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10 février 2020

Commentaires

Elusen

@ Denis Monod-Broca | 18 février 2020 à 19:32
@ Aliocha | 19 février 2020 à 08:54

N'oubliez jamais que supposément nous ne serions qu'à l'image de votre Yahvé-Allah !
Ce que nous serions, il l'est !


Aliocha

Vous ne savez parler qu'en terme de domination, Lodi, et créez tout seul votre malheur, je vous pardonne l'opprobre que vous n'avez de cesse de me jeter, car j'ose vous contredire et vous mettre face à vos contradictions, notamment en démontrant que vos croyances sont égales à celles des monothéistes, auxquels vous m'associez sans jamais entendre que je ne fais pas de théologie, mais reconnaît que la fiction des textes révèle notre mode de fonctionnement.
Vous n'êtes agressé que par vous-même et vos croyances n'aboutissent qu'à votre auto-divinisation, dont on s'aperçoit qu'elle ne sait qu'engendrer votre malheur et votre insatisfaction.

Prendre la vie telle qu'elle est, réalisant que nous sommes des presque riens traversés par le tout, suffit pourtant en cette compréhension pour accéder à la joie d'être associé à sa munificence ; herbe folle, bête sauvage, petite religieuse sont accessibles à cette toute simplicité, ce que vous prenez pour agression n'est que le partage de ces potentialités, mais si vous préférez m'insulter car vous vous sentez agressé, rien, même pas le tout-puissant s'il existe, ne saura vous en empêcher.

Lodi

@ Aliocha
"Avec patience, dans l'imitation du Rabbi, pardonnons-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font, et n'aboutiront qu'à se détruire entre eux"

Pardonner quoi ? On se le demande.
Encore plus drôle, nous nous détruirions entre nous. Je n'ai pas l'impression que nos rapports soient si orageux que cela, il y a des hauts et des bas, mais on ne peut pas dire que vous soyez un ange non plus.
Dernièrement, parler de racisme quand personne n'avait rien dit de raciste était, par exemple, de la provocation pure et simple.
Contre-productive.
Si vous prenez, par exemple, des airs supérieurs face aux racistes, ils DOIVENT se confirmer dans leur racisme pour ne pas se laisser dominer par vous.

Dire qu'on pardonne quand on ne cesse de provoquer, cela n'est qu'un exemple entre mille, est une usurpation. C'est à l'agressé, et non à l’agresseur, de pardonner - ou pas.

"Ils ne se révèlent qu'eux-mêmes en dessinant leur représentation divine, vexés de ne pas savoir et de devoir mourir, ne voient rien, n'entendent rien, tentant de soumettre leur grande érudition à ce qui n'est que phantasmes et pathologie, esclaves de leur ressentiment."

Vous ne savez pas lire.
Je suis contre la mort, la souffrance, que nous subissons. Parler de ressentiment, c'est beaucoup dire.

Voyez-vous, je ne suis pas dans l'amour de loin, le ressentiment de loin, enfin, je ne tombe pas dans ce genre de fictions.
Je ne sais pas si un dieu tout-puissant créateur existe. SI il existe, SI il nous a condamnés à souffrir et à mourir, toujours subir, il est notre ennemi. Evidemment.
Mais il peut ne pas avoir fait exprès que sa création soit si imparfaite, dans ce cas, comment lui en vouloir ?
Il peut aussi y avoir plusieurs dieux ou aucun...

...Je ne tranche pas, mais je traite en général de la thèse soutenue en général soit un dieu créateur tout-puissant.
On pourrait aussi parler du karma, mais ce n'est pas notre culture. Bref, je dis que SI, alors.
Si Hervé a tué Marc, il est coupable, si Dieu nous a tués avant de nous supplicier, aussi.
Le Dieu mauvais est la vérité de la nature de Dieu telle que la tradition monothéiste l'a construite sans le dire : c'est le monothéisme et non moi qui ai créé une certaine représentation divine.

"Vexés de ne pas savoir et de devoir mourir " ?

Vous êtes drôle : ce n'est pas une vexation type mais si on me fait un compliment par ailleurs tout ira bien, le grand truc des qui perd gagne, c'est bien plus fondamental que ça.

Je REFUSE de subir.

J'espère que si j'étais sur un lit de mort, là, je ne prétendrais pas que puisque je n'y peux rien, tout est très bien.
Intègre.

https://www.youtube.com/watch?v=x6FP0y5LY_4

Même si je devais me suicider pour échapper à quelque triste sort, même si j'étais un héros, à savoir quelqu'un risquant sa vie, si possible pour une juste cause, cela ne me consolerait pas de trépasser...
Car si c'est bien triste, même pour ceux qui disent penser que la mort soit un bien, pour moi, à plus forte raison...

Enfin, tant que nous sommes encore vivants, envoyons valser la mort :

https://www.youtube.com/watch?v=lWeWRw7TQRA

Aliocha

Bien cher Denis,

Ils ne se révèlent qu'eux-mêmes en dessinant leur représentation divine, vexés de ne pas savoir et de devoir mourir, ne voient rien, n'entendent rien, tentant de soumettre leur grande érudition à ce qui n'est que phantasmes et pathologie, esclaves de leur ressentiment.
Avec patience, dans l'imitation du Rabbi, pardonnons-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font, et n'aboutiront qu'à se détruire entre eux.

Denis Monod-Broca

@ Elusen

Selon vous, donc, si je lis bien, Dieu, cet affreux, existe bel et bien, en chair et en os ou équivalent, et il a écrit la Bible et toutes les horreurs qu’elle contient. Que cette croyance est étrange...

Elusen

@ Denis Monod-Broca | 18 février 2020 à 08:37
« Si vous prenez la Bible au pied de la lettre »

Ce n’est pas une lettre, ce sont des ordres donnés par votre Yahvé-Allah, des Commandements, des injonctions, des soumissions : « soumettez ou périssez ! »


Denis Monod-Broca

@ Elusen

Si vous prenez la Bible au pied de la lettre, si vous voyez en elle un récit historique, alors admettez qu’il y a eu genèse avant génocide, que Dieu a aussi, d’abord, créé l’homme, donnant vie à l’humanité entière. Mais sans doute est-ce là à vos yeux son premier crime...

Bill Noir

Denis Monod-Broca est maintenant un membre à part entière de la famille de Greta T.

Elusen

@ Denis Monod-Broca | 17 février 2020 à 22:32
« Ces accusations sont fausses, fantasmagoriques. »

Ah bon, les déluges ce serait Lucifer, tiens, c’est nouveau ?!

« Je suis un Dieu jaloux », ce n’est pas de Lucifer ça !

De sa propre main, en dehors des génocides, déluges, holocaustes, Dieu a tué personnellement 160 personnes directement dans la Thora-Bible ; Lucifer personne !

Yahvé-Allah a donné l’ordre de tuer, ou a participé (un ex : Sodome et Gomorrhe), 2,8 millions de personnes dans Thora-Bible ; pas Satan/Lucifer.

Steve Wells a carrément pris son courage à deux mains et a compté :
Drunk with Blood : God's Killings in the Bible


Lodi

@ F68.10

Les croyants se moquent des réalités historiques, vous savez. Ils croient savoir la vérité, ils sont dans une sorte de jeu de rôle, mais pas drôle et sans tolérance aucune, voilà mon opinion.
Pour autant, il peut y avoir quelque chose à tirer des textes. Eh bien, comme avec toutes les sources, des indications historiques, le mécanisme du bouc émissaire... Chez les Grecs, les mythes expriment certaines vérités intéressantes, par exemple sur l'espoir pire des maux. Bref, il ne faut pas faire l'impasse sur l'enseignement, et le simple plaisir des textes à cause de l'Histoire.

Il y a l’Histoire et les histoires, et les deux nous sont nécessaires comme le feu et l'eau qu'on donnait en signe d'hospitalité.
Soyons-le à toutes les histoires... Mais ne leur permettons pas de nous posséder, d'y croire et de laisser des fictions nous diviser, brider nos libertés et nous enrager. Vous voyez qu'on menace des concepteurs de jeu vidéo, qu'on prend les mots pour la chose ?

Il serait à croire que nous payons notre abandon d'Apollon. Le dieu ne nous protège plus des déviations du sens !
Il nous inspire, mais plus dangereusement qu'autrefois. La théologie, puis les idéologies, qui en découlent, n'ont pas de muse : on voit le résultat.
On ne sait jamais, n'est-ce pas ? Au cas où existeraient des dieux que je présume plutôt multiples qu'unique vu l'imperfection du monde, je les conjure d'étendre leur grâce sur moi, et soyons gentil, sur tous ceux qui ne la refusent pas.

Denis Monod-Broca

@ Elusen

Tous ces crimes attribués à Yahvé/Allah, comme vous dites, ce sont nos crimes, à nous les hommes, et nous les lui attribuons. Pour nous dédouaner.
Ces accusations sont fausses, fantasmagoriques.
D’ailleurs n’est-ce pas Satan qui nous les souffle ?...

F68.10

@ Elusen

"Lucifer n’a rien prôné de cela ; celui que vous appelez le Satan, Lucifer, dit que la connaissance libère et que nous devons prendre conscience que Yahvé-Allah prône le mal qu’ainsi nous nous devons de douter de lui."

Mais c'est quoi ce délire ? Parler d'entités qui n'existent même pas en montant un procès imaginaire de toutes pièces ! D'autant plus qu'historiquement, le nom Lucifer désigne plutôt le Christ et a subi ultérieurement un glissement sémantique vers celui du diable. Et que même l'historique de la figure du diable ne repose que très peu sur les écritures canoniques. Belial y est une figure incarnant beaucoup plus le "mal" dans l'Ancien Testament que le diable, qui n'apparaît que très indirectement sous la terminologie de l'accusateur. Il faut attendre la littérature talmudique et kabbalistique pour que l'accusateur soit officiellement identifiable à Samaël, qui dans la tradition juive n'est même pas un ennemi de Dieu ! (Et l'origine de ces identifications se trouve dans le mysticisme juif dit du chariot ou de la Merkavah, avant de s'officialiser de plus en plus dans la littérature talmudique.)

C'est se monter le chou pour pas grand-chose, franchement !

Quant à la philosophie de la connaissance, il y a quand même des références bien plus modernes que l'histoire de l'arbre de la vérité dans le jardin d'Eden... vous devriez changer un peu de références culturelles de temps en temps... De plus, je vous imaginais beaucoup plus dans la mouvance du matérialisme dialectique ; je vais devoir réviser mon opinion.

Elusen

@ Denis Monod-Broca | 17 février 2020 à 12:39
« Voir en Dieu un meurtrier et en Lucifer un agneau innocent c’est chercher à reconstituer cette carapace protectrice »

C’est faux !

La Bible, donc la Torah (Pentateuque en grec), le Coran, nous indiquent très clairement qui donne sans cesse la mort et qui génocide à plusieurs reprises l’humanité, qui prône l’esclavage, le viol, la pédophilie, le cannibalisme : Yahvé-Allah.

Lucifer n’a rien prôné de cela ; celui que vous appelez le Satan, Lucifer, dit que la connaissance libère et que nous devons prendre conscience que Yahvé-Allah prône le mal qu’ainsi nous nous devons de douter de lui.

Lodi

@ F68.10

Vous avez dit quelque part avoir la possibilité de fuir. Je pense que cela vaudrait mieux. Comme punk à chien ? Parfois, quand j'en vois, je me dis que cela pourrait être une issue, pour vous, comme vous l'avez précisé.

Tout le monde n'en est pas capable. Vous si... Avant ou après, balancez vos documents sur Internet. Tout le monde n'est pas non plus capable de ça.

Certes, il y a trois issues, mais en fait, vous avez accès à celle qui vous ménage le plus, sans compter qu'avec ce que vous disiez de vos documents, vous pourrirez rendre coup pour coup.
La plupart des gens n'ont pas le niveau pour le faire... Rappelez-vous votre chanson :

https://www.youtube.com/watch?v=2bjk26RwjyU

Vous si.
Alors je préconise l'envoi de vos documents et la fuite, style flèche du Parthe.
Vous avez dit avoir une famille, mais si on vous mettait en prison vous ne la verriez pas plus qu'en disparaissant. Au contraire, sous déguisement, peut-être pourrez-vous revoir vos proches ou certains d'entre eux.
Manifestement, à ce que vous dites, vous ne pouvez ni les sauver ni vous sauver avec eux, donc...

Alternative : vous n'êtes pas obligé d'être punk à chien, il me semble que vous pourriez vous installer dans une ZAD.
Enfin, l'important, c'est de fuir, d'être imprévisible pour ne pas être repris et avoir une vie riche d'imprévisibilité, donc :

https://www.youtube.com/watch?v=llLan7ZE1As

F68.10

@ Lodi

Votre réponse est trop longue, alors je ne peux pas répondre à tout.

"Tuer le bourreau, fuir ou se tuer... Le reste revient à condamner les gens tant à la souffrance qu'à se trahir ou trahir leur cause."

C'est exactement la position que j'ai fini par adopter vis-à-vis du monde médical. Voici le choix: vous me fichez la paix, ou cela se terminera très mal pour vous (je n'ai plus de tabous avec la violence physique, merci les soignants d'avoir montré l'exemple), ou vous m'euthanasiez. Bande de lâches.

Mais évidemment, l'idéologie de l'amour d'Aliocha impose de récuser ces trois solutions. Et ensuite, on joue les pleureuses dans les media quand un soignant se fait démonter la face par un malade pas très content... Et on explique tout par la "maladie", de la même façon que dans le cas de réels terroristes, tout en s'extasiant de la profonde humanité des soignants quand ils souhaitent mettre ces gens dans des hôpitaux plutôt que dans des prisons.

Ce qui suscite l'ire rétributive du reste de la société qui ne comprend rien à rien puisque de toutes façons, on ne lui sert qu'un discours larmoyant et contrefactuel auquel elle ne croit pas vraiment de toutes façons, dans ces cas-là. Et qui fait fi de l'opinion desdits "malades" qui aimeraient bien, une fois dans leur vie, qu'on leur accorde un minimum de dignité, ce qui passe hélas par affirmer haut et fort que la prison est plus humaine que les traitements médicaux dégradants qu'on fait passer pour de la compassion.

Mais comme "l'amour peut tout" (dixit Aliocha), on ne change rien. Car on a raison d'aimer les malades quand l'amour est la solution à tous les problèmes en ce bas monde.

Passez-moi la bassine.

Denis Monod-Broca

@ Elusen

Beaucoup a été écrit sur ces versets.
Ils sont difficiles.
Jésus y annonce la violence, il ne la défend pas, ni ne la justifie, ni ne la prône.
Il sait à quel point la vérité est difficile à admettre et à quelles extrémités elle peut conduire ceux qui la refusent ou refusent même de l’entendre.
Le mensonge est une carapace protectrice.
C’est cette carapace que la pensée évangélique fait éclater en éclats.

Voir en Dieu un meurtrier et en Lucifer un agneau innocent c’est chercher à reconstituer cette carapace protectrice. Démarche sans espoir. La vérité sur la violence des hommes a été révélée une fois pour toutes, elle est connue, rien ne la fera disparaître. Le génie ne rentre pas dans la bouteille. L’ignorance ne s’apprend pas.

Aliocha

Il ne peut y avoir aucune injonction à l'amour, mais invitation à renoncer aux représailles, qui sont le vrai dogmatisme et la vraie injonction.
Le blessé, on le soigne, et je ne vois en rien ce que vient faire la ceinture de sécurité là-dedans.
La haine aveugle, l'amour voit, le pardon libère, la vengeance répète le traumatisme, où donc est le pragmatisme ?

Elusen

@ Denis Monod-Broca | 16 février 2020 à 09:35

C’est vous qui m’avez interpellé, donc pourquoi le faire sur des trucs qui n’existeraient pas selon vous ?!

"Jésus" n’est pas un prénom, mais un titre : Le Jésus ; d’ailleurs votre affirmation à son endroit est fausse, selon la traduction officielle de l’Eglise catholique, évangile de Luc, chapitre 12 verset 49 :

  • Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

Verset 51 :

  • Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.

Évangile de Luc, chapitre 10, verset 34 :

  • Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

    Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.


Lodi

@ F68.10

En fait, j'aurais dû dire : le désir de ne rien changer peut s'originer soit dans celui de laisser un rapport de force social intact, c'est très fréquent, soit de ne pas se remettre en cause, moins, sans compter que les deux sont souvent liés.

Les gens manquent cruellement d'imagination comme d'empathie, esclave, ce n'est pas une figure de style, l'esclave c'est l'être dont l'humanité est remise en cause, un inférieur absolu, ce qui fait qu'il le devient en principe car les gens se soumettent à leur assignation de même qu'en principe un torturé parlera sous le question.
Tuer le bourreau, fuir ou se tuer... Le reste revient à condamner les gens tant à la souffrance qu'à se trahir ou trahir leur cause.

Alors moi, je suis pour le suicide.
L'issue de ceux qui n'en ont pas... Je suis pour que les gens décident, qu'ils ne subissent pas.

Nous subissons tous la mort, étant mortels, et parfois, la vie, quand par trop serve, souffrante, nous n'en voulons plus sans parvenir à y échapper.

Si je mets en avant que nous subissons la mort, c'est que c'est le cas général. Si je dis que nous subissons la souffrance c'est tout aussi universel, et dans cette souffrance, il y a de vivre quand on ne veut plus de la vie.

Il y a une logique.

Nous sommes dans le temps comme des prisonniers dont les murs se rapprochent, tous les pas que nous faisons sont comme les cent pas d'un lion de musée, ou alors nous restons immobiles, hébétés.
A peine nés, nous sommes expulsés de la vie, ce qui fait de nous des passifs ou des suractifs, mais toujours des êtres à égalité actif et contemplatifs, ne fuyant ni l'agir ni l'être agi.
Comment des êtres traqués par le dérèglement de nos cellules, vieillesse et cancer, et tant d'autres catastrophes, seraient-ils autre chose que des fuyards ?

La mort n'est pas une limite comparable à un cadre, elle est la toile où s'enferre un insecte, la souffrance n'est pas ce qui épure mais ce qui dresse à la soumission : tout est effondrement.
Et cela fait de nous les êtres effondrés, d'une bassesse telle que je nous décris.

Je récuse le dualisme : il n'y a pas un temps et ce que nous en faisons, notre corps et nous.
De même que le temps et l'espace sont un, nous sommes une viande mangée par le temps quand encore vivante avant de l'être par les vers. Notre finitude fait de nous des êtres en carence de temps et d'espace comme de chair... Nous compensons en compactant le temps en rythme très rapide dans notre société et dans bien d'autres et encore la nôtre, prétendons qu'il y a une vie future, immortelle après la mort, ce qui accroît le pouvoir liberticide des prêtres et de leur idée de bien agir pour la récompense céleste. Nous compensons en volant l'espace du voisin en guerres incessantes pour l'espace.

Pour la chair, nous compensons en brimant les jeunes ou les vieux ou les deux, ça dépend des sociétés et en voulant que les femmes fournissent la chair, je veux dire soient des mères et d'autres part assurent un plaisir que si possible, la vengeance de ce que la chair inflige aux humains, elles n'auront pas, car c'est bien leur faute si nous vivons dans un monde de chair donc de souffrance car l'homme est lui, l'esprit.
Encore le dualisme, chair-esprit, qui sert à croire qu'on ne meurt pas tout à fait et qu'on vaut mieux que ce que notre comportement indique pourtant très clairement.

"Reste à voir si nous pouvons survivre à notre évolution intellectuelle, et j'en doute."

Nous le pourrons si nous augmentons notre durée de vie et notre intelligence... Nous avons créé un monde trop complexe pour nos faibles capacités.
Dans un monde où les problèmes deviennent exponentiels on ne peut attendre dix siècles quelques découvertes scientifiques qui vont moins vite que l'augmentation démographique, le fanatisme, la mobilité, les virus, la pollution et que sais-je encore.
Créer est plus lent que détruire car cela demande plus d'intelligence, et puis, mortels, nous sommes plus portés à détruire pour nous venger du monde que de le rédimer en créant, mais si on change ces deux points, tout change.

Je ne sais si ce que je dis est considéré comme penser juste, mais c'est ce que je constate.

Et encore ceci : on rejette les vieux de rappeler qu'on le sera, et on fait payer aux jeunes de ne plus l'être. Oui, au lieu, si on ne peut faire mieux, d'essayer d'oublier le temps qui nous dévore, ou de lutter contre la fatalité de la souffrance et de la mort, on s'entre-déchire pour se venger les uns sur les autres de ce qui nous accable tous.

Il y a tant de tares liées à la mort et à la souffrance qu'on n'en ferait pas le tour en une encyclopédie, non, alors quand je lis que cela nous élèverait moralement, je m'insurge.
Je ne vois que désastre dans nos désastres. Et presque en moi... Mais ayant trouvé des soutiens, je m'y adapte, j'essaie d'être plus optimiste, pour eux, et aussi pour mon but.

Il faut être charismatique.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Devant des accidentés de la route l’alternative n’est pas entre une injonction à l’amour et une loi sur le port de la ceinture, elle est entre leur porter secours et ne pas leur porter secours."

C'est exactement le point que je souhaite faire rentrer dans la tête d'Aliocha. J'attends qu'il le comprenne.

"La fin des routes à trois voies, les limitations de vitesse, le port de la ceinture, c’est bien, un peu d’amour au volant ce serait bien aussi, non ?"

Quand l'"amour" tue, il y a un problème dans ce type de généralisations. Les règles peuvent avoir des exceptions. C'est le deuxième point que je souhaite faire rentrer dans la tête d'Aliocha.

Au échecs, une règle générale est de ne pas perdre sa reine. Mais n'importe quel joueur pas trop idiot comprend très vite qu'il y a des cas où ne pas respecter cette règle, i.e. sacrifier sa reine, est la seule chose pertinente à faire.

Il en va de même pour l'amour.

Denis Monod-Broca

@ F68.10
« Quand des gens agonisent sur la route parce qu'ils n'ont pas mis leurs ceintures de sécurité, il y a deux attitudes. La première est de leur faire l'injonction à l'amour au milieu de leurs souffrances. La deuxième est de rendre le port de la ceinture de sécurité obligatoire. »

Quel drôle d’exemple vraiment !?!...
Devant des accidentés de la route l’alternative n’est pas entre une injonction à l’amour et une loi sur le port de la ceinture, elle est entre leur porter secours et ne pas leur porter secours.
Ensuite vient la réflexion sur les accidents de la route en général.

Comment se fait-il que nous supportions ce sacrifice quotidien de tant de victimes ? Il y avait près de 20 000 morts par an, il n’y en a plus que 2 000 environ, remarquable progrès ! Mais c’est encore 2 000 morts de trop.
La fin des routes à trois voies, les limitations de vitesse, le port de la ceinture, c’est bien, un peu d’amour au volant ce serait bien aussi, non ?

F68.10

@ Aliocha

"Mon commentaire précédent s'adressait aussi à F68.10, qui me voit laisser les enfants crever dans la rue sans secours, la contraction des pseudos n'a pas passé la modération, mais le propos concerne mes deux chers contradicteurs qui me permettent de démontrer que l'amour peut tout."

Je maintiens complètement mes propos: je vous ai montré à plusieurs reprises des liens vers des situations de meurtres de gosses, de décès de gosses, de tortures de gosses, et de gens vivant enfermés jusqu'à la mort dans les mensonges d'autrui. Et effectivement, votre comportement se résume bien à l'injonction à l'amour.

À aucun moment, semble-t-il, n'avez-vous fait l'effort d'essayer de comprendre de quoi il en retourne. Vous préférez nous accuser de sacraliser notre souffrance, ce qui est parfaitement absurde, et ce qui vous exonère de l'effort de réfléchir sur la nature de ce type de situations (situations qui, soit dit en passant, montrent bien les limites de votre discours d'amour, ce que vous ne pouvez mentalement accepter car cela invaliderait votre modèle de la réalité) et les moyens de les éviter.

Quand des gens agonisent sur la route parce qu'ils n'ont pas mis leurs ceintures de sécurité, il y a deux attitudes. La première est de leur faire l'injonction à l'amour au milieu de leurs souffrances. La deuxième est de rendre le port de la ceinture de sécurité obligatoire.

Vous comprenez la différence entre ces deux attitudes ? La différence entre le dogmatisme et le pragmatisme ?

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@ Lodi

Je ne pense pas que l'incapacité d'Aliocha à appeler les secours soit due à une volonté de "ramener l'ordre", mais simplement à son incapacité de décentrer sa réflexion de sa vision du monde. Ce type d'absence de remise en cause est effectivement consubstantiel de la complicité souvent involontaire de la société dans les violences modernes: on "accepte" effectivement qu'il y ait des "victimes", simplement parce qu'il y a une inévitabilité statistique de ce genre de choses ; mais là où il y a une forme de culpabilité, c'est dans le refus d'accepter de regarder la réalité en face : une personne peut commettre des crimes pour tout une gamme de "raisons", mais sa capacité à ajuster son comportement au réel et surtout à l'avenir est le critère essentiel permettant d'évaluer la "bonté" objectivement. Certains phénomènes empêchent cet ajustement. Et ce qui est valable dans l'évaluation morale d'un criminel l'est tout autant quand il s'agit de l'évaluation morale de la société ou de composantes de la société. Votre affirmation que certains chrétiens et philosophes ont fini par abolir l'esclavage est exemplaire de mon propos.

Vous avez raison de vouloir "abolir la fatalité", même si vous semblez peiner à reconnaître qu'elle ne se limite pas à votre conception de la souffrance ou à la fixation mentale humaine sur la mort: les règles admettent en général des exceptions, et la mort subie ou accordée peut selon les cas être morale. Je vous suggère le film Naan Kadavul à ce propos, et je vous remercie de daigner me laisser le choix de refuser de refuser la mort. Je ne peux pas en dire autant d'autres personnes ! Mais vous avez aussi raison de ne pas vous réfugier dans l'explication facile du caractère illusoire de la réalité et de placer vos billes dans la recherche scientifique ; bien qu'il faille que vous l'acceptiez aussi, la recherche scientifique consiste aussi en l'évaluation d'en quoi nous nous faisons des illusions sur la réalité... C'est un sujet difficilement audible en Occident sous cette forme. Mais la ligne directrice en est aisément distinguable: refuser de voir les choses en noir et blanc.

Vous avez aussi raison de refuser qu'on vous enferme dans vos limitations intellectuelles putatives. C'est bien un devoir que de pousser une forme de progrès sur des thèmes tels que la souffrance humaine: comme le dit Leonard Cohen en des termes malheureusement trop religieux, il y a des moments critiques dans une vie où ce que l'on est "appelé à servir" devient lumineux et on ne peut alors plus y échapper. Par contre, on doit échapper à la récupération de ce type de faits humains par les institutions religieuses, et même dans certains cas par les institutions médicales. Quant à la politique, n'en parlons même pas...

Les gens sont effectivement assez bas et vils, souvent par incompréhension de la réalité et de ses enjeux. Mais compte tenu de la confusion totale que les gens entretiennent sur les sujets moraux (il suffit de constater les oppositions contemporaines au concept d'altruisme effectif...), il n'y a rien d'étonnant à cela. Mais il n'est néanmoins pas si aisé de juger qui est bon ou mauvais, "divin" en vos termes, si vous n'avez pas les idées suffisamment claires sur la morale. Malheureusement, sur ce sujet, plutôt que la réflexion et le contradictoire critique, on préfère l'autorité instituée pour trancher la validité des idées. C'est complexe de faire nettement mieux, mais pas complètement impossible.

Les gens sont effectivement pris dans le "tic-tac obsédant" de leur vie personnelle et collective. Quand ils en prennent conscience, je leur suggère invariablement de prendre 1 % de leur temps de réflexion pour adopter une vue toujours un peu plus "cosmique" ou "high-level" des choses pour critiquer leur réalité. C'est mieux que 0 %, et rien qu'avec 1 %, il est possible d'accomplir des choses.

La science permet, au contraire de l'impression que j'ai de votre opinion, des choses assez insensées: il ne s'est passé guère plus qu'une pichenette temporelle depuis l'invention de l'écriture ; et nous avons pété l'atome, sommes à trois doigts de la fusion nucléaire et de l'énergie gratuite, avec un enjeu majeur sur les sciences sociales où certains sujets qui vous préoccupent trouvent probablement leur expression contemporaine. Je ne parle pas d'espoir, mais plutôt de quasi-inéluctabilité de changements majeurs. Reste à voir si nous pouvons survivre à notre évolution intellectuelle, et j'en doute.

Un certain 10 septembre semble vous avoir porté un coup dur. Votre quête vous semble alors probablement encore plus impérieuse ; mais si vous ne pouvez pas l'achever seul, il faudra bien que vous rompiez votre isolement dans cette quête. C'est peut-être une des rares choses qui vous retienne de vous effondrer, si je vous comprends bien. Gardez en tête que chaque action compte aussi longtemps que ses conséquences durent. Et cette durée n'est pas aisée à prévoir. Et pour prévoir, il faut penser juste.

Aliocha

Mon commentaire précédent s'adressait aussi à F68.10, qui me voit laisser les enfants crever dans la rue sans secours, la contraction des pseudos n'a pas passé la modération, mais le propos concerne mes deux chers contradicteurs qui me permettent de démontrer que l'amour peut tout.

Denis Monod-Broca

@ Elusen

Mais quelle curieuse réponse !
Confondriez-vous le mythe et la réalité ?
Cette discussion n’a vraiment aucun sens.

Comment Lucifer aurait-il tué lui-même quelqu’un puisqu’il n’existe pas ? Même chose pour Dieu d’ailleurs. Dieu est, il n’existe pas. Quant à Jésus de Nazareth, homme et fils de Dieu selon les Écritures, il n’a tué personne, que je sache. Il a invité les hommes à ne pas tuer. Car tout est là, toujours, et c’est bien le sujet du billet de notre hôte : les hommes tuent, les hommes s’entretuent, et ils se trouvent chaque fois une bonne raison pour l’avoir fait. Pourtant nous savons, depuis le temps... nous savons de science sûre, que ces bonnes raisons sont mensongères.

Lodi

@ F68.10

Tout à fait, Aliocha n'appelle pas de secours. Parce qu'il est plus facile de ramener l'ordre en faisant taire les velléités du plus faible que de s'en prendre au plus fort.
Et parce qu'au fond, on accepte qu'il y ait des victimes : cela permet de pouvoir faire de la morale à leur propos et à leur encontre.

Tandis que toute personne un tant soit peu plus juste tendrait à les délivrer... Notons bien que TOUS les chrétiens ou à mentalité chrétienne ne sont pas si ineptes : des chrétiens et des philosophes ont fini par abolir l'esclavage.
C'est humain trop humain de s’accommoder d'une chose, de dire qu'on interdira l'esclavage dans certains cas ou de recommander de ne pas être trop cruel plutôt que de l'abolir.

Moi, je veux abolir la fatalité de la souffrance et de la mort : la fatalité, si certains veulent en goûter l'amertume, je leur en laisse la coupe.
Pour moi, il n'y a pas plus urgent : quand on prend conscience de ça, enfant, ça marque, et comme je n’enchaîne pas là-dessus que le monde soit une illusion, il faut "tout simplement" que certains se dévouent à la recherche scientifique et d'autres au changement culturel.
Que j'ai ou pas le niveau, on m'a dit ici sans talent, c'est un DEVOIR. Et sachez qu'à mon avis, la réalité que je combats corrompt toutes les autres facettes des humains si je ne m'interdis pas d'en parler, et d'autant, facilité, que c'est beaucoup plus accessible à l’entendre de gens dressés à croire que les raisins sont trop verts et bons pour des goujats.
Sans compter les saboteurs qui craignent de ne pas en avoir leur part, et qui, au lieu de se battre pour le bien de tous, veulent étouffer le feu plutôt que d'inciter à le partager.

Bref, contre tout cela, il me faudrait bien du talent mais ce n'est pas gagné, je peux me flatter qu'on m'ait qualifié sans talent ici pour des commentaires (parce que c'est une oeuvre ?) on peut dire que c'est castrateur et par quelqu'un de pas reconnu par ses pairs.
Je rigole, les gens disent souvent être contre la vengeance sans voir qu'il y a pire : ceux qui s'en prennent à des gens qui ne leur ont rien fait faute du courage de s'en prendre à qui de droit.

Les gens sont très, très bas... Et c'est normal : qu'attendre d'autre d'effondrements sur pattes ? Cependant, il y a des exceptions... Je prise ceux qui par leurs qualités peuvent me faire oublier ce que nous sommes, et peu importe alors leur âge et autre atteintes du temps.
Certaines personnes me semblent divines, celles qui me portent au bien, beau et au vrai. Autant dire que peu m'enthousiasment, et que si je commets quelque erreur en la matière, je me ravise comme quiconque buvant à une coupe reconnaîtrait le goût d'un poison, l'injustice en est un, aussi acre que perceptible : à cracher et la personne avec.

Pourquoi les gens veulent-ils à ce point s'imposer aux autres, voler du territoire, consommer au risque de polluer et autre ? Parce que se sachant aussi jetables qu'un paquet de kleenex et aussi en effondrement qu'un château de sable, ils se pressent de s'affirmer ou au contraire se nient eux-même, mais ne peuvent ni réaliser grand-chose ni trouver le bonheur avec ce tic-tac obsédant, individuellement et collectivement.

Evidemment, on a davantage conscience de son obsolescence programmée dans des sociétés où l'individu existe.
Sinon, seul compte le groupe... Ce qui justifie d'asservir ou d'éliminer tous les autres groupes, au nom de son extension ou de ses ou son dieu tribal qualifié d'unique dans le monothéisme.

Comme la science ne permet pas d'espérer notre ascension à la vie véritable et à la surintelligence le premier janvier 2021 après les fêtes, on préfère s'étourdir avec n'importe quoi et dire que les raisins sont trop verts et bons pour les goujats. J'ai parlé de diverses choses mais il y a aussi la vitesse qui semble permettre de compacter l'expérience et donne une illusion de vie véritable. L'amour ? Il abolit encore plus la perception du temps, mais il y ramène, torturant, si on voit les coups du temps sur l'être aimé, les maladies, l'épuisement, et finalement, la mort, qui le fige en une horrible parodie de ce qu'il était de son vivant avant qu'on ne l'écarte de soi, abandonné en pâture à la terre ou au feu.

"Ensuite il faut critiquer inlassablement sa pertinence, tout en mettant en place les moyens d'y arriver."

Le héros ne doute pas du Graal, mais il est très fatigué, surtout depuis un certain 10 septembre. Enfin, la quête n'en est que plus impérieuse.
Et puis, je ne voudrais pas décevoir des gens dont j'aurais, autrefois, rêvé d’obtenir le soutien, et d'autant que je progresse, seulement, c'est l’Everest. Trop sensible, trop impatient, trop pessimiste sauf qu'on ne peut me trouver en défaut de rien de ce que j'avance, ils vivent mon aventure par procuration, moi leur sagesse par procuration.
Je voudrais leur offrir le monde, je ne peux leur donner que mes pas et de me retenir de m'effondrer.

Aliocha

Vous pouvez continuer à projeter sur moi les injonctions de vos persécutions, Lodi, vous êtes libre, et si le petit commentateur que je suis vous met dans ces états, ne serait-ce pas que je souligne que vous avez le choix de ne pas aller vous ficher le crâne dans le mur de vos représentations ?

Personne ne vous oblige, sur un blog d'opinion, à exposer l'envers des braies de vos infections, tentant d'en faire le centre de la discussion, et refusant absolument de vous décentrer de vous-même, jusqu'à danser un rite d'exclusion contre celui qui vous y invite, rite qui n'est que la preuve de ce que je décris, vos contradictions.

Un taureau coiffé d'un poulpe déjà faisait de moi un tueur de vieux, me voilà maintenant tueur d'enfant, on voit à quel point la vérité de l'équilibre de la relation est rendue chez ceux qui sont incapables de l'éprouver, la tyrannie de leur traumatisme ne pouvant entendre que le langage de l'injonction vengeresse, seule à même de les guérir selon eux, alors qu'elle ne fait que répéter les causes de la pathologie, et ses conséquences.

Aussi, restons bien calme, bien concentré sur son décentrement, la lumière ne saurait s'affirmer que par le rejet qu'elle subit des ténèbres, la ligne du dessin ainsi définie décrivant le réel, qui alors formule cette invitation à ne plus haïr l'ennemi, qui est la porte vers la guérison.

Elusen

@ Denis Monod-Broca | 15 février 2020 à 21:29
« Comment peut-on à ce point retourner le sens des mots, le sens des croyances ? »

Quand même curieux que dans votre procès une seule personne ait la parole ?!
Vous l’avez entendu lui Lucifer ?
Combien de personnes auraient été tuées par Satan, Lucifer ?

__________________________

@ Aliocha | 15 février 2020 à 18:00

La Torah-Bible et le Coran cela se lit :
« - tuez-les tous, partout où ils se trouvent !
- je suis un dieu jaloux
- soumettez-vous ou périssez !»

F68.10

@ Lodi
"Vous avez raison de dire qu'Aliocha dit n'importe quoi."

Ben, disons qu'Aliocha, c'est du genre à voire un gosse agoniser au sol dans la rue, et à lui dire: "Voilà, il faut pardonner, il faut aimer, il faut avoir la grâce, avoir la foi", toussi toussa... Il voit un deuxième gosse agoniser dans la rue, rebelote: le pardon, l'amour, la grâce, la foi, toussi toussa... Il voit un troisième gosse agoniser dans la rue, rebelote: le pardon, l'amour, la grâce, la foi, toussi toussa.

Mais à aucun moment il n'appelle les secours, ni ne se pose la question de savoir s'il n'y aurait pas un tueur en série ou un virus bizarre dans le coin... Le bienheureux, en somme.

"Je ne veux pas dire que j'offre l'immortalité, mais que je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux refonder le monde, que les gens puissent accéder à l'immortalité et une intelligence digne de ce nom et que je fais partie de ceux qui essaient d'y œuvrer."

Je pense qu'il y a mieux et plus urgent à faire, mais bon, chacun son truc. Je trouve surtout que l'immortalité c'est long, surtout vers la fin.

"...les mots ne signifient pas ce que croient ceux qui veulent enfermer les autres dans leurs petites cases."

Sur ce point, je suis bien d'accord.

"Je vous prie de considérer que René Girard est d'un tout autre niveau intellectuel et moral que ceux qui le traduisent en moraline leur donnant un permis de juger tout le monde à tort et à travers."

Je n'ai pas encore formulé d'opinion sur Girard.

"Je vous prie de croire que les transhumanistes sont souvent bien plus positifs que moi, mais en somme, je vois les dangers, je traîne mes deuils, et pourtant, pourtant je reste fidèle à mon idéal, démons et merveilles comme Lovecraft sur un autre registre."

C'est déjà pas mal d'avoir un but. Ensuite il faut critiquer inlassablement sa pertinence, tout en mettant en place les moyens d'y arriver. Les deux à la fois. Cela rend un peu plus positif, ce genre d'activité.

F68.10

@ Aliocha

"La buse et l'âne, me voilà servi, et par qui ? La maladie qui revendique son traumatisme aussi, la victime vous dis-je, est sacrée, et entretient son mal pour garder la main, ne surtout pas guérir"

Il y a des gens qui ne demandent pas à guérir, mais surtout qu'on arrête de les soigner. Ce sont d'ailleurs les recommandations officielles dans ces cas-là. Mais non, voilà qu'on nous intime de guérir ! Encore une fois ! Fabuleux non ? De guérir de quoi ? D'avoir été trop soigné jusqu'à la mort ? Et comment ? En nous bichonnant encore de délires médicaux, ou même religieux dans votre cas ? Au nom du salut médical, ou même religieux dans votre cas ?

Halte au délire. Retour au pragmatisme: votre idéologie s'égare. Le salut obligatoire, la guérison obligatoire, le soin obligatoire, l'amour obligatoire, ça tue des gosses. Et votre idéologie renforce cette tendance.

Je ne vous demande pas me bichonner, de me plaindre, ou d'écouter ma souffrance, qui n'a rien de "sacrée". Strictement rien à battre. Mais juste de comprendre que votre idéologie participe à buter des gosses au nom de la compassion et de l'amououour.

Soyez simplement réaliste et cessez de tout idéologiser, et même de romantiser. Bref: ouvrez les yeux avant de faire la leçon aux autres.

"...on pourrait s'apercevoir alors qu'on est semblable à son prochain, quelle horreur"

Même pas: rien à battre.

"...plus de sens à la vie ni de sus à l'ennemi."

Rebelote: délire déconnecté de la réalité.

"Weil appelle cela l'armure du mensonge, il est vrai que la vérité n’exonère pas de la souffrance, mais elle a le grand avantage d'être la vérité."

Vous comprenez ce qu'est la vérité et le mensonge ? Probablement pas, sinon vous comprendriez ce qu'il y a d'indécent à faire ce type de leçon idiote à une personne comme la fille d'I. Chance. Qui a vécu précisément... un énorme bobard dans lequel elle s'est dépataugée les yeux ouverts.

Je ne parle pas de sacralisation de ma ou sa souffrance. Je parle d'indécence de vos propos. De complicité dans la bêtise, purement et simplement.

"Cruxi-fiction ?"

Vous, derrière votre écran, êtes capable de déterminer si certains documents en ma possession sont des faux en écritures médicaux ou pas ? Chapeau l'expert en écriture télépathe. La fiction, elle est où ? Toujours dans la tête de l'autre, n'est-ce pas ? Jamais dans le faux en écriture médicale...

Vous comprenez que vous racontez précisément n'importe quoi ?

Denis Monod-Broca

@ Elusen
"Entre soutenir un meurtrier, faire son apologie, votre Dieu, et soutenir celui qui prône le savoir, la connaissance et qui n’a tué personne son ennemi Lucifer, c’est tout vu." 

Si on vous comprend bien, Dieu serait un meurtrier, et aussi un menteur sans doute pour faire bonne mesure, tandis que Lucifer, lui, serait un gentil, tout innocent et tout honnête, défenseur de la connaissance (et donc de la vérité).
Comment peut-on à ce point retourner le sens des mots, le sens des croyances ?

Vox populi, vox dei : depuis toujours les hommes prétendent que leur violence est celle de leurs dieux. Mais ce sont eux qui mentent et qui tuent, pas leurs dieux, ni leur Dieu.

Et au fond, en écrivant que Dieu est un meurtrier, vous vous inscrivez, à l’insu de votre plein gré, dans cette lignée venue du fond des âges.

Nous avons tué Dieu, je ne vais pas à nouveau citer l’aphorisme 125 du Gai Savoir, et non seulement nous l’avons tué mais nous salissons sa mémoire. Pauvres de nous !...

Nous ne croyons plus en lui mais assez quand même pour nous complaire à l'accuser et à le condamner encore et toujours. Inspirés sans aucun doute par Satan, l’Accusateur...

Lodi

@ F68.10

Vous avez raison de dire qu'Aliocha dit n'importe quoi. Ainsi, je suis Lodi, et il dit Elodie : pitoyable.
Rien à voir avec mon prénom. Je tiens à exprimer ma désolation pour les Elodie, victimes collatérales d'Aliocha.

C'est si idiot que je vais dire en partie pourquoi j'ai choisi ce pseudonyme, la bêtise étant hautement contaminante... En fait Lodi c'est : Les Offreurs D'Immortalité.
Et il y a un contexte en plus de mes convictions, mais je ne le dirais que si j'arrivais à un résultat bien précis. Ce n'est pas plus orgueilleux que de dire "Des choses cachées depuis la fondation du monde", René Girard faisant référence à un mécanisme, bouc émissaire, dont on parle dans l'Ancien Testament.

Je ne veux pas dire que j'offre l'immortalité, mais que je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux refonder le monde, que les gens puissent accéder à l'immortalité et une intelligence digne de ce nom et que je fais partie de ceux qui essaient d'y œuvrer.
Et il y a un contexte que je ne dévoilerais que si j'avais atteint un but, un niveau, qui rende l'explication digne d'intérêt. Bref, les mots ne signifient pas ce que croient ceux qui veulent enfermer les autres dans leurs petites cases.

Je vous prie de considérer que René Girard est d'un tout autre niveau intellectuel et moral que ceux qui le traduisent en moraline leur donnant un permis de juger tout le monde à tort et à travers.
Je vous prie de croire que les transhumanistes sont souvent bien plus positifs que moi, mais en somme, je vois les dangers, je traîne mes deuils, et pourtant, pourtant je reste fidèle à mon idéal, démons et merveilles comme Lovecraft sur un autre registre.

Enfin, il y a aussi des maîtres des rêves en France. Jacques Abeille et son cycle des Contrées est formidable, et pour une fois, j'ai réservé un livre avant publication :
https://le-tripode.net/livre/jacques-abeille/la-clef-des-ombres

Mais il faut commencer par les Jardins statuaires. Formidable ! De l'imaginaire, et un style... En plus, la présentation est parfaite, alors, le bonheur c'est si je veux.


Aliocha

La buse et l'âne, me voilà servi, et par qui ?
La maladie qui revendique son traumatisme aussi, la victime vous dis-je, est sacrée, et entretient son mal pour garder la main, ne surtout pas guérir, on pourrait s'apercevoir alors qu'on est semblable à son prochain, quelle horreur, plus de sens à la vie ni de sus à l'ennemi. Weil appelle cela l'armure du mensonge, il est vrai que la vérité n’exonère pas de la souffrance, mais elle a le grand avantage d'être la vérité.
Cruxi-fiction ?

F68.10

@ Aliocha

"Que seraient-ils en effet sans lui, plus de colères, ni de désirs de vengeance, la vie sans violence, pensez, quel fade ennui, plus d'ennemi"

Mais quel tissu d'âneries ! Comment imaginer que la "vie sans violence", la "vie sans vengeance" permette de magiquement faire disparaître ses "ennemis" ? Vous vivez dans quel monde ? Les choses ne se passent pas comme cela.

C'est avec ce type de mentalité idiote, que j'ai eu le temps d'examiner de long, en large et en travers, que l'on me conduisait précisément à une mort assurée de main médicale. Merci, continuez: votre absence de réflexion est la garantie que l'on continue à crever des gosses de la manière dont j'ai pris connaissance.

Ne changez rien. Mais ne vous plaignez pas que vos positions subissent un feu nourri. Des gens comme moi n'ont simplement plus le choix de laisser passer ce type d'âneries.

N.B.: Toujours en train de lire votre livre. Quand j'aurai fini, je reprendrai notre discussion.

Aliocha

Elusen, c'est comme Robert Marchenoir, ils sont un petit temps éclairés par la tendresse puis, trop habitués aux coups, ils retournent aux ténèbres de leurs obscurités retrouver les origines rassurantes de leur ressentiment.

Que seraient-ils en effet sans lui, plus de colères, ni de désirs de vengeance, la vie sans violence, pensez, quel fade ennui, plus d'ennemi, plus d'existence, plus que le soin à donner aux petits, et l'exemple en plus, non, le petit c'est moi, qui ai tellement souffert que j'ai le droit, moi, moi, moi, à la vie éternelle d’Élodie, c'est moi la victime, moi le dieu, je m'appelle Lucifer et veux qu'on me maudisse, me place au centre du sacrifice, et si à tout hasard, j'engendre un enfant, il ne saura que reproduire mon geste malfaisant, qui n'est reproduction que d'un autre, tout aussi toxique.

Ainsi depuis la nuit des temps au bac à sable sanglant, on en arrive à Vanille, et c'est toujours la faute, jamais la nôtre, la faute du dieu vivant.
Crucifixion ? disait Monty.
Crucifixion ! répond Python.

Lodi

Pour ceux que ça intéresse, je ne connais jamais Dieu unique créateur tout-puissant mais pas responsable et Lucifer son concurrent qui nous voudrait du bien mais je ne vois pas ce qu'il a fait pour nous, que de réputation, et ne m'identifie pas aux drames théologiques monothéistes.
Même si je peux en lire, Le paradis perdu est un sommet du genre, évidemment... Enfin, bref, stimuler la réflexion, jouir de l'art, oui, adhérer au psychodrame, non merci, vraiment.

Je refuse que nous ne fassions que subir, ce qui est le cas : nous souffrons et nous mourrons. Notre seule liberté ? Quand nous souffrons trop, nous tuer, c'est peu et aussi difficile que découragé.
Personne n'a besoin d'être mon disciple pour ouvrir les yeux sur la réalité de notre vie et souhaiter plus d'intelligence et plus de vie.

Mais comme transhumaniste sert d'épouvantail, on a vite fait d'y assimiler tout ce qui déplaît.
Respectant la liberté des autres, je dis que si je suis transhumaniste, même les gens ayant les mêmes buts que moi ne le pensent pas forcément, car leur définition de l'humain inclut les accroissements de capacité. Les choses comptent plus que les mots, pour moi, le but que le chemin, mais enfin, je ne suis pas du genre à vouloir ramener tout à moi, quelle horreur.

Transhumaniste, c'est large : certains sont croyants, d'autres non, certains pensent l'immortalité possible, comme moi, d'autres non, certains pensent l'intelligence artificielle, d'autres, comme moi, non.
Cependant, je milite pour ses droits si elle advient, d'abord par justice, ensuite parce qu'il ne faut pas se plaindre d'une révolte d'esclave si on asservit les autres.

En plus, des gens peuvent être traités de transhumanistes et sans avoir mes buts, et sans avoir ma définition pas extrêmement optimiste de l'être humain.
Parce que le mot transhumaniste est un épouvantail.

Quelle stupidité !
En vérité, je crains de ne pas être digne de représenter le transhumanisme, si calomnié quand si excellent, ou ceux qui ont les mêmes buts avec d'autres définitions.
Je me sens coupable de n'être que moi, non que j'accepte crachats et calomnies soit contre les transhumanistes, soit contre moi, ici, lesquels dénotent un manque total de psychologie, quand on a mes buts, on ne complote pas, on ne tend pas de piège, compris les calomniateurs ? J'imagine que non, enfin, je n'ai pas bon caractère pour un transhumaniste, et ne suis pas très optimiste, mais on pense comme on se heurte...

...non, je me sens coupable parce que mes limites sont une sorte de boue dont je ne m'extrais pas, à rendre triste, comme dans les marais de la mélancolie dans L'Histoire sans fin.

Depuis le 10 septembre fatidique, c'est à quoi bon, en fait... Que d'efforts de volonté ! Et non totalement en vain, je me concentre d'une façon bien étrange pour moi et même en général, et j'ai des alliés, et je progresse, et...
Mais est-ce que cela suffit ?
J'ai peur que non, et puis le à quoi bon est là chaque fois que je baisse la garde, à quoi, à quoi bon ?
Les transhumanistes normaux sont rayonnants comme l'aube, et moi comme la lumière d'une étoile morte.

Il faut de tout pour faire un cosmos.

Denis Monod-Broca

@ Robert Marchenoir

Tenez ! un dernier slogan pour la route : la seule façon d’échapper à la haine est de ne pas haïr.

Robert Marchenoir

@ Denis Monod-Broca | 14 février 2020 à 10:01
@ Marchenoir et alii
"Quand on combat la haine par la haine, on n’affaiblit pas la haine, on la nourrit et la renforce : quel est le mot que vous ne comprenez pas dans cette phrase ?"

Arrêtez de singer les réparties automatiques des trolls américains.

Vous vous exprimez par slogans. Même le pluriel est de trop. Vous comprenez la différence entre une pensée et un slogan ? Entre une affirmation péremptoire et un raisonnement ? Entre la répétition infinie d'un mot d'ordre et une discussion avec des êtres humains ?

Elusen

@ Aliocha | 14 février 2020 à 08:58

Entre soutenir un meurtrier, faire son apologie, votre Dieu, et soutenir celui qui prône le savoir, la connaissance et qui n’a tué personne son ennemi Lucifer, c’est tout vu.

Quant à la poussière, le savoir nous indique que les squelettes des hommes préhistoriques ou des vélociraptors ça tient encore la route.

Soyez comme votre Yahvé-Allah restez cannibale !

Denis Monod-Broca

@ Marchenoir et alii

« Quand on combat la haine par la haine, on n’affaiblit pas la haine, on la nourrit et la renforce » : quel est le mot que vous ne comprenez pas dans cette phrase ?

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@ Zonzon

« Moi je dis : « Si les chrétiens ne prennent pas les armes contre l'islam, ils disparaîtront ! » : en sommes-nous vraiment toujours aux guerres de religion ? N’aurions-nous rien compris, rien appris, rien retenu, de tous les drames traversés, de toutes les horreurs commises et subies ? Pouvons-nous encore être pardonnés de ne toujours pas savoir ce que nous faisons ?

Aliocha

@ Elusen

Vos croyances vous amènent du côté luciférien transhumaniste, Lodi a réussi à vous recruter, mais j'ai bien peur que vous comme lui, comme nous tous, retournions à la poussière, et c'est très bien ainsi.
La vie éternelle est la mémoire partagée.

Zonzon

On me dit : « Contre la haine et l'intolérance, la non-violence est efficace. Sinon, quoi d'autre ? »

Pour me convaincre on ajoute encore : « Combattre la haine et l'intolérance par la violence c'est donner à coup sûr la victoire à la haine et à l'intolérance.

Moi je dis : « Si les chrétiens ne prennent pas les armes contre l'islam, ils disparaîtront ! »

Archibald

« Si mon père ne m'avait pas donné la vie, je ne serais pas là » dit la fille du puisatier (Marcel Pagnol).

Voilà une réflexion qui n'a plus grand sens aujourd'hui !

Lodi

@ Denis Monod-Broca
"Pour les aider : combattre la haine et l’intolérance par la violence c’est donner à coup sûr la victoire à la haine et à l’intolérance. Y a-t-il vraiment doute là-dessus ?"

La question n'est pas de combattre ou de ne pas combattre la haine et l'intolérance.
Les sentiments des gens les regardent, je l'ai toujours dit, et je ne suis pas du genre police de la pensée, contrairement à d'autres, à vouloir obliger les gens à aimer, être justes et autre.

Mais d'un autre côté, ceux qui disent de ne pas résister au mal, souvent, résistent surtout à prendre les mesures nécessaires contre ceux qui font un peu plus qu'éprouver les sentiments dont vous parlez.
Ceux qui agressent.

Et c'est pourquoi j'évoque les mesures adaptées.

Certains patrouillent dans les dictionnaires, prenant les mots pour la chose. D'autres s'imaginent que les romans et textes sacrés dévoilent tout le réel quand c'est manifestement faux : un conteur d’histoires cherche toujours une issue à son histoire et cela l'inclinera a faire croire au lecteur qu'il y en a dans la vie quand ce n'est pas toujours le cas.
Et le philosophe, cherchant à donner du sens au monde, aura tendance à mettre de côté ce qui n'y rentre pas, je me rappelle ainsi, quelle rigolade, de quelqu'un cherchant le propre de l'Homme dans l'agriculture en oubliant les tribus sans et les fourmis en pratiquant.

Bref. Aussi, je ramène les gens à l'Histoire. Il ne faudrait pas que les mots nous ensorcellent à en oublier les choses, et les sentiments, les actes.
Et donc, je rappelle, je martèle, on ne le fait jamais assez, le passé et les mesures à prendre pour le futur.
Vaincre les ennemis, ça me fait mal de devoir expliquer que l'eau est humide... Mais aussi, se détachant de mots inopérants, continuer, si on y croit, à prêcher contre les génocides, mais surtout confisquer une part substantielle de tout peuple génocidaire dans le futur qu'on aurait occupé, pour en expulser le peuple coupable et donner le territoire au peuple victime.

Comment a-t-on pu croire bien faire contre les génocides sans donner aux innocents, prendre aux coupables, et donner des avertissements salutaires à tous ?
Comment n'a-t-on pas eu, enfin, cette idée après la reprise de ce crime ?

La routine est terrifiante...
Il se trouve aussi qu'on ne se donne plus la peine de reconstruire les pays dévastés, alors prévoir de nouvelles actions au cas où, c'est évidemment beaucoup, je le conçois bien.

Mais je peux assurer que d'autres génocides vont avoir lieu. Pas de châtiment ! Et pas de frontières prévues pour protéger les peuples victimes.

Je n'ai rien contre les mots, mais voyez-vous, ils devraient servir à dévoiler, et non à voiler les choses.
L'Histoire, si elle ne dégénère pas en célébration, y est plus apte... On voit ce qui fonctionne : la force.

Qu'a dit le Général ? Que la guerre n'était pas perdue car :

"Foudroyés aujourd'hui
par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là."

Les pacifistes sont des inconscients qui en prétendant nous priver de l'épée nous mettront sous celle des autres, et ainsi, en servitude.

Alors, je rappelle les biais des manieurs de mots, prendre le mot pour la chose, croire qu'il y a une issue car c'est souvent le cas dans les histoires, le romancier aime son monde, il a tendance à vouloir le sauver et à aimer son lecteur, il le prend souvent par la main.
Et le philosophe veut construire un monde cohérent, tentative stimulante, certes, mais comique par l'expulsion de ce qui lui déplaît.

Alors chaque fois que je pense qu'il y a quelque danger d'oublier le réel sous ses représentations, je rappelle ce qu'il en est.
D'autant que le camouflage des manieurs de mots n'est pas mis en place pour rien, mais toujours dans des cas importants, sur des choses à ne pas laisser passer sous peine de dangers aussi graves qu’irréversibles.

J'oubliais : il n'y a pas que la définition des mots, le roman, la religion, la philosophie, l'Histoire comme mémoire qui peut égarer.
On a aussi le style, type ô la belle ou laide tournure, qui fait oublier qu'il importe de ne pas y perdre le réel comme les spectateurs devant le spectacle d'un prestidigitateur.
N'oublions pas les attaques contre tel ou tel qui n'aimerait pas, sans doute pour voir les choses comme elles sont, après la déviation idéologique, celle des sentiments.

Il faudrait être Hercule tranchant d'un coup toutes les têtes de l'hydre de Lerne.

Robert Marchenoir

@ Denis Monod-Broca | 13 février 2020 à 21:52
"À ceux qui n’ont pas bien lu ou pas bien compris, et qui parlent de violence, de terrorisme, de génocide même, etc., etc., et qui se moquent lourdement, je réécris : 'Contre la haine et l’intolérance, la non-violence est efficace. Sinon, quoi d’autre ?' [...] Pour les aider : combattre la haine et l’intolérance par la violence c’est donner à coup sûr la victoire à la haine et à l’intolérance. Y a-t-il vraiment doute là-dessus ?"

Oui. On vous l'a déjà dit.

Avant d'accuser les autres de ne pas avoir compris des trucs incompréhensibles, et que vous n'avez d'ailleurs pas expliqués, ce serait la moindre des choses que vous tentiez de justifier cette absurdité.

La répéter pour la dixième fois ne la rendra pas plus raisonnable.

Vous faites de l'Aliocha : badaboum, badaboum, badaboum. Le lendemain : badaboum, badaboum, badaboum. Et toujours pas la queue d'une tentative de justification de votre mantra péremptoire.

On se demande bien qui vous croyez convaincre avec ce genre de rituel para-religieux. Votre dieu de l'anti-racisme ? Vous-même ?

Ellen

@ Lucile | 13 février 2020 à 12:44

Il ne s'agit pas de priver un couple handicapé d'avoir des relations sexuelles. Je dis simplement que quand on est handicapé, ici, sourds et muets et dans une misère sociale, il est à se demander si faire des enfants pour leur faire connaître la misère et la détresse à leur tour est bien raisonnable.

Vous vous demandez si la prison est le lieu approprié pour une malade aux troubles psychiques. Non, évidemment, mais elle a tué son enfant avec préméditation. Pourquoi n'avoir pas plutôt demandé l'adoption de la fillette par une famille aimante et qui aurait été aux anges d'élever une enfant ? Egoïsme ou personne à ses côtés pour le lui conseiller. Une vie serait épargnée et Nathalie aussi.

C'est très triste, mais c'est la justice qui décidera de la suite.

Denis Monod-Broca

À ceux qui n’ont pas bien lu ou pas bien compris, et qui parlent de violence, de terrorisme, de génocide même, etc., etc., et qui se moquent lourdement, je réécris :
« Contre la haine et l’intolérance, la non-violence est efficace. Sinon, quoi d’autre ? »
Et qu’ils me répondent sur ce que j’ai écrit (en réponse à une citation de Simone Weil donnée par Michel Deluré), sur ce que j’ai écrit, par sur ce que, guidés leurs fantasmes, ils imaginent que j’ai écrit.

Pour les aider : combattre la haine et l’intolérance par la violence c’est donner à coup sûr la victoire à la haine et à l’intolérance. Y a-t-il vraiment doute là-dessus ?

Elusen

@ Aliocha | 13 février 2020 à 09:34
« Alléluia, Elusen sort du bac à sable. »

Pour quelqu’un qui croit dans un Buisson Ardent et qui est intimement convaincu qu’il est né poussière et y retournera, c’est plutôt malvenu !

Lucifer n’a tué personne, vive lui !


Lucile

@ Ellen
"Quel triste sort chez la famille Stephan"

Bien d'accord. Votre remarque dévoile le drame dans toute son étendue. Elle amène plusieurs questions ; ainsi, faut-il d'autorité priver de sexualité et d'enfantement les personnes à risques ? On est révulsé par cette idée.

Autre question : quand un cas relève de la psychiatrie, la prison est-elle l'endroit le mieux adapté dans l'attente d'un verdict ? Je ne sais pas si ma question est pertinente, parce que, où qu'elle soit, cette jeune femme transporte son enfer personnel avec elle, et on peut se dire qu'elle souffrira presque de la même façon dans un établissement psychiatrique qu'en prison. À voir. Mais pour l'État, pour la Justice, et pour l'idée que nous nous en faisons, la prison peut-elle tenir lieu d'hôpital ?

sylvain

Delirium pas très mince habituel de Denis Monod-Broca :

"Contre la haine et l’intolérance, la non-violence est efficace. Sinon, quoi d’autre ?"
Rédigé par : Denis Monod-Broca | 12 février 2020 à 20:37

Cha ché ben vrééé cha ! Les non violents voudraient bien vous répondre mais ils ne peuvent plus, les violents leur ont "rasé le bouc" ; j'voudrais ben mais j’peux point !

Sinon quoi d’autre ?

Aliocha

Ce n'est pas un hasard si, mon cher Patrice, devant la pierre roulée sur le tombeau vide, c'est le plus sale et le plus simple qui dit à la femme éplorée d'avoir perdu son seigneur :
"Marie, pourquoi pleures-tu ?"
Et, qu'alors, suivie par les principes fondamentaux de nos lois démocratiques, elle le reconnaît dans la personne du plus simple.
La vie éternelle est la mémoire partagée, et les défunts trouvent leur demeure au cœur souffrant des vivants qui continuent à les aimer.

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