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14 avril 2020

Commentaires

Jérôme

Bonjour Philippe,

Vous êtes parfaitement bilingue alors.
Parlant suffisamment bien le brit pour comprendre un peu n'importe quoi, il me semble hâtif d'affirmer que les films américains soient compréhensibles.
Certains.
Pas tous, loin s'en faut.

B. Dailly

Peut-être pas un hasard. Bien qu'ils aient moins d'expérience, les jeunes sont moralement mieux armés contre les imprévus que les anciens.
Il s'agit probablement d'une forme d'inconscience de leur part, mais le fait est là. Rendons donc grâce au ciel de nous avoir envoyé un président jeune soutenu par une épouse expérimentée.
De plus, il a eu le temps de prendre de la confiance et les épreuves subies avant le coronavirus (GJ et autres) l'ont endurci.

Au lieu de le critiquer de façon parfois indécente, soyons plutôt unis autour de lui : l'heure n'est pas aux polémiques stériles, et seuls les gens lucides et d'expérience le perçoivent et ont le courage de le dire, alors que certains commentaires de gens bien moins lucides, souvent aveuglés par la passion idéologique, se payent sa tête en usant d'un humour douteux.
Trop facile et irresponsable !

Tipaza

Il faut absolument que je fasse lire ce billet à mon épouse, qui me sert de traducteur simultané.

Évidemment, comme elle est incapable de traduire et de suivre en même temps, ce qui prouve qu'elle est imparfaite, elle me reproche de lui faire perdre le fil du film ou de la série, et donc veut me faire appareiller, ce que je refuse. La surdité sélective étant un avantage, surtout en période de confinement, mais pas seulement.

Vous attribuez les défauts techniques à une volonté de réalisme, je ne suis pas convaincu par cette hypothèse.
Certains films, émissions ou séries sont si mal sonorisés que je suis persuadé que l'ingénieur du son est allé prendre le café avec la script ou la secrétaire en laissant l'enregistrement tourner sur un automatisme défaillant.
Et dans dix ou vingt ans, le MeToo de l'époque résonnera de plaintes contre ces ingénieurs du son qui faisaient régner le silence dans leurs émissions.

Après ces remarques triviales, je remarque la profondeur philosophique, et même épistémologique, de la phrase:
"Marcel Proust nous a pourtant enseigné(...)que l'objet ne compte pas mais seul le regard qu'on porte sur lui."

Allons plus loin, en pensée, parce que le confinement nous limite spatialement.
Vous abordez directement le problème du caractère anthropique de l'univers.
La façon dont les constantes fondamentales de la physique sont ajustées pour gérer le fonctionnement de l'univers, semble montrer que celui-ci a été créé pour être observé par une intelligence, qui ne peut être qu'humaine évidemment.
Traduit en termes proustiens, c'est le regard que l'homme porte sur l'infini de l'univers qui est important. Sans ce regard l'univers n'existerait pas.

Et allons plus loin, en paraphrasant Proust : "le sujet ne compte pas mais seul le regard qu'on porte sur lui."

Et là, si le sujet Macron ne dépend que du regard qu'on porte sur lui, il compte pour du beurre comme disent les enfants.
Une prestation lamentable.
28 minutes pour dire que le confinement prendrait fin... peut-être... le 11 mai. C'est pas terrible, surtout avec un maquillage tellement bronzé que je me suis demandé s'il n'avait pas profité de sa visite au professeur Raoult pour aller faire une petite bronzette dans les calanques.
L'ingénieur du son était parfait, mais le maquilleur imparfait, décidément on ne peut pas tout avoir.

Il paraît que nous porterons des masques à la sortie du confinement.
Ils seront distribués par les mairies, et "en même temps", il a oublié de nous parler du second tour des municipales !

Bon, c'est juste pour taquiner un peu, parce que je vois bien que vous ne voulez pas ouvrir la boîte de Pandore sur ce discours bien long en paroles et si bref en informations vitales.

Bernard Courault

Merci Monsieur Bilger pour votre billet, enfin je ne suis plus seul à ressentir cette gêne auditive ; c'est effectivement la plupart du temps de la bouillie verbale mais peut-être que nos acteurs devraient faire des gammes en ARTICULANT...
Bien à vous et surtout continuez à nous éclairer chaque jour !

guzet

Heueusement qu'existe la fonction sous-titres !

sbriglia

Ah, cher Philippe ! Je me faisais la même réflexion, hier soir, devant cette formidable série du "Bureau des légendes" : je pestais sur la mauvaise qualité du son, entendant très mal les dialogues, basculant frénétiquement le réglage de la balance de l’oreille gauche à la droite, mes écouteurs Sennheiser sur les oreilles…

Mais victime de presbyacousie, comme beaucoup de septuagénaires, et refusant l'appareillage, je n’ose pas mettre en cause, de facto, les ingénieurs du son : est-ce que le coureur arthrosique s’en prend nécessairement au chronométreur ?

En outre, mélomane et grand amateur d'opéra, ayant encore pour mon bonheur la mémoire des versions écoutées il y a longtemps, je constate, hélas, les atteintes de l'âge sur nos tympans, nonobstant les acouphènes perturbateurs.

Le son français, pour qui s'intéresse à l'histoire de la haute-fidélité, a été l'un des meilleurs au monde (pensons à André Charlin) et nos ingénieurs du son, nos constructeurs d'enceinte (Focal, Cabasse, etc.) n'avaient rien à envier aux magiciens de la BBC…

Bref : plutôt qu'ingénieur du son fustiger, audiogramme réaliseras…

P.-S.: hier soir le son Macron reçu 5 sur 5 pourtant !

Dencol

Je partage totalement votre propos. Lorsque techniquement cela est possible, je sélectionne les sous-titres en français malentendants. Ce qui permet de mieux suivre la diction de certains acteurs.

hameau dans les nuages

Aaaah ! Vous aussi !

Cela me rassure. Je pensais vieillesse et acouphènes, après tout pourquoi pas, alors nous montons le son, donc ce fond sonore parfois musical prégnant pour essayer de deviner les paroles. Parfois nous nous regardons interrogatifs d'un mouvement du menton pour savoir si... Et au bout de quelques hochements de tête, nous abandonnons.

Ce n'est d'ailleurs pas plus mal. Ainsi nous échappons aux publicités tonitruantes qui, elles, sont claires et bien articulées.

Marc GHINSBERG

Il est assez paradoxal, cher Philippe, que pour commenter le discours du président de la République vous soyez plus prolixe avant son intervention qu’après...

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