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15 août 2020

Commentaires

herman kerhost

@ Marc GHINSBERG | 15 août 2020 à 09:05

Pour moi ce sera Oscar Wilde. Sans hésitation...

Exilé

« Exister c'est résister »

Cette formule mériterait d'être développée, car elle n'est pas aussi évidente qu'il n'y paraît.

D'un certain côté, il est évident que le nouveau-né qui a atteint le statut d'homme mûr au fil des ans a échappé à nombre de maladies, dangers de la vie, conflits avec ses semblables etc., il a donc, en ayant survécu, « résisté » à tout cela.

Nous pouvons aussi joindre à ces aspects de la résistance aux maux physiques celle aux maux de nature morale, comme celle résultant du choix du bien contre le mal.

D'un autre, le même homme qui conteste par exemple le régime plus ou moins totalitaire sous lequel il vit risque très vite de se trouver soumis à divers mauvais traitements ou brimades ainsi qu'à des privations en matière de liberté, d'accès aux soins, à la nourriture, à l'éducation, à un logement correct, à un minimum de revenus etc., ce qui fait que ses chances de survie seront parfois fortement réduites par rapport à ceux qui auront choisi le bon côté du manche.

Par certains côtés, même sans évoquer la Corée du Nord et toutes choses étant égales par ailleurs, c'est aussi en partie le cas en France, eh oui, pays dans lequel : «Exister, c'est se compromettre »...

Michel Deluré

« Exister, c'est résister » .

Voilà une formule bien lapidaire et réductrice.
Résister quand, à qui, à quoi et pour quels motifs ?
Exister, n'est-ce point d'abord vivre et la vie se résumerait-elle uniquement à un acte de résistance ? Poussant l'interprétation à l'extrême, l'acte ultime de résistance ne serait-il pas celui que l'on oppose à sa propre vie, celui du renoncement à cette même vie ?
Alors, exister, c'est sans doute résister mais pas seulement et pas en toutes circonstances. La vie, c'est aussi participer, partager, profiter et tant d'autres choses encore.

caroff

Ellul n’était pas technophobe comme beaucoup d’écologistes, mais plutôt « technocritique ». Pour lui les servitudes humaines pouvaient être analysées à la lumière de l’état de la technique et de la consommation. Peu surprenant qu’il soit repris par les décroissants et autres altermondialistes. Cependant, le penseur bordelais ne s’opposait pas à l’économie de marché fondée sur le capitalisme. Il préférait parler des excès des techniques, il était ainsi opposé à l’abolition de la morale sexuelle, de la structure familiale, du contrôle social (« Le système technicien » -1977), chose impensable en 2020…

Or donc il est douteux que Hurmic et autres nouveaux élus Verts puissent endosser ces antiennes radicalement morales pour ne s’en tenir qu’à sa critique des réponses techniques comme résolution des problèmes politiques et sociaux. « Plus la technique est audacieuse, plus le danger est inouï » a t-il écrit avec une lucidité qui rend sa pensée intemporelle.

J’ai beaucoup lu Ellul dans les années 1970, à une époque de floraison écologique, beaucoup plus intense et intelligente qu’aujourd’hui.
Qu’Hurmic trouve Ellul digne d’intérêt est à porter à son crédit, mais il aurait mieux fait de suivre sa dialectique de l’engagement en politique, qui paradoxalement ne permet pas à tout coup de s’opposer, alors que l’on est inséré dans une action collective antagoniste d’une « résistance » au système. L’exemple du rassemblement national devenu sous la houlette de MLP un parti bien « correct » illustre au fond l’impossibilité ou la difficulté de se tenir dans la conflictualité à perpétuité.
Zemmour ou Onfray ont eux compris que leur résistance passait par d’autres canaux !

Quant à Hurmic pourfendeur du crime à Bordeaux, ne rêvons pas, son inclination profonde comme celle des autres énergumènes élus EELV heureusement peu nombreux (petite vaguelette verdâtre) c’est la permissivité et la confiance dans la nature humaine corrompue par la société !!

sylvain

Avoir entendu cet illuminé escrolo de Bordeaux classer ses citoyens en "terrestres" et "non terrestres", celui de Grenoble-Chicago qui nie toute criminalité et insécurité dans sa ville mafia, et l'élu de Lyon qui a décrété qu'il accueillera autant de migrants qu'il voudra, suffit pour me faire à l'idée que ces fous dangereux ayatollahs khmers verts vont réussir à transformer la France en une pétaudière infernale de communautés et minorités violentes, au-delà de toutes les espérances des sectes et tribus islamogauchistes haineuses racistes anti-blancs, anti-France.

L'écologie n'est qu'un prétexte pour leurrer tous les crétins de gauche formatés et abêtis par l'EN national-socialiste, ce sont de dangereux extrême-gauchistes nuisibles à la société.

Réussir à politiser l'eau et l'air, faut avoir un QI de gauche ; le beau temps est de gauche, le mauvais temps est de droite et c'est reparti pour un siècle d'idéologies tout aussi néfastes et mortifères que les anciennes, communisme, socialisme, nazisme...

Achille

Nous avons connu depuis novembre 2018 la vague des Gilets jaunes, les élections municipales nous ont apporté la vague des élus verts. On reste toujours dans les teintes bucoliques.
L’écologie fait manifestement son chemin dans les esprits.
La gauche a trouvé par ce biais une ouverture pour reconquérir l’électorat perdu. Et ça marche : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Grenoble, autant de grandes villes tombées dans l’escarcelle des Verts.

Faut-il pour cela voir un lien avec la montée de la délinquance dans ces villes et leurs banlieues, je n’en suis pas certain. Je crains que le problème soit bien plus complexe que cela.
Une partie de la population refuse purement et simplement le mode de société apporté par le progrès. Les uns se tournent vers l’Etat-providence qui pourvoira à leurs besoins, les autres sont pris d’un mal-être consécutif à ce système basé sur la performance et les résultats.
Les solutions simplistes des écolos sur fond de décroissance ne changeront pas l’ordre des choses. Bien au contraire.

Quant au réchauffement de la planète qui serait dû à l’activité humaine ? Sans doute un peu, mais au cours de son existence la Terre a connu nombre de changements climatiques, souvent très violents, et ceci bien avant que l’Homme ne vienne y apporter sa contribution.
Je pense, pour ma part, que les innovations technologiques sont le meilleur recours pour la lutte contre la pollution, certainement pas le retour aux méthodes ancestrales.

Marc GHINSBERG

« Exister, c’est résister. »

Bien, mais quand on a dit ça, on n’a rien dit si on ne précise pas à quoi on résiste.

Résister aux passions avec les stoïciens pour atteindre l’ataraxie, l’absence de trouble, la sérénité de l’âme ?
Résister à toute forme d’autorité avec les anarchistes ?
Résister à toute forme d’aliénation avec Marx pour accéder à la liberté qui n’est pas une donnée, mais une conquête ?
Résister avec Oscar Wilde qui disait : « Moi je résiste à tout, sauf à la tentation » ?

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