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28 février 2020

Commentaires

F68.10

@ Elusen
"Vous, pas, savoir, ce, que, être, contrat, de, travail, contrat, de, prestation, de, service !
Vous, pas, savoir, droit, des, obligations !"

Ho ho ho ho.

Moi, avoir, contrôlé, milliards, d'actifs, financiers, investis, dans, des, fonds, spéculatifs, dont, certains, dits, fonds, vautours.

Continuez à me faire rire.

Elusen

@ F68.10 | 29 février 2020 à 15:57
« Hi hi hi hi ! Ha ha ha ha ! »

Ho ho ho ! Hu hu hu !

Vous, pas, savoir, ce, que, être, contrat, de, travail, contrat, de, prestation, de, service !
Vous, pas, savoir, droit, des, obligations !


Jachri

Je ne vois pas sur quelle base, ou étude, vous vous fondez pour affirmer une grande inculture particulièrement en France. Si on regarde la grande vitalité des librairies françaises - ce qui est loin d’être le cas dans d’autres pays - on pourrait affirmer de l’espoir. En effet, la culture est un terme tellement général, toutes matières confondues, qu’il faut beaucoup de temps pour en acquérir. Et si on lit, on s’en donne certains moyens. Et ne faut-il pas rappeler l’essentiel : je sais que je ne sais rien… pour se garder de dire trop de bêtises sans en avoir conscience ?

Zonzon

La Culture est la « substance-base » de la communication entre humains.

Certains communiquent trop ; d'autres pas assez !

Archibald

L'inculture n'est pas forcément un manque, une frustration !

Surtout quand elle conduit la personne à ronger son frein dans son coin sans indisposer personne !

Gamain

@ Jacques V 28 février 19 h 13
« Au fond, le champ électro-magnétique n'est jamais qu'un tenseur antisymétrique du deuxième ordre dans un espace affiné pseudo-euclidien à quatre dimensions. »

Vous n'êtes pas un sous-ensemble flou… tant s'en faut !

Ni la première ondelette venue !

Bill Noir

Quand il entend le mot culture Zonzon sort son flingue.

Faut-il alors s'étonner si le fauve, qui a une de ses tanières ici, n'ait pas encore été remarqué pointant ses crocs ?

Qui s'en plaindrait !

F68.10

@ Serge HIREL

"Protéger ses sources est la base même de la déontologie des journalistes professionnels."

Je ne parlais absolument pas de la question de la protection des sources. Je parlais de sourcer pour des propos où la question de la protection de la source ne se pose même pas. De référencer des documents officiels, de divulguer des faits bruts plutôt que constamment retravaillés au prisme de l'idéologie. De vraiment faire un travail d'information en somme, et pas seulement de commentariat.

"Et ce droit au secret - qui est aussi un devoir pour eux - est protégé par la loi dans l’ensemble des pays démocratiques, même si, souvent, certains Etats dont la France, cherchent sans l’avouer à le réduire."

Entièrement d'accord sur votre propos sur le secret des affaires et des lanceurs d'alertes.

"Cela ne signifie pas pour autant que les journalistes professionnels ne doivent en aucun cas citer leurs sources. Prenons l’affaire Fillon. Les journalistes du « Canard » restent mutiques sur leurs informateurs alors que tous les titres ont nommément désigné le donateur des costumes... parce que celui-ci, par vantardise, haine ou sur commande - de qui ?- a souhaité le faire savoir. Imaginez quel tremblement serait la divulgation, ces jours-ci, de l’identité de « Gorge profonde » !"

L'identité de Gorge profonde est désormais connue.

Mais l'affaire Fillon n'est pas vraiment là où je trouve que le problème se pose. L'accès aux documents judiciaires de l'affaire Fillon par contre me semble beaucoup plus intéressant, à terme. Je conçois que ce n'est pas le moment de tout publier, mais dans cinq ans, si les documents ne sont pas publiquement disponibles, ce ne serait pas quelque chose que je considérerais acceptable. Pour l'instant, je me refuse à discuter de cette affaire pour cette raison: je ne veux pas commenter une telle affaire avec des données de seconde main. Bien que je me satisfasse qu'on monte le niveau de rigueur en France sur ce type de sujet... Encore quelques efforts, et vous serez aussi intransigeants que les Genevois dans l'affaire Pierre Maudet. Vous êtes en bonne voie...

"Bien que, faute d’un respect suffisant des pratiques journalistiques, beaucoup ne puissent se parer du titre de « professionnels », il n’est pas interdit aux blogueurs de ne pas dévoiler leurs sources. Il en est qui s’informent bien au-delà de Wikipédia et ne versent ni dans le complotisme, ni dans la fausse nouvelle assumée."

Je pense que nous n'avons pas la même conception de ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle. Mais effectivement, certains blogueurs font plutôt bien leur travail. On ne peut pas dire que le monde médiatique soit très fair-play à leur encontre, toutefois... Il y a des limites à la fatuité.

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@ Elusen

"Il ne peut pas y avoir de liberté d’expression quand des gens sont payés pour dire ce qu’ils disent, quand ils sont liés par un contrat."

Hi hi hi hi ! Ha ha ha ha !

No comment.

"Quant aux sources, il y a une différence entre opinion et fait !"

On en reparlera quand vous aurez appris à lire. Le mot numéro 14, vous pouvez nous le lire et nous l'écrire ici même, pour nous prouver que vous arrivez bien à juxtaposer les lettres une à une pour extraire les sons et puis le mot. J'ai l'impression que la méthode globale a fait des ravages chez vous.

fugace

@ Tipaza
@ hameau dans les nuages
@ Lucile

"J'ai connu des enfants qui n'étaient intéressés que par le travail manuel, le travail aux champs dans un petit village perdu de montagne à vaches." (Tipaza)

Exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=DOJqRIJOXhA

Le son n'est pas très bon, dommage.

Elusen

@ breizmabro | 29 février 2020 à 10:05
▬ « et CNews une chaîne pour alcooliques séniles (source Elusen) »

Non, l’Heure des Pros, j’ai bien écrit : l’Heure des Pros !

Il ne peut pas y avoir de liberté d’expression quand des gens sont payés pour dire ce qu’ils disent, quand ils sont liés par un contrat.

Zemmour et l’Honorable Honoraire sont payés !
Il est impossible d’être expert sur tous les sujets, il est impossible de savoir de quoi l’on parle tout le temps, c’est pourtant ce qu’ils font tous les deux.

Au Canada, la semaine dernière, un type du même genre, qui par ailleurs dit des choses intéressantes, mais payé pour avoir un avis sur tout, tout le temps, a mis le souk, il a fait une chronique où il accusait un chercheur universitaire de soutenir l’excision, ce chercheur a été viré d’une conférence aussitôt par le Ministre fédéré du Québec en charge de l’Éducation.

Or Richard Martineau a dit n'importe quoi, l’universitaire n’avait jamais tenu de tels propos. Une chronique, une opinion non éclairée a eu une conséquence sur un autre individu : viré.

Les dérives d'une fausse nouvelle ; l'opinion est-elle une nouvelle ?

Les culottes baissées

Politiquement incorrect

▬ « Admettons mais quelles sources ? »

Quant aux sources, il y a une différence entre opinion et fait !
Pendant un procès, nous avons le droit de savoir quelle est la crédibilité de votre témoin.

Exilé

@ Lucile
« Les gens qui parlent de ce qu'ils connaissent vraiment sont quand même plus intéressants que les gens capables de parler de tout, même de ce qu'ils ne connaissent pas. »

Sauf que ces spécialistes peuvent parfois se révéler être de quasi-crétins en dehors de leur domaine de compétence par rapport à ceux qui, sans parler de tout et prétendre tout connaître, sont néanmoins capables de savoir ce qui existe ou non et au besoin de se tourner vers les bonnes sources.

Au passage, c'est ce dont devrait être capable un chef d’État digne de ce nom, qui sans nécessairement maîtriser toutes les disciplines liées au gouvernement d'un pays, cherche à s'entourer des gens compétents dans leur domaine.

Isabelle

Nous sommes en période de virus. L'inculturevirus qui a déjà pris son envol, le coronavirus, le coranvirus qui se propage sans difficulté majeure sur son passage et à présent le "nimportequoavirus".

Palme de l'humour à Gabrielle Cluzel qui essaie encore de rire des situations absurdes vécues en France et en particulier à Paris.

"Notez que l’on pourrait tenter la réciprocité. Envoyer la CGT manifester à Kinshasa contre la réforme des retraites. Le climat lui semblerait autrement plus clément que la pluie fine et froide sur le pavé parisien, les Black Blocs seraient bien forcés de tomber la capuche et de troquer le paletot noir contre le caleçon à palmiers.

Cela ferait, on s’en doute, un incident diplomatique, les Congolais se chargeraient de leur faire passer l’envie de recommencer… qui pourrait les en blâmer ? Il n’y a que nous autres pour tout endurer, tout accepter, tout tolérer. C’est le « nimportequoavirus », et pas la peine, cette fois, d’accuser les Chinois, celui-ci est franco-français." Gabrielle Cluzel (Bd Voltaire)

https://www.bvoltaire.fr/pour-quelle-raison-la-gare-de-lyon-devrait-elle-flamber-en-victime-expiatoire-du-regime-congolais/

Claggart

Plusieurs raisons de la progression de l'inculture :

- le quasi-abandon de la géométrie pure dans les programmes

- la prolifération des consultants ; à mon époque un ingénieur viré de sa boîte s'établissait aussitôt consultant

- l'envahissement de l'anglais dans les pubs

- Hanouna

- Ruquier

- etc.

Mais tout cela serait à développer

-

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breizmabro

@ Isabelle 29 février à 10:05

Je ne suis pas une adepte de ces commémorations sous perfusion perpétuelle des allocations des ministères successifs de LA culture (perso j'aurais préféré un ministre DES cultures, mais bon je suis d'humeur pinailleuse) mais de temps à autre, pour faire plaisir à mes ados, fille et petite-fille, qui adoraient regarder les tenues des stars, je regardais, d'un oeil distrait, la distribution des prix.

Mais alors là, hier soir !! Affligeant ! Pathétique ! J'aimais bien Foresti à l'époque ou elle était drôle, mais hier soir je n'ai même pas pu aller jusqu'au bout de son... de sa... comment dire, de son sketch mal écrit, et du coup mal interprété.

Si je venais sur son terrain de l'humour je dirais à Foresti : "Arrêêête ! on t'a vuuuu venir avec ton buzz !. Toi qui as l'habitude de dire "Je ne passe jamais par pompette, moi je suis direct bourrée", là hier soir t'as dû arriver "direct bourrée" sur la scène tellement ta présentation était nulle"

Bref j'ai zappé au bout de 10 minutes. Ce matin j'ai appris que cette remise des César était encore plus nulle que celle des années 70.

OUF ! Heureusement mes enfants et petits-enfants sont grands je n'ai pas été obligée de... :D

En même temps comme dit l'autre, parallèlement s'est tenue une manifestation, également grâce aux allocations du ministère de LA Culture, donc nos impôts, aux abords de la gare de Lyon, pour soutenir l'artiste congolais Fally Ipupa.

Alors là du coup c'était pas la salle Pleyel en smoking, le smoke gare de Lyon c'était plutôt véhicules incendiés, bagarre et tout et tout (sans doute pour faire aussi la promotion du film "Les Misérables". Allez savoir... avec toute cette fumée...)

Quand on aime on ne compte pas... les voitures des autres brûlées :D

Adéo Isabelle

Exilé

Nous évoquons la culture générale, bien érodée de nos jours.

Mais ne faut-il pas voir là une conséquence partielle de la perte de sens du terme « culture » qui trop souvent est appliqué à tout et à n'importe quoi, par exemple dans les pages « culture » des journaux et magazines qui servent de fourre-tout à un bric-à-brac hétéroclite qui est rarement porteur d'une culture propre à élever l'âme, comme ces concerts tonitruants de rock ou de rap, voire pour certains commerces des « produits culturels » comme des jeux vidéo ?

En somme, alors que la vraie culture résulte d'un effort et d'un travail de longue haleine, elle est désormais synonyme de simple divertissement d'un moment, même pas enrichissant.

Alpi

Puisqu'on parle de culture ou d'inculture, une petite réaction face aux récompenses obtenues hier par Polanski et la polémique qui en résulte. Les César, ça n'a jamais été ma tasse de thé, trop souvent décernés à des gens déjà encensés et qui n'en ont plus besoin.

Je n'ai pas vu "J'accuse", mais de précédents films de RP d'excellente facture.

L'objectif de ce pince-fesses n'est pas de porter un jugement sur un homme ou une femme, mais sur son travail. Je comprends que les victimes de prédateurs sexuels, en général, et de Polanski, en particulier, la trouvent saumâtre, mais si on ne peut faire ce découplage, alors on jette au feu les livres de Céline, Chardonne, Aragon, on n'écoute plus Richard Strauss, Karajan et Schwarzkopf, soupçonnés de sympathies nazies, ni Chostakovitch, aux ordres (certes, malgré lui) de Staline.

Sachons faire la part des choses et reconnaître le talent, même si ces artistes sont en privé peu recommandables.

Serge HIREL

@ F68.10 28 février 22 :12

Protéger ses sources est la base même de la déontologie des journalistes professionnels. Et ce droit au secret - qui est aussi un devoir pour eux - est protégé par la loi dans l’ensemble des pays démocratiques, même si, souvent, certains Etats dont la France, cherchent sans l’avouer à le réduire. Exemple : la loi du 30 juillet 2018 - transposition en droit français d’une directive européenne - sur le secret des affaires vise officiellement à protéger le savoir-faire des entreprises, ce qui se conçoit. Mais elle permet aussi de menacer les lanceurs d’alerte... qui sont autant de sources des médias.

Cela ne signifie pas pour autant que les journalistes professionnels ne doivent en aucun cas citer leurs sources. Prenons l’affaire Fillon. Les journalistes du « Canard » restent mutiques sur leurs informateurs alors que tous les titres ont nommément désigné le donateur des costumes... parce que celui-ci, par vantardise, haine ou sur commande - de qui ?- a souhaité le faire savoir. Imaginez quel tremblement serait la divulgation, ces jours-ci, de l’identité de « Gorge profonde » !

Bien que, faute d’un respect suffisant des pratiques journalistiques, beaucoup ne puissent se parer du titre de « professionnels », il n’est pas interdit aux blogueurs de ne pas dévoiler leurs sources. Il en est qui s’informent bien au-delà de Wikipédia et ne versent ni dans le complotisme, ni dans la fausse nouvelle assumée.

Exilé

@ Denis Monod-Broca
« Tout se passe comme si le doute, la nuance, l’écoute, la remise en cause, le scepticisme, la recherche de l’objectivité n’avaient plus droit de cité. En un mot, comme si nous traversions une crise de l’esprit critique. Et donc de la pensée. »

Rappelons tout de même que sous un régime qui a en partie bâti son fonds de commerce sur la négation du dogme religieux et sur la proclamation de la liberté de conscience et d'expression, il existe certains sujets qui ne peuvent être remis en question ou amendés, ne fût-ce que partiellement.
Ceci étant dit bien entendu sans porter de jugement de valeur sur le fond ou sur les raisons légitimes qui ont pu motiver cette décision.

F68.10

@ breizmabro

"Admettons mais quelles sources ? Les sources recommandées sont-elles fiables ?"

Cela dépend de ce que nous voulons dire par "fiable", mais, oui, je vous concède que nombre de sources, y compris mainstream sont orientées. Mais je prends un exemple: le journal dit "de référence", Le Monde. Voici le premier article disponible sur son site web en ce moment.

Regardez, indépendamment de leur contenu, la nature des liens et des sources référencés: voici le premier lien. voici le deuxième lien. voici le troisième lien. Le reste de l'article est réservé aux abonnés et sort donc du débat public que nous pouvons avoir à ce sujet.

Enseignement:
Tous les liens de cet article tournent en boucle sur le même site web. Le site se référence lui-même et jamais ne se référence à l'extérieur de lui-même. C'est une stratégie typique d'autoréférencement qui permet de se couvrir contre toute attaque de ses positions par l'extérieur. De la même manière que les sites de créationnistes ne référencent que des sites de créationnistes, cela illustre un fonctionnement en vase clos. Et cela suscite ma condamnation la plus ferme, et ce, indépendamment du contenu.

Pourtant, des propos disponibles publiquement au sujet de ce thème, de la bouche même de Xavier Lescure, on en trouve bien... Par exemple ici. À quoi sert un journal qui prétend dire le vrai s'il nous complique la tâche pour vérifier ses propos ?

"Si par exemple je cite ma source venant de Sputnik, Martchi va crier à la désinformation ; si je dis que ma source vient de Valeurs Actuelles d'autres diront que ce journal est un ramassis de journalistes d'extrême droite donc orientés ; d'autres encore diront qu'on ne peut avoir confiance en Wikipédia, que les sondages sont approximatifs et les sources venant de l'étranger invérifiables, que BFM n'est que la voix de son maître et CNews une chaîne pour alcooliques séniles (source Elusen), etc."

On peut toujours jouer avec ces préconceptions. Par exemple, rien ne vous empêche de citer "Faits et Documents" si vous voulez être taquin avec quelqu'un que vous jugez trop à droite. Il sera difficile pour lui de jeter du discrédit sur les sources qu'il considère kosher...

Mais plus généralement, je vais prendre exemple sur le cas Elusen: il est tellement dogmatique dans son rejet des sources qu'il se ridiculise lui-même. Le premier point en est de le lui faire remarquer et de lui faire assumer le ridicule profond de sa position. Le deuxième point en est que si vous partez du principe que toute une catégorie de sources vous ment, la conséquence logique, que vous l'admettiez ou non, en est qu'il existe un complot mondial qui vise à mentir sur tous les faits, y compris les plus solides. C'est alors une théorie du complot flagrante. Le cas le plus caricatural en sont les platistes, qui sont persuadés que la NASA leur ment, que les pilotes de ligne sont de mèche, et que la gravité n'est qu'une "théorie". Là on touche le fond du fond, bien plus profondément que même la théorie du complot judéo-maçonnique n'y puisse y parvenir...

Le but n'est pas nécessairement de convaincre un dogmatique qui est prêt à défendre sa position au prix d'un tel ridicule. Le but en est de montrer aux témoins d'un tel sketch qu'il s'agit bien d'une performance comique aux conséquences parfois tragiques. Car les croyances ne sont pas innocentes: elles ont des traductions concrètes en actes.

"En vérité on ne croit vraiment que ce nous voulons croire."

Qu'on affirme cela comme un constat quelque peu misanthrope sur la réalité cognitive des êtres humains, j'aurais malheureusement du mal à vous donner tort. Qu'on s'y résigne et que l'on parte du principe que ce soit une fatalité, c'est acter qu'il n'y a rien qu'un être humain puisse dire à un autre humain qui lui permette de changer d'opinion sur des questions parfois factuelles à l'extrême. Ce serait extrêmement grave car nous n'avons que la conversation pour nous orienter collectivement dans le labyrinthe des bons choix à faire en tant que société. Ce serait affirmer que la liberté d'expression ne sert pas à grand-chose, si ce n'est à rien.

Achille

@ Isabelle | 29 février 2020 à 10:05
« Ainsi, les réactionnaires sont plus progressistes que ceux qui prétendent l’être car les réactionnaires ont compris que l’être humain ne progresse pas ! »

La nature humaine ne change pas. Nous avons tous notre part d’ombre quelles que soient nos opinions politiques. Mais l’être humain a toujours su s’adapter à son environnement. Il en est de même des animaux d’ailleurs. Darwin l’explique très bien dans son ouvrage sur l’évolution des espèces et l’homme est d’abord un animal. Animal un peu curieux, mais animal tout de même.

Maintenant, dire que les réactionnaires sont plus progressistes que les progressistes eux-mêmes, c’est un peu facile. C’est même un contresens. On est réac OU progressiste mais on ne serait être l’un et l'autre en même temps. Il faut choisir. Et vous, vous êtes une sacrée réac, pas de doute là-dessus ! : )

« Même Vincent Cassel était gêné (c'est peu dire) par les commentaires d'une certaine Aïssa Maïga qui manquaient totalement de subtilité, de sobriété et d'intelligence... »

Concernant l’attitude d'Aïssa Maïga, je vous renvoie au commentaire que j’ai déposé dans le billet « Les César, une leçon pour tous les corporatismes ? »

Vous constaterez que mon avis sur son intervention est sensiblement le même que le vôtre.
Comme quoi, il arrive parfois qu’un progressiste et une réactionnaire puissent se retrouver sur certains points… Mais c'est tout de même assez rare :)

Alpi

Vous avez raison, cher Philippe, de citer l'Opinion.
Très bon journal libéral qui améliorerait, s'il était plus lu, la culture économique de nos compatriotes !

Alpi

@ Lucile
"Je n'assimile pas la culture à un savoir engrangé, mais à une fonction intellectuelle acquise par un exercice continu. Celui d'apprendre, de comprendre, de comparer, d'établir des liens, de bannir l'erreur. La culture donne des références, elle maintient l'esprit exercé, et elle donne le moyen d'appréhender sans crainte une idée nouvelle. Ce n'est pas un entrepôt, une compilation ; c'est une boussole, une façon de se repérer dans une histoire à laquelle nous appartenons, et une aptitude à se mouvoir par la pensée en terrain connu puis, de là, en terrain inconnu. Elle construit des ponts. C'est donc non pas un magot de riche, comme décrit par des jaloux, mais un sésame pour l'exploration."

Il n'y a évidemment pas de possibilité de se cultiver sans curiosité. Je ne mettrai pas tout sur le dos de l'Education nationale. Nous connaissons tous des personnes d'une inculture notoire malgré de longues études et une "belle carrière".
Comment devenir curieux lorsque TF1, M6, C8 et tutti quanti déversent des tombereaux de débilités pour conditionner le spectateur à acheter les produits qui seront vantés lors du prochain spot de pub.
Ou quand Facebook divulgue mille sottises (les dernières portent sur Covid-19 qui serait présent dans la bière Corona !).

Chirac était passionné d'art premier, Krasucki (vous savez, l'ancien SG de la CGT des années 80 qui avait toujours l'air bourré) était fan d'opéra. Ce n'est pas dans leur milieu familial qu'ils ont pris goût à ces choses-là. Et on pourrait citer Depardieu ou Luchini.

Que chacun lâche un peu ses écrans pour un livre, qu'il aille au musée, au concert, au théâtre, au cinéma. Ou qu'il regarde Arte, c'est en clair et c'est gratuit !

Une place d'opéra ou de théâtre ne coûte pas plus cher qu'un concert de Mylène Farmer ! Alors qu'on arrête de nous bassiner avec la tarte à la crème de la culture réservée aux "élites".

Gamain


@ Isabelle 28 février à 17 h 23

Heureux d'apprendre que vous êtes ma cadette et de constater que vous avez eu le courage de mentionner celui dont on dit : « on dirait du Schubert » quand à France Musique on veut complimenter Beethoven.

Ceci étant dit, Steiner – grand bonhomme – ou pas, chez les boches ce n'étaient pas « les mêmes qui jouaient du Schubert le soir et qui torturaient le matin dans les camps ! »

Ils avaient suffisamment de personnel dans les deux sous-ensembles pour ne pas avoir besoin « d'empiéter » !

Isabelle

Des internautes sur ce blog (dont Achille) nous parlent sans arrêt de "progressisme". E. Macron lui a envoyé ce petit mot et il l'emploie à toutes les sauces...

L'Histoire ne progresse pas (n'en déplaise à ces niaiseux de "progressistes"), elle se déroule seulement. Dans le meilleur des cas, l'Histoire se déroule pendant des phases de paix. Dans le pire des cas, l'Histoire se déroule dans le chaos et les guerres... Pas d'évolution et de progression chez l'humain...
Qu'ils sont benêts, ces progressistes ! Ou ils font semblant de l'être ?!

Ainsi, les réactionnaires sont plus progressistes que ceux qui prétendent l’être car les réactionnaires ont compris que l’être humain ne progresse pas !

Demandez un peu aux Congolais qui ont saccagé à la gare de Lyon s'ils sont progressistes !

Paris : violents incidents à la gare de Lyon avant le concert de l'artiste congolais Fally Ipupa

https://www.lci.fr/police/video-incendie-gare-de-lyon-paris-violents-incidents-en-cours-avant-le-concert-a-bercy-de-l-artiste-congolais-fally-ipupa-2146695.html

Ou comment nous importons en France les problèmes et les guerres des autres.

En plus, ils nous donnent des leçons de morale, notamment à la dernière cérémonie des César... Même Vincent Cassel était gêné (c'est peu dire) par les commentaires d'une certaine Aïssa Maïga qui manquaient totalement de subtilité, de sobriété et d'intelligence...

Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles...

breizmabro

@ F68.10 28 février 22:12
"Je pense au contraire que c'est important de sourcer ses propos"

Admettons mais quelles sources ? Les sources recommandées sont-elles fiables ?

Si par exemple je cite ma source venant de Sputnik, Martchi va crier à la désinformation ; si je dis que ma source vient de Valeurs Actuelles d'autres diront que ce journal est un ramassis de journalistes d'extrême droite donc orientés ; d'autres encore diront qu'on ne peut avoir confiance en Wikipédia, que les sondages sont approximatifs et les sources venant de l'étranger invérifiables, que BFM n'est que la voix de son maître et CNews une chaîne pour alcooliques séniles (source Elusen), etc.

En vérité on ne croit vraiment que ce nous voulons croire.

Lucile

Il y a de la coquetterie à se vouloir cultivé, cela peut devenir un attribut mondain. Les gens qui parlent de ce qu'ils connaissent vraiment sont quand même plus intéressants que les gens capables de parler de tout, même de ce qu'ils ne connaissent pas.

Exilé

Un exemple de pensée, d'écrit et probablement d'oralité ?

http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/Rivarol-Discours-universalite_fr.htm

Archibald

@ breizmabro 28 février 19 h 18
« …tu peux mettre des liens (en bleu) vers des sites divers et variés en remplacement de ton inculture MAIS qui la corrigent utilement. »

Mais qu'est-ce qu'il va devenir maintenant le pauvre Zonzon si vous lui ôtez le pain de la bouche ?

Lui que les liserés bleus, qui zèbrent combien de commentaires et les font ressembler à des pansements maculés de traînées suspectes, insupportent !

Il va sombrer dans la mélancolie.

Xavier NEBOUT

Que vaut tout le savoir de nos académies réunies face au chaman des steppes et des forêts, ou au sorcier d'Afrique, d'Australie ou des Amériques ?

Quel est ce savoir qui ne comprend rien au moine en contemplation devant une croix ?

Quel est ce savoir qui nie que l'on puisse trouver de l'eau avec un pendule ?

Avec la docte ignorance, Nicolas de Cues, probablement le plus grand théologien et philosophe de tous les temps, permettrait de rejoindre le monde de l'esprit, mais qui en a entendu parler dans notre beau monde de la maçonnerie ?

Exilé

@ Alain MEYET
« Il conteste cette idée : comment la Vierge Marie pourrait-elle être la mère de Dieu, quelle absurdité ! »

Cela paraît absurde voire incompréhensible à première vue si nous considérons les choses sous un angle naturel mais elles ne le sont pas sous un angle surnaturel car rien n'est impossible à Dieu.

Pour prendre une comparaison terre à terre, nous ne pouvons pas expliquer des phénomènes relevant de la physique quantique à la seule aide de la physique classique.

Exilé

Éprouver de la nostalgie pour ce qu'on appelait les humanités - toutes ces matières embrassant la langue française, la littérature, la philosophie, l'Histoire et les langues mortes, notamment le latin socle indiscutable pour une oralité et une écriture de qualité - n'est pas tomber dans une posture médiocrement réactionnaire mais au contraire identifier le manque fondamental de la France d'aujourd'hui.

Mais hélas, les humanités ne sont pas toujours un bouclier imparable contre l'erreur.

La période de l'histoire centrée en gros sur le XIXe siècle a vu éclore dans le domaine politique de brillants orateurs rompus aux humanités - parfois peut-être incomplètes - qui pouvaient néanmoins exposer une vision du monde contestable dans une langue remarquable, pensons par exemple à Jean Jaurès pour ne citer que lui, pour ne pas remonter à la période révolutionnaire

Si la géométrie est l'art de raisonner juste sur des figures fausses, il n'en va pas de même dans le domaine des idées où il est malheureusement trop fréquent de raisonner faux, y compris parfois sur des bases justes...

Aliocha

@ Jacques V.

"Qui n'a jamais quitté la ville, où tout, rues, murs et institutions, se construit de main d'hommes, croit qu'il n'existe que nos œuvres, que tout est politique ; que rien n'existe hors de nous. Le paysan, le marin apprennent à leur dépens qu'ils trouvent toujours devant eux, autour d'eux et parfois contre eux, en toutes circonstances, plus fort qu'eux, un englobant qui les dépasse ; vivant et travaillant dans autre chose que l'humain, ils n'entretiennent plus le même rapport à la politique, à l'histoire et même à la nature que les citadins. Pour ceux-ci, l'homme est Dieu, pour ceux-là, Dieu, s'il existe, n'est pas l'homme. Le citadin engendre Marx ; paysans et marins fraternisent avec Spinoza. les sciences humaines habitent la ville ; les sciences dures errent hors les murs."
(Michel Serres, Relire le relié)

Il ne s'agit donc plus de briller mondainement, mais de progresser dans notre rapport avec la réalité, la ville entraînant une distorsion avec celle-ci que les sciences dures décrivent, où nous pouvons craindre le pire :
"Alerte rouge: les paysans morts, que mangeront-nous bientôt ? Nos semblables et nos murs ?" (ibid)

Le livre posthume de Michel Serres est magnifique, où l'historien des sciences met en lumière notre inculture à tous, dans notre refus du religieux :

Repenser la religion, aujourd’hui

« Voici sans doute mon dernier livre. Il varie sur les deux origines du mot religion, l’une probable, l’autre usuelle : relire et relier. Il ne cesse, en effet, de relire les textes sacrés tout en cheminant le long des mille et une voies qui tissent le réseau global de nos vies, de nos actes, de nos pensées, de nos cultures. En cela, il conclut quelques décennies d’efforts consacrés à lier toutes opérations de synthèse.

À l’âge analytique – celui des divisions, décompositions, destructions, y compris celle de notre planète – succède celui de la synthèse et de la reconstruction. Nos problèmes contemporains ne peuvent trouver que des solutions globales.

Comment ne point finir par le religieux, dont on dit qu’il relie, selon un axe vertical, le ciel à la terre, et, horizontalement, les hommes entre eux ? »

Michel Serres

https://www.editions-lepommier.fr/relire-le-relie

Bill Noir

À tous les inattentifs deuce blog nous souhaitons rappeler que nous sommes aujourd'hui le 29 février et non pas le premier mars comme ils pouvaient s'y attendre !

Qu'ils sachent qu'ils sont/font tout le charme de ce lieu !!

Denis Monod-Broca

« Si on veut bien considérer toute la chaîne qui part de l'effacement des humanités jusqu'à l'état actuel d'une société française qui pour beaucoup de ses secteurs est appauvrie, une infinité de sujets sont touchés qui renvoient au langage, à la civilité, à la pensée, à la relation avec autrui et à une certaine manière de concevoir le monde. »

Au chapitre de la pensée, ne faut-il pas aussi mentionner l’esprit critique ?

L’un des symptômes de la période actuelle est l’entrecroisement de plus en plus frénétique, sur la place publique numérique mais aussi dans la réalité quotidienne, de croyances et d’idéologies, d’évidences et de certitudes, d’accusations et d’anathèmes, de colères et de peurs... Tout se passe comme si le doute, la nuance, l’écoute, la remise en cause, le scepticisme, la recherche de l’objectivité n’avaient plus droit de cité. En un mot, comme si nous traversions une crise de l’esprit critique. Et donc de la pensée.

Zonzon

@ hameau dans les nuages

Ha ! Ha ! Ha !

Savez-vous vieux renard (peut-être ne le savez-vous pas ?) qu'au pays du père Rouault, la plus grande laiterie du monde, la belle Normandie, il s'en passe des drôlettes. C'est ce qu'on a appris l'autre soir chez Zemmour !

À cause de la paille virale qui vient de s'introduire dans la mondialisation ; et des gros tankers à 500 000 hectolitres de capacité qui restent à quai comme des hons au lieu de cingler sur les mers, au Havre comme en Chine et ailleurs !

En trois actes ! Un : tu produis du lait, le meilleur du monde. Deux : tu l'expédies chez les Chinois qui vont te le transformer en yaourts en cinq-sept. Trois : ils te les renvoient illico presto pour que tu te les tapes. Euh... les yaourts !

Moi, je te dis que ça valait la peine de vivre aussi vieux, malgré toutes les dérives qu'on peut constater chaque jour que Dieu fait, pour comprendre que l'économie mauderne, le commerce international, l'organisation des échanges entre humains, ont atteint un tel degré de sophistication !

Grâce à qui ???

Une bise à votre épouse, bon dimanche à tous deux !

Achille

@ hameau dans les nuages | 29 février 2020 à 00:37

Mencius Moldbug est un blogueur américain qui a relancé la pensée réactionnaire.

Vous n’auriez pas une référence un peu plus sérieuse à me proposer ? :)

Lodi

"L'inculture générale : une plaie française"

Mais la pire de nos tares est que les Français n'aiment pas la liberté.
Logiquement, ils la sacrifient toujours à quelque chose.
Le plus connu :

"Une expérience journalière fait reconnaître que les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. Sous ces deux rapports, Napoléon avait sa source au cœur des Français, militairement inclinés vers la puissance, démocratiquement amoureux du niveau. Monté au trône, il y fit asseoir le peuple avec lui ; roi prolétaire, il humilia les rois et les nobles dans ses antichambres ; il nivela les rangs, non en les abaissant, mais en les élevant : le niveau descendant aurait charmé davantage l’envie plébéienne, le niveau ascendant a plus flatté son orgueil. La vanité française se bouffit aussi de la supériorité que Bonaparte nous donna sur le reste de l’Europe ; une autre cause de la popularité de Napoléon tient à l’affliction de ses derniers jours. Après sa mort, à mesure que l’on connut mieux ce qu’il avait souffert à Sainte-Hélène, on commença à s’attendrir ; on oublia sa tyrannie pour se souvenir qu’après avoir vaincu nos ennemis, qu’après les avoir ensuite attirés en France, il nous avait défendus contre eux ; nous nous figurons qu’il nous sauverait aujourd’hui de la honte où nous sommes : sa renommée nous fut ramenée par son infortune ; sa gloire a profité de son malheur."

D'où la nostalgie pour Napoléon et son neveu.
D'où à mon avis, à l'inverse, l'ingratitude française envers les Américains et les Anglais qui nous ont délivrés, sans parler, avec le plan Marshall, reconstruits, sans parler...

On est en dette en face de ses sauveurs. Comment des gens s'imaginant supérieurs (1) pourraient-ils le supporter ?
Alors oui, je ne parle pas du reste du monde, mais il y a les arriérés musulmans, les incapables Français et le sel de la terre anglo-saxon... Même s'il peut s'affadir, quand, comment ? Nul ne peut le dire, je n'aurais pas choisi mon virus si j'avais pu prévoir qu'on le ravalerait à un virus. Je n'ai pas de boule de cristal.

Il faut imiter les meilleurs où ils manifestent leur prééminence : on parle d'inculture en général, mais il me semble que dans ce contexte, il est dommage que nous connaissions si peu la culture anglo-saxonne.
Les intellectuels français ne défendent pas la liberté, pour eux c'est "la liberté pour quoi faire ?"

Dans ce cas, des intellectuels (2) pour quoi faire ?

(1) Au nom, entre autre, d'une fabuleuse pensée française... Mais une pensée qui ne sait garantir de la servitude me paraît bien inconsistante. Ne se bat-on pas, entre autre, avec l'esprit ?
On juge, paraît-il, d'un arbre à ses fruits.

D'autre part, cette fameuse pensée, on l'évoque sans trop montrer en quoi elle serait si merveilleuse. Il faut donc y croire, or la croyance n'est pas une preuve.
Bref, les Français sont surtout incapables de la moindre amorce de lucidité. Quand progresserons-nous ? Jamais, il faudrait voir nos tares.

(2) Français...

Lodi

@ Alain MEYET | 28 février 2020 à 22:26

Oui, je suis parmi vous. Et donc ? Vous allez vous allier avec Hermann pour réclamer mon exclusion ?
Le principe de Hermann : moins on apporte au blog, plus on veut en exclure les autres.
Un chien m'en rappelle un autre.

Pour ceux que ça intéresse, j'ai choisi Lodi pour une raison n'ayant rien à voir avec l'Italie, avant le coronavirus. Victime collatérale, comme la bière Corona.
M'associer à un virus ! J'ai été, je suis et je serai toujours victime de la bêtise.

"Comme quoi, les phrases toutes faites méritent souvent qu'on y réfléchisse..."

Le virus vous fait remarquer que vous m'attaquez alors que je ne cesse de dénoncer les phrases toutes faites.
Il faut croire qu'on a le droit dans un exercice, et ailleurs, non, je dois puer, décidément. Le virus puant.
Je devrais prendre ça comme pseudonyme, peut-être ?

J'ai souvent dit que Jésus ordonne de pardonner alors qu'il promet l'enfer. Fais ce que je dis, pas ce que je fais, comme tout le monde.
Ce doit être pour ça qu'il plaît. Vous imaginez quelqu'un de cohérent ? Le public ne s'y retrouverait pas, il lui faut des paradoxes, du mystère... Comme sans le latin la messe nous emmerde, mais sur un plan plus intellectuel.

Je ne vois pas pourquoi je pardonnerais jamais. C'est s'abandonner à ses ennemis.
Je finirais peut-être par avoir tout le monde contre moi, ici. Pourquoi ? Quand l'un agresse, l'autre imite.
Mais moi, je serai toujours pour moi. Et donc, je ne pardonnerai jamais rien à personne.

Défi collectif au parterre.

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@ F68.10
"Je pense toutefois que les épisodes des régimes nazi et soviétique ont sali sérieusement les prétentions sociétales de la science ; et que c'est une des raisons pour laquelle les littéraires s'en méfient, à juste titre, d'un certain côté, mais aussi à l'excès de l'autre, et pas toujours à bon escient."

Certes, mais les littéraires peuvent se méfier d'eux-mêmes, pour commencer, rien moins qu'irréprochables.
Par exemple :

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/12/14/31001-20181214ARTFIG00352-pierre-andre-taguieff-celine-a-ete-un-collaborateur-enthousiaste-de-l-allemagne-nazie.php

Et puis, en France, on a séparé depuis fort longtemps la science et le rêve. Dois-je faire l'historique de la condamnation de la science-fiction ? Je n'en ai pas le courage.
Et de toute manière, c'est tout l'imaginaire qui y est condamné :

https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/imaginaire-un-mauvais-genre-litteraire-a-haut-potentiel_3351183.html

Après quoi on va se plaindre de l'omniprésence d’œuvres anglo-saxonnes. On pourrait dire aussi japonaises.
Les auteurs comme les lecteurs sont innocents et les critiques coupables. On le dira autant que sur le plan politique, les intellectuels relativisant la liberté quand ils ne se rangent pas du côté de l'ennemi.
Etant donné qu'ils se montrent hostiles à la liberté, ils doivent l'être à ce qui libère.
Et donc au rêve.

Elusen

▬ « France, qu'as-tu fait de ta culture générale ? »

Connaissez-vous la culture des autres peuples qui constituent la Nation française, vous ?!
Connaissez-vous la culture des autres classes sociales que la vôtre, vous ?!

▬ « culture générale ? »

C’est quoi culture générale ; de qui et de quoi ?!
De la France ?!

Mais encore faudrait-il que vous sachiez la définir, la France, autrement qu’avec Deauville, Neuilly-sur-Seine, Nice, Sceaux, Cannes, Aix-en-Provence, Annecy, Boulogne-Billancourt, Versailles, le 16e, le 8e, tous les quartiers riches de Paris, etc.

Parce que votre culture de beauf fanatique de Johnny Hallyday, voire supporter de football...

Moi, je me dis, mais diable, comment avez-vous fait pour devenir magistrat en étant supporter de football ?!
Comment a-t-on pu vous laisser passer le concours, le valider, y a pas d’enquête de moralité ?!

La culture générale de la France, c’est surtout votre nombril de classe !

hameau dans les nuages

@ Achille | 28 février 2020 à 17:55

Vous opposez le réac au progressiste comme tout bon soixante-huitard qui se respecte.

Un copié-collé d'un réac si je peux me permettre.

Le progressisme est devenu la véritable religion du gouvernement charlatan. Ses politiques sont toujours contre-intuitives : il prêche la clémence comme remède à la criminalité, la timidité comme génie militaire, la débauche comme summum de l'économie, « l'éducation spéciale » comme cœur de la pédagogie, l'indulgence comme moyen de surveillance, l'apaisement comme diplomatie. Passant d'une catastrophe à une autre, le progressisme ne considère jamais la possibilité que soit bon ce qui est évident, plutôt que son contraire. Le couteau à beurre d'Occam est le seul outil de sa cuisine. (Mencius Moldbug)

Wil

"France, qu'as-tu fait de ta culture générale ?, s'interrogeait dans sa couverture l'Opinion".

Ça me fait toujours marrer quand les journalistes s'interrogent, voire se plaignent du manque de culture générale de la populace française, eux qui n'en ont généralement aucune vu que chaque journaleux dans une rédaction est chargé d'une catégorie précise et par conséquent ne sait rien en "général".

Et je ne parle même pas de l'intelligence "générale" des journalistes qui frôle généralement le ras des pâquerettes, même et surtout chez les plus connus qui ne sont là où ils sont que par piston ou plus simplement parce qu'ils "pensent comme il faut".

"Le sujet est en effet capital même si au fond tout le monde s'en désintéresse."

D'abord Monsieur Bilger, je ne sais pas d'où vous sortez que tout le monde s'en fiche, alors qu'on en parle tout le temps, sans rien faire pour améliorer la situation je vous l'accorde mais on en parle tous les jours à longueur de pseudo-débats d'entre-soi parisien à la Pascal Praud sur CNews et compagnie. Et vu qu'il y en a du genre toute la journée et quasiment à toute heure, vous imaginez ce qu'on parle du problème de la l'"inculture générale" tout en passant cinq minutes de pub toutes les dix minutes de "débat" comme chez Praud, donc de façon totalement démagogique.

Le jour où les journalistes seront honnêtes, qui sait, peut-être que l'être humain deviendra supportable et que le monde tournera mieux, va savoir.

Ensuite, l'inculture est selon vous un sujet capital ?! C'EST UNE BLAGUE !
Vous avez voté pour Macron qui disait pendant sa campagne qu'il n'y a pas de culture française mais de la culture en France !

Et enfin, je ressors mon credo qui est que l'inculture générale sera toujours moins un problème que la c*nnerie générale parce que n'importe quel crétin peut être cultivé mais la culture ne fera jamais d'un crétin quelqu'un d'intelligent. La culture peut toujours s'apprendre mais pas l'intelligence.
Je ne sais plus qui disait "la culture est l'intelligence des idiots" ou un truc comme ça. Il avait tout à fait raison.

Alain MEYET

À ses clients de l'Institut de la parole, M. Philippe Bilger propose "un thème d'ordre général, une citation, par exemple d'un grand auteur, en les invitant à en appréhender toutes les problématiques, tous les tenants et aboutissants, de l'approche immédiate à l'analyse plus profonde"...

C'est effectivement un exercice toujours passionnant de voir la réaction de quelqu'un qui est censé bien connaître une citation et son auteur, lorsqu'on l'invite à y réfléchir. Car, curieusement, c'est précisément les phrases connues qui ont tendance à être reçues comme telles, sans esprit critique.

Je prendrai deux exemples, tirés des Ecritures. Dans l'épisode de la femme adultère (Evangile selon saint Jean, chapitre 8), Jésus prononce la phrase célèbre : "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre." On réagit généralement en admettant qu'aucun des hommes présents ne pouvait la lapider, chacun étant pécheur. Mais alors pourquoi Jésus, exempt de tout péché, n'a-t-il pas jeté cette première pierre ? "Même celui qui n'a jamais péché ne peut lui jeter la première pierre" n'aurait-il pas été plus convaincant ?

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même", clame le Lévitique (chapitre 19), commandement réitéré dans l'Evangile selon saint Marc (chapitre 12). Mais qui vous dit que je m'aime moi-même ? Je dirai même que les hommes qui haïssent autrui se détestent bien souvent eux-mêmes. Ces phrases désormais toutes faites sont plus complexes qu'il n'y paraît. (Je ne prétends pas faire une étude théologique, c'est juste une notation, d'ailleurs en lien direct avec les lectures de dimanche dernier.)

Il est également instructif d'observer la réaction d'un catholique moyen, quand on lui fait part du dogme de Marie, mère de Dieu. Il conteste cette idée : comment la Vierge Marie pourrait-elle être la mère de Dieu, quelle absurdité ! Jusqu'à ce qu'on lui fasse observer que, durant toute sa vie, en récitant le "Je vous salue Marie", il aura commencé la seconde partie de cette prière en disant pourtant : "Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous..."

Comme quoi, les phrases toutes faites méritent souvent qu'on y réfléchisse...

Lodi

@ Jacques V

Le scientifique peut briller avec de la vulgarisation de qualité. Il me vient à l'esprit deux possibilités :

- Thématique. Voyons, le sujet, là, c'est l'inculture. Eh bien, on peut parler des cultures animales. On parle depuis x temps de celle du singe... Et les corvidés ? On les dit aussi intelligents que les singes, on parle moins de leur culture. Alors, hop !
C'est le moment pour un savant.

- La science en train de se faire. Alors voilà, je suis un chercheur, et je bûche tel truc, je vous dis où en est la recherche, et ma progression, par feuilleton.
Bon exercice de vulgarisation. Possibilité de faire passer ses idées.

Jean le Cauchois

Je partage une miette de culture historique locale, en ce jour anniversaire. Dans la nuit du 28 février 1942, entre minuit et deux heures du matin, deux commandos de parachutistes anglais sont venus sur le plateau de la falaise du cap d'Antifer (entre Le Havre et Fécamp) s'emparer du radar allemand qui repérait de mieux en mieux les mouvements de leurs avions au-dessus de la Manche, et se rembarquer sur l'estran au pied de la falaise, emmenant avec eux le matériel du radar et le radariste. C'est un exploit militairement exceptionnel, très peu connu (opération Biting pour les Anglais) et stratégiquement déterminant pour conforter la domination aérienne (brouillage systématique ultérieur des radars allemands). La culture est sans limite, mais "l'Histoire en jupons" prédomine sur nos médias.

Alain MEYET

Je vois que Lodi est toujours là parmi nous, et il s'exprime... Je suis un peu inquiet ! Car c'est bien dans la province de Lodi, en Lombardie, qu'est né le foyer infectieux majeur du coronavirus !... Alors moi, je vais chercher mon masque avant de venir sur ce blog. Non mais...

F68.10

@ breizmabro

"En même temps comme dit l'autre, la culture c'est comme la confiture "moins tu en as plus tu l'étales" avec cette nouveauté de notre siècle que tu peux mettre des liens (en bleu) vers des sites divers et variés en remplacement de ton inculture MAIS qui la corrigent utilement."

Alors, je conteste cette perspective. Il y a tant de gens qui écrivent ce qui leur passe par la tête sans jamais référencer leurs sources que je pense au contraire que c'est important de sourcer ses propos.

Ce serait d'ailleurs bien que les journaux s'y mettent un peu, d'ailleurs, plutôt que de nous forcer à dépendre de leur autorité tout en accusant certains blogs qui, eux, citent leurs sources, d'être des complotistes. Inversion accusatoire parfaite.

Sourcer ses propos, c'est important. Et de plus en plus par les temps qui courent, où l'art de se prendre mutuellement pour des dindes atteint des sommets inégalés dans l'histoire de l'humanité.

"Naturellement je ne dis pas ça pour certains commentateurs de ce blog, ce ne serait pas courtois."

N'hésitez pas. Ne vous cachez pas derrière votre civilité. Je pense que les premiers concernés apprécieraient débattre de ce point sur le fond.

Lodi

@ Michelle D-LEROY
"...car on ne sait si la personne a de vraies connaissances ou si elle est allée chercher à point nommé cette citation sur Internet, et non par connaissance personnelle."

Cela n'a d'importance que quand une personne se présente comme spécialiste et commet, en quelque sorte, une usurpation.
Sinon, qu'un intervenant ait une bibliothèque dans la tête ou des brides, l'important me semble être ce qu'elle tire de ce qu'elle sait.
Qu'un commentateur cherche lui fait accomplir une démarche intellectuelle pouvant lui donner la curiosité de creuser.
Même effet sur les interlocuteurs.

Et puis vous oubliez le cas inverse. On peut avoir des connaissances sans une mémoire encyclopédique, pas le livre sous la main et la flemme de recopier le paragraphe et ne rien trouver sur Internet, donc se taire.
Ou on peut avoir beaucoup lu, savoir qu'une idée n'est pas de soi et ne pas vouloir s'en attribuer le mérite sans se rappeler d'où elle sort. On peut aussi trouver quelque chose qui sera si original que les gens ne le comprendront pas, ou bien redécouvrir la roue.
Que de possibilités !

Bref, bref, Internet permet de dissimuler les patronymes et donne le temps de chercher, et c'est ce qui vous interpelle.
Les gens peuvent être des faussaires, surtout les masques.

Je rappelle que n'est faussaire que qui se prévaut de quelque chose de précis. D'un titre universitaire, de faux exploits, que sais-je encore ?
Par contre, un pseudonyme est une création, ni vrai au sens de factuel, ni faux au sens de mensonge : c'est une histoire, une création.
Comme le disait Casanova, l'alphabet appartient à tout le monde. Alors on peut ne pas être condamné à son patronyme ni en voler un autre, mais en forger un, si possible doté d'une signification pour soi.

Pour la question des prétentions culturelles et autres. Elles sont inévitables. Si l'un s'abrite derrière une autorité, l'autre sortira la sienne. Chacun invoque ses dieux et essaie de récuser ou de détourner ceux des autres.

Je ne prétendais à aucune compétence, aucun savoir... Si vous me voyez souvent invoquer l'inspiration, comme un coureur reprend son souffle, je n'ai jamais dit non plus avoir l'ombre d'un mérite littéraire, et par prudence, et parce qu'il ne me semble pas qu'on cisèle des œuvres ici. Mais on m'a dit sans talent.

Bref, je pense que si j'avais fait preuve d'un peu plus d'érudition, on m'aurait peut-être traité de pédant, on ne s'en serait pas pris au plus intime de l'écriture et de la personne puisque le style c'est l'homme.
On critique les pseudonymes ?
C'est la confiance, l'espoir et le pardon qui sont des pièges car on pousse à l'intoxication, à se retrouver pollué par ses congénères en allant vers eux quand mieux vaudrait, c'est évident, l'opium... Mieux, en dénigrant la vengeance on prohibe la guérison comme d'aucuns auraient bien confisqué son arc à Ulysse de sorte qu'il reste un mendiant dans son propre palais.

Admettons que je n'ai pas de talent, ce ne serait pas ma faute : je jette mes propres tribulations dans le feu, vraiment, s'il ne prend pas ou s'éteint, cela ne peut venir d'un... manque d'aliment.
Mais il y a un avantage : si sans talent, sans courage, sans rien, je peux relever tous les gants, personne, je dis bien personne n'a à se laisser intimider par tout ce qu'on peut lui dire ici.
Insultes ou autorités livresques ou j'ai fait ceci digne d'une saga et par conséquent, vous devez vous taire, que personne ne se laisse jamais nier mais que chacun avance en chevalier de sa vérité.

Ellen

@ Achille | 28 février 2020 à 17:55
"Les affaires Matzneff, Weinstein et Polanski pour ne citer qu’elles, sont là pour le démontrer."

Vous oubliez une des crèmes des élites, le chirurgien hospitalier qui a abusé et violé une centaine d'enfants de tous âges dans l'exercice de sa profession commis dans les différents hôpitaux où il exerçait.
Il faut leur couper la zigounette à ces criminels.

Claude Luçon

"L'inculture générale : une plaie française"

Puis-je me permettre de remonter le moral de Philippe qui aurait pu écrire "L'inculture générale : une plaie mondiale".
Le président actuel des Etats-Unis en est la preuve incontestable. Ses prédécesseurs n'étaient d'ailleurs guère mieux dans le genre.

Dans un classement des pays sur la culture des citoyens, nous devrions nous placer dignement si je m'en tiens aux pays où m'ont baladé mes employeurs dont Hollande, Italie, Grande-Bretagne, Canada, Iran et Etats-Unis pour les plus cultivés.
Même les Chinois, spécialistes des classements de nos universités, seraient d'accord pour nous mettre au top dans ce cas !

breizmabro

"L'inculture générale : une plaie française"

En même temps comme dit l'autre, la culture c'est comme la confiture "moins tu en as plus tu l'étales" avec cette nouveauté de notre siècle que tu peux mettre des liens (en bleu) vers des sites divers et variés en remplacement de ton inculture MAIS qui la corrigent utilement.

Naturellement je ne dis pas ça pour certains commentateurs de ce blog, ce ne serait pas courtois.

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