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30 octobre 2020

Commentaires

F68.10

@ Aliocha
"...ne savent au djihad, à votre exemple, qu'opposer djihad semblable et réciproque..."

Pourriez-vous préciser votre ou vos propos ? Affirmer la liberté de blasphème, c'est du djihad semblable et réciproque ? Je vous comprends bien ? Et si oui, quelle est la sage préconisation qui émane de votre esprit ?

Aliocha

Non, non, Ninive, ne pas confondre tous à tout lire en travers de travers, le paradis et l'enfer, c'est ici et maintenant, et l'éternité en l'instant, nous ne sommes rien que plume au vent et morts, ne resterons qu'aux cœurs bien-aimés où l'amour prit notre forme.

Et puisqu'au-delà des divorces et des conflits gisent en nos cœurs ces restes d'enfance d'une France meurtrie, voilà avec Catherine et pour vous et pour Achille aussi, et pour tout ceux qui voudraient et sauraient entendre en ces soirs si sombres pour l'Occident emmêlés en ces treillis qui mélangent la discrimination du faux par le vrai avec le vrai de la discrimination, ce qui est faux, et ne savent au djihad, à votre exemple, qu'opposer djihad semblable et réciproque, ce morceau de la musique des mots qui échappent pour cet instant fugace qu'est notre vie à la violence et aux cris, et accèdent au beau, qui n'est jamais que la promesse du bonheur :

"Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu’on te fera de ces récits hideux qui t’ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. "

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Musset_-_On_ne_badine_pas_avec_l%27amour,_1884.djvu/85

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Nous pouvons parler de la colonisation si vous voulez mais c’est un tout autre sujet."

Il est pourtant indirectement lié, ne serait-ce que par les propos de Mahatir Mohamad, homme politique malaisien de premier ordre, au sujet de la position macronienne:

"Les musulmans ont un droit à être fâchés et à tuer des millions de français pour les massacres du passé." -- Mahatir Mohamad.

"Nous sommes, aujourd’hui, je dis bien aujourd’hui, par nos capitaux et par nos canons, les puissants du monde..."

Non. Il faut arrêter avec cela. Le tiers-monde n'est plus celui de 1920. Il y a des capitaux, des grosses boîtes, dont Tata Steel, qui ont pris une belle revanche depuis la colonisation. Il y a des penseurs, des armées, et des pays qui ont la bombe. Ce logiciel mental est donc en partie périmé.

"Nous faire passer pour victimes est donc abusif, pour ne pas dire d’un affreux cynisme."

Mais je me moque complètement que nous soyons des victimes ou pas ! Cet enjeu n'est pas franco-français !

"Nous ne sommes évidemment pas les seuls à user de violence mais je ne vois pas en quoi la violence d’autrui nous dédouane, nous, de la nôtre."

De laquelle voulez-vous parler ? De l'opposition ferme que la France a face aux velléités impériales de la Turquie, par exemple ? Elle est nécessaire. Quand on met le b*rdel en mer Egée, à Chypre, en Syrie avec les Kurdes, quand on se bat contre sa propre population kurde, quand on cherche des noises à la Russie avec le conflit au Haut-Karabakh, il n'est pas possible à un pays occidental de laisser passer cela, sans même parler du reste ! Si on parle de la Chine, c'est même encore plus frappant !

"Avec télé, radio, Internet, nos paroles et nos actions sont connues instantanément à travers le monde. D’où notre pouvoir d’influence sur le monde..."

Non, non, non... Ce n'est pas à sens unique ! À l'heure actuelle, c'est valable pour tous les pays et tous les groupes socio-culturels à travers le monde. L'exception occidentale en la matière ne tient plus vraiment.

"Exemple, ces funestes caricatures : elles sont admises chez nous, elles ne le sont pas ailleurs."

Et ailleurs, on ne tolère pas pour autant que les musulmans profitent de l'hospitalité de temples hindous pour y pratiquer leurs rituels musulmans et les diffuser sur Internet pour témoigner de leurs exploits ! Comme je vous le dis: la grille de lecture occidentalo-centriste est trompeuse.

"Alors cessons de jouer les autruches, regardons en face les conséquences de nos paroles et de nos actes !"

Cessons en effet de jouer l'autruche: il n'est pas acceptable de croire que c'était possible d'éviter ce type de situations à moyen terme. La Chine représente bien Momo à la télé, et personne ne lui dit rien. Elle emprisonne des Ouïghours à la pelle. Des musulmans, donc. Et personne du monde musulman ne lui dit rien. Rien que cet exemple devrait vous convaincre que ce n'est pas en se la jouant doucereux qu'on réglera le problème. Il y a simplement des gens qui se fo*tent bien de notre gu*ule et qui instrumentalisent notre tolérance ainsi que nos faiblesses morales et historiques.

Et puis tiens, on devrait même encourager les athées à décapiter quiconque proclame l'existence de Dieu ! Riche idée, n'est-ce pas ?

Catherine JACOB

@ Lodi | 03 novembre 2020 à 11:53

Donc vous, vous auriez conseillé aux parents de Monique Andrée Serf abusée dès l'âge de dix ans par un père incestueux, de ni la concevoir, ni l'engendrer, ce qui nous eut privés de Barbara...

Ellen

Islam et islamisme

On peut se poser la question de savoir si la nécessité pour Emmanuel Macron de s'expliquer, après avoir essuyé tant d'insultes infamantes d'Erdogan, en étant allé sur la chaîne qatari Al Jazeera, n'était pas une erreur présidentielle.

En complément du billet, quelques précisions sur un scandale méritent d'être mises à jour pour comprendre comment est vue la France dans les pays du Golfe.

Nos politiques ont détruit la France. D'où, tous pourris, à l'exception de quelques-uns qui ont du mal à se faire entendre.

Cela dure depuis plusieurs années. Et grâce aux deux journalistes bien documentés qui racontent que le Qatar a compris comment fonctionnent certains politiques français, pour monnayer certains accords stratégiques. En faisant la manche en contrepartie du donnant-donnant.

Qui, après ces débordements scandaleux et déshonorants, s'étonnera que la France soit discréditée ?

La monarchie du Qatar ainsi que ses diplomates n'ont pas mâché leurs mots sur certains de nos politiques qui ne cessaient que quémander avec une gourmandise sans limite, de l'argent, des faveurs et des passe-droits tous azimuts et sans scrupule pour leur compte personnel et familial.

Les pays du Golfe en ont profité pour financer directement et par leurs propres moyens financiers, les mosquées et leurs imams déviants qu'ils nous ont envoyés, les associations agissant sous leur autorité et enfin certains groupuscules islamiques faisant de la propagande prêchant la haine et les assassinats des Français et de tous ceux qui ne se soumettent pas à leurs diktats islamiques.

C'est ICI:

https://www.challenges.fr/monde/comment-le-qatar-a-achete-des-politiques-francais_434048

Achille

@ Ninive | 03 novembre 2020 à 13:40
« Déjà pour flatter votre orgueil inscrivez votre nom et prénom plutôt qu'un minuscule pseudo qui appartient à un homme extraordinaire. »

Avant de me faire cette suggestion, peut-être pourriez-vous commencer par le faire vous-même.
Je remarque au demeurant que Ninive est un pseudo qui se rapproche assez bien de celui de "neuneu".

François Mitterrand, le père du socialisme moderne, croyait, lui aussi, aux forces de l’esprit. Preuve qu’être socialiste ne se limite pas aux concepts du matérialisme.
On peut toutefois regretter que tout esprit qu’il soit désormais, il ait bien du mal à inspirer le PS qui aujourd’hui a perdu toute inspiration, laissant ainsi la place aux intellos de droite.
Quelle tristesse !

Catherine JACOB

@ Achille | 03 novembre 2020 à 10:40
« Dans ces conditions, quelle est la finitude qui est offerte pour la grande majorité d’entre nous s’il s’agit d’un simple passage sans lendemain ? »

Ne sera-t-elle pas dans votre descendance ?

« Si c’est pour retourner au néant, c’est assez désespérant ! »

« Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?[…]

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit et l’on respire,
Tout dise : « Ils ont aimé ! » » dit le poème d’un auteur dont les pensées ne sont pas sans quelques accents bouddhistes, quelque part.

Ce néant, c’est pourtant ce que à quoi aspirent les tenants de la transmigration des âmes, en tant que finalité de, par ex. la pratique des bouddhistes est d’atteindre le nirvāṇa ou moksha qui dans l'hindouisme et le jaïnisme, désigne la libération finale de l'âme individuelle ou soi individualisé du cycle des renaissances, cette âme qui caractériserait tous les êtres vivants (jīva) et dont l’opposé est « la chose » ou « l’objet ». Une distinction qui cependant s’efface dans le très célèbre poème de l’auteur précédemment évoqué et dont voici le vers le plus connu remis dans son contexte:

«[…] Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
J’ai visité ces bords et ce divin asile
Qu’a choisis pour dormir l’ombre du doux Virgile,
Ces champs que la Sibylle à ses yeux déroula,
Et Cume, et l’Élysée : et mon cœur n’est pas là !…

Mais il est sur la terre une montagne aride
Qui ne porte en ses flancs ni bois ni flot limpide […]

Seulement sept tilleuls par le soc oubliés,
Protégeant un peu d’herbe étendue à leurs pieds,
Y versent dans l’automne une ombre tiède et rare,
D’autant plus douce au front sous un ciel plus avare ;
Arbres dont le sommeil et des songes si beaux
Dans mon heureuse enfance habitaient les rameaux ![…]

Voilà le banc rustique où s’asseyait mon père,
La salle où résonnait sa voix mâle et sévère,[…]

Voilà la place vide où ma mère à toute heure
Au plus léger soupir sortait de sa demeure,
Et, nous faisant porter ou la laine ou le pain,[…]

Ces bruyères, ces champs, ces vignes, ces prairies,
Ont tous leurs souvenirs et leurs ombres chéries.[…]

Déjà l’herbe qui croît sur les dalles antiques
Efface autour des murs les sentiers domestiques,
Et le lierre, flottant comme un manteau de deuil,
Couvre à demi la porte et rampe sur le seuil ;
Bientôt peut-être… — Écarte, ô mon Dieu, ce présage !
Bientôt un étranger, inconnu du village,
Viendra, l’or à la main, s’emparer de ces lieux
Qu’habite encor pour nous l’ombre de nos aïeux,
Et d’où nos souvenirs des berceaux et des tombes
S’enfuiront à sa voix, comme un nid de colombes
Dont la hache a fauché l’arbre dans les forêts,
Et qui ne savent plus où se poser après ![…] – passage prémonitoire puisque la propriété de Milly sera vendue une trentaine d’années plus tard par le poète ruiné

« Et vous, qui survivrez à ma cendre glacée,
Si vous voulez charmer ma dernière pensée,
Un jour, élevez-moi… Non, ne m’élevez rien !
Mais, près des lieux où dort l’humble espoir du chrétien,
Creusez-moi dans ces champs la couche que j’envie,
Et ce dernier sillon où germe une autre vie !
Étendez sur ma tête un lit d’herbes des champs
Que l’agneau du hameau broute encore au printemps,
Où l’oiseau dont mes sœurs ont peuplé ces asiles
Vienne aimer et chanter durant mes nuits tranquilles.[…]

« Là ma cendre, mêlée à la terre qui m’aime,
Retrouvera la vie avant mon esprit même,
Verdira dans les prés, fleurira dans les fleurs,
Boira des nuits d’été les parfums et les pleurs ; »

MILLY OU LA TERRE NATALE - Alphonse de Lamartine (1790 ~1869) ; poème publié en 1930 par l’Académicien deux ans avant la mort de Julia, sa fille née l’année de la mort de son fils aîné en 1822, et inclus dans les « Harmonies poétiques et religieuses » commencées en 1826.
Cette commune est située en Bourgogne-Franche Comté et Lamartine qui y vécut de 1794 à 1801 en a été également le maire.
«Pensées des morts », l’un des autres poèmes du recueil, a été mis en musique par Georges Brassens sur la face 2 de l’album « Misogynie à part » qui a été disque d’or en 1976 et dont je me demande si par hasard Louis Althusser n’aurait pas écoutée la chanson titre

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Nous pouvons parler de la colonisation si vous voulez mais c’est un tout autre sujet. Nous sommes, aujourd’hui, je dis bien aujourd’hui, par nos capitaux et par nos canons, les puissants du monde et, forcément, à plus d’un titre, étant ceux qui tiennent le manche, nous sommes aussi les bourreaux du reste du monde. Nous faire passer pour victimes est donc abusif, pour ne pas dire d’un affreux cynisme.

Nous ne sommes évidemment pas les seuls à user de violence mais je ne vois pas en quoi la violence d’autrui nous dédouane, nous, de la nôtre.

Avec télé, radio, Internet, nos paroles et nos actions sont connues instantanément à travers le monde. D’où notre pouvoir d’influence sur le monde, à l’appui de nos capitaux et de nos canons, d’où notre responsabilité à l’échelle mondiale. Exemple, ces funestes caricatures : elles sont admises chez nous, elles ne le sont pas ailleurs. Alors cessons de jouer les autruches, regardons en face les conséquences de nos paroles et de nos actes !

Ninive

@ Achille | 03 novembre 2020 à 10:40

Convertissez vous et vous aurez droit au paradis. S'il existe un lieu de rendez-vous après la mort qu'est-ce que l'on doit s'y ennuyer.

Vous avez peur du néant et pourtant, d'après vos analyses, vous en êtes un membre à part entière puisque vous n'êtes "ni savant, ni philosophe ni chef d’Etat".

Déjà pour flatter votre orgueil inscrivez votre nom et prénom plutôt qu'un minuscule pseudo qui appartient à un homme extraordinaire.

Achille ou vous le faites exprès ou vous êtes le frère jumeau de Lodi et d'Aliocha. À moins que les gars du PS subissent un lavage de cerveau lors de leur adhésion au parti.

caroff

@ Achille 10 h 40
"La grande question demeure : d’où venons-nous, pourquoi sommes-nous là et ensuite qu’allons-nous devenir après avoir quitté ce monde ?"

Pierre Dac a déjà répondu à cette "grande question" par cette sentence: "Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?" je réponds : "En ce qui me concerne personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j'y retourne".

F68.10

@ Denis Monod-Broca

Votre dernier propos ressemble plus au supplice relatif au fardeau de l'homme blanc. À de la repentance. Il y a une place pour la repentance tant qu'elle n'obère pas la réflexion et l'action: le fait que l'histoire coloniale ne soit pas beaucoup enseignée, c'est par exemple une des critiques relativement légitimes de certains parlementaires indiens à l'attention des Anglais. Ces sujets sont légitimes mais ce n'est pas parce que nous avons à balayer devant notre porte que 1. d'autres peuples auraient fondamentalement fait mieux que nous si la révolution scientifique, de laquelle procède la colonisation, avait eu lieu là-bas plutôt qu'ici, et 2. il s'agit de se voiler la face en refusant de reconnaître que nombre de peuples ne sont pas moins convaincus que nous d'être du côté du Bien alors qu'ils ne sont franchement pas des modèles intrinsèques de bonté et d'esprit critique.

Vous avez jeté un coup d'oeil aux violences musulmanes au Bangladesh vis-à-vis d'Hindous au motif, que paraît-il, un Hindou vivant au Bangladesh aurait tenu sur Facebook des propos soutenant Emmanuel Macron ?

Contexte: l'Inde essaie de mettre en place un code civil uniforme (une laïcité indienne) pour soumettre les religions à la Constitution et à un régime légal civil.
De quel côté vous placez-vous dans ce contexte indien, si vous tenez à avoir une position engagée vis-à-vis de peuples lointains - et maintenant à distance d'un clic ou deux - envers lesquels nous avons, pour le coup, réellement été des bourreaux ?

Lodi

@ Catherine JACOB
"Lodi vous dira que ces parents criminels auraient mieux fait de ne pas avoir d’enfants, mais bon ce serait là généraliser le comportement, imprévisible au sens où si on peut l'expliquer après-coup, il n'obéit pas à des règles sans exception"

Qu'est-ce qui est sans exception ? peu de choses... Mais on peut apprendre du monde, et ce qui est sans exception et ce qui en a.
Dans les deux cas, il me semble responsable d'agir... ou de s'abstenir, selon ce que l'on sait. Être responsable, en un mot.
Mais on peut en trouver cent pour jouer à la roulette ou implorer le Ciel ou les Hommes d'échapper aux conséquences de ses actes.

Je suis extrêmement triste qu'on encourage les gens à l’irresponsabilité, qu'on sabote leurs efforts éventuels de lucidité et de vertu en leur enjoignant ce à quoi il serait improbable qu'ils arrivent.
Pour une bonne méthode, je dirais qu'il faudrait changer du tout au tout, pour certains, pour avoir des enfants - ou d'ailleurs d'autres réalisations.

Tout est ouvert mais à quel prix ?
Celui à quoi presque personne ne veut consentir. Celui que presque personne n'indique et qu'il me semble que nul n'enseigne et qui est peut-être à trouver en soi, en s'aidant de ce qu'on peut grappiller dans le monde.

Quand entre soi et la société, il y a un grand écart, mais qu'on ne se résout pas à abdiquer son message, il faut en payer le prix, comme Socrate.
Quand entre les responsabilités auxquelles on aspire et son état, il y a un grand écart, il faut aussi consentir des efforts substantiels.
Or être parent est une responsabilité.

- Soit les gens renoncent à ce qu'ils ne feront pas bien
- Soit les gens progressent, ce qui sera toujours bon pour eux et leurs enfants.

Éluder me fait penser au crédit qu'on incite les gens à prendre et qu'ils ne pourront pas rembourser.
Sauf que là, c'est l'enfant qui va payer...

...Sauf cas improbable où les parents progressent très vite en élevant leur enfant et/ou quelque bonne fée, il en faudrait des escadrons et avec quel résultat ? se portent à leur secours.

Mais la vie, c'est plutôt : "fais ça et je suis avec toi" et après, "débrouille-toi". Les gens jacassent souvent un discours pour se mirer en leur miroir, et un autre pour se protéger, que ce soit des autres, de la vérité ou des conséquences de leurs actes...
Qui ne les engage à rien, pas même à l'effort de penser ! Alors inutile de dire qu'on ne peut pas plus compter sur eux que sur les gens dont la chute est prévisible pour se réformer avant ou en ayant des enfants.
Discoureurs rats qui quittent le navire, certains peuvent avoir le front de le critiquer, il y a des propres de l'Homme dont on se passerait bien.

Si on s'avise de conseiller aux gens d'être responsables, par exemple d'enfants, il me semble évident qu'en les incitant à en avoir en minorant leurs difficultés, ou en se désolidarisant d'eux après, on montre un contre-exemple destructeur de tout ce qu'on peut bien prétendre par ailleurs...
Un peu comme les parents ayant abusé de leurs enfants sans se priver de leur faire quelque morale, sur laquelle il peut en plus y avoir à dire, pour prendre comparer deux abus d'autorité de gens prétendant, d'une manière ou d'une autre, à éduquer leur prochain.

C'est en tenant compte de l'avalanche de malheurs et d'impostures expliquées plus haut que je maintiens qu'il y a bien des cas où les gens feraient mieux de ne pas avoir d'enfant.

Robert

@ F68.10 | 02 novembre 2020 à 16:53 (@ Denis Monod-Broca)
"Vous ne semblez pas avoir enregistré que la définition de l'athéisme est plutôt celle d'une absence de foi. Il est dommage que vous ne le preniez pas en compte. Et je refuse ce type de guerre, et souhaite garantir la liberté de religion sans qu'elle empiète sur la liberté de conscience d'autrui. Par contre, si cette dernière condition n'est pas respectée, je légitime sur le principe la violence d'Etat contre une religion, ou même tout mouvement idéologique, qui s'assied sur la liberté de conscience d'autrui. Et vous allez devoir ramer pour me faire gober que le blasphème consiste à s'asseoir sur la liberté de conscience d'autrui..."

En quelques mots l'essentiel est dit. L’État, dans notre système républicain français, doit être le garant de toutes les libertés publiques et donc a pour obligation d'empêcher les prétentions des religions à dépasser le cadre légal qui leur est imparti, notamment par la loi de 1905 qui garantit d'abord la liberté de conscience et ensuite la liberté d'exercer son culte sans interférer dans la sphère publique, c'est-à-dire celle de l'administration de notre pays à tous les échelons.

À défaut, l’État a pour mission de mettre les religions récalcitrantes au pas par l'application stricte de la loi. Encore faut-il qu'à tous les échelons (à commencer par les administrations territoriales - municipalités notamment - sans oublier les administrations de l’État lui-même) personne ne se livre à des accommodements dont à présent on mesure les funestes conséquences.

Le Palmipède, en sa page 3 du numéro du 28 octobre dernier, expliquait de manière fort claire ce qu'il s'est passé à Mantes-la-Jolie sous administration LR...
C'est donc bien notre personnel politique, droite et gauche confondues, qui a joué de ces accommodements et qui ne sait plus comment sortir le pays du pétrin dans lequel il l'a lui-même placé !

Chemin de traverse

@ Denis Monod-Broca

Vous avez raison ! Et le tir groupé que vous faites pour me répondre apporte de l'eau à mon moulin.
Je vous prie, par ailleurs, de considérer que vous ne m'avez pas demandé ce que signifie le blasphème pour moi et d'éviter de l'employer à tort et à travers en inversion accusatoire.
Et de toute manière allez gentiment vous faire voir puisque je suis athée.
Peuchère, ON veut le faire taire... et si ton prophète en avait...

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@ Achille
"Qu'allons-nous devenir après avoir quitté ce monde ?"

Réponse : "tu es poussière et tu redeviendras poussière"
sauf certains qui auront le privilège de connaître les soixante-douze vierges qui n'ont qu'un seul souci "ils arrivent quand ?"

Achille

@ Catherine JACOB | 03 novembre 2020 à 08:58
« Qu’est-ce que vous faites de la transmission des expériences et des savoirs ? »

Cette transmission des expériences et des savoirs est fondamentale en effet, pour la survie de l'humanité. Mais les savants, les philosophes et chefs d’Etat qui ont marqué de leur empreinte le destin de l’humanité sont insignifiants par leur nombre en regard des milliards d’humains qui passent dans ce monde temporel sans laisser la moindre trace de leur passage.

Dans ces conditions, quelle est la finitude qui est offerte pour la grande majorité d’entre nous s’il s’agit d’un simple passage sans lendemain ?
La grande question demeure : d’où venons-nous, pourquoi sommes-nous là et ensuite qu’allons-nous devenir après avoir quitté ce monde ?
Si c’est pour retourner au néant, c’est assez désespérant !

Catherine JACOB

@ Achille | 02 novembre 2020 à 07:34
« Tout ça pour rien ? »

Qu’est-ce que vous faites de la transmission des expériences et des savoirs ?

« Repartir à zéro vers un autre destin, en ayant toutefois conservé l’acquis de nos vies antérieures, cela donnerait un sens à notre existence. Celui du chemin vers l’aboutissement de soi. »

Sans doute est-ce un tel sentiment qui gouverne l’utopie de la transplantation des cerveaux. Cette utopie qui ne se satisfait pas de la finitude. En ce qui concerne l’existence humaine, la finitude la nomme comme limitée par la mort qui donc limite toute existence courte ou longue, en conséquence, ou pas, de la perte progressive de séquences télomériques.

Socrate est mortel ! Et pourtant, sachant cela, il refuse de se soustraire à une sentence injuste et boit jusqu’à la lie la ciguë de l'expiation.

En cela, il donne plus d’importance à l’effet de la renommée qu’à sa propre vie. Si, ainsi que ses disciples l'y incitaient, il s’était soustrait à la sentence du Tribunal de l'Héliée, ce tribunal populaire dont les membres étaient tirés au sort tous les ans et qui, siégeant en bas de l’agora était nommé ainsi en opposition à l’aréopage qui siégeait en haut, sans doute ne parlerait-on plus aujourd’hui de cette retentissante, le mot dit bien ce qu’il veut dire, affaire qui donne également à réfléchir sur la victime émissaire, expiatoire en l’espèce de la défaite d’Athènes, la plus puissante des Cités du monde connu de l’époque, lors de la guerre dite « du Péloponnèse » et qui fut attribuée, à l’époque, à une prétendue perte des valeurs traditionnelles.

Et donc, on brûla à ce titre, par exemple, une partie des œuvres de Protagoras. Socrate assimilé aux Sophistes (même par Eschine le Socratique) vit s'engager son fameux procès dans une ambiance de chasse aux sorcières.

Catherine JACOB

@ Xavier NEBOUT | 02 novembre 2020 à 11:14
« Vous êtes hors sujet. »

C’est vite dit. Vous m’avez posé une question apparente incluant une question implicite. Je vous ai répondu. Dites simplement que ma réponse ne vous agrée pas, ce qui n’est pas mon problème.

« Raisonnons à la grecque: si on affichait sur les murs une caricature incitant les enfants à renier leur père du fait de son être, et donc détruisant leur équilibre psychique, et que pour rompre cette infamie, il fallait tuer quelqu'un, cet acte ne serait-il pas légitime ? Cet acte ne serait-il pas même indispensable à l'honneur de celui qui peut tuer ? »

Vous évoquez là une forme d’embrigadement visant à remplacer le père par une figure paternelle de substitution comme par ex. dans ce dessin animé réalisé par Disney en 1943 qui dénonce la manière dont depuis l’arrivée au pouvoir d’Hitler on éduque les jeunes Allemands. Son titre éloquent est : Education for death (Éducation à la mort). l’extrait YouTube est précédé d’une petite présentation en anglais.

Quant à l’honneur qui conduit au crime et qui, en effet, connaît une recrudescence à l’heure actuelle, puisque « entre 15 000 et 20 000 femmes sont tuées chaque année dans le monde, selon les estimations des organisations non gouvernementales comme l’Institut Max Planck, par un cousin, un frère ou un père craignant l'opprobre de la communauté », on peut dire aussi que « selon une analyse des meurtres d'honneur déclarés, commis entre 1989 et 2009 et ayant fait 230 victimes, la majorité (96 %) des meurtriers d'honneur en Europe étaient immigrés et/ou musulmans. Les autres étaient le fait de communautés sikhs, hindoues et chrétiennes ».

L’ONG Human Rights Watch en donne cette définition : « Les crimes d’honneur sont des actes de violence, le plus souvent des meurtres, commis par les membres masculins d’une famille à l’encontre de ses membres féminins, lorsqu’ils sont perçus comme cause de déshonneur pour la famille tout entière. Une femme peut être la cible d’individus au sein de sa propre famille pour des motifs divers, comprenant : le refus de participer à un mariage arrangé, le refus de faveurs sexuelles, la tentative de divorce — que ce soit dans le cadre de la violence conjugale exercée par son mari ou dans un contexte avéré d’adultère. La simple interprétation selon laquelle son comportement a “déshonoré” sa famille est suffisante pour déclencher une forme de représailles. »

Pour en revenir plus précisément à votre question, le Figaro du 6 septembre 2013 indique que « selon le psychologue et criminologue Jean-Pierre Bouchard, l'un des meilleurs spécialistes du phénomène estime qu'il y a entre 30 et 40 parricides chaque année en France. » Et si vous prenez connaissance des faits vous verrez que les gens se débrouillent parfois très bien tout seuls sans qu’il soit besoin d’une incitation extérieure, pour nuire à l’équilibre psychique de l’enfant.

Enfin, d’après Libération du 15 juin 2018, les statistiques de la police et de la gendarmerie auraient recensé 103 mineurs tués en 2015. Il est observé que «Parmi l’ensemble de ces victimes, 42 % étaient âgés de moins d’un an au moment des faits, cela représente 40 mineurs sur les 95 recensés. 41 % avaient entre 1 et 7 ans soit 39 mineurs dont 29 âgés de 1 à 3 ans, tandis que 17 % avaient entre 8 et 14 ans (16 cas)»

Lodi vous dira que ces parents criminels auraient mieux fait de ne pas avoir d’enfants, mais bon ce serait là généraliser le comportement, imprévisible au sens où si on peut l'expliquer après-coup, il n'obéit pas à des règles sans exception, de quelques-uns, à l’ensemble d’un type de population et on ne va pas revenir sur ce débat dont l'Œdipe freudien représente une forme de théorisation.

Lodi

@ Tomas

Vous ne comprenez pas grand-chose, c'est sûr, à commencer par deux réalités de base :

1 L'Histoire ne sert pas à relativiser les choses mais à essayer de les comprendre. L'Histoire n'est pas une excuse à l'irresponsabilité qui est la vôtre, comme vous l'avez avoué : "après moi le déluge".

2 Comme je ne dis pas l'avenir mais me contente de présenter des avenirs possibles et de justifier ces futurs tout de même assez probables, je les explique, d'où des développements qui prennent forcément le temps de se développer.
J'essaie aussi d'encourager la réflexion, l'empathie et le sens de la responsabilité des gens, et il y a de quoi faire, et d'abord avec vous, monsieur après moi le déluge !

C'est à cause de gens comme vous qu'il est encore permis à des musulmans de s'infiltrer chez nous, seuls immigrés dont certains nous rendent le mal pour le bien.
Il est certes prévisible qu'un déluge de maux en sortira mais que vous importe ?

Cependant, si rien ne vous importe, on se demande au nom de quoi vous pouvez bien débattre, pour passer le temps, traiter quelqu'un que vous avouez ne pas comprendre de raciste, dire être de droite pour rabaisser les gens de droite ?

Chez vous, la futilité et la malfaisance se renforcent l'une l'autre, ce n'est pas beau à voir. Vous êtes un exemple de ce qu'il ne faut pas être : j'espère que tout le monde vous a bien lu dire qu'après moi le déluge et s'en souviendra pour le connecter à votre idée de laisser des indésirables s'infiltrer chez nous et en tirera les conséquences... Parce qu'il n'y a pas qu'avec vous : c'est toujours ouvrez les vannes s'en se préoccuper des conséquences. Mais il est rare qu'un irresponsable avoue son irresponsabilité.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Je suis partisan de ne pas tuer, de ne pas décapiter bien sûr, mais de ne pas non plus déchiqueter par bombardements comme nous le faisons plus souvent qu’à notre tour.

Je crois que le choix entre tuer et être tué n’est pas un choix puisque les deux, toujours, vont de pair, l’un entraînant l’autre, que le véritable choix est tuer ou ne pas tuer.

Je crois que la guerre, la guerre à l’ancienne, avec son côté rituel, son début et sa fin, n’existe plus.

Je crois que la violence a le champ libre, qu’elle est prête à se déchaîner à tout moment n’importe où, je crois que nous devons tout faire pour qu’elle ne passe par nous.

Je crois qu’il est légitime de se défendre mais qu’il y a grand danger à se victimiser.
D’autant plus que, riches et puissants comme nous le sommes, alliés des USA, nation reine du monde, convaincus d’être du côté du Bien, imposant à tout bout de champ nos certitudes au reste du monde, nous sommes nettement plus bourreaux que victimes...

Tomas

@ Exilé

Les croisades, c'est avant tout la surabondance des nobles champenois trop nombreux pour hériter des terres de leurs pères, que l'Eglise catholique en pleine crise d'intégrisme (les Juifs d'Allemagne s'en souviennent, au passage) instrumentalisa au service de sa cause. Et rien d'autre. Il faut être un ignorant comme Zemmour pour prétendre que la croisade eut lieu pour sauver un Empire byzantin qui fit tout pour l'empêcher, et pour qui l'idée même de croisade était absurde.
À chaque religion son Daech selon les époques, en l'an 1095 c'était notre tour.

Henri Gibaud

Je viens de prendre connaissance, et non "conne aisance", des suites non préméditées à propos de ce que j'ai, passant par là presque par "hasarditude", assimilé à un exploit sophistique tel que la notion d'outrance en vient à caresser l'euphémisme ...

Laissez-moi épancher mon émotivité ontologique et néanmoins biologique à propos d'une performance vitale humaine d'une Dame mais alors une vraie "battante", jugez plutôt :

En voilà une qui excepte le vieil adage "ça va pas durer pendant 107 ans" !!! Ses bio-process génético-commandés avaient dû acquérir des ALGORITHMES sur-performants !
Viola Smith on Drum Talk TV at 102 Years Young !
https://www.youtube.com/watch?v=TP4SKSaGuxs

Viola Smith: America's Original Hep Girl on Tom Tom TV
https://www.youtube.com/watch?v=jlzCWHw7ZW8

Et puis pardonnez encore si c'est possible cette suggestion d'aiguillage :

ENFIN DU NOUVEAU DAB !!!
https://www.bfmtv.com/replay-emissions/bfmtvsd/william-dab-ce-reconfinement-est-incontestablement-un-echec-01-11_VN-202011010152.html
...vers t 5min, Dab traduit CLUSTER = AGREGAT !! (six mois qu'on attendait cela, peut-on espérer la traduction de l'anglais CoViD en MalViCo = Maladie Virus Corona ?... ce qui résoudrait au féminin enfin justifié la pitoyable "battle" entre les LE covid et les LA covid ... pauvre petit pays néo-colonisable... !)

Exilé

Remercions Philippe Bilger de nous avoir proposé ce thème de réflexion autour de l'articulation entre l'islamisme et l'islam.

Ceci dit, certaines remarques, qui en fait reprennent certains conditionnements médiatiques stéréotypés, laissent transparaître parfois de manière effarante une ignorance de la vraie nature de l'islam qui n'a rien de foncièrement pacifique, hormis en certaines circonstances pour des raisons de ruse tactique.

Comme si l'Europe en général et la France en particulier n'avaient pas été confrontées à ce système politico-religieux depuis plusieurs siècles et comme si les livres d'histoire ou bien les récits de voyageurs ne regorgeaient pas de récits sans ambiguïté sur la question...

Nous pouvons même trouver curieux que, dans leur façon d'aborder la question de l'islamisme, les gouvernants n'aient manifestement pas réuni des gens pointus en matière de diplomatie orientale, de renseignement, d'islamologie, d’ethnologie, d'éducation, de criminalité, etc., au lieu d'avoir axé leur contre-offensive seulement sur leur « laïcité » obsessionnelle sans avoir compris que la question relève aussi de la géopolitique, du choc des civilisations et de la loi du plus fort...

Nous pouvons peut-être nous permettre de conseiller aux intéressés de retrouver des manuels destinés à la formation des administrateurs coloniaux et éventuellement de se pencher sur l’œuvre de Lyautey.

https://www.cairn.info/le-choc-colonial-et-l-islam--9782707146960-page-255.htm

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Vos volées de bois vert apportent de l'eau à mon moulin."

Ben voyons.

"Par votre intransigeance, par votre virulence, par votre incompréhension devant mes propos, vous confirmez ce qu'ils disent."

Il ne tient qu'à vous de les rendre plus explicites pour qu'on les comprenne. Parce que, personnellement, j'ai essayé d'appliquer envers vous le fameux principe de charité qui consiste essentiellement à bien chercher dans vos propos ce que vous voulez vraiment dire. Apparemment, cela ne vous satisfait pas.

"Ils s'en prennent à votre croyance, ils atteignent votre foi, vous les ressentez comme des blasphèmes, vous n'avez qu'une idée, me faire taire..."

Absolument pas. Exposez votre point de vue et vos arguments. Je n'attends que cela.

Et de quelle "croyance" et de quelle "foi" voulez-vous parler ? Quelle équivalence voulez-vous dresser entre "eux" et nous trois ?

L'athéisme ? Ce n'est pas une croyance, et même si ça l'était, elle serait du ressort de notre liberté de conscience et d'expression, tout comme pour "eux". Modulo l'interdiction des décapitations au nom de l'athéisme ou de l'islam et de deux ou trois autres broutilles.

La "croyance" que le blasphème verrouille un ordre religieux qui ose ou n'ose pas dire son nom ? Effectivement, j'y "crois". Mais plus que de simplement y croire, je peux donner de multiples références historiques françaises et mondiales à l'appui de cette "croyance", ce qui en fait tout de même une thèse légitimement argumentable sur un plan rationnel.

J'ai déjà affirmé sur ce blog même que la laïcité et la démocratie ne sont pas incritiquables, et j'ai même, sur ce (seul) point, loué Daech en reconnaissant, sur ce blog, l'effort qu'ils faisaient d'argumenter leur point de vue. Contrairement à d'autres qui ne prennent même pas la peine de défendre la démocratie ou la laïcité et qui la prennent comme un axiome de départ tout en s'en gargarisant.

Je reconnais donc que mes positions sont critiquables, y compris de la part de théocrates, si tant est qu'ils arrivent à m'opposer des arguments construits et non pas mille fois réfutés. Je suis donc blanc comme neige quant à votre accusation.

"...ils disent donc juste : nous sommes engagés dans une guerre de religion. Ne vous en rendez-vous donc pas compte ?"

S'ils la déclarent, alors oui, nous y sommes. L'ont-ils fait ? À vous de me répondre. S'ils ne l'ont pas fait, alors ils ne l'ont pas fait, et on peut encore causer. Sans naïveté, et donc avec une fermeté totale vis-à-vis des décapiteurs, qu'ils soient en France ou en Arabie Saoudite. Parce que, ouais, j'ai un problème avec les décapitations au sabre en Arabie Saoudite. Et à ma connaissance, ni moi, ni Jupiter, ni la France n'ont encore déclaré la guerre à l'Arabie Saoudite. Ne parlons même pas de la Suisse...

Devrions-nous la déclarer, cette guerre ? Ou devrions-nous déjà simplement affirmer au reste du monde qu'on ne décapite pas chez nous pour blasphème ou je ne sais quoi ? Ou devrions-nous carrément accueillir les décapiteurs à bras ouverts et leur faciliter le travail en leur fournissant les réelles coordonnées des nouveaux locaux de Charlie Hebdo ? Au fait, Salman Rushdie, vous en pensez quoi ? On aurait dû le protéger ? Ou laisser cela se faire traiter comme une affaire interne à l'Oumma ? Je trouve qu'il est difficile de faire l'autruche sur l'intégralité des sujets à traiter.

sbriglia

Ce matin...
Ma bourgade cantalienne...
Le pochard du coin se met à hurler près de l’école Saint J.... "Charlie Hebdo c’est de la merde !".

À l’instant même où les bambins écoutent l’hommage à Samuel Paty.
Toute l’école s’enferme à la Mairie...
Rappliquent en 15 minutes de la Préfecture, distante de 40 km (je laisse aux mathématiciens le soin de calculer la vitesse) un convoi impressionnant de gendarmes surarmés, du Préfet et du GIGN local...
Le pochard est arrêté.
C’est un « cas social » nouvellement arrivé dans le bourg.
Les bambins ont été raccompagnés chez eux par des militaires, FAMAS en bandoulière...

Moralité : les ravages de l’alcoolisme dans les campagnes profondes vont faire parler les commères du coin pendant des mois.

« Dis papa je pourrais avoir un FAMAS pour Noël ? »

Exilé

@ Ninive
« Vous évoquez les Croisades et l'Inquisition en leur donnant un sens qui est à l'inverse de la réalité historique (sauf quelques cas isolés). »

J'ai eu le tort de faire du second degré et d'évoquer la question mi-sérieusement, car il y aurait de quoi remettre certaines idées reçues à l'endroit et certaines pages de l'histoire des Croisades ont mis en évidence des faits dont nous pouvons être fiers en tant que descendants des Francs* et mi-légèrement, d'où mon « émoticône de synthèse ;-) finale...

*Même des Arabes des Émirats du Golfe s'en souviennent encore avec respect.
J'ai entendu un jour le commandant Guillaume (qui a servi de modèle au personnage du Crabe-Tambour) qui a été consultant militaire dans la région, expliquer qu'il avait suivi en compagnie d'Emirati le trafic radio entre un navire de guerre iranien et un navire français, apparemment de classe inférieure, dont le commandant a refusé de se soumettre aux pressions exercées par les Iraniens, ce qui a marqué les Emirati ayant alors évoqué le courage des Francs.

Mais contrairement à eux, nous avons une mémoire de colibri : nous ne savons plus ce qu'ont été les Croisades, les chevaliers francs et le courage...

Tomas

@ Serge HIREL

Démocratie participative est hébergé aux Etats-Unis. Allez voir "Europe écologie les bruns", créé depuis, pour avoir une idée de ce que c'est.
On peut bloquer facilement un site, c'est une question juridique. Comme l'obligation d'avoir un vrai nom.

La vraie mesure consisterait à empêcher les mineurs (qui sont d'ailleurs les principaux auteurs des messages de haine sur Internet, et les proies les plus faciles pour les recruteurs extrémistes de tout bord) d'avoir accès aux réseaux sociaux. Mais je vois mal comment faire, à part exiger le numéro de carte bleue.

Je ne poste pas avec mon identité complète car j'ai un travail et qu'apparaître sous mon vrai nom pourrait avoir des conséquences. Je pense que nous sommes assez nombreux dans ce cas. Quand je serai à la retraite, ce qui n'est pas pour demain, je pourrai poster sous mon vrai nom. Je précise quand même que M. Bilger et son épouse connaissent celui-ci, j'ai estimé de la plus élémentaire des courtoisies de signer de celui-ci les messages privés que je leur ai envoyés. Et je ne me permets jamais d'attaquer ceux qui ont le courage de poster sur leur vrai nom en parlant de leur métier. Avoir un pseudo a des avantages mais devrait conférer aussi certaines responsabilités.

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@ sbriglia

"Sans", bien sûr. Tout porte à croire que ce jeune Tchétchène, qui n'attendait qu'un prétexte pour commettre son acte ignoble et le "suicide" qui l'accompagnait, a eu connaissance de M. Paty par les réseaux sociaux et la polémique lancée dessus.
Il aurait peut-être choisi une autre victime au hasard sans Facebook, bien sûr, ce ne sont pas les RS qui créent le terrorisme. Mais il permettent aux mouvements terroristes (et à d'autres, style les complotistes américains de Qanon) de recruter beaucoup plus facilement leurs adeptes, et de leur donner beaucoup plus facilement des instructions. Darmanin l'a dit, ce sont les 14-16 ans qui envoient le plus de messages de haine sur Internet, à cet âge où on se construit, les dérapages sont normaux. Le problème avec les RS, c'est qu'ils ne sont plus cantonnés dans la cour d'école, où le contrôle social existe, ce qui n'est pas le cas sur Internet.

Serge HIREL

@ Ninive 02 novembre 2020 à 11:24

Je vous renvoie à la fiche Wikipédia - rubrique « L’ours » - afin que vous puissiez vérifier votre information à mon sujet.
Par ailleurs, à mon avis, il est hautement souhaitable que, pour bouger un petit doigt, l’armée et la police en attendent l’ordre émanant du pouvoir politique. Sinon, leur action relève du coup d’Etat... qui, dans une démocratie est encore plus inacceptable que l’inaction des dirigeants élus.

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@ Tomas 02 novembre 2020 à 17:02

Je ne connais pas le cas du site Démocratie participative que vous citez. Mais la différence évidente est qu’il s’agit d’un compte qui ne dispose pas de son propre hébergement, alors que Facebook et Twitter sont des hébergeurs mondiaux, qui peuvent satisfaire la demande de leurs clients à partir d’un Etat ou d’un autre. Seul un Etat ayant la mainmise sur l’ensemble des moyens techniques de communication peut parvenir à bloquer sur son territoire l’émission et la réception des messages qui leur sont confiés (sauf par satellite...). Le régime politique d’un tel Etat s’appelle une dictature, par exemple la République Populaire de Chine.

Par ailleurs, pouvez-vous indiquer les raisons pour lesquelles vous ne posteriez plus sur ce blog si l’utilisation d’un pseudo n’était plus permise, d’autant que vous participez au dialogue entre commentateurs sans acrimonie particulière.

Mary Preud'homme

@ Denis Monod-Broca | 02 novembre 2020 à 00:16

Remarquable démonstration de votre mauvaise foi et de votre rouerie une fois pris la main dans le sac ! Comme faussaire vous auriez fait un malheur !

sbriglia

"Le drame de Conflans n'aurait sans doute pas eu lieu avec les réseaux sociaux qui sont un outil de harcèlement redoutable, un véritable tribunal numérique populaire, en fait."
Rédigé par : Tomas | 02 novembre 2020 à 17:02

« Avec » ?

Ou « sans » ?

Ninive

@ Henri Gibaud | 02 novembre 2020 à 04:15

Il doit être sénile ou victime d'un désordre de sa pensée ou créé par son entourage. Un bobo gauchiste par fréquentation obligée qui veut continuer à patauger dans ses rêves pour masquer sa vie ennuyeuse ou cauchemardesque.
Ne pas s'y attarder, c'est sans intérêt et ça le réconforte en lui prouvant qu'il existe encore.

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@ Exilé | 02 novembre 2020 à 08:53

En général vos commentaires sont pertinents, réalistes, concrets, documentés mais voilà que d'un seul coup, par esprit de contradiction ce qui n'est pas votre habitude, vous évoquez les Croisades et l'Inquisition en leur donnant un sens qui est à l'inverse de la réalité historique (sauf quelques cas isolés).

Inutile de me répondre, nous serions hors sujet et vous n'aimez débattre qu'avec ceux qui sont à votre dimension.

Denis Monod-Broca

@ Chemin de traverse
@ Henri Gibaud
@ F68.10

Vos volées de bois vert apportent de l'eau à mon moulin.
Par votre intransigeance, par votre virulence, par votre incompréhension devant mes propos, vous confirmez ce qu'ils disent. Ils s'en prennent à votre croyance, ils atteignent votre foi, vous les ressentez comme des blasphèmes, vous n'avez qu'une idée, me faire taire, ils disent donc juste : nous sommes engagés dans une guerre de religion. Ne vous en rendez-vous donc pas compte ?

Catherine JACOB

« Je continue à être persuadé qu'il n'est pas honteux de soutenir que l'état de droit classique a fait son temps. Il a révélé pour le moins ses limites, voire ses impuissances. L'alternative ne serait, pour des juristes et intellectuels un tantinet condescendants qu'entre une faiblesse qui pourrait s'honorer d'avoir un incontestable label démocratique - celle qui a leur prédilection - et une résistance efficiente mais qui serait déshonorée parce qu'on la jugerait sortie du champ républicain. » (PB)

Pour évoquer ces décisions qui en effet ne sont pas sorties du champ républicain, je pense à cet arrêt (celui de la Cour d’appel de Versailles - N° de RG : 1996-2195 du 18 mars 1998) qui repose sur des motivations dont certaines ont trait à des appréciations susceptibles de nos jours de paraître un tantinet subjectives, telles par ex. celles-ci, je cite :

« Mais considérant que par des motifs pertinents que la Cour adopte, le tribunal a exactement considéré que tous ces dessins (dessins que revendiquant l’esprit bête et méchant d’Hara Kiri, ce journal fondé par le professeur Choron également cofondateur de Charlie Hebdo), la revue "La Grosse Bertha" a fait paraître en couverture de son numéro 36 du 3 octobre 1991) tournent en dérision la religion catholique, les croyances, les symboles et les rites de la pratique religieuse, mais n'ont nullement pour finalité de susciter un état d'esprit de nature à provoquer la discrimination, la haine ou la violence » et je me demande si donc cet arrêt avait statué différemment, est-ce que cela aurait pu avoir une influence ultérieurement sur la décision de la rédaction de Charlie Hebdo de publier des caricatures du Prophète ?

De nos jours comment considérerait-on le dessin qui « en dernière page, illustre un "fait divers" d'une femme nue couchée éventrée, un crucifix planté dans le vagin » ? Comme un simple trait d’humour, comme une atteinte outrageante à la dignité de la femme ?

Car, si avec celui-ci on peut considérer que ce n’est pas la personne même du Pape qui est visée mais le personnage chef de l’Eglise « représenté en couverture du n° 38 sous le titre : "Le Pape chez les travelos" illustré d’un dessin représentant Jean-Paul II sodomisé par un travesti qui s'écrie : "Bienvenue au Brésil" », on peut cependant s’interroger sur ce qu’en pensent les Brésiliens, assignés en l’espèce à la place traditionnellement tenue par les Grecs dans le vocabulaire populaire de l’injure, en particulier dans le cadre des agressions homophobes qu’on connaît régulièrement. Ainsi que dans celui de la prostitution masculine qui semble relativement taboue. Qui plus est, comment aurait-on jugé d’une caricature représentant un chef de cour reconnaissable à des seuls attributs comme par ex. le double galon, exposé en semblable posture ??

Enfin, « le dessin page 9 de ce numéro qui sous le titre : "Les KGBistes recyclés en prêtres" représente un prêtre plongeant un enfant dans les fonts baptismaux en déclarant : "On a les moyens de te faire parler, sale gosse !" » dénote d'une certaine méconnaissance des rituels de l'Eglise moquée car le baptême par immersion visé par la caricature et qu'on pense issu d'un rituel du judaïsme, n’est pas pratiqué sur les nouveau-nés sur lesquels on pratique seulement le baptême dit "par effusion" en versant de l’eau sur le front, plairait-il de nos jours aux Associations de Déportés et Internés de la Résistance dont le sacrifice a sauvé le « pays de la liberté d’expression et des droits de l’homme », ce pays dont les rois autrefois furent « sacrés » en étant « oints » tout comme le nouveau-né, nouveau baptisé, est oint…oint 😉 lui aussi de de saint chrême (mélange d'huile d'olive et de parfum) ??

Et donc, ce que je pense présentement, c’est que ce ne sont pas les bonnes associations qui ont porté en Justice l’affaire de « la Grosse Bertha » dont l’esprit de lourdeur satirique est en effet fort bien représenté par ce canon de 42,6 tonnes (en batterie) et 89 tonnes (transport), de 10 mètres de long (=longueur du canon et de l'affût) et dont, en ce qui la concerne, la cadence de tir est de 10 coups par heure.

Quel caricaturiste peut se mesurer à ses heures perdues, à une telle cadence ? Hum ? sinon un caricaturiste marseillais ? Mais bon, le prétendre susciterait tout au plus je pense, un léger rire moqueur...

Tomas

@ Lodi

Je vous laisse anticiper l'avenir dans vos commentaires-fleuves incompréhensibles où vous nous ressortez pêle-mêle toutes vos lubies sans la moindre trace d'un quelconque fil directeur à votre propos. Ce sera sans moi, quand c'est long et soporifique à ce point je zappe, désolé.

Au lieu de ratiociner ici, placez-vous dans une perspective géologique de l'histoire de l'humanité, ça permet toujours de relativiser chaque événement historique, et même l'actualité du moment.

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@ Serge HIREL

Alors là, qu'on me me dise pas qu'il est impossible de couper techniquement Facebook et Twitter. Ce qu'on a fait pour Démocratie participative, on peut le faire pour n'importe quel site.
Alors qu'imposer une vraie identité est beaucoup plus dur. Mais qu'on le fasse, j'arrêterai de poster ici, ce sera à peu près la seule conséquence. Ah oui et j'arrêterai les apéros en ligne sur Facebook, le compte que j'y ai créé ne servant qu'à ça, et seulement à ça.
Le drame de Conflans n'aurait sans doute pas eu lieu avec les réseaux sociaux qui sont un outil de harcèlement redoutable, un véritable tribunal numérique populaire, en fait.

F68.10

@ Henri Gibaud (@ Denis Monod-Broca)
"Allez-vous renoncer à vos sophismes absurdes, ahuris ou abjects (selon votre degré de tactique consciente) ?"

Il ne s'agit probablement pas d'un sophisme conscient chez Denis Monod-Broca. Pas mal de gens sont convaincus que certaines choses sont au-delà de la raison et ne reconnaissent pas la légitimité de la critique à les traiter. Sans vouloir vous donner de leçons, il me paraît plus productif de traiter cela par la discussion que l'invective. Il y a un temps pour tout.

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@ Chemin de traverse (@ Denis Monod-Broca)
"Un esprit se voulant aussi subtil que vous, tomber dans ce travers qui nie la liberté de dire, de caricaturer un prophète dont on n'a aucune image à la base - ce qui ne peut pas être une caricature - et insinue qu'étant provoqués, abasourdis par des assassins qui blasphèment leur dieu en le prenant à témoin de leur délire criminel parler de
"vision du monde supérieure" et pire encore que "nous l'imposions aux autres" en dirait plus long que vous ne semblez le croire sur l'honnêteté intellectuelle fraternelle dont vous essayez de nous persuader de commentaire
en commentaire."

Idem. Je ne pense pas que Denis Monod-Broca insinue cela. Je pense simplement qu'il croit réellement qu'il existe différents régimes de vérité et que la sacralité a un sens. Ce en quoi je le désapprouve. Mais je ne l'accuserais pas de pratiquer ce type d'"insinuations".

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@ jack
"Certes, chacun a le droit d'évoluer, mais avouez que Rachid Abou Houdeyfa part de loin et qu'il nous faut encore un peu de temps pour être convaincus.
Certes, il a changé de nom et d'habits.
Cela étant, il est maintenant simultanément dans le collimateur des extrémistes religieux et de droite. Quelle évolution pour s'en sortir ? "

Et rien que pour cela, il mérite d'être protégé. Il a beau être potentiellement un crypto-intégriste, s'il participe indirectement à la critique interne de cette mouvance, il a sa place dans le débat. Pas celle d'un pote des athées, mais une place à protéger dans le débat au sein de cette mouvance. Il convient de ne pas minimiser les jeux intellectuels dans chaque mouvance intellectuelle ou religieuse, y compris celles qui ne nous conviennent pas. Favoriser l'évolution de l'islam passe aussi par là: protéger les voix dissidentes et critiques où qu'elles se trouvent. Ce qui en soi n'est pas spécifique à l'islam. Ce qui ne nous oblige en rien à être "neutre" face aux propos de l'imam de Brest.

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@ Denis Monod-Broca
"Ne jouons pas sur les mots. Guerre entre des religions ou guerre entre des fois, foi en Dieu contre foi en l’absence de Dieu."

Vous ne semblez pas avoir enregistré que la définition de l'athéisme est plutôt celle d'une absence de foi. Il est dommage que vous ne le preniez pas en compte. Et je refuse ce type de guerre, et souhaite garantir la liberté de religion sans qu'elle empiète sur la liberté de conscience d'autrui. Par contre, si cette dernière condition n'est pas respectée, je légitime sur le principe la violence d'Etat contre une religion, ou même tout mouvement idéologique, qui s'assied sur la liberté de conscience d'autrui. Et vous allez devoir ramer pour me faire gober que le blasphème consiste à s'asseoir sur la liberté de conscience d'autrui...

Isabelle

Guerre à l'islamisme radical, pensez-vous. Guerre aux petits commerçants et également aux grandes surfaces, par souci d'équité. On marche de plus en plus sur la tête.

Le plan Castex : saison 1, assassiner le petit commerce – saison 2, flinguer la grande distribution.

Nous sommes dirigés par des bras cassés, des amateurs, des fous lunatiques qui disent tout et le contraire de tout. Ils sont surtout capables de flinguer le moral déjà bien bas des Français. Ce gouvernement n'est plus ni audible, ni crédible.
Un gouvernement qui nous pond un nombre incalculable de lubies à la journée.

Florence

Les musulmans horrifiés par l'attentat de Nice sont beaucoup plus nombreux que ceux qui l'ont été par la décapitation de Samuel Paty.
À mon avis, la plupart des musulmans ont approuvé la "punition" infligée à ce professeur. Le blasphème est puni de mort en Islam. C'est aussi simple que ça.

Robert Marchenoir

@ GDAT13 | 01 novembre 2020 à 17:38
"Peut-il nous expliquer, en peu de mots si possible, comment il concilie le fait que la Chine sera la première puissance économique d’ici moins de dix ans et que d’après lui un régime communiste est synonyme de catastrophe économique ? Si possible sans insulte."

Non. Sans insulte, ce n'est pas possible. Vous êtes un abruti. Vous êtes un abruti de mauvaise foi. Vous êtes un communiste, un abruti et un menteur.

Ce qui va un peu ensemble, il faut le reconnaître.

Je viens de vous donner cette explication. Vous la passez sous silence. Je vous la redonne donc, avec mes excuses pour les lecteurs normaux de ce blog qui l'ont déjà lue :

"Allez-y. Expliquez-nous, avec des jolies statistiques du FMI, à quel point vous seriez heureux de travailler dans une économie chinoise, où vous vivriez dans un dortoir attaché à votre usine, et où vous seriez réveillé par les contremaîtres à minuit pour fabriquer de toute urgence le nouvel iPhone d'Apple qui doit sortir dans quelques jours."

C'est à ce prix que la merveilleuse économie chinoise obtient les belles statistiques qui vous émoustillent tant.

Et je ne vous ai même pas parlé des camps de concentration des Ouïgours, où peut-être un million de personnes sont soumises au travail forcé.

D'où mon analogie avec le Goulag. Goulag n'est pas une insulte. Goulag est le nom d'une administration soviétique. Le Goulag a existé, figurez-vous. Le Goulag existe, comme je viens de vous le montrer, en Chine communiste aujourd'hui.

Est-ce cela que vous appelez de vos voeux pour la France ? Etes-vous prêt, vous-même, à partager le sort des ces ouvriers enchaînés à leur usine qu'on réveille à minuit pour une journée de travail de douze heures ? Ou vous voyez-vous plutôt en secrétaire régional du parti communiste, qui donne les ordres et fait ses courses chez Louis Vuitton ?

C'est tout de même curieux, cette propension à nous vanter la Chine communiste à longueur de commentaires. Où voulez-vous en venir, exactement ? Qu'essayez-vous de démontrer ?

Vous m'accusez d'être un anticommuniste, alors que c'est, sinon un titre de gloire, sinon un honneur, la moindre des choses pour tout honnête homme.

Mais vous ne nous avez jamais dit, vous, ce qui vous fait tant bicher, dans le communisme. Est-ce l'invention des chambres à gaz par l'URSS ? L'extermination par la faim de 4 millions d'Ukrainiens, qui a permis, en vendant leur blé volé à l'Ouest, d'obtenir ces merveilleuses "statistiques économiques" que vous nous vantez ? La pénurie de savon à Cuba ? La pénurie d'essence au Venezuela ? Les morts de faim, au Venezuela ? L'extermination d'une grande partie de la population, au Cambodge ? Les viols en groupe, par la police, en Chine, devant les prisonniers politiques traînés de force à ce spectacle, suivis de l'exécution de la victime ?

C'est ça qui vous fait bander, dans le communisme ?

Ninive

@ Serge HIREL | 01 novembre 2020 à 16:33

Excellent plaidoyer !

Vous êtes membre de "la Lettre A" pourquoi ne pas la remettre entre les mains de nos parlementaires qui sommeillent depuis des décennies ? Ou faudra-t-il attendre que l'un ou plusieurs d'entre eux se fassent égorger ?

Votre commentaire est tellement expressif qu'il devrait circuler pour recueillir la signature de millions de citoyens afin d'être déposé sur la tombe du soldat inconnu. Nos forces armées et policières prendront alors conscience du devoir qu'elles ont à accomplir sans attendre un ordre improbable de nos politiciens.

"La Lettre A est une publication numérique quotidienne consacrée aux actualités politique, économique et médiatique en France. Publiée à Paris par le groupe de presse Indigo Publications, elle se donne pour objectif de décrypter les réseaux de pouvoir et d'en dévoiler les coulisses". Wikipédia

Xavier NEBOUT

@ Catherine JACOB

Vous êtes hors sujet.
Raisonnons à la grecque: si on affichait sur les murs une caricature incitant les enfants à renier leur père du fait de son être, et donc détruisant leur équilibre psychique, et que pour rompre cette infamie, il fallait tuer quelqu'un, cet acte ne serait-il pas légitime ? Cet acte ne serait-il pas même indispensable à l'honneur de celui qui peut tuer ?


Aliocha

Il n'y a qu'une ligne rouge, c'est la violence, a rappelé le président français.
Même les athées les plus forts se soumettent à ce sens de la tolérance et du respect d'autrui, merci à Youssef El A. d'intervenir ici et de témoigner que foi et raison, au risque d'accabler sbriglia, peuvent entretenir une relation apaisée.
Que si nous savons interpréter les textes, tous les textes, selon ce principe transcendant commun aux religions du Livre et qui est purement anthropologique, nous serons ensemble aptes à ne plus croire en la violence mais en la justice, que si une religion ne sait pas admettre la critique d'un dessin sans céder au scandale qui ne sait se résoudre que par le meurtre, elle nie ce pour quoi elle a été créée, l'expression dans les cultures différentes de ce principe de tolérance et de respect seul à même d'apaiser les relations des prédateurs que nous sommes, placés par la création à l'instant où la créature se regarde, tentée de se placer à la source alors qu'elle n'en est que le fruit, que si elle cède à cette tentation de nier sa secondarité et son inscription dans un héritage qui lui est donné à déchiffrer, simplement elle se coupe de toute réalité, et se fourvoie sur des chemins qui, fatalement alors, la mènent à sa destruction naturelle.

Nous ne savons pas grand-chose, mais nous savons cela, et croire éclaire la raison, lui ouvre des horizons nouveaux, incommensurables et infinis, la foi constitue un encouragement à chercher toujours, à ne jamais s’arrêter et à ne jamais trouver le repos dans la découverte inépuisable de la vérité et de la réalité.

Peu importe que cette croyance se réclame des représentations de ce que nous ne connaissons pas ou de leur négation, si nous admettons la chair mortelle qui sait accueillir les développements de l'esprit, nous comprenons que maîtriser ses mouvements tentés par la violence est le juste chemin qui se dévoile pas à pas, le chemin du cœur humain qui sait instinctivement, comme l'enfant aux bras de sa maman se précipite avec confiance, que si elle ne le refuse pas, il pourra alors envisager de vivre et de mourir dans la joie complète d'avoir la chance d'accéder au banquet des noces de la vie, d'user de sa liberté sur la route si droite et si tracée qu'est le respect d'autrui :

Mon cœur est devenu capable
D'accueillir toute forme.
Il est pâturage pour gazelles
Et abbaye pour moines !

Il est un temple pour idoles
Et la Ka'ba pour qui en fait le tour,
Il est les Tables de la Thora
Et aussi les feuillets du Coran !

La religion que je professe
Est celle de l'Amour.
Partout où ses montures se tournent
L'amour est ma religion et ma foi.

Ibn'Arabi, L'interprète des désirs.

Exilé

@ Denis Monod-Broca
« La laïcité est quelque chose de difficile à comprendre. Si elle n’est pas une forme évoluée du judéo-christianisme, si elle se veut autosuffisante, sans autre transcendance qu’elle-même, détachée de toute croyance, surplombant les dieux, elle se condamne. »

En gros, d'accord avec vous.
La laïcité en tant que séparation du spirituel et du temporel, a en quelque sorte été inventée par le christianisme.

Mais la laïcité modèle 1905 est en réalité une machine de guerre destinée à combattre l’Église catholique et seulement elle, ce qui au passage montre bien que ses adversaires lui reconnaissent en fait le statut de vraie religion, centrée sur la transcendance.
Et justement, c'est ce que ne peuvent supporter ses adversaires, qui ne manifesteraient pas une telle haine si elle se contentait de se comporter comme une ONG humanitaire quelconque au ras des pâquerettes.

Ceci dit, quand un pouvoir temporel qui peut fort bien être légitime se permet de prétendre que ses lois humaines donc imparfaites sont supérieures aux lois divines, il tombe dans l'hubris.

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@ Serge Hirel
« La religion catholique, elle aussi, a eu ses « fous de Dieu » - les Croisades, l’Inquisition... »

Il court beaucoup de fantasmes sur les Croisades et sur l'Inquisition.
Il faut éviter de juger du passé à l'aune de nos préjugés.
Les Croisades (néologisme) ne consistaient à l'origine qu'en un dispositif de protection des pèlerins se rendant en Terre Sainte.
Quant à l'Inquisition, il faut savoir que bien des gens qui avaient affaire à la justice à l'époque préféraient être les clients de ses tribunaux plutôt que de ceux du régime séculier.

Ceci dit, je me plais à imaginer un blog des justices au pluriel de Philippe Bilger qui traiterait, en plus de la justice à la Daumier, de la Charia - de plus en plus d'actualité - et de l'Inquisition même si malheureusement elle semble passée de mode, tout se perd ;-)

Lodi

@ Tomas
"Mais d'ici-là bien des choses peuvent arriver, et puis après nous le déluge, on fait ce qu'on peut en ce bas monde."

Irresponsable ! Il faut essayer d'anticiper l'avenir, pas d'être dans le "après nous le déluge" ! Pas étonnant que vous ne vous opposiez pas à l'immigration musulmane, la première où certains nous rendent pour le bien d'être ici le mal de l'ingratitude.
À vos successeurs* d'essayer de rattraper vos imprudences, en somme, à vos enfants, car bien sûr, un irresponsable a des enfants, le gag ne serait pas parfait autrement.

*Et aux voisins...

Achille

@ Tipaza | 01 novembre 2020 à 15:08
« Quant au Bouddhisme et autre Hindouisme, qui ont leurs livres également, mais qu'on n'appelle pas religions du Livre, ils nous prédisent au mieux le retour à la case départ comme au jeu de l'oie, avec la réincarnation qui nous oblige à refaire le chemin que nous avions fait après avoir oublié l'expérience de l'ancien chemin. »

Le bouddhisme et sa théorie de la réincarnation est une hypothèse assez séduisante.
Je trouve désolant que la mort nous conduise dans un néant intemporel alors qu’au cours de notre existence nous avons emmagasiné tant de connaissances précieuses, vécu tant d’émotions qui nous bonifient. Tout ça pour rien ?
Mais surtout partir Dieu sait où, alors qu’il nous reste encore tant de choses à découvrir sur ce monde qui nous entoure dans toute sa complexité, c’est inconcevable.

Alors oui, revenir sous la forme d’une nouvelle enveloppe charnelle. Repartir à zéro vers un autre destin, en ayant toutefois conservé l’acquis de nos vies antérieures, cela donnerait un sens à notre existence. Celui du chemin vers l’aboutissement de soi. Ceci même si dans ce monde il faudra encore et toujours affronter la bêtise humaine que l’humanité porte comme une malédiction. La vie a vraiment quelque chose de fascinant et la nature est tellement belle que la mort ne saurait être acceptée comme un départ définitif.
Mais je préfère arrêter là mes réflexions métaphysiques. Je sens que je m’égare.

Chemin de traverse

@ Denis Monod-Broca
"Si nous soumettons toutes les croyances à la critique c'est bien que nous considérons que notre vision du monde est supérieure à ces croyances et que nous l'imposons aux autres."

Un esprit se voulant aussi subtil que vous, tomber dans ce travers qui nie la liberté de dire, de caricaturer un prophète dont on n'a aucune image à la base - ce qui ne peut pas être une caricature - et insinue qu'étant provoqués, abasourdis par des assassins qui blasphèment leur dieu en le prenant à témoin de leur délire criminel parler de
"vision du monde supérieure" et pire encore que "nous l'imposions aux autres" en dirait plus long que vous ne semblez le croire sur l'honnêteté intellectuelle fraternelle dont vous essayez de nous persuader de commentaire
en commentaire.

Le Président doit se tenir, en effet, éloigné de ces considérations pour n'avoir pas à prendre parti... Il n'avait pas plus à dire qu'il ne comprenait pas que l'on soit choqué par des caricatures à cause de sa présence dans les arcanes de la politique internationale.
Mais il l'a fait... et je ne pense pas que ce soit pour imposer quoi que ce soit.

Chemin de traverse

Il apparaîtrait que Samuel Paty ait pour son cours utilisé les documents venant des instructions de l'E.N. pour la classe de collège dont il était le professeur...

Henri Gibaud

@ Denis Monod-Broca
"Si nous soumettons toutes les croyances à la critique, c’est bien que nous considérons que notre vision du monde est supérieure à ces croyances et que nous l’imposons aux autres. Vous ne comprenez vraiment pas ça ?"

Apparemment vous pratiquez le sophisme grossier : peut-être êtes-vous simplement un sous-cultivé (comme c'est banal dans ce blog) ?

Mais nous préférons envisager l'hypothèse patholo-passionnelle vous concernant, ayant bien lu et relu vos tapotis qui font bloc.
Vos outrances obsessionnelles réitérées sont-elles constitutives d'une tactique de provocation délibérée ?
Pour quelle secte mentale, ayant réussi ou non, roulez-vous ?

Personnellement j'observe toujours le souci de délicatesse consistant à me déclarer agnostique et non athée, seulement face à un cas limite comme vous ("borderline"), on est plus que désobligé.

Oui, vous nous dés-obligez : vous dilapidez votre crédit à nous obliger à votre égard. Quel bénéfice vous reste-t-il découlant de nos obligations républicaines à votre égard ? Allez-vous renoncer à vos sophismes absurdes, ahuris ou abjects (selon votre degré de tactique consciente) ?

Serge HIREL

@ Tomas 01 novembre 2020 à 22:22
"Une autre solution consisterait à fermer les réseaux sociaux"...

...Ce qui serait une atteinte à la liberté d’expression, mais est aussi techniquement quasi impossible, les hébergeurs pouvant aisément opérer hors du territoire français.
En revanche, il serait plus facile - sans pour autant être totalement efficace - d’exiger de ceux-ci que les internautes qui les utilisent et qui, trop souvent, y éructent injures, mensonges et menaces, soient tenus de publier leurs messages sous leur véritable identité. Beaucoup seraient calmés...
Je sais qu’en écrivant cela, je vais rouvrir un débat qui s’envenime de temps à autre sur ce blog, mais il me semble que l’anonymat que permettent les pseudos ne fait pas que libérer la parole. Il libère aussi la haine. Ce dont nous n’avons vraiment pas besoin ces temps-ci...

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@ Mary Preud’homme 01 novembre à 23:01
"Un peu de logique, une guerre de religion est par définition une guerre opposant les partisans de religions différentes, ce qui n'est pas le cas ici."

À moins qu’il faille considérer que la laïcité est une religion... L’attitude et les propos de certains « laïcards » y incitent parfois... Les islamistes - et les musulmans en général - semblent assez proches de ce point de vue, faute de pouvoir admettre qu’Allah a des concurrents et même que l’on puisse penser qu’il n’y a aucun dieu. Le djihad est une guerre de religion dont la stratégie est la conquête de territoires, laquelle entraînera la soumission des peuples les occupant... ou leur extermination.

Denis Monod-Broca

@ Mary Preud'homme

Ne jouons pas sur les mots. Guerre entre des religions ou guerre entre des fois, foi en Dieu contre foi en l’absence de Dieu.

Trekker

@ Denis Monod-Broca | 01 novembre 2020 à 17:25
"Oui, Napoléon a mis les juifs au pied du mur, ou il les a mis au pas, mais (….) ça s’est mal terminé... L’émancipation n’a-t-elle pas conduit à l’extermination ?"

Vous semblez oublier que la tentative d’extermination des juifs, qui était proche de réussir, fut le fait entre 1942 et 1945 des nazis et de leurs séides. Il n'y a aucune filiation historique ou idéologique entre Napoléon, son régime (l’empire) et le nazisme !

Effectivement le contexte de notre société actuelle est bien différent de celui napoléonien, mais l’esprit de ces décrets impériaux d’alors à l’encontre des Juifs peut fort bien s’appliquer aux musulmans.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Si nous soumettons toutes les croyances à la critique, c’est bien que nous considérons que notre vision du monde est supérieure à ces croyances et que nous l’imposons aux autres. Vous ne comprenez vraiment pas ça ?"

Je récuse complètement votre interprétation de la notion de "critique". La critique est la notion fondamentale qui permet l'argumentation et qui permet de discerner le vrai et le faux. Si quelqu'un vient avec une thèse quelconque, religieuse ou pas, il importe de lui faire remarquer tout ce qui débloque dans sa position.

Il importe de pouvoir dire à un platiste qu'il débloque. Il importe de pouvoir dire à une administration qu'elle débloque. Il importe de pouvoir dire à des médecins qu'ils débloquent. Il importe de pouvoir dire à des religions qu'elles débloquent. Il importe de pouvoir dire à des scientifiques qu'ils débloquent. Absolument.

Et ce n'est pas parce qu'on émet une critique qu'on parle d'une position d'autorité incontestable. Notre critique est elle-même soumise à la critique en sens inverse. Ce n'est pas un jeu dans lequel il y aurait forcément un gagnant, celui qui critique, et un perdant, celui qui est critiqué. Bien au contraire: ce qu'on voit avec le complotisme, c'est justement le mécanisme de la critique qui débloque et qui est en roue libre; ce qu'on voit dans nombre d'Etats, c'est la grande difficulté qu'il y a en règle générale à ouvrir les rouages de l'Etat à la critique en provenance du reste de la société. Les jeux sont rarement favorables à ceux qui critiquent...

Je récuse absolument l'idée de ne pas pouvoir critiquer une religion, au motif que cela serait de la violence, ce qui semble être votre propos. Sans la critique, les minorités sont justement soumises à l'arbitraire de gens qui ont leurs angles morts idéologiques. C'est d'ailleurs une des vertus fondamentales de la liberté d'expression que de tenter d'empêcher cela. Et même si on considère les musulmans français comme une minorité, il existe une minorité dans la minorité qui est celle des apostats.

"Est-ce leur garantir la liberté religieuse que d’insulter leur foi ? Pire : que de faire de l’insulte à leur foi une valeur sacrée de la République ?"

Garantir la liberté religieuse de catholiques ou de musulmans, c'est justement permettre qu'ils puissent critiquer ceux qui veulent les faire taire. Garantir la liberté de conscience des athées, c'est justement leur permettre d'affirmer que les religions sont de la foutaise et de l'argumenter, ce qui relèverait du blasphème dans nombre de pays. Une religion qui empêche la critique prend de facto le pouvoir, car si je ne peux pas critiquer une autre personne, nous ne sommes plus des égaux en droit. Que je sois inférieur ou supérieur, c'est une autre question, mais ce qui est sûr, c'est que nous ne sommes pas égaux.

D'autant plus que ce n'est pas rendre service à une personne que de ne pas critiquer ses positions ou ses valeurs, car c'est la priver de l'opportunité de se confronter à des arguments qui pourraient la faire progresser intellectuellement. Ce dernier argument, classique, remonte à John Stuart Mill. On devrait l'apprendre à l'école...

Le blasphème est la garantie qu'une quelconque religion ne puisse jamais se fermer à la critique. Simplement parce que cela force ladite religion à réagir aux propos qui sous-tendent le blasphème. Et il en va de même pour l'irrévérence à toutes les idéologies et à tous les chefs d'Etat.

Et à l'heure actuelle, il importe de pouvoir critiquer l'islam, ne serait-ce que sur un plan mondial et même pas strictement franco-français. Les motifs ne manquent pas !

Tout ce qui est sacré pour certaines personnes doit absolument être critiquable. Autrement, il est possible de manipuler une société ou des individus au nom de concepts "sacrés" pourtant critiquables.

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