deux opinions à deux faits c'est savoir pourquoi :

le pauvre manque de rétributions ou d'attributions. Et comment rectifier ce manque s'il est injuste et conjoncturel.

Le riche cumule des rétributions et des attributions et savoir comment rectifier ce cumul s'il est injuste envers l'intérêt général ou au contraire peut servir à l'intérêt général.

Prenons par exemple :

un capitaine, à la tête de la fabrication annuelle de 5 millions de véhicules avec ses 500 000 esclaves, vole ces derniers de 17 millions d'Euros. Tous s’offusquent. N'avons-nous pas affaire à un préjugé ?

Pensez-vous qu'il vole chacun de ses ouvriers de 34 € par an ou 2,83 € par mois ? (chiffre dans le cas où ce capitaine serait à 100 % bénévole). Alors, dans ce cas, ces ouvriers ne voleraient-ils pas, à leur tour, ceux des concessions et des sous-traitants qui n'en profiteraient pas ?

Eh bien non, puisque c'est celui qui paye qui est volé, le consommateur volé de 3,4 € quand il a fait l'acquisition de son véhicule neuf.

Quel choix allez-vous faire: celui de donner 17 millions, 34 € aux 500 000 ouvriers ou 3,4 € aux 5 millions de consommateurs ? Vous faites votre choix et moi, je fais le mien, avec pour critère de chercher celui des choix qui est le plus profitable à la vie sociétale de notre nation, je choisis l'intérêt général. Et répond aux questions suivantes :

Parmi ces trois choix lequel est le plus favorable

pour prélever le plus d'attributions destinées aux inactifs, le plus de contributions pour nos consommations mutuelles ou collectives, le plus de contributions pour nos transferts entre ménages.

Pour, avec ces rétributions, il soit mis en jeu une chaîne de production (ruissellement) plus qualitative, partant d'une faible productivité et haute qualification, jusqu'à une production de productivité semblable au travail à la chaîne, si ce n'est issu des importations : c'est-à-dire, l'effet de ruissellement qui permet de faire appel au plus grand nombre d'actifs dont une grande partie ne peut produire pour ceux qui, après prélèvement ne disposeraient que de quelques euros en plus dans l'année ?

Je vous laisse juger. Mais n'oubliez jamais qu'un flux de monnaie est dynamique, mais ne dynamise pas de la même manière en fonction de l'usage qui en est fait.

Sophie

Quand M. Onfray se rend compte que c'est la politique du chacun pour soi, avec toute sa violence, qui dirige le monde. Un grand naïf, finalement, M. Onfray ?!

"Humain, trop humain !". Décidément, je préfère Sylvain Tesson ou encore Frédéric Schiffter.

"Pour ces néo-barbares libéraux, il faut isoler les individus, atomiser la société, fragmenter les communautés, empêcher les solidarités, abolir les aides et les entraides. Ces gens-là retirent la Fraternité de la devise républicaine après avoir également soustrait l’Egalité devant le droit et la loi, on sait en effet qu’au tribunal il vaut mieux être puissant que misérable, en même temps qu’ils ne reconnaissent plus à la Liberté qu’une seule définition: permettre au plus fort de nuire au plus faible, au plus riche de détruire le plus pauvre, au plus puissant de mépriser le plus misérable, au plus gros poisson de manger les plus petits." M. Onfray

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/philosophie-de-la-greve?mode=text

Eh oui, "l'homme est un loup pour l'homme". La macronie et les macroniens nous le prouvent chaque jour un peu plus... Pas étonnant qu'ils ne nous fassent pas rêver !

genau

On parle, on dit des choses très savantes (pas moi, hélas) on râle mais les ENA n'en ont strictement rien à faire, puisque c'est eux qui gouvernent.
Le simple leur est étranger, l'exemple inaudible, l'opinion fondée, calembredaine, l'avis motivé, foutaise, l'opinion argumentée, nulle. Seule compte la doxa administrative, même s'il s'agit d'un recours à des tiers étrangers. Impossible de panacher, de faire dans l'équilibre, non, il faut que l'Etat voie tout, fasse tout, décide de tout, même de ce qu'on doit manger.

Alors, pour résister sans gloire, au lieu de courber l'échine, il faut picoler, détester l'Islam et le combattre, plus que ce que les médias étouffent, etc.
Qui ne sent pas qu'au nom du nombre souhaité pour faire tourner le "toujours plus", nos fonctionnaires ne savent plus réfléchir ; ils raisonnent Sauvy, exclusion et ricanement.
Le bonheur n'existe pas, la perpétuation non plus, tout est susceptible de s'effondrer, et nous nous effondrerons comme les Incas qui avaient une civilisation semblable à la nôtre, extrêmement rigide et où l'oubli était puni de mort par écrasement entre deux rochers. Chez nous, heureusement c'est le contraire, on recommande l'oubli et on punit la mémoire historique, comme en Chine et en URSS.

Eric-Nico

@ Denis Monod-Broca

Parce que l'UE et ceux qui l'ont fait élire le lui demandent. Tout simplement. Macron n'est qu'une marionnette affublée de profiteurs dénués de talent et pétris de suffisance, comme leur maître.

caroff

Les réformes sur l'âge de la retraite et sur l'assainissement des dépenses publiques ont été accomplies depuis bien longtemps chez nos voisins, il serait temps de s'en apercevoir, mais l'ouverture des beaufs sur le monde extérieur reste très faible.

Il suffit en effet de voyager un peu pour se rendre compte qu'avec tous les amortisseurs sociaux gommant les "inégalités", le France est véritablement privilégiée. Ainsi "les 10 % les plus aisés (5 939 euros par mois) touchent 21 fois plus que les 10 % les plus modestes (281 euros). Une fois les impôts retirés de ces revenus et les prestations sociales versées, les écarts se réduisent très nettement : le rapport entre les niveaux de vie des 20 % les plus riches et des 20 % les plus modestes tombe à quatre.

https://www.inegalites.fr/Impots-et-prestations-sociales-reduisent-les-inegalites-de-revenus-de-moitie?id_theme=15)

Les inégalités que la majorité des Français veut diminuer existent singulièrement entre les régimes du privé et ceux du public: cela a été dit cent fois mais retenir les 6 derniers mois de traitement chez les fonctionnaires au lieu de 25 ans pour les salariés du privé constitue un énorme avantage. De plus leurs cotisations retraite sont trop faibles et restent majoritairement imputées sur le budget de l'Etat.

Du côté de la SNCF et de la RATP même constat: les contribuables payent le déficit de régimes les favorisant outrageusement. Du reste, si les journalistes voulaient faire leur travail il y a une piste intéressante: que font les ratépistes roulants et les conducteurs SNCF une fois à la retraite ? Je vous le donne en mille: une grande partie travaille... donc ils ne sont pas fatigués !!

Donc, vous l'avez compris, il faut réformer en augmentant l'âge de départ à la retraite en suivant l'exemple de nos collègues européens: 67 ans en Allemagne en 2030, 67 ans en Espagne en 2027, 66 ans en Italie, 66 ans au Portugal, 69 ans en Suède, 66 ans au Royaume-Uni...
Le système universel choisi n'est pas bon car il exclut la capitalisation et correspond à la vision communiste des années d'après-guerre: je ne veux voir qu'une tête et l'Etat sait mieux que les individus comment utiliser l'argent gagné !

C'est une vision typique de l'énarchie qui mène notre pays là où il se trouve (cf Mitsahne 12 décembre 18h02).

Mais même si ce système n'est pas optimum et même si la communication du gouvernement a été désastreuse il est impératif de tordre les bras des communistes tatoués, piercés et bagués de SUD Rail et de la CGT aux délicates senteurs de merguez et de Ricard !!

Lucky look

Pour mémoire :

Augmentation de 6 à 8 % de l'électricité en 2019 et les hausses des assurances viennent de tomber : 10 % d'augmentation sur les véhicules et les habitations. Mais Macron décrète qu'il n'y pas d'inflation - pour mémoire Air France a multiplié ses prix par deux sur les longs courriers en 2019.

Tout cela est évidement de la faute des retraités et de la CSG non déductible.

L'Europe nous vole 8 à 10 % du budget national chaque année, sortons de l'Europe et n'acceptons plus les double ou triple nationalités (qui sont un repaire trop commode pour les escroqueries) !
Ne vendons plus nos entreprises à des consortiums étrangers, réduisons les dépenses de l'Etat, rapatrions nos militaires, empêchons les cumuls de fonctions, supprimons le Sénat et le Conseil économique et social (tous les deux inutiles), réduisons le nombre de ministres (au même nombre qu'en Allemagne), débarrassons-nous des Hautes autorités (qui servent à placer les copains-coquins). Battons-nous pour interdire la hausse des taxes foncières et l'accroissement des autres taxes et limitons les salaires des PDG (l'affaire Carlos Ghosn est une honte internationale).

Il faut se réveiller pour notre bien à tous.

Gavot

@ sylvain | 13 décembre 2019 à 09:43
"(...) nos malheureux journalopes sont muets ce matin ; imaginons si Corbyn avait gagné, ce dernier aurait fait la une des PQ gauchiasses : "victoire éclatante" "camouflet cinglant" "gifle magistrale" etc. contre Johnson."

Le mensonge, tout comme la vulgarité vous sont consubstantiels.

Le Monde "Le Triomphe de Boris Johnson"
Libération "Boris Johnson triomphe, le Labour s'effondre et le Brexit est presque là"
Ouest France "Boris Johnson consacré par les législatives"
Le Dauphiné Libéré "Législatives : Johnson triomphe, le Brexit réalisé "à temps" le 31 janvier"
France Info "Les quatre enseignements des législatives, après la victoire écrasante de Boris Johnson"
Etc.
Vous en voulez d'autres ? (figure de rhétorique, surtout ne me répondez pas).

Sophie

Aphatie et Canteloup

Aphatie, la gôche imbue de sa personne et qui ne pense, au fond, qu'à garder sa place au soleil... Ce n'est pas du journalisme, c'est de la propagande d'Etat. Une propagande d'Etat qui fonctionne à plein régime et qui carburait déjà à fond les manettes pour faire élire Macron à l'élection présidentielle.

Canteloup fait de même en brocardant Eric Zemmour. Il faut bien assurer son salaire de soi-disant humoriste. Je l'aimais mieux avant... Depuis, il a perdu son esprit frondeur pour entrer dans le moule macrongnien-gnien ou macron-gnangnan.

Aphatie et Canteloup, deux types vulgaires et pas futés mais qui pensent à leurs fins de mois....
Il faut faire rentrer du foin dans l'écurie (Canteloup aime l'équitation) !

https://www.valeursactuelles.com/politique/la-violente-charge-daphatie-contre-eric-zemmour-cest-un-cochon-de-la-pensee-113854

Aphatie, un "journaleux" parmi tant d'autres ; contre Eric Zemmour, il dit : "c'est un cochon de la pensée"... A-t-il seulement écouté une fois E. Zemmour ? Même si on n'est pas d'accord sur tout, il faut convenir qu'E. Zemmour amène de l'air frais et un autre discours que la pensée unique totalitaire qu'on nous assène depuis que Macron fait de la politique. Poutine doit en rêver d'avoir des médias aussi lèche-bottes !

Aphatie, un "journaleux" vulgaire... Il le démontre tout seul.

Metsys

Une réaction au titre "Grandeur du petit peuple", qui fait un peu apologie des Hobbits, et une question sur l'agenda 2022 : sachant que la lettre suivante a été écrite en 1700 par un équivalent (mitré) de Michel Onfray, la prochaine révolution surviendra-t-elle avant 2108 ?

"Cependant vos peuples, qui ont été jusqu’ici si passionnés pour vous, meurent de faim. La culture des terres est presque abandonnée ; les villes et la campagne se dépeuplent ; tous les métiers languissent et ne nourrissent plus les ouvriers. Tout commerce est anéanti. La France entière n’est plus qu’un grand hôpital désolé et sans provision. Les magistrats sont avilis et épuisés. Vous êtes importuné de la foule des gens qui demandent et qui murmurent. C’est vous-même, Sire, qui vous êtes attiré tous ces embarras ; car, tout le royaume ayant été ruiné, vous avez tout entre vos mains, et personne ne peut plus vivre que de vos dons […]
Le peuple même qui vous a tant aimé, qui a eu tant de confiance en vous, commence à perdre l’amitié, la confiance, et même le respect […] Il est plein d’aigreur et de désespoir. La sédition s’allume peu à peu de toutes parts. Ils croient que vous n’avez aucune pitié de leurs maux, que vous n’aimez que votre autorité et votre gloire. Les émotions populaires qui étaient inconnues depuis si longtemps deviennent fréquentes. Paris même, si près de vous, n’en est pas exempt. Les magistrats sont contraints de tolérer l’insolence des mutins et de faire couler sous main quelque monnaie pour les apaiser ; ainsi on paie ceux qu’il faudrait punir. Vous êtes réduit à la honteuse et déplorable extrémité, ou de laisser la sédition impunie, et de l’accroître par cette impunité, ou de faire massacrer avec inhumanité des peuples que vous mettez au désespoir, en leur arrachant, par vos impôts, le pain qu’ils tâchent de gagner à la sueur de leurs visages.
Mais, pendant qu’ils manquent de pain, vous manquez vous-même d’argent, et vous ne voulez pas voir l’extrémité où vous êtes réduit…"

hameau dans les nuages

@ Tissot | 13 décembre 2019 à 10:42

Détrompez-vous:

https://actu.fr/societe/ariege-plus-11-000-foyers-ont-ete-prives-delectricite-acte-sabotage-selon-prefecture_30137012.html

Cela confirme, bien que je ne sois pas en Ariège, une discussion en plein air à laquelle j'ai assisté. Une dame tout feu tout flammes expliquant qu'en cas d'échec sur la négociation sur la retraite, des gens étaient prêts à agir. Vu le caractère déluré de la personne, la casquette à la gavroche sur la tête et le pendentif à l'oreille, nous avons écouté sans mot dire pour ne pas la contrarier... Comme quoi...

Ange LERUAS

Dans le temps la solidarité était l'affaire de la famille. Les actifs de la famille consacraient un certain temps pour, avec le fruit de ce travail, subvenir aux besoin de celui qui aujourd'hui dans notre société est appelé le retraité, depuis que cette solidarité est devenue le pré carré de l’État.

C'est-à-dire que ce sont tous les actifs de la nation qui offrent une partie de leur temps de production pour subvenir aux besoins de ces retraités qui, dans la masse des consommations nationales, en retire une part : il se dit que c'est 14 %. C'est-à-dire équivalant à 14 % du temps de production de tous les actifs.

Ainsi au final dans sa vie active l'actif cède 14 % de son temps en faveur des retraités dans l'espoir que cet actif, une fois devenu retraité récupère, des actifs du moment, les 14% de temps qu'il avait cédé.

Il y a donc deux équations à résoudre

1° quel temps d'activité faut-il pour récupérer ces 14 % cédés en fonction du temps à la retraite de celui qui a travaillé un temps légalisé la semaine, un nombre de semaine légalisé et un nombre d'années légalisés, sachant que la retraite se prend à un âge légalisé et que la durée de vie est de 82 ans

2° comment faire quand les 14 % du temps cédé durant la période d'activité sont insuffisants à nourrir le retraité ?

Vous conviendrez que résoudre ces deux équations par une seule c'est quasi impossible.

Il faut donc régler la première avant de se poser la seconde.

Aujourd'hui nous avons un système complexe basé sur la cotisation : ne faudrait-il pas abandonner cette notion qui consiste à ajouter à la valeur ajoutée du travail une autre valeur ajoutée dite sociétale ?

D'autant que cette cotisation, au final, se trouve dans le prix des choses ; car cette cotisation qui par définition est une soustraction qui s'ajoute au prix des choses : c'est un manque de logique.

Donc la logique voudrait et ce que nous faisons sans le dire, qu'aux valeurs ajoutées des actifs, s'ajoute une valeur ajoutée sociétale qui permet de donner des revenus aux inactifs, chômage, malade, handicapé, retraité, et ainsi avoir le prix des choses qui se répartissent entre les rétributions des actifs et les attributions aux inactifs dont : 14 % de la consommation nationale pour les retraités.

Aujourd'hui on dit que le revenu moyen d'un actif est de 2 250 euros et sera plus tard un retraité qui s'il touche comme aujourd'hui une moyenne de 1 660 E encaisse 74 % des revenus d'un actif.

Un actif qui travaille 165 trimestres 41, 25 ans ou 660 mois consacre 14 % de son temps pour les retraités c'est 92,4 mois il doit donc s'attendre de récupérer cet équivalent sur vongt ans soit 4,62 mois par an 4,62/12 = 38,5 %. S'il en touche 74 % c'est que nous avons 74/38,5= 1,92 actif pour 1 retraité pour être en équilibre et statistiquement nous avons un rapport de 1,7 nous sommes donc en déficit actuellement de 13 % donc devoir baiser le revenu moyen des retraités de 215 E par mois ou prélever sur les actifs 126,5 E moyens par an. Ou bien augmenter l'âge de la retraite de 4,8 % deux ans: c'est-à-dire passer de 62 à 64. Hors l'aspect social des retraités dans la pauvreté.

Si aujourd'hui il se dit que la dépense des retraites est de 14 % du PIB soit 320 milliards à raison de 20 000 Emoyens c'est que nous avons 16 millions de retraités à taux plein. Nous en comptabilisons 14.3 millions. Ecart 12% ??

En aparté, notons au passage que les retraités qui n'avaient droit qu'à 38 % du revenus des actifs profite de ceux qui ont financés et qui ne sont pas arrivés à la retraite ou en en ont profité peu longtemps. Alors qu'à mon sens cette part devrait alors aller en partie vers ceux en manque d'attributions de retraite.

Pour 25,5 millions actifs à taux plein, hors chômeurs, malades autres inactifs, notre total de revenu des actifs est, en fonction des moyennes ci-dessus, de 574 milliards. Quelle doit être la cotisation de ces actifs qui encaissent 574 milliards pour trouver le financement de 320 milliards de retraites ?

Ne voyez-vous pas le ridicule de vouloir à tout prix faire croire que la retraite est financée par des cotisations ? Alors que notre vie sociétale est celle qui veut que 14 % de la production nationale soit utilisée par les retraités ?

Donc que les actifs offrent 14 % de leurs productions donc aussi 14 % de leur temps d'activité pour financer les temps d'inactivité des retraités, si le rapport actif et retraité est de 1,9.

Dans la réalité de notre vie en société pour satisfaire les besoins de tous, nous utilisons la valeur ajoutée des actifs 25,5 millions en moyenne 27 000 /an 574 milliards nous y ajoutons la valeur ajoutée sociétale pour les retraités, 320 milliards, la valeur ajoutée sociétale pour les chômeurs, les malades etc. pour qu'en finalité chacun des actifs et chacun des inactifs aient des droits de consommer une partie de la consommation nationale où nos importations ne sont là que pour remplacer les exportations que nos actifs produisent. Alors que viennent faire dans cette réalité : la cotisation retraite ou la cotisation chômage ?

Sachant que statistiquement nos actifs produisent 100 % de nos consommations nationales qu'ils en consomment 54 % et en laissent 46 % aux divers inactifs ; puis, les actifs et inactifs consomment leurs parts ; en 55 % en usage familial 13 % en usage mutuel et 32 % en usage collectif.

Sachant qu'aujourd'hui les actifs tous confondus encaissent 746 milliards et les inactifs 581 milliards soit au total 1 327 milliards ne savons-nous pas partager cette somme pour obtenir le partage de notre consommation nationale, sans besoin de cotisations, impôts, charges, taxes qui nous font monter notre PIB à 2 262 milliards de façon à ce que personne ne sache comment, alors qu'avec un PIB de 1 327 milliards nous savons le faire avec seulement des rétributions pour actifs, des attributions pour inactifs, des contributions des actifs et inactifs, à partir de leurs rétributions et leurs attributions, pour accéder à leurs consommations mutuelles ou leurs consommations collectives.

Puis pour tenir compte des écarts de captation de progrès de la société, entre ménage, nous n'ayons plus d'impôts qui pénalisent les plus riches à remplacer par une demande de satisfaire une solidarité entre ménages aisés envers les ménages en difficultés conjoncturelles par un transfert de 11 % des droits de consommer à usage familial, pour les usages familiaux des moins aisés qui, recevant cela, doivent admettre que, dans des associations, ils ont le devoir d'apporter aux autres, bénévolement, ce dont certains ont besoin et ainsi faire preuve de solidarité, après avoir profité de la solidarité des autres.

Il nous faut repenser notre économie pour qu'elle soit le reflet de la réalité de notre vie sociétale dans la nation suivant un principe capable d'être compris en deux heures.

Comprendre ; que la production des uns devient la consommation des autres.

Ce qui oblige chacun à travailler autant pour les autres que les autres travaillent pour lui, ce qui revient à ce que chacun produise l'équivalent, pendant ses temps d'activité que ce qu'il consommera pendant ses temps d'activité et ses temps d'inactivité, puis, successivement, en deux heures avoir fait le tour de tous nos principes de vie en société que chacun peut observer mais ne l'a pas fait, pour ne pas avoir regardé en face la réalité, mais regardé au travers des verres déformants que sont leurs savoirs issus d'un formatage de notre Éducation nationale.

Il faut réapprendre à regarder en face ce que notre vie sociétale nous enseigne, en lieu et place de ce que votre formatage vous dicte.

Mais qui a deux heures à perdre ?

Personnellement je n'en ai trouvé aucun.

Robert

Il me souvient que dans un organisme de concertation nationale, un ministre, sur question posée par un membre, avait répondu que "le problème est un bâton mer*eux. Il faudra bien que quelqu'un en prenne un bout". Et il avait mis le sujet de la retraite à l'ordre du jour de la prochaine session. Nous étions en 2001, sous le règne de monsieur Jospin, Premier ministre. Vint l'année 2002, année d'élections présidentielles, et le bâton resta dans son état initial...

Quant au commentaire de votre billet, Monsieur Bilger, je rejoins en grande part celui de genau | 12 décembre 2019 à 11:55. En effet, la gestion du dossier des retraites par la triplette Macron-Philippe-Delevoye a été et reste calamiteuse.

Tout d'abord, la référence constante aux "engagements de campagne" de monsieur Macron est prise en défaut par le "coup de l'âge-pivot", devenu point d'équilibre, à 64 ans qui n'est rien d'autre qu'un renoncement à sa promesse de ne pas toucher à l'âge de départ de la retraite fixé à 62 ans.

Ensuite, monsieur Philippe s'est montré incapable de mener une vraie concertation, ce pendant deux ans... Pour sortir du chapeau une réforme qui ne reprend qu'à la marge les propositions des syndicats, notamment la CFDT, l'UNSA ou la CGC. Car les mesures annoncées, si elles semblent favoriser ceux qui ont une carrière plate proche du SMIC ou d'entrée dans une fonction élevée et bien rémunérée, défavorise notamment les cadres qui poursuivent une carrière ascendante en commençant bas dans la hiérarchie pour finir dans des fonctions de responsabilité élevées et bien rémunérées, tout comme les enseignants pour lesquels la découverte de leur pénalisation semble très récente alors que le gouvernement travaille sur ce projet depuis plus de deux ans ! Nos élites sont effectivement particulièrement douées pour analyser et traiter les problèmes et les réformes...

Enfin, le haut-commissaire Delevoye. Il semble ne plus être bien en cour à présent, avec les dernières casseroles révélées et attachées à ses basques et qui plombent sa crédibilité sur ce dossier.
A son sujet, il est fort intéressant de se reporter à l'excellent éditorial de Natacha Polony dans Marianne du 6 au 12 décembre:
"En l’occurrence, l’ancien ministre de Jacques Chirac, devenu, par la grâce de l’amnésie politique, une incarnation de la conscience sociale, s’exprimait vendredi 29 novembre devant un parterre de jeunes de Créteil pour défendre sa réforme. « La démographie européenne et son vieillissement font que, si on veut garder le même nombre d’actifs dans la machine économique, il va falloir 50 millions de populations entre guillemets “étrangères” pour équilibrer la population active en 2050 en Europe. » Puisqu’on est à Créteil, et que le public est largement issu de l’immigration, le brillant orateur pousse un peu le raisonnement : « Plus un politique n’est capable de parler d’immigration, déplore-t-il, parce que tout le monde s’hystérise. On est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire : hier c’était le juif aujourd’hui c’est le musulman, après-demain ça sera encore un autre. »
[...] Et puis il y a ces phrases. Sur les musulmans et les juifs, sur l’« hystérie » autour de l’immigration. Tout immigrant, donc, est un musulman. C’est acquis. Et dire cela devant des jeunes de Créteil, c’est leur suggérer «je parle de vos frères, je me préoccupe de vous ». C’est leur dire aussi « vos parents, qui sont venus en France, comme ces gens qui y viendront encore, le font à notre demande. C’est nous qui vous sommes redevables et qui le serons toujours. Or, non seulement nous n’en avons pas assez conscience, nous ne battons pas notre coulpe, mais nous discriminons les musulmans de façon atroce ». Juif des années 1940, cela signifie pogroms, humiliations, risque de mort. Nous sommes abominables. « Nous », bien sûr, face à « vous », face à « eux », « les musulmans ». Car c’est bien le clivage qui se dessine en creux. Et, derrière ces discours bassement racoleurs, on découvre la négation absolue de l’idéal universaliste, qui veut que tout citoyen appartienne à la communauté politique, quelle que soit sa religion. Négation absolue de l’idée même d’intégration, que l’on rend impossible par l’inversion du sentiment de gratitude entre celui qui accueille et celui qui est accueilli."

On pourra utilement compléter cette analyse par le traitement juridique qu'en fait Régis de Castelnau
https://www.vududroit.com/2019/12/jean-paul-delevoye-petits-et-gros-arrangement-du-benevoleur/

Quand on mène, non pas une négociation, mais une pseudo-concertation sur ces bases, comment peut-on être surpris de la chienlit qui en résulte, quel que soit le bien-fondé de certaines mesures ? Avec toujours en filigrane que le but à atteindre est de baisser les pensions de retraite dont le montant moyen chez notre voisin et modèle est particulièrement bas
https://www.la-croix.com/Monde/Europe/En-Allemagne-retraites-sont-grands-oublies-annees-Merkel-2017-08-30-1200872918

Sur la situation de la France, Maxime Tandonnet a fait une excellente analyse dans un article très court intitulé "l’étrange aveuglement", celui dont est atteinte notre classe dirigeante. Il écrit en conclusion : "Il traduit l’effondrement d’une démocratie quand la vanité narcissique écrase la souveraineté parlementaire et le débat public qui devrait se dérouler en toute transparence devant une Assemblée nationale et un Sénat. Ce mouvement est politique autant que social. « Désastre annoncé – la France roule à l’abîme – pouvait-on prévoir dès juin 2017, en pleine euphorie béate du « nouveau monde ». Aujourd’hui, elle se trouve vraiment au bord de l’abîme. Et l’aveuglement de la classe dirigeante, face à l’évidence, fait froid dans le dos."
https://maximetandonnet.wordpress.com/2019/12/10/letrange-aveuglement/

Quant au fond, sur la critique et la disparition programmée des "régimes spéciaux", sans doute n'est-il pas inutile de lire ce qu'en pense Descartes sur son blog : http://descartes-blog.fr/2019/12/12/pourquoi-il-faut-garder-les-regimes-speciaux/

Le problème reste que nos dirigeants font uniquement de la com en matière de réforme comme de gouvernance. Mais la population n'est plus dupe des éléments de langage qui lui sont dispensés à longueur de médias audiovisuels comme de presse écrite.

Isabelle

@ sylvain

Un KO magistral : la victoire de Boris

Au suivant... comme le chantait Jacques Brel.

Espérons que d'autres pays, à présent, vont vouloir reprendre le contrôle de leur avenir et de leur destin au lieu de se faire broyer par les instances européennes, aux ordres de l'Allemagne bien souvent.

Wait and see...

Ce Boris Johnson a un petit air de Winston Churchill. Le même sourire flegmatique...

Lucile

@ Achille | 13 décembre 2019 à 09:34

Vous avez raison, à C dans l'air, chacun attend que l'autre ait terminé pour placer son petit mot, à tel point que le déroulement du dialogue paraît avoir été préparé dans les coulisses. Aucune rivalité, aucune dissension, mais une juxtaposition convergente de réflexions. La maîtresse des lieux est vigilante et impliquée ; elle connaît d'avance les réponses et orchestre leur succession sans rebondir sur l'information ou l'idée inattendues qui auraient pu donner une autre tournure aux conclusions auxquelles l'équipe veut faire parvenir l'auditeur. Tout est bien découpé, on sait où l'on va. L'ensemble est de bonne tenue, mais ne fait pas vibrer les neurones.

Sophie

@ Mitsahne

Chacun pour soi et Dieu pour personne.

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@ Lucky look
"Ce ne sont plus des journalistes mais des propagandistes des désirs du pouvoir central"

Ce n'est plus du journalisme en effet, c'est de la propagande d'Etat et ce avant les élections présidentielles, ils étaient déjà tous pro-Macron...
Ces élections présidentielles étaient pipées dès le départ.

Heureusement, Boris Johnson a donné la parole à ses citoyens et ils lui ont répondu favorablement.

Enfin, un homme politique qui tient compte de SES citoyens, qui leur donne la parole et qui les respecte.

La Grande-Bretagne nous montre la voie à suivre. Les citoyens doivent reprendre le contrôle de leurs nations respectives.

Achille

@ Tissot | 13 décembre 2019 à 10:42
« Nulle coupure de courant, nulle baisse de production, alors qu'il serait facile d'étendre le conflit à l'ensemble du pays sans difficulté plutôt que de le cantonner aux seuls transports en commun. »

Vous avez dit pas de coupures de courant ?

Attendons les résultats de l'enquête...

Exilé

@ Mary Preud'homme
« Néanmoins, d'après une intervenante de ce blog, il semblerait que je doive remercier et être reconnaissante à l'égard de ces gens qui ont pourri ma vie durant plusieurs décades afin prétendument de sauver ma retraite ! »

Vous savez bien que ces gens-là se moquent comme de l'an quarante de votre retraite, de la mienne et de celle de quelques autres millions de Français.
Ce qui les intéresse - en plus de créer de l'agitation pour l'agitation - est l'accroissement de leur panier de privilèges délirants, retraite comprise.

Et dans un pays où l'on nous rebat les oreilles avec des expressions comme « égalité », « justice sociale » etc., ce sont en fait les fourmis pauvres, qui ont réellement cotisé sou après sou pendant des années, qui doivent assurer le bien-être des cigales riches, y compris quand ces dernières profitent (au mauvais sens du terme) de leur retraite plusieurs années avant elles...

Nous marchons sur la tête.

Tissot

Étrangement, les salariés d'EDF sont particulièrement discrets dans le mouvement. Ils ont pourtant, eux aussi, un régime particulier de retraite enviable. Nulle coupure de courant, nulle baisse de production, alors qu'il serait facile d'étendre le conflit à l'ensemble du pays sans difficulté plutôt que de le cantonner aux seuls transports en commun. On peut se demander si cette entreprise n'a pas déjà reçu des assurances pour éviter que le conflit ne prenne une forme beaucoup plus substantielle... et fatale pour le projet gouvernemental.

Lucky look

@ Mitsahne | 12 décembre 2019 à 18:02

Excellent commentaire, brillant résumé de la situation économique, sociale et politique.

Pinocchio, dit aussi Freluquet 1er, est peut-être la dernière grande catastrophe que connaîtra ce pays qui ne sera plus jamais lui-même.

Un pays humilié, meurtri, spolié, sans frontières ne peut plus espérer.
Les barbares et leurs mécènes peupleront cet espace qui aura vécu une grande aventure humaine mais dont sa descendance actuelle aura tout gaspillé.

Cordialement.

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@ sylvain | 13 décembre 2019 à 09:43
"On a vraiment les journaleux les plus c*ns du monde"

Ce ne sont plus des journalistes mais des propagandistes des désirs du pouvoir central qui lui-même est piloté par des volontés obscures qui lui donnent des ordres depuis la France et l'étranger.

Xavier NEBOUT

L'escroc a acheté les policiers en accordant la poursuite du régime spécial à ceux qui ne sont pas sur le terrain.

D'une manière générale, comme à son habitude, il va lâcher du lest de tous les côtés pour s'en sortir. Il suffira de grossir la dette et d'augmenter encore les impôts - cette fois ça s’appellera des cotisations.

Nouvelle réforme du droit pénal, dite réforme Delevoye: si on rembourse ce qu'on s'est fait piquer à avoir volé, on ne sera pas poursuivi.

Lorsque je songe aux centaines de pauvres bougres qui ont été fusillés pour l'exemple pendant la Grande Guerre et réhabilités ensuite, moi, j'en mettrais bien quelques-uns sur un poteau pour l'exemple sans risque de me tromper.

sylvain

Un KO magistral : la victoire de Boris

Tous les merdias gauchiasses Borisjohnsonophobes ont pris une gifle cinglante, un camouflet magistral, un flop fiasco monumental de la part de Boris Johnson Superstar.

A peine remis de leur gueule de bois qui a suivi la victoire de Trump, nos malheureux journalopes sont muets ce matin ; imaginons si Corbyn avait gagné, ce dernier aurait fait la une des PQ gauchiasses : "victoire éclatante" "camouflet cinglant" "gifle magistrale" etc. contre Johnson.

On a vraiment les journaleux les plus c*ns du monde, consommateurs effrénés de pilules difficiles à avaler.

Giuseppe

Je m'en vais vérifier si je n'ai pas un diplôme de think tank pour occuper un peu d'espace... Et il nous raconte des retraites de 1 000 € ! alors que l'âge recule pour des carrières complètes et pour des rémunérations au SMIC... Ouf ! Celui qui y sera éligible devra prendre un ticket de Loto il aura sans conteste beaucoup plus de chances de toucher.

La retraite par points existe depuis belle lurette chez Arrco-Agirc qui ont fondu leurs régimes en 2019 pour ce qui est des complémentaires, la valeur du point vient juste d'être libérée après des années de gel.

Et comme aujourd'hui c'est bien flou, c'est qu'il y a un gros loup, en même temps, comme dirait Martine.

https://www.liberation.fr/checknews/2019/12/11/delevoye-n-avait-pas-le-droit-d-exercer-une-activite-professionnelle-en-plus-de-ses-fonctions_1768580

Achille

Quelle différence de qualité des débats entre C dans l’air où les invités parlent à tour de rôle sans s’interrompre et l’Heure des Pros où tout le monde parle en même temps empêchant ainsi le téléspectateur effaré de comprendre le moindre mot de ce qu’ils essaient de dire.

Il est vrai que dans C dans l’air ce sont généralement des spécialistes du sujet traité qui sont invités, alors que dans l’Heure des Pros ce sont essentiellement des polémistes généralement bien à droite et qui n’ont de cesse que de débiter leur laïus maintes fois entendu.
Le seul qui dise des choses cohérentes dans cette émission c’est Gérard Leclerc… enfin quand il peut en placer une, bien sûr !

PS : je fais exception pour Philippe Bilger qui participe à cette émission tous les mercredis et qui n’est pas toujours à la fête. :)

Exilé

@ Mitsahne
« des syndicats (...) peuvent, sur un simple mot d’ordre, paralyser le pays aussi longtemps qu’ils le veulent aux frais du contribuable qui subit. »

Mais il faut comprendre que nous ne sommes plus dans le domaine du travail mais dans celui de la politique d'inspiration révolutionnaire.

« Que vaut-il mieux ? Avoir 18 % des voix, ou être maître de la SNCF, d’EDF et des ports ? »
Jean-Baptiste Doumeng, surnommé le « milliardaire rouge », le 24 février 1985, sur TF1

Isabelle

La retraite, un casse-tête.
L'immigration, un casse-tête pour l'Europe.

Ils avouent, peut-être, que le nombre d'arrivées pose problème:
"Les arrivées via la frontière terrestre avec la Turquie sont également en augmentation depuis 2018. En 2019, plus de 14.000 personnes ont emprunté ce chemin périlleux, selon le HCR. Ce déplacement massif de demandeurs d'asile en France sera le premier depuis la fin du programme européen de «relocalisations» mis en place en 2015, au plus fort de la crise migratoire, visant alors à soulager l'Italie et la Grèce de l'afflux de migrants fuyant la guerre ou la misère."

https://www.20minutes.fr/societe/2673339-20191212-france-accueillera-400-demandeurs-asile-arrives-grece

Nous n'avons plus d'argent pour les retraites mais nous allons sans doute trouver de l'argent pour l'afflux de migrants. 400 qui arrivent de Grèce.

Pour le moment, ce sont les actifs et les retraités qui paient les aides diverses et variées aux migrants...

boureau

Brexit

Victoire écrasante des conservateurs et de Boris Johsonn pour les élections à la Chambre des Communes.

Ils sont fous ces peuples qui ne veulent pas obéir aux ordres des élites et des médias !

L'Histoire avance malgré tout.

Félicitations.

Cordialement.

Vamonos

Le treizième mois est pour les nantis qui ont "travaillé" 12 mois. Ceux qui ont fait grève au mois de décembre n'ont logiquement pas droit au treizième mois.

Achille

Eric Zemmour, on aime ou on n’aime pas, mais dans son face à face d’une demi-heure tous les soirs sur CNews, il a le mérite de faire ressortir la substantifique moelle de ses invités.
C’est ainsi que j’ai découvert une personnalité intéressante dans les échanges avec Gaspard Gantzer. Il s’est fort honorablement tiré du test de la « planche à secousses » EZ.
Je pense qu’il possède tous les atouts lui permettant d’avoir un destin en politique.

Parisien pure souche contrairement aux parachutées Anne Hidalgo et Rachida Dati, je pense qu’il ferait un excellent maire de Paris. Fonction qui serait pour lui un bon marchepied pour la suite de son parcours politique. Bon vent à lui !

Wil

"Victoire par KO ou défaite aux points ?"

Va savoir...
https://www.youtube.com/watch?v=x9qtBUtOArU

Claude Luçon

Depuis des années nous entendons les Français se soucier, pleurer presque, du futur de leurs enfants et petits-enfants ! Or des Gilets jaunes aux cheminots, il est surtout question de leur pouvoir d'achat, aujourd'hui, pas dans une ou deux générations, maintenant !

"L'envie, le ridicule honteux, la dignité. Un triptyque signifiant" écrivait Philippe dans le billet précédent, ajoutons "hypocrisie" !

Robert Marchenoir

@ PAUL | 12 décembre 2019 à 17:07
"On lit dans L'Huma que la multinationale BlackRock, spécialiste des fonds de pension américains, aurait déjà eu un rendez-vous avec Macron"

Donc, nous sommes bien d'accord que vous êtes pour la retraite par capitalisation ? Avec des fonds de pension français ? Vous êtes pour la suppression de la retraite par répartition (même à points), pour la suppression du monopole de la Sécurité sociale, pour l'abolition des cotisations dites "sociales" et pour le versement du salaire complet, permettant à chacun de s'assurer où il veut, aussi bien pour la maladie que pour la retraite ? Y compris auprès d'assureurs patagons si ça lui chante ? C'est bien ce que vous vouliez dire ?

Si les retraites des Français étaient gérées par BlackRock, les frigos ne seraient pas "vides après le 15 du mois".

Que voulez-vous exactement ? Râler, ça vous savez faire, mais à part ça ?

Giuseppe

@ Tomas
"...à moyen terme, faire comprendre aux hauts salaires et aux actionnaires qui demandent et obtiennent des dividendes de 20 %, ou aux propriétaires de quarante appartements vivant sur leurs loyers, que le temps des vaches grasses c'est fini et qu'il va falloir un peu réduire le train de vie."

C'est surtout cela le fond du sujet, en grande partie, que personne ne veut aborder.

Le boulanger travaille la nuit, les chantiers travaillent la nuit ou en horaires décalés, les employés municipaux de Barcelone travaillent la nuit pour nettoyer les rues, tout ce cirque parce que les serviteurs de la SNCF travaillent la nuit ou ceux de la RATP... Il faut les comprendre aussi même si leur niveau de pension est stratosphérique à qualification équivalente, du moins à la RATP, cela fait partie d'un contrat et ils s'y accrochent.

Par contre leur faire entendre qu'ils devront renoncer à des... privilèges - allez, disons-le ainsi - cela ne va pas être de la tarte. Rentrer dans le rang et réduire brutalement des avantages qui datent depuis des décennies avec un pouvoir de nuisance important... Tout ça n'est pas simple, et en plus mal abordé, improvisé, toujours encore aussi flou, les mois à venir vont être eux plutôt chauds, difficile d'imaginer la suite. Apparemment un moratoire a été trouvé avec les syndicats de policiers, c'est un mauvais signe me semble-t-il :
"...et puis maintenir le régime de retraites des policiers dans le contexte de rejet général de la police actuel, c'est pas très malin non plus", je le pense aussi.

L'ensemble fait bien amateur dans un pays qui hoquette beaucoup depuis quelques mois, sur fond de misère sociale et professionnelle pour quelque 9 000 000 de citoyens.

Marc GHINSBERG

La fin des Gilets jaunes ?

Un mot tout d’abord sur Xavier Bertrand qui critique le gouvernement. Philippe Bilger lui voue une grande admiration et n’exclut pas pour lui un grand destin. Il a été plusieurs fois ministre, notamment ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité. Qu’a-t-il fait en matière de réforme des retraites ? Réponse : rien ! Ce qui l’autorise aujourd’hui à critiquer ceux qui essaient de faire quelque chose.

Venons-en au bras de fer qui oppose syndicats et gouvernement. Cela me semble en premier lieu être la revanche des syndicats sur les Gilets jaunes. Ceux-ci ont quasiment disparu. Le petit noyau d’irréductibles se confond de plus en plus avec les casseurs ou se trouve réduit à se fondre dans les manifestations organisées par les syndicats. Ces derniers ont montré qu’ils étaient capables de mobiliser bien plus de manifestants que les Gilets jaunes n’ont jamais pu le faire, et surtout que la CGT et SUD pouvaient bloquer, grâce à leurs derniers bastions en l’occurrence la SNCF et la RATP, une partie du pays et prendre le « peuple » (surtout le petit peuple) en otage. Les Gilets jaunes, sans structure, sans représentant, sans position et sans arguments qui leur soient propres, sont inexistants dans le débat et bien sûr dans les négociations.
Les syndicats ont repris la main sur la question sociale.

Un autre front oppose les syndicats entre eux : les contestataires (CGT, SUD) d’un côté, les réformistes (CFDT, UNSA) de l’autre. La question de l’âge pivot a provoqué une union provisoire. Pour ma part, je pense que syndicats réformistes et gouvernement trouveront un accord. La CFDT dira qu’elle obtenu des avancées, le gouvernement et le Président diront qu’ils auront maintenu l’essentiel de leur réforme tout en faisant preuve de souplesse, contrairement au reproche qu’on leur fait en permanence.

Il y aura (c’est mon pronostic avec bien sûr le risque d’avoir tout faux) deux vainqueurs : la CFDT, et le Gouvernement.
La CGT se posera de nouveau en syndicat contestataire, et les Gilets jaunes rejoindront les coffres des voitures.

boureau

Zemmour ferait-il peur à ce point ?

L'Elysée commencerait à s'inquiéter de la montée en puissance de la notoriété de Zemmour à travers l'émission de CNews "Face à l'Info".

C'est ainsi que J.M. Dumontet, le producteur de l'émission "C'est Canteloup", très proche d'E. Macron, fait jouer par l'humoriste Canteloup dans son émission très regardée, une caricature infâme d'Eric Zemmour, le montrant proche du nazisme.

Les bassesses du pouvoir ne sont pas réservées qu'aux régimes totalitaires.

Cordialement.

Mary Preud'homme

Sur 45 ans d'activités, dont 37 en France et 8 à l'étranger (USA et Royaume-Uni) j'ai dû faire face à de multiples grèves pour un oui pour un non (essentiellement du fait de "débrayages" de fonctionnaires ou assimilés du secteur public français, SNCF, RER, métro, Education nationale etc.), lesquels m'ont causé une multitude de problèmes en termes d'heures supplémentaires, galère dans le transports, frais de garde etc. Et au final une perte financière de l'ordre de une année et demi de salaires en euros constants !

Néanmoins, d'après une intervenante de ce blog, il semblerait que je doive remercier et être reconnaissante à l'égard de ces gens qui ont pourri ma vie durant plusieurs décades afin prétendument de sauver ma retraite !

GARCIA  JR

"Nous sommes arrivés dans une impasse où les leaders syndicaux et politiques se perdent en invectives sans vouloir écouter les arguments du gouvernement.
Personne ne sortira vainqueur de cette situation détestable à commencer par les Français les plus précaires qui ne bénéficient pas de régimes spéciaux.
On est mal !"

Oui on est mal, à cause de quoi ? de qui ? de ceux qui nient la réalité sociale, démographique, économique, pour leurs seuls intérêts catégoriels, CGT et autres syndicats suiveurs, aveugles et sourds, cela fait beaucoup pour si peu de monde !!
Oui certaines personnes l'ont déjà suggéré, une suspension du processus de trois mois pour expliquer et réexpliquer à ceux qui n'ont pas compris le pourquoi de cette réforme, et un référendum avec une question simple et limpide "êtes-vous pour ou contre cette réforme telle que proposée par le gouvernement", et là, je pense que l'on sera surpris à l'arrivée.

Tomas

Ah oui c'est sûr elle a été mal conduite la discussion, mais c'est un classique.

ll faut dire qu'on peut s'interroger sur les bienfaits d'un système universel comme meilleure réalisation de l'optimum social, si c'est un des buts de la réforme.

Ça n'en est pas un, puisque l'objectif est de baisser le coût du régime des retraites, d'où le coup du système à point. Dans un discours au patronat malheureusement pour lui filmé, Fillon avait été limpide: avec la retraite par point tu baisses le prix du point et tout baisse.

Or le signal des Gilets jaunes aux "élites" (i.e les hauts revenus) est clair: nous aussi on veut se goinfrer un peu, on veut notre part. Revendication pas illégitime après la crise de 2008 qui a fait mal aux petits salaires et a provoqué beaucoup de licenciements. Donc la population suit quand même, et puis maintenir le régime de retraites des policiers dans le contexte de rejet général de la police actuel, c'est pas très malin non plus.

Les cheminots de la RATP et de la SNCF l'ont dit: avec notre treizième mois on tiendra sans souci.
Il vaudrait mieux donc:

- à court terme, tout arrêter, ça soulagera les gens avant les fêtes et puis on va vite en arriver au stade où la grève coûtera plus que ce qu'elle devait nous faire économiser.
- à moyen terme, faire comprendre aux hauts salaires et aux actionnaires qui demandent et obtiennent des dividendes de 20 %, ou aux propriétaires de quarante appartements vivant sur leurs loyers, que le temps des vaches grasses c'est fini et qu'il va falloir un peu réduire le train de vie.

Cette mesure d'année de référence est aussi, évidemment, de la dernière stupidité. Sarkozy a ravivé les fractures ethniques, Hollande pas fait attention aux fractures sociales, Macron réinvente la fracture générationnelle. Il est parfaitement normal que les syndicats s'y opposent.

J'entends déjà ceux qui me sortiront qu'ils sont minoritaires. Pas forcément à la SNCF, d'abord. Et oui ensuite ce ne serait pas la première fois qu'une minorité éclairée montre la voie à une masse encore endormie par trente ans de catéchisme libéral-européen mais qui se réveille doucement. Les autres pays riches suivront le même mouvement, ça va vite: en 2006 Sanders était le premier élu socialiste au Congrès de l'histoire américaine, dix ans après il a failli griller l'establishment et sa candidate Hillary Clinton...

Pierre Blanchard

@ Mitsahne | 12 décembre 2019 à 18:02

Erreur et approximation y a-t-il dans le texte et l'origine de votre citation ?

https://dinoutoo.pagesperso-orange.fr/histo/lac1.htm
https://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/13832.php
https://www.zinfos974.com/Encyclopedie-des-mots-historiques-La-Chaise-vers-1810_a96825.html

Michelle D-LEROY

"Celle du 10 décembre a mobilisé moitié moins à Paris et en province mais les incommodités pour les non grévistes ont été énormes." (PB)

Oui la galère continue et particulièrement en région parisienne ou les salariés non grévistes du public ou du secteur privé sont pris en otage, non seulement parce que les transports les obligent à des contorsions diverses et variées pour aller au travail mais aussi pour faire garder leurs enfants parce que les écoles primaires ou maternelles sont fermées un jour sur deux.

Certes j'ai personnellement connu cela sans portables, sans télétravail, sans covoiturage et autres substituts mais quand même en décembre avec la pluie c'est difficile.

Alors de deux choses l'une, où le Président et son gouvernement sont maladroits, inexpérimentés et surtout méprisants ou bien c'est voulu pour diviser les Français. Diviser pour mieux régner. Faire que le privé soit en colère contre le public pour mieux le mettre au pas côté retraite une fois les municipales passées. Une cible à la fois. Mais vu que M. Macron est d'abord un tacticien pour sa gloire personnelle, je crains que ce ne soit la deuxième solution qui soit la bonne.

Je ne décolère pas après ce gouvernement méprisant. Aucun des précédents présidents aussi mauvais fussent-ils n'auraient osé se comporter avec cette autosuffisance et ce mépris.

Et même si les régimes de retraites étaient sans conteste, trop favorables par rapport à ceux du privé et que la complexité des 42 régimes ne pouvaient être gommée d'un coup, il y a des façons de faire. Ignorer les syndicats et les salariés futurs retraités à ce point, il faut avoir une dose de suffisance incroyable.
L'empathie n'est pas la marque de la macronie.

Et puis l'affaire de M. Delevoye qui préconise de baisser les retraites et qui cumule emplois-retraites lui-même est tout de même très effronté pour ne pas dire plus.

En attendant, ce sont des Français qui essayent de poursuivre avec courage leurs activités à la veille des Fêtes, en déployant des trésors d'ingéniosité pour continuer à travailler sans même savoir à quelle sauce ils seront mangés à la retraite tant les explications sont floues. Quant au simulateur de retraites, j'ai du mal à comprendre comment quelqu'un né en 1975 pourra se faire une idée de sa future retraite. Tout cela est très ténébreux.

En attendant, la Grèce nous envoie 400 migrants, au moins s'il n'y a plus d'argent pour les retraités, il en reste pour accueillir toute la misère du monde !

Exilé

@ Denis Monod-Broca
« La retraite était à 65 ans. Mitterrand l'a ramenée à 60 ans, par démagogie. »

Quand les Français ont laissé les hommes de l’État - mais pouvaient-ils les en empêcher ?- faire main basse en 1945 sur la gestion de leurs retraites, ils ont commis une lourde erreur dont les conséquences sensibles qui se sont manifestées avec une hystérésis de quelques dizaines d'années étaient pourtant prévisibles aux esprits clairvoyants.

Un effet pervers de ce système est qu'il ne peut que transformer même les moins malhonnêtes des hommes politiques en véritables escrocs, du moins pas sur le plan de l'enrichissement personnel (quoique) mais sur le plan de la tromperie clientéliste.

M. Mitterrand qui s'est fait élire en ayant promis aux Français du temps libre « gratuit » sous la forme d'une cinquième semaine de congés payés (payés tout de même par eux-mêmes, du moins pour les salariés) et surtout la retraite à soixante ans, dont l'annonce a fait des ravages chez les jeunes électeurs, est l'archétype même de ce mécanisme.
J'ai déjà eu l'occasion d'exposer ici comment cette mesure a été accueillie en 1981 dans mon environnement professionnel par des gens supposés pas trop idiots mais qui semblaient alors avoir complètement perdu leurs capacités de raisonnement, comme les enfants d'Hamelin entraînés à la noyade par le joueur de flûte du conte.

Bien entendu M. Mitterrand était le premier à savoir que ce genre de promesse choc ne lui coûtait absolument rien et n'entraverait pas sa carrière politique et qu'il serait mort bien avant que les premiers signaux d'alerte n'aient pu faire surface...
Après moi le déluge.

Nous devons maintenant affronter le déluge mais le pire est que les successeurs de M. Mitterrand n'ont rien fait pour redresser la barre.
Mais nous touchons là au problème de la démocratie : qui pourrait se faire élire en promettant de la sueur, du sang et des larmes ?

Lotus

Bonsoir monsieur Philippe Bilger,

"C'est le pays qui dans ce combat, en 2022, jettera l'éponge et tranchera. Une boxe démocratique qui aura ainsi son issue."

Mais 2022 est trop loin, beaucoup trop loin, une hémorragie doit être stoppée en urgence. Macron doit partir d'une manière ou d'une autre et tout de suite
car il est maintenant détesté par une grande majorité de Français.

Il n'y a pas que le problème des retraites, c'est toute l'économie du pays qui doit être sauvée. La nouvelle gestion des retraites n'est qu'un leurre.

Trop de parasites institutionnels sucent le sang de la nation, voilà où est le mal.

boureau

"Victoire par KO ou défaite aux points ?"

Ce n'est pas le problème cher P. Bilger !

Je reprends l'anecdote célèbre, Louis XVI au duc de Liancourt :

"Mais c'est une révolte" "Non Sire c'est une révolution".

Comme il n'avait pas vu venir le mouvement des Gilets jaunes, E. Macron et les élites qui l'entourent ne voient pas monter la révolte.

Cela finira mal.

Cordialement.

PS: Le niet de la CFDT a changé la donne. S'en rendent-ils compte là-haut ?

Ex abrupto

Êtes-vous paramétrique, systémique ou bordélique ?
Les trois mon capitaine.


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