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20 janvier 2020

Commentaires

Lodi

@ Exilé

Nous avons deux problèmes liés.
D'abord une mauvaise Constitution. Il y a PEU d'équilibre des pouvoirs.
Comme il y en a peu, cela est très vulnérable aux attaques que vous mentionnez, et au bout du compte, n'est pas aussi démocratique que d'autres pays.

Il nous faut :

- Une meilleure Constitution
- Une meilleure pratique politique

Et pour cela nous devons IMITER les meilleurs, à savoir les Anglo-Saxons.
Et vite :

Plus nous développons de mauvaises mœurs politiques, plus il est difficile de réformer.
Les Anglo-Saxons peuvent s'affadir, comme tout le monde... Il nous resterait à imiter leurs ancêtres mais "les exemples vivants ont un autre pouvoir".

Le Japon a une culture très intéressante, comme eux, sachons et imiter et rester fidèle à ce qui est le plus intéressant dans notre culture.
Il me semble que nous faisons plutôt l'inverse.
Problème, c'est un problème de droite et de gauche, de tout le monde que la sotte vanité, le découragement à s'améliorer et l'anti-américanisme.

Giuseppe

Ghosn victime ou coupable ?

Le Palmipède de ce jour titre "Le magot de 100 millions que Ghosn s'est constitué en douce", et dire qu'ici certains passeraient l'éponge parce qu'il était un demi-dieu, le cimetière est rempli de ces Indispensables.

A tous les juristes de ce blog, de combien est la sanction supposée pour un braquage de ce montant ? Et le contribuable de base devrait s'asseoir sur cette somme astronomique ?

Même Spaggiari est un petit joueur, par contre Carlos est un immmmmense patron, surtout pour le trésor caché que les plumes du Canard ont retrouvé.

drazig

Je crois qu'une Constitution ayant subi une vingtaine de modifications, pratiquement toutes sans référendum, n'est plus efficace et crédible. Là est le fond du problème.

Exilé

C'est d'autant plus injuste que malgré ses foucades dont il s'est repenti il n'a jamais lui-même favorisé des altercations (...)

Il préfère provoquer et insulter de loin les Français - et aussi le pays qu'il est supposé représenter - en le faisant de manière lâche et au mépris de la simple courtoisie et des règles de réserve diplomatique quand il se trouve à l'étranger, sans se rendre compte qu'il peut parfois gêner ses hôtes.

Au fait, et si c'était plutôt lui qui se rendait coupable d'une véritable haine, à savoir celle qu'il manifeste régulièrement à l'encontre de la France et des Français ?

F68.10

@ Lucile
"On en est arrivé à un tel point que je crains maintenant encore bien plus la populace déchaînée, et les gens qui se tiennent à l'affût derrière elle, que Macron, ce faux fort qui n'était pas fait pour le rôle qui est le sien, mais qui veut réformer au pas de charge quand même."

Le niveau de défiance de la classe politique, macronienne, de droite et même de gauche (que la gauche l'admette ou non) face au développement des Gilets jaunes, et compte tenu de leur trouille panique d'Internet, me conduit à un pronostic inverse: l'Etat va devenir de plus en plus policier et se comporter comme un control freak. Macron ou pas Macron.

Je n'ai aucune crainte de la populace déchaînée: quand le mouvement des Gilets jaunes avait démarré, j'avais parié avec un pote anar suisse que Macron tirerait dans le tas. Pari gagné. Ce n'est que le début de la tendance, à mon avis.

breizmabro

@ hameau dans les nuages 22 janvier 11:10

En écoutant les interlocuteurs de la vidéo, cela m'a confortée dans l'idée que j'avais : Manu a été un élève attentif chez Rothschild et, comme le dit Elusen avec juste raison, s'il n'a pas rendu à l'Etat les dix années qu'il lui devait après l'ENA, il a su, et saura le faire pour Rothschild et ses frères ;)

Giuseppe

@ Raoul Ponchon | 21 janvier 2020 à 21:58
« une assemblée élue démocratiquement »

Où se trouve la démocratie dans une assemblée qui s’apparente à une secte ?
Dans une assemblée issue de 38,43 % de votes exprimés contre 61,57 % d’abstention, de nuls et de blancs.
Le Parti majoritaire n’a fait qu’entre 13,44 et 16,55 % des inscrits.

Une minorité gouverne et non une majorité, il n’y a aucun consensus autour d’elle.

On peut donc poser la question de la légitimité ou a minima de la représentativité.

80 % du Sénat est à droite - je passe sur les centimes -, ils ont été laminés, écrabouillés, dispersés comme confettis aux dernières européennes ; la droite ne pèse plus qu'une plume et Larcher qui s'incruste à son poste comme la peste sur le pauvre monde, devrait démissionner s'il en avait le courage politique, mais la gamelle est si bonne, et la soupe est délicieuse.

Lucile

@ Michelle D-LEROY | 21 janvier 2020 à 20:2

Moi aussi je suis la plupart du temps d'accord avec vous, mais quand ce n'est pas le cas comme maintenant, il suffit de s'expliquer !

Le vocabulaire "coupable", "victime", appartient au vocabulaire juridique me semble-t-il. Il semblerait qu'on veuille passer Macron en jugement sans avoir de vrai délit à se mettre sous la dent, mais comme on veut mesurer sa culpabilité quand même, on va lui trouver une culpabilité morale. Il exerce le pouvoir et il l'exerce mal selon certains critères, donc il est "coupable". Il y a déjà des responsables politiques qui évoquent le sort de Louis XVI à son propos. Je trouve ça lamentable. En gros, l'exercice du pouvoir rend "coupable" et autorise des menaces de mort ; les gens qui coupent l'électricité dans les cliniques, ceux qui empêchent d'autorité les gens d'emprunter les transports en commun qu'ils financent par leurs impôts, ceux qui provoquent des émeutes dans les quartiers et cassent les vitrines, tous ces gens-là seraient bien sûr des "victimes". Les rôles sont distribués, et Macron devient un affreux aux yeux de ceux qui l'adulaient. Et le pire est qu'il commence à y avoir un réel sentiment de bonne conscience chez les casseurs. Oui certes c'est moi qui casse, mais c'est la faute de Macron. Et là, je ne suis pas d'accord, alors que j'ai toujours eu d'énormes réticences à l'égard d'EM, et que j'ai mis un bulletin nul au second tour.

Il y avait des signes suffisants au moment de l'élection. Les discours flous de Macron, son espèce de frénésie dans les réunions qu'il tenait, l'adoration aveugle qu'il suscitait, son parcours, l'extraordinaire campagne de publicité des journaux à son endroit. La manière dont a été éliminé Fillon. Je me souviens avoir écrit ici craindre l'autoritarisme et l'étatisme de Macron, l'un s'appuyant sur l'autre, et sa manie administrative pour mettre le pays au pas. Et je ne suis pas la seule. Mais non, on s'est entiché du bonhomme avec une légèreté incroyable ou plutôt une ferveur quasi mystique, du moins suffisamment d'électeurs pour suivre les media comme des moutons et voter pour lui sur sa bonne mine. Tout était bon chez lui, aucune question à se poser, le candidat idéal. Rien que cela aurait dû nous mettre la puce à l'oreille.

La loi de la République pour l'élection présidentielle est celle de la majorité à deux tours. Les choses ont été faites dans les règles. L'assemblée a été élue dans les règles. Je dis (comme Socrate) qu'on ne peut pas appliquer les lois quand elles nous plaisent et ne plus les appliquer quand elles ne nous plaisent pas. On en est arrivé à un tel point que je crains maintenant encore bien plus la populace déchaînée, et les gens qui se tiennent à l'affût derrière elle, que Macron, ce faux fort qui n'était pas fait pour le rôle qui est le sien, mais qui veut réformer au pas de charge quand même.

Il faut faire avec, parce que c'est le contrat de départ, et que la loi nous y oblige. Il faut rester dans la légalité, c'est la première chose dans un pays qui a besoin d'ordre. On peut faire grève en respectant la loi. On peut défiler sans casser. On peut aussi décider de renouveler la chambre des députés par tranches, ou changer la date des élections.

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@ Tipaza | 21 janvier 2020 à 19:01

J'ai dit "il faut faire avec Macron", je n'ai pas exclu un changement de Premier ministre. Mais entre nous, qu'est-ce que ça changera ? Souhaiter une insurrection ou un coup d'Etat ne me paraît pas une bonne solution. Dramatiser une situation déjà peu propice ne peut que la faire empirer. Si quelqu'un parvient au pouvoir par des moyens illégaux, ce ne peut être qu'un aventurier. On peut attendre encore un an et demi des élections normales, non pas par résignation, mais pour éviter de se saborder. Simplement je souhaite que la France reste un pays civilisé.

Selon moi, c'est surtout l'appauvrissement économique qui provoque les troubles. Les gens ont peur pour leur avenir. Mais la panique n'est pas bonne conseillère.

hameau dans les nuages

@ Robert Marchenoir | 21 janvier 2020 à 19:09

Vous les fréquentez aussi ?

https://www.youtube.com/watch?v=z3jd42zApP8

lefort

Arrogance accompagnée de bourdes diverses... EM sans doute innocent de l'état de la France et... coupable d'un intellect un peu limité.
M. Seguin n'avait jamais eu de chance avec ses chèvres... nous Français c'est avec nos présidents successifs... Attention à 2022, un c*n peu en cacher un autre.

Exilé

@ Lodi
« Et garantie à tous par de meilleures institutions, le pouvoir arrêtant le pouvoir.
L'équilibre des pouvoirs. »

Tout cela est bien joli en théorie mais en pratique, que constatons-nous ?
Des institutions comme le Conseil d’État ou bien le Conseil constitutionnel sont noyautées qui par les membres de sociétés occultes, soit par les copains - dont des trotskistes - placés là par divers mécanismes pour les verrouiller, ce qui fait qu'au lieu de protéger les Français, elles se prononcent parfois de façon aberrante en dépit du bon sens et contrairement à leurs intérêts et à leur sécurité.
De même la presse, au lieu d'assurer son rôle de contre-pouvoir, marche main dans la main avec lui quand il combat le peuple qualifié de « populiste ».
Et n'oublions pas tous les deux poids deux mesures pratiqués par la justice ordinaire en fonction de l'origine de ses clients.

Quand ce qui devrait être en principe une démocratie est miné de cette manière, c'est qu'elle ressemble déjà fortement à une dictature.

Xavier NEBOUT

@ Raoul Ponchon

Un délégué des LREM sur le blog, comme on voit une flopée de FM rappliquer lorsque l'actualité les met en lumière ?

Ce qui fallait faire, c'est s'en prendre au racket par pouvoir de nuisance.
Il y a longtemps que les dockers à 4 000 euros par mois pour 14 heures de travail, retraite à 50 ans, embauche réservée aux enfants et gérées par la CGT auraient dû être virés et remplacés provisoirement par l'armée.
Les Français aurait applaudi, et on aurait pu ensuite passer aux autres.

Il aurait fallu dénoncer le coût de la gestion des caisses de retraites et mutuelles diverses et très avariées puis les unifier de gré ou de force.
Mais là, il y a trop de voyous franc-macs à virer.
A ce propos, ne pas virer Richard Ferrand est la preuve que Macron est tout simplement un imbécile.

Je pourrais passer la journée à dire ce qu'il aurait fallu faire.

Michel Deluré

@ Ellen 21/20 14:12

Je vous remercie Ellen pour votre commentaire.

Exilé

@ Raoul Ponchon
« Pour le rigolo qui a prévenu ses copains de la présence du Président, pour les casseurs comme pour les bloqueurs, de lourdes amendes et de la taule ferme. »

https://www.lefigaro.fr/social/la-cgt-energie-revendique-une-coupure-d-energie-geante-au-sud-de-paris-20200121

« Le ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, a critiqué une action «scandaleuse et irresponsable». «Vous imaginez non seulement le désagrément, mais parfois la mise en danger des personnes ? [...] C'est scandaleux, c'est irresponsable et ça détruit le dialogue social», s'est-il insurgé, pointant des actes «illégaux qui dégradent le climat du dialogue». »

Il a raison, ce monsieur, cela met en danger des personnes placées à leur domicile sous assistance respiratoire et surtout, ô scandale ça détruit le dialogue social, ou ce qu'il en reste...

Alors, si le gouvernement auquel ce monsieur appartient est aussi remonté - avec raison - contre ce genre d'actions, pourquoi n'use-t-il pas des moyens légaux à sa disposition pour faire respecter la loi et sanctionner ces actes dignes de bandits ?
A-t-il au moins saisi le procureur du coin ?
A quoi peuvent donc bien servir tous ces gens-là qui ne font pas leur travail ?

Tipaza

@ Michelle D-LEROY | 21 janvier 2020 à 20:21

L'art de dire aimablement ce que j'ai dit vertement.
Je suis très souvent en phase avec vous, bien que nous nous exprimions différemment !
Il paraît que le style c'est l'homme, on découvre en vous lisant que c'est aussi la femme... heureusement ;-)

Achille

@ Michel DELURÉ | 21 janvier 2020 à 17:33

Emmanuel Macron a ses défauts, ses prédécesseurs avaient les leurs. Je ne pense pas que son côté un peu cassant, qui lui a été reproché à plusieurs reprises, soit une raison suffisante pour justifier ce torrent de haine à son égard.
En homme pressé il a sans doute voulu aller trop vite dans les réformes.

Il est vrai qu’un mandat de cinq ans est trop court. Le septennat était bien préférable pour procéder à des corrections de trajectoire, en particulier sur des sujets sensibles comme les conditions de départ à la retraite où les syndicats de fonctionnaires et assimilés et certaines corporations (avocats notamment) n’acceptent aucune concession.

Il n’en demeure pas moins que si le président et son Premier ministre ont tort sur la forme, ils ont raison sur le fond.
Le XXIe siècle est une époque en pleine effervescence que ce soit sur le plan économique, démographique, philosophique, scientifique et culturel. Il faut donc régulièrement procéder à des corrections de trajectoire si l’on ne veut pas se faire dépasser par les autres nations dans ces domaines et laisser une situation inextricable à nos enfants sur des points très sensibles : dette publique, retraite, emplois, niveau de vie, références culturelles.

Il ne faut surtout pas se laisser déborder par des mouvements subversifs qui essaient de profiter de la situation d'incompréhension entre nos élites (mot qui me paraît bien galvaudé) et la frange de la population en colère symbolisée par les Gilets jaunes.

Si Emmanuel Macron ne fait pas l’affaire, il sera toujours temps de le débarquer en mai 2022, sur la base de son bilan. Mais pour l’instant il faut que le navire tienne bon dans la tempête car la mer est pleine d’icebergs mortels.

Elusen

@ Raoul Ponchon | 21 janvier 2020 à 21:58
▬ « de lourdes amendes et de la taule ferme. »

En quoi il y a délit, voire crime, de prévenir de la présence de Macron E. dans une salle de théâtre ?
Cela relève de quelle loi, de quel code ?

▬ « si on veut restaurer l'autorité et notre République. »

Depuis quand un concept est en vie et aurait une autorité ?!
Seriez-vous animiste ?

▬ « une assemblée élue démocratiquement »

Où se trouve la démocratie dans une assemblée qui s’apparente à une secte ?
Dans une assemblée issue de 38,43 % de votes exprimés contre 61,57 % d’abstention, de nuls et blancs.
Que le Parti majoritaire n’a fait qu’entre 13,44 et 16,55 % des inscrits.

Une minorité gouverne et non une majorité, il n’y a aucun consensus autour d’elle.

Un seul décide, tous répètent : « Ainsi parla Emmanuel Macron ! »

Qui écrit les lois ?
La loi qui réforme le Code du Travail faisait quelque 1000 pages, elle fut présentée trois mois après l’élection présidentielle, il est matériellement impossible d’écrire 1 000 pages de droit en aussi peu de temps.
Donc qui les a écrites ? Un lobby, ce qui serait une atteinte à la sûreté de l’État, voire une haute trahison.

Qui a écrit la loi de réforme des traites, puisqu’ils se sont pointés avec un truc tout en main, sans avoir consulté les partenaires sociaux tels que la loi et la Constitution l’imposent ?

Je vous rappelle, juste comme ça, que l’Iran, la Chine, la Syrie, la Russie, la Corée du Nord revendiquent la démocratie dans leur Constitution, ainsi votre usage de cette sémantique a bon dos pour justifier tout et n’importe quoi.

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@ Serge HIREL | 21 janvier 2020 à 20:03

Jusqu’à preuve du contraire la Révolution n’est pas interdite, rien n’interdit aux peuples de France de renverser leur gouvernement, leur Président.

C’est très bourgeois, typique de l’élite, de se penser établi par Dieu, de se penser de droit divin.
Macron E. n’a-t-il point demandé d’être appelé lui-même : Dieu ; en ce cas qui serait Jupiter et maître des horloges, maître du temps.

Constitution française
Partie de 1789 –

  • art. 2 :
    Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

    Art. 12 :
    La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.


Partie de 1958 –
  • Art. 3 – souveraineté nationale :
    Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

Giuseppe

Entre Jupiter, dieu du peuple français qui pensait tout résoudre tel Aladin, ainsi que Ghosn dont Jean-Dominique Senard évalue le bilan: "Nous n'exploitons que 25 % du potentiel de l'Alliance", me voilà rassuré !

Heureusement ces demi-dieux ne sont que des hommes.

Le premier nous promettait un ruissellement de bonheur sur la tête - on voit aujourd'hui où il en est. Le second, grand patron aux résultats soi-disant extraordinaires - monsieur Indispensable -, dont on apprend maintenant qu'il avait un moteur de formule 1 qu'il n'exploitait qu'à 1/4 de sa puissance.

Un an suffit simplement à Jean-Dominique Senard pour nous dire que l'ancien dirigeant n'était en fait qu'un vieux diesel.
Me voilà rassuré, je me sentais écrasé - enfin, pas trop, faut pas exagérer -, les demi-dieux ne sont pas éternels non plus et les miracles à part à Lourdes…

D'ailleurs en bon skieur qu'il est, Jupiter n'est pas loin de la Cité mariale, il suffit qu'il saute d'une vallée à l'autre par le col du Tourmalet. Pour Carlos le magnifique, ce sera un peu plus compliqué… Mais sa liberté a son prix.

Raoul Ponchon

Il y en a certains qui devraient se plonger à la fois dans leurs livres d'économie et de démographie mais aussi au moins dans l'histoire du vingtième siècle. L'histoire étant malheureusement très souvent un perpétuel recommencement, espérons ne pas en revenir à certaines funestes erreurs du passé en suivant les remarques fumeuses de certains.

Ces "certains" d'ailleurs, seulement capables de critiquer un président et une assemblée élus démocratiquement, mais incapables de suggérer la moindre solution pour redresser le pays, ni de nous donner le nom de l'homme providentiel qui pourrait le faire...
Par contre pour nous abreuver de critiques ils et elles sont les rois et reines.

Pour combattre ces excès, tant de langage que de gestes, on préconise des sanctions exemplaires ! Pour le rigolo qui a prévenu ses copains de la présence du Président, pour les casseurs comme pour les bloqueurs, de lourdes amendes et de la taule ferme.
Quand on se retrouve à poil financièrement et à la gamelle pénitentiaire pour un petit moment, ça calme !
C'est stalinien ! Ah bon ? Comme pour la délinquance de droit commun, faudra y venir si on veut restaurer l'autorité et notre République.

Michelle D-LEROY

@ Lucile

Je suis régulièrement en phase avec ce que vous écrivez mais ce soir pas du tout.

Sans vouloir tout casser et approuver les incendies, les coupures d'électricité sauvages ou les grèves intempestives, je pense que lorsqu'une mesure décidée par un gouvernement est brutale ou injuste, il faut marquer le coup.
Par exemple dimanche les "Manif pour Tous" ont défilé calmement pour montrer leur désaccord avec la loi bioéthique et je trouve cela très bien.

On ne peut pas dire qu'un Président a été élu légalement et pendant cinq ans se taire et accepter tout ce qu'il décide sans renâcler lorsque ses mesures nous semblent injustes, inacceptables ou remettent en cause notre culture. On ne peut donner les pleins pouvoirs à un individu pendant cinq ans, sachant que de plus l'A.N. est à sa solde.

Déjà enfant, lorsque je posais une question devant ce qui me paraissait injuste et que ma grand-mère me répondait invariablement : "parce que c'est comme ça !", j'étais révoltée, et votre "il faut faire avec" me semble du même acabit.

En fait je comprends les gens qui descendent dans la rue et je les trouve courageux même si je ne comprends pas les saccages... bien que parfois "on" pousse les manifestants à bout, peut-être justement pour les amener à commettre l'irréparable et donc à se faire haïr.

Lodi

@ Exilé
"Mais les Anglais ne s'en vantent pas pour autant et ne « fêtent » pas chaque année cet événement ou tout ce qui s'y rattache."

La MONARCHIE anglaise pourrait difficilement célébrer un régicide, non ? Le roi meurt, une dynastie peut même changer, les institutions évoluer, la monarchie demeure et God save the queen.

Certes, rien n'oblige non plus une République à fêter un régicide.
Les tyrannicides sont de bonnes choses, les assassinats ou exécutions judiciaires politiques dans les autres cas, non.
A mon avis, on peut parfaitement récuser la monarchie sans tuer le monarque. Dommage qu'on n'ait pas suivi cette voie.

Parce qu'accuser le roi d'être un tyran a incliné les Français à diaboliser l'adversaire politique.
Ce qui n'aide pas au dialogue, et donc à développer des institutions solides, contrairement aux pays anglo-saxons - monarchiques ou républicains, peu me chaut.

Et donc, si on diabolise l'adversaire, on ne peut jamais récuser que Louis XVI n'était pas un tyran ou admettre le génocide vendéen.
Si l'autre est le mal, je suis le bien.

Quels incapables nous sommes face aux Anglo-Saxons !

On se focalise sur Louis XVI, sur Macron, et non, jamais, ne rêvons pas, sur le but : la liberté, comment dire ?
non partisane : pour tous.

Et garantie à tous par de meilleures institutions, le pouvoir arrêtant le pouvoir.
L'équilibre des pouvoirs.

Enfin, tous les Français ne sont pas rétifs à l'équilibre, et quelle audace ! Un artiste qui est un héros à moins que ce ne soit l'inverse :

https://www.dailymotion.com/video/xksuar

Serge HIREL

Halte au feu ! Coupable... Victime... Certes, Emmanuel Macron est coupable de n’avoir pas su adapter son comportement naturel aux obligations de sa charge, coupable ne n’avoir pas compris que les Français, en l’élisant, ne l’avaient pas plébiscité, coupable de n’avoir pas correctement estimé la puissance de la bombe sociale qu’était son projet de réforme des retraites, coupable encore de s’obstiner à réussir là où d’autres, droits dans leurs bottes, avait su, à temps, s’apercevoir que la cohésion nationale était en jeu...

Certes, Emmanuel Macron est également victime. Victime du « délitement des auras présidentielles » (PB), victime du « chacun pour soi » qui a conduit aux oubliettes l’effort collectif, victime des nouveaux moyens de communication qui font fi de la médiation entre le peuple et ses dirigeants et annihilent le temps de la réflexion.

Coupable... Victime... Sentence donc... Et là, l’inadmissible apparaît, glace le sang. Jusqu’où ira la violence de beaucoup, la haine de quelques-uns ? Depuis quelques jours, certains propos font frémir. Tels ceux de Raquel Garrido, avocate-animatrice de radio-ancienne porte-parole de la France insoumise-compagne du député Alexis Corbière, qui re-tweete le compte « Gilets Jaunes Caen » : « Louis XVI, Louis XVI, on l'a décapité, Macron, Macron, on peut recommencer…»... « Les macronistes manquent totalement d'autodérision » a-t-elle ensuite expliqué...

Mais à Caen, samedi, des Gilets Jaunes défilaient derrière une banderole rappelant l’exécution du Roi, voici 227 ans jour pour jour...

« Plaisanterie », poste aussi le crétin des Bouffes du Nord qui avait envisagé de lancer ses chaussures contre le Président, comme un journaliste irakien l’a fait en 2008 contre George W. Bush...

Plusieurs commentateurs de ce billet, en évoquant l’éventualité de ce crime, font état de leurs inquiétudes. Et ils ont raison. Bien sûr, Macron n’est pas de Gaulle - sur ce plan-là non plus - et il ne risque pas l’attentat de Clamart. Mais dans le monde d’aujourd’hui, on sait que des « fous de Dieu » - appelés aussi « déséquilibrés » - sont capables de tuer parce qu’ils obéissent à un « calife » qui leur en a donné l’ordre. Qui dit que le message de Raquel Garrido ne peut pas être entendu comme une fatwa par un quelconque radicalisé n’ayant plus rien à perdre ?

Halte au feu ! De telles menaces - car il s’agit bel et bien de menaces de mort - doivent être condamnées très fermement. En clair, leurs auteurs doivent être poursuivis et jugés, ainsi que ceux qui, s'abritant indûment derrière la liberté de la presse, relaient leurs propos ou leur permettent de les proférer. C’est la simple application du Code pénal, art. 222-17. Mme Garrido risque donc trois ans d’emprisonnement.

Exilé

Le président victime et coupable ?

En ce 21 janvier, nous ne pouvons que penser au testament de Louis XVI :

« Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens »

Alors que Louis XVI a été écrasé par le poids de la charge qui lui incombait, M. Macron n'était en rien obligé de devenir roi, ou du moins une caricature de roi.
Il a intrigué, il a signé, il doit maintenant assumer.

Nous l'avons vu depuis deux ans jouer comme un enfant avec tous les symboles du pouvoir - ou du moins de ce qu'il en reste - et maintenant, alors qu'il a mangé son pain blanc sans avoir rien fait de notable et de profitable pour la France et qu'il en a même aggravé sa situation, nous devrions le plaindre ?

Tout de même, reconnaissons que tous les avantages, honneurs et privilèges qui correspondent à la fonction qu'il occupe doivent bien avoir une contrepartie, en matière de dévouement, de travail, de sens du devoir, de conscience des responsabilités pesant sur cette charge, d'obligations envers la France et les Français et même de sens du sacrifice s'il le fallait...

Donc si nous devons considérer qu'il est coupable, c'est d'avoir brigué une fonction dont il n'est pas digne au risque d’accélérer la chute de la France dans le chaos.

Alpi

@ Claude Luçon
"Attendons donc qu'il y ait au moins 8 500 000 protestataires avant de le sacrifier !"

Vous ne comprenez pas cher Claude !
Quand il y a 50 000 manifestants dans la rue selon la police et 300 000 selon la CGT, c'est le PEUPLE qui s'exprime. Et le pouvoir autiste refuse de l'entendre.
C'est donc le pouvoir qui est responsable du bazar. C'est sa surdité qui justifie qu'on envahisse un théâtre ou les locaux d'un syndicat réformiste ("collabo"), qu'on coupe l'électricité à des citoyens qui n'en peuvent mais ; selon la CGT Energie, "c'est pas la fin du monde". Et travailler jusqu'à 62 ou 63 ans, c'est pas la fin du monde non plus, ballot !

Robert Marchenoir

Pour mettre fin à ce déferlement de haine, je propose que l'on instaure une police du style. Par exemple, Michel Onfray devrait être condamné à dix ans de camp de travail sans correspondance, pour avoir osé écrire, à l'occasion de l'élection du président de la République, que "les loups étaient entrés dans Paris", et que "Macron était la poupée gonflable du Capital".

Ce genre de style de cochon, que seuls les romans-photo destinés aux plus basses classes auraient osé adopter "du temps du général de Gaulle" (comme dirait cet abruti de Michel Onfray), s'étale désormais sans honte dans les propos de supposés intellectuels et de philosophes auto-proclamés.

La forme, c'est le fond, et il ne faut pas s'étonner, après, si un député-de-la-Nation et ancien ministre, j'ai nommé le marxiste Jean-Luc Mélenchon, défend son ancienne porte-parole, qui vient de répercuter un tweet de Gilets jaunes (lui signifiant son approbation, donc), lequel disait : "Louis XVI, Louis XVI, on l'a décapité, Macron, Macron, on peut recommencer...".

Mais c'est une blague, hein, c'est de l'humour, c'est juste une façon "symbolique" de traduire la "passion de l'égalité" qui constitue "l'histoire profonde de ce pays".

Parle pour toi, bandit communiste.

Ils sont tellement lâches, qu'ils n'ont même pas le courage de prononcer directement des menaces de mort. Il faut qu'ils s'abritent derrière les autres, qui, eux-mêmes, vous expliquent que c'est juste une façon de parler. Heureusement que ces gens-là réclament le "respé", à l'instar de n'importe quel voyou issu de l'immigration.

Tipaza

@ Lucile | 21 janvier 2020 à 12:18
"Il serait temps que nous soyons conséquents avec nous-mêmes. Il a été élu, il faut faire avec."

Philosophie de la résignation et du renoncement, le contraire de la vie en général, et de la vie démocratique en particulier.

Élu, cela veut dire, fait par le peuple, ce que le peuple a fait, peut être défait par le peuple.
Élu signifie recevoir un mandat pour une action donnée de gouvernement.
Si ce mandat n'est pas respecté, ou n'est plus conforme avec l'évolution de la situation, il doit être renouvelé avec l'élu en place ou un autre.
On ne doit pas "faire avec", on doit faire en sorte que la délégation de pouvoir qu'est une élection soit revisitée pour être mise à jour.
Ce n'est pas original, ça s'appelle un changement de Premier ministre, de gouvernement ou de président pour une autre politique.

Appliquée à l'échelon individuel, le "il faut faire avec" est la négation ou pire le refus du divorce.
Le divorce prononcé à temps, évite de "tout casser ce qui n'arrange pas les choses", et évite des drames familiaux, hominicide ou féminicide !

Alpi

Victime ?
Je ne pense pas qu'il soit dans l'état d'esprit d'EM de se victimiser. Et personne ne le considère comme tel.

Coupable ?
L'histoire jugera. En revanche, ils sont légion à déjà lui attribuer les 7 plaies d’Égypte et le vouer au peloton...

Coupable aux yeux de la gauche, dont il est issu, de mener une politique libérale. Encore qu'il y a beaucoup de chemin encore à faire dans cette direction, à commencer par la réduction du train de vie de l’État.

Coupable aux yeux de la droite de mener les réformes que celle-ci n'a jamais réussi à achever. A commencer par celle des retraites, sans doute mal ficelée, mal vendue. L'important, ce n'est pas la retraite par points, ça c'est l'arbre qui cache la forêt, le prétexte. Rappelons que l'AGIRC/ARRCO fonctionne déjà sur ce principe et de façon paritaire avec la bénédiction des syndicats. Le calcul par point concernera uniquement la retraite CNAV.

Non, la véritable pierre d’achoppement, c'est la disparition des régimes spéciaux qui file des boutons à ceux qui en bénéficient... et à la droite qui s'y est cassé les dents en 1995. La preuve, c'est que le gros des grévistes vient de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières dont les salariés sont tous bénéficiaires de régimes confortables. Et le privé n'a pas suivi.

J'ai bien aimé l'analyse de Serge HIREL (20/01, 16:54) sur les bourdes d'EM, en particulier cette propension à s'entourer de baltringues ! Je dois dire que je reste abasourdi devant tant de maladresse. L'une des premières qualité d'un chef, c'est de bien s'entourer.
Cela ne justifie évidemment en rien les accès de violence auxquels on assiste actuellement.

Metsys

@ Xavier NEBOUT
"Le refus de se faire délivrer à Varennes"

Certes. En même temps, à 15 minutes près, peut-être à 10, la famille royale arrivait en sécurité à Montmédy. Outre le côté partie de campagne du début du voyage, les erreurs se trouvent aussi en amont, et sont surtout des fautes de management. De toute évidence, Madame de Tourzel et le coiffeur Léonard n'avaient rien à faire là. Anne d'Autriche aurait mis d'Artagnan (le vrai) à Pont-de-Somme-Vesle, le grand Condé à Sainte-Ménéhould et Turenne à la planification générale. Rappelons que le même jour, le comte de Provence est arrivé sans encombres à Bruxelles...

Patrice Charoulet

Le Figaro a eu la bonne idée d'offrir une pleine page à Pierre Vermeren (21/01). Cet historien, professeur en Sorbonne, a écrit plusieurs livres, notamment un sur les Gilets jaunes (que j'ai en aversion), qui sont, nous dit-il dans le titre, "une jacquerie au XXIe siècle". Eh oui !

Il dit cent choses très intéressantes dans cette page. Trois choses me donnent envie de dire quelque chose.

« Chacun est dans son couloir. Le philosophe ne parle pas à l'historien... »
Oui, mais est-ce vraiment nouveau ? Etait-ce différent il y a cinquante ans ?

« Il y a en France cinquante écrivains qui vivent de leur plume »
Ah bon ? Il y a cinquante ans, je dus remplir une fiche de renseignement pour un prof de fac. Profession envisagée ? Je répondis :
« Ecrivain vivant de sa plume ». Au cours suivant, il m'a parlé en me disant : « Ce sera très dur ».
J'ai prudemment choisi de devenir prof. Bien m'en a pris. J'ai vécu de ma profession.

« La société préfère le sport et le corps à la vie de l'esprit »
Tout le montre, hélas.

Elusen

@ Claude Luçon | 21 janvier 2020 à 04:24
« ...sachant que Macron a eu 8 656 346 voix au premier tour de 2017 »

Oh là là... comparer des navets avec des sous-vêtements ?!
Dans les manifestants, il peut y avoir des personnes qui ont voté pour lui au premier tour. Si vous prenez des électeurs, il faut les comparer à d’autres électeurs ou aux inscrits sur les listes électorales et à rien d’autre.

- Inscrits en 2017 : 47 568 693 de personnes.
- 1er tour, Macron : 8 656 346 ; soit 18,19 % des inscrits.

100 % des inscrits, moins 18,19 % = 81,81 % !

Si on lui donne les 7 212 995 de Fillon à 15,16 %, cela lui fait du 70 à 67 % des personnes qui n’ont pas voté pour sa théorie économique.

Michel DELURÉ

@ Achille 21/20 07:19
« Que de haine, de suffisance et de bêtise aussi ! »

Ce climat délétère, je le déplore et je le condamne moi aussi. La contestation, l'opposition se comprennent et se suffisent, la haine ne se justifie pas.
Mais les sentiments que l'on éprouve sont souvent le reflet du ressenti que nous avons des sentiments qu'autrui exprime, au travers de ses paroles et de ses actes, à notre égard.
Et en la matière, il faut bien reconnaître qu'EM, que ce soit délibérément ou par maladresse, à chacun son opinion, n'a pas ménagé en nombre de circonstances les citoyens que nous sommes.
Si le président a entre autres pour rôle de stimuler les premiers de cordée, il est aussi de son devoir d'accompagner les suivants pour qu'ils emboîtent le pas, ne restent pas au bord du chemin et non de les rabaisser, de les accabler.

Le paysage politique ayant par ailleurs été dévasté suite à l'élection d'EM, nombre de citoyens se retrouvent sans repères, coincés entre une majorité LREM pléthorique, hétéroclite, sans véritable identité et qui commence à se désagréger (voir les défections de certains députés, les dissensions relatives aux élections municipales) et des extrêmes agissants.
Cette masse de citoyens, qui constitue notamment ce que l'on appelle la majorité silencieuse, déroutée dans ce paysage nouveau, sans relais, n'a même plus l'opportunité, du fait de l'adoption du quinquennat et de ses conséquences sur le rythme électoral, de s'exprimer au travers d'élections législatives.
C'est laisser le champ libre à la confrontation inéluctable et qui ne peut être que brutale entre l'exécutif en place et les extrêmes.

Elusen

@ Achille | 21 janvier 2020 à 07:19
« Est-ce bien le moment d’éreinter le président alors que la démocratie n'a jamais été autant en danger »

Les gens emploient le mot ‘démocratie’ à tort et à travers ; très souvent l’on s’aperçoit qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent.

Le mot réunit deux concepts : peuple et pouvoir (puissance).
Cela n’a à voir qu’avec le droit de vote et rien d’autre, d’autant que ce n’est pas le peuple qui vote, mais les citoyens.

Les nourrissons, les mineurs font partie du Peuple, ou des Peuples, ils ne votent pas, il faut un âge légal pour avoir le droit de citer, de citoyen.

Peuvent aussi voter des personnes qui ne sont pas membres du Peuple, qui n’ont pas la nationalité, pour rappel ne serait-ce que ceux que l’on désigne par le terme de communautaire, les personnes membres d’un pays de l’Union européenne peuvent voter en France, de manière limitée, mais ils le font aux européennes, municipales...

Juste comme ça, bon nombre de ces étrangers communautaires votent Le Pen.

Ainsi le droit de vote est tributaire de qui l’on désigne par citoyen, nous pouvons exclure les femmes, les juifs, les noirs, les pauvres, etc.

Toutefois en quoi le droit de vote basé sur le concept démocratie est-il en danger ?

La souveraineté nationale est mise en danger par Macron et toute la cohorte des élites, celles qui gèrent le pouvoir, la puissance.
Saviez-vous que Macron est énarque ?
Qu’il a l’obligation de donner dix ans à l’État-Nation français, qu’il n’a jamais fait ses dix ans, qu’en conséquence, il est illégal qu’il soit président de la République ; pourtant personne ne l’a arrêté, n’a invalidé son élection.

Les trois millions d’euros qu’il a brutalement fait disparaître de sa déclaration de patrimoine.

Les pleins pouvoirs qu’il s’est fait voter, empêchant le Parlement, les deux chambres, d’exercer la charge du pouvoir sur des bases démocratiques.

Il savait que Crase et Benalla avaient commis des délits et un crime d’enlèvement avec séquestration, en tant que haut fonctionnaire, premier magistrat de France, la loi lui imposait de prévenir le Procureur de la République, il a étouffé l’affaire et il a balancé la fameuse phrase :

  • Qu’ils viennent me chercher.
Alors qu'il a l'immunité, si ça ce n’est pas provoquer, narguer, se la jouer.
Ben voilà mon gars, il y a gens qui l’ont pris aux mots, ils viennent le chercher.

PR CALGUÈS

"C'est la grande culpabilité d'Emmanuel Macron de n'avoir pas compris, ET DE NE TOUJOURS PAS COMPRENDRE, que son pouvoir d'agir DOIT avoir forcément des limites"...

caroff

"C'est la grande culpabilité d'Emmanuel Macron de n'avoir pas compris que son pouvoir d'agir devait avoir forcément des limites mais que devenir aussi noblement immobile et inutile qu'un Jacques Chirac n'était pas forcément une fatalité."

C'est d'autant plus vrai que les marges de manoeuvre du Président français ressemblent à une peau de chagrin, bordées qu'elles sont par la Commission européenne gardienne des traités et la direction de la zone euro ("Eurosystème").

En dehors de ces fortes contraintes, Macron a le loisir faire joujou en Afrique ou de se lancer, comme son prédécesseur, dans des mesures sociétales qui déchaînent un enthousiasme... mesuré.

L'Etat s'étant arrogé plus que de raison les politiques de redistribution, se retrouve à négocier avec une quantité importante de "mendiants" qui réclament toujours plus (en fait tous les corps de métiers et les communautés diverses et variées) et violentent ceux qui tentent de fermer les cordons de la bourse.
De cette situation, on ne sortira qu'en instillant plus de liberté pour les entrepreneurs, seuls créateurs de richesse donc d'emploi.

Macron, parce qu'il a fait du "en même temps" sa devise politique, ne parvient pas à trouver le point d'équilibre entre son socialisme (on oublie constamment qu'il était à l'Elysée avec Hollande et qu'il a été son ministre) et son libéralisme (un chouïa de déconstruction du code du travail, un autre chouïa de baisse d'impôts et pas grand-chose d'autre).

Quant à la réforme des retraites, elle traduit une vision d'énarque jacobin : tout le monde à la toise et in fine la fixation de la valeur du point par Bercy: on comprend le mécontentement général !

Que faire alors ?

Continuer de se faire détester en étant Macron ou tenter une réconciliation en se chiraquisant ?

Jean le Cauchois

La semaine dernière, Emmanuel Macron, le jeune président de notre République, également chef des Armées, s'est préoccupé, avec des chefs d'Etats africains, de l'action militaire commune à mener pour réduire les exactions de djihadistes islamisés dans leurs contrées subsahariennes.

Cette même semaine, Taha Bouhafs, jeune Franco-Algérien de 22 ans, militant anti-islamophobe déclaré, employé / journaliste / reporter /salarié d'une publication de Daniel Mermet (cf Wikipédia), était à la recherche d'une action médiatisable. Le vendredi soir, il s'est retrouvé dans un théâtre, trois rangs derrière le président. La suite est connue... et c'est le président qui est coupable et victime !

J'avais perdu de vue Daniel Mermet depuis qu'il s'est fait licencier d'une radio publique (avec 300 000 euros d'indemnités, cf Wikipédia). Les opposants professionnels à la République, à la Nation, ont beaucoup de facilités dans notre état de droit, avec la complicité, la connivence, d'hommes / de femmes politiques largement médiatisés. Mais nous survivrons, malgré eux.

NEBOUT Xavier

@ Metsys

Merci pour cet excellent commentaire.

J'ajouterai que Louis XVI s'est trouvé confronté au difficile problème du statut de la noblesse dans l'armée, et que la pénurie de blé a joué un rôle considérable.

Mais surtout, il a eu le grand tort de fuir la violence. Le refus de se faire délivrer à Varennes par peur de faire couler le sang aura eu des conséquences catastrophiques sans fin, pour lui-même, la France, l'Europe, et pour longtemps. Louis XVI était un brave homme, très intelligent, mais trop faible.

Au regard de ce qui s'est joué à cette époque, Macron n'est qu'un microbe.

Ceci dit, on rappellera que le Roi était le symbole de la paternité de la nation, et donc que lui obéir était obéir à un père, seule personne à laquelle on peut obéir sans compromettre son honneur, même s'il a tort.

Ellen

@ Michel DELURÉ | 21 janvier 2020 à 09:42

Votre analyse est juste, profonde et réelle. Tout est dit. Pas un mot à retirer ni à changer dans vos commentaires sur Emmanuel Macron. Bravo et merci de cette mise au point, toujours faite avec beaucoup de finesse !

finch

« Rien en effet ne m'est apparu plus absurde que ce prurit, se vantant comme d'une gloire de la réforme pour la réforme, qui a conduit par exemple certains ministres comme Jean-Michel Blanquer affirmant initialement ne pas vouloir tout bouleverser à se lancer par la suite dans une course effrénée à la transformation et à la déstabilisation pour le meilleur mais aussi pour le pire. » (P.B.)

Contrairement aux apparences, il n'y a pas de prurit, d'agitation parasite, de désordre dans la gestion gouvernementale. Le pouvoir actuel se sent investi d'une mission et l'avantage de la presque révolution passée des Gilets jaunes est qu'après avoir vécu la mise en péril maximale du pouvoir, les protestations contre la réforme des retraites et leurs éventuels dérapages paraissent bien dérisoires à l'État, devenu autoritaire par expérience.

Mais l'improvisation n'existe pas, ou très peu, contrairement à ce qu'affirment les protestataires ou les critiques. Tout est étudié et planifié. Même la pagaille apparente destinée à tromper son monde. Il peut y avoir une adaptation ponctuelle face au déroulement des événements. Ainsi la conférence financière à venir proposée par Laurent Berger, a-t-elle été accueillie avec enthousiasme par le gouvernement qui a sauté sur cette trop belle occasion pour programmer l'entourloupe suivante: la restauration de l'âge pivot faussement abandonné pour donner l'impression que le pouvoir cède, ce qu'il ne fera évidemment pas, car il veut le beurre (la réforme structurelle) et l'argent du beurre (l'équilibre financier rapide avant que ne soit programmée la baisse de la valeur du point, le coup fourré d'après).

En d'autres termes, contrairement aux apparences, Macron ne tergiverse pas et n'est pas aléatoirement agressif avec le peuple. Il chevauche tranquillement son canasson muté pour la circonstance en haquenée sur le sentier de sa feuille de route de chef d'État. En bon moine franciscain méthodique ceint de son cordage à la taille et d'un bâton de pèlerin en guise de monture, il est bien allé sur la haquenée des cordeliers.

Lucile

Les termes de "coupable" et "victime" évoquent un jugement. Un jugement révolutionnaire, qui justifierait quoi au juste s'il était reconnu coupable ? Nous sommes hantés par 1789. Il ne manque plus qu'un procès, et une sentence.

On ne reproche aucun délit à Macron. Une fois au pouvoir, il reste Macron, et il fait du Macron. Tout était en germe dans sa campagne, on pouvait prévoir que la digestion serait lourde (Pas de programme, le programme c'est de la foutaise. Je suis socialiste. L'honnêteté m'oblige à dire que je ne suis pas socialiste, etc. etc.). La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a, idem pour notre jeune premier. Il serait temps que nous soyons conséquents avec nous-mêmes. Il a été élu, il faut faire avec. Tout casser n'arrange pas les choses.

Achille

@ Tipaza | 21 janvier 2020 à 09:59
« Ils pourraient dire, on veut du travail, ce qui serait dangereux, vous me l'accorderez, tandis qu'un emploi... »

Exact ! Les mots ont un sens. C’est toute la subtilité sémantique qu’un bon syndicaliste se doit d’assimiler. À la CGT ils font même des stages pour cela ! :)

Archibald

L'avocat de Ghosn a touché 900 000 € de Renault-Nissan sans qu'on sache pourquoi.
Eux deux le savent !

Prince Harry est triste. Se serait-il mal marié ?

Chine, un coronavirus foudroyant ! Chez les arabes… rien ?

« Demandez à Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée ! » [ breizmabro 20 janvier 16 h 56]
Whouah !

BREIZ EST DE BRAISE, MABRO C'EST PAS DE L'EAU.

Exilé

Le mot haine est galvaudé de nos jours et souvent employé à tout propos et hors de propos et M. Macron ne pourrait qu'être victime de la haine des gens qui ne sont pas d'accord avec sa façon d'agir (ou pas).

Mais pourquoi parler de haine, là où il n'existe qu'une défiance à l'encontre de ce personnage de la part de qui beaucoup de Français attendent surtout qu'il cesse de s'acharner à leur nuire, par volonté de tout casser, par présomption, par ignorance ou par maladresse ?

Aliocha

Zonzon aurait-il besoin de plus de musulmans pour lui faire prendre conscience de ce qu'il trahit ? Quand la divinité ne répond pas au salut, le croyant avance jusqu'au fleuve de Jésus, allant jusqu'à l'embouchure, là où les blanches tentes mariales sont plantées, et où toutes les montures de la violence s'arrêtent, interloquées.
Descendez donc de votre canasson, Archibald, déposez armes, armures et écussons, vous pourrez ainsi accéder, tout léger, à la vie éternelle.
On sacrifiera alors, en place du président, une bête bien nourrie, pour fêter votre retour en la maison du père.

Tipaza

@ Achille | 21 janvier 2020 à 07:19
« On ne veut pas de ces sales patrons. On veut des emplois, du pouvoir d’achat et que Macron dégage. ».
La bêtise à ce niveau c'est carrément un délit !"

Pas du tout, c'est un choix de vie.
Ils pourraient dire, on veut du travail, ce qui serait dangereux, vous me l'accorderez, tandis qu'un emploi...

J'ai connu les hôtels pour étrangers en Russie, et en Ukraine au temps du communisme.
Il y avait une gardienne d'étage, assise toute la journée sur une chaise devant l'ascenseur.
Ne comprenant aucune autre langue que la sienne (le minimum syndical en quelque sorte), elle ne faisait rien, ne servait à rien, sinon peut-être à surveiller les allées et venues des clients.
Un bel emploi, avec un risque de phlébite à la longue, rien n'est parfait ;-)

Merci pour le lien du débat entre Zemmour et Finkie.
Je n'ai pas pu le suivre et je me demandais comment le retrouver.

Michel DELURÉ

EM victime, sans aucun doute, de récents événements en ont apporté la démonstration.
EM coupable, certains préféreront responsable, certainement tout en rappelant cependant que cette évolution condamnable ne trouve pas son origine uniquement dans ce quinquennat. Les deux prédécesseurs d'EM y ont largement contribué.
Mais ce dernier, il faut bien le reconnaître, n'a pas spécialement agi pour que ce climat s'améliore.

Elu certes démocratiquement mais non point plébiscité, loin s'en est fallu, ce qui aurait dû lui conférer une certaine humilité, il a bâti son pouvoir sur un paysage politique dévasté.
Sur ce champ de ruines, les citoyens se sont retrouvés soudain sans repères, sans contre-pouvoir, avec finalement, face à eux, comme seul interlocuteur, celui qui venait d'être élu, pas forcément par conviction ou par adhésion à son programme, souvent hélas faute de mieux.

Dans une telle situation qui aurait justifié de rechercher apaisement et rassemblement, EM a mis en œuvre une pratique du pouvoir arrogante, hautaine, distante, très mal perçue par certaines classes de la société, mettant par ailleurs avec précipitation sur le métier un nombre effréné de réformes, sans donner le sentiment qu'une hiérarchisation au sein de celles-ci ait seulement été effectuée.
Oui certes à la réforme mais pas n'importe quelle réforme et dans n'importe quelles conditions et surtout pas la réforme uniquement pour le plaisir de la réforme.

A défaut d'être coupable - peut-on être coupable de ses erreurs ? - EM est donc assurément pour une part au moins responsable de ce climat de violence qui gangrène notre société actuelle et dont il est à souhaiter que tout soit mis en œuvre pour l'éradiquer.

Exilé

@ Lodi
« Le problème est que si les Anglais ont tué leur roi, ils ont fait mieux : ils ont évité l'absolutisme menaçant. »

Mais les Anglais ne s'en vantent pas pour autant et ne « fêtent » pas chaque année cet événement ou tout ce qui s'y rattache.

sylvain

En ce jour anniversaire de la mort de Louis XVI, j’ai eu un rêve prémonitoire : la tête de Macron sur le billot de la guillotine et un black blok soulevant le trophée devant une foule braillarde de Gilets Jaunes.
Mais ce n’était qu’un rêve, vite rappelé à l’ordre par un réveil brutal du chaos social, cauchemar éveillé bien réel que vit ce pays foutoir.

Zonzon

Ceux qui espèrent la réélection de l'actuel, ou par défaut l'élection d'un septième prince Souhmis, sont déjà morts.

Rien - ni personne - ne peut plus les toucher.

Denis Monod-Broca

Comment en sortir sans un « appel au peuple » ?
Dissolution de la Chambre, démission du président ou référendum permettrait de sortir de ce moment délétère.
À condition que nous prenions la mesure des extrêmes difficultés idéologiques, financières, économiques et écologiques auxquelles nous sommes, objectivement, confrontés, et à condition que nous ayons foi en nos institutions.

Exilé

@Denis Monod-Broca
« Quand j’ai appris le nom du mouvement, « En marche ! », j’ai demandé « en marche vers où ? » »

En marche arrière.
Voir la réforme cosmétique des régimes spéciaux qui a rajouté des problèmes aux problèmes au lieu de tout résoudre en tranchant dans le vif.

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