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16 janvier 2020

Commentaires

Lodi

@ Aliocha

Si on croit en un Dieu unique qui serait amour, sans amour, on n'est rien.
Si on ne croit pas à ça, cela n'est que licence poétique comme :

"Sans la musique, la vie serait une erreur".
Nietzsche

Nul auteur ne rogne les ailes de son expression en disant, POUR MOI, sans QUELQUE CHOSE, le reste n'en vaut pas la peine.

Sans l'être aimé, certains ne sont rien, ce qui ne les rend pas spécialement dignes, parfois voir "l'ombre de ton chien".

https://www.google.com/search?q=brel+l%27ombre+de+ton+chien&rlz=1C1VFKB_enFR765FR765&oq=brel+l%27ombre+de+ton+chien+&aqs=chrome..69i57j0.18965j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8

Si on risque de devenir esclave, la vie ne vaut d'être vécue, d'où une oeuvre où un guerrier et sa femme trouvent l'issue de ceux qui n'en ont pas :

http://www.1oeuvre-1histoire.com/suicide-du-galate.html

Sans rester au niveau qui est le sien :

http://agora.qc.ca/thematiques/mort/dossiers/woolf_virginia

Quand quelqu'un perd ou n’acquiert pas...

Il paraît que beaucoup de gens échouant se tuent, au moins, par cet acte n'ont-ils pas tout échoué.
Ils n'ont pas acquis, mais ils n'ont pas passé leur vie à subir des échecs comme d'autres l'esclavage, la folie ou la perte d'autre chose que la raison qui pour eux les définit.

...ce qui est essentiel pour lui, il n'est rien.

L'essentiel de chacun dépend des cultures et des individus et peut même varier pour un individu au cours du temps.

Si quelqu'un n'a pas son essentiel il peut :

- Subir
- Se tuer.

C'est selon sa manière de voir le monde et ses opportunités.
Montherlant voulait écrire un livre pour aider les gens à se tuer, mais sûr qu'il tomberait sous le coup de la censure, il a été aussi libre qu'il savait les gens pris au piège et disposant de moins de connaissance dans ce sujet que lui, échec et mat.

http://agora.qc.ca/thematiques/mort/dossiers/montherlant_henri_de

Quand je pense au nombre de gens qui sont ressortis handicapés d'un suicide, c'est terrible.
Ils ne veulent pas subir ? Eh bien, ils pâtissent encore plus... C'est affreux, et dû à ce qu'on empêche les gens d'avoir accès à l'information et aux outils. On est comme les condamnés à mort qui se tueraient avant d'être exécutés, car nos conditions de détention se détériorent, qu'on ranimerait pour être finis à l'heure dite.

C'est le dieu est amour qui a créé ce monde où l'animal broute l'herbe et finira sous la dent d'un autre avant d'être mangé par un humain qui sera mangé par les vers.
Paraît-il.

Il est permis de penser qu'on ne peut prendre au sérieux que l'amour soit si sérieux quand on voit qu'il n'est qu'une conséquence évolutionniste de la reproduction chez les mammifères.
C'est si vrai que si on voulait faire une religion où ce qu'on voit dans la nature et ce qu'on dit correspond un peu, pour changer, ce serait une déesse créatrice et aimante. Reste à savoir comment expliquer la souffrance et la mort ?

Bon sang, pas avec la théologie actuelle, poubelle.
Comme la Constitution de notre pauvre pays.

Il y a des choses qui ne valent que pour l'histoire des idées, des sciences, comme le système héliocentrique.
Celui qui se retourne sur les erreurs devient une statue de sel de l'illusion, un jalon des erreurs passées.

herman kerhost

Le pauvre Xavier Nebout, être naïf à ce point...
Les trois quarts (puisque vous aimez les trois quarts...) des gens qui mettaient leur gilet jaune sur le tableau de bord de leur voiture le faisaient pour qu'on leur fiche la paix. Et encore, je suis généreux, puisque c'est 100 % de ceux qui m'ont témoigné de leur (ré)action.

Lodi

Je vais lentement.

Donc là j'en suis à pourquoi notre invité est triste. Il pense que la France est gouvernée par une oligarchie. Ce n'est pas folichon. Il refuse d'y participer... Dilemme, si on le fait, on est corrompu, si on ne le fait pas, on ne pourra jamais aller jusqu'au sommet, dans les deux cas, on perd, du moins si on a envie et d'un monde harmonieux et d'y tenir un rôle qui ne soit pas sous les capacités qu'on sent en soi et les objectifs qu'on se donne.

Je suppose que l'invité a raison, il a dû voir les choses de près... De loin, on voit aussi que ce sont toujours les mêmes aux manettes, et comme ils ne semblent pas bourrés de talents, il est à supposer qu'ils se tiennent, de façon légale ou illégale, entre eux.

Je remarque quand même que dans tous les cas, les choses leur sont faciles en France, pays où l'importance de la loi n'est pas comprise. Donc on en fait pour des choses qui ne sont pas de son ressort, et n'est pas trop pour que les lois les plus nécessaires, par exemple pour défendre les victimes d'abus sexuels, soient appliquées.
DSK dont on a dit que si même il était coupable, il ne devait pas être puni, Polanski, l'idole non des jeunes mais des mettons la poussière sous le tapis et de certains anti-Américains.

Moins grave, mais plus dans le sujet, les Français peuvent voter pour des politiciens condamnés pour avoir, d'une manière ou d'une autre, pioché dans la caisse.

Notre héros, au contraire, ne pactise pas. Et il est toujours aussi triste. Je pense qu'il n'aime pas se battre, agir pour agir, je suis bien d'accord, à quoi bon ?
Mais parce qu'il a un but.
C'est plus intelligent que de le faire juste parce qu'on est un sac à nerfs, mais il faut davantage prendre sur soi, et de plus, il est sensible, donc voir la mauvaiseté du monde le rend triste.

Qu'il ne soit pas paralysé par le mal s'explique par ses projets entrepreneuriaux mais aussi artistiques.
Non seulement il joue de la musique, ce qui lui fait rencontrer les gens à la hauteur d'une communion, à savoir en jouant avec d'autres et avec un public, mais il écrit. Bonne oralité plus imprégnation classique plus activité artistique musicale égale forte probabilité d'écriture.
Je verrai sans doute la suite plus tard, notre héros, comme je n’appellerais pas tout le monde, me semble aussi sympathique qu’intéressant.

Aliocha

On peut le tourner ainsi, Lodi, si vous préférez :

"J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien."

https://www.prionseneglise.fr/textes-du-jour/lecture/2012-09-19

Tipaza

@ duvent | 19 janvier 2020 à 17:43
"L'oisillon est duveteux, doux et délicieux... !

Je l'avais oubliée, celle-là.
Merci de me rappeler l'usage de l'oison !
Faut que je relise Gargantua.

F68.10

@ Serge HIREL
"Cette formulation relève(...)du syndrome, hélas répandu, du complot généralisé."

Personnellement, j'en ai ma claque qu'on nous serve du "complotisme" dès qu'une critique un peu gênante émerge. Quand on voit un bonhomme qui confond tout tout le temps et qui tient à voir le monde sous l'angle de forces occultes à longueur de temps, oui, l'accusation est de mise. Mais franchement, je trouve que l'emploi du mot "complotisme" a depuis longtemps dépassé ces bornes pour recouvrir de sa gangue poisseuse toute une gamme de critiques de l'action publique, et les passer sous silence.

Et le complotisme semble avoir des connotations différentes selon les pays. Regardez ces deux sites:

https://www.conspiracywatch.info
https://rationalwiki.org/wiki/Main_Page

Le site français est obsédé par les juifs, la politique, l'extrême droite et les Russes. Le site ricain traite du créationnisme, du climatoscepticisme, des médecines alternatives, des théories du complot au sens large, de l'ufologie, du paranormal, du "denialism" (historique, SIDA, naissance d'Obama, etc.), et de la logique informelle. Vous voyez la différence de conceptualisation du rationalisme dans son rapport à l'Etat et à la science entre les deux sites ? Si vous ne le voyez pas, moi si, et je peux vous l'expliquer...

"Peut-on dire sans faire rire que les 500 000 Français qui exercent un mandat politique sont « tous pourris », jusqu’au dernier des conseillers municipaux ? Ne voyons pas des Cahuzac partout et, pour d’autres, respectons la présomption d’innocence."

Premièrement, il ne me semble pas que Didier Maïsto a fait cela. Deuxièmement, voici un classement de Transparency International de la France et de ses voisins: Suisse (rang 3), Luxembourg (rang 9), Royaume-Uni (rang 11), Allemagne (rang 11), Belgique (rang 17), France (rang 21), Espagne (rang 41), Italie (rang 53).

Vous pensez que cette classification nous permet de nous délivrer nous-même des certificats de probité ? Et devrait nous exonérer de la tâche de pointer du doigt des problèmes ?

"Il en est de même pour les journalistes. Dans l’entretien qu’il a accordé à Philippe Bilger, ce que je reproche à Didier Maïsto - et à nombre de ses amis Gilets jaunes -, c’est justement de les mettre tous dans le même sac."

Ah bon ? Et qui, dans le lien suivant, est sans cesse occupé à pratiquer des projections psychologiques visant à faire dire à Didier Maïsto ce qu'il ne veut pas dire, qui est justement ce que vous lui mettez dans la bouche ?

https://actu.orange.fr/societe/videos/exclu-le-patron-de-sud-radio-didier-maisto-s-en-prend-a-jean-michel-aphatie-et-confirme-ne-pas-etre-fier-de-diriger-des-journalistes-video-CNT000001eSS0J.html

Dans cette vidéo, honnêtement, qui est attaqué de manière malhonnête avec moult sophismes de l'homme de paille ?

"Certains, peu nombreux en fait, mais très visibles, se vautrent dans la pensée unique, quitte à prendre leurs distances avec la réalité des faits. Ce qui n’empêche pas une très large majorité des professionnels de l’information de respecter les règles du métier."

Franchement, heureusement que je lis l'anglais... J'ai un autre son de cloche qui ne me rend pas très fier du journalisme français. Et soyons franc: le journalisme d'investigation est moribond face au quasi-monopole du pontifiant commentariat, dont la caractéristique est bien de ne pas faire la différence entre les opinions et les faits, comme le critique Didier Maïsto.

"La carte de presse, accordée à tout scribouillard dont plus de la moitié des revenus proviennent d’une entreprise de presse, n’a jamais été un gage de qualité."

Alors pourquoi continuer à avoir ce système de carte de presse ? Cela permet à l'Etat de distinguer qui est un journaliste et qui ne l'est pas. Système à abattre. On peut en inventer d'autres, si on veut.

"Croyez-vous que l’individu qui a provoqué l’incident des Bouffes du Nord mérite le titre de « journaliste » que lui confère sa carte de presse et que l’entreprise qui l’emploie, spécialisée dans le militantisme agressif, doit avoir un numéro de CPPAP ?"

Je pense surtout que c'est un sombre abruti, et qu'il devrait y avoir une réponse pénale à ce type de comportements, sans oublier une réponse pénale pour les autres abrutis qui ont rappliqué. Il est assez objectif que son acte ne relève pas du journalisme. Pas besoin de mettre en accusation le système de carte de presse pour cela.

"Quant au dossier qui conduit Didier Maïsto à qualifier de « mafieux » certains de ses interlocuteurs au CSA et ailleurs, il concerne l’appel à candidatures qui, lancé par cette instance à l’automne 2011, visait à désigner les six premières chaînes TNT-HD."

Exact. Voici d'ailleurs certaines de ses interventions, pour se baser sur des éléments objectifs permettant de prendre la mesure de ses positions:

https://www.youtube.com/watch?v=4Sykr3aAQ-k
(Le lien ci-dessus n'est que la première partie de son intervention au CSA: il y a 7 parties).

"Gardien du droit, qui ne s’appuie que sur des certitudes, le Conseil d’Etat a invalidé la décision du CSA... et NextRadioTV a acquis la chaîne, appelée désormais RMC Story."

Ce n'est pas parce que le conseil d'Etat "ne s'appuie que sur des certitudes" en tant que "gardien du droit" (et quelque peu doté d'un pouvoir législatif aussi, pudiquement qualifié de réglementaire... ne l'oublions pas...) qu'il est au-dessus de toute critique, et ce dans tous les aspects de son action, y compris un éventuel légalisme à géométrie variable.

"Y a-t-il eu magouille de la part des autorités ? C’est-à-dire entente délibérée pour évincer Fiducial Médias ? Apparemment non."

C'est là un point où nous différons sur la méthode épistémologique: une application du droit ne signifie pas que l'application du droit en question n'est pas instrumentalisée, ou même, plus prosaïquement, n'obéit pas à une logique institutionnelle potentiellement malsaine. Des choses peuvent être parfaitement légales et parfaitement malsaines, et il ne faut donc pas confondre ces deux plans d'analyse.

"Disons que Didier Maïsto avait à l’époque une connaissance imparfaite des mœurs du monde audiovisuel dans lequel il tentait d’entrer, en particulier des relations, parfois souterraines, qu’il entretient avec la gent politique."

À moins de vouloir cautionner un entre-soi, ce n'est pas une chose qu'on peut lui reprocher. Cet entre-soi est pour moi d'ailleurs un trait de fonctionnement du système français, comme en témoigne le cas Tapie (personnage que je ne considère pas comme un saint pour autant, hein...)

"En 2011, quand un conseiller de l’Elysée vous donnait un « conseil d’ami » pour faire avancer votre dossier qu’il appréciait, mieux valait l’écouter..."

(Raclement de gorge...) Et vous ne voyez pas le problème dans cette assertion ?

"En 2011 aussi, « la diversité » avait déjà le vent dans le dos au CSA, qui, pendant six ans, avait été présidé par le franco-algérien Hervé Bourges. Mieux valait le prendre en compte. Et c’était faire montre d’un peu d’amateurisme que de ne pas inclure dans son équipe un « professionnel reconnu », qui, de plus, vous avait été recommandé par le président du CSA lui-même."

Ce qui justifie le cas Numéro 23 ? Quand même, on devrait juger de l'adéquation des lois, des règlements et des jugements à leurs impacts concrets sur le terrain. Ça, c'est pour la critique du fonctionnement du système.

Et sinon, effectivement, je trouve ce genre de pratiques relativement opaques. Magouilleuses serait peut-être excessif dans le contexte social que vous décrivez, où je suis à peu près certain que les gens que vous mentionnez ne voient pas de problèmes à cela. Mais d'où serait-il moral que le président du CSA préconise un Monsieur X ou Y à inclure dans une équipe pour faire avancer un dossier ? C'est peut-être légal, mais honnêtement, je trouve cela limite. Mais peut-être suis-je d'un tempérament trop janséniste malgré mon athéisme.

"Peut-on voir là les agissements d’une mafia ? Ou, plus simplement, les soubresauts d’un monde d’affaires proche du pouvoir politique, où les confrères sont tous des adversaires capables de s’entre-tuer pour une fréquence ?"

Votre phrase correspond assez bien à des thématiques mafieuses. Remplacer "une fréquence" par "la gestion des déchets à Naples", et on tombe dans le 7ème art:

https://www.youtube.com/watch?v=RsmlqpMqrh0

"Aller au-delà de ces explications relève probablement de la diffamation."

Mouais, si on veut. Je pense que tout le monde comprend bien que par "mafieux", il ne s'agit pas de faire référence à des règlements de comptes entre la ’Ndrangheta et Cosa Nostra pour le marché de la cocaïne à Milan. Les Français ont des méthodes un peu plus subtiles pour arriver à leurs fins. C'est pour cela que les Italiens sont 53e et que les français sont 21e au classement de Transparency International. Mais si on remplace le terme "mafieux" par le terme d'arrangements entre la lettre de la loi, l'esprit de la loi, et des copinages un peu trop discrets, je pense que le cas de Didier Maïsto peut se défendre. Encore faut-il aller voir les faits un à un...

En tout cas, la licence rhétorique du terme "mafieux" ne me dérange pas trop: le fond du propos est plus important que la forme, même si la forme peut bien évidemment avoir son importance.

Archibald

Camarades, hommes, femmes et autres

Au terme de cette journée, pas plus mémorable que les précédentes, je n'ai qu'une chose à vous dire : « enc..., de f… de p…, de tas de m… » !

Lodi

L'invité de notre hôte est triste.
On dirait qu'il vient de découvrir le mal... J'exagère mais à peine. Il dit que ce qu'il a donné à voir "trouble les gens déjà troubles".
Voilà, il a découvert je n'ose croire qu'il ne le savait pas avant, pas quelqu'un de ce niveau... Disons qu'il a découvert concrètement la réaction des gens qui ne veulent pas voir certains faits, ce qui est "trouble", il a raison de le dire... Oui !

Puisse Apollon m'inspirer de ne jamais tomber dans l'illusion, ou si je le fais, de ne pas m'y accrocher, quitte à en vouloir au messager tant qu'on y est... Rien ne peut tout, ni l'amour, ni la volonté, ni rien de ce que tout le monde vante immodérément, comme si le monde n'était pas divers.
Mais il peut toujours être utile d'en appeler à l'inspirateur en chef puisque maître des muses ; s'il existe, il peut répondre, sinon, l'invoquer fixe du moins l'esprit sur l'instaurateur de l'harmonie.

Bref, ensuite, l'invité a raison de ne pas parler de la vérité avec un grand V... Il n'est pas ici pour cela mais pour parler de sa vie, comment il a eu tel parcours politique, comment il voit le journalisme.
Pour quelqu'un dans le journalisme, il est me semble-t-il normal de dire, où j'en suis, patience, après il dira peut-être autre chose, que la vérité, ce sont les faits.

Et il a raison de dire que la vérité et la liberté sont liées, pour mémoire dans 1984, le héros doit que la vérité c'est de pouvoir dire que deux et deux font quatre.
Mais dompté, il en revient.

Puis plus tard, dompté, il perd son amour pour Julia, parce qu'il a découvert une grande vérité curieusement comprise et enseignée par les menteurs totalitaires.
On préfère sacrifier l'autre à soi, pas toujours, mais pour échapper à ce qui est intolérable, pouvant varier pour chacun. La police de la pensée découvre quoi, plonge le prisonnier devant, et il hurle de mettre la personne aimée à sa place.

L'amour ne peut pas tout.

Il faut oser le dire dans notre civilisation, mais c'est vrai. Non seulement on n'aime pas totalement l'être aimé, mais en plus, bien évidemment, on n'aime pas tout le monde.

Le courage ne peut pas tout, l'épée face au fusil ne peut rien. Le torturé résiste jusqu'à ce qu'il s'effondre.
Tout a une limite, ce que comprenaient les polythéistes, les dieux ne faisant pas tous les mêmes choses s'il y avait quelques conflits de compétence.

Tout a sa limite.
Il est utile de chercher s'il n'y a pas un principe sous-jacent à tout, mais ne nous précipitons pas, et révisons, chaque fois que nous voyons que c'est faux, les Anciens avaient proposé qui l'eau, qui le feu, puis les atomes, tandis que nous...

...nous avons beaucoup progressé mais pas encore trouvé.

En science, en politique, partout, nous progressons par essais et erreurs. Et parfois, nous sommes tristes quand nous découvrons ceci ou cela de décevant, c'est facile à comprendre.
Imaginons celui dont le cerveau comprend bien des réalités, souvent peu engageantes, toujours déçu, toujours compatissant.
Il pourrait fort bien être triste sans être véritablement de tempérament triste, qui pour moi, en tout cas dans cette phrase, veut dire se complaisant dans la tristesse.

Bon, pour apaiser ceux qui sentent ainsi, les âmes bienheureuses dans Orphée :

https://www.youtube.com/watch?v=dPbU0J2YwOQ

Serge HIREL

@ F68.10

Peut-être me suis-je mal exprimé. L’emploi de l’article défini « les » m’insupporte. « Les journalistes », « les politiques », « les flics »... Je vous fais grâce des adjectifs qui, habituellement, suivent ces mots. Cette formulation relève ou d’une réelle méconnaissance des communautés citées ou du syndrome, hélas répandu, du complot généralisé. Peut-on dire sans faire rire que les 500 000 Français qui exercent un mandat politique sont « tous pourris », jusqu’au dernier des conseillers municipaux ? Ne voyons pas des Cahuzac partout et, pour d’autres, respectons la présomption d’innocence.

Il en est de même pour les journalistes. Dans l’entretien qu’il a accordé à Philippe Bilger, ce que je reproche à Didier Maïsto - et à nombre de ses amis Gilets jaunes -, c’est justement de les mettre tous dans le même sac. Certains, peu nombreux en fait, mais très visibles, se vautrent dans la pensée unique, quitte à prendre leurs distances avec la réalité des faits. Ce qui n’empêche pas une très large majorité des professionnels de l’information de respecter les règles du métier.

J’emploie les mots « professionnels de l’information » et non pas simplement « journalistes », parce que ce dernier terme est aujourd’hui galvaudé. La carte de presse, accordée à tout scribouillard dont plus de la moitié des revenus proviennent d’une entreprise de presse, n’a jamais été un gage de qualité. Encore moins aujourd’hui, où d’obscurs sites militants obtiennent de la CPPAP (Commission paritaire des publications et agences de presse) la reconnaissance d’un statut d’entreprise de presse. Là encore, cette commission est contrainte par des textes... qui devraient être modifiés et prendre en compte cette nouvelle donne numérique, qui permet le meilleur, mais aussi le pire. Croyez-vous que l’individu qui a provoqué l’incident des Bouffes du Nord mérite le titre de « journaliste » que lui confère sa carte de presse et que l’entreprise qui l’emploie, spécialisée dans le militantisme agressif, doit avoir un numéro de CPPAP ?

Quant au dossier qui conduit Didier Maïsto à qualifier de « mafieux » certains de ses interlocuteurs au CSA et ailleurs, il concerne l’appel à candidatures qui, lancé par cette instance à l’automne 2011, visait à désigner les six premières chaînes TNT-HD. 34 dossiers ont été déposés. Président de Fiducial Médias, filiale du premier groupe français d’expertise comptable, M. Maïsto a proposé D.Facto, qui a été retoquée, au profit de cinq opérateurs déjà très présents dans l’audiovisuel ou dans la presse, la sixième fréquence - gratuite - allant à Pascal Houzelot, déjà propriétaire de Pink TV, et à son projet Diversité TV.

Les circonstances et les suites de ce refus sont trop longues à décrire, mais une recherche sur Internet (sites du CSA et de « Lyon Capitale », magazine appartenant à Fiducial Médias) apporte un éclairage assez complet.
L’ire de Didier Maïsto a encore décuplé lorsque, deux ans et demi plus tard, Pascal Houzelot a envisagé de vendre Diversité TV - devenue Numéro 23 - au groupe Next RadioTV pour près de 90 millions d’euros... L’affaire a fait grand bruit, d’autant qu’en matière de programmation, la nouvelle chaîne n’avait pas respecté ses engagements et aurait pu, pour cela, être sanctionnée, jusqu’au retrait de la fréquence. Ce que le CSA a fini par décider, mais au regard d’une modification de l’actionnariat qui lui semblait - sans preuves précises - être prévue avant l’obtention de la fréquence. Gardien du droit, qui ne s’appuie que sur des certitudes, le Conseil d’Etat a invalidé la décision du CSA... et NextRadioTV a acquis la chaîne, appelée désormais RMC Story.

Y a-t-il eu magouille de la part des autorités ? C’est-à-dire entente délibérée pour évincer Fiducial Médias ? Apparemment non. Disons que Didier Maïsto avait à l’époque une connaissance imparfaite des mœurs du monde audiovisuel dans lequel il tentait d’entrer, en particulier des relations, parfois souterraines, qu’il entretient avec la gent politique. En 2011, quand un conseiller de l’Elysée vous donnait un « conseil d’ami » pour faire avancer votre dossier qu’il appréciait, mieux valait l’écouter... En 2011 aussi, « la diversité » avait déjà le vent dans le dos au CSA, qui, pendant six ans, avait été présidé par le franco-algérien Hervé Bourges. Mieux valait le prendre en compte. Et c’était faire montre d’un peu d’amateurisme que de ne pas inclure dans son équipe un « professionnel reconnu », qui, de plus, vous avait été recommandé par le président du CSA lui-même. Peut-on voir là les agissements d’une mafia ? Ou, plus simplement, les soubresauts d’un monde d’affaires proche du pouvoir politique, où les confrères sont tous des adversaires capables de s’entre-tuer pour une fréquence ? Aller au-delà de ces explications relève probablement de la diffamation.

duvent

@ Xavier NEBOUT et à ceux qui savent ce qu'est une insulte...

J'ai lu ceci :

« Bandit dans l'âme n'est pas une insulte, c'est une description. Justifiée et étayée.
Si j'avais voulu vous insulter, je vous aurais traité d'enc..., de f... de p..., de tas de m..., et ainsi de suite. Vous comprenez la différence ? »
Rédigé par : Robert Marchenoir | 19 janvier 2020 à 16:52

Et en effet, Marchenoir n'a pas tout à fait tort, car si nous savons que le bandit est quelquefois, assez souvent, la plupart du temps, disons presque toujours : un malhonnête sans scrupules, pourquoi donc s'insurger contre une louange de cette qualité ?

En outre, si l'on compare les exemples que Marchenoir nous a aimablement soumis en matière de véritables insultes, il ressort qu'une prétérition est un excellent torche-cul ! Oups ! j'écris comme ce bon vieux Rabelais !

L'oisillon est duveteux, doux et délicieux comme le sieur Marchenoir, il faut en faire bon usage !

Robert Marchenoir

@ Lodi | 18 janvier 2020 à 23:21
"Je trouve l'invité doux et triste."

J'ai, moi aussi, été frappé par la tristesse que dégage Didier Maïsto dans cet entretien.
______

@ Xavier NEBOUT | 19 janvier 2020 à 10:23
"Il ressortait de mes propos qu'on ne bloquait pas la circulation, mais qu'on la ralentissait."

Mais bien sûr ! Ça change tout... Le pinailleur en chef dans toute sa splendeur -- en dehors du fait que cela ne ressortait nullement de vos propos. Que je rappelle une fois de plus, in extenso, puisqu'il le faut :

"Le tout début des Gilets jaunes, c'était la première fois que je me joignais à des manifestations. C'était les 80 km/h et l'augmentation du gas-oil qui faisait déborder le vase. On devinait qu'il devait y avoir quelques militants professionnels dans la foule, mais pour peu que l'on sorte du lot, on se voyait propulsé en meneur. Si bien que lors de l'une d'elles, alors que je n'y connaissais personne, c'est moi que le brigadier de police interpellait pour me demander de laisser passer les camions sans quoi il allait être obligé d'en référer, et en somme que les matraques arriveraient. Que voulez-vous, il y en a qui ont des têtes de chef..."

Et maintenant :

"Comme vous êtes peut-être sur un fauteuil roulant, vous ne savez pas qu'à l'époque, les trois quarts des Français mettaient leur gilet jaune derrière leur pare-brise et qu'ils klaxonnaient pour manifester leur approbation à ceux qui les ralentissaient dans les ronds-points."

Les trois quarts. Vous avez compté. Et le quart restant ? Il sent des pieds ?

Quant à vos trois quarts imaginaires (mais admettons), vous avez oublié d'en retirer ceux qui ont cédé à l'intimidation, et qui mettaient le gilet jaune pour passer plus vite, ne pas se faire bloquer, voire frapper, voire détruire les vitres de sa voiture (exemple déjà donné).

Nous avons eu un témoignage en ce sens dans ces pages. Même en fauteuil roulant, vous auriez pu le lire et avoir l'honnêteté d'en tenir compte.

On appréciera d'ailleurs votre mépris envers les invalides, et envers tous ceux qui ne passaient peut-être pas sur les ronds-points, mais qui ont été gravement affectés par le mouvement insurrectionnel que vous soutenez : les malades incapables de recevoir des visites, les salariés d'entreprises ruinées par le blocage du pays, et ainsi de suite.

Il ne faut pas bien longtemps pour que se révèle la vraie nature de votre prétendue "fraternité".

"Quant à nier la Shoah, je venais d'écrire le contraire."

Vous vous payez notre tête. Vous passez votre temps, ici, à user des périphrases habituelles des négationnistes pour passer entre les gouttes.

"A insulter donc à tout-va sans raison..."

Je viens de vous donner les raisons. Vous n'en avez pas réfuté une seule. Il n'y a aucune insulte de ma part. Bandit dans l'âme n'est pas une insulte, c'est une description. Justifiée et étayée.

Si j'avais voulu vous insulter, je vous aurais traité d'enc..., de f... de p..., de tas de m..., et ainsi de suite. Vous comprenez la différence ?

Xavier NEBOUT

@ Robert Marchenoir

Il ressortait de mes propos qu'on ne bloquait pas la circulation, mais qu'on la ralentissait, et comme vous êtes peut-être sur un fauteuil roulant, vous ne savez pas qu'à l'époque, les trois quarts des Français mettaient leur gilet jaune derrière leur pare-brise et qu'ils klaxonnaient pour manifester leur approbation à ceux qui les ralentissaient dans les ronds-points.
Quant à nier la Shoah, je venais d'écrire le contraire.
A insulter donc à tout-va sans raison, vous n'êtes qu'un pauvre imbécile vous-même. Mais comme y trouvez manifestement votre raison de vivre, on vous traitera avec charité.

F68.10

@ Wil
"Oh nom de Dieu votre commentaire est beaucoup trop long ! Désolé, je ne le lirai pas."

Pourtant, c'est plus court à lire que de regarder l'entretien de Didier Maïsto en entier. Mais vous n'avez pas à vous excuser de quoi que ce soit.

"Dommage, si ça se trouve il y avait la pensée du siècle dedans qui m'aurait peut-être fait arrêter de boire."

Je ne le pense pas. Pour arrêter cette drogue dure à addiction lente, il me semble qu'il faille plus qu'une pensée magique. Généralement de l'aide professionnelle, avec un fond dépressif généralement jugulé par l'action de l'alcool à régler. Un petit acide aminobutyrique, le baclofène, peut aussi s'avérer utile. L'arrêt à un an est gérable, mais à 5 ans, les pronostics sont moins joyeux.

Je mets l'alcool à peu près au même niveau que les opiacés en ce qui concerne la difficulté à arrêter et les dommages induits:

https://www.researchgate.net/publication/285843262_Drug_harms_in_the_UK_A_multi-criterion_decision_analysis

Et heureusement que vous n'êtes pas une femme: l'alcoolisme féminin sévère est à déchirer le coeur.

"Tant pis pour moi mais j'imagine que je survivrai... enfin le temps que mon foie tienne. C'est ballot."

Vous survivrez à cela, je n'en doute pas. Mais pour votre éligibilité à une transplantation du foie, je ne vous cache pas que l'alcoolisme ne joue pas en votre faveur.

Wil

@ F68.10

Oh nom de Dieu votre commentaire est beaucoup trop long !
Désolé, je ne le lirai pas.
Dommage, si ça se trouve il y avait la pensée du siècle dedans qui m'aurait peut-être fait arrêter de boire.
Tant pis pour moi mais j'imagine que je survivrai... enfin le temps que mon foie tienne.
C'est ballot.

Lodi

L'invité dit qu'on n'est pas objectif mais qu'on peut expliciter son point de vue. Très juste, c'est ce que je faisais avant, en parlant de moi, je ne faisais pas tomber des avis comme si j'étais le Vrai, le Beau et le Bien incarné ou plutôt désincarné.

Evidemment, on peut s'y essayer autrement, mais ce n'est pas facile.

La fausse objectivité est une vraie plaie, en France, elle sert à masquer qu'on mélange faits et opinion.
Moi, en parlant tantôt de moi, en m'en purgeant, j'avais si j'ose dire, beaucoup d'objectivité dans mes analyses, feu de la passion et glace de la raison, tout sauf de la croyance, des rites et autres obstacles semblables à la recherche de la vérité.

Autre chose, l'invité a raison de dire que quand on ne montre que les mauvais côtés des gens, type Gilets jaunes, et que quelqu'un rappelle qu'ils ne se limitent pas à ça, ce rééquilibrage est considéré comme un soutien par les autres.

A part ça, j'assume ma subjectivité, je trouve l'invité doux et triste. Je me demande s'il est toujours comme ça, par tempérament, ou parce qu'il craint d'abuser de son pouvoir, ou pour séduire, ou pour toutes ces raisons.
C'est le patron de notre hôte, et pourtant, on a l'impression qu'il est un convalescent face au médecin... Je pense qu'il compatit au triste sort des Gilets jaunes, ces pauvres gens, périphériques, ignorés puis éborgnés et présentés de façon calamiteuse.

Peut-être se sent-il coupable de n'avoir pas été leur leader pour que les choses ne dégénèrent pas ?
Peut-être qu'il a honte de faire partie d'une élite si dure au peuple ? Peut-être qu'il se sent maltraité par cette même élite ?
Tout cela ?

Il a une voix un peu étouffée, mais claire.

Je comprends parfaitement qu'il ne se sente pas vraiment de droite ou de gauche, plutôt à la recherche du peuple perdu.

D'un point de vue professionnel il est arrivé, et d'un point de vue existentiel perdu.
Non qu'il ait fait quelque chose de mal.... Où j'en suis dans l’interview, je ne vois pas, et ce serait bien étonnant.

Pour moi, cela veut dire qu'il est toujours en quête, que ce soit par curiosité, du monde, ou de soi, par profondeur, et je trouve cette complémentarité fort intéressante.
Je ne vois pas pourquoi les gens devraient forcément se cantonner à l'extérieur, faire des affaires ou de la politique, ou à l'intérieur, se chercher.

Faire les deux prouve une vraie richesse intérieure.
Pour ce que j'en sais, il semble qu'il ait créé une entreprise où personne n'est exploité et a de la compassion pour ceux qui ont moins de chance, si cela était confirmé, plus que d'autres il pourrait être la preuve que les patrons ne sont pas forcément des exploiteurs et des personnes dénuées de raffinement, comme en court la légende urbaine.

Il ne fait pas semblant d'être un pauvre, il ne méprise pas les pauvres, soit deux excès parfois cumulés par certains.

Il me semble se sentir seul car atypique, comme c'est aussi le cas de notre hôte, cela et j'imagine d'autres choses font que le courant semble bien passer quand je trouvais a priori la situation difficile.
Notre hôte n'a pas une voix étouffée et un air triste, mais je lui sais gré de ne pas écraser ceux qui sont "sous la question" comme on pourrait, à juste titre ou non, s'imaginer qu'il puisse en aller ainsi quand on a représenté la loi.
Je trouve bien qu'il joue de cette qualité d'ancien magistrat d'un système accusatoire pour ce "soumet à la question", cela désamorce de trop se prendre au sérieux et qui sait la peur des gens invités.

A l'inverse, je trouve les journalistes français, bien trop souvent, soit complaisants, soit accusateurs.
Et ils mélangent le fait et l'interprétation. On peut bien parler des deux, mais j'ai l'impression que les journalistes ne savent eux-mêmes pas différencier les deux.

Les historiens du futur devront, j'imagine, s'en référer aux médias étrangers pour voir ce qui pouvait bien se passer en France.

Denis Monod-Broca

Je ne connaissais rien de ce Didier Maïsto, ni son existence ni son nom ni qui il était.
L’écouter, sans donc le moindre préjugé, m’a bien plu.
Il dit des choses sensées.

Mais pourquoi cette insistance de sa part à propos des faits ? Il y a de la naïveté à séparer comme il le fait les faits des récits et témoignages qui les rapportent.
Et pourquoi cette réticence à propos du « tu ne tueras pas » sous prétexte de sa connotation religieuse ? Et pourquoi aussi cette réticence à propos de la « Vérité avec un grand V » ? avec ou sans majuscule, la vérité existe, ou bien tout n’est que mensonge ?

duvent

@ Robert Marchenoir | 18 janvier 2020 à 14:31

Tout d'abord, je dois et c'est impératif vous remercier pour ce bon moment, je me suis comme d'habitude beaucoup amusée à lire votre réponse à Monsieur Nebout. Il va de soi que me répondre directement est au-dessus de vos capacités, et je l'admets bien naturellement. J'ai remarqué que vous aviez une répugnance ou une crainte à vous colleter à une femme (d'après mes affirmations, ou autre... d'après vous).

Éclaircissons rapidement ce détail, j'affirme donc que je suis une femme et d'après vous un spécimen de troll rare, jusque-là tout va bien, puis toujours d'après vous, j'exercerais ici mes talents pour compenser des frustrations sexuelles exacerbées ! Comment savez-vous tout ça ? Par quel mystérieux stratagème avez-vous découvert ce secret ? Comment est-ce Dieu possible ?

Il ne s'agit pas pour moi d'attirer votre attention, dont je me moque éperdument, il s'agit de ne pas laisser votre hurlement mélodieux sans réponse, car je suis bonne et donc, lorsque j'entends hurler un loup oméga dans la forêt sombre de l'enfer, je lui hulule, je lui bouboule mon compliment.

Et je me permets de vous corriger en passant, car vous m'accusez sans vergogne de redoubler d'obscénité en parlant de la queue de gentils Gilets jaunes, or jamais au grand jamais je n'aurais parlé de la queue de qui que ce soit si vous-même ne l'aviez mise hardiment sur le tapis...

Robert Marchenoir

@ Xavier NEBOUT | 17 janvier 2020 à 19:04
"Il y a des bornes qu'il faut savoir ne pas franchir. Il est d'ailleurs parfois inutile de se targuer d'être enfant de femme de ménage et d'ouvrier tant il est évident qu'on n'a pas été élevé à Windsor ni fait ses études à l'école des Roches. Lorsqu'un individu traite dans un blog très fréquenté et donc publiquement - l'un de 'racaille communiste' et l'autre de 'bandit dans l'âme' - sans même l'excuse de la provocation, cela relève de la correctionnelle. Il serait donc heureux que notre hôte ne se prête pas à de tels agissements."

Puisque vous me posez la question si gentiment, je vous dois une réponse. Vous êtes effectivement un bandit dans l'âme, puisque non seulement vous avez participé à une action illégale en bande organisée, mais que vous vous en êtes vanté :

"Le tout début des Gilets jaunes, c'était la première fois que je me joignais à des manifestations. [...]. Pour peu que l'on sorte du lot, on se voyait propulsé en meneur. Si bien que lors de l'une d'elles, alors que je n'y connaissais personne, c'est moi que le brigadier de police interpellait pour me demander de laisser passer les camions sans quoi il allait être obligé d'en référer, et en somme que les matraques arriveraient."

Vous avez bloqué la circulation. Vous l'avez fait en groupe. Vous étiez le meneur. C'est illégal : vous êtes bien un bandit dans l'âme.

En fait, j'ai été indulgent. Bandit dans l'âme signifie que vous avez une mentalité de bandit, que vous soutenez le principe du banditisme et que vous encouragez les bandits eux-mêmes.

Mais vous ne vous êtes pas contenté de cela : vous avez participé à l'action illégale, mieux : vous l'avez dirigée. Vous êtes donc un bandit tout court. Un chef bandit, en fait.

Ainsi que vous l'a signifié votre gendarme, d'ailleurs, qui vous a fait savoir qu'il était prêt à vous guérir de votre banditisme à coups de matraque.

C'est ce que vous appelez "un début bon enfant". Moi, j'appelle ça du banditisme, et même pire que ça : de la subversion. Se concerter pour bloquer la circulation à travers la France, c'est du banditisme séditieux.

Le fait qu'une partie significative des Français considère (avec l'assentiment des autorités) que de tels agissements sont "bon enfant" montre assez la perversion des âmes qui a infecté le pays.

Nous n'avons ni la même conception de l'enfance, ni par conséquent la même conception de la paternité (dont vous nous parlez tant), et finalement pas la même conception de la morale ni de la politique.

Si j'étais vous, j'y réfléchirais à deux fois avant d'en appeler à la rigueur des tribunaux à mon encontre. Quelqu'un qui se répand en commentaires niant la Shoah sur ce blog devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de réclamer la correctionnelle pour ses adversaires politiques. Il y a des mots qu'on ne devrait pas prononcer, quand on est un antisémite déclaré et qu'on adopte à l'égard de l'islam la même attitude qu'Hitler -- et pour les mêmes raisons.

Quant à Sophie dont vous prenez obligeamment la défense, elle est effectivement une racaille communiste.

Une racaille, car ce mot signifie délinquant. Elle a, elle aussi, participé à l'action illégale. Elle s'en vante :

"J'ai aussi participé au mouvement Gilets jaunes au début, ce fut bref et votre description correspond exactement à ce que j'avais pu constater sur le terrain."

On notera l'incitation à commettre des actes illégaux (voire la menace à l'égard de ceux qui s'y refuseraient, sur le modèle bien connu du terrorisme syndical) :

"...Sur le terrain, loin des commentaires avisés de ceux qui pérorent mais n'y étaient pas. Bien planqués chez eux dans leur canapé, à profiter tout compte fait de l'arrêt momentané de la hausse des carburants."

Le mot racaille signifie aussi délinquant d'habitude. Une action illégale en bande organisée qui couvre tout le territoire et qui dure un an, c'est incontestablement de la délinquance d'habitude.

Participer à ce mouvement au début, puis le soutenir par la suite et finir par s'en vanter un an plus tard, c'est défendre une délinquance d'habitude qui n'a pu se maintenir qu'avec le soutien de l'opinion publique. C'est donc se faire le complice de délinquants d'habitude.

Racaille signifie, aussi, délinquant issu de l'immigration. Et plus précisément, personnes pratiquant la délinquance par absence totale de sens moral, par hostilité profonde et de principe envers les règles légales et morales de la société où il se trouve, parce qu'il se revendique de règles différentes.

Par analogie, racaille désigne donc également un Français de souche qui prétend lutter contre l'immigration, mais qui adopte les mêmes méthodes mafieuses, subversives, illégales et immorales que les voyous allogènes.

En fait, le mot racaille est simplement synonyme de voyou. Ce n'est que par la suite, et par extension, qu'il a fini par devenir synonyme de Noir ou Arabe en délicatesse avec la loi. Je ne fais que rétablir son sens initial.

Racaille communiste, enfin, parce que le mouvement des Gilets jaunes était un mouvement communiste, ainsi que je l'ai longuement expliqué ici sans jamais être démenti. Vouloir imposer son point de vue politique par la violence, piétiner le droit de propriété en exigeant que l'État prenne aux autres pour donner à soi, c'est bien être communiste.

En réalité, j'ai fait beaucoup d'honneur à Sophie en l'appelant racaille communiste. Je l'ai prise au sérieux. Disons que j'ai fait mine de la prendre au sérieux, par politesse.

C'est lui faire un crédit excessif. Lorsque quelqu'un vous écrit, à rebours de toute évidence :

"Concernant Robert Marchenoir, il a besoin d'être d'accord avec le pouvoir en place. Cela le rassure, sans doute !"

...Et vous traite de larbin, juste après vous avoir félicité pour votre opposition au pouvoir :

"Sylvain quand il envoie ses commentaires fleuris ne fait pas semblant. Robert Marchenoir, dans un tout autre style, avec ses commentaires acharnés anti-communistes, ne fait pas semblant. Achille et breizmabro qui y vont aussi de bon cœur, etc. Le 'charme' des conversations épistolaires avec des personnages qui ne font pas semblant !"

...C'est évidemment qu'elle raconte n'importe quoi pour faire son intéressante. On ne peut guère qualifier de convictions des réactions aussi changeantes et épidermiques.

Épidermiques est le mot qui convient, en ce qui concerne duvent, qui, elle, se contente d'incarner le mot hystérique.

Après avoir tenté, sans succès, d'attirer mon attention par l'une de ses innombrables bordées d'insultes à mon égard, toujours aussi dépourvues de la moindre matière relative au sujet discuté...

"Inculture crasse... inepte et puant... âne qui brait... pauvre type... sottise... ridicule... honteux... abjection... immondice..."

...Elle tente d'exciter les mâles du blog à se battre entre eux, en redoublant d'obscénité dans ses interpellations :

"Dites donc, monsieur Nebout, qu'est-ce vous n'avez pas qui vous empêche de répondre à Marchenoir, et qui vous fait solliciter notre hôte ?"

Le tout après nous avoir expliqué cinquante fois qu'elle "s'en tamponnait le coquillard", avec force allusions étymologiques à l'appui. Et finissant, au cas où l'on n'aurait pas compris, par...

"Se trouve devant mes yeux ébahis une belle queue de gentils Gilets jaunes, que je rêverais de vous montrer !! "

C'est un spécimen assez rare que le troll féminin* (à pseudonyme masculin) qui a lu les pages roses du Larousse, et qui exerce ses talents pour compenser ses frustrations sexuelles exacerbées ; mais il existe.

Avec tout ça, on est assez loin d'une défense rationnelle des Gilets jaunes -- et ne parlons pas des propos de Didier Maïsto. Mais c'était bien le but : détourner l'attention du manque radical de sérieux de ce mouvement.
______

(*) D'après ses déclarations. Au point où on en est, et au vu des autres transformistes sexuels réfugiés sur ce blog, on se gardera de toute conclusion hâtive à ce sujet.

Giuseppe

@ Xavier NEBOUT | 18 janvier 2020 à 09:24

J'interpelle très rarement, mais ici je me le permets : "Ceci dit, j'écrivais cela dans l'intérêt du blog." Beaucoup de cuistrerie sans doute dans ces mots, de quel droit s'arroger l'intérêt des autres ? Confisquer l'esprit de penser de chacun.

Diantre ! En réponse à duvent vous parlez donc de l'intérêt des autres... Bizarre conception de la discussion et du débat, débat de ventriloque ?
Bon, je pourrais la faire en quelques tomes, un peu comme l'oeuvre d'Alexandre Soljenitsyne mais je n'ai ni la classe, ni son talent.

J'aime tout dans ce blog - ou du moins ce qui s'écrit et que le modérateur publie -, le pire comme le meilleur, la liberté de dire, de tout dire sans parler au nom des autres. Chacun est grand garçon pour savoir et vouloir dire, c'est ce qui en fait sa valeur, on lit ou on ne lit pas, c'est comme pour tout, pour beaucoup les opinions sont faites alors il suffit de tourner le bouton.

Pas de polémique de ma part, la surprise tout au plus, bon voilà, rien de plus en somme, je viens d'acheter le dernier Charlie... Pouah ! diront certains, mais il est un curseur - mot répété et apparemment cher à Didier Maïsto - de la liberté de tous même si certains la trouvent poisse.

J'adore tout ce qui est liberté, il a fallu du temps pour revenir en Espagne.

F68.10

@ Serge HIREL
"Quelle démocratie souhaite-t-il ? A l’écouter, la « démocratie représentative » a échoué, les représentants du peuple étant devenus des « élites » ne l’écoutant plus et vivant dans un entre-soi, qu’il va jusqu’à estimer « mafieux » lorsque le CSA lui refuse une fréquence TNT. Soit... Il est vrai qu’un certain nombre d’élus ne sont pas irréprochables. Mais de là à les mettre tous dans le même sac..."

Au sujet de la démocratie qu'il souhaite, il me semble qu'il souhaite un RIC qui, bien que n'étant pas une panacée, irait dans la bonne direction. Il ne me semble pas vouloir faire un Big Bang et faire table rase de la démocratie représentative. Il me semble considérer qu'elle a de graves dysfonctionnements et qu'il faut la faire évoluer. D'où le RIC.

Au sujet des ses jugements sur le CSA et les qualifications de mafieux qu'il a accolées à certaines pratiques et personnes, il me semble qu'il serait temps de cesser de prétendre qu'on mette systématiquement tout le monde dans le même sac. Pour deux raisons:

1. Il arrive souvent, qu'en fait, on ne mette pas tout le monde dans le même sac. Et vu l'expérience de M. Maïsto, il me semble difficile de croire qu'il mette tout le monde dans le même sac: il connaît un peu ce monde de l'intérieur... Il a d'ailleurs donné des bons points à la "technostructure", à l'occasion...

2. La rengaine du "tout le monde dans le même sac" est extrêmement pratique pour éviter de traiter les sujets sur la base d'éléments factuels. Je me permets donc de vous demander: que pensez-vous de la situation qu'il a évoquée avec le CSA ? Concrètement ?

Serge HIREL

Certains propos, certaines postures de Didier Maïsto posent question, d’autant plus que, contrairement à d’autres « influenceurs » invités sur les plateaux TV, il est le patron d’un média dans lequel il peut donc faire la pluie et le beau temps. Il s’en défend, apporte des preuves de son respect de la libre expression... mais sait aussi évincer.

Quelle démocratie souhaite-t-il ? A l’écouter, la « démocratie représentative » a échoué, les représentants du peuple étant devenus des « élites » ne l’écoutant plus et vivant dans un entre-soi, qu’il va jusqu’à estimer « mafieux » lorsque le CSA lui refuse une fréquence TNT. Soit... Il est vrai qu’un certain nombre d’élus ne sont pas irréprochables. Mais de là à les mettre tous dans le même sac...

Il paraît appeler de ses vœux le recours à la « démocratie participative » ou, plus exactement, à une forme extrême de celle-ci qu’il nomme « transversale ». Soit... Mais les Gilets jaunes, qu’il admire, ont pourtant démontré qu’une masse protéiforme, sans chefs - qu’ils soient élus ou autoproclamés - ou dominée par de « bons clients » éphémères que les médias s’arrachent, n’a aucune chance d’assurer sa pérennité. Tout juste un tel conglomérat peut-il faire trembler un président, qui, encore novice en matière de manifestations de rue, s’en sort en lâchant du lest, c’est-à-dire quelques milliards d’euros...

A l’écouter encore, un autre pilier indispensable à la démocratie serait gravement malade, voire moribond. « Les journalistes se sont perdus », dit-il... sans en apporter la moindre preuve, mais en fournissant le remède à leur prochaine disparition : poster des images en « live » sur Facebook... Certes, un certain nombre d’entre eux font montre parfois d’un joli savoir-faire pour orienter la relation des faits et rendre ainsi pertinents leurs commentaires partisans. Ceux-là confondent leur métier avec le militantisme, mais trouvent toujours sur leur chemin qu’autres militants qui les contredisent. Ce qui, finalement, nourrit le débat.

Cet envoi aux gémonies des journalistes est d’autant plus étonnant de la part de Didier Maïsto que Sud Radio dispose d’une rédaction de qualité et que lui-même, dans sa jeunesse, en a été un, au « Figaro Magazine », une rédaction certes fière de ses opinions, mais qui n’avait pas - et n’a pas - pour habitude de tordre les faits pour les adapter à celles-ci.
Dans leur immense majorité - y compris beaucoup de polémistes -, les journalistes respectent leurs règles professionnelles, observent, enquêtent, recoupent, nuancent... ce qui leur permet de tenir à distance le mal qui, il est vrai, ronge trop de médias : la pensée unique, contre laquelle il faut effectivement que le citoyen s’insurge. Une maladie, essentiellement parisienne, qui ravage surtout des rédactions dont les dirigeants sont atteints des syndromes du « qu’en dira-t-on ? » et du « copains-copains qui savent ».

Quant à Facebook sauveur de la liberté de pensée, d’opinion et d’expression, mieux vaut en rire que de faire un long discours... Didier Maïsto propose là une fausse bonne solution, qui aboutirait à la juxtaposition de communautés ne dialoguant pas entre elles, se combattant même. La médiation d’une presse libre entre le pouvoir et le peuple est indispensable dans une démocratie. Jusqu’à ce jour, c’est le cas en France, même si Jupiter, à ses débuts, méprisant les corps intermédiaires, a tenté de la contourner. Aujourd’hui, il s’en sert, tel cet entretien « accordé » à TF1 par Brigitte Macron, dont l’objectif était d’évidence d’adoucir l’image « arrogante » de son mari. Simple communication du niveau « Gala » ou tentative de manipulation ? En tout cas, il y a loin entre la promotion de l’opération « Pièces jaunes » et l’explication psychanalytique du malheureux « traverser la rue »...

Giuseppe

Je suis en accord avec Didier Maïsto pour dire que les élus ne sont plus représentatifs de la société, dans les urnes ils représentent le plus souvent 30 % des inscrits, ils sont élus démocratiquement mais pas représentatifs.

Au Sénat - c'est un exemple - 80 % de ceux qui y siègent sont LR ou apparentés alors qu'ils ont pris une déculottée aux européennes et à l'élection nationale.

Comment en vouloir aux électeurs qui se déplacent de moins en moins dans les bureaux de vote ? Les enquêtes CEVIPOF à longueur de vague, la vague 10 par exemple témoigne de cet éloignement et du refus d'une adhésion à des politiques qui ne ressemblent en rien aux citoyens.

Giuseppe

Je le pense sincère, je l'ai trouvé sincère, il décrit bien un système mafieux ; d'ailleurs sans faire du Mediapart ou autre, il ferait un bien fou à cette régression de la liberté d'expression et ajouterait une pierre à un combat contre ces élites qui pourrissent notre beau pays.
Il devrait recevoir Vincent Jauvert.
S'attaquer à ce monde pourri aux dés pipés, mais pas que bien sûr.

Le citoyen attend ce type d'info, mais avec des journalistes qui connaissent parfaitement les mécanismes de ce dont ils veulent parler.

----------------

Yves Veyrier ridiculise ici un journaliste BFM sur la réforme des retraites, non pas forcément parce ce dernier est la voix de son maître, mais surtout parce qu'il ne connaît pas du tout ses dossiers et le dossier qui fait l'objet du débat.

J'ai cotisé à la retraite par points avec ses différents paliers. Yves Veyrier a parfaitement raison dans ses explications ; leçon de journalisme à un journaliste qui ne nous mérite pas, et qui prend le téléspectateur pour un ignare :

https://youtu.be/M5KUrxJ1e2k

Belle leçon à un mauvais élève ou plutôt à deux personnages qui occupent les plateaux pour vendre une bouillie pour chats, la retraite et ses arcanes est un dossier qui se travaille, technique, et quand on ne sait pas comme ici sur ce plateau, on se tait sous peine d'être ridicule (elle aussi qui tente de se raccrocher).
En l'occurrence le présentateur m'a bien fait rire de sa vacuité, une éolienne de plus dans le paysage des médias... Désespérant et surtout inutile.

Xavier NEBOUT

@ duvent

Plus que vous qui vous cachez derrière un pseudo.

Ceci dit, j'écrivais cela dans l'intérêt du blog.
Si P. Bilger s'y satisfait des échanges d'injures, c'est avant tout dommage pour lui.
C'est aussi un choix, car cela n'est pas de nature à y attirer des esprits élevés.


Tipaza

@ Patrice Charoulet | 17 janvier 2020 à 22:50
"Pour ma part, ne voulant pas vous attrister, je me garderai bien de dire tout ce que je pense de ce que j'ai entendu."

Voilà ce qui s'appelle avoir le sens de la diplomatie !
Je ne dirai pas que ça jette un froid, mais quand même ça ne réchauffe pas l'ambiance.
J'ai ouï dire que le poste d'ambassadeur des pôles se libérait.
N'hésitez pas, faites acte de candidature !

Lodi

@ duvent

Il ne faut pas oublier que certains ont demandé qu'on traque les insulteurs plutôt que les hors-sujet lors de l'affaire de la charte.
Cela ressort, comme les accusations de hors-sujet et je ne sais encore combien d'autres pollutions en viendront à pulluler.

Mais le plus grave est que beaucoup de gens n'aiment pas la liberté, chacun fait son vœu contre, et comme dans "La peau de chagrin", il n'en restera plus rien, et bientôt, à ce rythme.

L'invité de notre hôte croit qu'en ne s'en prenant qu'à ceux qui disent des contrevérités et en disant la Shoah unique, on préservera la liberté ailleurs. Mais c'est faux.

Je rappelle ce que j'ai dit, la Shoah fait partie, pour le moins, d'une chaîne causale de trois génocides.
D'autre part, il n'y a pas que les génocides à avoir été prouvé, et si je voulais - j'ai montré que l'homosexualité était assez répandue dans la nature - on pourrait mettre hors la loi bien des affirmations aventurées.
Or les gens ont le droit de n'avoir pas le temps, le courage ou autre, de réviser leurs connaissances, voire d'être de mauvaise foi.

C'est la "conscience errante".

Pour nous consoler de ce que les gens ne veulent pas laisser les gens libres ni l'être, que faire ?
J'ai cru comprendre que vous aimiez Achille de l'Iliade, et vous ne devez pas être la seule donc, montrons un caractère qui ne fait pas dans la soumission à l'injustice ou, il aurait pu, fils de divinité, le je supplie quelque puissant de détruire mon ennemi.
Non, il dénonce l'abus de pouvoir :

http://iliadeodyssee.texte.free.fr/aacompar/compiliade/compiliad/compiliad01/03colerachil/colerachiltex.htm

Après quoi, contraste avec notre époque où les gens puissants veulent rester sous les feux des projecteurs et où la grève n'est pas très bien vue quand les dieux inférieurs font grève dans un autre fameux texte antique, "Gilgamesh, l'histoire du grand homme qui ne voulait pas mourir", il refuse de se battre plus longtemps.
Que le roi assume sa lâcheté et son injustice, le peuple, sa lâcheté et son incapacité à se révolter face un tel chef.

F68.10

@ Wil
"Moi, trop catégorique ?! Eh ben,ça alors ! [...] Et pourquoi pas intolérant pendant que vous y êtes ! Héhéhé..."

Oh non ! Je ne confonds pas ces deux concepts ! On peut être intolérant et doucereux à la fois tout comme on peut être catégorique et tolérant à la fois.

"Euh, donc, oui je suis catégorique, ce type est un escroc intellectuel parce qu'il sort des phrases toutes faites dont il ne pense pas un mot (pléonasme)."

Je vais tenter un résumé pour condenser le propos, en filtrant le trop personnel, le trop corporate et le trop gilet-jaunesque. Peut-être y trouverez-vous un ou deux éléments que vous trouverez intéressants:

1. Incipit

Didier Maïsto pense que sa liberté d'esprit se doit de ne pas le laisser s'enfermer dans les catégorisations droite/gauche ayant cours en France (4:00). Il se présente comme attaché à une forme de souveraineté nationale (4:22). Et revendique une forme de pratique de l'opposition critique et constructive (qu'il assimile à de la dialectique hégelienne) afin de sortir des logiques de pouvoir partisanes (5:40).

2. Panorama de la liberté d'expression

Il refuse qu'on mette des limites à la liberté d'expression, sauf au sujet du génocide nazi en raison de l'exceptionnalité historique de cet événement, et insiste sur la distinction entre faits et opinions dans l'exercice de cette liberté ; cette position s'ancre dans une conception du droit plus jusnaturaliste que positiviste ; et dans ce contexte, il s'oppose à la criminalisation de la pensée (6:56). Il souhaite que tout courant de pensée puisse s'exprimer librement et voit dans certaines tendances actuelles un retour ou un début de fascisme, au sens où ces tendances contraignent l'opinion publique à prendre les opinions pour des faits (8:45). À ce sujet, il mentionne les extrêmes droite et gauche et constate que leur ancrage témoigne d'un vide de la pensée de gauche et de droite, qui paradoxalement permet aux extrêmes d'occuper les places jadis dévolues aux positions non-extrêmes, et ainsi de se normaliser socialement (9:21). Il s'inquiète de l'ancrage dans l'imaginaire collectif d'une notion de "pensée déviante" au nom de la "lutte contre la haine" (10:07), et constate que la France est une "démocratie de faible intensité". Il craint une aggravation de la situation (10:43).

3. Rapport au réel des médias consacrés

Il mentionne son texte "Vulgaire comme un gilet jaune", devenu viral, le contraste avec le traitement médiatique accordé aux Gilets jaunes ("moins que rien, factieux, séditieux, antisémites, racistes, homophobes, etc.") et constate à travers les réseaux sociaux l'isolement culturel du monde médiatique consacré (14:05). Il évoque les pratiques de ces médias consacrés: reprendre les éléments de langage de l'exécutif au mépris des constats issus du monde réel (17:41). Il constate que simplement répercuter le réel vaut soutien du mouvement des Gilets jaunes, ce qui selon lui "en dit long" sur les médias consacrés (18:18). Il les considère "idéologiques" dans un contexte de "fin des idéologies", faisant office de "valets du pouvoir", constat qu'il constate ne pas échapper à l'opinion publique (18:30).

Il affirme que le monde médiatique lui a reproché sa double casquette de président de Sud Radio et de soutien des Gilets jaunes ; ce qu'il a tenté de contrebalancer par une sincérité éclairant les inévitables biais à l'objectivité dans un tel contexte (18:56). Il reproche a contrario aux médias consacrés une forme d'insincérité débouchant sur une "confusion", caractérisée par le brouillage entretenu des distinctions entre opinions et faits (19:33). Il affirme que sa démarche de sincérité palliant l'objectivité pure a troublé les médias consacrés, mais que la population en général n'en a pas été troublée, au contraire (20:22).

Il affirme que, avant de pouvoir parler librement de divers sujets, il faut avant cela parler vrai et mettre en lumière les faits, tâche qu'il reprend à son compte (21:24): Parler "vrai" à partir simplement d'une "pensée, déviante ou pas", "inventée", "recomposée", "fantasmée" et non pas des faits, c'est partir sur des "bases qui sont viciées" (22:05). En un mot, il s'oppose à la "société du spectacle" (23:04).

4. Institutions et monde médiatique

Au sujet de ses batailles avec le conseil supérieur de l'audiovisuel, il mentionne que les institutions sont des coquilles où les individus ont un rôle crucial à jouer ; et, en ce sens, il prétend ne pas s'attaquer aux institutions, et même les défendre, mais plutôt tenter d'empêcher le "poisson de pourrir par la tête" en ciblant certains individus plutôt que les institutions elles-mêmes (26:55). Il affirme aussi que les hauts fonctionnaires (la "technostructure") de telles institutions ne sont pas fondamentalement aussi hostiles à ce type de démarche qu'ils pourraient superficiellement le laisser penser en apparence (29:01).

Il affirme qu'il y a un "grand cirque médiatico-politique" au service d'une oligarchie qu'il estime à une centaine tout au plus de personnes qui se seraient arrogés les pouvoirs syndicaux, médiatiques et politiques (30:59). Ce qui créé conflits d'intérêts et corruption sur fond de mobilité professionnelle de ces acteurs qui cumulent les casquettes au cours de leur vie (31:30). Il estime que les trois quarts des problèmes de corruption en France relèvent de ce type de conflits d'intérêt (32:00). Il soutient qu'on ne peut pas "être juge de soi-même", que les contre-pouvoirs sont nécessaires, et que c'est un des rôles de la liberté d'expression dans une "démocratie digne de ce nom" (32:17).

5. Etat des lieux de la profession du journalisme

La profession de journaliste est à l'heure actuelle "perdue" selon lui (33:02). Une des causes en serait non pas son inféodation aux "milliardaires", mais son renoncement à s'autoriser à choisir quels milliardaires en seraient ses maîtres (33:14). Et en l'occurrence, les milliardaires en question ont fait leur fortune au travers de la commande publique: armes, téléphonie, travaux publics, médicaments, ce qui les inféode au pouvoir ; problème chronique et patent de la société française selon lui. (33:30). Une autre des causes en serait l'embourgeoisement de la profession de journaliste, ce qui les dissuade de "porter le fer dans la plaie" dans leur pratique du journalisme. (34:19)

Actionnaires puissants au service de la puissance publique, liberté d'expression qui se rétrécit sans "qu'on s'en rende vraiment compte", précarité dans le monde du journalisme et paresse intellectuelle (ce qui relèverait d'une défaillante culture de la connaissance, associée selon lui à Internet qui inciterait à la superficialité intellectuelle) constitueraient la quadruple racine de cette perdition (35:53). 70 % des gens s'informeraient actuellement encore avec les journaux télévisés, qui sont devenus une vaste rubrique des chiens écrasés, ce qui évoque "désespoir" et "honte" dans son esprit (36:00). La profession serait donc en perdition, et les instances et les syndicats aussi, comme en témoignerait la "lumineuse idée" du conseil de l'ordre des journalistes auquel autant Mélenchon que le rassemblement national que Macron souscriraient ; "lumineuse idée" qu'il considère "quand même grave, quoi..." (36:36). Il trouve en effet inconséquent qu'on parle de déontologie au moment ou la violence policière vis-à-vis des Gilets jaunes n'est pas médiatiquement couverte correctement (37:06). De fait, les problématiques de financement de la profession l'empêchent de faire émerger un modèle déontologique consensuel et praticable (37:25). Il voit un espoir dans l'émergence d'une jeune génération alliée à la technologie, qui permet à des "jeunes" de s'immerger dans le réel et d'assouvir leur "soif d'apprendre" (37:35).

6. Démocratie, communautarisme et intelligence collective

Il ne croit plus à la "politique politicienne", aux partis politiques, à la démocratie représentative, mais il croit à la "transversalité" qui réunirait le "meilleur de chaque homme" (38:22). La transversalité présuppose l'émergence d'une identité comme soubassement à ladite transversalité, qu'il imagine être celle d'un "patriotisme apaisé", ce qui passe par une réappropriation du langage et des symboles nationaux (38:53). En l'absence de quoi nous avons assisté au développement d'un communautarisme différentialiste sous couvert d'antiracisme universaliste, qui a abouti au développement d'un clientélisme politique pour contrebalancer le morcellement électoral au premier tour de l'élection présidentielle, où, compte tenu du poids du rassemblement national, se joue l'élection. (39:54) Il attribue les révoltes actuelles dans le monde à "la conscience de la corruption des classes dirigeantes", médias inclus, et à l'augmentation du pouvoir d'achat qui induit un besoin de démocratie participative récusant le concept d'élites éclairées fonctionnant autocratiquement (40:42). Le demande du RIC, par exemple, s'inscrit dans cette logique, sans pour autant en être la panacée (41:34). Ladite logique s'inscrit dans la reconnaissance des individus en tant qu'êtres pensants qui ne veulent pas se savoir seulement sujets ; cette intelligence collective serait compatible avec l'universalisme français, dans lesquels il voit s'inscrire le mouvement des Gilets jaunes (41:52).

7. Excipit

Il voit les possibilités d'action, au sens large du terme, prendre corps plutôt à travers les petits comités qu'à travers les foules ; les petits comités seraient plus propices à ce qu'il appelle "la transmission de la petite lueur", processus qu'il juge plus subtil mais plus fécond (43:36).

Il y a quelques mots compliqués dans le résumé qui précède, mais je pense que vous y survivrez.

Voici l'article "Vulgaire comme un gilet jaune", mentionné dans l'entretien:

https://www.lyoncapitale.fr/edito/je-suis-vulgaire-comme-un-gilet-jaune/

"Je déteste les gens qui ne disent pas ce qu'ils pensent vraiment d'où mon problème relationnel avec les femmes."

Je n'ai manifestement pas le même type de problème relationnel avec les femmes que vous. Mais je ne suis pas certain qu'une totale franchise soit uniformément souhaitable en la matière:

https://www.youtube.com/watch?v=85O6HISsUTk&t=55s

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Votre courage m'était connu. Vous nous en donnez une nouvelle preuve. Faire parler le président d'une radio où vous intervenez régulièrement ! Le risque n'est pas unique. Mais le risque principal, d'après moi, est que vous pouvez craindre - ne censurant presque jamais - des commentaires très désagréables de vos commentateurs les plus désagréables. En ayant à l'esprit que votre invité ne manquera pas de les lire et d'en être attristé, s'il ne va pas jusqu'à vous en faire, par ricochet, grief.

Pour ma part, ne voulant pas vous attrister, je me garderai bien de dire tout ce que je pense de ce que j'ai entendu. Louer quelques traits de ce monsieur serait une solution polie. On pourrait retenir qu'il fut « fils de prolo » et qu'il s'est fait tout seul. Qu'il fut séguiniste, et quitta ce camp, indisposé par le côté « cassant et technocrate » d'un Juppé. La critique des « médias mainstream » est bienvenue. Quand il dit « Je n'ai ni remords, ni regret », il dit ce que je ne cesse de dire. C'est plutôt bon signe.

J'arrive, politiquement, à des conclusions totalement opposées aux siennes. Sans être le moins du monde macroniste, j'ai mille reproches à faire aux Gilets jaunes, du premier jour au dernier, comme à toutes les jacqueries. Aucun de ses arguments, à cet égard, ne m'a touché. Quand il dit : « Je ne crois plus du tout à la démocratie représentative », il me navre. Par quoi peut-on la remplacer ? Mystère et boules de gomme. Il y aurait plusieurs possibilités, plus effrayantes les unes que les autres.C'est une attitude parfaitement irresponsable !
Je ne dirai que cela.

Wil

@ F68.10
"Vous n'avez pas l'impression d'être un peu trop catégorique ?"

Moi, trop catégorique ?! Eh ben,ça alors ! ça fait mal de lire, à moi qui suis l'esprit le plus ouvert qui soit ! Si, si.. snif, snif... Et pourquoi pas intolérant pendant que vous y êtes ! Héhéhé...
Euh, donc, oui je suis catégorique, ce type est un escroc intellectuel parce qu'il sort des phrases toutes faites dont il ne pense pas un mot (pléonasme).
Je déteste les gens qui ne disent pas ce qu'ils pensent vraiment d'où mon problème relationnel avec les femmes évidemment, sauf avec notre "modératrice-correctrice bien-aimée…" puisqu'elle ne dit rien. Avec elle il n'y a pas de problème.

Ça c'est une femme qui est très bien !

Lucile

@ Exilé | 17 janvier 2020 à 15:4

Là-dessus nous sommes d'accord, mais je pense que les électeurs sont aussi fautifs que leurs élus. Pour commencer ils ne devraient pas tolérer que leurs élus parlent de faire "de la pédagogie" pour promulguer des lois que le pays réprouve. Ils devraient hurler de colère quand un élu, un membre du gouvernement ou un journaliste emploie ce mot.

Or non seulement ils trouvent cela normal mais il arrive qu'ils en réclament. Ils réclament aussi toujours plus de lois contre la liberté d'expression, la liberté ne les intéresse pas du moment qu'en y renonçant pour eux-mêmes, ils en privent leurs adversaires. Il faudra qu'elle soit bel et bien perdue pour qu'on la regrette.

Il faut dire que de mauvais coups ont été portés à la démocratie représentative, peut-être par la Constitution de la Ve République, où le Président gouverne en lieu et place du Premier ministre, et dernièrement par la date de l'élection des députés, juste après l'élection présidentielle.

Quoi qu'il en soit, la démocratie dite participative permet à des groupes de pression de faire la loi. Elle remplace les querelles et négociations entre les partis politiques par des luttes d'influence, et par le favoritisme de groupes de pression bien organisés sachant se donner une bonne visibilité, et exercer un chantage permanent avec l'aide de l'opinion publique dûment formatée.

Didier Maïsto est un homme de médias, il devrait savoir à quel point l'appui des médias peut donner de force à un mouvement politique minoritaire, ou l'inverse. Mais peut-être n'y voit-il aucun mal. Je préfère encore la démocratie représentative, avec tous ses défauts.

Lodi

Je crois comprendre la rencontre de l'invité et des Gilets jaunes. Les GJ étaient des Français ne se rencontrant pas, dispatchés comme tous les automobilistes par les ronds-points.
Ces ronds-points sont un dispositif de sécurité intéressant, mais assez symboliques à mon avis du fait que dans ses parages, il n'y a aucun endroit où se garer. L'arrêt donc la rencontre est impossible... Or les gens de la périphérie ne sont pas dans des endroits où on se rencontre beaucoup non plus. Alors...

Leur discours n'a peut-être pas été le plus brillant qui soit, mais ils ont su trouver l'endroit où s'assembler et frapper la circulation de paralysie : le rond-point.
Leur revendication a rencontré les préoccupations d'autres gens, sans parler du désir de s'arrêter et de se parler, de tout évoquer entre toutes les personnes possibles.

Et en plus, cet événement a permis à l'invité un retour aux sources. Je trouve dommage qu'il ne soit pas devenu un leader du mouvement, et d’ailleurs, cela a été le problème des Gilets jaunes : empêcher l'émergence de chefs.
Entre la routine et la surenchère, les questions n'ont pas été pensées, sauf peut-être, dans le cadre de la volonté de réduire le pouvoir des chefs... Disons qu'on peut considérer la revendication du référendum d’initiative populaire comme un début.

La question de bloquer les gens et la violence sont évidemment des problèmes, qui auraient pu être diminués avec des chefs.
Mais chat échaudé craint l'eau froide, se défiant de la représentation nationale, les GJ tremblaient d'être trahis par les leurs.

Ce qui explique que les GJ puissent être des plus accueillants pour notre invité qui, en retour, a été inspiré par leur cause.
Dans un autre genre, nous avons Xavier Nebout en leader éphémère et festif.

Ils récusaient certes les chefs en parole, mais surtout, à mon avis, la trahison, pensant avoir subi des félons en politique, et craignant d'en voir émerger parmi eux.
A bas les élites parisiennes coupées du peuple et mon voisin qui risque de me commander pour probablement me trahir, étant donné qu'on ne supporte pas qu'un égal vous surpasse, problème de la jalousie, et qu'on a été, pense-t-on, abandonné, on craint que le nouveau leader aussi se déracine de son terreau populaire.

Mais si des gens viennent d'ailleurs, pas de problème.
Est-ce si étonnant ?
Certains demandent à des étrangers de leur faire une Constitution ou régner sur à cause des mêmes problèmes de manque d'élites légitimes.

A défaut d'augmenter les capacités humaines, il faut, faisant avec le peu qu'on a, essayer d'augmenter le niveau des élites, les contre-pouvoirs avec le référendum d’initiative populaire : jouons les Suisses et non la Révolution, et que des gens se dévouent pour faire chef quand décidément personne de capable ne se présente.

Si le chef sait écouter, a des idées et pas de préjugés et se montre capable de dialoguer avec les représentants des institutions, tout va bien.
On ignore où on trouvera ces phénix, mais faute d'avoir accepté des chefs issus de leurs rangs, les GJ ont été récupérés par des chefs syndicaux, c'est dommage, on croirait :

https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/le_heron

Il ne faut pas être trop difficile, surtout en politique, non un bien, quel erreur !
Un moindre mal commun.

L'élite s'attend à un peuple trop raisonnable, le peuple à une élite trop morale et capable, pour ne pas être déçus.
Des désenchantements croisés sont démobilisateurs et enrageants, on est toujours dans le manque ou dans l'excès et on ne sait pas dialoguer et a fortiori trouver des compromis.

duvent

@ Xavier NEBOUT | 17 janvier 2020 à 19:04

Dites donc, monsieur Nebout, qu'est-ce vous n'avez pas qui vous empêche de répondre à Marchenoir, et qui vous fait solliciter notre hôte ?

Par ailleurs, vous devez savoir que : De minimis non curat praetor !


Michelle D-LEROY

Je prends rarement le temps d’écouter les entretiens de Philippe Bilger, quel dommage !

Aujourd’hui j’ai vraiment été séduite par Didier Maïsto que je ne connaissais pas, sauf à entendre régulièrement du mal de Sud Radio et de son directeur par ricochet. Une radio à l'évidence plus libre que les médias habituels avec leur pensée aseptisée.

D’emblée j’apprends qu’il a travaillé pour le Figaro et qu’il a été attaché parlementaire de Philippe Séguin, entre autres. Deux expériences de bon augure pour moi.

Et, au fur et à mesure, je me sens proche de ce qu’il dit.

Snober le peuple, plutôt que d’essayer de comprendre ses attentes, fait monter les extrêmes : ce n’est rien d’autre que ce que dit le sociologue rocardien, Pierre Rosanvallon.

J'adhère aussi à ce qu'il explique sur son soutien aux Gilets jaunes, sur la déontologie de la presse, sur l’info superficielle …beaucoup de vérités simples (et non simplistes, je me méfie des raccourcis) mais bien analysées.

Le monde a changé, et s’il ne croit plus à la démocratie représentative, c’est malheureusement un avis de plus en plus général, parce que nos politiques ont beaucoup exagéré au cours des années avec le paroxysme que nous connaissons actuellement, abusant de leurs prérogatives tous domaines confondus en concentrant les pouvoirs.

J’ai vraiment passé un bon moment en écoutant quelqu’un qui m’a semblé sincère et authentique, deux qualités qui manquent tellement à nos hommes politiques et à nos médias actuels.

Ce fut un plaisir.

Xavier NEBOUT

Il y a des bornes qu'il faut savoir ne pas franchir.
Il est d'ailleurs parfois inutile de se targuer d'être enfant de femme de ménage et d'ouvrier tant il est évident qu'on n'a pas été élevé à Windsor ni fait ses études à l'école des Roches.

Lorsqu'un individu traite dans un blog très fréquenté et donc publiquement - l'un de "racaille communiste" et l'autre de "bandit dans l'âme" - sans même l'excuse de la provocation, cela relève de la correctionnelle.
Il serait donc heureux que notre hôte ne se prête pas à de tels agissements.

Archibald

Après l'Afrika Korps, l'Ottoman... Winston, réveille-toi !

Chez les GJ du premier quart d'heure c'était le cœur du peuple qui battait. Au dernier vocifèrent les « travailleurs sociaux », c'est-à-dire les cocomunistes. À la fin il restera les travailleurs étrangers !
Faut pas confondre !

Afghanistan, Iran, Irak, Syrie... Libye... Sahel ! Ti prends les mêmes, ti recommences. Ces Occidentaux sont impayables !
Mais pas imbattables.

Allemagne. Une Berlinoise retraitée, 83 ans, architecte d'intérieur, 3 enfants élevés, 800 €/mois, nous déclare :
« Ils attendent juste qu'on disparaisse ! »
Ils sont doués danse pays pour faire disparaître.

LUCILE C'EST SUBTILE, ET MARY AUSSI

Sophie

@ Exilé

"Le 29 mai 2005, il y a dix ans tout juste, le peuple français rejetait par référendum le projet de traité constitutionnel européen au sortir d'une campagne épique. Ceux qui pendant des semaines avaient martelé qu'un non provoquerait une forme d'apocalypse s'empressèrent d'expliquer que ce vote ne changeait rien puisque aussi bien, comme le répétait l'ineffable Alain Minc, «il n'y a pas de plan B». Et pour lui donner raison, Nicolas Sarkozy, une fois élu, fit passer par vote du Congrès le traité de Lisbonne, sous-copie du projet de constitution." Natacha Polony (FigaroVox)

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/05/22/31001-20150522ARTFIG00332-natacha-polony-referendum-de-2005-la-fracture-democratique.php

Comment les "élites" s'assoient sur les bonnes idées de leurs citoyens. En Suisse, les citoyens sont régulièrement consultés par référendum et leurs choix sont ensuite validés.

Nous sommes dans une république bananière en France.

Exilé

@ Lucile
« Je suis plus inquiète quand il annonce dans la foulée qu'il ne croit plus du tout à la démocratie représentative. »

Il ne s'agit pas là seulement d'une croyance de sa part que d'une constatation que chacun peut faire.
Il y a quelques années, quand j’habitais Paris, il m'arrivait de discuter avec « mon » député - un homme qui a eu sa période de notoriété - quand je le croisais et généralement, derrière une écoute polie, il était facile de comprendre qu'il pensait : « cause toujours mon bonhomme, nous ne changerons rien ».

Si le mouvement des Gilets jaunes s'est manifesté aussi subitement, c'est justement la preuve que la « démocratie représentative » ne relève plus en France que de la fiction juridique et que les élus n'écoutent pas ceux dont ils sont sur le papier les représentants.

Ajoutons à cela le fait que même ceux qui seraient encore attentifs aux demandes ou bien aux avis de leurs électeurs sont ensuite réduits au silence par les caciques de leur parti qui les somment de se plier à la discipline collective.

Mais le mal vient de loin : une des premières décisions de la Constituante a été de refuser la notion de mandat impératif.
Autant dire que les élus peuvent impunément n'en faire qu'à leur tête, ce dont ils ne se privent pas, à rebours éventuellement de la « volonté du Peuple » (rires)...

F68.10

@ Achille
"Qui sait ? Maintenant j’aimerais bien que Philippe Bilger soumette à la question Pascal Praud."

C'est vrai que la méthode de l'hystérisation des débats pour en faire émerger... quoi, au fait ? Le constat qui me terrifie est que je n'ai pas appris une seule chose d'un débat mené par Pascal Praud.

Je préfère amplement regarder Fox News que Pascal Praud: j'y apprends parfois des choses, et l'hystérie n'y monte pas au ciel, en tout cas sûrement pas de la même manière.

Alors, oui, certaines attaques contre l'émission de Pascal Praud venant de... France Inter, par exemple... sont assez lamentables et bas du front. Mais je ne sais pas si le fait d'armes d'essuyer les attaques de France Inter en fait une personne capable de défendre la liberté d'expression et surtout d'en comprendre ses enjeux.

Mais bon, c'est vrai qu'on ne connaît pas son point de vue sur ce genre de questions. Une des rares interviews de lui que j'ai trouvées:

http://www.a-droite-fierement.fr/un-journaliste-pas-comme-les-autres-22/

C'est assez peu disert sur les enjeux de la liberté d'expression. La fin de l'interview est assez éclairante cependant: ce qu'il semble vouloir défendre, c'est essentiellement la culture ou la conception qu'il s'en fait. Mais la liberté d'expression ne sert pas qu'à cela...

Sophie

@ duvent
@ Achille
@ Robert Marchenoir

Concernant Robert Marchenoir, il a besoin d'être d'accord avec le pouvoir en place. Cela le rassure, sans doute !

https://www.culture-generale.fr/divers/17662-le-syndrome-du-larbin

Quel que soit le gouvernement aux commandes, dans le passé, dans le présent et dans l'avenir, il y aura matière à critiquer. Les Français adorent jouer les Astérix râleurs, pourquoi bouder notre plaisir. Nous n'allons pas devenir muets comme des taupes, on finirait par attraper des ulcères et ce n'est pas bon pour le bide.

Personne n'est infaillible. Tous ces personnages politiques (de droite, du milieu, de gauche soi-disant, des extrêmes) ont obtenu ou veulent obtenir le pouvoir, qu'ils assument donc d'être regardés à la loupe...

Sinon, qu'ils deviennent fleuristes. Au moins, ils nous feront de beaux bouquets de fleurs et la vie sera plus agréable à observer... en apparence du moins.

Comme je l'écrivais à Achille, ne jamais rien attendre des autres d'où qu'ils viennent. Nous râlons mais nous nous débrouillons très bien sans tous ces énergumènes qui se prennent pour des "élites".

Sophie

Elle est pas belle la macroncrature ! les citoyens français pris pour des moins que rien, dans certaines municipalités... Comment voulez-vous éviter des mouvements de colère face à ce manque total de considération des autres.

"Municipales : les petites manœuvres de Castaner pour gonfler le score de la majorité."

"54% des électeurs écartés des statistiques"

Si vous ne résidez pas dans une localité de 9 000 ou plus habitants, vous n'êtes désormais rien !

L'article complet ici : https://www.valeursactuelles.com/politique/municipales-les-petites-manoeuvres-de-castaner-pour-gonfler-le-score-de-la-majorite-115104

Robert Marchenoir

@ Sophie | 17 janvier 2020 à 10:18
"J'ai aussi participé au mouvement Gilets jaunes au début, ce fut bref et votre description correspond exactement à ce que j'avais pu constater sur le terrain, loin des commentaires avisés de ceux qui pérorent mais n'y étaient pas."

Le problème est que cette description ne dit rien, et que la vôtre est nulle et non avenue : "j'y étais, donc j'ai raison" est l'argument dit touristique. Et nombriliste. Pourquoi devrions-nous vous croire ?

A cette aune, Macron "y est", à la présidence de la République, donc il a raison de faire ce qu'il fait, et vous devriez le croire sur parole.

"Bien planqués chez eux dans leur canapé, à profiter tout compte fait de l'arrêt momentané de la hausse des carburants."

C'est le vieil argument des bandits communistes : nous faisons grève pour vous, ensuite vous en profitez, donc vous devez nous lécher les bottes.

On ne vous a pas beaucoup entendu, ici, féliciter le gouvernement pour cette baisse (non momentanée) du prix de l'essence. C'est quand ça vous arrange.

Au demeurant, je vous signale que les 17 milliards lâchés par Macron suite aux Gilets jaunes sont une mauvaise chose, et non une bonne chose. Je n'ai certainement pas l'intention de remercier des racailles soviétiques dans votre genre pour ce hold-up de l'argent gratuit des autres.

"Je n'y ai vu que des citoyens exaspérés d'être dirigés par des incapables donneurs de leçons."

Ce mouvement a un an maintenant, et vous êtes incapable de le soutenir autrement que par des adjectifs. Les citoyens seraient exaspérés (notion parfaitement subjective), il serait bon d'être exaspéré (pourquoi ?), le gouvernement serait incapable (c'est à vous de le prouver, affirmation péremptoire ne vaut pas raison, et encore moins voies de fait et homicides), et il serait composé de donneurs de leçons (ce qui est une bonne chose, et non une mauvaise : les voyous communistes dans votre genre font toujours l'éloge de la bêtise et de l'ignorance).

"Pas de foule haineuse, des citoyens qui en ont assez d'être pris pour des imbéciles qu'on peut racketter à tout moment pour renflouer des caisses vides car mal gérées par les élites en place."

Non, bien sûr. Dix tués, sans haine ni mépris, je suppose. La circulation bloquée, mais avec gentillesse. C'est curieux, mais cela ne correspond pas du tout aux témoignages donnés par d'autres personnes, qui justement, "y étaient", elles aussi. C'était plutôt je te tape sur le toit de la voiture si tu essayes de passer, et je te fais attendre des heures si tu ne montres pas le gilet jaune sur le tableau de bord. Quand je ne te casse pas les vitres de ta voiture parce que tu es un "pédé".

"Des citoyens qui en ont assez d'être pris pour des imbéciles..."

Peut-être parce qu'ils le sont ? Vous n'avez pas envisagé cette possibilité. Êtes-vous en train de nous dire que la France est peuplée de 67 millions de génies, par définition ? Moins Macron et les sénateurs, bien entendu.

"...Qu'on peut racketter à tout moment pour renflouer des caisses vides car mal gérées par les élites en place."

Nous sommes tout ouïe pour entendre vos conseils de gestion. C'est par là qu'il aurait fallu commencer. Hélas, la sagesse des gilétistes du début s'est bornée à réclamer le rétablissement de l'ISF. Moi aussi, je peux faire de la "bonne gestion" à cette sauce.

C'est exactement la "gestion" appliquée par tous les gouvernements depuis trois quarts de siècle. De quoi vous plaignez-vous ?
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@ NEBOUT Xavier | 17 janvier 2020 à 09:30
"Le tout début des Gilets jaunes, c'était la première fois que je me joignais à des manifestations. C'était les 80 km/h et l'augmentation du gas-oil qui faisait déborder le vase."

Dans ce cas, pourquoi les gilétistes ne sont-ils pas rentrés chez eux dès que ces mesures ont été annulées ? La limitation de vitesse à 80 km/h est présentée comme une mauvaise chose par la sagesse populaire. Mais c'est à vous de le prouver. Affirmation ne vaut pas raison.

Au demeurant, ce que vous alléguez là, ce sont les raisons du mouvement. Ce ne sont ni ses moyens, ni ses revendications. Les premiers furent inadmissibles, et les secondes également. Elles allèrent bien au-delà des points que vous citez.

"Bref, il y a bien eu un début bon enfant."

Je ne sais pas ce que veut dire "bon enfant". C'est un adjectif. C'est parfaitement subjectif. C'est vous qui le dites. Bloquer des routes et tuer des gens n'est pas bon enfant. C'est dès le début que cela fut fait.

Vous vous êtes peut-être bien amusé en participant à votre première manif à un âge vénérable, vous avez joué au chef, ainsi que vous vous en vantez avec une naïveté consternante, vous "faisiez le tour d'un rond-point au ralenti avec votre WC 51 rouge sous les ovations" (pour buter les terroristes jusque dans les ch..., je suppose ?), bref vous êtes retombé en enfance l'espace de quelques heures.

J'en suis ravi pour vous, mais deviez-vous, pour autant, vous livrer au blocage d'un pays entier ? Ne pouviez-vous inviter vos potes de rond-point dans votre jardin, pour montrer votre belle "tête de chef" et "faire tourner votre WC" ? Vous vous moquez du monde.

D'ailleurs, votre WC 51, il doit sucer un maximum, question gas-oil. Vous avez le frigo vide à partir du 15 du mois, vous aussi ? Voilà qui cadre pile-poil avec mon analyse du mouvement depuis le début (confirmée par les sondages) : une révolte de petits riches, et non de gens qui "fouillent dans les poubelles pour manger", contrairement au clicheton misérabiliste qu'on nous a servi avec complaisance.

"Une foule haineuse ? Non !"

Non, bien sûr. Il n'y a eu aucun blocage, aucune intimidation, aucune insulte, aucun coup, pas de vandalisme et pas de tués.

"Prête à tout casser ? Non plus !"

Elle n'y était peut-être pas "prête", mais elle s'est débrouillée pour le faire sans préparation. (Je reprends cet exemple parce que je l'ai sous la main. Je pourrais en aligner des dizaines.)

"De gauche plus que de droite ? Non plus !"

On s'en moque. Faites votre sociologie de comptoir ailleurs. Vous pouvez qualifier de fascistes ou de communistes les actions qui ont été menées, cela n'a aucune importance. Elles étaient illégales et néfastes. Dans leurs objectifs et dans leurs moyens. C'est cela qui compte.

"La caractéristique serait qu'on y était plus âgé que la moyenne de la population. Or, lorsqu'on a un peu de bouteille, on voit d'un mauvais œil un bellâtre marié à une femme pouvant être largement sa mère nous apprendre à vivre. De là, il faut pas trop chercher, et lui, il cherche !"

Oui, bien sûr. Maintenant, Xavier Nebout a le droit de dire aux gens qui ils doivent épouser ou non. Et si le résultat ne lui plaît pas, il met le pays à feu et à sang.

Vous avez de la bouteille, mais vous jouez au petit chef sur les ronds-points et vous montrez votre WC. Moi je vous trouve plutôt infantile.

Je ne sais pas si vous êtes un nazi ou un communiste, mais vous êtes un bandit dans l'âme.
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@ Zonzon-Archibald | 17 janvier 2020 à 10:17
"Mame Macron nous révèle l'origine de la phrase : 'Je traverse la rue, je vous trouve un travail.' Whouah !"

Elle ne l'a pas révélée. J'ai dit exactement la même chose ici il y a des mois. Il était évident que Macron pensait aux difficultés d'embauche des restaurateurs, ayant prononcé cette phrase dans un quartier bourré de restaurants.

J'avais supposé qu'il avait en tête la fermeture, récemment annoncée par la presse, d'un restaurant gastronomique de la "France périphérique", fort apprécié, pour la simple raison que le patron n'arrivait pas à embaucher.

Brigitte Macron vient d'expliquer que le couple avait mangé il y a peu dans un restaurant. Le patron leur avait dit qu'il avait tellement de mal à trouver des employés, qu'il était prêt à embaucher quiconque traverserait la rue pour se présenter.

L'origine de la réflexion présidentielle était évidente, mais il ne s'est trouvé personne pour la souligner. Pas plus parmi "les médias du système" et "les journalopes gauchiasses" que parmi les Gilets jaunes et les titulaires de "frigos vides à partir du 15 du mois".

C'est si bon de faire semblant de s'indigner face au crime de lèse-jeune et de lèse-communistes... et de balayer sous la table, du coup, l'impérieux besoin de baisser massivement la dépense publique, si l'on veut réduire le chômage.

Voilà quelques-uns des points que Didier Maïsto aurait pu traiter, s'il avait assumé son rôle "d'élite", au lieu de nous servir la pleurnicherie soviétoïde obligatoire en France.

Lucile

En fait Didier Maïsto est intéressant, mais son vocabulaire est bourré de concepts abstraits usés jusqu'à la corde par les politiciens et journalistes défilant sur les chaînes d'info, et qui sont seuls à comprendre vraiment de quoi ils parlent, du moins on espère qu'ils se comprennent. Wil n'a pas tort, il enfile des formules. En quelques minutes j'ai noté :
"Il faut définir un cadre"
"Je suis un patriote apaisé"
"Je crois à cette transversalité"
"La souveraineté, on en a chacun une part"
"intelligence collective"
"L'universalité, cette abstraction rationnelle"
"C'est la micro-action qui fait que la lumière se propage".

Son dialecte l'isole. Ou alors peut-être se croit-il obligé de parler ainsi pour être pris au sérieux par l'intelligentsia, ce en quoi il n'a pas tout à fait tort, tant il faut avoir l'air de sortir de Sciences po pour avoir voix au chapitre. Lui qui chantait des romances siciliennes dans son immeuble en revenant de l'école. Magnifique.

D'accord pour sa défense de la liberté. Ce n'est pas si courant dans le monde politique et dans le monde médiatique. Je dis bravo. Je suis plus inquiète quand il annonce dans la foulée qu'il ne croit plus du tout à la démocratie représentative. Pour moi, la "démocratie participative" est plus qu'un oxymore, c'est le voyant "attention danger", car on peut y mettre tout et n'importe quoi, sauf la démocratie. Là, je rejoins Robert Marchenoir.

Achille

@Sophie | 17 janvier 2020 à 07:56
« Il ne faut rien attendre des humains qu'ils soient issus du peuple ou des élites ! »

Ce n’est pas faux. D’abord qu’est-ce que c’est exactement que le peuple ?
Sur le plan sociétal il est composé essentiellement de communautés, de corporations et de syndicalistes.

Chacun défend son pré carré en se souciant comme d’une guigne des problèmes de ceux qui n’appartiennent pas à sa propre situation. C'est du chacun pour soi.

Sur le plan social on peut classifier le peuple en trois catégories : les riches, les pauvres et la classe moyenne.

*Les riches n’ont pas trop de problèmes puisqu’ils sont riches et dans une société consumériste comme la nôtre c’est toujours préférable.
Certes il se peut que parfois ils se fassent rattraper par la patrouille suite à des placements pas toujours en conformité avec la déontologie fiscale.
Il faut toujours se méfier de ces conseillers financiers un peu trop zélés car généralement ce ne sont pas eux qui subissent les conséquences de leurs conseils pas toujours judicieux.

*Les pauvres ne sont jamais contents, ce qui est normal car ils sont pauvres et donc ne peuvent s’offrir le confort auquel ils aspirent, sauf à se couvrir de crédits qu’ils ne peuvent pas toujours rembourser.

*Reste la classe moyenne, des gens comme vous et moi. Je ne pense pas qu’il y ait des pauvres sur ce blog, peut-être quelques riches mais ils se font très discrets.

Les gens de la classe moyenne donc, sont trop riches pour bénéficier des allocations et aides diverses dont bénéficient les pauvres et ils sont trop pauvres pour s’offrir le train de vie des riches.
Ce qui fait que finalement personne n’est vraiment content dans notre beau pays. Pourtant il ne faudrait pas grand-chose pour être heureux. Simplement arrêter de toujours regarder dans la gamelle du voisin, accepter les petits soucis auxquels personne n’échappe et prendre les bons moments quand ils passent.
Mais dans le contexte tourmenté actuel, personne n'y pense. C'est bien dommage !

duvent

@ Robert Marchenoir | 16 janvier 2020 à 23:29

Justement, je me disais, in petto, que fait donc Marchenoir, celui qui n'est pas fils d'une « femme de ménage », et dont l'inculture crasse se répand avec la grâce et la légèreté du vent ?
Et puis, je lis ses propos comme toujours, ineptes et puants, pourtant ils me font rire... Je suis frappée d'une terrible insuffisance, contre laquelle aucun remède n'est disponible, je ne peux m'empêcher de rire lorsqu'un âne brait !

Ceci par exemple est mortellement drôle :
«Ni sur le plan du diagnostic, ni sur le plan des préconisations, nous n'avons quoi que ce soit à nous mettre sous la dent. Rien que la sensiblerie gratuite et obligatoire : le peuple, c'est bien, le peuple c'est les pauvres, les pauvres sont vertueux et moi (Didier Maïsto) je suis de leur côté. D'ailleurs je suis fils de femme de ménage d'ouvrier. (Tout le monde ne peut pas, comme Onfray, être titulaire de cette Grand Croix du Mérite du peuple soviétique.) »

D'aucun dirait que ce mépris affiché par Marchenoir, comme un titre de gloire est le fait d'un pauvre type, et là je dirais non, Oh, my God, trois fois, Oh my God ! (notez qu'ici j'aurai aussi pu écrire : hélas, hélas, hélas!), mais, Marchenoir ne comprendrait pas !!

Je me permets de préciser que je ne connais pas Monsieur Onfray, et d'ailleurs, je ne peux pas me vanter d'avoir cette Grande Croix blablabla...ceci prouve que je n'ai pas de parti pris !

Et puis, je me délecte de cette belle envolée, que dis-je belle ? Grandiose, et imposante de clarté, de profondeur, de qualités, lisons plutôt :

« Une fois qu'on aura admis en public (liberté d'expression...) que les pauvres sont au moins aussi vicieux que les riches, et souvent nettement plus (sans compter qu'ils sentent mauvais), on aura fait un grand pas... »

Ici, nous pouvons sentir toute l'amplitude du raisonnement ! Ainsi, donc l'humanité riche ou pauvre présente le même défaut, elle est pleine de vices, ça c'est une nouveauté, c'est une découverte qui vaut son pesant d'or !!
Mais le meilleur, est cette délicate précision : « sans compter qu'ils sentent mauvais », voilà, une réflexion que ne peut pas faire un homme, un homme véritable.

Cette réflexion, est hautement philosophique à quoi il faut ajouter qu'elle est sans aucun doute possible d'un niveau politique, comment dire ? Eh bien, les mots me manquent... il faudrait que j'aille dans le caniveau voir si je ne trouve pas un ou deux mots dont l'abjection conviendrait.
Mais peut-être que les thermes de Caracalla ne seraient pas sans intérêt ?

Vient ensuite cette fulgurance :

« Ça ne peut pas être les deux. On ne peut pas, comme Maïsto, chanter les louanges du sec et du mouillé à la fois. La populace peut le faire, certes, mais les zélits, les fameuses zélits doivent choisir. »

Ici, sur le plan rhétorique, il n'y rien à dire, si ce n'est que la sottise ne craint pas le ridicule ! Mais non, elle ne le craint pas, et elle ne craint pas non plus la honte, car il est honteux, n'est-ce pas, pour un homme tel que l'indécrottable Marchenoir, de se complaire et vautrer dans l'immondice.

Et enfin, voyons cette difficulté qui laisse sans sommeil le brave soldat Marchenoir :

« Naturellement, personne n'a jamais été capable de nous montrer la queue d'un gentil Gilet jaune du début, ni de nous expliquer en quoi il était moins jaune, ou plus jaune que ceux du milieu. »

Eh bien, je ne sais où vous demeurez mais, à l'heure où je vous écris, se trouve devant mes yeux ébahis une belle queue de gentils Gilets jaunes, que je rêverais de vous montrer !!

Sophie

@ Xavier NEBOUT
"Alors donc, regardons de plus près ce début.
Une foule haineuse ? Non !
Prête à tout casser ? Non plus !
De gauche plus que de droite ? Non plus !
La caractéristique serait qu'on y était plus âgé que la moyenne de la population. Or, lorsqu'on a un peu de bouteille, on voit d'un mauvais oeil un bellâtre marié à une femme pouvant être largement sa mère nous apprendre à vivre.
De là, il faut pas trop chercher, et lui, il cherche !"

Entièrement d'accord avec vous, Xavier. J'ai aussi participé au mouvement Gilets jaunes au début, ce fut bref et votre description correspond exactement à ce que j'avais pu constater sur le terrain, loin des commentaires avisés de ceux qui pérorent mais n'y étaient pas.
Bien planqués chez eux dans leur canapé, à profiter tout compte fait de l'arrêt momentané de la hausse des carburants.

Je n'y ai vu que des citoyens exaspérés d'être dirigés par des incapables donneurs de leçons.
Pas de foule haineuse, des citoyens qui en ont assez d'être pris pour des imbéciles qu'on peut racketter à tout moment pour renflouer des caisses vides car mal gérées par les élites en place.

Archibald

Le procès en destitution de Donald Trump a officiellement commencé !
La vache ! Pourvu que ça ne donne pas des idées saugrenues aux Français.

Mame Macron nous révèle l'origine de la phrase : « Je traverse la rue, je vous trouve un travail. »
Whouah !

Erdogan annonce l'envoi de troupes en Libye.
L'encerclement par le Sud !

La circulaire Castaner pour gonfler le score de la majorité ?
Il redoute quoi, ce brave homme ?

FACILE C'EST DÉBILE ? ABSCON...

NEBOUT Xavier

@ Robert Marchenoir

Le tout début des Gilets jaunes, c'était la première fois que je me joignais à des manifestations.
C'était les 80 km/h et l'augmentation du gas-oil qui faisait déborder le vase.

On devinait qu'il devait y avoir quelques militants professionnels dans la foule, mais pour peu que l'on sorte du lot, on se voyait propulsé en meneur. Si bien que lors de l'une d'elles, alors que je n'y connaissais personne, c'est moi que le brigadier de police interpellait pour me demander de laisser passer les camions sans quoi il allait être obligé d'en référer, et en somme que les matraques arriveraient.
Que voulez-vous, il y en a qui ont des têtes de chef...

Dans une autre, je faisais le tour d'un rond-point au ralenti avec mon WC 51 rouge sous les ovations. La gloire !

Bref, il y a bien eu un début bon enfant. Après c'est bien autre chose.

Alors donc, regardons de plus près ce début.
Une foule haineuse ? Non !
Prête à tout casser ? Non plus !
De gauche plus que de droite ? Non plus !

La caractéristique serait qu'on y était plus âgé que la moyenne de la population. Or, lorsqu'on a un peu de bouteille, on voit d'un mauvais oeil un bellâtre marié à une femme pouvant être largement sa mère nous apprendre à vivre.
De là, il faut pas trop chercher, et lui, il cherche !

Achille

@ F68.10 | 16 janvier 2020 à 18:11
« Je me demande si le choix d'interviewer Didier Maïsto est une forme de réponse à Achille. Auquel cas, cela me fait plaisir que vous répondiez de cette manière à vos commentateurs. »

Qui sait ? Maintenant j’aimerais bien que Philippe Bilger soumette à la question Pascal Praud. Vu qu’il le voit tous les mercredis matin sur CNews, ça doit être possible…

Lodi

"Il n'y a pas de précédent à la Shoah ?"

Je rêve, il y a eu le génocide vendéen matrice du génocide arménien matrice du génocide juif.

https://www.decitre.fr/livres/vendee-du-genocide-au-memoricide-9782204095808.html

L'invité dit qu'il faut punir les gens ne respectant pas les faits sans être tout à fait dans les faits lui-même...

Et puis on peut aller loin avec son idée de punir les déviants face aux faits.
Ainsi, les gens défavorables à l'homosexualité disent un fait absolument faux, elle ne serait pas dans la nature.

https://www.albin-michel.fr/ouvrages/animaux-homos-9782226324207

Je précise pour les superficiels : je ne suis pas contre l'homosexualité et me prononce même favorable au mariage pour tous et autres avancées.
Cependant, je suis aussi pour la liberté d'expression, donc le droit à l'erreur, et même la mauvaise foi, si évidemment, je peux la relever chez les autres. Dire qu'on a osé prétendre que j'étais d'une "abyssale mauvaise foi !"
Jamais, et je ne pardonne rien, d'autant qu'on me demande pardon, oui, non ? Non, alors la question ne se pose même pas.

Pourquoi les gens disent-ils que l'homosexualité est contre-nature : simple comme bonjour...
Ils ont pris la nature en complément ou en masque de ce que dirait Dieu.

Or le dieu unique est pour une sexualité unique et chacune des religions unique a tendance à vouloir détruire les concurrentes, ce qui s'aggrave à chaque version suivante pour des raisons que j'ai déjà exposées.

Si on me les demande, je les redis, sinon, non ; les monothéistes ne cessent de parler de la vérité pour empêcher les autres de parler, pour monopoliser le sens du monde, mais la vérité, ils n'en ont rien à faire.
A eux d'aller contre une présomption déduite des annales de leurs faits et gestes.
Alors à quoi bon ?

Pour la liberté d'expression, il faut défendre les "droits de la conscience errante".

Sophie

Le peuple ou la populace... Ci-dessous un excellent billet de F. Schiffter qui remet les pendules à l'heure :

Quant à M. Onfray qui parle du peuple "éclairé", je crois qu'il est très naïf, cela relève du fantasme !

"Emmanuel Macron mène une guerre contre les pauvres et les moyens-pauvres depuis qu'il a été élu et ceux-ci, je m'en réjouis, se rebiffent. Je me réjouis aussi que les télévisions — notamment BFM.TV qui a promu l'image corporate de l'insurgé avec le gilet jaune — offrent un quart d’heure de célébrité à des sans-grade péri-urbains. Cela dit, ma sympathie pour ce mouvement n’égale pas l’enthousiasme qu’il suscite chez les intellectuels précités. Je crains d’être privé de cette tendance qui leur est propre à se laisser aller à une idéalisation de ce qu’ils appellent le peuple. Qu'est-ce que le peuple? Un ensemble national d'individus appartenant à des catégories sociales aux intérêts divergents et qui entrent en conflit les unes avec les autres — fussent-elles, pour certaines, semblablement dominées. Pour cela même, le peuple n’a d’autre réalité que d’être une idée, un mot, un vent de bouche(clic). Quand ils se réunissent pour protester contre la hausse des taxes, les chauffeurs VTC, les petits patrons artisans et commerçants, les retraités, les chômeurs, les salariés pauvres, etc., qui forment les rangs des gilets jaunes, mettent en sourdine leur détestation réciproque le temps de la reporter sur la figure du pouvoir. Il suffit de les observer, de prêter attention à leurs discours, pour comprendre que dans ces bacchanales de la frustration, de la plainte et de la revendication où personne ne sait rester sobre, s’exprime non seulement une haine d'Emmanuel Macron — et des politiciens — mais une suspicion de tous à l’égard de tous. Entre eux surgissent des querelles de ronds-points comme on parle de querelles de clochers. Crispés sur leur principe d'horizontalité, animés de cette belle décence commune que George Orwell prête aux déshérités(clic), ces rebelles citoyens se menacent même de mort — rappelant ainsi la manière dont Nicolas de Chamfort traduisait le slogan des Sans-Culottes, La fraternité ou la mort!, par: Sois mon frère ou je te tue!. " F. Schiffter

Pour lire ce billet de F. Schiffter, voir ci-dessous, un régal de justesse.

http://lephilosophesansqualits.blogspot.com/2018/12/la-bandaison-des-clercs.html

Il ne faut rien attendre des humains qu'ils soient issus du peuple ou des élites !

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