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17 octobre 2020

Commentaires

Lodi

@ F68.10
"Autant Catherine JACOB ne traite pas le point que vous évoquez, autant je me demande comment vous souhaiteriez empêcher les gens de procréer."

Je ne veux rien "empêcher", seulement faire prendre conscience. Mais cet accès à la lucidité est saboté par ceux qui disent :

"Comment peut-on, à notre époque encore, avoir même l’idée de penser à mettre un frein d’une manière ou d’une autre au pouvoir d’une femme qui le souhaiterait de donner la vie, au prétexte qu’elle ne saurait faire qu’un malheureux, qu’elle est trop stupide pour s’en rendre compte par elle-même et démiurge au petit pied, s’ingénier à y faire obstacle, au prétexte du bonheur de l’être qui ne naîtra pas ! Au lieu de penser à l'aider au besoin. Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond chez les gens capables de tels sophismes !"

Blablabla. Comme si les gens encourageant la natalité allaient abolir la misère en y allant de leur poche, comme s'ils allaient instaurer un revenu inconditionnel de vie !
Si l'idée est d'aider les pauvres sur le mécanisme donne de ta poche, je te donne, comme vous dites, cela met de côté tous ceux qui ne sont pas des entrepreneurs efficaces, soit la majorité des gens.
Pauvre ou pas pauvre.
Et ce n'est pas le seul problème : il faut se faire pardonner le fait d'être pauvre en "méritant". A une époque en étant résigné, à une autre entrepreneur...
Alors que qui a mérité de naître pauvre ?

Et notez bien que même si le revenu inconditionnel de vie existait, je ne trouverais pas très malin de procréer quand on est pauvre : "l'assistanat", comme on dit, peut fort bien être aboli.
Pourquoi ? Devenu infinançable, ou impopulaire car heurtant l'habitude de conditionner la survie au travail, ou parce que bénéficiant aussi à des musulmans dont certains nous rendent pour le bien d'être ici le mal de l'ingratitude, ou toute autre raison.

Bref, je ne prends pas la majorité des pauvres pour des self made men ou des riches pour des philanthropes.
Donc, autrefois, les gens étant des sexuels dans leur écrasante majorité, et en général allant vers l'autre sexe, ils étaient condamnés à des unions dont le fruit devait reproduire leur malheur jusqu'à la fin des temps, comme je l'ai déjà dit.

Ce que Blablabla n'a pas pu contredire, et personne d'ailleurs, vu que c'est la stricte vérité.
Mais joie, il existe à présent des moyens de contraception et des gens qui ne vont pas traiter les autres d'égoïstes s'ils n'ont pas d'enfant, mais les en applaudir, moi par exemple.

Il faut bien ça pour contrer ceux qui donnent des chèques en blanc aux pauvres : reproduisez-vous, vous avez raison, des gens vont vous aider - et s'ils ne le font pas, ils sont mauvais, donc ce n'est pas mon affaire ce qu'il advient de vous, et c'est la leur, même si eux ne vous ont pas induit en erreur.
Donc, ni les parents ni a fortiori les conseilleurs ne seront responsables du malheur de l'enfant, vous voyez... Après, on dira que des pauvres sont, mon Dieu, irresponsables, alors que c'est l'irresponsabilité qui aura été leur origine. Culpabilisons donc des victimes !

Alors que moi, je ne fais que dire, ici : brisez la chaîne !

Il y a deux manières de le faire, bien sûr : soit on n'est plus maudit, plus pauvre, ou sans amour, ou pédophile, ou toute autre mortification qu'on pourrait infliger à ses enfants.
Et alors là, tant mieux, on peut, libéré, transmettre la liberté !

Soit on n'est pas libéré, et on transmet la servitude.

On s'amuse à noyer le poisson jusqu'aux abysses ou, plus fun, à condamner le messager de la vérité, guère "démiurge" en l'occurrence, parce qu'un démiurge, quelle que soit la taille de son pied, abolirait les malédictions que j'ai évoquées - et toutes les autres.

A mon avis, soit dit en passant, il se peut qu'on les abolisse par la science. Mais comme on n'en est pas là, actuellement, tant s'en faut, je pare à l'existant et non au possible.
Il faut préparer le possible et non accepter nos malédictions, mais certainement pas aggraver le nombre et le sort des asservis en faisant comme s'ils n'étaient pas emprisonnés.

Bref, s'efforcer d'être responsable et non baratineur.

Tout ce que Blablabla est capable de faire, c'est de me ressortir le nazisme.
C'est bien pratique : comme personne ne veut être assimilé à l'immonde ni pris pour un ignorant qu'il n'est, qui sait, peut-être pas, sans parler de peut-être bien connaître d'autres abus de notre monde.

Au cas où l'argument ne porterait pas, allons en pèlerinage... Comme il est beau de se servir des victimes du passé pour perpétuer ce qui rend tant de gens victimes dans le présent !

Les gens c'est, trop souvent : soumettez-vous au nom de Dieu, la Nature, l'Histoire ou le Progrès qui est déjà là.
Moi c'est : libérez-vous, pour vous-même et pour être un libre, celui qui peut et qui doit proposez la liberté aux autres.
Rien de plus...

...mais rien de moins.
Si on veut vraiment trouver des coupables, quelle occupation qui ne fait pas avancer les choses, ce sont ceux qui asservissent les autres.

Et donc pas moi.

Si on voulait, à toute force et sans sombrer dans les ridicules de Blablabla, me trouver quelque culpabilité, ce serait de ne pas faire assez de prévention de tous les dangers que je vois comme s'ils étaient déjà là, tant le lien de causalité est évident.

"Au lieu de penser à l'aider au besoin"

dit Blablabla... Elle croit ou feint de croire que quelques enfants seront malheureux ?
Quand c'est l'écrasante majorité qui se débattra... Non, il y a un triste calme qui dérobe la souffrance aux yeux des Pangloss, enseigné par "l'impuissance apprise".
Etre pauvre ou pas aimé ou abusé, et on peut toucher le tiercé, ce peut être les trois... Etre maudit, dis-je, c'est apprendre toujours plus son inanité.

Donc une mer de malheurs, un océan souterrain dont peu ont conscience et encore moins envie de tirer les damnés et dont encore moins sont capables d'en rédimer de l'abîme.

Etre malheureux, c'est toujours être perdant : le révolté est un ennemi, le résigné un indigne, celui qui ne tend pas la main un orgueilleux, celui qui le fait un assisté.
Et comme on met obstacle au suicide, on fait ce qu'il faut pour que tous les malheureux, de naissance ou d'accident, d'argent, d'amour ou d'autre chose, restent à tourner dans la cour de prison de leur destin.
Etre malheureux, c'est toujours être perdant, décrire ce sort, c'est, semble-t-il, être également maudit, par association : dire de casser la chaîne, ne pas le transmettre à ses enfants, c'est être assimilé aux nazis ou traité d'ignorant, cette pauvreté culturelle.

N'étant pas doloriste, je ne trouve pas que recevoir des crachats m'élève, outre cela, et c'est peut-être le but, un tel traitement peut incliner des gens à se taire.
Donc laisser les baratineurs induire les malheureux en erreur... Abus de faiblesse, s'il en est.

Comportement légal, en l'occurrence, et tant mieux, vive la liberté d'expression, mais que Blablabla me sorte la loi alors qu'elle avalise de faire des chèques en bois aux pauvres me fait bien rire, car qui est immoral, en vérité ?
La loi au secours de l'irresponsabilité, le rappel du nazisme, soit la culture et les sentiments, au secours de l'irréflexion : bravo !

Oui, je rappelle et amplifie ma question, à quoi bon quoi que ce soit quand on le pervertit ?

F68.10

@ Catherine JACOB
"Comment peut-on, à notre époque encore, avoir même l’idée de penser à mettre un frein d’une manière ou d’une autre au pouvoir d’une femme qui le souhaiterait de donner la vie..."

Euh... alors si, cela se fait. Encore. Et l'interruption médicale de grossesse pour cause psycho-sociale, c'est quand même un peu cela. C'est "médical", le mot. Pas "volontaire". Donc, entre les lignes, cela peut tout à fait être contraire à la volonté.

Voili voilou.

Maintenant, mettre un frein, ce n'est pas inconcevable. Il n'y a pas que la contrainte et la violence dans la vie. Sur le principe (et non en tant que proposition concrète) il n'est pas complètement immoral de proposer du pognon à certains pauvres en échange du fait qu'ils ne fassent pas de gosses. Nul besoin de payer des Indiennes en échange de leur castration pour cela.

Catherine JACOB

@ Lodi | 23 octobre 2020 à 14:13
« Le nazisme... Pauvre Catherine JACOB, à quoi sert d'avoir votre culture pour ressortir cette antienne faute d'argument »

À quoi sert ma culture ? Mais par exemple à savoir ce que manifestement vous ne savez pas quant à cet aspect particulier des horreurs déployées par ce régime et pas seulement à l’encontre des femmes d’origine juive ! Allez donc visiter un mémorial ou un autre et vous verrez.

Comment peut-on, à notre époque encore, avoir même l’idée de penser à mettre un frein d’une manière ou d’une autre au pouvoir d’une femme qui le souhaiterait de donner la vie, au prétexte qu’elle ne saurait faire qu’un malheureux, qu’elle est trop stupide pour s’en rendre compte par elle-même et démiurge au petit pied, s’ingénier à y faire obstacle, au prétexte du bonheur de l’être qui ne naîtra pas ! Au lieu de penser à l'aider au besoin. Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond chez les gens capables de tels sophismes !

F68.10

@ Lodi (@ Catherine JACOB)
"Merci de montrer à F68.10 comment vous êtes, en réalité, injuste et, je l'imagine, incapable de présenter vos plus plates excuses pour votre interpellation malvenue !"

J'ai surtout l'impression que vous vous exprimez sur deux sujets différents en ce qui concerne la natalité. Autant Catherine JACOB ne traite pas le point que vous évoquez, autant je me demande comment vous souhaiteriez empêcher les gens de procréer.

La stérilisation de force des femmes comporte nombre d'écueils qui ne me paraissent pas surmontables. Autant je peux comprendre votre condamnation morale de l'inconscience des gens qui veulent avoir des enfants sans en être capables, autant je ne vois pas comment vous comptez aller contre des pulsions naturelles qui sont à la base de la vie sur Terre...

Si on colonise Mars, il faudra faire gaffe, oui. Mais sur Terre, l'idée d'empêcher la natalité est condamnée à donner libre cours à toute une gamme de discours complètement hallucinants.

Idéalement, il faudrait que la société compense des carences sociales et éducatives. Je n'ai rien contre le développement des internats, par exemple. Je suis même pour, surtout si c'est essentiellement à la demande des gosses et des adolescents plus que des parents ou des services sociaux...

Et sur le fond, toute l'aide sociale me semble à revoir, depuis la maltraitance jusqu'à Pôle Emploi. L'aide sociale ne doit pas être de l'assistanat, mais devrait beaucoup plus fonctionner sur le principe de "mets un euro de ta poche, je t'en donne deux, ou trois". La banque fait cela, soit dit en passant. Mais l'aide sociale devrait en faire autant, avec d'autres critères que les banques.

Car il faudrait idéalement que toute personne, aussi bas soit-elle, puisse avoir, non accès à la "rédemption", mais à des mécanismes d'amélioration de son sort. À une voie vers le haut. Le libéralisme économique a essayé de proposer cela, mais la réalité est plus complexe que les discours des libéraux quand on est tout en bas.

Mais c'est pour cela que je ne suis pas un égalitariste: l'idée d'égalité est secondaire par rapport à l'idée de créer pour ceux tout en bas une réelle possibilité d'ascension, non pas nécessairement sociale au sens matériel, mais d'ascension hors de la stigmatisation jusqu'au point où la liberté d'entreprendre fait sens.

Toutefois pour apporter de l'eau à votre moulin, je me permets toutefois de retranscrire les propos de la reine Masenate:

"Les statistiques constituent des données claires montrant à quel point le problème du mariage des enfants est profondément ancré au Lesotho. Ce problème me contraint à appeler chacun d'entre vous à vous mobiliser pour combattre le mariage des filles mineures. Nous devons donc nous retrousser les manches pour déraciner ce problème. À vous, jeunes filles, mon message est que je vous encourage à éviter de vous marier à un jeune âge et d'éviter tout ce qui pourrait être dangereux ou devenir un obstacle dans vos vies."

C'est cela que d'être un souverain responsable. Y a pas le lyrisme d'un Enthoven dans ces propos, mais le message est limpide.

Mary Preud'homme

@ Catherine JACOB | 23 octobre 2020 à 09:37

Il est vrai que comme beaucoup votre connaissance d'Haïti se résume à quelques clichés : le vaudou, les Duvalier père et fils et les tontons macoutes.
François Duvalier un épouvantable dictateur qui a fait assassiner, torturer, emprisonner des centaines de milliers de Haïtiens et pratiquement toute l'intelligentsia. Et Baby Doc qui a suivi, a fini le travail en faisant revenir les pires fripouilles et corrompues de toute espèce, au lieu des médecins, ingénieurs, techniciens, infirmières, artistes etc. qui s'étaient exilés par dizaine de milliers, principalement en Amérique du Nord à partir de 1959 pour échapper à la répression.

Mais si l'on se donne la peine d'étudier l'histoire singulière et captivante de ce petit pays, on va de surprise en surprise. Sachant que le mieux est de commencer par lire ses auteurs et poètes afin de comprendre l'âme haïtienne à la fois passionnée, torturée et indomptable. En effet la littérature haïtienne regorge de talents : Jacques Roumain, JF Brierre, Emile Roumer, Jacques Stephen Alexis, Anthony Phelps, Edwige Danticat, René Depestre, Dany Laferrière pour n'en citer que quelques-uns.

Concernant plus particulièrement l'histoire, les manuels les plus exhaustifs sont le plus souvent écrits en anglais et en espagnol. Ceci étant dû au fait que la question haïtienne a longtemps été occultée par nos propres historiens et que pour un Haïtien qui voulait se spécialiser en histoire et faire des recherches, le parcours universitaire passait obligatoirement par les Etats-Unis ou l'Espagne. Il me semble néanmoins que pour quelqu'un souhaitant avoir une vue d'ensemble, les oeuvres de Jean Price Mars, J.C Dorsinville, Beaubrun Ardoin et le général Nemours sont à recommander. Concernant l'anthropologie celles de Sidney W. Mintz. Et pour le vaudou "haïtien" Willy Apollon.

Pardonnez-moi d'être un peu brève en raison des vacances scolaires, priorité étant donnée à mes petits-enfants.

Nota : je ne vois pas l'intérêt de faire un musée du vaudou, même en présentant les objets dans la pénombre. Impossible de décrire ce que l'on ressent en assistant (réellement en invité et non à une mise en scène pour touristes) à une cérémonie secrète : transes, possessions, cris, hystérie collective, le tout rythmé par les tambourinaires qui rivalisent de virtuosité pour inviter les loas avec des séquences découpées au cordeau. Et bien sûr copieusement arrosé de Barbencourt, de bière ou de tafia. Jusqu'à quatre ou cinq heures du matin !

Lodi

@ Catherine JACOB 23 octobre 2020 à 13:28

Il ne s'agit pas d'interdire mais de s'opposer à une pression sociale énorme dans l'autre sens.
On enjoint à des gens qui n'ont que peu de d'argent et/ou de gros problèmes psychologiques d'engendrer et d'éduquer... Car on le fait à deux niveaux : en poussant tout le monde à engendrer, à éduquer, ou en détail, à tel ou tel qui n'en peut mais.

Alors je vous explique, alors que c'est vous qui vous présentez en professeur, quel monde !
Si on dit à tout le monde qu'il est égoïste de ne pas avoir d'enfant, que tout le monde peut voire doit en éduquer et autres sornettes, vous croyez que les gens vont s'examiner et dire que eux, non ?
Cela demande une bonne dose de lucidité et d'entêtement.

Donc, qui parmi ceux qui devraient l'éviter, auront des enfants ? Les pires : les inconscients, les gens sans énergie... Et on s'étonne après des dérives en tout genre ?
Si on n'a pas la moindre idée ni volonté, à la base, c'est, en vérité, qu'on ne se laisse pas aller au pire qui serait étonnant.

Etonnant, très étonnant... Beaucoup de naufrages sont inconnus, tout simplement.
Le nazisme... Pauvre Catherine JACOB, à quoi sert d'avoir votre culture pour ressortir cette antienne faute d'argument, comme si seul le pire totalitarisme avait causé le malheur dans un monde qui en est saturé à un point dont vous ne semblez avoir aucune idée ?

Il y a des gens ayant des enfants parce que ça se fait dans leur milieu, qui ne les maltraitent pas ostensiblement, mais ils subiront leur manque d'amour jusqu'à leur dernier souffle ; des pédophiles qui n'ont su changer, attaquant leurs propres enfants ; des pauvres transmettant leur propre pauvreté et leur ressentiment sans parler de celui d'avoir un niveau de vie diminué par leurs enfants et tant d'autres histoires...

Tant.
On pourrait en dire "Ils furent malheureux, eurent beaucoup d'enfants également malheureux qui transmirent cette malédiction jusqu'à la fin du monde."

Alors moi, je n'interdis rien, ne culpabilise en rien, je montre que la chaîne peut être brisée.
Que voulez-vous ? Je ne suis pas plus doloriste qu'adepte du point Godwin.

Merci de montrer à F68.10 comment vous êtes, en réalité, injuste et, je l'imagine, incapable de présenter vos plus plates excuses pour votre interpellation malvenue !
En tout cas, ce serait bien la première fois.

Et il faut que ça tombe sur moi, alors que contrairement à la plupart des gens ici, j'ai toujours défendu la plus grande LIBERTÉ dans tous les domaines.

Mais justement, pourrais-je en implorer les candidats parents, j'en appelle à la RESPONSABILITÉ des libres : voulez-vous transmettre votre malheur ? Si pour quelque raison, la vie vous plonge dans l'impuissance, le malheur, la honte voire l'abjection, voulez-vous le transmettre à vos descendants ?
Par conformisme, pour qu'on n'échappe pas au malheur qui vous a frappé, peut-être ? Ne faites pas ce que vous auriez voulu ne pas subir, je n'ai pas d'autre conseil à opposer à ceux qui disent que ça ira mieux demain sans rien faire pour qu'il advienne un monde moins implacable.

C'est en vérité les conseilleurs qui ne sont pas les payeurs que je blâme : à eux les grands discours et le point Godwin, aux parents l'incapacité voire le crime et aux enfants un insurmontable malheur.
Si vous voulez me dire que des personnes surmontent leurs manques, attention : avec tous vos avantages, vous n'êtes pas capable d'être juste, d'éviter le point Godwin et de vous excuser.

Alors qu'allez-vous exiger ou chercher chez des gens qui n'ont pas eu bonne famille mais détresse et outrages en héritage ?

Catherine JACOB

@ Lodi | 23 octobre 2020 à 07:26
« Ce n'est pas le bonheur mais le malheur qu'il faut combattre, par exemple en le prenant à la racine en n'incitant pas des gens qui ne sauraient s'occuper convenablement d'enfants à en avoir. On n'est pas obligé d'augmenter son malheur en en passant le relais à des innocents.
Personne ne vous félicite quand on dit ça, mais penser qu'on a peut-être amené des gens à maintenir leur contraception et évité d'écouter quelques sirènes inconscientes, et donc contribué à passer au large d'un piège évitable, c'est assez, dit la baleine. »

Dites-moi voir, cela serait quoi le piège à éviter aux intéressées dans le cas de la PMA pour toutes ?? Hum ?

Ou encore, qu’est-ce que c’est que ce monstrueux culot qui voudrait s’ériger en juge de qui serait autorisé à concevoir ou à engendrer et de qui ne le serait pas, dès lors qu’il existe à l’inverse la LOI n° 2017-347 du 20 mars 2017 relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse .
Le principe d’égalité voudrait par ailleurs qu’il soit légiféré sur un délit d’entrave à la conception / engendrement par les voies naturelles en l’apparentant à une entreprise terroriste portant atteinte aux droits de l’homme sur le modèle des méthodes de stérilisation employées par le régime nazi !!

Catherine JACOB

@ Mary Preud'homme

Bonjour Mary,

Ce dernier post sur ce billet, juste pour vous dire que notre petite discussion m’a permis de prendre conscience que mes idées sur Haïti / Hispanolia, cette île en forme de pince de crabe, ses implantations humaines successives et ses diverses cultures étaient en grande partie des images d’Epinal. D’où j’ai cherché à en savoir un peu plus via quelques articles... Je me suis donc rendu compte que l’histoire de la Caraïbe était très compliquée voire confuse, faite notamment de témoignages contradictoires et qu’il serait sans doute utile qu’un bon historien s’y attelle objectivement. À moins que ce ne soit déjà fait, auquel cas je vous serais reconnaissante de m’indiquer un bon ouvrage.

Je retiens en tout cas pour l’instant et pour ma gouverne ces quelques points :
1. Les Taino étaient des populations pacifiques, ce dont leur ethnonyme même témoigne. Leurs caciques jouissaient toutefois d’une autorité absolue.

2. Les Caraïbes dont les hommes étaient d’un tempérament plus guerrier ont été victimes de beaucoup de préjugés du fait de l’incompréhension de leurs rites funéraires (ils conservaient notamment pieusement des os ancestraux à demeure) ainsi que de l’intérêt qu’avaient les colons à les présenter comme de dangereux anthropophages afin de justifier leur propre comportement. La déformation phonétique de leur nom tribal est notamment à l’origine du terme « cannibale ». Une analyse pratiquée sur certains de ces os a mis en effet en évidence une absence de consommation de chair humaine. Leur société était relativement égalitaire.

3. Vu que sbriglia aime bien les bulles pontificales, en voici une qui ne manquera pas de susciter son intérêt. Il s’agit de Sublimis Deus, la bulle pontificale de Paul III, du 9 juin 1537, qui interdit l'esclavage des Indiens d'Amérique ainsi que de tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts en tant qu’il s’agit là d’une pratique satanique. La condamnation papale eut semble-t-il un temps, un effet sur les populations catholiques comme les Espagnols mais resta lettre morte pour les populations anglicanes plus préoccupées de leurs intérêts économiques dans la production et le commerce du sucre, du cacao, du café, du tabac et du coton que des bulles papales.

4. L’un des instigateurs français de l'esclavagisme antillais né plus d’un siècle après la publication de la bulle papale dont il ignorait manifestement l'existence, fut Charles François d'Angennes, marquis de Maintenon (1648-1691) qui devint le plus riche planteur de canne à sucre de la Martinique (Petites Antilles) et en 1685 possédait environ 200 esclaves (Le Monde du 09 mars 2009). C’est la vente de son château au bord de l’Eure, et de son titre à Françoise d’Aubigné, Veuve Scarron, qui en fit la marquise de Maintenon (1635~1719), la gouvernante des enfants naturels de Louis XIV (1638–1715), et de Madame de Montespan ; elle devint l'épouse morganatique du roi après la mort en 1683 de la reine Marie-Thérèse, infante d’Espagne et du Portugal et archiduchesse d’Autriche. Ce n’est pas sans doute pas par hasard qu’elle acquit le titre de Maintenon vu que son premier mari, Paul Scarron, avait investi précisément en Martinique.

5. À l’image de Napoléon, militaire de génie autoproclamé empereur, Jean-Jacques Dessalines, un lieutenant de Toussaint Louverture, ce plus ou moins Spartacus haïtien, proclame le 1er janvier 1804 l'indépendance d'Haïti. qui devient ainsi la première République libre gouvernée par un descendant d’Africains. Comme l’un est devenu Premier consul, Jean-Jacques Dessalines commence par se faire nommer gouverneur général à vie puis, sous le nom de Jacques Ier (1804) il se fait couronner empereur. par Jean-Baptiste-Joseph Brelle, qu'il a fait grand-archevêque d'Haïti le jour précédent.

6. Je ne voudrais pas dire, mais on discerne quand même une certaine tendance à l’absolutisme et au culte de la personnalité, de ces grands chefs militaires de couleur à Papa Doc et à sa milice paramilitaire, les Tontons Macoutes qui ont sévi jusqu’en 1993 et constituent encore semble-t-il un lobby influent…

Accessoirement je me demande comme ça si « Le Crabe aux pinces d'or » n'aurait pas été inspiré par l'or des Caraïbes et la forme de l'île d'Haïti.

Lodi

@ F68.10

L'attaque contre les proches est l'une des raisons de rester dans l'anonymat : les commentateurs peuvent non seulement vous dézinguer mais s'en prendre à ceux que vous aimez. Comment servir la vérité et ne pas les desservir ?
En se revétant d'une armure qui les protège, le masque... Mais on ne peut se montrer et dérober les siens, mais on ne saurait déborder de fierté à leur égard et ravaler sa famille. Cela devrait être compris mais dans l'ardeur du combat, je suppose que certains l'oublient. On passe "un homme, ça s'empêche" en boucle, ici, mais pour ce qu'il en est d'appliquer ce mantra...

La jalousie pourrait-elle expliquer quelques attaques, du moins partiellement ?
En somme, si sa famille n'a rien dont on puisse se féliciter, voir l'excellence des autres peut remuer le fer dans la plaie... Mais les défavorisés de la parentée devraient-ils être pires que les handicapés, dont fort peu souhaitent du mal aux valides ?

Ce n'est pas le bonheur mais le malheur qu'il faut combattre, par exemple en le prenant à la racine en n'incitant pas des gens qui ne sauraient s'occuper convenablement d'enfants à en avoir. On n'est pas obligé d'augmenter son malheur en en passant le relais à des innocents.
Personne ne vous félicite quand on dit ça, mais penser qu'on a peut-être amené des gens à maintenir leur contraception et évité d'écouter quelques sirènes inconscientes, et donc contribué à passer au large d'un piège évitable, c'est assez, dit la baleine.

F68.10

@ Catherine JACOB

Félicitations pour votre exégèse ! Bon, il faut que je me mette au japonais maintenant...

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@ Mary Preud'homme
"À propos de ma famille par alliance, uniquement citée à titre de témoignage se rapportant à un sujet précis, vous comprendrez que je ne souhaite pas m'étendre davantage sur ses origines..."

J'espère que vous aurez remarqué que parmi toutes nos passes d'armes, je ne vous ai jamais attaquée personnellement sur ce point. Une famille et une famille par alliance sont des choses qu'on ne choisit pas ou qu'on choisit parfois plus ou moins, mais en aucun cas un motif sur lequel je vous attaquerais.

"D'où tenez-vous que mon défunt mari avait une ascendance amazonienne ?"

Je ne savais pas qu'il était mort. Peut-être n'ai-je pas suivi tous vos propos. J'espère que vous avez de bons souvenirs de lui.

Catherine JACOB

@ Mary Preud'homme | 22 octobre 2020 à 13:12

Je voulais juste dire que dans mon imaginaire à moi, Hispaniola ne me dit rien quand Haïti cela me parle. Cela dit, je ne suis pas aussi nulle en géographie que Macron pour lequel la Guyane est une île... 😉

Quant au candomblé brésilien ou au vaudou haïtien, ça m'intéresse en tant que survivance (Différence et répétition...), d'une culture loin de ses origines. Il existe d'ailleurs un musée du vaudou à Strasbourg qui s'est installé dans un ancien château d'eau. Chaque fois que je passe devant, je me dis qu'il faudrait que j'aille y faire un tour. Quand le tram aura achevé ses travaux de son côté, ce sera plus facile car pour l'instant, il est impossible de circuler et encore moins de trouver à se garer sans risque à proximité.

Mary Preud'homme

@ Catherine JACOB 21 oct 14:13

Connaissant Haïti depuis 1965 et ayant étudié plusieurs années son histoire, je peux vous affirmer que le mot Hispaniola est le terme le plus employé pour désigner toute l'île.*

À l'inverse de Quisqueya, Babeque, la Isla Espanola, Bohio, Saint-Domingue (période de la colonisation et pré-révolutionnaire), Ayiti Toma et enfin Haïti (Ayiti en créole).

Concernant cette dernière appellation, Ayiti en créole haïtien et non en taino, elle fut choisie par Dessalines après la guerre d'indépendance. Quant à son origine taino, elle est loin de faire l'unanimité.

À propos de ma famille par alliance, uniquement citée à titre de témoignage se rapportant à un sujet précis, vous comprendrez que je ne souhaite pas m'étendre davantage sur ses origines...
_________

*"Hispaniola.
Ce vocable s’est imposé dans la littérature scientifique du monde anglo-saxon (cartographie, géographie, géologie, sciences sociales, etc.) où la forme latinisée de La Española utilisée par les chroniqueurs espagnols et italiens, a été réintroduite depuis de nombreuses décennies"
(Rachelle Charlier Doucet (Alter Presse juillet 2011)"

Ninive

@ Robert Marchenoir | 22 octobre 2020 à 04:02

Alors là vous m'en bouchez un coin, si j'avais pu avoir un doute sur sbriglia vous me l'ôtez... bravo !

Catherine JACOB

@ F68.10 | 18 octobre 2020 à 15:56

Pour faire court:
1. « Zénon! Cruel Zénon! Zénon d'Élée! M'as-tu percé (atteint, du latin peto, atteindre, tomber sur, du grec pétomai, voler), de cette flèche ailée qui vibre, vole et ne vole pas! » PV : Calcul différentiel (soit la limite du taux de variation de la fonction lorsque l'intervalle de variation tend vers zéro) et éternel retour au même .

2. Identité et variation : Retour au même de la métaphysique occidentale ou pratique politique de transformation (slogan de la continuité dans le changement, VGE) Mon premier contact étonné avec cet « être dans un continuum de transformation » a été le petit cours d’un répétiteur en mathématiques… Et je me suis dit alors : « Mais qu’est-ce que tu m’racontes là, qu’est que ce même différent ?? » Cela dit, répéter le même dans la différence a par un moment caractérisé mes propres cours.

3. La Question de ce qui se ressemble et ne se ressemble pas à soi-même: Où est le même, où est le différent où est la vérité de l’Unique portrait ?

Gréaudon

Les enseignants, depuis longtemps, sont parmi les pires des traîtres collabos qui par bêtise, aveuglement, idéologie de la destruction sociétale et aussi, en ce qui les concerne particulièrement, intérêt corporatiste, contribuent à l'invasion de notre pays par les barbares.

Comme en 1940 la gauche - dont les enseignants - a pactisé avec l'ennemi nazi, et finalement permis l'invasion du pays, en empêchant l'achèvement de la ligne Maginot, en sabotant l'industrie d'armement, en transmettant à l'ennemi les codes de transmission militaires, et en démoralisant les soldats en les poussant à ne pas combattre. Relire l'"Etrange défaite" de Marc Bloch. Le nec plus ultra des jeunes socialistes alors était de rencontrer les Jeunesses hitlériennes. Ne dites pas que ce n'est pas vrai, ma mère, alors jeune institutrice, en a été témoin.
L'heure des comptes finira par venir.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"Surtout pour dénigrer quelques vedettes médiatiques parisiennes, qui seront oubliées six mois après leur mort... quelle originalité ! quel courage ! quelle contribution à l'avancement de la science !"

Pas vraiment un avancement à la science. Mais par contre, sur ce point, un réel problème d'entre-soi du monde médiatique. Une prêtrise. Pour le dire poliment. Ainsi qu'une apathie des Français pour aller contester ces gens sur leur propre terrain.

Robert Marchenoir

@ sbriglia | 21 octobre 2020 à 18:53
"Olivier Cyran, cet illustre inconnu selon Marchenoir, les avait décrits il y a longtemps dans un livre assez remarquable 'Les Editocrates'."

N'hésitez surtout pas à nous dire en quoi il mérite sa minuscule notoriété auprès de vous exclusivement (plus, peut-être, dix personnes). Au moins, cela pourrait apporter quelque chose d'intéressant au débat, à défaut d'être juste ou simplement exact.

Vous savez, des imbéciles qui publient des livres, il y en a des milliers... vous faites encore partie des gens que l'on peut impressionner en annonçant : j'ai écrit un livre ?

Surtout pour dénigrer quelques vedettes médiatiques parisiennes, qui seront oubliées six mois après leur mort... quelle originalité ! quel courage ! quelle contribution à l'avancement de la science !

Surtout quand on doit s'y mettre à quatre pour rédiger cet ouvrage... surtout quand il s'agit de vomir sur des pontes de la corporation dont on fait partie... Car il est vrai qu'Olivier Cyran, dont j'apprends dans la bafouille marketing de son livre qu'il est "journaliste et traducteur", n'a jamais particulièrement brillé dans sa profession...

En revanche, je remarque qu'il s'est joint à une entreprise manifestement inutile consistant à tirer des vaches dans un couloir (du genre de Jacques Attali), et que cette entreprise a la malhonnêteté d'insérer, dans cette galerie de personnes plus ou moins intéressantes, un authentique chercheur, un esprit qui a véritablement apporté une contribution utile au savoir commun, j'ai nommé l'historien de l'économie Jacques Marseille.

Il est vrai que ce dernier a commencé au parti communiste avant de se convertir au libéralisme, tandis qu'Olivier Cyran, d'après ce que l'on peut tirer de sa maigre notice Wikipédia, n'est qu'un scribouilleur gauchiste de dixième rang dont il existe des paquets et des wagons :

"Il décrit la ligne éditoriale adoptée depuis les attentats du 11 septembre 2001 par Charlie Hebdo comme une 'machine à raffiner le racisme brut' effectuant un 'pilonnage obsessionnel des musulmans'."

L'éternelle, la répugnante inversion accusatoire de la gauche. Vous avez particulièrement bien choisi votre moment pour nous faire la promotion de ce scélérat. Pour l'instant, les victimes du pilonnage obsessionnel et du racisme brut, ce sont plutôt les profs d'histoire et quelques autres représentants du monde culturellement chrétien et juif.

La preuve que les mots ne veulent plus rien dire, après un siècle d'usinage par la machine de démolition systématique de la gauche. Les ordures, ce ne sont pas ceux qui décapitent des gens, ce sont ceux qui expriment, à propos des premiers, des opinions pas forcément élogieuses par l'intermédiaire de mots couchés sur du papier.

Tenez, pour effacer ces miasmes, je vous propose cette remarquable réfutation des mensonges de Robert Faurisson par un type qui n'a même pas écrit de livres, qui n'est ni journaliste ni universitaire, qui est tout juste informaticien, si j'ai bien compris, et dont le travail d'historien amateur sur le négationnisme recueille les éloges des historiens de métier qui se consacrent à ce sujet.

Gilles Karmasyn, animateur du site PHDN (Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes), fait dans cet entretien une démonstration éblouissante non seulement de la fausseté des thèses de Robert Faurisson (même si l'on ne se pose pas une seconde la question de leur véracité, il est important de comprendre pourquoi et en quoi, très précisément, elles sont fausses), mais aussi, la démonstration que Faurisson mentait, qu'il savait que ses allégations étaient fausses, qu'il savait que les documents sur lesquels il s'appuyait prouvaient exactement le contraire de ce qu'il a passé sa vie à nous dire.

Cet entretien est fondamental pour comprendre la perversion des complotistes, des propagandistes, des sectaires, bien au-delà des seuls négationnistes. Il éclaire le fonctionnement mental des pipoteurs de tout poil, il aide à comprendre pourquoi ils sont si dangereux, et, oui, cela inclut des gens de droite comme des gens de gauche, et au premier chef les "anti-racistes" comme votre corniaud, les guerriers de "l'islamophobie", les millions de tordus issus du fumier communiste qui nous ont conduits là où nous en sommes : à ce que le président de la République accompagne le cercueil d'un professeur décapité parce qu'il a montré des dessins à ses élèves.

Lucile

@ Laurent Dingli
"Très émouvante cérémonie en hommage à Samuel Paty"

Je lui en veux de faire du beau avec de l'affreux, de l'émotion après-coup, une mise en scène irréprochable digne d'un pays qui a son amour-propre.
Je comprends bien qu'il ne pouvait pas bâcler la cérémonie, il a été parfait, et je suis sans doute injuste.
Mais l'envers du décor est cauchemardesque.

Catherine JACOB

@ Mary Preud'homme
« Décidément la communication ne passe pas !
D'où tenez-vous que mon défunt mari avait une ascendance amazonienne ? Alors que j'avais bien précisé que sa mère descendait d'une lignée taino. Pour mémoire les Tainos étaient une des ethnies d'Hispanolia (ex-Haïti), avec les Arawaks qui peuplaient cette île à l'arrivée de Christophe Colomb. »

Ah effectivement, les Taino représentent un ethnie considérée comme distincte du groupe des Arawaks qui sont bien eux, des Amérindiens des Antilles issus de la forêt amazonienne.

Toutefois linguistiquement proche dit-on, bien que du point de vue de la symbolique, de la mythologie et des traditions, des spécialistes les rapprochent des Mayas de la péninsule du Yukatan.
On dit aussi qu'au cours de leurs migrations dans les Caraïbes, les Taino se sont différenciés en plusieurs groupes :
1. les Taino Lucayan (aux actuelles Bahamas),
2. les Taino occidentaux (à Cuba),
3. les Taino centraux (à Hispaniola et Porto Rico) et
4. les Taino orientaux, dans les petites Antilles.
La grand-mère de votre défunt mari descendrait donc des Taino centraux.

Il paraît qu'à Hispanolia (ex-Haïti donc – en langue taino Ayiti c'est-à-dire « terre de hautes montagnes » paraît-il – mais Haïti ou encore Saint-Domingue, ça me parle mieux comme toponymes qu'Hispanolia), il y avait cinq grands caciques avec des sous-caciques. Sans doute votre belle-mère, belle, cultivée et artiste, appartenait-elle à l’une de ces lignées.

Qui dit Haïti dit aussi vaudou et île de la Tortue, ce bastion des flibustiers et des boucaniers. Ce sont des noms qui parlent d’aventure… ce qui sans doute, doit représenter un bon potentiel touristique.

« Rien à voir donc avec les Indiens d'Amazonie dont l'histoire est touchante et le devenir devrait nous interpeller... »

Et comment, vu qu’il s’agit du « poumon de la terre » même si elle produit moins d’oxygène que les océans. Pour ma part, je suis sensibilisée à cette question depuis les années 70.

Nonobstant, « Une étude de 2001 fondée sur l'analyse de l'ADN mitochondrial (donc issu de la lignée féminine, ce que représente la grand-mère de votre défunt mari) d'un échantillon de population portoricaine tend à accréditer une autre hypothèse, selon laquelle la population actuelle des Caraïbes, héritière des Tainos par les femmes, serait au-delà, issue en large part des territoires actuellement peuplés par les Yanomami, dont elle serait cousine.
Selon les auteurs, le résultat de l'analyse génétique est également confirmé par des considérations linguistiques et archéologiques. On sait effectivement que des groupes, tels les Caraïbes qui ont donné son nom à la région, sont remontés d'Amérique du Sud dans les Caraïbes. »

Or qui sont les Yanomami sinon l'un des peuples indigènes des forêts tropicales humides d’Amérique du Sud, à la fois au Brésil et au Venezuela. Autrement dit si ce n'est pas la forêt amazonienne, ça y ressemble.

Vu d’autre part qu’a été évoquée la question de la vulnérabilité des Indiens aux épidémies européennes, on peut également citer le fait qu'en « 2009 un groupe de Yanomami vivant dans 'un village sans aucun contact antérieur documenté avec des Occidentaux' a fait l'objet d'une étude microbiologique qui a amené deux découvertes :
1. le microbiote (intestinal, buccal et cutané) de ces Yanomami « héberge un microbiome contenant la plus grande diversité de bactéries et de fonctions génétiques jamais répertoriées dans un groupe humain », dont possiblement « des bactéries potentiellement bénéfiques » encore inconnues et qui pourraient disparaître avec l'occidentalisation de ces tribus.
2. Il contenait également des bactéries résistantes aux antibiotiques qu’on suppose leur avoir été apportées par…les oiseaux ! »

« J'ai bien de la famille en Guyane toute proche mais ils sont plus blancs que blancs ! »

Moi aussi (CNRS).

Laurent Dingli

Très émouvante cérémonie en hommage à Samuel Paty dans un lieu qui m'est particulièrement cher. Très puissant discours du président de la République. La première fois que je le vois sincèrement ému. Le défi va être de mettre ses actes au niveau de ses paroles.

stephane

@ Patrice Charoulet

Je vous rejoins car effectivement certains intervenants, y compris sur des blogs, se prennent pour des éditorialistes, s'éloignent du sujet, et parlent ou écrivent vraiment pour ne rien dire.

sbriglia

"Je le dis aux éditorialistes de pacotille que l'on nous propose tous les jours à la télé... dont on ne dira pas les noms" 
Rédigé par : Patrice Charoulet | 21 octobre 2020 à 17:43

Olivier Cyran, cet illustre inconnu selon Marchenoir, les avait décrits il y a longtemps dans un livre assez remarquable « Les Editocrates ».

Mary Preud'homme

@ Savonarole | 21 octobre 2020 à 18:05

Ils sentent que le vent a tourné et déjà il sont les premiers à faire la leçon sans vergogne à ceux qui les ont précédés de trente ans et ont ouvert la route avec quelles difficultés. Et demain ces mêmes nouveaux convertis continueront sans complexe à se mettre en avant afin de récolter, le cas échéant, mérites, médailles et honneurs... À l'image des résistants de la dernière heure en 1945 (ex-collabos et profiteurs en tout genre).
Comportement hypocrite et lâche qui pour ma part ne me fait pas rire mais aurait plutôt tendance à m'écoeurer de plus en plus.

Savonarole

Ce drame absolu aura eu un effet comique involontaire.
On ne compte plus sur nos médias les retournements de veste.
Il faut aujourd’hui écouter Nicolas Domenach, qui longtemps s’est affronté à Éric Zemmour pour aujourd’hui réciter l’abécédaire de Zemmour, ou Julien Dray, grandiose, qui reprend en sabir socialiste tout ce que dit la smala Le Pen depuis quarante ans, Christophe Barbier, Patrick Cohen inouï, il est devenu pour tout ce contre quoi il était. Ineptes Janus.
Rappelez-vous ils étaient contre tout ce que le réel affichait, viols, mauvais regards, égorgements, etc.
Les Groucho Marx du journalisme... voyez.

https://www.youtube.com/watch?v=xHash5takWU

Patrice Charoulet

Vous avez dit « éditorialiste » ?

Depuis des années, je suis agacé du nombre incroyable de prétendus « éditorialistes » que l'on nous présente sur toutes les chaînes de télé. C'est, la plupart du temps, la flatterie que l'on fait à des gens qui sont journalistes ou rien du tout, et dont on ne peut lire les éditoriaux nulle part. Je ne citerai personne, ne voulant blesser personne.

Je lis la presse nationale, gratuitement, dans ma médiathèque de province. Aujourd'hui, entre autres, je tombe sur « Le Figaro » du 18 octobre. Si vous ne le lisez pas, je vous signale que « l'éditorial » du « Figaro », chaque jour, est signé par une vingtaine d'excellents journalistes, qu'on n'entend pratiquement jamais à la télé et que le directeur des rédactions, Alexis Brézet, ne rédige cet éditorial que dans les grandes occasions, tous les six mois (?), tous les ans (?), tous les deux ans (?). Cela m'étonne tellement que je me promets, périodiquement, de lui envoyer un message pour lui demander la raison de cette extrême rareté. D'autant que, sans nier les mérites de ses confrères du journal, Alexis Brézet me paraît excellent.

Ce 18 octobre, son éditorial (« Les larmes, les hommages, et après ? ») n'est pas bon, n'est pas très bon, mais excellent. Voilà ce que c'est qu'un éditorialiste. Je le dis aux éditorialistes de pacotille que l'on nous propose tous les jours à la télé... dont on ne dira pas les noms.

Catherine JACOB

@ Achille | 21 octobre 2020 à 11:10

Exact. Il ne s'agissait cependant pas avec cette encyclique Non abbiamo bisogno (soit Nous n'avons pas besoin) rédigée en italien et promulguée le 29 juin 1931 tandis que le pape François est né lui, en décembre 1936, d'alerter sur les crottes de chiens au sens propre, mais sur la montée de l'autoritarisme en Europe. L'année suivante Pie XI dénonce plus spécifiquement le nazisme avec Mit brennender Sorge écrite en allemand (soit: Avec une brûlante inquiétude) à savoir les persécutions dont est alors victime l'Église allemande ainsi que notamment, ce qui est plus ou moins à l'ordre du jour parmi les commentaires critiques sur le blog, le mythe du « Sang et de la Race » et le culte du chef ou encore "le primat du naturalisme et des caractéristiques génétiques sur le principe de grâce et de dignité humaine", ainsi que la même année, le communisme (encyclique Divini Redemptoris) en tant que « intrinsèquement pervers ». Mais j'imagine que sbriglia le savait parfaitement.

Mary Preud'homme

@ Catherine JACOB | 21 octobre 2020 à 09:18

Décidément la communication ne passe pas !
D'où tenez-vous que mon défunt mari avait une ascendance amazonienne ?
Alors que j'avais bien précisé que sa mère descendait d'une lignée taino. Pour mémoire les Tainos étaient une des ethnies d'Hispanolia (ex-Haïti), avec les Arawaks qui peuplaient cette île à l'arrivée de Christophe Colomb. Très pacifiques les Tainos avaient pour seuls ennemis les Caraïbes venant d'îles voisines, lesquels de temps à autre tentaient des razzias avant l'invasion des Espagnols.

Quoi qu'il en soit, en 1870, au moment de la naissance de la grand-mère maternelle de mon mari, il ne restait qu'une poignée de Tainos pure souche qui finirent par se fondre définitivement dans la population locale à la suite d'unions avec des métis ou des mulâtres, et non de noirs en raison d'un tenace préjugé de couleur. Je précise que ma belle-mère était d'une extraordinaire classe et beauté à en juger par les photos de famille car je ne l'ai pas connue vu qu'elle est morte à quarante-cinq ans. Elle était également très cultivée pour une femme de sa génération et douée pour la musique et la peinture, activités de loisir qu'elle pratiquait avec passion...

Rien à voir donc avec les Indiens d'Amazonie dont l'histoire est touchante et le devenir devrait nous interpeller... Mais bon, ce n'était pas le sujet et nous n'avons aucune parenté même par alliance avec les ethnies d'Amazonie. J'ai bien de la famille en Guyane toute proche mais ils sont plus blancs que blancs !

Achille

@ sbriglia | 21 octobre 2020 à 09:08
« Le pape François l'a d'ailleurs confirmé dans sa très belle encyclique : "Non abbiamo bisogno escrementi canini" »

Il semble que ce soit plutôt le pape Pie XI . Mais le contexte reste sensiblement le même…

Catherine JACOB

@ Mary Preud'homme | 21 octobre 2020 à 00:52

Mais ma chère Mary, un seul pillage, une seule femme violée, un seul enfant torturé, un seul homme massacré, c'est déjà trop ! Je pensais que nous étions bien d'accord sur ce point.

Ce que j'ai dit, indépendamment par ailleurs du fait que j'ai utilisé le conditionnel, c'est que, eu égard au nombre total d'autochtones ayant pâti d'une manière ou d'une autre de l'arrivée des colons européens sur le sol nord-américain et sans distinction de leurs nationalités ni des bisbilles entre elles préexistantes à l'arrivée de ces colons et qu'ils ont importées avec le reste, l'action des virus et autres bactéries dont ils étaient les hôtes sans le savoir et qui a eu une action, pour l'époque non intentionnelle de leur part, aurait été largement plus importante que l'action dolosive intentionnelle, et donc reprochable, sous quelque forme qu'elle se soit manifestée.

Et puisque votre mari avait une ascendance amazonienne, j'imagine que vous devez être particulièrement sensibilisée à l'action que, bien que désormais on la connaisse comme telle on n'a guère tenté de neutraliser, ce qui est en effet reprochable, sur les Indiens de la forêt amazonienne des bacilles et autres facteurs de maladies apportés les populations européennes dont tous les ressortissants ne sauraient être considérés comme mauvais.

On sait également que la disparition de certaines populations autochtones est due au Japon à une cause semblable, au troisième ou quatrième millénaire avant l'ère commune et, à cette époque, il ne s'agissait pas des ressortissants d'une Europe qui n'existait pas en tant que cette entité géographico-politique qu'elle est désormais, mais de l'arrivée de nouvelles ethnies en provenance de Chine.

Sachez accessoirement que la grand-mère maternelle de deux de mes petits-neveux aurait une lointaine ascendance olmèque et la physionomie de l'un d'eux, faisait tout à fait penser bébé, et même de façon hallucinante, à certains masques en jade produits par ce peuple, disparu longtemps avant l'arrivée des Européens, et pour lequel comme pour nombre d'autres peuples de Mésoamérique, le jaguar était l'animal sacré par excellence.

Bref, il ne s'agissait donc pas de minimiser mais de souligner, le sujet du discours étant les conséquences de la rencontre de populations différentes sur une grande échelle, qu'elles ne se résument pas à la dualité amour / haine mais qu'elles ont nombre d'autres conséquences méconnues jusqu'à l'époque contemporaine.

Saluons au passage l'action de la figure emblématique de la défense de la forêt amazonienne et de la culture indigène, j'ai nommé le chamane Raoni.

sbriglia

« Le cas des promeneurs qui ne ramassent pas relève plus de l’éducation du maître que du comportement du chien qui obéit à un besoin bien naturel. »
Rédigé par : Achille | 21 octobre 2020 à 07:57

Le pape François l'a d'ailleurs confirmé dans sa très belle encyclique : "Non abbiamo bisogno escrementi canini"

Lodi

@ F68.10

Merci pour le lien enchanteur !

"Oui, vous en avez oublié un: faire attention à ce que, face à la provocation, un faux pas ne puisse pas être exploité."

Oubli parce que je ne l'ai pas spécifié, mais d'un autre côté "Ne pas commettre d'injustice" inclut de ne pas se laisser aller à de basses provocations ni à quelques autres malhonnêtetés intellectuelles, à mon avis.

Achille

@ Patrice Charoulet
« En revanche, je vois des gens qui sortent leurs chiens, qui font leurs besoins (liquides et solides).
Quand les déjections ne sont pas liquides, deux sortes de promeneurs : ceux qui ramassent et ceux qui laissent. »

Le cas des promeneurs qui ne ramassent pas relève plus de l’éducation du maître que du comportement du chien qui obéit à un besoin bien naturel.

Patrice Charoulet

"Boualem Sansal: "À la guerre, on répond par des actes décisifs et non par des discours émus""
19 octobre 2020 L'Express Propos recueillis par Anne Rosencher

"Quelle horreur, quelle barbarie, on décapite un prof pour une caricature qui a fait mille fois le tour de la planète ! C’est dire la rancoeur et la folie des islamistes.
On condamne en rivalisant d’émotion et de formules, on affirme son soutien à la famille de la victime, on rassure le corps enseignant et les parents d’élèves, on appelle à des mesures fortes, on promet la fermeté. Voilà ce qu’on entend sur les ondes. On fait son devoir, on a la conscience tranquille… jusqu’à la prochaine horreur, la prochaine barbarie.

Tout cela montre que la France ne comprend toujours pas la réalité à laquelle elle est confrontée. Elle se croit frappée par des terroristes, des jeunes fichés S ou pas, alors qu’elle subit une guérilla qui peu à peu prend son élan pour un jour atteindre les dimensions d’une guerre totale, comme beaucoup de pays l’ont vécue et la vivent encore à des degrés divers (Algérie, Mali, Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Somalie).
L’islamisme ne fait pas dans le terrorisme et ceux qui égorgent et violent au nom de l’islam ne sont pas des assassins, ni des fous, ni des ignorants. Il faut enfin regarder les choses en face et employer les mots qui conviennent. L’islamisme est un Etat souverain, un Etat qui n’a pas de territoire propre, pas de frontières, pas de capitale, pas de citoyens mais des fidèles unis dans la Oumma, présente dans toutes les régions du monde, dans la maison de l’islam et dans la maison de la guerre, pas de constitution mais la charia tirée du saint Coran et des hadiths authentiques.

Ses soldats, policiers, imams, juges et bourreaux ne sont pas des fonctionnaires mais les fidèles eux-mêmes, sans liens hiérarchiques entre eux, agissant chacun selon ses moyens et les circonstances, en solitaire ou avec ses proches, parents, amis, voisins et des volontaires venus de plus loin.
Allah ordonne à chaque musulman, où qu’il soit dans le monde, d’oeuvrer par tous les moyens à l’expansion de l’islam, de le défendre au prix de sa vie, de combattre les mécréants et de châtier les blasphémateurs et les apostats.

Cette guerre, il la fait au monde entier, aux musulmans qui n’appliquent pas la charia, aux chrétiens, aux juifs, aux athées. La France est plus fortement touchée en raison de son histoire propre (la colonisation, son soutien aux dictatures arabes, la présence sur son sol d’une émigration nombreuse mal intégrée qui peu à peu s’est détachée de la communauté nationale). C’est à cela qu’a obéi le jeune tchétchène de Conflans-Sainte-Honorine.

Pour les Français, c’est un assassin, pour les islamistes il s’est comporté en musulman sincère et courageux, il a jugé ce professeur pour blasphème, l’a condamné à mort et l’a exécuté, conformément à la charia. En récompense, il ira au paradis et aura les 72 vierges promises par Allah.

Il est plus que temps que la France regarde ces choses dans leur réalité nue, et se convainc qu’à la guerre on répond par des actes décisifs et non par des discours émus."

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/boualem-sansal-la-france-ne-comprend-toujours-pas-ce-a-quoi-elle-est-confrontee_2136666.html

Mary Preud'homme

@ stephane | 20 octobre 2020 à 17:25

De mon côté je vais peut-être vous étonner. J'ai beaucoup apprécié votre fair-play.

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@ Catherine JACOB
"La première cause de la mortalité des Amérindiens fut l'introduction de nouvelles maladies par les Européens. Les populations autochtones n'étaient en effet pas immunisées contre la peste, la variole, la coqueluche, la rougeole, la grippe ou la varicelle. A cet égard, il semble établi que les autres causes de la dépopulation (les guerres, l'alcool, etc.), sans être insignifiantes, auraient été tout à fait secondaires ».

C'est bien vous qui avez écrit le texte ci-dessus n'est-ce pas ? Considérant comme "tout à fait" secondaires par conséquent dérisoires les autres causes : le travail forcé, les brutalités, tortures, privations, pillages, viols et les génocides pour les plus rebelles dans toutes les Amériques, dont furent victimes les autochtones et qui pour certaines ethnies conduisirent à leur extinction quasi totale (je pense notamment aux Tainos*, dont mon mari était un descendant par la branche maternelle).

*Je sais que l'on a longtemps prétendu que la race des Tainos était complètement éteinte, ce qui est faux.

F68.10

@ Lodi
"J'imagine que j'en oublie..."

Oui, vous en avez oublié un: faire attention à ce que, face à la provocation, un faux pas ne puisse pas être exploité. Des gens comme Wil, inconsciemment ou pas, scrutent le faux pas pour vous mettre la tête sous l'eau de manière répétée en appuyant répétitivement sur un point précis. Il tente de le faire au sujet des masques. Quelque part, j'ai en effet eu l'imprudence, indistinguable de la courtoisie, de débattre avec lui d'un point qu'il m'attribuait à tort et que je n'ai pourtant pas soulevé. C'est fourbe et il en joue. C'est une perte de temps et une pollution argumentative, mais lorsque la liberté d'expression est totale ou quasi totale, il faut prendre la peine de se défendre de cela. Et c'est là que le faux pas est scruté en permanence.

Peut-être qu'un jour la culture française considérera ce type de rhétorique wiliesque comme inacceptable. Mais pour l'instant, force est de constater que ce n'est pas le cas.

Pour rendre justice à Wil, je me permets de référencer la nature exacte de son argumentation anti-masque, que je me permets de mettre en rapport avec celle de Robert Marchenoir.

"Bien, il est l'heure que j'aille m'oublier chez Morphée !"

Faites de beaux rêves.

Lodi

@ F68.10
"Il y a certes un temps pour tout, mais il est tout aussi dangereux de reconnaître des fautes qui n'existent pas."

C'est difficile, mais il faut être juste :

- Ne pas commettre d'injustice
- Eviter d'en subir et sinon les punir
- Protéger les autres des injustes
- Les protéger de leurs fausses culpabilités
- Si on a été injuste, s'humilier et réparer
- J'imagine que j'en oublie...

"Quand je complimente, ce n'est pas tout en sournoiserie, mais justement en retenue. Pour pouvoir retirer le compliment si son récipiendaire en abuse."

C'est plus prudent.

Cependant, j'ai appliqué la règle d'or qui est de me comporter comme j'aurais voulu qu'on agisse pour moi en pareil cas... Changer serait plus prudent mais, je m'en avise, m'éloignerait de mon idéal : dilemme.
Bref, on s'en fiche, je n'éprouve de sentiments lyriques, à présent, que pour qui le mérite.

"Il y a effectivement des raisons de contraindre à la soumission. Mais ce n'est pas un but en soi, seulement un moyen."

Je sais qu'il y a le risque de l'oublier.
Bien, il est l'heure que j'aille m'oublier chez Morphée !

Ellen

Marine Le Pen: "Puisque le terrorisme est un acte de guerre, il exige une législation de guerre"

Et j'ajoute, des actions fermes, sans compromission et sans faiblesse aucune.

Bravo !

Voici un discours juste, ferme et réaliste ! C'est le moment ou jamais pour agir avant qu'il ne soit trop tard.

https://www.youtube.com/watch?v=0rMeB60UNvY&ab_channel=LePoint

Lodi

@ Catherine JACOB 19 octobre 2020 à 15:09

Intéressant.

Toutes sortes de gens écrivent pour le tiroir, éventuellement des chefs-d'oeuvre :

https://www.lisez.com/livre-de-poche/le-maitre-et-marguerite/9782221221136

Je comprends mieux les gens se désespérant de ne pas être lus, sans doute mon côté pessimiste : j'ai plus de mal à m'identifier à qui est sûr que sa bouteille à la mer soit trouvée ou que cela ne soucie guère.
Ceci dit, je pense qu'on pourrait écrire un livre sur les livres du tiroir, si ce n'est déjà fait.

Sinon, le tiroir est-il un symbole, comme le loup, du temps qui dévore, de l'oubli, ou au contraire, l'équivalent d'un sarcophage préservant ce qui peut l'être ? Il me semble en tout cas toujours lié à la mort.

Ellen

@ Savonarole | 20 octobre 2020 à 18:15

Ah tiens, le pépère rapplique sans qu'on le lui ait demandé.
C'est un coup de trop qui vous rend si bête et insultant.
Il est temps d'aller faire dodo. N'oubliez pas votre chèvre.

Chemin de traverse

Fermeture de la mosquée de Pantin pour six mois !

Les fidèles effarouchés parlent d'injustice et que ce serait
l'assassin par décapitation "seul" qui devrait payer.
Ils disent qu'on les prive d'un lieu où ils peuvent se rassembler.
Et nous, de quoi nous privez-vous ? Peut-on savoir ?
De la liberté de "dire" ? Toutes les religions peuvent être
non seulement remises en question mais également critiquées...
Et présentement, vous ne sentez pas dans quel état sont les Français ? Le traumatisme de tous sans exception...

Nous n'avons pas de signe ostentatoire et donc nous devrions nous soumettre... Stop - STop - STOp - STOP.

Savonarole

@ Ellen | 20 octobre 2020 à 14:03

Je vous devinais idiote, mais pas à ce point-là. C’est une révélation.

Robert Marchenoir

@ [email protected] | 20 octobre 2020 à 10:30
"Le mérite de ce texte de Cyran."

Quel mérite ? Il s'agit d'une interminable dégoulinade verbale avec des frisures littéraires, dont le seul contenu consiste à dire que le "racisme" et "l'islamophobie", c'est mal, et à en accuser Charlie Hebdo.

Donc histoire de remettre l'église au centre du village, je rappelle que le "racisme" c'est très bien, et "l'islamophobie" aussi. Comme le prouvent les événements récents.

Voilà. C'est beaucoup plus court que le "texte" de cet obscur dessinateur gauchiste dont l'histoire n'a pas retenu le nom, et puis ça a le mérite de la clarté morale.

(Dans ce "texte", Cyran ose nous resservir le bobard gauchiste selon lequel le foulard musulman ne serait qu'un bout de tissu. Cela suffit à discréditer intégralement son auteur. Au demeurant, ce "texte" a été publié sur un site d'extrême gauche semblable à mille autres sites d'extrême gauche, donc je vois mal en quoi il pourrait prétendre à l'oecuménisme politique. Ceux qui s'y retrouvent devraient plutôt admettre qu'ils sont des Degauche parfaitement ordinaires.)

Catherine JACOB

@ Lodi | 19 octobre 2020 à 15:09
« ...écrire pour le tiroir, à mon avis, c'est comme lancer une bouteille à la mer pour après sa mort sans avoir personne s'étant engagé à prendre votre relais.
C'est le tic-tac, tic-tac, votre mort et celle de votre œuvre qui vit avec vous, dans le tiroir, un rappel et un reproche. »

Avez-vous entendu parler de Martin Joachim du village Crottes, menuisier de son état, 38 ans, marié et père de quatre enfants ?

Jacques-Olivier Boudon, professeur d’histoire contemporaine, a travaillé sur les confessions que ce menuisier a laissées à ses descendants sous le plancher d'un château des Hautes-Alpes.

Observateur des mœurs de ses contemporains et en particulier concernant ce sujet peu abordé et donc peu connu par leur propre bout de la lorgnette qu’est « La manière dont les Français du peuple vivent leur sexualité », sur le mode d'une sorte de L’amour est dans le pré avant la lettre.

On apprend donc que « L'artisan menuisier épouse le 26 avril 1870 Marie-Virginie-Antoinette Robert, "âgée de 18 ans simple et modeste ayant jamais vu aucune pine avant son mariage avec moi", croit-il important de préciser » à propos de ce mariage d’inclination, et fort de son expérience d’époux de la belle, il consigne cette mise en garde sur les tablettes qu’il confie au plancher : « Ami lecteur quand tu prendras femme demande-lui son instruction et non pas d'argent pour dot » et donne son avis sans fausse pudeur sur la tutelle du clergé en matière sexuelle.

Sujet d’une brûlante actualité s’il en est, quand bien même la religion concernée n’est plus la même, et sujet qui n’a rien perdu de son intérêt à attendre tranquillement sous le plancher du château de Picomtal d’y être découvert.
Le toponyme de la commune est une francisation du nom occitan Las Cròtas, nom désignant toutes sortes de souterrains et notamment les grottes, et qui semble donc avoir exercé son influence sur le choix de son tiroir par Martin Joachim.

Ceci dit, la première fois que pour ma part j’ai entendu parler du village des Crottes qui en 1970 a changé son nom en Crots, c’était à propos de la Légende de la fontaine de l'ours qui m’a particulièrement intéressée du fait qu’il existe dans le bois où je promène parfois mes chiens, « la Fontaine de Messire Petz », qui nomme l’ours en territoire de l’Ours, via un antique tabou de chasse qui veut que, sur le modèle de « quand on parle du loup on en voit la queue », on évite d’appeler l’ours par son véritable nom car ce serait une façon de l’invoquer et de le faire sortir de sa tanière ou pourquoi pas, de dessous le lit ou encore du tiroir...

stephane

@ Mary Preud'homme

Au risque de vous décevoir, je suis totalement d'accord avec vous et admire votre hauteur de vue synthétisée en bien peu de mots.
Dans cette affaire la défense à géométrie variable de la liberté d'expression, y compris par certains de ce blog, prouve, s'il était nécessaire, qu'il y a encore du boulot.
Je salue la modératrice du blog pour sa contribution à cette liberté de parole.

Ellen

Faut taper très très fort sur ces islamistes criminels ! Ensuite DEHORS ! Retour chez eux. Pour leur voyage, on leur offrira, en bon souvenir, quelques exemplaires des caricatures de Charlie.

Merci aux 13 régions de France toutes d'accord, d'avoir pris d'initiative de montrer les caricatures de Charlie à toutes les écoles de France.

En réaction à l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, les 13 régions de France ont pris l’initiative de publier un livre de caricatures politiques et religieuses pour le diffuser dans les lycées, a annoncé lundi le président de Régions de France Renaud Muselier.

https://www.challenges.fr/politique/les-regions-diffuseront-un-livre-de-caricatures-dans-les-lycees-annonce-muselier_733312

F68.10

@ Wil
"Blablabla... Pfff. Totalement fascinant... C'est bien au moins vous ne vous ennuyez jamais tout seul."

Quand vous pratiquez des attaques personnelles, ne vous étonnez pas de recevoir des réponses personnelles.

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@ Lodi
"Bref, la paix avec les uns est conditionnée par leur soumission et leur rôle d'allié face aux autres."

Il y a effectivement des raisons de contraindre à la soumission. Mais ce n'est pas un but en soi, seulement un moyen.

"D'ailleurs, tenez, si on est trop gentil, soit admiratif, soit reconnaissant, on se fait traîner dans la boue, par l'intéressé ou par le public : je vous conseille de ne jamais commettre de telles bourdes si c'est en ingénu."

Quand je complimente, ce n'est pas tout en sournoiserie, mais justement en retenue. Pour pouvoir retirer le compliment si son récipiendaire en abuse. Mais effectivement, les gens ne savent pas reconnaître leurs fautes. Il y a certes un temps pour tout, mais il est tout aussi dangereux de reconnaître des fautes qui n'existent pas. C'est pour cela que la discussion est pénible avec des gens comme Wil ou Savonarole dont le moyen d'argumentation principale est la tentative d'humiliation.

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@ sbriglia
"Remarquable texte, en effet, que je ne découvre, à ma grande honte, que sept ans après... Dissection au scalpel des dérives et des phobies de Charlie Hebdo..."

Je le trouve pauvre et acrimonieusement comminatoire, tout du moins rétrospectivement. Le problème soulevé par le comportement de Philippe Val et d'autres était entier. Même à gauche les gens trouvaient qu'il poussait le bouchon. Ce qui ne change rien à la question actuelle sur Charlie Hebdo. Par contre, certains semblent vouloir revenir sur le droit au blasphème en s'appuyant sur ce passé qui fut tendu entre certains membres de Charlie Hebdo. L'hypocrisie est alors totale. Surtout venant de ceux qui n'ont jamais réellement toléré Charlie Hebdo avant 2000.

"Quelle image déformée avez-vous de Savonarole pour affirmer de façon aussi péremptoire son manque de crédibilité en l'espèce ?"

L'image qu'il projette. D'un côté il chouine quand on râle contre la torture en Algérie, et de l'autre il joue les vierges effarouchées quand un Pakistanais débloque (de manière assez hilarante) avec des "asssseeezzz !" et des trémolos dans la voix. C'est du grand n'importe quoi.

"Savonarole se bat depuis longtemps contre les fausses valeurs de ces baudruches qui se parent avec hypocrisie du masque de la liberté d'expression pour devenir les pires fossoyeurs de la tolérance..."

De ce que j'en vois, il se bat contre la liberté d'expression tout court, et pas que sur Charlie. Il faudra qu'il m'explique sa position en détail, mais comme il n'aime pas argumenter... Ah là là !

"...a-t-il le droit de se reconnaître dans ce texte sans que vous lui fassiez un procès d'intention à l'aune de vos préjugés sur lui ?"

Il fait ce qu'il veut. Je ne le trouve pas crédible pour un sou. Quant à se plaindre que je lui fasse un procès d'intention, je ne vois pas pourquoi je lui ferais la faveur de prendre votre plainte en considération compte tenu de son comportement passé.

"Le mérite de ce texte de Cyran est qu'il peut recevoir l'aval de gens aussi éloignés sur l'échiquier politique que Savonarole et Achille, par exemple... Et, accessoirement, de votre serviteur..."

Et je pense que vous avez tort sur toute la ligne, et que vous n'avez aucune idée de ce que vous êtes prêt à avaliser. À moins que vous en ayez une idée précise, auquel cas c'est encore plus grave.

Petite remarque: observez cette caricature de Charlie Hebdo, mentionnée dans l'article proposé par Tomas (dont les commentaires sont particulièrement hilarants, et au sujet desquels j'aimerais lire une réflexion structurée de la part de Savonarole... je peux toujours courir). S'agit-il de quelque chose d'offensant vis-à-vis de l'islam ? Des musulmans en tant que personnes ? Ou vis-à-vis des grands esthètes qui nous ont gratifiés de cet intemporel chef-d'oeuvre ? Admirez-en un extrait...

Faudrait peut-être commencer à réfléchir deux minutes...

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@ Mary Preud'homme
"Bravo !"

Ce qui est aussi valable pour vous.

Mary Preud'homme

@ stephane | 20 octobre 2020 à 11:48

Avez-vous vu les caricatures en question ? Satiriques certes mais n'est-ce pas le but de ce genre de presse ?
Il me semble par ailleurs que vu leur contenu, elles n'avaient pas le caractère d'obscénités que vous leur prêtez avec vos comparaisons.
Et quand bien même cela serait, impossible de trouver la moindre justification à ce crime abominable et à l'odieuse mise en scène de la décapitation !
Imaginez un instant la sidération et l'horreur des policiers qui ont dû faire les premiers constats ? Cela fait froid dans le dos !

Ellen

@ stephane | 20 octobre 2020 à 11:48

Votre vision des choses, complètement fausse, est celle d'un obsédé sexuel parce que le dessin de Charlie ne présente pas les choses à votre image.
Vous n'avez rien compris, mais alors rien du tout.
Ce dessin titré "Tout ça pour ça", montre leur Mahomet se tenant la tête d'effroi ou de honte pour ses fidèles: "Mahomet débordé par les intégristes".

Je sais que la vérité n'est pas toujours bonne à dire (pour vous), mais se voiler la face et ne rien dire c'est encore mille fois pire.
Ouvrez vos oreilles, votre esprit et vos yeux mais surtout fermez votre braguette. Les islamistes intégristes pourraient vous en vouloir !

Mary Preud'homme

@ [email protected] | 20 octobre 2020 à 10:30

Bravo !

Catherine JACOB

@ Robert Marchenoir | 19 octobre 2020 à 15:49

S’agissant de la génomique comparative, l’information source serait à rechercher dans Darbeshwar Roy, Biotechnology, Alpha Science International, 2010, p. 28

« D'où l'expression : "Va donc, hé, banane ! ",[…] serait une adresse courtoise, voire affectueuse, quelque chose comme "Bien le bonjour à votre maman". »

Ce qui s’agissant non pas de la consommation « du fruit frais qui apporte le plus de magnésium et de potassium» mais de, par ex. « La banane » de Philippe Katerine – ouvre des perspectives nouvelles sur le cannibalisme.😀

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