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26 février 2020

Commentaires

Lodi

J'y pense : le magistrat est un gardien et plus qu'un gardien s'il le prend au sens de "gardien de mon frère" comme Caïn refuse de l'être pour Abel.

Et pourquoi ce dernier se dérobe-t-il ? Parce que Dieu refuse son sacrifice... L'injustice a des conséquences. Je n'approuve ni Dieu ni Caïn, aucun survivant dans cette lamentable affaire.
Abel est mort parce qu'il évoluait dans un milieu à risques. Parents qui n'écoutent pas les instructions (ne mangez pas la pomme) du tyran local qui récidive en conn*rie, comme dirait Will, en faisant du favoritisme, frère aigri...

En morale, il faut manger le poisson en jetant les arrêtes. Dans la cuisine, pas forcément, c'est l'art d’accommoder les restes.

Le seul élément joyeux de ce récit qui me vienne en tête jusqu'au Déluge inclus, c'est le vin, bien sûr dénigré quand il me semble qu'avec les injustices que j'ai évoquées et d'autres sans parler du meurtre d'Abel, on peut dire qu'on dénonce le petit doigt pour oublier le chameau.
Il paraît qu'à une époque les Grecs pensaient que les Juifs adoraient Dionysos.
Non, mais en somme, ils auraient dû.

Ceci dit, le dieu... ou la conn*rie... a pu les aider pour la promotion d'un vin :
https://fr.timesofisrael.com/un-vin-israelien-fait-un-carton-grace-a-une-partisane-du-boycott-disrael/

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 29 février 2020 à 21:02
"Que vient faire le mouvement cistercien [...] dans notre débat sur les avantages et les inconvénients respectifs du libéralisme et de l'étatisme ?"

Je l'ai pourtant expliqué en toutes lettres. Zemmour rejette le libéralisme au nom d'une supposée incompatibilité avec l'histoire de France, et avec le cerveau français : la France ne se serait construite que grâce à son État, et grâce à un État fort. Je viens de vous prouver le contraire. Le mouvement cistercien est une preuve du contraire.

"En fait de démocratie, il n'est pas un modèle."

Je n'ai pas dit qu'il était un modèle de démocratie. J'ai dit qu'il a contribué à introduire, dans la société, des principes de démocratie. Et que joint à tout le reste, cela en faisait un bon précurseur des principes libéraux. Ainsi qu'une preuve, parmi d'autres, que le libéralisme n'était nullement étranger à l'histoire de France. La permanence de l'expression "avoir voix au chapitre", alors que tout le monde a oublié d'où elle vient, en est une preuve.

Tout est relatif. Tout doit être jugé en fonction du contexte. Le chapitre n'était pas un décalque de l'Assemblée nationale. Il serait absurde de le juger à cette aune.

"Les frères convers étaient exploités au sens marxiste."

Bien entendu. Et donc ? Moi je trouve ça bien, vous vous trouvez ça mal. C'est normal : vous êtes un gauchiste, moi je suis un libéral.

Je n'ai pas dit que les convers étaient des syndicalistes CGT bardés de droits acquis. J'ai dit que les abbayes cisterciennes ne se contentaient pas de thésauriser la fortune de ceux qui se faisaient moines, et de fournir un travail de subsistance. J'ai dit qu'elles étaient de véritables acteurs économiques, des promoteurs de croissance. La preuve : elles avaient besoin de "recruter" des camarades prolétaires exploités, les convers.

Et elles ont fait tout cela sans avoir besoin de "l'Etat fort et stratège". Mieux : à l'occasion, elles l'ont fait contre lui. Zemmour sélectionne ce qui l'arrange.

"Exploitation des convers, participation à la finance internationale de l'époque et incitation aux guerres et conquêtes coloniales, oups, les croisades, les Cisterciens ont fait la totale. Bon c'est juste pour vous dire qu'on peut toujours lire les événements historiques de différentes façons selon les lunettes qu'on ajuste."

Pas du tout : nous les lisons de la même façon. C'est juste que vous, vous vous amusez à dire que c'est mal, tandis que moi, je dis que l'exploitation des convers, l'incitation aux guerres coloniales et patin-couffin, c'est super.

Puisque c'est libéral.

Sinon, oui, les vitraux de Soulages, c'est une réussite. Mais je défendrais plutôt les dérives "hédonistes" et "consuméristes" de l'ornementation cistercienne, parce que l'austérité, ça va bien cinq minutes, dans les livres...

Tipaza

@ Robert Marchenoir

Super ! Si vous vouliez me surprendre c'est réussi !

Vous reprochez souvent aux autres de déplacer la cage des buts, mais là vous avez fait plus fort vous avez changé de terrain, en passant du politique au religieux, et aux Cisterciens.
Ah, Robert de Molesme, tiens il a les mêmes initiales que vous !
Nous avons sûrement dû nous rencontrer sans le savoir, chaque année je visite ou revisite une ou deux abbayes cisterciennes.

Non franchement, oui, franchement que vient faire le mouvement cistercien - pour lequel j'ai la plus grande estime et pas seulement sur le plan architectural mais aussi sur le plan spirituel - dans notre débat sur les avantages et les inconvénients respectifs du libéralisme et de l'étatisme ?

Si j'étais pinailleur je ferais remarquer que le mouvement cistercien est un modèle de gouvernance centralisée avec une abbaye mère et les abbayes filles dépendant de celle-ci.
Et si j'étais taquin, je dirais que l'ordre cistercien de la Stricte Observance prône la retenue de paroles entre moines et même le silence qui facilite la méditation. C'est la règle à la Trappe, et aussi ailleurs.

Maintenant si vous voulez que l'on parle de l'ordre cistercien, allons-y parce qu'en fait de démocratie, il n'est pas un modèle.

"les abbayes cisterciennes étaient non seulement des lieux de foi, mais des centres de production agricole et artisanale, qui "créaient de l'emploi" en recrutant des convers pour leurs activités"

Les frères convers étaient exploités au sens marxiste, si, si.
Ils travaillaient du lever au coucher du soleil, étaient tenus de faire tout le travail pénible pendant que les moines priaient, après les premiers travaux réalisés par les moines qui s'installaient, c'était les convers qui défrichaient, ils n'avaient pas droit au chapitre, lors des messes ils devaient se tenir au fond de la salle, ils avaient un réfectoire et un dortoir différents de ceux des moines.
Bref ils étaient exploités, mais avec leur accord, car il faut le reconnaître, en ces temps difficiles où les disettes étaient fréquentes, ils avaient le gîte et le couvert en échange de leur travail et en plus le ciel leur était promis. Et pas de CGT ou SUD pour défendre leurs dures conditions de travail.

Remarquez bien, je ne critique pas, je sais qu'entre la méditation spirituelle et le travail manuel, il arrive un moment où il faut choisir, ce choix fut reproché injustement aux moines.

"L'Europe mondialisée et ultra-libérale, c'est Bernard de Clairvaux qui l'a inventée."

Vous auriez pu ajouter qu'il a défendu auprès du Pape la création de l'Ordre du Temple qui fut le grand banquier de cette époque, ce qui leur a valu des déboires avec Philippe le Bel.

Exploitation des convers, participation à la finance internationale de l'époque et incitation aux guerres et conquêtes coloniales, oups, les croisades, les Cisterciens ont fait la totale.

Bon c'est juste pour vous dire qu'on peut toujours lire les événements historiques de différentes façons selon les lunettes qu'on ajuste.

J'ai dit que j'avais la plus grande estime pour ce mouvement et la volonté de pureté qu'il portait à ses origines, malheureusement il s'est dévoyé avec le temps. Vous connaissez l'adage monastique, "Dès qu'il y a trois hommes ensemble, le Diable est avec eux".
On peut suivre ce dévoiement à l'évolution des vitraux dans les abbayes.
Bernard de Clairvaux avait imposé des vitraux d'un blanc unis, et des chapiteaux du cloître sans représentation ornementale à la fois pour que les moines ne soient pas distraits au cours de leurs prières et comme signe de renonciation au décorum de Cluny. Cette règle n'a pas résisté au temps et progressivement les vitraux sont redevenus colorés et les chapiteaux ont été ornés de décorations florales et symboliques.

Vous trouverez un exemple de ces vitraux blancs à l'Abbatiale de Conques où ils ont été refaits par Pierre Soulages, qui pour une fois a renoncé au noir avec bonheur.

Et j'arrête là mon commentaire, pour suivre la règle de la retenue de paroles (hum).

Encore une fois félicitations pour avoir porté le débat là où je ne l'attendais pas ;-)

Lodi

@ Patrice Charoulet
"Le smicard fumant deux paquets de cigarettes par jour dépense, en faisant cela, la moitié de son SMIC."

Pauvre smicard. Avec quoi doit-il vivre à cause du prix astronomique de la cigarette !
Comme je le plains ! Surtout le vieux. A une époque, qui ne voulait pas fumer était mal vu, dans certains milieux... Et on enfumait affreusement. A présent, on paupérise le smicard pour son bien.

A ce niveau, les taxes sont punitives.
Pauvres drogués de drogues illégales envoyés en prison ! Pauvres fumeurs pauvres paupérisés et pauvres fumeurs de toutes castes pouvant craindre qu'on n'interdise leur propre addiction !

Je ne suis pas bouddhiste, la compassion me fatigue.
Admirons plutôt la grâce de qui fume avec élégance, une activité dont le cinéma sait tirer le meilleur parti de caractérisation des personnages et parfois d'atmosphère de brume artificielle !

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 29 février 2020 à 10:45
"Vous avez une vocation refoulée d'entomologiste, qui étiquette chaque insecte rencontré."

Non. J'analyse les idées de Zemmour, je mets des mots dessus et j'explique pourquoi. Cela s'appelle penser.

"Avec la différence qu'un vrai entomologiste aurait ajouté au terme générique, le sien, et aurait dit Zemmour est un fasciste marchenoirium."

Ah, voilà. On avance d'un millimètre. Les gardiens du temple zemmourien se sont donc offusqués parce que j'ai traité le saint de fasciste. J'attendais l'aveu. Boureau n'ose même pas prononcer le mot qui fâche, de peur de souiller le grand homme. Vous avez cet immense courage. Bien.

Mais étiqueter, c'est tout le contraire de ce que je fais. C'est employer le mot "fasciste" de façon malveillante, pour stigmatiser quelqu'un.

J'ai précisément expliqué en quoi ce n'était pas le sens dans lequel j'utilisais ce mot. J'ai précisément expliqué en quoi Zemmour pouvait être qualifié de fasciste. Vous n'avez pas réfuté cette explication. Vous n'avez pas expliqué en quoi les idées d'Éric Zemmour n'étaient pas assimilables à celles du fascisme italien. Je vous signale qu'il y a beaucoup de gens, aujourd'hui, qui admirent ce courant. Il y a une résurgence de ses idées. Voyez le mouvement Casa Pound.

"Dans la position de polémiste où il est, tout est et doit être politique."

Absurde. Pétition de principe. Je dis qu'à force de trop faire confiance à la politique, on risque d'être déçu, parce que la politique ne représente qu'une petite partie des activités et des préoccupations de l'homme. Vous n'avez pas réfuté cette remarque.

"Vous défendez le libéralisme, qui a fait largement ses preuves et qui est à l'origine de la supériorité économique des USA [...]. Les USA ont un budget militaire d'environ 700 milliards de dollars [...]. Le libéralisme pur n'existe pas, qu'il est toujours adossé à un État fort qui prend des risques et aide en cas de besoin."

Et le budget militaire de la Suisse, il est de combien ? Celui des Pays-Bas, il est de combien ? Celui de la Nouvelle-Zélande, il est de combien ?

Voilà trois pays "ultra-libéraux", bien plus libéraux que les États-Unis, au passage, et qui se portent infiniment mieux que nous. C'est dû à leur armée ? La Suisse a un "État fort" ?

A l'instar de tant de zemmouriens, il semble n'exister, pour vous, que deux pays dans le monde : la France, et les États-Unis. Okay, la Russie-de-Poutine, également. A part ça, le monde est un grand désert. Quelques animalcules gigotent parfois ici où là, il est donc possible qu'il y ait des signes de vie intelligente dans ces contrées désolées. Mais personne n'en a encore fait la preuve.

Quant au concept de "libéralisme pur", c'est un homme de paille, à l'instar de "la théorie du ruissellement". Aucun libéral n'a jamais allégué l'existence d'un libéralisme pur. Le libéralisme est par essence impur. Il procède même de la théorisation de l'impureté : l'homme étant imparfait, il lui est impossible de tout ordonner en partant du haut.

On est toujours plus ou moins libéral. Une politique est toujours libérale par rapport à une autre. Ce sont les absolutistes étatistes qui projettent leurs fantasmes de pureté sur les libéraux. Ce sont les étatistes qui prétendent (faussement) être en mesure de procurer la pureté, et qui par conséquent rejettent le libéralisme en vertu de la pureté que, dans sa grande sagesse, il n'a, lui, jamais revendiquée.

"Le New Deal de Roosevelt dans les années 1930 a permis de sauver ce qui pouvait être sauvé de la grande récession."

Le New Deal de Roosevelt a été un échec. Vous devriez lire l'histoire économique ailleurs que dans les petits livres rouges de la gauche.

"La France n'a pas la tradition de libertés politiques et économiques qu'ont les pays anglo-saxons, c'est un pays fortement centralisateur."

C'est l'argument d'Éric Zemmour. Il y aurait une essence de la France, son ADN serait anti-libéral, les Français auraient un cerveau câblé différemment de celui du reste de l'humanité, par conséquent il serait impossible d'implanter le libéralisme en France.

Le problème est que non seulement c'est faux, ce n'est pas la question.

C'est faux : dans l'époque pré-industrielle, on peut citer quantité de faits qui démentent ce portrait orienté d'une France qui n'existerait pas sans son État centralisateur. J'en relèverai un seul : la force du mouvement cistercien. La France fut au premier plan pour l'essor de ce réseau d'abbayes, qui joua un rôle fondamental dans la puissance religieuse, économique, artistique et politique du pays.

Et même de l'Europe, puisque le mouvement cistercien fut un précurseur du libéralisme : par ses principes démocratiques ("avoir voix au chapitre"), par sa puissance créatrice due à l'initiative privée (émergence "d'entreprises" et de "filiales" basées sur un même corpus juridique, la "règle"), par son rôle dans le développement économique (les abbayes cisterciennes étaient non seulement des lieux de foi, mais des centres de production agricole et artisanale, qui "créaient de l'emploi" en recrutant des convers pour leurs activités), et même par sa mondialisation prémonitoire (les abbayes mères ont étendu leur réseau de filles à travers toute l'Europe, sans se soucier des frontières : Cîteaux a inventé la multinationale apatride, plus puissante que les États).

L'Europe mondialisée et ultra-libérale, c'est Bernard de Clairvaux qui l'a inventée. Saint Bernard de Clairvaux. Le Français Bernard de Clairvaux. Et il était, déjà, "la marionnette des Anglo-Saxons", puisque c'est Etienne Harding, moine anglais, qui l'a envoyé fonder l'abbaye de Clairvaux.

Le mouvement cistercien soulève l'admiration des foules encore aujourd'hui, et il est dû à la seule initiative privée. Nulle trace "d'État fort et stratège" à son origine. C'est le contraire. Les abbés cisterciens pesaient sur le pouvoir politique, y compris en matière de politique étrangère et d'intervention armée, puisqu'ils eurent un rôle décisif dans les Croisades.

A l'aube de l'époque industrielle, la France a été le phare mondial du libéralisme politique, avec la Déclaration des droits de l'homme de 1789.

Au cours de l'époque industrielle, la France a été l'un des principaux foyers intellectuels du libéralisme, ce que Zemmour passe très malhonnêtement sous silence, lui qui se prétend intellectuel, lui qui nous casse les arpions avec son équivalence : méchant libéralisme = méchante Amérique. La méchante Amérique, elle passe son temps à se référer aux grands penseurs libéraux français.

Dans l'époque industrielle, la France a été au premier rang du libéralisme économique appliqué, avec le Second Empire et l'incroyable essor industriel qui l'a accompagné, la naissance du commerce moderne et de la grande distribution (une invention française de l'époque), suivis un peu plus tard par l'invention de l'automobile et de l'aviation (dues à l'initiative privée, et non à l'intervention étatique, selon une déformation rétrospective des faits).

Éric Zemmour a une vision singulièrement sélective de l'histoire, dont il ne retient que ce qui arrange sa thèse. Sa sélectivité se manifeste aussi de façon spectaculaire aux temps contemporains.

Mais admettons. Admettons que l'histoire de France ait été marquée par la centralisation étatique. En quoi cela devrait-il nous empêcher, aujourd'hui, de basculer le grand interrupteur de l'Élysée sur la position "ultra-libéralisme déchaîné" ?

L'étatisme délirant dans lequel nous baignons est à la source d'un nombre impressionnant de nos maux. Cela a été prouvé par le menu, je n'y reviendrai pas. Zemmour n'a jamais réfuté ces démonstrations. Il élude systématiquement le sujet. A chaque fois qu'on lui oppose les réformes libérales faites dans le pays x, y ou z, il revient toujours à son argument racial : les Français posséderaient des gènes anti-libéraux, il serait impossible de les déprogrammer.

C'est stupide. Les lois de l'économie sont les mêmes partout. Il n'y a pas une économie noire, une économie WASP et une économie française. L'économie est une science, basée sur des faits. Des constatations.

C'est, aussi, malhonnête. Il y a certes des cultures nationales différentes, des hommes qui ont davantage l'âme serve et des hommes qui sont davantage épris de liberté. Mais les réformes libérales ont été appliquées y compris dans des pays qui sont encore plus "génétiquement" anti-libéraux que nous.

La Suède, par exemple. En 2009, l'ancien Premier ministre suédois expliquait comment il avait mené, avec une réussite éclatante, la réforme libérale de son pays, gangrené par des décennies de socialisme rampant.

Il le faisait en se vantant qu'à l'heure où il parlait, la Suède avait les impôts les plus élevés du monde ! Donc, pas vraiment un monstre de libéralisme...

Et pourtant, la Suède a effectivement mené, au pas de charge, à partir de 1994, des réformes libérales révolutionnaires, qui ont eu des résultats spectaculaires : quasi-suppression du ministère des Finances (eh oui...), suppression de l'Éducation nationale au sens où nous l'entendons (les parents reçoivent un chèque scolaire, avec lequel ils payent l'école de leur choix), privatisation massive des services publics, etc., etc.

Car si elle ne l'avait pas fait, explique l'ancien chef du gouvernement, ce fameux service public auquel les Suédois tenaient tant se serait effondré de toute façon.

Voilà pourquoi il est malhonnête de parler de "libéralisme pur". Je dis bien : malhonnête. Éric Zemmour ne peut pas ignorer l'existence d'un pays nommé la Suède. Il ne peut pas ignorer qu'y ont été appliquées les réformes libérales auxquelles il se refuse pour la France.

Tous ces points ne sont jamais discutés par Zemmour. Il les élude systématiquement. Au profit d'une vision caricaturale, singulièrement biaisée et extraordinairement partielle de l'histoire de France.

"Depuis plus rien, avec Giscard a commencé la période de l'État faible, impuissant [...]. C'est cette impuissance, cette soumission à une doxa libérale appliquée de façon mortifère [...]."

Répéter un mensonge n'en fait pas une vérité. Où est la "doxa libérale" dans un pays qui a la dépense publique la plus forte de tous les pays développés, qui a le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé de tous les pays développés ?

Vous confondez la puissance avec la dépense publique. L'impuissance serait forcément due à un manque de dépense publique. C'est l'inverse. C'est lorsque la France est soumise à ses créanciers étrangers par le biais d'une dette de 100 % du PIB, qu'elle devient impuissante. C'est lorsque l'économie privée est étranglée par des lois et des taxes délirantes, qu'elle s'affaiblit, et que donc la France s'affaiblit.

"La seule indépendance dont use et abuse l'État actuel est la levée d'impôts qui étranglent la classe moyenne laborieuse (c'est beau ça) et les rentiers [...]"

Stop ! Comment pouvez-vous, à la fois, regretter une insuffisance de la dépense publique, et un excès d'impôt ? A moins que, à l'instar des Gilets jaunes, vous n'espériez financer la dépense publique avec les impôts des autres : plan absurde, dont les faits ont prouvé l'échec répété. Car au même moment, d'autres Français ont eu la même idée que vous...

(Laissez-moi deviner : vous êtes retraité, donc rentier, et vous vous considérez comme appartenant à la classe moyenne ?)

"La dernière grande innovation fut celle du programme des centrales nucléaires où l'État a montré une capacité d'anticipation évidente et même surprenante !"

Ah ! les fameuses centrales nucléaires... Nos amis anti-libéraux pourraient-ils cesser de conduire en regardant dans le rétroviseur, et regarder un peu devant eux ?

Quelle est l'action actuelle de l'État français ? Il applique une politique résolue en faveur des énergies renouvelables. Nul ne pourra nier, je pense, le caractère contraignant de l'action gouvernementale sur ce sujet : forte, stratégique et punitive.

Eh bien, c'est une catastrophe. L'État "anticipe" résolument, comme vous dites, sur les dangers complètement imaginaires d'un supposé réchauffement climatique censément causé par l'homme. Il "prend le risque", comme vous dites, d'imposer des technologies dont on connaît les graves défauts, au détriment de l'énergie nucléaire dont les avantages sont prouvés.

Il force les acteurs économiques à adopter ces technologies, ce qu'ils ne feraient certainement pas sur un marché libre, car les signaux de prix vont à l'encontre d'une décision aussi stupide.

L'État tripote donc les prix. Il les fixe à un niveau artificiellement élevé. Il crée des quotas d'énergie politiquement correcte. Il oblige hameau dans les nuages à couper du bois pour se chauffer, avec pour seul effet de créer des rentes injustifiées pour les parties prenantes de la filière éolienne.

Si les choix énergétiques étaient faits par le marché, votre sublime électricité nucléaire du général de Gôl serait encore vendue pour rien.

Contrairement à ce que vous dites, il n'y a eu aucun génie intrinsèque au fonctionnaire français, qui lui aurait permis "d'anticiper" le succès du nucléaire. Les États-Unis ont eux aussi adopté l'énergie nucléaire rapidement après la guerre, et ils l'ont fait par le biais de l'industrie privée.
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@ boureau | 29 février 2020 à 11:49
"Je n'ai jamais eu d'intérêt dans l'alignement des mots comme cela semble être votre passion."

Petit bijou de comportement passif-agressif, ou comment insulter quelqu'un dans les grandes largeurs sans avoir l'air d'y toucher. Mes commentaires sont des "alignements de mots". Les vôtres, je suppose, sont des monuments littéraires empreints de sagesse, de lucidité et... de cordialité, comme l'indique votre signature mais le dément leur contenu.

Tout le monde se moque de vos "intérêts" comme de mes "passions". Il est ici question de ceux d'Éric Zemmour et de Philippe Bilger, au cas où vous l'auriez oublié. Ou, plus exactement, de leurs idées.

"Vous êtes excessif de nature. On ne va pas vous changer. On le sait."

Monsieur le baron est trop bon. Vous n'avez toujours pas indiqué en quoi, d'après vous, mes propos seraient "excessifs", ni en quoi "l'excès" (de quoi ?) serait mauvais, ni, enfin, en quoi ils seraient faux, puisque telle est votre insinuation, derrière cet adjectif aussi hypocrite qu'ambigu.

Mes "excès" seraient condamnables, mais ceux de Zemmour seraient inconditionnellement les bienvenus. Vous n'identifiez ni les uns, ni les autres.

"Simplement, de temps en temps, il est bon d'essayer de vous ramener à la réalité. Sans grand espoir d'ailleurs ! La preuve votre réponse. Mais qui sait, il y aura peut-être, un jour, un déclic !"

Oui, bien sûr. Vous êtes, ici, le gardien de la réalité, et vous trônez du haut de votre arrogance doucereuse. Curieusement, vous vous répandez en attaques personnelles à mon égard, parce que j'ai osé toucher à votre idole Éric Zemmour, mais vous ne daignez toujours pas nous éclairer, nous qui n'avons pas vos lumières, sur la nature de cette réalité qui serait en train de m'échapper.

Vous prétendez être choqué par mes propos sur Éric Zemmour, mais vous prenez toujours grand soin de ne pas dire en quoi ils seraient choquants, faux ou simplement discutables. Vous tentez de discréditer le messager au moyen de qualificatifs malveillants, sans avoir jamais le courage de discuter son message.

Vous faites semblant de vanter la qualité du débat Bilger-Zemmour ; mais si ces derniers avaient adopté les méthodes malhonnêtes de non-débat qui sont ici les vôtres, alors personne, ici, à commencer par vous, n'aurait fait l'éloge de cette émission.

Vos admirations sont suspectes. Vous êtes un escroc. Vous ne valez pas mieux que n'importe quel communiste de modèle courant. Nous n'avons besoin ni d'Éric Zemmour ni de ses sectateurs, s'il s'agit par là de remplacer un politiquement correct par un autre, une dictature idéologique par une autre.

Deviro

@ duvent | 27 février 2020 à 22:19

J'ai pas fait exprès !
Cela étant dit, un membre de notre groupe a trouvé un surnom pour le barbant (un surnom, surtout pas un pseudo, hein !)
"Conan le barbare"

Il nous a dit que la contrepèterie était pertinente et lui plaisait bien...

Ellen

@ Tipaza | 29 février 2020 à 10:45

Excellent commentaire. Vous avez raison d'avoir ouvert les yeux de certains avant que la France ne sombre définitivement.

J'apprends qu'Erdogan a ouvert sa frontière et recommande aux centaines de migrants de se diriger vers la porte de l'Europe.

M. Macron est prêt à les loger à l'Elysée. Il a déjà préparé le buffet et champagne à volonté avec une enveloppe sociale aux frais des contribuables.

Patrice Charoulet

CIGARETTES

Encore 11 millions de fumeurs en France.

Le smicard fumant deux paquets de cigarettes par jour dépense, en faisant cela, la moitié de son SMIC.

En Australie, le paquet de cigarettes est en moyenne à 20 euros. A la bonne heure !

"La cigarette est responsable de 75 000 décès par an en France" (le professeur Bertrand Dautzenberg, 29 février 2020)

boureau

@ Robert Marchenoir 29 février 2020 10:46

Je n'ai jamais eu d'intérêt dans l'alignement des mots comme cela semble être votre passion.

Vous êtes excessif de nature. On ne va pas vous changer. On le sait.

Simplement, de temps en temps, il est bon d'essayer de vous ramener à la réalité. Sans grand espoir d'ailleurs ! La preuve votre réponse. Mais qui sait, il y aura peut-être, un jour, un déclic !

Cordialement.

Robert Marchenoir

@ caroff | 28 février 2020 à 15:05

Je maintiens ma remarque sur le type de contradicteur qu'il faut à Zemmour pour qu'il ne s'égare pas dans ses travers. Ma constatation s'appuie sur la durée. Il peut toujours y avoir des exceptions... je n'ai pas regardé les débats avec Lang et Mahjoubi.

"Le débat entre notre hôte et lui a tenu toutes ses promesses dans une joute où perçait l’estime et l’amitié comme l’a osé Philippe Bilger."

En effet. C'est pourquoi cette émission a confirmé l'observation que je m'étais déjà faite. Philippe Bilger coche mes trois cases : un débatteur de haut niveau intellectuel, quelqu'un qui est, en gros, du même camp qu'Éric Zemmour, et un homme qui, en même temps, n'hésite pas à le contrer vigoureusement lorsqu'il l'estime nécessaire. La même configuration se produit avec Alain Finkielkraut, ou même, parfois, avec Éric Naulleau (que je place, pour être clair, à un niveau intellectuel inférieur).

Zemmour se laisse aller à des facilités lorsqu'il est opposé au menu fretin habituel. Le fait d'avoir des gens meilleurs en face de lui l'oblige à être plus exigeant envers lui-même. Il ne s'agit pas seulement d'agressivité. Il s'agit de la qualité de sa pensée.

"Avouez que, comparativement à la moyenne des débats, ceux qui sont organisés par CNews sous son égide méritent une très grande indulgence !"

Je ne m'intéresse pas à la moyenne des débats. Mes exigences sont absolues, pas relatives.

Et puis, cette première partie entre journalistes... là, on est en général sous la ligne de flottaison.
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@ breizmabro | 28 février 2020 à 17:10
"Conclusion ?"

J'aime beaucoup les aboiements dans ce style. Ma conclusion se trouve dans mon texte. Si vous ne la voyez pas, je ne peux rien pour vous...
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@ boureau | 28 février 2020 à 17:52
"Excessive, très excessive votre charge contre le polémiste."

Tiens, vous êtes un centriste mou, maintenant ? Et moi qui vous pensais à l'extrême droite... je suis très déçu.

C'est vrai que Zemmour n'est jamais excessif, lui. C'est pourquoi la seule attitude convenable à son égard consiste à faire l'édredon.

Et donc, en quoi "ma charge" serait-elle excessive ? Nous n'en saurons rien. Ce n'est juste pas convenable d'être contre Éric Zemmour, comme il n'est pas convenable d'être contre Vladimir Poutine, comme il n'est pas convenable de ne pas être contre les États-Unis, etc., etc.

Mais aucune raison n'est jamais donnée.

Le politiquement correct des fachos molassons utilise toujours les mêmes trucs fatigués.

"On peut ne pas être d'accord avec les options - quelles qu'elles soient - de Zemmour, mais les mots que vous employez disqualifient votre analyse."

Hahaha... gros comme une maison. D'abord, c'est excessif donc c'est faux, et puis les mots que vous employez disqualifient votre analyse.

Toujours les mêmes outils de la rhétorique malhonnête qu'on peut produire même en dormant, et qui marchent avec n'importe quoi : Éric Zemmour, les instruments anciens dans la musique baroque, la cuisson des pommes de terre à l'étuvée...

Aucun mot ne disqualifie aucune analyse. C'est le sens du texte qui peut, éventuellement, le faire. Encore faudrait-il que vous vous sortiez les mains des poches, et que vous fassiez un effort pour expliquer en quoi, d'après vous, mon analyse serait fausse.

Mais vous préférez suggérer que j'aurais insulté Éric Zemmour -- là encore, sans le moindrement vous sentir obligé d'étayer votre n'importe quoi.

Quels sont les mots qui disqualifient mon analyse ? Ceux par lesquels j'ai dit qu'il a fourni son meilleur dans ce débat ?

Clown inopérant, va.

Mais cordialement, hein.

Tipaza

@ Robert Marchenoir 28 février 2020 11:27
"En somme, Éric Zemmour est fasciste, et cela non pas dans le sens vulgaire popularisé par les communistes, mais dans le sens inverse : celui qui rapproche le fascisme et le communisme. Celui du fascisme mussolinien."

Vous avez une vocation refoulée d'entomologiste, qui étiquette chaque insecte rencontré. Avec la différence qu'un vrai entomologiste aurait ajouté au terme générique, le sien, et aurait dit Zemmour est un fasciste marchenoirium (le latin est de rigueur).

Plus sérieusement, vous poursuivez disant que "pour Zemmour (...) tout est politique", ajoutant que pour lui "la politique c'est l'État", et vous avez tout à fait raison, dans la position de polémiste où il est, tout est et doit être politique, c'est son job et il le fait très bien.

Maintenant je vais essayer d'expliquer ce qu'est sa position je crois, parce que je la partage, sans adhérer aveuglément à tous ses propos de polémiste, donc volontairement outranciers.

Vous défendez le libéralisme, qui a fait largement ses preuves et qui est à l'origine de la supériorité économique des USA.
Cette supériorité n'est pas seulement due au système économique, mais également à la très nette avancée de la technologie US sur le reste du monde.
Et cette avancée technologique est due en grande partie à l'intervention de l'État qui par ses contrats d'armement favorise les positions dominantes de l'industrie américaine.

De mémoire les USA ont un budget militaire d'environ 700 milliards de dollars, largement supérieur à celui de l'U.E. ou de la Chine, ses principaux concurrents économiques. Je ne parle même pas de la Russie qui malgré quelques percées dans le domaine des technologies militaires n'a pas les capacités industrielles de transformation dans le civil.

Une grande partie de ce budget est consacrée à la recherche et au développement.
Par exemple, le Pentagone vient d'attribuer un contrat de 10 milliards de dollars à Microsoft pour le développement d'un cloud (stockage en ligne). Ce contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure), qui s'étend sur une durée de dix ans, vise à moderniser la totalité des systèmes informatiques des forces armées américaines dans un système géré par intelligence artificielle.

Évidemment à la vitesse où se propagent les techniques numériques, les résultats obtenus ruisselleront dans le civil rapidement.
Et on pourrait parler des contrats avec l'industrie aéronautique, etc.

Nous avons déjà eu ce débat. Ce que je veux dire c'est que le libéralisme pur n'existe pas, qu'il est toujours adossé à un État fort qui prend des risques et aide en cas de besoin. Le New Deal de Roosevelt dans les années 1930 a permis de sauver ce qui pouvait être sauvé de la grande récession.

Cette hybridation libéralisme-étatisme semble être la formule idéale pour les USA.
Quid de la France et accessoirement de Zemmour ?

La France n'a pas la tradition de libertés politiques et économiques qu'ont les pays anglo-saxons, c'est un pays fortement centralisateur.
C'est Philippe IV le Bel qui est emblématique de ce que sera plus tard la politique économique du pays. Centralisation à un niveau qui n'existait pas avant, manipulation de la monnaie, initiateur d'un impôt national suivi d'impôts en tous genres avec en particulier une taxe pour toute vente ! Nos énarques n'ont pas le privilège d'avoir inventé la TVA.
Malgré certains déboires financiers, la France était le pays le plus puissant à cette époque.

Et cet État centralisateur s'est poursuivi, au fil des siècles, avec Colbert qui a porté l'étatisme à son apogée, gérant tout, créant des manufactures sous contrôle royal.
Napoléon III a reconfiguré Paris.
Toutes les grandes transformations ont été initiées, générées par l'État.
La dernière grande innovation fut celle du programme des centrales nucléaires où l'État a montré une capacité d'anticipation évidente et même surprenante !

Depuis plus rien, avec Giscard a commencé la période de l'État faible, impuissant, dépendant de volonté et décisions extérieures, incapable de répondre à la situation.
C'est cette impuissance, cette soumission à une doxa libérale appliquée de façon mortifère, que déplore Zemmour, en tout cas moi je la déplore, et il rêve d'un retour au passé d'un État fort, indépendant, capable de décider, de faire avancer le pays sans avoir l'aval bienveillant ou perfide de nos "amis" européens.
Vous connaissez la formule: "Seigneur gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge".

La seule indépendance dont use et abuse l'État actuel est la levée d'impôts qui étranglent la classe moyenne laborieuse (c'est beau ça) et les rentiers, puisque c'est ainsi que Macron a défini les retraités quand il a augmenté la CSG, et cela pour une redistribution en poussière de prestations sociales qui sont tout sauf libérales au sens économiques.
Bref, la main droite libérale soumise à l'U.E. ignore la main gauche électoraliste.

Évidemment j'ignore si Zemmour partage ce point de vue. C'est le mien et je vous l'"offre" en toute convivialité bloguesque ;-)

breizmabro

@ boureau 28 février 17:52

Bien d'accord.

boureau

@ Robert Marchenoir 28 février 2020 11:27

"Face à l'Info" : Zemmour.

Excessive, très excessive votre charge contre le polémiste.

On peut ne pas être d'accord avec les options - quelles qu'elles soient - de Zemmour, mais les mots que vous employez disqualifient votre analyse.

Grâce à lui, et à ses qualités ou ses défauts, il y a bien longtemps que nous n'avons eu des débats d'un tel niveau dans notre univers médiatique.

Cordialement.

Isabelle

Pendant que les Français débattent, l'invasion continue et continuera de plus belle en France.

"La Grèce bloque des centaines de migrants à sa frontière avec la Turquie
A la suite de la montée des tensions en Syrie, Ankara avait plus tôt affirmé que le pays « ne retiendrait pas » les migrants qui cherchent à rejoindre l’Europe. La Grèce a annoncé avoir renforcé ses patrouilles à la frontière." Le Monde

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/28/la-turquie-menace-d-ouvrir-la-porte-de-l-europe-aux-migrants_6031137_3210.html

L'invasion de la Grèce, l'invasion de la Turquie, l'invasion de la France, l'invasion de l'Europe hormis quelques pays européens avisés qui ont compris que le danger est réel et qui ne passent pas leur temps à débattre inutilement.

Pour bloquer les frontières, utiliser toutes nos forces de l'ordre, nos Armées et renvoyer tous les migrants nouvellement installés dans leurs pays respectifs. Beaucoup de migrants ne viennent pas de pays en guerre, ils n'ont donc rien à faire chez nous. Ce sont pour la plupart des clandestins donc des illégaux. Que fait la justice ? Il n'est plus temps de tergiverser.

C'est une question de survie à présent. Et ce n'est pas avec les individus complètement hors-sol et déconnectés du réel qui nous gouvernent que nous allons nous en sortir.

Catherine JACOB

@ Giuseppe | 28 février 2020 à 12:01
« Saisi ce matin par hasard à la radio, la consommation de Corona serait en baisse à cause donc du rapport au corona... virus. Jusqu'où la bêtise crasse peut-elle se loger ? Nous sommes fichus et ceux qui ont arrêté cette bière votent ! C'est pas gagné pour notre avenir. »

Ça m’a paru tellement énorme que j’ai vérifié et, en effet, cette bière, mexicaine qui plus est !!, a vu ses actions chuter de 8 % cette semaine à la bourse new-yorkaise.

Mais, si ça peut vous rassurer, ce sont les boursicoteurs américains qui ne votent pas dans l’Hexagone qui pensent que la contagion est linguistique.
Gageons que ce sont les ancêtres de ceux-là qui ont pratiqué en 1692 et 1693 la chasse aux sorcières la plus importante de l'histoire de l'Amérique du Nord.

Cela dit, il convient de préciser pour être juste que c’était encore rien du tout en comparaison des procès en sorcellerie de Molsheim qui pour les années 1629 et, surtout, 1630, ont condamné des enfants. On dénombre 33 petites victimes entre 8 et 16 ans, dont 27 garçonnets et 6 fillettes. Le contexte étant celui de la contre-réforme.

breizmabro

@ caroff 28 février 15:05

D'accord sur tout. Du coup je n'ajoute rien.

————————

@ Martchi 28 février 11:27
"Pour Zemmour, comme pour les gauchistes, tout est politique. Seule la politique vaut d'être discutée, et la politique c'est l'État, un État qui a précédence sur tout le reste"

Conclusion ?

Giuseppe

Hier j'ai écouté le débat Eric Zemmour-Philippe Bilger, en dehors de points techniques dont je ne peux juger, ce fut intense, lisible globalement pour tout public.

Pour l'exécution des peines je suis d'accord avec notre hôte, mais 15 000 places à construire ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval: la dernière construite la plus proche a bien 40 ans et à Toulouse un peu plus de 10 ans.
C'est une volonté politique, l'argent se trouve toujours.

Reste à vérifier pour l'ego des uns et des autres l'audience... Si elle est au niveau de l'intensité par moment relevée, le score devrait être honorable.
Juste un point pratique, pour notre hôte la montre connectée du sportif au poignet serait souhaitable, à partir d'un certain âge les pulsations doivent être maîtrisées - je taquine un peu.
Zemmour et son côté obsessionnel de la nation, étatisme... Mais à chacun son point de vue.

caroff

@ Robert Marchenoir 11h27
"Débat intéressant, en effet. Il se confirme que Zemmour a besoin d'une pointure en face de lui pour donner son meilleur. S'il a une loque humaine comme interlocuteur, comme c'est trop souvent le cas, il devient agressif et fanatique."

D'accord avec vous pour la première partie de votre remarque, mais pas avec la suite.
J'ai remarqué qu'en effet cette semaine le niveau a singulièrement baissé avec Jack Lang qui se croit toujours ministre de la Culture sous « Mitran » et Mounir Mahjoubi, tendre agneau résolu à être immolé par Zemmour...
Dans ces deux cas Zemmour a su garder son calme et a déroulé ses arguments sans agressivité. C’est Lang qui croyant avoir un boulevard devant lui pour faire la promotion de son opuscule sur la langue arabe s’est trouvé bien dépourvu face aux assertions d’EZ…

Le débat entre notre hôte et lui a tenu toutes ses promesses dans une joute où perçait l’estime et l’amitié comme l’a osé Philippe Bilger. Je me suis trouvé derrière Zemmour quand il a souligné la propension des magistrats à juger selon leur idéologie et derrière Philippe quand il a dit avoir requis au nom des « citoyens » et non des « individus ».

A noter que sur le fronton de l’ENM, une pancarte affiche « la défense du droit et des libertés », comme s’il était besoin d’établir une distinction entre nos lois et les libertés publiques !
J’ai beaucoup d’irritation comme vous lorsque EZ s’entiche des vertus de l’étatisme et son jacobinisme « basiste » m’exaspère, mais avouez que, comparativement à la moyenne des débats, ceux qui sont organisés par CNews sous son égide méritent une très grande indulgence !

Giuseppe

@ Wil | 27 février 2020 à 23:45
"Moi, je sais que je vais pas crever du coronavirus parce que je bois de la Heinekein en ce moment..."

Saisi ce matin par hasard à la radio, la consommation de Corona serait en baisse à cause donc du rapport au corona... virus. Jusqu'où la bêtise crasse peut-elle se loger ? Nous sommes fichus et ceux qui ont arrêté cette bière votent ! C'est pas gagné pour notre avenir.

Robert Marchenoir

Débat intéressant, en effet. Il se confirme que Zemmour a besoin d'une pointure en face de lui pour donner son meilleur. S'il a une loque humaine comme interlocuteur, comme c'est trop souvent le cas, il devient agressif et fanatique.

En plus, si son adversaire peut être plus ou moins de son côté, c'est mieux. Sinon, il panique et pédale dans la semoule. Il faut que le type soit un peu d'accord avec lui, qu'il soit de haut niveau et qu'il n'hésite pas à lui voler dans les plumes. A partir de là, on peut apprendre des trucs.

Et là, on a appris que Zemmour hait l'homme. Enfin, on n'a rien appris, on le savait déjà, mais dans cet échange, la synthèse était éclatante. Cette façon qu'il a de fustiger la "société des individus", cela prouve bien sa préférence pour l'autoritarisme et le collectivisme.

Funeste expression qu'il est allée piquer dans un discours par ailleurs remarquable d'un ancien directeur des services secrets, et ancien diplomate, qui a fourni une condamnation radicale de l'immigration de masse, devant un auditoire tout à fait élitiste et restreint.

Hélas, cet orateur s'est senti obligé, dans une interminable introduction, d'échafauder une théorie sociologique imbitable, dont la "société des individus" était l'un des éléments. C'est marrant comment les gens ne peuvent pas rester à leur niveau de compétence, en France. Un ancien directeur de la DGSE qui balance la sauce sur la réalité des dégâts causés par l'invasion migratoire ne manque pas de billes pour ce faire. Mais non, il faut qu'il se transforme en sociologue à la noix, sinon il se sentirait déshonoré.

Ce détour pour dire que l'opposition Bilger-Zemmour a mis en évidence la grosse faiblesse de ce dernier : il est anti-libéral. Plus précisément, il nie le libre-arbitre de l'homme, le pouvoir créateur de la liberté et l'importance vitale qu'il y a à chérir cette liberté. Négation portée jusqu'à l'absurde.

Pour lui, l'homme est le jouet de l'histoire et de l'idéologie. Face à Philippe Bilger qui s'efforçait de faire valoir que ça dépend, que le magistrat est libre et que s'il le veut, il peut être un bon juge, Éric Zemmour défendait une théorie désespérante selon laquelle l'homme est entièrement déterminé à l'avance. Zemmour est un marxiste, il n'y a pas à sortir de là.

A partir de ce diagnostic, son idolâtrie de l'État s'explique. L'individu n'est rien, l'État est tout. Seul l'État peut, à la fois, définir l'intérêt général, y soumettre l'individu forcément rétif, forcément producteur de mal et de désordre, et représenter la société dans son ensemble. L'identité nationale ne peut exister et se défendre qu'en vertu d'un État fort, tentaculaire et reléguant l'homme au second rang.

En somme, Éric Zemmour est fasciste, et cela non pas dans le sens vulgaire popularisé par les communistes, mais dans le sens inverse : celui qui rapproche le fascisme et le communisme. Celui du fascisme mussolinien.

Lequel était colonialiste, aussi, et ça tombe bien : Zemmour consacre une heure d'antenne sur deux à Napoléon, le Poutine français (mais un Poutine qui aurait réussi*). Il ne cesse de réclamer que l'Europe se soumette à la France -- en vertu de quoi, on se le demande, en dehors de rêves de puissance surannés et infantiles ?

L'inefficacité de sa doctrine éclate, lorsqu'on considère ce dont il ne parle pas. Il n'aborde jamais la question de l'entreprise, qui est à la fois une manifestation prodigieuse de la liberté humaine, du génie créatif de l'homme, et l'organisation qui a, sans doute, le plus d'influence sur les sociétés contemporaines.

Cette influence défrise peut-être Zemmour, mais autant on pouvait avoir une réflexion sociale, mettons, au XIVe siècle, sans parler de l'entreprise, autant faire la même chose au XXIe siècle condamne par définition à l'impuissance.

Zemmour ne parle jamais d'art, de culture, de religion -- sinon dans un sens négatif : les foutaises de l'art contemporain, la menace de l'islam, et ainsi de suite.

Pour Zemmour, comme pour les gauchistes, tout est politique. Seule la politique vaut d'être discutée, et la politique c'est l'État, un État qui a précédence sur tout le reste.

Il devrait être évident que cela revient à amputer l'expérience humaine d'une partie très importante de son contenu, pour ne pas dire de l'essentiel. S'il y a une chose à souligner, au point où nous en sommes, c'est qu'il n'y a pas que la politique dans la vie. Et que justement, le problème, c'est peut-être l'excès de politique. Et d'État. Et d'impôts. Et de fonctionnaires. Et de dépense publique. Tout vient de l'État, et tout y retourne.

Bilger a beau jeu de lui faire remarquer : si l'individu a aussi peu d'importance, comment se fait-il que Zemmour existe ? Zemmour, et son anti-conformisme, sa différence, sa liberté ?

Il y a un moment où les doctrines s'auto-réfutent.
______

(*) Ce qui explique, comme le faisait récemment remarquer Zemmour lui-même, que les Russes admirent Napoléon. Contre toute logique. Il devrait considérer d'un peu plus près le sort d'Oleg Sokolov, historien fanatique de reconstitutions napoléoniennes (et recruté par l'école des cadres de Marion Maréchal), qui a fini par découper sa fiancée en petits morceaux, avant de la jeter dans un canal de Saint-Pétersbourg. Être napoléonien rend fou, ça me paraît manifeste.

hameau dans les nuages

@ Zonzon | 27 février 2020 à 15:40

Ha ha ha !
C'est tout à fait ça. Mais on n'en a pas fini avec les délocalisations. Hier soir tard c'est la Turquie qui annonce qu'elle délocalise... ses réfugiés.

Gérard Leclerc originaire de Neuilly Auteuil Passy et qui connaît la chanson, est absolument contre les frontières concernant le coronavirus. Je voulais déjà flécher le trajet vers le domicile de monsieur Bayrou qui regrettait que la France ne soit pas plus choisie par les migrants. Il va falloir que je monte un atelier de panneaux directionnels. J'ai le bois :)

On va vivre une époque formidable.

Exilé

Le magistrat n'est-il qu'un gardien ?

Et si le magistrat avait aussi un devoir de remontrance ?

Ne pourrait-il pas par exemple s'adresser ainsi au Législateur :
« Dis-donc mon vieux, tu es bien gentil, mais ta dernière loi c'est n'importe quoi. Comment veux-tu que je fasse appliquer et respecter un tel tissu d'âneries ? »

Wil

Bon vous avez compris les gens ?
Si on écoute la médiacratie qui a toujours besoin de remplir son vide intérieur avec n'importe quelle bêtise, donc comme n'importe quel être humain, on va tous crever du coronavirus.
Moi, je sais que je vais pas crever du coronavirus parce que je bois de la Heinekein en ce moment...
Je suis sûr qu'avec la psychose que les médias propagent il y a plus de gens qui vont crever de peur que du virus.

Personnellement, le monde peut crever, tant mieux, je paierai plus ma bibine au supermarché.
Peut-être qu'au passage il sera assez cool pour me débarrasser de mes voisins demeurés et de leurs chiards gueulards, qui sait.
Et peut-être même qu'il pourra me débarrasser de la vie ce qui m'enlèvera un gros fardeau de mon existence.
Vive le coronavirus !
Heureusement qu'on est en France, comme on sait que si on est malade, il ne faut surtout pas aller à l'hôpital, ouf !

Lucile

Bravo Philippe Bilger pour ce débat passionnant avec Eric Zemmour, qui lui aussi a été excellent. Merci de votre honnêteté et de votre courage. Formidable !

duvent

@ Deviro | 27 février 2020 à 19:49
« Une suggestion qui, j'espère, sera unanimement approuvée : rasez-la-lui vous-même.
Vous nous raserez moins »

Deviro, je dois vous remercier car ma journée qui a été d'un ennui mortel, a tout à coup été transformée par cette phrase, comment dire ?

Inattendue ? Surprenante ? Comique ? Comminatoire ?

Merci, vraiment ! Il faut dire que je l'ai lue à haute voix, et qu'à prononcer, elle n'est pas facile.

Mais, à imaginer... elle est d'une extravagance folle. Je ne m'explique pas en quoi c'est si drôle, je ne sais pas qui du barbu, du barbant est le plus fou ??

Cette histoire de raseur doit rester dans l'espace temps !

Gustave portali

On ne peut pas limiter la souffrance de la justice au seul manque de moyens. Le droit français est en cause lui aussi, ainsi que la culture du tout judiciaire en France.
L’appel à la justice est trop facile, pour tout et rien.

Voyez l’œuvre du Défenseur des Droits : un exemple flagrant des dérives de notre système gauchisant où tout devient contestable et où la justice est appelée à se positionner sur tous types de sujets.
Le droit lui-même est en cause là où il est plus simple pour un justiciable de multiplier les recours et les incidents de procédure pour se soustraire à ses responsabilités.

Enfin, et là les juges sont eux-mêmes responsables de leur malheur : le niveau élevé de la délinquance et de la récidive face à une justice beaucoup trop clémente avec les petits malfaiteurs du quotidien qui vont se retrouver encore et encore sur les bancs d’un tribunal parce que rien n’aura eu d’effet dissuasif sur eux.

On limite trop souvent les difficultés à un manque de moyens. Surtout lorsque c’est un syndicat qui mène ces analyses.
Et cette situation ne date pas de maintenant ! Comme tend à le dire tendancieusement le journaliste Trucmuche. Lors des Présidentielles de 2012 et 2017 j'ai moult fois évoqué ces rapports.

Mais le problème ce n'est pas tant le budget, c'est la défiance totale qu'ont les citoyens (et les politiques) qui se sont frottés un jour à ce machin immonde prospérant hors de tout contrôle démocratique !
Et qu'ils fassent des burn out. Les pauvres ! C'est bien mérité par rapport à ceux qu'ils font subir à leurs "clients".
Pourtant ils devraient bien rigoler vu que ce système dit "justice" est connu comme une vaste farce de théâtre depuis la nuit des temps !

Strictement rien à en attendre : se faire justice en douce restera la meilleure des solutions. Et pour réduire le travail des Ministériats, il suffirait d'autoriser la détention d'armes.
Sûr que le nombre de malfrats, de meurtriers sera divisé par cinq !
Quant aux affaires de petite justice, un bon logiciel expert mettra au calme tout ces surchargés de travail mal fait !

Wil

Bon débat avec Eric Zemmour, Monsieur Bilger.
Bizarrement, je trouve que vous n'avez pas forcément le même point de vue à l'oral sur une chaîne de télé qu'à l'écrit sur votre blog sur les mêmes sujets mais j'imagine que ça vient de moi évidemment...

Lodi

"C'est le citoyen qui a une créance et chaque jour les magistrats ont pour mission de payer leur dette démocratique et, en matière pénale comme dans les autres secteurs du droit, de répondre aux attentes de tous ceux qui viennent les solliciter."

Magistrats. Politiciens. Autres...
Tout ce qui est dans l'entre-soi ne pense qu'à soi et demande des comptes aux autres.
"Qui ne sont rien" : en voilà un qui avoue, d'abord à lui-même et ensuite aux autres, ce qu'il pense. En France, on parle beaucoup d'égalité mais on rêve de privilège.
Une des raisons de l'indulgence pour Polanski, pour DSK, pour Fillon, les gens les vivent par procuration.

En France, on n'aime pas la liberté, on la relativise toujours. L'égalité, le bouddhisme, n'importe quoi sert de bouclier contre cette menace.
Il faut bien que c'en soit une puisque malgré de grandes déclarations, elle est notre variable d'ajustement.
On la sacrifie à tout et à n'importe quoi. Alors...

- La liberté, pour quoi faire ?
- Elle est le moyen et le but de ceux qui l'aiment. A ce jour, les Anglo-Saxons...
- Les Français ?
- Ils la vomissent. Variable d'ajustement. A quoi ? A tout. A l'égalité, et encore, au privilège, plutôt.
Aux bonnes manières. Ainsi, il faudrait lever l'anonymat d'Internet au motif que les masques seraient encore plus infects que les autres, ce que je récuse. De toute manière, si on voulait l'absence d'altercations, ce sont elles, et non les masques, qu'il faudrait récuser.
- Vous êtes dur.
- Je suis vrai.
- Et votre ressentiment, à vous ?
- Affiché. Si on m'attaque, je me dois de me défendre jusqu'à la victoire... Trop souvent, on n'a pas le temps, la force ou la certitude... C'est ainsi qu'on se purifie de ce qui tend à vous souiller. Problème : les gens disent, en politique, œuvrer pour le bien commun, mais en fait, en général, sont les passagers clandestins de leur désir d'accumulation, de domination et de rétorsion.
Que les gens assument ce qu'ils sont, on les verra moins polluer ce qu'ils font. Et notamment en politique.
- Alors que vous portez un masque !
- Mais justement, hors Internet, sans masque, on porte celui de ses rôles.
- Vous.
- Tout le monde. Et si sur Internet, on s'en sépare, d'autres vous en collent bien vite un. Différentes pistes des commentateurs, je dirais : sexe, âge, profession, diplôme... Pourquoi ?
Pas parce qu'ils intéressent à vous, absolument pas, sinon, ils demanderaient peut-être à dialoguer avec vous hors blog. Mon avis : évitez les gens qui vous veulent dans des cases : ils ne dialogueraient que pour vous y réduire voire vous montrer en cage aux autres. Pour vous casser. S'ils n'imposent pas leurs idées, ou absence d'idées, ils s'en prennent à votre style ou à votre vie présumée.

La fin de ce dialogue me rappelle Notre-Dame :

" — Il parle sa langue à cette créature ! ajouta à demi-voix Fleur-de-Lys, dont le dépit croissait de moment en moment. Ce dépit ne diminua point quand elle vit le capitaine, enchanté de la bohémienne et surtout de lui-même, pirouetter sur le talon en répétant avec une grosse galanterie naïve et soldatesque :

— Une belle fille, sur mon âme !

— Assez sauvagement vêtue, dit Diane de Christeuil, avec son rire de belles dents.

Cette réflexion fut un trait de lumière pour les autres. Elle leur fit voir le côté attaquable de l’Egyptienne. Ne pouvant mordre sur sa beauté, elles se jetèrent sur son costume."

L'avantage du style, c'est que l'appréciation de ses mérites est fort subjectif.
Donc, quand on perd pied sur le fond, on attaque la forme.

Mais comme le style, c'est l'homme, il s'agit de rendre coup pour coup jusqu'à la victoire.
Malgré les problèmes que j'ai évoqués plus haut. Hombre !

Deviro

@ Patrice Charoulet 27 février 2020 à 17:18
"Le Premier ministre a parfaitement le droit d'avoir une barbe.
Je le vois aujourd'hui à la télé, où il prononce une allocution, sa barbe a changé. Elle aurait pu devenir blanche, ce qui arrive à beaucoup. Las, elle est brune sur sa droite et elle a des blancheurs irrégulières très bizarres sur sa gauche, qui retiennent tellement l'attention que l'on n'écoute plus ce qu'il dit.
Je ne vois qu'un remède, je le lui dis amicalement : raser sa barbe."

Une suggestion qui, j'espère, sera unanimement approuvée : rasez-la-lui vous-même.
Vous nous raserez moins

Dominique

@ Patrice Charoulet

Toujours le commentaire en parfaite adéquation avec le sujet du billet...

Patrice Charoulet

LA BARBE D'EDOUARD

Le Premier ministre a parfaitement le droit d'avoir une barbe.
Je le vois aujourd'hui à la télé, où il prononce une allocution, sa barbe a changé. Elle aurait pu devenir blanche, ce qui arrive à beaucoup. Las, elle est brune sur sa droite et elle a des blancheurs irrégulières très bizarres sur sa gauche, qui retiennent tellement l'attention que l'on n'écoute plus ce qu'il dit.

Je ne vois qu'un remède, je le lui dis amicalement : raser sa barbe.

Jean-Loup FROMMER

"Comment ce syndicat fait-il semblant d’oublier que, responsable du mur des cons, il a fait pire qu’opérer une banalisation mais opéré une dégradation, une dévastation dans la tête de tous les républicains ?"

Si un jour je devais me présenter devant une juridiction, je n'accepterais jamais d'être jugé par un des membres de ce syndicat…
Ce sont ces personnes qui ont fait que beaucoup de Français n'ont plus confiance en la Justice. Quand on a connaissance du peu de sanction encourue, c'est une honte.

Il fallait révoquer les auteurs de ce mur de la honte, ils continuent à déshonorer la Justice, comment peuvent-ils la rendre (la Justice) au nom du Peuple français ?

Michel Deluré

@ Isabelle 27/20 09:15

Le fait que vous relatez est odieux et le jugement rendu n'en paraît évidemment que plus révoltant.
Je ne connais pas les attendus du jugement mais, comme vous le soulignez vous-même, ce sont bien « les jurés costarmoricains », donc un jury populaire, qui a statué et pris cette décision !

Serge HIREL

@ Michel Deluré 27 février 09 :29

Je partage les mêmes inquiétudes que vous à propos des dérives de certains magistrats. Ils ne sont probablement pas légion, mais font beaucoup de bruit, tenant avant tout à faire connaître et à faire craindre leur exercice dévoyé du contre-pouvoir judiciaire... et, finalement, leur soumission à une idéologie, la plupart du temps rouge vif.

Quand j’ai envoyé le commentaire que vous citez, je ne pensais pas avoir sur l’heure un nouvel exemple de cette agressivité. Il est de taille : l’un des « accusateurs » - pardon procureurs - du PNF a cru bon de rappeler aux « accusés » - pardon prévenus - Fillon et Joulaud, qui ont à répondre d’un détournement (supposé) de fonds publics, que, « sous l’Ancien Régime, il s’agissait d’un crime puni de la peine de mort par pendaison ». Tout le monde a bien compris qu’il regrettait ce bon vieux temps... et voulait faire pression sur le tribunal avant même l’examen des faits...

Zonzon

HISTOIRE DE L'HUMANITÉ – VERSION COURTE

LE TEMPS DE LA SCIENCE

Le silex, le feu, la cuisson ; la chaleur, le chaud et le froid.
Le point d'appui, le levier, les machines de levage ; la construction, l'habitat, le premier Art.
La roue ! Ah la roue ! Formidable la roue. La brouette… la brouette dites-vous… le passage de la translation à la rotation… génial.
Le charroi, le transport, le déplacement, le voyage, l'exploration, l’appropriation du monde !
L'échelle ! Gravir... jusqu'à la lune… Mars…

LE TEMPS DE L'ÉCONOMIE

L'échange, le troc, le commerce, l'argent – sous toutes formes, réelles ou fictives – dématérialisé, une ligne dans un programme de données, des tablions devant des machines à écran bleuté qui enregistrent, effacent des milliards d'une chiquenaude...

Et puis l'Or, le vrai, le physique, en lingot, en barre ou en jeton sous les matelasses… qu'on va chercher en Guyane, là où les bagnards l'avaient caché ! Ah la la !

Les filous, les canailles, les politiciens… Bourgi !

Et les économistes, les professeurs d'économie, les écoles d'économie, les théories économiques, les experts, les journalistes spécialisés, les cénacles, les grandes conférences internationales, à Davos – ce ne sont pas les hauts lieux qui manquent – les théoriciens, les théoriciennes, les événements qui ont marqué l'histoire économique (l'affaire des fabricants de chandelles) !

Et les grands traités internationaux, OMC, Mercosour, GATT, Aléna, CETA...

Les points, les indices, les échelles, les statistiques, les sondaches, les sondeurs, les sondés, les instituts de sondés !

Et les transferts technologiques : je te vends un truc que j'ai trouvé tout seul, après tu l'utilises à ma place et tu m'expédies chez Job qui médite sur son tas de fumier !

Les Japs, les Chinois, très forts pour ça, grosse mémoire, habiles à reproduire, à copier, malins ; des religions pragmatiques, efficaces.

Et les délocalisations… nous sommes tous frères sur cette hutain de planète… nos travailleurs coûtent cher, les vôtres sont payés avec des roupies… la roupie ah la la !… vous accepterez bien de nous fabriquer quelques milliards de slips par an… pareil pour le Doliprane, ça aide pour le mal aux dents... on se fait une conférence, un traité…

Tchak… vlà le coronavirus qu'arrive… aussi sec on relocalise… on défait/refait de nouveaux traités… la machine repart… Arno-Pino retrouve ses billes… délocalisation-relocalisation-mondialisation… l'homo economicus !

Quand Dieu en aura marre de ces honneries, il nous collera un truc façon dinosaure, on se reconstruira à partir des abeilles !

Le temps de l'économie c'est ça !

Shadok

@ Isabelle | 27 février 2020 à 09:15

La France n'est plus qu'un champ d'ordures dans lequel nous pataugeons faute de mieux ; comment peut-il en être autrement avec des Présidents comme Mitterrand-Chirac-Sarkozy-Hollande-Pinocchio et tous leurs affidés (dont trois de leurs représentants sur ce blog qui ne voient rien, n'entendent rien, ne comprennent rien).

Achille

Gamain 8 :00, Archibald 8 :01, Bill Noir 8 :03, Zonzon 8 :04.

Quatre "zonzonneries" en moins de 5mn. Dur ! dur !

Il y en a qui s'ennuient vraiment à la maison.

Xavier NEBOUT

@ sylvain

Vous avez bien raison lorsque vous dites qu'on ne met pas les voyous en prison.

Moi j'y enverrais bien quelques dizaines de milliers de politicards ripoux, hauts et moyens fonctionnaires payés à faire semblant de servir à quelque chose, directeurs d'associations bidon, hauts et bas commissaires de ceci et cela, pantouflards et combinards de toutes sortes style époux d'Agnes Buzyn, le médecin qui devient conseiller d'Etat par la volonté du prince, etc. etc.

Sauf que la bande se garde bien de construire assez de prisons de peur de s'y retrouver un jour.

Alors il ne reste plus aux juges qu'à emprisonner non plus en fonction de la peine méritée mais de la sécurité de la société.

Michel Deluré

@ Serge HIREL 26/20 18:08
« …certains magistrats se comportent sans la moindre hésitation en contre-pouvoir totalement indépendant, voire agressif ».

La grandeur et l'honneur d'un magistrat serait d'accomplir sa mission dans le double respect de la légalité d'une part et de l'égalité d'autre part.
Quelle justice si un juge faisait passer ses propres convictions morales ou politique avant le respect de la loi ?
Mais quelle justice aussi si un juge prenait en compte des critères, rompant, malgré les inégalités de fait et de talents, l'égalité naturelle de tout justiciable devant cette même loi ?

Isabelle

"La justice rouge veut garder sur le territoire les étrangers, fussent-ils criminels et même pas pseudo-réfugiés !
Ignoble affaire.
Brest : un Tunisien viole un petit Breton de 5 ans, les juges refusent de l’expulser du territoire."

https://www.breizh-info.com/2019/11/17/130782/brest-il-viole-un-enfant-de-5-ans-les-jures-ne-confirment-pas-son-expulsion-hors-de-france

"Selon une information du Télégramme, mardi, Ouael Haddad, un ressortissant tunisien de 34 ans, a été condamné à dix ans de réclusion criminelle en appel pour le viol d’un enfant de cinq ans lors d’un cambriolage en 2016 dans les environs de Brest (Bretagne). L’homme avait écopé de huit ans de prison en première instance, une peine alors assortie d’une interdiction définitive du territoire français. Mais lors du procès en appel, les jurés costarmoricains ont décidé de ne pas prononcer son interdiction définitive du territoire, le prévenu sera juste interdit de présence dans la région Bretagne pendant dix ans. Il pourra donc rester en France.

Le 25 mars 2016, il s’était introduit dans l’habitation d’une famille brestoise pour la cambrioler, avant de s’attarder dans la chambre des enfants. Le plus petit, âgé de cinq ans, avait été violé par le cambrioleur, fait confirmé par le grand frère."

Voilà un cas concret de ce qui se passe en France en 2020...

Exilé

Le magistrat n'est-il qu'un gardien ?

Loin d'être toujours un bon berger, le magistrat peut parfois hélas se mettre du côté du loup et se comporter en oppresseur.

vamonos

Loin de moi l'idée de comparer les Juges à des animaux, j'ai beaucoup de respect pour cette corporation, je voudrais juste mettre en perspective le mythe grec, le concept de gardien et le sujet du billet du jour.

Le mythe du gardien est fascinant. Le concept du chien de garde s'appuie sur un oxymore qui renforce l'ambiguïté. il est à la fois celui qui protège et celui qui blesse par morsure. En grec le mot chien et le mot gardien sont très proches. En latin, la locution cave canem s'appuie aussi sur une assonance pour prévenir l'ingénu qui voudrait passer le seuil de la demeure qu'un chien garde l'entrée. En chinois l'expression "xin xiao" (petit coeur) s'appuie aussi sur une assonance pour signifier qu'il faut faire attention puisque le coeur est petit comparé au hara qui est le siège de l'énergie et de la puissance.

Garant et responsable d'une mission, le chien de garde devient insupportable quand il se prend trop au sérieux. il peut familièrement parlant prendre la grosse tête. Il aboie tellement qu'il peut sembler qu'il ait trois têtes au lieu d'une a l'instar de Kerberos, le chien mythique.

Pour rappel, Kerberos, chien du dieu de la mort, est le gardien du passage entre le monde des vivants et celui des morts. Les défunts ne peuvent pas s'échapper pour tourmenter les gens tandis que ceux-ci n'ont pas le droit d'aller récupérer une dépouille pour la ramener de ce côté-ci de la vie.

De nos jours, il est facile de qualifier Kerberos de conte à dormir debout. Pourtant les Juges devraient être avant tout les gardiens du passage entre d'une part le monde des gens libres et d'autre part celui des crapules qui pourissent la vie des honnêtes gens. Reste à déterminer qui est une crapule et qui est honnête.

Avec ces quelques lignes, je suis peut-être passé à côté du sujet sans en être trop éloigné toutefois. Je ne connais pas le texte du projet de réforme, alors j'ai rédigé un commentaire qui évoque le gardiennage sans parler de Facebook, de l'immigration ou de la vie compliquée du homard bleu au large du raz de Sein.

Zonzon

L'attaque-y-a ou l'esprit de conquête : Pensée et action !

Bill Noir

Les nationalistes de l'Algérie française : des bouffons !

Archibald

Deux jours de suite (Lang, Mahjoubi) qu'on essaye de vendre les Arabes à Zemmour.

Il résiste bien ! Pourvu que ça dure !

Gamain

« Allez enseigner à toutes les Nations ! »

Dieu ne veut pas de la Mondialisation.

sylvain

La justice est coupable et complice de l’insécurité. L’insécurité est devenue un énorme problème « grâce » au laxisme, à l’amoralité et l’incivisme de la gauche : juges rouges, associations ultrapolitisées gauchistes, les SOS antiracistes rebaptisés SOS racistes, antiFrance, antiblancs, anticathos.

Elle a perduré à cause de la couardise de la droite molle collabo qui a reculé à chaque fois devant les cris d’orfraie et de pucelles effarouchées de ceux qui en sont pourtant responsables (il est interdit d’interdire).

Il n’est pas aisé de modifier la mentalité d’une société décervelée par le laisser-faire idéologique de la gauche, à qui on a inculqué depuis des décennies qu’il était de bon ton de plaindre et disculper les coupables au détriment des victimes.

Vamonos

@ Pierre Blanchard | 26 février 2020 à 21:18

Rien d'étonnant aux inégalités en Algérie, terre musulmane, les hommes sont prépondérants. C'est inscrit dans le socle des institutions algériennes.

Wil

J'aurais aimé que Monsieur Bilger dise en quelques mots en quoi consiste cette "réforme" pour ceux comme moi qui n'en savent rien, voire ses enjeux au sens des conséquences sur le fonctionnement de la justice.

Il est toujours aléatoire de croire que le lecteur sait forcément de quoi on parle et donc il est souvent bien vu de le prendre pour un ignorant et de lui montrer sous peine, au mieux qu'il s'en fiche ou au pire... qu'il s'en fiche, ce qui n'aide pas le propos.

"Le magistrat n'est pas qu'un gardien. Il est bien plus"

"Toutaffé", il est là aussi pour éliminer les ennemis du pouvoir en place, voire (et surtout) les "amis" ambitieux (cf." Affaire Fillon", "Affaire RN et les assistants parlementaires européens," "Affaire... tout ce que vous voulez" sous la Ve République).
C'est bien pratique la justice finalement, sauf pour le citoyen lambda évidemment.
"Selon que vous serez puissant ou misérable..."

Pierre Blanchard

@ sbriglia | 26 février 2020 à 11:20
"Merveilleuse photo ! On dirait des chevaliers du Tastevin…
Pas des magistrats français, ce me semble."

sbriglia ONE POINT

Il seraient plutôt Algériens face à la Police/Gendarmerie du même Etat, voir photo légendée "gendarmerie-police-magistrat-algerie-oran.png"
https://tineye.com/search/f32a5e37874bb27d8de037108465b56cd6af87a6?page=1

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@ boureau | 26 février 2020 à 11:10

La féminisation de la magistrature en Algérie explique certainement votre réflexion (41 % en Algérie https://algeria-watch.org/?p=18289 pour plus de 80 % en France (1)https://www.courdecassation.fr/IMG///Enqu%C3%AAte%20avec%20ITW%20F.%20Molins%20sjg1909.pdf

A une certaine époque "on" parlait de boîtes de petits pois, là on pourrait imaginer bien des choses ! Que de pantalons pour une profession ultraféminisée !

(1) Les promotions de l’École nationale de la magistrature sont devenues majoritairement féminines pour la première fois en 1975 et de manière systématique depuis 1980 jusqu’à atteindre des taux de féminisation compris entre 72 et 81 % depuis 2003.

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