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30 mars 2020

Commentaires

Mitsahne

@ Lodi 31/03 à 12h42

Vous nous rappelez assez souvent qu’un correspondant de ce blog aurait dit que vous étiez sans talent. Merci de le confirmer par ces extraits de votre prose de ce jour :
« …je polis mon style…
…En somme, il me paraît mauvais de délaisser l’exactitude dans son art en s’aidant comme d’une béquille d’un autre, bon d’entrecroiser les arts pour leur faire dire ce qui ne l’a jamais été. »

Comprenne qui pourra.
Le manque de talent reste supportable quand il est confiné à de rares manifestations, mais quand il est répété journellement, l’oiseux-vain devient importun, superfétatoire. Le sans talent se transforme en ce qu’en termes de voirie on appelle ‘’un encombrant’’. Votre bavardage apprêté et insignifiant sur la ponctuation de M. Bilger (!?) frise la cuistrerie. Comme si un asticot reprochait à un lion d’être trop... terre à terre.

Exilé

@ Alpi
« Les Français n’aiment pas leur industrie. La plupart des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont tellement rabâché que l’industrie était polluante, destructrice d’emploi (...)

La façon tendancieuse selon laquelle le Code du Travail a été rédigé, autour de clivages employeurs/employés remontant au XIXe siècle, illustre aussi cet état d'esprit.
Les causes du chômage résident aussi dans cette vision erronée du monde du travail qu'en ont les politiques mais aussi les fonctionnaires comme les services fiscaux, l'inspection du travail, ou bien assimilés comme les représentants de l'URSSAF qui ont l'air de croire qu'un « patron » est assis sur un tas d'or inépuisable et qu'il faut le harceler au lieu de lui permettre de travailler.

Michelle D-LEROY

Lorsqu'Agnès Buzyn dit dans une interview au Monde qu'elle savait dès janvier que le virus qui semblait frapper la province de Hubei était dangereux et qu'il risquait de se propager dans le monde, elle cherchait les verges pour se faire battre.
Après cette provocation inutile, comment s'étonner des plaintes contre elle ?
Son époux, ex-PDG de l'INSERM, avait travaillé en collaboration avec le laboratoire de Wuhan et sans aucune polémique de ma part, je pense en effet que des contacts avaient pu l'alerter très tôt et que son épouse était donc mieux placée que personne pour connaître ce qui se passait en Chine.

Dès le mois de février, certains médecins de ville ont vu arriver des patients atteints de pneumopathies avec des troubles respiratoires importants sans s'inquiéter d'une éventuelle contagion puisqu'ils ne savaient pas.
Mme Buzyn, ministre de la Santé, dit avoir alerté le Premier ministre et le Président. Ces deux derniers ne connaissant rien à la médecine étaient, à ces dates, branchés sur la réforme des retraites, ils n'ont pas réagi.
Cela ne me choque pas mais par contre, que Mme la ministre de la Santé n'ait même pas informé l'ensemble des médecins sur le sujet, sous forme d'alerte ou de communiqué, me choque énormément. C'était son travail.

Sans aller jusqu'au procès en justice, une commission d'enquête à la sortie du confinement me paraît être au moins un minimum. On ne peut accepter la charge d'une fonction et ne pas assumer ses responsabilités.

Elle dit encore récemment que des Français rentraient de Chine en février via Bruxelles et qu'ils rentraient ensuite en France par la route.

Parallèlement, elle dit qu'elle ne voyait pas donc pas l'utilité de fermer les frontières. Alors pourquoi tout ce cinéma médiatique de mettre en quarantaine à Carry-le-Rouet, à Aix-en-Provence ou en Normandie les personnes rentrées de Chine grâce aux charters gouvernementaux ?
D'un côté on laisse passer et d'un autre on montre à la galerie qu'on est strict. Le grand n'importe quoi de la pub gouvernementale mêlée à l'insouciance du ministre.

Quant aux travaux du Professeur Raoult, cela devient une affaire politique exaspérante et quand j'entends Yaël Goosz répéter à l'envi que c'est du populisme sanitaire, je suis stupéfaite de voir jusqu'où va se nicher la suspicion de populisme.
Une amie me dit même qu'il ne soigne que les gens de droite (M. et Mme Estrosi ou Valérie Boyer par exemple) : hallucinant !

Encore une fois, les médicaments qu'il propose sont déjà anciens (Chloroquine et Erythromycine), ils ont fait leur preuve avant cette affaire et les effets secondaires sont déjà connus comme pour tout médicament, même ceux qui paraissent anodins. L'entêtement de certains médecins de vouloir attendre pour le prescrire, m'agace profondément. Certains veulent attendre deux ou trois mois les effets cliniques, autant dire la fin de l'épidémie. C'est sidérant.

Cela n'est pas sans me rappeler le cas d'un proche arrivé aux urgences de l'hôpital Avicenne et décédé après six heures de tergiversations pour éviter de lui injecter un produit qui aurait pu le tuer. A l'époque nous n'avons pas voulu porter plainte parce que nous ne sommes pas du genre procédurier mais avec le recul et lorsque je vois le chef des urgences de cet hôpital sur les plateaux télé aussi précautionneux, aussi attentiste, aussi rigoureux dans l'attente de traitements et des essais sur les malades du Covid-19, je regrette de ne pas avoir saisi la justice à ce moment-là. Juste je me dis que cela n'aurait pas ramené à la vie notre cher défunt. Mais à défaut de service d'urgences, je pense qu'il faudrait renommer son service : dispensaire.

Des précautions qui ont conduit à une polémique suite au décès de la Princesse Diana dont l'ambulance a mis plus de deux heures entre Alma et la Pitié pour ne pas trop la secouer. Une polémique entre méthodes british ou américaines qui consistent à ramener le blessé le plus vite possible à l'hôpital et les méthodes françaises qui ne prennent pas de risques de transport. Pas de procès non plus.

Je ne suis pas médecin, mais cela ne m'empêche pas de constater ce qui me paraît des aberrations qui sont à la fois des entêtements ressemblant à des excès d'ego de médecins visant à démontrer qu'ils sont les seuls sachants et les maîtres des horloges.

Et quand j'entends, à midi, notre Président se réjouir que les masques en quantité pourront être largement mis à disposition de toutes les professions début mai, je souris sans vouloir le traîner devant des tribunaux.
Il fait ce qu'il peut pour masquer les lacunes et l'excès d'optimisme de ministres, conseillers et autres proches collaborateurs. Il fait ce qu'il a toujours fait, du marketing politique.
Mais quand je l'entends parler de souverainisme, là, je me marre (pardonnez-moi cette expression légère mais significative).

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@ Lucile

Je pense que malheureusement vos amis vignerons ne seront pas les seuls à pâtir financièrement de cette crise. Beaucoup de petits commerçants, agriculteurs, artisans et PME et même grands groupes devront déposer le bilan pour les uns, se regrouper ou se reconvertir pour les autres. Beaucoup travaillent déjà sur la corde raide.

Je pense que cela va faire des dégâts économiques malgré toute la bonne volonté du gouvernement qui ne pourra pas tout, à moins de faire fonctionner la planche à billets.
Est-ce que cela remettra en cause durablement la mondialisation folle qui s'était accentuée d'année en année ? Les grandes fortunes internationales continueront de faire la pluie et le beau temps et la pandémie oubliée, tout recommencera pareil ou pire avec la très puissante Chine… ce qu'Alain Peyrefitte avait prédit dans son ouvrage "Quand la Chine s'éveillera" dans les années 70...



Denis Monod-Broca

@ F68.10
« Quand je vois des personnes comme Girard ou comme Oughourlian qui tiennent des thèses ayant des conséquences potentiellement désastreuses, oui, je pense que c'est de mon devoir de m'y opposer. »

L’amour du prochain comme remède à la violence est aussi une thèse désastreuse aux yeux de ceux qui croient en la violence et en ses vertus.

« Le sarcasme est parfois absolument nécessaire. »

Il peut être en effet une arme redoutable.

« Navré. Il y a des cas où "accuser autrui" est la seule chose à faire. »

Navré, ce n’est jamais la seule chose à faire et c’est rarement la meilleure.

« Je veux bien admettre que certaines personnes aient l'accusation trop facile, mais partir du principe qu'autrui est un saint par principe n'est pas une position tenable. »

Autrui n’est pas un saint.

« À titre d'exemple, dans certains Etats, les punitions corporelles sur les élèves mineurs sont monnaie courante. Il est fallacieux de prétendre qu'il faille que les élèves recherchent leur part de responsabilité dans la mentalité tordue des gens qui rendent ce genre de situations idiotes possibles. »

Pourquoi toujours chercher les turpitudes d’autrui ?

« Le coronavirus n'est pas révélateur. Cela fait longtemps qu'on connaît l'existence de ce type de dangers. »

Il n’est pas révélateur de ce qu’est une épidémie. Il est révélateur de notre aveuglement devant un risque si connu.

« Et je dis clairement qu'accuser les hommes politiques nominalement dans ce contexte n'est pas un comportement mature. »

Là, nous sommes d’accord.

« Que des mouvements de haine ou de recherche de victimes existent, oui, c'est l'évidence même. Que cela valide la "théorie mimétique", c'est une tout autre paire de manches... »

C’est bien là toute la question. La théorie mimétique décrit ces mouvements de foule et la façon dont ils ont structuré les cultures humaines.

Robert

@ Alpi | 31 mars 2020 à 12:23

D'évidence, la lubie de l'industrie sans usine est celle de Serge Tchuruk, ex-patron d'Alcatel-Alstom qui a coulé ce fleuron de l'industrie française https://www.capital.fr/entreprises-marches/d-alcatel-a-nokia-corp-l-histoire-tourmentee-d-un-fleuron-francais-1030642

Votre constat est vrai. De fait, la politique industrielle a été définie sous les mandats du général de Gaulle et de Georges Pompidou. Elle s'est poursuivie sur sa lancée sous les mandats de MM. Giscard d'Estaing et Mitterrand. C'est surtout après 1995 que, comme l'a dit monsieur Lionel Jospin, il fallait tirer les dividendes de la paix après la chute du mur de Berlin et passer à une "société de services", paradigme dispensé à tous les énarques formés dans les années 1990 et après. D'où le bradage continu de l'industrie française jusqu'à maintenant, tous nos dirigeants se félicitant des "investissements étrangers" en France qui ont permis à des puissances étrangères de récupérer une bonne part de nos savoir-faire industriels, notamment stratégiques.
Le patronat français, après la transformation du CNPF en MEDEF, a lui-même, sous l'influence de monsieur Seillière, changé son fusil d'épaule en passant d'une "idéologie" industrialiste à une "idéologie" d'investissement financier et a accompagné ce mouvement.

J'ai écouté le président de la République au journal télévisé de 13 heures aujourd'hui. Il a fait plus court que d'habitude, avec toujours une tendance au lyrisme. On voit qu'il vient tout juste de prendre conscience des conséquences de la désindustrialisation de la France dont il a été un des acteurs, notamment avec le bradage d'Alstom. Maintenant l'on fait feu de tout bois pour amener les industriels français à produire en France des équipements stratégiques en matière de santé publique. En fera-t-il de même en ce qui concerne l'industrie pharmaceutique ?

Ce matin, monsieur Bruno Le Maire évoquait également la production de batteries pour voitures électriques. Un feu de paille sous la pression de la crise ou une réorientation fondamentale de l'industrie française ? Les mois prochains nous le diront.
Mais en matière de défense, les partenaires européens sont moins soucieux d'industrie européenne souveraine, qu'il s'agisse d'aéronautique, de navires de guerre ou d'armements conventionnels où beaucoup, à commencer par l'Allemagne, pensent moins à une mutualisation qu'à piloter les programmes à leurs bénéfices. On peut penser qu'il ne verront pas d'un œil favorable une France industrielle chasser sur leurs plates-bandes !

Mary Preud'homme

@ hameau dans les nuages | 31 mars 2020 à 12:35

C'est plutôt votre haine, alliée à une bêtise crasse qu'il conviendrait de souligner ici...
Je t'en foutrai des 150 mètres !!

Et si vous voulez vous en prendre à quelqu'un concernant l'application d'un confinement strict, et soutenir votre Madeleine qui sans doute ne sait pas lire, redescendez de votre nuage, armez-vous de courage et adressez-vous non pas aux exécutants (en l'occurrence les gendarmes locaux) qui ne font que leur travail (en prenant des risques pour leur propre santé) mais aux responsables réfugiés en haut lieu.

revnonausujai

@ Alpi 11h28
"Très belle idée ! Tous les pouvoirs aux Soviets !"

Ah, vous voulez dire que, par exemple, la convention citoyenne pour le climat (150 citoyens tirés au sort) était d'inspiration soviétique ? Votre gourou n'en rate décidément pas une !

Par ailleurs, la justice est une prérogative du souverain, en l'occurrence le peuple français ; qu'il la délègue ordinairement, à l'exception des assises, n'interdit en rien qu'il l'attraie et qu'il l'exerce directement par l'intermédiaire d'une assemblée composée de représentants parlementaires élus et de citoyens tirés au sort sur les listes électorales (tirés au sort pour éviter les magouilles dans la désignation).
La com des sous-fifres macronesques est déjà lamentable ; quand on en vient à l'affidé de base, ça devient poétique dans le canular !

F68.10

@ Sophie
"Vous avez de saines lectures, cher F68.10, celles d'un vieillard cacochyme et atrabilaire. Poursuivez, vous êtes en bonne voie !"

Que Robert Marchenoir soit vieux, jeune, un martien ou un chien derrière son clavier, je m'en moque complètement. Il a le mérite d'avoir compris que l'espoir n'est un bon guide ni pour l'action ni pour la réflexion.

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@ Denis Monod-Broca
"Vous cédez à la tentation, se moquer, montrer du doigt, accuser, condamner... Alors elle vous emprisonne."

Quand je vois des personnes comme Girard ou comme Oughourlian qui tiennent des thèses ayant des conséquences potentiellement désastreuses, oui, je pense que c'est de mon devoir de m'y opposer. Et le ridicule est clairement nécessaire comme un moindre mal pour faire prendre conscience des problèmes induits par ce type de thèses. Il ne me viendrait pas, par exemple, à l'idée de critiquer le Canard Enchaîné pour son ton sarcastique. Ni ne me viendrait à l'idée de prendre au sérieux les créationnistes ou de leur montrer du respect. Le sarcasme est parfois absolument nécessaire.

"Être libre, c’est assumer sa propre part de responsabilité dans ce qui arrive et non pas en accuser autrui."

Navré. Il y a des cas où "accuser autrui" est la seule chose à faire. Un homme politique corrompu doit être dénoncé et accusé, par exemple. C'est vital.

Et non, nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive. Je veux bien admettre que certaines personnes aient l'accusation trop facile, mais partir du principe qu'autrui est un saint par principe n'est pas une position tenable. Et c'est même une position très dangereuse, car elle empêche de se rendre compte de véritables problèmes éventuels en les dissimulant sous le tapis.

À titre d'exemple, dans certains Etats, les punitions corporelles sur les élèves mineurs sont monnaie courante. Il est fallacieux de prétendre qu'il faille que les élèves recherchent leur part de responsabilité dans la mentalité tordue des gens qui rendent ce genre de situations idiotes possibles. Ils n'en ont pas.

"Les crises sont révélatrices. Celle-ci l’est."

Le coronavirus n'est pas révélateur. Cela fait longtemps qu'on connaît l'existence de ce type de dangers. Depuis la grippe espagnole de 1919, avec quelques occasionnelles piqûres de rappel, comme Ebola, récemment. Rien de neuf.

"Et c’est bien le sujet du billet de notre hôte « Qui échappera à la justice demain ? ». Encore et toujours, la foule a besoin de coupables."

Et je dis clairement qu'accuser les hommes politiques nominalement dans ce contexte n'est pas un comportement mature. Ce qui n'a rien à voir avec mon propos sur Girard ou Oughourlian.

"Et cela est une observation à caractère scientifique, confirmée par l’histoire autant que par l’actualité."

Que des mouvements de haine ou de recherche de victimes existent, oui, c'est l'évidence même. Que cela valide la "théorie mimétique", c'est une tout autre paire de manches...

Lodi

@ sbriglia
"...le fin lettré qu'est PB peut-il expliquer la curieuse ponctuation de la fin du titre de son post: ?! accolés...
L'honorable correctrice s'en émeut-elle ?"

J'ai remarqué depuis longtemps !! chez des commentateurs se piquant de style et de juger celui des autres, alors...
A mon avis, quoi qu'on en dise, un commentaire est rarement tenu de faire oeuvre, et peut-être, sous cette influence, le maître des lieux se permet-il certaines licences...

Sous la sienne, bienveillante, je polis mon style !
Mais de toute façon, même dans une oeuvre, poli, repoli, il plairait ou déplairait fortement, je le sais à présent grâce à quelqu'un avec qui je converse de ces problèmes et de quelques autres.
Bref, licence ou non, à mon avis notre hôte nous livre, et à vitesse expresse, la perfection d'une oeuvre. A mon avis, bien des arbres s'élèvent haut dans le ciel, le reste, moins, dira-t-on.
Mais si le chêne encourage le lierre, comment ne pas consentir quelque effort ? Ce sont, faut-il le remarquer, les autres lierres qui dénigrent le lierre si j'ose dire concurrent.
En bien : je ne venais pas dans un esprit de rivalité, en mal, je ne m'en donnais pas trop, entre autre parce que je ne crois pas que le lierre ou toute autre plante vivant avec l'arbre, ici on peut dire en symbiose puisque le chêne invite les autres, soit l'arbre !
Mais je m'adapte. Et j'oserais dire que notre hôte aussi.

!? et autres choses semblables infestent le blog mais pas seulement. Je pense que cela vient de la bande dessinée.
Un art à part entière... Mais je n'aime pas qu'un art porte atteinte à un autre. Attention ! Il y a des livres où une bande dessinée s'enrichit de texte, de la vulgarisation scientifique récupérant un auteur de bande dessinée ayant relatée la vie d'un texte avec d'excellents dessins et dialogues.

En somme, il me paraît mauvais de délaisser l'exactitude dans son art en s'aidant comme d'une béquille d'un autre, bon d'entrecroiser les arts pour leur faire dire ce qui ne l'a jamais été.

Quant à Madame Bilger, je pense que si elle a moins de choses à reprendre chez notre hôte, elle est plus attentive à les rectifier. J'imagine que les discussions sont enrichissantes.

"Le confinement c'est une vie".

Forcément et tant mieux pour eux.
J'ai entendu une mère se plaindre. Son fils était bloqué avec d'autres saisonniers. Elle gardait un ton du genre l'obligation d'avoir l'air positif qui est le masque qu'on met avec ses amis, surtout quand on leur parle à plus d'un mètre de distance, alors qu'on les rencontre fortuitement en promenade.
On peut se polluer les uns les autres mais chacun vit dans son monde.

Deux tempérament au moins à cette phrase. En n'encombrant pas le système de santé, on pense aux autres de même qu'en applaudissant les soignants.
Notre hôte et madame Bilger nous offrent une hospitalité redoublée en multipliant les commentaires sans que la qualité n'en souffre.
Je peux le dire car c'est vrai, autrement, je ne dirais rien, je ne suis désagréable que quand il me semble que la défense de la justice l'exige. Casuistique.

hameau dans les nuages

@ Giuseppe | 31 mars 2020 à 11:17

Bien sûr ! Et ils le savent d'où, sous le prétexte de coronavirus, l'appel aux réservistes.

Vous avez dit la haine ? Hier ma chère voisine Madeleine dont j'avais parlé ici, âgée de 76 ans, s'est fait arrêter par la patrouille parce qu'elle allait voir les vaches de son fils, à 150 m dans la stabulation, sans avoir son laisser-passer... Ils lui ont pris son identité et lui ont indiqué qu'elle recevrait son PV...

Ou comment donner des gages à la haine anti-flic.

Alpi

Vous citez, cher Philippe, des membres du gouvernement actuel. Mais quid des précédents ?

Pourquoi toutes ces pénuries ?

J’ai passé 35 ans dans l’industrie et au cours de ces années, j’ai vu mon pays se désindustrialiser lentement, mais inexorablement, dans une indifférence générale.

La France mène, en matière industrielle, une politique de gribouille depuis plus de quarante ans. Depuis Georges Pompidou, aucun président n’a su ou n’a voulu soutenir ce pan essentiel de notre économie. En matière de retour électoral sur investissement, ce n’est pas intéressant ! Notre pays aurait dû se doter d’une véritable politique industrielle ; à défaut, nous nous faisons tailler des croupières par la Chine et l’Inde, certes, mais aussi par l’Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas, pays dont les conditions économiques et où le coût du travail, des matières premières et de l’énergie sont comparables aux nôtres.
Ne parlons pas des zozos qui voulaient installer une industrie "sans usines" !

Les Français n’aiment pas leur industrie. La plupart des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont tellement rabâché que l’industrie était polluante, destructrice d’emploi, animée par la cupidité de ses dirigeants et actionnaires que le public a fini par le croire ; contrairement à l’Allemagne qui possède quelques champions (Siemens, BMW, BASF, etc.), leaders mondiaux dans leur spécialité, gros exportateurs et dont les Allemands sont fiers.

S'il faut résumer, arrêtons de pleurer sur le lait renversé, nous l'avons bien cherché !

Paul Duret

@ Giuseppe

Ce que vous rapportez de Michel Onfray, ce sont des propos de comptoir.
Cela n'apporte rien. Où est le prétendu philosophe ?

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@ Claude Luçon
"Il serait aussi intéressant de savoir quel est le pourcentage de guérisons par rapport au nombre d'hospitalisés et au nombre total d'infectés par pays ?"

Ce que j'aimerais connaître surtout, c'est le pourcentage de gens qui sortent guéris une fois admis en réanimation. Si c'est minime, autant se focaliser d'abord sur les autres patients.

Exilé

@ Achille
« Ils ont déjà bien du mal à montrer leur maîtrise en matière de gestion (RN au bord du dépôt de bilan). Et ça ose parler d'incompétence. Un comble ! »

Je ne suis pas encarté au RN, mais je serais tenté de dire de lui que c'est un parti pauvre, non inondé de flots d'or déversés par des magnats de la presse ou du monde des affaires, comme c'est le cas pour un de ses concurrents, pour servir leurs intérêts au détriment de ceux des Français.
Rien que cela serait susceptible de me le rendre plutôt sympathique.

Quant à la gestion des finances de la France par creusement systématique de la dette publique, ne relève-t-elle pas de son côté autant de la facilité que de l'incompétence ?

Achille

@ Giuseppe | 31 mars 2020 à 11:17

Le retour des Gilets jaunes. Une réplique après un séisme, souvent plus forte que la première secousse, c’est ça ?

Quel oiseau de mauvais augure ce Michel Onfray !
Espérons que la raison l’emportera. La colère n’a jamais été bonne conseillère.
Je pense que les Français voudront souffler un peu et reprendre (enfin) une vie normale. J'en suis !

Michel Deluré

A l'engorgement que connaissent malheureusement aujourd'hui les services d'urgences, se profile apparemment pour demain, la crise sanitaire passée, l'engorgement des tribunaux !
Au tri des malades atteints du Covid-19 en fonction de leur degré de gravité succédera le tri des désignés coupables en fonction de leur degré de responsabilité dans la gestion de cette crise.
Et pour soulager les tribunaux engorgés de la région parisienne, peut-être sera-t-il nécessaire d'organiser des transferts de présumés coupables vers des juridictions moins surchargées.

Alors que le pays, comme toute la planète, affronte une crise inédite et sans précédent, qui va laisser des séquelles importantes, et que toutes les énergies devraient être tendues vers un seul et même objectif, il est affligeant que certains, qui sont peut-être les mêmes qui hier ironisaient sur la personne de Roselyne Bachelot et aujourd'hui raillent pour des raisons inverses l'exécutif, ne pensent que procès et mise au pilori.

Bien sûr qu'il conviendra demain, avec le recul, de faire le point sur les manquements, les errements éventuellement constatés, d'analyser, de comprendre ce qui n'a pas ou mal fonctionné, ce à quoi il faudra remédier, ce qu'il sera nécessaire de réorganiser, de prioriser.
Mais ceux qui désignent actuellement les responsables qu'il conviendra de pendre demain en place publique, sont-ils les mieux placés pour s'ériger aujourd'hui en accusateurs publics ?

Alpi

@ revenonausujai
"Pour ne pas surcharger les juridictions, créons des commissions composées d'un mélange d'élus et de citoyens tirés au sort."

Très belle idée ! Tous les pouvoirs aux Soviets !

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@ Aliocha
"Dieu est mort, ami, c'est nous qui l'avons tué."

Laissez-moi, s'il vous plaît, en dehors de cette affaire. je n'y suis pour rien.

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@ Robert Marchenoir
"Qui peut prétendre sérieusement que Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Michel Onfray, Éric Zemmour ou je ne sais quels autres braillards auraient fait mieux ?"

Cher Robert, vous en trouverez un paquet sur ce blog... Vous les reconnaîtrez certainement.

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@ Tomas
"Bref, arrêtez de pleurer et essayez plutôt de voir comment sortir au mieux de cette situation dès maintenant. C'est pendant la crise que se fait le monde de l'après-crise, pas après."

Merci Tomas pour ce commentaire frappé au coin du bon sens. Marre de tous ces "experts" qui savaient...
Qu'on me trouve un pays où cela se passe les doigts dans le nez ! Ah si ! La Corée du Nord : 0 cas.

Giuseppe

Extrait de l'entretien de Michel Onfray à Delo, journal slovène :

"D: Quelle est la leçon qu’on peut tirer de cette situation ? L’homme occidental pense être puissant, un demi-dieu, mais malgré la culture, les technologies… il semble fragile comme jamais. A quoi ressemblera "l'homme augmenté" de 2030 ?

MO: La leçon viendra vite... Dès que le confinement cessera, il ne faut pas croire qu’il n'y aura que de la joie dans les rues et les cafés, les restaurants et les boîtes de nuit, comme il y en eut à la Libération ! Ce sera aussi l'heure des comptes et des passions tristes - la haine, la vengeance, le ressentiment, l'animosité, la vendetta, le châtiment, les représailles activées par ceux qui auront accumulé la rage et la colère. Certains voudront faire payer, ils exigeront des têtes. Quelle forme cela prendra-t-il ? Je ne sais. Mais des émeutes sont plus à craindre que l'émergence d'une Célesteville, cette utopie décrite dans la bande dessinée Babar !"

hameau dans les nuages

@ Catherine JACOB | 31 mars 2020 à 09:04

Bien évidemment. Laissez tomber. Ce gars est shooté à l'adrénaline. La dose qui lui est nécessaire augmente de façon exponentielle comme le coronavirus. Plusieurs blogs lui sont nécessaires pour ce faire. La recherche de l'effet placebo sur des gens qui commencent à être en détresse respiratoire... c'est un peu normal puisqu'il a tendance à prendre ses contradicteurs pour des rats de laboratoire. Après, je ne sais pas s'il a les cheveux longs ou le crâne rasé.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Vous cédez à la tentation, se moquer, montrer du doigt, accuser, condamner...
Alors elle vous emprisonne.
Être libre, c’est assumer sa propre part de responsabilité dans ce qui arrive et non pas en accuser autrui.
Les crises sont révélatrices. Celle-ci l’est. Et c’est bien le sujet du billet de notre hôte « Qui échappera à la justice demain ? ». Encore et toujours, la foule a besoin de coupables. Et cela est une observation à caractère scientifique, confirmée par l’histoire autant que par l’actualité.

Chemins de traverse

"Qui échappera à la Justice demain ?!"

Voulez-vous dire que certains se préparent dès maintenant à "y échapper" ?!
Ou subrepticement le leur conseillez-vous ?!

Olivier Durand

Pourquoi ne pas porter plainte contre le Coronavirus en effet — certains ont bien appelé à aller « voter contre » le 15 mars ;-)

Je ne me suis en effet toujours pas remis de votre post de l’époque...

Aliocha

Oui, la justice passera, et personne n'est à convaincre de ce que nous ne connaissons pas, on appellerait cela principe d'incertitude, et ceux qui savent s'en accommoder ne peuvent que rendre témoignage sous les injonctions des sachants, autant dire des menteurs, allant jusqu'à la réelle étymologie des martyrs, adressant aux tentes pourpres les salutations de l'amant, esclave du désir qui, sans réponse, bâte les montures et avance jusqu'au fleuve de Jésus, jusqu'à son embouchure où toutes montures font halte et où la tente blanche enfin dressée accueille les faibles et les désespérés qui savent, eux, se souvenir du sourire de l'aimée et danser la joie de l'éclat du soleil qu'il renvoie.

Zonzon, bestiole ailée, vous leur expliquerez le lien indélébile des cons et des non-cons, ces semblables qui ignorent à quel point la haine les soude et les rassemble hors de ce qui sauve de toute morale, dites-leur, ami, s'il vous plaît, le vrai nom de la liberté, ce nom que la grâce infinie donne à l'humain de savoir formuler.

https://www.youtube.com/watch?v=z26VCmKgzWw&list=RDz26VCmKgzWw&index=1

Catherine JACOB

@ Robert Marchenoir | 30 mars 2020 à 16:22
« En France, le ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, n'a peut-être pas un "gros CV", mais elle a rivé son clou très poliment au matamore marseillais. »

Avons-nous besoin d’un match Marseille – Sophia Antipolis ??

« En annonçant les premiers résultats de l'expérience médicamenteuse européenne pour la fin de cette semaine, elle a expliqué la différence entre les bidouillages de Didier Raoult, et la vraie science respectueuse des patients :
"La différence avec les études que présente le professeur Raoult, c'est que dans un essai clinique, ni les soignants, ni les malades, ne connaissent la molécule qui leur est donnée. C'est essentiel que nous ayons des résultats qui soient produits dans les règles de l'art, parce que derrière, il s'agira de traiter potentiellement des dizaines de milliers de personnes, donc il faut que ça soit fait avec une méthodologie rigoureuse."
Dans leur propre intérêt »

Si vous le permettez, je vais vous expliquer les propos de ce ministre d’origine monégasque qui porte un patronyme homonyme du célèbre VIDAL, l’ouvrage médical français rassemblant des résumés des caractéristiques du produit de médicaments dont édition 2019, ICI. Peut-être est-il opportun d’expliquer que le ministre de la Recherche n’est pas l’auteur de cette bible médicale.

Cela étant précisé, revenons sur le sens technique de ses propos. Ils reviennent à évoquer implicitement ce qu’on appelle « l’ effet placebo» ;Autrement dit, le fait qu’ « un procédé thérapeutique n'ayant pas d'efficacité propre ou spécifique agisse sur le patient par des mécanismes psychologique et physiologiques. […] Les placebos sont utilisés en recherche médicale dans les groupes contrôles pour l'évaluation de traitements médicaux. […] L’effet placebo correspond au résultat psycho-physiologique positif (bénéfique) constaté après l'administration d'une substance ou la réalisation d'un acte thérapeutique, indépendamment de l'efficacité intrinsèque attendue du traitement. »

Autrement dit, le placebo agit par l’effet du psychisme du patient convaincu que la substance qu’on lui administre va avoir une efficacité sur ses symptômes.

Ce que vous qualifiez avec un culot monstrueux de « bidouillages » reviendrait pour ce ministre à dire qu’on ne peut pas autoriser la mise sur le marché, autrement dit la vente d’une substance, qui pourrait n’avoir eu qu’un effet placebo sur les patients sur lesquels elle aurait été expérimentée, car cela serait contraire à la déontologie qui exige de la rigueur dans l’évaluation de l’efficacité effective d’une substance. C’est au nom de ce principe que, par ailleurs, les médicaments homéopathiques ont été progressivement déremboursés jusqu’à ne plus l’être du tout à une date prochaine.

Ce que l’on pourrait inférer de tels propos, c’est que le psychisme humain est potentiellement capable de combattre tout seul ce virus dont les effets, beaucoup plus indésirables que ceux de la chloroquine, se résument à avoir causé selon le dernier décompte en date, plus de 3 000 décès dans notre pays.

Or, le Marseillais, comme vous l’appelez, n’a pas induit les patients traités en erreur en leur délivrant de la chloroquine, mais leur a, au contraire, délivré ce qu’on appelle « l’information due au patient », sachant que le cas d’expérimentation d’une substance aux fins de mise sur le marché sur des sujets consentants à servir la science et rémunérés à cette fin, et le cas d’administration d’une substance susceptible d’améliorer, ou pas, l’état de patients sur le point de passer de vie à trépas sont deux cas absolument différents.

Le premier cas est d’ordre économique et juridique – enrichissement sans cause, susceptible qui plus est d’action néfaste sur l’état du sujet.

Le deuxième cas, cas actuel de l’utilisation de la substance à Marseille, représente un pari sur la vie.

Un troisième cas serait que les effets secondaires de la substance administrée soient plus indésirables que ne présente d’efficacité son effet principal, celui pour lequel elle est administrée. D’où l’intérêt de savoir s’il convient de l’administrer en début ou en fin d’affection due à ce virus, ce qui ne ressort en rien des propos du ministre mais ressort en revanche de la réflexion déontologique et méthodologique des médecins amenés à devoir se prononcer sur l’action thérapeutique à mettre en œuvre au cas par cas dans les circonstances actuelles.

Donc pour moi, entre le grand virologue et la femme politique, balle au centre.

Carole

Qui échappera à la justice demain ?
Aujourd'hui, la question est : Qui échappera au virus ?

https://leblogderolandjaccard.com/2020/03/19/surpopulation-et-relaxation-demographique/

https://www.causeur.fr/surpopulation-et-relaxation-demographique-174222

Exilé

@ Achille
« En tout état de cause, ce ne sont pas à des politiciens de poser leurs exigences dans le domaine médical. »

De façon générale, ce n'est pas à l’État de s'occuper de choses qui ne concernent qu'un médecin et son patient, sachant de plus que tout patient est un cas particulier.
Mais le patient le droit de ne pas être d'accord avec son médecin et à la limite d'en changer.

sbriglia

"Qui échappera à la justice demain ?"

Toulon, hier matin : 18 ans, très défavorablement connu des services de police, interpellé sans attestation, se rebelle, insulte les policiers et leur crache dessus.

Comparution immédiate : deux mois avec sursis.

Il a de la chance de ne pas être au Texas…

P.-S.: le fin lettré qu'est PB peut-il expliquer la curieuse ponctuation de la fin du titre de son post: ?! accolés...

L'honorable correctrice s'en émeut-elle ?

Grammatici certant ?

Exilé

Si ces intimidations sont concrétisées, nul doute qu'un étrange engorgement demain accablera les tribunaux et/ou la Cour de justice de la République.

Du fait du bizarre système présidentiel à la française dans lequel le président peut se défausser de ses propres responsabilités en en accusant son Premier ministre lui servant de fusible, M. Macron qui pourtant se met en avant en de multiples circonstances en interférant avec la politique de bas niveau échappe en principe aux sanctions judiciaires. Admettons, mais reconnaissons tout de même qu'il y a là quelque chose qui ne va pas.

Les responsables de la défaite de 1940, qu'ils aient été membres du gouvernement ou autres personnes ou institutions ou organisations satellites ont-ils été jugés ? Et même si les conclusions du procès de Riom ont été annulées, pourquoi un tel procès n'a-t-il pas été intenté après la guerre ?

Les responsables ou présumés responsables du scandale du sang contaminé ont été jugés par la Cour de justice de la République, mais rappelons que les conclusions bienveillantes de ce procès sur mesure ont alors scandalisé l'opinion.

Dans des cas graves de ce genre, pour ne citer qu'eux, nous comprenons bien qu’au-delà des responsabilités individuelles des gouvernants ou des exécutants, c'est au-dessus d'eux tout un système qui a permis voire favorisé selon le cas ces manquements, ces fautes voire parfois ces crimes qui est en fait mis en cause.

Mais en pratique, la République puisque c'est d'elle qu'il s'agit, peut-elle se juger elle-même ?
Vous avez quatre heures...

sbriglia

Déductions, suppositions, hypothèses ou des effets du coronavirus sur la psychologie du petit bétonnier cher à Giuseppe :

- soit il est en réanimation…

- soit, plus probablement, la bibliothèque municipale où il exerce à fond de cale devant l'ordinateur dédié, a fermé en raison du confinement.

D'autres idées, Giuseppe ?

Narcisses

Merci pour ce billet. Un de mes voisins qualifie la situation actuelle de "connerievirus", la démocratie a ses limites, elle exige un haut niveau d'éducation, de connaissances, de culture, de respect, d'exigence, nous en sommes très loin. Il faudra beaucoup de temps pour retricoter ce qui a été déconstruit depuis ces quarante dernières années.

Metsys

"A ma connaissance je n'ai pas encore entendu - peut-être de la part du RN ? - une accusation contre le président de la République".

C'est là que les Anglais sont plus intelligents que nous, si l'on en croit du moins le plus brillant des trois mousquetaires de Dumas : "En tout cas, répondit Aramis, la punition ne saurait atteindre le roi, mais ses ministres, puisque la première loi de la constitution anglaise est : Le roi ne peut faillir".

Il n'empêche que les Anglais ont, en l'occurrence, décapité les premiers... C'est aussi dans Dumas qu'on trouve, à propos de Cromwell, que les grands révolutionnaires sont semblables à la foudre : on ne les connaît que lorsqu'ils frappent. Ce qui exclut d'office ce pauvre Mélenchon, qui est connu comme le loup blanc, trop vieux pour les aventures et qui, du reste, n'a jamais été bien violent. Pensez donc, un baron de la Mitterrandie !

Sophie

@ F68.10

Les cons et les non-cons, faiblesse des arguments quand on se répand dans l'invective.

Vous avez de saines lectures, cher F68.10, celles d'un vieillard cacochyme et atrabilaire.
Poursuivez, vous êtes en bonne voie !

Bien à vous

Isabelle

Qui échappera à la justice demain ? Les caïds des banlieues

Bonne nouvelle, une fois n’est pas coutume. Les caïds de banlieues y font régner l’ordre. Plus efficaces qu’E. Macron et C. Castaner !
Qui sont les chefs, finalement ?

Banlieues sous confinement : apocalypse zéro
« Faits : ces caïds vendent désormais autant de cocaïne que de cannabis (herbe, résine). En février passé, saisie de trois tonnes de cocaïne à Marseille. Une de confisquée, une au moins qui passe, bien sûr. Or pour le demi-grossiste, caïd de cité (d'une centaine à une dizaine de kilos), le profit sur 3 tonnes de cocaïne vendues dans la rue 40 euros le 1/2 gramme est de 70 à 100 millions d'euros (détails à disposition des fact-checkers, bien sûr).
Assis sur ces magots énormes, les caïds ont donc tout le temps d'attendre que le calme revienne pour reprendre le trafic ; mais tout à perdre dans une apocalypse-banlieues qui finirait par être réprimée, malgré le peu d'appétit de Macron-Castaner pour la chose - perturbant donc "l'ordre criminel" du quartier. » Xavier Raufer

A partir de ce jour, j’ai décidé de prendre le parti d’en rire.
J’attends la suite des événements avec impatience… Ce pays étant irrémédiablement foutu, autant observer les faits avec ironie.

https://www.atlantico.fr/decryptage/3588255/banlieues-sous-confinement--apocalypse-zero-xavier-raufer

Sophie

De quoi faire flamber les méninges des macroniens et des masstrichtiens de ce blog. Bonne lecture.

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/michel-onfray-je-crois-un-defaut-dintelligence-double-dune-suffisance-abyssale-de-la-part-de-ceux-qui-nous-gouvernent-117443


Claude Luçon

@ Paul Duret | 30 mars 2020 à 23:47

Vos courbes montrent que l'infection suit le même rythme pour tous ; il serait aussi intéressant de savoir quel est le pourcentage de guérisons par rapport au nombre d'hospitalisés et au nombre total d'infectés par pays ?

Tomas

Ce concert de lamentations est pathétique.

C'est une épidémie, ça arrive. Les personnes vulnérables savent toutes ce qu'il faut faire pour se protéger, pas la peine de s'improviser docteur en pharmacie en lançant des débats oiseux sur la chloroquine.

Pas la peine d'accuser les immigrés de la propagation d'une épidémie qui s'est d'abord propagée par les lignes aériennes, donc plus par le commerce et le tourisme que l'immigration.

Pas la peine de dire qu'on est en guerre. Ceux qui l'ont faite devraient s'insurger et rappeler ce que c'est.

Pas la peine de pleurer sur le manque de main-d'oeuvre dans les champs pour les récoltes: entre les nouveaux chômeurs et les migrants on devrait les trouver, les soi-disant 200 000 personnes nécessaires au remplissage de nos rayons de supermarchés.

Pas la peine d'accuser nos dirigeants de tous les maux: c'est comme le sang contaminé, c'est nouveau et la même chose se passe dans tous les pays. Pas la peine d'accuser les critiques de traîtres à l'unité nationale en disant qu'ailleurs ce n'est pas comme ça: bien sûr qu'ailleurs aussi tout le monde critique la gestion de la crise, et c'est normal.

Pas la peine d'accuser l'Europe: elle n'est que ce que les 27 Etats membres en font. Ils ont fait prévaloir égoïsme national sur solidarité élémentaire, l'histoire leur donnera raison ou tort.

Pas la peine d'accuser les Chinois, ils sont producteurs d'épidémies, c'est comme ça. Si nous ne voulons pas de leurs virus, ils faudra accepter les smartphones made in Europe à 2 500 euros.

Bref, arrêtez de pleurer et essayez plutôt de voir comment sortir au mieux de cette situation dès maintenant. C'est pendant la crise que se fait le monde de l'après-crise, pas après.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"Oui. Les cons s'accrochent à un espoir si infime soit-il, et c'est le métier des non-cons que de leur refuser cet espoir illusoire."

Quel plaisir d'enfin lire ce genre de choses... Merci. Le reste du commentaire est tout aussi appréciable. Continuez s'il vous plaît !

Paul Duret

@ Exilé

Vous n'avez rien compris ou alors vous le faites exprès

L'Allemagne est entrée plus tard que la France dans la pandémie.
Regardez la courbe des morts publiée par Le Monde et vous constaterez que la pente de la courbe de l'Allemagne suit exactement celle de la France, qui elle-même suit celle de l'Italie.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/30/coronavirus-trump-predit-un-pic-des-deces-aux-etats-unis-dans-deux-semaines_6034850_3244.html

Merci d'aller au paragraphe : Morts du Covid-19 dans les 8 principaux foyers - Mis à jour le 30 mars

Lodi

"A ma connaissance je n'ai pas encore entendu - peut-être de la part du RN ? - une accusation contre le président de la République. Puisque certains de ses ministres n'ont pas été à la hauteur selon lui, il a ouvert une brèche : pourquoi pas lui quand les temps calmes seront revenus et que le fléau aura été remplacé par une frénétique judiciarisation ?" (PB)

Pourquoi le citoyen lambda ne polémiquerait-il pas quand son chef vénéré lui en montre l'exemple ?
Macron est un obstacle à son discours de mobilisation comme d'autres le sont de leur foi ou théorie, ou pire, d'un mélange des deux aussi goûteux que de l'eau teintée de vin ou le vin affadi d'eau.
Désolé, mais sans être puriste, on peut trouver tout cela imbuvable.

Pour rire et relativiser, en lisant le titre, j'ai craint pire, une sorte de pré-crime, comme dans Minority Report de K. Dick, brillamment repris au cinéma :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18672414&cfilm=34917.html

"Tout le monde fuit"
Les gens qui croient au système ne sont pas les derniers à fuir quand il se retourne contre eux.
Franchement, on l'oublie, mais au fond, personne n'a intérêt à promouvoir un système liberticide.

Sur un plan moins dramatique : personne ne doit aller contre son message du genre : le virus, ce n'est pas ma faute !
Mais celle de mes subordonnés. On parle de ceux voulant devenir calife, mais pas des califes balançant leurs pions à la populace. Enfin, il n'y a pas que les pauvres qui ne sont rien, il y a les pauvres collaborateurs, qui secondant un déloyal ne font en somme que collaborer au tort qu'ils subissent, des critiques insupportables de la part de qui devrait, au contraire, vous encourager.
J'imagine qu'il n'est pas des plus élégants pour un officier de démissionner en pleine tempête car le capitaine a été injuste, mais je pense qu'après, ils auraient tort de le subir davantage.

Robert Marchenoir

@ Isabelle | 30 mars 2020 à 17:10
"Votre méchanceté à l'égard du peuple français finira peut-être par vous rendre aphone."

Oui, bien sûr. Vous, vous êtes gentille, et moi, je suis méchant.

"Quand on est au plus mal, on s'accroche à un espoir si infime soit-il."

Oui. Les cons s'accrochent à un espoir si infime soit-il, et c'est le métier des non-cons que de leur refuser cet espoir illusoire.

C'est un truc, vous n'avez pas l'air de connaître : ça s'appelle la responsabilité, le sens du commandement, le refus de la démagogie, enfin toutes ces petites choses qui font que les dirigeants sont dignes de diriger.

Mais tout cela a été noyé dans la chouignardise et la femmelettisation généralisée de la société.

"Le Plaquenil a été vendu en grande partie à l'étranger."

Cessez de mentir. Le Plaquenil fait l'objet d'une pénurie par la faute de votre chouchou Didier Raoult. Je l'ai déjà expliqué ici. Au lieu d'exercer son métier de scientifique dans la sobriété et la discrétion, il a fait son Johnny Hallyday.

Il a même prédit une pénurie de chloroquine, à un moment où le grand public ignorait tout de la chose. Résultat : des personnes qui ne répondaient en rien aux indications de ce médicament se sont ruées dessus, provoquant, évidemment, une pénurie.

Ce ne sont pas les malades du coronavirus qui ont été privés du Plaquenil. Ils n'ont pas à en prendre. Ce n'est pas fait pour eux. Ce sont ceux qui sont atteints de lupus (entre autres), une maladie grave, très invalidante.

Je pensais que les personnes dans votre genre étaient pour l'État fort et stratège ? L'État fort et stratège a décidé que le Plaquenil n'était pas pour vous, donc vous n'en prenez pas, c'est tout.

Ou bien c'est tout pour ma g..., et les autres malades, ils peuvent crever, ils ne sont pas à la mode ? C'est ça, votre gentillesse ? La gentillesse de gauche ?

La maladie vous a rendue aimable cinq minutes, mais vous avez bien vite retrouvé votre état normal. Et sans Plaquenil, apparemment...
______

@ Sophie | 30 mars 2020 à 18:06

Lamentations grandiloquentes, fallacieuses et inopérantes.

D'un côté, Sophie nous explique que l'homme est méchant, qu'il n'y a rien à faire et que c'est la fin du monde, et de l'autre côté, sa sœur jumelle nous explique que le méchant c'est moi, qu'elle a la solution et qu'il suffit de donner du Plaquenil aux gentils.

C'est le coronavirus qui attaque le cerveau, ou c'était d'origine ?
______

@ Sophie | 30 mars 2020 à 11:32
"Régis de Castelnau ne fait pas partie du RN pour d'éventuels détracteurs..."

Euh... non, c'est un communiste enragé, maintenu et non repenti ! Il a été cadre du PCF, membre du bureau de la commission de politique extérieure, avocat du parti, et il se vante, encore aujourd'hui, d'avoir été répandre la révolution en Amérique du Sud.

Et donc en fait, si vous regardez bien, il n'est pas très éloigné du Rassemblement national... raison pour laquelle tant de faux réacs (mais vrais crypto-communistes) lui tressent des couronnes.

Vous en avez d'autres, comme ça, des personnalités à nous montrer en exemple ?

"Kouchner 'félicite' le gouvernement qui 'gère très bien' la crise du coronavirus. Encore un exemple de veulerie et de cupidité."

De veulerie ? Pourquoi ? Il serait lâche d'approuver le gouvernement si l'on pense son action justifiée ? Critiquer le gouvernement serait une marque de courage ? L'action du gouvernement est par définition mauvaise ? L'action de Macron est par définition mauvaise, et seule l'action de... de qui, au fait ? serait bonne ?

De cupidité ? Comment ça, de cupidité ? Qu'est-ce que ça lui rapporte, à Kouchner, de dire du bien du gouvernement ? Ça fait longtemps qu'il a quitté la politique... Vous voulez dire : il est cupide, parce que juif ?

"Critiquer Macron = complotisme."

Arrêtez de faire l'imbécile. Personne n'a jamais dit une chose pareille. Ce qui est du complotisme, c'est de critiquer Macron, ou n'importe qui d'autre, au motif de complots imaginaires, d'accusations délirantes et de rumeurs sans fondement.

Ça, oui, c'est du complotisme. Et ce n'est pas ce qui manque en ce moment.

Arrêtez un peu de hurler sans arrêt, et mettez-vous à réfléchir cinq secondes.

Achille

@ Exilé | 30 mars 2020 à 18:52
« Et alors, où est le problème ? »

Le problème est très simple. Parmi les médecins de ville (ou de campagne), il y a ceux qui croient à la chloroquine et ceux qui n’y croient pas.
On peut déjà le constater sur les plateaux TV où les médecins pro-Raoult et anti-Raoult ne sont pas fichus de se mettre d’accord.
Aussi, le malade qui veut absolument de la chloroquine devra donc s’assurer que son médecin traitant accepte de lui en fournir.

En tout état de cause, ce ne sont pas à des politiciens de poser leurs exigences dans le domaine médical. Ils ont déjà bien du mal à montrer leur maîtrise en matière de gestion (RN au bord du dépôt de bilan). Et ça ose parler d'incompétence. Un comble !

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"On a beaucoup tué au nom du Christ, et on continue, ça n’infirme pas la validité de ses paroles."

Qu'on tue ou fornique au nom du Christ n'infirme ni ne confirme ses paroles: ce n'est pas parce que le tantrisme sexuel existe que je suis tenu de vénérer Shiva.

"Que des sectes se construisent sur leur interprétation de la théorie de Girard n’infirme pas le bien-fondé de sa théorie."

Entièrement d'accord. Si c'est le cas (car je n'aime pas faire des accusations de secte à la légère, donc je reste dans l'hypothétique, ou le soupçon, plutôt...), cela montrerait surtout que les capacités interprétatives humaines rendent cette théorie non pas fausse, mais dangereusement interprétable. Ce qui montrerait par extension que le domaine d'applicabilité de la théorie est resté trop ouvert pour que des dérives n'aient pas lieu (et je n'ai pas encore objectivé de dérives, hormis Aliocha qui radote à l'envi...)

"Les paroles rapportées par l’Evangile, leur mise en forme théorique par René Girard, ont un défaut terrible : elles voient juste en nous, elles nous voient tels que nous sommes. On peut comprendre qu’elles soient si violemment rejetées par certains..."

Vous inversez les choses de la même manière que les psychanalystes le font: la charge de la preuve reste sur le dos des aficionados de Girard. Je ne suis pas époustouflé par ce que j'ai lu jusqu'ici.

"je ne vois pas du tout en quoi ladite théorie pourrait avoir une incidence sur la façon dont un médecin soigne son malade."

Le sire Oughourlian, qui a des responsabilités pas si ridicules que cela, fait ou a fait explicitement des études cliniques ayant pour support cette théorie. Je n'ai rien contre les expérimentations par principe, mais faire cavalier seul ainsi me laisse plus que perplexe. Un peu comme le sieur Raoult... D'autant plus que toute la théorie sur les neurones miroirs est brandie comme une justification de la théorie girardienne, ce qui me semble relever clairement de l'escroquerie intellectuelle. J'ai d'autres exemples de psychothérapeutes s'inspirant de Girard, et je trouve qu'il y a un peu un deux poids deux mesures quand on sort de la science pour appliquer de la para-théologie sur des patients, tout en accusant le premier patient psychiatrique récalcitrant qu'on a sous la main d'être un scientologue, petit péché mignon du toubib autoritaire.

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@ Aliocha
"Vous ne voyez rien, F68.10, car vous ne connaissez pas la théorie mimétique, l'argument de la secte en étant la preuve."

Euh... non... le concept de secte a plusieurs définitions ou caractérisations, et ce que je vois des aficionados de la théorie mimétique semble à l'occasion bien remplir certains critères. Quant à la "théorie mimétique", il me semble que je commence à la "comprendre" à force de lire. Un peu comme je "comprends" la théorie de la mémoire de l'eau. Aucune raison de valider ni l'une ni l'autre...

"Lisez donc, et revenez alors éclairé sur vos obsessions de mollah, de théisme, d'inquisition et de buse à discriminer, vous vous apercevrez à quel point votre ressentiment vous aveugle et vous met en danger."

C'est plutôt à vous de me l'exposer. Je peux lire tant que je veux, il y a peu de raisons que je sois convaincu. C'est votre tâche de défendre votre position, ce que vous devriez être capable de faire les deux doigts dans le nez puisque vous semblez prétendre connaître l'œuvre de Girard sur le bout des doigts.

Cela étant, il y a quelques articles obscurs de Girard sur lesquels je n'arrive pas à mettre la main. Peut-être pourriez-vous m'y aider ? J'ai écrit à l'association qui conserve ces articles, mais je n'ai pas l'impression que me présenter en tant qu'athée radical leur ait beaucoup donné envie de me les fournir... Si un fondu girardien comme vous faisait la démarche à ma place, ils pourraient éventuellement être plus réceptifs à ladite démarche...

"Dieu est mort, ami, c'est nous qui l'avons tué. Ça vous dit quelque chose ?"

Absolument pas. Il n'a jamais existé en tout premier lieu.

jack

Dommage qu'on ne puisse pas saisir la Justice pour incompétence notoire et accroissement injustifié de l'angoisse de la population.
En effet, il y a certains (et surtout certaine) responsables politiques qui feraient bien de s'écraser.

Apport à la résolution de problème: nul
But principal: la ramener à tout propos et principalement quand on n'y connaît rien.
En filigrane, ils nous suggèrent qu'ils seraient si bien à la place des gouvernants actuels.
Des marchands d'illusions. Ce n'est vraiment pas le moment de faire le beau. Ces rois sont nus.

PAUL

Pourquoi la France a-t-elle aidé la Chine à monter un laboratoire P4 à Wuhan ? M. Bernard Cazeneuve, dans le cadre de son voyage officiel en Chine du 20 au 23 février 2017, s’est rendu à Wuhan le 23 février.

Il était accompagné d’une délégation dont faisaient partie Mme Marisol Touraine (Ministre des affaires sociales et de la Santé), M. Matthias Fekl (Secrétaire d’État au Commerce extérieur), M. Yves Lévy (PDG de l’Inserm à l'époque et second mari de Buzyn). J'ai l'impression que "on" occulte volontairement ce fait qui prouve que depuis 2017 les hauts responsables français savent ce qui fonctionne à Wuhan et les risques que ça représente.(https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/2020/02/28/)

Quant à l'ineffable Edouard, sa sottise de limitation de vitesse qui a coûté des milliards en manifestations diverses montre qu'il n'a aucun bon sens. Alors oui tous ces gens-là doivent avoir à répondre de leurs actes devant la justice. Et ce sera sain, car si l'autorité judiciaire ne remplit pas sa mission il est à craindre que ce soit une justice populaire qui le fasse et ce n'est probablement pas souhaitable.

Serge HIREL

Aujourd’hui, un point au moins fait consensus, et même Jean-Luc Mélenchon y adhère : l’heure n’est ni aux règlements de comptes, ni à la Justice, même si des organisations de soignants, excédés par les faibles moyens dont ils disposent pour combattre la pandémie, ont cru bon de la saisir. Ce qui n’est pas rien.

Pour l’instant, dans leur globalité, les Français ont pour préoccupations majeures de respecter les consignes - le montant de l’amende les y aide...-, de s’adapter aux difficultés du confinement, plus ou moins lourdes selon leurs situations, et remercient ceux qui assurent tant la lutte contre le virus que le maintien à un degré acceptable de la vie quotidienne.
Les querelles entre sommités médicales les troublent plus que la stratégie adoptée tardivement et les erreurs commises par l’échelon politique qui ont conduit au dénuement que l’on constate. D’ailleurs, comme de coutume en cas d’événements meurtriers, la cote du Président remonte... en même temps - et cela n’est pas habituel - que les critiques à son égard s’accumulent.

Le virus évacué, il pourrait ne plus en être de même. Tout dépend de l’émotion que suscitera le nombre de victimes. Dans l’affaire du sang contaminé - près de 2 000 hémophiles infectés par le VIH -, les responsables politiques s’en sont sortis sans presque de dommages...

Quant aux immenses dégâts économiques et financiers que provoque et provoquera l’affolement général face au Covid-19, comment en désigner les responsables ? Tout le monde y a mis du sien.
Convoquer la Justice pour confondre et condamner les coupables ? Il me semble que, dans un premier temps, nous aurions tout à gagner à ne pas ignorer la règle sacro-sainte de notre démocratie : la séparation des pouvoirs. La Justice n’a pas à évaluer la qualité d’une stratégie politique de l’Exécutif. Ce rôle de contrôle revient au Parlement, qui dispose d’un outil - les commissions d’enquête -, qui peut faire appel, pour éclairer ses travaux, à la Cour des comptes qui n’a pas la réputation de courber l’échine et qui déclenchera si nécessaire une procédure devant la Cour de Justice de la République.

C’est cette procédure qui a été mise en place en 2010 aussitôt après la grippe A ; à la demande du Sénat, la Cour a enquêté sur la pertinence des mesures prises par le gouvernement et, notamment, d’une commande de 94 millions de doses de vaccin par la ministre de la Santé. Son rapport, cinglant, est encore dans les mémoires... et reste à lire - https://www.ccomptes.fr/en/documents/1037- avant de céder à la mode et de « réhabiliter » Roselyne Bachelot. La Cour avait jugé « pertinent » l’achat de plus d’un milliard de masques et leur répartition. Ses critiques ne portaient que sur la surabondance de vaccins, aggravée par une campagne de communication calamiteuse...

Cette procédure « parlementaire », qui devra balayer les dix dernières années de l’action politique, aboutira. La ténacité connue de la Cour des comptes et la pression qu’exerceront les Français pour « punir les coupables » laisseront peu de place aux « petits arrangements entre amis » ou à une volonté d’obstruction de la majorité... Un tel choix entraînerait sa perte.

Puis viendra le temps des urnes... Pour ceux qui, aujourd’hui, ont préparé - ou pas - et gèrent la lutte contre la pandémie, mais aussi pour ceux qui, avant mai 2017, étaient aux commandes et semblent s’être montrés quelque peu laxistes en matière de prévention sanitaire. Les arbitrages budgétaires de l’époque, dans lesquels Bercy a toujours une influence certaine, seront sur la table...

Quant à la Justice, elle aura à s’intéresser à de multiples plaintes de particuliers contre les services de santé, à une montagne de litiges entre sociétés, mais aussi aux agissements de ceux qui, parmi les agents de l’Etat, hauts fonctionnaires ou autres, auront ignoré la loi ou manqué à leurs obligations au service de l’appareil de l’Etat ou du simple citoyen. Les mauvais conseillers des dirigeants politiques, eux, tenteront de se faire oublier dans un quelconque recoin doré...

Exilé

@ Achille
« Marine Le Pen veut que les médecins de ville puissent prescrire la chloroquine pour des symptômes "peu graves" du coronavirus (Le Point). »

Et alors, où est le problème ?

Même si les médecins de ville ont été surpris comme tous leurs confrères hospitaliers par l'irruption d'un nouveau type de virus - eh oui, sur ce point précis même les médecins n'en savaient pas plus que bien des péquins moyens ou péquins supérieurs - nous pouvons penser que depuis ils ont pu se former eux-mêmes en catastrophe pour au moins savoir diagnostiquer la maladie et y opposer les premières solutions connues dont éventuellement la chloroquine s'il n'y a pas de contre-indication.

Cela aurait au moins le mérite de désengorger les hôpitaux qui pourraient se consacrer aux cas les plus graves.
De même, quand les tests annoncés seront disponibles, peut-être serait-il également souhaitable d'économiser le temps des services hospitaliers pour réaliser une tâche qui ne devrait pas en principe exiger une technicité hors pair, sachant qu'il est possible, avec les équipements idoines, de les réaliser selon une approche similaire aux « drives » commerciaux en un temps très court.

Robert

De ce billet, Monsieur Bilger, je ne retiendrai que ce passage :

"Si on a le droit de faire preuve d'un peu d'ironie, j'ai relevé avec une satisfaction amère à quel point beaucoup de ceux qui ne portaient pas une réelle considération à la Justice ordinaire, s'en méfiant ou, pire, la dénigrant surtout quand on lui reprochait d'être partiale et politisée, semblent avoir découvert un nouveau passe-temps : menacer, assigner, poursuivre. Si ces intimidations sont concrétisées, nul doute qu'un étrange engorgement demain accablera les tribunaux et/ou la Cour de justice de la République."

Avant que d'y apporter un commentaire, il me semble utile de revenir aux fondamentaux de notre système, à savoir la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui précise, sans la moindre ironie, en son article 15 : "La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration." Il en résulte que nos gouvernants devront rendre des compte à la société.

MAIS...

1 - A titre d'exemple, un syndicat de médecins a introduit un référé auprès du Conseil d’État pour obtenir d'obliger le gouvernement de prendre des mesures destinées à lutter contre le Covid-19, à savoir par exemple le confinement total de la population ou la production industrielle de tests de dépistages en vue de procéder à un dépistage systématique des personnels médicaux. Le Conseil d’État a rejeté la requête.
Il est difficile de détailler cette décision et l'on pourra utilement se reporter à l'analyse détaillée qu'en a faite le site qui lui est consacré par le site "Liberté, Liberté chérie"

http://libertescheries.blogspot.com/2020/03/pas-de-jogging-mais-de-la-gymnastique.html . Je n'en extrais que quelques courts passages fort instructifs :

"Il s'agissait d'abord de rendre une décision en formation contentieuse, sans aller à l'encontre d'un avis adopté quatre jours auparavant par la formation administrative du Conseil d'Etat. Cet avis portait sur la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie, adoptée le 23 mars, c'est-à-dire le lendemain de l'ordonnance de référé, et publiée au Journal officiel du 24.
[...] Or, le Conseil d'Etat, en formation administrative, a rendu un avis favorable à cette réglementation.
[...] Sur ce plan, l'ordonnance de référé du 22 mars 2020 illustre parfaitement les limites de la fonction contentieuse du Conseil d'Etat, qui n'est pas tant le juge de l'administration que l'administration qui se juge. On observera au passage que le directeur des affaires juridiques des ministères sociaux, chargé de défendre l'administration devant le juge des référés, est M. Charles Touboul, lui-même maître des requêtes au Conseil d'Etat. Le contrôle prend ainsi la forme d'un dialogue entre le Conseil d'Etat et le Conseil d'Etat."

On voit déjà ici les limites des suites contentieuses que réservera le Conseil d’État. De ce côté on peut penser que le gouvernement est "bordé". Toutefois l'article conclut :
"Le juge des référés s'offre ainsi la possibilité de faire savoir au gouvernement qu'il n'entend pas, pour le moment, sanctionner les mesures prises et actuellement justifiées par l'urgence. Mais il manifeste tout de même un certain agacement à l'égard d'un texte hâtif et mal rédigé. Surtout, il avertit qu'il pourrait, un jour, exercer pleinement son contrôle de proportionnalité. Qu'on se le dise."

2 - Le Conseil constitutionnel, pour sa part, a été conduit à se prononcer sur la loi organique du 23 mars 2020 qui suspend les délais liés à l'examen d'une QPC.
Le même site a fait une analyse détaillée de la décision du Conseil constitutionnel http://libertescheries.blogspot.com/2020/03/covid-19-le-conseil-constitutionnel.html

Il est intéressant d'y lire que le Conseil constitutionnel s'y montre à la fois juge et partie dans un passage assez savoureux :

"Dans sa décision du 26 mars 2020, le Conseil constitutionnel est ainsi conduit à statuer sur sa propre procédure, situation un peu surprenante qui le conduit à être à la fois juge et partie. En reportant les délais d'examen, les membres du Conseil peuvent en effet rester confinés, sans avoir besoin de rechercher des moyens d'organiser des audiences dématérialisées et de délibérer par "télétravail". Surtout, le Conseil ne s'interdit pas de statuer rapidement, s'il le souhaite, faisant observer que la loi organique "n'interdit (pas) qu'il soit statué sur une question prioritaire de constitutionnalité durant cette période".
Autrement dit, le Conseil se prononce quand il veut, et peut choisir les QPC qui l'intéressent dans une sorte de pouvoir d'évocation que la Constitution ne lui a jamais attribué."

Autre observation savoureuse : "Le Conseil constitutionnel, quant à lui, cultive l'Imperatoria Brevitas pour justifier cette violation de l'article 46. Il se borne à affirmer que, "compte tenu des circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de juger que cette loi organique a été adoptée en violation des règles de procédure prévues à l'article 46 de la Constitution"...

Quant à la conclusion, elle "vaut aussi son pesant" :

"Nous vivons actuellement des événements graves et l'on peut comprendre que certains textes juridiques soient rédigés à la hâte. Venant du Conseil constitutionnel, une telle décision pourrait faire sourire, si l'on se souvient que le Président Fabius a mis en œuvre une politique volontariste qui s'est traduite par l'audacieuse suppression des "Considérant" pour faciliter la compréhension des décisions. Nul doute que celle du 26 mars 2020 restera dans l'histoire comme un parfait exemple d'obscurité juridique. A l'issue de la crise, le Conseil aura tout intérêt à la confiner dans les archives de l'institution, à faire en sorte qu'elle ne figure pas dans "les Grandes décisions du Conseil constitutionnel", et à l'oublier purement et simplement. Et ce sera pure charité de ne plus en parler."

On peut parier que les recours et autres QPC n'entraîneront que peu d'effets. Aussi, lorsque vous écrivez : "Cela va continuer et, après tout, c'est une occupation comme une autre : démobiliser ceux qui tentent de faire le moins mal possible en les accablant pour hier - cela ne pourrait pas éventuellement attendre ? - et à cause d'aujourd'hui. En pleine lutte, on les avertit : demain ils seront jugés", il me semble que ni pour hier, ni pour aujourd'hui il ne rendront des comptes pourtant attendus par la société...

Pour conclure, je citerai les dispositions de l'article 16 de la Déclaration : "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution". Pouvons-nous encore nous prévaloir et nous persuader de la séparation des pouvoirs ?

Sophie

@ Robert Marchenoir

Notre société s’est érigée depuis des décennies sur le mensonge, la fourberie, le calcul politicien, le clientélisme électoral et a sapé les fondations de notre société. On peut se griser tant qu’on veut des merveilleuses avancées scientifiques et technologiques, elles ne servent à rien, tant que le cœur de l’homme restera rongé par l’avidité de l’argent comme du pouvoir.

De ce point de vue, si rien n’a changé depuis des millénaires, on peut dire que notre époque, depuis l’arrivée aux affaires du gamin insolent qu’on sait, hissé par ses puissants amis pour servir leurs intérêts, l’arrogance du pouvoir a connu une croissance exponentielle. Est-ce pour mieux se fracasser dans une impasse ? On ne va pas tarder à le savoir, je crains, mais on n’en sortira pas intacts.

Achille

Et pendant ce temps, aux États-Unis qui compte le plus de prix Nobel
les Évangélistes exorcisent le pays contre le coronavirus.

Chez nous à Mulhouse, ce sont eux qui sont à l’origine de la propagation du virus dans la région Grand Est, lors d’une de leurs réunions le 24 février.
Pas de procès prévu pour eux, la justice divine s’en chargera.

Zonzon

Le coronavirus a un effet secondaire terrifiant !

C'est un support pour la propagation des émissions adiabatiques du Professeur Marchoko !

Même à l'Élysée on commence à se méfier !

Aliocha

Vous ne voyez rien, F68.10, car vous ne connaissez pas la théorie mimétique, l'argument de la secte en étant la preuve.
Lisez donc, et revenez alors éclairé sur vos obsessions de mollah, de théisme, d'inquisition et de buse à discriminer, vous vous apercevrez à quel point votre ressentiment vous aveugle et vous met en danger.
Dieu est mort, ami, c'est nous qui l'avons tué.
Ça vous dit quelque chose ?

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