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11 août 2020

Commentaires

Chemin de traverse

@ caroff

La nouvelle guéguerre des gangs de clandestins aura-t-elle lieu en France ?

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@ Wil
"...la pauvreté de l'histoire de l'art sans les drogues quelles qu'elles soient".

Et sans les religions ? L'adoration de dieux ? Le culte du soleil ?
Et celui de soi ?

Tomas

Hum, Monsieur Bilger, vous jouez encore sur le registre de l'émotion médiatique. D'où sortez-vous que la délinquance augmente ? Ce que je continue d'observer, c'est une baisse structurelle du nombre d'homicides.

Je suis prêt à admettre la hausse de la délinquance et de la criminalité, mais avec des éléments d'information objectifs là-dessus, si ce n'est pas trop demander.

Pour le reste, il est facile d'accuser l'étranger pauvre et peu éduqué de tous les maux sans faire l'examen des politiques d'intégration conduites depuis les années 60. Il est gratuit de mettre ça sur le dos de populations africaines alors que les populations étrangères incarcérées en France viendraient plutôt des pays de l'Est en majorité. Il est facile de poser dix questions sur des faits divers sans s'être interrogé sur les raisons qui ont détourné ou écarté ces nouveaux arrivants de notre culture, que nous trahissons nous-mêmes quotidiennement. On ne peut pas séparer comme vous le faites ces malfaisances de toutes sortes de la société dans laquelle elles surviennent.

Guy Debord disait dans un très beau texte de 1985 sur l'intégration que notre société sans repères et à l'identité désintégrée n'a plus aucun pouvoir attractif sur les jeunes venus d'ailleurs. Sans être aussi pessimiste, il y a quand même de ça aussi. Et ce n'est pas de donner le droit du sang qui changera nos névroses de vieux Occidentaux riches et repus et fatigués et blasés de la vie.

Serge HIREL

Pour enrayer la vague de « sauvagerie » qui se développe dans nos cités et nos villes, qui est le fait essentiellement de voyous venus d’autres horizons - pas seulement d’Afrique -, il est bien sûr urgent d’organiser une répression ferme, voire féroce, qui exige l’application sans mansuétude inutile du code pénal et le retour dans ce texte de quelques règles de bon sens annulées par la gauche.

Le temps presse et les atermoiements du gouvernement, le quasi-silence de l’opposition - qui sait ses responsabilités dans cette situation aujourd’hui gravement dégradée - conduiront rapidement soit à une résignation contrainte, soit à une réaction violente, l’une et l’autre débouchant sur un séparatisme de fait.

Pourtant, même si la France devenait ainsi le pays de la « tolérance zéro », cela ne résoudrait pas définitivement la situation. Tout juste parviendrions-nous à replacer le couvercle sur la cocotte-minute... Il nous faut radicalement modifier notre politique d’accueil des immigrés.

Il est maintenant évident que celle-ci, qui, dans les années 60-70, avait sa raison d’être économique, a été totalement dévoyée par le regroupement familial, puis par une gauche idéologiquement acquise au tiers-mondisme et adepte du multiculturalisme et de l’Etat-providence. Cette politique des bras ouverts n’est plus adaptée, ni à nos besoins, ni à nos moyens, ni à l’évolution de notre société, ni aux conditions géopolitiques d’aujourd’hui qui jettent des millions de « réfugiés » sur les routes vers l’eldorado occidental. Elle est dangereuse. Dangereuse d’autant plus qu’à la pauvreté endémique d’une large majorité de la population immigrée, s’ajoute désormais un facteur religieux, qui n’a pas été perçu à temps.

Le radicalisme en ce domaine a trouvé aisément le terreau pour se développer - par la menace si nécessaire - et nous oblige à supporter des croyances et des mœurs chassés de France depuis Charles Martel.

Cette indispensable volte-face ne doit pas pour autant nous conduire à l’isolationnisme, à la fermeture hermétique des frontières. Oui, ceux des immigrés qui ont fait le choix, sans perdre leur culture d’origine - ce qui, humainement, est impossible - de vivre aussi la nôtre, sont des chances pour la France. Et la France est une chance pour eux... Tous les domaines en comptent, de l’économie aux arts, du sport au monde associatif.

Il nous faut donc mettre en place le filtre qui permettra de ne plus accueillir « toute la misère du monde », hors les vrais réfugiés, ceux qui, menacés, ont fui leur pays et font la preuve de ce danger dès leur arrivée en France. Ce filtre, il est aisé de le trouver d’un regard, au Canada par exemple, où des quotas annuels, par pays, par professions, régulent l’immigration. Il nous faut aussi, en ce domaine, retrouver notre souveraineté, mettre fin à cette aberration des accords de Schengen qui nous interdit de refouler un « réfugié » dès lors qu’un autre Etat de l’UE l’a accueilli.

Quant à la nationalité française, elle ne devrait être accordée qu’à ceux qui démontrent une véritable volonté de servir la France. Ce qui, en clair, signifie un durcissement des conditions de naturalisation et l’abandon du droit du sol, qui n’est ni plus ni moins qu’un guichet automatique de délivrance d’une carte d’identité et des avantages qui l’accompagnent. La règle pourrait être que, jusqu’à sa majorité, le jeune possède uniquement la ou les nationalités de ses parents. À 18 ans, sans possibilité de double nationalité, celui qui le souhaite pourrait présenter une demande de nationalité française, qui serait ou non acceptée. Il me semble que, dans ces conditions, beaucoup des mineurs tentés par la délinquance réfléchiraient à deux fois, avant même de rouler sans casque...

Enfin, afin de parvenir à intégrer la population immigrée actuelle entrée légalement en France - ce qui est loin d’être le cas -, il sera indispensable de ne plus jamais régulariser aucun clandestin, quel que soit le motif de sa présence, et de trouver les moyens d’obliger leurs pays d’origine à accepter son retour, ainsi que celui de leurs ressortissants condamnés en France - avant ou après l’accomplissement de leur peine -, qu’ils soient étrangers nés à l’étranger ou en France.

Cela passe par la fin de toute aide aux associations dites humanitaires qui, en Méditerranée, relaie les passeurs - elles sont objectivement leurs complices - et une nouvelle politique en matière de développement, dont l’objectif premier sera de tarir la soif de départ. Aujourd’hui, le clandestin, mais aussi l’immigré légal, s’expatrie parce qu’il survit dans des conditions précaires, parce qu’il est persuadé de mieux vivre en Europe, souvent aussi désormais parce que sa sécurité est menacée par des groupes terroristes qui infestent son pays.

Sur ce dernier point, en Afrique subsaharienne, l’opération Barkhane est au premier rang des moyens mis en œuvre pour ralentir ces envies d’aller voir ailleurs. Quel serait le flux d’immigrés en provenance de cette région du Sahel si les terroristes islamistes régnaient aujourd’hui sur cet immense territoire ? Ceux qui la critiquent ont tort. Barkhane combat à la fois en plein désert et, virtuellement, sur notre frontière méditerranéenne. Le seul reproche à émettre va vers nos amis européens, dont l’aide accordée à cette opération dont ils bénéficient aussi des effets, reste symbolique.

De même, ceux qui, régulièrement, s’émeuvent des crédits accordés au développement regardent par le petit bout de la lorgnette. Un euro ainsi dépensé est un euro utile : il permet de diminuer la pression de l’émigration dans les pays qui sont à mille lieues de pouvoir rivaliser avec la France en matière de niveau de vie et d’assistanat. Mieux vaudrait donc décupler ces crédits plutôt que les réduire. Mieux les cibler aussi.

En ce domaine, ne pourrait-on pas réfléchir à une règle du donnant-donnant liant l’aide au développement au retour au pays ? Y compris au retour de familles qui, sans pour autant poser problème, s’aperçoivent que le rêve qui les a fait franchir la Méditerranée est devenu un cauchemar au contact de la réalité. Ne pourrait-on pas imaginer que la France abonde fortement - au prorata du nombre de départs - les aides au développement accordées aux pays qui, non seulement, réintégreraient sans barguigner leurs nationaux expulsés, mais aussi mettraient en place une politique d’aide au retour volontaire ? Beaucoup de ces immigrés ont appris un métier en France, qu’ils pourraient exercer au pays et ainsi participer à son économie.

Je me souviens, pour ma part, avoir rencontré au fin fond de la brousse un Burkinabè qui avait travaillé trois ans à l’usine Renault de Flins. Il avait monté un garage, très utile aux villages alentour, et embauché cinq ou six compagnons. Il militait pour que ses compatriotes l’imitent... Mieux, qu'ils n’envisagent même pas le voyage vers ce paradis qui se révèle rapidement être un enfer.
C’était un dimanche. À 200 km de "Ouaga", la clim’ de notre 4x4 était tombée en panne, courroie massacrée... 45°... Une heure plus tard, nous sommes repartis. Un dimanche matin de canicule, essayez donc de faire réparer sur-le-champ un tel incident, s’il survient entre Paris et Deauville... En retard l’Afrique ?...

caroff

Actuellement, l'Italie fait face à un afflux de milliers de clandestins d'origine tunisienne, pays plutôt sûr, quoiqu'en déliquescence économique et en perte de repères (les islamistes n'ont pas dit leur dernier mot...). Il y a fort à parier que ces "migrants" privilégieront la France comme destination finale eu égard à la langue, à la présence de nombre de leurs compatriotes et aux conditions réservées aux gens qui décident du choix de leur résidence sans demander leur avis aux autochtones....

La liste de Philippe Bilger va sans nul doute s'allonger !

René Alié

"...(Une démocratie) terrorisée, depuis trop longtemps, à l'idée d'aller sur les brisées du FN-RN... Paradoxalement, et tristement, en refusant de lui donner raison sur ce plan, on ne lui donne pas tort assez vigoureusement pour le reste.."

Mais quel est ce "reste", Monsieur Bilger, qui empêche de vigoureusement lui donner tort ?
Un reste entièrement fabriqué pour cacher le problème que vous évoquez ?

F68.10

@ Aliocha
"votre obsession à faire de moi un représentant de l'institution cléricale"

Si vous avez le même type d'éléments de langage et le même type d'obsessions, il ne faut pas s'étonner d'être mis dans le même sac.

"il décrit cette réalité cachée depuis la fondation du monde."

À un moment, il va falloir vous dispenser de facilités langagières de ce style pour traiter d'arguments concrets ou de faits concrets.

"Vos figures érudites ne resteront que vaines rodomontades à vouloir refuser cette prise de conscience traduite dans l'expression légale des textes fondamentaux."

Les textes légaux mettent en place des dispositions légales. Ce ne sont pas des textes d'ancestrale sapience à savoir déchiffrer par des méthodes de numérologie cabalistique. Si vous voulez discuter des thèmes sous-jacents à ces textes légaux, ce sont bien les textes de philosophie et d'histoire qu'il convient de consulter. Mais non, vous nous y substituez à chaque fois une fadaise d'origine religieuse.

"L'intelligence ne sert qu'à se soumettre à leur négation si elle n'admet pas de connaître le mouvement de nos cœurs qui la précède"

Non.

"vous le démontrez en allant jusqu'à nier la liberté dans votre dernière intervention - à quoi servirait donc l'instruction si elle ne sait enseigner l'exercice du libre arbitre"

Le libre arbitre n'existe techniquement pas.

Bon. On arrête là: vous vous enfoncez dans un ridicule sévère. Et je commence à en avoir assez de tirer sur une ambulance.

Aliocha

@ F68.10

On ne résoudra pas l'ensauvagement du lynchage par un lynchage sauvage.
Toute votre érudition, tous vos diplômes ne servent à rien si vous ne prenez pas conscience de cela.
Jacques Ellul ne dit pas autre chose, et votre obsession à faire de moi un représentant de l'institution cléricale ne saura jamais cacher qu'à l'image de celle-ci, ou de l'institution médicale qui vous a torturé, le mouvement réciproque vous entraîne en cette erreur fondamentale que le texte révèle et qui nous concerne tous, car il décrit cette réalité cachée depuis la fondation du monde.
Vos figures érudites ne resteront que vaines rodomontades à vouloir refuser cette prise de conscience traduite dans l'expression légale des textes fondamentaux.
L'intelligence ne sert qu'à se soumettre à leur négation si elle n'admet pas de connaître le mouvement de nos cœurs qui la précède, vous le démontrez en allant jusqu'à nier la liberté dans votre dernière intervention - à quoi servirait donc l'instruction si elle ne sait enseigner l'exercice du libre arbitre - et vous avouez faire de cette connaissance fondamentale un élément parascolaire, passant à côté, forcément car vous le refusez, du changement radical de communication que la geste essentiel de Blanquer sur le respect d'autrui induit.

Continuez donc à tenter de retourner l'argument girardien, paradoxe ultime, contre moi, vous ne pourrez alors que vous affubler vous-même de tous les qualificatifs dégradants sous lesquels vous essayez de m'ensevelir, vous ne démontrerez que la vanité de vos positions.
Continuez donc à vous déchaîner, à lyncher pour dénoncer le lynchage, vous êtes la démonstration regrettable mais néanmoins éclatante que si les institutions ne savent pas enseigner cette vérité, nous ne serons jamais à la hauteur de ce que la vie, Dieu, la nature, appelez cela comme vous le désirez, nous propose, inventer, oui, avoir assez d'imagination pour créer les conditions d'un futur viable, dans la mesure où nous admettons cette réalité supérieure qui nous inclut, chacun de nous reconnaissant qu'il a part au plus faible, sachant alors accéder à la force créative de la communauté humaine et à l'exercice de sa liberté.

Vous êtes libre a contrario de choisir l'esclavage de la vengeance, donnant alors raison à vos bourreaux en reproduisant ad libidum leurs erreurs, vous vouant alors à ressembler aux sauvageons, démontrant que la statistique ethnique ne saura jamais vous compter parmi ceux qui travaillent à détruire la société, qu'aucun nombre, qu'aucune analyse savante ne nous aidera si on refuse de connaître cette réalité qui vous demeure encore cachée.

Jean sans Terre

@ herman kerhost

Cher Monsieur, Marchenoir a pris soin longuement de me répondre. Je lui dois de préciser quelques aspects. Ce n'est de ma part que courtoisie à son égard. Nous débattons publiquement sur une place privée. Merci au propriétaire de nous faire cette grâce. Je n'ai d'autre moyen pour répondre à Marchenoir que de laisser un commentaire ici. Que mon long commentaire vous ennuie, je le puis comprendre. Il suffit de passer outre. Vous n'avez pas besoin de dire "on" quand vous parlez pour vous. Si mon commentaire intéresse Marchenoir ou un autre, sa publication ici sera justifiée. Ce qui fait la qualité de ce blog – et ce ne sera pas une offense à M. Bilger – c'est en plus des billets de M. Bilger la somme des commentaires que font les intervenants même lorsqu'ils dévient du sujet principal. Ces commentaires sont un trésor d'idées disparates sur différents aspects de la société française que tout le monde peut s'approprier et ajuster à sa guise.

P.-S.: en l'occurrence dans le sujet qui occupe Marchenoir et moi, il y a malgré une concordance globale des vues une différence marquée dans le positionnement que chacun prend qui a son importance ; cette confrontation des points permets en plus à chacun de préciser d'autres aspects intéressants de sa vision.

Robert Marchenoir

@ Jean sans Terre | 16 août 2020 à 17:08

Eh bien ! voyez que nous sommes parfaitement d'accord.

Quant aux autres mystérieux "a priori si peu fondés" que vous me reprochez, sans toutefois les nommer, je vois mal ce qui empêcherait les tiers contradicteurs auxquels vous faites allusion de les réfuter.

À moins que ce que vous me reprochiez, en réalité, soit justement qu'ils sont trop bien fondés, et donc irréfutables.

herman kerhost

@ Jean sans Terre
"...ce qui suppose de disserter, c'est-à-dire de consacrer un temps et une application énormes pour bien vous répondre, ce qui dépasse les prétentions de la plupart des intervenants et même leurs souhaits. Dans cette réponse que je vous fais, je vais essayer de donner mon point de vue sur les points principaux que vous avez abordés."

Mais il n'y a aucun besoin de répondre, Jean. Aucun. D'ailleurs, vous êtes à peu près d'accord avec Robert sur le sujet. Pourquoi donc nous offrir ce long commentaire inutile ? On s'en fiche de votre "point de vue sur les points abordés", du moment que vous les approuvez.

Plus personne ne sait finir une discussion sur ce blog. Qui n'est pas un forum, encore une fois.

F68.10

@ Aliocha
"Vous ne répondez évidemment pas sur la définition, mais sur les coupes que vous y faites, éludant ce qui ne vous arrange pas."

Les "coupes" en question montrent des limites rédhibitoires de votre "définition". C'est vous qui ne répondez pas à cela.

"...donner aux individus la capacité de choisir en connaissance de cause et d'admettre alors d'assumer les conséquences de leur choix..."

Eh bien non. Si cela, c'est l'éducation, on peut mettre aux orties l'essentiel des connaissances fondamentales pour la concentrer sur votre catéchisme de la responsabilité et du libre arbitre. On peut aussi ouvrir des écoles coraniques, tant qu'on y est, où on enseignerait que deux anges nous surveillent sur nos épaules, chacun rédigeant des livres sur notre vie, consignant nos bonnes et mauvaises actions, livres qui seront pesés le jour du jugement dernier... L'instruction, et non l'éducation, est censée favoriser l'acquisition de connaissances, et n'est pas censée être un substitut aux directeurs de conscience.

Les gens n'ont pas besoin d'être "éduqués" à assumer les conséquences de leurs choix. La réalité s'en charge très bien. Le rôle de l'instruction est de transmettre des connaissances et de favoriser le renouvellement des capacités intellectuelles de notre société, dans tous les domaines. Le reste, c'est du parascolaire...

"Voilà un dressage en règle, vous l'admettrez, et je suggère que vous soumettiez vos refus de la notion de respect à cette racaille de Blanquer, peut-être arrivera-t-il à vous faire entendre que la sacralité qui ne fonctionne plus est le fondement de vos mouvements vengeurs réciproques qui motivent votre démarche, expliquant le refus que vous avez de la rhétorique simple du respect d'autrui accessible à tous du fondement démocratique ainsi que votre comportement élitiste et méprisant, que mes innombrables réponses à vos admonestations sectaires ne font à chaque fois un peu plus, que démontrer."

Mon "sectarisme élitiste" a effectivement pour soubassement un large refus de notions farfelues de sacralité par lesquelles ont fait passer des vessies pour des lanternes à de larges segments de la société. Blanquer, d'ailleurs, en mettant en place un conseil scientifique de l'éducation nationale semble chercher des appuis pour pousser le pragmatisme dans le domaine éducatif, en s'éloignant des vaches sacrées telles le pédagogisme qui a fait la preuve de son inanité idéologique. Qu'il fasse le coup de poing avec des notions telles que le respect, cela fait joli dans les chaumières. C'est de la com'. Ce n'est donc rien de critiquable au sens de l'action politique, mais sûrement pas un alibi pour votre idéologie. Que vous la caliez sur Blanquer pour lui apporter de la crédibilité, c'est votre problème, mais ce n'est pas crédible de vous réclamer de lui autrement que par jeu rhétorique.

"Je suis néanmoins heureux de remarquer que vous dénoncez avec Girard ce sacré qui ne fonctionne plus car il a été dévoilé par le texte chrétien"

Et bla bla bla bla bla bla... Cela n'a rien de girardien. C'est simplement qu'il est impossible de baser des discussions logiques et rationnelles sur des dogmes que vous ne cessez de vouloir faire passer en contrebande dans votre discours lénifiant.

"et vous invite démocratiquement à cette réflexion commune permettant l'invention de structures transcendantes qui permettraient de réguler nos agressivités naturelles dans le respect de chacun. Vous êtes le bienvenu."

Bullshit. "Invention de structures transcendantes"... Cela s'invente maintenant, la "transcendance" ? Faites-moi rire... S'il faut l'inventer comme un vulgaire avion, c'est qu'il ne s'agit en rien de quoi que ce soit de caché depuis la fondation du monde... J'admire votre art de vous tirer dans le pied.

Jean sans Terre

@ Robert Marchenoir

Vos arguments sont le plus souvent pertinents. Mais il est incroyablement difficile de débattre avec vous tant vous êtes d'une exhaustivité sans commune mesure. Chaque idée vaut un paragraphe qu'il faudrait rendre cohérent avec l'ensemble ; ce qui suppose de disserter, c'est-à-dire de consacrer un temps et une application énormes pour bien vous répondre, ce qui dépasse les prétentions de la plupart des intervenants et même leurs souhaits. Dans cette réponse que je vous fais, je vais essayer de donner mon point de vue sur les points principaux que vous avez abordés.

""Ce n'est pas l'État qui paie, mais dans le cas présent le travailleur pauvre."
"Non, c'est tout le monde. Le travailleur pauvre, en fait, paie plutôt moins que les autres, puisque le Smic est pratiquement exonéré de cotisations sociales, désormais. Ce qui, d'ailleurs, condamne une grande part des salariés à végéter au Smic. Les riches paient une part tout à fait disproportionnée des impôts."

Vous avez raison dans l'absolu. Le travailleur à hauts revenus paie très largement le plus. J'ai cité le travailleur pauvre pour la raison que c'est lui qui en est le plus affecté. On spoliera à outrance le salarié des classes supérieures mais lui ne perdra pas son emploi, il ne perdra qu'une part conséquente de ses revenus. Le salarié pauvre perdra, lui, son emploi ou, au moins, le peu d'excédents qui lui aurait permis l'épargne ou plus de loisirs.

"Cela suggère que les travailleurs riches sentent des pieds. Il convient, au contraire, de faire l'éloge des riches et de la richesse. "

Vous avez encore raison. Quand le riche fuit, les capitaux fuient. Sans une concentration des capitaux, point d'investissements. L'Europe et l'Amérique ont montré au monde, qui les ont imités après, les bienfaits du capitalisme. Le capitalisme a permis un formidable accroissement des richesses pour tout le monde, malgré de grandes disparités, et a extrait une part considérable de l'humanité de sa condition misérable. C'est encore ce qu'aujourd'hui fait le capitalisme en Asie en permettant à des centaines de millions de personnes d'accéder à un niveau de revenus et une espérance de vie tout à fait inenvisageables par le passé.
Par un ressentiment généralisé, entretenu par l'idéologie diffusée partout dans les médias et à l'école, le riche est soupçonné. Nécessairement, il vole le pauvre. La fausseté de cette idée demanderait un trop long développement que je ne ferai pas ici.
Ceci dit, les riches ont déjà transféré leurs capitaux et ils ont eu bien raison. Ceux qu'on appelle riches désormais sont la classe moyenne supérieure. Ce qui est par ailleurs également regrettable est que les futurs riches, ceux qui ne disposent pas de capitaux physiques mais qui disposent des capitaux intellectuels et culturels, fuient également. Ils ont également bien raison.

"Faute de quoi, vous promouvez la pauvreté. Et le socialisme, bien entendu."

Pour amuser le lecteur, on peut concéder une chose au socialisme: il promeut efficacement l'égalité. L'égalité pour tous, oui, mais dans la misère.

"La baisse de la dépense publique est bien l'une des pierres de touche de la politique, comme l'attitude à l'égard de l'immigration. Êtes-vous, oui ou non, pour sa baisse significative, globale, sans finasseries ni conditions ?"

Incontestablement oui. Toutefois, avant de s'en prendre aux pauvres ou aux classes moyennes (dépenses de santé, retraites, allocations chômage, allocations familiales, etc.), il me paraît tout à fait possible de supprimer toutes sortes de foyers dispendieux et inutiles. C'est à cela qu'un pouvoir législatif et exécutif juste devrait s'employer. Les ressources dégagées devraient combiner une baisse globale de la dépense publique, une hausse des bas revenus, un allègement de la fiscalité particulièrement sur le travail (par exemple les impôts de production qui sont considérables en France). Dans un deuxième temps, et après que les premiers effets de cette baisse ont pu être observés par l'ensemble de la collectivité, s'appliquer à casser les monopoles d'Etat sur des pans entiers de l'économie (transports, sécurité sociale, instruction publique, etc.). À chaque fois, en se débrouillant pour permettre aux citoyens de choisir entre l'offre publique et l'offre privée et en mettant en évidence pour le citoyen l'avantage d'une plus grande liberté.

"Au contraire : il faudrait "stopper la casse des services publics" qui "disparaissent de nos campagnes" !"

C'est effectivement la crainte des classes populaires. La plupart du temps une baisse des services publics n'est accompagnée d'aucune amélioration mais plutôt d'une dégradation du niveau de vie. On peut comprendre cette légitime appréhension, tout comme on peut comprendre l'attachement de la population aux services publics. L'idée des services publics n'est absolument pas antinomique d'une vision libérale de la société. Un peuple peut faire librement le choix d'un haut niveau de services publics qui aura un coût qui se traduira en impôts. L'erreur fondamentale est de supposer qu'un bon service public devrait nécessairement être un service délivré par l'État. L'État est un très mauvais dispensateur de services. Il agit partout monopolistiquement. Dès lors, il n'est jamais concurrencé ni obligé de rendre un service de qualité. On le voit encore partout: sécurité sociale, école, transports, etc.

Prenons un exemple. La téléphonie par le passé était un service public très onéreux. Puis vint une première libéralisation avec trois opérateurs. La concurrence n'étant point suffisante, les prix étaient parmi les plus élevés d'Europe. Vint l'opérateur Free, depuis les services et les prix sont parmi les meilleurs d'Europe. Observons à la place une situation quasi monopolistique: le transport ferroviaire du public. Un seul opérateur, un trou financier sans fond, des services déplorables, etc. C'est pareil pour la sécurité sociale. Comment font les Suisses ? Sont-ils moins bien ou mieux assurés pour un prix plus élevé ou moins élevé ? C'est pareil pour l'enseignement avec une école publique quasi monopolistique et un enseignement qui ne cesse de se dégrader à un coût parmi les plus élevés du monde. Il faut libéraliser tout cela et nous verrions des écoles de qualité éclore un peu partout, même aux endroits où il n'en existe actuellement pas. Nous verrions par ailleurs également l'ascenseur social se reconstituer, ce qui abaisserait aussitôt la hargne sociale contre les puissants et les riches.

"Mais bien sûr, chacun entend par là qu'il faut réduire ses impôts à lui, diminuer les gaspillages des autres, faire pencher la balance de la "justice sociale" en sa faveur"

Nous autres Français n'avons pas encore abandonné les modes de fonctionnement féodaux, notamment quand le Prince était le grand dispensateur de privilèges.
"Tout français désire bénéficier d'un ou plusieurs privilèges. C'est sa façon d'affirmer sa passion pour l'égalité" – de Gaulle.
Et tout Français dispose vraiment de son ou de ses privilèges. Prenons l'exemple des retraites. Quand un retraité moyen dispose d'une retraite qui dépasse le revenu moyen d'un actif depuis ses soixante ans et pendant vingt-cinq ou trente ans, il dispose d'un privilège car jamais il n'a cotisé autant qu'il a reçu. Je fais de la provocation (pour les lecteurs anciens qui auraient la patience de nous lire). Ce n'est pas systématiquement comme cela mais cela l'est souvent. On pourrait prendre des exemples de ce type dans tous les domaines. Une façon de nous défaire de ce fâcheux penchant serait de marteler depuis le plus jeune âge aux enfants que disposer d'un privilège indu est honteux et montrer moult exemples de privilège.

"Votre argument porte exclusivement sur l'immigration. Le mien porte sur l'immigration et la dépense publique."

Mes préoccupations sont bien plus globales que je ne le montre à penser. Toutefois, il est des priorités. Un pays peut se relever de presque tout: guerres, crises économiques, défauts sur sa dette, et l'histoire dispose à profusion de tels exemples. Néanmoins, aucun pays ne se remet d'un remplacement de sa population. Or, c'est ce qui survient pour la France et d'ailleurs pour une partie de l'Europe aussi. Et l'exemple de la Reconquista espagnole est trompeur. Les Espagnols se sont peu mêlés à leur envahisseur et c'est pourquoi ils purent après des siècles s'en défaire. Et c'est pourquoi j'en fais une obsession. Je vois dans le remplacement de la population indigène la disparition de l'ancestrale civilisation française. Tous les autres problèmes me paraissent en comparaison secondaires.

"Le mythe qu'il convient de démolir, c'est celui entretenu par le Rassemblement national : celui selon lequel il serait possible de faire le socialisme dans un seul pays, comme en URSS."

Je n'ai de cesse d'exprimer que le RN est le premier parti d'extrême gauche. C'est un socialisme. Et tout socialisme échoue. S'il était au pouvoir, il précipiterait la chute économique du pays. Sur le plan de l'immigration, je doute qu'il ne soit autrement qu'impuissant tant sa chef craint d'être accusée de racisme. À sa décharge, il est actuellement le seul parti politique à aborder le problème migratoire et le problème de conflit civilisationnel. Il doit être loué pour cela. Je voterai pour lui malgré ses immenses travers. On se remet du socialisme, de la guerre, de la misère, pas d'un changement de peuple.

En conclusion, Monsieur, à ces trop longues observations, j'ai voulu par politesse répondre à vos observations principales dans un souci de débat et de clarté. Cela m'a pris beaucoup de temps. Je suis peu satisfait de ma production malgré le temps consacré. Certains paragraphes ont été rédigés trop hâtivement. J'en sais les faiblesses. J'aurais voulu pouvoir le faire lors de nos échanges sur l'hydroxychloroquine. Je n'avais alors pas le temps. Je suis actuellement en vacances. Je dispose d'un peu plus de temps. Ce ne sera pas toujours le cas et je ne pourrai pas toujours rendre la politesse de vos observations que j'apprécie ordinairement. Vous avez un souci de justesse et de rationalité comme le fait observer F68.10. Mais souvent vous mêlez remarques pertinentes avec des a priori si peu fondés et dans une telle profusion que bien mal en prennent vos contradicteurs qui ne disposent pas d'un loisir aussi étendu que le vôtre. D'où leur exaspération. C'est le défaut principal que je vois à vos commentaires même si, je le répète, il est plus que compensé par l'intérêt qu'il y a à vous lire.

Aliocha

@ F68.10

Vous ne répondez évidemment pas sur la définition, mais sur les coupes que vous y faites, éludant ce qui ne vous arrange pas.
Je vais donc être pédagogue avec le professeur des élisions en répétant ma définition de l'éducation :

...donner aux individus la capacité de choisir en connaissance de cause et d'admettre alors d'assumer les conséquences de leur choix...

Voilà un dressage en règle, vous l'admettrez, et je suggère que vous soumettiez vos refus de la notion de respect à cette racaille de Blanquer, peut-être arrivera-t-il à vous faire entendre que la sacralité qui ne fonctionne plus est le fondement de vos mouvements vengeurs réciproques qui motivent votre démarche, expliquant le refus que vous avez de la rhétorique simple du respect d'autrui accessible à tous du fondement démocratique ainsi que votre comportement élitiste et méprisant, que mes innombrables réponses à vos admonestations sectaires ne font à chaque fois un peu plus, que démontrer.

Je suis néanmoins heureux de remarquer que vous dénoncez avec Girard ce sacré qui ne fonctionne plus car il a été dévoilé par le texte chrétien, et vous invite démocratiquement à cette réflexion commune permettant l'invention de structures transcendantes qui permettraient de réguler nos agressivités naturelles dans le respect de chacun.
Vous êtes le bienvenu.

Robert Marchenoir

@ Jean sans Terre | 15 août 2020 à 22:23

En fait, c'est à dessein que j'utilise le terme de dépense publique. Parce qu'il désigne le remède, le seul.

L'alternative consiste à dire qu'il faut baisser les impôts, réduire les cotisations sociales, diminuer les gaspillages, faire régner la justice sociale... Mais bien sûr, chacun entend par là qu'il faut réduire ses impôts à lui, diminuer les gaspillages des autres, faire pencher la balance de la "justice sociale" en sa faveur, sans le moindrement porter atteinte au sacro-saint "service public" et au jet bienfaisant d'argent gratuit des autres qui lui dégouline sur la tête.

Au contraire : il faudrait "stopper la casse des services publics" qui "disparaissent de nos campagnes" !

Vous remarquerez que tout le monde formule une partie des revendications du second paragraphe, mais que personne, ou presque, ne réclame la baisse des dépenses publiques. C'est pourquoi je le fais.

"Ce n'est pas l'État qui paie, mais dans le cas présent le travailleur pauvre."

Non, c'est tout le monde. Le travailleur pauvre, en fait, paie plutôt moins que les autres, puisque le Smic est pratiquement exonéré de cotisations sociales, désormais. Ce qui, d'ailleurs, condamne une grande part des salariés à végéter au Smic. Les riches paient une part tout à fait disproportionnée des impôts.

"S'il est dit : imaginez combien de travailleurs pauvres ont perdu leur travail pour faire vivre sur notre sol cette famille d'étrangers [...]."

Cela suggère que les travailleurs riches sentent des pieds. Il convient, au contraire, de faire l'éloge des riches et de la richesse. Faute de quoi, vous promouvez la pauvreté. Et le socialisme, bien entendu.

La baisse de la dépense publique est bien l'une des pierres de touche de la politique, comme l'attitude à l'égard de l'immigration. Êtes-vous, oui ou non, pour sa baisse significative, globale, sans finasseries ni conditions ?

Voilà la question à laquelle chacun doit répondre, pour clarifier sa position. Si cette question avait été inlassablement posée par les médias, cela nous aurait évité, par exemple, le pénible épisode des Gilets jaunes.

Lesquels ont fait semblant, dans un premier temps, de réclamer une diminution du poids de l'État. Il n'a pas fallu bien longtemps pour se rendre compte qu'ils demandaient exactement l'inverse. Et c'est, d'ailleurs, ce qu'ils ont obtenu, et qui a permis de mettre fin au mouvement.

Votre argument porte exclusivement sur l'immigration. Le mien porte sur l'immigration et la dépense publique.

Le mythe qu'il convient de démolir, c'est celui entretenu par le Rassemblement national : celui selon lequel il serait possible de faire le socialisme dans un seul pays, comme en URSS.

Pourvu qu'on mette fin à l'immigration, on pourrait continuer à se goberger dans la dépense publique. Beaucoup trop de gens pensent cela, et c'est bien cette illusion qu'il convient de démolir. Tout de suite. Sans finasser.

Sans faire croire aux gens qu'à condition qu'on mette les Arabes et les Noirs à la porte, alors on pourrait continuer à taper dans la caisse des "petites lignes de la SNCF", des congés-maladie de complaisance, des "postes à la mairie" pour la cousine, de la retraite à 60 ans, bien sûr, et même, selon les revendications les plus récentes à l'extrême droite, en établissant des épiceries d'État aux prix de Carrefour dans le moindre village.

Exilé

@ Pattou
« ...ce sont les générations suivantes qui ont et posent encore beaucoup de problèmes, pourquoi ? »

Peut-être faut-il voir là la résultante d'un travail de sape de type gramsciste mené par certains médias, certaines organisations abusivement dites antiracistes, certains milieux faussement culturels, sans oublier l'Ednat, qui ont tout fait en ayant jeté de l'huile sur le feu pour les convaincre qu'ils étaient de nouveaux damnés de la Terre victimes des méchants Français.

F68.10

@ Aliocha
"Passons sur les élisions des citations que vous faites de mes propos qui ne servent qu'à réduire et rabaisser, traiter de dressage ma définition de l'éducation en est l'exemple probant, vous nous faites là du Elusen."

Je vous rappelle vos propos:

"L'exercice de l'autorité, si on sait démocratiquement intégrer cette borne au dispositif, ne dépend alors que de l'éducation des individus" -- Aliocha

C'est vous qui conditionnez explicitement l'exercice de l'autorité à de l'éducation. Il s'agit donc bien d'éduquer les individus de manière à ce qu'ils respectent l'autorité. Qu'on respecte l'autorité, rien d'intrinsèquement négatif. Qu'on éduque -- je préfère le verbe "instruire" -- rien d'intrinsèquement négatif. Qu'on fasse le lien entre éducation et autorité comme vous le faites, et je pense que le terme "dressage" est mérité. Il est peut-être rhétoriquement excessif, mais il ne me paraît pas trahir vos propos. À vous de détailler davantage votre position pour en lever les ambiguïtés.

"Il n'est donc pas étonnant que vous n'admettiez pas par ailleurs ma définition de l’État démocratique, n'en admettant pas sa fonction de représentation législative de toutes les tendances de la société"

Que l'Etat représente législativement toutes les tendances de la société, c'est démenti par la pratique française, et en règle générale, c'est difficile, voire techniquement impossible. C'est, par contre, effectivement une représentation qui assume le pouvoir législatif, et il y aurait beaucoup à redire sur ce concept de représentation. Toutefois, votre proposition n'est pas celle-ci, mais bien une identification de l'Etat et de la société. Vous affirmiez que l'Etat représente la société, une assertion bien plus forte que celle qui affirme qu'une représentation de la société détient, sur le papier, le pouvoir législatif. Bien bien bien plus forte, et c'est bien ce que je vous ferais remarquer... Il se trouve d'ailleurs qu'Elusen, puisque nous en sommes à le mentionner, faisait le même type de raccourci mental.

"qui doivent aboutir à l'élaboration d'un consensus autour des principes fondamentaux si bien décrits dans le préambule suisse, cet équilibre fragile entre force et faiblesse, entre la liberté et l'usage qu'on en fait, fort simplement formulé dans ce texte."

Non. Le législatif serait effectivement censé, dans l'abstrait, élaborer un consensus. Mais les principes fondamentaux devraient toujours être du domaine du révisable et du critiquable. Vous évacuez ce dernier point, ce qui n'est guère étonnant ; j'ai effectivement précédemment décrit votre personnalité comme celle d'une personne qui ne tolère pas ou difficilement qu'autrui ne souscrive pas aux divers principes, axiomes, fondements et autres transcendantales billevesées que vous lui présentez. Il vous faut de l'indiscutable et du sacré autour duquel réunir les hommes et imposer votre forme d'idolâtrie. Vous n'aurez jamais mon assentiment sur ce point. Inutile d'agiter devant moi le préambule suisse ou les tables de la loi.

"Il est édifiant à ce titre que vous traitiez d'obsession l'expression de nos valeurs fondamentales, donnant crédit à l'époux divorcé de Blandine qui aurait oublié son baptême, et se livre alors à l'ensauvagement, voulant jeter les infidèles à la mer et enfermer les fous."

Je ne vois pas qui est Blandine...

C'est vous qui êtes obsédé par ces valeurs "fondamentales". Il n'y a pas de valeurs "fondamentales" qui tiennent d'elles-mêmes comme axiomatiquement évidentes. Même si vous prenez les droits de l'homme et que vous vous placez dans le camp des progressistes, il est tout à fait possible, comme le fait Peter Singer, un des plus importants philosophes moraux contemporains, de les rejeter comme incohérents. Ils n'ont pas de caractère axiomatique ou fondamental, et aucun des fondements que vous nous présentez comme indiscutables n'arrivera à se fonder dans une forme d'évidence relevant du sacré. Aucun. Absolument aucun.

"Il est tout à fait piquant que vous cautionniez ici ce qui vous a discriminé par ailleurs, mais pour comprendre cela, il faudrait avoir intégré la théorie mimétique et s'être libéré de ses propres obsessions."

Vous ne comprenez absolument pas que votre propos relève de l'ignorance... Ce qui m'a "discriminé" (joli mot pour parler de torture pour des prunes), c'est bien la sacralisation des concepts de soin et de santé. Vous ne souhaitez absolument pas désacraliser ce type de choses, et au contraire, vos injonctions à fonder le droit, l'économie, la politique et à peu près tout dans le soin aux plus faibles, telles que vous les formulez, s'inscrivent dans cette tendance à la sacralisation.

"Il est donc absolument nécessaire de vous renvoyer au CP avec Clovis pour rattraper ce qui apparemment n'a pas été intégré dans votre cursus, le quatrième volet du programme de Blanquer, respecter autrui"

Je pense effectivement que ce n'est pas le rôle de l'école d'apprendre à respecter autrui. Elle devrait tout autant apprendre que les idées ne sont pas nécessairement respectables, que les individus parfois ne sont pas plus respectables, et qu'un Etat démocratique dépend non d'un concept inconditionnel de respect, mais bien de la confrontation des idées, confrontation qui ne doit pas être inhibée par des injonctions au respect dignes des plus stupides racailles.

L'école doit par contre donner les moyens de vivre en société. Concept différent de celui de respect inconditionnel. Ce qui inclut donc des concepts comme la courtoisie, le sens de l'équité et d'autres menus détails.

"malgré vos humiliations, on continue tout simplement d'être ce qu'on est, en tentant, maladroitement sûrement, de l'exprimer, n'obtenant que mépris d'Ancien Régime en réponse à ces tentatives de conciliation. J'ai bien peur, si vous ne savez faire cet effort de rattrapage, de devoir conclure que vous ne voudriez pas de la démocratie."

Mais bien sûr, Poil de Carotte. Nous confrontons simplement des arguments. Ce n'est donc pas là une question de "conciliation". Quand on confronte des idées, nous ne sommes pas dans la conciliation d'intérêts divergents. On ne discrimine pas le vrai du faux de la même manière qu'on répartit du pognon de manière clientéliste entre différentes associations de quartier. Ce n'est pas le même exercice, et dans cet exercice, vous n'êtes nullement discriminé et avez tout loisir de vous opposer avec des arguments et votre talent rhétorique. C'est justement là un des "fondements" du concept de démocratie. Je suis vraiment navré de devoir vous l'expliquer sur un ton aussi professoral...

Aliocha

@ F68.10

Passons sur les élisions des citations que vous faites de mes propos qui ne servent qu'à réduire et rabaisser, traiter de dressage ma définition de l'éducation en est l'exemple probant, vous nous faites là du Elusen.

Il n'est donc pas étonnant que vous n'admettiez pas par ailleurs ma définition de l’État démocratique, n'en admettant pas sa fonction de représentation législative de toutes les tendances de la société, qui doivent aboutir à l'élaboration d'un consensus autour des principes fondamentaux si bien décrits dans le préambule suisse, cet équilibre fragile entre force et faiblesse, entre la liberté et l'usage qu'on en fait, fort simplement formulé dans ce texte.

Il est édifiant à ce titre que vous traitiez d'obsession l'expression de nos valeurs fondamentales, donnant crédit à l'époux divorcé de Blandine qui aurait oublié son baptême, et se livre alors à l'ensauvagement, voulant jeter les infidèles à la mer et enfermer les fous.

Il est tout à fait piquant que vous cautionniez ici ce qui vous a discriminé par ailleurs, mais pour comprendre cela, il faudrait avoir intégré la théorie mimétique et s'être libéré de ses propres obsessions.

Il est donc absolument nécessaire de vous renvoyer au CP avec Clovis pour rattraper ce qui apparemment n'a pas été intégré dans votre cursus, le quatrième volet du programme de Blanquer, respecter autrui, lire, écrire et compter ne suffisant pas à garantir, vous nous le démontrez avec constance, la démocratie, ne pouvant vous empêcher, alors que malgré vos humiliations, on continue tout simplement d'être ce qu'on est, en tentant, maladroitement sûrement, de l'exprimer, n'obtenant que mépris d'Ancien Régime en réponse à ces tentatives de conciliation.
J'ai bien peur, si vous ne savez faire cet effort de rattrapage, de devoir conclure que vous ne voudriez pas de la démocratie.

Xilang

Demander à toutes ces personnes bien-pensantes et défendant ces malfrats (quelles que soient leurs origines) d'envoyer leurs filles ou conjointes dans les zones de non droit, seules sans protection...
D´ouvrir leur fortune personnelle et de les accueillir dans leurs propriétés...
Et non de puiser dans les impôts de personnes qui ne veulent pas de cette situation pour payer et regarder ce triste spectacle que nous offre le pays.
Nous vivons un négatif de notre honneur et finirons par être la risée de beaucoup de pays étrangers.
Quant à brader nos valeurs, c’est déjà fait par des politiques.
Je pense que les écrits de Monsieur de Gaulle devraient être brûlés, quand il parle d´immigration.

Jean sans Terre

@ Robert Marchenoir

Voyons ! Je n'ignore pas que vous sachiez que les deux termes sont identiques. Il n'y a que ceux qui croient à la possibilité de la planification de la société, c'est-à-dire tous ceux qui de près ou de loin donnent du crédit au socialisme qui ne le reconnaissent pas. Nous sommes donc d'accord sur le fond, moins sur la forme.

Le terme "dépenses publiques" est peu évocateur et abstrait. Il n'évoque rien ou peu aux citoyens. On ne dit pas qui paye, quand et combien. On laisse entendre que personne ne paie. "c'est l'État qui paie", selon le fameux mot de François Hollande. Justement non, ce n'est pas l'État qui paie, mais dans le cas présent le travailleur pauvre. La branche famille est financée en majorité par les cotisations patronales ; ce qui revient à dire qu'elle est une ponction faite sur le salaire. L'autre ressource principale mais dans une moindre mesure est la CSG. Qui comprend cela lorsque vous évoquez le terme de "dépenses publiques" ? Je ne serais pas surpris si moins d'une personne sur dix l'entendait. Par contre, s'il est dit: "Imaginez combien de travailleurs pauvres ont perdu leur travail pour faire vivre sur notre sol cette famille d'étrangers", tout de suite la chose est plus frappante. Et si l'interlocuteur en doutait, il suffirait de chiffrer grossièrement le coût en termes d'allocations familiales, d'aides au logement puis de le rapporter à la fraction du revenu du salarié pauvre et enfin de mesurer le nombre de salariés pauvres cotisant, c'est-à-dire réduisant leurs revenus tout en augmentant le coût salarial de production.

Or le travail non qualifié souffre d'abord de la concurrence internationale. Le coût du salaire est un des principaux facteurs de manque de compétitivité. Peu à peu, les choses s'éclaircissent et on comprend mieux une des raisons de la quasi-impossibilité de rapatrier certains types d'industrie. Et encore, dans ce raccourci déductif, il n'a pas été fait mention du coût de cette famille en termes de dépenses scolaires ou de santé.

C'est étrange comme cette histoire me rappelle l'histoire de la famille Traoré dont le patriarche polygame, également d'origine malienne, a épousé quatre femmes, deux françaises et deux maliennes, et conçu dix-sept enfants, français, qui ont généré un fantastique retour sur investissements pour notre si humaniste et solidaire pays au détriment du malheureux travailleur peu qualifié (si du moins celui-ci a encore un travail), solidaire malgré lui.

Nic

Merci M. Bilger pour ce billet. Je n'ai rien à y ajouter ou à retrancher. Il est parfait !

Clovis

@ F68.10 | 15 août 2020 à 12:36

Merci pour votre participation à ces échanges où vous avez démasqué les deux principaux intervenants qui sont en réalité à l'opposé l'un de l'autre, chacun s'écoutant parler.

Merci également pour vos entractes composés de petits films diffusés sur YouTube.

F68.10

@ Clovis
"Faut-il enfermer Lodi, Aliocha et Ange LERUAS dans un laboratoire expérimental de recherche œuvrant sur l'origine du monde, ses causes et ses effets ?"

Aliocha a un problème de fond: il ne peut vivre dans un monde où autrui ne se met pas d'accord avec lui sur des principes fondamentaux. Des trucs qu'il appelle "transcendant". C'est un cas extrême d'un phénomène qui n'est pas rare, et qui a même tendance à relever de la norme.

Lodi n'est pas une personne particulièrement problématique. On peut le critiquer sur la forme que prennent ses propos. Mais sur le fond, il n'est pas insensible à la notion de critique et d'argumentation.

Ange LERUAS semble avoir quelques angles morts dans sa réflexion sur l'économie. Pas de quoi fouetter un chat.

Je ne crois pas qu'en l'état vos propositions d'expérimentation scientifique obtiendraient l'aval d'un comité d'éthique.

"Car ils nous offrent un beau mélange des pensées délirantes de la psychanalyse et de l'économie politique, avec pour référence un psychopathe pervers : Monsieur Macron, et un invité surprise, F68.10."

Le référentiel psychanalytique semble assez absent des propos des intervenants que vous citez. Quant à Macron, il n'y a rien de particulièrement délirant ni "pervers" dans le positionnement de cet homme.

Quant au vocable de "psychopathie", ce à quoi vous faites référence n'est pas assez limpide. À chaque attaque personnelle sur le président français, je me dis que ce pays bénéficierait d'un pouvoir politique moins personnalisé, cela permettrait de recadrer le débat sur le contenu politique et non pas la psychopathologie "clinique" de nos hommes politiques, pour de simples raisons de clarté du débat public.

Pour une analyse de ma personne, vous pouvez vous référer aux propos pleins de sagesse de breizmabro.

Robert Marchenoir

@ Jean sans Terre | 15 août 2020 à 00:47
"Cet exemple est frappant. Je n'aurais pas dit toutefois comme vous. Je n'aurais pas évalué les choses en termes de dépenses publiques. Depuis Hollande, on le sait: 'cela ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie'. J'aurais plutôt dit : 'imaginez combien d'employés peu qualifiés ont perdu leur travail pour faire vivre sur notre sol ces étrangers'."

C'est la même chose. Je l'ai d'ailleurs déjà dit, après d'innombrables personnes bien plus qualifiées que moi. Je ne peux pas passer mon temps à réexpliquer les vices d'une dépense publique excessive.

Jean sans Terre

@ Jules Renard
"Pourquoi assimiler ethnie et délinquance ? […] Il y a un diptyque pourtant qui fonctionne bien et depuis longtemps malheureusement : pauvreté et délinquance. Et qui sont les plus pauvres en France ?"

Vous commettez l'erreur de lier causalement la pauvreté à la délinquance. De nombreux travaux en ont montré la fausseté. Vous trouverez quelques exemples dans le lien suivant :
https://www.institutpourlajustice.org/content/2017/12/Pauvret%C3%A9-et-d%C3%A9linquance.pdf

Ange LERUAS

@ F68 10
@ Aliocha

Il y a dans nos discours respectifs peu de différences le fond.
Bien entendu que le rappel à l'ordre ne peut être que le rappel à la réalité et non à celui de principes qui ne seraient pas réalistes.
Bien sûr qu'il est nécessaire de s'entendre sur la signification que chacun donne aux mots, car actuellement, dans notre lexique économique, trop de signifiants sont peu significatifs de leurs signifiés.

C'est pourquoi il faut s’entendre sur ces mots et se poser quelquefois la question si l'Assemblée nationale est l'expression de notre société, si la démocratie se réduit à la majorité qui est le résultat de règles de mathématiques qui dépendent du nombre de candidats, y compris pour la présidentielle où le nombre de candidats au premier tour influe sur le second. La votation à 51 % est-elle le reflet de la démocratie ?

C'est pour cela que le quasi-consensus est préférable à la majorité qui n'existe pas chez nous puisqu'elle est toujours relative par rapport à notre population.

Quant aux mots - profit - il faut là encore s'entendre sur la connotation qu'on lui donne : et il y ainsi des mots qui, du fait de leur connotation, doivent être sortis du débat économique. Donc au lieu de parler de profit, préférer l'iniquité de rétribution, exactement dans la valeur ajoutée qui détermine la rétribution du ''profiteur'' vis-à-vis de son effort à produire les besoins des autres.

Nous ne devrions plus nous poser la question du choix économique socialiste ou capitalisme, qui sont des choix idéologiques, si nous suivons le principe de Von Mises puisque l'économie doit être celle dont notre vie sociétale à besoin. C'est-à-dire écrire les équations nécessaires pour que nous sachions
> produire un maximum de besoins NECESSAIRES et UTILES à la vie en société nationale.
> se partager ces besoins, produits pour tous, entre nous, suivant les deux partages que nous faisons déjà au présent sans que cela ne soit dit : le partage entre actifs et inactifs suivi du partage en usage, familial, mutuel ou collectif.

En ce sens ce qu'Adam Smith résume, en ces mots, « le travail annuel d'une nation est le fonds primitif qui fournit à la consommation annuelle d'une nation toutes les choses nécessaires et commodes à la vie ; et ces choses sont toujours, ou le produit immédiat de ce travail, ou achetées aux autres nations avec ce produit », nous est bien utile dans notre démarche de recherche de consensus, cela enlève toute idée d'autarcie. D'autant que nous aurons la rigueur de bien différencier
> la production nationale de la
> la consommation nationale.

L'écart de vision sur notre société, entre nous, se limite à nos pensées qui restent quelque peu idéologiques chez nous. C'est pour cela l'Alvin Toffler nous dit : les analphabètes du XXIe siècle ne seront pas ceux qui ne savent ni lire, ni écrire, mais ceux qui ne sauront pas apprendre, désapprendre et réapprendre. Alors suivons son conseil si nous ne voulons pas être de ces analphabètes.

Cela commence par le débat sur un socle commun tant désiré par Confucius. Débat où la critique est essentielle si elle est argumentée. C'est ce que fait F68.10. Et cette argumentation permet alors une critique constructive.
Pour ce qui est de ''l'autarcie est un délire'', ce qui est vrai : j'ai déjà répondu que ce n'était pas mes propos puisque je différencie production nationale de consommation nationale.

De même il est certain que le rappel au principe est un rappel à la réalité, il est vrai que l’État est incapable de remplir son rôle parce que sa vision sur la monnaie reste celle de l'Antiquité, celle d'Aristote, alors que notre organisation sociétale a fortement changé au XXe siècle. Il nous faut donc redéfinir la fonction de la monnaie pour qu'elle soit contemporaine à notre vie sociétale d’aujourd’hui où la consommation nationale est notre bien commun.

Certes il y a aussi l'investissement qui n'est pas une consommation, seul l'amortissement est à considérer comme consommation puisque inclus dans le prix des consommations. Effectivement il est important de bien définir les mots que nous employons mais surtout différencier les domaines où chacun des mots s'applique de ceux où il ne s'applique pas.

Cela, à propos de l'investissement, peut faire consensus si nous savons différencier les trois domaines de l'économie,
> l’économie active, celle où la production (le fruit du travail) devient consommation
> l'économie passive, celle des patrimoines où effectivement des productions de l'économie active peuvent se retrouver et ce sont alors des investissements
> l'épargne ou la monnaie est stockée dans des porte-monnaie pour ne jamais sortir de cette épargne mais, passer d'un porte-monnaie à l'autre à chaque fois qu'un patrimoine, une production ou une consommation change de main. On peut dire alors que l'épargne est une simple interface entre l'économie active qui a besoin des actifs et l’économie passive où l'actif n'intervient pas. Dans l'épargne la monnaie est toujours un droit de consommer.

Quand un investisseur utilise des droits de consommer, il ne consomme pas mais il les transfère à l'actif qui produit le bien à investir qui n'est pas consommable et cet actif consomme. Tandis que l’investisseur attend le fruit de son investissement pour consommer et ce fruit, le service rendu à la production ou l'amortissement, ne reste pas dans l’économie passive mais retourne dans l’économie active comme une consommation.

Je ne sais pas si vous avez compris l’intérêt de différencier ces trois domaines mais si vous connaissez les nombres complexes en mathématiques vous y trouverez une similitude avec l'économie, auquel cas vous saurez que la monnaie est la ''partie imaginaire'' alors que l’économie active et l'économie passive ont ''la partie réelle'' puis, conclure que la monnaie est catalytique et se retrouve intacte après tout changement de porte-monnaie suite, dans la partie réelle de l'économie active ou de l'économie passive d'un changement se traduisant par une circulation de production ou un partage de consommation.

Maintenant est-ce que l'investissement doit être fait en monnaie
> Fonction de circulation de production
> Fonction de partage de consommation.
Vous ne pouvez pas y répondre sans avoir changé de vision sur la monnaie, passer de la vision antique de la monnaie, à la vision contemporaine de la monnaie qui est celle que nous utilisons sans le savoir, et qui, en le sachant, permettrait de résoudre les problèmes, que nous nous posons, sur l'équité de la production et le partage de la consommation, notamment : en sachant que
> le passage de la production au travers d'une frontière se fait en valeur de circulation de production
(uniquement valeurs ajoutées de production < rétribution des actifs )
> le partage des consommations nationales (production nationale non exportée plus importation) se fait en valeur de partage de consommation. (Somme des valeurs ajoutées de production > rétributions des actifs – plus – valeur ajoutée sociétales < attribution des inactifs)

Ce qui tombe du bon sens puisque :
> la production ne regarde que les actifs dans la production de biens et services à destination indéterminés.
> la consommation relève de notre organisation sociétale dans la nation souveraine du partage de son bien commun. Qui ne doit pas avoir d'impact sur nos échanges commerciaux entre nations.

Pour ne pas utiliser la monnaie dans sa version contemporaine nos gouvernances mettent en place des mesures structurelles qui impactent notre capacité à produire de plusieurs façons au point d'être à l'origine de :
> l'incompétitivité de nos prix
> l'optimisation fiscale
> la délocalisation
> le chômage
> les GAFA
> les crises
> autres

Il est important d'accrocher la monnaie au droit de consommer. Le crédit et la dette publique ne sont-ils pas des avances de droit de consommer et utilisés comme tel ?
Si vous arrivez à comprendre que le crédit et la dette sont des transferts de droit dans l'épargne (partie imaginaire) cela donne
> dans l’économie passive du réel, une dette et une créance.
> dans l'économie active, l'usage du droit de consommer devient une consommation anticipée (faite avant l'heure) qui doit être suivie par un renoncement de consommation futur et rendre les droits de consommer à ceux qui détiennent la créance. Pour :
> Dans le cas d'un crédit provenant d'un particulier rendre la consommation différée au créancier qui l'avait différée pour permettre la consommation anticipée du débiteur,
> dans les autres cas le débiteur renonce à consommer pour rendre la monnaie qui constitue une masse, dans les porte-monnaie, capable de redevenir une avance en droit de consommer.

Vous voyez, en économie nous avons d'un côté l'imaginaire de la monnaie catalytique et de l'autre le réel : la production et la consommation et entre l'imaginaire et le réel seule la signification dans le réel a pour nous et notre vie sociétale de l'importance.

Alors savez-vous ce que la dette de l’État
> A permis de faire dans notre vie sociétale suivant que nous ayons une balance commerciale déficitaire, équilibrée ou excédentaire ?
> Et quelles seront les conséquences de ne pas vouloir rendre aux autres les surplus qu'ils nous ont permis de consommer plus que produit ?

Dites-moi si le déficit de l'État et sa dette sont conjoncturels ou structurels ?

Pattou

@ Jules Renard

Toujours chercher à dédouaner ces personnes ne fera pas avancer les choses, je suis née dans une famille de sept enfants, mon père travaillait, ma mère nous a élevés, on n'était vraiment pas riche mais ça ne nous a pas empêchés de recevoir une éducation très correcte et pleine d’amour, on vivait dans une cité mais la délinquance constatée aujourd’hui n’était pas présente à l’époque, les Arabes qui vivaient en France était la première génération celle qui c’était le mieux intégrée, ce sont les générations suivantes qui ont et posent encore beaucoup de problèmes, pourquoi ?? Je ne comprends pas, ils sont accueillis dans un pays, ils doivent respecter ce pays, les mœurs et coutumes, et surtout les personnes, ils ne respectent rien, ça fait peur.

Exilé

@ Jules Renard
« Il y a un diptyque pourtant qui fonctionne bien et depuis longtemps malheureusement : pauvreté et délinquance. »

Voilà que vous nous sortez la tarte à la crème de la pauvreté qui expliquerait la délinquance servie par les marxistes...
Ce qui est au passage une façon d'insulter les vrais pauvres.

C'est ignorer qu'en France, ce ne sont pas les habitants des endroits les plus pauvres (par exemple ceux de la Lozère, du Cantal etc.) qui sont nécessairement les plus délinquants voire les plus criminels.

De plus, il est manifeste que nombre de délinquants ou criminels, « pleins aux as », n'ont aucun problème d'accès à la nourriture, au logement etc. et que s'ils se tournent vers la délinquance et parfois la criminalité c'est par libre choix, probablement en partie du fait de lacunes graves en matière d'éducation morale.
Nous rejoignons là un problème culturel.

F68.10

@ Aliocha
"L’État démocratique représente la société"

Déjà, là, je ne suis pas d'accord. La société se représente par des individus, par des associations, par des entreprises et par une myriade d'autres choses. Un Etat démocratique ne "représente" pas la société. C'est un régime politique qui s'appuie sur une représentation dite démocratique pour asseoir sa légitimité et si possible son efficacité. Ce qui ne signifie en rien qu'il représente la société.

C'est quand même dingue cette obsession de croire que l'Etat est là pour être une forme d'incarnation de nos personnes à qui nous serions contraints de donner corps et de nous identifier ! Très hobbesien... Alors non. L'Etat est simplement une nécessité pratique, et il n'y a aucune raison particulière de lui accorder un statut particulier et exclusif de représentation de la société.

"il convient donc de s'entendre sur la signification de ces termes pour répondre à la question tout à fait sensée qu’Ange LERUAS vous pose"

Eh bien, vous voyez que nous ne sommes déjà pas d'accord sur ce simple point.

"Il s'agit donc bien, F68.10, de s'entendre sur une définition commune du bien commun défini démocratiquement"

Non. Vous voulez venir avec une définition qui vous sied, la propulser à un niveau politique, et intimer à la société, voire à l'humanité, de se prosterner devant. Alors je vous le répète: c'est à la société de définir ses priorités et ce "bien commun". Pas à l'Etat qui, le décrétez-vous, représente la société. Et c'est bien, encore une fois, le sens d'un concept tel que celui de marché: il est en charge, à son niveau, de négocier, au niveau de la société et non pas de l'Etat, ce en quoi constitue le bien commun à travers le mécanisme des prix.

"qui permettra alors à l’État d'exercer son autorité pour appliquer les résultats de son consensus."

Rebelote. Le bourrin en culottes courtes. Vous n'avez pas besoin de cette "autorité" étatique en matière économique.

"vous semblez affirmer être en accord sur les échanges régulés par les États, la borne à la liberté des marchés définie par le préambule suisse étant la condition du bien-être du plus faible."

Non. Vous déformez mes propos toujours dans le sens de votre unique obsession. Je. N'ai. Jamais. Dit. Cela. Votre obsession sur "la condition du bien-être du plus faible" revient toujours sur le tapis comme si c'était une évidence sur laquelle nous devrions tous être d'accord. Ce n'est pas nécessairement le cas. Je vous ai déjà expliqué, entre autre en citant les propos de Theodore Dalrymple, les limites pratiques qu'il y a à faire du bien-être du plus faible l'alpha et l'omega de votre théorie.

"C'est à mon sens le point essentiel du dispositif"

Je crois qu'on a compris qu'il est assez difficile de vous faire démordre de votre obsession. Vous ne semblez pas remarquer qu'on vous fasse remarquer que vous ayez là une sérieuse obsession.

"réussir à admettre qu'il n'y a là que pragmatisme économique qui permet de sortir d'une logique exclusivement commerçante"

Et cela veut dire quoi, au juste ? C'est de l'écriture automatique ? C'est du surréalisme ? C'est du André Breton ?

"s'appuyant uniquement sur la notion de profit, et ne sait pas borner la voracité des désirs, entraînant les désordres sociaux qui alors sont néfastes pour l'efficacité économique, le rythme des crises accélérant la correction de systèmes qui ne sont plus en phase avec la réalité sociale et écologique, épuisant les ressources naturelles comme humaines."

Ah oui. C'est de l'écriture automatique.

En tout cas, d'argumentation, dans votre paragraphe, il n'y en a point.

"L'exercice de l'autorité, si on sait démocratiquement intégrer cette borne au dispositif, ne dépend alors que de l'éducation des individus"

Voilà... Maintenant, il faut dresser les récalcitrants.

"ce qui permettrait d'éviter les dérives de l'assistanat."

L'assistanat est inévitable. Toutes les bonnes volontés et le dressage n'empêcheront pas la réalité et la nécessité d'une forme d'assistanat. Et ce n'est pas une question d'éducation, ou de réforme du coeur de l'homme nouveau qui permettra de réduire l'assistanat. Ce sont de bonnes politiques publiques. Qui satisfont les besoins là où ils sont, et ne gaspillent pas inutilement des ressources à saper le sens de l'autonomie de gens qui n'ont pas besoin de l'infantilisation qui vient avec l'assistanat. Cette infantilisation est pire que l'assistanat lui-même.

"Avec sa définition des quatre piliers de la construction européenne, économie de marché, droits de l'homme, protection sociale et démocratie, Rocard à mon sens ne proposait pas autre chose"

Eh bien j'espère qu'il ne proposait pas ce que vous semblez proposer.

"nous accèderions à un stade supérieur d'humanité"

Ah oui. L'homme nouveau se décrète quand on se met d'accord sur une définition. C'est beau...

"Il me semble que cette définition pourrait se donner le titre de construction européenne, les nations se comportant comme les individus, étant placées comme eux devant ce choix crucial dont dépend leur survie."

Vous avez une vie intérieure très riche.

Clovis

Faut-il enfermer Lodi, Aliocha et Ange LERUAS dans un laboratoire expérimental de recherche œuvrant sur l'origine du monde, ses causes et ses effets ?
Car ils nous offrent un beau mélange des pensées délirantes de la psychanalyse et de l'économie politique, avec pour référence un psychopathe pervers : Monsieur Macron, et un invité surprise, F68.10.

De temps à autre émergent des réalités ennuyeuses telles que la dématérialisation de la monnaie, produire sans besoins simplement pour stocker, créer des emplois-loisirs partagés, sublimer les désirs pour ne plus avoir faim, partager la consommation en fonction de l'âge, la taille et le poids et pour conclure s’imprégner des sermons visionnaires de Macron-Judas.

Il vaut refermer la porte du cachot et laisser les intervenants savourer leurs sottises.

Je le répète, la génération spontanée n'existe pas et les sauvages qui débarquent chez nous y viennent intentionnellement et pendant ce temps-là les Asiatiques réalisent ce que nous ne sommes plus capables de faire.

L'Europe meurt de son crétinisme qui se communique comme le covid-19.

Aliocha

@ Ange LERUAS
@ F68.10

L’État démocratique représente la société, il convient donc de s'entendre sur la signification de ces termes pour répondre à la question tout à fait sensée qu’Ange LERUAS vous pose, laissant ainsi les fous traiter autrui de fou, ils avouent en ceci leur incapacité à accéder à la sagesse et à résister à tous les ensauvagements.

Il s'agit donc bien, F68.10, de s'entendre sur une définition commune du bien commun défini démocratiquement, qui permettra alors à l’État d'exercer son autorité pour appliquer les résultats de son consensus.
Je suis en accord avec votre réponse à A.L., qui, lui, admet de remplacer la notion de désir par celle de besoin comme vous semblez affirmer être en accord sur les échanges régulés par les États, la borne à la liberté des marchés définie par le préambule suisse étant la condition du bien-être du plus faible.

C'est à mon sens le point essentiel du dispositif, réussir à admettre qu'il n'y a là que pragmatisme économique qui permet de sortir d'une logique exclusivement commerçante, s'appuyant uniquement sur la notion de profit, et ne sait pas borner la voracité des désirs, entraînant les désordres sociaux qui alors sont néfastes pour l'efficacité économique, le rythme des crises accélérant la correction de systèmes qui ne sont plus en phase avec la réalité sociale et écologique, épuisant les ressources naturelles comme humaines.

L'exercice de l'autorité, si on sait démocratiquement intégrer cette borne au dispositif, ne dépend alors que de l'éducation des individus à cette réalité communément admise à savoir dans ce cadre exercer leur liberté, leur volonté d'entreprendre ou non, de développer leur capacité ou non, cette liberté et sa borne étant garanties par l’État, à laquelle doivent se soumettre les institutions d'éducation, confessionnelles ou non, peu importe, donnant aux individus la capacité de choisir en connaissance de cause et d'admettre alors d'assumer les conséquences de leur choix, ce qui permettrait d'éviter les dérives de l'assistanat.

Avec sa définition des quatre piliers de la construction européenne, économie de marché, droits de l'homme, protection sociale et démocratie, Rocard à mon sens ne proposait pas autre chose, c'est tout le fondement du programme de Macron, il suffit de relire le discours de la Sorbonne pour s'en rendre compte, si nous savions enfin en ce pays admettre de définir ensemble ces principes fondamentaux, nous accèderions à un stade supérieur d'humanité, la définition consensuelle d'un dessein commun qui saurait encadrer les désirs individuels, encadrement sans lequel l'humanité se voue à tous les ensauvagements.

Il me semble que cette définition pourrait se donner le titre de construction européenne, les nations se comportant comme les individus, étant placées comme eux devant ce choix crucial dont dépend leur survie.

Denis Monod-Broca

@ Jules Renard

Vous avez sûrement raison, s’il y a beaucoup d’arabes et de noirs parmi les délinquants c’est qu’il y a beaucoup d’arabes et de noirs parmi les pauvres. Et, comme il n’est pas très bien vu tout de même de dire « à bas les pauvres ! », le slogan est « à bas les arabes et les noirs ! »

Pourquoi la France s’ensauvage-t-elle ? Une raison est à chercher de ce côté-là : l’idéologie dominante fait de la vie une compétition sans fin ni merci, son leitmotiv est « mort aux perdants ! », il en résulte ce qui doit en résulter.

Le mot « fraternité » décore encore bien des frontons de bien des bâtiments nationaux mais qui donne encore un sens à ce mot ?

F68.10

@ Ange LERUAS
"F68.10 nous fait un rappel du principe"

Oui, en un sens. Ce n'est toutefois pas uniquement un rappel de principe. C'est un rappel à la réalité: les marchés sont indispensables à l'écrasante majorité de l'activité économique, car nous n'avons pas d'autres systèmes opérationnels à l'heure actuelle pour allouer les ressources. Les solutions d'administration de l'économie se heurtent à l'incapacité cognitive et donc technique d'un quelconque acteur, étatique ou non, pour administrer les prix et l'économie.

"Ce bien commun ne serait-ce pas notre consommation nationale que la société se partage ?"

Vous oubliez qu'il y a une répartition à faire entre réinvestissement des profits et part des profits qui vont dans la consommation. C'est un arbitrage fondamental pour prétendre penser un système économique, qu'il soit communiste ou capitaliste.

"Ce que nous avons en commun ne serait-ce pas de satisfaire nos désirs et plus exactement nos besoins en biens et en services, matériel ou ludique ?"

Il y a d'autres objectifs si on cherche à avoir une vue globale de l'humanité. Le progrès de la connaissance et des objectifs a priori moins immédiat, comme par exemple le spatial, en font aussi partie. Ce n'est donc pas qu'une question de satisfaction de besoins primaires: des objectifs communs moins marchands, moins individualistes, peuvent tout à fait faire partie de l'équation. L'éradication de maladies, par exemple. Des infrastructures d'alimentation en eau potable à l'échelle du globe aussi, par exemple. Et caetera.

"Y a-t-il de l'idéologie dans cela et dans le fait que chacun de nous ne peut satisfaire ses besoins que par la production des autres ?"

Il y a des besoins qui se satisfont sans la production des autres. Mais un système économique est un arrangement global. Ce n'est que l'ossature qui permet à des efforts disparates devenant collectifs d'atteindre des buts.

"Dans notre société nationale où chacun est l'autre des uns : est-il acceptable que
- L'un produit pour les autres sans que les autres produisent pour lui ?"

Pourquoi pas? C'est ce que font les très pauvres ou les très riches.

"- Les autres produisent pour l'un sans que ce dernier produise pour les autres ?"

Pourquoi pas? C'est ce que font les mères de familles, les malades, les cas sociaux et dans une certaine mesure certains artistes, intellectuels, et même scientifiques.

"- Contraindre les uns et les autres à produire égalitairement pour les autres alors que cela relève des capacités de chacun ?"

Il y a un bien un niveau de contrainte qui est légitime. Si nos capacités techniques le permettaient, je ne verrais pas d'objection à une automatisation de l'agriculture permettant de distribuer de la nourriture gratos. On a le droit de se fixer ce type d'objectifs comme étant l'un de ceux que des impôts nationaux ou globaux financeraient, en mandatant des entreprises privées pour atteindre cet objectif. Il n'y a rien d'hérétique sur le principe à ce type d'arrangements, mais nous n'en sommes pas encore véritablement capables.

"C'est de cela que la société décide et donne des réponses que l’État sera chargé de planifier et contrôler."

L'Etat n'a nul besoin de planifier ou de contrôler. Il peut se contenter de fixer des règles de fonctionnement à des marchés et de développer des systèmes juridiques empêchant les dysfonctionnements de ces marchés. Cela coûte du pognon, mais c'est la base de son rôle. Le fait-il de manière satisfaisante ? Pas à mon goût. La planification ou le contrôle étatique sur l'économie présupposerait qu'il soit déjà capable de légiférer correctement sur le fonctionnement des marchés qu'il est censé préserver et protéger. Ce n'est pas le cas.

"Sans oublier que la production est l'affaire des seuls actifs alors que la consommation nationale est faite non seulement par les actifs mais aussi par des inactifs."

Il y a de bonnes chances que ce déséquilibre s'aggrave. À terme, il faudra bien réfléchir à faire avec cette asymétrie. Nous ne ferons pas l'économie du constat que nombre de personnes, y compris des actifs, ne seront pas suffisamment productives pour réellement mériter leur pain quotidien. La société et l'économie se complexifient beaucoup trop pour cela.

"Ce n'est pas à État de satisfaire ce partage mais bien à la société des actifs et des inactifs de le décider démocratiquement et à l'État d'appliquer les décisions de la société nationale et contrôler les partages."

Mouais... je ne fais que peu confiance à une discussion à l'Assemblée nationale pour effectuer de tels arbitrages. La redistribution est excessive à mon avis en France. Ceux qui en pâtissent véritablement sont les exclus, car les systèmes sociaux redistribuent les richesses aux classes moyennes et infra-moyennes, laissant les vrais pauvres et SDF de côté, ainsi devenir de plus en plus nombreux. De l'autre côté, les ultra-riches sont essentiellement hors système, et il devient même urgent d'avoir plus d'ultra-riches en France car cette classe sociale est essentielle pour le soft power d'un pays.
La quadrature du cercle reste donc essentiellement intacte, et je doute que les classes moyennes et infra-moyennes acceptent de voir leur "Etat social" se "dégrader", même si elles faisaient le constat que cette redistribution n'a pas les effets sociaux qu'on pourrait espérer d'elle.

"Ce n'est pas du tout se qui se fait aujourd'hui puisque l’État décide et la société critique."

Alors là, oui. À 100 %. C'est bien le cas.

"Nous avons donc un partage de notre bien commun qui ne satisfait pas la société uniquement parce que la société ne veut pas se pencher sur le sujet. Nous sommes donc responsables de cette situation."

Exactement.

"Peut-on le faire ? Dans l'état des savoirs qui sont les nôtres non !"

On pourrait faire mieux. Il faudrait pour cela que les Français aient l'habitude de régler leurs problèmes sans passer par l'autorité étatique. Quand on voit que l'éducation est soit publique en France, soit privée à dominance catholique, on voit peu de composantes de la société française réclamer d'administrer l'éducation de leur gosses indépendamment de l'Etat par des structures associatives non-confessionnelles. C'est une forme de démission sociale. Mais il y en a plein d'autres.

"voir ma précédente intervention 21h 03 qui a permis à Clovis | 14 août 2020 à 11:33 de me traiter de fou : dit tout haut ce que pensent d'autres tout bas, sans argumentation autre que celle cachée de contrarier le savoir qui est le leur et jamais remis en question."

Disons que ce n'est vraiment pas clair de savoir ce que vous prônez. Mais on ne sortira pas du système monétaire actuel par des injonctions péremptoires. Déjà, l'accord récent mutualisant à l'échelle européenne certaines obligations financières me semble un bon pas, qu'on aurait dû faire dès la crise grecque. Vous semblez vouloir attacher la monnaie à un "droit à la consommation" alors qu'actuellement, c'est un concept adossé au système de crédit et aux dettes publiques. La notion d'investissement semble donc complètement absente de votre réflexion: pour maintenir un système économique en marche, il ne suffit pas de matérialiser des droits à consommer, mais il faut aussi garantir, notamment via la dette, que le système de production reste en état de fonctionner. Maintenant, qu'on donne plus d'argent gratos aux pauvres et qu'on détruise de la masse monétaire en la taxant ailleurs, c'est aussi techniquement envisageable, mais ce n'est pas pour demain. L'instauration de systèmes de protection sociale dans les pays les plus pauvres est bien plus une urgence.

"Quelle proposition faites-vous pour que la société décide et fasse appliquer ses décisions à l'État ?"

Les votations. Cela demande de s'y habituer, mais l'exemple suisse montre bien que cela permet de retoquer des réformes des retraites par la voie populaire sans passer par le sketch des grèves ; et montre bien, aussi, qu'un pays civilisé n'est pas assez cinglé pour voter le retour à l'étalon-or. Ce qui nécessite que les élites d'un pays s'investissent dans le débat sans user de l'expédient rhétorique que constituent les termes "pédagogie" ou "populisme".

"Mais encore : quelles propositions faites-vous pour que nous ayons un maximum de productions nationales qui sont l'unique base de nos consommations nationales, pour nous en partager davantage et le plus équitablement possible ?"

L'autarcie est un délire.

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@ Aliocha
"Si les États sont cognitivement incapables d'appliquer le pouvoir de régulation, peut-être est-ce qu'ils n'en ont pas la définition"

Mais bien sûr. Ce n'est qu'une question de définition... que vous allez nous apporter, bien entendu...

"leur ayant été ôté le sens du bien commun défini démocratiquement selon les principes fondamentaux par tous ceux qui confondent désir et droit"

Mais qui sont ces gens dont vous parlez ?

"justice et vengeance, et qui n'ont plus qu'insultes aux lèvres"

Des suppôts de Satan?

"...sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres..."

On ne définit pas une économie sur ces principes. Cela ne fonctionne pas. Ou alors, pris à la lettre, cela implique de rediriger la quasi-totalité de nos ressources vers le secteur médical. Ou médico-social. Quelle horreur !

"Simplicité biblique on en conviendra, mais interdite aux individus qui se prennent pour le roi, à tous ces gourous d'une secte dont ils sont l'unique membre, souhaitant imposer la tyrannie de leur propre désir si compliqué à assouvir qu'il ne reste plus que la guerre du tous contre tous comme dernier horizon et unique satisfaction."

Alors, je vous oppose les propos de Theodore Dalrymple:

"La première chose que je dirais à ceux qui disent qu'il faut venir et donner, sinon ces personnes sont incapables d'améliorer leur situation ou de sortir de leur pauvreté, c'est de leur demander: Pourquoi? Pourquoi pensez-vous cela? Pourquoi ces personnes sont-elles singulièrement incapables de sortir de leur pauvreté? Êtes-vous en train de dire qu'ils sont en quelque sorte des êtres inférieurs? Sont-ils différents de nous? Ne peuvent-ils pas penser par eux-mêmes? N'y a-t-il pas de données probantes, en fait, que lorsque la possibilité de sortir eux-mêmes de leur pauvreté se présente, ils sortent effectivement de leur pauvreté par leurs propres moyens?... Et deuxièmement, je dirais que ce qu'il faut faire, c'est vivre dans ce pays pendant deux ou trois ans, pas seulement survoler le pays en disant "mon Dieu n'est-ce pas terrible, tous ces bébés avec leurs estomacs gonflés" Sans doute c'est terrible. Mais cela ne suffit pas. Les bons sentiments ne font pas les bonnes actions. Et dans tous les cas, une bonne politique publique est plus importante que de bons sentiments, surtout si vous en êtes l'objet."

Jean sans Terre

@ Robert Marchenoir

Cet exemple est frappant. Je n'aurais pas dit toutefois comme vous. Je n'aurais pas évalué les choses en termes de dépenses publiques. Depuis Hollande, on le sait: "cela ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie". J'aurais plutôt dit: "imaginez combien d'employés peu qualifiés ont perdu leur travail pour faire vivre sur notre sol ces étrangers". Les personnes charitables de l'argent des autres, autrement dit solidaires, m'auraient rétorqué qu'il ne fallait pas regarder à la dépense mais au gain pour la société que ces 46 enfants devenus adultes, par leur travail, allaient susciter. Certainement. Faisons-en venir plus encore mais, je vous en prie, logeons-les juste à côté de nos belles âmes.

Lodi

Je ne vois pas au nom de quoi on peut bien interdire à des gens adultes et vaccinés de consommer des drogues.
Par contre, on peut aider les gens en promouvant un usage civilisé des drogues... Car le produit, ah, le produit ! D'abord on n'interdit pas selon la dangerosité, désolé, mais moi, je songe à cela, entre autres. Et donc, au lieu de diaboliser les drogues, il faut informer les gens des démons de chaque drogue. Oui, parce que si les gens y vont, c'est qu'ils ont décidément trop de démons ou pas assez de merveilles dans leur vie et qu'ils veulent changer. Mais ils ne sont pas assez informés.
Et ils peuvent se retrouver piégés.

Outre l'information, il faut aussi aider les drogués. La recherche paraît un bon moyen. Permettre aux gens de ne plus être dépendants, pour ceux qui le seraient de drogue illégale... ou de l'alcool, est important.
Les antibiotiques marchent moins bien pour certaines choses ? Il se peut qu'elles soient bonnes pour cela, affaire à suivre :

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/biologie-bloquer-dependance-cocaine-antibiotiques-47041/

https://www.youtube.com/watch?v=fb3mKRjAGd0&feature=youtu.be

Usage des drogues : entre s'injecter de l'alcool dans l’œil et boire un bon vin dans un repas, il y a un monde.
Prohiber des drogues et se plaindre que les usages en soient barbares, c'est comme laisser les enfants traîner dehors et s'étonner des mauvaises influences : condamnez, condamnez les gens coupables de rien envers vous et vous soumettrez les uns et ensauvagerez les autres.
Brillant !

Pour la créativité : voir un nouveau monde ne veut pas dire être capable de le faire advenir, certes.
Mais on ne dit pas cela aux gens qui ne prennent pas de drogue, pas pour ceux qui prennent d'autres chemins, que ce soit des cours, des techniques nouvelles, des efforts plus importants que le voisin, que c'est étrange... Je doute que la motivation soit vraiment de convier la muse.

Evidemment, il n'y a pas de drogue magique... Mais il est sûr que qui se drogue pour penser hors de la boîte a plus de chance d'y parvenir que qui n'est pas capable de risquer son corps, esprit et liberté pour la création.

https://inexplore.inrees.com/articles/drogues-stimulation-Creativite

Lot de consolation, à mon avis... Même si quelqu'un n'a pas réussi à créér, il a eu un rêve éveillé absolument unique. Je n'ai certes rien contre la culture populaire ni contre les classiques, il y a du bon dans la première, du vivant dans le second.
Il n'empêche que ce sont des routes très fréquentées et qu'on peut avoir envie de s'insinuer dans des chemins secrets.

Robert Marchenoir

Il n'y a pas que l'ensauvagement. Lisez cette historiette édifiante, concernant un immigré fort pacifique. Observez bien le vocabulaire utilisé. Mesurez ce que les faits impliquent en termes de dépense publique. Pesez bien ce que tout cela sous-entend. À chaque ligne de l'article. Multipliez par... un certain nombre.

Jules Renard

D'où (re)sort ce terme "ensauvagement" ?
Pourquoi assimiler ethnie et délinquance ? Une histoire de gènes sans doute (sic).
Il y a un diptyque pourtant qui fonctionne bien et depuis longtemps malheureusement : pauvreté et délinquance.
Et qui sont les plus pauvres en France ?

Exilé

@ Xavier NEBOUT
« Alors donc, admettons qu'Exilé, sylvain ou Robert Marchenoir arrive au pouvoir et colle tous nos Africains en camp. D'accord, ça ferait de l'air. Mais on en fait quoi ? »

C'est gentil de votre part de croire que je serais susceptible en dépit de mon âge d'arriver au pouvoir - ou à ce qu'il en reste - mais je vous serais reconnaissant de ne pas me prêter des intentions qui n'ont jamais été les miennes.
Je ne vois pas, à moins que je me sois mal exprimé, ce qui vous ferait penser que je serais partisan de « coller tous nos Africains en camp », rien que ça, mais pourquoi spécialement les Africains et en bloc mais pas les Patagons ou les sujets de la Grande-duchesse de Gérolstein ?

La seule fois à ma connaissance où j'ai évoqué ici une formule d'internement dans des camps a été à partir de l'exemple du Shérif Joe Arpaio qui avait appliqué cette solution dans sa ville de Phoenix, Arizona, en ayant logé les prisonniers sous des tentes afin de faire faire des économies aux contribuables locaux et également afin de faire réfléchir les candidats au camping pénitentiaire.

Transposé en France, ce système relativement souple permettrait d'adapter les places de prison à la demande tout en évitant de relâcher dans la nature sous le prétexte de manque de place des gens parfois dangereux.

Walson

Nos incapables à la tête du pays vont injecter des milliards empruntés dans notre économie nationale par le biais de CDD pris en charge totalement par l'Etat pendant un à six ans, sans compter tous les milliards empruntés pour tenter de sauver la SNCF, Air France et tout le bataclan !

Ce seront les entreprises qui devront si elles le peuvent embaucher ces chômeurs qui pointeront dans les entreprises qui n'auront pas de travail à leur donner.

Il existe de nombreux précédents dans les décennies qui viennent de s'écouler et ils n'ont pas servi de leçons aux incapables qui se succèdent à la tête du pays.

À aucun moment ils ne stopperont l'invasion qui génère des chômeurs supplémentaires car il n'y a plus de boulot... les grandes entreprises licencient ou disparaissent, comment voulez-vous que les petites ou moyennes entreprises puissent survivre ?

Que l'Etat embauche plus de fonctionnaires pour éviter que les sauvageons traînent dans les rues, c'est ce qui a déjà été fait et lorsqu'il y a trop d'emplois fictifs, la machine s'emballe.

Nous ne sommes plus au bord de l’asphyxie, nous sommes littéralement asphyxiés... la preuve, regardez-vous. Chez les voisins européens c'est le même constat, la presse nous bassine avec la situation de l’Angleterre mais c'est la même chose chez nous... sauf pour Macron, les élus, les hauts fonctionnaires et le grand banditisme.

Donc jusqu'en 2022 Macron va emprunter des centaines de milliards supplémentaires qui n'auront pour effet que d'envenimer la situation actuelle ; même si une inflation galopante, tant attendue par certains, nous tombait dessus elle priverait simplement les citoyens de leur épargne qui ne vaudra plus rien.

Notre avenir ne dépend plus de nous, nous sommes entraînés dans un tourbillon de catastrophes que notre faiblesse a laissé se faire :

- une Europe de copains-coquins,
- le pacte de Marrakech,
- l’invasion progressive de l'islam,
- trop de fonctionnaires et d'institutions inutiles et trop bien rémunérées,
- le fric jeté par les fenêtres de l'Etat,
- des présidents antinationaux.

men

Qui ensauvage la France ? les hommes.
Mais en bon franchouillard misogyne et raciste, M. Bilger refuse de l'admettre. Trash.

Ange LERUAS

@ F68.10 | 14 août 2020 à 12:25
@ Aliocha | 14 août 2020 à 07:33

F68.10 nous fait un rappel du principe - à chacun ses prérogatives - et effectivement il faut savoir discerner ce qui relève de l'un et de l'autre, surtout depuis que nous ne vivons plus en ermite ou même en tribus. Et là, c'est bien la société qui doit déterminer ce qui est commun à chacun de nous puis ce qui devient le bien commun et, à l’État, de stimuler et contrôler les moyens que la société détermine pour qu'émerge ce bien commun.

Ce bien commun ne serait-ce pas notre consommation nationale que la société se partage ?
Ce que nous avons en commun ne serait-ce pas de satisfaire nos désirs et plus exactement nos besoins en biens et en services, matériel ou ludique ?
Y a-t-il de l'idéologie dans cela et dans le fait que chacun de nous ne peut satisfaire ses besoins que par la production des autres ?
Dans notre société nationale où chacun est l'autre des uns : est-il acceptable que
- L'un produit pour les autres sans que les autres produisent pour lui ?
- Les autres produisent pour l'un sans que ce dernier produise pour les autres ?
- Contraindre les uns et les autres à produire égalitairement pour les autres alors que cela relève des capacités de chacun ?

C'est de cela que la société décide et donne des réponses que l’État sera chargé de planifier et contrôler.
À mon avis, le bien commun, c'est la consommation nationale dont la signification donnée par Adam Smith me convient, personnellement, parfaitement : « Le travail annuel d'une nation est le fonds primitif qui fournit à la consommation annuelle d'une nation toutes les choses nécessaires et commodes à la vie ; et ces choses sont toujours, ou le produit immédiat de ce travail, ou achetées aux autres nations avec ce produit. »

Aujourd'hui nous dirions : la consommation nationale est notre production nationale où nos importations ont remplacé nos exportations. Ce qui fait que nos consommations (à balance commerciale équilibrée) sont équivalentes à nos productions nationales. Sans oublier que la production est l'affaire des seuls actifs alors que la consommation nationale est faite non seulement par les actifs mais aussi par des inactifs.

Notre bien commun, notre masse de consommation nationale, est là pour satisfaire les besoins de chacun de nous. Comment allons-nous définir la part de chacun. Ce n'est pas à État de satisfaire ce partage mais bien à la société des actifs et des inactifs de le décider démocratiquement et à l'État d'appliquer les décisions de la société nationale et contrôler les partages.

Ce n'est pas du tout se qui se fait aujourd'hui puisque l’État décide et la société critique.
Nous avons donc un partage de notre bien commun qui ne satisfait pas la société uniquement parce que la société ne veut se pencher sur le sujet. Nous sommes donc responsables de cette situation.

Peut-on le faire ?
Dans l'état des savoirs qui sont les nôtres non !

En effet pour partager notre bien commun nous utilisons la monnaie dont nous ne connaissons d'elle que ses trois fonctions antiques qui datent d'Aristote, c'est-à-dire quand le commerce se faisait entre individus et non, comme aujourd'hui, par une société nationale.
Sous Aristote la monnaie n'avait pas la fonction de partage. La fonction de la monnaie, partage de la consommation, n’était pas nécessaire comme n’était pas nécessaire la fonction circulation des productions qui, à l’époque, était l'affaire d'une chaîne limitée de commerçants alors qu'aujourd'hui cette chaîne s'est fortement allongée.

Parfaire notre partage de la consommation nationale nous oblige donc à modifier notre vision sur la monnaie pour qu'elle inclue la notion de CIRCULATION DE PRODUCTION et de PARTAGE DE CONSOMMATION (voir ma précédente intervention 21h 03 qui a permis à Clovis | 14 août 2020 à 11:33 de me traiter de fou : dit tout haut ce que pensent d'autres tout bas, sans argumentation autre que celle cachée de contrarier le savoir qui est le leur et jamais remis en question).

Puisque c'est à la société de donner les équations du partage des consommations nationales, non seulement entre actifs et inactifs mais, aussi, pour chacun des actifs et des inactifs, les équations du partage en usage, familial mutuel ou collectif.
Quelle proposition faites-vous pour que la société décide et fasse appliquer ses décisions à l'État ?
Mais encore : quelles propositions faites-vous pour que nous ayons un maximum de productions nationales qui sont l'unique base de nos consommations nationales, pour nous en partager davantage et le plus équitablement possible ?

L'art de la proposition n'est, dans aucun blog, aussi prolifique que les critiques des uns envers les autres qui ne résoudront jamais les problèmes qui sont les nôtres : sur la satisfaction individuelle de nos besoins en biens et services, matériels ou ludiques que les autres produisent pour nous.

F68.10

@ Clovis
"Attention ne touchez pas au vase."

Ouais. Parce que ça marche aussi avec les objets...

Graphisto

"...des politiques sans doute critiquables, comme le regroupement familial, qui ont favorisé la concentration de communautés en des lieux qui ont été rendus invivables et délabrés au fil du temps." (PB)

Cette phrase est fausse, c'est l'Administration (ce mot pour désigner tous les organismes gouvernementaux, officiels, à tous les niveaux, département, ville, etc.) qui a "regroupé" ces gens - dans le 93 plutôt que dans le 16e parisien, pardi !!

C'est malheureusement un communautarisme subi, pour tous ces gens. Contrairement au communautarisme volontaire des classes riches dans le 16e, et autres quartiers du même style.
Ce qui reste étonnant, c'est qu'un homme comme Philippe Bilger n'ait pas tiré d'enseignement de sa carrière dans la justice. C'est dire comme un humain a peu de chance d'apprendre, s'il ne veut pas un tout petit peu apprendre... Peu de chance de voir, s'il ne veut pas voir...

Et je cite une autre phrase, deux lignes plus loin: "La société n'est pas créatrice de ces malfaisances répétées de toutes sortes..."

J'ai peine à comprendre comment Philippe Bilger peut écrire ça !! À son niveau d'éducation, de réflexion, c'est à douter fortement de la nature de l'humain, qui alors n'est qu'un prédateur, avant tout, car il fait partie de la classe qui s'enrichit, en attendant, pendant que les pauvres sont maintenus pauvres, voire appauvris. Mon premier réflexe est d'écrire: "Voyez comme on agite sous le nez des pauvres tant de richesses, qu'ils ne pourront jamais avoir. Étonnez-vous que certains des plus violents décident d'en avoir un part de manière illégale !!"

La violence des riches est beaucoup plus subtile, et plus implacable.
Il manque des pièces, beaucoup de pièces, dans le puzzle de Philippe Bilger.

Aliocha

Si les États sont cognitivement incapables d'appliquer le pouvoir de régulation, peut-être est-ce qu'ils n'en ont pas la définition, leur ayant été ôté le sens du bien commun défini démocratiquement selon les principes fondamentaux par tous ceux qui confondent désir et droit, justice et vengeance, et qui n'ont plus qu'insultes aux lèvres face à la toute simplicité d'une expression limpide :

"...sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres..."

Simplicité biblique on en conviendra, mais interdite aux individus qui se prennent pour le roi, à tous ces gourous d'une secte dont ils sont l'unique membre, souhaitant imposer la tyrannie de leur propre désir si compliqué à assouvir qu'il ne reste plus que la guerre du tous contre tous comme dernier horizon et unique satisfaction.

Chemin de traverse

@ Wil
"...tout ça pour dire que l'ensauvagement de la France avant d'être une question d'origine est d'abord une question d'éducation parentale."

Mais c'est qu'ils les aiment ces djeuns qui font ce qu'ils veulent quand ils le veulent... Les parents pas éduqués n'auraient donc pas pu élever leurs enfants ; uniquement leur apprendre l'ensauvagement et dans les meilleures conditions sécu, allocs et autres avantages en Segpa...
Pauvre France !

sbriglia

"...tout ça pour dire que l'ensauvagement de la France avant d'être une question d'origine est d'abord une question d'éducation parentale" (Wil)

Pas mieux.

F68.10

@ Aliocha
"il est donc urgent de redonner aux Etats le pouvoir de régulation et de définition du bien commun"

Tout d'abord, les Etats ont ce pouvoir de régulation. Il est inutile de prétendre leur redonner un pouvoir qu'ils ont déjà. S'ils sont cognitivement incapables de l'appliquer, c'est une autre histoire.

Par contre les Etats n'ont aucunement à définir le "bien commun". C'est à la société de le faire, et les Etats n'ont alors pour fonction essentielle que de permettre et préserver les mécanismes par lesquels la société arrive à négocier cela. C'est pour cela qu'il est important de comprendre en quoi les diverses formes de marché sont bien, intrinsèquement, des biens communs: ils permettent en effet, imparfaitement, à la société de négocier ce qu'est le "bien commun".

Votre propos à l'emporte-pièce, chef-d'oeuvre de confusion mentale, est un alibi de nature magique permettant à l'Etat de croire qu'il serait capable de définir lui-même ce bien commun. Heureusement que nos technocrates, malgré tous leurs défauts, ont grosso modo compris qu'ils sont incapables de faire cela sans s'appuyer sur un marché.

Tout le monde semble râler sur les capacités de planification étatique en matière de masques lors de la présente pandémie. Transposez cela au niveau de la sécurité alimentaire, et je vous laisse alors prendre la mesure d'en quoi consiste l'idée de laisser l'Etat définir le bien commun...

Narcisses

@ Albertini

C’est pas mal aussi, bien que cela n'excuse en aucun cas ce que vous dénoncez à juste titre.

Clovis

@ Aliocha
@ Ange LERUAS

Vous donnez la preuve que lorsque les fous parlent entre eux ils arrivent à se comprendre et que pendant ce temps-là ils fichent la paix aux autres.

"C'est effectivement de l'idéologie, et de l'équilibre immanent de la relation horizontale dépend la définition verticale transcendante"

Pas de quoi mettre une camisole de force aux exposants tant qu'ils en resteront à ce stade... il peut même pleuvoir des bombes horizontales elles ne toucheront pas la verticalité inapparente des penseurs (extrait de la convention international des dingues sans frontières).

———————-

@ F68.10

Attention ne touchez pas au vase.

————————

@ Wil
@ Jérôme

Si je comprends bien vos élucubrations, quand vous étiez petits vos parents étaient civilisés et vous empêchaient de sonner aux portes de vos voisins et de renverser les poubelles ; tandis que ceux d'aujourd'hui ne disent plus rien aux mioches qui mettent le feu aux voitures, cassent la figure aux vieux, pillent les banques et violent en groupe les nanas ou les mecs.

Les avocats, mendigots sans travail, plaident, pour le défense de ceux qui se font prendre, que la couleur de la peau n'est qu'un fait provenant du réchauffement climatique et n'a rien à voir avec les origines de l'espèce car il n'y a plus de races, ni bonnes ni sales.

————————

@ Macron

"You" a gagné à la Loterie avec des souteneurs comme Achille, Claude Luçon, Marc Ghinsberg, Xavier Nebout, Robert Marchenoir et quelques autres timbrés, "You" va pouvoir continuer à casser la baraque et une fois le travail accompli "You" se barrera aux States.
(Le You ou youyou est devenu un langage académique de ce blog pour éviter d'employer le tutoiement que madame Pascale Bilger ne supporte pas.)

Aliocha

@ Ange LERUAS

Votre conclusion indique, si j'ai bien compris vos développements, que vous soumettez l'économie à la notion de partage défini comme socle commun.
Comme Rocard, il me semble, je ne dis pas autre chose, il est donc urgent de redonner aux Etats le pouvoir de régulation et de définition du bien commun, sinon les désirs individuels, ou les désirs de désir de désir, finiront de pulvériser notre rapport au réel, empêchant tout consensus autour de cette définition démocratique, seule à même d'équilibrer la relation entre individu et société, remplaçant la notion de désir par celle de besoin clairement mesuré.

Le préambule de la Constitution suisse ne dit pas autre chose, définissant ce principe fondamental, n'en déplaise à tous ceux qui voudraient de leur désir faire un droit :

"Au nom de Dieu Tout-Puissant !

Le peuple et les cantons suisses,

conscients de leur responsabilité envers la Création,

résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde,

déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité,

conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures,

sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,
arrêtent la Constitution1 que voici:
..."

C'est effectivement de l'idéologie, et de l'équilibre immanent de la relation horizontale dépend la définition verticale transcendante, et inversement, seule à même d'organiser l'expression d'une autorité légitime qui s'exercerait dans la justice, qui ne saura se conjuguer qu'au singulier.

Chemin de traverse

@ F68.10

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À charge et à décharge comme il se devrait d'être pour toute cause concernant les êtres humains.

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