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07 août 2020

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Lucile | 11 août 2020 à 13:09
"J'avais anticipé cette objection, et me demandais comment la réfuter de façon synthétique, merci de me fournir l'argumentation."

Vous n'avez fourni aucune argumentation -- ne parlons pas d'une réfutation. Vous vous êtes contentée de dire çéçui kidi kiyé, d'une façon même pas drôle, et qui racle le caniveau par rapport à vos réflexions habituelles.

Vous êtes-vous donné la peine de lire l'article d'Hervé Maisonneuve auquel j'ai renvoyé, avant de le critiquer -- si on peut appeler cela une critique ? Avez-vous lu les autres articles qu'il a consacrés au Covid-19 sur son blog ? Avez-vous lu les autres articles dont j'ai fourni les liens ? Ou essayez-vous de démontrer que les chloroquistes et les raoultistes, même lorsqu'ils sont capables d'une pensée rationnelle par ailleurs, deviennent des sorciers africains étanches à tout autre chose que la pensée magique, dès lors que les tabous de leur secte sont mis en cause ?

Ellen

C'est ça la justice en France ? On met sous contrôle judiciaire après la mise en examen d'une très vieille dame qui a mis fin aux souffrances atroces de son vieil époux condamné par le cancer généralisé et la même justice libère 15 000 caïds de prison avant la date.

Je me demande si la terre n'a pas changé d'axe de rotation parce que quand on voit ce qu'il se passe, on pourrait confirmer que pas mal de responsables de ce pays marchent sur la tête.

Lucile

@ Robert Marchenoir | 11 août 2020 à 09:30
"Eh bien, je vais appliquer votre comparaison au professeur Hervé Maisonneuve ("Un vrai scandale, cette chloroquine, et qui a causé beaucoup plus de troubles que le Médiator") : "C'est un argument véritablement dénué de toute valeur. Il est aussi pertinent que celui qui consiste à dire : le terrorisme islamique, ce n'est pas si grave que ça, regardez le nombre de tués sur les routes".

J'avais anticipé cette objection, et me demandais comment la réfuter de façon synthétique, merci de me fournir l'argumentation.

(Excusez-moi, cher Robert Marchenoir, je ne peux pas m'empêcher de vous mettre en boîte, vous allez vous employer à me le faire regretter, mais en attendant, j'aime bien).

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@ F68.10
"Voyez, je peux parler d'autres choses que de Raoult..."

Je vois... Gé-ni-al !

F68.10

@ Robert Marchenoir (@ Lucile)
"On pourrait même soutenir que quelques centaines de morts de plus seraient beaucoup moins graves que le sabotage de la vérité et de la science auquel il (D. Raoult) s'est livré."

C'est exactement mon positionnement. Il est cruel d'affirmer qu'il y a parfois des choses de plus de conséquences que "quelques centaines de morts", mais c'est ici le cas.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 10 août 2020 à 11:44
[A F68.10]
"Une petite critique : vous nous remettez Raoult à toutes les sauces [...]. Regardez un peu les chiffres au lieu de jouer au 'name and shame' [...] le pourrissement de la situation pandémique a vraiment peu à voir avec celui que vous appelez 'le Druide' ."

C'est un argument véritablement dénué de toute valeur. Il est aussi pertinent que celui qui consiste à dire : le terrorisme islamique, ce n'est pas si grave que ça, regardez le nombre de tués sur les routes.

D'abord, le nombre de décès est loin d'être le seul instrument de mesure de l'épidémie. Il y a aussi le nombre de malades, le nombre d'invalides (c'est une affection susceptible de laisser des séquelles de longue durée), le nombre de journées de travail perdues...

Ensuite, il est évidemment impossible de chiffrer l'influence de Didier Raoult sur les effets cités. Déjà qu'on a bien du mal à tirer des conclusions certaines et quantifiables quant au port du masque et au confinement...

Ce qui est certain, et d'ailleurs démontré, c'est que son action est de nature à avoir provoqué des conséquences négatives dans ces domaines.

Mais c'est loin d'être le seul effet maléfique de sa campagne politique d'auto-promotion et de désinformation. On pourrait même soutenir que quelques centaines de morts de plus seraient beaucoup moins graves que le sabotage de la vérité et de la science auquel il s'est livré. Voilà qui est susceptible de conséquences incalculables sur l'avenir de notre civilisation.

Quant à reprocher aux gens de montrer Raoult du doigt et de lui faire honte, il est particulièrement malvenu. D'abord parce que c'est Raoult lui-même qui a commencé par traîner dans la boue, nominativement ou collectivement, tous ceux qui s'avisaient de porter des critiques rationnelles et justifiées contre lui. Ou même ceux qui se contentaient de faire des démonstrations contraires aux siennes, sans le nommer.

Raoult a ainsi trahi et l'éthique scientifique, et le serment médical qu'il est censé avoir prêté. Contrairement à ses allégations fleurant bon l'inversion accusatoire, c'est lui qui passe son temps à "violer le serment d'Hippocrate", et à se comporter à l'exact inverse du "bon docteur qui ne s'occupe que de soigner ses malades avec ses faibles moyens".

Enfin, Didier Raoult a un comportement honteux, il est donc juste et bon qu'on lui fasse honte. Je serai curieux de savoir au nom de quoi il serait exempt de la responsabilité de ses actes et de ses propos. Parce qu'il est fonctionnaire ? Parce que c'est l'une des personnes les plus vaniteuses qui aient jamais hanté l'espace public, ce qui n'est pas peu dire ?

Le professeur Hervé Maisonneuve (30 juillet 2020) : "Un vrai scandale, cette chloroquine, et qui a causé beaucoup plus de troubles que le Médiator ?"

La Société française de pharmacologie et de thérapeutique (27 juillet 2020) : "A l’heure actuelle, les données disponibles concluent que l’hydroxychloroquine n’est pas associée à une réduction de la mortalité à 28 jours. En revanche, elle est associée à une augmentation de la durée d’hospitalisation et à un risque accru du recours à la ventilation mécanique invasive ou de décès."

"Les données disponibles suggèrent que la chloroquine ou l’hydroxychloroquine utilisées seules ou en association avec un macrolide (ex. : azithromycine), ne sont pas cliniquement efficaces pour traiter le COVID-19, ni en prévention de l’infection chez les sujets à risque."

Le professeur Axel Kahn, généticien (23 juillet 2020) : "[...] Bouillonne au fond de moi un grand courroux contre mon collègue Didier Raoult. Scientifique de haute volée, directeur de l’un des six IHU français, les perles de la recherche hospitalo-universitaire, doté d’un budget de l’ordre de 120 millions d’euros par an, on attendait de lui de la belle science, robuste, contrôlée. Pas des publications hebdomadaires à grand succès sur YouTube, la mobilisation sur un tel sujet d’un invraisemblable mouvement d’opinion qui restera dans les annales, des articles bâclés dans des revues maison."

"Ils ont failli, déconsidéré la recherche hospitalo-universitaire française, effroyablement compliqué la recherche clinique dans le monde entier : près de cent études consacrées à l’hydroxychloroquine, refus des volontaires d’être inscrits dans d’autres bras que les bras l’hydroxychloroquine ! Un désastre, une très mauvaise action. "

Frits Rosendaal, professeur d'épidémiologie clinique, dans l'International Journal of Antimicrobial Agents (l'une des revues contrôlées par Didier Raoult !), le 13 juillet 2020 :

"Cette étude [de Raoult] est affectée de défauts méthodologiques majeurs, qui lui ôtent presque entièrement, sinon complètement, toute valeur informative."

"Par conséquent, non seulement le ton du rapport, présentant l'étude comme prouvant l'efficacité de l'hydroxychloroquine et allant jusqu'à recommander son emploi, est infondé, mais, étant donnée la demande désespérée d'un traitement pour le Covid-19, couplée aux effets secondaires potentiellement graves de l'hydroxychloroquine, il est complètement irresponsable."

Leonid Schneider, journaliste scientifique spécialisé dans l'étude de la fausse science (dès le 27 mai 2020) : "Tout cela est une mauvaise comédie qui a cessé d'être drôle depuis longtemps. Plus tôt les Français se débarrasseront de Raoult, mieux cela vaudra pour la lutte mondiale contre le Covid-19."

Innombrables sont les prises de position de ce genre, à travers le monde, émises par des chercheurs et des médecins extrêmement compétents pour en juger. La question n'est pas ce que peut en dire tel ou tel commentateur de ce blog !

Quant aux autres mauvaises décisions dont vous accusez le gouvernement dans l'épidémie, quand donc Didier Raoult a-t-il proposé quelque chose de mieux ? Jamais. Il s'est contenté de faire du cinéma. Vous dites :

"Devant les faits, ne pas corriger les erreurs, là ça devient grave."

Quand Didier Raoult a-t-il corrigé ses erreurs, pour ne pas dire ses mensonges ? Quand ses soutiens vociférants en ont-ils fait autant ? Quand (rions un peu) les uns et les autres se sont-ils excusés ? Jamais ! Ils continuent ici même !

Le gouvernement français, en réalité, a corrigé ses erreurs, comme beaucoup d'autres. Le masque est obligatoire après avoir été déconseillé, le confinement a été imposé après avoir été jugé inutile, etc. Qu'il subsiste de mauvaises décisions et de mauvais fonctionnements, c'est certain. Mais se servir de Didier Raoult pour les critiquer, c'est complètement déplacé.

F68.10

@ breizmabro
"Evidemment ! En France aussi. Les plus grands foyers (clusters) de contaminations sont les hôpitaux, n'en déplaise à Martin Hirsch, celui qui se vante d'avoir fermé 4 200 lits hospitaliers en deux ans."

La Norvège a un taux de 3.8 lits par 1000 habitants; la France de 6.5 lits par 1000 habitants.

La Norvège est un pays qui est assez connu pour être un Etat plutôt social et riche. Je doute que la médecine norvégienne soit d'une qualité dramatique. Ce qui prouve qu'il est possible de soigner bien avec 40 % de lits en moins.

Si nous arrivons à faire baisser le niveau de lits, c'est donc une bonne chose. Il ne s'agit pas pour autant de dégrader les soins pour le plaisir de faire baisser le niveau de lits.

Il s'agit simplement de faire reculer l'hospitalocentrisme. Ce qui serait une bonne chose.

L'hospitalocentrisme est d'ailleurs une des raisons qui empêche de modulariser la réponse à la pandémie. Lucile a effectivement mis en exergue certains des points qui attestent de cela.

Et augmenter le nombre de lits en régime de croisière en prévision d'une épidémie constituerait un surdimensionnement déraisonnable. Un épidémie se traite différemment: il faut bien évidemment des infrastructures adéquates, mais cela ne se mesure pas en nombre de lits.

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@ Lucile

Voyez, je peux parler d'autres choses que de Raoult...

breizmabro

@ Lucile 10 août 11:44
"En Angleterre on estime que 20 % des malades de la Covid ont été contaminés... à l'hôpital, où l'on a mélangé tout le monde et où le personnel a transporté le virus de malade en malade"

Evidemment ! En France aussi. Les plus grands foyers (clusters) de contaminations sont les hôpitaux, n'en déplaise à Martin Hirsch, celui qui se vante d'avoir fermé 4 200 lits hospitaliers en deux ans.

Aujourd'hui "on" nous dit : faites-vous tester ! Mais que ne nous l'a-t-on pas dit en avril (à part à Marseille ;))

Portez des masques le jour, tous les jours, qu'ils nous disent ! Mais pourquoi ne pas nous l'avoir dit dès avril ?

Et pourquoi porter des masques en tissu alors qu'il existe des masques transparents, homologués, moins chauds, anti-buée, créés pour les sourds-muets qui ne voulaient pas être exclus de la vie sociale et qui peuvent ainsi lire sur les lèvres de leurs interlocuteurs (restaurants, bars, ou autres). Le "jeunes" aimeraient beaucoup mieux ces masques qui leur permettraient de se voir sourire.

Ah mais oui suis-je bête comme disait madame Ndiaye, il y a des millions de petits masques bleus à vendre (avec TVA) dans les grandes surfaces, et tellement d'autres en tissu lavable (avec TVA... aussi !).

Adéo Lucile

F68.10

@ Lucile
"Une petite critique : vous nous remettez Raoult à toutes les sauces, lui et ses "thuriféraires", qui selon vous pourrissent une situation pandémique."

Ouaip. En même temps, si Jérôme me critique, que ce soit sans me nommer ou pas, je traite le point en question. Le terme de "thuriféraire" faisait sans ambiguïté référence à moi et à... la thématique de Raoult. Donc, oui, le sujet a été relancé une ènième fois...

"Regardez un peu les chiffres au lieu de jouer au "name and shame", sauf si cela vous fait plaisir de faire rager les thuriféraires en question, mais le pourrissement de la situation pandémique a vraiment peu à voir avec celui que vous appelez 'le Druide"."

Aux Etats-Unis, bien que Trump soit responsable d'une aggravation de la situation à lui tout seul, les thèses de Raoult ont bien fait partie de ce jeu macabre. La thématique de Raoult est effectivement un point assez crucial car tant que les esprits ne seront pas au clair sur le cas Raoult, il n'est pas concevable que le grand public puisse cognitivement traiter de manière adéquate des thèmes plus complexes au sujet de cette pandémie. Il s'agit là d'un goulot d'étranglement cognitif.

"En Angleterre on estime que 20 % des malades de la Covid ont été contaminés... à l'hôpital, où l'on a mélangé tout le monde et où le personnel a transporté le virus de malade en malade. Les hôpitaux récents sont des "plague pits" (des mines de microbes et de virus), avec leurs nombreux étages reliés par des gaines d'aération et des cages d'ascenseurs, et par leurs cantines où tout le personnel se retrouve pour échanger les virus."

Si vous voulez que je me mette à faire des critiques sur le monde hospitalier, je crains d'être d'un sanglant que le politiquement correct n'autoriserait que difficilement...

Je n'ai jamais affirmé que tout se passait à merveille dans les hôpitaux, dans les EHPAD, et chez nos politiques et nos décisionnaires.

"D'autre part, la moitié des maisons de retraite a vu se multiplier le nombre des morts pendant le confinement, où là encore des travailleurs ont fait circuler l'infection et où l'on a laissé autoritairement ensemble des gens infectés et des gens sains avec ordre de ne pas bouger."

Vous voulez que je vous parle de la situation en psychiatrie adulte où on a trouvé très intelligent de mettre les gens à l'isolement au motif du coronavirus ? Je peux aussi. Je ne pense pas que cela en serait très... politiquement correct.

Il faut quand même que je fasse attention à aborder les sujets par des angles à peu près "consensuels" scientifiquement. Même en châtrant ma gouaille sur les thèmes médicaux, j'ai tendance à y être d'une brutalité sans concession. Alors je tente d'y aller mollo... hein...

Tenez-vous à ce que je commente les propos de Carl Heneghan ? Pour l'instant je me contente de cogner sur Raoult, mais je peux faire un effort pour trier le bon grain de l'ivraie dans les propos de Carl Heneghan. Seulement si vous y voyez un intérêt...

vamonos

@ Achille | 10 août 2020 à 10:38
"Il s’agit d’abord d’un acte d’amour. La vie, l’amour ne se déterminent pas uniquement à partir des textes de loi."

Ainsi, un assassinat serait légitimé et répertorié comme un acte d'amour. L'assassinat par amour apparaît ainsi au fronton du temple dédié aux oxymores. Trop de films, de livres et de faits divers ont décliné à l'infini ce concept fumeux.

Jane Fonda avait tenu le rôle de la cible dans le film : "On achève bien les chevaux". Succès garanti, flots de larmes dans les travées des cinémas, mais l'assassin finissait sur la chaise électrique.

Lucile

@ F68.10 | 10 août 2020 à 01:38

Une petite critique : vous nous remettez Raoult à toutes les sauces, lui et ses "thuriféraires", qui selon vous pourrissent une situation pandémique. Regardez un peu les chiffres au lieu de jouer au "name and shame", sauf si cela vous fait plaisir de faire rager les thuriféraires en question, mais le pourrissement de la situation pandémique a vraiment peu à voir avec celui que vous appelez 'le Druide".

En Angleterre on estime que 20 % des malades de la Covid ont été contaminés... à l'hôpital, où l'on a mélangé tout le monde et où le personnel a transporté le virus de malade en malade. Les hôpitaux récents sont des "plague pits" (des mines de microbes et de virus), avec leurs nombreux étages reliés par des gaines d'aération et des cages d'ascenseurs, et par leurs cantines où tout le personnel se retrouve pour échanger les virus. Cherche-t-on pour autant à isoler au plus vite les secteurs dévolus aux maladies infectieuses ? La réponse est non. Tout ce qu'on fait c'est de dire aux autres malades et aux vieux, considérés d'avance comme incurables, de ne pas venir encombrer l'hôpital en cas de pic. Que je sache, on n'a toujours rien prévu pour l'automne au cas où une recrudescence de la maladie se produirait. On pourrait par exemple remettre provisoirement en état des bâtiments désaffectés, mais non, pour l'instant l'idée d'isoler un peu les malades, et de concentrer les efforts sur les personnes à risques n'a pas encore fait tilt dans la tête des experts.

D'autre part, la moitié des maisons de retraite a vu se multiplier le nombre des morts pendant le confinement, où là encore des travailleurs ont fait circuler l'infection et où l'on a laissé autoritairement ensemble des gens infectés et des gens sains avec ordre de ne pas bouger. Une bonne partie des morts relève de ce cas. Pas grand-chose de prévu là non plus pour le prochaine fournée. En ce moment, on laisse les gens faire interminablement la queue les uns derrière les autres pour se faire tester. On attend des semaines pour se décider à détecter les voyageurs infectés en provenance de pays particulièrement touchés. On se préoccupe surtout des prochaines modalités de confinement : quand, où, pour combien de temps, mais surtout pas qui ni comment.

Comme le disent ces deux scientifiques, on ne peut pas en vouloir aux décideurs de faire des erreurs en situation d'incertitude. Mais devant les faits, ne pas corriger les erreurs, là ça devient grave. Ils ne veulent pas multiplier les exemples pour ne pas affoler le public, disent-ils. Ces deux chercheurs disent que nous sommes tous un peu responsables de notre état d'hypnose à cause de notre attirance pour le sensationnalisme, savamment orchestrée par les médias. Ils pensent vain d'accuser, mais nécessaire d'observer raisonnablement les faits et d'en tirer des conclusions utiles.

https://unherd.com/thepost/oxford-epidemiologists-suppression-strategy-is-not-viable/

Achille

@ vamonos | 09 août 2020 à 21:56
« Les faits relatés par M. Bilger sont très graves. Un malade aurait demandé à sa femme de le faire passer de vie à trépas. L'épouse obéissante aurait visé, tiré et atteint mortellement son mari. Pour moi, c'est un assassinat. »

Vous avez juridiquement raison mais émotionnellement tort. Il s’agit d’abord d’un acte d’amour. La vie, l’amour ne se déterminent pas uniquement à partir des textes de loi. Et heureusement !

Michel Deluré

@ Lucile 09/08 12:43

Parfaitement d'accord avec vous. Mais, sans vouloir être pessimiste, on peut malheureusement douter qu'il en soit ainsi. Le sort de ce couple risque vite tomber dans les oubliettes.

Tipaza

@ Deviro | 09 août 2020 à 20:02
« La solution qui s'impose, semble t-il: Tipaza à Beyrouth, pour sauver le Liban ! »

Ah, n’inversez pas l’ordre géographique des villes !
La situation est suffisamment complexe historiquement et politiquement, ne la compliquez pas géographiquement.

F68.10

@ Jérôme
"Marrant ce blog. Y'en a des qu'ont une telle opinion de leurs écrits qu'ils en gardent la mémoire."

Ben évidemment qu'on en garde la mémoire.

"Et que je te "thurifère", et que je te "contempte"."

Il faut bien employer les mots qu'il faut.

"Quelle fatuité."

Quelle bande de faquins nous sommes, en effet.

"C'est pourtant souvent guerre et pets."

Et en l'occurence, quand je parlais de thuriféraires de Raoult, je parlais de gens qui s'ingénient, volontairement ou pas, à pourrir une situation pandémique. C'est cela que vous appelez "guerre et pets"?

Robert Marchenoir

Tiens, "Pierre" est parti ? Alors là ! quelle surprise...

Les "internes en médecine" n'ont guère de persévérance, aujourd'hui. C'est dommage... pour une fois qu'on tenait un vrai docteur, il aurait eu des choses à nous apprendre. Que de vérités nous resteront à jamais inconnues sur le Covid-19...

vamonos

"La tragédie des uns, le confort des autres : la même France ?" (PB)

J'avoue, dès le début, avoir été dérouté par la mise en perspective des destins croisés d'un couple de vieillards et de politiciens macroniens.

Oui, ils ont un point commun, ils sont français et chacune de leur voix a la même valeur un jour d'élection. Pour le reste, ils ont théoriquement les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Ensuite, les faits imputables (ou pas) sont différents. Criminels dans un cas, délictuels dans l'autre. Non, les peines encourues ne sont pas les mêmes, elles dépendent de tribunaux différents. Un assassinat n'est pas jugé de la même manière qu'un abus de biens sociaux.

Les faits relatés par M. Bilger sont très graves. Un malade aurait demandé à sa femme de le faire passer de vie à trépas. L'épouse obéissante aurait visé, tiré et atteint mortellement son mari. Pour moi, c'est un assassinat.

Certes, il est communément admis qu'il faut du courage pour se suicider ; mais une autre théorie admet qu'il faut être singulièrement lâche pour ne pas affronter l'adversité. Il faut être encore plus lâche pour demander à la compagne de toute une vie de se mettre dans une situation plus que compromettante. L'idylle a sombré dans la tragédie.

Plus je vois de faits divers relatant des morts violentes de vieux messieurs administrées par des épouses éplorées et plus je songe à finir ma vie en célibataire endurci.

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 08 août 2020 à 08:07
"Je vous avoue que ce qui me choque, moi, ce sont ces millions de Français qui se prétendent plus patriotes que les autres, et qui passent leur temps à salir l'action de leur président à l'étranger, c'est-à-dire la politique étrangère de leur propre pays."

Bob - je me permets -, ce que vous dites là est sans doute vrai, mais à qui la faute ? Vous croyez sincèrement que lorsque notre Président s'affiche ainsi il ne nous humilie pas un peu ? des photos qui ont fait le tour du monde.

Et surtout la chansonnette "padamalgame", c'est pour les ignares, les incultes, ceux qui ont voulu être les meilleurs à l'étranger, montrer notre savoir-faire, lutter sur tous les fronts pour la France... Comment imaginer défendre ce que nous aimons le plus, le pays qui nous a accueillis, comment ? quand on voit de tels clichés ? Pas d'excuses, j'ai eu honte il est en exercice :

https://i.goopics.net/bNoLg.png

J'ai été fier, quand vous traversez la montagne vous passerez sans doute ce tunnel pour aller en Espagne... En une photo et quelques autres, le travail de décennies a été détruit.

Tout ce que vous racontez sont des balivernes, chacun à sa façon défend l'image de son pays, mais le drapeau et le porteur tant qu'il nous représente n'a pas le droit de nous humilier.

Alors se servir du Liban, Bob, pour écraser ceux qui critiquent, c'est dire que vous n'avez rien compris, il ne fait que son devoir, son simple devoir de président, de représentant... Le seul problème est que les clichés sont là et pour toujours, tout le reste est littérature, il n'a pas eu mon accord pour de telles photos.
Rassurez-vous je ne suis pas un enfant de choeur, mais je n'ai pas signé pour ça.

Paroles de coach :

https://i.goopics.net/PODNO.png

Claude Luçon

@ Tipaza | 09 août 2020 à 10:16

Merci de votre réponse.
Je partage votre analyse et n'ai jamais été un chantre de Macron bien au contraire ! Je voulais Fillon.

Du genre qui creuse, j'avais sorti de Wikipédia ce qu'en terme de métier nous appelions une "carotte", en l'occurrence l'interview qu'il avait accordée à la revue de Sciences Po en 2007.
Le caractère de l'homme y apparaissait clairement, pour moi il y avait danger lorsqu'il s'est présenté à la présidentielle !
Ce n'est pas son "en même temps" qui m'inquiétait, dans l'industrie, en particulier en exploration pétrolière, un dirigeant fait bien des choses dangereuses en même temps, ce qui m'inquiétait est le caractère, la personnalité de l'homme.
Si vous ne connaissez pas cette interview, en bref, il posait sa génération comme une victime des générations précédentes dont il considérait qu'il fallait s'en débarrasser ou au mieux les ignorer.

En clair la France, pour ne pas dire le monde, commençait avec sa génération, ignorant l'Histoire, ignorant ce que nos générations ont vécu et le pays que nous lui avons reconstruit qui lui a permis de vivre dans l'abondance et la paix.

J'ignore quel âge vous avez ! J'avais 32 ans quand enfin la France a connu la paix et continue à la connaître car rien de ce qui se passe en ce moment, Daech et Covid-19 compris, n'égale la série ininterrompue WW1 - Dépression de 1929 - Front Populaire vs Croix de Feu - WW2 - Indochine - Suez - Algérie.
Conçu au cours de l'été 29 par un grand mutilé de 14/18 donc produit du début de cette terrible période, témoin, victime puis acteur du reste, je n'ai pas du tout apprécié les élucubrations d'un gamin qui n'avait jamais connu la moindre difficulté dans sa vie jusqu'à 32 ans.

Au passage c'est aussi pourquoi je m'insurge férocement ici contre qui vénère les Zemmour et Onfray, car pour moi, dans un autre genre ce sont aussi des zèbres d'une espèce voisine, les philozèbres, seules les rayures changent. Si je me le permets c'est parce que je peux aligner entre la France, les USA et le Canada plus de diplômes universitaires qu'eux dont des sujets qu'ils n'auraient peut-être pas la faculté de comprendre du genre : "problème de cavitation dans les jets de turbine Pelton" ou "génération de potentiel électrique spontané dans les forages pétroliers" ou "capture des rayons gamma générés dans les couches de terrains sédimentaires par une source de neutrons faite du couplage polonium/beryllium" ou "extinction d'un puits pétrolier en éruption dans l'annulaire forage/tubage".
Pourtant tout cela concerne directement l'électricité, le pétrole, les briques et le ciment... et tout ce qui en dérive, dont la télévision où ils pavanent, et dont ils ne peuvent se passer.

Ce qu'EM déclarait lors de cette interview est exactement comment il a démarré son quinquennat pour se rendre compte que l'Histoire se retournait contre lui et qu'il était obligé de réingurgiter ce qu'il avait dit.
Son attitude à l'égard du Général de Villiers et ses mamours à nos armées après en est une preuve brutale.

Quand un manager démarre mal il lui est généralement impossible de redresser la barre et quand on gouverne un pays comme la France c'est encore plus vrai.

Ayant vécu, et travaillé, dans bien des pays en voie de développement (sic), j'y vois une révolution sociale et mentale, plus que numérique, en cours, le passage de la France a laissé ses traces en Algérie comme au Liban, et ailleurs, car c'est aussi le cas au Québec et en Louisiane.
Au passage la vraie révolution numérique a commencé dès 1960 avec l'avènement des transistors et la miniaturisation qu'ils ont permise en électronique.

Je crois en l'évolution, celle de la nature, géologique comme biologique, chaque période laisse sa trace dans l'ADN des vivants, ce que Macron semblait ne pas avoir compris, les Libanais viennent de le lui rappeler.
Quand on a besoin d'un grand frère, ou d'un aîné, on l'appelle à l'aide.

En difficulté les animistes africains font appel à l'esprit de leurs ancêtres décédés pour les aider en leur rappelant qu'eux, les vivants, sont la seule preuve qu'eux, les morts, ont vécu. Une vieille façon de nommer l'ADN sans l'aide de la biologie qu'on pourrait peut-être qualifier de philosophie ?
Cette évolution de l'ADN se manifeste déjà chez les jeunes à la fois physiquement comme mentalement.

Le jour où en France on comprendra la signification du vol habité de SpaceX, on se rappellera de Christophe Colomb ou des Vikings, suivant qui a vraiment découvert l'Amérique ; le jour où nous comprendrons que nos philosophes n'ont rien produit depuis Platon, Sénèque et Descartes nous aurons peut-être des dirigeants capables de diriger !

Pardon pour le sermon, cordialement.

Deviro

@ Tipaza | 09 août 2020 à 10:16
"Le « en même temps » a ses limites et c’est tellement vrai que Charles Michel, le Président du Conseil européen, s’est rendu samedi à Beyrouth pour témoigner de la solidarité de l’Europe avec le peuple libanais. En soi c’est parfait si cette solidarité se manifeste de façon concrète.
La question est, à quel jeu joue Macron, au nom de quoi et de qui parle-t-il ?
Sommes-nous des exécutants de l’UE ou joue-t-il la partie en solo comme il a l’air de le dire assez explicitement ?
En fait il voudrait être celui qui fait l’Europe fédérale, celui qui sort le Liban de la détresse, celui qui fait la planète plus grande comme il l‘a dit un jour à Trump, "made our planet great again".
Narcisse dans ses œuvres et fantasmes de gloire."

Vous avez une bizarre façon de raisonner : Macron est allé au Liban AVANT, ou APRÈS Charles Michel ?
Vous êtes le psy de service ?
La solution qui s'impose, semble t-il: Tipaza à Beyrouth, pour sauver le Liban !

Trekker

Emmanuel Macron au Liban, et organisant une conférence internationale sur ce pays. On croit rêver, qu’allons-nous faire de nouveau dans cette pétaudière ? EM ne doit pas se souvenir de nos cinquante paras assassinés au Drakkar à Beyrouth en 1983, certes il n’était pas encore né à cette époque, et notre piteuse débandade militaire dans les cinq ans suivants (merci Jacques Chirac !).

J’évoquais la visite de EM et ses efforts au Liban, avec un des cadres survivants de l’attentat du Drakkar et fin connaisseur du contexte politico-religieux de ce pays : il y a séjourné plusieurs fois longuement avant et après cet attentat (comme militaire puis en tant que civil). Il pensait comme moi de cette marotte libanaise de notre président, cela lui rappelait fâcheusement le début des engagements de VGE puis de Mitterrand, certes dans un contexte différent mais assez similaire à l’actuel au niveau politico-religieux.

Espérons que EM ait la lucidité de ne pas engager nos militaires dans ce pays : ce n’est pas la bande du Sahel (Mali, etc.) !

Jérôme

Bonsoir Philippe,

Marrant ce blog.
Y'en a des qu'ont une telle opinion de leurs écrits qu'ils en gardent la mémoire.
Et que je te "thurifère", et que je te "contempte".
Quelle fatuité.
C'est pourtant souvent guerre et pets.

hameau dans les nuages

Et pendant ce temps en Vallée d'Aspe que monsieur Bilger a survolé. Vallée torrentielle, étroite, sauvage. Même là..

https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2020/08/09/etsaut-l-eglise-a-ete-cambriolee-dans-la-nuit,2724684.php

Serge HIREL

Cher Philippe,

Pourquoi accorder le bénéfice du « soupçon » et donc de la présomption d’innocence à cette femme dévastée qui revendique son action et donc ne la réclame pas ? « Action », car il est bien difficile de voir dans son geste criminel la même haine que celle des meurtriers qui tuent un chauffeur d’autobus, une gendarme ou un policier père de trois enfants. « Soupçon », voilà une limite, sous l’angle médiatique, de l’application de la loi - certes protectrice - qui devrait être corrigée. Tout comme celle qui offre le statut d’innocent présumé au terroriste, au voleur, à l’assassin pris en flagrant délit.

Bien sûr, même si l’humanisme conduit à faire preuve de compassion avec cette épouse qui est allée jusqu’au bout de sa détresse, la justice doit passer. Elle doit sauvegarder le droit et, le premier d’entre eux, le respect de la vie humaine. Mais elle devra être indulgente parce que, comme souvent aux assises, elle sera seule dans le box alors que des responsables de son geste échapperont à toute sentence. Ils ne seront même pas entendus par les enquêteurs et n’auront pas à témoigner...

89 ans, cancer généralisé, souffrances... N’y a-t-il pas eu acharnement thérapeutique, alors que tout indique que ce malade en fin de vie souhaitait la mort au point de demander à sa femme de la lui donner ?... Cette question essentielle de la fin de vie dans la dignité n’est toujours pas franchement résolue dans notre société, même si la loi de 2016 créant un droit « à la sédation profonde » est un pas en avant. Mais est-elle suffisamment connue ? Contraire à leur serment, beaucoup de médecins ne rechignent-ils pas à l’appliquer ?...

Avant d’en arriver là, cette épouse a-t-elle pu s’ouvrir à quelqu’un de son désarroi ? Sur ce point aussi, la société porte de lourdes responsabilités. Autrefois, au-delà de la foi, les religions apportaient ce réconfort nécessaire, ce temps de réflexion devant le précipice... La laïcité a du bon, mais n’a pas su, jusqu’à maintenant, remplacer ces gestes d’entraide, cet épaulement quand le malheur survient...

Cher Philippe, vous avez parfaitement raison de rapprocher, de comparer, d’opposer ces deux images de la France : le désespoir sans solution d’une « moins que rien », qui la conduit au pire, et la désinvolture du « premier de cordée », qui, quoi qu’il arrive, le maintient au sommet. Il me semble inutile d’apporter ma contribution au mépris que le second inspire à tous les commentateurs. Sauf peut-être sur un point : celui qui accorde la prébende n’est-il pas tout aussi dédaignable que celui qui la sollicite ?

Tout éloigne cette épouse criminelle qui tue l’homme qu’elle aime et ce « nanti de la République » qui se sert sans, souvent, servir le peuple. Tout sauf peut-être deux mots : fidélité et loyauté. Mais ils sont loin d’avoir le même sens pour l’un et l’autre... L’épouse a été fidèle, loyale envers son mari au point de commettre l’irréparable qu’il lui demandait, au point de transgresser la loi. Le « nanti », lui, est fidèle et loyal à son maître pour son seul intérêt, sa seule gloriole : maintenir son rang dans la nomenklatura, profiter, profiter et profiter encore... Quitte, comme certains en 2016-2017, à changer de cheval si l’occasion se présente de grimper plus vite... Même la fidélité de mon chien me paraît plus sincère. Certes, la gamelle y a sa place. Mais pas que...

lefort

Plus de peine de mort soit... alors la perpétuité sans doute plus cruelle encore... mais assortie d'une corde à à se pendre pour ceux qui le souhaitent.

Lucile

@ Michel Deluré | 09 août 2020 à 10:07

Sans parler du côté poignant de ce fait divers, je me pose la question de la prise en compte par les soignants de la souffrance du malade. Les traitements sont très inégaux d'un hôpital à l'autre, et pour certains, ce n'est pas une préoccupation majeure. Il est dramatique que le patient en fin de vie fasse appel aux siens pour réduire sa souffrance ; dramatique pour lui et pour ses proches. Si au moins l'enquête à propos de ce malheureux couple pouvait examiner la manière dont a été traitée la douleur du mourant, elle ne serait pas inutile.

F68.10

@ breizmabro

Vous vous basez simplement sur le fait que moi et Marchenoir avons les mêmes opinions au sujet de Raoult pour argumenter notre identité ? C'est très faible. N'importe qui qui se sent concerné par les thématiques de la médecine et du rationalisme a de bonnes chances de tenir ces positions. Nous avons d'autres points d'alignement, compte tenu d'un positionnement philosophique commun sur certains sujet. Cela porte un nom: le libéralisme.

Cela signifie simplement que nous avons des idées politiques communes. Nos divergences sont toutefois assez notables. Je n'ai pas son obsession poutinienne. Je n'ai pas son obsession anticommuniste. Je n'ai pas la même appréciation de la notion de l'art. Je n'ai pas le même positionnement sur la question des races. Je ne cite pas American Renaissance comme une source fiable.

Mais oui, je suis d'accord avec lui sur nombre de points. Par exemple sur Macron et le Liban, son analyse est essentiellement juste.

Cela ne fait pas de nous la même personne. Simplement des gens qui ont un positionnement commun sur certains sujets. Et l'hydroxychloroquine et Raoult sont assez universellement vilipendés par les personnes qui savent ce qu'il ne faut pas faire dans le domaine médical. Cela s'appelle l'éducation sur les questions médicales. La mienne fut faite à la dure et sur le tas en me renseignant sur ma situation. Celle de Marchenoir a probablement d'autres origines: quand il mentionne, peu ou prou, que l'idéologie "communiste" est coupable d'une glorification de la maladie à travers des néologismes comme "ableist" dans la sphère anglophone, il me semble mal mesurer ou faire semblant de mal mesurer certaines réalités. De mon côté, c'est l'idéologie misérabiliste et le dogmatisme déterministe à l'échelle individuelle en vigueur dans certaines sphères médicales, et notamment la psychanalyse, qui suscite mon courroux le plus absolu.

Nos différences sont suffisamment notables pour qu'il soit difficilement concevable que nous soyons la même personne.

Et puis mon phrasé est plus ampoulé et cherche souvent à prendre au piège un contradicteur dans ses propres incohérences. Marchenoir est bien plus direct dans ses imprécations. Cela témoigne d'un vécu probablement fort différent.

jack

Je suis très surpris. Pourquoi corréler deux situations qui n'ont pas de lien ? Les recalés de la macronie ne sont pas mis en examen pour avoir abrégé les souffrances de leur conjoint.
Le sort de cette malheureuse épouse est dans la décision future des juges qui ne manqueront pas de mansuétude, on peut en être sûr.

Nous sommes dans un registre tout à fait différent pour les recalés de la macronie. On peut estimer cela injuste. Mais tous les gouvernants trouvent des points de chute intéressants à des collaborateurs qu'ils ont remplacés.
Voyez un peu ce qui s'est passé avec Hollande. Avant de quitter le navire avec une retraite confortable et un esprit critique aiguisé, il a trouvé des places très honorables et bien rémunérées à ses factotum.

Aliocha

@ Robert Marchenoir

On ne peut qu'inviter les peuples à la démocratie, Macron l'a fait, influençant l'opinion comme au temps du "Make our planet great again", et on peut imaginer que ce qu'Obama a raté après son discours qui entraîna les printemps arabes, Macron, s'il est suivi par l'Europe, saura entraîner le peuple libanais qui, je vous donne raison, est en situation culturelle d'accéder à la démocratie, s'ils savent se doter par l'élection des institutions assez évoluées pour l'incarner, se gardant alors de toute ingérence qui ne saurait que détruire cette légitime aspiration.

Cela serait en quelque sorte réussir là où la colonisation a échoué, avec les conséquences qu'on connaît qui menèrent l'Occident aux désastres du XXe siècle, et c'est ce qui fonde ma réticence sur le terme néo-colonial.
Si nous réussissons, en Europe, à tirer les enseignements de l'échec impérial, nous saurons par l'exemple démontrer que la survie des nations dépend de leur réconciliation, que chaque culture alors est garantie dans la mesure où elle organise et respecte celle du voisin, et qu'il est donc possible et souhaitable d'y prendre garde pour, comme cela est réalisé en Europe depuis 75 ans, accéder à la paix donc à la prospérité, ce que même les peuples musulmans désirent, comme le peuple chinois qui, dans sa grande majorité et au vu de la mondialisation de l'information, selon le dernier gouverneur anglais de Hong Kong, désire la démocratie, le problème étant d'arriver à se débarrasser des élites corrompues qui, dans le cas chinois représente 90 millions de personnes, et qui nécessitera un temps que nous n'avons pas forcément.

La maladresse de notre jeune président alors peut être un atout, qui lui permet de produire cette image d'étreinte avec cette jeune révoltée, encore faudrait-il que les Morano de service n'en fassent pas une occasion d'exacerber le jaune des gilets qui, s'ils avaient un peu de décence, se rendraient compte qu'il est des endroits comme en France où la démocratie est garantie, qu'il est essentiel et quoi qu'on en pense, indispensable de soutenir le président en cet effort vital pour le futur de l'humanité, qui rappelle ce que Guaino et Sarkozy avaient formulé et qui n'est resté qu'à l'état de fantasme, leur projet pour la Méditerranée, ce berceau des trois religions monothéistes dont le devoir absolu est de savoir tirer les enseignements anthropologiques de leur histoire passée, chiite et sunnite y compris, la seule solution pour régler ce problème insoluble étant l'accès à la démocratie, la paix et la prospérité, la grande majorité des peuples y aspirant.
Je vous rejoins néanmoins en votre pessimisme, et l'attitude de l'élite chrétienne libanaise n'est pas pour nous rassurer, rejoignant aussi Savonarole sur ces comportements révulsants, espérant néanmoins que le discours français saura enfin, grâce au moteur européen et l'attitude de Merkel en ces temps post-covid peut le faire espérer, ne plus rester lettre morte, ne plus faire de cette expression essentielle l'expression arrogante du coq coluchien qui chante les pieds dans le fumier, mais le fondement du seul espoir qui reste pour l'avenir de l'humanité.
Allez la France !

Tipaza

@ Claude Luçon | 08 août 2020 à 15:35

Vous avez raison. Macron n’a pu aller au Liban qu’avec l’aval et l’invitation officielle du président libanais.
Peut-être effectivement s’agissait-il de calmer les Libanais en leur montrant que la France s’intéressait à eux.
Mais qu’est-ce que la France actuellement ?
La manipulation permanente du concept « en même temps » produit chez Macron une confusion mentale.
D’un côté il œuvre pour une Europe fédérale dans laquelle se fondrait la France, et de l’autre il souhaite pratiquer une politique étrangère autonome qui le mette en valeur.

Le « en même temps » a ses limites et c’est tellement vrai que Charles Michel, le Président du Conseil européen, s’est rendu samedi à Beyrouth pour témoigner de la solidarité de l’Europe avec le peuple libanais. En soi c’est parfait si cette solidarité se manifeste de façon concrète.

La question est, à quel jeu joue Macron, au nom de quoi et de qui parle-t-il ?
Sommes-nous des exécutants de l’UE ou joue-t-il la partie en solo comme il a l’air de le dire assez explicitement ?
En fait il voudrait être celui qui fait l’Europe fédérale, celui qui sort le Liban de la détresse, celui qui fait la planète plus grande comme il l‘a dit un jour à Trump, "made our planet great again".
Narcisse dans ses œuvres et fantasmes de gloire.

Concernant le Liban proprement dit, je suis très perplexe. Son intervention maladroite comme d’habitude, cet homme-là ne sait pas maîtriser son langage, a été le détonateur si je puis dire de mouvements sociaux qui couvaient.
On en est à des scènes d’émeutes qui vont très loin. Révolution ou révolte, la suite le dira.

Ce qui est certain c’est que l’équilibre entre des communautés non miscibles est très fragile.
Dans le système actuel chaque communauté a quelques garanties par rapport aux autres.
Il faut bien voir que si les chrétiens ont été la communauté la plus puissante pendant longtemps, numériquement, économiquement et aussi militairement, (je schématise un peu) ce n’est plus le cas actuellement où elle est dominée par la communauté musulmane, dont le Hezbollah n’est qu’un élément.

Lorsque j’entends des manifestants libanais demander un changement de système, je me demande si ceux qui le demandent, en particulier les chrétiens, se rendent compte que dans un système de suffrage universel, ils seront minoritaires et complètement soumis à la puissance des musulmans.
Puissance démographique, militaire et aussi économique, puisque les chrétiens fortunés ceux qui avaient fait du Liban la Suisse du Moyen-Orient, sont partis depuis longtemps.

Macron a la parole facile quand il s’agit de parler de réformes, mais je ne suis pas sûr qu’il mesure l’enjeu stratégique derrière ces réformes du système libanais. Je suis même sûr du contraire.
Le Liban risque de basculer ouvertement dans le camp musulman, chiite ou sunnite avec peut-être au final une guerre civile entre sunnites et chiites dont les chrétiens feront les frais.

Et ce qui me préoccupe au premier chef c’est le sort des chrétiens du Liban.
On a vu le sort des chrétiens de Syrie récemment.

Michel Deluré

Très beau billet que celui-ci PB, qui ouvrait la porte à bien des réflexions autour de ce sujet, et que constatons-nous pourtant ? Qu'il a suffi d'une opportunité pour que très rapidement beaucoup empruntent une bretelle de sortie et, laissant finalement cette pauvre femme de 87 ans à son triste sort, banal fait divers après tout, s'écharpent au sujet d'EM et de sa visite au Liban sans que l'on perçoivent vraiment le lien entre les deux événements.

Les ressentiments que l'on peut éprouver à l'encontre d'EM sont-ils tels qu'ils justifient d'être exprimés en toutes circonstances au point d'en détourner l'intérêt d'un sujet aussi fort que celui abordé par notre hôte ?

Qu'une femme dans l'hiver de sa vie soit amenée, dans un ultime acte d'amour et faute d'autre solution, non pas à tuer son mari, mais à le délivrer, n'est-ce point un fait suffisamment dramatique, révélateur d'une solitude, d'une détresse, d'un dysfonctionnement de notre société, et qui ne devrait donc pas être éludé par un débat politique sur l'opportunité ou non de la visite d'EM dans un pays étranger ?

breizmabro

@ F68.10 08 août 23:55

Puisque vous me le demandez si gentiment... ;)

Sur le sujet "La culpabilité par accusation" du 1er août 2020, PIERRE écrivait à... Marchenoir (5 août à 18h36 pour vérification):

"Non monsieur je ne soutiens pas le Pr Raoult mais en toute conscience je lui reconnais d'avoir fait ce que PERSONNE ne faisait à part lui dès avril : tester les gens inquiets face à ce virus, avoir isolé les positifs au virus pour les diagnostiquer, et leur avoir donné de la chloroquine associée à un antibiotique qu'il considérait (à tort ou à raison) meilleur que du Doliprane (la chloroquine et le Doliprane étant vendus tous les deux par Sanofi).
Je vous rappelle que le président Macron avait décrété la guerre au coronavirus et qu'un médecin en temps de guerre utilise les produits qu'il connaît le mieux au bénéfice de son/ses patients (...)" 

QUI a répondu au post de PIERRE adressé à Marchenoir, ce même 5 août à 19h49, en ces termes ? 

"Leur avoir donné de la chloroquine associée à un antibiotique qu'il considérait (à tort ou à raison) meilleur que du Doliprane (la chloroquine et le Doliprane étant vendus tous les deux par Sanofi)
Ipso facto, vous soutenez la légitimité de Raoult. Vous affirmez qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des données scientifiques solides pour donner des médicaments à vos patients. Ce qui soit dit en passant, est en contradiction avec votre code de déontologie"... (etc. etc.)

"Je vous rappelle que le président Macron avait décrété la guerre au coronavirus et qu'un médecin en temps de guerre utilise les produits qu'il connaît le mieux au bénéfice de son/ses patients
Et c'est bien le problème: on sait que l'hydroxychloroquine n'a pas d'effets. C'est de la croyance que d'affirmer le contraire à l'heure actuelle..." (etc. etc.)

Un certain... F68.10 !

J'ai bon ? :D

Robert Marchenoir

@ Achille | 08 août 2020 à 10:40
"Aussi étrange que cela puisse paraître, je suis d’accord avec Robert Marchenoir, même si ça me coûte de le dire. Preuve, malgré tout, que je suis capable d'une certaine ouverture d'esprit dont j'apprécierais la réciprocité !"

Vous l'avez déjà. Ne vous posez pas en victime. Je me cite au hasard :

"Vous avez, vraisemblablement, réussi correctement dans la vie, notamment parce que vous n'êtes pas dénué d'intelligence." (2 août 2020)

"Je dois reconnaître que dans votre centrisme mou, vous êtes capable d'ouverture d'esprit et de discernement." (30 juin 2020)

Je ne vais pas vous faire la liste complète.

F68.10

@ breizmabro
"C'est gentil Martchi, je reconnais bien là votre altruisme :D"

Euh... non. La petite icône sur le côté est grise pour Marchenoir. La mienne est verte.

Si vous avez des éléments probants permettant d'affirmer qu'il s'agit d'une même personne qui utilise deux pseudonymes, je vous serais reconnaissant d'avoir l'obligeance d'avoir la gentillesse d'avoir la courtoisie de bien vouloir, éventuellement, si cela ne vous dérange pas trop et ne vous empêche pas de dormir, les mettre à disposition de tout un chacun ici même.

breizmabro

@ F68.10 08 août à 22:33
"Non, non... ne me remerciez pas de vous éduquer. C'est gratuit"

C'est gentil Martchi, je reconnais bien là votre altruisme :D

Adéo

Robert Marchenoir

Il ne s'agit même pas d'une seconde chance : c'est une troisième, une quatrième, une dixième...

Et d'ailleurs, c'est pire que ça : le problème est qu'homme politique, en France, c'est un métier, et qu'il procure la garantie de l'emploi, tout comme aux fonctionnaires.

D'ailleurs, le corps politique est issu du corps fonctionnarial, et les deux sont comme cul et chemise, au-delà des divisions idéologiques de façade.

Je postule qu'il y a peu de pays, dans le monde, où règne un tel système mafieux. Même la Russie, qui est dirigée par une alliance de la police politique, du banditisme et des affaires, est plus risquée pour ses politiciens. Le caprice du chef peut vous enlever de votre yacht de grand luxe pour vous fourrer en prison en compagnie de tuberculeux.

La "tradition républicaine" est plus aimable pour ses sectateurs.

Celle-ci, tout comme le poutinisme, n'est qu'un avatar du communisme. La filiation historique est manifeste, dans un pays comme dans l'autre.

La Russie enrichit sa caste dirigeante à l'aide des ressources naturelles confisquées au peuple ; la France le fait à l'aide des impôts qui écrasent celui-ci (sans compter la dette en augmentation constante).

Le second système est marginalement meilleur, puisqu'il suppose une activité économique véritable qui puisse être taxée. Mais il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir.

De même qu'en Russie, le problème consiste à faire sauter le verrou des siloviki qui dirigent le pays (les forces de sécurité), en France, le problème consiste à faire sauter le verrou fonctionnarial.
______

@ Aliocha | 08 août 2020 à 08:42

Évidemment, si j'ai parlé de discours néo-colonial, c'est sans aucun sous-entendu péjoratif, et sans proposer que le Liban redevienne une colonie de la France. Ni même un protectorat.

La pétition des Libanais à cet effet est sympathique, et révèle surtout leur disposition d'esprit (60 000 signatures aux dernières nouvelles...). Mais il va de soi que la France a ses propres problèmes à régler (qui ressemblent d'ailleurs pas mal aux problèmes libanais, toutes proportions gardées...), et n'aurait aucunement le loisir de se charger du Liban -- sans compter que la communauté internationale ne saurait l'accepter.

Mais si l'on examine les propos d'Emmanuel Macron sur place, il se positionne clairement en puissance dominante, légitime à donner des ordres, même si bien sûr cela est enveloppé dans un langage diplomatique très maîtrisé.

En somme, c'est clairement de l'ingérence, et c'est l'un des cas où elle est... légitime. Comme, par ailleurs, je ne suis pas de ceux qui considèrent que l'empire français a été l'abomination de la désolation voulue par le politiquement correct, c'est à dessein que j'ai employé le terme de discours néo-colonial.

D'ailleurs, certains souverainistes n'ont pas manqué de relever cette tonalité, ont exigé leurs sels en s'offusquant d'une prétendue "arrogance" de Macron, comment ose-t-il, et patin-couffin.

Pour ma part, je trouve la tonalité adoptée parfaitement juste, parce qu'elle est légitime : elle est approuvée par la population libanaise, et de surcroît conforme à nos intérêts. Macron n'est pas plus arrogant que Reagan quand il disait : "Monsieur Gorbatchev, abattez-moi ce mur !".

Ce genre d'initiative relève du moment historique, et Macron a correctement senti qu'il fallait y aller maintenant. Et que la France pouvait gagner gros en y allant la première.

Après, nul ne peut deviner l'issue des événements. Le Liban est un sac de nœuds, et rien ne garantit la réussite. Mais personne n'a prétendu que la diplomatie était une science exacte.

Le bon colonialisme, si colonialisme il y a, consisterait, pour la France, a peser de tout son poids pour permettre aux Libanais de mettre en place eux-mêmes des institutions plus démocratiques, plus légitimes, plus libres et plus responsables.

Après, on pourra me dire que c'est du nécheune-building, et que le nécheune-building ne marche pas. Je ferai remarquer que la variété qui a prouvé son inefficacité est celle qui consiste a) à envahir militairement un pays dans ce but, b) à tenter l'expérience dans un pays musulman totalement étranger à nos mœurs (Irak, Afghanistan...).

Au Liban, nulle attaque militaire n'est prévue, et une forte composante chrétienne caractérise la société. Sans compter l'amitié authentique qui lie les deux pays depuis longtemps.

Nombreuses remarques pertinentes faites par ailleurs, sur le sujet, par d'autres commentateurs.

F68.10

@ breizmabro
"Excusez-moi professeur moi pas française, moi pas connaître le mot orthodoxie, moi Bretonne, tout le monde sur ce blog pourra en attester."

Et rien n'atteste que je ne sois pas breton moi-même. Le fait d'être bretonne vous exonère d'autant moins de ne pas connaître la notion d'orthodoxie et celle d'hérésie tant le pélagianisme fut vivace en Bretagne, et ne fut théologiquement éradiqué qu'en 2007 avec l'abolition des limbes. Non, non... ne me remerciez pas de vous éduquer. C'est gratuit.

Alors, voilà: L’orthodoxie, selon Wikipedia, est "une doctrine érigée en « norme de la vérité », et par métonymie ce qui est conforme à cette doctrine". Comme vous semblez avoir des opinions tranchées sur la loi de bioéthique, ce terme ne m'apparaissait pas abusif.

"Bon c'était sympa nos petits échanges mais malheureusement "il n'y a pas d'amour heureux" comme disait Louis Aragon, et vous me fatiguez autant que votre 'frère' du CSAA Martchi dont je ne lis les radotages qu'en somnifère."

Ah oui. Vous vous en allez comme un prince, donc...

"Et vous savez quoi ? ça marche :D"

J'ai d'autres méthodes pour dormir. Les maths, c'est radical...

"Adéo F68.10, portez-vous bien."

J'ai un petit problème métaphysique avec la notion de santé. Mais merci pour votre sollicitude non sollicitée.

breizmabro

@ F68.10 08 août à 19:14
"ne m'accusez pas d'hérésie quand vous n'êtes pas capable de définir l'orthodoxie"

Excusez-moi professeur moi pas française, moi pas connaître le mot orthodoxie, moi Bretonne, tout le monde sur ce blog pourra en attester.

Bon c'était sympa nos petits échanges mais malheureusement "il n'y a pas d'amour heureux" comme disait Louis Aragon, et vous me fatiguez autant que votre 'frère' du CSAA Martchi dont je ne lis les radotages qu'en somnifère.

Et vous savez quoi ? ça marche :D

Adéo F68.10, portez-vous bien.

F68.10

@ breizmabro
"Je n'ai pas d'objection sur la loi bioéthique à vous communiquer à vous que je ne connais pas"

Eh bien communiquez-les à nos lecteurs. Ou à défaut, ne m'accusez pas d'hérésie quand vous n'êtes pas capable de définir l'orthodoxie.

"mais le sujet préoccupant est qu'une assemblée dite nationale ait voté une loi en catimini, et qu'un ministre incapable de savoir pourquoi il le fait l'ait fait."

C'est juste habituel en France, ce type de comportements. Encore une fois, le système des votations s'opposerait à ce type de pratiques para-démocratiques. Le reconnaissez-vous ? Ou souhaitez-vous simplement dans vos propos mettre en scène des faux débats à mon encontre ? La dernière alternative me paraît assez crédible...

"Quand je l'ai entendu prendre la parole sur la filiation et les dons de gamètes, je n'ai pu m'empêcher de penser à son père Dupond et à sa mère Moretti qui n'avait sans doute pas dû envisager sa procréation de cette façon."

Jugez-les aux textes qu'il pond. Et si vous voulez discuter avec moi de la "filiation" ou du "don des gamètes", citez-moi des extraits de Dupond-Moretti. Ce serait assez marrant de les comparer aux positions de... Axel Kahn, par exemple.

"J'espère que sa mère ne regardait pas la télé ce jour-là."

C'est assez mesquin de mettre en scène une pseudo-solidarité féminine qui n'existe pas à ces sujets.

"En même temps, comme dit Manu, sa mère doit dire à ses copines "moi mon fils aujourd'hui il est ministre".""

(Presque) toutes les mères ont tendance à s'infatuer de leurs gamins.

-- "Moi, mon fils il fait du violon"
-- "Moi, mon fils il fait du grec ancien"

Heureusement que j'ai un bouquin de Virginie Despentes à sortir et à lire de manière ostentatoire quand mes voisines dans un train s'engagent sur le terrain de ce genre de conversations détestables.

F68.10

@ GERARD R.
"En même temps, accroire que la peine capitale eut pu être remplacée par la perpétuité, au sens réellement perpétuel du terme, relève de la candeur, ou de la cécité."

Certes ; nous en avons eu un exemple dernièrement, avec le retoquage de la rétention de sûreté pour les djihadistes par le conseil constitutionnel. Cela fait écho à ma discussion avec revnonausujai à ce sujet.

"C'est ignorer les orientations capitalistes et "droidlommiques" prises par notre société."

Défendre les droits de l'homme, c'est aussi être réaliste avec l'ordre des priorités dans sa défense. La peine de mort est tout de même plus légitime à susciter une opposition qu'une perpétuité réelle. Donc, s'il est nécessaire d'être moins droidlommique sur la perpétuité réelle que sur la peine de mort, c'est un prix qu'un droidlommiste devrait être prêt à payer pour consolider le refus de la peine de mort.

"La première, avide d'économies en tout genre, n'accepterait jamais que des voyous improductifs fussent enfermés et entretenus ad vitam æternam."

L'économie, c'est aussi de se garantir contre l'éclosion d'Etats mafieux, de sécessionnismes religieux, de cultures de la dégradation et de l'improductivité. La prison n'est pas un remède fameux à cela, mais cela pourrait l'être un peu plus si on le décide vraiment et qu'on mette en place des politiques non pas "humanistes" mais réalistes de "réinsertion". (Je hais cette novlangue compassionnelle.)

"La seconde, résolument opposée à l'ancien monde et au principe des sanctions, fussent-elles largement méritées, piétinant comme par provocation "progressiste" les droits les plus élémentaires des victimes."

Les victimes ne réclament pas toujours vengeance, mais ne tolèrent que difficilement l'indifférence "polie". Ce serait sympa que l'"ancien monde" l'accepte. Et cesse de parler à la place desdites victimes.

"Un indice aurait dû nous alerter: la disparition massive des asiles psychiatriques qui exposaient la société aux dangers des... déséquilibrés."

La problématique est quand même plus subtile que ce que vous exposez. La "disparition massive" des lieux de privation de liberté que sont les asiles psychiatriques -- vous n'avancez pas de données chiffrées pour en mesurer la réalité -- se couple d'une augmentation constante de la pratique des soins sans consentement dans le domaine psychiatrique. Comme en atteste cet article du Figaro, repaire bien connu d'anarchistes.

"Et comme si cela ne suffisait pas, on a même entrepris, sinon d'en importer, du moins de tolérer la présence d'innombrables fêlés venus d'autres pays, autorisés à séjourner librement sans être inquiétés le moins du monde, avant le drame."

La psychiatrie ne marche pas comme cela. Et le droit d'asile implique nécessairement d'accepter des fêlés sur le territoire. Surtout s'il s'agit d'un asile réel pour de justes motifs.

"Voilà où ces "merveilleuses" idéologies progressistes nous ont menés: ôter une vie, par compassion ou par amour, sera sanctionné plus durement que tuer par haine, par vengeance ou pour asseoir sa domination..."

Si ôter une vie par compassion est condamné, je vous rappelle que c'est nettement plus dû à des influences religieuses qu'à un quelconque progressisme. Faut pas tout confondre pour le simple plaisir de tout confondre.

Cyril Lafon

Ayant bien lu votre billet, Monsieur Bilger, je ne l'approuve que partiellement.
Je vous rejoins dans le sens où certains se sont vus confier des postes sans qu'au préalable ils n'aient particulièrement brillé dans un autre poste, je songe à Harlem Désir qui a été nommé en 2014 secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes après l'échec des socialistes aux élections municipales alors qu'antérieurement, il n'a guère brillé dans la direction du parti socialiste, direction que Le Monde avait qualifié de calamiteuse gouvernance. Certains élus et sympathisants de gauche ne comprenaient pas cette prestigieuse nomination.
Le magazine Challenges s'était même posé la question "à quoi sert Harlem Désir ?"
Doit-on condamner une gratification imméritée suite à une médiocrité antérieure ?
Dans le sport de haut niveau, ceci ne se pratique guère, les mauvaises performances sont très rapidement repérées annihilant toute chance de progression dans une équipe plus prestigieuse, en politique ce serait une pratique courante.

Vous semblez, Monsieur Bilger, trouver illégitime une telle gratification, cette fameuse seconde chance, mais après tout, un échec électoral n'est point une faute.
Il faut parfois se servir des échecs pour progresser, savoir transformer en tremplin un échec pour améliorer sa performance ultérieure.

Nicolas Sarkozy a publié un livre intitulé "Libre" après la défaite électorale de la droite aux élections européennes de 1999, il a pris acte de son échec pour poursuivre sa carrière politique, c'est lui qui conduisait la liste du RPR.
Il est cependant vrai que l'on peut légitimement se poser la question si une prestigieuse nomination est réellement méritée, pour en revenir à Harlem Désir, il a été suite à son départ du Gouvernement nommé représentant à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe pour la liberté des médias !
La sacralisation se mérite, c'est vrai, mais les échecs ne doivent pas pour autant, me semble-t-il, évincer l'intéressé(e) d'une poursuite dans la carrière, laquelle poursuite peut être flamboyante.

breizmabro

@ F68.10 08 août 13:23
"Eh bien si vous ne voulez pas préciser les objections que vous avez à la loi de bioéthique..."

Je n'ai pas d'objection sur la loi bioéthique à vous communiquer à vous que je ne connais pas, mais le sujet préoccupant est qu'une assemblée dite nationale ait voté une loi en catimini, et qu'un ministre incapable de savoir pourquoi il le fait l'ait fait.

Quand je l'ai entendu prendre la parole sur la filiation et les dons de gamètes, je n'ai pu m'empêcher de penser à son père Dupond et à sa mère Moretti qui n'avait sans doute pas dû envisager sa procréation de cette façon.

J'espère que sa mère ne regardait pas la télé ce jour-là.

En même temps, comme dit Manu, sa mère doit dire à ses copines "moi mon fils aujourd'hui il est ministre".

Jérôme

Bonjour Philippe,

C'est la macroneuneu-trognonie.
Les abrutis qui l'ont porté au pouvoir.
Les totalitaires qui défendent l'indéfendable.
Ce morveux ferait bien de ne donner de leçon de démocratie à personne.
Ni aux Libanais, ni à Poutine ou quiconque.
Morveux 1er c'est Trump en vulgaire.

Jean sans Terre

Pour une fois, cher Monsieur, je ne conspuerai pas nos élites. Les faits sont connus. Nos privilégiés se servent en servant le Prince qui les gratifie en retour de leur obligeance. Ce faisant, il garantit leur loyauté et sa puissance en est affermie. Cette habitude vassalique est d'usage immémorial.

Quant au malheur de ces vieux époux, il est à l'image d'une société qui ne fait de ses personnes âgées qu'un rebut inutile dont il faut se débarrasser ou à tout le moins oublier. La famille ne dépasse plus guère que les parents et les enfants. Elle va rarement au-delà quand elle n'a pas explosé bien avant et était recomposée à l'envi plusieurs fois. Les élites n'y sont pour rien, ni la société. Ce sont nos mœurs qui sont tels. L'individu nombriliste, auquel les droits de l'homme s'adressent, est le centre de l'univers. Il n'est plus lié à rien. Il n'a plus aucune obligation si ce n'est de jouir et de profiter absolument dans le temps circonscrit de son unique vie. Cet aspect implique une priorisation de ses actions. S'occuper de ses parents avec une telle échelle de valeurs devient une activité de dernier rang, de surcroît incroyablement fastidieuse et ingrate.

Libre à chacun de jouer le jeu ou non. Libre à chacun d'être un sala*d ou d'être un bon enfant. Mais tout se paie chèrement en ce bas monde. Celui qui voudrait parfaitement remplir ses obligations naturelles le ferait nécessairement au détriment de ses intérêts, notamment pécuniaires mais aussi se rapportant à son temps. Il coûte cher de pouvoir remplir ses obligations comme il coûte cher de pouvoir se regarder sans honte dans une glace. Heureusement que le miroitement de la glace est différent de la face que l'on donne à voir à la société. Alors que des vieux meurent esseulés et sans plus aucun lien, personne n'en saura rien et on pourra continuer notre aimable vie de personnes occupées. Mais la roue tourne, et c'est justice. À notre tour nous serons des vieux esseulés qui ne parviendront pas tout seul et assez tôt à quitter la vie.

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@ Robert Marchenoir

Tout ce que vous dites est bel et bon. Le protectorat est révolu depuis longtemps. La France n'a plus d'obligation envers le Liban, ni non plus envers aucune de ses anciennes colonies. La grande majorité des Français se contrefichent du Liban. Ils se demandent ce que le président peut bien aller faire là-bas quand les difficultés auxquelles ils pensent sont sous leurs yeux et attendent toujours son traitement. La France n'est plus une grande Nation, qu'on le reconnaisse ou non. Que le président s'occupe de traiter les problèmes intérieurs avant de songer à traiter ceux extérieurs qui ne concernent plus en rien notre pays.

Je regrette que notre pays ne soit plus capable d'assurer la protection des chrétiens d'Orient ainsi qu'une tradition séculaire nous y obligeait. Mais il faut aujourd'hui bien l'admettre: la France n'a plus depuis longtemps les moyens de son ancienne grandeur. De toute façon un vœu pareil serait inconséquent au moment où la France se fond dans l'Europe. Pour en être un jour à nouveau capable, il faudrait au préalable s'affirmer comme nation pleinement souveraine et restaurer sa puissance.

kacendre

Et l'immense chance des retraités de la fonction publique.
Ah ! notre merveilleuse république bananière soviétisée bien mieux que l'URSS.

GERARD R.

En même temps, accroire que la peine capitale eut pu être remplacée par la perpétuité, au sens réellement perpétuel du terme, relève de la candeur, ou de la cécité.
C'est ignorer les orientations capitalistes et "droidlommiques" prises par notre société.

La première, avide d'économies en tout genre, n'accepterait jamais que des voyous improductifs fussent enfermés et entretenus ad vitam æternam.

La seconde, résolument opposée à l'ancien monde et au principe des sanctions, fussent-elles largement méritées, piétinant comme par provocation "progressiste" les droits les plus élémentaires des victimes.

Un indice aurait dû nous alerter: la disparition massive des asiles psychiatriques qui exposaient la société aux dangers des... déséquilibrés. Et comme si cela ne suffisait pas, on a même entrepris, sinon d'en importer, du moins de tolérer la présence d'innombrables fêlés venus d'autres pays, autorisés à séjourner librement sans être inquiétés le moins du monde, avant le drame.

Voilà où ces "merveilleuses" idéologies progressistes nous ont menés: ôter une vie, par compassion ou par amour, sera sanctionné plus durement que tuer par haine, par vengeance ou pour asseoir sa domination...

caroff

@ Robert Marchenoir 0h41
"Emmanuel Macron, dans les ruelles dévastées de Beyrouth, a été accueilli par des pancartes "Merci la France". "

Macron s'est déplacé dans les quartiers chrétiens de Beyrouth (à l'est: Achrafieh) qui ont été particulièrement touchés par l'explosion, de ce fait il a reçu un accueil sympathique bien prévisible. Eût-il été marcher dans les quartiers sunnites et chiites à l'ouest, je ne suis pas persuadé qu'il aurait reçu les mêmes messages.

Mais au fond peu importe, il a eu raison de manifester la persistance de l'intérêt de la France pour le Proche-Orient, quand bien même il soit illusoire d'imaginer que d'un coup de baguette magique, il puisse mettre fin à la corruption endémique et aux alliances bizarroïdes entre Hezbollah (parti patriote qui joue le rôle de la CAF et supplée la défaillance de l'Etat libanais dans ses attributs régaliens) et Aoun, chrétien maronite ...

Quand j'ai vu ces scènes dans le chaos libanais, j'ai éprouvé, comme vous, un peu de fierté: quel chef d'Etat aujourd'hui peut se permettre une telle visite ? Et aussi un peu de tristesse en pensant que ni Macron, ni aucun autre ne pourront résoudre l'équation d'un pays multiconfessionnel, hébergeant 1,5 million de réfugiés syriens et palestiniens sans ressources particulières, sans agriculture, sans industrie mais avec néanmoins une structure éducationnelle de haut niveau qui lui permet d'exporter ses cadres partout dans le monde.

"Stabiliser un pays aussi stratégiquement placé que le Liban ne peut que contribuer à pacifier le Moyen-Orient."

Pas faux mais l'influence du Liban ne peut égaler celle du Qatar ou des pays du Golfe. Je vois le Liban comme un petit porte-avion du monde occidental francophone (quoique de moins en moins...) dans une mer aux vagues islamiques furibondes... Jouer cette carte est de bonne politique à condition d'avoir l'aval d'Israël !

Claude Luçon

@ Tipaza | 07 août 2020 à 17:07

Vous n'êtes quand même pas naïf au point de croire que la visite de Macron au Liban est sortie de sa seule vanité.

Le Président d'un pays ne débarque pas dans un autre pays sans, d'une façon ou d'une autre, y avoir été invité.
Il y a la diplomatie pour les médias et il y a une autre diplomatie, la vraie, qui les court-circuite !

Aucun dirigeant libanais n'est allé sur les lieux du désastre !
Pourquoi ?
Parce qu'ils s'y seraient fait étriper !
Il leur fallait quelqu'un pour calmer le peuple, qui de mieux que Macron ?
Je parie que Michel Aoun a convoqué notre ambassadeur et lui a dit : il nous faut Macron, et vite ! Macron n'est pas idiot, il aura répondu : d'accord, mais je serai libre de dire ce que je pense ! Donnant-donnant.
Il n'y a pas de bon samaritain en diplomatie.

Il n'y a jamais de relations diplomatiques coupées en fait ! Officiellement on vire l'ambassadeur d'un pays, mais il en arrive un autre, discrètement, du même pays, qui s'installe chez l'ambassadeur de Suisse, du Vatican ou autre !

Dans votre ex-pays durant le règne de Boumédiène, lequel s'était rangé résolument (et financièrement) dans le camp soviétique, suite au soutien des USA à Israël qui insistaient pour corriger régulièrement, militairement, leurs voisins arabes, les relations Algérie/USA avec été coupées avec fracas ! Pourtant il n'y avait pas moins de cinq diplomates américains, dont un attaché militaire, tous parlant couramment arabe et français, installés chez les Suisses.

Vous êtes pourtant bien placé pour savoir ce qu'est le "double-talk", pensez au "Je vous ai compris".

Achille

@ Chemin de traverse | 08 août 2020 à 12:31
« Pourquoi Achille, défendant E. Macron, éprouvez-vous le besoin d'anéantir les autres régulièrement ? »

Anéantir les autres et régulièrement en plus ? Comme vous y allez !
Pour nombre d’intervenants, qui ne sont pas forcément de mon avis (en fait ces derniers sont très rares), les échanges se passent le mieux du monde. Il est vrai que j’ai fait le tri sur ce blog et ne réponds plus à ceux qui ne peuvent s’empêcher d’être agressifs et/ou vulgaires, de même ceux qui nous racontent leur vie ou sont systématiquement hors sujet. Finalement ça fait pas mal de monde.
Les longues diatribes ne m’intéressent pas, contrairement à certains contributeurs qui clairement viennent sur ce blog pour la castagne.

duvent

« La tragédie des uns, le confort des autres : la même France ? »

C'est le titre de votre billet, qui m'accueille de retour de vacances et alors, je m'interroge et conjecture...

Ai-je bien fait de prendre des vacances, avais-je le droit de le faire, et la tragédie dans tout ça, et les autres, et la France que j'ai confiée avec inconséquence à la roue du temps, qu'est-elle devenue ?

Monsieur Bilger, vraiment je n'ai pas de mot assez dur à vous adresser, non je ne vois pas quel mot pourrait faire l'affaire, pendant que j'oubliais tout, même Marchenoir, vous m'accueillez ainsi.

Dès lors, je vous le dis tout net : vous ne manquez pas d'air, vous n'avez pas de cœur, vous que je croyais (attendez un instant, il faut que je vérifie ce que je croyais... bon il semble que je ne croyais rien !), peu importe, il faut que je vous dise ce qui me pèse !

Voilà que je ne comprends plus rien à rien, ce n'est pas nouveau, mais enfin, j'ai survolé à une hauteur considérable les propos des uns et des autres, et je vois que le Liban est directement lié à l'histoire pathétique d'une vie, ici, dans la moiteur de l'été, la mort donnée à sa moitié, à la fin d'une histoire inconnue, et pour que tout soit en ordre, l'Ordre et la Justice remplissent leur office.

Sur le Liban, je pourrais dire que je m'en moque éperdument, sur la fin programmée je pourrais aussi le dire, mais sur le temps, le temps qui ne change rien à l'affaire, je dirais que je l'ai employé à de sottes occupations, avec de sottes gens, à faire de sottes activités, et que cela m'a remplie d'aise...

Je sais, c'est honteux, oui, je le sais ! Et quelles conséquences dois-je en tirer ? Je ne vois que celle qui me saute aux yeux, les hommes ont la mémoire courte et je m'en vais vous le démontrer !

Afin que cette démonstration satisfasse aux lois d'airain du QI, il faudra exclure sans examen la totalité des questionnements philosophiques, politiques et scientifiques qui pourraient surgir par inadvertance, méprise ou bêtise naturelle.

Ceci étant posé, je peux évoquer l'extraordinaire banalité du mal, comment me direz-vous, mais le plus simplement du monde, et le plus simplement du monde consiste à regarder attentivement mon nombril qui ne manque nullement d'attraits...

Ainsi, alors que j'ai appris à nager dans ma plus tendre enfance, que l'eau est mon élément, mais que l'eau javellisée est plus mon élément que l'eau salée, il ressort de cet état de fait que je n'ai pas encore acquis cette légèreté, de la sirène ou du crustacé...

Non, puisque je prends encore des tongues pour des raies mantas, des carburateurs pour des favouilles, des boyaux pour des fielas, et des canettes pour des galinettes...

Vous allez me dire M. Bilger, que vous ne voyez pas où je veux en venir, eh bien, je veux en venir à cette question lancinante et cruelle qui est : « Comment ignorer la condition humaine en toute humanité ? »
O quam contempta res est homo nisi supra humana surrexit. Sénèque

Xavier NEBOUT

@ Exilé

D'accord, Protectorat, pas colonie...

En tout état de cause, il fallait sauvegarder l'enclave chrétienne et ne pas vouloir y adjoindre les parties musulmanes.


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