« Mon général, il faudrait savoir ! | Accueil | L'effroi encore. L'impuissance toujours ? »

15 octobre 2020

Commentaires

Wil

@ herman kerhost
"Votre médecin, lui, n'a pas eu besoin d'argumenter beaucoup pour vous convaincre. Juste un "non, ça sert à rien !", et cela vous a suffi..."

Encore un qui parle sans savoir, ça manquait...
Si vous aviez lu mes précédents commentaires sur le sujet, vous sauriez que c'est ce que je dis depuis le début. Je me suis déjà pris la tête il y a quelques semaines avec F68.10 sur le sujet de l'inutilité du masque en extérieur qu'il affirme être efficace, et donc que ma question à mon médecin n'était posée que pour confirmer ou infirmer mon point de vue.
Il l'a confirmé.
"Cépomafotemsieurcélui !"

-----------------------------------------------------------------

@ Chemin de traverse

Il faudrait demander à Lilian Thuram si on naît tabasseur de femmes ou si on le devient.
Ça me fait toujours marrer de le voir à la TV donner des leçons de morale sur le racisme, le tabasseur de femmes.

---------------------------------------------------------------

@ boureau
"Débat Chevènement/Zemmour
Une déception.
Chevènement était largué de la réalité dès les premières minutes."

Pour ceux comme moi qui les ont déjà vu débattre sur Paris Première dans "Zemmour et Naulleau", le fait que Chevènement ne soit pas à la hauteur n'était absolument pas une surprise.
Ils ont environ 95 % des mêmes opinions mais Chevènement veut tellement montrer aux bobos parisiens de gauche (pléonasme) qu'il n'a rien à voir avec Zemmour, "le pestiféré, le fasciste, le nazi, etc." que ça l'empêche de dire ce qu'il pense vraiment.

La fin du débat était édifiante quand Chevènement dit qu'il faudrait que Zemmour arrête de crier juste parce qu'il s'est fait démonter et qu'il faut absolument qu'il attaque Zemmour.

---------------------------------------------------------------

@ Denis Monod-Broca
"Soyons sages et courageux, sortons de l’engrenage, sachons nous empêcher, selon le mot du père de Camus, ne surenchérissons pas, évitons la catastrophe tant qu’il en est encore temps !"

Vous avez tout à fait raison, tuons-les tous, Dieu reconnaîtra les siens.

Savonarole

Ça va Aliocha ? Toujours vivant ?

Denis Monod-Broca

La sagesse et le courage français au banc d’essai !

D’un soufflet à une mort sur le pré: absurdité du duel.
De l’assassinat d’un archiduc à une hécatombe de millions de morts: absurdité de la guerre.
Clausewitz, repris par René Girard dans «  Achever Clausewitz », nomme « montée aux extrêmes » cet engrenage, qu’il soit duel ou guerre, et il le décrit comme un véritable mécanisme, ayant sa force propre, emportant irrésistiblement ceux qui s’en croient les acteurs. La sagesse et le courage en pareil cas ne commanderaient-ils pas pourtant de résister, de s’empêcher, de tout faire pour éviter la catastrophe finale ?

D’après ce qu’on sait du drame de ce soir à Conflans-Sainte-Honorine, nous sommes entrés dans une telle montée aux extrêmes : des caricatures, un assassinat, un hommage de la France entière...
C’est trop !
C’est absurde !
Soyons sages et courageux, sortons de l’engrenage, sachons nous empêcher, selon le mot du père de Camus, ne surenchérissons pas, évitons la catastrophe tant qu’il en est encore temps !...

breizmabro

L'affaire Sarkozy d'aujourd'hui c'est "l'affaire Fillon le retour !" ou : la justice au secours de Manu pour 2022 (EDM lui doit bien ça).

En même temps, comme dit Manu, pourquoi Sarko ne pourrait-il pas se présenter à la présidentielle ? Parce qu'il est mis en examen pour que ses avocats aient accès à son dossier d'inquisition ? Billevesées...

Avec notre ami Covid dans les coulisses, il peut s'en passer des choses en deux ans. Restons calme.
Commençons par le couvre-feu sanitaire qui devrait régler dans les six semaines à venir la suppression des 4 000 lits d'hôpitaux publics par notre fonctionnaire en chef Martin Hirsch qui est très satisfait d'avoir appliqué les ordres de Bercy.

Perso, je dirais comme les "guignols" des temps anciens: "Pu*ain, deux ans !"

Ellen

@ Isabelle - notre pauvre France se meurt.

Un professeur d'histoire décapité ce vendredi dans les Yvelines par un terroriste islamiste fanatique radicalisé.
Quand est-ce que ça va s'arrêter ?!!

https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Ile-de-France-Un-homme-retrouve-decapite-un-suspect-abattu-par-la-police-1707790

Savonarole

La France au banc d’essai...

“La France au banc des saignements ?”( sans jeu de mots)

Non, la France est au premier rang, il ne se passe pas deux jours sans qu’on égorge ou noie une gamine. Damarnin tweete aux familles des victimes, ah le tweet ! La lâcheté digitale...
Dupond-Moretti mesure la bêtise qu’il a faite en acceptant ce poste, il se tait, il ne bronche plus, son silence est un aveu. Macron l’a ligoté, il est mort. Un cadavre au fil de l’eau. Acquittator est devenu un pauvre couillon.
Toutefois, on ne remerciera jamais assez Charlie Hebdo (une bande de c**nards) de nous faire égorger au nom de la liberté d’expression.
Charlie Hebdo ça suffit.

Achille

@ Michel Deluré | 16 octobre 2020 à 17:49
« N'est-on pas alors en droit de nous demander comment une mesure qui ne touche en fait, selon votre démonstration, qu'un nombre relativement faible de la population peut-elle être si efficace et permettre d'enrayer la propagation de ce virus ? »

Le gouvernement a opté pour la solution sélective, à savoir principalement Paris et les grandes villes où les lieux de rassemblement sont nombreux: cinémas, théâtres, opéras, sans oublier les centres universitaires qui sont autant de cluster potentiels. Je mettrai un bémol pour les brasseries et restaurants qui auraient pu être épargnés en maintenant les contraintes actuelles (tables plus espacées, pas de consommation au comptoir, etc.) afin que les restaurateurs et bistrotiers continuent à travailler sans que leurs clients soient exposés.

Les présentes mesures ont le mérite de ne pas pénaliser l’ensemble de la population, comme ce fut le cas au mois de mars où la règle du confinement avait été décidée d’une façon globale, ce qui n’était pas pertinent.

Il est vrai que les cas de Covid-19 ayant baissé durant l’été, un relâchement s’est fait sentir dans la population, notamment de la part des jeunes. Ceci est compréhensible car à cet âge on a tendance à se croire invulnérable et l’on ne pense qu’à croquer la vie à belles dents, faire la fiesta, draguer les "gonzesses" et au diable le virus.

Les Français sont par nature un peuple indiscipliné qui n’accepte pas facilement les contraintes, mais sans ces mesures drastiques, de nombreux autres morts seraient à déplorer parmi la population, notamment chez les seniors.
Si le gouvernement se montrait trop laxiste, vous pouvez être certain que ceux qui poussent aujourd’hui des cris d’orfraie seraient les premiers à le reprocher à Macron et son gouvernement.

boureau

Débat Chevènement/Zemmour

Une déception.

Chevènement était largué de la réalité dès les premières minutes.

L'Histoire sociologique avance si vite que les meilleures intelligences du passé, pourtant récent, sont dépassées !

Un naufrage en direct.

Cordialement.

Savonarole

Ça commence mal, Zemmour jacte à donf, le patricien Chevènement écoute, c’est pas ce qu’on attendait.
S’il pouvait se la boucler et laisser Chevènement parler...

sylvain

Gonflant-Sainte-Honorine: un "Suédois" en pleine déprime finit l'année très abattu.
Zemmour, taisez-vous !

Michel Deluré

@ Achille 16/10 13:05

Votre commentaire par lequel vous démontrez fort justement que le couvre-feu ne va impacter qu'un nombre limité de citoyens et de plus temporairement, m'interpelle et m'amène finalement à m'interroger sur l'opportunité d'une telle méthode.
N'est-on pas alors en droit de nous demander comment une mesure qui ne touche en fait, selon votre démonstration, qu'un nombre relativement faible de la population peut-elle être si efficace et permettre d'enrayer la propagation de ce virus ?

Ce couvre-feu n'est pour moi qu'un moyen dans la panoplie à la disposition de l'exécutif, auquel il convient certes d'avoir recours, mais qui est loin d'être le seul et le plus important et qui ne constitue nullement la panacée.

Aussi longtemps que l'ensemble de la population n'acceptera pas un effort, une discipline collective, exigés par la situation sanitaire actuelle, de tous les instants et pas seulement au-delà de 21 heures, il sera vain d'espérer éradiquer ce virus. Point besoin de conseillers scientifiques pour nous enseigner cela, il s'agit simplement de bon sens.

Mary Preud'homme

@ Ninive 14:42

Vous avez tout faux, en réalité :

1) Sarkozy est maintenu sur le gril par les juges "rouges" parce qu'ils ont une peur "bleue" de le voir se présenter en recours lors de la prochaine présidentielle.
Distiller ainsi le poison par petites doses relève d'un incroyable sadisme et d'un acharnement à détruire une homme qui n'ont rien à voir avec la justice et la déshonorent...

2) C'est une coalition de 11 pays sous l'égide de l'ONU qui avait déclaré la guerre à la Libye (et non Sarkozy à lui tout seul) et ce pour éviter un bain de sang.

Exilé

@ Serge HIREL
« Pas un rappel à l’ordre, pas une menace de sanction contre ces voyous des « territoires perdus » qui s’apprêtent, comme au printemps, à bafouer, non pas seulement les directives sanitaires, mais surtout l’autorité de l’État. »

Ce qui est dans la pratique un deux poids deux mesures est une illustration parmi d'autres de l'application du principe d'égalité à la française dont on nous rebat les oreilles à tout propos.

Isabelle

@ Chemin de traverse

"On ne naît pas blanc, on le devient' explique doctement dans son livre l’ancien footballeur Lilian Thuram.
Ce Lilian Thuram qui frappait sa compagne autrement plus intelligente que lui.

https://www.lexpress.fr/styles/vip/retour-sur-l-affaire-karine-le-marchand-lilian-thuram_1294792.html#:~:text=Le%204%20septembre%202013%2C%20Karine,%C3%AAtre%20s%C3%A9par%C3%A9e%20de%20son%20compagnon.

Il essaie de jouer les intellos, c'est raté !

On ne naît pas bronzé, on le devient. Certains paient même pour ça.
Quand on est c*n, on est c*n.

L'espèce humaine "noire" (sommes obligés de préciser "noire", c'est un comble) parce que les lointains ancêtres sont restés dans des contrées très ensoleillées. L'espèce humaine "blanche" parce que leurs lointains ancêtres ont vécu dans les régions scandinaves par exemple. C'est aussi bête que ça. Alors, leurs histoires de races, ils commencent sérieusement à nous pomper l'air et à nous gâcher le paysage. La peau des humains s'est tout simplement adaptée aux conditions climatiques et géographiques. C'est merveilleux, finalement !

Pas de races chez l'humain, une seule espèce : l'espèce humaine mais il paraît que l'on ne peut plus étudier la théorie de l'évolution dans les écoles françaises. Les islamistes entre autres s'y opposent. Nom de bleu, qu'ils aillent voir ailleurs pour étudier tranquillement leurs bondieuseries sans enquiquiner ceux qui veulent avancer.

La bêtise a encore de beaux jours devant elle. Les "abrutis" de l'année prochaine sont déjà arrivés, comme dirait l'autre !

Tipaza

@ Exilé | 16 octobre 2020 à 14:08

Il ne nous restera qu'une chose, en venir aux médecins aux pieds nus, comme cela fut fait en Chine.
C'est peut-être le secret de la maîtrise apparente (?!) de la pandémie du Covid dans ce pays.
Je parle des vrais médecins aux pieds nus chinois, pas de l'ONG qui a eu l'outrecuidance d'usurper ce label pour son profit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decins_aux_pieds_nus

bombix

@ Claude Luçon | 15 octobre 2020 à 23:50

Stalingrad, Saint-Pétersbourg, Dresde, Berlin, Mourmansk, Tokyo, Hiroshima, Nagasaki, on peut rallonger la liste... Y étiez-vous aussi ?

Ninive

Argent libyen: Nicolas Sarkozy mis en examen pour «association de malfaiteurs»

"C’est une première dans l’histoire judiciaire pour un ancien président de la République.
Cette nouvelle mise en cause, qui fait suite aux dernières découvertes de l’enquête, s’ajoute aux précédentes, notamment pour corruption et financement illicite de
campagne électorale." - source Mediapart

Enfin, après tant d’années où Sarkozy aura tout d’abord remercié Kadhafi en l’invitant à Paris avec les honneurs de la République, puis par un changement d'humeur déclaré la guerre à la Libye en faisant bombarder Tripoli et
d’autres villes, causant ainsi un massacre de civils (voir les reportages de Michel Collon) ce qui nous vaut également aujourd’hui un afflux massif d’immigrés subsahariens
Illégaux et dangereux (la Libye de Kadhafi faisait barrage à cela).

Que la honte universelle soit sur Sarkozy jusqu’à la fin des temps et que toutes ses magouilles conçues pendant son mandat soient dévoilées et annulées, que l'on en finisse enfin avec la Ripoublique.

Giuseppe

"Il y a les adeptes du travail à tout prix au détriment de la santé pour tous, il y a les gardiens de la santé au point d'accepter de mettre le pays à l'arrêt, il y a les inévitables et parfois brillants - comme Elisabeth Lévy ou BHL - défenseurs de la vie, qui proposent, si on a le droit de caricaturer, une insouciance s'ébattant entre le travail et la santé. Tout pour la convivialité donc, et après nous la mort des autres ! " (PB)

BHL ? Tu parles ! Tout ce qu'il écrit sonne faux ou creux c'est au choix, ses expertises de terrain depuis une chambre d'hôtel dont on a fait la poussière dans les moindres recoins et/ou une décontamination des lieux digne de l'hôpital qui a accueilli Trump.

C'est au choix :

https://youtu.be/Em7z23AuNY4

ou ça :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/libye-bernard-henri-levy-bhl_fr_5f1d44c9c5b6945e6e3bab93

Notre phare de la pensée quelemondeentiernousenvie, celui qui porte la pensée la plus élevée de notre pays, son esprit critique, sa lucidité, son expertise... Au fond il n'est que la pâle copie de nos Pieds Nickelés et leurs extravagantes aventures sur la planète.

Isabelle

La France est toujours sur le banc d'essai. Elle est bloquée dans les starting-blocks et ne bouge pas d'un cil. Elle remue de l'air, elle brasse du vent mais elle ne Marche pas, elle fait du surplace. Concernant la Covid, nous avons l'impression de revivre la même situation que début mars.

EDM, G. Darmanin, E. Macron, M. Schiappa et tant d'autres : de l'esbroufe, rien que de l'esbroufe.

La macronie veut soi-disant sauver des vies mais approuve l'avortement au neuvième mois de grossesse (conditions effroyables pour tuer un enfant à cette période, je ne les relate pas, c'est une honte).

Pour sauver des vies et par peur des procès qui commencent à tomber (la justice aime bien se faire remarquer même quand elle pourrait se faire toute petite), la macronie déclare le couvre-feu dans les bars, les restaurants, les théâtres etc. mais elle a bien compris, heureusement, qu'il ne faut pas fermer les entreprises car l'économie en pâtirait cruellement.

Alors que la contamination dans les bars et restaurants ne représenteraient que 10 % des cas... la contamination sur le lieu de travail est plus importante. D'où ce sentiment d'injustice et d'incohérence de certaines professions.

Parallèlement, rien n'est envisagé en matière de sécurité. Les éternels blablas inutiles, le verbiage improductif.

https://www.bvoltaire.fr/xavier-raufer-gerald-darmanin-fait-de-lesbrouffe-et-ne-sattaque-pas-a-lessentiel-pour-retablir-la-securite/

Ce gouvernement, comme d'autres avant lui, brasse de l'air tout en nous le pompant.

Un chirurgien très serein et courtois (dont j'ai oublié le nom) a même évoqué le fait qu'un gros travail avait été accompli pour assurer un nombre conséquent de lits de réanimation avec le personnel compétent dès la première vague mais que le gouvernement n'avait pas daigné répondre à cette possibilité. Il évoquait la mise en place d'une espèce d'"échafaudage" pour assurer de meilleures conditions de réanimation. Mais, visiblement, les technocrates ont cru bon de ne pas écouter les gens de terrain.

La macronie est plus épuisante que le virus à la longue !

Dommage, le seul qui apportait de la classe, de la mesure et sans doute du professionnalisme est parti, je veux parler d'Edouard Philippe mais pourquoi a-t-il donc fait partie du gouvernement Macron ? Par opportunisme ou simple erreur de jugement ?!

Quand il s'est exprimé, hier, face aux caméras concernant les procès qui tombent actuellement pour mauvaise gestion de la Covid, quel plaisir de l'entendre et de constater qu'il accepte la règle du jeu. Rien à voir avec certains autres qui "gueulent" et vocifèrent. Suivez mon regard appuyé !

À la décharge de la macronie, comment bien gérer une telle crise avec si peu de moyens. Les responsables sont, sans doute, ceux qui n'avaient pas prévu un stock de masques, de tests suffisants au cas où. Ceux qui font des coupes sombres sur le nombre de soignants pour favoriser la pléthore d'emplois administratifs inutiles, ceux qui ont décrété les 35 heures à l'hôpital ou ailleurs. En Allemagne, les infirmières sont mieux payées mais elles travaillent plus de 35 heures.

Le "socialisme" veut soi-disant aider la terre entière et en bout de course, il n'aide personne au contraire. Les utopies et les utopistes ne font rien fonctionner, ils empoisonnent les vies. Seules les personnes de terrain qui travaillent font avancer un pays.

Exilé

Tous les Français se croient médecins.

Tous, peut-être pas, mais vu l'état actuel de la médecine en France, entre une médecine étatique de type soviétique et une médecine libérale aux abonnés absents ou aux 35 heures quand on a besoin d'elle, il ne reste plus dans de nombreux cas que la solution de se soigner soi-même.

Serge HIREL

Plusieurs points m’ont troublé lors de cette intervention télévisée du Président et leur conjonction m’inquiète.

- La forme choisie : un vrai-faux entretien avec un couple d’animateurs complices plutôt qu’un discours aux Français les yeux dans les yeux. Animateurs plus que journalistes, leur rôle se limitant à servir de faire-valoir au Président, à lui permettre de passer en douceur d’un chapitre à l’autre de son adresse. Sourires et mouvements de tête faisaient d’eux des comédiens d’une forme de théâtre surannée où les seconds rôles n’avaient qu’à faire briller le comédien vedette.

- Le cadre choisi : un décor résolument « start up nation », blanc, froid, techno... et un bureau présidentiel transformé en tribune d’où l’orateur a délivré son oracle et ses commandements avec autorité. La bande verticale tricolore, symbole du pouvoir, semblait plus vouloir dire : « La France, c’est moi » que « Je représente la France »...

- Le langage choisi : plusieurs fois, le Président a exprimé sa volonté avec les deux mots les plus simples, mais aussi les plus malvenus lorsqu'on veut convaincre : « Je veux »... Cherchait-il l’adhésion des Français à ses décisions ? Tout indique qu’il entend les imposer, ne serait-ce que ce rappel qu’un non-respect en récidive du confinement nocturne vaudra une amende de 1 500 euros.
Déjà, lors de la première vague, le slogan choisi pour combattre la pandémie par l’isolement était un ordre : « Restez chez vous ! ». En Allemagne, « Mutty », avait préféré : « Restons chez nous ! »... La différence entre l’arrogance et la compassion.

- L’oubli choisi : en plus d’une demi-heure d’antenne, le Président a su dire tout le mal qu’il pensait des fêtes privées, qui sont autant de foyers d’infection, allant même jusqu’à s’introduire dans la gestion sanitaire de l’espace intime. Mais il n’a pas eu un mot contre ceux qui, pendant les deux mois du confinement, ont défié chaque jour les règles et la République. Pas un rappel à l’ordre, pas une menace de sanction contre ces voyous des « territoires perdus » qui s’apprêtent, comme au printemps, à bafouer, non pas seulement les directives sanitaires, mais surtout l’autorité de l’Etat.

- Le parti pris choisi : une fois de plus, le jacobinisme a triomphé. Ces derniers mois, notamment avec la nomination d’un Premier ministre qui paraissait annoncer une idylle entre le pouvoir central et les collectivités locales, on a pu croire que la crise sanitaire allait être cogérée. Déjà, voici deux semaines, les mesures prises pour tenter d’enrayer la progression du virus à Marseille n’avaient pas fait l’objet de la moindre concertation avec les élus. Cette fois, les maires ont été « informés »...
On en arrive même à se demander si tous les membres du gouvernement avaient été mis d’avance dans la confidence. L’inénarrable Roselyne avait-elle été prévenue que théâtres et cinémas seraient clos à 21h ? En tout cas, la voici qui rue dans les brancards... se disant « médiatrice » entre le monde de la culture et le gouvernement... dont elle est membre. Pire, elle est en fait leur porte-parole...

Tout cela me conduit à craindre que le Président, étourdi par la puissance que lui confère son statut, n’en veuille encore plus. La Constitution de 1958, bien que taillée pour un homme dont la carrure la justifiait, en avait moins que lui. Le quinquennat et surtout l’inversion du calendrier électoral ont radicalement modifié les équilibres et engagé la France vers le « pouvoir personnel ». Manu 1er, qui, déjà, s’immisçait dans le moindre détail de la vie politique, profite de la crise hors norme que nous subissons, qui réanime le désir du peuple d’avoir un chef, pour encore repousser les garde-fous qui protègent la démocratie.

Quant aux mesures sanitaires annoncées, n’ayant aucune compétence médicale, je n’exprimerai aucune opinion à leur propos... sauf à relever une incohérence. Théâtres et autres lieux de spectacle vivant, qui, déjà, respectaient les règles sanitaires de distanciation, ont écouté les consignes particulières que leur a adressées le Président et annoncé débuter leurs soirées avec deux heures d’avance sur les horaires habituels. Est-ce à dire que, dans ces lieux clos, le virus serait moins virulent à la fin de l’après-midi qu’après 21h ?... À moins que notre puissant Président lui ait imposé ses horaires de travail...

Achille

Concernant le couvre-feu, il est bon de rappeler que 47 millions de Français ne sont pas concernés par cette mesure.
Ensuite je ne pense pas que les 20 millions restants vont au cinéma, au théâtre, au restaurant tous les soirs. Beaucoup, en particulier les personnes âgées ou celles avec des enfants, qui une fois terminée leur journée de travail, restent à la maison, font faire les devoirs aux enfants, regardent leur émission préférée à la télé.
Peut-être effectivement envisagent-ils une sortie le vendredi ou le samedi soir. Pendant six semaines, ils vont devoir s’en passer et regarder le film à la télé. La belle affaire !
Le couvre-feu a donné de bons résultats notamment en Guadeloupe. D’autres pays l’ont ou vont l’adopter. Alors suivons cette recommandation, il sera toujours temps de râler après avoir l’analyse des résultats.
Il faut dire que les chaînes d'info sont là pour monter en mayonnaise ces dispositions en prenant bien soin de choisir les personnalités qui y sont les plus opposées, à commencer par Pascal Praud, Zemmour, sans oublier, bien sûr l'ineffable Mélenchon qui s’est converti en amuseur de foire.

Lodi

Je ne sais pas si les mesures prises sont bonnes mais il est désirable de concilier une certaine sécurité et une certaine vie économique.
Car sans vie, à quoi bon l'argent, et sans argent, à quoi bon la vie ? Devant un risque d'inondation, il faut des digues.
Mais là, on doit avoir une certaine circulation mais pas trop. Les mesures techniques sont donc plus subtiles et dépendent de l'état d'une science ne faisant pas consensus.

Le masque donne une impression d'étouffement, d'apnée, sauf que ce qui est désirable en nageant sous l'eau ne l'est pas pour sortir de son home sweet home.
La campagne s'avère donc plus ressourcante que jamais, qu'elle soit loin de son domicile ou au détour d'un fleuve urbain laissé avec quelque fouillis offrant une impression assez trompeuse mais poétique de nature.

Qui, aimant ses amis, la liberté, un pays qui s'exprime tant par ses livres que ses paysages, ne voudrait les préserver ?
Mais à quoi bon ? La France n'est jamais sortie de Munich et ne redeviendra peut-être plus jamais capable de se défendre... Espérons donc que les Américains veuillent bien continuer à assumer leur rôle d'hégémon et de protecteur à notre égard, même si j'en doute.
Personne ne leur écrira une supplique, je le conçois... J'imagine qu'on le fait pour plus sensuel et légendaire, pour s'évader de sa vie, ainsi, et avec talent :

https://www.youtube.com/watch?v=81LojRSKkv4

L'avantage du froid est de rendre le masque plus supportable, moins étouffant... D'un autre côté, le cumul du masque et du froid donne envie de se calfeutrer.
Sauf pour faire le plein de liberté où et quand c'est encore possible.

herman kerhost

@ Wil | 16 octobre 2020 à 02:32
"Le jour où vous aurez des études incontestables à présenter avec liens et tout et tout qui contredisent ce qu'a dit mon médecin vous viendrez l'ouvrir."

Votre médecin, lui, n'a pas eu besoin d'argumenter beaucoup pour vous convaincre. Juste un "non, ça sert à rien !", et cela vous a suffi...

À noter que je suis d'accord avec lui, sauf dans les situations comme celles décrites par Robert Marchenoir.

Michel Deluré

Un exercice déprimant est-il vraiment, Philippe Bilger, un exercice réussi ? C'est la question que l'on peut se poser.
Exercice en tout cas bien long pour annoncer en fait la principale mesure et qui n'était plus une surprise, à savoir l'instauration pour certains d'un couvre-feu.

Le vrai problème n'est-il pas qu'au milieu de toute cette cacophonie assourdissante autour de ce virus la parole, qu'elle émane du président de la République ou de je ne sais quel proclamé expert, n'en devienne difficilement audible et crédible pour le simple quidam que nous sommes ?

La situation actuelle exigerait qu'il soit mis un terme à cette multitude de discours souvent contradictoires et qui sèment la confusion, qu'il y ait une adhésion sur la stratégie arrêtée plutôt que des polémiques déstabilisantes et contre-productives et qu'on fasse la chasse et réprime ceux qui, bien que minoritaires, facilitent par leur comportement insouciant, irresponsable, égoïste, la propagation du virus et font courir ainsi un risque à la grande majorité de la population.

Chemin de traverse

@ Isabelle

"on ne naît pas blanc, on le devient" - LilianThuram (pas de jeux de mots sur les patronymes)
Mais c'est formidable ! L'inconscient de Lilian Thuram fonctionne bien.
Il deviendrait donc blanc... c'est-à-dire cette sous-race...

Le concours d'inepties est en bonne voie.

Chemin de traverse

Le gamin : pourquoi le Monsieur perquisitionné, il parle à la télé ?
Quel Monsieur perquisitionné ?
Tu sais bien ! celui qui a une virgule blanche à sa barbe...?!

caroff

@ Wil 17h13
"Enfin, je lui demande: "Ça sert à rien le masque en extérieur ?", réponse: "À rien ! La contamination se fait principalement par les mains. Tout ce qu'on touche, les poignées de porte, etc."

C'est parfaitement exact.
Il y a peu lors d'un mariage j'ai eu l'occasion d'en toucher un mot aux 35 médecins, dont beaucoup d'ORL, présents.
Pas un ne m'a dit qu'il y avait une quelconque utilité à le porter en extérieur mais tous ont insisté sur la contamination "manu-portée" (ne pas lire "portée par notre président"...).

Isabelle

La France au banc d'essai. Tiens donc, nous sommes un laboratoire d'essais en tous genres. Un autre type d'essai : la société noire versus la société blanche. Très à la mode, ces temps-ci, le racisme anti-Blancs. C'est de bon ton dans les médias.

Coffin, Harmange, Thuram, Bouteldja... Certaines outrances sont-elles plus admissibles que d’autres ?
L’avocat et chroniqueur G-W Goldnadel dénonce un «deux poids, deux mesures» dans le débat public.

"Précisément, aux États-Unis, une «formatrice» des Black Lives Matter, Ashleigh Shackelford, dans le cadre de sa critique du racisme systémique blanc explique tranquillement: «Vous les blancs, êtes tous racistes, vous n’êtes pas des humains». En France, les BLM sont assez unanimement considérés comme un mouvement antiraciste de progrès.

«On devrait gazer tous les blancs, cette sous-race» écrivait sur Twitter, Hafsa Askar, vice-présidente de l’UNEF Lille. Aucune organisation antiraciste n’a cru devoir lui en demander raison. Le Parquet de la République non plus.

«On ne naît pas blanc, on le devient» explique doctement dans son livre l’ancien footballeur Lilian Thuram pour stigmatiser la «pensée blanche» imposant «des schémas de domination et d’habitudes». Il y a encore quelques années, le même s’interdisait de faire référence à la moindre différence chromatique." G-W Goldnadel - Le Figaro

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/coffin-harmange-thuram-bouteldja-certaines-outrances-sont-elles-plus-admissibles-que-d-autres-20201015

Isabelle

Merci Claude pour votre récit. Je vous embrasse tendrement. Mon père a connu quasiment les mêmes faits.

Mais nous vivons aujourd'hui, ici et maintenant. Nous aimerions remettre les clés de la maison France dans les meilleures conditions possibles à nos enfants et petits-enfants. Ce qui n'est pas gagné !

Bien à vous

Vamonos

Covid-19 est la maladie apparue en 2019.
Nous sommes à l'automne de 2020 et nous ne sommes toujours pas prêts pour nous prémunir de Sras-cov2.
Par contre, les ordres et les contre-ordres continuent de pleuvoir.

breizmabro

@ Xavier NEBOUT 15 octobre 19:1
"ils ressortiront plus blancs que blanc"

Ah OK ! C'est donc cela le fameux "plan blanc réactivé" ? :D

Wil

@ Robert Marchenoir

Le jour où vous aurez des études incontestables à présenter avec liens et tout et tout qui contredisent ce qu'a dit mon médecin vous viendrez l'ouvrir.
En attendant, portez votre masque à gaz en permanence, au pieu, aux ch**ttes, sous la douche, pour manger, pour b**ser, où vous voulez, taillez-vous-le en pointe si ça peut vous faire plaisir mais fermez-là !
Quelle bande de crétins!
C'est dans ces moments-là qu'on se dit que le suffrage universel n'est peut-être pas la meilleure formule vu le niveau général d'esprit moutonnier.

Robert Marchenoir

@ Wil | 15 octobre 2020 à 17:13
"Je demande [à mon médecin] : 'Ça sert à rien le masque en extérieur ?', réponse: 'À rien ! La contamination se fait principalement par les mains. Tout ce qu'on touche, les poignées de porte, etc.' "

Votre médecin est un âne. Enfin, à condition que vous rapportiez fidèlement ses propos, ce qui n'est pas gagné, vu que vous êtes bourré en permanence.

Il est tout à fait faux de prétendre que la contamination se fait principalement par les mains. S'il y a une chose dont on est sûr, c'est qu'elle se fait massivement par la bouche (mais aussi par le nez), en émission -- parties du corps auxquelles il faut ajouter les yeux, pour la réception.

Le virus est massivement présent dans les gouttelettes présentes lors des éternuements (raison pour laquelle il est préconisé d'éternuer dans son coude), mais aussi, les savants en sont de plus en plus persuadés, dans les aérosols, c'est-à-dire des gouttelettes beaucoup plus fines qui sont émises simplement en parlant, en criant voire en chantant.

D'où l'utilité du masque -- et d'ailleurs, avez-vous demandé à votre docteur de retirer le sien, pour appuyer ses dires ? Car je doute qu'il vous ait reçu sans masque...

Le contact des mains peut aussi transmettre le virus, bien entendu, c'est bien pourquoi l'on préconise un lavage fréquent. Si cette voie existe, c'est que l'on porte constamment ses mains à sa bouche, à son nez ou à ses yeux, sans y faire attention. Le virus ne sort pas de l'organisme par la peau des mains.

Quant aux surfaces, la remarque de votre médecin (toujours si elle est authentique) prouve que docteur en ville et chercheur en institut, ce sont deux métiers différents.

Au début de la pandémie, on pensait effectivement que le virus se transmettait beaucoup par le contact d'objets infectés. D'où le conseil de ne pas toucher à ses courses pendant plusieurs heures, par exemple. Vous remarquerez que ce conseil n'est plus donné.

En fait, des études récentes suggèrent que le rôle des surfaces infectées, dans la transmission, est bien moindre que ce qu'on pensait à l'origine. Il faut se garder de prendre cela pour une conclusion définitive, cependant.

Quant au masque en extérieur, la réalité est plus subtile. Elle n'autorise pas, en tous cas, l'assertion péremptoire selon laquelle il ne servirait à rien.

Si vous êtes infecté, que vous bavardez avec quelqu'un dans la rue, et que vous lui éternuez dessus sans masque, vous avez de fortes chances de le contaminer. Même dans la rue, des rassemblements compacts de personnes peuvent se produire. Des paroles, des cris, le halètement d'un coureur à pied sont alors susceptibles de disperser le virus.

Certes, il semble que se trouver à l'air libre diminue considérablement la contagiosité, mais, d'un autre côté, les scientifiques ont découvert que le virus voyageait beaucoup plus loin et plus facilement, dans l'air, qu'ils ne le pensaient à l'origine.

Par exemple, on sait, aujourd'hui, qu'une visière seule n'empêche pas la contamination, ni en émission ni en réception. Le masque est nécessaire. La visière sert à protéger les yeux des soignants.

Il y a donc, tout simplement, dans l'obligation du port du masque dans la rue, une précaution face à une réalité encore mal connue.

Mais les promoteurs de la thèse selon laquelle le masque serait inutile à l'extérieur ne tiennent pas compte du fait qu'il s'agit d'une mesure sociale, au moins autant que d'une mesure rigoureusement technique.

Si tant de pays recommandent ou imposent le port du masque en extérieur, c'est, aussi, pour arriver à obtenir son port à l'intérieur. Si la plupart des gens mettent un masque avant de sortir de chez eux, alors il n'y aura pas de querelles à l'entrée des magasins ou des transports publics, où le port du masque est, du coup, techniquement plus critique.

C'est ce que les râleurs de mauvaise foi appellent la "dictature sanitaire", et que les honnêtes gens appellent, plus simplement, le pragmatisme.
______

@ Achille | 15 octobre 2020 à 14:54
"Il est facile pour un intelligent de jouer les crétins, mais manifestement l’inverse n’est pas possible."

Ah ! pardon, vous avez raté l'un des plus importants changements culturels de ces dernières décennies : nous sommes désormais environnés de gens qui ont l'air intelligent, qui sont capables de vous causer culturé pendant des plombes, et qui sont pourtant de parfaits crétins.

La faute, entre autres, à la "démocratisation" de l'université, mais aussi à l'égalitarisme, au culte exagéré de "l'éducation", etc.

L'âne savant peuple plusieurs continents, désormais. Ne parlons pas des blogs.

Claude Luçon

@ Isabelle | 15 octobre 2020 à 16:09

Vous voulez que je vous raconte quelques autres foutoirs ?
Tenez, voici comment j'en ai décrit un aux jeunes membres de ma famille quand ils se plaignaient de souffrir dans la France post-1968, c'était la conséquence de toute une série de foutoirs d'antan pré-1940.

INITIATION A LA TROUILLE

Comme tous les soirs au cours des dernières semaines, les sirènes hurlaient leur chant lugubre, nous annonçant ce que nous savions déjà. Le ronronnement des moteurs d’avion venait du ciel, encore au loin, à l’ouest, nous annonçant sur fond sonore un mauvais présage !
Ces sirènes étaient nos oies, lointaines descendantes de celles du Capitole, qui nous prévenaient de la visite toujours effrayante, presque quotidienne, des bombardiers de nos amis britanniques et américains.
Venaient-ils pour nous ?
Ou étaient-ils en route pour écraser une ville allemande plutôt que la nôtre ?
Nous nous étions couchés comme d’habitude vers 21 heures, toujours habillés, sans nos chaussures tenues prêtes à la fuite au pied du lit avec le baluchon contenant quelques effets personnels.
C’était au milieu de la nuit.
Mais venaient-ils de nouveau pour détruire le centre ferroviaire des Aubrais et les trois ponts sur la Loire, qu’ils loupaient régulièrement aux frais du centre de la ville, ou étaient-ils en route pour quelque objectif plus à l’est pour apprendre aux Allemands ce qu’eux avaient fait aux Britanniques ?
Les lumières de notre appartement étaient bien sûr déjà éteintes, devions-nous nous précipiter vers l’abri souterrain du quartier ou au contraire nous installer confortablement, dévêtus entre deux draps ?
Le poilu que fut mon père décida, ayant contrôlé leur altitude d’une fenêtre, que cette fois-ci les bombardiers étaient en route pour une visite inamicale outre-Rhin.
Pyjama, deux draps et une nuit tranquille furent rapidement de circonstance.
Il avait tort !
Les moteurs toussotant de petits monomoteurs, les scouts, se firent bientôt entendre.
Nous connaissions la routine !
Deux de ces oiseaux de mauvais augure préparaient un cercle de feux de balisage au-dessus de l’objectif, les Aubrais ce soir-là, cercle dont les bombardiers visaient le centre pour larguer leurs bombes.
Il ne restait qu’une chose à faire, s’habiller, sauter dans ses chaussures, prendre le baluchon au vol et se précipiter aussi vite que pouvait mon père clopinant de sa jambe gauche mutilée, souvenir de 14/18 lorsqu’il avait à peine 20 ans, vers l’abri souterrain prévu pour notre quartier, une ancienne cave à vins dont il fallait descendre soixante-dix marches de pierre pour l’atteindre.
Nos voisins avaient été moins optimistes, en atteignant l’abri, il était plein.
Il ne restait que les quelques premières marches à l’entrée qui n’offraient aucune sécurité.
Repartant, toujours trottinant, vers la cour de l’immeuble et son petit rectangle de gazon, sous la direction paternelle, qui lui avait déjà expérimenté la chute de bombes, nous nous sommes allongés, aussi platement que possible, ventre contre le gazon.
Il n’existait pas de bombes intelligentes et disciplinées à l’époque, seulement des idiotes qui tombaient là où il ne fallait pas, surtout de nuit. Nos ponts et le centre ferroviaire étaient protégés par la flak allemande particulièrement efficace et précise, elle ! Les pilotes alliés savaient cela, d’où leurs bombardements de nuit haut dans le ciel.
Les navigateurs lâchaient leurs bombes dans le cercle de lumières déformé par la brise.
Ce soir-là un vent léger soufflait, les bombardiers avaient perdu un peu de temps sur les baliseurs, le cercle de feux s’était déplacé vers le centre d’Orléans, vers nous.
Ce n’était pas la première fois et cela allait se reproduire quelques semaines plus tard avec un terrible effet dévastateur.
Nous n’avions pas de hordes de journalistes alors, le peu qui suivaient le conflit n’avaient pas encore inventé le terme
« dommage collatéral » en blâmant les pilotes qui l’infligeaient involontairement aux civils.
À partir de cette guerre-là, comme pour les autres plus tard, les civils y participaient en payant chèrement le prix.
De notre gazon nous pouvions voir ce sinistre cercle de feux et entendions le son des triples A teutonnes crachant leurs projectiles contre les deux monomoteurs.
Le ronronnement lointain des bombardiers se transforma rapidement en une clameur grandissante et s’ajouta à la flak et aux sirènes qui continuaient à hululer leur chant de mort.
Le sifflement des bombes relâchées par les Boeing, Lancaster et autres rejoignit cette symphonie macabre dont le feu d’artifice que nous offraient les explosions des bombes était l’apothéose.
Cette nuit-là l’orchestre était proche, très proche, trop proche !
Une version antique de la musique techno d’aujourd’hui mais sans les fans.

La terre tremblait sous les coups qui étaient perceptibles en soulevant légèrement mon corps.
Impuissant, le nez dans l’herbe, me demandant si une ou plusieurs bombes allaient nous tomber sur le dos, c’est une expérience que l’on n'oublie pas, même au fil des décades d’une longue et peu banale vie !

Je ne le savais pas encore et n’allais le comprendre que bien des années plus tard, puis en vivre la conséquence surprenante, je venais de découvrir, après l’inquiétude, puis la peur, ce qu’il y avait au-delà de la peur !
La terreur, la trouille, la menace de mort à 13 ans.

Une initiation, une expérience inoubliable jamais oubliée !
Une sorte de vaccination contre la peur !
Étrangement j’en suis devenu un incorrigible optimiste au fil du temps.

Savonarole

En effet, Philippe Bilger à raison, on a tort de condamner Macron.
Portez un masque, restez chez vous et basta. C’est pas plus dramatique que les quatre ans d’occupation où vous bouffiez du rutabaga et buviez de la chicorée le matin. Hein ?
On nous fait pleurer sur les restaurateurs, qui depuis Sarkozy bénéficient d’une TVA de 5 %. Pascal Praud en fait des tonnes sur nos pauvres restaurateurs. Il saigne. Son cœur saigne, il n’en peut plus.
Il faudrait tout de même leur demander à tous ces pleurnichards pourquoi un café au comptoir coûte 1,50 euros, et un steak frites 20 euros.
Dès qu’on traverse une frontière européenne on s’étonne de l’addition que l’on vous amène. C’est pratiquement 20 % moins cher.
Dès lors, ces génies de la culture française de la bouffetance nous saoulent, comme le football, une décadence.

Giuseppe

https://fr.news.yahoo.com/covid-19-allemagne-pays-le-plus-sur-france-mal-classee-150853261.html

Toujours en retard d'une guerre ! Désespérant, nos énarques sont constitués de blanc de poulet élevés au tout-aliment, quand enfin va-t-on se débarrasser de ces nuisibles.
Huit longs mois ont passé, ouvrir nos fenêtres et ventiler est la dernière loufoquerie à la mode et pendant ce temps on déprogramme des interventions chirurgicales paraît-il... Nul à en crever.

Nous avons perdu notre industrie et notre savoir-faire parce que quelques ignares pensent que le numérique va nous abriter de la pluie et du beau temps.
Le numérique est un subordonné du productif, le drame est que pour apprendre à fabriquer moins cher qu'ailleurs, ce n'est même pas une question de coût de main-d'oeuvre, juste de l'intelligence, de l'excellence, pour que l'on vienne vous manger dans la main.

Et dire que notre champion du monde de sortie du déconfinement, notre Monsieur déconfinement, ne sait plus où donner de la tête, une liste de mesures dignes d'un inventaire à la Prévert, nous sommes sauvés !

Le pont de l'île de Ré a été terminé avant que toutes les décisions soient prises, un empilement de premiers de cordée qui se seraient emmêlés une fois encore les mousquetons, heureusement d'ailleurs, la liaison ne se serait jamais faite.

Tous ces mois passés et être bloqués encore au paddock, au lieu de nous raconter des histoires à dormir debout tous les soirs sur les médias, tous ces artistes du soin et du médicament feraient mieux de se retrousser les manches, la pelle et la pioche suffisent pour faire un trou et envoyer du béton, du solide, du constructif, pas tout ce vent qui circule depuis des semaines et des mois.

Nous avions les tanks, ils en avaient moins que nous, ils avaient les liaisons radios nous en étions encore au tam-tam... Terrible moment de l'histoire et toujours cette désorganisation sans tête, qu'un discours d'un grand sachem ne tirera pas de notre aptitude à utiliser les arcs et les flèches alors que nous sommes sous la mitraille.

On a mis je ne sais plus combien de semaines pour fournir 30 lits militaires de réanimation, ils faisaient un peu peine à voir ces troufions pleins d'énergie, à tirer sur des cordages.

Et pendant ce temps :

"Le long de l'autoroute, des dizaines de camions soulèvent des nuages de poussière sur un immense terrain vague où près de 400 ouvriers travaillent jour et nuit depuis juillet. Les bétonneuses tournent à plein régime, des tuyaux crachent des litres de ciment, des soudeurs font jaillir des étincelles de hauts piliers.
"Il y a deux mois, il n'y avait rien ici", sourit auprès de l'Agence France-Presse (AFP) Alejo Mirando, le directeur général des infrastructures sanitaires de la région de Madrid, la plus touchée du pays au printemps."

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/coronavirus-madrid-construit-en-urgence-un-h%C3%B4pital-pour-faire-face-%C3%A0-une-deuxi%C3%A8me-vague/ar-BB18JtGg

Il parlait avec la truelle dans la bouche, pas un ventilateur.

Désespérant pour nous.

Florence

Macron est en train de tuer la France mais Philippe Bilger a aimé son discours.
Pas plus de commentaire.

Exilé

Le pouvoir tente un pari - le couvre-feu - et il espère le gagner.

Bref, la République, non contente d'être un bord*l, gère également un casino...
Et là où une douzaine d'énarques étaient de rigueur il y a peu pour ruiner la France, il suffit désormais d'une roulette et d'un croupier, installés au 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.

Notons au passage que la roulette peut aussi servir comme aide à la décision en cas de frappe nucléaire : noir, je ne fais rien, rouge, j'appuie sur le bouton comme un malade...

Xavier NEBOUT

@ Marc GHINSBERG

Et vous tombez dans le panneau la tête la première.
Si, à la sortie, il n'y a pas de condamnation, ils ressortiront plus blancs que blanc.

sbriglia

« Le président de la République m'a paru clair, convaincant, pédagogue » (PB)

J’espère que vos élèves de l’Institut de la parole ne biberonnent pas à ce genre de discours de sous-préfet aux champs...
Où les citoyens sont pris pour des minus habens,
Où les journalistes servent la soupe,
Où le temps s’écoule, interminable,
Où un ministre de la Santé devrait, en 10 minutes, faire le point de la situation,
Où m’entendre expliquer par Jupiter que je dois aérer ma chambre me renvoie à la maternelle,
Bref, Chevènement a raison : il faut savoir être économe de sa parole... nous ne sommes pas des nécessiteux.

Et laissons Claude Luçon et consorts, seuls, construire des usines à gaz.

Denis Monod-Broca

Macron comme Agrippine

Agrippine, l’héroïne ado de Bretécher, est à son bureau et on l’entend dire « je bosse ! », « qu’est-ce que je bosse ! », « c’est fantastique c’que j’bosse ! », « mais qu’est-ce que j’bosse ! », alors sa mère, de la pièce à côté, lui crie : « arrête ! si tu bossais, tu bosserais ! »

À Macron qui nous dit sur tous les tons qu’il ne nous infantilise pas, on a envie de crier : « arrête ! si tu ne nous infantilisais pas, tu ne nous infantiliserais pas ! »

Ninive

Et comme tous les macroniens, monsieur Philippe Bilger fait de la surenchère.

Dans la rue les gens ne parlent pas, ils ont un masque et sachant tous que nous sommes dans un pays où il faut la fermer, c'est ce qu'ils font... la critique se fait dans des commentaires de blog dont celui de "Justice au singulier" et cela ne va pas très loin.

Ayant une oreille dans le milieu médical, qui est très discret sur le sujet, je ne me suis pas intéressé aux développements contradictoires des blogs ; donc je découvre que la critique aurait fait encore du mal à votre protégé.

Quant au couvre-feu permettez-nous d'en rire, ne cacherait-il pas autre chose ? Covid-19 deviendrait-il une belle de nuit ou la République serait-elle menacée ? Paris deviendrait-elle la nuit comme ses banlieues ? Ingérable ?
Evidemment Macron ne peut pas nous dire la vérité et sa fonction est tellement solennelle que nous devons continuer à lui obéir en le remerciant de tout ce qu'il fait pour notre pays qu'il aime tant.

caroff

Je n'ai pas regardé Macron et son couvre-feu, ayant décidé d'un gueuleton avec des amis dans un bon restaurant parisien. Il faut en effet soutenir ce qui fait la fierté de notre pays: sa gastronomie mise en valeur par de grands professionnels...

Mais bien entendu je me suis rencardé: il paraît qu'Anne-Sophie Lapix a contemplé, l'oeil humide et ravageur, la beauté de notre président, ses paroles verbales glissant doucement de l'intérieur de sa bouche pour s'épandre joliment dans le doux tapis des esgourdes de la présentatrice.

Un grand moment de journalisme vindicatif et informationnel !
Bref je n'ai pas perdu ma soirée, mais au moment où l'on doit payer sa redevance je fais comme un "refus devant l'obstacle" !

Wil

Je viens d'avoir une petite discussion intéressante sur le Covid avec mon médecin traitant à l'occasion de mon renouvellement de Viagra (enfin, je crois que c'est du Viagra, depuis le temps que j'en prends, je sais plus, c'est bleu aussi quoi).

Je ne sais plus exactement comment cette discussion a commencé mais il s'exclame: "Notre grand président ! Qui est c*n et qui fait n'importe quoi !".
Je lui réponds : "Il fait chi*r tout le monde !" et il répète: "Il fait chi*r tout le monde".
Je lui dis: "Faut dire aussi qu'il n'est pas aidé par la cacophonie des médecins qui passent leur temps à s'engueuler dans les médias" et il me répond: "C'est la guerre des écoles. Les Marseillais contre les Parisiens et ceux qui sont financés par le privé et ceux qui sont financés par le public. Ceux qui sont financés par le public s'écrasent face aux bêtises du gouvernement parce qu'ils veulent continuer à toucher leurs subventions".
Enfin, je lui demande: "Ça sert à rien le masque en extérieur ?", réponse: "À rien ! La contamination se fait principalement par les mains. Tout ce qu'on touche, les poignées de porte, etc."

Lucile

Je me demandais pourquoi EM passait son temps quand il s'adressait aux téléspectateurs, à lever les sourcils tout en plissant le front. C'est l'une de ses expressions les plus fréquentes lors de ses discours et de ses interviews.

J'ai eu une réponse sans la chercher en regardant une vidéo où des spécialistes des l'interrogatoire commentaient une interview de Jo Biden par une journaliste (Scott Rouse, Gregory Hartley, les commentateurs, ont été formés au FBI et par l'armée entre autres).

Pour eux, le geste de froncer les sourcils face à quelqu'un manifeste de la colère et donc des intentions inamicales. Quand, au contraire, on lève les sourcils en plissant le front, on exprime l'opposé: "Je suis votre ami, je vous parle en toute innocence". Ces spécialistes y voient une quête d'approbation. C'est pour eux l'équivalent de: "Il faut me croire". Les enfants ont typiquement cette mimique quand ils cherchent à se disculper: "Non, je le jure, ce n'est pas moi qui ai cassé le pot de confiture".

À cela près que l'interview d'hier soir ne ressemblait ni de près ni de loin à un interrogatoire. L'intervieweuse manifestait avec ses sourcils levés la même intention bienveillante et la même quête d'approbation que l'interviewé.

Mais en fin de compte, la foi, ce n'est pas une mauvaise idée, car c'est bien un placebo qui nous était annoncé. C'est pourquoi Emmanuel Macron nous demande instamment de le croire sur parole. Je crains que ce ne soit pas gagné, mais bonne nouvelle, il y aura des survivants.

Isabelle

Tous ces pétochards qui ont peur d'un virus ou des islamistes qu'il ne faut surtout pas brusquer. Nous sommes en pleine infantilisation des Français. Qui sont ces Français qui veulent être sans cesse maternés et s'étonnent ensuite d'être paternés ? Le Président a même recommandé aux Français de se laver les mains ! Il nous prend pour des gamins attardés, c'est sans doute que nous le méritons ?!

Pour ma part, j'adopte plutôt la philosophie de Romain Gary. Relire son livre : "Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable".

EHPAD, confinés à mort, non merci !

https://www.causeur.fr/nassim-nicholas-taleb-cygnes-noirs-antifragilite-risque-zero-185195

Couvre-feu : la France entre dans la nuit.

https://www.bvoltaire.fr/couvre-feu-la-france-entre-dans-la-nuit/

Nous sommes en pleine paranoïa !

----------------------------------------

@ Jachri

https://blog.lefigaro.fr/rioufol/2020/10/bloc-notes-le-refus-du-risque-.html#comments

boureau

"Le président de la République m'a paru clair, pédagogue, convaincant..." (PB)

Vous devez bien être le seul ou presque !

La seule évidence d'une interview mollassonne : "c'est de votre faute les Français" !

Pour le reste : sourires à tous vents aux deux larbins de fonction.

On ne lui demande pas la lune cher P. Bilger, mais de tenir l'Etat. Ce qu'il ne fait pas.

Cordialement.

Isabelle

@ Claude Luçon

Claude Luçon vient de se réveiller. Hourra ! Il vient de remarquer que c'est le foutoir dans le pays France.

sylvain

La France ?? cé koi ? cé où ?

Vous voulez parler de ce territoire conquis par les musulmans, les islamistes et toutes les pègres arabo-africaines, la Ceufran califat islamique ?

Pas besoin de banc d'essai, ils sont venus ils sont tous là, sans se gêner, sans papiers, sans autorisations, sans masques, sans couvre-feu, sans travail, pas besoin, mais AVEC toutes les aides allocs prioritaires et le droit du sol, le droit du sang (en faisant couler le nôtre au passage), droit au regroupement familial, droit de nous virer de chez nous si besoin...

Pire que le Covid, l'islamovirus nous détruit jour après jour avec la complicité des pouvoirs en place collabo à notre déchéance.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS