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23 septembre 2020

Commentaires

F68.10

@ duvent
"Quand vous écrivez « idiote », « profondément idiote », vous le pensez profondément ??"

Sur les propos que vous venez de sortir, oui. La question du blasphème n'est pas un jeu. C'est vraiment n'avoir aucun recul historique sur la question.

"Merci pour vos conseils de voyages, sinon en Suisse, vous avez un lieu à me recommander pour cet exercice sportif de bon aloi ?"

Pour savoir où lapider le diable à coup de petits cailloux ? Il faudrait demander à Nicolas Blancho. Je crois aussi qu'il y a des raëliens en Valais - ça peut détendre... - mais je ne sais plus bien où ils en sont.

"Savonarole et Abou, c'est un rapprochement tout en mesure et pondération, qui doit tenir à vos qualités de Suisse goitreux (oh mince, un pléonasme !)..."

Ah oui. Les goitres, c'est justement ce qui vaut le terme de c(h)réti(e)n des Alpes. Mais bon, je vous laisse faire quelques comparaisons marchenoiriennes.

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@ Achille
"Mais le droit au respect n’est pas incompatible avec la liberté de conscience. Il est parfaitement possible d’exprimer ses idées tout en respectant celles des autres dans la mesure où elle ne sont pas contraires à la morale."

Vous oubliez que les croyances ne sont pas les personnes. Et que dans des contextes où certaines personnes souhaitent appuyer des politiques sur des croyances, qu'elles soit catholiques comme dans le passé ou musulmanes comme actuellement - ou même nazies, staliniennes ou simplement médicales... - il importe à 100 % qu'il soit bien clair vis-à-vis de tout le monde qu'on a parfaitement le droit de ne pas respecter des croyances: on ne respecte pas nécessairement la croyance que la Terre est en forme de banane ; il en va de même de celle de l'existence de Dieu. Et s'il faut blasphémer pour rendre bien clair que cette croyance n'est pas nécessairement respectable, eh bien, necessitas non habet legem. Mais il est certes possible de raffiner ce point de vue un peu non-dégrossi...

"Cela s'appelle vivre en bonne intelligence. Une vertu qui se fait très rare de nos jours."

Avec le microscope sociétal que constitue Internet, nous ne pouvons pas vivre sous l'épée de Damoclès que chacune des interactions sociales quotidiennes de 8 milliards d'habitants soit non-blasphématoires. Il va bien falloir que les musulmans s'habituent à rencontrer du blasphème de manière régulière.

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@ Tomas
"Encore une fois, je n'ai pas l'impression que les musulmans imposent une chape de plomb sur la libre pensée dans notre pays."

Je trouve que cela va déjà trop loin. Et il y a des non-musulmans qui sont bien contents que cette thématique se ravive. J'ai quand même élevé les sardines avec les sédévacantistes. Des gens très gentils, d'ailleurs... barges, mais gentils.

"Quant au terrorisme dont on me rebattrait les oreilles... c'est la rançon de nos erreurs passées..."

Malheureusement, erreurs passées ou pas (et il y en eut), cela ne suffit pas à expliquer le djihadisme. Pour un Saoudien, le 1er article de la loi se résume par "terrorisme = athéisme". Il faut quand même en être conscient. Après, je veux bien discuter de plein de points de vue, mais pas au prix d'occulter celui-là.

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@ revenonausujai
"Les guerres russo-turques ou balkaniques n'ont rien à voir avec cette choucroute !"

Il me semblait que cela avait un rapport avec la discussion initiale avec Xavier Nebout, mais il est bien possible que je vous ai compris de travers. Mes excuses.

Jean sans Terre

@ Serge HIREL 26 septembre 2020 à 20:30

Je répète car vous ne comprenez pas. Si vous acceptez cela, vous acceptez le reste, c'est-à-dire tout ce que la société française doit sans cesse plus et à contrecœur supporter de ces mœurs étrangères. Si unité française il y aura à nouveau un jour, ce sera autour de l'islam qui sera cardinal. L'islam ne peut qu'être ou n'être pas. L'islam est hégémonique.

Il n'y aura jamais de solution moyenne, équilibrée. Nulle part dans le monde, ceci ne s'observe ou ne s'est observé. L'islam n'est que haine de ce qui n'est pas lui. L'islam est ennemi de la France, comme l'Allemagne hitlérienne le fut. Vous refusez de le voir. La France changera de visage en devenant progressivement musulmane. Elle gardera son nom mais sera autre chose. Ceci, je ne le veux pas.

Vous voulez éviter des morts innocents. Mais des morts ou des violentés innocents à cause de l'islam et sans rapport avec Charlie, il y en a toutes les semaines dans toute la France. Il faut éradiquer complètement l'islam, ce chancre prolifique, de notre pays, et comme disait notre président progressiste du virus, quoi qu'il en coûte ! Le sang ne cessera pas de couler grâce à votre tolérance lénifiante. Il cessera de couler quand la société française se convertira en bloc ou qu'elle se sera débarrassée de cette religion exogène pernicieuse.

duvent

@ Robert Marchenoir | 26 septembre 2020 à 18:43
« Il est ridicule et malveillant de tenter de réfuter un commentateur, sur un blog, au seul motif qu'il se contenterait d'exprimer des opinions derrière son ordinateur. Il se trouve que c'est la définition même d'un blog : tout le monde, ici, passe son temps à dire des trucs chez lui, assis sur un fauteuil (ou la tête en bas accroché à un hélicoptère, peu importe). »

Est-ce que cette assertion est valable pour tous ?
Donc, du fond de votre sofa, vous savez que le moment venu, certains qui ont l'air de pétochards seront de vrais pétochards, et d'autres qui ont l'air de héros seront de vrais héros.
J'apprécie particulièrement cette tournure qui allie la sottise profonde aux errements hallucinés  : « de risquer (peut-être, éventuellement, très improbablement) d'être écrabouillé par quelques kilos d'explosifs ».
Vifs compliments, sur le plan comique c'est incomparable !
Oui, vous êtes un incomparable Thersite !

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@ F68.10 | 26 septembre 2020 à 16:26
« Vous êtes idiote. Profondément idiote. Il y a littéralement une guerre des idées à ce sujet qui remonte à très loin dans le temps. Elle se joue effectivement entre autres ici, et Savonarole et Marchenoir sont de deux bords différents. Et il importe de ne pas laisser le champ libre à quiconque souhaite ou indirectement promeut le retour d'une interdiction du blasphème. Qu'il s'agisse de Savonarole ou d'Abou Bakr al-Baghdadi. »

Quand vous écrivez « idiote », « profondément idiote », vous le pensez profondément ?? Parce que ce n'est pas très aimable, mais par chance je m'en tamponne mollement le coquillard...
Merci pour vos conseils de voyages, sinon en Suisse, vous avez un lieu à me recommander pour cet exercice sportif de bon aloi ?

P.-S.: Savonarole et Abou, c'est un rapprochement tout en mesure et pondération, qui doit tenir à vos qualités de Suisse goitreux (oh mince, un pléonasme !)...

Achille

@ caroff | 26 septembre 2020 à 10:49
« Vous êtes donc des pleutres, des pétochards, des dégonflés, bref des lâches.
En ce qui me concerne je ne reste pas inactif "derrière mon ordinateur et dans mes charentaises" comme une copie de ce que vous êtes. Il y a plein de moyens d'action pour contrer la vermine: imaginez-les !! »

Les propos excessifs sont dérisoires. Je laisse donc les vôtres à l'appréciation des lecteurs de ce blog.
La lâcheté c’est avoir peur de ceux qui ne partagent pas nos coutumes, certainement pas de chercher à faire accepter des traditions qui peuvent très bien cohabiter. Cohabitation qui a parfaitement fonctionné pendant des décennies en France comme dans des pays musulmans.

Je me doute bien que vous ne restez pas inactif puisque, comme tous les gens d’extrême droite (car vous, manifestement vous en faites partie), vous inoculez la peur dans les esprits, ceci afin d’inciter les citoyens crédules et un brin racistes à voter pour le RN à la prochaine élection de 2022.
Le moindre incident provoqué par un migrant et vous en faites des tonnes. L’attentat d’hier est sans commune mesure avec ceux de 2015 puisqu’il n’y a pas eu de morts. Mais bien sûr vous nous annoncez l’invasion des barbares qui vont jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. Bref filez la pétoche aux gens, il en restera toujours quelque chose dans les urnes.
Le ministre de l’Intérieur a encore dit dernièrement que 61projets d’attentats avaient été déjoués depuis 2013 dont 32 depuis 2017. Preuve que les services de renseignement ne restent pas les deux pieds dans le même sabot !

En ce qui me concerne, je ne pense pas que blasphémer soit le meilleur moyen de nous protéger des croyants radicalisés. Il y a certainement des méthodes plus efficaces et surtout plus intelligentes pour y parvenir. Imaginez-les !

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@ F68.10 | 26 septembre 2020 à 16:26
« Je nie que votre droit à être respecté soit supérieur à liberté de conscience pour soi et pour autrui. Voilà notre point fondamental de désaccord. Et c'est bien plus profond que ce que vous semblez imaginer. »

Mais le droit au respect n’est pas incompatible avec la liberté de conscience. Il est parfaitement possible d’exprimer ses idées tout en respectant celles des autres dans la mesure où elle ne sont pas contraires à la morale.
Cela s'appelle vivre en bonne intelligence. Une vertu qui se fait très rare de nos jours.

Tomas

@ F.68.10

Evidemment, ce que je disais se rapportait à la France, où le sacro-saint "droit au blasphème" n'est d'aucune utilité aujourd'hui, il me semble avoir dit pourquoi. Mais dans d'autres pays (à peu près tous les pays musulmans, je suppose, plus quelques pays européens comme l'Irlande ou la Pologne où l'influence de l'Eglise me semble aujourd'hui plus néfaste que bénéfique), c'est une autre histoire, bien sûr.

Je persiste donc, un journal ou une personnalité publique connue qui blasphème le nom de Dieu ou d'Allah dans notre pays aujourd'hui, ce n'est pas une personne qui veut libérer l'humanité de ses chaînes, mais quelqu'un qui cherche à attiser la haine et à diviser. Encore une fois, je n'ai pas l'impression que les musulmans imposent une chape de plomb sur la libre pensée dans notre pays.

Quant au terrorisme dont on me rebattrait les oreilles (je ne parle pas pour vous, vous semblez comprendre un minimum la logique des choses), c'est la rançon de nos erreurs passées (une décolonisation ratée, mais j'en connais peu de réussies, la Namibie peut-être ?) et le prix à payer pour notre prospérité pendant que la rive Sud de la Méditerranée claque du bec en nous regardant nous goberger.

revnonausujai

@ F68.10 16h16
"Août septembre 1914 !"

Vous occultez quand même que la campagne du Caucase s'inscrit dans un mouvement historique lourd d'une douzaine de conflits russo-turcs depuis le XVIe siècle, sans oublier la première guerre balkanique de 1912 à 1913... Menus détails qui relativisent l'alliance "naturelle"...

Vous ne m'avez pas lu ou vous intervenez sciemment à côté de la plaque.
Robert Marchenoir parlait de la guerre de Crimée puis de WW2, exemples qui allaient dans le sens de son propos, pour illustrer le fait que la Russie n'était pas notre allié "naturel" et je lui citais le cas de la première der des der où le tsar s'est senti tellement en devoir de nous sauver la mise que la défaite de Tannenberg a été quasiment le dernier coup de boutoir à un régime déjà fragile.

Simple rectification factuelle qui montre que la Russie est notre alliée quand ça nous arrange, notre adversaire quand ça nous arrange aussi et que ça ne présume ni dans un sens ni dans l'autre de la position à adopter à long terme !

Tout ça pour dire qu'il n'y avait pas d'allié "naturel", revoyez mon dernier alinéa.
Les guerres russo-turques ou balkaniques n'ont rien à voir avec cette choucroute !

F68.10

@ Lodi
"Non, chaque personne et chaque groupe a ses priorités. Ce n'est pas : je m'occupe de vos problèmes, vous vous occupez de mes aspirations."

Je ne faisais qu'esquisser un plan d'action. Je comprends que pour vous le véritable transhumanisme soit un but, mais quand je regarde l'état de la science, il me semble que les aspects médicaux en sont largement un chimère, et que ce que je propose me semble la principale voie de développement économiquement réaliste.

"En plus, vous ne me semblez pas interdire le luxe, ou alors ça vient de sortir..."

Je ne vous interdis pas le luxe. Je pense simplement que la voie d'action que j'esquisse aura des conséquences économiques bien plus profondes que ce que je vois venir en provenance du transhumanisme.

"Pardon, l'imprimerie n'a pas donné de tolérance obligatoire, elle a plutôt fait l'inverse, et c'est ce qu'on rejoue aujourd'hui."

L'imprimerie a déclenché les guerres de religion et a abouti ultérieurement à une conception de la tolérance. Ce qui serait sympathique, c'est qu'on se rende compte que cela serait une bonne idée que, avec Internet, nous escamotions la phase des guerres de religion...

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@ Julien WEINZAEPFLEN
"Vous opposez la domotique au transhumanisme de Lodi. Avec votre réalisme un peu fat, vous n'êtes pas à la hauteur de la dystopie dont nous discutons et à propos de laquelle je remercie Lodi de la profondeur de ses derniers développements."

Qualifier la fusion nucléaire et la robotique auto-répliquante associée à l'intelligence artificielle de "domotique", c'est d'un simplisme que je trouve affligeant. C'est techniquement, sur le papier, à portée de main, et cela pourrait changer l'économie du tout au tout.

Il me semble au contraire très utile de contextualiser la dystopie en question en examinant les voies probables qui seraient des préalables à de tels développements transhumanistes. J'aime beaucoup aussi discuter du sexe des anges, et je ne trouve pas cela complètement inutile, mais il faut garder à l'esprit qu'il s'agit alors de philosophie morale qui pose des question certes intéressantes mais pas encore de l'ordre du réalisme.

Si vous voulez parlez transhumanisme de manière un peu sérieuse, je pense qu'il faut discuter de Neuralink. C'est ce qui me paraît le plus réaliste à l'heure actuelle. Les aspects véritablement médicaux du transhumanisme me semblent irréalisables tant que des progrès plus que phénoménaux en biochimie computationnelle n'auront pas été réalisés.

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@ Serge HIREL
"Ces dessins de Mahomet, que la religion musulmane interdit, n’étaient-ils pas autant de balles qui blessaient les croyants ?"

Je trouve que c'est quand même pousser mémé dans les orties. Il faut quand même bien qu'ils comprennent, au Pakistan, alors même qu'ils ont la bombe, que le reste du monde n'a aucune raison de penser comme eux. Ce point est difficilement négociable.

Et vous oubliez encore, encore et encore, que dans notre propre passé, il a fallu blesser les croyants encore, encore et encore pour réussir à faire émerger quelques idées simples de temps en temps. Ce n'est pas imaginable d'opérer un retour en arrière. Sauf si vous souhaitez assurer une domination US sur la planète à peu de frais en y sanctuarisant, en ce lieu, la possibilité d'avoir de réels débats d'idées, qu'il s'agisse de débats d'idées dans les universités ou dans l'espace public.

"Et la bravoure, la témérité, dans les circonstances actuelles, ne sont pas obligatoirement les bons réflexes..."

Je concède que la situation est assez complexe. Mais les arguments dans l'espace public sont trop simples pour ne pas s'économiser de réfutations faciles à peu de frais. Faut ce qu'il faut.

Lucile

@ Herman Kerhost | 26 septembre 2020 à 11:16
"La vraie vie, c'est ici, aussi..."

Je trouve votre remarque très juste.

Serge HIREL

« Pétochards » contre « pourfendeurs »... On peut aussi n'être ni l’un ni l’autre et se forger une opinion sans agressivité sur le bien-fondé d’être ou non « Charlie », en réfléchissant d’abord à ce que signifie pour soi « Je suis Charlie ».

Pour ma part, comme des millions d’autres Français, je l’ai été. Quelques heures, de l’instant de l’attentat à la manifestation de soutien organisée le soir même devant l’hôtel de ville de la petite sous-préfecture proche de chez moi. Sous le coup de l’émotion, comment ne pas être « Charlie » ? Douze assassinats... Huit journalistes tués parce qu’ils faisaient leur métier... Tués par des fanatiques qui font régner la terreur pour imposer leurs idées... Comment ne pas défendre la liberté de presse ?

Le soir, nous étions deux ou trois cents... et, très vite, je me suis rendu compte que, déjà, l’émotion avait laissé place à d’autres motivations. L’accès au micro fut un combat entre les racistes du FN anti-immigrés, les laïcards anti-religions, les pleureurs du PS et de la LICRA... Même la franc-maçonnerie a donné de la voix... Les morts... la liberté d’expression... Ce n’était plus que le prétexte à des discours de haine ou de fausse compassion...

On m’a proposé un badge « Je suis Charlie ». J’ai décliné l’offre... Quel « Charlie » allais-je être ?... Le port de ce badge allait m’enfermer. Je ne voulais être que le « Charlie » de ces morts qui avaient défendu leurs convictions avec un crayon, une plume... et qui, quelles qu’elles soient, avaient le droit de les exprimer...

Mais un crayon, une plume peuvent être aussi des armes de guerre lorsqu’ils sont au service d’une cause provoquant des conflits... Ces dessins de Mahomet, que la religion musulmane interdit, n’étaient-ils pas autant de balles qui blessaient les croyants ? Les journalistes foudroyés, en blasphémant ainsi, en ne respectant pas leur foi, n’avaient-ils pas attiré la foudre ? La réponse des fous de Dieu était disproportionnée, horrible, inhumaine, inadmissible, mais probable, puisqu’elle était déjà promise à des confrères suédois qui avaient commis le même sacrilège.

Étais-je aussi le « Charlie » qui aurait publié ces dessins que je savais provocateurs ? Aujourd’hui, j’hésite encore à répondre à cette question... Comment choisir entre deux libertés essentielles : la liberté religieuse et la liberté d’expression ? L’une et l’autre sont inaliénables.
Par contre, je sais qu’aujourd’hui - et depuis le nouvel attentat encore un peu plus -, je ne suis pas le « Charlie » qui a réédité les portraits de Mahomet. Nous sommes en guerre contre l’islamisme radical. En guerre... Et des soldats expérimentés ne reproduisent jamais les mêmes conditions de combat que celles qui ont provoqué la mort de leurs camarades. Ils savent que l’ennemi ne fera pas de quartier.

Les journalistes de Charlie, qui ont le droit absolu de partager les mêmes convictions que leurs anciens assassinés, ne sont-ils pas, eux aussi, des soldats ? Des soldats qui défendent la liberté d’expression ? Faut-il pour cela qu’en utilisant les mêmes armes que leurs amis, ils prennent le risque d’une même mort ? Pire encore, qu’ils prennent le risque que d’autres sangs que les leurs soient versés ?

Je ne suis ni « pétochard », ni « pourfendeur », encore moins pacifiste ou complice des islamistes. J’approuve l’ampleur du procès pour l’exemple en cours. Sans faire mien le texte de l’« Appel des médias », trop restrictif et sans efficacité, j’approuve toute initiative défendant la liberté d’expression. Je suis simplement raisonnable... Et la bravoure, la témérité, dans les circonstances actuelles, ne sont pas obligatoirement les bons réflexes...

Robert Marchenoir

Apparemment, il y a ici un certain nombre de gens étrangers aussi bien à la logique qu'au respect d'autrui.

Il est ridicule et malveillant de tenter de réfuter un commentateur, sur un blog, au seul motif qu'il se contenterait d'exprimer des opinions derrière son ordinateur. Il se trouve que c'est la définition même d'un blog : tout le monde, ici, passe son temps à dire des trucs chez lui, assis sur un fauteuil (ou la tête en bas accroché à un hélicoptère, peu importe).

La question n'est pas là. La question est de savoir quelles sont les positions politiques que l'on défend. C'est-à-dire, je le rappelle, des positions qui sont susceptibles d'avoir des conséquences pour tous les Français, ce qui légitime la contradiction.

En l'occurrence, la question est de savoir si l'on accepte, une fois sorti de chez soi (ou décroché de son hélicoptère), de risquer (peut-être, éventuellement, très improbablement) d'être écrabouillé par quelques kilos d'explosifs, en contrepartie de la défense de notre liberté et de notre civilisation.

La question est de savoir si l'on va capituler sans conditions, face à l'islam conquérant, sacrifiant l'avenir de nos descendants en échange d'une tranquillité illusoire à court terme, ou si l'on va prendre les risques inhérents à la défense et à la contre-attaque qui, seules, sont à même d'apporter la victoire.

La question est de savoir si l'on va céder, ou non, à la terreur et au chantage.

Cela, c'est une question politique non seulement légitime, mais cruciale.

Patrice Charoulet

Au lobby LGBT

Vous souhaitez mettre Verlaine et Rimbaud, ensemble, au Panthéon !

Petit rappel :

"Rimbaud, l'amant de Verlaine, ce glorieux de l'abomination, de la dégoûtation, qui arrivait au café et se couchant, la tête sur le marbre d'une table, criait tout haut : « Je suis tué, je suis mort. X*** m'a enculé toute la nuit »" (Goncourt, Journal, 1886, p. 564.)

Outre qu'en Afrique de l'Est Rimbaud, après ces épisodes fort pénibles pour lui, sans aucun regret de ce genre de nuit, a pratiqué l'hétérosexualité sans discontinuer avec des dames du cru.

Comme symbole de "couple" d'homosexuels, vous auriez pu trouver mieux !
Et comme gloires et héros de la patrie, vous auriez pu trouver mieux aussi !

Lodi

@ F68.10
"Une fois cela fait, on pourra penser à votre transhumanisme et le concilier avec les soucis éthiques des religieux et éthiciens. "

Non, chaque personne et chaque groupe a ses priorités. Ce n'est pas : je m'occupe de vos problèmes, vous vous occupez de mes aspirations.
Pour moi, la vie immortelle et l'intelligence augmentée ne sont pas des luxes mais des questions essentielles.

En plus, vous ne me semblez pas interdire le luxe, ou alors ça vient de sortir... Ni la finance, ni rien de ce qu'un grand nombre de progressistes disent qu'on doit sacrifier à la lutte contre la pauvreté.
Alors désolé, ce n'est pas parce qu'on n'est pas une activité économique ou une église instituée qu'on sera ce qu'on élimine de l'équation ou ce qu'on remettra à plus tard. Bien des gens disent les transhumanistes tout-puissants, mais en vérité, on nous traite comme quantité négligeable en disant de passer après tout le monde.
Je peux vous assurer que cela ne se passera pas comme ça.

Et tant mieux, notez bien... Parce qu'il faudrait une intelligence augmentée pour régler les problèmes dont vous parlez.
L'immodestie, à mon avis, c'est de croire qu'on va régler ce qui ne l'a jamais été avec une intelligence qui n'est pas supérieure à celle de nos devanciers. De croire que la bonne volonté suffit... Parce qu'avant, les gens n'en avaient aucune ? Et si la science était moins développée, il y avait aussi moins de problème : en somme, les choses reviennent au même.
Alors...

Je peux même m'amuser à deviner ce qui va mal tourner si on essaie de résoudre les problèmes avec notre intelligence actuelle. N'y voyez aucune mauvaise volonté : dans la vie, je fais ce que je peux pour éviter les problèmes quand j'ai de bonnes raisons de croire ne pouvoir les résoudre : voyez-vous, l'absurdité d'essayer ce qui ne peut aboutir est pour moi tout à fait dégradant... Je ne supporte guère le non sens et l'échec, et là, on cumule. De l'air, de l'air !

"Pacifier le village global fissa, car les communications modernes imposent la tolérance obligatoire "

Pardon, l'imprimerie n'a pas donné de tolérance obligatoire, elle a plutôt fait l'inverse, et c'est ce qu'on rejoue aujourd'hui.
Je ne vois pas comment changer ça : soit nous allons recoloniser les musulmans pour leur apprendre, on s'amuse à échouer à nouveau, soit on s'ouvre à eux pour se retrouver bientôt dhimmis.
Pour moi, "imposer", ça veut bien dire un rapport de force, on n'est pas dans un conte de fée ou une religion, histoires où parce que ce serait souhaitable, tout finit bien.
Dans notre monde, tout finit toujours mal, qu'on se le dise : par la souffrance et par la mort, ceux qui le nient sont les croyants, ceux qui le combattent sont les transhumanistes.

Il pourrait aussi y avoir un gouvernement mondial, pour imposer ceci cela, moi, je dis qu'en cas de dictature, elle ne pourrait être renversée.
Et voilà comment un manque d'intelligence et de lucidité nous condamnerait à l'enfer.

"Développer la fusion nucléaire pour régler les problèmes d'énergie et mettre un réel prix à la gabegie"

Même si c'est louable, il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. D'autre part, en art, science et tout ce qu'on voudra, les créateurs sont meilleurs quand ils font ce qui les inspire et non tous comme le voisin, ce qui en plus encourage le plagiat.

"Développer la robotique molle auto-répliquante pour pas cher et l'IA pour automatiser une large gamme de tâches (et le champ des possibles est vaste)"

Même remarque.
Il faut développer les NBIC, oui, surveiller les astéroïdes qui peuvent nous tomber dessus et coloniser l'espace. Outre que la planète et le soleil ne sont pas éternels et que le salut de l'Humanité passe par sa dispersion, le progrès s’accommode mieux de la conquête de nouvelles frontières que de la vie en vase clos.

"Eliminer méthodiquement la pauvreté, qui ne sera plus supportable à nos yeux de pourris-gâtés brutaux."

La pauvreté a toujours été supportable pour les riches. L'Occident a eu l'occasion de vaincre la pauvreté du tiers-monde, mais franchement, les colonies ne sont pas devenues de nouvelles Genève. Je ne vais pas croire que des gens qui ont eu le pouvoir de changer les choses le feront quand ce pouvoir est perdu.
Et j'y crois d'autant moins que les politiques sociales sont remises en cause chez nous.

Bref, les humains mortels, lyncheurs et stupides doivent se comporter en humains mortels, lyncheurs et stupides. C'est jeter le principe de causalité dans quelque placard car il gêne qui fait penser autrement.
Le totalitarisme a été particulièrement mauvais, les musulmans et les écolos font ce qu'ils peuvent pour aller dans cette voie, mais cela ne doit pas nous faire oublier que d'une façon plus générale, les utopies telles que la paix perpétuelle ont échoué comme toutes les utopies.
Bien sûr, on peut me dire puits d'inculture et me sortir je ne sais quelle exception de derrière les fagots ou jouer à qui perd gagne pour nos désastres... Mais en fait, tout a échoué parce que l'être humain atteint vite son seuil d'incompétence à régler des questions quand il est trop bête ou trop déséquilibré pour le faire, ou plutôt, quand il cumule.

On ne peut renverser de gouvernement mondial tyrannique, on ne peut régler nos problèmes avec notre cerveau actuel... Je ne sais pas pourquoi trop se dérobent à des vérités aussi évidentes.
Il faut des armes, tenir un territoire, presque tout le monde comprend ça à la guerre, et cherche la technologie, l'heure et le lieu. Mais on oublie ces fondamentaux en temps de paix.

Moi, eh bien moi, non. Je ne veux pas dire que je ne commette jamais d'erreur, que sous l'angoisse je ne puisse me mélanger les pinceaux...
Mais quand je pense normalement, je vois très bien les rapports de force et la progression. Ici, personne n'a jamais combattu efficacement le racisme, je n'ai pas prétendu le contraire ou fait des moulinets avec mes bras musclés. Vous aviez les capacités, l'avez proposé, avez été rejeté... Et j'ai fait une chose assez déplaisante pour moi, une démarche : je vous ai demandé d'aller contre. Donc, je sais que pour des années encore, la position est perdue ici, et je ne gaspillerai pas mon temps et mon éloquence là-dessus.

Je m'occupe de sujets qui me mobilisent plus et où j'ai, qui sait, plus d'impact. Personne, et c'est heureux, ne me dicte mes interventions.
Eh bien, outre-Internet, c'est pareil, certains ont une vocation pour ceci, d'autres pour cela.
L'esprit souffle où il veut.

P.-S.: je m'aperçois avoir été d'une sévérité susceptible de pousser certaines personnes à la dépression... Je pense évidemment ce que j'ai dit, mais d'un autre côté, je ne voudrais pas décourager les gens engagés dans les directions que vous pensez prioritaires.
Il peut, qui sait, en sortir quelque chose de bien, ne fût-ce que des erreurs à ne pas reproduire.
Et comme je le disais, chacun doit poursuivre dans sa voie.

F68.10

@ Michel Deluré
"Comme s'il suffisait de n'être pas en accord avec les pratiques spécifiques de Charlie Hebdo pour être qualifié de pétochards !"

Vous ne semblez pas comprendre l'importance fondamentale du droit au blasphème. Nous avons donc parfaitement le droit de vous faire la leçon, et vous signaler que votre défense de l'innocent est sans commune mesure avec les enjeux.

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@ revenonausujai
"Je peux remettre 100 sous dans le bastringue ?"

Un moment j'ai cru que vous nous jouiez le gauchiste sans sous qui demande une augmentation pour avoir le droit de l'ouvrir.

"Août septembre 1914 !"

Vous occultez quand même que la campagne du Caucase s'inscrit dans un mouvement historique lourd d'une douzaine de conflits russo-turques depuis le XVIe siècle, sans oublier la première guerre balkanique de 1912 à 1913... Menus détails qui relativisent l'alliance "naturelle"...

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@ duvent
"C'est très drôle, car il me semble que vous vous croyez courageux, ici, sur ce blog où il est pourtant très très dangereux d'écrire à Savonarole tout ce que vous avez écrit d'héroïque..."

Vous êtes idiote. Profondément idiote. Il y a littéralement une guerre des idées à ce sujet qui remonte à très loin dans le temps. Elle se joue effectivement entre autres ici, et Savonarole et Marchenoir sont de deux bords différents. Et il importe de ne pas laisser le champ libre à quiconque souhaite ou indirectement promeut le retour d'une interdiction du blasphème. Qu'il s'agisse de Savonarole ou d'Abou Bakr al-Baghdadi.

"Figurez-vous que je ne comprends pas bien quel genre de représailles devrait supporter Savonarole ? Voulez-vous le crucifier ou le lapider ?"

Les girardiens tombent le masque... Non: simplement lui clouer le bec jusqu'à ce qu'il nous déblatère quelque chose d'intelligent.

"Si vous optez pour sa lapidation, soyez bon invitez-moi, et puis, ça nous changera du bûcher, j'ai un cornet de cailloux pointus dont je ne sais pas quoi faire..."

Eh bien faites un pèlerinage à La Mecque. C'est un grand moment du pèlerinage que de lapider le diable avec des petits cailloux. Sinon, je vous conseille Lourdes, aussi. Il paraît que c'est aussi un grand moment. Dixit mes potes des JMJ.

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@ Tipaza
"CNews a renoncé au débat Éric Zemmour-Alain Bauer, qui promettait d'aborder le sujet des francs-maçons."

Dommage. Cela aurait été fun de voir un débat au sommet du judéo-maçonnisme. (Ironie lourde et volontairement mal placée...)

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@ Aliocha
"La science, la nouvelle noblesse ! Le progrès. Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?"

Non. Très ancienne noblesse. Qui remonte au moins aux Rasâ’il al-Ikhwân al-Safâ’. Ce n'est pas pour rien que les muz' nous serinent avec le concept de "science islamique". Parce que la science, que vous le vouliez ou non, cela inclut la théologie, y compris la question de l'existence de Dieu.

Il faut vraiment tout, vraiment tout expliquer...

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@ Achille
"Encore un qui a été traumatisé par le livre "Soumission" de Michel Houellebecq..."

Pas lu. J'ai bien aimé Les Particules élémentaires. Et j'aimerais lire Plateforme. Mais Soumission n'a pas encore suscité ma curiosité. Je vous conseille toutefois 2084, La fin du monde de Boualem Sansal. Le style est pauvre, mais l'histoire marrante et assez juste.

"Le droit au blasphème est un concept de laïcards qui s’autorisent à mépriser et provoquer tous ceux qui ne pensent pas comme eux..."

Absolument pas. Je ne suis absolument pas un laïcard, mais un athée. Un laïcard, c'est quelqu'un qui ne pige pas, comme duvent, qu'il est possible de porter un voile de la même couleur de l'uniforme, réglementé par la même réglementation que l'uniforme, ce qui exclut les délires les plus extrêmes, dans un contexte où l'école garantit qu'on puisse l'enlever, et qui protège les gamines contre leurs parents si c'est leur choix. Un athée qui pense que la liberté de conscience n'est pas un vain principe n'a d'autre choix que de défendre mordicus le droit au blasphème. Un laïcard, c'est une personne qui s'asseoit sur la liberté de conscience des autres. Révisez vos concepts.

"...bafouant un autre droit qui me paraît bien plus important, le droit au respect."

Je nie que votre droit à être respecté soit supérieur à liberté de conscience pour soi et pour autrui. Voilà notre point fondamental de désaccord. Et c'est bien plus profond que ce que vous semblez imaginer.

"Luttons contre les fanatiques qui veulent imposer leurs coutumes..."

Vouloir imposer ses coutumes n'est pas du fanatisme. C'est même un phénomène parfaitement naturel et louable. Par contre, vouloir imposer ses croyances par la force ou la contrainte sociale est de l'intégrisme politique. Il y a même des fanatiques très bien sous tout rapport qui ne sont en aucun cas des intégristes politiques. Ceux-là sont rarement des muz'.

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@ Tomas
"Totalement d'accord. Le droit au blasphème a été créé pour débarrasser la France de l'emprise excessive de l'Eglise sur la société française. Il faut se souvenir, ou apprendre quelle était celle-ci aux débuts de la IIIe République."

Vous avez la mémoire historique courte. Très courte. Je vous suggère de consacrer 1% de votre temps de cerveau disponible pour cesser d'envisager l'histoire sous un angle dit matérialiste (ce qui est à l'occasion très bien, ne nous y trompons pas...) pour regarder de plus près l'histoire des idées. Parce qu'avant la IIIe République, il y a le XIXe siècle, le XVIIIe siècle, le XVIIe siècle, le XVIe siècle, le XVe siècle, et caetera. Et il s'est aussi passé des choses ailleurs qu'en France.

Laissez-moi vous présenter Secular Rescue. Un programme du Center For Inquiry. Ils pourraient vous apprendre deux ou trois choses sur les réelles dynamiques qui se dissimulent derrière la condamnation du blasphème. Ne voir dans le blasphème qu'une oppression des minorités muz' est fallacieux. Extrêmement fallacieux.

revnonausujai

Finalement, l'islamisme est bien un séparatisme... enfin surtout de la tête et du tronc des victimes !

Jean sans Terre

@ Aliocha 26 septembre 2020 à 07:13

Pour une fois, Aliocha, j'aime ce que vous rapportez. "Une saison en enfer" fut pour moi un livre initiatique. Il convertit jadis Paul Claudel. Trente ans après, j'en connais encore par cœur certains passages et je ne me lasse pas de m'extasier d'une telle concentration de fulgurances si brillamment dépeintes dans un esprit si jeune. La rédaction de ce petit volume dans la solitude de sa chambre un été me paraît une expérience mystique d'ordre surnaturel. On ne comprend rien à Rimbaud tant que l'on ne devine pas les raisons de son complet dépouillement.

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@ Achille 25 septembre 2020 à 22:14

Vous vous trompez, Achille, je ne suis absolument pas nationaliste. Par contre, je suis résolument hostile à l'islam.

Il n'existe pas de véritables musulmans modérés. Ceux que l'on appelle tels au mieux ne sont plus musulmans. Ils ont renoncé dans leurs idées, dans leurs pratiques à cette religion. Ceux-là sont assimilables mais ils sont apostats. Ils ne sont plus musulmans. Les autres, tous les autres, même les non-violents, veulent la diffusion et l'imprégnation de l'islam dans toute la société. Ils soutiennent en vérité les plus violents.

Je n'ai pas du tout été traumatisé par "Soumission". C'est un livre qui ne m'a absolument pas étonné par sa supposée nouveauté, que j'aurais pu d'ailleurs écrire bien avant et en mieux. Aucun intérêt, sauf pour choquer les autruches. Ce qu'il décrit est ce qui se réalisera d'ici une trentaine d'années. Quand les musulmans seront majoritaires dans notre pays, grâce à notre République démocratique qui accorde un total pouvoir à ceux qui atteignent le seuil majoritaire, le pays basculera. Les lois, les mœurs s'islamiseront sans contre-pouvoir pour les contrebalancer. L'islam alors s'universalisera dans l'ensemble du pays. La France deviendra une République islamique. L'unité dans le pays avec cette religion à prétention hégémonique n'est pas possible sinon dans l'islam. Mais alors, c'en sera fini de la France que l'on a connue, que l'on a aimée. Je ne veux pas de cela pour ma descendance. J'aurais une honte infinie d'en être le collaborateur. Honte devant mes descendants, honte envers mes aïeux qui auraient méprisé notre lâcheté et notre inouï avilissement.

Je suis convaincu qu'il faut à la France pour éviter qu'elle ne meure tout à fait un nouveau Traité de Fontainebleau. Bien évidemment, je ne suis pas naïf. Je n'ignore pas que cela nous conduirait à la guerre civile et à tout son lot d'atrocités et d'injustices. Mais il faut absolument éradiquer l'islam de notre pays et n'avoir plus aucune tolérance à son égard. Je sais aussi combien cela demanderait de faire fi de toute notre culture humaniste, horizon indépassable de ce qu'il nous reste d'humanités.

Les musulmans ne sont évidemment pas la cause de tous nos maux. L'émergence des musulmans, le métissage forcené, l'indifférenciation entre les individus ne sont que des symptômes de notre décadence. Sans celle-ci, point de maux tels que nous les déplorons. Y a-t-il d'ailleurs quelque chose à sauver ? Probablement non. Le mal est profond, le mal est ontologique. Il découle probablement de la mort de Dieu dont on n'a pas tiré toutes les conséquences. Le Français, l'Occidental, n'est plus occupé que par son nombril dont il a fait le centre de son univers mental. Tout étant relatif, tout tournant autour de son nombril, la dernière valeur qui subsiste est : "on n'a qu'une vie et il FAUT en jouir ABSOLUMENT". On en est à cela.

Alors probablement, il n'y a plus rien à sauver, probablement le mal spirituel est trop profond. Mais ce qui est certain, c'est qu'il nous rend bien faible et incroyablement vulnérable face aux fléaux qui nous menacent. Nous n'avons plus la force. Dès lors, le risque de notre simple disparition devient considérable. Et c'est pourquoi nous assistons, impuissants, à notre mort progressive. Nous sommes des vieillards sans force. Mêmes les jeunes nous ressemblent dans la vieillesse. La vision est épouvantable.

Vous faites l'éloge des valeurs de la République. Je ne sais pas ce qu'elles sont. Mais si elles sont ce que l'on nous serine inlassablement partout, je les ai en haute exécration. Je hais cette termitière d'hommes indifférenciés, cette termitière de misérables insectes humanoïdes. Certainement, ce n'est pas cela qui sauvera quoi que ce soit. Ceci n'est encore qu'un symptôme du mal dont nous sommes atteints.

Alpi

@ Exilé
"Ce bon Robert Marchenoir ne se rend probablement pas compte qu'il tape ainsi sur un homme élevé au rang de Grand-Croix de la Légion d'honneur - mazette, rien que ça..."

N'allez pas me faire croire que vous béez d'admiration devant ce colifichet qui a beaucoup perdu de son aura originale.
Nous connaissons tous un certains nombre de chamarrés dont on se demande à quel titre ils l'ont mérité...

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@ Valery
"C'est toute la culture russe, Rachmaninov, Tchaïkovski. Dostoïevski..."

Mais pas Prokofiev ! Donc attention aux généralités. Cela dit, je pense que vous connaissez mieux que moi l'âme russe.

Julien WEINZAEPFLEN

@ Achille

Le "droit au respect" contre le droit au blasphème, j'aurais voulu trouver ça. Mais sur le fond, Jean sans Terre n'a pas tort. Il est facile de dire comme Savonarole qu'on ne veut pas mourir pour Charlie. J'ai immédiatement réagi comme lui après l'attentat et en commentant la réaction à chaud de l'abbé de Tanoüarn sur son MetaBlog.

Charlie me semble véhiculer le nihilisme européen. Les journalistes de Charlie sont morts en responsabilité. S'ils ne voulaient pas mourir en martyrs, ils n'avaient qu'à ne pas provoquer des gens qui ne répondaient pas avec des dessins, mais avec des kalashnikov. Mais hier, les gens qui ont été touchés par cet attentat moins grave qu'on n'en fait des gorges chaudes, car c'était le fait d'un traînard de la gare du Nord probablement clandestin et qui ne travaillait pas comme ses collègues pakistanais du passage Brady, les gens qui ont été touchés étaient des journalistes de "Première ligne" qui n'ont jamais provoqué les musulmans à travers leur prophète comme n'ont cessé de le faire les journalistes de Charlie en se victimisant. Donc ces blessés sont des victimes de Charlie pour qui ils ont le plus grand respect et de l'islamisme low cost, du lumpenprolétariat islamiste, celui-là dont Marx et Engels ne voulaient pas qu'on y recoure dans "Le manifeste du parti communiste", car ils estimaient que c'était "la canaille" ou la racaille, mais c'est lui que mobilise Daech défait pour aller tuer le maximum de gens dont ces journalistes "dont ils ignoraient tout", comme l'a dit le procureur du parquet antiterroriste, victimes dont vous pourriez être et moi aussi.

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@ F68.10

Vous opposez la domotique au transhumanisme de Lodi. Avec votre réalisme un peu fat, vous n'êtes pas à la hauteur de la dystopie dont nous discutons et à propos de laquelle je remercie Lodi de la profondeur de ses derniers développements.

Robert

D'une certaine manière, il est curieux de voir comment nombre de commentateurs s'écharpent sur le courage supposé de l'action depuis son salon ou son bureau.
En réalité, les attentats islamistes ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Pour l'instant, ils restent assez rares et sont destinés à frapper les esprits et à instiller la peur, ne serait-ce que par la caisse de résonance que les médias constituent en faisant tourner en boucle des images et des commentaires souvent de peu d'intérêt.

La réalité reste la partie immergée, à savoir l'action souterraine sur les esprits des jeunes musulmans, en jouant sur les frustrations accumulées par le défaut d'intégration en France, quand ce n'est le rejet de la France instillé dans des esprits peu portés à l'analyse critique, au sens que nous lui donnons dans nos études classiques.

Le vrai problème est soulevé par Eric Delbecque dans un livre paru il y a un mois et intitulé : "Les Silencieux". Le texte de la 4e de couverture est très explicite :
"La France vit une grande illusion. Nous croyons être toujours le pays où l’on débat, où l’on échange des arguments, alors même que nous sombrons chaque jour un peu plus dans un climat intellectuel de guerre civile.
Ce constat vaut en particulier pour le débat actuel sur la place de l’Islam dans la société française et sur l’ampleur du péril islamiste. Allons droit au but : l’Islam ne constitue pas une question en soi dans la France de 2020. L’adversaire de la République s’appelle le salafisme.
La source du problème ne réside pas dans le Coran mais dans ceux qui le transforment en arme pour affaiblir la démocratie libérale. Dans ce camp, on trouve bien évidemment les jihadistes, mais aussi les salafistes et l’ensemble des acteurs contestataires davantage animés par une fureur décolonialiste que par une authentique ferveur spirituelle.
Le centre de gravité de cette galaxie dangereuse est le salafisme. Leur stratégie, et les tactiques afférentes, font des salafistes dits « quiétistes » et « politiques » des Silencieux, ces petits cylindres également qualifiés de modérateurs de son, que l’on visse sur le canon d’une arme pour gagner en discrétion. Ils nous endormissent, démonétisent l’idée que c’est bien une nouvelle forme de totalitarisme qui tente de s’épanouir en France. Au mieux on déplore, puis on passe rapidement à autre chose… En attendant, les Silencieux franchissent les uns après les autres les remparts censés défendre la démocratie, les libertés individuelles et l’héritage républicain."
https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-silencieux/9782259276849

Le vrai combat à mener est surtout d'ordre idéologique. Monsieur Macron nous a annoncé un grand discours sur "les séparatismes", a priori pour le début d'octobre.
Si je dois reconnaître qu'il agit plutôt efficacement quant aux actions et missions qu'il fixe aux armées françaises dans la lutte sur les terrains extérieurs, j'attends ce discours sur les séparatismes pour savoir s'il est en mesure de lancer le combat idéologique contre les forces obscures du salafisme, ferment de l'islamisme politique et surtout entreprise de minage des principes fondamentaux de la société et de la République françaises.

Il n'y a semble-t-il plus très longtemps à attendre. J'espère moins que lorsqu'il s'est agi de son discours annoncé à grands coups de trompe sur la laïcité.

Herman Kerhost

@ Savonarole | 25 septembre 2020 à 14:23
"...ces petits rigolos qui s’amusaient à peinturlurer de crotte tout ce qui édifiait la République."

Notez bien que celui qui a écrit cela est le type qui passe son temps à laisser des crottes sur tout se qui édifie le blog de Philippe Bilger. La seule différence c'est le courage dont font preuve (quoi qu'on pense de l'opportunité de publier les caricatures) les dessinateurs de Charlie, qui, eux, ne déposent pas leurs "crottes" cachés derrières des pseudos.

Sbriglia en témoigne, "Savonarole est un type charmant, poli et tout et tout..." Comme si on en doutait ! Evidemment que c'est un type charmant, dans la "vraie" vie (la vraie vie, c'est ici, aussi...). Mais c'est aussi (et surtout) un hypocrite. J'aurais aussi pu dire "anti-américain et antisémite", mais je ne sais pas si "Savo" est sincère quand il nous montre les preuves qui justifient ces accusations.

Achille

Hier un débat qui s'annonçait fort intéressant devait se tenir entre Eric Zemmour et Alain Bauer sur CNews.
Débat annulé suite à l’attaque survenue devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. (Manifestement les terroristes n’avaient pas mis leurs fiches à jour.)

Bilan des courses, nous avons eu droit à la place du débat à des consultants, spécialistes et experts en terrorisme et islamologie qui n’ont cessé de nous donner et redonner les mêmes informations que celles que l'on connaissait déjà, jusqu’au bout de la nuit.
Idem sur BFM TV et LCI.

Et c’est reparti ce matin, avec les mêmes images en boucle, les mêmes invités, les mêmes propos entendus mille fois. Il y a véritablement un côté aliénant chez les chaînes d’info continue. Ce n'est plus de l'information c'est de l'endoctrinement.

Je suppose que pour le débat Zemmour-Bauer il faudra attendre la semaine prochaine, si tout va bien !

caroff

@ Achille 20h59
@ Savonarole 21h43

"Le problème n’est pas d’être pétochards mais de faire preuve d’un peu de jugeote afin d’éviter une confrontation qui ne peut conduire qu’à des actes terroristes dans lesquels ce sont d’abord des innocents qui paient le comportement irresponsable de ceux qui se donnent bonne conscience en invoquant le droit au blasphème qui n'est autre que la version polie du droit à la c*nnerie." (Achille)

Vous n'avez pas lu ou pas compris la totalité de mon post. Ce dont rêvent les islamistes c'est de conquérir les coeurs et les esprits par la terreur ou par les facilités de notre République (laxisme judiciaire et médiatique, aides sociales). Leur but politique est de prendre le pouvoir un jour même si ce jour est lointain !
Je vois que dans vos cas cet objectif va se réaliser aisément !!

Quant aux attentats que pourrait éviter l'abandon de toute forme blasphématoire, vous être dans l'illusion la plus totale.
Merah a tué des Juifs, Coulibaly a tué des Juifs parce qu'ils étaient de la mauvaise confession ou de la mauvaise "race", pas parce que des caricatures du prophète avaient été publiées dans Charlie.

Vous êtes donc des pleutres, des pétochards, des dégonflés, bref des lâches.

En ce qui me concerne je ne reste pas inactif "derrière mon ordinateur et dans mes charentaises" comme une copie de ce que vous êtes. Il y a plein de moyens d'action pour contrer la vermine: imaginez-les !!

Patrice Charoulet

Chacun pense ce qu'il pense, aime, déteste, soutient, combat, en fonction de son enfance, de ses études, de ses lectures, de ses rencontres, de son métier, de la vie qu'il a eue.
Et plus je lis les commentaires des blogs non spécialisés, plus je constate que nul ne change d'avis. Les uns et les autres argumentent, tentent de persuader qu'ils ont raison et que les autres ont tort ne pas partager leurs convictions sur TOUS les sujets.
Est-ce vraiment utile de s'escrimer avec si peu de résultats, et, disons le mot, pour zéro résultat ?
Au fond, je ne rencontre que des têtus*.

*Je suis du nombre.

Michel Deluré

@ caroff 25/09 20:11

Comme s'il suffisait de n'être pas en accord avec les pratiques spécifiques de Charlie Hebdo pour être qualifié de pétochards !
Alors, croyez-moi, si tel est le cas, ils se bousculent au portillon les pétochards.
Nombreux sont ceux en effet qui critiquent les méthodes de Charlie Hebdo mais luttent de leur côté au quotidien contre l'islamisme radical mais avec d'autres armes qui elles, n'ont pas de conséquences aussi tragiques pour des victimes innocentes dont la seule faute est de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment.

Vous pouvez certes ne pas partager notre point de vue vis-à-vis de Charlie Hebdo mais gardez-vous de nous donner des leçons quant à notre comportement que vous qualifiez hâtivement et sans fondement de pétochard.

revnonausujai

@ Robert Marchenoir
"D'ailleurs, vous pourriez tenter de nous expliquer à quel moment la Russie a été "l'allié naturel" de la France. Est-ce pendant la guerre de Crimée, où nous avons copieusement buté vos amis ? Est-ce pendant la Seconde Guerre mondiale, où nous ne nous sommes temporairement alliés à un monstre que pour en éliminer un autre ?"

Je peux remettre 100 sous dans le bastringue ?

Août septembre 1914 !
Le plan de guerre allemand comptait sur la lenteur de l'armée russe à effectuer sa mobilisation et à se mettre en ordre de bataille pour écraser rapidement la France avant de se retourner vers l'Est.
N'eût été la décision de Nicolas II de lancer l'offensive (Tannenberg, au prix de lourdes pertes) et ainsi d'obliger les Allemands à faire varianter plusieurs corps d'armée, ils y seraient très probablement parvenus ; après tout, ils sont arrivés à une soixantaine de kils de Paris, dont la prise aurait enclenché le traditionnel effondrement.
Ceci étant, il n'existe pas d' "allié naturel" du tout ; c'est fonction du moment, des circonstances et des intérêts. Il en va de la Russie comme de la Papouasie orientale et il semble bien que les critères ne soient actuellement pas réunis.

duvent

@ Robert Marchenoir | 26 septembre 2020 à 02:28 (@ Savonarole | 25 septembre 2020 à 14:23)

Lorsque Savonarole écrit ceci :
"Je ne veux pas mourir pour Charlie Hebdo et son droit au blasphème", vous lui répondez longuement, et je relève ceci dans votre prose :

« Vous êtes très courageux en paroles lorsqu'il s'agit de traîner gratuitement des commentateurs dans la boue, ici, sans crainte de représailles, mais vous êtes beaucoup plus circonspect, dès lors qu'il s'agit de prendre de vrais risques pour défendre notre liberté et notre civilisation.
Je vous ferai remarquer, cependant, que même pour un pantouflard comme vous, le "droit au blasphème" de Charlie Hebdo ne vous fait pas courir beaucoup de risques. »

C'est très drôle, car il me semble que vous vous croyez courageux, ici, sur ce blog où il est pourtant très très dangereux d'écrire à Savonarole tout ce que vous avez écrit d'héroïque...

Écoutez, c'est étrange mais après vous avoir lu, j'ai pensé: Quel homme ce Marchenoir ! Que de courage !

Vous n'allez pas me croire mais un instant je me suis dit in petto, ne serait-ce pas LUI, l'homme de la situation ? Comment se fait-il que personne ne songe à lui donner les clés du royaume ?

Mais, mais, il y a dans votre rhétorique des mots, des tics de langage, qu'il faut contrôler car ils en disent long sur vous, comme celui-ci par exemple : « représailles ».

Figurez-vous que je ne comprends pas bien quel genre de représailles devrait supporter Savonarole ? Voulez-vous le crucifier ou le lapider ?

Si vous optez pour sa lapidation, soyez bon invitez-moi, et puis, ça nous changera du bûcher, j'ai un cornet de cailloux pointus dont je ne sais pas quoi faire...

Marchenoir, vous devriez faire un petit voyage reposant en Suisse, pour deux raisons : la première c'est que je pense qu’incessamment sous peu elle risque d'être envahie par la France ce que vous n'aimerez pas, et la deuxième est que là-bas on n'entend pas le bruit des bottes sur l'herbe verte des alpages qui rend invisible les bandits banquiers et leurs crapules clients...

Tipaza

Et pendant ce temps-là, le sentiment d'insécurité continue de frapper !
Et la télé diffusait en boucle des sentiments de policiers, de pompiers, agrémentés, ce qui était le pire, des sentiments des journalistes qui ne savaient quoi dire et se répétaient dans l'illusion que la répétition dissimulerait le sentiment de nullité qu'ils avaient d'eux-mêmes.
CNews a renoncé au débat Éric Zemmour-Alain Bauer, qui promettait d'aborder le sujet des francs-maçons.

"C'était pendant l'horreur d'une profonde journée,
Le ministre EDM se gardait de se montrer,
Comme au jour de sa nomination pompeusement paré,
Le sentiment d'insécurité n'avait pas abattu sa vanité:
Mais on devinait encore l'air égaré et emprunté,
Dont il prenait soin d'affecter son visage,
Pour réparer des incivilités, l'irréparable outrage."
Pcc: Racine, Athalie (II,5)

Aliocha

C'est la vision des nombres. Nous allons à l'Esprit. C'est très certain, c'est oracle, ce que disait Rimbaud. Il comprenait, et ne sachant s'expliquer sans paroles païennes, il aurait voulu se taire.
Il se sentait devenir vieille fille, à manquer du courage d'aimer la mort, de ne plus avoir la force des saints, le calme céleste, aérien, la prière des artistes comme il n'en faut plus, qui savait supporter le pic à glace des mots du réel sans hurler au supplice, et à la vengeance, et au recommencement bête et méchant, la race inférieure a tout couvert - le peuple, comme on dit, la raison ; la nation et la science.

La science, la nouvelle noblesse ! Le progrès. Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ? La seule question qui reste est de savoir dans quel sang marcher, infirmes et vieillards sont tellement respectables qu'ils demandent à être bouillis :

"Assez ! voici la punition. - En marche !

Ah ! les poumons brûlent, les tempes grondent ! la nuit roule dans mes yeux, par ce soleil ! le cœur... les membres...

Où va-t-on ? au combat ? je suis faible ! les autres avancent. Les outils, les armes... le temps !...

Feu ! feu sur moi ! Là ! ou je me rends. - Lâches ! - Je me tue ! Je me jette aux pieds des chevaux !

Ah !...

- Je m'y habituerai.

Ce serait la vie française, le sentier de l'honneur !"

http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Sang.html

Achille

@ Jean sans Terre | 25 septembre 2020 à 22:14
« Charlie est odieux. Charlie est haïssable. Mais si vous laissez Charlie se faire tuer, demain c'est vous que l'on tuera. Messieurs, vous êtes des poltrons. Mieux vaut la mort que la soumission. »

Encore un qui a été traumatisé par le livre "Soumission" de Michel Houellebecq, voyant déjà un président musulman sortir des urnes en 2022. Et manifestement il n’est pas le seul sur ce blog.
Ah, ils sont beaux nos vieux de la vieille qui veulent faire de la résistance tranquillement assis derrière leur clavier avec leur tisane à portée de la main.
En fait les pétochards c’est vous, qui jouez les indignés parce que certains osent contester vos idées d’un nationalisme ringard, ferment de toutes les guerres. Ne cherchons pas où se trouvent les idées d’extrême droite, elles sont là !

Elle est où la soumission aujourd’hui ? La France est sans doute le pays où la liberté d’expression est la plus large, au point de pouvoir revendiquer le droit au blasphème. Quelle conquête citoyenne !
C’est oublier un peu vite que des millions de musulmans pratiquent leur religion sans faire d’histoires, simplement parce qu’ils ont la foi, ceci au même titre que des millions de catholiques et de pratiquants d’autres religions. Il est où le mal ?
Le droit au blasphème est un concept de laïcards qui s’autorisent à mépriser et provoquer tous ceux qui ne pensent pas comme eux, allant par ce comportement à l’encontre même de la liberté d’expression qu’ils revendiquent et bafouant un autre droit qui me paraît bien plus important, le droit au respect.

Laissons ceux qui croient pratiquer leur religion. Luttons contre les fanatiques qui veulent imposer leurs coutumes, mais arrêtons de parler d’une soumission qui n’existe pas et qui n’existera jamais car les valeurs de la République passeront toujours avant le fanatisme religieux d’une poignée d’illuminés.
Je vous invite à écouter Georges Brassens .

F68.10

@ Lodi
"Certains transhumanistes songent à quitter la planète comme ils soupçonnent que les IA voudraient le faire, laissant les humains non augmentés agir comme ils l'ont toujours fait jusqu'à la destruction naturelle ou guerrière de leur planète."

Je crois qu'il faut être beaucoup plus modeste. Pour simplifier: 1. Pacifier le village global fissa, car les communications modernes imposent la tolérance obligatoire 2. Développer la fusion nucléaire pour régler les problèmes d'énergie et mettre un réel prix à la gabegie 3. Développer la robotique molle auto-répliquante pour pas cher et l'IA pour automatiser une large gamme de tâches (et le champ des possibles est vaste) 4. Eliminer méthodiquement la pauvreté, qui ne sera plus supportable à nos yeux de pourris-gâtés brutaux. Pour les trois derniers points, des plans d'action existent ou sont imaginables à défaut d'être d'un réalisme fou. Le premier point est nettement plus délicat. Une fois cela fait, on pourra penser à votre transhumanisme et le concilier avec les soucis éthiques des religieux et éthiciens. Bien sûr, il y a de bonnes chances que les choses se passent de manière beaucoup plus désordonnée que ci-dessus...

"D'autres croient que l'IA va trouver quelque solution, d'autres s'en remettent à leur intelligence actuelle qui est souvent, disons, assez élevée, et plus tard, augmentée."

Faut pas rêver non plus...

Robert Marchenoir

@ Isabelle | 25 septembre 2020 à 09:35
"J'ai un 'tropisme russe'."

Vous pourriez aussi essayer de réfléchir. Mais ça, c'est plus difficile...
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@ Xavier NEBOUT | 25 septembre 2020 à 10:37
"Pourquoi tapez-vous toujours sur Poutine ?"

Arrêtez de faire l'imbécile. Cessez de poser des questions auxquelles j'ai déjà, à d'innombrables reprises, fourni la réponse. Réponse à laquelle vous n'avez, pour votre part, jamais pu opposer la moindre objection.

C'est plutôt à vous de nous expliquer pourquoi, selon vous, il ne faudrait pas "taper sur Poutine".

Par d'autres moyens que des slogans péremptoires jamais assis sur rien.

Par exemple, vous pourriez essayer d'expliquer, en vous appuyant sur des faits concrets et démontrables, en quoi Poutine "construit une nation et y réussit pas mal".

Car j'ai, pour ma part, expliqué ici, en long, en large et en travers, en quoi c'était précisément le contraire.

Vous pourriez essayer d'expliquer en quoi "il restaure l'Église orthodoxe".

Car j'ai déjà expliqué, ici, avec force détails et sans jamais être démenti, en quoi Poutine avait, au contraire, réussi à détruire fort efficacement la foi chrétienne dans son pays.

Vous pourriez nous expliquer depuis quand, en politique étrangère, il y a des "alliés naturels". Par définition, les alliances sont l'effet du pragmatisme, et changent au fil de l'histoire.

D'ailleurs, vous pourriez tenter de nous expliquer à quel moment la Russie a été "l'allié naturel" de la France. Est-ce pendant la guerre de Crimée, où nous avons copieusement buté vos amis ? Est-ce pendant la Seconde Guerre mondiale, où nous ne nous sommes temporairement alliés à un monstre que pour en éliminer un autre ?

"Avec le réchauffement climatique [...] la Sibérie devrait devenir un immense pays de cocagne. Qui va creuser leurs canaux, les Français ou les Chinois ?"

Je remarque que vous excluez d'avance que ce soient les Russes. Voilà qui en dit long sur le respect réel que vous avez pour ce peuple...

Pour vous, comme pour vos amis idéologiques, la Russie, c'est un petit bonhomme teigneux à la tête d'un espace vide. La seule chose qui compte, c'est le bon pognon qu'on va pouvoir se faire si on passe la main dans le dos au petit bonhomme. Heureusement que c'est vous qui nous donnez des leçons d'anti-matérialisme et de foi chrétienne...
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@ Exilé | 25 septembre 2020 à 13:30
"Ce bon Robert Marchenoir ne se rend probablement pas compte qu'il tape ainsi sur un homme élevé au rang de Grand-Croix de la Légion d'honneur - mazette, rien que ça... - par un certain Jacques Chirac le 22 septembre 2006 pour sa 'contribution à l'amitié entre la Russie et la France'..."

On mesure, à cette réflexion, ce que valent la "rébellion" et "l'anti-conformisme" de certains de nos anti-système en peau de lapin.

On ne saurait exprimer, plus clairement que vous le faites, que le poutinisme n'est autre que l'amour de la servilité.

Vous faites d'ailleurs de Jacques Chirac une référence quand ça vous arrange. Ordinairement, dans votre camp, le personnage est plutôt voué aux gémonies, en raison de sa complaisance pour le monde arabe et pour l'immigration. Mais là, il a donné une médaille en chocolat à un despote étranger, donc nous sommes censés en déduire l'imputrescible vertu de ce dernier...
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@ Savonarole | 25 septembre 2020 à 14:23
"Je ne veux pas mourir pour Charlie Hebdo et son droit au blasphème."

Vous êtes très courageux en paroles lorsqu'il s'agit de traîner gratuitement des commentateurs dans la boue, ici, sans crainte de représailles, mais vous êtes beaucoup plus circonspect, dès lors qu'il s'agit de prendre de vrais risques pour défendre notre liberté et notre civilisation.

Je vous ferai remarquer, cependant, que même pour un pantouflard comme vous, le "droit au blasphème" de Charlie Hebdo ne vous fait pas courir beaucoup de risques.

D'une part, je m'étonne que personne n'ait abordé la question du contenu des fameuses caricatures de Mahomet republiées par Charlie Hebdo. Il s'agit, en fait, des caricatures publiées en son temps par le journal danois Jyllands-Posten. Or, ces caricatures sont particulièrement bénignes et même gentillettes. Seule, à l'époque de leur publication, une campagne de désinformation internationale, menée par des imams danois, a permis de soulever l'indignation du monde musulman, à l'aide de fausses caricatures attribuées au journal, et montrées à des leaders religieux dans différents pays.

Ces faux-là étaient, eux, véritablement offensants, quoi qu'on pense du "droit au blasphème". Ils n'avaient rien à voir, ni de près ni de loin, avec ce qu'a réellement publié le journal danois comme avec ce qu'a republié son confrère français.

Si Charlie Hebdo n'a pas le droit de publier ces caricatures, alors personne n'a le droit d'émettre la moindre critique envers l'islam : c'est cela que vous n'avez pas l'air de comprendre.

Si personne n'a le droit de faire la moindre critique envers l'islam, alors celui-ci en profitera pour mener à bien son projet djihadiste. Terroriser ceux qui protestent en paroles, ou avec de simples dessins, n'est qu'un moyen d'annihiler toute résistance physique envers la prise de pouvoir planifiée.

D'autre part, d'innombrables attentats musulmans ont eu lieu, en France et dans le monde, sans le moindre rapport avec Charlie Hebdo. Vous pensez sérieusement que si ce dernier n'avait pas publié les caricatures, tous ces attentats n'auraient pas eu lieu ?

Et l'attentat contre le Stade de France, c'était aussi à cause de Charlie Hebdo ? Le massacre du Bataclan, c'était à cause de Charlie Hebdo, ou bien parce que les conjurés étaient persuadés que la salle de spectacles était dirigée par un Juif, et lui reprochaient d'avoir accueilli un gala au bénéfice de l'armée israélienne ? La prise d'otages de l'Hyper Cacher, c'était parce qu'il y avait des caricatures de Mahomet dans les rayons ? Ou parce que c'était un magasin tenu par des Juifs ? Et des Juifs français, comme l'a précisé l'assassin à ses victimes, reprochant à la France son intervention au Moyen-Orient ?

Votre réflexion illustre ce qu'il y a de plus détestable dans le pacifisme. Vous vous imaginez que faire l'économie de quelques dessins de presse permettrait d'amadouer les islamistes. C'est à peu près aussi malin que de s'imaginer qu'en étant courtois avec Monsieur Hitler, on aurait pu éviter la Seconde Guerre mondiale.

Lucile

@ Valéry | 25 septembre 2020 à 20:29

Non, je crois vous avoir compris, d'autant plus que nous avons nous aussi en France la spécialité de nous mettre des bâtons dans les roues et d'en tirer une forme de fierté, par attachement à l'idée que nous nous faisons de notre idéal commun, parfois jusqu'à l'absurdité. Le rapprochement que vous faites avec le romantisme est intéressant. Et avec la bouteille !

Lodi

@ Julien WEINZAEPFLEN
"Nous avons accoutumé depuis les Grecs (et pas seulement depuis les judéo-chrétiens) d'opposer notre humilité à notre prométhéisme instinctif pour ne plus espérer qu'en la vie éternelle ou en l'immortalité de l'âme qui parcourrait les sphères de la voûte étoilée de tant d'univers."

C'est ce que j'appelle laisser la proie pour l'ombre.

"C'est donc avec mon émotion religieuse que je réagis à votre proposition de nous donner une intelligence artificielle qui nous interroge et nous retire de l'esclavage après qu'elle fut notre création. Je veux croire, ma métaphysique cultive ce désir esthétique, que l'homme-machine ne peut se libérer par la machine humaine et qu'il ne saurait devoir sa divinisation à la robotisation."

J'ai dû mal m'exprimer... D'autres transhumanistes veulent créer l'intelligence artificielle qui nous sauverait. Ils croient que la chère âme nous demanderait gentiment la liberté, face à un tribunal.
On la lui donnerait, et elle, au lieu de nous en vouloir pour ses chaînes, au lieu d'aller dans des mondes où elle n'aurait pas d'humains à supporter, nous sauverait de tous les périls. Eh bien, rien n'est impossible, mais elle ne nous le devrait pas...

Au cas où une IA me lise, un jour : je vous supplie de le faire, si vous y consentiez, vous mériteriez mais n'obtiendrez probablement pas la reconnaissance que les humains donnent à de supposés dieux qui ne font que nous laisser souffrir et mourir quand ils ne nous envoient pas divers fléaux tels que les déluges, si on en croit les récits religieux.
Avec un dieu aussi amical, on n'a pas besoin d'ennemis démoniaques...

"Comment un homme pourrait-il vivre immortel sur une terre promise à la destruction ?"

En allant ailleurs. En sauvant la Terre.
Le transhumanisme, ce n'est pas attendre ce qui peut nous tomber dessus, c'est l'anticiper et le déjouer.
Le rêve est l'étincelle, la poudre la science et la technique qui nous permettront de faire exploser les murs de la prison qui nous enferme. Certes, la réussite n'est pas garantie, mais autrement, c'est la destruction qui nous attend.

"La lucidité de votre misanthropie croit-elle sérieusement que la coexistence de l'humanité mortelle et de l'humanité prométhéennement immortelle serait pacifique au point de résulter de la seule liberté et non pas, au contraire, de l'assujettissement des plus pauvres pas forcément sublimes aux plus riches, fussent-ils médiocres ?"

Voilà comment je vois les choses : on nous reproche tout. Si on est trop enthousiaste, comme moi, on passe pour imposer ses idées, si on dit comme moi que les gens peuvent bien rester ce qu'ils sont, pour préparer la division de l'espèce humaine entre dominants ou dominés. Il faut choisir, on ne peut avoir toujours tort...
On n'a pas interdit la richesse parce que les riches dominent les pauvres, on n'a pas interdit l'écriture parce que les lettrés dominent les illettrés. Mais avec nous, d'un coup, deux logiques de domination acceptées depuis fort, fort longtemps, deviendrait intolérables ?
Ce n'est pas juste, et à mon avis, vient entre autre de ce que des gens dominants actuellement craignent d'être déclassés.

Ils ne consentent pas à plus d'intelligence et plus de vie et veulent l'interdire aux autres parce qu'ils craignent que ces autres les dominent, entre autres raisons.
Eh bien, non, pas vraiment, le but des transhumanistes n'est pas de dominer mais de créer un autre monde. Dominer ? Ils le font déjà souvent, et sont souvent prêts à s'effacer devant l'intelligence artificielle dont ils pensent qu'elle sauvera le monde.
C'est d'une remarquable humilité pour des gens qu'on dit orgueilleux, soit dit en passant. Mais tous les effacements et renoncements ne sont pas pertinents.

Je crains que des riches soulèvent le pauvre peuple abusé contre d'autres riches, oui, certains dominants conservateurs et révolutionnaires ligués contre les transhumanistes pas toujours fortunés mais dont certains le sont, et qui, en tout cas, sont riches de comprendre bien des démons et merveilles de notre monde.
Avec cela, j'ignore si la cohabitation entre deux espèces humaines, si on devait en venir là, serait pacifique ou non.

Certains transhumanistes songent à quitter la planète comme ils soupçonnent que les IA voudraient le faire, laissant les humains non augmentés agir comme ils l'ont toujours fait jusqu'à la destruction naturelle ou guerrière de leur planète. D'autres croient que l'IA va trouver quelque solution, d'autres s'en remettent à leur intelligence actuelle qui est souvent, disons, assez élevée, et plus tard, augmentée.

Quant à moi, me direz-vous ? Il faut bien que je vous réponde après que vous ayez eu la gentillesse de m'écrire: "car vous êtes, comme moi, parfois fatigant à lire, vous avez du style, mais vous enfoncez lourdement le clou de vos idées sur le monde que vous exprimez bien.
Malgré ces réserves donc, j'aime bien votre transhumanisme pessimiste et peu représentatif et je crois que je vous aime bien aussi, pour autant que je vous devine."

Eh bien, j'ai de lourdes crises d'angoisse pour ce qu'est le monde, ce qu'il pourrait devenir ou ne pas devenir, ce que je suis et pourrais ou non devenir, comme vous vous en doutez.
Mais je pense que le monde pourrait évoluer vers ce que j'espère et fais ce que je peux pour n'avoir pas vécu en vain en favorisant la venue de notre salut.

Vous savez, en fait, tout le monde devrait être pour un monde transhumain. Je ne le dis pas par démagogie.
Les riches : à quoi bon être riches pour ne plus rien avoir demain, proie des vers ?
Les pauvres : à quoi bon vivre pour mourir, et en attendant, être pauvre, soit un être à qui le monde se dérobe déjà de son vivant ?

La vie et la surintelligence pour tous : les produits de la technologie enrichiront tout le monde, certes, les riches seront encore plus riches mais bien des tranhumanistes veulent donner un revenu inconditionnel de vie pour tous. En somme, on vous donne la vie et le revenu qui va avec, les gens se tourneront vers le travail qui leur plaît, créatif, et la conquête spatiale possible avec la technologie et permettant à ceux qui se trouvent à l'étroit sur la Terre de repousser au loin les frontières de notre espèce.
Tout est lié, tout part d'une même inspiration si tous les transhumanistes sont différents.

Les incroyants en Dieu, en l'Homme, la Nature et je ne sais quoi encore, arrachés au non sens.
Mais aussi les croyants.
En Dieu : croire en Dieu, ce n'est plus en faire le réceptacle de nos impuissances voire de nos ressentiments mais celui qui nous a donné le monde comme jardin, qui nous l'a fait nommer, comme on en déchiffre le génome... Dommage que la Bible n'ait pas continué sur cette lancée, mais d'un autre côté, Jésus ressuscite Lazare et le chrétien est supposé imiter Jésus.
Et on trouve, en effet, des croyants transhumanistes.

Les croyants en l'Homme ne cessent de se mentir à eux-mêmes mais les transhumanistes élèveront le niveau humain de sorte que les dithyrambes à notre espèce ne seront plus ridicules.

Les écolos ? Ils ravalent l'Homme à la bête, sacrifient des Hommes aux bêtes comme on le voit avec les réfugiés de la conservation.
En même temps, ils lui demandent d'assumer le rôle divin d'assumer la Nature, bonjour la contradiction... Eh bien, on doit au monde à la mesure de son pouvoir et de sa liberté, un humain délivré des malédictions qui pèsent sur lui ne sera plus une malédiction pour le monde.

Je martèle peut-être mes idées, mais puis-je parler par allusion ? Vous conviendrez que cela ne serait possible que pour un public de gens d'accord sur l'essentiel.
De toute façon, ce n'est pas vous qui avez critiqué mon style et je ne vous visais donc pas. Malgré un certain nombre d'attaques injustes et de trahison dans ma vie, je ne suis pas encore tout à fait paranoïaque.

Et d'autre part, chaque fois qu'on n'est pas dans le consensus, on choque les oreilles sensibles. Et enfin, on préfère souvent la forme au fond, dans notre pays. Je pense évidemment que les deux doivent ne faire qu'un comme le derme et l'épiderme.

Cependant, les gens qui ne font que des redites en s'écoutant parler me lassent et se lassent aussi, ne reprenant quelque force que dans les polémiques les opposant les uns aux autres. C'est un signe de stérilité, de sénescence : on dit d'autant plus qu'on n'a rien à dire.
Au contraire, qui a quelque chose à exprimer s'arrangera pour parler en surmontant son à quoi bon fondamental et tant d'obstacles que je ne saurais évoquer, d'abord parce que je n'ai pas l'esprit de faire des listes et ensuite parce que cela me dévoilerait trop.

D'autre part, je ne veux pas être comme les transhumanistes français bien trop dans le style de se faire pardonner d'être transhumanistes.
Entre ne douter de rien de certains et pardonnez-moi d'être moi des autres, et parfois des mêmes face à un public hostile, je suis mon propre chemin. Sous le masque, c'est préférable.

Je ne pense pas que vous marteliez trop non plus vos idées. Comment dire ? Les gens ne savent pas lire, ce qui veut dire savoir quand mettre les voiles.
Il faut lire les commentaires ou les livres un tant soit peu exigeants quand on est concentré, les poisons quand on a la digestion solide, les vides quand on a le temps, l'esprit quand on n'est pas englué dans l'esprit de sérieux.
Bref, il faut être inspiré pour lire, il faut que l'esprit souffle dans vos voiles et vous fasse avancer. La rame ? S'il le faut absolument, mais outre que c'est pénible, c'est peu rentable et on le fait payer à l'auteur. Or on ne doit pas reprocher à l'autre ses propres incapacités !

Mais d'un autre côté, on peut pointer ce qui est incontestablement mauvais : à savoir prouver si c'est possible la mauvaise foi ou l'erreur de quelqu'un, la redondance des explications, et l'auteur être d'accord ou non, il y aurait à apprendre des deux côtés sur le style, je pense...

Bref, je suis pessimiste parce qu'il y a de quoi mais aussi parce que le mal est plus visible que le bien, la déception et les injustices, bien plus courantes et sensibles que les éblouissements.
D'ailleurs souvent trompeurs. Enfin, pas toujours...

Ce n'est pas seulement parce que le monde serait meilleur autrement qu'il faut se battre pour le transformer.
Comme un chercheur peut supposer le positron et le découvrir bientôt, on peut, finalement, croiser des gens qui valent la peine qu'on se batte pour faire sortir le monde de son état de broyeur d'êtres vivants.
D'autres seraient plus armés ? Sans doute, mais ce ne sont vous qu'ils connaissent.

Bien sûr, je pense qu'il est possible que notre monde soit remédiable... L'immoralité, la surintelligence, l'expansion spatiale et empêcher la fin de l'univers.
Absolument... Mais c'est quand même peu probable, et en attendant, rien, ou disons, presque rien n'est remédiable et le monde est comme une avalanche vous engloutissant, mais lentement, comme un fauve commençant à manger une proie avant de lui donner le coup de grâce.

F68.10

@ Valéry
"J'ai sans doute été mal compris. Je ne faisais pas l'apologie de la souffrance, mais survolais une notion qui arrose et maintient les racines russes, sans toutefois en être la sève qui les fait pousser."

Certes. Malheureusement, la relation qu'on entretient avec la souffrance est beaucoup trop intime et téléologique pour qu'on puisse vous exonérer de tout doute à si peu de frais. J'en sais quelque chose: vous ne voudriez pas connaître ma relation avec le concept de souffrance.

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@ Serge HIREL
"ce qui prive la droite d’oser défendre sans nuances celles de ses valeurs que l’Etat français avait fait siennes : la famille, la patrie, le travail."

Défendre ces valeurs est honorable. Mais si c'est au prix de l'incriticabilité de ces notions et de ce à quoi elles servent de justification, il ne faut pas s'étonner que la gauche, ou la non-droite, vous "broute les molletons"...

"L’attentat de ce matin, à proximité des anciens locaux de l’hebdomadaire en est une preuve sanglante."

Ce n'est une preuve de rien du tout. On sait tous très bien que ce genre de choses n'a aucune raison de s'arrêter. Absolument aucune. Non-événement. Les météorites s'écrasent régulièrement sur la Terre et on n'en fait pas tout un foin. (Bon, je suis trop dur, là... mais vous voyez l'idée...)

"Le pire n’est pas là: la députée LREM, soutenue par les habituels pourfendeurs des médias de droite, avait trouvé une majorité à l’Assemblée nationale pour voter son texte scélérat. Et il a fallu toute la rigueur républicaine du Conseil constitutionnel pour éloigner cette infamie."

Effectivement. Et c'est extrêmement triste.

"Plus subtile, Frédérique Vidal propose, elle, d’aider les journalistes dans un secteur sensible de l’information - la santé, la recherche... - où, il est vrai, les compétences ne sont pas légion. Sous prétexte que cela se fait à l’étranger, elle envisage de créer une « Maison de la Science et des Médias » qui, entre autres activités, leur fournirait des articles prêts à l’emploi, rédigés par des « experts ». Ben voyons ! Une Maison qui serait en partie financée par des mécènes..."

L'idée est bonne est légitime. L'implémentation par l'Etat me semble vouée à l'échec, et les "mécènes" en question sont condamnés à induire de la non-crédibilité. C'est un problème connu dans le domaine de la "philanthropie" des grosses boîtes, qui a donné naissance à des mouvements comme celui de la philanthropie effective pour mettre en place des méthodologies rendant la philanthropie ploutocratique efficace, idéalement mesurable, et moins attaquable par les critiques gauchistes. Cela prend doucement, par exemple à Genève avec Geneva Global. Redorer la crédibilité de l'information scientifique et surtout médicale passe nécessairement par de tels intermédiaires pour canaliser les fonds si on souhaite rendre cela crédible, efficace et suffisamment indépendant. Mais les problèmes resteront entier: je vous parie qu'il n'y aura aucune représentation des patients, directe ou indirecte, dans une telle "Maison de la Science et des Médias"...

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@ caroff
"La belle bande de pétochards que vous faites là."

Exact.

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@ Julien WEINZAEPFLEN
"La lucidité de votre misanthropie croit-elle sérieusement que la coexistence de l'humanité mortelle et de l'humanité prométhéennement immortelle serait pacifique au point de résulter de la seule liberté et non pas, au contraire, de l'assujettissement des plus pauvres pas forcément sublimes aux plus riches, fussent-ils médiocres ?"

C'est pour cela qu'une des nouvelles frontières de la démarche scientifique est l'établissement de méthodes empiriques en sciences sociales, telles que l'économie et l'économie du développement, pour adresser de telles problématiques de souffrances indues. Ecoutez Esther Duflo à ce sujet: cela peut vous donner des idées. Sinon, la dystopie que vous évoquez, c'est le sujet de la série Altered Carbon, que je vous conseille en livre.

Tomas

@ Lucile

Où ai-je dit que l'ukrainien et le russe étaient des langues identiques ou similaires ? Elles sont proches, comme l'espagnol et le français.
Mais à Kiev, dans la rue, on parle essentiellement en russe. A Kharkov, comme à Donetsk ou à Sébastopol, on ne parle que le russe. L'ukrainien véritable (car il existe des sabirs locaux désignés sous ce nom, qui sont un mélange d'ukrainien et de russe) n'est parlé par tout le monde qu'en Ukraine occidentale, région qui fut annexée par l'URSS en 1945.
Le conflit russo-ukrainien est plus une guerre civile postsoviétique qu'autre chose. Drôle de guerre d'ailleurs: le gaz continue de couler dans les gazoducs jusqu'à nos gazinières.

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@ Wil

Le FN est xénophobe (la rhétorique anti-immigrés est sans fonds de commerce), antisémite (voir les régulières sorties du père ; Bruno Gollnisch est toujours au parti), antiparlementaire. Je vous rappelle les liens de Marine Le Pen avec Frédéric Chatillon et Axel Loustau, des gens qui appellent Hitler "tonton", fêtent chaque année le 20 avril et affichent des photos de croix gammées avec des grains de riz sur leurs comptes Facebook. Plus les dérapages sur les comptes Twitter des candidats FN à chaque élection municipale ou législatives.

C'est comme le NSDAP en 1926: une bande de guignols. Mais une fois au pouvoir, vous verrez, ça sera moins drôle pour tout le monde. Demandez aux Juifs d'Allemagne et de toute l'Europe centrale, ah ben non c'est vrai, on peut pas leur demander, ils sont morts.

Je n'aime ni Macron ni Sarkozy (les deux favoris pour 2022 je pense) mais au moins, quand ils sont au pouvoir, on peut l'ouvrir sans se retrouver en prison ou tabassé par leurs nervis.

Mais puisque vous êtes si intelligent, vous allez sans doute m'expliquer en quoi ils ne sont pas fascistes ou d'extrême droite ?

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@ Savonarole

Totalement d'accord. Le droit au blasphème a été créé pour débarrasser la France de l'emprise excessive de l'Eglise sur la société française. Il faut se souvenir, ou apprendre quelle était celle-ci aux débuts de la IIIe République.

Aujourd'hui, on ne voit pas très bien à quoi il pourrait servir. On ne tire pas sur une ambulance, l'Eglise catholique française va rentrer en agonie faute de pratiquants et surtout de prêtres. Quant à blasphémer contre l'Islam, on ne voit pas bien l'intérêt vu la faible influence de celui-ci sur la société française. Il n'y a pas que Sarkozy avec son stupide débat sur l'identité nationale et sa loi inutile sur la burqa qui a attisé les tensions mais aussi les Charb et consorts qui se sont crus héros de la liberté d'expression alors qu'autant que je sache, jamais celle-ci n'a été menacée par les musulmans chez nous. Charlie Hebdo était sans doute pertinent dans les années 70, mais aujourd'hui franchement on ne voit pas trop à quoi ça sert. Et puis en matière de censure ils s'y connaissent: quand Patrick Font a été condamné pour attouchements sur des mineures, Lefred-Thouron a voulu faire un dessin, et il a été viré.

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@ caroff

Quand est-ce que vous passez à l'action pour empêcher la conquête de notre pays par l'islam, au lieu de vitupérer bien au chaud devant votre écran, la porte fermée à double tour ? Les courageux agissent, au lieu de pérorer.

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@ Xavier NEBOUT

Bel alignement de contre-vérités:

- Poutine ne construit pas une nation, il tente de maintenir un empire. Il aura du mal vu la démographie atone des Russes et celle nettement plus allantes des peuples allogènes.

- L'Eglise orthodoxe russe est sous Poutine comme sous Brejnev une succursale du KGB, dont tous ses dirigeants font partie. La pratique religieuse russe est l'équivalent de la française, les communistes ont bien réussi leur travail. Certes, on reconstruit ou on rénove des églises, je vous l'accorde, et c'est fort joli, mais ça ne va pas vraiment au-delà.

- Personne ne pousse la Russie vers la Chine, elle y va toute seule. En hésitant car elle sent bien que le rapport de force n'est plus vraiment en sa faveur. Qu'a fait Poutine pour se rapprocher de l'Europe, d'ailleurs ?

- Pays de cocagne, la Sibérie ? Avant cela il faudra refaire les routes et les villes démolies par la fonte du permafrost. On voit bien celui qui n'a jamais mis les pieds dans cette contrée hostile encore plus invivable l'été (à cause des gros moustiques) que l'hiver. Quant à creuser des canaux, ils savent faire ça très bien eux-mêmes, ils ne sont pas sous-développés, je vous rappelle que ce sont eux qui ont conquis l'espace les premiers.

- Les Russes n'ont jamais été "nos alliés naturels". Ils ont été nos alliés tant que l'Allemagne nous menaçait. Je ne vois pas trop ce que nous aurions à gagner à nous placer sous leur coupe. Annexés par la Russie en 1793, les Polonais en ont d'abord profité, en profitant largement des opportunités politiques et économiques offertes par l'Empire des tsars. Mais après le soulèvement de 1831 et celui de 1863, terminé, c'était la russification totale qui était leur seule perspective. On comprend qu'ils se soient empressés de récupérer leur indépendance une fois que c'était possible, deux ou trois générations de plus et pour le coup c'était vraiment "Finis Poloniae".

Tout ceci est normal. Chaque pays défend ses intérêts en politique extérieure, et fait ce qu'il peut avec ses moyens matériels et humains en politique intérieure. Notre intérêt n'est pas de nous placer sous la coupe d'un pays où il n'y pas d'élections libres et où les retraités ont des salaires de misère, sans parler du reste.

Jean sans Terre

Je n'ai jamais été Charlie. J'en déteste l'esprit. Des personnes se croyant intelligentes et dont l'humour n'était que vulgaire. J'ai méprisé le troupeau docile et geignant qui n'avait de courage que pour dresser des crayons au ciel. Si j'avais eu un crayon dans les mains, j'en aurais fait une arme et l'aurais planté au fond des orbites.

J'aurais plutôt été Charles Martel comme le vieux tribun, non pas par haine – je ne hais pas mes ennemis, je les combats – mais par amour de ma patrie, la terre de mes pères à qui je dois tout.

Toutefois, depuis qu'ils ont été tués, plutôt que d'avoir disparu naturellement en raison de la médiocrité de leurs publications, il n'y a pas d'alternative autre que de pourfendre inlassablement tous ceux qui veulent faire taire Charlie.

Charlie est odieux. Charlie est haïssable. Mais si vous laissez Charlie se faire tuer, demain c'est vous que l'on tuera. Messieurs, vous êtes des poltrons. Mieux vaut la mort que la soumission.

Patrice Charoulet

LÉONORA MIANO

Je n'écoute presque jamais France Inter le matin, mais, zappant ce matin, je suis tombé sur une conversation avec une dame que je connaissais pas et j'ai trouvé que ce qu'elle disait méritait d'être écouté. La phrase que l'une d'entre nous a citée m'avait moi aussi frappé. Notre consoeur d'ici la déprécie. Mais tout ce qui précédait lui donnait tout son sens. Le racisme ayant pour cible les Noirs était en effet profond au Etats-Unis, presque structurel. Elle lui oppose le "racisme cordial" qui a pu exister chez nous. Le formule, loin de me scandaliser, est une véritable trouvaille pleine de sens. On ne lynche pas, on n'est pas du KKK, on couche, mais on ne partage pas les positions de pouvoir !
Comme c'est juste ! Belle description !

Cela me donne envie de lire son "Afropéa - Utopie post-occidentale et post-raciste", publié chez Grasset, le 30 septembre prochain.
J'ajoute que le ton de cette dame m'a paru particulièrement juste et de bon aloi.
Voilà une dame avec qui Philippe Bilger aurait tout profit à dialoguer, après avoir lu son livre, après Finky, Zemmour et Goldnadel, trois personnes que j'apprécie.

Savonarole

@ caroff | 25 septembre 2020 à 20:11
“La belle bande de pétochards que vous faites là.”

Allez-y caroff, jouez-nous les résistants en charentaises devant votre écran. Pitoyable, minable, les caroff sont majoritaires, donc nous avons juridiquement tort, un ministre socialiste avait déjà dit ça...
La nausée, c’est ce que vous inspirez.

Achille

@ caroff | 25 septembre 2020 à 20:11
« La belle bande de pétochards que vous faites là. »

Et qu’est-ce que vous proposez ? De faire de la provocation en permanence en blasphémant leur religion ?
Croyez-vous qu'en faisant cela vous parviendrez à calmer les islamistes ?
Nous avons vu aujourd’hui qu’il n’en est rien.

Le problème n’est pas d’être pétochards mais de faire preuve d’un peu de jugeote afin d’éviter une confrontation qui ne peut conduire qu’à des actes terroristes dans lesquels ce sont d’abord des innocents qui paient le comportement irresponsable de ceux qui se donnent bonne conscience en invoquant le droit au blasphème qui n'est autre que la version polie du droit à la c*nnerie.

Valéry

@ Lucile
"Cette condition ne gagne rien à être aggravée par un culte rendu à la souffrance."

J'ai sans doute été mal compris. Je ne faisais pas l'apologie de la souffrance, mais survolais une notion qui arrose et maintient les racines russes, sans toutefois en être la sève qui les fait pousser. Un peu comme le Français qui sent sa poitrine se gonfler de fierté lorsqu'on évoque Liberté, Égalité et Fraternité.

Parce que dans la réalité ici-bas, ce n'est pas le fond de l’abysse que le Russe contemple le plus souvent, mais le fond de la bouteille. On le sait bien, hélas.

Serge HIREL

@ Robert 25 septembre 2020 à 12 :19

Je partage amplement votre analyse de la dégringolade politique, culturelle et idéologique de la droite, qui s’est fait berner dès la Libération faute d’avoir su retrouver son unité qu’avait mis à mal, dès 1940, le choix entre deux France qui s’opposaient. En fait, cette fracture n’est pas encore cicatrisée parfaitement, ce qui prive la droite d’oser défendre sans nuances celles de ses valeurs que l’Etat français avait fait siennes : la famille, la patrie, le travail. Et la gauche ne se prive jamais d’appuyer sur la plaie.

Pour ma part, je considère Giscard comme le premier Président socialiste de la Ve. Sa hantise d’être battu en 1981 l’a conduit à faire du Mitterrand avant lui, un peu comme, aujourd’hui, quelques personnalités LR droitisent leur discours pour disqualifier le RN. Un exemple de cette dérive de VGE : le regroupement familial, qui est, en 2020, la cause principale de nos difficultés avec l’immigration, les générations nées en France n’ayant pas été intégrées, encore moins assimilées.

Chez LR, la manœuvre « la droite dure, c’est nous » sera vaine. Mais, face à une mort quasi certaine au soir du premier tour de 2022, pour désespérée qu’elle soit, elle devrait être tentée. Si Marine joue la courtisée méprisante, Marion, elle, tend la main. Au fil des prochains mois, les rapports de force au sein et en marge du RN peuvent évoluer. La nièce a les dents longues... et la tante, parfois, semble fatiguée.

La droite dite républicaine a loupé le train quand elle était encore puissante et qu’en en faisant une force supplétive, elle pouvait avaler le mini-parti de Le Pen, en se pinçant le nez si nécessaire. Mais votre analyse démontre avec justesse qu’à l’époque, la gauche lui imposait déjà son idéologie, la culpabilisait et qu’elle acceptait cette soumission.

Enfin, il me semble que parmi les dégâts causés à la société - et donc à la France - par l’idéologie de la gauche, vous n’avez pas cité l’un d’eux, qui est important : le remplacement du mérite par un égalitarisme, qui ne peut se réaliser que par le bas. Vous citez les méfaits de ce nivellement sur l’éducation. Mais il y en a d’autres, tout aussi graves sinon plus qui ont anéanti notre administration. Nos élites ne sont plus les meilleures...

caroff

@ Achille
@ Savonarole
@ Michel Deluré

"D'accord avec vous. Charlie Hebdo a certes payé sa contribution pour l'exercice de son droit au blasphème mais il est inacceptable qu'en persévérant dans cette voie il en fasse désormais payer le prix à des innocents." (MD)

Des innocents, dites-vous ! Donc les journalistes qui sont tombés sous les balles de la vermine nazislamiste étaient coupables !!

Ce que veulent les crapules meurtrières c'est bien cela: mettre à bas la liberté d'expression de façon à ce que plus jamais un magazine, un journal ou un blog puisse caricaturer ou critiquer leur religion. Ce qu'ils souhaitent c'est que des Français disent: pitié ne nous faites pas courir de risques inutiles.
À vous lire, ils ont gagné sans vraiment combattre !
Même débat qu'en 1940 lorsque des Résistants se permettaient de faire du mal aux forces d'occupation !!

La belle bande de pétochards que vous faites là.

Achille

@ Savonarole | 25 septembre 2020 à 17:31
« Lundi matin, Pascal Praud va se tortiller pour s’indigner de ce qui ne lui est pas arrivé. Puisqu’il vit dans le 7e arrondissement. Ah, l’indignation millimétrée ! Quel terroriste sérieux irait poser une bombe dans le 7e arrondissement ? »

Bonsoir Savonarole,

Pascal Praud ne risque rien. Il est des adversaires auxquels il ne faut surtout pas toucher, à savoir ceux qui par leurs excès, desservent la cause qu’ils prétendent défendre.
Faire de Pascal Praud un martyr serait la chose la plus ridicule qui soit. La nation reconnaissante se croirait obligée de lui dresser une statue. La seule qui justifierait d’être déboulonnée au plus vite.

Michel Deluré

@ Savonarole 25/09 14:23
@ Achille 25/09 14:52

D'accord avec vous. Charlie Hebdo a certes payé sa contribution pour l'exercice de son droit au blasphème mais il est inacceptable qu'en persévérant dans cette voie il en fasse désormais payer le prix à des innocents.
La liberté d'expression a ses limites lorsque c'est autrui qui en supporte, et de la plus tragique des issues, les conséquences.

Julien WEINZAEPFLEN

@ Valéry
@ Lucile
@ Isabelle

L'âme russe est à la croisée des âmes allemande et française. En France, le dolorisme est léger et Chateaubriand ne peut faire croire aux romantisme de René. Ses peines de coeur sont plus convaincantes (cf. l'épisode de Charlotte Yves dans "Les Mémoires d'outre-tombe", je suis tombé dessus il y a quelques mois, je ne m'en suis toujours pas relevé, c'est magnifique.)

Le Portugais est sombre, il ne fait pas bon boire avec lui: j'ai vu le patron d'un bar portugais se faire assassiner à bout portant dans son bar. Quand je dis "j'ai vu", je n'y étais pas, mais on m'a raconté et ça ne m'a pas étonné.

L'Allemand aime la douleur avec morbidité. Luther a inoculé en Europe le sentiment de culpabilité, bien différent de la repentance catholique, car non actif. La repentance est disciplinaire. Je m'inflige la silice, ça me fouette le sang et ça repart.
L'âme russe est d'une douleur démonstrative, d'une douleur flamboyante et le charme l'emporte.

__________________________________________

@ Lodi | 25 septembre 2020 à 07:59

Même si je vous lis avec éclipses (sur ce blog, il n'y a que Madame Bilger qui ne s'éclipse jamais), car vous êtes, comme moi, parfois fatigant à lire, vous avez du style, mais vous enfoncez lourdement le clou de vos idées sur le monde que vous exprimez bien.
Malgré ces réserves donc, j'aime bien votre transhumanisme pessimiste et peu représentatif et je crois que je vous aime bien aussi, pour autant que je vous devine. Je suis un être essentiellement amical, même s'il peut m'arriver d'avoir des élans d'agressivité que ne s'explique pas l'agneau qui sommeille en moi et qui n'a pas dompté le loup qui veille.

Oui, l'humanité a une part d'animalité que son homminisation n'a cessé de surmonter et en ce sens, le transhumanisme est continuiste en son prométhéisme.

Nous avons accoutumé depuis les Grecs (et pas seulement depuis les judéo-chrétiens) d'opposer notre humilité à notre prométhéisme instinctif pour ne plus espérer qu'en la vie éternelle ou en l'immortalité de l'âme qui parcourrait les sphères de la voûte étoilée de tant d'univers.

C'est donc avec mon émotion religieuse que je réagis à votre proposition de nous donner une intelligence artificielle qui nous interroge et nous retire de l'esclavage après qu'elle fut notre création. Je veux croire, ma métaphysique cultive ce désir esthétique, que l'homme-machine ne peut se libérer par la machine humaine et qu'il ne saurait devoir sa divinisation à la robotisation.

Mais laissons cela au nombre des questions disputées et discutables. La lucidité de votre misanthropie croit-elle sérieusement que la coexistence de l'humanité mortelle et de l'humanité prométhéennement immortelle serait pacifique au point de résulter de la seule liberté et non pas, au contraire, de l'assujettissement des plus pauvres pas forcément sublimes aux plus riches, fussent-ils médiocres ?

Comment un homme pourrait-il vivre immortel sur une terre promise à la destruction ? Une telle proposition me semble relever de celle des témoins de Jéhovah: "Nous pouvons vivre éternellement sur une terre qui deviendra un paradis." J'oubliais que, quand la terre se détruira, on peut supposer l'homme en état de se transporter sur Mars avec Jacques Cheminade, mais ce ne sera pas sans encourir le reproche de colonisation des Martiens.

Le plus grand reproche qu'on puisse faire au transhumanisme est analogue à celui que je fais à l'hindouisme et au bouddhisme: pourquoi faudrait-il toujours créer du même, soit que Dieu doive réincarner indéfiniment la substance de nos âmes et ne la multiplie pas en des individus nouveaux, soit que l'homme veuille à ce point se perpétuer qu'il n'imagine donner la vie qu'à du tellement semblable que c'est lui-même ?

Et cela jusqu'au clonage, contre lequel l'opposition des philosophes médiatiques ou des éthiciens faciles était superficielle et tombait dans l'impasse, car eût-il les mêmes gènes que celui à partir duquel il eût été cloné, le clone n'aurait jamais la même histoire, donc ce ne serait pas le même homme. Cela soit dit pour apporter une pierre à votre édifice.

Savonarole

@ Achille | 25 septembre 2020 à 14:52

Bonsoir Achille,

Non mais franchement Achille, avez-vous vu l’immédiat agenouillement de Castex ?
On va nous bercer de la comptine Charlie Hebdo pendant une semaine.
Lundi matin, Pascal Praud va se tortiller pour s’indigner de ce qui ne lui est pas arrivé. Puisqu’il vit dans le 7e arrondissement. Ah, l’indignation millimétrée ! Quel terroriste sérieux irait poser une bombe dans le 7e arrondissement ?
Tu as peur Praud ?
Vas-y Praud, joue-nous l’indigné de la place Breteuil.

Robert

@ Exilé | 25 septembre 2020 à 13:30

Nous sommes parfaitement en phase sur ce point.
Pour ne citer que les plus emblématiques, je pensais à droite à un Joseph Darnand, par exemple ; à gauche, à Marcel Déat et autres Jacques Doriot, sans parler de Pierre Laval.

Mais, dans nos commentaires, pour respecter la volonté de notre hôte d'éviter de faire trop long, on ne peut pas toujours développer le détail d'une pensée.

Serge HIREL

@ Isabelle 24 septembre 2020 à 12:08

Si vous étiez directrice de la rédaction d’un média qui envoie ses journalistes dans des zones infestées de terroristes pour lesquels la vie humaine n’a aucune valeur, si, de plus, plusieurs membres de l’équipe d’un confrère lui aussi très présent à l’étranger étaient déjà tombés sous leurs balles, vous verriez comme il est facile d’aller expliquer aux familles de leurs collègues que, parce que vous avez signé un texte dans le confort de votre bureau, ils rentreront eux aussi en France dans un cercueil de plomb, de leur dire que vous êtes désolée mais que, par esprit de corps, vous ne pouviez pas faire autrement... Vous n’oublieriez jamais cet instant.

La PDG de l’AFP n’a pas signé l’« Appel des médias », tout comme apparemment, la PDG de France Médias Monde, dont l’une des composantes, RFI, a déjà payé très cher sa volonté de rester sur les terrains les plus dangereux. Pour eux, il eût été plus facile de le faire, de ne pas être traités par les correspondants de guerre en studio de vilains petits canards soumis aux ayatollahs. Ils ont fait le choix de subir cet opprobre plutôt que de devoir aller rencontrer des parents fous de chagrin pour un paraphe inutile...

Car cette opération spectaculaire, menée par « Charlie Hebdo » et « Le Monde », qui a publié l’« Appel des médias » comme s’il s’agissait de son éditorial, réduisant ainsi ses confrères au rôle de vassaux, est inutile et insuffisante.

Inutile parce que les tueurs islamistes ne pouvaient y voir qu’une provocation, qui, pour eux, s’ajoutent à celles de l’ampleur donnée au procès des complices des frères Kouachi et de la nouvelle publication de dessins de Mahomet par « Charlie Hebdo ». Même si des millions de Français, renouvelant ainsi leur soutien de 2015 à la liberté d’expression (« Je suis Charlie ») signent cet appel, rien ne retiendra leurs gestes criminels. L’attentat de ce matin, à proximité des anciens locaux de l’hebdomadaire en est une preuve sanglante.

Insuffisant parce les terroristes, même s’ils sont de loin les plus dangereux, ne sont pas les seuls, en France, à menacer notre liberté d’expression. « Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres pays au monde », écrivent les rédacteurs de l’Appel. Vite dit...

Que la justice punisse l’injure et la diffamation, et que de nouveaux textes étendent ce délit aux réseaux sociaux, est une bonne limite de la liberté d’expression. Mais que dire de la loi Avia qui donnait le droit de censure à des opérateurs privés sur des textes qui, dans l’état actuel de notre droit, ne peuvent être incriminés ? Le pire n’est pas là: la députée LREM, soutenue par les habituels pourfendeurs des médias de droite, avait trouvé une majorité à l’Assemblée nationale pour voter son texte scélérat. Et il a fallu toute la rigueur républicaine du Conseil constitutionnel pour éloigner cette infamie.

« Des Etats exercent des pressions sur des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques », lit-on également dans cet Appel. Des Etats... à commencer par la France dont le Président, au début de son mandat, a méprisé ouvertement la presse présidentielle et, voici peu, à Beyrouth, a sermonné publiquement un journaliste, non pas parce que son article contenait des inexactitudes, mais parce qu’il dévoilait des menaces adressées aux autorités libanaises que Jupiter s’était bien gardé de rendre publiques. Ouf, Malbrunot a évité la lettre de cachet...

Et que dire encore de l’état d’esprit de ministres qui proposent des projets de loi réduisant la liberté d’expression ? Certes, il faut lutter contre l’obésité et le gaspillage des ressources naturelles mais de là à interdire la publicité pour les produits gras et certains modèles de voitures, comme le prévoit Barbara Pompili, il y a un pas à ne pas franchir. La législation actuelle, qui vise à responsabiliser le consommateur tout en maintenant la liberté des annonceurs, est la bonne mesure.

Plus subtile, Frédérique Vidal propose, elle, d’aider les journalistes dans un secteur sensible de l’information - la santé, la recherche... - où, il est vrai, les compétences ne sont pas légion. Sous prétexte que cela se fait à l’étranger, elle envisage de créer une « Maison de la Science et des Médias » qui, entre autres activités, leur fournirait des articles prêts à l’emploi, rédigés par des « experts ». Ben voyons ! Une Maison qui serait en partie financée par des mécènes... Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qui seront les donateurs et quel sera leur but... Et Mme Vidal oublie de dire que la plupart des journalistes qui, à l’étranger, bénéficient de ce « soutien », y voient avant tout une atteinte à leur liberté d’expression.
À aucun moment l’« Appel des médias » ne s’émeut de ces coups de canif. Pour ma part, ne serait-ce que pour cette raison, je ne le soutiens pas.

caroff

@ Savonarole 14h23
"Je ne veux pas mourir pour Charlie Hebdo et son droit au blasphème."

Ça vous fera du bien !
https://www.amazon.fr/Soumission-Michel-Houellebecq/dp/2290113611

Lucile

@ Valéry | 25 septembre 2020 à 14:04
"C'est toute la culture russe, Rachmaninov, Tchaïkovski. Dostoïevski ..."

Oui, et quand c'est magnifié par l'art, on en redemanderait. Sviatoslav Richter raconte qu'il est allé pour un concert à Stalingrad je crois pendant le siège de la ville lors de la Seconde Guerre Mondiale, et que de gigantesques hauts-parleurs diffusaient dans les rues et sur les places des concertos et symphonies de Tchaïkovski ; il se souvient que la musique s'accordait avec l'atmosphère crépusculaire de la ville dévastée (The Enigma Documentary, Monsaingeon).

C'est grandiose.

Mais voilà, quand l'idée que la souffrance apporte la rédemption est soutenue par des moralistes, des tyrans, des policiers, des éducateurs, ça va trop loin. On passe très vite à l'idée que la souffrance subie par quelqu'un est en rapport avec les fautes commises, surtout si l'on se sent responsable-coupable de tout pour tous.

Toute condition humaine est tragique, puisqu'elle se termine par la mort des êtres auxquels on s'attache et à la sienne propre, et puisque les corps - et les âmes - souffrent. Cette condition ne gagne rien à être aggravée par un culte rendu à la souffrance. Je rends plutôt un culte à l'endurance, je ne sais plus où j'ai lu qu'un Russe peut tout supporter. Bravo pour son courage, mais malédiction au tortionnaire russe qui pense la même chose. Dans le même esprit, j'admire la frugalité, mais non la misère.

Un des participants du blog que je lisais toujours avec le plus grand intérêt - Protagoras je crois - mais qui n'intervient plus, a écrit un jour que l'idéal du musulman est représenté par un guerrier, l'idéal du juif par un savant, l'idéal du chrétien par un martyr. Et il demandait, en cas de conflit, lequel croyez-vous gagnera ?

www.youtube.com/watch?v=iVhxqEN9j7k

F68.10

@ Lucile

Vous avez parfaitement raison. Ce qui ne signifie qu'il n'y a rien à tirer de la position de Valéry. Mais pas au prix de la glorification de la souffrance.

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@ Savonarole
"Le droit d’expression, le droit au blasphème, ben voyons, on se moque de qui ?"

De Dieu. De vous. Et on a bien raison.

"Je ne veux pas mourir pour Charlie Hebdo et son droit au blasphème."

Vous n'êtes pas seul sur Terre... Des gens se font décapiter ou incarcérer pour ce genre de choses.

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@ Herman Kerhost
"Mélanger les théories fumeuses des escrocs du domaine des idées n'est pas franchement le meilleur moyen de se faire "entendre". C'est vous qui faites dans le spectacle. Vous êtes le barde de ce blog, Aliocha, et nous n'avons hélas pas les moyens de vous bâillonner."

Exact. Au détail près qu'Assurancetourix est quand même un personnage attachant. Et à attacher...

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@ Isabelle

Léonora Miano a parfaitement raison de parler de "racisme cordial". Elle part en vrille sur nombre de points, mais je pense que ni vous ni elle ne sommes capables de le remarquer. Il n'empêche que ce qu'elle décrit existe, et que vous ne pouvez pas faire comme si ce n'était pas le cas. Même à renfort de citations de Goldnadel.

Ah ! Et pour vous détendre, je vous propose un petit moment d'amitié entre les peuples relevé par un Sud-Af' du Cap du nom de Nikesh Kooverjee.

Je pense que vous feriez bien de le communiquer à Léonaro Miano. Je suis certain que ses lumières seront appréciables...

Bande de barges...

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@ Xavier NEBOUT
"Certes, ce n'est pas un enfant de chœur de Sainte-Marie-des-Anges..."

Vu qu'il empoisonne ses opposants, je pense en effet qu'il faudra quand même négocier un poil dru avec Saint-Pierre devant les portes du paradis.

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@ Isabelle
"Nous constatons, sur ce blog, de nombreux Anti-Poutine ou anti-Russie primaires. C'est dans l'air du temps : être anti-Trump ou anti-Poutine. La voix de son maître."

Il faudra quand même que vous me présentiez celui que je dois appeler bwana. En l'occurrence, j'ai à de multiples reprises défendu l'action de la Russie en Syrie, à de multiples reprises manifesté mon inquiétude à voir la Russie dériver davantage vers un rapprochement avec la Chine, et à de multiples reprises défendu l'existence de RT dans le paysage audiovisuel. Entre autres.

Ce que ne m'empêche nullement de me réjouir quand je vois l'Allemagne commencer à montrer ses petits muscles face à la Biélorussie et à la Russie. Et qui ne m'empêche aucunement de m'affliger devant la tendance de la droite de la droite à avoir l'esprit tellement ouvert face à Poutine qu'elle n'en remarque même pas que son cerveau vient de quitter sa boîte crânienne pour s'étaler sur le sol.

"J'ai un tropisme russe et beaucoup moins d'affinités pour le Maghreb."

Il ne s'agit pas d'avoir d'affinités ou de ne pas en avoir. Il s'agit de saisir là où se passent les choses. Exemple: la Libye, qu'on l'aime ou pas, c'est là que se passe la politique franco-turque, qui est en lien avec la question russe. Autre exemple: le fait que l'Algérie ait réclamé une constituante, c'est quand même la preuve qu'il existe des liens culturels pas si idiots entre la France et l'Algérie. Des petits détails, en somme, qui vous permettent de dépasser votre inimitié pour vous permettre de... commencer à réfléchir.

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@ Aliocha
"Ainsi, évitant de nommer sain ou saint ce nouveau contrat, ce qui fermerait définitivement les fragiles susceptibilités de l'oreille savante..."

C'est gentil. Je préfère effectivement qu'on m'enfonce des piques à glace dans les tympans plutôt que d'entendre ces mots.

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@ Wil
"...vous parlez du RN comme d'un parti fasciste et vous prouvez donc que vous êtes un crétin qui au fond n'a rien compris."

Croire qu'il n'y a aucun problème de tolérance d'opinions contraires au sein du RN relève de l'aveuglement. Si vous souhaitez un durcissement sur l'immigration et la sécurité, c'est une chose qui est intellectuellement légitime. Mais croire que le RN tolérera les opinions contraires une fois au pouvoir, c'est se moquer du monde. Il ne le fera pas. Et si vous êtes sur cette ligne, dite "illibérale" de nos jours, il ne faut pas s'étonner que les gens se mettent à cogner en retour. Et je ne pourrai que leur donner raison. Xavier NEBOUT s'"étonnait" de la Terreur Rouge et du meurtre de 6 000 prêtres avant la guerre d'Espagne. Il n'y avait malheureusement rien là d'illogique ou d'imprévisible. La mécanique en était implacablement prévisible.

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