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30 mars 2020

Commentaires

Lucile

@ Robert Marchenoir

"L'amiral" existe. Je le connais très bien. Sa femme et lui sont nos amis depuis environ quarante ans. Il sait piloter un avion de chasse. Il a un bon bagage scientifique. Il y a des médecins dans sa famille, et des ingénieurs sortis des meilleures écoles. Et même des cas de covid-19. Cela pour expliquer qu'on se tromperait lourdement en le traitant de demeuré prêt à gober n'importe quoi. Je lui ai demandé la permission avant de reproduire ce texte. Libre à vous de croire et de laisser penser que je lance des fake news. J'aimerais savoir quelle partie du texte précisément vous considérez comme une ou des fake news.

Ce texte très vivant est d'une écriture d'une autre génération ; il fait bien comprendre à quoi la nivaquine a servi jusqu'ici et pourquoi elle est considérée comme un grand médicament. L'auteur a une approche de la maladie dictée par les conditions dans lesquelles il a exercé la médecine, c'est ce qui m'a intéressée.

Par ailleurs il témoigne de son admiration pour le professeur Raoult, il en a le droit.

Enfin il ne dit pas autre chose que vous quand il dit pour conclure qu'on attend la suite pour savoir si ce traitement est vraiment intéressant pour les malades du coronavirus ; il ne se cache pas d'espérer que la nivaquine bien utilisée permettra de traiter le virus, dans l'attente d'un traitement optimum et surtout d'un vaccin. Attitude qui me paraît normale de la part d'un médecin.

Il faut des médecins pour tenter de sauver des patients avec les moyens du bord dans des cas désespérés, et des chercheurs pour valider ensuite les traitements sélectionnés par la méthode empirique, faute de mieux à cause de l'urgence.

L'antagonisme entre les deux camps est devenu un obstacle à la réflexion ; il fait prévaloir la passion sur la raison, autant chez les détracteurs de la méthode marseillaise, que chez ceux que vous appelez les groupies. Personnellement, pour l'instant je crois comprendre que ce traitement a globalement un intérêt, mais d'après ce que je sais il ne sauve pas tous les malades, loin de là. Et ça ne me dérange pas qu'il y ait des avis divergents, au contraire ça me paraît normal ; chaque nouvelle avancée dans un sens ou dans l'autre améliore notre compréhension ; nous en avons besoin car nous sommes directement concernés. Je remarque aussi qu'il y a des arguments de bonne foi et de mauvaise foi des deux côtés. Par exemple, quand on cite le cas des deux insensés qui ont consommé le produit de nettoyage de leur aquarium et qui en sont morts pour discréditer le traitement, ce n'est pas sérieux.

Vous exprimez tant de déception, d'indignation ou de raillerie quand on n'est pas d'accord avec vous que j'hésite à vous contredire. Mais puisque j'y suis, sur un autre fil, vous écrivez à propos des Sud-Coréens, "à eux, on leur dit d'aller travailler", bien d'accord. Mais "en même temps", il convient d'ajouter qu'on leur fait porter des masques, on les teste, et on isole les malades, chez eux. Les conditions ne sait pas vraiment les mêmes. Et pourtant chez nous, il y en a pas mal qui travaillent.

Xavier NEBOUT

@ Robert Marchenoir

La méthodologie exigée par la nomenklatura scientifique est de faire semblant de soigner des malades pour comparer avec ceux avec lesquels on ne fait pas semblant.

Autrement dit: soyez content de mourir, c'est pour la science. Que reprocher au Dr Mengele ?

En attendant, Didier Raoult ne fait pas de la science, mais de l'empirisme.

sbriglia@Robert Marchenoir

@ Robert Marchenoir | 04 avril 2020 à 00:09

Je maintiens que vos trois adjectifs: "inefficace, dangereux, interdit" sont inadaptés en l'espèce.

- Inefficace (inopérant) aurait dû être remplacé par: "n'a pas fait encore la preuve de son efficacité sur le Covid-19".

- Dangereux (nuisible) aurait dû être remplacé par: "dangereux en cas de dépassement de la posologie".

- Interdit (défendu) aurait dû être remplacé par: "utilisable sous prescription médicale et surveillance hospitalière".

Je pense que les mots ont leur importance: vous nous le serinez suffisamment ici pour que vous vous astreigniez, vous aussi, au choix du bon vocabulaire.

Et c'est un de vos plus fidèles lecteurs qui vous le dit !

(Pour votre info: je ne suis pas adepte du gourou marseillais et je n'y connais rien en ce domaine ; j'ai refusé, sans hésitation, de signer une grotesque pétition pour l'usage de l'H… Je m'exprime ici, en simple qualité de juriste soucieux du bon vocabulaire.)

Aliocha

Vous aviez dit que vous arrêtiez, F68.10, restez donc ferme en votre foi, surtout quand je suis d'accord avec vous, sinon je serai encore obligé de démontrer que vous avez tout faux sur la définition du vrai.
Je prends des risques considérables, l'association du pilpoul au pipologue, de F68.10 avec Marchenoir, alliés contre la buse-âne-pervers-faux chrétien, alors qu'en l’occurrence elle leur donne raison, va faire des étincelles ! Mais qu'à cela ne tienne, ce sera l'occasion de démontrer que cette pandémie n'est que l'analogie poétique et apocalyptique de la crise mimétique.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 03 avril 2020 à 16:46
"Un amiral me fait parvenir ce texte qui circule dans son milieu professionnel."

Non mais je rêve... pas vous... Vous avez bien conscience que c'est exactement de cette manière que commencent des milliers de "fake news" qui se transmettent par Internet ?

Votre texte est une fabrication intégrale, c'est une évidence. Surtout transmis par un "amiral" !

Et dans l'hypothèse où cet "amiral" existerait vraiment, où vous le connaîtriez véritablement, personnellement (je me pince encore pour y croire), vous lui direz de ma part qu'il devrait avoir honte de se prêter à une manipulation pareille en temps de pandémie.

Curieusement, nous n'avons ni le nom de l'amiral, ni celui de "l'ancien médecin des troupes de marine" dont il est censé nous transmettre le texte, et qui "connaît un peu depuis longtemps" Didier Raoult. Pourquoi ? Ils ont honte ?

Et le soi-disant médecin ne peut pas se servir lui-même d'Internet ? Il a besoin d'un amiral pour faire ses commissions ? Il n'a pas un blog, une page Facebook, où il pourrait partager sa prodigieuse sagesse avec le monde entier ?

Quant à l'interminable bafouille, qui bien sûr conclut en faveur de la chloroquine, elle n'a évidemment pas été écrite par un médecin : "Les poumons vont se défendre corps et âme contre cet hôte indésirable..." Les poumons ont une âme ? "[La chloroquine,] cette ancienne potion magique." Crédible ! Quand je parlais d'Obélix...
______

@ Tipaza | 03 avril 2020 à 16:48
"Entre le physique de Raoult et celui de Jérôme Salomon..."

Je crois que vous essayez vraiment de donner des verges pour vous faire battre. Vous voudriez confirmer ce que je dénonce ici, que vous ne feriez pas mieux. La tronche de Raoult vous revient plus que celle de Salomon, donc la science du premier vaut mieux que celle du second.

"Avez-vous remarqué la façon dont Édouard Philippe lui a passé la brosse à reluire lors d'une conférence commune..."

Non, je n'ai pas la télévision.

Quant au texte de votre Jean-Dominique Michel : épouvantable bouillie mentale, validité zéro. Il commence par dénoncer tel ou tel scandale sanitaire présumé, n'ayant rien à voir avec le Covid-19, et par assimilation, ce serait censé discréditer la "science officielle", celle contre laquelle Raoult serait en guerre. Un peu de "Monsanto papers", un peu "d'industrie du tabac", et hop ! on comprend tout de suite que ceux qui ne baisent pas les pieds à Raoult sont d'infâmes crapules.

Puis il appelle à la rescousse "l'ontologie, la gnoséologie et l'épistémologie". Et enfin, il oppose la médecine à la science... comme Raoult, au passage.

Il enfile une série de citations, sorties de leur contexte, de rédacteurs en chef de revues médicales, qui sont censées condamner les études scientifiques et les essais cliniques dans leur ensemble.

Donc, si je comprends bien... les études scientifiques et les essais cliniques de Didier Raoult ne valent rien, eux non plus ?

Ah mais non, Raoult, c'est un gentil, par définition et par hypothèse. La preuve : il faut "sortir de l'ornière scientiste" pour "passer à une médecine basée sur les valeurs".

Et Raoult, il a les bonnes valeurs, lui. Il n'a donc pas besoin de faire ses preuves de façon scientifique.

Escroquerie intellectuelle, sectarisme, complotisme et obscurantisme.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"Si. C'est exactement la même chose. Il y a une grandeur qui s'appelle le temps. Ce qui est faux aujourd'hui peut devenir vrai demain. C'est exactement ce que j'ai dit : en cette matière, tant qu'on n'a pas prouvé que c'est vrai, c'est faux."

Exact. Merci de rappeler des évidences. Ensuite, je peux m'emballer dans un pinaillage d'épistémologue sur le vrai et le faux, mais je réserve ce genre de pilpoul pour Aliocha et Girard...

Mais, pour faire simple, je suis toujours surpris quand j'entends des gens pester contre la méthode scientifique et les expérimentations pour, dans la foulée, affirmer qu'il faut généraliser un traitement X ou Y à l'intégralité de la population...

En gros, plutôt que de faire des expériences sur des populations restreintes avec des groupes contrôle, certains réclament, au nom d'idéologies telles que "le droit à la vie" (et dans certains cas même "le devoir de souffrance inutile" - bon, pas exactement en ces termes, mais c'est l'idée) qu'on généralise l'expérience à une population entière.
Sans groupes contrôle. Pour être bien certain que l'expérience qui consiste à transformer tout un chacun en cobaye soit bien naturellement inexploitable...

Même les nazis faisaient l'effort de rendre leurs expériences médicales exploitables... ce qui en dit très long sur la stupidité humaine, quand on s'expose aussi facilement à l'accusation d'être pire qu'un nazi sur le plan médical...

Si de tels phares de la pensée veulent des cours pour que je leur apprenne à se tirer des balles dans le pied ou d'autres organes bien plus sensibles à la douleur, mes tarifs d'expert en la matière sont très modestes...

Robert Marchenoir

@ sbriglia | 03 avril 2020 à 11:51
"Ça fait beaucoup d’approximations, cher Marchenoir !"

Non, il n'y a aucune approximation de ma part. Je m'adresse à des gens intelligents et de bonne foi, je présume donc qu'ils me comprendront à demi-mot. Je suis déjà kilométrique ; je n'ai pas l'intention de transformer mes commentaires en traités de droit, pour satisfaire je ne sais quelle passion du pinaillage.

Mais comme vous pinaillez, je vais être obliger d'expliciter.

"Inefficace : vous rappelez, à raison, que 'selon l’Académie l’efficacité n’est pas établie à ce jour' . Ce n’est pas la même chose : l’efficacité n’est pas établie à ce jour selon les critères scientifiques communément admis…"

Si. C'est exactement la même chose. Il y a une grandeur qui s'appelle le temps. Ce qui est faux aujourd'hui peut devenir vrai demain. C'est exactement ce que j'ai dit : en cette matière, tant qu'on n'a pas prouvé que c'est vrai, c'est faux.

Et évidemment que cette vérité doit s'établir selon les critères scientifiques communément admis. C'est le fond du débat. Raoult estime qu'il est un génie et que tous les autres sont des imbéciles, en sorte qu'il lui suffit de "sentir" le truc.

Ma position (en accord avec la quasi-totalité de la communauté scientifique mondiale) est que les règles communément admises des essais cliniques doivent être respectées. Quitte à être simplifiées, si c'est possible et nécessaire. Avec l'accord des autorités sanitaires.

Mais en aucun cas, un scientifique ne peut sortir du bois en disant : j'ai raison parce que je le dis, en violant toutes les règles de sa discipline, et en déversant son mépris sur ses confrères qui le lui font remarquer.

"Ne sentez-vous pas la différence entre le domaine du possible et le domaine de l’impuissance ?"

Je ne comprends rien à cette question. Qui a parlé d'impuissance ? Certainement pas moi.

"Dangereux : pourquoi le teste-t-on alors dans le cadre du programme Discovery ?"

Précisément parce qu'il est dangereux. Un médicament nouveau, non autorisé pour telle indication, est par définition présumé dangereux. 100 % des molécules mises en essai clinique sont dangereuses. Le but de l'opération, c'est de déterminer a) si elles sont efficaces, b) si elles sont (suffisamment) inoffensives.

C'est bien pour ça qu'il y a des essais cliniques, et qu'ils obéissent à des protocoles stricts. Ceux dont Raoult prétend s'affranchir.

"Nonobstant la petite peau de banane qui consiste à fustiger la fourniture du produit H en cas de détresse respiratoire alors que ce n’est pas l’hypothèse de départ de celui que vous qualifiez de druide marseillais, peau de banane avancée comme un cheveu sur la soupe par l’Académie."

Didier Raoult, contrairement à ce qu'il croit (et que vous semblez gober), n'est pas le centre du monde. En haut du communiqué, il n'y a pas marqué "Avis de l'Académie de médecine sur les sottises à Raoult". Il y a marqué : "Communiqué des Académies nationales de Médecine et de Pharmacie sur les traitements à base d’hydroxychloroquine dans le cadre de la pandémie de COVID-19".

Le gouvernement a autorisé le chloro-truc dans certaines conditions extrêmes. Suites aux pressions de Raoult. Il appartient donc à l'Académie de dire, aussi, ce qu'elle pense de ce traitement qui est désormais autorisé. Le droit et la science sont deux choses différentes.

Je ne vois pas en quoi il s'agirait d'une peau de banane envers Raoult. L'emploi même de cette expression signe votre approche sectaire du sujet. Il faudrait être "pour" ou "contre", ce serait un match de foot et il faudrait choisir son camp.

Ne pouvez-vous donc concevoir que des personnes recherchent simplement la vérité ? A plus forte raison, lorsque ce sont des scientifiques et que la vie de millions d'hommes est en jeu ?

"Interdit : non, puisqu’il fait l’objet d’un protocole Discovery et que les paludéens et porteurs de lupus peuvent toujours en disposer…"

Quand je dis interdit, il est manifeste, au vu du contexte, que cela signifie : l'usage que voudrait en faire Raoult est interdit, l'usage que des médecins de ville en font à son incitation est interdit, et peut-être même (je n'en sais rien, je ne vais pas me fatiguer à vérifier) : l'usage qu'en fait Raoult dans son bunker fonctionnarisé, à l'abri de sa position de mandarin, est interdit.

Tipaza

@ Robert Marchenoir

Ignare en sciences biologiques et en médecine, je m'interroge.
Et voici que je tombe sur cet article signé par Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale, expert en santé publique, Genève, qui commence ainsi:

"Le principal reproche fait à l’IHU Méditerrannée-Infection, qui a mis au point le traitement combiné hydroxychloroquine + azithromycine, est de ne pas respecter les méthodologies de recherche de ce que l’on appelle Evidence-Based Medicine (EBM). Voyons cela…

Comme toute méthode (terme dérivé d’un mot grec signifiant « chemin »), l’EBM a ses qualités, ses limites et ses domaines d’indication. Si elle est devenue l’idéologie dominante en matière de recherche médicale, elle souffre cependant d’un certain nombre de tares.

D’abord - et c’est quelque peu amusant - il convient de rappeler qu’elle provient avant tout de l’univers des maladies non-transmissibles. Le Pr Raoult l’a rappelé, la méthodologie en infectiologie clinique est simple comme le jour : si vous avez une substance qui s’avère, in vitro et in vivo, faire disparaître l’agent pathogène, vous êtes banco !

L’EBM a été développé pour les pathologies complexes, chroniques, non-infectieuses, pour lesquelles les choses sont beaucoup plus compliquées. Vous ne pouvez pas donner un antibiotique contre un diabète ou une maladie neurodégénérative en vous félicitant que ça cure la cause de la maladie ! Les méthodologies de recherche de l’EBM visent donc à objectiver certains traitements ou interventions thérapeutiques à large échelle, dans des situations donc où l’évidence simple est inaccessible."

La suite vous pourrez la lire ici:

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/04/03/hydroxychloroquine-le-bal-des-ignares-305545.html#more

J'ai trouvé cet article remarquable de clarté.
Il apporte un éclairage particulier sur la querelle Didier Raoult versus les institutionnels.
Entre le physique de Raoult et celui de Jérôme Salomon, l'homme qui aurait dû prévoir la guerre des virus de par ses fonctions, le contraste serait amusant s'il n'était mortifère.
Parce que à ce jour cet institutionnel,"bon" docteur, oups pardon professeur*, joue surtout les aboyeurs de mauvaises nouvelles, morts, vivants mal en point, etc.

(*) Avez-vous remarqué la façon dont Édouard Philippe lui a passé la brosse à reluire lors d'une conférence commune, en le traitant de professeur 36 fois, bien que je n'ai pas compté précisément.
Je reconnais que c'est flatteur, en Allemagne ils font plus fort ils énoncent tous les titres, du plus élevé au moins élevé.
Par exemple Herr Professor Doktor, il nous a évité ce ridicule.

Lucile

Un amiral me fait parvenir ce texte qui circule dans son milieu professionnel. Je le verse au dossier, non sans signaler au passage que cet amiral n'est pas du tout anti-macronien, ou du moins ne l'était pas la dernière fois que je l'ai vu. Il espérait même beaucoup d'E. Macron à l'époque des élections présidentielles.

Voici le texte :

Pour vous faire une idée sur un traitement qui vient d'être autorisé ou testé... sur 800 malades en France, après un temps de flottement, c'est un euphémisme. Voici l'avis d'un ancien médecin des Troupes de Marine, qui a passé une bonne partie de sa vie en Afrique et en Amérique du Sud, au contact de la chloroquine, là où les occasions de sauver des vies sont quotidiennes...

Chloroquine, je t'aime moi non plus…

"J’ai une longue histoire d’amour et de haine avec la Chloroquine. Elle débute dans les années 1981, sur les bancs de l’Institut de Médecine Tropicale du Service des Armées, le Pharo à Marseille. Cet institut est pour moi le parangon des écoles de formation à l’exercice de la médecine tropicale. Pendant un an, c’est le dur apprentissage de toutes les maladies exotiques, les soins de santé primaire, l’épidémiologie, la chirurgie d’urgence, la chirurgie de la lèpre, avec à l’issue un concours très sélectif.
Le paludisme est l'un des sujets les plus étudiés, il est vrai, que la maladie est bien connue dans cette école de santé militaire, le découvreur du parasite et prix Nobel étant l'illustre médecin militaire Alphonse Laveran.
Très indiscipliné, un peu blagueur, j’étais dans le collimateur d’un des professeurs de médecine tropicale et bien sûr le jour du grand oral, il m’interroge sur un sujet tortueux et improbable. Je m’en souviens encore, car ma note injuste et vengeresse de 5 sur 20 m’avait profondément humiliée. "Action protéolytique de la Chloroquine au niveau intra-érythrocytaire sur plasmodium falciparum" – excusez du peu. Ma carrière de médecin tropicaliste commençait à peine et la chloroquine m'avait déjà fait mal.

C'est lors d'une mission en tant que médecin du fleuve Maroni en Guyane que je rencontre pour la première fois Dame Chloroquine. Notre rencontre fut catastrophique, non pas sur le plan physique, car finalement d'un aspect classique, un peu pâle peut-être et à la rondeur maigrichonne, mais alors son goût, quelle merde !
C'est une expérience inoubliable d'avoir en bouche, Dame Chloroquine, tant son goût est immonde, certainement le plus horrible que j’ai eu la malchance de rencontrer, son amertume caustique et sa saveur acerbe mériteraient (...) la prison pour attentat à la saveur. J'ai mis plusieurs années à comprendre pourquoi, cette saveur immonde, âcre et nauséeuse faisait fuir le commun des mortels : empêcher son absorption en plus grande quantité, car Dame Chloroquine tue et assassine quand elle est avalée en excès.

C'est aussi une expérience inoubliable d'avoir à soigner, traiter et soulager fièvre et sueur, frissonnement et frémissement, tremblement et tressaillement avec quelques comprimés de Dame Chloroquine que l'on nommera maintenant de son vrai nom Nivaquine, un nom plus féminin et donc plus doux. Médicament miracle, il l'a été alors, et à Apatou, à Gran Santi, à Maripasoula, à Saul, les tribus d'indiens Wayanas ou Emerillons, les "Noirs Marrons" du Surinam n'avaient d'yeux, non pas pour le Doliprane, non pas pour le Lexomil, mais simplement, que pour le cachet magique du "sorcier blanc" que j'étais alors.

Une transpiration frissonnante et frémissante et, vite, un traitement de 5 comprimés 5 cinq jours de Nivaquine et fini les maux insupportables dans les suites immédiates. Quelques mois de pirogues sur les eaux tumultueuses du fleuve tempétueux à distribuer ces presque bonbons blancs ont marqué mon début d'un amour sans fin pour ce que qu'ils avaient : un pouvoir miraculeux sur les hommes tremblant en chaude inconfort pour certain ou malédiction tremblante du Dieu Nature pour les autres.

L'histoire continue sur un autre continent. La belle et imprévisible Afrique, où pendant plusieurs années le "sorcier blanc" va sévir en Côte d'Ivoire et constater toujours le pouvoir magique de Mme Nivaquine. Hélas, une diminution de ses capacités à détruire le méchant parasite, transmis par un méchant moustique femelle buvant le sang des hommes afin de nourrir ses œufs, apparaît. Dame nature qui n'a jamais aimé la contradiction et jalousant certainement un succès qu'elle jugeait imméritée va tout faire pour casser le pouvoir prodigieux et prestigieux de Mme Nivaquine. C'est ainsi que nous assistons au mariage de Dame Chloroquine et de Sieur Proguanil, s'appelant maintenant et communément Savarine. A deux, il est plus facile de lutter contre ce méchant parasite qui tue toujours et anéanti encore.

Néanmoins, Mme Nivaquine exerce toujours une immense emprise sur les peuples ivoiriens, Baoulé ou Bété, Sénoufo ou Malinké, Dan ou Dida, et beaucoup d'autres peuples. Elle sert d'ailleurs souvent d'échange coutumier ou de monnaie, tant au marché de Bouaké ou de Korhogo que sur les contrôles policier ou douanier "Bakchich ou plutôt don charitable pour ne pas dire corruption".

Mais Dame Chloroquine, je t'aime moi non plus, car tu tues aussi, tu butes, tu fusilles, car poison tu es et poison tu resteras. Combien sommes-nous médecins tropicaux ou sous les tropiques à avoir constaté intoxications mortelles volontaires ou accidentelles à la tant aimée Nivaquine. J'ai toujours en mémoire cette enseignante, jolie dame à la quarantaine enjouée, sereine et épanouie, qui par un geste d'appel à une souffrance de cœur, a avalé une dizaine de comprimés, comme elle aurait pris une dizaine de Lexomil. Sa fin fatale sous mes yeux attristés en regard des siens implorant son sauvetage, puis mes mains massant son cœur arrêté par la faute de Dame Chloroquine m'ont terriblement touché. Dame Chloroquine je t'ai haï alors.

Les années passent et les missions en Afrique perdurent et du Tchad au Gabon, du Congo au Mali de la Centrafrique au Sénégal, du Burkina au Cameroun, le pouvoir de Dame Chloroquine est toujours intact pour leurs peuples pauvres et disetteux et combien de fois le "sorcier blanc" d'une main généreuse et un peu voleuse de l'Etat français distribuait de sa propre dotation le cachet miracle, comme les publicitaires du Tour de France distribuent les gadgets pour les enfants et les grands enfants.

Médecine généreuse sans aucune efficacité sur les formes graves de paludisme tant la résistance à la Chloroquine en Afrique est grande, je l'ai pratiqué année après année et je continue à penser que la Chloroquine par son prix dérisoire a aidé des millions d'êtres humains à se protéger d'une maladie aussi meurtrière et assassine que notre COVID -19 (220 millions de malades et 400 000 morts par an), mais cela est une autre histoire.

Maintenant en ces jours difficiles, un nouveau combat débute contre une force terriblement folle, insidieuse et cauteleuse. Contrairement au paludisme qui est une maladie transmise par un ennemi visible, le moustique se prénommant Anophèle, injectant un parasite le plasmodium, l'infection à COVID-19 est particulièrement perfide et insidieuse. Son virus est transporté et diffusé par quelques milliers de minuscules gouttelettes de salive que l'on nomme Flügge, nom aussi barbare que le virus qu'elles transportent. Celles-ci se déposent partout et dès qu'elles pénètrent à travers les voies aériennes nez, bouche et œil (par le canal au doux nom de lacrymonasal), les poumons vont se défendre corps et âme contre cet hôte indésirable, car terriblement agressif sur ses alvéoles.

Et alors, et alors ? Hé, Hé la chloroquine est arrivée !
Non elle est plutôt revenue.
Que de débats, de positions, de bla-bla sur Dame Chloroquine.

Et voilà que revient un nom, le Professeur Didier Raoult. Je le connais un peu depuis longtemps (1981) et de loin car croisé lors de nos études en médecine tropicale à Marseille. Puis quelques cas de rickettsioses dans les suites de ma carrière m'ont mis en rapport avec lui. Par la suite, j'ai toujours suivi intellectuellement sa carrière, formidable au demeurant, son curriculum par ses publications est probablement le plus imposant en quantité de la vie médicale. Je l'ai suivi ces dernières années par ses articles sur le journal Le Point et ses prises de position à l'encontre de beaucoup d'idées reçues comme l'utilisation à contre-courant des antibiotiques à titre systématique, son doute affirmé devant le réchauffement climatique et ses conséquences, voilà ses deux plus connus contrepieds à la "Neymar". J'ai été aussi très heureux que ma fille fasse son internat dans son service à la Timone et ait comme meilleures amies ses proches collaboratrices.
Un seul mot sur lui, "Grand sorcier blanc": "atypique" point à la ligne.

Et alors, et alors : que faut-il en penser de Dame Chloroquine?

Il ne faudra pas s'étonner que des dizaines d'années de médecine de guerre et de médecine tropicale m'ont convaincu que le maître mot dans ce type d'hécatombe mortelle et funeste est le pragmatisme. OUI à l'utilisation de la chloroquine sous COUVERTURE SPECIALISEE.

OUI, Il faut donner la CHLOROQUINE au bon moment, jamais tout de suite. Car sa fonction anti-inflammatoire est préjudiciable en début d'infection (action sur les cytokinine et l'interféron). Laissons donc nos propres défenses immunitaires gagner le combat. Mais à partir du moment où elles sont dépassées, là où l'inflammation explose et dépasse sa simple fonction de défense, il faut agir. C'est au moment où les premiers signes d'atteinte pulmonaire au scanner apparaissent, que l'on peut (doit ?) donner cette ancienne potion magique. Ceci découle du plus simple pragmatisme en période de guerre et d'extrême urgence sociétale.

A titre personnel, comme beaucoup de médecins, je suis paré à me traiter dès les premiers signes objectifs d'atteinte pneumonique, mais pas avant. JAMAIS à TITRE PREVENTIF au moindre rhume, toux ou fièvre.

Voilà la position d'un médecin de terrain, d’un petit gradé dans la hiérarchie de la médecine exerçant loin des salons feutrés où la médecine se chuchote et a besoin de multiples et complexes ordinateurs, longues études étendues et courbes diverses. J'ai appris de Mopti à Bobo-Dioulasso, de Grand Bassam à Bouaké, de Korhogo à Brazzaville, de Bangui à Ndjamena, de Moundou à Bardai, de Tchibanga à Maripasoula, de Camopi à Grand Santi, et de mon petit cabinet de Carcassonne, que Dame Chloroquine à dose adaptée n'est pas dangereuse et pourquoi pas, comme mon illustre Maître et Confrère Didier Raoult, l'utiliser à bon escient, au bon moment, à la bonne dose et sous la surveillance de spécialistes.

Dame Chloroquine, je t'aime aujourd'hui et je t'aimerai peut-être à l'infini, l'avenir proche, nous le dira….

Fermez le ban

Le Doc en mode combat

PS: Pour mes amis consœurs, confrères mieux vaut utiliser la forme d'hydroxychloroquine (Plaquénil) que la chloroquine brute (Nivaquine), car plus active sur l'inflammation. La chloroquine et l’hydroxychloroquine bloquent les réponses lymphocytaires T à la stimulation induite par les mitogènes et inhibent la production de certaines cytokines, d’interféron α et de facteur de nécrose tumorale (TNFα). Est-ce pour cela qu'elles pourraient être efficaces sur ce tsunami sanitaire ? J'aurais aimé poser cette question à celui qui m'a humilié d'un 5 sur 20, il y a de nombreuses années…"

Robert Marchenoir

@ caroff | 03 avril 2020 à 10:06
"C'est précisément ce que Raoult dit depuis le début. Il prescrit son traitement aux gens qui sont arrivés au stade où la charge virale a diminué mais pas les atteintes pulmonaires."

Non. Relisez depuis le début, en essayant de comprendre la totalité du communiqué de l'Académie de médecine. Ne faites pas de couper-coller mental. N'extrayez pas une phrase en oubliant tout le reste. Nous ne sommes pas à la télévision. Il s'agit de science.

Raoult dit : le gouvernement autorise la chloroquine uniquement à un stade avancé, moi je pense qu'il faut l'autoriser à un stade précoce.

Les Académies de médecine et de pharmacie disent : il ne faut l'autoriser ni à un stade avancé, ni à un stade précoce.

Il n'y a pas la moindre ambiguïté à ce sujet.

"Contradiction majeure puisque l'essai européen Discovery s'appuie sur la prise de l'hydroxy(...) lorsque les patients sont dans un état qui nécessite l'assistance respiratoire..."

Je n'en sais rien. Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ?

D'ailleurs, ça n'a aucune importance. La différence entre vous et moi, entre moi et le "professeur" Raoult, c'est que moi je fais confiance à la science. Moi je sais faire la différence entre un scientifique, et un charlatan avec un immense CV scientifique (ce n'est pas ça qui manque).

Il y a d'innombrables essais à travers le monde actuellement. Des essais sérieux, menés par des gens sérieux. Des gens qui bossent en respectant les règles de leur discipline, au lieu de se livrer à des campagnes de subversion politicienne et d'auto-promotion carriériste, sous prétexte de science. La différence est assez facile à faire. C'est à la portée de n'importe qui. A condition de s'en donner la peine.

L'essai Discovery ne porte pas uniquement sur la chloroquine. En fait, il porte très minoritairement sur la chloroquine. Il porte surtout sur d'autres médicaments, que j'ai cités.

D'autres essais, à travers le monde, portent sur la chloroquine. Et sur d'innombrables autres traitements. Le ministère américain de la Santé en a dénombré 239. Il y a des essais dans des pays occidentaux, dans des pays asiatiques, dans des pays libéraux, dans des pays communistes...

Personne ne soutient le "professeur Raoult" à travers le monde, sauf une poignée de politiciens dévoyés et d'anonymes naïfs. Le consensus scientifique international est massivement contre lui, ou plutôt il l'ignore massivement. C'est encore une polémique franco-française comme nous en avons la spécialité. Que dis-je, franco-française : massilio-parisienne.

Si Raoult et ses partisans avaient raison, alors cela voudrait dire que le monde entier organise un complot contre les malades du Covid-19 pour les tuer. Pour une raison inconnue, tous les médecins et les savants du monde entier baveraient d'envie à l'idée de ne pas administrer aux malades la miraculeuse chloroquine qui, seule, serait à même de les sauver.

Et Astérix-Raoult serait le seul à s'opposer à ce complot mondial.

Juste au moment où il sort un livre (*).

C'est théoriquement possible, de même qu'il est théoriquement possible que deux météorites distinctes détruisent intégralement les États-Unis et la Chine d'ici une demi-heure.

C'est juste que c'est impossible en pratique.

Et encore une fois : que de gros malins ne s'avisent pas de me chercher des noises, si jamais les vrais essais en cours, conduits selon les règles, conduisaient à l'autorisation de la chloroquine.

Aujourd'hui, la chrloroquine est inefficace. Demain, il se pourrait qu'elle devienne efficace. Je n'en sais rien. La science n'en sait encore rien. La différence entre un scientifique et un charlatan tel que Raoult, c'est que lorsque le premier ne sait pas, il dit qu'il ne sait pas. Il ne dit pas qu'il sait, et que tous les autres sont des imbéciles. Un type qui dit : "Je me fous de ce que pensent les autres" n'est pas un scientifique.
______

(*) Sérieusement ? Ça ne suffit pas à vous mettre la puce à l'oreille ? Les grands responsables médicaux qui luttent contre l'épidémie, actuellement, à travers le monde, sont littéralement épuisés. Ils sont sur les genoux.

Un journaliste du magazine Science pose la question suivante au docteur Anthony Fauci, l'expert du gouvernement américain sur le coronavirus (qui envoie Raoult à la poubelle d'une pichenette méprisante, sans même le nommer) : "Comment allez-vous ?". Et Fauci répond : "Je suis épuisé. Mais à part ça, ça va."

Le directeur de la chaîne YouTube asiatique Asia Boss pose la question suivante au professeur Kim Woo-joo, le plus grand expert de Corée du Sud sur le Covid-19 : "Que pouvons-nous souhaiter aux médecins qui luttent actuellement contre l'épidémie ?". Et Kim Woo-joo répond : "Du repos".

Et pendant ce temps-là, Didier Raoult a le temps d'écrire un livre sur l'épidémie ? Si cela ne vous suffit pas à identifier à coup sûr l'escroc, en plus de tout le reste...

sbriglia

« Le problème est que le machin ne doit pas être administré du tout.
Parce qu'il n'est pas efficace.
Parce qu'il est dangereux.
Et parce qu'il est interdit. » (Robert Marchenoir à caroff)

C’est curieux, Robert Marchenoir, le juriste que je suis, formé à l’école de la rigueur et de la précision des mots, est quand même interpellé par le mélange des genres que vous faites, peu conforme à votre logique habituelle…

Vous écrivez :

"Le produit H est inefficace, dangereux, interdit."

- Inefficace :

Vous rappelez, à raison, que « selon l’Académie l’efficacité n’est pas établie à ce jour » .

Ce n’est pas la même chose : l’efficacité n’est pas établie à ce jour selon les critères scientifiques communément admis…

Une étude étant en cours selon des critères stricts il sera alors possible d’en déterminer l’efficacité ou la non efficacité : ne sentez-vous pas la différence entre le domaine du possible et le domaine de l’impuissance ?

- Dangereux :

Pourquoi le teste-t-on alors dans le cadre du programme Discovery ?

Nonobstant la petite peau de banane qui consiste à fustiger la fourniture du produit H en cas de détresse respiratoire alors que ce n’est pas l’hypothèse de départ de celui que vous qualifiez de druide marseillais, peau de banane avancée comme un cheveu sur la soupe par l’Académie (la fourniture d’un laxatif lambda en cas d’occlusion intestinale sévère est aussi déconseillée..).

- Interdit :

Non puisqu’il fait l’objet d’un protocole Discovery et que les paludéens et porteurs de lupus peuvent toujours en disposer…

Ça fait beaucoup d’approximations, cher Marchenoir !

caroff

@ Robert Marchenoir

Le communiqué de l'académie de médecine du 3 avril:
"L’Académie nationale de Médecine considère que la libération par les pouvoirs publics de l’hydroxychloroquine pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée pour des patients dont la charge virale est, à ce stade, le plus souvent inexistante et dont la maladie n’est plus une virose stricto sensu mais une défaillance pulmonaire (syndrome de détresse respiratoire aigu) liée à l’inflammation induite par le Sars-CoV-2."

C'est précisément ce que Raoult dit depuis le début. Il prescrit son traitement aux gens qui sont arrivés au stade où la charge virale a diminué mais pas les atteintes pulmonaires.

"Les Académies nationales de médecine et de pharmacie considèrent que l’essai européen Discovery dont la méthodologie répond aux critères internationaux de bonne pratique des essais cliniques, permettra de déterminer si l’hydroxychloroquine ou d’autres molécules antivirales ont une efficacité chez les patients Covid-19."

Contradiction majeure puisque l'essai européen Discovery s'appuie sur la prise de l'hydroxy(...) lorsque les patients sont dans un état qui nécessite l'assistance respiratoire...

Encore une fois, l'impression laissée par ce genre de prise de position est confuse...

Ellen

"Qui échappera à la Justice demain ?!"

À mon avis tout le monde échappera à la justice. Sinon il faudrait traduire en justice les technocrates gribouillards de paperasserie et tous les pays qui ont pris du retard pour informer la population du danger épidémiologique mortel et l'absence de protection appropriée en pareille circonstance planétaire. Les politiques ne sont ni prophètes ni savants et encore moins des gens responsables. Ils ne savent pas anticiper ni prévoir des stocks importants de produits de première nécessité en cas d'épidémie, de catastrophes climatiques, d'explosion de centrales nucléaires, ou d'une grosse météorite nous tombant sur la tête. Bon, j'extrapole peut-être un peu, mais qui sait, tout peut arriver.

Robert Marchenoir

@ caroff | 02 avril 2020 à 12:14
"Raoult n'a jamais recommandé de s'affranchir des règles de prudence dans l'administration de l'hydroxychloroquine !"

Votre phrase est un chef-d'œuvre de désinformation (involontaire, j'ose l'espérer). Le problème n'est pas d'appliquer des règles de prudence dans l'administration du machin. Le problème est que le machin ne doit pas être administré du tout.

Parce qu'il n'est pas efficace.

Parce qu'il est dangereux.

Et parce qu'il est interdit.

Ce que vous écrivez serait-il vrai, que cela n'aurait encore aucune importance. Car Raoult a, par sa propagande constante et son discours anti-scientifique, poussé des millions de gens, médecins compris, à vouloir utiliser le machin. Voire à l'utiliser. Et à l'utiliser, bien sûr, à tort et à travers.

Là est son immense, sa criminelle responsabilité.

C'est toute l'hypocrisie des propagandistes. Ils ne disent pas forcément de faire le truc. Ils poussent les gens à le faire.

Désinformation, encore, l'article que vous nous indiquez, recueilli dans je ne sais quelle poubelle pseudo-médicale du Net. Il est titré : "L'Académie de médecine donne (en partie) raison au professeur Raoult".

Il y a juste un petit détail : il suffit de lire l'article, puis de lire le communiqué intégral de l'Académie de médecine auquel il renvoie, pour constater que l'Académie de médecine a dit exactement le contraire. Elle a réfuté intégralement le pipeau du "professeur" Raoult.

Le communiqué dit ceci, dès sa première phrase :

"Les Académies nationales de Médecine et de Pharmacie constatent, au vu des données actuelles de la science, que la démonstration de l’efficacité clinique de l’hydroxychloroquine n’est pas faite à ce jour."

C'est exactement ce que j'ai démontré ici ces jours derniers.

A ce stade, la marionnette Raoult s'effondre déjà dans un nuage de fumée.

La deuxième phrase est celle-ci :

"L’Académie nationale de Médecine considère que la libération par les pouvoirs publics de l’hydroxychloroquine pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée [...]."

Traduction : le gouvernement a eu tort de reculer face au charlatan Raoult, et de concéder l'usage du machin au stade grave de la maladie ; de toute façon, ça ne sert à rien.

La troisième phrase est celle-ci :

"Les Académies nationales de médecine et de pharmacie considèrent que l’essai européen Discovery dont la méthodologie répond aux critères internationaux de bonne pratique des essais cliniques, permettra de déterminer si l’hydroxychloroquine ou d’autres molécules antivirales ont une efficacité chez les patients Covid-19."

Traduction : le druide chevelu marseillais est prié de la boucler, de remettre ses guignolades dans sa culotte, et d'attendre que les vrais scientifiques fassent leur travail.

Et la fin du communiqué est à l'avenant :

"Mais, au-delà des débats en faveur ou en défaveur de l’hydroxychloroquine à utiliser dans tel ou tel stade de la maladie, les Académies nationales de médecine et de pharmacie s’inquiètent des nombreux achats d’hydroxychloroquine par des personnes non atteintes [...] de l’utilisation de ce produit à des posologies individuelles sans surveillance médicale stricte [...] de la difficulté prévisible de se procurer l’hydroxychloroquine pour les patients présentant une maladie auto-immune ou un rhumatisme inflammatoire alors qu’elle est indispensable à la poursuite de leur traitement habituel."

Encore une fois, les Académies de médecine et de pharmacie disent exactement ce que je me suis employé à expliquer ici ces jours derniers : non seulement le baratin de Raoult est faux, anti-scientifique et attise l'angoisse de la population (on nous ment, on nous refuse la potion magique), mais en plus, il incite carrément les gens (médecins compris) à se livrer à des actes d'auto-médication dangereux, pour leur propre santé et pour celle des autres.

Certes, l'Académie de médecine n'a pas écrit noir sur blanc : Raoult est un gros mytho qui pue des pieds. Mais dans le langage policé de ce genre de haute institution, c'est bien ce que cela signifie.

Je conseille à chacun de lire intégralement les articles sensationnels sur lesquels il peut tomber, avant de les proposer à l'appui de telle ou telle thèse. Il n'est pas rare, désormais, que le contenu de l'article signifie exactement le contraire de ce que prétend son titre. C'est le cas ici.

Aliocha

Zuuuut, mes oracles, j'ai mis le texte, qui n'est rien sans la représentation.
Vous êtes beaux, mes aztèques grecs, dans la lumière :

https://www.youtube.com/watch?v=ROtte5cDJ08

Vive la France et vive la liberté !

caroff

@ Robert Marchenoir 19h20
"En France, les vrais responsables, les dirigeants normaux, ceux qui ne sont pas des "stars mondiales", mettent en garde contre les dangers du détournement de la chloroquine pour traiter le Covid-19."

Raoult n'a jamais recommandé de s'affranchir des règles de prudence dans l'administration de l'hydroxychloroquine !
Du reste, il a fait vérifier par le CHU de la Timone la sécurisation au plan cardiaque de son protocole:

https://www.mediterranee-infection.com/procedure-de-securisation-de-la-prescription-du-traitement-hydroxychloroquine-azithromycine/

Par ailleurs, l'académie de médecine déplore que l'administration de la santé ne teste l'hydroxy(...) que sur les patients en détresse respiratoire: pipotage donc du protocole de Raoult.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/hydroxycloroquine-lacademie-de-medecine-donne-en-partie-raison-au-professeur-raoult

Je suis comme beaucoup: j'attends la confirmation ou l'infirmation de l'efficacité du traitement dont nous parlons, mais je ne souhaite pas blâmer un type qui prend des risques en s'affranchissant des règles des bureaucrates qui nous conduisent là où nous sommes: pas de masques, pas de gels, pas de respirateurs, pas de tests en quantité suffisante mais un max de formulaires, de flics et d'amendes !

Tipaza

@ aaa | 01 avril 2020 à 20:13
"Ces bouffons de méthodologistes et pseudo-scientifiques, dépourvus pour la plupart d'une formation scientifique réelle, fondée sur la recherche des causalités et non les supercheries statistiques, préfèrent mettre un préservatif pseudo-mathématique à leur docte ignorance, avec des conséquences qui furent gravissimes."

Excellent !
J'ai souvent pensé qu'on devrait interdire aux médecins l'usage des statistiques, compte tenu de l'usage qu'ils en font.
On pourrait dire la même chose des journalistes et des politiciens.

Les statistiques sont des outils très performants, mais parce qu'ils le sont, ils devraient être réservés à ceux qui savent s'en servir, et les interpréter.

Jérôme Fourquet essaie bien de faire de la pédagogie chaque fois qu'il peut, mais ça n'intéresse pas les journalistes à la recherche du scoop.

Gavot

@ aaa | 01 avril 2020 à 20:13
"Saviez-vous qu'alors que les produits anti-hémophiliques "chauffés" ou "détergés" avaient largement fait leur preuve chez les adultes hémophiles, les "méthodologistes" que fustige, à juste titre, le Pr Raoult, ont imposé des recherches en double aveugle chez des enfants hémophiles, en comparant Facteur VIII "chauffé" vs Facteur VIII "virusé" afin de vérifier une causalité évidente... Devinez ce qui s'est passé pour la moitié des enfants ?! Parfois dans la même famille... où "l'un est mort et l'autre pas"."

Si vous pouviez sourcer cette allégation, je vous en saurais gré tant elle me paraît douteuse au regard des contraintes pesant sur les essais cliniques sur les enfants.

Lodi

@ F6.10
"Mais il importe quand même de forcer la distinction entre les deux, et il importe aussi que je n'ai pas à me sentir l'objet d'un chantage moral à l'acceptation de Girard pour avoir le droit de dénoncer Aliocha."

C'est si vrai que je le dénonce quand j'en ai le courage. Parce que quel ennui de ne se confronter à aucun argument mais à de la morale poisseuse.
Ou bien quand il insinue prétendre mieux comprendre Girard que moi. Un comble.... Il n'avait pas lu ou oublié, par exemple, que des gens s'imitent eux-mêmes, surtout des écrivains. Continuité et rigidité dans l'imitation qui est sans doute plus mimétique que le papillonnage, mais ne dépend pas immédiatement des autres. Girard évoque aussi l'aspect temporel de l'imitation, qui échappe à Aliocha, et comment des gens peuvent sembler autonomes, simplement parce qu'admirés depuis longtemps, ils ont en quelque sorte une grande réserve d'imitation du fait qu'on les imite. Ce qui est l'aspect cas-limite, donnant l'impression de l'autonomie.
Bref, le temps et la limite entre l'autre et soi est ignorée, rien que ça. Quant à la politique, poubelle.

Je veux dire que César est toujours ignoré ! Quand Jésus dont se réclamait Girard d'un point de vue anthropologique avant que religieux, ne le fait pas. On voit le détournement d'héritage.
Certains se réclamant de Girard croient aveuglément à la loi, ce qui est drôle : il disait je ne sais où que les juristes y croyaient de moins en moins, étant donné sa profondeur, et plus vulgairement les gens qu'il fréquentait, entre l'Académie française, et surtout Standford, on ne va pas dire que cela ressortait du café du commerce...

A tous nos anti-américains : il disait qu'il existait un immense désir de bien faire aux Etats-Unis. Girard, certes, disait que la France était le cerveau du monde, mais je crois que soit il parlait au passé, soit il se réconfortait comme il pouvait, n'étant après tout qu'un humain... Parce que si on ne prend que son cas, ce n'est pas en France qu'il a pu accomplir son oeuvre, mais aux Etats-Unis.
Jamais, jamais il n'aurait rien pu faire en France. Il n'y a qu'à voir la réception de son oeuvre ! Plus que réticente, et non du genre, est-ce vrai ? Jamais...

Mais il y a l'envie, tiens un mec qui croit avoir tout compris. Tout, c'est trop, ça me vexe, parce qu'on peut se demander ce qu'il me reste, à moi. Et surtout, est-ce de droite, de gauche. Religieux, alors c'est mal, dira l'anticlérical, religieux, c'est mal dira l'endormi des sacristies... Les psy en tous genre ne sont pas très contents non plus car que devient Freud, où la limite Lacan, pour les plus audacieux ?

Enfin, certains qui attendent un nouveau Freud ou Lacan peuvent l'annexer. Bonne et mauvaise idée : à mon avis, comme il a raison, on ne saurait en faire l'économie, mais quand on sait ce qu'il pensait de la psychanalyse, ou d'ailleurs de la philosophie, il m'amuse de voir certains des deux disciplines tendre à l'annexer après ne pas en avoir dit trop de bien... Bon, mais je ne peux en faire l'historique puisque j'ai presque tout oublié et ai la flemme de chercher.

Et puis il y a plus important... J'ai longtemps cru que l'inconscient n'était qu'un vulgaire objet de croyance, comme Dieu, le karma ou je ne sais quoi, mais l'expérience de Libet m'a prouvé que si, expérience que souvent les gens interprètent comme prouvant notre absence de liberté, mais que son auteur et moi-même voyons plutôt comme preuve du contraire. Elle serait dans le veto, alors on ne le dit pas, mais il me semble que les gens réfléchis sont favorisés... On dit souvent de l'être en en appelant à l'ordre, soit organisé, efficace, mais je pense que les enjeux vont plus loin. Ceci dit, la spontanéité a aussi du bon, à mon avis, car qu'est-on sans inspiration ?
Rien.
Donc un lien sur Libert :

http://www.dervy-medicis.fr/lesprit-au-dela-des-neurones-p-5210.html

En général, on n'en parle pas, mais qui lit tout le livre, se fade tous les aspects techniques de l'expérience voit qu'elle est bien menée et que la conclusion de Libert sur le veto est juste, à mon avis...

...Mais en plus, il a prévu une expérience dont je suis triste mais vraiment triste que personne ne l'ai suivie.
Pas en profitant de cobayes involontaires, bien sûr, de gens qui l'auraient voulue depuis longtemps.

Bon, mais je refuse de spoiler TOUT ce livre.
J'ai déjà dit l'essentiel avec le veto pour la question de la liberté, au moins, vous aurez, après le travail de vérification de toute théorie, la cerise sur le gâteau d'une expérience dont je souhaite vraiment qu'on la mène.

Si quelque chercheur nous lit...
Merci.

Pour jouer à dérouler des hypothèses, la philosophie est très bien, mais il est faux qu'on ne puisse jamais rien trancher, de nos jours.
A mon avis, c'est une chance pour cette dernière, elle peut se poser d'autres problèmes. Il n'y a pas un domaine de la science, un domaine de la philosophie, un domaine de la littérature et des relevés cadastraux.
Mais par-delà d'inévitables frictions, la découverte du monde.

Aliocha

Les majestés du blog font leur casting, mince, il n'y a pas de rôle de buse ni de monothéiste, mais c'est normal, on a des choses à cacher pour préserver sa propre immunité, sa blancheur virginale et sa toute sainteté sacrale.
Ah, les cardinaux matérialistes ne sont que des païens hypocrites, des moralistes nihilistes, mais notez, les voilà deux en leur secte, nos oracles:

Allons, ça, dépêchez... ça presse...
Regardez l'état de la Grèce.
C'est une immense bacchanale,
Et Vénus, Vénus Astarté
Anime la ronde infernale...
Tout est plaisir et volupté !
Vertu, devoir, honneur, morale,
Par le flot tout est emporté !...
Tu comprends
Qu'ça n'peut pas durer plus longtemps.
Au lieu de mimer la pyrrhique,
Qu'autrefois on nous enseigna,
Danse noble, danse classique,
En tous lieux maintenant voilà
Qu'on danse une chose excentrique
Et sans nom, qui ressemble à ça...
Tu comprends
Qu'ça n'peut pas durer plus longtemps.

https://www.paroles.net/jacques-offenbach/paroles-la-belle-helene-acte-iii-trio-patriotique-lorsque-la-grece-est-un-champ-de-carnage

Merci, les amis, vous me faites bien rire.

Lucile

@ aaa | 01 avril 2020 à 20:13

Voici l'interview datée du 28 mars, sous-titrée en anglais du Professor Kim Woo-joo de Korea University Guro Hospital.

On apprécie la clarté, l'absence de fioritures et le calme avec lesquels il s'explique. Par comparaison, nous reviennent les incohérences, les omissions et la superficialité de l'information que nous avons reçue de notre gouvernement, sans parler de ce qu'il est difficile d'appeler autrement que ses mensonges répétés et outrecuidants concernant par exemple l'utilité des masques et du dépistage.

Le professeur Kim-Woo-Joo constate la flambée de contaminations en Europe et dans l'UE. Il explique avec subtilité, sans critiquer, que oui, en Occident, les responsables ont largement fait circuler l'info que les masques ne servent à rien, mais il faut comprendre le raisonnement derrière cette assertion erronée, dit-il ; ce qu'elle signifie en fait, c'est qu'il n'y en a pas assez... Bien sûr que les masques servent à quelque chose dit-il, et il explique bien pourquoi.

Il montre comment le levier le plus sûr pour maîtriser l'épidémie à l'heure actuelle est celui de la prévention (masques, dépistage massif, en particulier chez les gens arrivant de l'étranger, hygiène, distances physiques respectées, isolement des personnes infectées, contrôle de leurs allées et venues, et traçage de leurs contacts). À la fin de l'interview, il évoque les recherches faites sur les traitements à la chloroquine et autres médicaments, ainsi que sur les anticorps trouvés dans le plasma de gens préalablement infectés. Si tout va pour le mieux, il y aura un vaccin dans 18 mois, pas avant, il faut habituellement plus de 10 ans pour créer un vaccin quand un nouveau virus apparaît. Cela coûte très cher. Il demande à la minute 31 : si les USA ou la Chine trouvent un vaccin, voudront-ils le partager ? Ces pays feront naturellement passer en premier leur population, très nombreuse. Même s'ils le partagent, il sera impossible que le monde entier puisse être vacciné aussitôt après sa diffusion. C'est pourtant ce qu'il faudra pour complètement éliminer la maladie comme ça a été fait avec la variole. En attendant, Il faudra en priorité vacciner les personnes les plus exposées et les plus à risques.

Les commentaires sont intéressants. Quelqu'un mentionne en France la tenue des élections juste au moment où l'épidémie prenait son essor et pense que certains en mourront. Cela dit, les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et de Donald Trump remontent très fort.

https://www.youtube.com/watch?v=gAk7aX5hksU

F68.10

@ Lodi
"A mon avis, on ne peut rendre responsable Girard d'Aliocha, ou de pire qu'Aliocha, non plus qu'incriminer Darwin pour le darwinisme social."

Entièrement d'accord avec vous. Mais il importe quand même de forcer la distinction entre les deux, et il importe aussi que je n'ai pas à me sentir l'objet d'un chantage moral à l'acceptation de Girard pour avoir le droit de dénoncer Aliocha. De la même manière que personne n'a a être contraint de devoir endosser la psychanalyse pour avoir le droit de dénoncer un violeur ou autre ; ce que j'appelle le syndrome Christine Angot (dénomination qui n'est pas pour autant un jugement de valeur sur sa personne compte tenu de son expérience).

"Sinon, je ne vous visais pas en parlant de la dégradation du blog !
Comment pouvez-vous l'imaginez l'être ? Vous ne devenez désagréable que quand l'autre a commencé, ce qui est aussi mon cas."

Ravi que vous l'ayez remarqué.

"Sinon, il y a Lucile, [...], Robert Marchenoir [...]"

J'avoue que ceux deux-là figurent parmi mes préférés, pour différentes raisons. Bob est un peu long à lire, mais il y a des pépites, et je regrette que Lucile n'intervienne pas plus souvent.

"Mais la concurrence exerce une pression dans le sens de l'uniformisation, à mon avis."

Forcément. C'est pour cela qu'il importe de laisser la place aux autres. Et j'avoue avoir la critique un peu trop facile: je m'en veux parfois d'être un peu trop raide.

"Je parie qu'un jour, on obligera à en mettre un pour sortir et qu'on interdira les pseudonymes."

C'est un mouvement qui existe en général dans la société. C'est vrai qu'il y a des abus qu'il conviendrait de limiter, mais le remède proposé me semble pire que le mal. Je regrette surtout que la blogosphère française soit si frileuse: les gens qui devraient être libres de s'exprimer sur des blogs ont peur de tenir des propos qu'on pourrait leur reprocher car ces propos ont tendance à rester. Et sur Twitter, les gens prennent plaisir à tenir des propos infâmes mais trop courts et évanescents pour être réellement inquiétés. Le monde à l'envers... Alors que l'anonymat sur le net devrait en large partie être de l'ordre de la précaution élémentaire.

Rien que sur le droit de la cryptographie en ligne, la législation française est d'esprit restrictif alors que la législation suisse est très permissive. Cela en dit je trouve assez long sur les mentalités populaires et/ou institutionnelles en matière de respect des libertés individuelles.

Wil

"Qui échappera à la Justice demain ?!"

On peut être déjà certain que le gouvernement actuel échappera à la justice demain alors qu'il a été tellement nul et idéologique sur le Coronavirus et donc il a provoqué un nombre incalculable de morts en plus d'avoir fait ch*er tout le monde avec son confinement qui n'est qu'une conséquence de sa nullité et de son impréparation et n'était pas nécessaire.

Evidemment, en écrivant ça j'ai déjà devant les yeux la réponse de Monsieur Bilger sur son blog, et aux oreilles celle de tous les médiacrates macronistes (pléonasme total en 2017, moins pléonasme maintenant évidemment) qui diront "Mais c'était imprévisible !" gnégnégnégné...
Il me semblait que "gouverner, c'est prévoir".

Peu importe ce qu'a fait ou pas fait le "berlingot" précédent, le boulot du nouveau "berlingot" est justement de savoir et de prévoir et donc de protéger sa populace, c'est pour ça qu'il est élu.
S'il n'est même pas capable de prévoir ne serait-ce que le minimum du minimum d'un chef d'Etat qui est la survie de cette même populace, à quoi sert-il ? Pourquoi payons-nous tous ces bons à rien ?

PREVENIR ET RESPONSABILISER !... tiens, ça me dit quelque chose...
https://www.youtube.com/watch?v=rKkUkUFbqmE

aaa

Appartenant à la génération des jeunes médecins (spécialiste et docteur ès sciences, je précise) de l'époque des produits sanguins contaminés, il m'est loisible de constater que les mensonges d'Etat n'ont guère changé.

Saviez-vous qu'alors que les produits anti-hémophiliques "chauffés" ou "détergés" avaient largement fait leur preuve chez les adultes hémophiles, les "méthodologistes" que fustige, à juste titre, le Pr Raoult, ont imposé des recherches en double aveugle chez des enfants hémophiles, en comparant Facteur VIII "chauffé" vs Facteur VIII "virusé" afin de vérifier une causalité évidente... Devinez ce qui s'est passé pour la moitié des enfants ?! Parfois dans la même famille... où "l'un est mort et l'autre pas".

Il est vrai que les hémophiles représentaient peu d'électeurs.

Ces bouffons de méthodologistes et pseudo-scientifiques, dépourvus pour la plupart d'une formation scientifique réelle, fondée sur la recherche des causalités et non les supercheries statistiques, préfèrent mettre un préservatif pseudo-mathématique à leur docte ignorance, avec des conséquences qui furent gravissimes.

Il faut que tout change pour que rien ne change.
D'ailleurs, à se souvenir de ce que m'ont raconté mes anciens de leur vivant, tout a commencé par "les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain".

Quant aux nouvelles du front de la majorité silencieuse médicale, la parole unique, c'est-à-dire l'abolition du logos, est enfin combattue par mes confrères:
http://www.carmf.fr/page.php?page=actualites/communiques/2020/cp-coronavirus-tests.htm.

Voici les premiers soubresauts de la vraie médecine

"Coronavirus : le Président de la CARMF propose un essai clinique sur les médecins malades volontaires

La CARMF va pouvoir aider davantage de médecins. Le Docteur Thierry Lardenois, Président de la CARMF, a écrit le 24 mars 2020 à Monsieur Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, pour lui proposer la réalisation d’un essai clinique de l’hydroxychloroquine (Plaquénil) sur les médecins libéraux malades du coronavirus volontaires et la création, sous l’autorité du ministre, d’une cellule de suivi des médecins concernés.

Cet essai, réalisé sur des professionnels disposant des compétences scientifiques pour un usage de la molécule dans les conditions de sécurité nécessaires, permettrait sous dix jours la fourniture de résultats qui pourraient permettre de sauver des vies de soignants et seraient ensuite extrapolables à l’ensemble des Français.

La CARMF, qui gère les indemnités journalières des médecins, est quant à elle disposée à mettre ses moyens logistiques à disposition pour la réalisation de cet essai et à assurer le relais entre les médecins volontaires et la cellule de suivi mise en place à cet effet."

Quant à la mise en examen des politiques, voilà ce que me disait un vieil ami, souffrant d'hémophilie et exerçant la profession d'avocat:
"Si un jour il y a procès, ce sera un non-lieu général, car on ne peut pas mettre en cause les princes qui nous gouvernent"

C'était dix ans avant le non-lieu général...

Lodi

@ F68.10

A mon avis, on ne peut rendre responsable Girard d'Aliocha, ou de pire qu'Aliocha, non plus qu'incriminer Darwin pour le darwinisme social.

Sinon, je ne vous visais pas en parlant de la dégradation du blog !
Comment pouvez-vous l'imaginez l'être ? Vous ne devenez désagréable que quand l'autre a commencé, ce qui est aussi mon cas. En plus, cela date de plusieurs années, alors..
Vous êtes le meilleur débatteur, je veux dire qu'aux connaissances vous ajoutez la pédagogie, du style et ne lâchez rien sans pour autant vous énerver et que vous me semblez le plus polyvalent. A la belle époque, on avait des cours, éventuellement de la science en train de se faire, avec un style que j'aimais autant que la forme, et j'ai eu, n'étant pas alors dans la concurrence obligatoire, la naïveté de poser des questions.
En plus, j'ai commis l'erreur d'applaudir, et depuis lors, l'autre m'a envoyé toutes les saletés possibles quand j'ai eu le courage, imprudence, redonner sa chance aux gens surtout parce qu'il n'y en a pas tant, de dialoguer avec, ce qui est un peu dur à éviter au vu de ses qualités intellectuelles. Qui imaginerait ça ?

En fait, j'aurais pu : entre les Français antiaméricains même après la Libération, les chrétiens qui en veulent aux Juifs dont leur propre religion dérive et "fuyez on vous suivra, suivez on vous fuira".
Mais par définition, si on admire quelqu'un, on ne s'attend pas à ce qu'il rende le mal pour le bien, comme on l'a découvert après chez trop d'immigrés musulmans et le Russe, je sens que ça va être la nouvelle tendance. Méprisable au dernier degré et à réprimer avec la dernière rigueur.

Sinon, il y a Lucile, l'équilibrée, Claude Luçon, si j'ose une image, défricheur de pétrole et heureux de vivre, Robert Marchenoir, intéressant, que certains aiment aimer et d'autres détester, hameau dans les nuages qui nous rappelle l'agriculture et dont le pseudo est bien poétique, en somme, ce qui fait le sel des commentaires est leur diversité.

Mais la concurrence exerce une pression dans le sens de l'uniformisation, à mon avis. Presque tout le monde a joué avec le feu, voulant interdire ceci et cela et rendant les dialogues sereins difficiles à force d'agression. Une sorte de consensus s'est établi aux dépens des masques, toujours présumés en tort face aux patronymes, par exemple.

Je parie qu'un jour, on obligera à en mettre un pour sortir et qu'on interdira les pseudonymes : dans la vie, prévoyons le pire. Soit être si puissant que protéger de tout, soit savoir se tuer : les autres ne sont pas libres, et donc on leur accordera peu de droits.

Robert Marchenoir

@ Catherine JACOB | 31 mars 2020 à 09:04

Votre propos sur la chloroquine est effroyablement confus. La déclaration du ministre de la Recherche, sur l'essai clinique européen Discovery en cours, n'a rien à voir avec l'effet placebo. Il est bien question de cela avec des maladies mortelles ! Frédérique Vidal rappelle simplement les règles qui gouvernent toute expérimentation scientifiquement valide d'un nouveau médicament. Celles dont Didier Raoult s'est affranchi.

Dans un essai clinique digne de ce nom, il y a un groupe qui ne reçoit pas le médicament testé, car on ne peut pas mesurer les effets de ce dernier sans avoir une base de comparaison. Et les tests se font en double aveugle, notamment pour que les préjugés de ceux qui conduisent l'essai ne déforment pas les résultats.

C'est particulièrement indispensable dans le cas de tests qui seraient menés par le "professeur" Raoult, dont les propos suffisent à mesurer la rigoureuse objectivité qui le caractérise !

Comme tous ceux qui se laissent hypnotiser par, je répète, les bidouillages et les déclarations scandaleuses de Didier Raoult (le culot est de son côté, et non du mien), vous vous attardez sur les effets secondaires possiblement nocifs de la chloroquine. Mais vous omettez le principal problème : son efficacité n'est toujours pas prouvée.

Ce n'est pas parce qu'un braillard marseillais dit qu'elle est efficace, que c'est vrai. Le braillard marseillais est peut-être un "grand virologue", comme vous dites, mais il y a des milliers d'autres "grands virologues" dans le monde, figurez-vous. Et ceux-là disent le contraire. Pour l'instant.

Ils changeront peut-être d'avis lorsqu'ils auront en mains les résultats des expériences indépendantes qui sont en cours. C'est celles-là qu'il faut attendre : celles que le "professeur" Raoult n'est pas en mesure de polluer par sa rage auto-promotionnelle, ses jeux de pouvoir personnels et sa démagogie anti-scientifique.

Vous faites comme si la médecine et la science se décidaient sur les mêmes critères que la politique. Raoult a une bonne gueule, il a l'air convaincant (en plus, il dit que tous les autres sont des imbéciles), et puis il a un joli CV. Vous le regardez à la lumière, vous le retournez dans tous les sens, il vous plaît, c'est décidé : vous l'achetez (ou vous votez pour lui), comme vous le feriez d'un nouveau chemisier.

J'ai le regret de vous apprendre que la science, cela fonctionne différemment. Cela ne se décide ni sur la bonne tête, ni sur diplômes, ni sur la réputation : à chaque nouvelle recherche, le savant se remet en cause. Et pour l'instant, Raoult a échoué. Parce que ses essais ne sont pas reconnus par ses pairs.

D'ailleurs, à la fin de votre commentaire, vous vous ravisez :

"Donc pour moi, entre le grand virologue et la femme politique, balle au centre."

Pour vous, oui. Les responsables qui sont aux commandes, eux, ils ont des décisions à prendre. Ils ne peuvent pas se contenter de considérer cela comme un match de foot, et de renvoyer tout le monde dos à dos.

En sorte que les autorités sanitaires du monde entier ont lancé, fort justement, et sans avoir besoin du baratineur de Marseille pour cela, des expérimentations véritables, scientifiquement menées, de dizaines de médicaments et de vaccins -- et la chloroquine en fait partie : mais ce n'est que l'un d'entre eux.

En attendant, Didier Raoult est personnellement responsable de la mort d'un certain nombre de malheureux qui ont cru à son baratin : l'Américain qui a bouffé son nettoyant d'aquarium, croyant que cela allait le protéger contre le virus ; des Nigérians qui se précipitent dans leurs pharmacies, lesquelles ont multiplié les prix de la chloroquine par 5, poussant la population à s'en empiffrer, puisque "Trump a dit que ça soignait le coronavirus".

Le grand médecin Donald Trump ne peut pas se tromper, voyons donc...

Le ministère de la Santé du Nigeria peut toujours déclarer : "Il n'existe aucune preuve tangible que la chloroquine soit efficace dans la prévention ou le traitement du coronavirus", ces gens-là sont un peu des nègres, il faut bien le dire ; ils ne sauraient se comparer au "grand virologue" Didier Obélix Raoult.

Le 30 mars encore, l'Organisation mondiale de la santé déclarait qu'il n'y avait, à cette heure, aucun médicament ni thérapeutique à l'efficacité prouvée contre le Covid-19. Chloroquine comprise. Les essais doivent se poursuivre, a dit l'un de ses responsables.

Bon, l'OMS est dirigée par un Éthiopien doté du nom ridicule de Tedros Adhanom Ghebreyesus, donc, encore une fois, sa compétence pâlit face à celle de notre héros national, Didier Obélix Raoult.

Lequel déclarait, pas plus tard que le 25 février, qu'il n'y avait pas de risque de pandémie et que la maladie resterait essentiellement confinée à la Chine : "Le danger n’est pas plus grand que celui des autres infections respiratoires. Il faut tempérer les choses." Immense virologue, en effet !

Le même jour, pour enfoncer le clou, il annonçait que l'épidémie était terminée, grâce à "sa" chloroquine (pour laquelle il avait encore, à l'époque, la décence de créditer les chercheurs étrangers) : "C’est probablement l’infection respiratoire la plus facile à traiter de toutes, et donc c’est pas la peine de s’exciter. La seule chose que je vous dis, faites attention, il n’y aura bientôt plus de chloroquine dans les pharmacies."

Un mois plus tard, l'épidémie s'est étendue au monde entier, tous les pays éprouvent les pires difficultés à combattre l'infection, les responsables politiques et sanitaires du monde entier "s'excitent" tant et plus sur le sujet : c'est donc bien la preuve que Raoult est un "grand virologue" (d'après vous) et une "star mondiale" (d'après lui), tandis que la totalité des personnes sus-citées sont des abrutis inopérants.

Le saint docteur Donald Trump a, lui aussi, minimisé l'épidémie à ses débuts. Malgré les alertes inquiétantes fournies par la CIA et les autres services concernés, il a tenté, comme à son habitude, de lutter contre le virus à l'aide de tweets. Se moquer du Covid-19 allait le faire rougir de honte et le faire ramper sous le tapis.

Le 24 janvier, il déclarait : "La Chine a fait d'énormes efforts pour contenir le coronavirus. les États-Unis lui sont très reconnaissants pour leur travail et leur transparence. Tout ira bien. Je veux tout particulièrement remercier le président Xi, au nom du peuple américain."

Le 10 février, il disait : "Ce virus, je pense... je pense que tout ira bien."

Le 14 février : "Nous n'avons que très peu de personnes atteintes. Douze, peut-être. Beaucoup d'entre elles vont mieux. Certaines sont déjà complètement guéries. Tout se présente le mieux du monde."

Le 19 février : "Je crois que tout va bien se passer. Je pense qu'une fois avril venu, le temps sera plus doux, la chaleur a un effet très négatif sur ce type de virus."

Le 24 février : "Le coronavirus est complètement maîtrisé aux États-Unis."

Fin février, il déclarait que le coronavirus n'était qu'un "nouveau canular" des Démocrates.

Un peu plus tard : "Regardez les accidents de voiture, qui sont bien plus nombreux que tous les chiffres dont nous parlons. Cela ne veut pas dire que nous allons dire à tout le monde : 'On arrête de conduire'."

Le 29 février, les "fake news" de Trump sont balayées par les déclarations de son principal conseiller scientifique sur l'épidémie. Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, médecin, considéré comme le meilleur expert américain dans son domaine, prévoit que le Covid-19 fera entre 100 000 et 200 000 morts. Aux États-Unis.

Du coup, Donald Trump sort le perlimpinpin du docteur Raoult de sa poche, et, tout comme lui, nous assure que c'est le médicament-miracle : "L'hydroxychloroquine, associée à l'azithromycine, est probablement l'une des plus grandes innovations de l'histoire de la médecine".

Je ne sais pas vous, mais moi, quand j'aurai le cancer, j'irai consulter le docteur Trump.

Anthony Fauci n'a pas hésité à contredire Trump sous son nez : il n'y a pas de preuves suffisantes de l'efficacité de la chloroquine pour le moment, a-t-il dit.

Ce à quoi notre nouveau prix Nobel de médecine a répondu : "Ça peut marcher ou pas, mais je le sens bien."

Trump sent bien la chloroquine. J'espère que vous êtes complètement rassurés, maintenant. Et il a ajouté : "Qu'est-ce qu'on a à perdre ?" Ben, rien que des dizaines de milliers de morts en plus. C'est tout.

Et pour bien faire comprendre au virus qui était le chef, il a conclu : "Je suis un gars malin".

Encore une fois, Raoult nous bourre le mou en assurant que la chloroquine est efficace : c'est possible, mais ses tests ne le prouvent nullement. D'innombrables scientifiques le disent.

Darren Dahly, statisticien à l'University College Cork School of Public Health : "Il serait aberrant de recommander un traitement à des millions de personnes sur la base d'un test aussi restreint".

Gaetan Burgio, expert de la résistance aux médicaments à l'Australian National University : "Ce serait une folie".

Joshua Sharfstein, professeur à la Johns Hopkins University’s Bloomberg School of Public Health : "La distribution massive de traitements qui n'ont pas fait leurs preuves est au mieux imprudente, et au pire dangereuse".

Natalia Pasternak Taschner, micro-biologiste à l'université de Sao Paulo : "Nous devrions être encore plus rigoureux que d'habitude, de peur de donner de faux espoirs à la population, et de gaspiller notre temps et notre argent sur la base de revendications infondées. Vu la toxicité de ce médicament [la chloroquine, dont Bolsonaro a ordonné la production], je crains que mon gouvernement ne conduise des malades à la mort."

Vinay Prasad, hématologue et cancérologue à l'Oregon Health & Science University : "En cas d'épidémie, il est nécessaire de fabriquer en priorité les produits dont l'efficacité est prouvée. En l'occurrence, des masques, des tuniques et des respirateurs. Avant d'accroître la production de médicaments, mieux vaut savoir s'ils sont efficaces."

Katherine Seley-Radtke, président de la Société internationale pour la recherche antivirale à l'université du Maryland : "La chloroquine et l'hydroxychloroquine n'ont pas été testées correctement dans des études contrôlées. Sans compter qu'elles ont de nombreux effets secondaires, parfois mortels. Tant que ces médicaments, ou d'autres, n'ont pas démontré leur efficacité contre le Covid-19 dans des tests cliniques, et n'ont pas été approuvés par les autorités sanitaires à cet effet, personne ne doit les utiliser en auto-médication."

Le ministère de la Santé américain recense, à travers le monde entier, pas moins de 239 études en cours, achevées ou à venir, de thérapeutiques contre le coronavirus. Y compris en France. Y compris sur la chloroquine.

Des études sérieuses, conformes à la méthodologie scientifique. L'IHU Méditerranée-Infection et son gourou le professeur Raoult sont ostensiblement absents de cette liste.

L'étude à laquelle faisait allusion le ministre français de la Recherche devrait livrer de premiers résultats pour la fin de la semaine. Elle couvre plusieurs pays et porte sur 3 100 participants, contre 20 pour la première blague raoultienne, et 80 pour la seconde. Elle met en concurrence plusieurs médicaments avec l'hydroxychloroquine : le Remdesivir, le Lopinavir/Ritonavir, et le Lopinavir/Ritonavir associé à l'interféron beta-1A. Le professeur Raoult n'a pas le monopole de la science.

Une autre étude, à l'hôpital Bichat à Paris, au CHU d'Angers et au CHU de Saint-Étienne, porte spécifiquement sur le traitement préventif des personnels soignants. Elle inclut l'hydroxychloroquine et d'autres molécules.

Une étude au Danemark porte sur l'hydroxychloroquine associée à l'azithromycine (soit le traitement du docteur Donald Trump). Raoult n'est pas propriétaire de la chloroquine. En fait, ce n'est même pas lui qui a évoqué, le premier, l'hypothèse de son efficacité contre le Covid-19.

Une étude en préparation à l'hôpital Necker à Paris porte sur le Sarilumab. Ne me demandez pas ce que c'est. Je constate juste que ce n'est pas made in professeur Raoult. La médecine ne tourne pas autour du nombril de Raoult. D'innombrables pistes sont explorées en dehors de la sienne, et c'est heureux.

Par exemple, la transfusion de plasma en provenance de patients guéris du Covid-19. Une étude, parmi d'autres, est en cours en Italie sur cette thérapeutique.

Dans la quasi-totalité de ces études, il y a un groupe-témoin qui ne reçoit pas le traitement évalué. Comme le dit Johnny Raoult-Hallyday, dans l'une de ses déclarations les plus scandaleuses, les plus démagogiques et les plus gorgées de mauvaise foi, on fait sauter la moitié des parachutistes sans parachute pour vérifier qu'ils s'écrasent bien.

Bah oui, abruti fini, faussaire définitif : c'est la méthode scientifique, et tu le sais très bien. Le b.a.-ba de l'essai clinique, c'est de comparer un groupe de malades auquel on administre le médicament à tester, à un groupe auquel on ne l'administre pas. Sinon, on n'a aucune base de comparaison, et les mythomanes dans ton genre peuvent s'en donner à cœur joie.

Contrairement à ce que tu prétends, à l'adresse d'un grand public dont tu attises l'angoisse pour augmenter ta popularité, ce n'est pas contraire à l'éthique. On administre au groupe témoin les soins reconnus efficaces et validés, et on administre à l'autre groupe le médicament aux effets inconnus.

Il ne s'agit pas de priver quiconque de soins. Certes, concernant le Covid-19, il n'y a aucun médicament connu pour l'instant : les soins validés sont donc palliatifs et peu satisfaisants. Mais il est, de toute façon, hors de question d'administrer la molécule en test à tous les malades hospitalisés : ne serait-ce que parce que c'est dangereux ! Seule une toute petite minorité d'entre eux sert de cobayes, et heureusement.

Le "professeur" Raoult fait une présentation délibérément déformée des faits à destination du grand public, alors qu'il est manifestement au courant de la méthode scientifique et de sa justification : voilà qui signe sa mauvaise foi, et montre son rôle extraordinairement subversif et nuisible à l'ordre public, en temps d'épidémie.

Dans cette Chine dont il admire tant les chercheurs, Raoult serait déjà en prison -- s'il n'avait pas reçu une balle dans la nuque.

En France, les vrais responsables, les dirigeants normaux, ceux qui ne sont pas des "stars mondiales", mettent en garde contre les dangers du détournement de la chloroquine pour traiter le Covid-19. Dominique Martin est directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament. Il s'appelle Martin, je suppose donc qu'il n'est pas juif. Ça ira ? On a le droit de faire appel à son autorité sans se voir opposer je ne sais quel complot ?

Les ventes de Plaquénil en pharmacie (hydroxychloroquine) ont doublé, prévient-il. C'est évidemment qu'il est prescrit par des médecins de ville contre le Covid-19. Pour eux-mêmes, ou pour leurs patients. Or, c'est illégal : dans ce but, seul l'usage à l'hôpital est autorisé.

Contrairement aux insinuations criminelles du "professeur" Raoult, que certains de nos collègues comme Exilé régurgitent ici, il n'y a pas liberté de prescription. Le médecin n'est pas un dieu vivant qui fait ce qu'il veut dans son coin. Il est soumis à la loi comme tout le monde, et plus encore en période d'épidémie, et donc de pénurie médicamenteuse.

Déjà, dit Dominique Martin, des patients atteints de lupus ou de polyarthrite rhumatoïde, seules indications du Plaquénil, se sont heurtés à des pénuries de leur médicament habituel.

"Si les gens continuent à prendre du Plaquénil de manière massive, on va se retrouver en difficulté. Les malades à qui ce produit est normalement destiné n'auront pas accès à leur traitement."

La prescription sauvage est dangereuse : "On a observé un certain nombre de situations dans lesquelles il y avait eu des accidents, soit des malaises, soit des décès chez des gens qui prenaient ce médicament."

Le professeur Milou-Daniel Drici, directeur du Centre régional de pharmaco-vigilance de Nice-Alpes-Côte d'Azur, cardiologue et pharmacien, enseignant au CHU de Nice, a observé deux décès inquiétants de malades du Covid-19 traités au Plaquénil : "Je ne devrais pas le dire, mais certains de mes confrères se ruent sur les boîtes [de Plaquénil] en disant que ça [les accidents] n'arrive qu'aux autres. Certains perçoivent cette molécule comme miraculeuse, à cause du bruit ambiant et parce qu'il n'y a pas de traitement disponible. Il faut garder la tête froide et revenir à des notions de base, car, pour le moment, le risque est certain et le bénéfice est douteux."

Voilà tout ce que Didier Raoult a oublié de vous dire.

Robert

On ne peut pas dire que la désindustrialisation de la France contre laquelle monsieur Macron avait déclaré vouloir s'opposer en voulant mener une politique de réindustrialisation dans des domaines porteurs, ne s'est pas poursuivie sous son mandat. Qui plus est dans le domaine de la production de masques qui, actuellement, nous font cruellement défaut.

On voit bien que, au-delà de nos gouvernants actuels, c'est une véritable obnubilation qui a saisi nos élites en ne voulant en France qu'une société de services, oubliant des pans entiers des besoins stratégiques de la France.

Voici un article particulièrement clair sur ce sujet.
Je cite : "La fermeture en octobre 2018 de l’usine Spérian de Plaintel, dans les Côtes-d’Armor, résonne comme un échec du “made in France” à l’heure où, en pleine crise du coronavirus, l’État français annonce un pont aérien avec la Chine pour importer les centaines de millions de masques de protection respiratoire qui font actuellement défaut. Il y a moins de deux ans, les six lignes de production de cette filiale du groupe américain Honeywell étaient encore capables de fabriquer 100 millions de masques par an grâce à des machines pouvant produire chacune 4 000 masques à l’heure."

Le chapeau de cet article est on ne peut plus explicite :
"Rachetée en 2010 par le groupe américain Honeywell, l’entreprise de fabrication de masques Spérian, basée à Plaintel (Côtes-d’Armor), a fermé ses portes en octobre 2018. Cette fermeture est le symbole de la problématique des délocalisations d’activités stratégiques lors de leur rachat par des groupes étrangers."

A lire ici https://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article905

Lucile

@ Robert | 01 avril 2020 à 12:29

Merci, c'est vraiment intéressant.

Si vous lisez l'anglais, voici les références d'un article dont l'auteur se montre très prudent et qui pointe les limites des essais jusqu'ici tentés sur l'utilisation de la chloroquine et de ses variantes contre le covid-19, mais qui donne aussi les hypothèses scientifiques pour lesquelles le médicament peut inhiber l'activité de ce virus. Il conclut en disant qu'on a largement la preuve que ces substances agissent in vitro, on leur a reconnu des effets sur des cellules de singes, mais, dit-il, pour juger de leur réelle efficacité, on n'a pas fait encore d'études suffisamment nombreuses in vivo sur des humains, études exigeant que le médecin traitant lui-même ignore s'il administre le vrai médicament ou un placebo. Ces études sont en cours.

Dans l'interview que vous indiquez, le Pr. Raoult discute le fait que seules de telles études pourraient renseigner de façon valide sur l'efficacité du médicament et sur ses contre-indications. On voit la différence d'approche entre le praticien et le pharmacien.

En ce moment, c'est la seule option praticable, validée ou pas.

https://cen.acs.org/pharmaceuticals/drug-development/Coronavirus-puts-spotlight-chloroquine-questions/98/i12

revnonausujai

@ Alpi 11h51

Vous bassiner ? Ah, vous êtes un adepte de Rika Zaraï ?
Pendant votre trempette, relisez les articles 2 et 3 de la Constitution.
Pour le reste, pas plus admirateur de Saint-Just que de Quilès, bien au contraire ; la commission que j'envisageais aurait compris des parlementaires de toutes obédiences et des citoyens tirés au sort donc sans plus de biais politique que les mêmes citoyens tirés au sort pour un jury ; comme quoi, la proposition n'a rien de subversif ; elle aurait juste le mérite d'empêcher l'entre-soi ou le ridicule d'une juridiction taillée sur mesure.
Ceci étant, l'incompétence et l'amateurisme de la macronie m'agaçaient, je commence à croire que la secte est réellement néfaste.

Achille

@ Lodi | 01 avril 2020 à 11:09

"Il est des gens très brillants sur ce blog, bien plus talentueux que vous et moi."
Parlez pour vous

Excusez-moi, je ne voulais pas vous vexer. Je constate au passage que vous avez une haute opinion de votre talent !
Mais vous avez raison, dans ce monde impitoyable il vaut mieux se valoriser sinon qui le fera ? :)

F68.10

@ Lodi
"J'ai dénoncé le processus mais ai échoué à l'enrayer, échec total, je dois dire, enfin, ce qui me console, c'est que F68.10 lise René Girard."

Oui, je le fais (sans me sentir pressé, non plus, hein...) parce que j'ai un minimum d'intégrité intellectuelle. Mais je ne me limite pas à ses textes, et j'examine donc aussi les textes au sujet desquels s'exprime René Girard, ainsi que les textes qui parlent de René Girard. Pour ne pas avoir une vision sélective des choses.

Mais, si cela peut vous rassurer, je ne cautionne pas implicitement une perspective concurrentielle de l'écriture sur ce blog. Si vous voulez un endroit d'expression libre, comme vous semblez le vouloir, je suis le premier à cautionner ce souhait. Mais il se trouve simplement que face à X ou Y qui adopte tel ou tel comportement, je me sens contraint d'adopter tel autre ou tel autre comportement rhétorique. Si vous trouvez que je procède mal dans mes interactions avec Aliocha, je vous encourage à me faire part de vos critiques (je peux être en désaccord avec ces critiques, mais je ferai l'effort de les prendre en considération).

Robert

@ Tipaza | 31 mars 2020 à 19:33

Dans le partage des tâches, l'Allemagne ne s'est pas cachée de vouloir conserver l'industrie en concédant royalement la défense militaire de l'Europe à la France: comprendre la fourniture des armées, donc de la chair à canon, pas l'industrie de défense.
De toute manière on ne fabrique plus de fusils, on les achète déjà à l’Allemagne. Quant aux munitions, après les déboires de l'acquisition sur le marché international, à moindre coût, des munitions pour le FAMAS qui se sont révélées très imparfaites en qualité, je suppose que là aussi le fournisseur devrait être allemand ! Mais je n'ai pas vérifié.

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@ Michelle D-LEROY | 31 mars 2020 à 18:07
@ Lucile | 31 mars 2020 à 19:43

Monsieur Raoult est intervenu dans l'émission matinale de Radio Classique ce matin 1er avril. A écouter ici: https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/esprits-libres/#livePlayer

L'entretien vaut l'écoute, loin des querelles de personnes.

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@ revnonausujai | 31 mars 2020 à 20:47

Effectivement, depuis 2009 et le choix de monsieur Sarkozy, la gendarmerie est directement subordonnée au préfet et non placée sous son autorité du fait de son état militaire, comme c'est toujours le cas avec les autorités judiciaires.
Ce fameux décret organique a donc été abrogé à cette époque.

Alpi

@ revenonausujai
"Ah, vous voulez dire que, par exemple, la convention citoyenne pour le climat (150 citoyens tirés au sort) était d'inspiration soviétique ? Votre gourou n'en rate décidément pas une !"

Qui vous laisse penser que je soutiens cette convention, au mieux une tartufferie, au pire une imposture.

"Par ailleurs, la justice est une prérogative du souverain, en l'occurrence le peuple français "

Et ne me bassinez pas avec votre "peuple français" dont vous vous gargarisez. Si ce hochet vous amuse, secouez-le bien ! De Mirabeau à Erdogan ou Maduro, en passant par Lénine, on commet en son nom les pires saloperies. Votre "peuple" n'est certainement pas le mien.

Si ce sont des gens comme vous qui siègent dans les commissions que vous appelez de vos vœux et qui condamnent sur des "Ah, vous voulez dire", ça va saigner ! Vous me rappelez ce ministre socialiste : "il ne faut pas se contenter de dire : des têtes vont tomber… Il faut dire lesquelles et rapidement".
On attendait Saint-Just, on a juste Quilès !

Lodi

@ Achille
"Si vous voulez mon avis, vous êtes trop susceptible et surtout vous êtes un peu trop dogmatique en pinaillant sur des points qui ne méritent pas que l’on s’y attarde."

Quels points ?
On pourrait vous dire que vous êtes trop vague, et d'ailleurs certains ne s'en privent pas.
Et mieux vaut être susceptible que dans son tort.

"Ceci étant, je ne dénigrerai pas votre talent"

C'est bien bon.

"Il est des gens très brillants sur ce blog, bien plus talentueux que vous et moi."

Parlez pour vous.
En fait, je vais être solidaire : même si vous le pensez, ne le dites pas, nous sommes dans un concours et il ne sert à rien d'être dans la moyenne comme quand on passe d'une classe à l'autre.

"Je ne cherche surtout pas à faire la compétition avec eux. J’écris mon avis sur le billet en cours avec mes mots simples et maladroits, sans chercher à impressionner la galerie"

Je ne venais pas pour être en compétition, mais comme je vous l'ai dit, nous sommes tenus de nous y conformer.
Et parce que certains s'arrogent le rôle de critique, et parce que la charte, en nous poussant vers un plus grand souci de la forme, rend vrai ce qui était faux. Nous ne sommes plus dans une libre conversation mais dans un genre de devoir à rendre.
Pas trop long, pas trop de hors sujet : dès qu'il y a contrainte, il y a forme, dès qu'il y a forme, oeuvre, soit indigente, soit véritable, autant ne pas faire dans le simulacre.

Avec la montée de la concurrence, il y a concours : je veux dire qu'ici, on n'est certainement plus, si cela l'a jamais été, dans un commentaire serein et dans des discutions apaisées, on est dans la lutte de tous contre tous.
Soit qui brille le plus, soit j'agresse le plus. J'ai dénoncé le processus mais ai échoué à l'enrayer, échec total, je dois dire, enfin, ce qui me console, c'est que F68.10 lise René Girard.

Serait-il possible que je n'échoue pas tout ? Incroyable... Pour Girard, vous savez, ceux qu'il n’intéresse pas peuvent zapper, on n'est pas dans Harry Potter où un livre avait le pouvoir magique d'obliger à le lire, et de plus, d'un coup, d'une traite.
Fantasme de romancier !

Mais voyez-vous, certains aiment les pugilats, d'autres noter, et certains parler de sujets de fond, type ce qui explique nos comportements, politiques, entre autre.
Tout cela est, au sens strict, hors-sujet, mais enfin, dans un blog de plus en plus concurrentiel, pugilats et critiques de démolition sont inévitables, de même que pour irriguer sa réflexion, quelques apports culturels, foi de cuistre.
Autant dire que les affluents sont hors-sujet du fleuve !

"Je réponds à ceux qui m’interpellent, d’une façon calme et posée de préférence, d’une façon plus brutale lorsque mon contradicteur est agressif et les choses s’arrêtent là."

Non, vous avez, par exemple, encouragé le chien qui m'a mordu.
Vous avez donc des initiatives agressives.
Ne jouez pas au saint après avoir joué au modeste, je me mets dans la moyenne pour mieux y enfermer l'interlocuteur, la moyenne qu'on met entre tout, par exemple en confondant agresseur et victime. Parce que si tout est pareil, on est tous frère, amis ?
En vérité, on est tous concurrents, et les gens en tort avec moi, en tort, les choses sont ce qu'elles sont, j'imagine que c'est mon côté "dogmatique".

Enfin, partez en paix, votre intervention m'a aidé à mieux comprendre la mentalité "moyenne", c'est déjà ça.

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 01 avril 2020 à 08:39

Désolé, je n'ai pas pu vous lire.
Je n'ai plus d'encre dans la cartouche de mon imprimante visuelle !
Et pourtant ce devait être très intéressant, un peu long probablement comme d'habitude.

Michel Deluré

@ Exilé 31/03 19:48

Les morts, je ne les oublie point. Qui le pourrait d'ailleurs ? Au contraire, leur décompte quotidien m'en est même devenu obsédant.

Mais cette vulnérabilité de notre pays que nous découvrons aujourd'hui, à l'image d'ailleurs de nombre d'autres pays frappés eux aussi de plein fouet par le même ennemi, ne doit pas nous faire oublier que nos dirigeants actuels ne sont pas seuls comptables de la dégradation dans le temps de notre système de santé et seuls responsables d'avoir laissé filer notre propre capacité industrielle à fabriquer matériels médicaux, médicaments, masques, etc.

Si procès doit être intenté, alors beaucoup de justiciables, autres que ceux uniquement au pouvoir depuis 2017, devront figurer dans le box des accusés !

hameau dans les nuages

@ Mary Preud'homme | 31 mars 2020 à 20:25

Aucune aversion. Je me suis même disputé avec mes enfants en leur expliquant qu'ils étaient l'objet de provocations afin de les pousser à la faute, qu'ils obéissaient à des ordres débiles...

Mais là c'est bon. Un petit peu de psychologie, de bon sens et de prévention ne ferait pas de mal à des gens qui n'ont pas vu dans l'année un seul gyrophare bleu alors que commencent à traîner de drôles d’apôtres. Il faut dire que la fermeture de brigades et leur regroupement n'y est pas pour rien.

Aucune dénonciation, tout le monde se connaît dans la rue (10 numéros) qui mène aux champs mais aussi au village voisin et sert donc de chemin de traverse.

Puisque vous ne me croyez pas, voyez ceci:

https://www.google.com/url?q=https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2020/03/31/le-chat-perdu-retrouve-avec-une-amende-a-la-clef-a-oloron,2682607.php&sa=D&source=hangouts&ust=1585812652203000&usg=AFQjCNHXHKdt-ApQx81G8RYLTtLPG0jpJA">https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2020/03/31/le-chat-perdu-retrouve-avec-une-amende-a-la-clef-a-oloron,2682607.php&sa=D&source=hangouts&ust=1585812652203000&usg=AFQjCNHXHKdt-ApQx81G8RYLTtLPG0jpJA">https://www.google.com/url?q=https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2020/03/31/le-chat-perdu-retrouve-avec-une-amende-a-la-clef-a-oloron,2682607.php&sa=D&source=hangouts&ust=1585812652203000&usg=AFQjCNHXHKdt-ApQx81G8RYLTtLPG0jpJA

et ceci:

https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2020/03/27/mourenx-pourtant-autorise-l-achat-du-journal-lui-vaut-une-amende-salee,2681470.php

"En même temps"

Je pense que les bleus ne sont plus d'origine rurale mais citadine donc n'ayant plus aucune connaissance du terrain qu'ils arpentent. Avant ils avaient de la famille les pieds dans la terre et étaient avec succès les services de renseignements généraux en blaguant et en prenant le café. Ce qui leur permettait de faire une prévention efficace. Ils connaissaient leur monde.
Ils ne sont plus que la courroie de transmission des clowns parisiens. Ça risque de fumer.

Achille

@ Lodi | 01 avril 2020 à 03:18

Si vous voulez mon avis, vous êtes trop susceptible et surtout vous êtes un peu trop dogmatique en pinaillant sur des points qui ne méritent pas que l’on s’y attarde.

Vos développements sur René Girard n’intéressent que deux ou trois gugusses sur ce blog et il se peut que les autres commentateurs finissent par s’agacer. Moi y compris, vu que René Girard je n’en ai rien à faire et les échanges sur ce personnage m’ont convaincu de ne jamais le lire vu que ceux qui l’ont lu disent tout et son contraire sur son œuvre.

Ceci étant, je ne dénigrerai pas votre talent car vous avez le vôtre, comme j’ai le mien. Il est des gens très brillants sur ce blog, bien plus talentueux que vous et moi. Je ne cherche surtout pas à faire la compétition avec eux. J’écris mon avis sur le billet en cours avec mes mots simples et maladroits, sans chercher à impressionner la galerie. Je réponds à ceux qui m’interpellent, d’une façon calme et posée de préférence, d’une façon plus brutale lorsque mon contradicteur est agressif et les choses s’arrêtent là. Cool, cool !

Lodi

@ Achille | 31 mars 2020 à 20:10

Vous applaudissez quelqu'un qui ne comprend rien à rien et attaque en brute stupide comme je l'ai démontré ?
Cela ne plaide pas en votre faveur.

Sinon, vous faites une victime collatérale : votre compliment rabaisse la personne à qui vous comparez le chien.

Je ne devrais pas me tourmenter, c'est à cause du fait de ne pas être opiomane : les méfaits de la non-drogue.
On n'avertira jamais assez les gens de ses dangers. Chercher du sens et non du bourre-pif, à comprendre plutôt que de critiquer à l'aveugle, l'excellence avec les doutes que cela charrie et non à se retrouver piégé par des critiques se comportant comme si on rendait oeuvre ou copie ?
C'est noble.
Mais se voir détruit par un critique sans avoir produit ce qui a lieu d'être ou non jugé digne du panier, devoir ou oeuvre ?
Mieux aurait valu fumer de l'opium.

C'est une expérience très particulière, dégradante, une espèce d'avortement, sauf qu'on ne voit pas quelle femme a pu être sauvée par ma condamnation. Je signale que peu de gens peuvent progresser, il faut de la volonté et du talent.
Donc, je ne peux pas mieux faire... Donc, je suis non seulement rien, mais à jamais, si on suit la logique. Éternelle.
A condamnation sans fin, évocation sans fin. Je n'ai peut-être pas de talent, mais de la logique. Autre chose : en admettant que j'ai du talent, je renvoie au critique son absence de talent. J'attire aussi les chiens, et les traite selon leur mérite.

Et enfin, le point de départ est l'événement qui compte le plus dans sa vie, parfois le plus traumatisant. Sur ce blog, c'est ça. Vous êtes maudit tous les jours, vous ?
Pour tout dire, si malgré mon absence de talent, j'écrivais sur mon expérience des commentaires, je partirais de là, reviendrais en arrière puis évoquerait le futur. A des gens plus heureux, on aurait promis quelque avenir radieux, mais partant de plus bas que terre, savoir la tombe, je n'ai du moins pas de déception à craindre... Et d'autant que j'essaie d'éradiquer l'espoir comme d'autres les poussières ou les mauvaises herbes.

Giuseppe

@ Paul Duret | 31 mars 2020 à 12:15

Vous avez sans doute vendu autant de livres que lui, sans doute ?
Des "propos de comptoir" pour des centaines de milliers de lecteurs, le zinc doit être immense et les clients des ignares, bien sûr, le comptoir en guise de pupitre pour ses universités populaires, où l'on boit un bon coup.
J'aime bien sa cave, certaines cuvées sont moins prestigieuses, mais je prends soin quand même de ne la réserver qu'aux fins palais... Chacun ses goûts, il paraît que la mienne a du corps.

Vous m'indiquerez votre éditeur.

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@ sbriglia | 31 mars 2020 à 08:43

Je me suis interrogé aussi, peut-être a-t-il été surpris par lui-même et enfin trouvé la formule magique sur la prise du béton. Surpris aussi de sa rapidité de solidification et d'une réussite qu'il n'attendait plus, j'espère que ses doigts ne sont pas restés prisonniers avec ses pieds.

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@ Achille | 31 mars 2020 à 11:44

Il faudra expliquer que le pays manquait de tout... SAUF ! de rond-points magnifiques, qui coûtent, coûtent... Je vous laisse faire le point en équivalent respirateurs et seringues spéciales et autres équipements moins pointus technologiquement.

Le débat à venir, plus tard, ce sera de se demander pourquoi le consortium Air Liquide va construire ces appareils cruciaux dont on manque à en mourir.

Eternelle réflexion posée de la sous-traitance, ce n'est pas une question de savoir-faire mais surtout de produire de telle façon que l'investisseur s'y intéresse, il faut bien rémunérer des actionnaires.

Avoir des masques et autres sans dépendre d'un marché, c'est donc de l'entreprise publique avec tous les excès et les dérives d'une production étatique... Nous en reparlerons.
Notre équipe sous-traitait pour la maîtrise des coûts et des savoir-faire de plus en plus exigeants et obtenir des marchés de plus en plus serrés adoubés à une concurrence de plus en plus agressive.

Rapatrier une production dont on maîtrise le savoir avec des coûts supérieurs c'est aussi des impôts en plus, il faudra l'accepter, mais combien de temps ?

Un respirateur n'est pas une berline allemande ou italienne c'est un achat de plaisir qui se paie sans compter - les Chinois en sont friands -, un respirateur est un produit marchand industriel, comme un vulgaire aspirateur, la lutte sera toujours inégale avec la main-d'oeuvre extérieure et/ou des composants extérieurs, celle des Chinois pour les masques aussi par exemple.

J'ai entendu le Président, on en verra les détail techniques plus tard... Ou jamais, peut-être des effets d'annonce dans un ciel menaçant d'orages.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"L’amour du prochain comme remède à la violence est aussi une thèse désastreuse aux yeux de ceux qui croient en la violence et en ses vertus."

Je ne sais pas à qui vous parlez. Si vous me posez la question de ma "croyance" en la violence (le terme "croyance" est particulièrement impropre dans ce contexte...) je vous répondrais que malheureusement, il est des cas où le recours à la violence est absolument nécessaire. Je peux me replonger dans l'historique de mes discussions avec Aliocha pour vous apporter des exemples qu'il n'a pas daigné traiter.

"Il peut être en effet une arme redoutable."

Quoi qu'il en soit, le sarcasme est bien plus pacifique que l'énucléation des yeux à vif. Il y a quand même des notions de moindre mal...

"Navré, ce n’est jamais la seule chose à faire et c’est rarement la meilleure."

Si, il y a des fois où accuser autrui est bien la seule chose à faire. Le cas de la fraude scientifique, et en particulier la fraude scientifique médicale, est un domaine où l'accusation publique est indépassable. Trouvez-moi d'autres moyens pour mitiger les impacts de la fraude scientifique que la mise en accusation, et on en reparle, de votre absolu. Idem en ce qui concerne les croyances théocratiques fondamentalistes: il n'y a pas toujours le temps de les traiter par le dialogue, et la violence est un ultime recours qu'on ne peut éluder.

"Autrui n’est pas un saint."

Alors qu'il ne se comporte pas comme tel en prétendant être au-dessus de toute critique, et en réclamant un droit à ne jamais être interpellé sur ses positions intellectuelles ou sur les actes non seulement qu'il aurait déjà commis mais qu'il prétend vouloir commettre.

"Pourquoi toujours chercher les turpitudes d’autrui ?"

Je ne vois pas ce que vous appelez les "turpitudes d'autrui" dans mon exemple. Mais pour vous répondre: si des gamins se font cogner, il importe de ne pas détourner les yeux au motif d'une tolérance des idées déconnantes qui sont à la source de tels comportements. La mise en accusation est nécessaire, car sans elle, dans le silence, un élève trop cogné fera lui-même ultimement sa propre loi. Vous condamnez les gens qui menacent de recourir à la violence ? Vous devriez avoir nettement plus peur de ceux qui ont intériorisé l'interdiction sociale de telles menaces et qui passeront à l'acte sans menacer, tout en refusant de s'expliquer ultérieurement sur les motifs de leurs actes. Mieux vaut des menaces qu'une violence non pas aveugle, mais muette.

"Il n’est pas révélateur de ce qu’est une épidémie. Il est révélateur de notre aveuglement devant un risque si connu."

Pourtant l'OMS a été fondée suite à un événement similaire, et Bill Gates faisait, dès 2015, des mises en garde à ce sujet. Quand vous construisez un barrage, vous planifiez le fonctionnement du barrage en régime normal, et aussi en régime exceptionnel ; car vous savez qu'il casse à un moment, mais vous ne voulez pas qu'il casse n'importe comment. Les pandémies, c'est pareil: la médecine de tous les jours et la médecine d'épidémie sont deux domaines distincts ; et la preuve qu'on ne veuille toujours pas comprendre cette distinction, c'est qu'on rejette la faute de la situation actuelle sur le "manque de moyen" de la médecine en régime normal. Situations complètement distinctes qu'on se fait plaisir à amalgamer pour se garantir de ne rien vouloir comprendre et de ne rien vouloir traiter à l'avenir.

"C’est bien là toute la question. La théorie mimétique décrit ces mouvements de foule et la façon dont ils ont structuré les cultures humaines."

Et c'est bien là où il importe d'avoir des réponses solides, et non pas simplement de vagues idées séduisantes. Si on se base sur de vagues idées séduisantes pour spéculer, vous avez mon accord. Si on se base sur de vagues idées séduisantes pour traiter un problème tel que la violence, on se garantit des retours de bâtons violemment déplaisants. L'histoire de la médecine regorge de tels exemples. Et la violence fait partie de la médecine depuis que les critères d'internement en psychiatrie sont essentiellement ceux de la dangerosité pour soi ou autrui. Ce n'est donc pas qu'une question théologique, mais aussi une question médicale dans ce contexte ; et c'est donc une question qui doit être traitée scientifiquement comme toute question médicale. C'est pourquoi j'attache tant d'importance non pas à la seule spéculation girardienne, qui ne me dérange que peu, mais surtout à ses prétentions scientifiques.

Et c'est pour cela que je suis sidéré de constater l'importance de l'entourage psychiatrique de René Girard: les deux co-auteurs de "Des choses cachées depuis la fondation du monde" sont bien deux psychiatres ; et d'autres membres de ce milieu y sont mentionnés comme collaborateurs indirects, notamment un ancien directeur de Sainte-Anne. C'est donc une question qu'on ne peut se permettre de prendre à la légère ; et je trouve que c'est ce qu'Aliocha se permet, d'une manière que je juge irresponsable. Et c'est pourquoi je n'hésite pas à l'"accuser", selon votre propre terminologie.

revnonausujai

@ Mary Preud'homme 16h11
"Et si vous voulez vous en prendre à quelqu'un concernant l'application d'un confinement strict, et soutenir votre Madeleine qui sans doute ne sait pas lire, redescendez de votre nuage, armez-vous de courage et adressez-vous non pas aux exécutants (en l'occurrence les gendarmes locaux) qui ne font que leur travail (en prenant des risques pour leur propre santé) mais aux responsables réfugiés en haut lieu."

Certes, la responsabilité principale incombe au donneur d'ordre, mais il fut un temps où il était prescrit dans le D.O. aux gendarmes de faire preuve de discernement.
Depuis, ils sont passés au ministère de l'Intérieur et sont pieds et poings liés devant n'importe quelle lubie d'un préfet trop zélé et avide de plaire.

Mary Preud'homme

"Hier ma chère voisine Madeleine, âgée de 76 ans, s'est fait arrêter par la patrouille... Ils lui ont pris son identité et lui ont indiqué qu'elle recevrait son PV...
Ou comment donner des gages à la haine anti-flic.*"

Relisez vous hameau dans les nuages et voyez les termes employés : patrouille, laisser-passer, haine anti-flic*.
Pas la peine d'être expert en psychologie pour deviner vos propres aversions, plus une suffisance et une arrogance qui vous mettraient au-dessus des lois.

Et si au tout début de la quarantaine il y a eu une certaine tolérance dans l'application de cette loi, ce n'est plus le cas vu la situation sanitaire qui s'est dégradée, d'où l'importance de respecter un confinement strict dans l'intérêt de tous, notamment de ceux qui sont en première ligne contrairement à vous.

*(à noter que cette dernière appellation est réservée aux policiers et non aux gendarmes)

NB : vous devriez aussi mener une enquête dans votre entourage pour savoir si votre Madeleine n'aurait pas été dénoncée par un de vos voisins ? Ce qui se fait beaucoup en ce moment !

Achille

@ Tipaza | 31 mars 2020 à 19:02
« "Je pense que les Français voudront souffleter beaucoup, etc."
Je me demande si vous avez un problème de clavier ou de vocabulaire ? »

Vous jouez sur les mots et moi sur les maux qui secouent notre société. C’est toute la différence.

Avouez quand même qu’à nos âges, nous pouvons prétendre disposer d'un peu de quiétude pour le temps qui nous reste, si toutefois le coronavirus ne vient pas nous emporter vers le monde intemporel.

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@ Mitsahne | 31 mars 2020 à 18:17

Oh punaise le bourre-pif ! Du Savonarole ++ :)


Exilé

@ Michel Deluré
« Mais ceux qui désignent actuellement les responsables qu'il conviendra de pendre demain en place publique, sont-ils les mieux placés pour s'ériger aujourd'hui en accusateurs publics ? »

Oui, en tant que victimes directes ou indirectes du régime.
N'oubliez pas qu'il y a des morts en surnombre par rapport à ceux qui ne pouvaient pas être évités par la force des choses, pour ne pas évoquer les dommages collatéraux.
Bien entendu, ils auront droit à un procès, en espérant qu'il soit plus équitable que ceux qu'ils réservent le plus souvent à leurs opposants.

Lucile

@ Michelle D-LEROY | 31 mars 2020 à 18:07

Je crois que nous pâtirons tous financièrement de cette crise, d'autant plus que les finances de la France étaient déjà dans un état de désastre avancé, ce qui les rendra incapables d'absorber le retard de croissance. La crise va servir de justification à tous nos déboires financiers auprès de l'opinion. Les économies des épargnants y pourvoiront provisoirement, cela permettra à nos gouvernements de dépenser à tout-va, comme si ça réglait les problèmes, et une fois tout l'argent des fourmis dépensé, de recommencer comme avant.

La crise pousse le gouvernement actuel vers toujours plus d'étatisme, et je crains que beaucoup de gens ne soient persuadés de bonne foi que notre manque de moyens et notre difficulté à bien gérer la crise sont dus à un manque de socialisme.

Mais l'urgence est de trouver des moyens de maîtriser l'épidémie et de soigner tous les malades. Le sort des gens dans les EHPAD fait frémir.

Pour ce qui est des soins proposés par le professeur Raoult, comme vous je ne comprends pas que ça donne lieu à une telle querelle et à de telles extrémités verbales, style Cohen-Bendit. Le sujet mérite mieux, et tant que le traitement est à l'essai, inutile d'anticiper sur les conclusions, qui ne seront d'ailleurs pas forcément concluantes si les tests ne portent pas sur des grands nombres, et une assez longue durée.

En attendant ces conclusions, personnellement je l'essayerais à mon âge, si j'en avais la possibilité, non pas que Raoult m'ait tapé dans l'œil, mais parce que je ne risquerais pas grand-chose et parce que j'aurais plus à perdre en m'abstenant. Tant pis si ça me fait passer pour "très [email protected]", ça m'est franchement égal. D'ailleurs, la méthode empirique en sciences n'est pas à rejeter complètement faute de validation en bonne et due forme ; il me paraît plus avantageux de s'en remettre à elle plutôt qu'au hasard, ou à la résignation.

Lodi

@ Mitsahne

Vous ne comprenez rien parce que vous êtes bête, ou quoi ? Quand on use de signes comme je l'ai dit importés de la BD au lieu de se cantonner a ce qui est littéraire, c'est une facilité.
Si générale qu'on ne la voit plus. Mais je ne me permets pas de dire que certains ont des facilités sans dire les miennes. Et même qu'on peut me dire sans talent, ça me semble honnête.

Pardon, vous pouvez le dire et confirmer la première personne, je m'en moque, parce que voyez-vous, ce qui est fait est fait.

"Comme si un asticot reprochait à un lion d’être trop... terre à terre"

Je ne reproche rien du tout. Je réponds à quelqu'un reprochant !? à notre hôte !
Quand on ne sait pas lire, on se tait !
Ou on s'excuse. Mais comme vous ne le ferez jamais, je peux vous traitez de chien galeux, c'est plus que n'en mérite qui me traite d'asticot.

Je répondais que le !? est une évolution générale, et forcément, m'interrogeait sur elle.

Pour l'influence des arts entre eux.
Eh bien, forcément... La bande dessinée est un art assez nouveau, mais on n'est plus au début. De nos jours, il y a des bandes dessinées avec des passages entièrement écrits, littéraires, mais vous n'avez qu'à chercher, je ne suis pas là pour servir les abrutis.
Parce qu'il faut être abruti pour dire que je critique le style de notre hôte. Crétin !
L'arbre qui héberge les lierres et autres, c'est lui, mais vous ne savez vraiment pas lire.
Donc, je m'inspire de lui pour m'améliorer. Tout le monde peut avoir des défauts, tout le monde ne peut pas servir de modèle, comme il l'est implicitement ou explicitement, ici.

La comparaison lion vers de terre est débile, et parce que cuistre, si je l'étais n'est pas tout à fait rien, il faut des connaissances.
Et parce que c'est une réaction à ce que vous n'avez pas compris, preuve de bêtise.

Par contre, vous êtes un chien, comme je me propose de vous appelez si je me rappelle de vous, parce que que dites-vous de notable ?
Je ne vois pas.

Appel au public : il a déjà dit un truc intéressant ?
En toute honnêteté, je ne vois pas.

C'est en toute justice que je vous traite de chien.
Vous avez remarqué que les chiens pissent tous au même endroit ? Enfin non, vous ne savez déjà pas lire.
Le cuistre vous l'apprend.
Eh bien, chez les gens, c'est pareil, si une personne vous a pissé dessus, soyez sûr qu'une autre le fera. C'est pourquoi il vaut mieux, je le sais bien, ne jamais rien dire de ce qu'on subit.

Mais voyez-vous, les critiques sur rien, car à l'origine, on commente ici, on n'écrit pas La recherche, peuvent scandaliser.
Ce qui oblige à exprimer son sentiment d'injustice.

On peut être sans talent, mais quand on écrit ce qui n'est pas un devoir ou une oeuvre, il est étrange d'en parler.
Parce que ce n'est pas vraiment, comment dire ? Là où on peut en juger. Enfin, avant, quand ici, le style, ou son absence, le côté spontané, la vie, était possible.

Comme je l'ai expliqué, il se fait une évolution étrange... On croirait l'Institut de l'écrit après qu'il y a l'Institut de la parole.

Non, c'est vrai, d'un côté il y des exigences de formes nouvelles... Jamais je n'aurais franchi le seuil d'un blog en lisant un tel avertissement, à l'origine.
Mais on se crée des habitudes, c'est désolant...
Enfin, il faut essayer de s'y adapter puisqu'on n'est pas chez soi.

Par contre, est-on chez les critiques ? Les écrivains sont là pour qu'on dise leur style nul, mais sur un blog, s'en prendre à celui des commentateurs, c'est étrange.
Cela ne le sera plus.
Comme je l'ai dit, il n'y aura plus de spontanéité, on se rapprochera du côté oeuvre, ce qui ne veut pas dire qu'on y parvienne.
Avant, on était des amateurs libres, non notés, dont les idées comptaient plus que la forme, en somme, il y avait de la vie. La vie peut se sublimer en oeuvre, on peut essayer de se perfectionner.
Mais il est plus probable qu'on ne fasse jamais que comme vous, des petites attaques à côté de la plaque ou des devoirs formellement parfaits mais aussi vides que votre tête.

Jamais rien de pertinent. Vous n'imitez les professeurs et d'autres apportant quelque chose que dans ce qu'ils ont de pire.
D'abord, nous avons d'aimables enseignants là pour dénigrer les masques et le style des autres, et ensuite, le bon chien-chien Misthane, qui ne comprend rien à rien mais jappe d'autant plus.

Chaque fois que je verrai un confiné sortir promener son chien, je penserai au chien du blog.

Tipaza

@ Robert | 31 mars 2020 à 17:19
"...beaucoup, à commencer par l'Allemagne, pensent moins à une mutualisation qu'à piloter les programmes à leurs bénéfices. On peut penser qu'il ne verront pas d'un œil favorable une France industrielle chasser sur leurs plates-bandes !"

Excellemment vu !
C'est sur ce critère de l'industrialisation sélective que se fera ou pas la fédération européenne que fantasme Macron.

On a déjà vu récemment le bras de fer concernant le char d'assaut et l'avion de combat du futur pour savoir qui pilotera les projets.
Si la France a gardé en partie le projet de l'avion, elle a largement cédé sur celui du char.

L'Allemagne, avec ou sans Merkel, ne partagera jamais la reprise de l'industrialisation ou alors si peu que nous serons de simples sous-traitants.
Si le fédéralisme se fait, il se fera sous contrôle industriel germanique.
Remarquons que la BCE a été créée sur le modèle fédéral allemand et localisée à Francfort après un bras de fer avec Londres. Il s'agissait pour Berlin de contrôler la BCE et surtout l'Euro et les critères qui vont avec.
Bref, contrôler l'UE dans ses fondamentaux monétaires et financiers, et donc contrôler tout simplement l'UE. La City (si je puis dire) de Francfort jouera le rôle de celle de Londres, post-Brexit.

Comparaison n'est pas raison, mais souvenons-nous qu'Hitler considérait que la France devait être le lupanar de l'Europe, telle qu'il la concevait.
Il reste dans les inconscients quelque trace de cette idée.

Tipaza

@ Achille | 31 mars 2020 à 11:44
"Je pense que les Français voudront souffler un peu et reprendre (enfin) une vie normale. J'en suis !"

Il fallait écrire :
"Je pense que les Français voudront souffleter beaucoup, etc."

Je me demande si vous avez un problème de clavier ou de vocabulaire ?

hameau dans les nuages

@ Mary Preud'homme | 31 mars 2020 à 16:11

Ne vous énervez pas ! Mon Dieu quelle morgue ! Oui elle sait lire malgré le fait qu'étant gosse elle allait épandre le fumier à la fourche un sac de jute sur la tête pour ne pas être mouillée, tout cela avant de partir à l'école...

Mais vous me prenez pour qui ? Bien sûr que j'ai contacté le groupement de gendarmerie où en page d'accueil il y avait une gentille vidéo de propagande tournée dans un village basque où là aussi une patrouille discutait avec une vieille Basque dans la rue, tout le monde avec le sourire.

J'ai contacté aussi la mairie du village. Cela tombe bien, dans la nouvelle équipe il y a un brigadier d'une brigade proche...
J'en ai parlé aussi dans mon blog.

Vous croyez que je suis du genre à me défausser ?
Je dois aller avec mon épouse faire des courses à deux. Je vais préparer les 135 euros en liquide en cas de PV et je vais même rajouter 5 euros pour leur machine à café.

Au village il y avait deux feldgrau. Ils habitaient dans une maison qui a gardé le nom de "kommando". Ils fichaient la paix aux gens qui vaquaient à leurs occupations. Un peu comme dans les banlieues quoi…

C’est dommage que la gendarmerie ne fasse pas preuve de discernement et de compassion pour des gens âgés dont la seule distraction est de faire 150 m aller et autant retour dans un chemin vicinal où ne passe par jour que quelques tracteurs... Dans le hangar en question cela fait déjà six fois qu'on lui vole du gas-oil... il ne porte même plus plainte. Nous savons qu'en cas d'émeutes ou de brigandage nous ne devrons compter que sur nous-mêmes, et pourtant on les aime bien les bleus.
Surtout ceux d'avant........

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