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24 janvier 2020

Commentaires

Aliocha

Voyons, voyons, que peut-on dire quand on s'imite soi-même, je m'aime moi-même comme moi-même ?
Oui, cela doit être cela qui nous donne un Lodi.

Mary Preud'homme

@ Exilé

L'Ancien et le Nouveau Testament sont complémentaires.
La preuve en est que nombre de lectures (hormis les Epîtres) et la totalité des psaumes proclamés ou chantés proviennent du Premier Testament. Seuls les Evangiles sont entièrement tirés du Second Testament.

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@ sbriglia

Il est vrai que toutes ces histoires de reliques sont complétement ridicules et relèvent du fétichisme... De la même veine que les "Pontificales" du pape qu'un jeune diacre était chargé de compter et tâter à l'issue de l'élection du nouveau pontife !

Exilé

@ F68.10
« J'ai le sentiment qu'ils ont joué un double-jeu avec les chrétiens, simultanément favorisant leur éclosion, tout en donnant le change en les persécutant comme les zélotes. »

La façon selon laquelle les Romains se sont comportés à l'encontre des chrétiens est un exemple de fausse « tolérance », comme nous dirions de nos jours.
Rome, basée sur son polythéisme originel, a très bien accepté les autres religions importées du monde antique.
Les chrétiens ne leur ont pas spécialement posé de problème si ce n'est qu'ils ont refusé de prêter serment à l'empereur, qui avait un statut divin, ce qui a donc entraîné leur persécution, qui a causé de nombreux martyrs et entraîné par le même fait de nombreuses conversions (sanguis martyrum, semen christianorum).

Exilé

@ Achille
« Preuve, s'il en est besoin, que l'on peut être médaille Fields et parfaitement idiot. »

Ou, de façon plus générale, exceller dans son domaine de compétence et ne pas avoir plus de jugement que le vulgum pecus pour ce qui en sort.

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@ Mary Preud'homme
« Jésus est né juif, a été circoncis selon le rituel judaïque, a enseigné dans les synagogues et dans des assemblées juives et a été condamné en tant que juif ! »

Oui, il est évident que Jésus est né en tant que juif et qu'il a observé scrupuleusement la loi mosaïque, y compris par procuration quand il n'était qu'un enfant.
Ceci dit, il faut tout de même rappeler qu'il est venu annoncer la caducité du seul Ancien Testament, devant être prolongé par le Nouveau, « Je ne suis pas venu abolir mais accomplir la Loi » (c'est probablement aussi ce que les Pharisiens lui ont reproché, avec le fait d'avoir reconnu sa divinité) et à ce titre, il a été condamné en tant que juif par des juifs.

Il est possible que le passage d'un testament à l'autre se soit produit exactement au moment où Jésus a expiré, qui a été accompagné de divers signes comme le déchirement du voile du Temple.

Par ailleurs, sans être des thuriféraires de Paul VI, nous pouvons estimer que sa décision d'introduire une autre fête mariale n'est pas nécessairement un gros problème, car il est implicite que Marie, qui a été une mère juive parfaite, a accompli aussi de son côté tout ce que la Loi lui prescrivait de faire, y compris de présenter Jésus au Temple le huitième jour.

Et au passage, comment des catholiques éprouvant une grande dévotion mariale pourraient-ils faire preuve « d'antisémitisme » (si ce néologisme à connotation polémique a ici un sens) ?

sbriglia@Mary

"Sachant que cette fête de la Circoncision rappelait que Jésus était juif et comme tout enfant juif, avait été circoncis le huitième jour."
Rédigé par : Mary Preud'homme | 26 janvier 2020 à 19:50

Oui, Mary, il est important de rappeler cet "escamotage" de la judéité du Christ... mais il faut aussi lire l'histoire du Saint Prépuce et le livre de Peyrefitte (Roger), "Les clés de Saint Pierre", hilarant sur les tribulations des reliques du divin bambin !

On peut aussi s'amuser ici:

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/02/16/a-la-recherche-du-saint-prepuce_4577658_1650684.html

F68.10

@ Lodi
"Avant les chrétiens, pour moi, le problème des Juifs n'était pas tragique, il avait une issue : la soumission politique. A quoi rimaient les révoltes juives contre l'Empire romain, la folle prétention de rivaliser avec les Grecs, soit les chouchous des Romains ? A rien."

Les guerres juives (il y en eut trois, dont la guerre de Kitos) apparaissent dans un contexte de tensions entre Hérodiens et nostalgiques des Hasmonéens sur le plan politique, et sur le plan de légal et culturel entre le temple et les Lévites. Les Hérodiens sont en effet arrivés au pouvoir lors de la guerre civile hasmonéenne, qui mit ainsi au pouvoir une dynastie iduméenne qui fut instrumentalisée par Rome.

Les racines des guerres juives se tracent donc sur un contexte culturel (hormis les taxes ou les problèmes agricoles) où l'intégration de l'hellénisme et du judaïsme fonctionnait plutôt pas trop mal, mais qui buta sous les Séleucides pour donner la révolte des Maccabées et ainsi la dynastie hasmonéenne, qui s'effondra pour paver la route à la dynastie hérodienne sur laquelle le pouvoir romain se greffa.

https://www.jstor.org/stable/j.ctvbkjxph.20

Mais une des lignes directrices de ces révoltes est le rôle du temple. Et en un sens, il ne me paraît pas incongru de penser que la réforme de la loi que promettait le christianisme faisait écho aux tensions entre Lévites et temple: si on adopte l'hypothèse documentaire, un des enjeux des Lévites aurait été d'annihiler ou de réduire la portée de la source sacerdotale qui consacre le pouvoir du temple sur lequel se cristallisaient les tensions. Le christianisme aurait donc eu le même type de souci de réforme de la loi que les Lévites, et une solution différente au même problème. (Les guerres juives ne se résument pas à cela, mais j'essaie de mettre en exergue un point précis ici.)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypothèse_documentaire

Les juifs ne cherchaient pas à rivaliser avec les Grecs. Ils avaient un lourd problème interne, constitutionnel dirait-on aujourd'hui, qui les rendaient manipulables par les Séleucides, les Romains, les Iduméens: le rôle du temple. Et Antiochios Epiphanès a déclenché à des fins de propagande une lourde animosité juive qui n'existait pas auparavant.

"Si les plus lucides prêchaient la soumission, ce n'était pas pour rien. Contexte : à une époque où on ne croyait pas au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes."

Je ne suis pas convaincu par le christianisme comme étant une faction modérée. J'ai plutôt l'impression que les Romains était bien contents de pouvoir exploiter l'attente d'un messie par les plus extrémistes des juifs. J'ai le sentiment qu'ils ont joué un double-jeu avec les chrétiens, simultanément favorisant leur éclosion, tout en donnant le change en les persécutant comme les zélotes. Assez curieux qu'on ait autant de persécution de chrétiens et simultanément si peu de persécution de zélotes dans notre historiographie, non ?

"Non, les Juifs se croyaient exceptionnels, mais ce qui faisait bien rire les gens, c'est que leurs résultats politiques, militaires, économiques, et c'est plus discuté, culturels, ne semblaient pas éblouissants."

Je n'ai pas le sentiment que ce soit le cas à cette époque. Ils me semblaient bien conscients des limites de leur influence politique compte tenu de leur position. Quant à leur influence, démographiquement au sein de l'Empire romain, elle était considérable. Et économiquement, ils ont longtemps eu une position privilégiée sur les routes de commerce entre Anatolie, Sinaï, zone de commerce propice à la métallurgie du bronze. Cette zone culturelle a aussi donné naissance à des thalassocraties comme les Phéniciens ou Ougarit, et n'avait donc pas à rougir d'être temporairement dépassée dans l'histoire par l'explosion intellectuelle grecque qui a quand même pas mal recyclé le substrat culturel d'Asie mineure.

"Enfin, comme je dis, ils pouvaient s'assimiler... Avec les chrétiens, impossible. Il ne suffit plus de payer les impôts, suivre toutes les lois non incompatibles avec le judaïsme, il faut se convertir ou être discriminés ou tués. C'est... différent."

Je date ce changement d'attitude en 351, lors de la dernière des révoltes juives contre Gallus et donc contre Rome (il y eut une dernière révolte au 7e siècle contre les Byzantins, une forme de prélude à l'émergence de l'islam). Mais on pouvait être juif un peu plus à l'est, sous l'oeil relativement accommodant des Perses...

Mais néanmoins la situation est plus complexe: on voit encore au IIIe siècle toute une population non-chrétienne, "gréco-romaine", non-juive, mais suivant néanmoins les préceptes et les idées qui proviennent du judaïsme. Comme quoi l'influence entre hellénisme et judaïsme ne fut pas à sens unique, puisque cela fournit un des substrats du christianisme primitif à tendance paulinienne.

https://en.wikipedia.org/wiki/God-fearer

"Vous m'avez déniché un calomniateur de Spinoza et plagiaire qui devrait demander pardon à ses victimes."

Plagiaire, non. Calomniateur serait excessif: la démarche de Milner fait sens, mais elle est trop spéculative pour qu'on ne puisse s'empêcher d'y sentir un parfum de raisonnement orienté.

"Les Juifs devraient mieux accepter la critique, mais quand on a subi bien des injustices, il est difficile de ne pas penser que l'autre vous agresse. Comment les Juifs pourraient-ils changer ?"

La question est trop générale. Mais pour faire simple: les encourager à discuter de leurs idées et positions idéologiques ; récuser les émotions et indignations faciles ; et refuser la posture de l'exceptionnalisme juif dans ce type d'interactions: nous n'avons besoin ni d'antisémitisme ni de béhachélisme autosatisfait.

Mary Preud'homme

@ Lodi | 26 janvier 2020 à 23:49

Toujours les mêmes longueurs pour faire dériver et ne rien apporter de nouveau au sujet !

Elusen

@ Achille | 26 janvier 2020 à 21:09

Les juifs ont aidé le démon du volcan Yahvé à devenir un Allah en faisait un coup d’État sur tous les autres dieux et déesses : « vous ne prierez pas d’autres dieux que moi ! »

Le Jésus est né d’un Dieu arabe qui a couché avec sa mère une juive arabe – priez pour nous Meriem mère de Dieu – pour finir somme toute bouddhiste et qu’une bande de Bédouins arabes le déifient et fondent le christianisme.

Muhammad qui n’aimait pas l’idée qu’un Dieu couche avec sa mère, déjà qu’il en est une et un fils, qui préférait lui épouser des enfants, fonda son mouvement parce qu’il aurait entendu un appel.

Tout ce petit monde a fondé sa religion, puisqu’il s’agit de la même avec plusieurs courants différents, sur une histoire absurde d’un buisson qui prend feu, et qui parle en plus ?!

Ainsi le monothéisme se fonde sur une bande de drogués qui prétend qu’un buisson ardent ça parle et peut fonder une religion.

Et vous vous étonnez que tout ce petit monde soit complètement cinglé ?!

Lodi

"Face à cette montée de l'antisémitisme il faut d'abord ne rien céder nulle part. La liberté d'expression, si elle est capitale, est à distinguer des radicalités haineuses ayant pour cible les Juifs." (PB)

Comment ?

L'appel au meurtre est interdit pour tous, mais on ne peut pas en même temps déplorer que la liberté d'expression diminue en peau de chagrin et en parler pour la distinguer de quelque chose d'imprécis qui pourra donner lieu à toutes les dérives.

Et puis, il n'y a pas que la haine, il y a l'envie convertie en mépris... Les Juifs sont, les pauvres, toujours un obstacle aux rêves des autres, les monothéistes concurrents veulent leur voler la légitimité qu'ils n'ont pas, de simples captateurs d'héritage, rien de plus, et des millions d'années n'y changeront rien.
Les gens n'aiment pas être des dépendants, des gens en situation inférieure, et ont le tropisme de renverser la légitimité par le pouvoir.
Et alors, déchirera-t-on des textes sacrés ?

Non, mais un antisémite qui ne sait même pas pourquoi il l'est sera puni, comme l'écrivain et le cinéaste pédophile, je crains qu'on ait de l'arbitraire, de l'impunité pour les puissants et autres joyeusetés.

Lodi

@ Mary Preud'homme
"Il ne faut pas reprocher aux juifs de ne pas avoir reconnu Jésus..."

"Sauf erreur, ne serait-ce pas plutôt les chrétiens (fabriqués par le Juif persécuteur et repenti Paul de Tarse) qui auraient omis de reconnaître le Christ (qu'il soit désigné comme prophète ou fils de Dieu) en tant que Juif ?"

Illustration que l'amour du prochain prôné par le christianisme est INAPPLICABLE.
Quelqu'un me demandait ce que je voulais dire, pourquoi, comment il est inapplicable ?

La rivalité exclut l'autre, la domination aussi, or l'être humain est très mimétique et d'autre part une des espèces de singes les plus hiérarchiques.

Et comme je l'ai dit, on fait payer ses échecs à l'autre, comme le chrétien déteste les Juifs "déicides" qui lui rappelle que sa religion dépend du judaïsme, et le judaïsme ne dépend pas du christianisme, les femmes qui toutes valent moins par nature que le dernier des prêtres, trop impures pour officier, etc.
Avec les Juifs, le chrétien hait par rivalité, avec les femmes, le chrétien méprise par désir d'ordre, la femme est l'inférieur de l'homme comme le laïc du prêtre.

Pourquoi le christianisme et l'amour du prochain sont inapplicables pourrait constituer des feuilletons.

Lodi

@ F68.10
"Il y a de bonnes raisons de croire, de mon point de vue, que l'antisémitisme est un problème plus nodal que le simple racisme"

Certes, mais on m'accuse assez de hors-sujet et de faire long. Je n'avais pas envie d'entrer dans le débat de savoir à quel point les chrétiens avaient envenimé une situation déjà difficile.
Avant les chrétiens, pour moi, le problème des Juifs n'était pas tragique, il avait une issue : la soumission politique. A quoi rimaient les révoltes juives contre l'Empire romain, la folle prétention de rivaliser avec les Grecs, soit les chouchous des Romains ?
A rien.

Si les plus lucides prêchaient la soumission, ce n'était pas pour rien. Contexte : à une époque où on ne croyait pas au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Non, les Juifs se croyaient exceptionnels, mais ce qui faisait bien rire les gens, c'est que leurs résultats politiques, militaires, économiques, et c'est plus discuté, culturels, ne semblaient pas éblouissants.

Enfin, comme je dis, ils pouvaient s'assimiler... Avec les chrétiens, impossible.
Il ne suffit plus de payer les impôts, suivre toutes les lois non incompatibles avec le judaïsme, il faut se convertir ou être discriminés ou tués.
C'est... différent.

Vous m'avez déniché un calomniateur de Spinoza et plagiaire qui devrait demander pardon à ses victimes.
Infériorité du judaïsme sur le christianisme : leur fatras de règles. Supériorité : demander pardon à ses victimes, ce drôle pourrait y consacrer toute une année.

Les Juifs devraient mieux accepter la critique, mais quand on a subi bien des injustices, il est difficile de ne pas penser que l'autre vous agresse. Comment les Juifs pourraient-ils changer ?
Certains veulent détruire Israël, d'autres les anéantir. Ou alors, ils risquent de trop céder pour se faire bien voir.
Comment des gens en situation d'assiégés pourraient-ils avoir une attitude équilibrée ?
Enfin, comme Woody Allen, ils se soignent !

Tomas

"On peut être en désaccord avec le RN sur le plan politique mais dénier à Marine Le Pen le droit de stigmatiser le racisme et l'antisémitisme, alors qu'elle a toujours été impeccable, elle, sur ce plan, est absurde"

Au risque de me répéter, un certain Frédéric Chatillon est un des très proches de Marine Le Pen.
Ce Frédéric Chatillon mettait sur sa page Facebook des photos de croix gammée et célébrait tous les 20 avril l'anniversaire d'Hitler.

Je ne crois pas qu'on puisse qualifier d'"impeccable" sur le plan du racisme et de l'antisémitisme quelqu'un qui s'entoure de ce genre de personnes. S'il y a encore de l'antisémitisme en France, on le doit pas mal au FN d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Aliocha

Blaise Pascal, dans la numérotation Sellier, Denis.
Quant à vous, Xavier, relisez l'article du Spiegel de 1976, et renoncez donc à l'antisémitisme, vous serez plus crédible à vous prétendre chrétien.

Achille

@ boureau | 26 janvier 2020 à 20:26
« Ensuite un bras d'honneur inouï de Cédric Villani. Convoqué par Macron pour se désister il vient de lui claquer un non en plein visage dès sa sortie de l'entretien. »

Par son entêtement Cédric Villani laisse la mairie de Paris à ses adversaires politiques et à Hidalgo en particulier qui est en tête des sondages.
Preuve, s'il en est besoin, que l'on peut être médaille Fields et parfaitement idiot.

breizmabro

@ boureau 26 janvier 20:26

Bien d'accord avec vous. Sans oublier la gifle que vient de lui infliger le Conseil d'Etat sur son projet des retraites.

"Financement parcellaire, anti-constitutionnalité... Le Conseil d'Etat étrille le gouvernement sur sa réforme des retraites"
https://www.lci.fr/politique/financement-parcellaire-anti-constitutionnalite-le-conseil-d-etat-etrille-le-gouvernement-sur-sa-reforme-des-retraites-2143718.html

Achille

@ boureau | 26 janvier 2020 à 10:42
« A votre lecture, votre touchante naïveté, généralement, m'enchante mais aussi m'agace ! Finalement, vous êtes comme moi : un réactionnaire ! Sauf que moi, je suis réactionnaire de "droite" et vous, je vous vois réactionnaire de "gauche" !
Irréconciliables forcément ! Encore que... »

La naïveté ne saurait être assimilé à de la bêtise comme une personne sur ce blog qui a une haute estime de lui-même, a tendance à le croire.
Généralement les naïfs sont plus heureux que les tourmentés et le destin est souvent bienveillant avec eux.
Si ne pas toujours voir le mauvais côté des choses c’est être réactionnaire, alors je le suis ! :)

Bonne soirée !

Mary Preud'homme

@ Aliocha | 26 janvier 2020 à 11:13
"Il ne faut pas reprocher aux juifs de ne pas avoir reconnu Jésus..."

Sauf erreur, ne serait-ce pas plutôt les chrétiens (fabriqués par le Juif persécuteur et repenti Paul de Tarse) qui auraient omis de reconnaître le Christ (qu'il soit désigné comme prophète ou fils de Dieu) en tant que Juif ?

boureau

La lente descente d'Emmanuel Macron.

Deux événements exceptionnels viennent accentuer le trouble des Français vis-à-vis de leur président :

D'abord une déclaration fracassante (dans un avion comme d'habitude) et incroyable dont le monde politique n'a pas de mots assez durs pour la qualifier:

"Je suis très lucide sur les défis que j'ai devant moi du point de vue mémoriel. La guerre d'Algérie est le plus dramatique. Je le sais depuis ma campagne. Il est là, et je pense qu'il a peu près le même statut que la Shoah pour Chirac en 1995."

Ensuite un bras d'honneur inouï de Cédric Villani. Convoqué par Macron pour se désister il vient de lui claquer un non en plein visage dès sa sortie de l'entretien.

Ces deux événements quasi concomitants confirment, une fois de plus, ce que les thuriféraires macroniens se refusent à voir : à la fois l'inculture politique crasse du président et le manque effarant de culture historique.

Sans parler de la nécessaire prudence de langage d'un chef d'Etat sur un sujet explosif. On ne sait plus comment qualifier cet homme !

Cordialement.

Mary Preud'homme

Jésus est né juif, a été circoncis selon le rituel judaïque, a enseigné dans les synagogues et dans des assemblées juives et a été condamné en tant que juif !
Quoi d'autre ?
Ah oui le 1er janvier, soit 8 jours après Noël, l’Église Catholique Romaine célébrait jusqu’en 1974 la fête de la Circoncision de Jésus. Jusqu'à ce qu'un certain pape, alias Paul VI, successeur de l'apôtre Pierre, Juif lui aussi, la remplace alors par la célébration de Sainte Marie, Mère de Dieu.
Soit la quatorzième fête de Marie dans l’année liturgique comme si les treize autres ne suffisaient pas.
De nombreux théologiens catholiques le déplorent.
Sachant que cette fête de la Circoncision rappelait que Jésus était juif et comme tout enfant juif, avait été circoncis le huitième jour.

GDAT13

"@Pierre Blanchard | 25 janvier 2020 à 14:18
Rien que sur ce sujet, et à lire les logorrhées « écrites » de certains(es),
Lodi | 24 janvier 2020 à 14:18
Robert Marchenoir | 24 janvier 2020 à 19:33
Lodi | 25 janvier 2020 à 09:07
je me dis qu’heureusement Monsieur Bilger est intervenu dans
https://www.philippebilger.com/blog/2020/01/charte-du-blog.html
Sinon… nous aurions eu droit… à la même chose
Qu’en sera-t-il quand le blog nous sera délivré via la 5G… »

Je profite de cette intervention, bienvenue pour m’éviter le hors-sujet total, pour revenir sur le billet du 12 janvier de M. Bilger concernant la Charte de SON blog.

Certains peut-être semblent l’oublier voire l’ignorer, mais on est ici sur SON blog.

En effet c’est lui qui l’a conçu, créé et c’est lui qui le fait vivre avec une remarquable régularité de production de textes d’une qualité que l’on aimerait voir plus souvent. Il fait partie, de plus, de cette rare catégorie de blog presque sans modération. Ceci veut dire qu’il vous invite, en toute liberté, à vous exprimer sur son blog.

Or, que nous dit-il à propos de cette charte ? « Il y a des commentaires beaucoup trop longs. Et il y a des commentaires qui ne s’attachent pas au thème du billet. » et il conclut, avec une modération qui me semble admirable (je suis par nature beaucoup moins modéré) : « Les commentaires et les échanges interminables, sur des sujets totalement déconnectés du billet, ne sont désormais plus souhaités. »

Résultat des courses ?

A propos de : « Il y a des commentaires beaucoup trop longs. »

Deux semaines après cette remarque à peine critique, nos deux spécialistes signalés par Pierre Blanchard, pas gênés pour deux sous, ont récidivé. Nous avons l’obsessionnel compulsif du socialisme, le monomaniaque de Poutine, chacune de ses longues (très longues, trop longues interventions) pouvant se résumer, comme dans le Malade Imaginaire, par : le communisme, le communisme vous dis-je » Quand à Lodi ex-Noblejoué, je ne sais même pas le but de sa diarrhée textuelle absconse.

Sur « les commentaires qui ne s’attachent pas au thème du billet. »

Alors là nous avons l’honnête homme type : juste, raisonnable, modéré, pas dépensier, pas raciste, pas antisémite (le moins de tout le blog, c’est tout dire), etc. Un exemple pour nous tous.
Sauf que cette estimable personne estime de son droit de venir poser sa petite crotte sur Justice au Singulier quand l’idée lui prend. Hier, 25 janvier, à 12h17, sans aucun rapport avec le sujet du jour (Nos compatriotes juifs sont-ils en danger ?) sans même une excuse pour cette intrusion, il vient faire sa commission qui apporte un intérêt évident au débat. Par exemple et entre autres, je cite, « Quand le tchador, les houris lepenistes dansent. » Instructif non ?

Deux semaines après les remarques très mesurées de M. Bilger et cette information que « Les commentaires et les échanges interminables, sur des sujets totalement déconnectés du billet, ne sont désormais plus souhaités. » les réactions des intéressés sont éclairantes.

Que leurs interventions logorrhéiques ne soient plus souhaitées, ils s’en moquent. Que les sujets totalement déconnectés du sujet non plus, ils s’en fichent. La courtoisie, connais pas. La politesse, rien à faire. On est dans l’égoïsme à l’état pur : je fais ce que je veux, même si je ne suis pas chez moi et même si le propriétaire m’informe (trop ?) gentiment que ce n’est plus souhaité.

A part ça, vous aurez remarqué que mon intervention est trop longue et hors-sujet.

Sophie

"Pour que demain nos compatriotes juifs ne se sentent plus en danger."

Pour que demain nos agents de police ne se sentent plus en danger. Une vidéo vaut mieux qu'un long discours : des policiers qui s'enfuient face à une bande de "chances pour la France"...

https://twitter.com/DamienRieu/status/1221385197347835905?s=19

Mitsahne

@ Louis 29 (26/01 à 11h00)

Vous vous interrogez sur le pourquoi de « l’antisémitisme latent bien avant la catastrophe de 1940 » et vous observez que l’on peut voir encore les grilles du ghetto qui se refermaient le soir dans certaines villes du Midi. Je peux apporter un début de réponse.

C’est vrai que depuis la plus haute Antiquité jusqu’à aujourd’hui, il n’est pas un seul peuple au milieu desquels les Juifs se soient établis qui ne se soit mis bientôt à les haïr. Pas seulement les peuples chrétiens, mais aussi les Egyptiens contemporains de Moïse, les Alexandrins, les Grecs, les Persans, les Romains, les Turcs, les Arabes mahométans. Partout, les Juifs sont restés des étrangers. Jéhovah a commandé à son peuple de ne croire qu’en un Dieu unique, mais il lui a donné aussi des règles d’administration, d’agriculture, de nourriture, d’hygiène même qui étaient pareillement sacrées. C’est pourquoi, quand les Juifs durent se répandre parmi les autres nations, ils ne purent en accepter les lois et continuèrent de vivre sous les leurs. Ce fut bien pire quand le Talmud fut constitué vers la fin du VIe siècle après Jésus-Christ alors que cet énorme ouvrage ordonne toute la vie du Juif et fixe pratiquement chacun de ses gestes.

Voilà pourquoi les Juifs se sont installés partout dans des quartiers spéciaux, les ghettos, ce sont eux qui s’y sont enfermés sans s’y trouver contraints le moins du monde, que ce soit en Pologne, en Russie, en Espagne ou en Afrique du Nord. Partout, leur seule patrie était Jérusalem puisque la Torah leur interdisait de "bêcher la terre étrangère" et de s’y attacher.
Ils se livrèrent donc au seul commerce qui leur fut ouvert : le commerce de l’or et du prêt à intérêts, interdit par la sainte Eglise catholique et considéré comme infâme.

Des survivances existent encore de nos jours dans certains immeubles où habitent des familles juives très minoritaires : le samedi, n’ayant pas le droit d’appuyer sur un bouton pour ouvrir la porte de l’immeuble, elles la bloquent ouverte même s’il fait -5° dehors, ce qui provoque d’inévitables conflits avec les autres locataires absolument pas antisémites.

Broutilles peut-être que tout cela à côté du caïdat islamique des trafiquants de drogue qui rendent la vie impossible à des milliers de gens qui se sentent en état de siège, certes, mais c’est une nuisance supplémentaire. Simple explication.
Bien à vous.

breizmabro

@ [email protected] 26 janvier 07:00
"que je sache, vous n'êtes pas le dernier à distribuer les bons et mauvais points, tendance blouse grise et plume sergent-major"

Je confirme ; car le premier à distribuer les bons et mauvais points sur ce blog est le couple sbriglia-Deviro qui a la plume plus servile que sergent-major.

Shadok

Dis maman, qu'est-ce que c'est qu'un juif ?

Après avoir lu toutes les sottises écrites dans les commentaires de ce blog sur le sujet de la peur des juifs, je constate que les juifs auraient peur, mais on ne dit pas de qui, sans doute des antijuifs ou des antisémites. Je constate aussi que presque tous les commentateurs ont peur d'être pris pour des antisémites, en quoi le serpent se mord la queue !
D'autre part, comment voulez-vous que les jeunes connaissent la Shoah, puisque pour cela il faudrait qu'on leur parle d'abord du peuple juif et parler d'un juif aujourd'hui équivaut à être traité d'antijuif !

Exilé

Enfin, pour chacun de nous, où que ce soit, autant qu'on peut, le courage du quotidien. Ne jamais se réfugier dans la posture du témoin indifférent ou impuissant.

Certes.
Mais si nous sommes de plus en plus confrontés en tant que témoins à l'ensauvagement de la société, ne portons-nous pas nous aussi une part de responsabilité en ce domaine pour avoir porté au pouvoir (de nuire) des irresponsables qui l'ont favorisé de diverses manières, y compris au nom de faux bons sentiments ?

Et le vrai courage de nos jours - en parallèle éventuellement avec le courage physique consistant à faire ce que nous pouvons pour porter assistance aux personnes en danger - n'est-il pas d'encourir parfois les foudres du politiquement conforme en dénonçant des situations anormales que seule une frange de la classe politique ose évoquer, en se faisant d'ailleurs traiter de tous les noms par les nouveaux bigots de la bien-pensance ?

F68.10

@ Lodi

J'évite en général de parler des juifs pour de multiples raisons, l'une d'entre elles en est qu'une partie de ma famille étendue est juive.

Il y a de bonnes raisons de croire, de mon point de vue, que l'antisémitisme est un problème plus nodal que le simple racisme, car c'est une discrimination potentiellement meurtrière qui se trouve à la confluence de multiples haines recuites. Gréco-romaines, chrétiennes, musulmanes, marxistoïdes ou purement populaires, et même, dans une moindre mesure, rationalistes. Et en plus d'être meurtrière, elle génère des totalitarismes. Ce n'est pas que les juifs constituent un rempart contre le totalitarisme (je n'en crois pas un mot), mais plutôt que leur sort constitue un marqueur, ou un thermomètre, de notre évolution politique vers certaines formes d'autoritarismes (pas toutes les formes d'autoritarismes).

https://www.youtube.com/watch?v=XAje_NjRsX8

L'optimisme des juifs m'indiffère. Mais leur volonté d'influer sur la marche du monde, en s'appuyant sur leur mémoire, leur traditionalisme, et leur sens, à mon avis passablement délirant, d'être un peuple élu, serait moins critiquable s'il pouvait être soumis à la critique plus facilement. En l'état, nous avons affaire à une influence sur la vie publique qui n'accepte pas vraiment qu'on discute de ses soubassements, et qui revendique même dans une certaine mesure une isolation de ses fondements idéologiques (pour autant qu'ils existent de manière franche et nette, ce qui est très discutable) du reste de la vie publique. À leur décharge, ils ont des raisons de procéder ainsi, depuis au minimum le procès qui a été fait au Talmud en 1240 à Paris.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Procès_du_Talmud

Mais cette situation doit évoluer. Doucement. La fondation de l'Etat juif, pour lequel je n'ai de sympathies que très limitées compte tenu de comportements agressifs, insensibles et dangereux au Proche-Orient, va dans le sens d'une telle évolution: la forme politique que la juiverie prend ainsi (j'ai tendance à nier l'existence d'un judaïsme unifié ou même de judaïsmes et à lui préférer le concept plus opérationnel de juiverie, comme le fait Daniel Boyarin) rend son action plus publique et plus accessible à la critique.

Mais la vie intellectuelle, grand marqueur de l'action historique de la juiverie (de laquelle Daniel Boyarin redoute la disparition suite à la fondation de l'Etat juif), ne doit pas être un jeu de sophistes dans lequel on se permet des attaques idéologiquement motivées, telles que celle que Jean-Claude Milner s'est permis au sujet de Spinoza, que je trouve particulièrement sournoise. Jouer avec les règles, c'est mignon, mais c'est au risque de se prendre des coups de bâton en retour.

http://lalettrevolee.over-blog.com/article-spinoza-precurseur-de-hitler-jean-claude-milner-le-sage-trompeur-117483465.html

https://www.dailymotion.com/video/xz1i4z

Certaines voix juives sont d'un avis contraire, comme Nathan Lopes Cardozo, et c'est heureux.

Les juifs ont tout à fait le droit à vivre en paix et en sécurité en France. Cela devrait être évident pour tout le monde. Et un des enjeux modernes est d'arriver à les sortir de la paranoïa dans laquelle ils sont enfermés (la paranoïa mentionnée ici n'est pas une négation de leur histoire: on peut très bien être paranoïaque pour de justes motifs, y compris en un sens clinique). Ce qui nécessite des efforts de la part des goyim et de la part des feujs. Et ça va être long... très long...

Ils ont même parfaitement le droit de faire des lobbys, des cercles de réflexion et d'influence, des coteries et des connivences, comme tout mouvement d'idées et tout mouvement culturel a le droit de le faire. Il faut juste ne pas s'attendre en retour à ne pas avoir de critiques sur leur action. Et pour que des critiques justes et pertinentes puissent émerger, il faut aussi apprendre à toutes les têtes à claques qui en ont contre les juifs pour des raisons parfois simplistes, parfois malveillantes (et parfois malveillantes à l'extrême), qu'il faut discipliner un minimum sa pensée quand on s'aventure sur de tels sujets. Car la critique en provenance d'abrutis recouvre de son bruit blanc les critiques les plus sensées, les moins idiotes et les plus constructives.

Mais certains comportements philosémites délirants doivent aussi cesser. En voilà un qui me sidère: le chasseur d'antisémites le plus sectaire que je connaisse... Admirez son "tableau de chasse" d'antisémites et de mauvais juifs...

https://en.wikipedia.org/wiki/Giulio_Meotti

P.-S.: à la relecture, je suis un peu rhétoriquement dur avec Milner, même si ma position est inchangée.

Denis Monod-Broca

@ Aliocha

Quelles sont ces références « fr 734 », « fr 689 » ?

Je ne crois pas qu’il soit légitime de féliciter les Juifs de ne pas avoir reconnu en Jésus le messie pour qu’ainsi il le soit. Cette façon de voir est par trop cynique.
Le fait est que la foule de Jérusalem d’il y a 2000 ans s’est comportée comme se comportent les foules, accusatrices, unanimes, assassines, et qu’il y a là une terrible vérité anthropologique.
Le phénomène est universel et de tous les temps. L’unicité de cette manifestation-ci du phénomène est dans l’annonce par la victime de ce qui allait se passer et dans la prise de conscience de la foule, ou de certains dans la foule, de ce qui s’était passé.

Et, ce qu’on peut dire de la Passion, on peut le dire de la Shoah.

Exilé

@ Michel Deluré
"Il y a les actes, bien réels, dont ils ont été et sont encore les victimes et il y a aussi l'attitude des pouvoirs publics qui, au nom d'une paix sociale, le fameux « vivre ensemble », à préserver à tout prix, sont prêts à fermer les yeux sur certaines réalités, quitte à piétiner au passage certains devoirs."

Oui, le problème est là, que les victimes soient des Français juifs ou bien des Français qui ne le sont pas mais qui sont eux aussi de plus en plus maltraités par le même type d'agresseurs, souvent de façon objectivement raciste, ce que nient en dépit des évidences les pouvoirs publics, les médias, les ligues de vertu antiracistes et hélas généralement les magistrats, pour éviter de toucher au Dogme selon lequel seuls les Franco-Français blancs seraient potentiellement « racistes » du fait de la lourde hérédité « coloniale » qui est supposée peser sur eux ad vitam æternam.

Et bien entendu, tout cela en piétinant au nom des non-dits allègrement la loi qui ne spécifie pourtant pas que le « racisme » serait une spécificité d'un groupe humain plutôt que d'un autre.

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@ Louis 29
"Quant au port de la kippa qui semble cristalliser les tensions, j'observe que nos autorités, dans une belle ville maritime, déconseillent fermement aux militaires de sortir en uniforme pour aussi éviter ces tensions"

Cela fait longtemps déjà que les militaires se voient déconseiller de sortir en uniforme, et pas seulement dans une ville maritime.
Il est également déconseillé aux véhicules militaires de traverser certains territoires qu'il faut bien qualifier désormais d'occupés, toujours pour éviter des « tensions ».
Il leur est plus facile d'évoluer au Sahel que dans ce qui fut jadis la France, à dix minutes de leur cantonnement, cerné par d’étranges compatriotes (*)...

(*) Pendant les émeutes de 2005, un officier supérieur de la gendarmerie a prévenu sa hiérarchie qu'en cas de troubles graves il ne pourrait s'occuper que d'assurer la sécurité de l'établissement militaire de gendarmerie situé en proche banlieue parisienne dont il avait la responsabilité, de façon limitée à son périmètre immédiat.

sylvain

Cher Philippe,

Je pense que vous avez vu la vidéo d'un jeune blanc tabassé violemment par une bande de noirs et de Maghrébins. Elle circule sur tous les Rézossocios.

La question qu'on est en droit de se poser : était-il juif ?
Ses agresseurs ressemblaient étrangement à ces hordes de SS qui agressaient violemment les juifs dans les rues pendant les années 30/ 40, en plus bronzés, les vacances à la mer ou au ski sans doute.

Silence radio, chape de plomb sur les médias gauchistes collabos.

Imaginons des blancs qui tabassent un bronzé, aussitôt intervention de Macron et de ses ministres islamogauchistes, des associations gauchistes antiracistes pour hurler au fascisme au racisme, émeutes voitures cramées, marche des SOS islamophobie, étoiles jaunes de Benbassa, des députés LFI La France Islamiste gauchiste et toute la lie de la fange intello bobo gaucho couchée soumise collabo.

Mais là, rien, nada, queue d'chi, aucune réaction, le racisme antiblanc est toléré et même encouragé par notre Constitution et nos institutions ; s'ils sont appréhendés après mille excuses des policiers, les juges rouges les relâcheront comme d'hab.

Ces mêmes juges qui incarcèrent illico presto des identitaires d'extrême drouâââte dès qu'ils froncent un sourcil.

Pays archipourri par sa justice islamogauchiste.

Alors j'attends : était-il juif ?

Lodi

@ Sophie | 26 janvier 2020 à 09:22

Si on croit à l'amour du prochain, il faut aider même les gens qui vous rendent le mal pour le bien.
Est-ce que les intellectuels décriés sont des anges ?

Ou rampent-ils comme des vers sous le mépris par masochisme né d'une mauvaise conscience de ne pas être pauvre ?

Ou essaient-ils d'être justes, aidant toutes sortes de victimes, et s'arrêtant quand certaines leur crachent dessus ?
Parce qu'après tout, pourquoi être injuste envers soi-même ?

Il faudrait enquêter... Enfin, moi je ne me donnerai pas cette peine, mais il me semble que si on s’intéresse aux gens délaissant leur oeuvre pour descendre dans le monde, militer, arbitrer, selon les cas, cela peut présenter un intérêt.

Xavier NEBOUT

Mon pauvre Aliocha

"la tentation heideggerienne de refonder une nouvelle religion archaïque"

Dans vos délires, évitez quand même de jouer au savant alors que vous avez avoué il n'y a pas longtemps n'avoir rien lu d'Heidegger - ce dont, d'ailleurs, on se doute.


Michel Deluré

Mon commentaire du 26/20 09:20 étant destiné à un professeur de français, je m'empresse de corriger une faute qui s'est glissée dans mon texte : "fonde" conviendra mieux que "fondent", puisque le sujet est "l'apparente conviction".
Je compte sur la bienveillance de notre professeur !

Denis Monod-Broca

Regrettant que l’assassin de Sarah Halimi ne soit pas jugé, M. Macron a dit récemment, dans l’avion qui le ramenait d’Israël : « Dans sa part sacramentelle, [le procès] est indispensable pour faire son deuil, pour parachever l’exercice de vérité. »
Un tel propos présidentiel officialise le retour du sacrifice, c’est-à-dire de la superstition et de l’irrationalité, dans l’administration de la justice. Quelle régression ! Est-ce là le monde nouveau promis ?!?
« Dans sa part sacramentelle » : c’est dit en toutes lettres.
Sous un vernis de civilisation et de raison, le sacrifice et la violence ne sont jamais bien loin, on le sait bien, ce n’est pas nouveau, on fait avec, mais que le premier magistrat de France se fasse l’avocat d’un tel déni de raison me laisse abasourdi...

Xavier NEBOUT

Sur les fondements de l'antisémitisme occidental.

Aliocha qui a un don extraordinaire pour collectionner les c....ries, nous dit: "comme ils n'avaient pas le droit de faire de crédit et l'ont délégué aux Juifs... Vous êtes obligé de me croire sur ce seul exemple".

Ce n'est pas le crédit qui était proscrit par l'Eglise, mais le prêt avec intérêt interprété comme de l'usure. Si bien qu'en toute logique, on pouvait le pratiquer si on n'était pas chrétien.

C'est la non appartenance à l'Eglise que l'on doit entendre au Moyen Âge comme gérante de la nation, qui est source de l'exclusion des juifs de toute fonction publique ainsi que de bon nombre d'activités et qui en font des individus inférieurs en droit, et par voie de conséquence, des boucs émissaires à propos de tout et n'importe quoi.

Le problème fondamental est que la morale chrétienne n'est pas identique à la morale juive, comme la morale musulmane n'est pas celle de ce qui reste de la morale chrétienne et encore moins l'absence de morale à la mode ripoublicaine.
De plus, si l'on pourrait faire crédit aux juifs d'avoir davantage de morale que ceux qui n'ont d'autre morale que les lois de la République, et ses soi-disant "valeurs", elle ne s'applique pas aux non juifs.

Tout cela est constitutif d'une terreau, non d'antisémitisme au sens de haine ou mépris, mais de barrière sociale et d'indifférence à leur sort assortie de méfiance justifiée à l'égard des performances de leur esprit communautariste dans le monde de la finance notamment.

Aliocha

Où l'on voit que les juifs sont toujours les victimes des intégristes de tous bords, athées compris.
Écoutons ceux qui savent, et que les énervés de tout bord fassent silence et entendent :

"Il ne faut pas reprocher aux juifs de ne pas avoir reconnu Jésus.
Il faut même les en féliciter Car c'est grâce à cela qu'ils sont les témoins insoupçonnables de l'historicité de Jésus. C'est grâce à sa mort que Jésus devient Messie : "Les Juifs, en le tuant pour ne le point recevoir pour Messie, lui ont donné la dernière marque du Messie. Et en continuant à le méconnaître, ils se sont rendus témoins irréprochables.
Et en le tuant et continuant à le renier, ils ont accompli les prophéties." (fr 734)
Ainsi, la vérité historique du christianisme "apparaît par les juifs et contre les juifs".
Jésus n'a rien fait d'autre alors qu'apporter la religion juive à tous ceux qui ne la pratiquaient pas : "Pour montrer que les vrais Juifs et les vrais chrétiens n'ont qu'une même religion." (fr.693)

https://books.google.fr/books?id=K8GpOIUtIj8C&pg=PT176&lpg=PT176&dq=vrais+juifs+et+vrais+chr%C3%A9tiens+Pascal+attali&source=bl&ots=f4MwXsfTJf&sig=ACfU3U3ZsnXaHiYWVfZxq57KYwlnh1tk5g&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiVqarnuZ_nAhUI8BQKHezjBlsQ6AEwBHoECAoQAQ#v=onepage&q=vrais%20juifs%20et%20vrais%20chr%C3%A9tiens%20Pascal%20attali&f=true

Les citations de Pascal qu'Attali citent sont de la numérotation Sellier.
Et pour être complet sans être dogmatique, soulignons que les musulmans estiment que ce ne sont pas les Juifs qui ont tué Jésus, mais Dieu qui l'a élevé.
Je ne saurais trop conseiller d'aborder ces sujets par le biais de la connaissance anthropologique du phénomène religieux, évitant de tomber dans la tentation heideggerienne de refonder une nouvelle religion archaïque qui ne saurait que retourner à l'antisémitisme.

Louis 29

L'inconnu de culture chrétienne que je suis s'est toujours interrogé sur le "Pourquoi". Pourquoi ce peuple fut-il tant pourchassé, son histoire est une pure tragédie. Au hasard citons les pogroms, l'expulsion d'Espagne, l'antisémitisme latent bien avant la catastrophe de 1940 qui a conduit à cette abomination. Dans certaines villes du sud de la France, il est encore possible d'observer les grilles du ghetto qui se refermaient le soir. Pourquoi.

Personnellement je m’arrête au drame du paquebot Saint Louis empêché de débarquer sa "cargaison" de juifs à Cuba et au USA, pourtant c'était si simple de sauver ces personnes. Pourquoi...

Les synagogues sont dégradées comme nos églises et les cimetières. Pourquoi.

Quant au port de la kippa qui semble cristalliser les tensions, j'observe que nos autorités, dans une belle ville maritime, déconseillent fermement aux militaires de sortir en uniforme pour aussi éviter ces tensions, il n'y a guère que les femmes de cette belle religion d'amour qui sortent en uniforme.
"Lorsque l’État est faible les sorcières apparaissent" - Michelet. Prions mes frères.

Il est encore temps de souhaiter une belle mer et un bon vent au patron de ce blog que je considère être d'une rare qualité. La période des vœux me permettra juste une petite réflexion sur la longueur des excellents commentaires...

hameau dans les nuages

@ Robert Marchenoir | 25 janvier 2020 à 22:47
"...ils sont de plus en plus nombreux à prendre le contrepied de cette attitude, en réalisant à quel point ce fut un auto-goal historique."

Mon pauvre ! Ils ne sont pas de plus en plus nombreux ! La majorité le pense depuis longtemps pour la bonne raison qu'ils s'estiment français avant d'être juifs. Notamment les séfarades. Les français juifs ou cathos ne demandent qu'une chose, qu'on leur fiche la paix au sens large du terme.

Mais voilà il y a des boutefeux pour qui l'islamisation et la destruction de l'Europe est une excellente chose pour l'arrivée de leur Messie et ils ne sont pas mélenchonistes...

https://www.youtube.com/watch?time_continue=20&v=tnOWxcZsChc&feature=emb_logo

boureau

@ Achille 25 janvier 2020 20:24
"Vous seriez bien inspiré en ne suivant pas son comportement inutilement agressif. Vous valez mieux que cela me semble-t-il"

Vous vous trompez Achille, ma remarque était clairement et uniquement destinée à Patrice Charoulet pour ce que je considère comme un "dessèchement intellectuel" de sa part. Dessèchement intellectuel qui, en le lisant depuis quelques mois, me terrifie. Dieu me garde de tomber dans une telle nécrose du coeur et de la raison. D'où ma réaction à son égard comme je le confirme.

Je vous aime bien et vous le savez. Batailler ensemble n'empêche pas le respect mutuel.

A votre lecture, votre touchante naïveté, généralement, m'enchante mais aussi m'agace ! Finalement, vous êtes comme moi : un réactionnaire ! Sauf que moi, je suis réactionnaire de "droite" et vous, je vous vois réactionnaire de "gauche" !

Irréconciliables forcément ! Encore que...

Cordialement.

DAUMONT

M. Marchenoir est un véritable antisémite dans ses attaques contre les Palestiniens et leurs soutiens.

Il devrait lire Shlomo Sand.

Quant à Dieudonné, c'était un combattant de l'antiracisme (élections à Dreux). M. Marchenoir devrait se rappeler qu'il faisait des sketchs avec Elie Semoun, dont le fameux "Cohen et Bokassa" qui ne suscitait pas d'observations à l'époque.

Dieudonné a été stigmatisé lorsqu'il a fait son sketch chez Fogiel contre les colons en Palestine, sketch qui n'a aucunement été condamné en justice à l'inverse des inserts racistes de Fogiel.

Mais Dieudonné est un véritable antiraciste et il n'a rien cédé. Il combat toujours pour les droits des Palestiniens, les véritables Sémites du coin qui ont été spoliés de leurs terres sur la base du slogan négationniste de la "terre sans peuple".

Les antisémites sont les propagandistes de l'extrême droite israélienne qui a tué Rabin et règne depuis son assassinat.

Michel Deluré

@ Patrice Charoulet 25/20 07:56
« Il se trouve que je pense être le moins antisémite de ce blog. »

Heureusement Patrice Charoulet que vous tempérez votre propos en écrivant « je pense » plutôt que « j'affirme » ! Vous laissez ainsi une petite place au doute.

Il n'en demeure pas moins qu'il serait intéressant de connaître les arguments sur lesquels se fonde l'apparente conviction que vous avez de vous situer sur la plus haute marche de ce podium, si tant est qu'il soit nécessaire de dresser un podium en la matière ?

Sophie

A propos du "peuple", des Gilets jaunes, de l'antisémitisme présumé de tous les Gilets jaunes, des élites et des "intellectuels", une excellente mise au point de Frédéric Schiffter :

"Mais, pour Michel Onfray, Jean-Claude Michéa, Alain Finkielkraut, Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, qu’importe que le peuple ne soit qu'une fiction dès lors qu’elle leur permet d'inventer un sujet historique et de s’adonner, en dehors de leur magistère, à la critique sociale — genre littéraire prisé par les cadres semi-cultivés, mais dont les subtilités théoriques demeurent inaccessibles aux mal-lotis du concept.

Et, bien sûr, si d’aventure il prend l’envie à un sceptique de ricaner de leur démophilie, le voilà coupable de «mépris de classe», utile élément de langage fait pour le réduire au silence et le ranger dans le camp des petits-bourgeois nihilistes — i.e. des salauds. Raison pourquoi pour n’être pas suspect de pareille infamie, Finkielkraut déclare préférer — dixit — «les ploucs et les beaufs» aux «bobos»; pourquoi Michéa et Onfray disent de même; pourquoi Lordon avoue son faible pour les émeutiers dont la violence lui procure un exquis frisson qu’il n’éprouvait pas dans la chaleur humaine nuitdeboutiste; pourquoi Todd trompète que sans les gilets jaunes il eût perdu sa fierté d’être Français.

En lisant et en entendant les déclarations d’amour au «peuple» de ces intellectuels, je me demande si, en retour, les jeunes des cités «kiffent» Finkielkraut, si les agriculteurs et les retraités trouvent les lunettes d’Onfray et de Michéa à leur goût, si la racaille vole les livres de Lordon, s'il y a des chômeurs pour constituer un fan-club de Todd. Je serais marri d’apprendre que le bon peuple des gilets jaunes ne connaît pas ces figures de l’Intelligentsia qui louent son soulèvement et ne se réjouissent que du soutien que lui apportent Cyril Hanouna, Patrick Sébastien, Jean-Marie Bigard, Franck Dubosc, Francis Lalanne. Je ne verserai pas dans le mépris de classe en avançant pareille hypothèse." F. Schiffter

http://lephilosophesansqualits.blogspot.com/2018/12/la-bandaison-des-clercs.html

Lodi

@ F68.10 (@ Lotus)
"Je laisse le jardin d'Eden à Denis Monod-Broca et le Mur des Lamentations à nos compatriotes juifs."

Il y a des différences individuelles bien sûr, mais l'optimisme des Juifs me frappe, au contraire.
Avec ce qu'ils ont subi, tant d'inconscience peut surprendre, mais il me semble qu'ils n'ont pas le choix, ils sont censés être heureux d'être juifs et surtout d'agir pour le monde, dernier point que j'approuve et dont je les remercie si des Juifs nous lisent.

http://clamoure.over-blog.com/article-zakhor-souviens-toi-au-sujet-d-un-terme-employe-par-paul-ricoeur-64484625.html

Bien des gens se plaignent des Juifs qu'ils peuvent fréquenter ou avoir comme concurrents comme s'ils étaient des esclaves, les Juifs leurs maîtres, et donc bavent dans leur dos.
Cela porte tort aux Juifs mais aussi à soi, car c'est injuste envers les Juifs, qui ne sont pas coupables, et met en position d'esclave. Si un Juif, par hypothèse, vous parle mal, comme tout un chacun, le casser, et plutôt deux fois qu'une.

Bref, les Juifs, leur manière d'être les motive, mais leur résilience, on la leur reproche, ainsi Cioran :

"Si vraiment, ils sentaient plus profondément qu’ils ont le droit de participer à la vie d’une nation, ils n’accepteraient pas avec tant de cynisme les persécutions et l’exil."

Les Juifs n'auraient pas le droit, outre une nostalgie qu'on leur dénie bien a tort, si on ne me croit pas, j'essaierais de le démontrer, de rendre aux gens leur mépris ?
C'est le droit de chacun, et à mon avis, un devoir envers soi-même pour chacun de le faire en toute circonstance.

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@ duvent

C'est joli, mais je pense que la peur n'est qu'une cause secondaire au manque d'amour, et la peur est d'ailleurs justifiée.
Quand on aime, admire ou a de l'amitié pour quelqu'un, on est vulnérable, et il peut en profiter. Quand des parents n'ont pas aimé leurs enfants, on voit les dégâts... Ça ne va pas aussi loin, mais les gens avec sentiment oblatif pour qui les rejettent sont les déchets de l'objet de leur attention, seulement une chanson sur ça, à supposer qu'elle existe, rencontrera plus difficilement un public, je pense.
C'est vrai qu'on n'a rien sans rien, mais ce qu'on a souvent, ce n'est pas un bien, loin de là.

On n'aime pas parce qu'on ne s'aime pas, que l'autre n'est pas aimable, ou les deux, tout simplement.

sbriglia@Achille

Achille, l'"avocat ou présumé tel" (?...) s'est exprimé sur le sujet et notamment à propos de l'affaire que vous citez:
(Rédigé par : [email protected] | 29 décembre 2019 à 07:58.)

C'était, je crois, clair, précis et, j'ose, pertinent.

Sauf à sombrer dans le redondant, le réchauffé ou le café du commerce où je vous sais exceller, je n'ai rien à y ajouter.

Pondre sa petite crotte tous les matins, souvent pour lapalisser ad nauseam comme dirait duvent, vous expose à ce que vous appelez des perfidies (que vous semblez tant affectionner que vous vous empressez de dénier à d'autres le seul fait de les évoquer : "pas touche à ce qui m'est destiné, boureau !") : si votre épiderme septuagénaire n'est pas en mesure d'y résister autrement que par l'insulte il vaut mieux que vous vous replongiez dans "Le club des cinq".

Et puis, que je sache, vous n'êtes pas le dernier à distribuer les bons et mauvais points, tendance blouse grise et plume sergent-major .

En ce qui concerne le sujet du jour je vous laisse méditer sur la vertu de l'abstinence : il y a, parmi les commentateurs, sur le sujet, de remarquables contributions, autrement plus étayées que la vôtre, par un lien renvoyant à une analyse qui est au sujet ce que doctissimo est à la médecine…

Il y a même des absences significatives - il se reconnaîtra - dont le commentaire eut été, ici et maintenant, primordial…

Pourquoi, à la démence du réel toujours vouloir rajouter la niaiserie d'une explication ?

Vamonos

Les juifs ont raison d'avoir peur dans ce pays parce que les gens comme Elusen sont plus nombreux que ceux qui pensent comme Michel Deluré. Et il est assez facile, au cours d'une discussion, de comprendre qui on a en face de soi.

S Carioca

@ Mary Preud'homme

qui répond à mon triple non par une revue de données de Georges Bensoussan.

Vous aurez remarqué que je tempérais mon triple non d'une dose de doute en citant Bensoussan (https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2010-2-page-129.htm)

Mais quand même, si j'ai appris le génocide des juifs bien avant les années 80 à l'école française (Alpes-Maritimes), comment expliquer la discordance ?
Quelle est l'exhaustivité de la revue de Bensoussan, a-t-il fait un travail scientifique ou avec une thèse à défendre ? Cela m'embête de poser une question purement "scientifique" alors que l'auteur est probablement juif et que je pourrais avoir l'air de remettre en cause son travail à cause de cela. Je ne sais pas, il faudrait lire l'ensemble de son oeuvre et tout vérifier.

Mais plus simplement, les gens de plus de 60 ans ici ont-ils appris le génocide juif à l'école ou au lycée avant les années 80 ou pas ?
Ma mémoire me trompe-t-elle ?

Cn

Ce sujet est important. Associé à l’article du Figaro du 24 janvier dernier, intitulé « Pour les Français, l'islamisme est une cause importante de l’antisémitisme », beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas les réponses se bousculent dans ma tête. Pourquoi les juifs sont-ils l’objet de cette haine ? Que menacent ils ? Ne doit-on pas extrapoler aujourd’hui en France l’étude des causes actuelles de cette montée de l’antisémitisme en France ? Représentent-ils une menace pour l’ordre religieux auquel aspirent les autres monothéismes dans la manière de pratiquer ou de penser le rapport à la religion ?

L’article du Figaro précise que « la crainte de provoquer l’animosité sinon la violence » oblige 1/3 des juifs à des stratégies d’évitement ou d’invisibilité. Mais actuellement ne nous sentons-nous pas aussi juifs un jour ou l’autre, tant la tension est palpable dans les atteintes à la liberté d’expression et dans un certain goût manifesté sur les réseaux sociaux pour les lynchages odieux ? J’ai parfois eu ce sentiment, je dois dire.

« Tout ce qui sera de nature à constituer une solidarité contre l'intolérable devrait être bienvenu ». C’est une injonction impeccable à laquelle tous les tenants de la liberté de penser et de s'exprimer devraient être sensibles. Le retour à une forme d’obscurantisme religieux ou dogmatique ne doit pas réussir. Les esprits libres doivent combattre assidûment actuellement... sans relâche... solidarité oui !

Elusen

@ Achille | 25 janvier 2020 à 15:42

Donc eux oui, mais pas les autres ; c’est ségrégationniste et vous en faites une caractéristique racialiste spécifique aux juifs, c’est complètement contradictoire avec le fait que vous prétendez lutter contre l’antisémitisme.

Si une personne n’est pas intelligente, elle n’est pas juive, mais toutes les personnes intelligentes sont juives ?!
« Pour reconnaître un juif, il faut lui faire passer un test de QI, c'est qu'ils sont intelligents ces gens-là, ils vous échappent facilement » !

Après tout, l’argent, c’est positif dans bon nombre de cultures et de groupes sociaux ; alors pourquoi ne pas faire comme vous :
« Les Juifs ont de l’argent. Beaucoup occupent des situations importantes que ce soit dans les milieux d’affaires, les médias, sans oublier les sciences, banquier (nombres de grands banquiers sont juifs, à commencer par Marcus Goldman, l’emblématique des crises financières). » !

En plus vous allez jusqu’à les compter dans les médias, mais pas chez les femmes de ménage, les caissières, les boulangers, par contre, y en a pas chez eux ?!

Mais à part ça, l’antisémitisme, c’est pas bien !

Robert Marchenoir

Il faut souligner la fausseté de l'argument selon lequel, d'un point de vue réactionnaire, il serait pertinent de minimiser l'antisémitisme occidental traditionnel, issu soit du christianisme, soit du marxisme, pour souligner le rôle prépondérant de l'antisémitisme musulman.

Certes, l'antisémitisme violent est quasi exclusivement musulman. Mais c'est oublier que la violence se nourrit d'idéologie. C'est pourquoi, d'un simple point de vue politique, et sans même recourir à des considérations morales, les réactionnaires (mettons les identitaires français, les opposants à l'immigration et à l'islam), n'ont nullement intérêt à nier l'importance et le rôle de l'antisémitisme français de souche.

Le meilleur exemple en est Dieudonné. Dieudonné se situe à l'intersection exacte de l'antisémitisme musulman et de l'antisémitisme marxiste. Son point de départ est la révolte contre le "Système", les puissants, les riches, le Capital ; donc, selon la métaphore antisémite, les Juifs. Et son point d'arrivée est la mobilisation des jeunes musulmans issus de l'immigration, qui se reconnaissent en lui grâce à son double profil racial (c'est un métis de Noir) et idéologique (son antisémitisme fondamental rejoint l'antisémitisme qu'ils ont biberonné avec le lait de leur mère, selon l'expression qui a valu un procès à Georges Bensoussan).

Dieudonné est adulé par un double public, composé à la fois de personnes issues de l'immigration et de Français de souche. Il réalise la même jonction qu'Alain Soral, venu du communisme, et qui, lui, théorise ce mélange "de la gauche du travail et de la droite des valeurs", lequel consiste, en réalité, à revivifier un marxisme passé de mode en s'appuyant sur les troupes fraîches de l'immigration musulmane, avec l'antisémitisme pour signe de ralliement.

Pour le dire plus brutalement, s'appuyer sur les immigrés musulmans pour lutter contre l'immigration musulmane, ça ne va pas le faire.

En revanche, s'appuyer sur les Juifs pour lutter contre l'immigration musulmane est une évidence, qui échappe à trop de réactionnaires aveuglés par leur antisémitisme. Si les Juifs tirent les ficelles dans la politique, la finance et les médias, ainsi que le leur reproche le cliché antisémite (et il n'est pas antisémite de leur reconnaître une influence particulière), alors il devrait aller de soi qu'il vaut mieux les avoir avec soi que contre soi.

Et ça tombe bien, c'est le moment ou jamais : après un cycle historique d'un siècle, environ, où les Juifs ont effectivement (le reproche est justifié) bataillé avec succès pour instaurer la religion de "l'anti-racisme" et de l'immigrationnisme, ils sont de plus en plus nombreux à prendre le contrepied de cette attitude, en réalisant à quel point ce fut un auto-goal historique.

Il suffit de mentionner Éric Zemmour ou Gilles-William Goldnadel pour illustrer mon propos -- mais on pourrait aussi citer le journaliste et militant juif Yves Mamou, qui défend les Gilets jaunes au nom de leur opposition supposée à l'immigration -- et d'ailleurs s'attire les foudres d'un autre journaliste juif connu, pour son hostilité à l'islamisation. Quand il ne s'attaque pas au Conseil représentatif des institutions juives... cette tête de Turc des antisémites... justement parce que le CRIF s'est opposé aux Gilets jaunes... dont Yves Mamou reconnaît, dans cet article (contrairement au précédent), qu'ils sont fâcheusement antisémites...

On pourrait aussi mentionner l'opposition déclarée de l'État d'Israël envers le Juif immigrationniste et militant George Soros. En somme, il serait temps de se rappeler ce proverbe juif, selon lequel il suffit de mettre deux Juifs ensemble, pour qu'aussitôt s'affrontent trois opinions irréductibles. "Les Juifs" ont certes des intérêts communs, mais ils ne sont pas toujours d'accord sur la nature de ceux-ci...

Les patriotes, les identitaires occidentaux, les "suprématistes blancs" (comme disent les gauchistes malhonnêtes), les Gilets jaunes (s'ils n'étaient pas stupides comme des valises), devraient récuser la tentation antisémite et s'empresser de mettre les Juifs de leur côté, au lieu d'insulter Alain Finkielkraut dans leurs manifestations, de traiter Ingrid Levavasseur (leur propre porte-parole) de "sale Juive", pour avoir voulu se présenter aux élections, d'insulter des vieilles dames juives dans le métro parisien, de se doter d'un hymne antisémite, de vanter la "rébellion du bétail goy", de crier des slogans antisémites devant les synagogues, de dénoncer l'influence juive sur les médias, d'expliquer que le "sionisme" est "raciste" et "vraiment dégueulasse" (surtout quand on serait bien incapable de placer la bande de Gaza sur une carte), d'affirmer que l'on "ne peut pas dire, de façon tranchée, non ambiguë, que les chambres à gaz ont existé", parce que l'on "n'y connaît rien", ou de déployer, sur l'un de ces fameux "ronds-points" où réside, apparemment, la supériorité morale des gilet-jaunistes, une banderole proclamant "Macron = Drahi = Attali = Banques = Médias = Sion".

L'antisémitisme aura disparu, quand on pourra discuter des intérêts politiques des Juifs, en tant que groupe humain, exactement au même titre que ceux de n'importe quel autre groupe humain. Ni plus, ni moins. Sans nier qu'ils ont des intérêts communs en tant que groupe, exactement comme les soudeurs à l'argon unijambistes de Basse-Saxe, ni les imaginer à la tête de je ne sais quel complot mondial, en les rendant coupables de ce dont ils sont victimes.

Cela n'arrivera jamais complètement, en raison de l'histoire effectivement extraordinaire et unique du peuple juif, mais il n'empêche que la droiture, l'honneur et la vérité (pour ne pas parler de nos simples intérêts) commandent de s'y attacher.

Et quand je dis nos intérêts, il devrait aller de soi qu'il s'agit aussi bien des intérêts des Occidentaux de culture chrétienne que de ceux des Juifs.

Comme le dit Yves Mamou : "Les Européens – et les Français en particulier – se retrouvent aujourd’hui face à un choix juif : se fondre et disparaître dans un universel humain abstrait. Ou bien persévérer au sein d’un État fort, à l’abri de frontières protégées."

duvent

Il ne faut pas avoir peur !

https://www.youtube.com/watch?v=9GvKfvDt5T8

Lodi

@ S Carioca

Les Russes car ils nous auraient asservis. Je ne masque pas un fait historique que tout le monde connaît, mais marque une tacite désapprobation.

Christianisme inapplicable.

Les humains sont mimétiques, ils désirent en imitant le désir de l'autre DONC concurrence DONC violence.
Certes, quand on commence à en avoir conscience, on essaie de faire moins de violence. Mais la société a toujours autant de concurrence-violence à purger, il en faut davantage, des victimes.
Songez à beaucoup de drogues, de médicaments.
D'autre part, les chrétiens prétendent aimer leur prochain, motivation de ne pas faire de victime et moyen de ne pas en faire.
Mais c'est faux, les humains n'aiment pas leur prochain, toute l'Histoire le prouve.

Les chrétiens ne veulent pas l'admettre, et ils font payer leur échec aux autres. Exemple. Fric, l'argent a pu être vu comme l'inverse de l'esprit saint, une sorte de mal, comme ils n'avaient pas le droit de faire de crédit et l'ont délégué aux Juifs, cela leur a été un cas parmi tant pour les diaboliser. Vous êtes obligé de me croire sur ce seul exemple, de toute façon, si j'en donnais trop je pense qu'on censurerait mon texte.
Quand on s'aime moins que jamais, on aimerait son prochain ? C'est bien Jésus qui a dit d'aimer son prochain comme soi-même, mais enfin, on ne peut renverser le sens du mimétisme.

Le monothéisme est un autre problème, il ne va pas dans le sens de l'amour mais de la puissance.
Si vous ne voyez pas en quoi, demandez.

Une des raisons de mes longueurs : prévenir l'embarras de demander. Vu ce que je me suis pris pour des questions, j'imaginais bien la timidité voire la peur de l'autre.
Je pose des questions : je me prends des claques, j'explique mes interrogations et idées, aussi, alors le style maintenant, j'explique presque rien et je relance, comme un professeur secouant la torpeur d'un élève, autoritaire, mais ai-je le choix ?

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@ Patrice Charoulet
"Il se trouve que je pense être le moins antisémite de ce blog".

Cela ne veut rien dire, on n'est pas dans les températures négatives.

Beaucoup de gens, moi par exemple, ne sont pas antisémites, ce n'est pas un concours.
S'il devait y avoir un concours, ce serait, je pense, à protéger le plus de victimes potentielles le mieux possible.

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@ Lucile
"En brossant le tableau des horreurs de la religion, vous oubliez tous les deux de parler des régimes politiques qui ont fermé les églises et les temples"

On me dit déjà que je fais long !
On partait des Juifs, pas persécutés par la Révolution.

Bon, mais je suis d'accord.
Le monothéisme est un désastre, c'est entendu, mais ceux qui prétendent abolir les religions sont pires.

Et pourquoi ?
Parce qu'ils reprennent l'intolérance monothéiste augmentée de leur ressentiment.

J'ai dit que tant que les humains seraient ce qu'ils sont : mortels, souffrants, lyncheurs, enfin des désastres en tunique de peau, ils ne pourraient pas se passer, du moins pour les masses, de religion.

On m'a encore dit que je faisais trop long, mais avec mon refus personnel de ne rien asséner parce que ne je suis pas arbitraire et que si je lance une formule les gens la prennent de travers, je suis dans une double contrainte.
Solution, jouer la relance. Dois-je développer le côté ressentiment ? Pourquoi les humains tels qu'ils sont ne peuvent se comporter comme les diverses morales et notamment chrétiennes et bouddhiques le prêchent ?

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