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06 mars 2020

Commentaires

Malghorn

Finie l'épuration ethnique
Voici l'épuration éthique

Patrice Charoulet

Desipere est juris gentium

« Rien n’égale pour l’homme le fait de satisfaire sa vanité, et aucune blessure n’est plus douloureuse que de la voir blessée. Cette satisfaction de la vanité naît principalement du fait que l’on se compare aux autres, à tout point de vue, mais surtout au point de vue des facultés intellectuelles. […]Toutefois, en tant que joute de deux esprits, la controverse est souvent bénéfique aux deux parties car elle leur permet de rectifier leurs propres idées et de se faire aussi de nouvelles opinions. Seulement, il faut que les deux adversaires soient à peu près du même niveau en savoir et en intelligence. Si le savoir manque à l’un, il ne comprend pas tout et n’est pas au niveau. Si c’est l’intelligence qui lui manque, l’irritation qu’il en concevra l’incitera à recourir à la mauvaise foi, à la ruse et à la grossièreté.[…]
La seule parade sûre est donc celle qu’Aristote a indiquée : ne pas débattre avec le premier venu mais uniquement avec les gens que l’on connaît et dont on sait qu’ils sont suffisamment raisonnables pour ne pas débiter des absurdités et se couvrir de ridicule. Et dans le but de s’appuyer sur des arguments fondés et non sur des sentences sans appel ; et pour écouter les raisons de l’autre et s’y rendre ; des gens dont on sait enfin qu’ils font grand cas de la vérité, qu’ils aiment entendre de bonnes raisons, même de la bouche de leur adversaire, et qu’ils ont suffisamment le sens de l’équité pour supporter d’avoir tort quand la vérité est dans l’autre camp. Il en résulte que sur cent personnes il s’en trouve à peine une qui soit digne qu’on discute avec elle. Quant aux autres, qu’on les laisse dire ce qu’elles veulent car « Desipere est juris gentium » (C’est un droit des gens que d'extravaguer…) »
Schopenhauer, L’art d’avoir toujours raison, 1830 

Tipaza

@ Lucile | 07 mars 2020 à 15:58

Vous avez raison de signaler l'erreur de traduction, qui est un vrai contresens incompréhensible.
C'est ce qui se passe hélas, quand le traducteur se veut ou se croit meilleur que l'auteur.

Ernst Jünger qui maîtrisait parfaitement le français exigeait de relire les traductions de ses livres, et il lui arrivait de ne pas être d'accord avec ses traducteurs, comme Henri Thomas, pourtant auteur et poète lui-même.
Il y a un vrai bonheur à être biculturel, pas seulement bilingue.
Et j'avoue que je ne comprends pas les immigrés, surtout ceux de la deuxième génération qui ne voulant pas se voir français, refusent le biculturalisme qui est une vraie richesse humaine.

Savonarole

Les saltimbanques sont en grande majorité des imbéciles, des incultes.
Nietzsche remarquait déjà « qu’un comédien qui ressentirait vraiment tout ce qu’il interprète deviendrait fou sur-le-champ ». Ce ne sont que des pantins, des porte-manteaux.
Un journaliste reprochait au grand comédien Jean-Pierre Marielle de ne jamais donner son avis sur la politique, « quand j’entends mes confrères, je préfère me taire »...
On notera curieusement le silence de Fabrice Luchini si prompt pourtant à donner son avis. Carrière oblige... À n’en pas douter on le retrouvera bientôt sur le divan rouge de Michel Drucker avec Laurent Gerra.

Quoi que l’on puisse penser de toute cette affaire, il est inutile de nous accabler avec tous ceux qui soutiennent Roman Polanski, franchement c’est pas bézef, on les compte sur un ticket de métro, un trio d’imbéciles, la superbe Fanny Ardant qui est une caricature de Peter O’Toole dans Lawrence d’Arabie, un transgenre en mutation, un Lambert Wilson qui soudain s’avise d’avoir une opinion, un Beigbeder soudain sobre pour assurer la promotion de son dernier livre. C’est pas bezef.
Pauvre Polanski.

breizmabro

@ Robert Marchenoir 07 mars à 17:54

Des fois Martchi je vous aime (sans en demander contre-partie :D))

Robert Marchenoir

Les ânes s'acharnent sur Polanski, parce que c'est du cinéma, donc c'est à leur portée. Et puis il passe à la télé ; ce n'est pas comme s'il fallait ouvrir un livre, ou écouter une symphonie.

Alexander Boot nous rappelle, dans une liste qu'on pourrait allonger à l'infini, que les artistes sont en général des désaxés. Pas toujours jusqu'à commettre des délits, mais enfin, s'il fallait interdire tous les phares de la culture qui (au contraire, certainement, des commentateurs de ce blog) ne traversent pas toujours dans les clous, voire se permettent quelques écarts par rapports à la morale, il ne resterait plus grand'monde.

Ainsi, il faudrait interdire les nouvelles d'Isaac Babel, qui fut un membre actif de la Tchéka, et prit part personnellement à des exécutions. Et il faudrait interdire les interprétations de Herbert von Karajan, qui non seulement fut membre du parti nazi en Autriche, avant de l'être en Allemagne, mais disposait ses audiences en forme de croix gammée, pour faire plaisir à Hitler, lorsqu'il lui faisait l'honneur d'assister à ses concerts.

Michelle D-LEROY

@ Paul Duret

Bravo à la conception du TGV mais bravo aussi au conducteur qui a enclenché l'arrêt du train.
Certes il y a de quoi être fiers. Toutefois, dès que nous sommes fiers d'un fleuron français, nos dirigeants le démantèlent pour le vendre à l'étranger. Et ceux qui sont fiers aujourd'hui, trouveront des excuses à ces ventes demain.

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@ Serge HIREL

Je ne sais pas si on peut comparer ce qui s'est passé à la soirée des César avec la bataille d'Hernani. Si effectivement c'était la bagarre entre les conservateurs classiques et les modernistes de l'art théâtral, cela concernait l'art et la pièce en particulier et non l'auteur et sa vie personnelle. Tout le contraire de "J'accuse".

Il faut admettre qu'aujourd'hui nous sommes dans une crise sociétale avec des associations délirantes, qu'elles soient écolo, végans, féministes ou LGBT, racialistes ou immigrationnistes, qui deviennent dangereuses pour la cohésion de notre société, mettant à mal le "bien vivre ensemble" dont nos belles âmes nous parlent tout le temps.

Pire, ces belles âmes ferment les yeux sur un phénomène de société aux USA, en Europe et au lieu de chercher à l'arrêter ou du moins à le modérer, ils l'amplifient, essayant d'en tirer profit pour faire entrer coûte que coûte les vieux conservateurs dans le nouveau monde qu'ils appellent de leurs vœux, un nouveau monde imaginé par quelques-uns qui manipulent nos dirigeants pour en venir à leurs fins.

Et le billet de ce jour de Philippe Bilger prouve que ces fous furieux ont encore frappé.
Notre société devient folle et on a le sentiment que de jour en jour tout s'accélère.

Ellen

@ Lucterius | 07 mars 2020 à 11:30

Vous êtes libre. Mais je trouve dommage que l'absence de votre participation aux billets de Philippe Bilger et à nos commentaires "libres" ne puissent satisfaire vos états d'âme. Qui sait, peut-être que grâce à vous et à votre fond de pensée, nos commentaires pourraient devenir à la hauteur ?

Reste à savoir de qui. Ça se discute.


Tipaza

@ Paul Duret | 07 mars 2020 à 15:12
"Rien à voir avec le sujet ...ce TGV ne s'est pas couché sur les voies "

Ben si quand même, il s'agit de retenue d'une coucherie involontaire !
Vous ne nous dites pas s'il a sifflé ?

Lucile

@ Tipaza

Je ne connaissais pas ce poème. Merci pour le lien.

Il y a une petite erreur de traduction dans les deux vers suivants :
"Ne vous comparez avec personne
vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux".

L'original dit :
"If you compare yourself with others,
you may become vain or bitter,
for always there will be greater and lesser persons than yourself".

(Si tu te compares à autrui,
tu pourrais bien devenir vain ou amer,
car il y aura toujours plus grand ou moindre que toi).
C'est le mot "bitter" qui a été mal traduit, ce qui fiche en l'air toute l'idée de l'auteur.

Serge HIREL

Les polémiques sont le lot commun des arts. La bataille d’Hernani est la plus célèbre au théâtre, la musique de Wagner trouble encore les esprits à Bayreuth et les impressionnistes ont longtemps divisé les critiques.

Comparée à celles-là, côté cinéma, le scandale des César et la vague d’injures des « féministes » font piètre figure, et même franchement futile. Au point qu’il semble permis de se demander si ces donzelles tonitruant leur honte avaient bien pris conscience qu’elles participaient à la fête de leur art, et non à un quelconque meeting électoral opposant Villani aux Trois Grâces.

Bref, comme le détermine notre hôte, de la bêtise... Rien que de la bêtise ?... Peut-être pas... Adèle Haenel, qui aurait dû ne pas être là, s’est assurée un buzz qui peut rapporter gros et Foresti est repartie très tôt avec le tiroir-caisse... Cela pourra lui servir si la société Disney prenait ombrage de la réputation de violeur faite au nain Atchoum... Quant à Riester, sa « sortie » a réussi à le sortir de l’anonymat d’un ministère habituellement plus flamboyant. Mais il se pourrait aussi que l’Elysée, agacé, lui montre... la sortie...

Il est aussi permis de s’interroger sur le jury des César. Accorder douze nominations à Polanski, était-ce de la bêtise, de l’inconscience, de la provocation ou le simple respect des critères de sélection, tous artistiques ? Un peu des quatre peut-être. L’Académie des Oscars, elle, dès 2018, a fait un autre choix en excluant le réalisateur : elle avait préféré oublier le talent et prendre le risque d’une plainte de celui-ci plutôt que celui de l’opprobre des féministes. Aux César, le clash, dès lors, était prévisible, annoncé, attendu... Finalement, le jury des César s’est surtout montré naïf en croyant qu’à la fin, l’art l’emporterait...

Quant à Polanski lui-même, sagesse, il a su ne pas jeter de l’huile sur le feu en ne se montrant pas, en ne se plaignant pas. Mais n’est-il que victime de cette furie peu ordinaire ? N’y a-t-il pas, habilement, quelque peu incité ? Hormis les agressions sexuelles de 1977 - le terme est celui employé dans la transaction passée avec sa victime -, il nie tous les viols qu’il aurait commis à cette même époque et qui, après un long silence, lui sont reprochés depuis ces dernières années.
Ne peut-on pas voir dans son choix de réaliser « J’accuse », un acte pro domo, une défense ad hominem ? Comme Polanski l’est aujourd’hui, Dreyfus a été vilipendé, injurié, banni pour des faits qu’il n’avait pas commis. Le parallèle saute aux yeux... et le film, dès lors, au-delà de sa qualité artistique avérée ou pas, devient une plaidoirie réclamant l’acquittement du réalisateur... et un réquisitoire contre ceux et celles qui le poursuivent. Et ce d’autant plus que Polanski, au tout début du mouvement #metoo n’avait pas eu de mots assez durs pour le condamner. « Une hystérie collective », avait-il dit... Prémonitoire...

Reste enfin la lamentable scène du théâtre lillois. Cette fois, il n’y a pas de doute. Lambert Wilson, comme d’autres avant lui, a eu des paroles de bon sens et n’a, à aucun moment, nié la gravité des faits reprochés à Polanski... L’agression des « féministes » n’a rien à voir avec la bêtise. Elle relève purement et simplement des méthodes du terrorisme.

En conclusion, dans cette affaire, via les César, le cinéma sert de champ de bataille à un combat douteux d’ultras, dans lequel l’art n’a aucune place. Mieux vaudrait qu’il puise dans ses talents pour porter à l’écran des œuvres qui interrogent la vraie question : les crimes pédophiles. Ce vendredi soir, Arte a diffusé un magnifique téléfilm sur ce sujet. « Le Passé recomposé », de Jennifer Fox, raconte, sans fard mais avec délicatesse, sa longue prise de conscience, à 45 ans, des viols dont elle avait été victime à 13 ans, se croyant l’amie d’un couple de prédateurs. Une tout autre façon que Haenel de crier sa douleur et de tenter de la maîtriser...

Paul Duret

Rien à voir avec le sujet mais c'est une très bonne nouvelle qui n'a pas été assez soulignée:

"Le TGV 2 350 a déraillé au moment où il circulait à 270 km/h sur la LGV Est. L’accident a eu lieu à une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg. 348 passagers étaient à bord de la rame..."

Grâce à l'excellence de sa conception et de sa construction (ALSTOM), ce TGV ne s'est pas couché sur les voies et ne s'est pas disloqué. Quelques blessés mais pas de morts.

Tipaza

@ Lucile | 07 mars 2020 à 13:54
"Le problème n'est pas de ressentir du dépit ou de la jalousie, mais de les légitimer pour se donner le droit d'anéantir l'objet de l'envie."

Voilà, parfait, c'est exactement ça qu'il faut dire.
Vous avez trouvé la juste formulation.

Peut-être connaissez-vous ce poème anglais que l'on appelle Desiderata qui aurait été trouvé dans une église de Baltimore.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Desiderata

J'avais fait imprimer sur du papier, style parchemin, le poème dans la seconde traduction du lien de Wikipédia, encadré et affiché dans mon bureau. Ce qui ne manquait pas de faire son petit effet chez les visiteurs ;-)
Voici quelques lignes en liaison avec le sujet du ressentiment et de la jalousie:

"Ne vous comparez avec personne, vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux.
Il y a toujours plus grand ou plus petit que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle, c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps."

F68.10

@ Tipaza

"Ne nous y trompons pas. On les trouve partout ces petites gens, y compris dans les plus hautes sphères de la société. Et ces petites gens, des hautes sphères, transforment leur mal-être en idéologie du Bien, pour conquérir le pouvoir."

Ce que je n'ai jamais compris, c'est comment les gens se font avoir par cette "idéologie du Bien". Comment se fait-il qu'ils n'arrivent jamais à prendre aucun recul devant les enjeux moraux réels, et pourquoi cette surenchère perpétuel dans le Mieux que Mieux dans la perspective du Bien. Alors qu'il y a tant à faire pour éviter le Pire que Pire...

duvent

Je remarque avec étonnement que la réponse que je destinais à Marchenoir a été purement et simplement évacuée, ce qui n'est pas pour me déplaire...

Néanmoins, je présume que cela doit tenir à sa faiblesse, sa sensibilité, ou sa grandeur.

Dans l'une de ces hypothèses, il est donc à retenir que l'on peut écrire ce que l'on pense mais à certaines conditions, j'aurais aimé connaître ces conditions car il est toujours plus facile de les remplir quand on les connaît, ceci permet en effet, de ne pas avoir à considérer une distorsion entre la réalité et la fiction.

Il convient n'est-ce pas de s'appliquer les règles que l'on applique avec la plus grande vigueur aux autres, et il est vrai de dire que le sieur Marchenoir croit pouvoir battre la mesure, alors qu'on la bat pour lui...

C'est ainsi que les propos doivent recueillir les réponses qui leur sont destinées, sans quoi, l'intérêt est nul...

Je suis excessivement surprise de constater que le Minotaure est si faible qu'il faille le couvrir...

Quel dommage ! Il s'agira de m'opposer la « courtoisie », celle que Marchenoir utilise, pratique et apprécie, mais qui ne peut lui être semble-t-il administrée...

Tipaza

@ duvent | 07 mars 2020 à 12:07
" le seul (rêve) qui m'ait semblé véritablement digne de moi c'est celui d'être, un jour, un jour seulement, un homme beau, beau et con à la fois !"

Bof, l'astuce est éculée, même et surtout pour une femme.
Brel pour Brel... m'eussiez-vous dit :

"Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile..."

que j'eusse souri, mais là, vraiment.

Aliocha

Qu'est-ce qu'il est zon, Zonzon...
Mais suivons le seul conseil qui vaille, taisons-nous, et travaillons à transcrire la parole païenne en saint langage.
Sachant qu'est libre...

Lucile

@ Tipaza | 07 mars 2020 à 09:58

Votre texte était clair, et on ne peut qu'être d'accord.

Le problème n'est pas de ressentir du dépit ou de la jalousie, mais de les légitimer pour se donner le droit d'anéantir l'objet de l'envie.

Les gens qui le font se comparent toujours à ceux qu'ils estiment plus favorisés qu'eux, jamais à ceux qui le sont moins. Vis-à-vis de ces derniers, ils se posent en redresseurs de tort pour échapper à leur jalousie, comme Robespierre, que vous citez, et qui a fini par être détruit lui aussi par l'incendie qu'il entretenait. Ce sont des fraudeurs, comme beaucoup de redresseurs de tort qui paradent à la télé. Le showbiz en regorge. Mais on voit quand même certains sortir des rangs et parler librement malgré la pression ambiante. C'est bon signe.

Chemins de traverse

Le nombre de personnes dans le monde qui ne souhaitent pas être devant ou dépendre d'une caméra doit se monter à plusieurs milliards...
Idem pour le nombre de personnes qui ne souhaitent pas être servies ni au service de...

Avec cette cérémonie (la 45ème) et surtout ses suites, nous avons un éventail de réactions qui en disent beaucoup sur le microcosme du "milieu" du cinéma.

duvent

@ Tipaza | 07 mars 2020 à 09:58
« Je vous fais remarquer que pour éviter cette confusion, j'ai bien dit qu'il y avait des petites gens dans les hautes sphères de la société.
Je reprends exactement ma phrase:
"On les trouve partout ces petites gens, y compris dans les plus hautes sphères de la société. Et ces petites gens, des hautes sphères, transforment leur mal-être en idéologie du Bien, pour conquérir le pouvoir. " »

C'est précisément parce que vous avez pris cette précaution ridicule...

Par ailleurs, et relativement à votre confidence, je tiens John Wayne pour un idéal, comment dire : douteux...

Et puisque vous m'avez fait l'amabilité d'une confidence, je vous confie à mon tour que je n'ai jamais fait un tel rêve, le seul qui m'ait semblé véritablement digne de moi c'est celui d'être, un jour, un jour seulement, un homme beau, beau et con à la fois !

Robert

@ breizmabro | 06 mars 2020 à 20:01

Merci pour votre intervention qui offre l'avantage de remettre les pendules à l'heure, "l'église au centre du village" et de relativiser les accusations formulées en référence, non à des réalités judiciaires, mais à des appréciations uniquement morales.
L'air du grand large à Ouessant ouvre les esprits !

Pour ce qui me concerne, après avoir lu les critiques sur la qualité historique du film, le point de vue (non plus le capitaine Dreyfus en personnage central du film) proposé au spectateur et la prestation des acteurs, dont notamment Jean Dujardin, j'ai voulu voir le film. Malheureusement, il avait déjà été retiré des affiches... Mais pour les âmes bien-pensantes ce n'est pas de la censure ! A quand sa diffusion par la télévision ?

Lucterius

Je vous remercie de vos billets que je lis régulièrement avec grand plaisir et que pourtant je ne commente guère car je trouve que beaucoup de commentaires ne sont pas à leur hauteur et je ne veux pas en augmenter le nombre.

Achille

@ Michel Deluré | 07 mars 2020 à 09:05
« Pouvez-vous par exemple citer un média ayant consacré un seul de ses reportages à ces envahisseurs, si dangereux pourtant pour notre civilisation ? »

J’en serais bien incapable. Cette pandémie du crétinovirus me paraît bien plus préoccupante que le coronavirus lui-même car sans espoir de vaccin. D’autant que les porteurs de ce virus sont les médias eux-mêmes avec leurs talk-shows à deux balles dans lesquels madame Michu et monsieur Dugenou s’invectivent sans même s’écouter, avec l’air inspiré de philosophes de comptoir.

Exilé

Le virus de la bêtise a encore frappé

Ce virus de la bêtise nous a tous frappés à un moment ou à un autre, de façon plus ou moins grave, mais certains semblent ne pas avoir développé de défenses immunitaires contre lui.

Mais il y a plus inquiétant à savoir la bêtise de groupe, traduite par le panurgisme et par la soumission aux modes.
Ces réactions des harpies féministes ne sont pas tombées du ciel, elles ont poussé sur un terreau ayant favorisé l'esprit de révolte, de haine et de vengeance, sur fond de libertarisme agressif et de volonté révolutionnaire de casser les codes.

Et il faut tout de même bien s'interroger devant ce qui n'est hélas en la matière qu'une conséquence parmi d'autres du conditionnement à la bêtise obligatoire par la « France officielle » et ses satellites, à commencer par ses satellites politiques, universitaires, associatifs, médiatiques et « culturels », qui en font l'apologie et la promotion dans tous les domaines de l'existence sous l'aspect entre autres d'un politiquement conforme totalitaire ayant remplacé un savoir-vivre naturel et de bon aloi...

Tipaza

@ duvent | 06 mars 2020 à 20:39

Pas de confusion !
Lorsque je parle de petites gens, il ne s'agit pas de personnes dont la position sociale est tout en bas de la société.
Je parle de celles qui portent en elles un éternel ressentiment, la jalousie perpétuelle, la revendication continue d'un avoir dont elles ignorent d'ailleurs en quoi il consiste.
Elles veulent un bien-être qui leur échappe, qu'elles croient voir ou deviner chez les autres et qui pourrait effacer le ma-être qu'elles portent en elles.
Cela n'a rien à voir avec la pauvreté matérielle.

Je vous fais remarquer que pour éviter cette confusion, j'ai bien dit qu'il y avait des petites gens dans les hautes sphères de la société.
Je reprends exactement ma phrase:

"On les trouve partout ces petites gens, y compris dans les plus hautes sphères de la société. Et ces petites gens, des hautes sphères, transforment leur mal-être en idéologie du Bien, pour conquérir le pouvoir. "

En bas de l'échelle sociale le ressentiment et la jalousie se traduisent par le désir, naturel en somme, d'amélioration des conditions de vie, malheureusement accompagné de comparaison avec les autres.
En haut de l'échelle sociale ils se traduisent par la recherche de plus d'argent, là aussi en comparaison d'autres, les comparaisons entre salaires de PDG sont amusantes, et ils se traduisent aussi pas une recherche, sans cesse, de pouvoir absolu destructeur.

Quant à votre rappel à l'ordre concernant Camus, disons qu'il est un idéal.
Il a loué les vertus de l'équilibre, de la mesure de la Grèce antique, en particulier dans Noces et l'Été, qui ont inspiré mon pseudo.
Mais cet esprit d'équilibre était-il vraiment atteignable ?
Je rappelle que cet homme de mesure est mort d'un excès de vitesse ! Signe du destin, pour qui croit aux signes ?

Je vais vous faire une confidence.
Quand j'étais en activité, les jours de semaine je rêvais d'être John Wayne pour me débarrasser des importuns et des petites gens à grands coups de lattes, et les week-ends je rêvais d'être un Camus serein dans les ruines de Tipasa.

Moralité, on rêve toujours d'être ce qu'on n'est pas, d'où le ressentiment, la jalousie...
Da Capo !

Michel Deluré

@ Achille 06/03/20 17:55
"Il y a de plus en plus de cons cette année... Mais cette année j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là".

Et le drame, c'est que, contrairement aux migrants, nous ne les voyons même pas arriver et ne pouvons donc nous en protéger !
Pouvez-vous par exemple citer un média ayant consacré un seul de ses reportages à ces envahisseurs, si dangereux pourtant pour notre civilisation ?

sylvain

Fichtre, nos dissocieurs vont avoir du pain sur la planche, voilà t’y pas qu'après le dissocié Popolanski, un autre futur dissocié est cité à comparaître dans les merdias dissocieurs : Woody Alien !

Son éditeur refuse de dissocier son oeuvre de son crime d’abus de sa fifille adoptive, quel rétrograde, c’est scandaleux !

Que font nos grands progressistes Lambert Wilson, Fanny Ardant, tous nos grands donneurs de leçons experts en dissociations crimes/oeuvres d’art ?

Pourquoi ne créent-ils pas une association de dissocieurs en dissociations afin de réhabiliter tous les criminels qui auraient tourné un film ou peint un tableau ?

Hitler doit se retourner dans sa tombe, lui à qui on a refusé de dissocier ses crimes de ses oeuvres d’art de peintre de génie sans bouillir.

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 06 mars 2020 à 15:57
"La vindicte des petites gens est ce qu'il y a de plus terrible. Il est très difficile d'y échapper car c'est leur seul viatique dans la vie. Ôtez-leur la haine et le ressentiment qui les animent et vous leur ôtez bien plus que leur raison d'exister."

Très bien vu. Excellent texte. C'est si juste, qu'apparemment deux d'entre eux s'y sont reconnus, et se sont sentis obligés de le revendiquer.

Voilà bien un mystère. On trace un portrait de la bassesse humaine sans mentionner personne, et aussitôt, des mains se dressent dans la foule, pour dire : moi, M'sieu ! c'est moi ! Faut-il qu'ils y tiennent, à leur chiennerie...

Zonzon

On ferme les églises ; ou on les vend. En revanche on construit des stades ; ça remplace !

D'ailleurs on dit : les Dieux du stade !

À Lyon, Collomb a enfin son cirque à gradins tout neuf. Il vient d'y accueillir le Corona F. C. grande équipe turinoise.

À Mulhouse c'est dans une église que ça se passe mal ; une « mauderne » mais quand même !

Alors ni Dieu ni athlètes ?

Comment elle dit déjà la Présidente du tribunal : On va se faire... !

Chemins de traverse

"On ne quitte pas une cérémonie avant qu'elle soit terminée"...

Dans une salle de cinéma, ON peut partir avant la fin du film et parfois après les dix premières minutes.
La cérémonie des César à la télé, c'était pareil ON pouvait zapper !
ON a quitté la cérémonie avant la fin ?! Mdr.

sylvain

@ breizmabro

En effet, nous avons découvert ce qu'était le 7ème lard et des cochons du showbiz LGBT, le dépotoir des détraqués dépravés dégénérés sexuels du monde du cinéma et ces comédiens losers islamogauchistes racistes antiblancs grassement subventionnés dont Lambert Wilson fait partie ; rien que la bande-annonce de ce "De Gaulle" nous offre encore un navet de première comme notre cinéma en a le secret et le don de création.

Apologie de la pédocriminalité, islamogauchisme et racisme antiblancs, le cinoche franchouille est tombé dans la boue.

duvent

@Tipaza | 06 mars 2020 à 15:57
« La vindicte des petites gens est ce qu'il y a de plus terrible. Il est très difficile d'y échapper car c'est leur seul viatique dans la vie.
Ôtez-leur la haine et le ressentiment qui les animent et vous leur ôtez bien plus que leur raison d'exister.
Elles aspirent la vie de ceux qu'elles haïssent, elles s'en nourrissent comme le trou noir se nourrit de la matière et même de la lumière qui passe à proximité, surtout de la lumière. »

Vous avez l'air de connaître de l'intérieur cette question...
Quel est donc ce mépris, qui vous fait vous sentir au-dessus des « petites gens », et qu'y a-t-il de si « petit » qui vous fait vous sentir meilleur que ces « gens » ?

Voilà bien de l'arrogance et de la médiocrité, sans quoi vous vous montreriez, si vous n'étiez « petit », magnanime.

Quelle est donc cette pénétration de l'âme du « petit », dont vous vantiez il y a peu la grandeur, en encensant Camus, qui vous permet aujourd'hui tant de morgue ?

Tipaza, il vous faut redescendre des cimes sans égales, sur lesquelles vous vous étendez comme un sybarite, et que votre éminence inégalée, que votre hauteur splendide, regarde « les petites gens » sans préjugés, car les préjugés sont à l'esprit ce que le coronavirus est au corps, une malfaisance redoutée et pour l'instant toute-puissante...

Brevis hic est fructus homullis. Lucrèce
(Brèves sont pour les pauvres hommes les douceurs de la vie)

Lodi

@ Zonzon | 06 mars 2020 à 15:37

Je pense que c'était lourd : du plomb.
Je ne crois pas qu'on change le plomb en or... Mais ce qui s'en rapproche le plus est de rendre intéressant ce qui ne l'est pas par la critique.
Ici sur la cérémonie des César.

breizmabro

Charlotte Lewis à dit dans Libé le 17 mais 2010 "Je voulais être la maîtresse de Roman Polanski".

Comme elle ne le "branchait" pas plus que ça il l'a ignorée. Horreur ! Malheur !

En même temps comme dit machin, dans son entretien avec Libé, Charlotte Lewis raconte dans le détail comment elle a commencé DÈS L'AGE DE 14 ANS à avoir des relations sexuelles tarifées avec des hommes plus âgés. Elle y explique comment, alors qu’elle était élève à l’école catholique de Bishop Douglas de Londres, elle aurait commencé à sortir en boîte. "Je ne sais plus avec combien d’hommes j’ai couché à l’époque pour de l’argent. J’étais naïve. On me disait d’être gentille avec untel".

Charlotte Lewis relate dans le détail des voyages au Moyen-Orient où elle décrit clairement son rôle de prostituée, égrène les noms d’autres célébrités accrochées à son tableau de chasse, et fait mention de ses "cures de désintoxication". (Libération)

Vivement le festival de Cannes pour que nous découvrions la nouvelle liste des jeunes filles "naïves", violées par Polanski, alors qu'il ne leur même pas donné un rôle dans un de ses films. Quel goujat !

Michelle D-LEROY

@ Achille
"Comme l'a dit Patrick Timsit « Il y a de plus en plus de cons chaque année... Mais cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là ».
Et nous sommes seulement au mois de mars !"

En effet, très inquiétant pour les mois à venir, à moins que le virus ne vienne changer la donne.

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@ breizmabro

Je ne savais pas pour la musique d'entrée... il faut dire que je n'ai pas regardé la soirée, quelques vidéos rétrospectives seulement... Soit nos belles âmes ont compris qu'il faut séparer l'œuvre de l'auteur, soit il fallait faire la peau à Polanski pour mieux mettre Ly en valeur. On peut tout supposer.

Elusen

@ Honorable Honoraire
« Lambert Wilson a eu de la lucidité, du courage et du bon sens »

Faux ! Il a dit un ramassis d'idioties !

Il a prétendu que la célébrité, l’œuvre de Roman Polanski resteraient dans l’histoire, alors personne ne pouvait le critiquer, ni se révolter, surtout les petites gens, en gros c’est cela son propos.

Il a hiérarchisé : « vous êtes des inférieurs, alors taisez-vous ! »

Il suffit dans ce discours de remplacer Roman Polanski par n’importe quelle pourriture de l’histoire : Adolf Schicklgruber alias Hitler.

Écoutez par vous-même !


herman kerhost

Je dois dire que j'ai été surpris par les propos de Lambert Wilson. J'aurais parié que ce comédien faisait partie de la meute anti-tout, mais non, je me suis trompé. Enfin un homme, blanc, de plus de cinquante ans, jette un pavé dans la figure de ces demoiselles en mal de reconnaissance. Cela fait du bien. Très rafraîchissant.

A noter que je dis cela alors que je n'ai toujours pas tranché moi-même sur la question de la légitimité de Polanski à être la superstar de ces César. Et que je trouve ce personnage particulièrement abject.

Je veux bien faire la distinction entre le réalisateur (moyen selon moi) et le violeur en série, mais je ne suis pas convaincu qu'il soit possible de louer son art sans s'engager, au moins inconsciemment, dans une légitimation de ses "écarts" de conduite. Cela demande un travail intellectuel qu'il me paraît assez culotté à exiger qu'il soit effectué par celles qui auraient été victimes d'abus sexuel.

Ceci étant, Wilson a raison. Dans le cas d'un désaccord profond avec cette consécration, il fallait boycotter cette cérémonie et rester chez soi. Et ainsi apporter une contradiction qui aurait eu plus d'éclat.

Michelle D-LEROY

"Comme s'il y avait quoi que ce soit dans les propos de Lambert Wilson qui légitime le viol et soutienne Roman Polanski au regard de cette incrimination ! Il s'était contenté de rappeler quelques règles élémentaires de politesse et de cohérence."

Il n'y a pas grand-chose à ajouter tant cet emballement féministe devient écoeurant et idiot.

D'autres voix que celle de Lambert Wilson se sont élevées pour distinguer l'auteur de l'œuvre et c'est rassurant. LW a une grande classe naturelle et un grand talent, laissons donc la vulgarité courir. Ras le bol des donneurs de leçons au ras des pâquerettes.

Patrice Charoulet

EDITORIALISTE ?

Sur LCI, ce vendredi 6 mars 2020, a lieu un débat sur le coronavirus (encore un !). J'entends soudain
Gérard Miller déclarer fièrement : « Je suis éditorialiste sur cette chaîne... »
Merci, Monsieur Miller ! Vous me fournissez l'occasion de dire ceci : je suis exaspéré de lire sur diverses chaînes le mot « éditorialiste » à côté du nom d'un intervenant. Je l'avais déjà noté pour Miller, et pour une dizaine d'autres. Un éditorialiste est un journaliste éminent capable de rédiger des éditoriaux. Où sont les éditoriaux de Monsieur Miller ? Blablater sur tous sujets n'est pas éditorialiser. Au vrai, une chaîne de télé qui accorde ce titre à un type, un journaliste par exemple, est une façon de nous dire : c'est le top du top du journalisme, c'est une pointure, c'est une vedette.
Eh bien moi, je ne marche pas et je ne suis pas impressionné.

Shadok

@ Tipaza | 06 mars 2020 à 15:57

Je regrette que vous aussi ?

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas absorber votre lumière.

Mary Preud'homme

Lambert Wilson bel homme et acteur de talent...

J'ajoute, moi qui fus victime de plusieurs viols (dont le premier à 5 ans par un garçon de 14 ans) ne pas en vouloir à la terre entière à cause d'une minorité de salopards.
Et quand le salopard s'est repenti et a admis sa faute, ii convient de ne pas en rajouter. Car beaucoup de victimes, elles, n'ont pas eu cette chance que leur violeur se trouve démasqué, puni et admette sa faute... Toutes choses qui permettent à la victime de commencer à se reconstruire et à pardonner.

Shadok

Je ne vois pas où est la bêtise de refuser tout ce qui émane d'un criminel, d'un pédophile qui a peur de la justice des USA.

Certes il s'agit maintenant de rentabiliser un film, je souhaite qu'ils perdent cet argent sale. Qu'est-ce qu'un film dans un océan de film, cette histoire est grotesque.

Tout cela n'est que de la pub malsaine !

Achille

Lambert Wilson est un excellent comédien. Je partage intégralement ce qu’il a dit ainsi que Philippe Bilger.
Je suis impatient d’aller voir le film dans lequel il incarne le Général.
Déjà Télérama dézingue le film : trop didactique, trop ennuyeux pour ce magazine qui se distingue plus par sa suffisance que pour ses avis éclairés.

Comme l'a dit Patrick Timsit « Il y a de plus en plus de cons chaque année... Mais cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là ».

Et nous sommes seulement au mois de mars !

breizmabro

@ sylvain 06 mars à 11:47

Je ne voudrais pas dire, sylvain, mais programmer la musique d'entrée de la cérémonie des César avec la musique de Gary Glitter pédocriminel condamné au Vietnam pour viol sur deux jeunes filles de 10 et 11 ans puis arrêté par Scotland Yard en 2012 et condamné à 16 ans de prison pour viol et abus sexuel, était-ce la meilleure intro pour ce qui deviendra la plus grosse daube des César depuis sa création ?

Curieusement PERSONNE n'en a pris ombrage. Comme quoi la musique adoucit les moeurs ;)

Michel Deluré

La lutte contre la bêtise serait-elle une lutte sans espoir ?
C'est à le croire en constatant que, depuis que l'humanité existe, ceux qui s'emploient inlassablement à l'éradiquer obtiennent moins de succès que ceux qui s'attachent obstinément à créer les conditions les plus propices à sa propagation.

Tipaza

La vindicte des petites gens est ce qu'il y a de plus terrible. Il est très difficile d'y échapper car c'est leur seul viatique dans la vie.

Ôtez-leur la haine et le ressentiment qui les animent et vous leur ôtez bien plus que leur raison d'exister.
Elles aspirent la vie de ceux qu'elles haïssent, elles s'en nourrissent comme le trou noir se nourrit de la matière et même de la lumière qui passe à proximité, surtout de la lumière.

Ces petites gens sont des trous noirs de la société.
La lumière des Brillants est l'indispensable et insupportable aliment qui les fait vivre et les empoisonne en même temps.

Ne nous y trompons pas. On les trouve partout ces petites gens, y compris dans les plus hautes sphères de la société. Et ces petites gens, des hautes sphères, transforment leur mal-être en idéologie du Bien, pour conquérir le pouvoir.

Toute l'histoire de la tyrannie des bien-pensants, depuis Robespierre jusqu'aux Khmers rouges, en passant par Staline et autres philosophes présentement déconstructeurs, est d'abord une histoire de vindicte.

Et par une antiphrase orwellienne, cette action de trou noir philosophique absorbant la lumière des Brillants est dite fondée sur la philosophie des Lumières !

Marcel

Ce qui est très amusant, dans le présent, c'est que les militants sont dans la reductio ad absurdum permanente, à leur insu.

C'est similaire dans l'outrance à ces suffragettes prétendantes contemporaines qui décident de renommer les amphithéâtres d'une université.
Au-delà de la violence intrinsèque du procédé (non loin de l'autodafé dans l'idée), elles ont trouvé judicieux, en choix symbolique de femmes qui mériteraient de voir leur nom figurer sur un lieu d'enseignement universitaire, des personnes dont la qualité est, pour l'une, d'être soeur d'une fratrie de criminels endurcis violents dont l'un est mort lors de son arrestation par des gendarmes, pour une autre, d'être chroniqueuse télévisuelle obnubilée par le concept de race (n'est-ce pas le fondement du racisme ?), etc.
C'est quand même génial, tellement grotesque que la farce devient évidente.

C'est à l'image du récent fait divers d'un braqueur armé d'un fusil à pompe abattu par la police récemment à Marseille, provoquant la colère "populaire" nous dit-on. A Clichy-sous-Bois, on se demandait pourquoi la police court après des gamins - montrant bien ce qu'on comprend des formes de criminalité locale. Peu après, à Villiers-le-Bel, on était outré qu'un véhicule de police puisse rouler à 50 ou 70 et être percuté par des gamins, sans casque, sur une moto sans phares interdite à la circulation, lui refusant la priorité. C'était 2005/2007 et l'absurde du présent était déjà écrit.

Zonzon

Jusqu'à quand vais-je découvrir ce qui s'est réellement passé ce fameux samedi soir ?

Ça fait 6 jours maintenant que ça dure !

Je commence sérieusement à regretter mon refus de regarder cette herde en direct !

Robert Marchenoir

L'incrimination de bêtise me paraît insuffisante. Et puis c'est un monopole de la gauche, qu'il est préférable de lui laisser : est bête (ou inculte) quiconque n'est pas de gauche.

La bêtise, ou son opposé, est largement involontaire. C'est de naissance. Mais personne n'est obligé de s'acharner sur Lambert Wilson, même sans avoir la lumière à tous les étages. Intervient alors la notion de bon sens.

Le bon sens (ou sagesse, ou lucidité...) est ouvert à tous. Ça se travaille. L'inverse peut prendre des formes vicieuses, comme ici. Vouloir éradiquer Roman Polanski de l'espace public, sous prétexte qu'il a commis un acte répréhensible il y a perpète, et que certaines femmes l'accusent d'en avoir commis d'autres par la suite (sans que ces accusations aient été avérées en justice), c'est un acte de guerre sociale parfaitement conscient et organisé.

C'est un épisode de la subversion politiquement correcte, et celle-ci est trop grave et trop délibérée pour être balayée sous le qualificatif de bêtise.

A la rigueur, on pourrait parler de c...ie, mais nous sommes entre gens bien élevés. Non, nous sommes ici en présence d'une tentative concertée de détruire notre civilisation. Lambert Wilson est trop blanc, trop talentueux, trop vieux, trop beau gosse, trop masculin, pas assez homosexuel, et il a le culot de ne pas s'incliner devant le terrorisme intellectuel du gauchisme nouvelle génération.

C'est une lutte à mort pour le pouvoir. Nos adversaires ne sont pas si bêtes que ça. Ils sont même sacrément malins.

caroff

Je m'absente pendant 48h et que vois-je: des folles furieuses s'en sont encore donné à coeur joie pour taper sur Lambert Wilson ?

Pourquoi ne pas imaginer que ces manifestations d'une lourde imbécillité ne soient pas jouées ?
Car enfin, puisque les participants aux débats (?) télévisés sont payés au prorata du "buzz" que leurs propos auront suscité, il n'est pas exclu que Mme Sailliet simule l'idiotie en proférant ces âneries...

C'était ma minute féministe !

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