« Laurent Ruquier : on va pouvoir se coucher... | Accueil | Le magistrat n'est-il qu'un gardien ? »

24 février 2020

Commentaires

Lodi

Bref, il n'est pas le seul à mal faire, alors passons.
Je veux bien, mais les voleurs non politiques n'ont pas droit à tant d'indulgence.

Les drogués non plus. Or que volent-ils ? Ils ne font qu'user de leur corps. Fascinant... Les gens préfèrent ceux qui les volent quand en tant que dirigeants ils devraient être exemplaires, aux petits voleurs, voire aux commerçants, trafiquants, ou aux transfuges du réel, drogués.

Indulgence pour Fillon, Polanski... En somme, trompez les gens, abusez d'eux, ils vous pardonneront.
Mais pas de VOUS PASSER D'EUX.

Rien de nouveau, on a bien cherché Ivan le Terrible.
On a vendu un esclave, Diogène je crois, à quelqu'un qui cherchait un maître.

Disons les choses autrement.

- Pourquoi est-tu devenu un tyran ?
- Parce que je ne pouvais pas être opiomane.

- Qu'est-ce qu'on ne pardonne pas à un pays ?
- Je ne sais pas, un génocide ?
- Tu ne sais vraiment pas, on n'a pas rendu génocide pour génocide ou donné un territoire à des survivants pris sur le territoire des génocidaires.
- Alors quoi ?
- On ne pardonne pas à un pays de se passer des autres. On a forcé la Chine et le Japon à s'ouvrir au commerce de l'Europe et de l'Amérique.
- Ce n'est pas si simple.
- Si. Et pour les individus, si on punit les atteintes aux biens et aux personnes, on châtie aussi le crime de s'abstraire. La Chine a massacré ses drogués, les Philippines prennent le relais.
- Vous ne voudriez pas que des pays ou des individus fassent sécession du monde ?
- Pourquoi pas ? Je croyais que les Etats avaient le droit de faire sécession. Le commerce serait-il un devoir des Etats, doit-on envoyer les casques bleus en cas de refus ?
- Un Etat, mais des gens, ce n'est pas possible...
- C'est très possible quand on suppose cette retraite spirituelle. Sinon, on fermerait les couvents, notez bien que cela a déjà eu lieu... Non, en fait, le drogué, qui se retire sans dénomination d'origine contrôlée religieuse, est puni de s’abstraire sans mot d'excuse.

Xavier NEBOUT

@ Breizmabro

Je vous suis.

Au regard du monde des voraces évoqué par Vincent Jauvert, pour ne pas dire de la pègre en col blanc des hauts fonctionnaires ripoux, Fillon pouvait penser être un honnête homme à avoir seulement disposé à sa guise des emplois d'assistants qui lui étaient alloués comme député.

Mais ça, c'est pour amuser la galerie. Le vrai crime de Fillon a été d'être catholique et donc ni franc-maçon ni (censuré).

Leslie Dorville

M. Fillon a eu un seul tort qui s’est révélé être une faute : sa naïveté.

Naïveté :
De ne pas avoir pensé une minute que son patrimoine serait méthodiquement scruté.
De ne pas s'être méfié de son entourage.
De ne pas avoir choisi, je suis d’accord avec M. Bilger, un avocat "tueur" à la place du gentil Me Lévy.

Cela étant posé, cet homme était incontestablement honnête.

breizmabro

@ Shadok 24 février à 16:41
"Et puis pour les punir il faut des années, des décennies et lorsqu’enfin la peine tombe, ils ne la font pas car ils sont trop vieux et malades"

Vous avez raison. Après ce procès, Fillon fera interjeter appel par ses avocats, ce qui lui permettra de gagner quelques mois voire quelques années.

Si la décision d'appel n'est pas conforme à leurs voeux, les avocats saisiront la Cour européenne des droits de l'homme.

Qui se souviendra alors de monsieur Fillon après la décision de la CEDH (déjà qu'aujourd'hui mes petits-enfants - 20-25 ans - ne savent que vaguement qui est Fillon...) ?

jack

La chute de Fillon a été foudroyante.
Les Français sont tombés des nues. Un type "aussi bien" pouvait donc aimer aussi l'argent. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître le besoin qui motivait une telle avidité. Il semble qu'il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère, alors qu'on a beaucoup de mal à mettre un travail consistant en relation avec une rémunération conséquente.

Même si la pratique est courante, on aurait bien aimé que Fillon soit étranger à tout cela. Il n'y a pas de doute, un candidat à la présidentielle doit être absolument irréprochable. Certes la célérité des juges pose question.
Mais bon, la page est tournée. Un autre candidat a profité de l'aubaine et nous avons échappé à une hausse de 2 % de la TVA. Fillon aurait pu, lui aussi, susciter l'émoi des Gilets jaunes.

Mary Preud'homme

@ Alain D
"Son éclatante victoire aux primaires de la droite l’a désigné comme seule victime de pratiques anciennes dont le principal coupable est le laisser-aller de nos institutions.
Toutes ces enveloppes distribuées aux parlementaires sans aucun contrôle, c’était une incitation à se les approprier, d’autant plus que, sauf erreur de ma part, leur utilisation était laissée à leur discrétion."

Oui à l'époque les parlementaires étaient seuls employeurs et géraient à leur guise ladite enveloppe parlementaire. Sans compter que beaucoup ayant plusieurs mandats avaient outre cinq collaborateurs à l'Assemblée nationale et dans leur permanence locale (attachés, secrétaire, chargé de mission, chauffeur), un ou deux employés supplémentaires payés par le conseil général, départemental etc.

Pour ma part j'ai travaillé plusieurs années pour l'un de ces parlementaires aux multiples casquettes (député, vice-président de conseil général, conseiller municipal d'une ville moyenne et président d'une multitude d'instances) qui employait à temps complet trois assistantes parlementaires, deux secrétaires, un chargé de mission et un chauffeur... Sans compter son épouse qui gérait une bonne partie de son agenda.

Serge HIREL

A l’examen de « l’affaire Fillon », les premières nausées, en ce qui me concerne, ne sont pas dues aux actes - délictueux ou non, le verdict du procès l’établira - des trois prévenus, mais aux incroyables entorses à la loi qui, dès le premier jour, ont accompagné l’instruction. Comment ose-t-on prétendre qu’il existe encore aujourd’hui dans le droit français un secret de l’instruction et une présomption d’innocence ?

Depuis des mois, des médias disposent du moindre détail du dossier construit par les magistrats du Pôle national financier. Non contents de fouler aux pieds cette disposition majeure de notre droit qu’est le secret de l’instruction, des journalistes, notamment les deux compères du « Monde », Davet et Lhomme, se sont aussi érigés en juges, condamnant médiatiquement les accusés sans même leur donner la parole ou, au moins, émettre des réserves sur la présentation des faits tels qu’ils sont relatés par ce dossier du PNF. Ce qui, d’ailleurs serait aussi un manquement grave à la déontologie et au respect de leurs lecteurs dans une enquête purement professionnelle.

On remarquera aussi que nul de ces procureurs autoproclamés n’a fait le moindre effort pour tenter d’identifier la « gorge profonde » qui est à l’origine de ce « Penelopegate ». Terme grandiloquent et volontairement exagéré quand on sait qu’il met en perspective un procès devant un tribunal correctionnel et la destitution-démission d’un président des Etats-Unis. La Justice n’avait nul besoin d’approfondir ce point. Elle ne l’a pas fait. Les médias, eux, qui observent le débat politique, avaient ce devoir vis-à-vis de leurs lecteurs. D’autant plus que la chute de François Fillon se solde aujourd’hui par une situation chaotique dont on ne sait comment la France va sortir. Pourquoi une telle paresse ? Une telle révélation mettrait-elle en péril les bons vieux arrangements entre politiques et journalistes en vue ?

Quant aux juges du PNF et/ou aux enquêteurs qui les ont aidés dans leur tâche, ils sont nécessairement à l’origine des fuites de leur dossier dans la presse. Imprudence ? Volonté délibérée d’enfoncer les prévenus, quitte à enfreindre la loi ? A chacun de se faire une opinion... Tout en notant qu’à la lecture dans les journaux des éléments du dossier illégalement connus, il est évident que l’instruction a été menée à charge et que les tentatives de contradiction apportées par la défense ont été retournées systématiquement contre les prévenus. Là encore, et peut-être encore plus que le manquement au secret de l’instruction, ce dossier volontairement biaisé fait craindre une Justice ayant perdu ses repères. Tout juste pouvons-nous espérer que l’oralité des débats devant le tribunal correctionnel permettra un procès équitable.

Si le pouvoir politique, tout en respectant scrupuleusement le droit des médias d’informer et de mener des enquêtes qui respectent la loi, ne sait pas mettre rapidement un terme à de telles dérives de la Justice, il est à craindre que l’on n’entende plus jamais : « J’ai confiance en la justice de mon pays ». Ce qui serait un dangereux recul de notre démocratie.

caroff

L'affaire Fillon c'est le bal des Tartuffe !!
Pour qui connaît de l'intérieur tous les petits arrangements des parlementaires passés et présents, on se tient les côtes ou l'on pleure à chaudes larmes devant ce procès.

Et puis après tout Fillon s'est plutôt bien décarcassé au service de son pays et pour cette raison il lui sera pardonné, malgré ses indélicatesses...

caroff

@ breizmabro 17H18
"Autrement dit les administrations déploient beaucoup d'efforts pour qu'on ne puisse pas reconstituer ces salaires, primes comprises. Pour que l'omerta perdure".

Il me souvient que Mauroy avait en 1981 réclamé un audit des primes des grandes administrations (Bercy par exemple que l'on ne nommait pas encore ainsi). Il avait confié plus tard n'avoir pu obtenir cette information alors que, bien entendu, elle est parfaitement connue des corps de fonctionnaires.

A titre d'exemple, un ingénieur général des ponts et forêts en fin de carrière est à l'échelle E s'il est de classe exceptionnelle, soit un traitement de 6 500 € brut mensuels auxquels il convient d'ajouter environ 3 000 € de primes.
Les primes sont plus conséquentes dans l'administration des Finances et si l'on se trouve en situation opérationnelle comme directeur, elles permettent d'atteindre 10 à 15 000 € net mensuels.
Personnellement je ne trouve pas ces rémunérations excessives si elles correspondent à un travail effectif ce qui n'est pas toujours le cas dans les inspections générales...

Je ne vous parle pas des taux de cotisation retraite...

xc

@ breizmabro | 24 février 2020 à 17:18

Que voulez-vous, les pauvres choux sortent traumatisés de l'ENA.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/20/des-eleves-de-l-ena-ecrivent-un-rapport-pour-denoncer-le-harcelement-et-la-discrimination-subis-pendant-leur-scolarite_6030251_823448.html

Il leur faut bien des compensations.

Shadok

@ breizmabro | 24 février 2020 à 17:18
@ Giuseppe | 24 février 2020 à 14:19

Certains voudraient encore accuser la justice de ses errements dans cette affaire minable.

Quelle est la fortune exacte de Fillon qui toute sa vie a joué sur son look et sa souplesse à obéir pourvu qu'on lui donnât de l'avancement.

Un grand bourgeois !

Patrice Charoulet

Le grain de sable

"Cromwell allait ravager toute la chrétienté, la famille royale était perdue, et la sienne à jamais puissante sans un petit grain de sable qui se mit dans son uretère. Rome même allait trembler sous lui. Mais ce petit gravier s’étant mis là, il est mort, sa famille abaissée, tout en paix, et le roi rétabli."
(Pascal)

Cromwell, DSK, Fillon, Griveaux... Il suffit d'un grain de sable.

sbriglia

"La magistrature, le système judiciaire est aux mains d'une gauche qui en joue à plein en toutes occasions"
Rédigé par DAVINAS

Ouf ! C'est un "i" et non un "e"...
J'ai cru entendre encore le bruit des pales de l'hélico...

Giuseppe

@ breizmabro | 24 février 2020 à 17:18

J'ai reçu les deux, commandés sur un site connu pour ses occasions :

https://i.goopics.net/bXdm0.jpg

https://i.goopics.net/AD7Lb.jpg

Je sais bien qu'un coup de gueule n'y fera pas grand-chose, mais si les journalistes en parlaient autant que du Coronavirus, cette gangrène de classe finirait par tomber d'elle-même comme un membre putréfié et libérerait un peu plus de démocratie.

Ils sont écoeurants, parfois l'excuse de dire qu'ils ne sont pas assez payés. Où mettre le plafond ? Quand on sait ce qu'avalait Carlos G. avec un entonnoir jamais assez grand, il faudrait que tout coule comme le débit des chutes Victoria.

Je nous trouve tous bien gentils et serviles (je me compte dedans) d'accepter ces occupations de cette noblesse de caste qui perdure toujours.
Ils flinguent sans état d'âme notre pays, et voudraient nous apprendre à vivre pauvres pendant qu'ils continueraient à se remplir les poches...

Même si vous avez un parcours scolaire ou professionnel brillant, vous n'accédez jamais à ces postes offerts sur un plateau de vermeil aux seuls de l'ENA. Le nom va changer, les pratiques seront identiques... Ils mettent les barbelés et les chevaux de frise dès que vous tentez d'approcher.

Dissimuler, cacher, se coopter sont les seules mamelles qui les intéressent...
Bon, bon, j'arrête ici, plus on avance plus on régresse dans la transparence et toujours certains de dire que trop de transparence nuirait paraît-il, le problème c'est que nous en sommes encore et toujours à l'Outrenoir de l'artiste Pierre Soulages.

Je viens de faire couper mes cheveux et d'enfiler mon bonnet - mais pas par coquetterie comme le pensait Bob -, et sur ce coup je vais aller me coltiner quelques longueurs de bassin, c'est tip-top pour la santé.

breizmabro

@ Giuseppe 24 février 14:19

Entièrement d'accord avec votre colère. Du coup je vous conseille ne pas acheter le livre de Vincent Jauvert "Les Voraces" vous pourriez faire un tel choc cardiaque en le lisant que je serais triste de vous perdre vous et votre voisin qui fume des clopes et qui roule (peut-être) au diesel.

Extrait, page 103 : "Olivier Marleix, grand pourfendeur des turpitudes de la haute administration, interpelle le secrétaire d'Etat à la fonction publique Olivier Dussopt (...) "j'ai adressé depuis 2016, à plusieurs reprises une question écrite, en vain, pour demander combien de fonctionnaires "hors échelle" étaient rémunérés, c'est-à-dire entre 4 000 et 12 000 euros par mois. La réponse m'a sidéré puisqu'il se trouve que ces hauts fonctionnaires sont au nombre de 70 000".

Réponse du ministre Olivier Dussopt : "Je n'ai pas en tête le chiffre que vous me réclamez". Puis il fait un aveu "les traitements des plus hauts fonctionnaires sont généralement reconstituables..."

"Autrement dit les administrations déploient beaucoup d'efforts pour qu'on ne puisse pas reconstituer ces salaires, primes comprises. Pour que l'omerta perdure".

Adéo Giuseppe

Alain D

Incontestablement, François Fillon aurait été meilleur dans sa récente prestation télévisée s’il avait adopté la ligne de défense que vous proposez.
Son éclatante victoire aux primaires de la droite l’a désigné comme seule victime de pratiques anciennes dont le principal coupable est le laisser-aller de nos institutions.
Toutes ces enveloppes distribuées aux parlementaires sans aucun contrôle, c’était une incitation à se les approprier, d’autant plus que, sauf erreur de ma part, leur utilisation était laissée à leur discrétion.

Et puis, est-il plus convenable de s’offrir davantage d’attachés parlementaires et de rester dans la légalité en dépensant tout et en travaillant peu, ou bien d’en employer moins au prix d’un travail personnel plus intense, en conservant la différence ?

Le scandale, à mon sens, était de distribuer sans mesure ces enveloppes pour attachés parlementaires, alors même que nous avons une pléthore de parlementaires (577 ?) auxquels s’ajoutent les sénateurs, députés européens et collectivités territoriales.
En conséquence, l’Assemblée nationale me semble bien malvenue de réclamer le remboursement d’un million d’euros à François Fillon, sans s’intéresser à tout ce qui s’est évaporé au cours de tant d’années d’impéritie.

DAUMONT

Ce procès Fillon comme les procédures Le Pen/Collard sont le signe de l’affaiblissement du pouvoir parlementaire, lequel n’a ni su ni voulu se protéger.
Le duo Fillon/Penelope était officiel et imité par la majorité des parlementaires.
Le parlementaire doit pouvoir s’organiser comme il le veut, à l’abri de l’intrusion du pouvoir judiciaire.
Plus grave encore, la levée d’immunité par 19 voix sur 20 (Honneur à Madame Autain) dans le dossier Le Pen/Collard/ Daech (Honte à Monsieur Bourdin).

Comment croire à la démocratie lorsque les démocrates sont des pleutres. J’excepte Monsieur Mélenchon qui a tenté de résister à cette insupportable intrusion du Judiciaire dans un parti politique.

Shadok

Il présente bien, il a de la gueule... mais ils tapent tous dans la caisse de la Ripoublique et ne s'en rendent même pas compte et sont sidérés lorsqu'on leur démontre que ce qu'ils ont fait n'est pas conforme à la législation en vigueur.

Et puis pour les punir il faut des années, des décennies et lorsqu’enfin la peine tombe, ils ne la font pas car ils sont trop vieux et malades.

D'où la nécessité de réformer la Constitution et les devoirs, les obligations, le nombre, les rémunérations et les avantages des élus, tant que cela ne sera pas fait, nos élus ne pourront être que des escrocs.

Davinas

Le procès de la droite programmé en pleine campagne électorale !
Après une instruction exclusivement à charge comme le reconnaissent même ses ennemis les plus acharnés (Davet et Lhomme), ce ne peut pas être un simple hasard de calendrier, comme ils disent.
Le hasard ne frappe pas pareillement à droite et à gauche, dans les rangs de LREM et du MoDem par exemple (Ferrand, Bayrou, de Sarnez) et du PS (Le Roux).

La magistrature, le système judiciaire est aux mains d'une gauche qui en joue "à plein" en toutes occasions, qu'elles soient fondées ou infondées (par exemple la relaxe de N. Sarkozy dans l'affaire Bettencourt, farcie d'irrégularités venant du juge Gentil en charge de l'instruction).

Je n'ai plus aucune confiance dans ce parquet national financier, créé par Taubira et Hollande, pas plus que dans les magistrats qui osent programmer un procès qu'on attend depuis plus de deux ans, juste dans le "bon" mois, ni un mois trop tôt, ni une semaine trop tard !

La France n'est plus tout à fait le pays des Droits de l'Homme". Certains sont maintenant ouvertement bafoués et les garants de la Justice l'inscrivent sur des "murs des cons".

boureau

"La droite veut oublier Fillon, pas moi"

"Aujourd'hui je laisserais sa chance à la justice..."

Vous êtes bien le seul cher P. Bilger à vouloir laisser une chance à une corporation dont, depuis des années, nous constatons les dérives.

Fillon a tourné la page - semble-t-il ! Son épouse ?

Parce qu'il n'est jamais question que de Fillon, mais son épouse ?

Ce procès sera celui de l'onctuosité, des faux-semblants, de l'entre-soi, de l'hypocrisie en tout sens, des ego de la magistrature.

Personnellement je n'oublie pas le couple Fillon, mais je ne me prêterai pas à l'écoute et à la vision de cette théâtralisation judiciaire.

On ne peut qu'attendre de la médiocrité. Celle de tous les jours. En se gardant bien de chercher la main qui a tenu le poignard !

Cordialement.

S Carioca

Pas d'accord.
Certes "beaucoup — tous ? — faisaient comme lui"

En quoi cela change-t-il le fait qu'il a abusé de deniers publics qu'il avait le droit de dépenser mais autrement ?

"Parce que je le vaux bien ?"
ou
"Parce que le veau d'or" ?

Quelqu'un a dit "se goinfrer". Oui, c'est ça.

Il eût été plus admirable de se singulariser par une probité à la de Gaulle (si tant est qu'elle soit réelle ce que j'ai la faiblesse de croire).

J'ai connu un patron "mandarin" comme on disait injustement des patrons hospitaliers, qui sortait de son bureau mettre une pièce dans le "taxiphone" (minute "vintage") pour passer ses appels personnels.

La classe.

Lui Fillon, la classe : non.
Pourtant j'aurais pu voter pour lui.

Il reste que la justice a été prise d'une sacrément surprenante célérité frisant le scélérat (qui siffle sur vos têtes).

Marc GHINSBERG

Oublions quelques instants la morale et la justice, pour revenir à la politique. Il faut avoir lu « La Haine, les années Sarko » le récent livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme et le suivant des mêmes : « Apocalypse Now, les années Fillon. »
François Fillon a tiré deux fois dans le dos de Nicolas Sarkozy. La première fois lors du déjeuner avec Jean-Pierre Jouyet, la seconde lorsqu’il a dit : « Imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen. »
Le reste n’est que péripéties.

Lambda

Merci pour ce billet.
Je pense que l'informateur du Canard enchaîné était Jean-Pierre Jouyet, déterminant dans l'ascension d'Emmanuel Macron. Il l'avait pris sous son aile à l'Inspection des finances. À 65 ans, après deux ans passés à l'ambassade de Londres, E. Macron lui offre un deuxième poste d'ambassadeur comme représentant permanent de la France auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Exilé

Je ne me suis pas réjoui des attaques dont François Fillon a fait l'objet, soit de la part de ses adversaires soit surtout de ses amis.
Il aurait fait, si nous nous en tenons au style, un présidentiable acceptable en comparaison de son ancien patron et il a mené une campagne électorale plutôt bonne dans l'ensemble.

Ceci dit, je suis de ceux qui ne se sont fait aucune illusion sur ses prises de position concernant des sujets sensibles s'il avait été élu et tout porte à croire qu'il se serait comporté comme ses prédécesseurs de la fausse droite qui ont comme lui fait campagne sur certains thèmes pour ensuite s’asseoir carrément dessus une fois élus.

Chat échaudé craint l'eau froide.

Raoul Ponchon

On va enfin pouvoir assister en France à un procès strictement politique, point d'orgue d'un complot politique d'une ampleur inédite dans ce pays. En quelque sorte un procès de Moscou comme on disait.
Il sera intéressant de voir à l'oeuvre, les nouveaux Vychinski !
Par contre on restera certainement très discret sur le nom et le rôle des différents acteurs de gauche, mais aussi de droite, qui ont organisé cette misérable manoeuvre, qui plonge aujourd'hui le pays dans la situation dramatique qu'elle connaît.
Les millions d'électeurs de François Fillon ne sont pas prêts de passer l'éponge !

Giuseppe

Excusez du peu !

Un vorace, un goinfre, un rapace de plus dans la vie des plus humbles, insupportable !

Assez de pleurnicher sur leur sort, il n'aurait rien apporté au pays, rien.
Rien de plus que tous ceux qui se sont succédé.
Ces obèses de prendre partout du fric, pour ceux qu'il a employés, pour ceux qu'il a fait employer, utilisant son suppléant à des fins de rémunération de ses proches, toujours plus, se goinfrer en permanence, un train de vie à nourrir.
Ils font penser à ces chaudières de train qu'il faut constamment approvisionner en charbon, leur pognon à eux, cher à Nanard.

Toujours accumuler, toujours prendre jusqu'à l'écoeurement, prendre des costumes, prendre tout ce qui traîne, la terre ne s'arrêtera pas de tourner sans lui:

http://www.centpapiers.com/francois-fillon-inculpe-sous-plusieurs-chefs-daccusation/

"Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
François Fillon, qui a été entendu mardi matin par les juges, est inculpé pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de l’hebdomadaire français le Canard enchaîné et de RTL.
Le chef de « trafic d’influence » n’a pas été retenu."

Assez de supporter ces profiteurs, on peut imaginer la suite s'il avait été élu. Il ne nous mérite pas, les voraces jamais rassasiés, le tiroir-caisse à la place du coeur, et le billet de banque comme icône, et la suite pas faite pour rassurer :

https://i.goopics.net/bXdm0.jpg

Quand allons-nous mettre un terme à cette noblesse d'Etat, pour qui seul le méchant fric compte, valeur refuge de leur façon de vivre de nous mépriser et au fond de nous cracher dessus à tous ceux qui n'appartiennent pas à cette caste dorée pourrie jusqu'à la moelle.

Au passage je n'oublie pas le plus indigne, le plus mesquin, le plus goinfre dans la petitesse de remplir l'escarcelle, un Bruno Le Roux qui négrier de sa progéniture, l'employait à l'Assemblée pour quelques billets de plus.

Ce ne sont pas les sommes qui comptent, mais pour un costard, pour un emploi de plus de filles pubères dans un milieu déjà dopé de prébendes, ces petits, ces mesquins, ne reculent devant rien.

Ils en oublient jusqu'à l'honneur de servir, jusqu'à la frugalité de la charge, l'éthique de la représentativité, le mandat des plus faibles pour améliorer leur sort alors qu'ils ne pensent qu'à leur ventre, à leur panse à remplir.

Comment imaginer Mongénéral se faire offrir des boutons de manchette, et employer son fils à l'Assemblée pour quelques écus de plus ?

Tous ceux-là sont inexcusables, ils sont à vomir, finir sa vie comme l'époux infernal, quelle misère ! Le bien commun contre un coffre-fort, triste destin, sans doute cela ne les gêne-t-il pas ?
Heureusement pour eux, qu'ils aillent donc vivre leur entre-soi et leur endogamie jusqu'à en attraper une indigestion.

Le citoyen a fait ses comptes de son côté, et au bout le peuple présentera toujours l'addition.

Dencol

Monsieur Fillon a probablement fauté, il est par contre indéniable qu’il n’a pas été et n’est pas le seul.
Depuis le 10 mai 1981, combien de méfaits ont été passés sous silence ? C’en était devenu la normalité. On parle des costumes en cadeaux et pour le beau Jack qui s’est fait habiller durant des années gratuitement !
Nul n’est excusable, mais pourquoi deux poids deux mesures ?
À qui a profité le crime ?

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS