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22 octobre 2020

Commentaires

Mary Preud'homme

@ GERARD R. | 23 octobre 2020 à 14:32

Vous semblez oublier un truc d'importance : en France nation laïque, car nous sommes en France voyez-vous, ce ne sont pas les préceptes de la Bible, de la Torah ou du Coran qui s'appliquent, mais la loi républicaine...
Par conséquent pas de charia chez nous ! Non mais !

Ellen

Le train est en marche. Cette fois le vrai sursaut est dans l'action. Et ce n'est qu'un début.

Suivre les dernières déclarations de Jean Castex en résonance des 27 arrestations identifiées, parmi plus d'un millier dénoncées chez PHAROS.
Et ce n'est qu'un début.

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@ Denis Monod-Broca | 23 octobre 2020 à 11:51

Réfléchissez avant de poster des accusations à tort et à travers.

Au nom de toutes les victimes assassinées par les terroristes islamistes, en France et dans certains pays de l'UE et en Afrique (où les dessins de Charlie n'existent pas, et pourtant, ils connaissent le même sort !).

En France, pays des libertés, nous sommes la cible principale:

Général Pierre de Villiers: «C’est une attaque à l’existence même de notre nation, de notre civilisation»

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/general-pierre-de-villiers-c-est-une-attaque-a-l-existence-meme-de-notre-nation-de-notre-civilisation-20201017

F68.10

@ Serge HIREL
"Je crois avoir compris une partie de l’énigme que pose votre pseudo... 68... les pavés... le pied-de-nez à l’ordre établi"

Non. Elusen l'avait compris. Pas vous, semble-t-il.

Mais effectivement, quand on voit certains dysfonctionnements des autorités ou plus généralement de certaines formes d'autorité, il n'est pas acceptable de retourner dans son coin, de lever les bras au ciel en disant "bah ! c'est l'autorité" et d'attendre gentiment son exécution. Et si on fait des critiques sensées, factuelles, qu'il n'est pas possible de réfuter, eh bien c'est l'autorité qui est en tort. Elle a le droit de le nier. Pas d'esquiver la critique.

Tout cela est bien simple.

"Et, en particulier, dans le monde de l’éducation, où l’autorité du maître, jusqu’alors incontestée, s’est amoindrie pour n’être plus que prétexte à sa critique, à sa haine, aujourd’hui à sa décapitation."

Ce qui amoindrit l'autorité du maître, à l'heure actuelle, c'est que n'importe quel élève pas trop idiot peut aller sur Internet vérifier que les choses sont plus compliquées que ce que raconte le maître, et constater que ce n'est pas avec les demeurés que sont ces camarades de classe que les choses vont s'arranger. Quant aux parents qui la ramènent, c'est plus un concours d'autorité dans la catégorie "qui a la plus grosse quéquette". On assiste aux contradictions internes des différents régimes d'autorité. Il en va de même pour la presse, qui d'un côté hurle contre les complotistes et de l'autre se fait prendre systématiquement dans ses compromissions avec la vérité - autre régime d'autorité, celui-ci bien plus incontournable - et le nie vigoureusement.

"Ce texte, qui n’a pas pris une ride, pose des jalons à ce droit absolu - « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art.4) - mais, en limitant son champ d’action, reconnaît aussi la pertinence de l’autorité - et donc de l’ordre - dans la société."

Ah! Voilà. Maintenant je suis contre l'"ordre" et l'"autorité". Rien n'est plus faux. L'ordre est nécessaire (et je trouve que c'est bien le bord*l en France) et l'autorité aussi. Mais l'autorité n'a pas "raison". Elle est légitime, c'est tout... Et elle doit se soumettre à la critique. C'est bien plus cela l'esprit de Condorcet qui est sous-jacent à 1789.

"J’ai fui le surlendemain de mon arrivée..."

Il y a effectivement des barges. Connaissant bien Sainte-Geneviève et le monde versaillais, je suis néanmoins assez en sympathie avec ces gens sur un plan personnel, mais opposé à leur téléologie morale et civilisationnelle. Il n'empêche que je trouve que les athées libéraux, comme moi, devraient en prendre de la graine, non pas de l'autoritarisme, mais de la façon de discipliner l'action et la réflexion. Si j'ai fait des championnats sportifs nationaux et suis devenu normalien, vous comprenez bien que ce n'est pas l'effort, la discipline ou la rigueur qui m'effraient, bien au contraire.

"Entre cette coercition abusive et le laisser-tout-tout-faire qui a conduit là où nous en sommes, il convient aujourd’hui de trouver un juste milieu, acceptable par tous, et de réfléchir - pas trop longtemps - aux moyens de mettre en œuvre ce nouveau contrat social, tout aussi incompatible avec la verticalité du pouvoir qu’avec la chienlit dans la rue."

Voilà. Vous semblez comprendre quelle est ma position. Encore que j'imagine que sur les détails, nous aurions de sèches divergences.

"Les extrémistes musulmans, qui veulent nous imposer leur loi par l’horreur, auraient alors toutes raisons de trembler."

Exact. C'est très juste que la situation actuelle signe un échec des formes dites démocratiques de pouvoir modernes de créer une colonne vertébrale à la réflexion. C'était un des mérites de l'Eglise catholique, mais on voit comme cela se dévoie facilement sous la pression de la critique publique qui remonte à l'invention de l'imprimerie. La déclaration de l'infaillibilité du pontife signe cet échec à prendre en compte l'impact de l'imprimerie. Nous assisterons probablement dans les siècles à venir à de similaires déclarations d'infaillibilité signalant l'échec d'autres formes d'autorité à prendre en compte l'impact d'Internet.

"Le peuple, aujourd’hui désuni, apeuré et prêt à se coucher, serait « réarmé », sans y être contraint, et saurait aller à nouveau au-delà des pleurs."

Il faudrait toutefois plus qu'un nouveau contrat social. Quelque chose qui aille au-delà d'un pacte de non-agression.

Jérôme

Bonjour Philippe,

"Quand on entend c'qu'on entend et qu'onvoit c'qu'on voit et ben on a raison de penser c'qu'on pense."
Coluche

Blasphémer c'est quoi ?
Dire que Dieu n'existe pas, qu'on n'y croit pas, moins élégamment, que c'est de la mer*e et que ça tue et ça rend c*n ?
Et il y aurait des gens que ça choque ?

Les religieux peuvent-ils alors admettre que pour un type qui ne croit pas, se faire aborder sur ce thème relèverait d'une forme de condescendance, de mépris, de totalitarisme ?
Je me fiche de la croyance comme de ma première chaussette, et encore ma première chaussette ce n'est pas sûr.
Quand un type me dit qu'il croit en Allah, God, Michelet ou qui vous voudrez, je pourrais me dire : mais il me prend vraiment pour un abruti de me dire des âneries pareilles.
Pourtant je laisse dire.
Alors que la religion a bien plus tué que les caricatures.

Qu'il y ait des illuminés qui croient, soit.
Mais ne nous faites pas chi*r.
Si vous gardiez ça pour vous sans vouloir imposer tout un tas de conner**s au monde entier basées sur vos principes, pas grand monde ne se moquerait de vous.
Ça vaut pour les musulmans, les chrétiens, les raëliens, les scientologues...
À croire quand on lit certains commentaires que l'assassinat de ce professeur ne suffit pas.

Achille

@ sbriglia | 23 octobre 2020 à 14:30
« Philippe Bilger apprécie Clémentine Autain... Même lorsqu'elle s’énerve contre la France qui "perd la tête" ? Pascale, reprenez-le en main... sinon Wil va nous pondre une incise dont lui seul a le secret ! »

Je crois que sur ce coup-là, Clémentine Autain est bien partie pour recevoir le prix de l’humour politique 2020.
Si maintenant elle nous fait du Nadine Morano, où va-t-on ?😊

F68.10

@ Achille
"Mais jamais il ne me viendrait à l’idée de blasphémer contre une religion quelle qu’elle soit, car je comprends que des croyants puissent être ulcérés par ce genre d’insulte à leur Dieu."

Je comprends votre position. Maintenant, d'un autre côté, si quiconque justifie une position sur des thématiques médicales, qui sont quand même intimement des questions de vie ou de mort, et impactent une large gamme de la vie des vrais gens de la vraie vie réelle (vu que, par exemple, les questions de couple sont vues comme médicales en un sens et peuvent justifier de ce fait des comportements autoritaires d'autrui au sein de votre couple pour des raisons "médicales", sans même parler d'autres thèmes comme l'euthanasie) au nom d'une référence divine quelconque (et ce n'est pas une question purement théorique) il convient de pouvoir dire pis que pendre de leurs croyances. D'où l'importance de ne pas être restreint par une interdiction du blasphème.

Je prends l'exemple de la médecine, mais c'est valable pour bien d'autres domaines. Les croyances religieuses ne sont jamais intégralement neutres. Elles ont toujours une composante de nature politique ou scientifique, quoi qu'on en dise, et elles empiètent nécessairement de ce fait sur bien des domaines de discussion.

Interdire le blasphème est donc inacceptable pour cela. Bien sûr, on peut toujours râler sur le mauvais goût de Charlie Hebdo, et je vous avoue avoir le plus grand mal à lire ce journal. Cela ne change rien au fait qu'il est important qu'il existe un journal qui blasphème en permanence rien que pour bien garder en tête qu'il est important que personne ne puisse se sentir justifié à imposer ses croyances aux autres en s'extrayant du mécanisme de la critique par des cris outrés.

Si je n'ai pas le droit de critiquer autrui, alors cette personne n'est pas mon égal. Qu'il soit simplement différent, supérieur ou inférieur, c'est une autre question. Mais qu'il soit mon égal, non, ce n'est pas vrai. C'est cela le véritable point qui est en jeu. Maintenant, le mauvais goût de Charlie Hebdo est manifeste. Je vous laisse légiférer sur le mauvais goût si cela vous chante, à condition que cette législation ne soit pas à géométrie variable... mais sur le blasphème, non. Et ce n'est aucunement votre ressenti sur la question qui est critiqué par mes propos. Je ne blasphème que peu à mon sens.

Mais je constate que je blasphème du point de vue d'autrui. Quand à une table de café, pour une banale question une discussion s'engage, et qu'au détour de la conversation mon interlocuteur (musulman) mentionne le paradis au détour d'une banale anecdote, le simple fait que je mentionne qu'il s'agisse pour moi, disons, d'une Corée du Nord céleste, c'est très clairement un blasphème pour mon interlocuteur.

Et là, il ne s'agit pas de mauvais goût à la Charlie Hebdo, mais de réelles différences de croyance. Et sa réaction, polie, mais plus qu'indignée, ne me laisse absolument aucun doute qu'il n'est pas acceptable de laisser des gens penser que leurs croyances doivent être considérées comme allant de soi pour le reste de la population.

J'ai de multiples autres exemples de telles discussions. Sur nombre de sujets, par exemple l'homosexualité, il faut pouvoir répondre à des gens qui nous disent, encore à l'heure actuelle, en France (et ailleurs...), qu'il faut l'interdire parce que cela outrage Dieu. Il faut pouvoir expliquer à nombre de croyants, en des termes on ne peut plus clairs, passant parfois par la nécessité du blasphème, que non, nous avons le droit d'en avoir rien à carrer de leur Dieu.

breizmabro

@ revnonausujai 23 octobre 11:26
"Le comité d'éthique de Canal+"

Vous voulez parler du même qui programme sur Canal+ des films porno (payants évidemment) depuis vingt ans ? :D

GERARD R.

@ Isabelle | 23 octobre 2020 à 13:18
"D'ailleurs, qui se cache derrière ces pseudos qui estiment que les caricatures de Charlie Hebdo, ce n'est pas bien ?"

Moi, Madame (par exemple) ! Car voyez-vous, je considère que si certains musulmans méritent légitimement d'être stigmatisés - en plus de ce qu'ils se stigmatisent d'eux-mêmes, par des comportements inappropriés, cruels ou même barbares - je considère que Charlie Hebdo ne manquait pas de matière pour les anathématiser sur leurs déviances sociales, leur volonté de ne pas s'intégrer ou leur haine du pays d'accueil, si tel était le choix, le bon plaisir ou la ligne rédactionnelle de l'hebdomadaire.

Ce faisant le magazine aurait rallié à lui et entre eux, un paquet de Français, qui s'interrogent, à défaut d'arrêter définitivement leur opinion sur cette immigration musulmane ô combien problématique. Et pas qu'à cause des Tchétchènes...

Seulement voilà ! Chez Charlie on aime la provoc inutile. On est "anars" ou on ne l'est pas. Et donc il convenait, selon ces illuminés, d'aller chatouiller les musulmans, parmi lesquels de grands fanatiques, sur le sujet qui leur est le plus sensible: leur Prophète. Pas très malin, ça ! Même pour un journal satirique au tirage plutôt confidentiel, paraît-il. Connaissant le fanatisme de cette communauté, il ne fallait pas sortir diplômé de Harvard College pour prévoir ce qui était fortement susceptible d'arriver. Et qui d'ailleurs, arriva...

On peut par conséquent, toute réjouissance malsaine mise à part, affirmer que oui, ils l'ont bien cherché ! Et ils l'ont d'autant plus cherché, que leurs attaques blasphématoires répétées envers les principales religions monothéistes ne sont pas... - comment dire ? - dosées, loin s'en faut, avec une impartialité à toute épreuve. Comprenne qui voudra !

sbriglia

"J’ai été catho pratiquant dans ma jeunesse, un peu malgré moi, je l’avoue."  (Achille)

Moi aussi... et vous savez chez qui...

"Mais jamais il ne me viendrait à l’idée de blasphémer contre une religion quelle qu’elle soit, car je comprends que des croyants puissent être ulcérés par ce genre d’insulte à leur Dieu." (le même)

Moi non plus...

Mais ma foi n’est nullement offensée par les caricatures des autres sur la religion.

P.-S.: Philippe Bilger apprécie Clémentine Autain...
Même lorsqu'elle s’énerve contre la France qui "perd la tête" ? Pascale, reprenez-le en main... sinon Wil va nous pondre une incise dont lui seul a le secret !

Claude Luçon

@ revnonausujai | 23 octobre 2020 à 09:13

Nous avons un vieux proverbe en France: "L'habit ne fait pas le moine !"
On peut l'étendre aux musulmans sous la forme "La djellaba (ou le hijab) ne fait pas le terroriste".

Les habits et les rayons hallal ne sont pas le problème, en faire un est tourner autour du pot et se donner des excuses pour ne rien faire.
J'ai vécu chez les musulmans du Golfe, du Maghreb et du Nigeria, pétrole aidant, il m'en reste quelque chose, pas une kalachnikov, des djellabas que je porte chez moi en privé. Ce qui pose un problème à mon aide ménagère française d'origine marocaine, elle n'arrive pas à concilier mes djellabas et la statue du Christ qui trône au-dessus de ma tête de lit.
Je lui ai expliqué que les premières ne couvraient que mon corps mais l'autre couvrait mon cerveau et mon coeur, elle a accepté sans trop comprendre.

Bien sûr qu'il faut aller résoudre le problème à ses origines, et pas que leurs comptes en banque, aussi d'une façon plus brutale.
Dans ce monde moderne il y a des tas d'accidents et de maladies imprévus. On pourrait demander aux Russes et aux Chinois un transfert de technologies dans ce domaine en particulier l'art de manipuler l'insécurité.
Mais pour cela il faut du courage et pas de Mélenchon et ses insoumis, Plenel ou autres !
Nous verrons si notre Président a bien étudié les méthodes gaulliennes dont certaines n'étaient guère chrétiennes !

Isabelle

@ Robert Marchenoir
"Pour ma part, je n'en peux plus de voir ces pauvres corps sous un drapeau tricolore, perdus au milieu d'une cour immense, posés là sur un brancard en bois ou un tabouret pliant en alu.
Le génocide un par un."

La macronie ne fera rien face à l'islam conquérant et à l'islamisme migratoire qui se poursuit. Ils arrivent toujours plus nombreux. Ils ont décapité un enseignant en 2020, en France. Il y a peu, une petite fille blonde innocente était tuée d'une balle en pleine tête par Mohamed Merah qui la retenait par les cheveux pour qu'elle ne puisse pas s'échapper.

Qui se souvient d'elle ? Sa photo et les photos des autres victimes de M. Merah.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/proces-merah-visage-victimes-tuees-terroriste-toulouse-montauban-1337115.html

Mais certains nauséabonds continuent de susurrer qu'ils l'ont bien mérité. Pourquoi ne pas interdire les caricatures, pourquoi s'émouvoir de la mort d'une petite fille juive ?

Exilé

@ Patrice Charoulet
« La plume de Macron est Jonathan Guémas. »

Cette plume est probablement excellente pour donner dans le romantisme façon Dame aux camélias pour faire pleurer dans les HLM, mais ce n'est manifestement pas ce que les Français attendent d'un discours présidentiel en temps de guerre, ou supposé tel.

Bon, je vais le lui écrire, moi, le prochain discours de M. Macron, en plus gratuitement, il n'aura même pas besoin de pressurer le contribuable pour rémunérer une plume.

Pourquoi par exemple ne pas nous inspirer de la pensée du grand philosophe et stratège contemporain Vladimir Poutine, grand-croix de la Légion d'honneur comme Manu, dont une phrase a résumé une praxis politique couronnée de succès : « On ira les buter jusque dans les chiot**s » , cela ferait une bonne introduction, non ?

Certes, nous sentons là la rudesse du Tatar qui, bien que sensible ne donne pas dans le Tourgueniev, et dont l'expression devra être adaptée à la délicatesse française.
Voici donc par exemple à quoi pourrait ressembler le discours suivant le prochain charcutage rituel d'un Français :

« Nous enverrons les services les neutraliser jusque dans les toilettes. Et si la CEDH et M. Soros y voient quelque chose à redire, c'est le même prix. »

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Serge HIREL

@F 68.10 23 octobre 2020 à 02 :02
« Interdire l’interdiction »...

Je crois avoir compris une partie de l’énigme que pose votre pseudo... 68... les pavés... le pied-de-nez à l’ordre établi, le coup de pied dans les mœurs et une société figée dans ses principes... C’est le droit de chacun de poursuivre ce chemin. Mais, diable - sans allusion religieuse -, que de dégâts ! Et, en particulier, dans le monde de l’éducation, où l’autorité du maître, jusqu’alors incontestée, s’est amoindrie pour n’être plus que prétexte à sa critique, à sa haine, aujourd’hui à sa décapitation.

La guerre contre l’islamisme radical et politique ne peut être victorieuse que si, parallèlement à l’action sans concession des forces de l’ordre, le peuple admet à nouveau que la liberté ne se conçoit que dans l’esprit de la Déclaration de 1789. Ce texte, qui n’a pas pris une ride, pose des jalons à ce droit absolu - « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art.4) - mais, en limitant son champ d’action, reconnaît aussi la pertinence de l’autorité - et donc de l’ordre - dans la société.

Tout dépend bien sûr de l’endroit où, entre liberté et autorité, on place le curseur... et qui est « on ». Les temps ont changé et il serait malvenu, dans le monde d’aujourd’hui, de reproduire la société d’hier, hiérarchique et soumise.

Vous demeurez, me semble-t-il, à proximité du Léman. Vous connaissez probablement le Caux-Palace. Pour des raisons professionnelles, j’ai eu l’occasion d’y être hébergé à l’époque où il était encore le siège du Réarmement moral (*). J’ai en mémoire le souvenir de ces jeunes, pour la plupart de familles huppées, qui, le matin, douchés en dix minutes - pas une de plus -, sans s’échanger un regard, déjeunaient dans un silence absolu, que nous devions aussi respecter... J’ai fui le surlendemain de mon arrivée...

Entre cette coercition abusive et le laisser-tout-tout-faire qui a conduit là où nous en sommes, il convient aujourd’hui de trouver un juste milieu, acceptable par tous, et de réfléchir - pas trop longtemps - aux moyens de mettre en œuvre ce nouveau contrat social, tout aussi incompatible avec la verticalité du pouvoir qu’avec la chienlit dans la rue.

Les extrémistes musulmans, qui veulent nous imposer leur loi par l’horreur, auraient alors toutes raisons de trembler. Le peuple, aujourd’hui désuni, apeuré et prêt à se coucher, serait « réarmé », sans y être contraint, et saurait aller à nouveau au-delà des pleurs.

(*) Créé en 1938 par un pasteur américain d’origine suisse, ce mouvement avait alors pour but, face au réarmement allemand et aux risques de guerre, de « rallier les forces positives de tous les pays », sans pour autant dénoncer les fascismes. Puissant après-guerre, il a perdu de son aura, mais, sous le nom d’Initiatives et changement, apparaît désormais comme un groupe de réflexion et de pression proche des mouvements conservateurs. À Caux, les méthodes de « réarmement » du pasteur Buchman ont fait l’objet de nombreuses critiques en raison de leur caractère très autoritaire.

Giuseppe

"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. Ce qui constitue une république, c'est la destruction de tout ce qui s'oppose à elle." (Saint-Just)

Aller au bout, aujourd'hui les noms s'affichent, CCIF, hier encore Rokhaya Diallo et son mouvement ont été cloués au pilori, d'autres aussi, Clémentine Autain aussi, désormais parler, citer les noms c'est le commencement de la démocratie, la peur en moins la vie de tous en plus.

Dans le dernier Charlie, chronique cinglante de Riss - entre autres -, nos vies son en jeu, enfin tout ce qui était caché ou passé sous silence pour un confort de lâcheté, dont se moquent les terroristes, est enfin lumière :

« Je n’ai rien dit »… par Martin Niemöller

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit.
je n’étais pas communiste
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit.
je n’étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai rien dit.
je n’étais pas juif
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit.
je n’étais pas catholique
Et, puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne pour protester."

Quand j'entends qu'il ne faudrait plus publier de caricatures, et puis quoi encore ?

"Un patriote est celui qui soutient la République en masse ; quiconque la combat en détail est un traître." (Saint-Just)

Enseigner jusqu'à aujourd'hui devait s'apparenter à une crucifixion, je les plains de tout mon coeur ces enseignants, mal protégés, malaimés, pour la plupart sans doute un chemin de croix.

Ce n'est pas la peur qui doit changer de camp c'est le courage qui doit revenir dans le bon camp.
Le courage des politiques, tout ceci aujourd'hui a été largement commenté, tous savent ce qu'il reste à faire :

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté...

Ce devrait être le bien commun, sans guillemets.

Isabelle

@ revnonausuja
"Les trois armes principales des islamiques sont le couteau, la kalach et les droits de l'homme ; la plus dangereuse n'est pas constituée d'acier !"

Bien résumé.
Les islamistes en usent en abusent mais il y a encore sur ce blog des personnes qui considèrent que Charlie Hebdo et Samuel Paty l'ont bien mérité, finalement...

Vous avez oublié que les islamistes comptent sur le soutien indéfectible de ce genre d'individus. Donc, ils ont une quatrième arme : les collabos de l'islamisme conquérant.

D'ailleurs, qui se cache derrière ces pseudos qui estiment que les caricatures de Charlie Hebdo, ce n'est pas bien ?

Isabelle

Pascal Bruckner accuse Rokhaya Diallo d’avoir « armé » (idéologiquement) les tueurs de #CharlieHebdo en ayant signé, avec d’autres, un texte en 2011 dénonçant notamment l’ "#islamophobie" prétendue du journal.

Pascal #Bruckner a raison : il est légitime de demander des comptes aux incendiaires comme @RokhayaDiallo
#CaSuffit. Ivan Rioufol

Bravo à Pascal Bruckner de mettre cette Rokhaya Diallo face à ses responsabilités. Elle ne sait pas répondre et s'énerve. Pleine de haine.

https://twitter.com/nikossauternes

"Ironie. J’aime entendre @RokhayaDiallo
invoquer le droit à sa liberté d’expression face à
@PascalBruckner. Pourquoi l’a-t-elle dénié à ceux qui ne pensaient pas comme elle ?" P. Bilger

Achille

@ F68.10 | 23 octobre 2020 à 02:02
« Entre un religieux et un mécréant, l'un peut vous dire qu'être fâché contre Dieu fait partie de sa vie de croyant. Tandis que venant du mécréant, l'assertion d'être fâché contre Dieu est un blasphème. Et cette asymétrie permet d'asseoir un pouvoir qui ne puisse pas être critiqué à moins d'être un insider. »

J’ai l’impression que vous avez inversé le mécréant et le croyant dans votre commentaire. Mais ce n’est pas grave.
Les croyants sont des gens qui ont besoin de croire en un Créateur, appelons-le comme l’on veut, ne serait-ce que pour donner un sens à leur existence. Cela existe depuis la nuit des temps. En cas de détresse, ils peuvent s’adresser à cette entité spirituelle et souvent elle leur est d’un grand secours.

J’ai été catho pratiquant dans ma jeunesse, un peu malgré moi, je l’avoue. Désormais je ne vais aux offices religieux que lors des événements familiaux, ce qui me range un peu au même rang que les mécréants.
Mais jamais il ne me viendrait à l’idée de blasphémer contre une religion quelle qu’elle soit, car je comprends que des croyants puissent être ulcérés par ce genre d’insulte à leur Dieu.
Par contre les caricatures sur les hommes ou femmes politiques ne me dérangent nullement. Je pense que dans ce domaine Charlie Hebdo dispose d’un panel suffisamment large pour s’en donner à cœur joie.

Celle-ci par exemple m’a bien amusé. Mais je suis conscient qu'elle ne plaira pas à tout le monde sur ce blog...

Michelle D-LEROY

"...je suis sûr que l'hommage rendu place de la Sorbonne à Samuel Paty le 21 octobre, avec un discours du président de la République, ne va pas avoir le moindre effet sur notre futur..." (PB)

Si pour une fois j'ai trouvé l'hommage rendu à Samuel Paty court et sobre, si le discours fort du Président était également sobre et beau - même si M. Macron ne peut s'empêcher de penser à sa com - je ne me leurre pas, je sais qu'il sera difficile de remédier à une situation bien installée.

Voilà des années que des lanceurs d'alerte ont dénoncé l'islamisme rampant, l'arrivée de flux migratoires essentiellement musulmans, les discours haineux dans les mosquées, le retour de djihadistes dangereux, et ceux-ci ont été traités de fascistes, de racistes, d'islamophobes et j'en passe.

Depuis des années encore on voit Eric Zemmour et ses confrères jetés en pâture et traînés devant les tribunaux pour incitation à la haine et aujourd'hui on nous dit que juridiquement on ne peut rien contre les imams qui prêchent la haine à la mosquée. Des imams à la double nationalité ou de nationalité étrangère qui seraient en plus non expulsables.

Et aujourd'hui même après la décapitation de M. Paty, nous avons des syndicalistes, des journalistes, des politiques qui sont dans le déni, il suffit de suivre au hasard quelques débats sur les plateaux de télévision, beaucoup de ceux-là, encroûtés dans leur snobisme de gauche, trouvent toujours et encore des causes et donc des excuses à la détestation de certains musulmans envers les Français.

Depuis 2012 et les attentats de Toulouse et Montauban, c'est l'horreur d'une petite fille tuée à bout portant parce qu'elle était juive, de policiers tués à domicile devant leur petit garçon, d'un prêtre égorgé dans son église pendant la messe, des journalistes de Charlie et récemment l'agression au hachoir de journalistes dans les anciens locaux de Charlie, d'une policière en exercice porte de Châtillon, du Bataclan, de Nice, des marchés de Noël, des policiers de la Préfecture de Police et maintenant la barbarie de l'assassinat d'un professeur... et j'en oublie.

Ce sont des actes bien ciblés pour attaquer tout ce qui fait notre culture, notre civilisation et nos services régaliens.
Emmanuel Macron est arrivé certes après des années de laxisme mais qu'a-t-il fait depuis trois ans ?
Pire, il a été dire en Algérie, encore candidat, que la France avait commis des crimes contre l'humanité et donc donner du grain à moudre aux ennemis de la France et de notre modèle républicain.
Il a mis des semaines à parler du séparatisme, reculant sans cesse la date de son discours prononcé avec des pincettes.

Tous ceux qui étaient dans la cour de la Sorbonne, honorant Samuel Paty, doivent faire leur examen de conscience, à droite comme à gauche.
N'en ont-ils pas marre de se rendre, impuissants aux hommages et de voir des cercueils à leurs pieds ? Ont-ils un semblant d'émotion en dehors de leur carrière politique ?

Soit ils doivent taper fort, soit ces islamistes gagneront.

Marre des bougies et des ours en peluche... de ces naïvetés qui voudraient adoucir le choc des moeurs d'un autre âge et faire oublier le fond des choses, c'est-à-dire une guerre déclarée au monde civilisé et à la France bonne pâte qui accueille et paie toujours plus pour des familles, des regroupements familiaux et laisse par ailleurs, parfois, ses propres jeunes travailleurs dormir dans leur voiture... sans même que la gauche ne s'en émeuve.
La préférence étrangère, ça suffit.

Denis Monod-Broca

Toujours plus de caricatures, toujours plus d'attentats !
Toujours plus d'attentats, toujours plus de caricatures !
Pourquoi s'en priver ?
Elles sont si belles ces cérémonies d'après attentat !
C'est si bon de se sentir meilleurs, plus unis, plus forts, émus ensemble, communiant dans le souvenir du sang versé, élevant la victime au rang de héros, quasiment de saint laïc, unanimes dans la désignation des monstres d'en face, ces barbares !

Sommes-nous donc vraiment blancs comme neige ? Sommes-nous si complètement innocents ? Ne sommes-nous vraiment pour rien dans ce qui nous arrive, nous qui bombardons et tuons ici et là selon notre bon plaisir, nous qui sommes si fiers de "combattre" pour la liberté ?
Voulons-nous vraiment que ça continue ainsi, encore et toujours ?
Un peu de retenue, un minimum d'objectivité seraient de mise.
Faisons l'effort de nous extraire du mimétisme, de la violence mimétique, ou bien nous irons irrésistiblement au cataclysme...

Michel Deluré

Certes le discours était beau mais nombreux sont ceux qui préféreraient que, à l'image de Bossuet, EM ne doive pas ses titres de gloire qu'à ses seules oraisons funèbres de citoyens victimes de manière dramatiquement récurrente de la barbarie terroriste que nous accueillons et entretenons souvent trop complaisamment sur notre sol.

Nous ne sommes certes pas insensibles à la beauté des paroles, aux grandes envolées lyriques, mais nous leur préférons et de beaucoup l'efficacité des actes. Or jusqu'à présent, nous ne pouvons malheureusement que constater que s'il y a souvent pléthore de paroles, les actes ne suivent pas pour autant, le passage du verbe à l'action paraissant poser problème.

Deviro

@ Isabelle | 23 octobre 2020 à 09:02
"Salutaire coup de gu*ule de Guillaume Roquette mais à présent, il faudrait des actes significatifs. On peut toujours rêver ?!"

Vous relayez bien, bravo. Le lien-vidéo publié 2 fois, j'espère qu'elle sera visionnée par tous.

revnonausujai

Le "comité d'éthique de Canal+", merci pour ce moment d'hilarité en ce temps de morosité !

Les trois armes principales des islamiques sont le couteau, la kalach et les droits de l'homme ; la plus dangereuse n'est pas constituée d'acier !

Lucile

Je me demande si une telle cérémonie, présidée par le chef de l'État et diffusée dans les foyers à l'heure de plus grande écoute, ne sert pas les intérêts des tueurs. Elle doit accroître leur sentiment de puissance, et de contrôle sur l'ensemble de la société, et renforcer l'autorité des activistes sur leur coreligionnaires. Mettons-nous un instant à leur place, avec leur mentalité ; ils ne peuvent espérer meilleur retentissement.

D'autre part le Sun Tzu recommande à juste titre me semble-t-il, de feindre l'inaction si l'on veut agir, et de feindre l'action si on ne veut rien faire. À chaque nouvelle boucherie, nous disons aux assassins "ce n'est pas bien, nous ne sommes pas contents, vous nous faites beaucoup de chagrin, mais comme nous sommes civilisés et équitables, c'est à la justice que nous demandons de régler le problème. Cependant, nous comptons aussi prendre des mesures politiques, vous allez voir ce que vous allez voir".

Ainsi nous feignons l'action, mais n'expulsons même pas les militants étrangers de mouvements dont nous savons qu'ils sont hostiles et préparent la mort de qui leur tombera sous la main. Pire nous nous attendrissons sur le sort des masses de ceux qui prétendent illégalement s'imposer de force sur notre territoire. Nous nous égosillons à leur faire savoir que "nous sommes gentils, nous croyons à l'égalité, à la fraternité et à la République".

Ça n'a pas l'air d'émouvoir les plus actifs d'entre eux. Il faudrait peut-être essayer autre chose.

Serge HIREL

Le discours de Macron, pompeux au point d’être grandiloquent, était l’exact contraire de l’hommage simple, chaleureux et respectueux que méritait « le prof » Samuel Paty. Prendre le ton inspiré - et d’un autre siècle -de Malraux, imiter le jeu d’acteur habité de Gérard Philipe, étaient inconvenant. Seule l’introduction possédait la dignité attendue. En désignant clairement l’ennemi, le Président était pleinement dans son rôle : rassembler, faire bloc face à l’islamisme radical et politique qui nous défie. Le reste de sa déclamation est à oublier.

Ils ne passeront pas... Je partage le scepticisme de notre hôte sur les suites que le pouvoir macronien donnera à ce coup de menton - un de plus... On commence déjà à nous expliquer que ce n’est pas si simple que cela de fermer une mosquée, comme on nous raconte depuis des années qu’expulser un indésirable est un parcours du combattant. On essaie même déjà, subrepticement, de faire porter le chapeau de la probable inaction aux juges... sans oser inclure parmi eux ceux de la Cour européenne des droits de l’homme, dont certaines injonctions ne sont pas adaptées à la nécessité du moment : éradiquer le terrorisme islamiste.

Des discours comme celui de la Sorbonne ne font pas la grandeur de la France s’ils ne restent que de beaux textes qui, sur l’instant, peuvent émouvoir dans les chaumières, mais sont d’une rare inefficacité dans un combat à mener... et à gagner à bref délai.
Que le Président ordonne « En marche » ne suffit pas. Il faut aussi qu’il marche... Hormis les amis des ennemis, le peuple le suivra. Quoi qu’il en coûte.

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@ Achille 22 octobre 2020 à 15:55

Vous dilapidez votre stock de bâtons d’encens ! À cette allure, vous ne tiendrez pas jusqu’en 2022 ! Et ne secouez pas si souvent et si frénétiquement votre encensoir ! Vous allez le rompre !

Exilé

@ Mitsahne
« Les autres ne rêvent que de lui botter le fondement mais sont bloqués par leurs rhumatismes. »

L'heure est grave mais nous pouvons encore plaisanter, nous sommes en France, n'est-ce pas ?

Un de ces octogénaires, exaspéré par un énième discours stérile macronien, dit à sa femme :
« Germaine, passe-moi ma canne et mon manteau, je vais aller lui botter les fesses ! »
Il revient deux heures plus tard, fourbu et l'air sombre.

- Alors mon biquet, tu as pu lui botter les fesses ?
- Impossible, il y avait déjà une queue de deux cents mètres...

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@ Jérôme
« Les reproches au Conseil constitutionnel qui veille, encore un peu, à nos libertés. »

J'ai l'impression que vous vous bercez d'illusions.
Il semble plus préoccupé par les libertés des autres, qui ne devraient pas le concerner, que par les nôtres.

Isabelle

Les collabos de l'islamisme migratoire osent tout. Les cons, ça ose tout.

Samuel Paty et tant d'autres avant lui sont-ils morts pour rien ? Une petite fille a été tuée par Mohamed Merah d'une balle dans la tête. Il la retenait par les cheveux pour qu'elle ne puisse pas s'échapper. Et Canal+ dénigre E. Zemmour. Honte à tous ces collabos de la barbarie.

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/affaire-zemmour-le-comite-d-ethique-de-canal-hausse-le-ton-22-10-2020-8404464.php?fbclid=IwAR1hQjfW7gig1mmYfjhKZX8_mAHqh6URPbumH-3RAFLvLOs7RB-vG6Uojzo

"On croit rêver, les islamistes décapitent un professeur devant nos collèges mais le danger c’est Zemmour qui dénonce avec courage et lucidité le mal et ceux qui veulent nous détruire ! On est chez les fous !" Eric CIOTTI

"2 pages très éclairantes
@figaro
: #JeanEricSchoettl met en évidence l’alternative suivante en substance: dans les limites de l’état de droit et les jurisprudences nationale et européenne, le #pouvoir est entravé. Pour ne pas l’être, traité à renégocier, Constitution à réviser." P. BILGER

Merci Monsieur Bilger d'avoir relayé cette information. Eric Zemmour en parlait également hier soir.

HONTE A NOUS. Nous laissons mourir nos enfants et nos enseignants.

"Myriam Monsonégo, la fille du directeur de l'école juive
Dans cette cour, où la fillette de 8 ans et son père Yacoov Monsonégo, le directeur de l'établissement, sont arrivés quelques minutes plus tôt, Merah attrape l'enfant par les cheveux et l'exécute froidement d'une balle à bout portant dans la tête."

Nous avons tous oublié cette jolie petite fille blonde innocente. Honte à nous !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/proces-merah-visage-victimes-tuees-terroriste-toulouse-montauban-1337115.html

Cela suffit. Demain, l'un de nos enfants ou petits-enfants va mourir à cause de l'islamisme barbare parce qu'il n'est pas de la bonne religion ou de la bonne couleur de peau ?

Le peuple FRANCE doit gronder et agir concrètement à présent. Finies les lamentations inutiles des pleureuses qui s'auto-flagellent. Il faut arrêter d'être soi-disant généreux, philanthropes avec des barbares qui veulent notre peau.

revnonausujai

@ Claude Luçon
"Ce discours était aussi, probablement surtout, destiné aux terroristes, aux imams et à ceux qui les financent il me semble, pour leur expliquer qu'il sont suffisamment idiots pour ne pas comprendre ce qu'est une démocratie et en particulier la nôtre."

Votre prémisse est totalement fausse ; les terroristes - les chefs, pas le glandu de base - sont tout sauf idiots ; ils sont froids, lucides et déterminés. Ils ont bien cerné les faiblesses des démocraties et les retournent contre elles. Dans le cas français, s'y ajoute le besoin de faire des belles phrases et la croyance que la parole peut remplacer l'action. Moyennant quoi, les stratèges terroristes tapent exactement où ça fait mal et nous regardent nous agiter comme des canards sans tête, jusqu'au prochain assaut.

De votre phrase, je ne retiens qu'une expression, "ceux qui les financent" ; c'est ceux-là qu'il faut éradiquer en les tuant où qu'ils se trouvent et en asséchant leurs finances sans pitié et sans retenue ; c'est là le langage qu'ils comprennent, eux qui ne sont pas pressés de retrouver les 72 houris et pas d'argent, pas de Suisses. Chasser l'imam où l'exécutant de base, ça soulage, mais c'est écoper l'océan avec une passoire.

Dernière palinodie de la secte au pouvoir, le MININT s'émeut des rayons halal "communautaires" (mais, mon bon, si l'abattage rituel et la taxe religieuse sont haram, faut légiférer, quoi qu'en puisse déblatérer Bruxelles !) et dans la foulée, le président de l'A.N. les assimile aux stands de produits du terroir. Faudrait pas le pousser cet homme pour qu'il compare les coiffes bigouden et les hijabs !
Le en même temps poussé jusqu'au n'importe quoi, tous unis avec des objectifs clairs, nous sommes bien partis dans cette lutte !

Isabelle

@ Patrice Charoulet

Salutaire coup de gu*ule de Guillaume Roquette mais à présent, il faudrait des actes significatifs. On peut toujours rêver ?!

https://www.youtube.com/watch?v=pnmxmtE8eXA

"L’heure du crime ne sonne pas en même temps pour tous les peuples. Ainsi s’explique la permanence de l’histoire." CIORAN

Achille

@ HOPE | 22 octobre 2020 à 19:31

Il est vrai que Philippe Bilger est assez déconcertant dans son cheminement intellectuel. Un jour il est capable d’être dithyrambique avec Emmanuel Macron, ce qui lui vaut des griefs de certains abonnés de son blog.
Quelques jours plus tard, et notamment aujourd’hui, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi, il lui place un tacle cinglant. Ce qui lui vaut aussitôt les compliments des mêmes abonnés.
Allez comprendre ! :)

Isabelle

@ genau
"Il n'y a plus rien à faire: M. Paty est mort pour rien. Les deniers de Judas ont été versés, le peuple a fait semblant de pleurer, mais il n'a pas grondé. Adieu, pays, tu as assez moqué Barrès, loué Staline et léché les pieds des sultans, maintenant, il faut payer ta/notre lâcheté."

Merci pour ce mot, genau. Non, le peuple n'a pas grondé ou si peu et pas en assez grand nombre. Quelle apathie !

Quand vous grondez, vous êtes "islamophobe", selon le terme consacré. Tellement facile. Même plus le droit de critiquer une religion rétrograde, barbare, sanguinaire, phallocrate, misogyne.

Un peuple déjà couché. Nous devons, à présent, passer outre les décisions de la Cour européenne et des droits de l'"hommisme". Excellente prestation d'Eric Zemmour à ce sujet, hier soir, sur CNews.

Nos personnalités politiques sont pieds et poings liés à cause du carcan européen et des gauchistes qui, à force de nous jouer les bisounours, finissent par favoriser les barbares les plus sanguinaires. Tout est inversé.

C'est nous qui sommes à présent colonisés par l'islamisme migratoire et nous laissons faire.

Le combat qui s'annonce serait celui des rayons alimentaires halal ou casher (dixit Gérald Darmanin), des réseaux sociaux. Franchement, j'ai rarement vu des rayons casher dans les supermarchés. Et pourtant, j'ai dû faire les courses bien plus souvent que G. Darmanin.

Fichtre, on se trompe encore d'objectifs. Faudrait réinitialiser le GPS. Nous allons tomber encore plus bas dans l'horreur ?

Isabelle

Merci à Ivan Rioufol qui se bat inlassablement et courageusement depuis tant d'années contre "les ennemis de l'intérieur". Il a mené ce combat, très seul, face à Gérard Leclerc, L. Joffrin, J-M Aphatie et tant d'autres. I. Rioufol qui me fait penser à Raymond Aron dans d'autres combats. Raymond Aron qui, lui aussi, avait vu juste avant tous les autres.

"La France saura-t-elle porter les coups qu’elle promet ? Son adversaire ne respecte que la force. Or le courage n’est plus ce qui caractérise ceux d’en haut. Des décennies d’autoflagellations ont laissé des blessures durables. Le président ne fait rien pour les apaiser quand il persiste dans la culpabilisation unilatérale du passé colonial de la nation. Faire la guerre invite à être sûr de son droit. Un doute habite les dirigeants quand ils redoutent de suspendre l’immigration, d’expulser massivement les indésirables, de marginaliser les traîtres et les «collabos» du nouvel occupant islamique. Nombreuses sont les «élites» qui peuvent être désignées comme complices du bourreau de Samuel Paty. Elles ont sciemment théorisé l’abandon des exigences d’assimilation et d’intégration, au profit d’un modèle multiculturel construit sur la préférence immigrée et la culture du compromis avec l’islam. Des terres étrangères se sont consolidées sur ces renoncements." Ivan Rioufol

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Résumé en cinq mots : Assez de paroles, des actes !

P.-S.: la plume de Sarko était Henri Guaino. La plume de Macron est Jonathan Guémas.

F68.10

@ Achille
"Par contre blasphémer, dessiner des caricatures obscènes ça ne leur pose pas de problème car ça fait partie des traditions du bon franchouillard qui aime à se moquer des religions, des hommes politiques, de son chef de service ou encore de son voisin de palier."

Non. Blasphémer, c'est simplement pouvoir garantir qu'il n'y ait pas de retour vers un ordre social où certaines personnes sont au-dessus de toute critique. Entre un religieux et un mécréant, l'un peut vous dire qu'être fâché contre Dieu fait partie de sa vie de croyant. Tandis que venant du mécréant, l'assertion d'être fâché contre Dieu est un blasphème. Et cette asymétrie permet d'asseoir un pouvoir qui ne puisse pas être critiqué à moins d'être un insider.

Personne n'est au-dessus de la critique. Et interdire l'interdiction du blasphème permet simplement de garantir que certains n'aient pas des arguments trop faciles voire brutaux pour se permettre de s'arroger le droit de n'être confronté à aucune critique gênante.

Cela valait pour l'Eglise catholique. C'est maintenant valable pour l'islam et les musulmans. C'est valable, en fait, pour quiconque s'arroge un droit à considérer que certaines de ses positions intellectuelles sont sacrées et inattaquables.

Donc, non, non, et non, ce n'est pas simplement un comportement de beauf. C'est plus profond.

Henri Gibaud

"Le diable" disait-on jadis quand il existait encore, se cache dans les détails. À présent il nous semble que certains traits contemporains, peu évoqués dans ces pages de céans comme s'ils n'étaient que des détails, révèlent des fissures consternantes dans la culture notamment "française classique" de la jeune génération qui vient d'accéder au pouvoir.

"Décapité" : on peut poser l'hypothèse qu'il y a eu mot d'ordre aux génu-fléchis des moutons-média pour 1°) utiliser le terme technique de la guillotine en sorte à instiller un rempart contre l'idée de réinstaurer la peine de mort et 2°) éviter rigoureusement le terme technique qui convient quand on assassine en commençant par couper les artères de la gorge par-devant : "égorgé" avec un couteau, parce que cela renvoyait au sacrifice rituel de l'égorgement mahométan du mouton. Classiquement une décapitation cela s'effectue à la guillotine, au sabre, à la hache en tout cas avec des lames qui fouettent à distance et sans corps à corps. Même si l'assassin va jusqu'à la décollation complète comme dans le cas du professeur, le geste que tout le monde connaît est celui de l'égorgement, esquiver ce mot n'est ni anodin ni innocent.

"Radicalisé" : cela fait des lustres de néo-obscurantisme que cette méchante confusion a été introduite pour ménager des assassins(*) fanatiques sous prétexte de programme théocratique. Prendre un mal radicalement à la racine est positif et recommandable, voulait-on salir les mémoires associées aux partis radicaux de droite du centre de gauche et d'un peu partout ? Le terme français dépourvu d'impropriété et d’ambiguïté est : "Fanatisé", est-ce que cela faisait de la peine aux publicitaires pervers qui depuis des décennies valorisent les "fans" de ceci de cela, "bons clients" malléables et aisés à manipuler pour des consentements extorqués ? Que font les lettrés français et connaisseurs de l'anglo-américain pour empêcher les traductions fallacieuses-expresses qui aggravent la sottise ambiante française ?

(*) passé d'abord en italien ('assessino'), ce mot vient de HACHICH'CHIN soit littéralement herbe-boire (buveur de décoction de cannabis indica), observé par croisés et autres chrétiens au Machrek concrètement sur les flancs du Mont-Liban ancien terroir de plantations à présent supplanté par le Rif du Nord-Maroc ; la légende visant ces assassins rendus fous par le cannabis est documentée historiquement avec une secte "le Vieux de la Montagne" (el-bali-ej-jbel) ; ainsi l'actuelle Djeunz'connection mêlant l'argent du canna et l'argent des kalas illustre cette tradition ancienne de proximité entre cannadiction et folie meurtrière...

"Sous contrôle" : encore un exemple typique de cette incurie dé-polyglotte car dans le train le contrôleur français est un vérificateur (to check) tandis que celui qui a la maîtrise (to control) est le conducteur soit le vrai chef de ce qui compte : en-traîner des voyageurs sous la conduite d'un dispositif qui met en mouvement, le moteur. Le drame de Mers-el-Kébir selon divers témoins proviendrait de la mauvaise traduction de "contrôles par des Allemands" de l'état de désarmement de la flotte, au sens d'inspections-vérifications-examens, mal exprimé en anglais avec le verbe 'to control' lequel correspond au sens fort de maîtriser, commander, dominer etc. Les Anglais inquiétés par cette maîtrise allemande sur cette flotte, annoncée en français et mal traduite, d'autant qu'ils connaissaient l'habituelle anglophobie des marins et état-major de la Marine nationale française, décidèrent alors d'anéantir ces unités interprétées à tort sous commandement allemand...

La bande-son de ces obsèques-show a lamentablement exhibé une anglomanie ridicule malséante et même honteuse avec un texte anglais de pop-music : on a peut-être échappé de peu à "du Djohhny", mais si c'est des vrais Anglais en l'espèce Irlandais ça c'est un "must" de la sub-culture des néo-bobos-allô-manman-Brizitte !!! Il n'y avait donc aucune mélodie psalmodiée en français avec un texte et un ton qui pouvaient exprimer tristesse et dignité mêlées et magnifiées... ???

Le manque de lucidité ambiante, "cultivé" à dessein par les bateleurs narcisso-mimétiques des "talkeurs-vedettes" des moulins à actu, cette absence de clairvoyance sur les biais et ridicules même les plus énormes de la politique-police-pestacle : c'est une profonde carence de défense immunitaire acquise (pas génétique bien sûr) face à tous les virus sociaux des infinies déclinaisons de la sottise. Heureux les 4e-âge actuels car leurs parcours bio-chroniques auront échappé longtemps à une telle décadence.

Le présid'Enfant a fait son show, manman-prof-théâtreuse peut être fière !
Ouf, on a quand même pour l'instant échappé à une des "nouveautés" parmi les plus consternantes qui connaît un succès mimétique terrifiant dans nombre de rassemblements à propos de deuils : des salves d'applaudissements !!! Une épaisse majorité même diplômée des natifs en gros d'après 1970 montre à n'en plus finir le reflet néo-rustaud issu des sabotages anti-éducatifs perpétrés notamment après la loi ahurie de 1989 qui a amplifié l'explosion de dévoiements commencés vers 84. Ces pauvres Français sabotés vont devenir inquiétants pour les vieux, ce sera tôt ou tard l'hypocrisie juridique d'euthanasie déguisée, ces infâmes se vautreront dans la grossièreté. Quand on leur parle de raffinement, ils pensent... à la qualité de leur poudre blanche.

Cette fois ça y est pour de bon, Général, votre vision accablante est à n'en plus douter devenue réelle, hic et nunc : les Français sont des veaux. Dont le premier : sous la mère.

Samuel Paty avait pour l'essentiel réussi sa vie. Le peuple français actuel, pour l'essentiel, a raté la mort de M. Paty. Malédiction.

genau

Pour ceux qu'on a chassés des sites parce qu'ils dénonçaient les tendances islamistes, ceux qui ont pleuré à l'assassinat de ce chef d'entreprise, pensez, un entrepreneur, pfffttt, pour les soldats assassinés, pour les policiers en couple assassinés, he ben, pour les anonymes outragés, battus, insultés, menacés, les familles terrorisées et les policiers indifférents parce qu'impuissants ; pour les associations complices de ces horreurs, pour les aidants aux migrants, cyniques et orgueilleux, pour les enseignants, prompts à courber l'échine sous la hiérarchie arrogante et enfermés dans leur gauche militante, pour les syndicats toujours prêts à enfoncer des épines dans le pied de tout ce qui se prévaut de la France, pour ceux qui invoquent la république, entité fumeuse et polymorphe, et oublient la terre de France, pour tout ça, pour ce peuple déliquescent, et ces dirigeants avides d'esthétique formelle, de discours précédant l'oubli, on peut regretter d'avoir vécu.
Pour les médias liquides, outranciers et immodestes, pardon.

Il n'y a plus rien à faire: M. Paty est mort pour rien. Les deniers de Judas ont été versés, le peuple a fait semblant de pleurer, mais il n'a pas grondé. Adieu, pays, tu as assez moqué Barrès, loué Staline et léché les pieds des sultans, maintenant, il faut payer ta/notre lâcheté.

Achille

« Le discours était trop beau, le verbe trop léché, avec un président grave, authentiquement ému mais, en même temps, s'écoutant et se regardant au comble de l'empathie, caressant avec une volupté sombre et amère le bonheur d'une oralité brillante et sans une brutale simplicité qui l'aurait rendue plus directe, moins raffinée. » (PB)

Bon, si je résume l’interprétation qui est faite du discours d’Emmanuel Macron à la cérémonie en l’honneur du professeur assassiné, il a été trop bon dans son éloge.
Et être trop bon c’est indécent, c’est bien ça ?
Il aurait dû être moins emphatique dans son expression, plus simple dans son attitude.
Manifestement cela a choqué des personnes sensibles de ce blog. Tout de suite certains y ont vu du narcissisme, de la pédanterie, de l'obséquiosité.
La tartufferie poussée à ce niveau, c’est vraiment du grand art !

Par contre blasphémer, dessiner des caricatures obscènes ça ne leur pose pas de problème car ça fait partie des traditions du bon franchouillard qui aime à se moquer des religions, des hommes politiques, de son chef de service ou encore de son voisin de palier.

Le pire c’est que les étrangers nous voient exactement comme cela.

Solon

Comment un hommage funèbre peut-il être magnifique ?

breizmabro

@ Martchi 22 octobre 13:28
"Pour ma part, je n'en peux plus de voir ces pauvres corps sous un drapeau tricolore, perdus au milieu d'une cour immense, posés là sur un brancard en bois ou un tabouret pliant en alu"

Des fois Martchi je regrette que nous ne soyons pas amis (.e.s évidemment ;)) surtout lorsque vous faites court pour que je comprenne tout :D

HOPE

@ jack
"Jouissance funèbre ?
Quelle terminologie abaissante imméritée.
Tous les présidents placés dans une telle situation emploient un ton solennel adapté à la gravité des événements.
Je ne pense pas que la famille de la victime, le corps enseignant solennel adapté à la gravité des événements et les Français aient perçu une forme de délectation hors sujet. »

C’est très exactement ce que je pense, parfaitement exprimé. Merci.

Deviro

Nous avons en effet les mains liées.

Intervention sur LCI de Guillaume Roquette, tout à fait d'actualité !

https://www.youtube.com/watch?v=pnmxmtE8eXA

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Claude Luçon

Ce discours était aussi, probablement surtout, destiné aux terroristes, aux imams et à ceux qui les financent il me semble, pour leur expliquer qu'il sont suffisamment idiots pour ne pas comprendre ce qu'est une démocratie et en particulier la nôtre.

Le début du discours d'abord, le fait que pour la première fois il a accusé l'islamisme en plusieurs occasions ensuite.

En géopolitique il faut savoir comprendre les discours solennels au second degré.
Le monde écoute la France.
Il est temps qu'en France on comprenne qu'il y a tout un monde autour de nous.

Cette cérémonie était nécessaire sinon pour les Français au moins pour les fous d'Allah, des gamins retardés aux Sheikhs du pas si lointain golfe Persique.

Voici quelques extraits :

*Ici, en France, nous aimons notre Nation, sa géographie, ses paysages et son histoire, sa culture et ses métamorphoses, son esprit et son cœur.
*Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et qu’ils savent qu’avec des héros tranquilles tels que lui, ils ne l’auront jamais. Eux séparent les fidèles, des mécréants.
*Samuel Paty est devenu vendredi le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, de réduire les islamistes,
*...parce qu’en France, professeur, les Lumières ne s’éteignent jamais.

Sauf erreur de ma part, cette dernière expression fut utilisée aussi lors du transfert des cendres de Jean Moulin symbole de la résistance, au Panthéon !

Après avoir précisé à qui il ne parlait pas, qu'il parlait à Samuel Paty, sa famille et tous les enseignants !

Petite note : cette cérémonie a donné à Mélenchon, Monsieur VIe République, une occasion de nous montrer qu'il a bien plusieurs vestes, surtout noires, rouges, vertes et jaunes, chacune avec un smartphone scotché sur le compte Twitter adéquat texte déjà prêt dans une poche, et il change promptement de veste quand les circonstances l'exigent.

Exilé

@ Achille
"Lui a récolté la patate chaude..."

Parfaitement exact, ses prédécesseurs tous bords confondus ne valaient pas mieux.
Mais normalement, il devait bien s'y attendre, non ?
Alors, pourquoi n'en a-t-il pas fait le point numéro un de son programme en priorité, puisque dans la France actuelle on ne sait que parler « programme » en oubliant le reste, à commencer par la France ?

"...et fait le pompier de service"

Sauf qu'en la matière il faut toujours qu'il rajoute de l'huile sur le feu en jouant au pompier incendiaire, voir ses solutions aberrantes au « séparatisme »...

Et pendant qu'il causait dans le poste, combien de tueurs potentiels s’apprêtaient-ils à poser illégalement le pied sur le sol français sans que personne n'ait reçu l'ordre de les refouler manu militari ?

HOPE

"...avec un discours du président de la République, ne va pas avoir le moindre effet sur notre futur, qu'il ne va pas dissuader les tueurs islamistes à venir..." (PB)

C'est vrai. Et alors ? Ce magnifique discours du Président ne valait-il pas la peine d'être prononcé ? Je suis persuadé qu'il a fait du bien à d'innombrables personnes, ne serait-ce que quelques instant, et c'est bien !

"... réunissant, notamment, un Jean-Luc Mélenchon ayant toujours minimisé, voire nié le péril islamiste, un Manuel Valls l'ayant cesse dénoncé et combattu autant qu'il le pouvait..."

Franchement, on s'en moque, quelle importance, aucune.

"...Hommages magnifiques. Pourquoi ont-ils, chez certains, suscité un malaise comme s'il y avait trop de distance, un gouffre immense entre la solennité, la pompe et l'atrocité du crime ?"

Étonnant jugement. La grande majorité a ressenti le contraire. Les mots, magnifiques, ont pris le dessus, pas de distance. Au contraire.

"Cette jouissance funèbre est-elle incompatible avec un vrai sursaut ?"

Je trouve ce terme "jouissance funèbre" assez choquant.

Mais je ne vais pas continuer ainsi les commentaires de ce que vous avez écrit. Vous étiez, vous êtes comme parfois, acide, négatif. Critique avant même d'avoir vu et entendu. Le verre était à moitié vide de toute façon, voire totalement vide.
C'est dommage parce que cette cérémonie a été remarquable de bout en bout, digne, des textes magnifiques. Et elle sert grandement: à nous réunir et à nous faire du bien. Ce n'est déjà pas mal. Et par les temps qui courent, c'est même beaucoup !

Mitsahne

Bien sûr qu’on ne peut accabler Macron d’être frappé par des événements dont il n’est que l’héritier. Il n’est que responsable de la façon de les traiter et là, il y a comme un défaut. Ces trois dernières années sont vides du moindre succès, il n’a rien réussi.
Et la jolie prose dont il abreuve ses moindres déclarations n’impressionne plus personne, à part quelques valétudinaires octogénaires qui ont encore quelques souvenirs de Lamartine (Ô temps, suspends ton vol !). Les autres ne rêvent que de lui botter le fondement mais sont bloqués par leurs rhumatismes.

J’attends avec une gourmandise cynique et coupable l’année prochaine, 2021, qui sera l’occasion de célébrer le cent-cinquantenaire de la Commune 1871.
La gauche très mal en point se prépare à un déchaînement de commémorations revanchardes qui, selon quelques indices, nous promettent quelques soirées bien chaudes. Il n’est rien moins question que de raser la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre, symbole insupportable d’une réaction aux atrocités des communards !

On proposera aussi de débaptiser toutes les rues de France qui portent le nom de Thiers. Et on tentera de réhabiliter les fusillés du Mur des Fédérés. Mme Hidalgo ouvrira le bal au Père Lachaise ! Les rappeurs vous donneront leur version du « Temps des cerises ».
Manu va pouvoir se défoncer.

Jérôme

Bonjour Philippe,

C'est un doux euphémisme de dire que je suis un tantinet agacé par les propos quasi hagiographiques tenus par les uns et les autres au sujet de ce malheureux professeur.
C'était un simple professeur, cette expression n'a rien de péjoratif chez moi. Un être humain simple, victime d'un religieux abruti et barbare, pléonasme.
Il me semble que le respect qu'on doit lui porter devrait s'en tenir là. Un homme simple, assassiné dans le cadre et en raison de sa fonction et de la manière honnête semble-t-il dont il s'acquittait de celle-ci.

Tout ce que j'entends de dithyrambique, les hussards de la République… ne me semble être exprimé que pour mettre en valeur celui qui parle, par le mauvais goût et l'emphase, et en rien pour honorer un mort qui n'en demande pas tant. Je le mets au présent, sa présence est palpable dans les esprits.

Quant au président, as usual, du trémolo de bateleur d'estrade, une insincère émotion tendant à la grossièreté, bien jouée mais pas crédible.

Pour le reste, le spectacle lamentable des politiques qui "hyénisent" à souhait pour s'envoyer les lambeaux de chair encore fraîche de ce professeur dans les gencives. L'occasion de sauter sur Mélenchon… dont je ne suis pas un thuriféraire, je le rappelle aux imbéciles qui auraient la mauvaise idée de tout confondre.
La loi Avia sur laquelle on saute de nouveau.
Les reproches au Conseil constitutionnel qui veille, encore un peu, à nos libertés.
Le droit d'asile.
Les immigrés qu'y en a trop.
Les salauds d'juges qui ont contredit la décision de l'OFPRA.
Le Sarrasin, forcément méchant et envahisseur.
Etc. etc.

Je ne connaissais pas ce professeur.
Il semble qu'il prenait soin de ses élèves, de les instruire, avec douceur et simplicité.
Il est temps pour lui rendre hommage, de commencer à s'aimer, un peu, au moins, avant que de préjuger, plutôt que de faire des phrases de romans à l'eau de rose suivies de moulinets vengeurs et de soufflés aplatis.

Robert

Il n'y a pas, Monsieur Bilger, un mot à retirer de votre billet et j'y souscris.

Certes hier à la Sorbonne, ni les circonstances, ni le lieu, ni le moment ne se prêtaient à la polémique politicienne. L'éloge funèbre présidentiel a fort bien commencé, puis il s'est subitement fait emphatique quand le démon de l'acteur a rattrapé monsieur Macron.
On peut cependant considérer que son constat est plutôt lucide.

À présent que le temps des grandes déclarations est passé, le plus dur reste à affronter. D'abord sa loi contre les ou les séparatismes. Il faudra que ce texte soit particulièrement bien rédigé au plan juridique.

Par ailleurs, j'ai entendu ce matin qu'un conseiller d’État avait dit à des journalistes combien le droit français est à présent corseté par les dispositions du Droit européen et les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme qui d'évidence serviront les ennemis islamistes de la France pour exercer (et gagner) tous les recours qu'ils ne manqueront pas d'exercer contre les décisions de nos instances judiciaires ou administratives.

Comme en France tant le Conseil constitutionnel que le Conseil d’État ne contreviendront jamais au droit européen, je crains que la volonté présidentielle ne se délite devant l'obstacle. À moins que souverainement il décide de passer outre pour revenir à la souveraineté du Peuple français... Ou qu'il décide la mise en œuvre de l'article 16 de la Constitution !

Le seul point occulté par votre billet, Monsieur Bilger, est la déliquescence de la discipline formelle dans nos écoles, collèges et lycées depuis que la pédagogie à la mode Philippe Meirieu sévit dans nos établissements : élève au centre de la classe, autoformation par nos chères têtes de moins en moins blondes, disparition de la discipline en tant que matière enseignée, abandon de l'enseignement du français avec la rigueur intellectuelle qu'il impose, le "pas de vague" généralisé chez la plupart des inspecteurs d'académies et des chefs d'établissements.

Là il ne suffira pas de quelques rodomontades pour enfin rétablir les professeurs dans leur autorité tant intellectuelle que formelle ! C'est une véritable "révolution culturelle" et une inversion complète de ses paradigmes dont a besoin l’Éducation nationale. Vaste programme, comme l'avait dit le Général !

Jovien

"...Marine Le Pen l'ayant annoncé précocement et d'une certaine manière exploité" (PB)

Oui, et le mouvement ouvrier a exploité la misère ouvrière pour gagner des voix, de Gaulle a exploité l'instabilité ministérielle de la IVe République, la droite a exploité les déficits d'après 1981...
Quand un danger est réel et quand la politique de l'État est défaillante à l'égard de celui-ci - ce que vous dites hautement que vous pensez - comment pouvez-vous dire qu'un parti d'opposition "exploite" la situation en la dénonçant ?
Que devrait-il faire ? Se taire, de crainte de gagner des voix ?

Lucile

@ Robert Marchenoir | 22 octobre 2020 à 13:28

Merci.

Je n'ai pas eu comme Philippe Bilger le courage d'employer comme un pavé dans la mare le mot "jouissance".

Mais je vais profiter de la brèche qu'il a ouverte pour mettre les pieds dans le plat. Ce mot correspondait exactement à la gêne et à la discrète mais tenace impression d'impudeur ressenties devant le spectacle télévisé son et lumière retransmis un peu avant l'heure du dîner familial ; gêne ressentie bien plus encore en raison de l'intimité dans laquelle les intonations d'une voix nous faisaient entrer. Cette élocution travaillée, d'un orateur qui s'était emparé de son rôle d'officiant, et y semblait trop à l'aise, avait quelque chose de déplacé devant le cadavre mutilé d'un homme maintenant célébré par le représentant d'un État trop faible pour avoir empêché son supplice. Un d'une longue série.

L'analyse extrêmement fine et très vraie présentée dans ce billet rebutera les prudes et les inconditionnels, mais si elle pouvait contraindre le gouvernement à recourir à l'action plus qu'aux grands mots et au spectacle pour régler les problèmes, quelle avancée ce serait.

Isabelle

"Trois Verts, bonjour les dégâts !
Bordeaux, Lyon, Grenoble" Elisabeth Lévy - Causeur

https://www.causeur.fr/ecologistes-progressisme-verts-185546

Non seulement nous avons la macronie qui enfile les belles et longues phrases mais nous avions oublié les écolos pour combattre l'hydre islamiste qui se répand sur le sol français. Il faut dire qu'il ont un combat titanesque à mener contre les sapins de Noël.

En l'honneur de Samuel Paty, continuons de pratiquer l'esprit frondeur et l'esprit critique et plutôt deux fois qu'une ! Faute de mieux, pour le moment.

Achille

@ Exilé | 22 octobre 2020 à 16:38
« Nous ne lui demandons pas de briller - à supposer qu'il brillât - mais de se taire et d'agir. »

Concernant l’assassinat de ce professeur, qu’aurait-on dit s’il s’était tu et avait laissé au porte-parole du gouvernement le soin de faire un communiqué ?

Quant à agir, c’était il y a quarante ans qu’il fallait prendre les dispositions qui s’imposent face à la montée de l’islamisme dans notre pays. Lui a récolté la patate chaude et fait le pompier de service.

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