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21 octobre 2020

Commentaires

Tomas

@ Robert Marchenoir
"En voilà un autre qui me prend pour un imbécile"

Pas vraiment. Pour quelqu'un d'assez instable, ça oui, et encore je reste poli. Mais ne changez rien, vous êtes comique dans votre genre, même si on apprend finalement assez peu en vous lisant.

Sinon où m'avez-vous vu "défendre la Russie contre la France" ? Je ne défends pas les pays et je ne chique pas au hourra-patriote comme vous, qui déclarez que ne pas payer ses impôts est un devoir civique.

"Ici, c'est la France"

Je sais. J'y suis né, y ai grandi, procréé, j'y travaille, j'y paye mes impôts et ne possède pas d'autres documents d'identité que ceux frappés des armes de la République française (et pas frônçaise). Comme tous mes ancêtres connus. J'y ai même été baptisé dans la foi catholique, c'est vous dire. Je n'alterne pas entre nostalgie imbécile et mépris anglomane comme vous le faites. Je ne traite pas les Français de "veaux" ou d'"abrutis" lorsque je suis à court d'arguments et que je veux faire des effets de manche. Il faut dire que je ne suis JAMAIS à court d'arguments !

Valéry

@ Robert Marchenoir
"Vous n'attendez tout de même pas la courtoisie de ma part, en plus ?"

Je jure que quand j'ai écrit cette remarque à Lucile, je n'ai pas pensé une seconde à notre échange, mais de manière générale, vu la polarisation politique explosive aux USA.

Mais comme vous estimez être le nombril du monde, nous voilà de retour dans votre espace boueux.

Personnellement je me fiche de la courtoisie quand le sujet est brûlant. Je l’apprécie dans les mondanités, dans les soirées drague et amicales, mais lorsqu'on débat de l'avenir et de la survie, la courtoisie est plutôt un frein et fausse la discussion ; il faut y aller direct et aiguiser sa lame. Dans cette interview-là, je l'ai trouvé bien apprêtée, à l'image de Fukuyama. C'est tout.

Donc non, votre brutalité ne me dérange guère, elle fait même de vous une de mes lectures préférées de ce blog. Vous touchez juste la plupart du temps, sauf quand vous êtes à l'ouest, alors que la Russie est à l'est.

Robert Marchenoir

@ Tomas | 29 octobre 2020 à 19:05
"Des défenseurs comme vous on s'en passe, effectivement."

Mais mon but premier n'est pas de défendre les Russes. Il est de défendre les Français. Contre les menées subversives de la Russie, entre autres. Qu'un certain nombre de Russes soutiennent, la preuve.

Ici, nous sommes en France, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. Et vous, vous roulez pour qui ? Votre loyauté va à quelle nation, Monsieur le Russe qui êtes bien content de profiter de la liberté et de la prospérité françaises, mais qui ne ratez pas une occasion de défendre la Russie contre la France ? Ce en quoi vous n'êtes pas différent de nombreux immigrés musulmans ?

Lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le Kremlin avait prétendu que certains soldats russes en vacances avaient pu s'égarer et traverser la frontière par mégarde. Le genre de mensonge avec f... de g... incorporé dont vous venez de nous livrer ici un échantillon.

A cette occasion, l'ambassade du Canada avait publié un tweet humoristique, dans le souci d'aider ces touristes égarés. Il s'accompagnait d'une carte de l'Ukraine, avec la frontière bien mise en évidence, et deux grosses flèches pour les aveugles et les malcomprenants, indiquant : "Ici, c'est l'Ukraine. Là, la Russie."

Je vous le répète donc : ici, c'est la France.
______

@ Valéry | 30 octobre 2020 à 02:33
"Une discussion courtoise et de qualité, c'est plutôt rare."

Je m'adapte à mes interlocuteurs. En ce qui vous concerne, je fournis la qualité. Vous n'attendez tout de même pas la courtoisie de ma part, en plus ?

Commencez donc, de votre côté, par être courtois envers vos interlocuteurs, tous, pas seulement ceux qui tolèrent votre fanatisme imbécile. Commencez, surtout, par faire preuve de courtoisie envers la vérité et la raison, et alors nous en reparlerons.

F68.10

@ Robert Marchenoir

Puisque vous mentionnez la répression psychiatrique soviétique, je me permets de signaler que les théories de Snezhnevsky sur la schizophrénie torpide n'ont pas véritablement été démontées sur un plan purement scientifique. Les congrès mondiaux de psychiatrie ont montré les angles morts des médecins occidentaux face à leurs homologues soviétiques de manière répétée, avec une impossibilité avérée d'attaquer réellement les thèses de Snezhnevsky sur un plan scientifique (autrement que par le fait que, comme pas mal de scientifiques atteints de mandarinite aiguë, ses valets truquaient probablement ses chiffres et ne recherchaient que les données qui confortaient leur mandarin et pas les autres... observation qui en soi est une diversion du véritable problème créé par la notion de schizophrénie torpide).

La critique de la notion de schizophrénie torpide fut, in fine, essentiellement politique, et les discussions scientifiques au sujet des justifications d'internement des dissidents pour raison de santé n'ont pas véritablement permis de faire reculer les positions soviétiques sur le plan scientifique. Pour la bonne et simple raison que lorsque vous critiquiez le système soviétique, il y avait quand même de bonnes raisons de vous considérer comme représentant un danger pour vous-même. En toute objectivité...

Un peu dans la même veine, je me permets de faire remarquer qu'il n'y a pas de raisons fondamentalement scientifiques de récuser l'homosexualité comme maladie mentale. Les homosexuels ont un risque de suicide accru, et si on compare à d'autres catégories diagnostiques où on justifie les traitements forcés par un risque de suicide accru, on devrait logiquement arriver à la conclusion que l'homosexualité est bien une maladie mentale. Car les homosexuels, de par leur condition, représentent un danger pour eux-même. En toute objectivité...

Bien sûr, les paragraphes précédents sont d'une candeur monstrueuse en terme de naïveté scientifique. Mais cela illustre bien qu'il n'est pas possible à l'heure actuelle de cautionner les traitements psychiatriques sur le simple fait, potentiellement parfaitement objectif, qu'une personne représente un danger pour soi. Que ce soit en aimant beaucoup le pénis des autres hommes. Ou en critiquant un système politique.

En gros, cela signifie qu'il n'est pas acceptable de laisser ce critère constituer un absolu en matière de décision de soins contraints. Et cette leçon n'est toujours pas véritablement parvenue aux oreilles du monde médical occidental... Qui, dès qu'on les critique pour traitement inhumains, jouent les vierges effarouchées en prétendant, estomaqués, qu'on les prend pour des nazis.

Le gambit qui consiste à se réfugier dans les jupes des nazis pour évacuer toute critique d'un comportement qui consiste pourtant littéralement à faire la chasse aux handicapés et aux gens qui auraient, paraît-il, un problème avec leur môman, cela m'a toujours laissé pantois. À chaque fois où je l'ai vu s'incarner dans l'expression faciale d'un soignant. Avec ce rictus signant leur stupidité manifeste.

Lucile

@ Valéry | 30 octobre 2020 à 02:33

Entièrement d'accord sur 2 points :

1) Fukuyama est un intellectuel. D'autre part, sa théorie n'est déjà plus très nouvelle, et elle ne suffit peut-être plus tout à fait face à ce que devient l'Amérique. Mais elle explique malgré tout une partie du malaise américain, sans apporter je le reconnais d'autre solution que la venue au pouvoir d'un parti de centre gauche (et respectant l'esprit de la Constitution) qui n'existe plus dans la réalité.

2) Le charme indéniable de Freddie S. Sobre mais naturel. No comment.

D'accord aussi pour ressentir une grande inquiétude sur la tournure qu'a pris le parti démocrate. On a peur que l'Amérique tombe entre les mains de saboteurs. Mais le parti Républicain n'avait-il vraiment pas mieux que l'exacte antithèse d'un intellectuel à présenter aux élections ?

Valéry

@ Lucile
"Ils parlent une langue superbe, bien articulée et facile à comprendre, pour une fois. "Класс !!" (La classe !)"

Avouez que le charme fou du présentateur a attendri vos barrières naturelles !

Oui, mais pour dire quoi ? Vous avez regardé les commentaires sous la vidéo, qui pour une fois sont assez édifiants et touchent juste.

Quand est-ce que les gens comprendront que le salut et les solutions ne peuvent venir des intellectuels, car ceux-ci ont une vision utopique de la nature humaine, en ignorant délibérément les barrières culturelles souvent infranchissables.

Ironiquement, car ce sont aussi les premiers à connaître le mieux les différences culturelles, et pourtant, malgré toutes les preuves historiques indiquant le contraire, ils sont convaincus qu'on peut tout mélanger, moyennant une "éducation de qualité" (traduire formatage idéologique). Mais ce concept d’éducation diffère énormément d'un peuple à un autre, d'une culture à une autre, voilà pourquoi certains ne voudront jamais entendre parler d'assimilation, ni d’intégration. Ni de paix.

Regardez à quel point il se donne du mal pour gommer le concept de culture en faveur du celui de classe. Pour lui, le fait que les gens se révoltent contre la mixité imposée par des instances supérieures est une preuve de leur racisme, et non de leur aspiration toute naturelle à une homogénéité spirituelle. Et puis c'est quand même un gars qui a construit sa réputation sur le refus de l’impérialisme et de l'expansion militaire américaines ; pas un seul mot sur le fait que Trump soit le premier à faire marche arrière, démilitariser les bases du Moyen-Orient et ait réussi à ne déclarer aucune guerre durant tout un mandat.

Il soutient que l’élection de Trump a créé des divisions inconciliables, alors que la seule division qui saute aux yeux est constamment alimentée par la gauche, qui n'a JAMAIS accepté sa défaite comme légitime. C'est là le cœur du problème, et non qu'on soit d'accord ou pas avec Trump.

Trump, même avec ses excès et ses errances, n'est qu'une excuse : les démocrates ont tellement glissé à gauche qu’aujourd’hui ils se prennent pour des Messie investis de la tâche de créer un ordre nouveau, avec la mixité pour mot. Mais pas celle de la pensée (qu'on va appeler communément langage de haine), seulement de la couleur de peau, celle qui est visible, la plus superficielle.

Les obsédés de la race et de l'identité de groupe, ce ne sont pas ceux qu'on désigne habituellement, mais bien ceux qui passent leur temps à désigner les autres.

Mais merci du lien, une discussion courtoise et de qualité, c'est plutôt rare.

Tomas

@ Robert Marchenoir

Merci de me rassurer, des défenseurs comme vous on s'en passe, effectivement.

Robert Marchenoir

@ Valéry | 28 octobre 2020 à 23:19
"Aussi, sur la supposée 'minorité' des Russes pro-poutinistes, dois-je vous rappeler son score aux élections, ou bien ce rappel de la réalité risque de provoquer votre fureur, une fois de plus ?"

Bien entendu. Les menteurs provoquent toujours ma fureur. Les élections russes n'ont aucune valeur, il n'y a que vous qui l'ignorez. Elles sont truquées en amont comme en aval. En URSS aussi, il y avait des élections.

"Je vous le répète, cherchez dans mes commentaires depuis le début, vous ne trouverez pas de louange à Poutine ou une quelconque analyse de sa politique."

Dans ces conditions, pourquoi venez-vous me chercher des noises lorsque je le critique ? Vous mentez comme un arracheur de dents. Vous écrivez cette phrase à la seconde même où vous vous en prenez à moi pour mon opposition au régime russe. Et où vous légitimez Poutine par ses résultats aux élections.

En revanche, vous avez raison sur un point : vous agissez comme un chien de garde de la poutinerie. Vous vous contentez d'aboyer à chaque fois que l'on s'en prend à votre maître. Vous êtes, en effet, incapable de faire une quelconque analyse de sa politique, je vous remercie d'avoir fini par le reconnaître.

Votre comportement est, en effet, celui de tous les fanatiques : communistes, trumpistes, poutinistes, raoultistes... Ils ne disent jamais rien en faveur de Poutine (parce qu'ils n'ont rien à dire, parce qu'ils n'y connaissent rien), mais en revanche, lorsque se présente une critique construite de leur idole, alors ils aboient.

Mais ils ne soutiennent pas Poutine, hein... ils se contentent de traîner dans la boue ceux qui le critiquent ! C'est tout à fait différent ! Payez-vous notre fiole, tiens...

"Sauf que moi je n'ai rien à faire de vos vociférations en papier."

Ah bon ? Alors pourquoi vous donnez-vous la peine d'y répondre ?

"Personne ici ne se risque plus à toucher ce sujet-là, tellement vous avez intoxiqué ce terrain."

Pauvre bichon... C'est moi qui ai intoxiqué le terrain. Ce n'est pas la propagande russe, massive, omniprésente, des plus obscurs recoins d'Internet jusqu'au sommet des institutions politiques, médiatiques, intellectuelles...

Celle-là, elle n'existe pas. Il n'est pas nécessaire de la réfuter. Il n'est nul besoin de s'opposer aux menées criminelles de l'État russe dans le monde réel.

C'est bien pour ça, par exemple, que le FBI, le Department of Homeland Security et le ministère de la Santé américain ne viennent pas d'organiser, de toute urgence, une téléconférence avec les dirigeants des hôpitaux du pays, pour les mettre en garde contre une cyber-attaque en cours de préparation, par un groupe de malfaiteurs russes, contre 400 hôpitaux et institutions de santé.

Malfaiteurs qui ne seraient pas en mesure d'agir, si les agences d'espionnage russes n'avaient pas pris l'habitude de sous-traiter leurs attaques contre des pays étrangers, dont la France, à ces groupes de hackers privés.

Auxquels elles assurent l'impunité dans leurs affaires, disons, personnelles, pourvu qu'elles ne nuisent qu'aux étrangers, et qu'ils soient disponibles pour faire le sale boulot de Poutine lorsqu'on le leur demande. Genre couper l'électricité aux Ukrainiens en plein milieu de l'hiver, ou saboter la chaîne de télévision du gouvernement français destinée à l'étranger.

Voilà le résultat direct et concret de la politique de Vladimir Poutine que vous vous gardez bien "d'analyser" -- mais curieusement, lorsque d'autres s'en chargent à votre place, et pas pour en dire du bien, alors vous vous répandez en invectives et en attaques personnelles.

Mais attendez ? Je croyais qu'en tant que véritable Russe de la vraie Russie, vous étiez détenteur d'un nombre infini "d'angles" concernant ce pays, plus inédits les uns que les autres, qui seraient à même d'éduquer les ignorants dans mon genre ? Vous les avez perdus ? Vous n'avez plus la clé du tiroir à angles ? Un coup vous avez des "angles", le coup d'après vous vous gardez bien d'analyser la politique de Poutine, parce que, mon Dieu, vous vous en fichez un peu ?

"Après c'est quoi ce baratin sur l'absence du peuple russe dans mes commentaires. Je ne parle jamais de la Russie, sauf une fois dans un échange avec Lucile."

Ah, je vois. Vous êtes un peu borné, en plus d'être fanatique et malpoli. Je ne parlais pas de vos commentaires en général. Je parlais de cette phrase que vous venez d'écrire précisément :

"Sauf qu'avec vous, pour mériter un débat sur tout sujet, il faut d'emblée considérer Poutine et tout ce qui touche à la Russie foncièrement corrompu et mauvais."

La Russie, ça se résume à Poutine. Le peuple russe n'existe pas. Les poutinistes dans votre genre personnalisent toujours les débats sur le sujet : les forces politiques qui ont mis Poutine au pouvoir et l'y maintiennent ne comptent pas, le système de gouvernement mis en place par Poutine ne compte pas -- et l'opinion russe, bien sûr, ne compte pas. Tout se résume à "pour ou contre Poutine" -- et quiconque est contre est un chien, je ne sors pas de là.

Je m'insurge (par principe, sans argument) quand on considère Poutine comme corrompu et mauvais, mais à part ça je ne tresse pas de louanges à Poutine. Le mensonge permanent comme mode d'interaction intellectuelle.

Allez, encore un mensonge, gros comme un camion. Revenons une fois de plus sur cette déclaration poutinienne qui ne vous pose aucun problème :

"Voyant la façon dont notre pays se renforce, et observant ce qui se passe dans le monde, dans les autres pays, je voudrais dire une chose à ceux qui espèrent encore que la Russie disparaîtra progressivement de la scène internationale : il y a une seule chose qui nous inquiète, comment ne pas prendre froid quand nous assisterons à vos funérailles."

Et tout ce que vous trouvez à dire là-dessus, c'est que la France n'est pas citée ? Il n'y a pas marqué "France" en toutes lettres, je ne peux pas faire un copier-coller avec le mot "France", donc la France n'est ab-so-lu-ment pas concernée ?

Vous vous payez vraiment la tête des gens dans les grandes largeurs.

Et puis revenons, tiens, sur ce que vous avez dit au sujet de cette phrase de Poutine, dont, en fait, vous avez fait l'éloge (comme quoi, votre absence de tressage de louanges, hein...). Parce que c'est particulièrement croquignolet.

"Vous avez raison, je ne peux pas citer un chef d’État européen qui tiendrait des propos pareils. Vous êtes encore au stade embryonnaire, avec le 'ils ne passeront pas'. Sacré Macron, n'est pas Poutine qui veut. Les jours de beaucoup d'innocents en France sont encore comptés et leur destin scellé. Poutine pour vous c'est l'Islam d'Isabelle, le sommeil n'arrive que si on lui a tapé dessus 11 fois, et chaque jour."

Donc, pour vous, cette phrase montre que Poutine est un bonhomme, que sa politique (que vous n'analysez jamais) est la bonne, contrairement à cette tarlouze de Macron qui voudrait être Poutine (?) mais qui ne peut pas.

Vous faites l'éloge implicite d'Erdogan, de Maduro, de Kim Jong-un, de Khamenei, les chefs d'État dont je disais qu'ils étaient les seuls, à vue de nez, capables de sortir quelque chose d'aussi scélérat.

Vous faites l'éloge, à la fois, de la force brute et du bavardage. Quand Poutine bavarde, c'est bien, ça montre qu'il est un vrai chef, et quand Macron dit qu'ils ne passeront pas, ça montre que nous autres, en France, nous sommes des "innocents" et que "notre destin est scellé". Votre mépris fait plaisir à voir.

En fait, vous êtes un fasciste, tout simplement, ce n'est pas très compliqué à comprendre. Et vous ne nous avez toujours pas expliqué à quel moment la propension de Poutine à insulter ouvertement les chefs d'État occidentaux (sans compter leurs peuples) avait permis de défendre les intérêts de la Russie. C'est à dire, pour moi, du peuple russe. Et non de la minuscule oligarchie qui pille le pays.

Tandis que j'ai expliqué ici environ cent fois (cela m'a été suffisamment reproché) en quoi, au contraire, Poutine avait œuvré contre les intérêts supérieurs du peuple russe.

Je remarque aussi que cela vous défrise qu'on attaque l'islam. C'est cohérent. Comme je l'expliquais tantôt sur ce fil même, vous ne faites qu'emboîter le pas à Poutine et à son islamo-complaisance en actes.

Mais il se passe quelque chose d'encore plus intéressant : Tomas, le gauchiste en résidence du blog, vous soutient (28 octobre 2020 à 23:47) :

"Vous confirmez que vous ne comprenez rien à la Russie. Les déclarations martiales de Poutine sont en général destinées à un usage interne."

En voilà un autre qui me prend pour un imbécile. Évidemment que cette déclaration est destinée à un usage interne ! De même que les "déclarations" d'Erdogan sur la santé mentale de Macron sont destinées à un usage interne.

Et ? donc ? cela veut dire que l'un, comme l'autre, se transforment soudain en doux agneaux et fidèles alliés lorsqu'ils se tournent vers l'extérieur, et parlent vraiment à Macron, à Trump, à Merkel ou à tout autre dirigeant occidental ?

C'est justement le problème, sombre abruti, que des autocrates tentent de consolider leur pouvoir à domicile en pratiquant une politique d'agression à l'extérieur !

"Si je devais exhumer tous les propos méprisants que vous avez tenus sur 'les Russes' (donc le peuple russe, ou j'ai mal compris) j'excèderais la longueur admise et la correctrice."

J'ai en effet tenu des propos méprisants sur les Russes, et je suis prêt à vous les tenir à nouveau. Ils sont pleinement justifiés, et je les ai justifiés. Les méprisables doivent être méprisés, et le respect n'est pas un droit de l'homme.

Je tiens aussi des propos méprisants sur les Français, les Américains, les Tomas et les Moldo-valaques. Cela ne m'empêche pas de défendre les uns et les autres lorsqu'il le faut (pas vous, je vous rassure).

Dans un certain contexte, on peut dire du bien de certaines personnes, et dans un autre contexte, on peut en dire du mal. Ce n'est nullement contradictoire.

C'est un truc, vous allez avoir du mal à comprendre, ça s'appelle le discernement, le sens de la nuance, l'absence de fanatisme, le contraire du sectarisme, en somme.

Le contraire des zombies de blog qui se contentent d'aboyer lorsque quelqu'un à côté d'eux dit du mal de Trump, de Poutine ou des Gilets jaunes.

Au demeurant, je vous signale que dire pis que pendre du peuple russe et de l'âme russe est une grande tradition... russe. Il ne manque pas d'auteurs célèbres qui se sont illustrés dans cet exercice. Il faut croire qu'ils avaient quelque raison de le faire...

"En fait, vous avez un problème personnel avec ce pays, je pense."

Ah, voilà. Le communiste tout craché. A un moment, quand vous critiquez son bord, il va forcément finir par vous dire que vous avez un problème. Le problème, ce n'est pas Poutine, c'est vous.

Et c'est un problème personnel. Si vous critiquez Poutine, c'est que vous êtes un déséquilibré mental. Votre vraie place, c'est l'hôpital psychiatrique. Le régime russe joint d'ailleurs le geste à la parole, en réhabilitant la bonne vieille répression psychiatrique des opposants politiques qui avait cours en URSS.

Mais à part ça, le poutinisme n'a absolument rien à voir avec le communisme... Merci de cette démonstration en actes de la convergence rouge-brune. Je crois que vous auriez difficilement pu faire mieux, tous les deux.

Lucile

@ Valéry

À propos de ce qui est en jeu dans l'élection américaine, et dans les choix souvent ambivalents que font les électeurs pour une élection présidentielle, je recommande une très récente et remarquable interview de Francis Fukuyama par Freddie Sayers :
Unherd
Francis Fukuyama : What Trump got right.

Fukuyama, qui se situe plutôt au centre-gauche, souhaite l'élection de Biden dit-il. Mais il semble évident qu'il s'inquiète de ce qui se passera ensuite, j'ai même l'impression qu'il ne se fait pas trop d'illusions. Bien que ne souhaitant pas la réélection de Trump, il admet que Trump n'a pas été élu par hasard. Dommage selon lui que Trump ait discrédité des aspirations essentielles et légitimes, jusqu'ici complètement niées par les progressistes ; l'interviewer se demande si ces aspirations ne seront pas encore niées pour longtemps, au cas où Biden l'emporterait.

Même si on n'est pas d'accord avec cette discussion, c'est un plaisir d'écouter les deux interlocuteurs. Ils parlent une langue superbe, bien articulée et facile à comprendre, pour une fois. "Класс !!" (La classe !)

Tomas

@ Valéry

Oui c'est très clair, rassurez-vous.

D'accord avec vous paragraphes 2) et 3), pas avec le premier désolé, c'est pas partout pareil. Les candidats empêchés de se présenter, les urnes remplies, les "carrousels électoraux", ça n'existe pas chez nous. Notre démocratie est loin d'être parfaite et nos candidats sont adoubés par un système (sans S majuscule) avant d'affronter le verdit des électeurs, mais au final c'est le peuple qui tranche et il y a un minimum de suspense. Si Chirac a eu 83 % en 2002, c'est que Jean-Marie Le Pen était un repoussoir.

Il faut avoir vu comme moi les types faisant la queue pour toucher leurs 400 roubles pour manifester à la gloire du cher leader, sans doute. Ils ne se cachaient même pas... En France je me souviens d'un type qui s'appelait Olivier Stirn qui avait payé des types pour faire la claque à son meeting. La presse en parla et ce fut la fin de sa carrière politique.

Question de mentalité et de culture politique, de culture tout court. La Russie avec son histoire ne peut devenir la Suède en vingt ans, à supposer qu'elle le souhaite. Mais ne dites pas que "c'est pareil", c'est ainsi qu'on donne des munitions aux russophobes primaires avec lesquels vous refusez justement de discuter. L'Occident a sa part de responsabilité dans les tensions en cours, mais la Russie a aussi la sienne, et je n'entends guère de voix russes pour le dire, hors les opposants professionnels, dont je comprends parfaitement qu'ils n'attirent pas un peuple qu'ils méprisent. Poutine et ses séides aussi, mais au moins ils savent comment s'adresser à lui et quand lâcher du lest pour éviter que la colère populaire ne s'enflamme: un des plus gros lieux communs négatifs sur la Russie est de penser que le peuple est passif et se laisse faire sans protester.

Aliocha

La sainte Russie est éternelle, Poutine et les communistes n'en peuvent mais, la splendeur du jeu de Trifonov en sa limpide virtuosité amène le Polonais romantique à la spiritualité universelle du romanesque fécond, il faut écouter ceux qui savent apaiser les tempêtes :

https://www.youtube.com/watch?v=esKjnh0vBYk

Valéry

@ Tomas
"les dés sont pipés dans des élections présidentielles"

La politique marche pareil, partout. Le score de Poutine est une moyenne entre Chirac (2002) et Macron. Ironiquement, tout le monde pense à un score pipé alors qu'il n'y a rien d'anormal, les gens votent pour celui qui leur inspire le plus confiance - cela ne veut pas dire qu'ils lui font 100 % confiance. Voter pour quelqu'un ne fait pas de vous le membre d'une secte, mais quelqu'un qui a pesé le pour et le contre.

L’opposition à Poutine est comme celle à Trump, son cœur ne bat que pour exposer les corruptions de Poutine et ses acolytes, alors qu'elle n'a rien de viable à proposer sur le comment gérer les sanctions à répétition - qui n'ont eu d'autre résultat que renforcer le nationalisme russe, donc Poutine, puis comment survivre avec les centaines des missiles confortablement installés par les Américains pas plus loin que tout autour de notre frontière. Ce n'est pas un jeu vidéo.

Certes, beaucoup de Russes désireraient voir une opposition et des candidats meilleurs, mais ce n'est pas dans leur caractère que de prendre le risque de tout perdre et voir leur nation mourir juste pour montrer un doigt d'honneur à Poutine. En 42, ils ont répondu à l'appel de Staline, qui était mille fois pire, ce n'est pas maintenant qu'il vont snober Poutine en mettant leur destin entre les mains d'un amateur.

Voilà, j’espère avoir été clair.

Tomas

@ Robert Marchenoir

Vous confirmez que vous ne comprenez rien à la Russie. Les déclarations martiales de Poutine sont en général destinées à un usage interne, et c'est le cas une fois de plus alors que les problèmes intérieurs du pays s'accumulent et que le président est vieillissant. Valéry n'en parlant jamais effectivement, vos accusations sont sans fondement. Et si je devais exhumer tous les propos méprisants que vous avez tenus sur "les Russes" (donc le peuple russe, ou j'ai mal compris) j'excèderais la longueur admise et la correctrice. En fait, vous avez un problème personnel avec ce pays, je pense.

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@ Valéry

Intervention parfaite sauf la fin, vous savez comme moi à quel point les dés sont pipés dans des élections présidentielles qui ne sont qu'une formalité, même si en 2012 il y eut quelques protestations, et que la jeunesse n'ayant connu que Poutine commence à se lasser. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'alternative sérieuse qu'il faut truquer les élections.
Il est vrai qu'en adoubant l'élection truquée d'Eltsine le démocrate contre Ziouganov le communiste en 1996, l'Occident a scié la branche sur laquelle il était assis. Mais il y a un moment où il faut cesser d'infantiliser le peuple et lui faire confiance.

Valéry

@ Robert Marchenoir

Je n'ai jamais pris la défense de Poutine sur ce blog, citez-moi où. À aucun moment je n'ai défendu sa politique, parlé de ses qualités ou donné Poutine comme exemple (sauf le dernier commentaire à propos des phrases directes). Par contre, j'ai exposé une ou deux fois vos mensonges et vos hystéries ; que vous considériez cela comme défendre Poutine c'est votre problème, gérez-le.

Prenons la phrase qui vous chiffonne tant:

"Voyant la façon dont notre pays se renforce, et observant ce qui se passe dans le monde, dans les autres pays, je voudrais dire une chose à ceux qui espèrent encore que la Russie disparaîtra progressivement de la scène internationale : il y a une seule chose qui nous inquiète, comment ne pas prendre froid quand nous assisterons à vos funérailles."

Votre interprétation:

"Il n'y a pas cinquante sens possibles à cette phrase. il s'agit d'un affront diplomatique majeur, d'un crachat délibéré adressé au reste du monde."

À aucun moment la France n'est citée. Aussi, il se réfère a ceux qui désirent voir disparaître la Russie. Je ne savais pas que la France était parmi ceux-là, vous projetez votre cas au niveau national, un peu arrogant tout de même.

Après c'est quoi ce baratin sur l'absence du peuple russe dans mes commentaires. Je ne parle jamais de la Russie, sauf une fois dans un échange avec Lucile, sur sa capacité de transcender la souffrance, débat qui est resté littéraire, courtois, et n'a rien eu de politique.

"Les Russes ne sont pas, tous, comme vous, des poutinistes fanatisés incapables de débattre posément de leur pays. Je dirais même que ces gens-là sont en minorité. "

Débattre avec vous de la Russie, posément, vous rigolez. Personne ici ne se risque plus à toucher ce sujet-là, tellement vous avez intoxiqué ce terrain.

Je ne débats jamais de la politique avec les fanatiques dans votre genre. Je vous le répète, cherchez dans mes commentaires depuis le début, vous ne trouverez pas de louange à Poutine ou une quelconque analyse de sa politique. C'est votre imagination. Vous avez trouvé un Russe, tapons-lui dessus. Et s'il n'y a pas de motif, inventons-en un.

Sauf que moi je n'ai rien à faire de vos vociférations en papier.

Aussi, sur la supposée "minorité" des Russes pro-poutinistes, dois-je vous rappeler son score aux élections, ou bien ce rappel de la réalité risque de provoquer votre fureur, une fois de plus ?

Robert Marchenoir

@ Valéry | 27 octobre 2020 à 13:49

En somme, vous confirmez votre nature de fanatique refusant tout débat.

"Sauf qu'avec vous, pour mériter un débat sur tout sujet, il faut d'emblée considérer Poutine et tout ce qui touche à la Russie foncièrement corrompu et mauvais."

Mensonge pur et simple. Comme tous les poutinistes, vous pratiquez l'inversion accusatoire.

Il suffit de lire mes interventions ici pour constater l'inanité de vos propos. Je débats avec quantité de gens qui n'ont jamais exprimé le moindre avis sur la Russie. Et je débats avec quantité de gens qui soutiennent, non pas la Russie, mais le régime de Poutine -- il est parfaitement malhonnête de votre part de confondre l'un et l'autre.

Au demeurant, on voit mal comment il serait possible à n'importe qui d'exiger une prise de position sur n'importe quoi avant de discuter de n'importe quoi.

Et bien entendu, je n'ai jamais "considéré Poutine et tout ce qui touche à la Russie foncièrement corrompu et mauvais". Poutine, oui, bien sûr. Et j'ai longuement expliqué pourquoi -- contrairement à vous, qui refusez le débat sur ce point. La Russie, non.

Vous faites l'amalgame entre les deux. Votre mauvaise foi est spectaculaire, et ne se dissimule même pas. Vous faites exactement le même amalgame que le régime au pouvoir à Moscou. C'est l'amalgame de tous les dictateurs et de tous les totalitaires.

Au demeurant, je remarque que vous citez Vladimir Poutine, vous citez la Russie, mais il manque le principal dans votre phrase : les Russes. Le peuple russe. Vous n'en avez pas grand'chose à faire, du peuple russe, en réalité.

"Votre connaissance de la Russie et des hommes qui ont été choisis pour la représenter vient uniquement d'une presse essentiellement hostile, malhonnête et ignorante."

Mensonge pur et simple. Premièrement, vous ne savez rien de l'origine de ma connaissance sur la Russie. Si vous voulez le savoir, posez-moi la question. Le seul fait que vous prétendiez connaître quelque chose qui, par définition, vous échappe, signe votre malhonnêteté.

Il se trouve que la presse, quelle qu'elle soit, constitue une assez faible part de mes sources d'information sur ce pays. Vous pouvez remettre vos clichés propagandistes dans le tiroir.

"Il se trouve que c'est mon pays et je lui connais des angles que vous ne soupçonnez même pas."

Des "angles", comme vous dites, que nous n'aurons pas le bonheur de connaître... quel dommage !

Comme d'innombrables faussaires avant vous, vous usez de l'argument identitaire : c'est mon pays, donc je sais et ta g...

Si vous en saviez si long que ça sur "votre pays", si vous aviez des lumières inédites et profondes aptes à dissiper je ne sais quels clichés répandus à l'étranger, alors vous seriez déjà en train de les partager. Vous ne seriez pas en train de recourir à l'argument d'autorité, découlant de plus d'une autorité que vous ne possédez pas.

Car je vous ferai remarquer que ce n'est pas votre pays. Ça ne l'est plus, ou ça ne l'a jamais été. Que vous soyez d'origine russe, c'est possible, mais manifestement, vous n'êtes pas un Russe miraculeusement francophone qui s'est entiché du blog de Philippe Bilger pour se changer les idées de son deux pièces-cuisine de Magadan.

Sans compter le principal. Il y a visiblement un "angle" qui vous échappe : il y a environ 140 millions de Russes, et, comme tous les êtres humains, ils ont un avis différent. Votre prétention à monopoliser la vérité sur ce pays sous prétexte que vous en seriez originaire est au-delà du ridicule.

Puisque cela vous intéresse, figurez-vous que parmi mes sources d'information sur la Russie, se trouvent de nombreux... Russes. Les Russes ne sont pas, tous, comme vous, des poutinistes fanatisés incapables de débattre posément de leur pays. Je dirais même que ces gens-là sont en minorité. Ils sont de moins en moins nombreux : cela semble vous avoir échappé.

"C'est vous qui lui attribuez un sens qui n'existe pas."

Il s'agit de la citation de Poutine, que je reproduis ici, puisque vous fuyez le débat : "Voyant la façon dont notre pays se renforce, et observant ce qui se passe dans le monde, dans les autres pays, je voudrais dire une chose à ceux qui espèrent encore que la Russie disparaîtra progressivement de la scène internationale : il y a une seule chose qui nous inquiète, comment ne pas prendre froid quand nous assisterons à vos funérailles."

Il n'y a pas cinquante sens possibles à cette phrase. il s'agit d'un affront diplomatique majeur, d'un crachat délibéré adressé au reste du monde.

C'est la politique étrangère constante de la Russie poutinienne. Rien de nouveau à cela. Il existe des centaines de déclarations officielles du même tonneau.

Ce qui est remarquable, ce n'est pas tant le contenu de cette déclaration, que votre comportement ici, lequel singe exactement celui de Poutine, et des poutinistes de façon générale : mentir ouvertement à la face du monde, dire une chose particulièrement outrageante, puis la seconde d'après dire qu'on ne l'a pas dite.

Voilà ce qui procure un véritable orgasme politique aux gens de votre espèce.

Et voilà ce qui sépare les démocrates des fascistes (ou des communistes, comme vous voudrez), les libéraux des graines de dictateurs, le régime poutiniste de l'Occident.

Voilà en quoi votre attitude, dès que l'on critique le régime de Moscou, s'apparente étonnamment à celle des musulmans réagissant aux caricatures de Mahomet. Non seulement le poutinisme ne nous sauvera pas de l'islamisme, mais il présente de nombreux points communs avec lui.

Cela dit, puisque vous êtes porteur de lumières inédites, n'hésitez pas à nous expliquer en quoi Vladimir Poutine, depuis vingt ans qu'il exerce un pouvoir sans limites, a "défendu les intérêts de son pays". Je serais très curieux de le savoir -- et de nombreux Russes aussi.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"L'antisémitisme généré par le marxisme, après Marx, est amplement attesté par l'histoire, et les pirouettes des gauchistes qui nous citent Marx assurant qu'il n'était pas marxiste (je ne parle pas de vous) n'ont aucune pertinence en la matière."

L'antisémitisme de gauche existe. Mais j'ai la faiblesse de croire qu'un gauchisme n'est pas condamné à être un islamogauchisme, de même qu'un marxistoïdisme n'est pas condamné à être un antisémitisme. En l'état, il faut bien reconnaître une perméabilité entre les deux. Et il existe aussi une curieuse caisse de résonance entre antisémitisme de gauche et de droite. L'un étant plus perversement légitimant que l'autre, et l'autre étant plus discriminant voire meurtrier que l'un.

Cela étant, je vous avoue que les juifs ont tendance à me gonfler, y compris au sein de ma famille étendue. Et ce sur pas mal de sujets. Mais prendre conscience de l'histoire, et ce, au-delà de la Seconde Guerre mondiale, pour prendre conscience de la nature du problème d'intégration politique, d'émancipation civile, de poids du religieux qui conditionnaient discriminations et ressentiments anti-juifs, c'est à mon avis le meilleur moyen permettant de ranger l'antisémitisme dans la bonne case. Ce qui consiste à admettre que juif ou pas, tout groupement humain a quand même le droit de s'associer pour défendre ses intérêts, y compris de manière modérément sournoise quand la pression des préjugés est forte. C'est le jeu que permet l'émancipation civile. Et c'en est heureux.

L'antisémitisme de gauche existe. En un sens, il remonte aux écrits de Marx où on en voit une partie de sa structure mentale ; je suis d'accord sur ce point avec vous. Mais je n'arrive pas pour autant à faire de Marx quelqu'un légitimant l'antisémitisme. Personne ne voyait réellement comment résoudre la "question juive" à l'époque, et quiconque écrivait à ce sujet était condamné à dire des choses peu catholiques, si vous me permettez le jeu de mots fort à propos.

Valéry

@ Robert Marchenoir

Oui oui, toute personne qui ne vous suit pas dans vos errances sur Poutine est forcément pro-Poutine et accessoirement un agent du Kremlin.

Sa remarque vous semble menaçante, alors qu'il s'exprime exactement comme vous : direct, sans chichis et sans fausse empathie. Sans se soucier de préserver une image qui plairait et de porter sa plus belle cravate.

C'est vous qui lui attribuez un sens qui n'existe pas, même la source que vous citez ne s'est pas risquée. Vous m’accusez moi de mensonge, alors qu'on parle d’interprétation.

Vous avez raison, je ne peux pas citer un chef d’Etat européen qui tiendrait des propos pareils. Vous êtes encore au stade embryonnaire, avec le "ils ne passeront pas". Sacré Macron, n'est pas Poutine qui veut. Les jours de beaucoup d'innocents en France sont encore comptés et leur destin scellé.

Poutine pour vous c'est l'Islam d'Isabelle, le sommeil n'arrive que si on lui a tapé dessus 11 fois, et chaque jour. Peu importe le contexte.

Si on rate son bus, c'est la Russie, la toute dernière tête de turc des Européens. Qu'il n'y ait aucune preuve ou que ça semble délirant, on s'en fiche tant que des simplets adhèrent et le suspense perdure. Il faut vendre. Mais ça commence à fatiguer à entendre encore et encore toutes ces élucubrations.

Quant à Trump, c'est une autre paire de manches. On peut discuter. Sauf qu'avec vous, pour mériter un débat sur tout sujet, il faut d'emblée considérer Poutine et tout ce qui touche à la Russie foncièrement corrompu et mauvais. Il se trouve que c'est mon pays et je lui connais des angles que vous ne soupçonnez même pas. Votre connaissance de la Russie et des hommes qui ont été choisis pour la représenter vient uniquement d'une presse essentiellement hostile, malhonnête et ignorante.

À ce niveau de désinformation, mon temps serait surtout utilisé à discréditer les mensonges, au lieu d'analyser et débattre, or cela risque de fortement dépasser le crédit que ce blog nous accorde. Donc aucune chance, j'ai déjà fait trop long.

Robert Marchenoir

@ F68.10 | 26 octobre 2020 à 18:43

Merci de ces explications. Nul doute qu'elles soient intéressantes dans la perspective de l'histoire des idées. Je me plaçais, pour ma part, dans la perspective d'une discussion politique en 2020. Mon problème est : quel est le rôle du marxisme et de l'antisémitisme dans les forces politiques aujourd'hui ?

Dans ce cadre, savoir qu'il y avait plus antisémite que Marx (j'en suis bien certain), et que sa Question juive était une réponse à tel intellectuel de son temps, n'a qu'un rapport lointain avec le problème.

L'antisémitisme généré par le marxisme, après Marx, est amplement attesté par l'histoire, et les pirouettes des gauchistes qui nous citent Marx assurant qu'il n'était pas marxiste (je ne parle pas de vous) n'ont aucune pertinence en la matière.
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@ Valéry | 26 octobre 2020 à 18:28 + 26 octobre 2020 à 21:28

Votre fanatisme pro-Trump et pro-Poutine est tout de même assez étonnant...

Vous êtes totalement étanche aux innombrables sources russes et américaines qui démentent votre vision complètement biaisée. Ce n'est même pas que vous les réfutez : vous les ignorez complètement.

Tenez, sur le simple plan des opinions, vous qui vous intéressez aux États-Unis : d'innombrables intellectuels, commentateurs, analystes que l'on placera sans peine à l'extrême droite, qui étaient des fervents soutiens de Donald Trump avant son élection, et qui ont continué à l'être après, prennent aujourd'hui la plume pour se plaindre qu'ils se sont fait berner.

Quand on fait le bilan de Trump, disent-ils, à quel moment a-t-il fourni la marchandise qu'il avait promise ? et ils étayent cela sur des faits et des comparaisons précises, naturellement.

Voyez ce qu'écrit Ann Coulter. Ann Coulter, pour un journaliste ou un intellectuel moyen en France, c'est une fasciste (inutile de dire que mes opinions coïncident avec les siennes).

Voyez ce qu'écrit David Cole. David Cole, pour les personnalités du "mainstream" qui vous insupportent tant, c'est carrément un nazi. Il a, par le passé, nié l'existence de certaines des chambres à gaz (pas toutes), avant de reconnaître son erreur, et de s'excuser.

Tous deux écrivent dans Takimag, qui est largement à droite de Fox News. Que voulez-vous de mieux en matière de lettres de créance "anti-médias du système" ?

Sur un registre plus modéré, voyez, en Angleterre, les conservateurs Alexander Boot (essayiste et blogueur d'origine russe) ou Piers Morgan (éditorialiste du Daily Mail). Ce dernier se flatte d'une étonnante relation personnelle avec Donald Trump. Le président américain l'a gratifié, à plusieurs reprises, de longues entrevues en tête-à-tête. Non seulement il a un rapport de journaliste avec Trump, non seulement il a une position de commentateur, mais il joue, avec lui, un rôle de conseiller informel.

Piers Morgan a vigoureusement fait campagne pour l'élection de Donald Trump. Il a publié d'innombrables éditoriaux en sa faveur. En avril, il a écrit un article au vitriol où il lui disait, concernant sa gestion du coronavirus : "Bouclez votre grande gueule de m..., Monsieur le Président !" ("Shut the f... up, Mr. President !").

Eh bien ! Hier, Donald Trump l'a appelé au téléphone, et ils ont eu une conversation de 25 minutes que Piers Morgan a qualifiée de "cordiale".

Cela ne l'a pas empêché d'écrire, dans son compte rendu de cette conversation : "Son attitude chaotique, pendant la campagne électorale, illustrée par le comportement ridicule qu'il a adopté après avoir attrapé le coronavirus lui-même, a été le sommet d'une année désastreuse, où ses pires traits de caractère, sa propension à mentir ouvertement, son narcissisme totalement dénué d'empathie, ont produit un leadership catastrophique de la crise du coronavirus et des manifestations de masse consécutives à la mort terrible de George Floyd."

Et Morgan conclut en disant que Trump a la gniaque, qu'il peut encore remporter l'élection.

Si Donald Trump prend conseil auprès d'un homme capable de lui dire de "boucler sa grande gueule de m...", peut-être pourriez-vous en faire autant ?

Quant à Poutine, vous continuez de nier l'évidence. Citez-moi un seul chef d'État qui ait prononcé une déclaration aussi insultante, aussi menaçante et aussi agressive, à l'égard de ses partenaires étrangers, que celle que j'ai citée. En dehors d'une poignée de dictateurs comme les dirigeants de la Turquie, de la Corée du Nord, du Venezuela ou de l'Iran, je ne vois pas.

Même la Chine, même l'Arabie saoudite ne se permettent pas ce genre de langage de chef mafieux menaçant ses rivaux.

Enfin, vous continuez d'entasser mensonge sur mensonge concernant Poutine, sans jamais tenir compte de la montagne de réfutations qui ont été produites, en provenance de tous les pays du monde (Russie comprise), depuis vingt ans : Poutine n'a pas été "élu", il n'a pas été "élu pour défendre son pays", et surtout, surtout, il "ne met pas en avant les intérêts de son pays".

Je l'ai mille fois démontré ici à l'aide de multiples faits, je ne vais donc pas recommencer. Commencez par vous renseigner un minimum sur le sujet, avant de nous resservir, bruts de décoffrage, les slogans de propagande auxquels même les Russes ont cessé de croire.

Valéry

@ Achille
"la nièce de Donald Trump"

Mais je me fiche moi des querelles familiales sans rapport avec sa fonction présidentielle, qu'est-ce que ça vient faire là ? Dans votre commentaire précédent vous suggérez que la France ne peut pas faire confiance au président américain, qu'il serait "imprévisible".

Ces allégations de "président imprévisible" sont, à l'origine, le résultat de quelques articles dans la presse de gauche, et comme sources à créditer, il n'y en a pas une seule, tous anonymes. Vrai ou faux ?

Combien de jours cette "nièce" a-t-elle passé dans l'administration Trump ? Pas un seul.

Que Trump, il y a 25 ans, promoteur immobilier, magnat de la téléréalité et coureur de jupons n’ait pas été le gendre idéal, sans doute. Qu'il soit narcissique, sans doute, comment peut-on en arriver là où il est sans l’être ?

Mais on parle d'aujourd'hui et de ses décisions en tant que président, arrêtons l'enfumage avec l'ami de la nièce de l'oncle marié à la grande-mère du cousin germain, fils de la tante par alliance...

Achille

@ Valéry | 26 octobre 2020 à 18:28
« Voir le livre de Sarah Sanders, son porte-parole, Speaking for Myself: Faith, Freedom, and the Fight of Our Lives Inside the Trump White House. »

Puisque vous me proposez un livre, je vous en propose un autre. Celui de la nièce de Donald Trump, intitulé "Trop et jamais assez".
Beau succès de librairie. Il s'est vendu à plus de 950 000 exemplaires aux États-Unis le premier jour de sa sortie. J’avoue que je ne l’ai pas lu, mais j’ai cru comprendre que sa vision du clan Trump n'était pas du tout celle de la porte-parole du président.
Elle présente son oncle Donald Trump comme un menteur pathologique et un personnage narcissique et comme elle est psychologue, on peut penser que son jugement est parfaitement crédible.

F68.10

@ Robert Marchenoir

J'ai un peu regardé ces textes pour vous répondre un peu plus en détail. Les textes de Bauer sont des textes où la logique est la suivante:

En Allemagne, l'Etat est un Etat chrétien. La subordination de l'Etat à la religion est telle qu'il est inconcevable à l'heure actuelle d'émanciper les juifs selon leur critères. Les revendications des juifs sont de nature identitaire et largement de nature religieuse quant aux motifs de leurs revendications. Il serait inconvenant d'émanciper les juifs allemands dans un contexte ou même les Allemands non-juifs ne sont pas émancipés de l'Etat chrétien. Les juifs sont donc égoïstes et hypocrites dans leurs demandes. Toute émancipation des juifs dans un contexte où l'Etat restera chrétien sera condamnée à n'être qu'une émancipation de façade, car toute critique politique restera in fine de nature théologique tant que l'Etat restera chrétien. Conclusion: il faut émanciper l'Etat de la religion chrétienne et donc émanciper les allemands non-juifs de la religion avant de pouvoir concevoir d'émanciper les juifs de manière civile. Et, de toute manière, tant que les juifs resteront religieux et non-émancipés du judaïsme, toute émancipation civile sera condamnée à ne l'être qu'en trompe-l'oeil. Il faut donc abolir la religion, qu'elle soit chrétienne ou judaïque. Cela résume la position de Bauer.

Marx répondait donc à ce texte. On peut voir dans l'attitude de Marx la volonté de mettre la question de la lutte des classes comme primordiale par rapport à celle de la lutte entre athéisme et religion. On peut y voir aussi des propos du genre "la religion est l'opium des masses" dans la réponse de Marx. Et reprenant en compte l'argumentaire de Bauer, Marx semble suggérer qu'il est plus prioritaire d'émanciper les juifs du culte de l'argent, qu'il associe comme Bauer au judaïsme, que d'émanciper les juifs de la religion en soi.

C'est de mon point de vue un des sens, sinon le sens qu'il faille apporter à cet échange. Mais quoi qu'il en soit, qu'on lise les propos de Marx ou ceux de Bauer, le langage en est littéralement hallucinant à nos yeux modernes. Il demeure que la question traitée est plus profonde que simplement de savoir si Marx était antisémite. La question de l'émancipation des juifs, qui se posait depuis que Napoléon a fait ses conquêtes et a fait souffler un vent offrant une perspective d'émancipation des juifs en Allemagne, était aiguë. La question de la nature même et de la signification même de l'émancipation des juifs ne semblait pas intégralement claire... Bauer critiquait d'ailleurs la situation française comme relevant d'une émancipation en trompe-l'oeil.

Il n'empêche que Bauer me semblait nettement plus antisémite que Marx. Et que son refus d'émanciper les juifs tant que l'Etat resterait chrétien (car il s'agit bien d'un refus chez Bauer) s'inscrivait néanmoins dans une perspective pas véritablement condamnable d'insistance de sécularisation des institutions allemandes. Mais il est effectivement bien un exemple d'intolérance athée excessive vis-à-vis des religions, bien que nombre de ses critiques soient justes. Marx, quant à lui, a répondu à Bauer dans une perspective... marxiste.

Je ne sais pas si la contextualisation de Marx permet de conclure foncièrement à un antisémitisme viscéral de Marx. Je ne le crois pas. Mais oui, l'association du judaïsme au culte de l'argent est quand même assez claire dans ses propos. Difficile de savoir s'il essayait d'être réaliste ou s'il tendait plus ou moins volontairement des verges pour se faire battre lui-même en tant que juif.

Valéry

@ Achille
"La Russie n’est certes pas un modèle de vertu, Poutine en ce domaine n’a rien à envier à Trump. Il met d’abord en avant les intérêts de son pays et il a les moyens de le faire."

Soit vous vous êtes mal exprimé, soit vous avez perdu le nord. Mettre les intérêts de sa nation en avant c'est un manque de vertu ?

"Mais comment avoir des relations apaisées avec un président des US aussi imprévisible ?"

Son imprévisibilité est un mythe créé avant son élection pour effrayer les simplets trop paresseux pour découvrir par eux-mêmes, puis ensuite savamment entretenu et orchestré par tous les médias, en utilisant des sources anonymes, alors que les témoignages de ses proches collaborateurs, à visage découvert, ont été soigneusement effacés du décor. Voir le livre de Sarah Sanders, son porte-parole, Speaking for Myself: Faith, Freedom, and the Fight of Our Lives Inside the Trump White House

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@ Robert Marchenoir
"Il nous insulte en souhaitant la mort de notre nation, et nous devrions nous "allier" à lui"

Il n'y a rien de cela dans la déclaration de Poutine, vous en rajoutez des tonnes. Il dit simplement "à ceux qui souhaitent la disparition de notre nation, elle survivra à la vôtre".

Ce n'est ni une insulte, ni une menace, mais le devoir d'un leader que d'exprimer sa foi dans la pérennité de la nation qu'il a été élu pour défendre.

Achille

@ Robert Marchenoir | 26 octobre 2020 à 06:07
« Vous avez d'autres bonnes idées "d'alliances" comme celle-là ? »

En matière d’alliance, il arrive que l’on n’ait guère le choix. C’est particulièrement vrai en géopolitique.

Vous connaissez la règle des signes que l’on a tous apprise au collège en cours de mathématiques. Elle dit « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ».
En la circonstance elle s’applique fort bien. La Russie n’est certes pas un modèle de vertu, Poutine en ce domaine n’a rien à envier à Trump. Il met d’abord en avant les intérêts de son pays et il a les moyens de le faire.
La France ne peut guère compter sur les Etats-Unis avec qui les relations ne sont pas vraiment au beau fixe. Mais comment avoir des relations apaisées avec un président des US aussi imprévisible ?
La Turquie est quand même un pays de plus de 83 millions d’habitants qui est aux portes de l’Europe et aimerait bien y entrer en imposant ses conditions, à commencer par sa culture.
Ajoutons à cela une diaspora largement présente dans de nombreux pays européens, en Allemagne et en France particulièrement, qu’Erdogan utilise largement pour répandre un Islam dévoyé qui lui sert pour mener à bien ses desseins hégémoniques.

Alors Poutine, ce n’est pas la panacée, je veux bien vous l’accorder pour vous faire plaisir, mais par les temps qui courent on ne peut pas vraiment faire la fine bouche.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"Pourquoi ne pas nous expliquer en quoi la position réelle de Marx sur les Juifs n'est pas celle que je dis, si tel est votre avis ? Allusion n'est pas réfutation."

Parce que ce n'était pas vraiment une réfutation, mais plutôt une sorte d'information contextualisante qui peut être profitable à chacun. Il faudrait que je me documente davantage sur ce sujet pour savoir si j'ai des idées inadéquates. Je connais assez peu la pensée de Marx. Dans les grandes lignes, bien sûr (et j'ai même lu des ouvrages d'économie marxiste très bien faits à défaut d'être convaincants), mais Marx le bonhomme ? Il ne m'a jamais vraiment intéressé.

Mais je suis en tort, sur le coup.

Robert Marchenoir

@ Achille | 25 octobre 2020 à 10:01
"Ce qui est curieux c’est votre empathie pour Eric Zemmour qui ne tarit pas d’éloges sur Vladimir Poutine et ne cesse de prôner un rapprochement de la France avec la Russie."

Ce n'est curieux que pour les sectaires et les bornés qui conçoivent la politique et le débat d'idées comme un match de foot, avec les bons et les méchants.

Catégorie dont vous ne faites pas partie, au demeurant.

Je ne me crois pas obligé d'acheter en bloc le paquet-cadeau du politiquement correct de droite, sous prétexte que j'approuve les idées de Zemmour sur l'identité ou l'immigration. Vous avez remarqué qu'il n'y a pas que "Poutine" qui me défrise, chez Zemmour.

C'est un truc, ça s'appelle l'indépendance d'esprit. Je conseille à tout le monde d'essayer.

Sur le fond, il faudrait que vous nous expliquiez pourquoi nous devrions nous "rapprocher" de la Russie sous prétexte que la Turquie s'éloigne de nous. Je ne vois pas le rapport.

Pourquoi ne pas nous rapprocher du Guatemala, dans ces conditions ? Qu'est-ce que vous avez contre le Guatemala ?

Et puis toujours la même question : avez-vous demandé à "Poutine" s'il accepterait que nous nous "rapprochions" de lui ? Il me semble que vous parlez un peu trop facilement à sa place.

Voici ce qu'il a déclaré, il y a quelques jours : "Voyant la façon dont notre pays se renforce, et observant ce qui se passe dans le monde, dans les autres pays, je voudrais dire une chose à ceux qui espèrent encore que la Russie disparaîtra progressivement de la scène internationale : il y a une seule chose qui nous inquiète, comment ne pas prendre froid quand nous assisterons à vos funérailles."

C'est de ce type-là que vous voudriez que nous nous "rapprochions" ? Il nous insulte en souhaitant la mort de notre nation, et nous devrions nous "allier" à lui ? Vous êtes un fou ? un traître ? un branquignol ?

Il y a des dizaines de déclarations de ce type en provenance du gouvernement russe. Elles sont étonnamment similaires à celles d'Erdogan (qui vient de traiter Macron de malade mental, parce qu'il s'oppose à l'islamisme).

Vous avez d'autres bonnes idées "d'alliances" comme celle-là ?
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@ sbriglia | 25 octobre 2020 à 10:36
"Pas tout à fait. La marque Frigidaire a été créée par General Motors au début du siècle dernier."

Si vous voulez pinailler, pinaillez jusqu'au bout : le frigo a été inventé en 1915 par Alfred Mellowes, qui a créé, pour le commercialiser, l'entreprise Guardian Refrigerator Company. Comme c'était un mauvais homme d'affaires, il a dû vendre sa société peu après au président de General Motors, qui l'a achetée de sa poche. Puis General Motors l'a rachetée, et a inventé la marque Frigidaire en 1919. Frigidaire Appliance Company a été rachetée par Electrolux en 1986. On peut toujours acheter un Frigidaire aujourd'hui.

La marque (Frigidaire) comme le nom commun ("refrigerator", familièrement "fridge") trouvent bien leurs origines chez l'inventeur américain de la chose. C'était là l'objet de mon propos. General Motors n'a pas créé la marque Frigidaire à partir de rien.
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@ F68.10 | 25 octobre 2020 à 14:18
"Pour comprendre la nature réelle de la position de Karl Marx sur le sujet de l'antisémitisme, il convient aussi de se replacer dans le contexte de l'époque. Marx répondait en large partie à un autre intellectuel teuton, du nom de Bruno Bauer."

Pourquoi ne pas nous expliquer en quoi la position réelle de Marx sur les Juifs n'est pas celle que je dis, si tel est votre avis ? Allusion n'est pas réfutation.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"Une fois de plus, on voit ici la perméabilité entre l'antisémitisme et l'anticapitalisme, l'antisémitisme et le socialisme. Marx avait déjà justifié le premier par le second, et il n'était en cela que le dernier d'une longue lignée de contempteurs affichés de l'argent (quand ça les arrange)."

Pour comprendre la nature réelle de la position de Karl Marx sur le sujet de l'antisémitisme, il convient aussi de se replacer dans le contexte de l'époque. Marx répondait en large partie à un autre intellectuel teuton, du nom de Bruno Bauer, qui était un des représentants les plus affirmés de la mouvance rationaliste athée sous sa présentation hégélienne. Je vous laisse découvrir le corpus d'idées auxquelles Marx répondait.

Tomas

@ herman kerhost
@ Robert Marchenoir

Truc classique de l'extrême droite: opposer les minorités religieuses entre elles. Quand les Drumont et compagnie protestaient contre le grand remplacement ashkénaze de l'époque et s'opposaient à ce qu'on accorde aux sépharades les mêmes droits que les Français, ils leur opposaient l'Arabe et ses "valeurs" chevaleresques. Et dans les années 30, on qualifiait de judéobolcheviques ceux qui avaient le bon sens de relever l'antisémitisme de l'époque et ses injustices sociales. L'Allemagne nazie tenta la même manoeuvre, avec un succès relatif: si le grand mufti de Jérusalem tomba dans le piège, ce ne fut pas le cas des mouvements de libération nationale nord-africains. Bourguiba refusa l'aide allemande et le FLN eut le bon goût d'attendre que l'Allemagne fut devenue démocratique pour en faire sa base arrière en Europe.

Aujourd'hui, les Zemmour, Elisabeth Lévy, Goldnadel, etc. tombent dans le même piège grossier tendu par une extrême droite qui ne les aime pas plus qu'hier: comme disait Le Pen père après être allé en 2012 avec sa fille à un bal du Nouvel An organisé par une Burschenschaft autrichienne antisémite et raciste, "c'était Strauss sans le Kahn". À peu près du niveau de la remarque de Zemmour sur les frigidaires.

Bravo au passage aux Républicains qui ont fait rentrer avec Meyer Habib le Likoud à l'Assemblée...

Les gens ont vraiment la mémoire courte, de nos jours.

sbriglia

"...le "frigidaire", c'est une marque américaine, c'est le nom de l'entreprise qui a inventé la chose."
Rédigé par Robert Marchenoir

Pas tout à fait.
La marque "frigidaire" a été créée par Général Motors au début du siècle dernier.

Mais on se réjouit de voir ainsi l’américanophilie de Zemmour qui, à l’instar de Michel Onfray, se garde d’utiliser le bon substantif... (!)

Achille

@ Robert Marchenoir | 25 octobre 2020 à 04:45
« La participation de Zemmour à ce cirque idéologique est évidemment plus que paradoxale, mais c'est à ce genre de contradictions que conduit le refus de penser droit, l'inclination à se payer de mots et à entretenir les mythes les plus fallacieux qui soient. »

Ce qui est curieux c’est votre empathie pour Eric Zemmour qui ne tarit pas d’éloges sur Vladimir Poutine et ne cesse de prôner un rapprochement de la France avec la Russie.
Ce qui, au demeurant, est plutôt une bonne idée si l’on considère les relations franco-turques qui se dégradent à la vitesse grand V sur fond de prosélytisme islamique.
E.Z. a d’ailleurs régulièrement les honneurs de l'agence Sputnik qui prend vaillamment sa défense chaque fois qu’il se fait rattraper par le patrouille pour ses propos xénophobes.

P.-S.: la chaîne CNews vient d’annoncer que l’émission «Face à l’info», où intervient Éric Zemmour, sera désormais diffusée en différé. La chaîne sera donc en mesure de couper les déclarations les plus sensibles de son chroniqueur. Donc plus de problèmes de dérapage "zemmourien". Quelque part, c’est un peu dommage…

Robert Marchenoir

@ herman kerhost | 24 octobre 2020 à 15:59

J'hallucine... les musulmans ont une morale, ils rejettent donc la société de consommation ? les musulmans, ils rejettent les trois téléphones et les réfrigérateurs ? Mais il vit où, Onfray ? c'est quand, la dernière fois qu'il a vu un musulman ? s'il y a des gens qui sont de bons clients pour les marchands de téléphones et de breloques, ce sont bien les immigrés en général, et parmi eux les musulmans !

Quant à la morale qui se mesurerait au refus d'avoir un réfrigérateur, il faudra le rappeler à Onfray lorsqu'il pleurnichera une fois de plus sur les inégalités, la France périphérique, la terrrrible pauvreté qui sévit dans s'pays et patin couffin.

Ton réfrigérateur est vide à partir du quinze du mois (slogan communiste qui nous a été martelé trois fois par jour pendant les Gilets jaunes) ? T'avais qu'à pas avoir de réfrigérateur ! t'es un sale consumériste !

C'est amusant, cette histoire de frigidaire, car c'est en fait un cliché irréfléchi directement décalqué des années 50. A l'époque, en effet, le réfrigérateur était un signe d'entrée dans l'aisance, une possession enviée -- et inutile de dire qu'il nous venait des Américains tant honnis : le "frigidaire", c'est une marque américaine, c'est le nom de l'entreprise qui a inventé la chose.

Quant au snobisme qui consiste, pour le créateur d'une revue nommée Front populaire, à se déclarer incommodé parce que les prolétaires applaudissent le pilote à l'atterrissage...

Tout cela me rappelle beaucoup ce qu'écrit Michel Winock sur le rôle du musulman comme figure mythique, destinée à fournir une couverture à un certain antisémitisme français.

"Il faut noter l’utilisation de l’Arabe par les antisémites", écrit-il dans La France et les Juifs de 1789 à nos jours, "qui en opposent la figure noble, guerrière et courageuse, à la lâcheté et à la fourberie du Juif."

"L’arabophilie des antisémites est fragile et intermittente ; elle est de bonne guerre toutes les fois qu’elle peut nourrir sans risque la pas­sion antijuive."

"Au moment du décret Crémieux, nombre de textes magnifient le valeureux cavalier arabe pour mieux flétrir le sordide marchand juif. Édouard Drumont écrira en 1886 : 'En face du Juif oblique comme Crémieux, qui trahit le pays qui s’est confié à lui, il faut placer la noble et loyale figure de notre ennemi Sidi-Mohammed-Ben-Ahmed-el-Mokrani'."

On croirait entendre Xavier Nebout, qui appelle à l'asservissement de la France par les musulmans pour la punir de n'être plus assez chrétienne.

Ou encore Claude Luçon, qui ne craint pas d'évoquer les pires clichés antisémites en traînant sans cesse Éric Zemmour dans la boue au motif de son physique chétif -- contrairement à lui, officier de marine à la belle prestance, qui passait son temps à faire chavirer les dames (sommes-nous appelés à croire).

C'est tout juste s'il n'a pas attiré l'attention sur son nez crochu -- mais je ne désespère pas.

La participation de Zemmour à ce cirque idéologique est évidemment plus que paradoxale, mais c'est à ce genre de contradictions que conduit le refus de penser droit, l'inclination à se payer de mots et à entretenir les mythes les plus fallacieux qui soient.

Une fois de plus, on voit ici la perméabilité entre l'antisémitisme et l'anticapitalisme, l'antisémitisme et le socialisme. Marx avait déjà justifié le premier par le second, et il n'était en cela que le dernier d'une longue lignée de contempteurs affichés de l'argent (quand ça les arrange).

sylvain

@ Isabelle | 24 octobre 2020 à 12:10
"Ce sont seulement des Français de papier."

Ouais et y en a marre de prendre la défense de ces Français de contrefaçon, auxquels on a collé une étiquette qu'ils détestent.

Vous pouvez toujours coller une étiquette de courgettes sur un cageot de carottes, ce seront toujours des carottes.

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@ hameau dans les nuages | 23 octobre 2020 à 19:06
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/francois-bayrou-pour-une-taxe-sur-le-halal-qui-financerait-les-mosquees-9fbae88de064bbd1b1ab0d7a60a25f71

Quand on sait que Bayrou c'est le biroute du ch’nord en béarnais, c’est d'aussi petite taille que sa trouvaille halalucinante.

herman kerhost

Hier soir, sur "Rire et Chansons", Zemmour et Onfray se tenaient la barbichette...

Onfray: "Oui, euh, les musulmans eux au moins ils ont une morale, ils rejettent cette société de consommation, ses tablettes, ses 3 téléphones, ses réfrigérateurs..."

Zemmour: "Alors là, je bois du p'tit lait, je suis entièrement d'accord avec Michel. Il a raison, nous nous vautrons dans le consumérisme."

Un peu plus tard...

Onfray: "Des fois je suis obligé de prendre ma voiture pour trouver un endroit où mon portable pourra fonctionner"... "enfin , (se rappelant sans doute de sa pique précédénte...) j'ai aussi un téléphone fixe à la maison ! Et qu'est-ce que c'est que ce pays où tout le monde n'a pas accès au haut-débit !"

La dernière fois que j'avais vu Onfray à l'écran, c'était dans l'émission de Rochebin. Cette fois-là, il dénigrait les pauvres qui peuvent enfin voyager après une vie de travail, mais qui se faisant polluent l'atmosphère... "Il ont le droit. Ils ne m'embêtent pas. Bon, un peu quand même... lorsqu'ils applaudissent le pilote au décollage et à l'atterrissage, ils font du bruit...

Mon dieu, quelle hypocrisie !

C'est le communisme, que Zemmour et Onfray ont en commun, qui rapproche ces deux artistes. Ainsi que leur haine des Américains.

Et c'est ainsi que tous les hommes sont égaux, sauf ces deux saltimbanques, qui sont un peu plus égaux que les autres...

Isabelle

Lanceurs de vagues : Michel Onfray et Eric Zemmour

"#MichelOnfray et #EricZemmour s’accordent sur l’existence d’1 « guerre civile » qud des Français tuent des Français et sur la « force subversive de l’Islam...venant prendre sa revanche sur l’Europe...sur la France...sur le monde chrétien » #Facealinfo
@CNEWS
Qui le dit ailleurs?" P. Bilger

"Quand des Français tuent des Français". Ce ne sont pas des Français qui tuent, ils ne le revendiquent pas comme tels. Dans leur esprit, ils ne sont pas Français et ne veulent pas le devenir. Ce sont seulement des Français de papier.

sylvain

Concernant l’islamogauchisme nazislamiste nauséabond répandu par tous ces détritus de la excrémement de gauche, PS, PCF, LFI, EELV, justice rouge, alliés aux associations salafistes gauchistes racialistes indigénistes, on peut aussi parler d'islamo scatologisme tant ils dégagent des odeurs haineuses de néofascisme religieux sectaire en guerre contre la France.

sylvain

"Si être extrêmement contre l’extrême gauche islamogauchiste c’est être d’extrême droite, alors je suis extrêmement d’extrême droite. Accessoirement, je les emmerde 😊" G-W Goldnadel
Rédigé par : Isabelle | 23 octobre 2020 à 16:44

Il est vrai qu'être d'excrèment de gauche c'est excrèmement cacastrophique.

hameau dans les nuages

@ sylvain | 23 octobre 2020 à 14:17

Mon presque voisin a trouvé la parade pour combattre l'islamisme.
Après être allé goûter au râtelier de ses chevaux, il est revenu avec une idée lumineuse.
Une taxe.

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/francois-bayrou-pour-une-taxe-sur-le-halal-qui-financerait-les-mosquees-9fbae88de064bbd1b1ab0d7a60a25f71

Isabelle

@ sylvain
"Je leur conseillerais donc de proposer de flouter Zemmour pendant l’émission, en invoquant son physique "

Ce même Canal+ qui propose depuis de nombreuses années des films pornos floutés ou non floutés moyennant un abonnement.

Une idée, les boycotter. Pourquoi soudain ces pudeurs de jeunes filles concernant Eric Zemmour. Ils doivent être jaloux de l'audimat qui monte et nous sortent le coup du comité éthique de Canal+ !

"Si être extrêmement contre l’extrême gauche islamogauchiste c’est être d’extrême droite, alors je suis extrêmement d’extrême droite. Accessoirement, je les emmerde 😊" G-W Goldnadel

Henri Gibaud

Un peu vagues, ces vagues.

Eric Zemmour a-t-il la bosse des vagues à défaut (assumé) de la bosse des maths ? En tout cas il a pour certaines et d'aucuns la bosse de l'épate.
"Bosse des vagues" : c'est une allusion à l'émergence (côtière !) de l'expression nouvelle vague qui a eu lieu au début des années soixante dans le domaine de la musique de jazz populaire : la BOSSA NOVA en brésilien (portugais) dans le texte. La bosse c'est la partie en relief : la crête de l'onde à la surface qui vient à la côte et se donne à voir tandis que le creux de la vague est déprimant par sa timidité.

C'est peu de dire que cette introduction métaphorique de la vague en lieu et place de l'alerte très ... en "vogue" ne se réduit pas à de la banale platitude.
Faire des vagues ou pas, telle serait la question, le producteur de papier imprimé "Marianne" venant de renouveler ce thème de dissertation lycéenne pour chercher un bon chiffre de ventes hebdomadaires.

Au fait, un coup d'épée dans l'eau fait-il des vagues ? Eric Zemmour ne serait donc point bretteur à moulinets dans l'eau mais plutôt base de lancement d'espèces de missiles de surface (des "orgues de Staline" ?) expédiant 5/7 ses paquets d'ondes rhétoriques ?

Le point crucial avec les vagues c'est qu'il faut lancer en continu, les anglo-saxuels disent "on streaming" ce que le français exprime comme : "au fil du courant (*). Car lancer des vagues ce n'est pas jeter un pavé dans la mare. Une foule endiablée sur barricade qui asperge au pluriel de pavés ne semble pas correspondre au lancement d'une vague, même si le pavé est parfois précis en pleine poire policière...

Prenons par exemple le journaliste Jean-Luc Porquet (aussi critique théâtral) que l'on peut qualifier aimablement sans rire de "Colvert" parmi les plumes du Canard : il assume les mercredis une rubrique écolo intitulée "Plouf !"... signal issu d'une source localisée, les ronds s'élargissant devenant vite indétectables au loin.

(*) À propos de courant : hommage au Figaro qui a honorablement fait état du bicentenaire du mémoire de André-Marie Ampère à l'académie des sciences, du 18 septembre 1820 où pour la première fois au monde ce fut en français que l'expression "courant électrique" entamera sa carrière circulante pour l'éternité humaniste...
Gutenberg, Ampère : en voilà deux lanceurs de vagues durables !

Attention au risque de retournement de la vague qui pourrait se retourner contre son géniteur par effet de ressac ou d'écho ! L'usage regorge de tournures moqueuses : faire des ronds dans l'eau, du clapotis, des borborygmes, des glouglous, ...
La pire moquerie dirait que Eric Zemmour oscille entre diffamation et divagation ! La polysémie du terme 'vague' ressortit à d'une part une origine allemande Woge (wâge en allemand ancien) pour l'onde et d'autre part à l'étymologie latine depuis vagus au sens de "errant" puis "vide" comme dans le terrain vague...

D'après Albert Dauzat (1938) ce n'est pas la vague sur face d'eau qui connaissait à l'époque un usage au sens figuré ou abstrait, son apparition en sens concret datant du XIIe (Tristan). En revanche le terme nautique "vogue" (de l'italien vogare, voguer) depuis 1480 (selon Delboulle auteur de Notes lexicologiques publiées ou parfois inédites) sert au sens figuré pour "réputation, crédit". Ainsi Eric Zemmour apparaît de plus en plus en vogue, mais peut-il surfer-surfacer sur sa propre vague ?

Quittons plutôt ces bords d'eaux et écoutons quelques images sonores et musicales. Eric Zemmour tient registre, s'efforçant à régularité de métronome, pour porter une voix autre dans un concert confinant à la violence d'un unisson. L'art musical connaît bien ce schéma où ce sont des instruments, des pupitres, des parties en minorité qui apportent relief, dimensions sonores et satisfaction auditive à sortir des tutti faisant bloc principal. Le solfège ou la musicographie parle de contre-chants, de contrepoints, certains de ces instruments qui détonnent exercent au-delà de la tessiture "mainstream" comme une voix de haute-contre, ou en deçà du grave comme une contrebasse...

Eric Zemmour fait honneur à la légitimité d'être en opposition pour contrer un unanimisme totalitaire et même bientôt tutellitaire. Zemmour se veut vertueux et non virtuel, il veut se faire accepter viril sans chercher à être viral.

Eric Zemmour accepte le risque d'être maltraité en dissident par les néo-boboscovites pourvu qu'il s'efforce d'être virtuose en opposant sa contre-voix pour disqualifier les néo-préjugés en croissance pandémique.
Il faut discerner les contre-chants fignolés et esquiver les vagues de gazouillis, recueillir les sens critiques éprouvés et non les ébullitions de bulles pontifiantes. Zemmour émet un contre-chant de bonne qualité. Pour origine, la racine grecque krinein (d'où : critique) a le sens de : discerner.

Zemmour mérite ô combien de fois mieux que le vulgaire "faire des vagues".
Il lira peut-être cet éloge : salutation Eric !

sylvain

@ sbriglia | 23 octobre 2020 à 09:17
"C'est le gérant du McDo du coin attaquant le restaurant gastronomique local pour non respect des principes culinaires !

Principes culinaires... ISLAMISTES !
Ne désespérons pas d'apprendre un jour pas plus tard que bientôt, à l'instar des cantines scolaires, qu'une plainte sera déposée contre tous ces restaurants gastronomiques servant du porc et de l'alcool, ignorant les principes coraniques islamistes musulmans, les menus hallal devant être traduits en arabe première langue française.

Les zélés Zélus collabos de cette ripoublique islamisée sont devenus de vrais experts en lois coraniques-sa-mèèère à force de relever le verso de leurs djellabas devant leurs nouveaux gourous ; cette nouvelle loi cuculinaire antiraciste sera votée et appliquée fermement au nez et à la barbe (Allah barbe) de Zemmour, ce facho raciste haineux.

Achille

@ sbriglia | 23 octobre 2020 à 09:17
« J'ajoute qu'être stigmatisé par ce genre de "comité d'éthique" (je pouffe de plus fort) doit être un plaisir de fin gourmet.
Vous en avez d'autres en besace, Achille? »

J’étais sûr que je vous amuserais. À vrai dire je n’ai pas besoin de mettre ce genre d’info en besace. Avec Zemmour, il ne faut pas attendre bien longtemps pour que l’on parle de ses frasques.
Inutile donc de faire du stock. Mais promis dès que j’ai quelque chose de croustillant sur lui, je vous fais signe !

Lucile

@ Tipaza | 23 octobre 2020 à 06:38

Vous trouvez que la droite française et ses représentants comprennent la réalité du monde et savent préparer la France à y jouer sa carte ? Qui ça ? Le RN, les LR ?

sylvain

En France, les lanceurs de fatwas sont plus puissants que les lanceurs d’alerte, la preuve c'est la collaboration des médias, d’une énorme partie de l’opinion soumise collabo, surtout les de gauche, les minorités racistes anti-blancs anti-France, la justice gauchiste soumise à l’islam, les élus pleutres droits de l’hommistes couards brasseurs de vent, à ce nouvel ennemi, l’islamisme encore plus dangereux que le nazisme.

Le dernier gag de l’Inquisition contre Zemmour, c’est la demande de suppression de son émission pour cause de non respect de la charte, ce mot magique qui permet toutes les censures à géométrie variable, la charte islamogauchiste, malgré ses appels à la haine de la France, reste intouchable et protégée par la Constitution et les juges aux ordres de l’envahisseur.

Si cette plainte ne passe pas, ils feront feu de tout bois et continueront à saper la liberté d’expression incarnée par Zemmour par tous les moyens même les plus ignobles, caricaturaux et comiques.

Je leur conseillerais donc de proposer de flouter Zemmour pendant l’émission, en invoquant son physique : "avec ses grandes noreilles, il risque de faire peur aux petits nenfants" !, c’est un exemple parmi d’autres.

Les gauchistes nous ont habitués à leurs hallucinantes bourdes abracadabrantesques hallucinogènes, qu’ils continuent, que du bonheur !

sbriglia

"Tiens en parlant de Zemmour. Il semblerait qu’il ait encore quelques petits soucis avec le comité d’éthique de Canal +."
Rédigé par : Achille | 22 octobre 2020 à 18:34

Hahaha !

C'est le gérant du McDo du coin attaquant le restaurant gastronomique local pour non respect des principes culinaires !

Le "Comité d'éthique" de Canal+ (rien qu'à écrire cela je suis saisi d'une irrésistible rigolade) ne va pas faire bouger d'un iota Bolloré alors même que C News taille des croupières à LCI et à BFM TV…

J'ajoute qu'être stigmatisé par ce genre de "comité d'éthique" (je pouffe de plus fort) doit être un plaisir de fin gourmet.

Vous en avez d'autres en besace, Achille?

Robert Marchenoir

@ Valéry | 22 octobre 2020 à 20:51

L'anti-américanisme d'Eric Zemmour est manifeste. Il ne s'en cache nullement. Cela va plus loin, car, comme beaucoup en France, il porte une détestation cordiale à une contrée mythique qui est l'Anglo-saxonie. Le "modèle anglo-saxon", les "mœurs anglo-saxonnes" sont, pour beaucoup de nos compatriotes, un truc à mi-chemin entre le nazisme et la pédophilie.

En revanche, le communisme est excusable voire intéressant, puisque ça partait d'une bonne intention, que Poutine nettoie les ch..., et que Georges Marchais reconduisait les immigrés à la frontière à coups de bulldozer.

La possible ignorance de la langue anglaise par Eric Zemmour est au moins autant une conséquence qu'une cause de cette détestation. S'il n'a pas appris l'anglais, c'est entre autres à cause de cette opposition de principe au "monde anglo-saxon".

Il est tout à fait illusoire de penser que s'il l'apprenait, les écailles lui tomberaient des yeux, et qu'il deviendrait aussitôt un "ultra-libéral" militant (puisque le libéralisme tant honni est, malgré Tocqueville et Bastiat, quelque chose qui nous a été infligé par l'Anglo-saxonnerie, comme tout ce qui est haïssable chez nous).

De façon générale, la haine de tout ce qui est "anglo-saxon" est une métaphore pour le chauvinisme des Français, c'est-à-dire leur incapacité à s'ouvrir au monde extérieur (ce qui ne signifie pas accueillir des millions d'immigrés). C'est relatif, bien sûr. Il y a aussi une part des Français qui, au contraire, partent à la conquête du monde, ou, plus simplement, y sont attentifs.

Mais l'ignorance de tout ce qui n'est pas national est un trait caractéristique du pays.

Achille

Ce soir encore un débat "Zemmour – Onfray" dans l’émission "Face à l’info".

On prend les mêmes et on recommence. Un nouveau numéro des Dupondt…

Tipaza

@ Lucile | 22 octobre 2020 à 16:59
"Et d'en faire un argument politique que savoure une France de droite poussiéreuse"

Oh, le gentil petit cliché que voilà !

La France de droite poussiéreuse vaut bien les Rednecks du Middle West, les homos camés et shootés de la côte Ouest et les intellos débranchés du réel de la côte Est.

Trois clichés contre un. Au nombre je l'emporte, mais à la qualité vous l'emportez largement.
La France poussiéreuse c'est beau comme l'Antique.
Tenez c'est beau comme "The Cloisters" ce musée des Cloîtres du Metropolitan Museum of Art de New York.
Il est question de rendre à l'Afrique les objets d'Art primitif, peut-être que les USA pourraient rendre à la France ces objets d'Art roman, poussière comprise.

Entre le pillage par les armes et le pillage par le dollar, il y a une différence de moyens, mais pas de nature.

Sans rancune Lucile, vraiment.
J'aime bien quand vous tombez le masque BCBG. Perso je n'ai comme masque que celui que le Covid m'impose et ça m'ennuie bien.

P.-S.: pour le reste je vous rejoins en grande partie. Mais je ne crois pas que Zemmour exècre les USA, simplement il a une position gaullienne. Il veut traiter d'égal à égal au nom de la poussière accumulée par des siècles de civilisation.
C'est un peu présomptueux, mais que voulez-vous la politique est en partie le monde des apparences, en partie seulement, car la réalité la rattrape toujours.

Claude Luçon

@ Lucile | 22 octobre 2020 à 16:59

Mais je ne veux avoir rien de commun avec Zemmour !
Pas plus la couleur des yeux et surtout leur expression, que les expériences de vie ou la conception de la société humaine !
Je n'ai pas passé ma vie à parler devant un microphone, je l'ai passée à admirer une bonne partie de ce monde où il n'y avait pas de Zemmour mais des paysages extraordinaires, toutes sortes d'individus intéressants de toutes couleurs et religions, des animaux spectaculaires...!

En plus il n'y avait pas que mes yeux qui plaisaient aux dames, j'ai joué au rugby et au handball j'étais un tantinet plus athlétique que lui.
Pensez Lucile ! Un officier de marine athlétique en uniforme avec des yeux bleu-vert dignes du fameux rayon vert du soleil, puis regardez la photo de Zemmour ! Il perd à tous les coups !

Seul point commun avec lui, mon absence de modestie :)
On ne peut pas être modeste et ambitieux à la fois... re :)

Lucile

@ Isabelle | 22 octobre 2020 à 17:15

Beau ténébreux... Je n'irai tout de même pas jusque-là...
Mais pour la couleur de ses yeux, je maintiens !

Valéry

@ Lucile
"Or, ses fantaisies bonapartistes et sa fibre étatiste lui imposent d'exécrer le monde anglo-saxon"

Je ne crois pas, vu qu'il cite des auteurs anglo-saxons (en particulier Huntington) 11 fois par jour, quand cela valide ses thèses.

Je crois plutôt qu'il n'a qu'une connaissance rudimentaire de l'anglais, et comme aucun des polémistes cités n'est traduit (Douglas Murray seulement pour "L'Étrange suicide de l'Europe"), il est forcé de les ignorer.

stephane

@ Caroff 17:29

Je me suis permis de dire si. Mais là encore je vous rejoins. Il faut hélas travailler sur des hypothèses pour le moment.
Par contre il semble avéré qu'il y a eu dénonciation calomnieuse et j'espère que la justice sera sans pitié, ce qui aura la vertu de calmer les calomniateurs.
Bon déjà Dupond-Moretti ne sera pas l'avocat de la dénonciatrice. C'est un début.

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