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11 avril 2020

Commentaires

F68.10

@ Tipaza
"Non seulement vous lisez les mathématiques japonaises qui me dépassent, mais vous lisez également le vieux français. Celui-là en particulier."

Sur les mathématiques japonaises (modernes), disons qu'une partie fait partie de ma formation, et il n'y a donc guère de mérite. Quant au vieux français, il se déchiffre plus qu'il ne se lit, mais j'apprécie de voir des vieux éléments du patrimoine culturel se reprojeter dans le présent, et je suis donc sensible à des choses telles que l'évolution des langues.

"En échange de bons procédés, je vous suggère Jacob Boehme : De la signature des choses, chez Grasset. La complication de cet ouvrage devrait vous plaire ;-)"

Au niveau de la complication, probablement. Mais je vous ferais remarquer que j'ai déjà mentionné Jakob Böhme à l'attention d'Aliocha. Je suis donc relativement familier avec Jakob Böhme, notamment pour ses liens historico-intellectuels avec certains développements historiques de la psychologie et notamment les concepts de désir et d'inconscient. Mais j'avoue avoir une profonde aversion pour la façon avec laquelle ces thèmes sont utilisés, et que les œuvres de Jakob Böhme me tombent souvent des mains pour cette raison.

Et étant particulièrement souffreteux maintenant, je vais avoir du mal à me replonger dans Böhme rapidement. Je mets votre œuvre dans ma file d'attente, mais j'ai quelques autres priorités actuellement.

"Et peut-être connaissez-vous les travaux de Basarab Nicolescu sur la transdisciplinarité développés à partir des livres de Boehme précisément."

Non, je ne connaissais pas vraiment cette thématique de transdisciplinarité. Pour moi, j'ai l'impression que c'est un peu mettre la charrue avant les bœufs tant que le concept d'unité de la science ne sera pas reconnu et accepté. Ce dernier concept, appelé consilience en anglais, me paraît être un prérequis à accepter avant de se lancer dans des logiques de "dépassement", qui ont leurs inconvénients (ce que Medhi Belhaj Kacem n'a pas à mon sens démontré mais illustré). Mais je parle ici en méconnaissance de cause, sur la base de simples impressions.

"Je me suis intéressé à cette approche scientifique il y a bien longtemps, mais je ne serais pas en mesure d'échanger avec vous sur le sujet. C'est juste une info que je transmets. Mais probablement connaissez-vous la transdisciplinarité."

Je ne connaissais pas, mais j'essaierai d'y jeter un coup d'œil.

Xavier NEBOUT

Les fonctionnaires et fonctionnaires déguisés sous couvert d'entreprises publiques et d'associations bidon, qui sont actuellement payés à 100 % de leur salaire, continueront, pour une bonne partie d'entre eux, à ne rien faire au lieu de faire semblant de faire quelque chose.

Nous allons pleurer sur les intermittents du spectacle - pseudo-fonctionnaires payés à nous faire la morale politiquement correcte.

Et nous allons d'autant plus creuser de plus belle notre déficit de balance commerciale et par conséquent notre dette, que le retour de la production industrielle a peu de chances de se faire dans le pays aux prélèvements obligatoires record et au droit du travail de fous.

Et notre guignol national va bien se garder de parler de tout cela.

Lodi

@ F68.10

Je ne m'étonne pas qu'on ait remarqué que l'art résiste à la mort, et je suppose qu'on peut aussi dire qu'il résiste à la vie.
Je veux dire que sa biographie n'est jamais que ce qu'elle est mais que l'artiste transmue sa vie en matrice d'oeuvre. La curiosité exagérée sur les artistes fait primer le moyen, l'artiste, sur l'oeuvre, l'essentiel, au détriment de ce qu'a voulu l'artiste. Je ne dis pas que l'artiste ne veut pas d'argent et accepte qu'on le plagie soit un viol de son identité. Bien sûr que non ! L'artiste est avide comme oublieux du monde pour créer.
Mais il fait passer son oeuvre devant lui comme le ferait le raisin pour le vin s'il le pouvait.

Se soumettre, à l'époque des selfies, se vendre, soit faire passer l'essentiel derrière l'accessoire, et ce, éventuellement en plus si on n'est pas doué pour les rapports sociaux ?
Ou se sacrifier, se prostituer pour son oeuvre, faire sociable ou du sexe pour percer comme on pourrait aussi se tuer, son oeuvre faite, si on pouvait trouver quelqu'un meilleur représentant que soi de ce qu'on a fait ? Il ne faut pas oublier qu'on peut être un obstacle à son oeuvre et que l'oeuvre unique, enrobée de sang comme un ruban rouge, pourrait fasciner. D'un autre côté, bien des artistes sont doués pour se vendre ou prennent sur eux faute de trouver quelque partenaire pour le faire : le critère essentiel d'un artiste en amour devrait être de trouver quelqu'un capable d'être le critique le plus impitoyable de son oeuvre comme aussi son coach voire aussi son diplomate face au monde.
On ne peut pas se forcer à aimer, mais tel qu'est un artiste, il arrive qu'il aime en lui le créateur et aimant quelqu'un qui dès lors l'inspirera. Et qui aime par sa création est béni par sa création.

Tout cela est fort joli, mais pour parler des écrivains, même les plus pessimistes sont des vainqueurs dès lors que leur oeuvre, après bien des tribulations peut-être, est lue.
Aussi le lecteur s'identifie-t-il et voit la vie en vainqueur, ce qui est bon pour le développement personnel mais moins pour la lucidité.
Enfin ! Je veux dire que l'écrivain a sans doute compris bien des choses de la vie pas forcément plaisantes enrobées de style, certes. Alors voit dans son cas que le malheur est, comme le dit notre hôte :

"Mais si j'avais tort, si je surestimais le malheur pédagogique"

Pédagogique, la malheur enseigne, c'est cela, oui...
Il soumet, aigrit et autre, en général, tant individuellement qu'aux peuples. La crise a appris quoi, aux Allemands, à surenchérir sur Kant ou Hitler ? Par exemple, vu qu'un crétin a osé comparer ma juste critique des musulmans à celles subies par les Juifs innocents. J'ai de mauvaises fréquentations d'où des comparaisons cédant à la facilité.

Il y a un biais avec l'art : l'art est par nature toujours du côté de la vie... Et c'est très bien.
Et l'art apprend. Et c'est très bien.
Mais la lucidité doit rectifier l'art en prenant ce biais en compte. Tic-tac, tic-tac, même l'univers est, paraît-il, menacé de destruction, même si une réflexion, encore plus dans les limbes que celle nous garantissant de la mort du soleil, émerge peu à peu.
Il faudrait que je me documente mieux là-dessus et d’ailleurs bien des choses, mais je suis complètement à la ramasse.

Donc l'éternité n'est jamais, aujourd'hui, qu'une illusion, un rêve... Mais je pense que toutes choses pourraient être, véritablement, sauvées, vie, art et... gens, ce qui n'est pas non plus sans intérêt, vais-je dire en faisant, étonnant non ?
Abstraction de ma popularité si méritée sur ce blog.

Il faudrait émerger neuf de ses ressentiments, échecs et désastres chaque matin, et c'est ce que votre texte m'a donné aujourd'hui, merci.

Exilé

@ Gérard R
« Entre-temps, à Dieu ne plaise, l'euthanasie, expurgée de la nécessité de la demande expresse du patient, sera sans doute devenue la règle... voire un DROIT ; celui d'une société à se débarrasser de ceux qu'elle considère inutiles. »

Mais c'est déjà le cas avec l'injection de Rivotril, autorisée par un décret récent, produit pourtant explicitement contre-indiqué dans sa notice en cas de maladies respiratoires, sous le prétexte de diminuer les souffrances du patient mais ce qui ne pourra que les condamner à mort...

Que penser de cette médecine qui, ne sachant guérir, ne sait plus dans divers domaines que précipiter la mort voire trop souvent la donner froidement ?

F68.10

@ Lodi
"Je dirais que l'imaginaire, c'est résister."

Je me permets de vous communiquer une réflexion datant de 1987 et quelque peu connue sur ce thème:

"Il y a une affinité fondamentale entre l'œuvre d'art et l'acte de résistance. [...] Quel est ce rapport mystérieux entre une œuvre d'art et un acte de résistance? Alors que les hommes qui résistent n'ont ni le temps, ni parfois la culture nécessaire pour avoir le moindre rapport avec l'art? Je ne sais pas.
Malraux développe un bon concept philosophique: Malraux dit un chose très simple sur l'art: "C'est la seule chose qui résiste à la mort". [...] Que fait-on quand on fait de la philosophie? On invente des concepts. Et je trouve que là, c'est la base d'un assez beau concept philosophique.
Réfléchissez... qu'est-ce qui résiste à la mort? Sans doute, il suffit de voir une statuette de 3000 ans avant notre ère pour trouver que la réponse de Malraux est plutôt une bonne réponse.
Mais on pourrait dire, alors, moins bien, mais du point de vue qui nous occupe, eh bien oui, l'art, c'est ce qui résiste. [...] C'est peut-être non pas la seule chose qui résiste, mais c'est ce qui résiste. D'où le rapport si étroit entre l'acte de résistance et l'art, et l'œuvre d'art.
Tout acte de résistance n'est pas une œuvre d'art, bien que d'une certaine manière elle en soit. Toute œuvre d'art n'est pas un acte de résistance, et pourtant, d'une certaine manière, elle l'est. [...]
En ce sens, l'acte de résistance, il me semble, a deux faces: il est humain et c'est aussi l'acte de l'art: seul l'acte de résistance résiste à la mort, soit sous la forme d'une œuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes."

Gilles Deleuze, conférence donnée dans le cadre des mardis de la fondation Femis le 17 mai 1987.

Tipaza

@ F68.10 | 12 avril 2020 à 16:19

Bigre ! Vous n'avez peur de rien !
Non seulement vous lisez les mathématiques japonaises qui me dépassent, mais vous lisez également le vieux français. Celui-là en particulier.
C'est trop pour moi.
J'en suis resté à Rabelais dans une version modérément édulcorée ou la Table Ronde dans une version nettoyée, si je puis dire.

En échange de bons procédés, je vous suggère
Jacob Boehme : De la signature des choses, chez Grasset.
La complication de cet ouvrage devrait vous plaire ;-)

Et peut-être connaissez-vous les travaux de Basarab Nicolescu sur la transdisciplinarité développés à partir des livres de Boehme précisément.
Sinon voici deux références de ses livres :
La Transdisciplinarité, Manifeste. éditions du Rocher
L'Homme et le sens de l'Univers, Essai sur Jacob Boehme, éditions Philippe Lebaud.

Je me suis intéressé à cette approche scientifique il y a bien longtemps, mais je ne serais pas en mesure d'échanger avec vous sur le sujet. C'est juste une info que je transmets. Mais probablement connaissez-vous la transdisciplinarité.

Lodi

@ Tipaza
@ F68.10

Je dirais que l'imaginaire, c'est résister, mais sans prouver qu'on existe, insaisissable comme un ruisseau dans les bois et presque aussi invisible que les fées et autres lutins.

Si vous n'avez pas lu un des seuls encyclopédistes pas rasoir et que vous voulez vous faire un cadeau :

http://www.hoebeke.fr/ouvrages/242/

Essayer de tirer le monde de ses ornières, rester confiné, c'est trop dur ! Nous avons perdu d'errer dans le monde comme dans nos rêves.

Patrice Charoulet

VERBALISER LA SOLITUDE SIGNE LA DICTATURE

Deux préambules.

Un. La même amende (par exemple 135 euros) est trois fois rien pour le milliardaire et une catastrophe pour le smicard.

Deux. Confidence personnelle. Les deux seules situations qui me sont agréables sont la solitude et le dialogue (amoureux ou amical). J'abomine les réunions, les manifs, les foules, les tribunes sportives, les concerts de rock et le reste.

J'entre en matière.

Pour cause d'épidémie, le gouvernement, en interdisant aux généralistes de prescrire deux médicaments parfaitement connus depuis 70 ans, s'il est remplacé par un autre après élection, devra rendre compte de cette décision criminelle.

Pour l'instant, il a décidé un certain nombre d'interdictions. D'où le papier signé, daté, que chacun d'entre nous doit avoir dans sa poche et présenter à un fonctionnaire de police. L'intention est de limiter les sorties et les contacts entre les gens.

Cela peut se comprendre. Dans une réunion, dans une foule, dans le métro... le virus passe d'un homme à un autre.

Comme (voir plus haut) je n'aime aucune foule, aucune réunion, aucun troupeau, ma vie n'est guère changée.

Une chose m'est totalement incompréhensible. Comment un homme seul dans sa voiture peut-il être contaminé ou contaminer ? Et, en conséquence, comment peut-il être verbalisé ?

Une autre chose m'est totalement incompréhensible. Comment un homme marchant seul en bord de mer, je le redis, seul, peut-il contaminer ou être contaminé ? Et, en conséquence, comment peut-il être verbalisé ?

Que ces deux personnes, ayant ces deux conduites, aient une amende est une honte. Et je ne crains pas de dire que tolérer cela, c'est accepter la dictature.

Mitsahne

Merci à sbriglia pour ses bons vœux (12/04 à10h31).

Anecdote possible :
Un homme est en train de se noyer dans la Seine. Un passant sur le quai avise une bouée de sauvetage et s’apprête à la lancer lorsqu’un individu lui tape sur l’épaule et lui dit :
- C’est un beau geste que vous faites, monsieur, mais êtes-vous sûr que cette bouée est homologuée selon la norme 347AFj9812-B15 du ministère de la Santé ? Si elle ne l’est pas, vous risquez des ennuis…

C’est comme l’histoire de la ceinture de sécurité, rappelez-vous, dans certains cas, si elle se bloque, elle peut causer la mort…

Il y en a qui comptent encore sur l’allocution de demain lundi du présidenticule pour éclaircir la situation. Il y en a même qui parlent de texte fondateur (quand on revient de Marseille, tout est possible !).
Le confinement généralisé fait naître l’enflure dans la com. On ne commet plus de péché, on s’extrait du règlement ; on ne panique pas devant le virus, on manifeste notre sentiment d’incomplétude.
Oh les beaux jours…

caroff

@ Robert Marchenoir 15h18

"Pour ceux (les médecins) qui rentrent à Cuba, un bon nombre se voit retirer leur passeport pour "détention d’information secrète" et généralement, le régime cubain confisque une partie du salaire des médecins. Pour autant, la majorité des médecins préfère quand même se plier à ces contraintes, au vu des contraintes et des conditions de vie à Cuba qui s’aggravent."

https://www.franceculture.fr/societe/avec-la-crise-sanitaire-cuba-exporte-plus-que-jamais-ses-medecins

Par ailleurs, je sens naître, comme beaucoup, les émanations nauséabondes d'idées collectivistes pour résoudre des équations qu'elles n'ont jamais réussi à résoudre depuis 1917 (et bien avant en fait !).
Parmi les propositions issues de la "Convention citoyenne pour le changement climatique", figure en bonne place la suggestion de créer des "fermes municipales"...
Les kolkhozes ne sont pas morts !!

F68.10

@ Tipaza
"Saturé par les débats entre Aliocha et F68.10, je régresse au bon vieux temps des dieux multiples qui avaient des comportements normaux, je veux dire humains."

Je vous avoue que ces "débats" ne suscitent pas mon enthousiasme.

"Je me suis plongé dans les contes et légendes, et la mythologie de nos forêts."

Alors je vous suggère Les Mervelles de Rigomer, un roman arthurien où les forêts jouent un rôle important, largement négatif, et où on voit y apparaître une sorcière qui évoque la Baba Yaga des Russes, personnage indissociable des forêts. (Et puis comme ce roman semble être une des sources importantes de la série Kaamelott, c'est encore une raison de s'y intéresser...)

(Le lien paraît en allemand, mais le texte en vieux français commence page 20.)

"Et c'est pas plus mal que de se plonger dans les mathématiques japonaises, le saké en moins, mais l'hydromel en plus !"

Ah... les goûts et les couleurs...

Achille

@ Alpi | 12 avril 2020 à 13:38
"Mieux vaut ne rien dire et passer pour un con que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet."

Excellente citation également. Je crois qu’elle est de Groucho Marx.

Lucile

@ sbriglia | 12 avril 2020 à 10:31

Merci. Et bonnes Pâques à vous aussi sbriglia.
Bonnes Pâques à tous !

Robert Marchenoir

Vous avez bien du mérite à lire les journaux à notre place, afin de nous confirmer qu'ils sont vides. Déjà, en temps normal, plus grand'monde ne les achète. Mais alors, en temps de confinement...

J'espère que votre marchand de journaux vous déroule le tapis rouge à chaque fois que vous arrivez ? Il vous fait des réductions, vous avez une carte de fidélité ?

D'ailleurs, existe-t-il encore des marchands de journaux ? Le gouvernement, dans son immense sagesse, les a mis sur la liste des commerces autorisés à ouvrir, avec les marchands de vin et les tabacs (trois sortes de drogue de nature différente). Mais combien sont-ils ouverts, parmi ceux qui subsistent ?

J'ai été frappé, tout comme vous, par l'explosion de joie mauvaise des gauchistes et des anti-libéraux : ça y est, la révolution est pour demain, il y aura "un monde d'après", l'épidémie est bien la preuve que les socialistes avaient raison.

Cette antienne stupide a cours partout, je m'empresse de le préciser, y compris sur BFM, honnie par tout ce que la France compte de populistes. Pas un chef d'entreprise qui n'ait droit à sa question angoissée sur "le monde d'après" -- et pas un qui ne convienne, avec componction, qu'en effet, le monde va changer de base, et qu'en effet, du passé il faut faire table rase.

Bien évidemment, c'est le contraire qui est vrai. C'est la mondialisation qui nous permet de lutter efficacement contre l'épidémie, et c'est le libéralisme qui nous permettra de sortir de la récession mortifère dans laquelle nous nous trouvons.

Je serais curieux qu'on me dise en quoi la mondialisation a créé la situation actuelle, en dehors du fait qu'elle a certainement favorisé la circulation du virus.

Et qu'on ne me casse pas les pieds avec les "masques". Il y a eu un stock stratégique de masques, par le passé, en France. C'était en plein "ultra-libéralisme". Ce n'est pas le commerce international qui rend les politiciens abrutis.

Non seulement le monde a connu de graves pandémies bien avant la mondialisation contemporaine (peste noire au XIVe siècle, grippe espagnole de 1918, grippe asiatique de 1956), mais le niveau de dé-mondialisation qui serait nécessaire pour gêner la propagation d'épidémies ne serait accepté par personne.

Si l'on veut, non pas "relocaliser", ce qui ne veut rien dire, mais créer de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois en France, il faut davantage de libéralisme, et non moins : il faut baisser la dépense publique et les taxes, afin d'augmenter les profits.

Mais telle n'est pas la petite musique qui s'insinue partout. Même un libéral déclaré prétend, dans Atlantico : "Il existe des domaines d’activité et de production qu’un pays développé ne saurait en aucun cas sous-traiter ou délocaliser, à commencer par la santé et l’alimentation".

Ah bon ? Donc nous sommes bien d'accord que nous allons refuser tout vaccin contre le Covid-19 qui ne serait pas inventé en France et fabriqué en France ? Nous sommes bien d'accord que nous cessons immédiatement de consommer du riz, du chocolat, du café, du poivre, de la vanille, la plupart des poissons et les bananes ? (Les DOM-TOM ne comptent pas, ce n'est pas assez "locavore" -- liste non limitative.)

Nous sommes bien d'accord que nous interdisons immédiatement toute importation agricole ou alimentaire, ce qui signifie qu'il ne sera plus question d'exporter pour nos agriculteurs et notre industrie agro-alimentaire ? C'est bien ça que vous voulez ?

Chez les gauchistes, et même chez Macron, c'est un festival. Tout le monde se déboutonne, et profite du malheur des gens pour vaporiser à nouveau sur le pays les souches les plus virulentes du virus socialiste.

L'enragé communiste François Ruffin ne cache pas sa jouissance de surveiller et punir : "Cette crise est aussi une fenêtre pour nous : réquisition, plafonnement des prix, etc. Dans de tels moments, les esprits sont comme une pâte un peu molle, où l'on peut faire passer des idées neuves. Associations, syndicats, partis, soyons à ce rendez-vous !"

Une certaine Paula Forteza, député ex-LREM, prétend : "On découvre qu'on n'est pas souverains en termes sanitaires, ce que ça fait de vivre dans des grandes villes avec 20 % de pollution en moins, que le télétravail peut être efficace… Il faut se concentrer sur une relance verte [?], la relocalisation des biens de première nécessité, par exemple."

Comme le gaz et le pétrole. Je suis d'accord. Autorisons la prospection par fracturation hydraulique en France, qui a été interdite par les fascistes verts.

L'abruti de base, le livreur d'Amazon, par exemple, se sent à nouveau pousser des ailes de petit flic du KGB, chargé de dire aux gens comment ils doivent vivre : les clients achètent trop de trucs "qui ne sont pas essentiels", dit-il.

Et son chef syndicaliste surenchérit. Je pense que vous attendez tous, avec impatience, ce "nouveau monde", où ce sera Khaled Bouchajra, responsable CGT chez Amazon, qui décidera ce qui est "essentiel" pour vous.

C'est la démocratisation du fascisme. En régime de dictature économique, c'est le comité central du Parti qui décide ce qui est essentiel. Là, le moindre avorton déplaceur de cartons se sent en droit de dicter aux gens ce dont ils ont besoin ! Ils sont tellement bêtes, qu'ils s'imaginent que si Marine Le Pen interdisait la commande en ligne d'autre chose que la soupe au poireau sans sel et les couches lavables en coton certifié bio, ils travailleraient trois fois moins, et pourraient se mettre en congé payé par l'État.

Alors qu'ils travailleraient tout autant... mais pour livrer de la soupe au poireau, au lieu de trucs soi-disant "non essentiels".

Certains se lâchent tellement, qu'ils se mettent à réclamer l'importation de médecins cubains ! Comme dans n'importe quel "shithole country" d'Afrique noire ! Il y a eu 50 députés pour réclamer ça ! Et après, on me fait des mines incrédules lorsque j'affirme que la France est un pays communiste...

La hideuse tête du socialisme se redresse à la faveur de l'épidémie, même aux États-Unis. Mais c'est bien grâce à la liberté d'entreprendre et de commercer que l'Amérique, elle aussi, peut lutter contre cette catastrophe.

L'escroquerie intellectuelle des étatistes est flagrante : il faut distinguer les mesures exceptionnelles effectivement justifiées par une situation "de guerre", et la situation normale à laquelle nous devrions revenir une fois la crise passée.

S'il est nécessaire que l'État augmente, temporairement, ses pouvoirs quand un péril extraordinaire menace, le véritable "monde d'après" devrait être, au contraire de ce que les journaux nous serinent, un retour à l'État maigre et à la liberté d'entreprendre. Voilà le changement dont nous avons besoin.

Claude Luçon

@ sbriglia | 12 avril 2020 à 10:31

Merci pour la pensée !

Alpi

@ Achille
"Plus que jamais la citation de Pierre Dac est de rigueur :
"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.""

Achille, vous me faites penser à cette saillie de Gustave Parking, du même tonneau : "Mieux vaut ne rien dire et passer pour un con que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet."

C'est vrai qu'en ce moment...

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@ Claude Luçon
"Après Covid tout reprendra comme avant : les fonctionnaires reprendront leur rôle de virus paperassiers, les énarques prétendront gouverner, les journalistes se trouveront une Greta, un Benalla ou une Leonarda, les commentateurs conseilleront le gouvernement tout en le critiquant, de nouveaux impôts seront découverts et les Français, les vrais, ceux qui viennent de se battre contre une importation chinoise malvenue, retourneront dans les profondeurs de leur France."

Bien d'accord avec vous cher Claude. Je ne me fais aucune illusion. On nous casse la tête avec l'"après-Covid" qui ne serait pas comme l'avant, mais je suis bien prêt à parier que, les Français ayant une mémoire de crevette, tout repartira comme avant : coupes claires dans les hôpitaux, déficits abyssaux, masques chinois, etc. Oh ! Il y aura peut-être une petite période de "grâce". Seule incertitude, combien de semaines durera-t-elle ?

GERARD R.

"Il faut se méfier de ceux qui liberticides cherchent à exploiter l'épidémie et son ampleur pour rogner des droits fondamentaux." (PB)

Eh bien rassurez-vous, Monsieur Bilger ! Le "job" qui consiste à rogner ces droits fondamentaux a débuté. Par la déclaration de la présidente de l'UE, la dame proprette sur elle, presque charmante, mère de famille, de moralité irréprochable, éthyliquement sobre, celle-là même qui succéda à son prédécesseur, alcoolique morbide, vient de donner le "la" ! Son premier assaut "salvateur" contre la pandémie, consiste à stigmatiser les... "vieux", que la présidente entend confiner... un an au moins... Ce qui sous-entend bien des choses. Et probablement, moult prolongations de confinement à la clé.

Entre-temps, à Dieu ne plaise, l'euthanasie, expurgée de la nécessité de la demande expresse du patient, sera sans doute devenue la règle... voire un DROIT ; celui d'une société à se débarrasser de ceux qu'elle considère inutiles.

On est loin de cette union qui se voulait émancipatrice des peuples, garante de leur abondance (sans jamais préciser de quoi), de leur égalité, de leurs libertés, qui se sont pourtant méchamment restreintes, avec la complaisance tacite ou parfois active de guignols, que les plus imbéciles chroniques de la vile populace persistent à élire. Ce qui m'amène à modifier ma citation personnelle: voter n'est plus dangereux, mais suicidaire !

Car quel besoin avons-nous d'élire des gens douteux, n'ayant pour désir profond, ostensible et intéressé, que de se soumettre fort complaisamment et sans jamais les contester, au service d'assassins, d'eugénistes supranationaux ? Et sans qu'aucun d'eux n'ait jamais à répondre de quelque exaction que ce soit, grâce à une justice "progressiste" comme jamais. Et surtout comme ses maîtres.

Elle est jolie l'UE dont les tenants dénonçaient les mêmes travers mais... chez les nazis uniquement. Jamais chez les démocrateux et ce, en dépit de la tournure pourtant évidente que prennent les choses. Alors oui, Macron est un crabe ! Mais un crabe obséquieusement servile et dont il n'y a rien à attendre. Si ce n'est... la mort lente ?
Bonne chance à tous !

Patrice Charoulet

Eric Deschavanne, professeur de philosophie, a publié ce texte sur sa page Facebook:

"Expérience de pensée.

Vous éprouvez les symptômes bénins d'une maladie mal connue et possiblement mortelle même si le taux de mortalité est estimé comme très faible (inférieur à 1%). Vous allez voir deux médecins, A et B.

Le médecin A vous tient ce discours : "Nous connaissons mal le virus qui vous a infecté mais je vous propose un traitement, immédiatement accessible, dont j'ai de bonnes raisons de penser, au regard de mon expérience des maladies infectieuses et de ce qui a été tenté par les premières équipes qui ont eu à lutter contre ce virus, qu'il pourrait être efficace pour faire baisser la charge virale et prévenir ainsi l'aggravation du mal dont vous souffrez. Il y a quelques effets indésirables possibles mais que nous savons contrôler. Êtes-vous preneur ?".

Vous allez ensuite voir B, qui vous dit la chose suivante : "Nous connaissons mal le virus qui vous a infecté et il n'existe aucun traitement dont nous ayons la preuve scientifique qu'il soit efficace. Mais vous tombez bien : nous sommes précisément en train de mettre en place un essai clinique qui va nous permettre de tester plusieurs traitements hypothétiques et nous cherchons des patients volontaires pour y participer. Nous vous donnerons indifféremment l'un des traitements testés ou un placebo. Vous pourrez ainsi apporter une petite contribution au progrès de la science et de la médecine en lutte contre la maladie dont vous souffrez. Êtes-vous preneur ?"

De quelle offre seriez-vous preneur ?"

philabeille

Bonjour,

"Le président de la République n'est pas à la hauteur et demain il ne tiendra pas ses promesses. Il a eu tort de parler de "guerre"."

Non, c'est pire : il est de moins en moins crédible en France et sur la scène internationale.
"C'est la guerre" en France ; alors pourquoi, par exemple, continuons-nous à guerroyer en Afrique et au Levant ? Comment ce président, chef des armées, pourrait-il donner l'ordre aux militaires et diplomates d'étudier un plan de repli de l'armée française sous 6 mois et être obéi ??
Et pourtant, c'est ce que l'on aurait dû entendre : tout le monde rentre à la maison pour "relever nos manches" pour la France.

sbriglia

Bonnes Pâques à tous,

A nos chers, très chers anciens, genau, Claude Luçon, Mitsahne, qui nous redonnent espoir en l’homme !
À Mary, à Lucile... toujours jeunes, levain de ce blog.

sbriglia @ vamonos

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=2ahUKEwihxNfK5-HoAhUD2BoKHVNdDr4QyCkwAHoECBEQBQ&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3D97pgCKyD7do&usg=AOvVaw3G3Rtnu2M8MKPkMeDwkkfs

Serge HIREL

Comme ce billet de Philippe traite de la qualité de l’information qu’offrent les médias ces jours-ci, il me semble ne pas être tout à fait hors-sujet en relevant celle, exemplaire, de la communication du gouvernement... Voici un modèle du genre...

https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/faq-masques-_31_mars_2020.pdf

Ce texte, qui, a priori, émane du ministère du Travail, a été envoyé ce vendredi par le Préfet de la Charente-Maritime à tous les maires du département avec mission de le diffuser à l’ensemble de leurs concitoyens... Une bonne lecture pour un dimanche pascal confiné...
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le masque, le vrai, le faux, le laid, le beau...
Incollable, vous dis-je... sauf sur un point : où se procurer ces fameux masques ? Mais, bien sûr, cette question fait preuve d’un très mauvais esprit...

Autre détail qui montre que la barre est tenue fermement à l’Elysée : dans son premier discours sur la lutte contre la pandémie, le Président, les yeux dans les yeux, avait demandé aux Français de « faire nation ». « Faire nation »... Dans la presse cette semaine et sur les écrans TV depuis hier, les « spots coronavirus » du gouvernement les incitent à « faire bloc ». « Faire bloc »... « Bloc » plutôt que « Nation »... Même pendant la pandémie, le vocabulaire politique conserve son importance... Chacun dans son camp, comme dirait Lallement...

Giuseppe

Je reçois comme certains à travers WhatsApp quelques blagounettes dont une cruelle :

"Les équipes de Chinois qui ont construit les hôpitaux en 10 jours se proposent de finir Notre-Dame pour le lundi de Pâques".

Les Allemands aussi pourrait-on rajouter, cette industrie était numéro un mondiale pour la France avec des pionniers dont un avait fait l'acquisition de TF1 juste pour montrer sa capacité de création. Aujourd'hui des incapables d'énarques à force de textes, de lois idiotes, l'ont transformé en cendres, vous leur donnez les chutes Victoria vous êtes certain que peu de temps après vous n'aurez que les pierres.

J'entends bien que le gouvernement pousse pour que le bâtiment reprenne, mais où sont les EPI ? Les pieds nickelés qui nous gouvernent ont sans doute oublié que le travail se fait en équipe et que pour poser une bordure de route il faut être deux et à touche-touche... L'intelligence ne leur dépasse pas les pieds, par contre quand il s'agit de trouver des couvertures bien chaudes, là ils savent où aller les chercher. Rageant.

C 41800

No comment !
Une fois tous les 100 ans, la Terre est nettoyée…

Il existe une théorie selon laquelle, tous les 100 ans, une pandémie éclate sur la planète. On peut dire que c’est une coïncidence, mais la chronologie est alarmante.

1220, Gengis Khan
Empire mongol
Les Mongols de Gengis Khan brûlent et rasent Boukhara (16 février), Otrar (17 mars), Samarkand (mars) et Harat.
En Irak et en Iran, Gengis Khan est vu comme un seigneur de guerre sanguinaire et génocidaire qui causa d’immenses destructions. Un descendant de Gengis, Hulagu Khan, détruira une grande partie du nord de l’Iran. Il est l’un des conquérants les plus haïs des Iraniens, avec Alexandre le Grand et Tamerlan.
Il en est de même en Afghanistan, au Pakistan ainsi que dans d’autres pays non turcs à majorité musulmane. Les sacs de Bagdad et de Samarcande causèrent des massacres et le sud du Khuzestan fut complètement détruit. En Russie, Ukraine, Pologne et Hongrie, Gengis Khan, ses descendants et les Mongols et/ou Tatars sont généralement décrits comme de grands destructeurs.
L’invasion mongole de l’Europe au XIIIe siècle provoque la destruction des principautés slaves et des grandes villes, comme Kiev et Vladimir. Les invasions mongoles touchent également l’Europe centrale, notamment la Bohême-Moravie, la Pologne (bataille de Legnica, 1241), la Moldavie, la Valachie, la Transylvanie, la Hongrie (bataille de Mohi, 1241) et la Bulgarie.
Au moins 20 à 40 % de la population des pays conquis par les Mongols meurt, massacrée ou à la suite des épidémies.
Gengis, ses descendants, ses généraux et les Mongols en général restent connus pour leurs forces militaires féroces, leur endurance, leur cruauté et leurs conquêtes destructives dans les livres d’histoire du monde entier.
De nombreux chercheurs affirment que l’épidémie actuelle de coronavirus ressemble aux événements des siècles précédents.

1320, la peste noire.
On pense que la peste bubonique, mieux connue sous le nom de peste noire, est apparue pour la première fois chez l’homme en Mongolie vers 1320. Ses symptômes étaient des maux de tête, de la fièvre et des frissons. Les langues des malades semblaient souvent blanchâtres avant qu’il n’y ait une inflammation sévère des ganglions lymphatiques. Enfin, des taches noires et violettes sont apparues sur la peau des personnes touchées. La mort pouvait se produire en une semaine.

1520, la variole.
Cette maladie a été déterminante pour la victoire espagnole contre Tenochtitlan. Elle a coûté la vie à entre 2 et 3,5 millions d’indigènes selon les historiens. De nombreux Aztèques ont succombé à la variole apportée par les Européens, comme le Tlatoani Cuitláhuac, vainqueur de Hernán Cortés.

1620, une étrange maladie.
Le 16 mars 1620, des colons de Plymouth arrivent à bord du Mayflower aux États-Unis. On dit que la grande majorité des passagers sont morts et qu’une telle maladie s’est propagée même parmi les habitants de la côte est de l’Amérique du Nord

Année 1720.
L’Europe a été balayée par une épidémie de peste bubonique, surnommée la peste marseillaise. La peste catastrophique a causé la mort de 100 000 personnes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Peste_de_Marseille_(1720)

Année 1820:
À l’occasion du centenaire de la pandémie de 1720, la première épidémie de choléra s’est produite. Elle a touché les pays asiatiques – les Philippines, l’Indonésie et la Thaïlande. Fait intéressant, environ 100 000 personnes sont également décédées de cette épidémie. On pense que la raison en est l’utilisation d’eau brute provenant de sources.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pid%C3%A9mie_de_chol%C3%A9ra

Année 1920.
La pandémie la plus récente et la mieux documentée est la grippe espagnole. Cette grippe a frappé un nombre record de personnes – jusqu’à un milliard. Ont été tués 100 millions de personnes. Il s’agit de la pandémie la plus meurtrière de l’histoire humaine.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_espagnole

Année 2020.
En Chine, une épidémie de nouveau coronavirus a commencé, se propageant en Corée du Sud, en Iran, en Italie et dans d’autres pays. Plus de 300 000 infections, plus de 12 000 sont morts. Mais chaque jour, la situation empire.
Le pire, c’est que les voyages en avion et la technologie moderne accélèrent la propagation du virus dans le monde. Et comment cela se terminera, on le verra… on est loin d’atteindre les 100 000 décès ou encore pire, le 100 millions comme en 1920.
Un autre record pourra être installé, mais on croise les doigts pour que tout finisse avec un chiffre plus léger.
A quand un vaccin ?

Bien à vous

Giuseppe

C'est pire que tout, après la messe de Jérôme Salomon, et l'annonce du "plateau qui sera très haut", alors que le Peuple parle de morts et pas de cette horreur abstraite de plateau, stigmate évident d'un langage ou d'une novlangue qui cache la misère organisatrice, la déroute, la nullité de ces énarques qui ne voient pas plus loin que la pointe de leurs souliers vernis.

Où est passé le ministère des Affaires étrangères ? Encore un machin qui ne sert pas à grand-chose, les Rafale étaient déjà vendus, que de l'esbroufe.
Heureusement que nous ne sommes pas en guerre, nos limites sont atteintes, une mouche déstabilise un appareil d'Etat, et l'expatrié français de Chine qui étale élégamment l'incurie du pouvoir actuel.

Pépère et les autres ne valent pas mieux, trois ans de pouvoir et ces crânes d'oeuf qui nous gouvernent sont meilleur pour la "pantoufle" que pour bâtir une industrie, quel est celui qui utilisera enfin la machette intellectuelle pour dégager tous ces incultes, ces hémiplégiques de la prévoyance, ces aveugles de la vision.

Il faut se rappeler un Aquilino Morelle plus concentré à faire déplacer un limpiabotas qu'à des tâches de guerrier de la réflexion... C'était de la même veine que la Société des Nations juste avant le désastre d'une guerre annoncée.

Où est passé la Pintade du Poitou chère à Michel Onfray, si prompte à donner des leçons alors qu'elle a fait partie de cette débâcle, elle aussi, accumulant les maroquins mais pas les masques ni le matériel, elle aussi n'y a vu que du feu, qu'elle ne se défausse pas cette "baudruche" mise en lumière par le philosophe, elle était des conseils des ministres toutes les semaines, ces conseils raillés par un intervenant pendant que les Länder allemands construisaient patiemment et sans trembler les défenses contre une pandémie à laquelle ils étaient préparés.
30 000 lits de réanimation chez eux, pour 7 000 et deux fois moins de médecins réanimateurs chez nous.

Il faut avoir lu le dernier livre de Vincent Jauvert pour se rendre compte à quel point cette noblesse d'Etat nous méprise, ne s'occupant que de ses propres intérêts, qui y mettra de l'ordre ? Le courage d'en finir définitivement avec ces dirigeants de la défaite.

https://www.sudouest.fr/2020/04/11/coronavirus-insultes-crachats-l-allemagne-s-excuse-apres-des-actes-anti-francais-dans-les-zones-frontalieres-7405367-10861.php

Ils se sont mis en ordre de bataille et bien sûr ils ne tolèrent plus ce genre d'incursions alors qu'ils s'imposent une discipline de fer, par des comportements désinvoltes... Oui ils s'excusent, ils sont bien élevés mais comment ne pas les comprendre, "La cigale et la fourmi" de l'impréparation sanitaire... Rageant pour notre systèmedesantéquelemondeentiernousenvie, mais l'écart est grand, les leçons ne seront jamais tirées, et demain n'est pas un autre jour pour l'instant, il est le même tous les jours et "un plateau" pour nous expliquer le pire, nos manquements.

vamonos

La pandémie s'étend et Dieu dans tout ça ?

La cause de la maladie Covid-19 est connue. Le virus SARS-CoV-2 est une bête de course, partie découvrir la planète. Il fait le tour du monde, il va partout. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Il se sert des jambes des humains pour se déplacer et atteindre sa cible, le système respiratoire d'un être humain. Beaucoup de choses sont tentées pour freiner la propagation et enrayer la contagion. On a fermé des villes, puis des régions, des pays et même des continents. Les moyens de transport sont garés, trains, bus, avions ou autres véhicules. On a truqué les statistiques, envoyé les malades dans d'autres régions ou d'autres pays. Rien n'y fait, le nombre des victimes augmente et la pandémie mondiale est avérée.

Quand la question comment faire reste sans réponse durable, il semble que les gens se posent enfin la question pourquoi. Les billevesée fleurissent alors. Ce serait de la faute des Chinois, des Américains, des chercheurs, de la CIA, du FSB ou même d'un ministre qui a interdit un médicament. En même temps, de l'autre côté de l'Atlantique, Trump est vilipendé parce qu'il autorise le même médicament qui est interdit par les autorités sanitaires françaises. Comme d'habitude, face à une bonne question qui est pourquoi le virus s'étend-t-il ?, les réponses partent dans tous les sens, aucune solution n'est acceptable.

Quand une situation les dépasse, les Hommes se tournent vers Dieu pour trouver une explication, rationnelle si possible, n'importe quoi pourvu que les ténèbres de l'ignorance s'estompent et que brille la lueur de l'espérance. Comme il n'existe pas de ligne directe, de site Internet, d'adresse mail ou de compte dans les réseaux sociaux, les gens font comme d'habitude. Ils se tournent vers les représentants de Dieu sur terre.

Pour les athées, c'est rapide, Dieu n'existe pas, il ne sert à rien de vouloir comprendre ce qui se passe de manière ésotérique. Circulez, il n'y a rien à voir, futilité et perte de temps. Le nihilisme est un trou sans fond. C'est le hasard. Quel drôle de nom pour un dieu !

Pour les écologistes, jamais en retard d'un combat féministe, Dieu est remplacé par Dame Nature qui en a assez des frasques humaines, du réchauffement climatique et de la souffrance des animaux. Alors, c'est Dame Nature qui a envoyé le virus pour calmer les ardeurs humaines, baisser le taux de pollution et tans pis si les gens doivent mourir. Pour les écologistes de gauche, les choses naturelles sont prioritaires par rapport à l'Humanité qui serait mauvaise et anti-naturelle.

Pour les musulmans, il semble que les mosquées soient fermées, je n'en sais pas plus.

Pour les Chrétiens, les églises et les temples sont ouverts, toutefois les messes et les offices n'ont pas lieu. Le Pape continue à dire la messe en petit comité. La cérémonie est retransmise ; mais la place du Vatican est vide. Les catholiques prient ; ils ne sont pas dépassés par les événements. Ils invoquent la miséricorde infinie du Seigneur pour soulager la peine des pauvres, des malades et des brebis égarées. Dans la Bible et plus précisément dans les révélations de l'apôtre Jean, moult péripéties précédent le jugement de Dieu. L'Apocalypse est un préalable à la délivrance du peuple de Dieu à travers l'anéantissement des forces du mal. Quand un fléau s'abat, il s'agit d'un châtiment divin envoyé par Dieu dont les voies de la sagesse sont impénétrables. Au final, c'est toujours pour racheter les péchés des gens.

Les quatre cavaliers de l'Apocalypse m'avaient terrifié dès que je les ai rencontrés au détour d'un enseignement religieux. La famine, la mort, la guerre et la conquête sont les quatre vecteurs utilisés par Dieu pour surveiller, combattre et anéantir les forces du mal. Le prêtre avait présenté aux enfants ces cavaliers de manière édulcorée en les mettant en compétition avec le Doyen de l'église. Ce personnage calme, vêtu de noir, surveillait les lieux et les garnements ne se risquaient pas à faire des bêtises. Le prêtre nous avait assuré qu'un seul des cavaliers possédait un million de fois plus de pouvoir de surveillance. Quand le Doyen rôdait ce qui arrivait souvent, il valait mieux se tenir tranquille. Il y a 1 000 000 de motifs en plus de se tenir tranquille quand l'un des chevaux de l'apocalypse arrive mené par son cavalier qui lui-même est dirigé par l'Agneau qui est le Christ rédempteur.

Pour les moines bouddhistes, la méditation en période de confinement ressemble fort à celle qu'ils pratiquent en temps normal. Mais le ravitaillement matinal sous forme d'errance en tendant la main devient problématique voire carrément interdit. Je crois que ces moines habillés de robes de couleur safran peuvent tout de même compter sur la générosité de leurs compatriotes. Le Zen n'est cool que dans l'imaginaire collectif des Occidentaux. Le bouddhisme zen est incompris, schématisé, il est considéré comme quelque chose de cool et reposant. Quand quelqu'un est énervé, il est de bon ton de lui dire de rester zen dans le sens de cool parce que l'avatar du zen est l'image de la vacuité du bouddha. C'est le non-être. Mais le non-être est la forme ultime de la sagesse acquise par un bodhisattva sur la voie de la compassion ce qui lui permet d'atteindre le niveau de connaissance ultime du bouddha.

Avant cela il faut passer par les quatre vérités de la roue de la vie et pas qu'une fois. Les quatre vérités conceptualisent le Zen. La première vérité est la souffrance. La deuxième vérité est le début de la souffrance. La troisième vérité est la fin de la souffrance. Une fois que le fétu de paille, poussière infinitésimale, a envisagé les trois premières vérités, alors il peut envisager la quatrième vérité qui est la voie vers la fin de la souffrance. Une fois que la roue a fait un tour, ce mandala est réinitialisé à la première vérité qui est la souffrance. La vie continue ainsi, par cycles successifs où la souffrance est omniprésente. En résumé, le Zen n'est vraiment pas une religion rafraîchissante. Le Zen n'est pas cool du tout contrairement à une opinion répandue en Occident.

Pour les Hindouistes, il existe un élément de réponse au concept de châtiment divin. Les Hindous sont des gens avant tout pragmatiques, ils ont réponse à tout. Dans la vie, certaines rencontres restent gravées de manière indélébile. Il y a plus de quarante ans de cela, j'ai rencontré un Saint Homme Hindouiste. Il m'a conté une bien étrange histoire, puis il m'a demandé une pièce, il me semble bien que je lui en ai donné deux. Cette histoire est consignée dans le livre de la religion Hindoue. C'est l'histoire de Kâla. Parmi les 300 000 divinités du panthéon de cette religion, Kâla est la plus redoutée. Son visage menaçant est parfois représenté au-dessus du seuil de la maison indienne. De temps en temps, tous les 100 ou 200 ou 300 ans, Kâla se met en colère contre les Humains dont elle ne supporte plus les péchés, les écarts de conduite de vies dissolues. Alors Kâla descend sur terre et visite toutes les maisons, les unes après les autres, personne n'est à l'abri. Kâla va partout. Dans ces moments là, il ne sert à rien de se cacher ou de se battre, Kâla juge, prend pitié ou prend la vie. Rien ni surtout personne ne peut l'arrêter. Il est inutile de compter les morts. Il ne reste plus qu'à attendre que la colère divine soit assouvie.

Le Saint Homme a repris son souffle. J'étais jeune, arrogant et incrédule, Je lui ai demandé combien de rescapés restaient debout à la fin. Le Brahmane m'a regardé avec un oeil sombre, pénétrant et très inspiré. Il a levé ses deux mains et ouvert ses dix doigts. Mon regard captif a perçu que l'un des doigts venait de se fermer. J'ai alors compris qu'un dixième de l'Humanité avait disparu. Dans un éclair, je me suis souvenu de la grippe espagnole qui avait décimé la population mondiale au début du siècle et frappé durement mes ancêtres. J'ai avalé ma salive. Il faisait chaud ; mais j'avais plutôt froid dans le dos. J'avais la sensation que la Dame, la grande faucheuse était là, partout et nulle part. Sensation fugitive, très désagréable, elle a été décrite dans un bref instant de lucidité par des mourants sur le point de basculer dans l'immensité du néant.

D'autres religions que je ne connais pas ont certainement des éléments de réponse au fléau de la pandémie.

Au lieu de qualifier de balivernes toutes ses croyances religieuses, il me semble qu'elles ont toutes le mérite d'exister et d'apporter un début d'explication à la survenue de forces qui se déchaînent et qui peuvent emporter des foules immenses et parmi elles, un être cher ou un personnage connu, à moins qu'il ne s'agisse d'une personne anonyme, n'importe qui, un fétu de paille pincé entre deux éternités, d'une part celle qui précéda sa naissance et d'autre part celle qui commencera à l'heure de sa mort.

Exilé

Les poncifs alternatifs pullulent.

Reconnaissons tout de même que tout n'est pas que poncif.
Et il peut être parfois bien commode pour ceux qui se sont entêtés à faire fausse route pour des raisons pas toujours bien avouables de faire passer des évidences pour des poncifs...

genau

Votre production, cher hôte, vous conduit à l'épuisement: reposez-vous, que diable, car à trop contempler l'obscurité, vos pupilles sont dilatées à l'extrême. Vous avez remarqué l'avalanche de sarcasmes qui s'abat sur les énarques, moi-même comme tout le monde, je me suis livré à cet exercice.
C'est qu'ils sont vraiment détestables, ces gens-là, ils viennent de le prouver, non parce qu'ils sont énarques, mais parce qu'ils sont incapables de se regarder dans une glace. La règlementation qu'ils contribuent à complexifier paralyse le pays, les ARS deviennent des pétaudières où des fonctionnaires se demandent comment ne pas faire.

Un tout petit exemple dans un grand hôpital du Sud où le directeur des achats ne distribue pas les visières, pourtant fabriquées à peu de distance, parce qu'il n'arrive pas à déterminer la procédure de délivrance matérielle des objets, mais, très hautain, dédaigne ceux qui le supplient d'agir. Castaner qui reconnaît qu'il a réquisitionné des masques, volé devrait-on dire, pour constituer un stock pour les soignants qui manquent de cet accessoire déterminant.

C'est le monde de la centralisation, car, chez nous, la décentralisation n'a été qu'une multiplication d'agents centralisateurs à leur niveau, aveugle du niveau voisin. C'est bien un défaut intrinsèque, magnifié par celui qui, étudiant, voulait réformer l'école dont il est lauréat.

Bon, tout ceci est maintenant connu et rabâché. Que les gens de LA caste ne s'inquiètent pas: ils sont à la mangeoire pour longtemps encore, le peuple a trop envie de crème glacée.

Pour moi, amoureux de l'instant, de la photographie de l'existence et de l'architecture cistercienne, j'accepte la brûlure comme l'humiliation par les galonnés pour entretenir la flamme de l'indifférence paradoxale.

Quelque part, j'ai répondu à un blogueur que, tant que nous n'aurions pas atteint 100 000 000 de morts, l'affaire était banale et cela eût pu être inepte si les fonctionnaires n'avaient pas fait la différence entre le nombre réel et la limite préconisée, en comblement du passif. On y arrive, en virtuel.

Allons, les perspectives sont bonnes, tout l'humour a été rappelé, les rumeurs aussi ; à ce sujet, en 1915, un journal publiait que les munitions allemandes étaient trop molles et ne faisaient aucun mal à nos soldats qui plaisantaient gaîment quand ils étaient blessés, ou une autre que les Allemands avaient une odeur spéciale car ils étaient uropodes, i.e. qu'ils urinaient par les pieds.
Celle-ci a toujours provoqué l'hilarité de mon Allemande d'épouse.

Mais il ne sert à rien de s'indigner, de critiquer ; il se passe des choses autrement importantes: la résurgence de la religion et la compression de l'hydrogène. L'une arrive à faire dire à une journaliste chrétienne que l'odeur de nos méfaits parvient jusqu'aux narines de Dieu, l'autre enseigne que sous 450 gigapascals de pression un agglomérat de molécules d'hydrogène au centre d'une enclume de diamant se transforme en métal réfléchissant les infrarouges, permettant ainsi d'envisager une maîtrise future des supraconducteurs, améliorant des investigations aujourd'hui impossibles par IRM.
Qui va gagner ? La débilitante complication des fonctionnaires attachés à leurs petites règles de procédure ou la flamboyante complexité des chercheurs tendus vers la lumière de la connaissance ? Pas de l'un sans l'autre, diront les gnostiques, comme on disait pas de science sans Dieu. Pas de Dieu sans science, avait pensé Einstein qui a touché l'erreur sublime, conduisant à l'infini.

Bien, puisqu'on ne peut pas publier, partons, ce sera plus simple.

Michel Deluré

Jeudi soir, 09/04/2020, carton d'audience pour TF1 avec la 7ème compagnie, très loin devant la concurrence !

Voilà qui se passe de commentaires et en dit long, en ces temps difficiles, sur le jugement que portent nombre de citoyens sur l'information qu'ils reçoivent, citoyens qui ont de plus en plus de mal à supporter à longueur de journée, depuis des semaines, un flot d'informations systématiquement ressassées, avec des médias prenant chaque fois plaisir, comme en cuisine, à rallonger la sauce, entretenant les contradictions plutôt que de nourrir les débats, mais ne nous apprenant la plupart du temps rien de nouveau, d'essentiel et ne faisant que rendre encore plus anxiogène l'atmosphère ambiante.

Autant de pratiques qui font fuir l'usager, dont on se demande d'ailleurs s'il n'est pas pris pour un demeuré, et qui nuisent à l'information.

Claude Luçon

Albion triomphe encore, Boris Johnson a vaincu son Covid !
Tout seul, sans l'Europe !

Après Covid tout reprendra comme avant : les fonctionnaires reprendront leur rôle de virus paperassiers, les énarques prétendront gouverner, les journalistes se trouveront une Greta, un Benalla ou une Leonarda, les commentateurs conseilleront le gouvernement tout en le critiquant, de nouveaux impôts seront découverts et les Français, les vrais, ceux qui viennent de se battre contre une importation chinoise malvenue, retourneront dans les profondeurs de leur France.

Comme on a oublié la poignée de pompiers qui ont sauvé Notre-Dame au fond de leur caserne, on oubliera tous ces soignants et volontaires en tous genres au fond de cette vieille France ! Heureusement d'ailleurs car ils ressortiront quand un autre désastre nous tombera dessus sans prévenir !

Il n'y a rien à reconstruire après cette der des ders, seulement commencer à penser aux prochaines vacances ! Les ruines ne seront qu'un tas de sous !
En attendant : "Aux smartphones, citoyens !"

Serge HIREL

Et depuis quand serait-il anormal, voire indécent, que la presse hume les différents parfums de l’opinion publique - même les plus nocifs - et tente d’en organiser le débat, quitte à se prendre parfois les pieds dans le tapis ?

Aujourd’hui, un sujet s’impose, le Covid-19, comme hier les attentats islamistes, la crise financière, le 11-Septembre... Il est d’autant plus omniprésent qu’il concerne la vie, la vie de chacun, non seulement sa santé, mais aussi son quotidien et son devenir.

Ne serait-ce que sur le plan intellectuel, « en faire moins », occulter des erreurs, des manquements, ne pas énumérer les héroïsmes, les solidarités, ne pas présenter les antagonismes - et les dessous de ceux-ci -, ne serait-il pas perçu par le lecteur comme une entaille dans le contrat en quelque sorte moral qui le lie à son journal ?

A lire la kyrielle de sujets établie par notre hôte qui, dans son préambule, note que son billet est consacré aux « quotidiens et hebdomadaires », j’ai cru un instant que TF1, France 2, BFM TV, CNews et LCI étaient devenues les titres leaders de la presse écrite... Car ce sont ces chaînes, bien plus que les journaux, qu’ils soient puissants ou à petit tirage, qui nous abreuvent de cette avalanche de poncifs et qui, par le contenu de leurs programmes, créent ce malaise, cette anxiété, cette impression de tourner en rond. Le mot « fossé » est bien faible pour décrire la différence entre l’analyse d’un philosophe publié par « Le Monde » ou « Le Figaro », qui nourrit l’esprit, et la médiocrité des « duels » de BFM, stériles comme de coutume.

Un exemple, pour n’en citer qu’un seul : sur cette chaîne, juste avant le dimanche des Rameaux, une « éditorialiste » - de gauche et fière de l’être - a vitupéré contre « les plages noires de monde sur l’île de Ré ». Information bien entendu totalement fausse... mais personne ne l’a contredite. Quel journal aurait publié une telle ânerie ? Depuis lors, pour ma part, je me soigne : je regarde la TV, mais je zappe tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à de l’« information »... hormis « Z&N » sur Paris Première.

Certes, l’épaisseur - physique - des journaux s’est affaiblie, sous le triple effet de la mise en sommeil par leurs protagonistes des dossiers nationaux et internationaux hors le coronavirus, de la disparition provisoire des rubriques consacrées à des activités sociales aujourd’hui interrompues - spectacles, films, sports... - et d’un tarissement spectaculaire des encarts publicitaires, liée à la fermeture provisoire des lieux de vente, mais aussi, probablement, au repli de précaution de la plupart des entreprises. Il est malheureusement encore trop souvent acquis, y compris parmi les grandes sociétés, qu’en cas de crise, la communication est le premier poste à tailler...

Cette situation, qui fragilise la presse écrite déjà mal en point, serait inquiétante si, dès la sortie de crise, elle ne se normalisait pas. Ce qui n’est pas acquis... Des titres, en particulier parmi les revues spécialisées et en province, assiégés par le numérique et les réseaux sociaux, confrontés aux faibles prestations de La Poste et aux difficultés du réseau de vente, risqueraient la faillite. Les plus puissants devraient être plus prudents encore dans le financement de leurs rédactions... Que serait un pouvoir - « le quatrième » - qui ne serait plus représenté que par des chaînes TV qui dépendent entièrement de leurs annonceurs, qui confondent info et promotion et qui présentent comme un exploit digne du Pulitzer d’obtenir le point de vue de « Nanard » sur le coronavirus ?...

Isabelle

@ Giuseppe

L'Allemagne s'en sort beaucoup mieux que la France. L'Allemagne semble aussi en avoir assez de payer pour les cancres (la France par exemple) qui l'entourent.

Quand va-t-elle quitter l'Europe ? Affaire à suivre.

Comme pour tout individu, c'est la politique du "chacun pour soi". Il faut arrêter avec ces lubies européennes ou du "vivre-ensemble" prônées par des faux philanthropes niaiseux et dangereux. Le journal "Libération" avec l'inénarrable Laurent Joffrin réclame la régularisation de tous les immigrés clandestins (alors que les Français vont connaître une période de chômage après le Covid-19).

Ce pays est fichu, il y a trop de collabos de notre futur déclin.

Xavier NEBOUT

Cher Monsieur Bilger,

Jolie manière de se défiler après avoir choisi le mauvais camp au sujet de Raoult - vous avez le chic pour toujours choisir le mauvais camp...

Personne n'a dit que la chloroquine était un remède miracle, par contre, ça guérit !
On voudra savoir pourquoi elle a été retirée de la vente et classée "vénéneuse".
Peut-être pas vous, mais beaucoup de Français, oui !

Par ailleurs et pour faire plus original, non seulement les Allemands ont beaucoup moins de morts, mais en plus, ils n'ont pas arrêté leur économie, eux !
Si bien que nous creusons encore et encore nos déficits et pas eux !
Alors, évidemment, ils n'ont pas envie de payer pour leurs nazes de voisins.

Pour le déconfinement, il est possible qu'il n'y ait plus de chloroquine disponible sur la planète au moment où nos scientistes admettront à leur corps défendant qu'il nous en faudrait à tour de bras.
Là, ça sera le bouquet !

Tipaza

Quand on pense à tous les arbres qu'il a fallu couper pour imprimer tant et tant de nullités répétées à ne plus savoir qu'en dire, ni faire.

On a envie de crier avec Pierre de Ronsard

"Contre les bucherons de la forest de Gastine

Escoute, Bucheron (arreste un peu le bras)
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas,
Ne vois-tu pas le sang lequel degoute à force
Des Nymphes qui vivoyent dessous la dure escorce ?
Sacrilege meurdrier, si on pend un voleur
Pour piller un butin de bien peu de valeur,
Combien de feux, de fers, de morts, et de destresses
Merites-tu, meschant, pour tuer des Déesses ?"

C'est vrai ça !
On ne pense jamais aux elfes, aux nymphes, aux lutins, aux naïades, aux fées si belles aux longs cheveux d'or dont on détruit l'habitat sans pitié, par un déboisement dévastateur.
Ces charmants habitants de nos forêts se vengent en exportant des virus, avec l'aide des mythiques pangolins.

Saturé par les débats entre Aliocha et F68.10, je régresse au bon vieux temps des dieux multiples qui avaient des comportements normaux, je veux dire humains.
Je me suis plongé dans les contes et légendes, et la mythologie de nos forêts.
Et c'est pas plus mal que de se plonger dans les mathématiques japonaises, le saké en moins, mais l'hydromel en plus !

Patrice Charoulet

SUR LE PROFESSEUR RAOULT

"Le professeur Raoult est un géant, un génie" (le professeur Jacques Marescaux*, membre de l'Académie de médecine, sur LCI, le samedi 11 avril 2020).

*qui avait cosigné l'excellent appel de Philippe Douste-Blazy

Giuseppe

RMC un peu avant 14h, un Français de Chine à propos des demandes de masques de la France : "confus"... Le b*rdel quoi ! ; un patron d'une usine chinoise qui avait doublé son matériel - propagande d'Etat en prime -, n'avait toujours pas enregistré de commandes de la France. J'en passe et des meilleures.

Nos énarques qu'une mouche arrête, et l'Allemagne et ses Panzer, qu'on n'entend pas, qui a ses masques, ses tests, ses respirateurs, ses médecins réanimateurs, pas de numérus clausus, pas de mandarins, que de l'efficace, des vieux sous surveillance, et les batteries chargées, en place au service de ses anciens. Tout le matériel en plus.

Triste constat à notre détriment. La débâcle de cette énarchie au pouvoir, qui gouverne depuis des décennies, Mongénéral voulait une haute fonction publique, juste pour trier les papiers, les structures aux bâtisseurs.
Année 40 au pouvoir, la guerre du médical du Président, l'Exode pour ses citoyens, le confinement pour se sauver.

Eux sont sur le pied de guerre et le matériel puissant d'une armée médicale en campagne pas pour épater la galerie, pour faire, réaliser, broyer tout se qui met en travers.

"Nous sommes en guerre" a dit le Président avec des dirigeants dignes de l'armée de Bourbaki, des incompétents à tous les étages et nos vies dans un couloir d'hôpital parce que les respirateurs font défaut, quand tout fait défaut, sauf la force actuelle de soignants et leur courage qui se sacrifient pour nous.

L'Allemagne qui monte en puissance, recueillent nos malades et d'autres, dans l'humilité d'une puissance toujours active et rigoureuse.
Nos élites qui sont perdues, nos énarques et leurs limites affichées, qu'ils aillent donc compter des billes mais pas notre destin.

Un foutoir, un gouvernement de pieds nickelés, des régions qui n'arrivent pas à la semelle de leurs équivalentes allemandes, la misère d'esprit et d'intelligence qui gouverne, et nous en sommes là pour notre grand malheur :

https://www.sudouest.fr/2020/04/11/guerre-des-masques-entre-les-collectivites-et-le-gouvernement-un-joli-foutoir-7404396-10861.php

Assez de ces parasites, Angela comme le disait cette correspondante française n'est jamais aussi forte que pour défendre sa nation, elle n'a pas besoin des baguettes chinoises dans l'assiette, elle leur vend des bagnoles au prix du coronavirus, le prix fort, pour nous c'est manque de masques, de tout et rien en échange et le pire c'est que ces élites ne savent plus où donner le tête.
Désespérant.

Lucile

Ou bien on ne dit mot de la situation exceptionnelle, et c'est artificiel parce qu'on a l'esprit ailleurs, ou bien on en parle, et ça ne mène à rien, car on émet des platitudes. Il faudrait se taire, peut-être. Mais quand on parle, ce n'est pas seulement pour échanger de l'information, ou pour la commenter c'est pour maintenir un lien, pour se répondre les uns aux autres, pour dire ce que l'on pense et savoir ce que les autres pensent. On y trouve de l'intérêt et du plaisir. Peu importent les platitudes, ce sont les nôtres, nous connaissons les dadas de chacun et leur familiarité nous réconforte. Je parle ici du blog, pas des journalistes ni des journaux.

Pour les journaux et la télé, c'est différent. Sur un tabloïd anglais, je lisais qu'une personnalité du petit écran prénommée Naga interviewait un vieux héros de la guerre encore vivant, prénommé Charlie, confiné chez lui. Elle l'appelle en direct, le salue et le présente, et Charlie engage ainsi la conversation: “Naga, c'est intéressant de vous parler, parce que si souvent je vous écoute et je ne peux jamais vous dire un seul mot en retour". Naga, paraît-il interloquée, rit et lui répond "Vous n'êtes pas le seul", "Tous nous connaissons ce sentiment" glisse Charlie avant de se prêter à l'interview.

Si "interactive" que se veuille une radio ou une télé, elle n'a d'interlocuteurs qu'épisodiques, parmi ses auditeurs, et n'entend que des bribes venant de leur part. Elle ne peut donner voix au chapitre au grand public qu'en le concevant autrement que comme un récepteur captif. Elle peut chercher à comprendre les préoccupations et les raisonnements implicites qui se tiennent dans la société, et les énoncer. S'il faut en passer par des platitudes, on peut les entendre à partir du moment où elles servent de tremplin au débat public, et non d'écran. Mais les platitudes ne sont que la partie visible, derrière elles, il y a aussi des tendances moins audibles. Et là, ça se corse.

Sophie

Allez, roulez jeunesse, 8 000 détenus dont de vrais méchants dans la nature. Quand allons-nous constater des meurtres et dans quels coins de ce pays à la dérive ?

a href="https://www.bvoltaire.fr/gilles-william-goldnadel-sur-la-liberation-de-8-000-detenus-mme-belloubet-est-le-clone-triste-de-mme-taubira/">https://www.bvoltaire.fr/gilles-william-goldnadel-sur-la-liberation-de-8-000-detenus-mme-belloubet-est-le-clone-triste-de-mme-taubira/

Isabelle

Pauvreté des sujets, en effet. Les uns et les autres ne savent plus quoi inventer pour tuer le temps... Parce qu'ils n'ont pas grand-chose à nous révéler.

Vivement le déconfinement. De toute façon, nous ne pourrons pas rester enfermés indéfiniment (un ou deux ans avant un hypothétique vaccin ?). Il faudra à nouveau vivre et sortir. Sinon, le remède sera plus rude que le mal avec une économie en chute libre. Que ceux qui veulent rester enfermés et devenir neurasthéniques, le fassent. Quant aux autres, nous n'allons pas finir empaillés dans nos chaumières.

Peut-être quelques remèdes : peut-être celui du Pr Raoult, peut-être une piste avec le vaccin BCG testé sur quelques soignants (pour atténuer la charge virale du virus), peut-être le plasma des patients immunisés, etc. Beaucoup de peut-être...

A la décharge de la macronie qui semble plus humble que d'habitude (elle est plus sympathique de cette manière), personne n'a de réponse toute faite. Il faut accepter que la vie se termine par la mort. Une vérité de la Palice ! Seuls le temps, le hasard et la mort dirigent nos toutes petites vies insignifiantes.

Le truc loufoque du ver marin est tombé à l'eau (de mer) : 100 % de létalité chez les porcs testés avec ce remède pas très ragoûtant !

Advienne que pourra ! Un seul auteur, comme Cioran, qui puisse nous permettre de relativiser : Arthur Schopenhauer.
A propos de désenchantement, Schopenhauer a tout compris et tout vidé. Terminés le gnangnan, le blabla et le chichi !

Guy de Maupassant décrit A. Schopenhauer :
« Qu'on proteste ou qu'on se fâche, qu'on s'indigne ou qu'on s'exalte, Schopenhauer a marqué l'humanité du sceau de son dédain et de son désenchantement. Jouisseur désabusé, il a renversé les croyances, les espoirs, les poésies, les chimères, détruit les aspirations, ravagé la confiance des âmes, tué l'amour, abattu le culte idéal de la femme, crevé les illusions des cœurs, accompli la plus gigantesque besogne de sceptique qui ait jamais été faite. Il a tout traversé de sa moquerie, et tout vidé. Et, aujourd'hui même, ceux qui l'exècrent semblent porter malgré eux, en leur esprit, des parcelles de sa pensée. »

Concernant notre sieur Macron, cette citation de Schopenhauer :
« Vouloir corriger les défauts de caractère d'un homme par des sermons de morale est aussi chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots »
Et concernant les religions dont on nous rebat les oreilles :
«Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut l'obscurité ».

Achille

« Tout ce qu'on aurait pu s'abstenir de dire.
Tout ce qu'on pourrait ne plus dire. »

Effectivement nous avons droit depuis quelque temps, sur certaines chaînes TV, notamment dans l'émission de Morandini qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer en mièvreries, à une avalanche de lieux communs tous plus infantilisants les uns que les autres de la part des médias.
Il serait temps d’arrêter de prendre « les gens » pour des demeurés, même si parfois certaines images nous démontrent qu’il y en a tout de même quelques-uns.

Plus que jamais la citation de Pierre Dac est de rigueur :
"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir."

Denis Monod-Broca

Citation que je viens de recevoir, de Marguerite Yourcenar dans "Alexis ou le Traité du vain combat" :
"Il y a un apaisement au fond de toute grande impuissance"

Pierre Bascou

Addiction à "l'information", à la presse, au commentaire, saturation, pollution des esprits par la parole qui devient en cette période où les personnes comme les esprits sont confinés, un bien pauvre et monotone environnement sonore.
Vite un salutaire nettoyage non pas au gel hydroalcoolique mais au chant de la nature qui s'éveille.

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