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29 janvier 2020

Commentaires

Oblabla

@ Denis Monod-Broca

Ôte ta barbe Zemmour, on t'a reconnu. Plus sérieusement, bien d'accord.

Catherine JACOB

« Il aide à arbitrer nos joutes sur Gabriel Matzneff: en récusant, bien en avance sur notre temps, le fait que "l'arbitre doive être exempté des lois morales qui pèsent sur les gens ordinaires", il refuse toute immunité artistique au prétexte "qu'il suffirait de prononcer le mot magique d'art et tout est permis". »

D’où George Orwell est-il plutôt kantien, de ce Kant qui nous dit au chapitre 59 du Livre I de la « Critique de la Faculté de juger » intitulé De la beauté comme symbole de la moralité que, « Le beau est le symbole du bien moral » - Cf. analyse par agrégé de philo ENS -, plutôt que nietzschéen, de ce Nietzsche qui p. 192 et 193 du Crépuscule des Idoles, nous dit ceci : « La lutte contre la fin de l'art est toujours une lutte contre les tendances moralisatrices dans l'art, contre la subordination de l'art sous la morale. L'art pour l'art [en français dans le texte allemand] veut dire : "Que le diable emporte la morale !" »

Il me paraît intéressant que cette expression « L’art pour l’art » qui fait écho quelque part à « tout est permis », soit mise en français dans le texte nietzschéen.

Maintenant, l’écrivain pédophile est-il un si grand écrivain qu’on puisse considérer que l’homme ait le droit de disparaître derrière l’œuvre comme on peut considérer que la pingrerie d’Hegel soit négligeable en regard de l’intérêt de « La logique du Concept » ?? et ce qui est en définitive le fond de la question.

Ce n’est pas la récompense et la reconnaissance de ses contemporains qui font le prix de l’œuvre, en témoigne si besoin était l’œuvre musicale de Mozart ainsi que cette célèbre anecdote :
« Après la première représentation du singspiel L'enlèvement au sérail en 1782 à Vienne, cette remarque de l'empereur Joseph II passée à la postérité: « Une musique formidable mon cher Mozart, mais il y a cependant quelque chose... Il y a je pense trop de notes dans cette partition ! ». Sur quoi, Mozart répondit : "mais quelles notes voulez-vous donc que j'enlève ?", ce qui ne fut pas sans embarrasser le souverain.. »

Pour en revenir à la pédophilie, j’ai appris grâce à « Secrets d’Histoire » que l’empereur Tibère descendant de la gens Claudia était un pédophile qui se livrait à ce vice en public à l’occasion des fameuses orgies de Capri (rapporté par Suétone, amateur de détails scabreux). D’autres contemporains (le républicain de cœur, Tacite) le décrivent également comme capable d’une infinie cruauté, mais ce que retient l’historiographie contemporaine, c’est une grande intelligence politique et des capacités stratégiques remarquables. Faut-il rayer ces qualités de l’Histoire pour sanctionner post mortem ses vices présumés et marteler ses bustes comme les Talibans ont dans le cadre de leur politique de répression du vice et de promotion de la vertu, entrepris la démolition des grands Bouddhas de Bâmiyân ???

Denis Monod-Broca

La question principale, la seule qui compte au fond, est celle-ci : croyons-nous au sens de nos mots ?

"Plan de paix" dans la bouche de Trump n'a pas le sens de "plan de paix". Ne nous lassons pas de le répéter.

Si le mot "paix" est utilisé à la place du mot "guerre", ou à la place du mot "domination", comment espérer la paix ? C'est vrai, ce n'est pas bien nouveau, la pax romana n'était la paix que pour les Romains. Ce constat vaut-il consolation ?

—————————-

@ Marcel
"Avez-vous l'impression d'être un partisan de la paix ?"

Au moins je ne prétends pas avoir rédigé un "plan de paix" qui n'a de paix que le nom.

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@ boureau
"Ce plan n'aura effectivement pas d'effet"

Dénommé "plan de paix, il n'est ni "de paix", ni même "plan", mais tout au plus une description du statu quo.

Exilé

@ Metsys
"...des progressistes du genre d’Edwy Plenel ou de Bernie Sanders, dont les doutes coupables ont été levés lors d'un séjour dans les caves du Ministère de l’Amour"

Mais nous avons la chance d'avoir grâce au travail de sape de madame Nyssen et de son successeur, de bénéficier de fait d'un Ministère de la Vérité chargé de traquer les fake news (dialecte orwello-macronien) c'est-à-dire les nouvelles non fidèles à la doxa.

Pour empêcher les médias non conformes de remplir leur sale besogne consistant à appeler un chat un chat, une nouvelle loi a été votée permettant de leur couper les vivres en dissuadant leurs annonceurs potentiels de faire affaire avec eux.

Et c'est ainsi qu'au pays de la liberté (quinte de toux), sachant que la liberté c'est l'esclavage, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Marc GHINSBERG

@ sbriglia
"La devise du progressiste : "C'était mieux après", est encore plus topique…"

La devise du germanopratin nostalgique (pléonasme) : "Il n'y a plus d'après..."

sbriglia@boureau

"On revient toujours et encore une fois à la sentence de Bossuet "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."
Rédigé par : boureau | 29 janvier 2020 à 11:33

Quelle est la punition, déjà ?

Allez, un gage : lire dix fois dans la journée un commentaire de Lodi/Noblejoué et en faire un résumé en deux lignes.

Ce n'est pas mission impossible pour vous, cher boureau.

Mais attention : le prochain qui nous ressort cette phrase c'est une compilation in extenso des commentaires du susdit depuis sa présence sur le blog.

Exilé

@ Isabelle
"L'individu obsédé par le rejet de tout déterminisme est entré dans une course sans fin. Ce qui est certain c'est que cette attitude produit une société de lutte, où les citoyens sont constamment en guerre les uns avec les autres."

Il s'agit là d'une conséquence d'une idéologie des droits de l'homme débridée, ayant pris le pas sur l'approche plus modeste et plus humaine qu'était le droit des gens.

De nos jours, l'homme (certains diraient l'Homme) se prend pour le centre du monde, après en avoir chassé Dieu et se croit tout permis.

Et les prétendus droits de l'homme ne peuvent que conduire à une infinité d'affrontements de « droits », non accompagnés des devoirs correspondants, dans une lutte de tous contre tous.

Metsys

« Sa pensée singulière s'inscrivant dans un universel caractérisé principalement par une intuition géniale et lucide - donc pessimiste - du futur »

Que oui !
Une rapide recherche sur Internet m’a appris que, s’il existe plusieurs chestnut cafes aux Etats-Unis, il n’y a encore aucun café du châtaignier dans la ville de Washington. Mais je suis sûr qu'on en ouvrira bientôt un, surtout si Donald Trump est réélu.
Je rappelle que dans les établissements de ce nom, des progressistes du genre d’Edwy Plenel ou de Bernie Sanders, dont les doutes coupables ont été levés lors d'un séjour dans les caves du Ministère de l’Amour, boivent du mauvais gin en résolvant des problèmes d’échecs inutiles et écoutent les nouvelles au télécran. Ces annonces retentissantes, dont chacune revient sur celle de la veille, sont toujours prononcées dans une novlangue impeccable truffée de « good », « bad », et au superlatif de « terrific » et autres « tremendous ». Un modèle possible :

Des fragments de phrases triomphantes traversaient le vacarme : « Vaste manœuvre stratégique – parfaite coordination – défaite complète – un demi-million de prisonniers – complète démoralisation – domination de toute l’Afrique – amène la guerre à une distance de sa fin que l’on peut évaluer – Victoire ! la plus grande victoire de l’Histoire de l’humanité ! Victoire ! Victoire ! Victoire ! ».

Si ma mémoire est bonne, à la fin de 1984, Big Brother n’a pas encore réussi à rétablir la paix au Moyen-Orient, en dépit de tous ses unbelievable successes, big victories et autres faits alternatifs...

fugace

Méditons, méditons, me dit-on.

La démocratie se suicide si elle se laisse envahir par le mensonge, le totalitarisme s’il se laisse envahir par la vérité (?);

"J'aime la vérité. Je crois que l'humanité en a besoin ; mais elle a bien plus grand besoin encore du mensonge" (Anatole France)

"Les convictions sont des ennemies de la vérité plus dangereuses que les mensonges" (Friedrich Nietzsche)

"L’État nous ment, l'Etat nous vole, l'Etat nous pille et notre premier devoir est de nous opposer à ses entreprises" (Friedrich Nietzsche)

De manière originale, Friedrich Nietzsche part d'une analyse du mensonge et de son accueil par le public pour montrer que la vérité comme le mensonge sont discrédités lorsqu'ils sont préjudiciables à l'homme. Il en conclut que l'homme n'accorde de valeur à la vérité que lorsqu'elle lui est bénéfique.

Lucile

La gauche d'Orwell n'a rien à voir avec la gauche française, ni avec la gauche d'après-guerre.

Orwell a été anarchiste avant de se rapprocher du socialisme, tout en gardant toute sa vie une haine inextinguible du communisme, à l'encontre de nombreux intellectuels de gauche de l'époque. Il a aussi dénoncé le pacifisme, qui pensait-il, finissait toujours par servir les intérêts de l'agresseur, au moment où Hitler commençait à montrer ses intentions. On aura par conséquent du mal à reconnaître les gauches française ou anglaise de l'après-guerre dans ses idées politiques. Il a penché à gauche parce qu'à l'époque la gauche indubitablement était moins éloignée que la droite de sa position ; elle permettait alors à un "libertarian" comme lui de se rallier à elle.

Il se peut que le journal Le Monde sente à quel point la politique par lui souvent défendue est visée par l'œuvre d'Orwell. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il prend soin de préciser qu'Orwell était de gauche, ce qui a posteriori, donnerait à cet auteur le droit de fustiger le politiquement correct et de mettre en lumière le penchant épisodique de la gauche pour certains des pires régimes politiques qui puissent exister.

Orwell est d'abord et avant tout l'ennemi des utopies.

Il s'est battu contre le totalitarisme, aucun camp ne peut se l'attribuer, sinon celui de la lucidité, du langage vrai, et de la liberté de l'individu contre la tyrannie du tout-Etat. Mais si la gauche se réclame d'Orwell et adopte sa vision politique, magnifique, on n'aura plus à craindre le désastre si intelligemment décrit dans "La Ferme des Animaux". Chiche ?

Claude Luçon

Il serait intéressant de mettre à jour "La Ferme des animaux" et "1984", avec les énarques dans le rôle des cochons pour le premier et les Mark Zuckerberg, Bill Gates, Steve Jobs, NSA, CIA et quelques Chinois dans le rôle de Big Brother pour le second.

Il est bien dommage que nous n'ayons plus aujourd'hui d'analyste de la société de ce calibre.
Il n'était ni de gauche, ni de droite, tout bêtement humain, mais intelligent, avec un grand cœur sans pacemaker et un solide cerveau pas encore bombardé par des micro-ondes !

boureau

@ Denis Monod-Broca

"Plan de paix de Trump"

Ce plan n'aura effectivement pas d'effet.

Mais non pas pour ce que vous écrivez, mais tout simplement parce que les Palestiniens ont perdu sur tous les plans. Et surtout ont refusé à plusieurs reprises dans l'histoire récente des accords, certes coercitifs, mais qui auraient vraisemblablement débouché sur des conditions meilleures pour les Palestiniens.

Ils n'ont plus aucun atout en mains. Leurs deux grands protecteurs : l'Arabie Saoudite et l'Egypte sont devenus des alliés d'Israël. Le train de l'Histoire est passé pour eux.

De plus, il existe peu dans le monde de dirigeants de nomenklatura plus corrompus que ceux qui contrôlent cette communauté. Presque toute l'aide financière internationale file vers les précieux comptes bancaires du Liban.

Il ne faut pas oublier que l'Union européenne (dont la France) finance régulièrement la paie des fonctionnaires palestiniens. Sans oublier de multiples autres compensations financières. Avec une Europe diplomatique muette !

Un voyage récent en Israël montre que finalement, les Palestiniens vivant dans l'Etat d'Israël ne sont pas si mécontents. Contrairement à ce que nous serinent beaucoup de médias français.

Ce que l'on s'obstine à nommer l'Etat palestinien va se dissoudre dans les sables de cet antique site de nos religions monothéistes.

Reste que la puissante démographie arabe pourrait inverser le rapport des forces en Israël dans les années à venir.

Mais de grâce, arrêtez la naïveté à deux sous avec votre slogan :"N'ayons de cesse de le dénoncer". Si je puis dire vulgairement : "les carottes sont cuites pour l'Etat palestinien" !

Cordialement.

sbriglia@Marc Ghinsberg

"La devise du réactionnaire : Ce sera mieux avant !"
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 29 janvier 2020 à 07:32

La devise du progressiste : "C'était mieux après", est encore plus topique…

(Pour Jean le Cauchois, notre petit Capelo, "topique" au sens premier du terme... non au sens second…)

Raoul Ponchon

La BBC a, devant son bâtiment, érigé une statue d'Orwell de quatre mètres en 2017.
On y a gravé sa phrase : « Parler de liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre. »
C'est un principe fondateur de la liberté d'expression.
Si quelqu'un vous dit quelque chose que vous n'aimez pas, vous lui répondez par des arguments plutôt que par des pierres.

Aujourd'hui, les gens se regroupent sur les réseaux sociaux en ne laissant pas de place à des opinions divergentes. C'est un monde triste.
ll se qualifiait comme un « socialiste vieux jeu », mais il aimait critiquer les deux camps.
Il voyait les mauvais côtés à droite comme à gauche.

Aujourd'hui, Orwell serait probablement au centre gauche, mais son combat, c'étaient les gens ordinaires et leurs libertés. En même temps, il ne critiquait pas la nécessité d'un leader politique, car c'est la nature humaine. Pour paraphraser "La Ferme des animaux", nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres.

boureau

George Orwell : 2020 !

La récupération par le journal Le Monde de George Orwell en tant que "de gauche", ne s'inscrit pas dans une démarche récente cher P. Bilger.

Le Monde comme la gauche intello, s'agace de voir le message - plutôt réactionnaire et conservateur - de cet immense écrivain visionnaire, être repris et interprété par les "populistes".

Au passage, je vous trouve bien indulgent pour Nicolas Truong, que vous qualifiez d'excellent journaliste ! Plus que l'adjectif "excellent", il me semble que le mot "sectaire" conviendrait mieux !

Vous développez dans votre billet ce qu'est devenue en fait notre société : d'un relativisme absolu. Mais cher P. Bilger, pourquoi s'en étonner. Il y a longtemps que le constat est fait. La déconstruction de tous nos repères a commencé il y a cinquante ans. Nous sommes au pic !

Comme il n'y a plus aucun repère puisque tous les cadres de pensée, d'autorité, de respect, ont été balayés, il est normal que chaque individualité s'exprime comme détenteur du savoir, de la raison, des solutions ! Et ce avec de plus en plus de violence. Et que fleurissent les experts en tous genres. Finalement nous sommes tous devenus experts !

On revient toujours et encore une fois à la sentence de Bossuet "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."

Bientôt, à la lueur de ce qui passe dans la rue, le balancier va vraisemblablement repartir dans l'autre sens et un besoin d'ordre et de réaction va devenir dominant.

Déjà, les belles âmes comme Badinter s'indignent - en grand bourgeois - des excès de cette rue qu'elles méprisent, qu'elles vomissent, et nous n'allons pas tarder à lire dans les journaux "de référence" par "d'excellents journalistes" des appels à mater ce peuple qui ne veut plus ni écouter ni suivre les oukases des élites.

Elites qui, comme dit plus haut, ont contribué plus que d'autres à la déconstruction de nos repères.

Le balancier est prêt pour son retour cher P. Bilger. Pour reprendre un terme plus éclairant : l'Histoire s'écrit en sinusoïde !

Cordialement.

olivier seutet

J’aime l’idée que la vérité existe mais que la connaissance que nous pouvons en avoir reste approximative. La seule dont nous pouvons être sûrs est la tautologie mathématique. Les autres nous sont atteignables plus ou moins bien ; plutôt moins bien dans les sciences molles que dans les sciences dures.

L’exemple le plus simple est celui de savoir si la terre est plate : dire oui est une vérité d’évidence, parfaitement efficace dans notre vie quotidienne et qui a longtemps suffi à nos aïeux ; dire non est aller un peu plus loin dans la vérité, c'est énoncer une vérité "plus vraie" que la précédente. Les experts qui nous assomment avec leurs évidences économiques, leurs urgences écologiques, leurs révélations anthropologiques, leurs évidences sociologiques ne sont pas honnêtes : ils oublient dans l’étalage de leurs certitudes les points essentiels qui sont le degré d’approximation qu’ils attribuent aux chiffres qu’ils citent, et le degré de probabilité qu’ils donnent à leurs scénarios.
Alors que triomphe la vérité quand elle n'est pas dans la bouche de menteurs.

caroff

Il est vraiment farfelu d'imputer Orwell à la gauche lorsque l'on connaît son itinéraire.
Choqué par le sort réservé aux mineurs sans-emploi d'Irlande du Nord, il se déclare socialiste tout en reconnaissant être trop libéral pour devenir communiste.
En 1937, il milite à Barcelone avec le Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) anti-stalinien. Il est obligé de fuir, pourchassé qu'il est par les communistes staliniens qui veulent liquider les militants ou sympathisants du POUM.
Il décrit les horreurs commises par les communistes staliniens dans "Hommage à la Catalogne" en 1938 et plus encore dans la "Ferme des animaux" en 1946 où il caricature les méfaits de Staline.

Orwell était un homme épris de vérité qui n'hésitait pas à nommer le réel, une étrangeté dans notre époque.
Le rattacher à une quelconque obédience comme le fait l'ex-journal de référence est donc une imposture.

Marcel

@ Denis Monod-Broca

On peut tout aussi bien dénoncer les types qui, depuis la France, ont un avis très tranché ce qu'il convient de faire des territoires palestiniens. Avez-vous l'impression d'être un partisan de la paix ?

Isabelle

Ni de droite, ni de gauche. Difficile à pratiquer quand on subit chaque jour un peu plus la tyrannie des minorités et leurs susceptibilités. La guerre de tous contre tous est à nos portes.

LA TYRANNIE DES MINORITES

"A vous entendre, on s'achemine vers une société des «susceptibles»…

Oui ; c'est le modèle de l'individu-roi qui impose sa vision des choses au reste du monde. Le respect n'est considéré comme obtenu que lorsque le point de vue individuel est reconnu et apprécié.

Il n'y a aucune limite à ce processus. On ne peut pas deviner quand et où cela s'arrêtera. L'individu obsédé par le rejet de tout déterminisme est entré dans une course sans fin. Ce qui est certain c'est que cette attitude produit une société de lutte, où les citoyens sont constamment en guerre les uns avec les autres. Le culte de l'offense est au centre de notre société et ne produit que de la division."

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/30/31001-20181130ARTFIG00354--les-minorites-et-leurs-dogmes-etouffent-nos-libertes.php

Sophie

"Orwell penseur du XXIe siècle, certes. Mais ni de droite ni de gauche. Au-delà." (PB)

La vie douillette, en somme. Malheureusement, les humains en sont loin, ils semblent préférer le conflit et l'orgueil démesuré.

"— La meilleure des sagesses. Il suffit d’écouter ses réels besoins et de les satisfaire. Revenir à Épicure, mon vieux ! Le bonheur c’est d’abord le confort. Et ça, tu l’obtiens grâce à un pouvoir d’achat même modeste. Le bonheur c’est aussi se contenter d’une vie amoureuse sans passion, sans trop de sexe, sans enfants surtout. Enfin, c’est se garder de toute ambition professionnelle, ou artistique, ou politique. Ah, j’oubliais : il faut renoncer aux voyages, cesser de vouloir découvrir le monde qui, de toute façon, devient de plus en plus laid et dangereux. Pourquoi les gens des classes moyennes-moyennes ou des classes moyennes inférieures, se sentent malheureux ? Parce qu’ils visent le luxe, la réussite, le succès, le grand amour, l’aventure, et, parce que faute de fric et d’habileté, ils ne peuvent pas atteindre tout ça. S’ils regardaient en face leur statut social, s’ils réglaient leurs désirs sur leurs moyens, s’ils craignaient moins la solitude, s’ils faisaient moins de gosses, ils seraient satisfaits de leur sort. Mais il leur manque le courage de se résigner…

—Et tu penses être parvenu à l’idéal de la vie douillette ?

—J’y suis parvenu. Je suis un sage selon ma philosophie.

— Rappelle-toi ce qu’écrit Pavese…

— Quoi donc ?

— « Il y a plus triste que rater ses idéaux : les réaliser. » Tiens, puisque tu as fait main basse sur l’armagnac, ça ne t’ennuie pas de me resservir ?

-->
Les heures passaient. L’alcool s’épuisait. Les mots des deux amis s’enfonçaient dans une atmosphère de plus en plus propice à un papotage de lycéens fatigués. […]" F. Schiffter

Fatiguée pour ma part de papoter avec des personnes qui vous traitent de "racaille communiste" ou vous cataloguent à l'extrême droite, c'est selon, parce que vous ne pensez pas exactement comme eux.

Tchao la compagnie !

Exilé

Orwell penseur du XXIe siècle, certes. Mais ni de droite ni de gauche. Au-delà.

Certes, mais les premiers à avoir sciemment introduit le système consistant à vider les mots de leur sens pour, en leur donnant une autre signification, tromper des auditeurs naïfs, ont bel et bien été les doctrinaires de la gauche marxiste-léniniste révolutionnaire et personne d'autre que cette gauche ne l'a employé de façon aussi systématique.

« La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. »

Orwell, qui a été le témoin de près du recours à de telles méthodes, a eu l'honnêteté, bien qu'étant de gauche, de se poser des questions sur un système qui reconnaît cyniquement s'appuyer sur le mensonge pour parvenir à ses fins, comme Lénine l'a proclamé :
« Le mensonge n’est pas seulement un moyen qu’il est permis d’employer, c’est le moyen le plus éprouvé de la lutte bolchevique ».

Notons au passage que ce principe est encore de nos jours au cœur du discours de certaines centrales syndicales en France, ce qui fait que des millions de Français dont en principe les moins idiots continuent de tomber dans le panneau...

Par ailleurs, quand l'URSS prétendait participer à des mouvements « pour la paix » ou bien à des conférences diplomatiques sous le même motif, elle trompait en réalité délibérément les benêts sur la marchandise alors qu'en même temps elle était le premier facteur de guerre dans le monde en soutenant et en armant la plupart des mouvements subversifs ou révolutionnaires voire terroristes.

Cette politique de tromperie s'est traduite par des effets jusque chez nous, par exemple un livre scolaire d'histoire, évoquant les problèmes contemporains, montrait sur une page une photographie de scène de la guerre menée par les États-Unis au Vietnam, la page opposée montrant la délégation soviétique participant à une conférence de paix...
Plus c'est gros, mieux ça passe.

Cn

C’est tout à fait cela. Votre texte est ce que j’aime lire, comme une étoile qu’on peut suivre dans une nuit noire ou une oasis dans un désert. Ce n’est pas volonté de lyrisme de ma part mais bien plutôt besoin de témoigner du désarroi dans lequel ce que vous décrivez, et nommez, m’inquiète et me consterne. Une nourriture fraîche quand tant d’autres me semblent avariées. Cette phrase en particulier est forte à mes yeux : « Il n'y a pas de plus grand délitement de notre société et de la vie intellectuelle que cette impossibilité de faire confiance à qui que ce soit, à quelque instance que ce soit, pour dire le vrai ». Je fais confiance aux esprits libres, car il y en a, même si leur nombre semble écrasé par le nombre d’autocrates. Est-ce le nombre de penseurs libres qui diminue ou celui des autocrates qui augmente ? Je ne sais pas...

Achille

« Avec ce titre, misérable parasite, je m'inscris dans la lignée de "1984", ce chef-d’œuvre de George Orwell. »

J’ai lu le livre "1984" de Georges Orwell il y a bien longtemps. La trame s’inscrivait dans un contexte bien précis, la sortie de la Seconde Guerre mondiale et les deux blocs qui dominaient alors le monde : les USA et l’URSS.

Deux blocs enfermés dans leur idéologie. L’un censé représenter la liberté, la démocratie, le progrès et à ce titre s’octroyant le droit d’être le gendarme du monde.
L’autre qui se voulait le défenseur de l’égalité entre les peuples, bien malgré eux et qui n’était autre qu’un collectivisme dévoyé.

La mondialisation galopante, les flux migratoires incontrôlés, les conflits communautaires, auxquels nous assistons depuis le début du XXIe siècle, ont eu pour effet la montée des partis populistes de gauche comme de droite qui s’autorisent à donner des leçons de démocratie tout en soutenant des régimes où règnent des dictatures sanglantes. Tout ceci, bien sûr, en vantant les bienfaits de la Terreur avec des manifestants montrant l’effigie du président au bout d’une pique.

Robert Badinter a su répondre mieux que personne à ces imbéciles suite à cette pitoyable démonstration qui relève plus de la bêtise que de la juste défense de ses revendications

Il est grand temps de remettre les pendules à l’heure avant qu’il ne soit trop tard.

sylvain

Très bon plan de paix présenté par Trump mais impossible à appliquer avec ces Palestiniens et leurs complices pays arabes voisins qui ne veulent comme plan de paix qu'un seul et unique plan de destruction d'Israël et de génocide du peuple hébreu. Le nazislamisme pur et dur.

Israël devra composer pour l'éternité avec ces menaces terroristes arabes s'il veut survivre ; en outre les Palestiniens sont comme nos Maghrébins musulmans islamistes de banlieues : protégés et soutenus intellectuellement par les ligues islamogauchistes intellos bobos, les droits de l'homme, les antiracistes, qui en ont fait des martyrs romantiques face aux méchants Israéliens ; toutes les gauches, du Tout Paris froufrou plumes aux c*l, les socialauds, les cocumunistes NPA LFI, indigénistes antiFrance jusqu'aux crasseux gauchiasses des squats, des ZAD et des racaillistan, se sont accaparé leur combat et leurs actes terroristes.

Un petit coup de pub en passant pour Benbassa et ses étoiles jaunes qui s'est ridiculisée à tout jamais. C'est dire le niveau de tous ces crétins.

Il faut continuer à soutenir Israël face à ces barbares islamistes et leurs alliés européens islamogauchistes.

Marc GHINSBERG

« ...sa pensée singulière s'inscrivant dans un universel caractérisé principalement par une intuition géniale et lucide - donc pessimiste - du futur. » (PB)

Une phrase qui concentre la philosophie réactionnaire. Une vision du monde, une conception de la vie dans laquelle le futur ne peut être que pire. Demain sera pire qu’aujourd’hui. Le progrès n’existe pas. C’est une illusion, une imposture, un mensonge. L’avenir est sombre.
La devise du réactionnaire : Ce sera mieux avant !

sbriglia

Orwell écrivain de droite ou de gauche ?

Il était dans la bibliothèque de François Mitterrand : il est donc de droite.

Elusen

« Mais ni de droite ni de gauche. Au-delà. »

Il est mort ! Donc au-delà forcément !

Wil

Bilger, le macroniste qui loue Orwell, à son âge, après avoir voté pour tous les candidats pour qui la médiacratie officielle lui a dit de voter ! HAHAHA !
"Les c*ns, ça ose tout..."

Lotus

Le monde orwellien c'est ici :

https://ripostelaique.com/patricia-61-ans-aidait-les-migrants-farid-32-ans-la-assassinee.html

Denis Monod-Broca

Un exemple parmi bien d’autres, le « plan de paix » de Trump.

Trump vient de présenter son plan de paix pour la Palestine à Netanyahou. Les Palestiniens n’ont pas été consultés. Une conclusion s’impose, ce n’est un plan de paix que par antiphrase, à la façon de la novlangue d’Orwell, il s’agit en réalité d’un plan de guerre.
N’ayons de cesse de le dénoncer !

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