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21 novembre 2020

Commentaires

F68.10

@ Patrice Charoulet
"Je préférerais, de beaucoup, savoir que mes droits sont tous indiqués dans le Code pénal et le Code civil."

La loi donne à peu près tous les pouvoirs aux médecins en ce qui concerne la santé. L’article 16-3 du code civil, par exemple, stipule: "Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui."

Donc, voilà, vous avez bien votre réponse: la médecine est un contexte dans lequel le code civil, entre autres, dispose que les droits de l'homme sont suspendus. Et c'est en fait valable pour à peu près tous les droits de l'homme. Qu'il s'agisse de la liberté de circulation quand on vous empêche de quitter (ou de fuir) un hôpital, de la liberté d'expression, où la situation en médecine n'est de facto guère meilleure que celle des prisonniers, ou même de la liberté de conscience en psychiatrie.

Tout cela est bel et bien dans les codes que vous mentionnez. Et aussi dans d'autres textes.

C'est justement parce que la médecine est une exception structurelle aux droits de l'homme qu'il convient de ne pas s'asseoir sur les droits de l'homme. C'est une des leçons majeures du nazisme.

Souriantes, ces infirmières, n'est-ce pas ?

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@ Tomas
"Je n'ai jamais voté Mélenchon de ma vie, je n'ai pas l'intention de le faire car il a une tête d'apprenti dictateur, et n'ai aucune intention de voter pour un parti fasciste."

J'ai effectivement remarqué que vous aviez exprimé cela dans le passé. Mais il ne me semble pas inconcevable que vous soyez sur le fond à peu près aussi à gauche que Mélenchon, et ce couplé à un rejet de son autoritarisme. Votre attachement à vos principes vous honore, dans l'ensemble. C'est juste dommage que vous ne sembliez pas capable d'accepter qu'ils ne sont malheureusement pas absolus et que les circonstances peuvent justifier des compromis.

C'est d'ailleurs bien pour cela que j'ai une position extrêmement raide sur le blasphème, position qui pour moi, prime sans conteste sur les droits des minorités. Et qui fait que je ne tolère plus la complaisance de la gauche à l'égard du terme d'islamophobie. Surtout quand on prend connaissance des jeux géopolitiques autour de ce terme.

Patrice Charoulet

Dans le JT de TF1, que j'écoute assez distraitement le soir en faisant autre chose, il y a un petit moment curieux : le présentateur donne la parole à une jeune dame très souriante aux yeux bleus, prénommée Garance. Elle répond aux questions du présentateur, dans le contexte Covid, sur « nos droits ». A-t-on le droit de...? Parfois c'est oui, parfois c'est non. On est prié de croire ce souriant oracle.

Je préférerais, de beaucoup, savoir que mes droits sont tous indiqués dans le Code pénal et le Code civil.

Achille

@ Tomas | 23 novembre 2020 à 19:27
« Mais il faut bien sanctionner le coup de barre à droite de Macron, il faudra qu'il aille chercher les électeurs ailleurs qu'à gauche, où vous n'êtes plus depuis longtemps. »

Il est clair que la gauche actuelle n’est pas ma gauche. La mienne était celle de Rocard, puis ensuite celle de Valls. Une gauche réaliste, progressiste, qui n’a rien à voir avec la gauche neuneu qui utilise encore des slogans du début du siècle dernier, oubliant qu’entre-temps le monde a changé.
Pour vouloir la VIe République, on se demande bien à quelle gauche vous appartenez. Il est vrai que depuis qu’elle est devenue "plurielle" on a bien du mal à s’y retrouver

Si ce n’est pas LFI, c’est peut-être EELV, parti complètement à côté de la plaque. Les maires écolos de Bordeaux, Lyon, Grenoble sont là pour nous le démontrer tous les jours.
À moins que vous ne soyez un crypto-marxiste complètement ringard du PCF.
Ou encore un sympathisant des "frondeurs" qui ont torpillé le PS. Parti pour qui j'ai toujours voté en faisant preuve, il est vrai, de beaucoup d'indulgence vu le côté angélique de certains de ses adhérents, notamment Jospin et Aubry.
Dernière hypothèse vous êtes à gauche sans trop savoir pourquoi. Un peu comme un monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.
Avec vous tout est possible ! :)

F68.10

@ Serge HIREL
"Voilà de quoi déclencher le Frexit !"

Au contraire. Voilà de quoi monter le conflit au niveau européen. Réjouissant !

Serge HIREL

Le soufflet est inacceptable. Un vulgaire sous-fifre de la Commission européenne - pas même un commissaire - s’est permis aujourd’hui de rappeler la France à l’ordre avant le vote en première lecture de la proposition de loi sur la sécurité globale. Dans son collimateur, naturellement l’article 24.

"La Commission s'abstient de commenter des projets de loi », a-t-il d’abord dit. Bel exemple de double langage, puisque, dans la foulée, il a ajouté : « Il va sans dire qu'en période de crise, il est plus important que jamais que les journalistes puissent faire leur travail librement et en toute sécurité. »
Puis il s’est fait précis et menaçant : « Nous suivons la situation de près (...) La Commission se réserve le droit d'examiner la législation finale afin de vérifier sa conformité avec le droit de l'UE".

Nous risquons le bonnet d’âne. Comme la Pologne. Comme la Hongrie... Et le sous-fifre a encore précisé, sur le ton du maître d’école qui s’apprête à faire copier 100 fois la phrase au mauvais élève : « Lors de l'élaboration de leur législation en matière de sécurité, les Etats membres doivent respecter le principe de proportionnalité et trouver le juste équilibre entre la garantie de la sécurité publique et la protection des droits et des libertés des citoyens, y compris la liberté d'expression, la liberté des médias, la liberté d'association, le droit au respect de la vie privée et l'accès à l'information. »

En clair : notre Parlement, composé d’élus du peuple français, est surveillé par la Commission de Bruxelles, composée de membres désignés par les chefs d’Etats selon leur bon vouloir, le Parlement européen ayant tout juste le droit de retoquer une personnalité pressentie, non sur ses projets, mais pour suspicion de « casseroles »...

L’Elysée a réagi... par un silence fracassant... Et les oppositions, pour l’heure, semblent être aux abonnés absents... Le petit sous-fifre ne sait-il pas que notre loi de 1881 sur la liberté de la presse est un pilier de notre nation ? À moins que, pour lui, le mot « nation » n’évoque rien... Voilà de quoi déclencher le Frexit !

F68.10

@ Serge HIREL

Le critère d'intention de porter atteinte à l'intégrité physique ou psychique est trop vague et subjectif, surtout quand les thématiques politiques sont impliquées. Il ne devrait pas faire partie d'une telle loi. Je vous suis sur ce point: c'est une fallacieuse garantie juridique, dans un sens comme dans l'autre. Je pense par contre que la levée du floutage devrait bien avoir lieu sur le critère de l'opinion publique, et non de la justice, pour couper court à toute interprétation complotiste. La pénalisation des gens incriminant à tort un journaliste contraint de lever le masque relevant quant à elle de la justice. Je pense que votre fétichisme de légitimité unique de la justice vous joue des tours, et c'est un point récurrent sur lequel nous nous sommes achoppés de par le passé dans les commentaires de ce blog.

Par ailleurs, je récuse cette distinction entre vrai et faux journaliste, selon qu'ils aient une carte de presse ou qu'ils travaillent sans carte de presse. La légitimité ne dérive pas d'un statut légal, mais des réputations qu'on fait et qu'on défait au gré des compromissions avec une déontologie qui devrait être appliquée dans une attitude de sadique intransigeance, qu'on ait une carte de presse ou pas. Et je n'ai cure des "dangers" que les forces de l'ordre ressentent: ce sont les forces de l'ordre qui sont censées être un danger. Pas l'inverse.

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@ sylvain

Vous persistez à être toujours victime de votre manque de nuance unilatéral. Je m'en tape qu'ils soient dealers, maghrébins ou musulmans. Je compte par contre brutaliser les racailles et les islamistes.

S'ils font régner leur ordre à coups de kalachs, de couteaux et de machettes, il convient de leur montrer de manière claire et nette que ce n'est rien face aux FAMAS, les gaz irritants, les drones et l'infiltration. S'ils prétendent connaître ce qu'est la violence, rappelons-leur qu'il n'est pas de violence plus implacable que de parier sa vie sur un échiquier à 64 cases. Jouons donc. Поиграем.

Quant à la population dite de gauche, rappelons qu'il n'y a rien de gauchiste à avaliser que le lumpenprolétariat sombre toujours davantage dans la misère et l'insécurité. S'ils réclament un contrôle accru de l'activité de la police au motif de violences policières, il importe de traiter cet argument, de traiter les cas légitimes de violence policières, de ridiculiser les cas illégitimes, et de déléguer la supervision de la police à l'échelon simultanément le plus local et le moins complaisant, dans un sens comme dans l'autre. Et de ne pas tolérer les discours qui cautionnent l'idée de retrancher à l'autorité étatique le droit d'orienter nos vies - c'est à dire le droit de NOUS permettre d'orienter NOS vies - par la force si nécessaire, par la caution de la contractualisation de préférence.

Tant qu'une personne en France, de quelque couleur, sexe ou opinion que ce soit pourra se faire emm*rder dans les rues d'une quelconque zone, il importera de cogner jusqu'à bien faire comprendre que tout le monde a le droit de circuler n'importe où. Et s'il faut appliquer du testing pour objectiver les comportements les plus séparatistes de ce type et savoir où cogner, eh bien, il n'y a pas à avoir de fausses pudeurs dites républicaines.

Tomas

@ Achille
"Et voilà encore un petit gars de l’extrême gauche qui vire sa cuti et va rejoindre les rangs du RN."

Et voilà encore le béni-oui-oui de la macronie qui essaye de faire de l'esprit à la française car réfléchir c'est trop compliqué pour lui, et qui parle sans savoir. Je n'ai jamais voté Mélenchon de ma vie, je n'ai pas l'intention de le faire car il a une tête d'apprenti dictateur, et n'ai aucune intention de voter pour un parti fasciste. Mais il faut bien sanctionner le coup de barre à droite de Macron, il faudra qu'il aille chercher les électeurs ailleurs qu'à gauche, où vous n'êtes plus depuis longtemps.

Jérôme

« La police c'est un refuge pour les alcooliques qu'on a pas voulu à la SNCF et aux PTT »
(Coluche)

Serge HIREL

@ F68.10 22 novembre 2020 à 20:34

Je ne suis pas loin de partager votre point de vue, à un détail près. Le texte de la proposition de loi n’en est pas non plus très éloigné. L’article 24 prévoit, « sans préjudice du droit d’informer », de pénaliser d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter« atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Pas plus.

Nulle part, il n’est dit que photographier un policier en action est interdit, pas plus que diffuser cette image, à condition que le visage soit flouté. Opération qui, pour l’instant, empêche la diffusion en direct.
Le problème vient de la rédaction du motif de l’obligation de ce floutage. Si une procédure était engagée contre l’auteur d’une vidéo ou d’une photo non floutée, il pourrait être très difficile pour la justice d’établir la preuve qu’il a voulu nuire au policier ainsi identifiable.

Mon point de désaccord porte sur la levée du devoir de floutage d’un document incriminant un policier si celui-ci conteste sa faute. Pour ma part, je pense que cette décision relève de la justice. C’est à elle, non à l’opinion publique, de trancher la polémique. Les magistrats et eux seuls doivent donc avoir à disposition le document non flouté et il n’est envisageable qu’il le soit pour le grand public, si cela semble nécessaire, qu’après le rejet de la procédure engagée par le policier. Dans ce cas, je suis d’accord avec vous pour que celui-ci, outre la condamnation que sa bavure doit entraîner, en récolte une seconde pour procédure abusive.

En fait, la vraie question est ailleurs. Les journalistes professionnels ne sont que très rarement impliqués dans la diffusion d’images de policiers non floutées. Elles sont pour la plupart postées sur des sites dédiés aux anti-flics, sur certains réseaux sociaux, et réalisées par des militants qui, pour opérer, se prétendent journalistes.

Toute la difficulté des autorités réside dans le fait qu’elles doivent parvenir à faire cesser ce danger potentiel que représente pour les membres des forces de l’ordre leur identification, mais aussi respecter la liberté de la presse, donc le travail des journalistes professionnels, tout en n’interdisant pas les prises de vue, qui peuvent permettre de débusquer autant d’autres Benalla que des policiers illégalement violents.

La voie est étroite, un militant en train de diffuser en direct ses images sur « anti-flics.com » ressemblant à s’y méprendre à un journaliste envoyant les siennes à sa rédaction...

sylvain

@ F68.10 | 22 novembre 2020 à 20:34
"Et puis j'avoue avoir un petit faible pour Judge Dredd. La loi? C'est moi! Et l'ordre? Je sais pas!"

Vous n'avez pas vu que les rôles sont inversés aujourd'hui ?
Qui sont les Judges Dredd ?
Ben nos racailles dealers maghrébins musulmans islamistes intouchables des teucies zones tous risques et périls.

La loi ? c'est la leur ! L'ordre ? c'est eux qui le font régner à coups de kalachs, de couteaux, de machettes avec le consentement du gouvernement padamalgamiste padevaguiste, de la justice gauchiste, de l'inertie policière figée de trouille, des élus, ministres, préfets collabos électoralistes et d'une bonne partie de la population soumise de gauche consentante à son intronisation utérine et à son massacre.

Ci pa mouâ m'ssiou l'doudge Driiid ! ci loui ! ah oui ? oui oui ! ci comme il a di loui !

Achille

@ Tomas | 22 novembre 2020 à 23:58
« Maintenant je prends au sérieux ces avertissements, et il ne risque pas d'avoir mon bulletin de vote au second tour face à Marine Le Pen, au moins avec elle on est sûr que le peuple se réveillera vite car on la voit mal enduire la matraque de vaseline, et on pourra enfin clore le chapitre de la Ve République ultraprésidentielle qui a largement fait son temps. »

Et voilà encore un petit gars de l’extrême gauche qui vire sa cuti et va rejoindre les rangs du RN.
Pauvre Mélenchon qui justifie sa candidature par les 150 000 parrainages obtenus dans des conditions assez obscures (mais on ne demandera pas de recomptage), il va finir par se retrouver à poil.
En somme pour sa VIe République, qu’il réclame à cor et à cri, il va devoir négocier avec MLP. On imagine déjà ce que ça va donner !

Sans compter qu'Arnaud Montebourg, lui aussi, veut SA VIe République à la sauce "made in France".

Je crois que comme c’est parti, la Ve République a encore de longs jours devant elle. 😊

Trekker

@ Robert Marchenoir | 22 novembre 2020 à 00:24
"…Absurdité supplémentaire : la loi porte uniquement sur les policiers "en intervention". On sait bien que les racailles de banlieue organisent la chasse aux flics, et que ces derniers sont contraints de protéger leur anonymat autant que faire se peut pour assurer leur sécurité…(..) Comme d'habitude, en France, on veut faire plaisir à tout le monde, on monte une usine à gaz supplémentaire, on finit par mécontenter tout le monde, et au final le but souhaité n'est même pas atteint."

Dans vos propos et ceux qui les précèdent, vous démontez amplement l’aspect démagogique, électoraliste et de peu d’effet pratique de cet article de loi. Il est alors surprenant que nombre de personnalités politiques ou médiatiques hurlent au scandale alors que celui-ci n’est au final que de l’esbroufe législative !

Etrange au sein desdites personnalités citées ci-dessus, rares ont été celles à s’appesantir sur le décès de Daniel Cordier et de son parcours. Bien sûr la mort de l’avant-dernier Compagnon de la Libération, c’est bien moins vendeur qu’une polémique sur un article de loi qui tombera vite dans les oubliettes médiatiques…

F68.10

@ Tomas

"Cette loi est inique..."

Bof.

"...et c'est tout à fait le droit d'un étudiant grec d'aller manifester contre la loi Travail."

Voui. Et au gouvernement de pratiquer la chasse à l'homme. Blague à part: Un RIC serait bienvenu. Pour pouvoir poser la question: "Voulez-vous diviser par deux la taille du code du travail ? En apéritif ?"

"Ce gouvernement essaye de museler la presse..."

Pas exactement, non.

"...pour pouvoir réprimer en toute tranquillité ceux qui les gênent..."

Ça, oui.

"...on ne va pas le laisser faire sans rien dire."

Dans le climat actuel ? Vous êtes sérieux ? Si oui, bonne chance. Vous avez deux choix: 1. Passer par la voie démocratique du débat de société, où vous recevrez des propos pour vos propos. 2. Passer par la rue, où vous recevrez des coups pour vos coups. Je conseille le RIC, entre nous.

"Il y a encore six mois je haussais les épaules quand on me disait que Macron était, derrière son sourire avenant, un danger pour la démocratie."

Malheureusement, comparativement à LR, le RN ou LFI, je persiste à penser qu'il est bien un défenseur de la démocratie. Et qu'il y a des remises en ordre à effectuer un peu de force. J'ai beaucoup apprécié le saccage de Marc Guillaume. Macron est trop autoritaire à mon goût, mais moins pire que les dangers publics à sa droite et à sa gauche.

"Maintenant je prends au sérieux ces avertissements, et il ne risque pas d'avoir mon bulletin de vote au second tour face à Marine Le Pen..."

Oh ? Intéressant.

"...au moins avec elle on est sûr que le peuple se réveillera vite car on la voit mal enduire la matraque de vaseline, et on pourra enfin clore le chapitre de la Ve République ultraprésidentielle qui a largement fait son temps."

Si vous voulez clore la Ve, le plus simple passe par deux choses: 1. RIC 2. Réforme brutale de l'administration et de son droit. Le reste est de l'enfumage.
Même un parlementarisme à la sauce de la IVe serait un recul sans un mécanisme comme le RIC: le suffrage universel pour la présidentielle permettait un rappel au populo des partis, que la IVe ne possédait pas. Vous (la gauche de la gauche, avec un grand coup de pinceau, veuillez m'excuser...) aviez le choix de ne pas peindre Chouard comme un antisémite quand il poussait son projet. Vous avez déglingué Chouard, et la VIe de Mélenchon sera soumise aux écueils que Chouard souhaitait éviter, aussi anar fût-il. Vous êtiez prévenus, et vous n'avez pas écouté. Résultat: la VIe mélenchonienne n'aura pas mon soutien. Et en aucun cas celui du peuple de droite à partir du centre de LREM.

"Finalement ce n'est pas la minorité de fascistes indécrottables le pire danger pour la démocratie, mais les catholiques zombis, pseudo-de gauche, satisfaits, de votre style, ceux qui ont engendré le monstre Manuel Valls et applaudissent aux coups de menton martiaux de son épigone de droite Darmanin."

Valls et Darmanin ne sont pas les pires. Il y a plus dangereux à leur droite. Et vous devriez le savoir, sauf si vous avalisez une stratégie du pire. Macron se durcit, j'en conviens. Et c'est heureux. Il ne se droitise pas pour autant, ce qui est un concept différent. Pour desserrer le string de Macron, il va falloir que sa gauche entonne des discours plus réalistes: 1. rompre avec un dogmatisme pseudo-anti-raciste anti-blasphème qui mène dans le mur 2. accepter que l'ordre soit nécessaire, quitte à revendiquer un contrôle accru par les maires de la police, sinon sa régionalisation dans le cadre d'une décentralisation 3. arrêter de nous gonfler avec ses lubbies d'économie administrée ou anticapitaliste à deux balles qui n'ont aucune chance d'être ni réalistes ni applicables compte tenu des très justes contraintes que les ultra-libéraux d'élite dans les sphères non-élues du pouvoir et de la finance imposeront: le serrage de testicules dans un gant de velours, toujours à la limite de la douleur, mais ferme dans son application.

Tomas

@ Achille

Mais si on va remettre le couvert. Cette loi est inique, et c'est tout à fait le droit d'un étudiant grec d'aller manifester contre la loi Travail. Ce gouvernement essaye de museler la presse pour pouvoir réprimer en toute tranquillité ceux qui les gênent, on ne va pas le laisser faire sans rien dire.

Il y a encore six mois je haussais les épaules quand on me disait que Macron était, derrière son sourire avenant, un danger pour la démocratie. Maintenant je prends au sérieux ces avertissements, et il ne risque pas d'avoir mon bulletin de vote au second tour face à Marine Le Pen, au moins avec elle on est sûr que le peuple se réveillera vite car on la voit mal enduire la matraque de vaseline, et on pourra enfin clore le chapitre de la Ve République ultraprésidentielle qui a largement fait son temps.

Finalement ce n'est pas la minorité de fascistes indécrottables le pire danger pour la démocratie, mais les catholiques zombis, pseudo-de gauche, satisfaits, de votre style, ceux qui ont engendré le monstre Manuel Valls et applaudissent aux coups de menton martiaux de son épigone de droite Darmanin.

F68.10

@ Achille
"L’intérêt que vous portez à ce malheureux agitateur grec qui s’est pris quelques baffes vous honore. Ceci étant, l’affaire Benalla nous en avons pris plein la tête pendant plus d’un an. Alors on ne va pas remettre le couvert."

J'apprécie effectivement de voir des gens qui sont prêts à se faire taper pour leurs idées. Cela étant, le fait que la loi que Macron promeut couvre le cas Benalla implique que ce soit un exemple à prendre en compte dans l'évaluation de cette loi.

Mais, OK. Laissons tomber Benalla. Parlons de Makao.

"En effet, Makao semble vouloir rester prudent, lui qui a été au centre d'une controverse en juin 2018. Alors qu'Emmanuel Macron avait pour ambition de nouveau l'embaucher pour sa sécurité, l'ancien collègue d'Alexandre Benalla s'est trouvé "au mauvais endroit, au mauvais moment", comme il le décrit dans une interview accordée à Society. Il est en effet vu sur Snapchat, dans l'appartement de Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes du 13 Novembre." -- Gala.

Je trouve que c'est assez injuste pour Makao. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucun doute que ce n'est pas un sbire de Daech. De la même manière que je suis à peu près convaincu (moins...) que Jawad, qui n'est pourtant pas un moine cartusien, n'est pas non plus un sbire de Daech.

Achille

@ F68.10 | 22 novembre 2020 à 21:43
« C'est tout à fait le droit d'un quelconque agitateur étudiant grec de manifester, de se faire gauler et de se faire taper. Ce n'était simplement pas le droit de Benalla que de faire cela. »

L’intérêt que vous portez à ce malheureux agitateur grec qui s’est pris quelques baffes vous honore. Ceci étant, l’affaire Benalla nous en avons pris plein la tête pendant plus d’un an. Alors on ne va pas remettre le couvert.

philabeille

Guillaume Chiche : quelle rigolade ! Revisionnons avec quelle autorité il est régulièrement intervenu en "grand maître de la cérémonie" tout au long des débats sur l'article 1 de la future loi de bioéthique. Encore un bel opportuniste !

F68.10

@ Achille
"Correction : sur un agitateur étudiant grec qui s’était déjà fait gauler en Allemagne dans une manifestation.
On se demande bien ce qu’il faisait dans un défilé du 1er mai en France. S'il s'est pris quelques baffes, il ne les a pas volées."

C'est tout à fait le droit d'un quelconque agitateur étudiant grec de manifester, de se faire gauler et de se faire taper. Ce n'était simplement pas le droit de Benalla que de faire cela.

Je précise donc ainsi que je cautionne la violence consensuelle - certaines personnes affirment que le foot féminin, c'est pas du foot, mais la boxe féminine à mains nues, c'est quand même quelque chose ! - mais Benalla n'avait pas l'autorisation de participer à cette petite sauterie au nom des Français. Faute de goût.

Achille

@ Giuseppe | 22 novembre 2020 à 20:19

J’ai trouvé celui-là qui n’est pas mal :

spécial Rugby


Achille

@ Michelle D-LEROY | 22 novembre 2020 à 20:08
« C'est malgré tout en filmant des violences sur des manifestants qu'on a découvert la présence très curieuse d'Alexandre Benalla en train de taper sur les manifestants. »

Correction : sur un agitateur étudiant grec qui s’était déjà fait gauler en Allemagne dans une manifestation.
On se demande bien ce qu’il faisait dans un défilé du 1er mai en France.
S'il s'est pris quelques baffes, il ne les a pas volées.

F68.10

@ Claude Luçon (@ Serge HIREL)
"Pour leur propre glorification, nos journalistes oublient qu'ils vivent dans une société où tous les citoyens sont supposés être égaux et que pour garantir cette égalité, de vivre en paix, ils nous faut des policiers pour protéger l'individu que les journalistes agressent photographiquement..."

Dans un pays civilisé, n'importe qui devrait pouvoir photographier un policier en exercice et faire valoir cette preuve de n'importe quelle manière. Justice ou réseaux sociaux. Au plus peut-on concéder le devoir de flouter le visage du policier et de pénaliser l'évocation de son nom ; et si une polémique s'engage où ledit policier conteste la véracité des faits, alors légitimer la levée de ce devoir et de cette pénalisation si l'honnêteté de la personne publiant la photographie floutée est mise en cause. Et si l'honnêteté de la personne a été mise en cause à tort, réclamer des poursuites contre ceux qui, par leur comportement, ont induit la nécessité d'une telle levée du floutage. Des poursuites rapides. Pas des procédures de 10 ans.

Je n'ai pas envie de voire Benalla courir comme si de rien n'était. Et si la police déc*nne, il convient de pouvoir le dire. Si la police, par contre, est contrainte par la nécessité, les maladresses sont acceptables, et il convient alors de défendre le droit à la maladresse.

Mais il serait surtout temps que les gens reconnaissent que la police a un rôle important à jouer pour permettre aux gens de ne pas raser les murs quand ils n'emm*rdent personne. À l'heure actuelle, on peut douter que les emm*rdeurs rasent les murs, et que le péquin moyen se sente rassuré quand il voit des pandores. Deux objectifs qui ne devraient pas être axiomatiquement considérés inconciliables. Et c'est bien pour cela qu'il serait bien 1. qu'on donne plus de latitude d'action à la police et 2. qu'on autorise aussi à les filmer.

Marre des chochottes. Faut-il vraiment que j'obtienne les images de ce qui se passe en France par les réseaux d'information indiens ??

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Et puis j'avoue avoir un petit faible pour Judge Dredd. La loi? C'est moi! Et l'ordre? Je sais pas!

Giuseppe

@ Achille | 22 novembre 2020 à 17:44

Bon, l'essentiel est acquis, alors dans votre cas vous avez le choix du roi, de la bonneterie Chanteclair:

https://i.goopics.net/xoX4p.png

Ou bien celui du supporter:

https://i.goopics.net/YWwDZ.png

Je ne sais pas si votre raffut sera plus efficace pour repousser, mais le masque remplace avantageusement l'écharpe.

Petite digression de fin de match... sans refaire celui-ci.

Michelle D-LEROY

@ Achille

C'est malgré tout en filmant des violences sur des manifestants qu'on a découvert la présence très curieuse d'Alexandre Benalla en train de taper sur les manifestants.

Serge HIREL

@ F68.10 22 novembre 2020 à 16 :54

Je vais essayer Pantène... mais je ne crois pas aux miracles...

Serge HIREL

@ Claude Luçon 21 novembre 2020 à 21:20
« Il est temps de revoir les statuts de cette corporation pour en limiter les excès et abus ! »

Une autre solution est possible : que la France adopte la même Constitution que la Corée du Nord. Pas celle de Russie où l’on constate un peu de laisser-aller qui ressemble à des bribes de liberté. Dans le beau pays de Kim Jong-un, les journalistes ne bénéficient pas de cette horrible protection de leurs sources... tout simplement parce qu’ils n’ont pas de sources, hormis le comité central du parti unique. Et ils ont les mêmes droits que tous les autres citoyens... d’être arrêtés parce qu’ils déplaisent à l’épouse du commissaire politique de leur immeuble.

Reprenez-vous ! La protection des sources des journalistes n’est pas un privilège qui leur est accordé pour leur plaire. Le véritable bénéficiaire est le grand public qui est ainsi informé de faits que les informateurs des journalistes ne leur indiqueraient pas s’ils pouvaient être identifiés et inquiétés par ceux qui ont intérêt à ce qu’ils restent confidentiels. Maintenant si vous voulez vous contenter des communiqués officiels, libre à vous...

Dans un autre commentaire, je regrettai la confusion qui règne dans l’opinion publique à propos du terme « journaliste ». Vous êtes un exemple parfait. Vous mélangez allégrement le journaliste professionnel qui rend compte d’une manifestation en observant les obligations de la déontologie professionnelle et le militant déguisé en journaliste venu là pour délivrer une information exclusivement favorable à son opinion, à savoir, très souvent ces temps-ci : les flics sont violents, commettent des bavures...

Quant au risque d’exposer les policiers à la vindicte d’individus dangereux - pas seulement les terroristes - en diffusant des images de leurs visages, les journalistes professionnels ne le prennent pas. En avez-vous vus à la TV ? Ils sont floutés, y compris lorsque la scène filmée laisse peu de doute sur un possible dérapage des forces de l’ordre. Tout simplement pour respecter la présomption d’innocence.

Pour alimenter leurs sites et les réseaux sociaux, les militants déguisés en journalistes, quand ils sont anti-flics, ne prennent pas de tels gants. Bien au contraire. C’est à cela que le fameux article 24 tente de s’opposer. Mais il est vrai que sa rédaction est floue quant aux conditions à réunir pour que le délit soit constitué et, de ce fait, peut inquiéter aussi les journalistes professionnels. Il convient qu’elles soient clarifiées, mais sans remette en cause l’interdiction de diffuser en direct - et en différé - des visages non floutés de policiers en intervention.

Mary Preud'homme

@ Serge HIREL | 22 novembre 2020 à 15:17
"Ceci dit, je n’ai pas changé d’opinion sur les Gilets jaunes : une jacquerie qui aurait dû être maîtrisée dès le premier samedi."

Bien d'accord.

GERARD R.

@ Patrice Charoulet | 22 novembre 2020 à 10:51

Attendez encore un peu ! Vous verrez seulement ce que c'est d'avoir des choses qui sortent des yeux. Quand on vous aura bien inoculé, contre votre avis...

Achille

@ Giuseppe | 22 novembre 2020 à 15:24
« J'espère que vous avez l'écharpe tricolore, quand vous sortez, elle pourra aussi servir de cache devant l'objectif. »

En fait maintenant avec le masque obligatoire, il n’y a plus de problème. À quelque chose malheur est bon comme dit le proverbe…

F68.10

@ Serge HIREL
"Le mot « objectivité » me hérisse le poil."

Quant à moi, il me lustre le poil.

Isabelle

Nous nous posons la question de savoir si E. Macron va rattraper son retard ? Mais là n'est plus la question. Nous sommes dans la mouise jusqu'au cou.

Je défends rarement ce Président, qui oublie sans cesse une majorité de Français pour favoriser les minorités vocifératrices, mais je ne supporte pas qu'on le salisse ainsi :

La ministre des "Droits de l’Homme" du Pakistan (ça existe au Pakistan, ce machin), Shireen Mazari, déclarait aujourd’hui : « Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs ». Ceci est une insulte et nous ne pouvons pas la tolérer. Alors que Macron passe son temps à cajoler l'électorat musulman, comme le fait Hollande ou le fameux Cambadélis.

C'est simple, nos personnages politiques de gauche ou de macronie parlent sans arrêt de leurs compatriotes musulmans à croire qu'en France, il n'y a plus qu'eux qui existent.

Tomas

@ Achille

LFI, force occulte ?! Quant aux Black blocs, vous avez raison, ce doit être Soros qui est derrière, je ne m'explique pas leur puissance autrement.

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@ stephane

J'aimerais bien savoir où et quand j'ai été ordurier. Tout ce que je dis sur la police est étayé par des faits et des arguments, auxquels les béni-oui-oui de ce corps d'élite n'ont absolument rien à objecter, sinon qu'ils sont d'honnêtes citoyens ou que les policiers sont les sauveurs de la Nation par leur courage. Ou d'agiter l'épouvantail islamogauchiste, tels leurs prédécesseurs des années 30 qui fustigeaient le "judéobolchevisme"

Comme l'opinion, l'affirmation a toujours tort.

Giuseppe

@ Achille | 22 novembre 2020 à 13:09
"Moi, le premier qui me filme dans la rue, je lui fais avaler sa GoPro avec sa housse !"

Du calme Achille, vous allez peut-être regarder France-Ecosse, sans arbitre vous finiriez encore avec une pénalité.
Contentez-vous d'un raffût ou d'un simple cadrage-débord pour sortir du champ d'une grande partie de ces cinglés de réseaux sociaux.
J'espère que vous avez l'écharpe tricolore, quand vous sortez, elle pourra aussi servir de cache devant l'objectif.

Allez les petits !

https://i.goopics.net/xoywj.png

Serge HIREL

@ Achille 22 novembre 2020 à 07:08

Nous sommes donc à peu près d’accord... Quelques points nous séparent néanmoins.
Il n’y a aucune différence à faire entre journalistes professionnels salariés et journalistes professionnels indépendants (free-lance). Dans mon commentaire, je les nomme : journalistes (sans guillemets). Les uns et les autres travaillent en respectant la loi, en particulier celle de 1881, et dans le cadre d’un code de déontologie - code plutôt que « règlement ».

En revanche, j’établis une forte distinction avec les « journalistes » (entre guillemets) qui se présentent comme tels et sont en fait des militants. Ceux-là se fichent éperdument du code de déontologie et frisent souvent la correctionnelle en ce qui concerne le respect de la loi. Le problème est que le grand public, bien souvent, ne fait pas cette distinction essentielle. D’où le mépris que subissent, indûment pour la plupart, les journalistes professionnels.

Porter préjudice à quelqu’un n’est pas nécessairement punissable. Exemple : Cahuzac. Lui estimera qu’un journaliste lui porte préjudice si on accole à son nom le mot « voyou », alors qu’il ne s’agit que de l’expression d’une vérité vérifiée, mais, de ce fait, il ne pourra pas le faire condamner. Tout autre est, pour l’instant, le cas de Sarkozy. « Voyou », cette fois, relève de la diffamation.

« Un journaliste n’est pas tenu à être objectif, mais il se doit d’être honnête. »

Mille fois d’accord avec vous. Le mot « objectivité » me hérisse le poil.

Quant aux « charognards », inutile de nier leur existence au sein des journalistes professionnels. Ces jours-ci, quelques-uns sévissaient du côté de la cour d’assises de Vesoul... Encore une fois, le problème est que le grand public juge l’ensemble de la profession sur leur comportement... Faute de sens critique, faute d’éducation aux médias... Nous voici revenus aux insuffisances du Mammouth...

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@ Achille 21 novembre 2020 à 21:08

Ne jouez pas les benêts ! Vous savez très bien que le cynisme fait partie de la panoplie de l’homme politique. Comment expliquez-vous que, lors de certaines manifestations de Gilets jaunes, plus ou moins infiltrées par des casseurs, les policiers n’aient pas reçu l’ordre d’intervenir quand, sous leurs yeux et devant les caméras, des vitrines volaient en éclats, des vols se succédaient ? Comment expliquez-vous que, le samedi suivant, matraques et grenades lacrymogènes étaient utilisées à grande cadence, au risque de radicaliser les manifestants et de les inciter à commettre de nouvelles exactions ? L’humeur de Castaner, dites-vous ? Oui, peut-être, mais, dans les deux cas, la situation créée par l’attitude des forces de l’ordre, commandées par l’échelon politique, conduisait à ce que l’opinion publique considère les Gilets jaunes comme de dangereux voyous. Ne s’agissait-il pas de les discréditer ? La tentative a finalement fait long feu parce que l’éborgnage de quelques-uns, qui, naturellement, n’avait pas été prévu, encore moins programmé, a provoqué une sympathie envers eux qui est venue la bousculer.

Ceci dit, je n’ai pas changé d’opinion sur les Gilets jaunes : une jacquerie qui aurait dû être maîtrisée dès le premier samedi.

Giuseppe

"Emmanuel Macron rattrape-t-il son retard ?" (PB)

Un retard ne se rattrape jamais, Le lièvre et la tortue, le calendrier des travaux mal engagé, vous courrez toujours après et vous vous casserez la figure au bout du compte.
La tortue Macron bénéficie d'une chance incroyable, les lièvres sont du niveau de Pépère, ou de Larcher, bouffis et une IMC de nantis que le cholestérol guette au coin de la rue... Alors penser au pays est bien loin pour ces obèses de fonction.

"Il faut avoir faim pour être champion du monde", c'est de "Sugar" Ray Leonard je pense me souvenir, imaginez Pépère sur son scoot ou Gégé Larcher courir derrière lui.

Nous sommes gérés par des clans de gazelles... Pas celle sur le maillot des Sud-Af'... C'est cela... Des danseuses qui au moindre bruit s'évaporent dans la nature.

Serge HIREL

Article 24... Rien de nouveau sous le soleil... En Mai 68, le gouvernement a coupé les radiotéléphones des voitures des reporters d’Europe 1, surnommée « Radio-barricades » dans les ministères. Prétexte : la police et les secours avaient besoin des fréquences HF qu’ils utilisaient. Motif : ces nouveaux moyens de communication permettaient des interventions en direct sur l’antenne, ce qui offrait aux émeutiers la possibilité d’anticiper les mouvements des forces de l’ordre.

Inutile de dire que cette décision avait provoqué un tollé chez les journalistes et à la direction de la station, qui a soutenu ses reporters... « à condition qu’ils travaillent selon les règles habituelles d’honnêteté », précisait l’un d’eux, Gilles Schneider, dans un entretien-souvenir publié par Libération en mai 98.

Cette même condition est au cœur de la polémique d’aujourd’hui, alimentée aussi par les progrès techniques qui repoussent les radiotéléphones dans les ténèbres de l’ère préhistorique. Le smartphone le moins sophistiqué offre la diffusion vidéo en direct... L’époque n’est plus loin où, comme pour les balles de tennis, la vitesse à laquelle une grenade lacrymogène atteint les manifestants s’affichera sur l’écran...

La police est donc sous surveillance. Ou, plus exactement, chaque policier dans le moindre de ses faits et gestes. Et ce en temps réel et par n’importe quel quidam, qui reçoit l’image sans rien connaître ni du contexte, ni de l’auteur de ce « reportage ».

Ce dernier détail n’en est pas un. À la différence de Mai 68, où les événements étaient couverts par les seuls journalistes professionnels, que la police voyait d’un mauvais œil, les manifestions plus ou moins chaudes d’aujourd’hui attirent des individus qui se comportent de manière hybride : leur smartphone leur sert de statut de journaliste, mais ils enquêtent à charge contre la police, ce qui fait d’eux des militants anti-flics... qui ne se gênent pas, dans leurs commentaires, pour qualifier d’agression le moindre coup de matraque contre un casseur.

Je ne vois pas pourquoi l’Etat, qui se doit de protéger ses flics, lesquels exécutent ses ordres avec souvent beaucoup d’abnégation, ne prendrait pas des mesures pour faire cesser ces activités néfastes à son action, dont l’objectif, n’en déplaise à Mélenchon et à ses acolytes, n’est autre que la protection des biens et des personnes... À condition toutefois qu’il punisse avec sévérité ceux d’entre eux qui, volontairement, commettent des violences dépassant celles, légitimes, qu’impose le respect des ordres reçus.

Dans l’état actuel d’insécurité, liée tant au terrorisme islamiste qu’à la haine circulant sur les réseaux sociaux, la première de ces protections est naturellement de faire en sorte que chaque membre des forces de l’ordre ne devienne pas une cible. Le double meurtre de Magnanville ne doit pas se reproduire. Or, ces pseudo-reportages permettent leur identification et leur diffusion en direct rend vaine toute tentative ultérieure d’un retour à l’anonymat.

Les journalistes professionnels crient à la restriction de la liberté de presse ? Est-ce bien sûr ? Je n’en dirais pas de même lorsque les autorités se permettent des gardes à vue, des perquisitions dans les rédactions ou des tentatives de contournement de la protection des sources. Ils sont, cette fois, des victimes collatérales... et il est indispensable que des moyens soient prévus pour qu’ils puissent exercer pleinement leur métier lorsqu’ils couvrent une manifestation.
Pas question qu’ils sollicitent une accréditation ! Il suffirait probablement qu’ils soient clairement identifiés par un brassard ou un gilet, comme ils le sont sur une scène de guerre. Auquel cas la moindre menace d’un membre des forces de l’ordre à leur encontre entraînerait une sanction disciplinaire exemplaire.

Quant à la liberté d’expression des manifestants, qu’ils scandent des slogans ou, pour les anti-flics, via leurs vidéos, elle doit, elle aussi, être totale... sous réserve que soit respectée la condition mise à cette liberté par l’article XI de la Déclaration des Droits de l’homme : « ...sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Or la loi interdit la diffusion d’images d’une personne sans son consentement, mais surtout protège la vie privée... En montrant son visage, permettre l’identification d’un policier, qui, de ce fait, risque l’opprobre de son entourage, voire bien pire, parce qu’il a obéi aux ordres dans le cadre de son métier, relève du non-respect de ces deux dispositions.

Une solution existe : le floutage. Les techniques actuelles permettent qu’il soit très rapidement réalisé. Mais il faut convenir qu’elles ne sont pas à la portée de toutes les bourses et que, pour l’instant, les smartphones ne disposent pas de cet outil. L’argument, néanmoins, ne me paraît pas suffisant pour justifier les pratiques actuelles. Pour montrer les « violences policières », est-il franchement indispensable de recourir au direct ? Bref, il y a bien volonté de nuire.

Afin d’apaiser les choses avec les journalistes professionnels, peut-être pourrait-on passer par l’expérience ? Voter la loi, la mettre en application, observer ses effets et prévoir une clause de revoyure... A bref délai, avant l’élection présidentielle de 2022, afin que, si ce scrutin conduisait à confier le pays à un gouvernement autoritaire - et non « illégitime » puisqu’il aura été élu -, il ne se trouve pas en situation de pouvoir utiliser la loi sur la « sécurité globale » comme un moyen de coercition.

Encore que si, d’ici là, elle était supprimée ou amendée, il n’aurait aucune peine à la faire rétablir par sa majorité... Même à la lui faire durcir. Mieux vaut donc prévoir ce cas de figure et faire en sorte de ne pas laisser totalement le champ libre à un tel pouvoir. Ne pas lui permettre de mettre en avant le non-respect de deux dispositions légales et de tenter ainsi de justifier une agression, elle réelle, contre la liberté de presse. Quitte à faire volontairement l’amalgame entre journalistes professionnels et militants anti-flics déguisés en journalistes.

Achille

« Pour la proposition de loi sur la sécurité globale, alors que son article 24 interdisait toute diffusion d'image permettant d'identifier un fonctionnaire des forces de l'ordre quand elle est dévoilée "dans le but de porter atteinte à son intégrité physique ou psychique", il a fallu que la discussion dévie et qu'on passe de la nécessaire protection de la police à celle des journalistes. »

Mais le problème de ces gens qui filment tout et n’importe quoi, lors des manifestations mais aussi dans la vie de tous les jours, ne se limite pas aux policiers et aux journalistes (les vrais comme les autoproclamés). Il concerne aussi n’importe quel honnête citoyen qui se balade tranquillement dans la rue, seul ou accompagné, et qui peut voir sa photo sur Facebook ou Twitter avec un commentaire peu amène. Cela concerne certes principalement les personnes publiques, mais pas seulement.

Le droit de filmer ne doit pas se substituer au droit de ne pas être filmé.
Moi, le premier qui me filme dans la rue, je lui fais avaler sa GoPro avec sa housse !

stephane

@ Tomas | 22 novembre 2020 à 08:37

Vous êtes beaucoup plus accessible ainsi.
D'aucun diront "chassez le naturel..." mais vous avez tout intérêt à gagner à l'apaisement, la forme utilisée détruisant parfois le fond qui peut avoir des éléments de lucidité faisant sens.
Pour Mitterrand, votre résistance n'a hélas pas suffi, mais voyez ce bon côté qui ne vous éloigne pas tant que cela de Mary Preud'homme.
Avec un effort de part et d'autre, ça va bien aller, mais c'est à vous de commencer, et nous serons ravis que vous chassiez votre image parfois "ordurière" à l'image de Mélenchon qui lui ne pourra plus revenir en arrière.

Achille

@ Tomas | 22 novembre 2020 à 08:37
« Puisque vous parlez de complot pour le dénoncer en me citant en exemple (à l'appui de quoi, j'aimerais bien savoir), j'attends toujours votre réponse sur les "forces occultes" manipulant les Gilets jaunes. Je suis très curieux de les connaître. »

Dans ma dernière réponse je vous ai cité Gaspard Glanz, celui qui a embauché la gamine de 18 ans pour faire des photos dans les manifs. Je pourrais ajouter Taha Bouhafs dont le compte a été bloqué par Twitter, mais surtout je fais référence aux black blocs, mouvement anarchiste international dont les éléments proviennent aussi bien d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’Italie que d’ailleurs. Que puis-je dire de plus si ce n’est que ces individus sont ouvertement soutenus par LFI pour qui toute agitation est bonne à prendre pour conquérir le pouvoir.

Savonarole

Si une bombe atomique soviétique tombait sur Aurillac, notre hôte nous offrirait un billet sur Macron et ses propositions pour sortir du confinement.

Patrice Charoulet

Plusieurs ayant opiné sur les forces de l'ordre, je la ramène.

N'ayant jamais fait grève, n'ayant jamais participé à une manifestation, n'ayant jamais lancé une pierre à un policier, n'en ayant insulté aucun, ayant désapprouvé les Gilets jaunes du premier jour au dernier, je n'ai strictement rien à reprocher aux forces de l'ordre françaises.

Dans le débat en cours sur le floutage, j'ai cru comprendre que de mauvais citoyens photographient des policiers, les mettent sur les réseaux sociaux, les traquent jusqu'à leur domicile. C'est fâcheux. Tout ce qui sera fait pour protéger les fonctionnaires de police et leur permettre d'assurer l'ordre dans les rues me semble bon.

Quant aux "libertés fondamentales" pour raison de floutage, je n'ai pas d'inquiétude dans un pays comme le mien. Nous ne sommes ni en Corée du Nord, ni en Chine, ni en Russie, que je sache.

J'ai quand même un petit regret. Une des raisons pour lesquelles je désapprouvais les Gilets jaunes était qu'ils entravaient ce qui me semble être LA liberté fondamentale : celle d'aller et de venir. Et les gouverneurs de ronds-points me sortaient par les yeux. Or, la liberté d'aller et de venir me semble assez mise mal dans l'Absurdistan macronisto-véranesque (autorisations de sortir de chez soi, motif précis, durée, longueur de la promenade...). Et je plains les fonctionnaires de police qu'on les prie parfois de verbaliser des promeneurs, au lieu d'arrêter les malfrats ou les voyous.

Isabelle

Macron court après les événements mais il n'est pas le seul. Poutine vient-il de se rendre compte qu'il s'était trompé de cheval en soutenant, dans un premier temps, l'Azerbaïdjan ? Il semble qu'il y ait aussi, dans ces régions, de sombres histoires de pétrole.

En attendant, Erdogan poursuit sa route et l'islamisme se propage un peu partout sur la planète. Les dirigeants français, européens, russes, sont toujours en retard de plusieurs trains.
Ils jouent double jeu et à des politiques du "en même temps" qui finissent par les perdre.

Louis 29

Récemment j’ai brûlé un stop sous le regard des gendarmes, ils m’arrêtent, me disent bonjour et me demandent si je connais la raison de cet arrêt ; le reste se déroule avec une belle civilité: 90 euros et 4 points.

Puis, pour un défaut de masque au début du confinement dans une rue déserte, les policiers m’arrêtent, pendant que je leurs dis bonjour messieurs, ils me pourrissent verbalement, mon Dieu qu’ai-je fait, etc. Une femme les rejoint et sans que j’ai le temps de la saluer elle se joint à ses collègues pour me pourrir. Pendant ce temps je pensais à nos anciens, confrontés à la milice en 42, alors que j’étais calme, respectueux et digne. Bien entendu aucun ne portait son numéro d’identification.

Bref, pour être respecté il faut aussi être respectable.

hameau dans les nuages

@ genau | 21 novembre 2020 à 19:57
"D'autant que c'est un défaut partagé par toutes les civilisations, au niveau d'un hameau comme d'un Empire.
Les capitalistes sont complices de la haute administration appelée souvent klepténarchie, le bateau France coule, vendons des brassières de sauvetage."

Puisque vous parlez de hameau... Forcément :)

Monsieur le maire du village est venu nous voir pour savoir si nous pouvions héberger un pauvre gars de 26 ans avec son chien gros comme un veau, étant à la rue depuis une dizaine d'années et ayant atterri au village.

Je lui ai dit que l'héberger allait être difficile, mais que j'étais prêt à l'aider dans sa démarche.

Puis discussion se faisant autour d'un café, nous avons abordé le problème des migrants qui commençait à être récurrent même au pied des Pyrénées.

Je savais que dans les hameaux une poignée de bourgeois gauchistes au sein d'une association s'en occupaient.

Mais où je suis tombé sur les fesses, c'est quand j'ai appris de sa bouche qu'il en existait une deuxième dont il faisait partie.

Donc d'un côté, pour faire court, une assoc d'extrême gauche s'occupant des illégaux sans papiers et de l'autre celle dont monsieur le maire fait partie, catholique œcuméniste s'occupant de ceux ayant obtenu leur statut de réfugié. Notre élu étant par ailleurs conseiller régional LR.

Le mariage de la carpe et du lapin ayant comme seul point commun d'avoir des revenus confortables avec de belles demeures.

Et de demander au peuple de faire preuve d'humanité en partageant ce qui lui appartient.

Pour ce qui est de la délation, la valeur n'attend pas le nombre des années, mon adorable petite-fille Justine, 6 ans, est dénoncée par ses camarades lorsqu'elle met son masque sous le nez et se fait réprimander par la maîtresse.

Genau, ce peuple est mort. Debout les morts !

Exilé

A-t-il enfin saisi l'enseignement d'un réel qui pourtant n'économisait pas ses leçons, ou accomplit-il une embardée, presque une volte-face, pour continuer à priver la droite classique de ses ultimes munitions ?

En résumé, a-t-il enfin compris la situation après s'être comporté depuis 2017 de façon complètement déconnectée de la réalité ou bien s'est-il encore réfugié dans la posture et le discours théâtral ?

Tipaza

Pour rattraper son retard Macron devrait changer en profondeur. Un homme peut-il changer aussi complètement ?

Macron est intelligent et l'adaptabilité est une des qualités par lesquelles se manifeste l'intelligence.
Il est probable qu'il essaiera de s'adapter à la grave dérive sécuritaire que traverse la France.

Pourra-t-il vraiment changer, c'est à dire reconsidérer l'idéologie qui a fait de lui un emblématique président aux valeurs post-modernes, aux ambitions d'un nouveau conquérant rêvant de régner sur la nouvelle Europe qu'il aura bâti ?
Ce rêve chimérique qu'il porte en lui et qu'il a affiché peut-il l'abandonner ?

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Pour changer il lui faudrait se libérer du fardeau administratif de l'UE qu'il a contribué à construire, renoncer à la dictature morale et juridique des Cours de Justice européennes qu'il utilise habilement pour effacer ceux qui s'opposent à une Europe fédérale comme la Hongrie et la Pologne.
Bref il lui faudrait devenir un autre.

Changer en profondeur, devenir autre, ne peut se faire que sous des événements exceptionnels. Un échec, à condition qu'il soit reconnu comme tel, ou des pressions extérieures qui font perdre tout ce qui constituait les fondements de la personnalité.

Pour le moment ses échecs intérieurs ne l'ont pas assez déstabilisé pour l'avoir vraiment affecté intérieurement.
Un moment nous l'avons vu flotter, c'était face aux Gilets jaunes. Et puis il a eu l'intelligence de s'adapter en neutralisant l'adversité par une offre de paroles, comme le Grand débat ou la conférence citoyenne, qui ne l'engageait en rien dans ses profondeurs.
Il s'est contenté de renoncer provisoirement à ses objectifs. Un forme d'intelligence adaptative, mais limitée dans son action.

La pression extérieure est venue sous forme "douce" de la distance prise par l'Allemagne à son égard. La ministre allemande de la défense au nom impossible, AKK, l'a moqué, sans qu'il réagisse, et le fameux emprunt qui devait fédérer l'UE n'est pas encore sur les rails.
Et ses actions de politique extérieure avec les USA, la Russie, l'Iran et récemment avec la Turquie ont toutes échoué.
Mais là aussi il n'y a d'échecs que reconnus, et il ne les a pas reconnus.

L'arrivée du Covid-19 est le seul vrai élément extérieur déstabilisant, et il ne porte pas sur la sécurité.
Il a réagi de façon erratique, manquant de détermination et de volonté, suivant des recommandations aléatoires d'experts, sans être capable de trancher le noeud gordien du problème. En l'occurrence il n'a été ni Jupiter, ni Alexandre.

Au vu de ce récent passé, on peut dire qu'il ne rattrapera pas son retard, qu'il ne changera pas.
Quelques lois en plus ou en moins, qui ne seront pas appliquées, ne modifieront pas la lente dérive d'insécurité qui nous entraîne vers des affrontements plus violents.

L'individu Macron, brillant dans l'analyse et l'expression de concepts abstraits, est perdu face au concret de la réalité. Cela se voit dans le moindre de ses récents discours où il lui faut une demi-heure pour donner des directives énonçables en cinq minutes.

Zemmour avec beaucoup d'humour dit que Macron découvre son Chemin de Damas, face à une réalité qu'il n'imaginait pas.
Oui mais voilà, Saint Paul a été capable de se convertir, et en cela il fut saint.
Macron est incapable de se convertir au sécuritaire et au national. Il ne sera jamais un saint, même pas républicain.

Tomas

@ stephane

Je ne doute pas que Mary Preud'homme ait fait beaucoup pour notre pays. J'espère qu'elle a été décorée pour cela d'ailleurs, la République exemplaire se devant d'être reconnaissante envers ceux qui l'ont servie avec tant d'abnégation.

En matière de tenue, j'essaye d'être proportionnel à celui ou celle qui s'adresse à moi.

Je plaide non-coupable pour Mitterrand, je n'ai été pour rien dans son élection, non plus que dans celle de ses successeurs immédiats.

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@ Achille

Puisque vous parlez de complot pour le dénoncer en me citant en exemple (à l'appui de quoi, j'aimerais bien savoir), j'attends toujours votre réponse sur les "forces occultes" manipulant les Gilets jaunes. Je suis très curieux de les connaître.

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@ Serge HIREL

Fort juste remarque, cette loi pourrait aussi servir à justifier tous les abus du pouvoir, déjà trop concentré dans notre pays. Même si s'agissant des Gilets jaunes et des tactiques déplorables employées pour disperser leurs manifestations urbaines, j'ai du mal à voir l'intérêt du pouvoir à les réprimer sauvagement pour mieux les radicaliser. C'est plus la notoire incompétence de la police en matière de maintien de l'ordre qui est à mettre en cause à mon avis. Je rappelle que la gendarmerie s'en est elle nettement mieux sortie, comme quoi il est possible d'avoir des forces de l'ordre correctes.

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@ Claude Luçon

Je partage pleinement votre avis sur le problème posé par la nouveauté des réseaux sociaux, qui contribuent effectivement à renforcer le narcissisme général ambiant qui a succédé à l'individualisme, qui a des aspects indéniablement positif.
J'attire cependant votre attention sur le fait que c'est plus le citoyen lambda que le journaliste qui a bénéficié de ce nouveau medium. La presse est d'ailleurs complètement sinistrée économiquement pour n'avoir pas su s'adapter à temps à Internet.

Faut-il vous rappeler que Mai 68 n'est pas une exclusivité française, tous les pays européens et les Etats-Unis ayant connu la même évolution: aucun n'est épargné par les stars de Twitter, les reality-shows stupides et les photos de chat sur Instagram.

Enfin, cette phrase que vous voudriez voir inscrite au fronton des écoles est, si on la prend dans son intégralité, l'une des plus stupides qu'il m'ait été donné de lire:
"Comment être encore Français avec tout ce que cet honneur implique en devoirs et donne de droits ?"

Être Français n'est pas un honneur, c'est dans la plupart des cas un hasard. Vous et moi n'avons aucun mérite à être Français, puisque nous le sommes de naissance. On peut être fier (ou avoir honte, c'est selon) de ce qu'on a fait, ou de ce qu'on a laissé faire à la rigueur, mais pas ce que l'on est du fait des circonstances, ni de ce que nos ancêtres ont réalisé ou commis. À la limite, la phrase pourrait être inscrite dans le bureau des naturalisations des préfectures mais je ne suis pas sûr que notre hôte ait eu ça en tête en écrivant cela.

Ceci étant, répondre à la question n'est pas difficile: en respectant la loi, en payant ses impôts, et en étant vigilant sur tous les débordements de l'Etat ou de tout autre groupe organisé, sur nos libertés fondamentales d'opinion, d'expression et de choix de nos dirigeants.

Achille

@ Serge HIREL | 21 novembre 2020 à 13:45
« Pour le grand public, est journaliste toute personne qui apparaît comme participant à une activité d’information, du vidéaste militant anti-flics et non rémunéré par un média lui-même sans numéro de commission paritaire, au « dircom » qui, pourtant, ne fait que délivrer une information orientée en faveur de son entreprise... »

En ce qui me concerne je ne fais pas de distinction entre journaliste et "journaliste" (free-lance).
Journaliste est d’abord une profession, je dirais même un métier avec ses connaissances spécifiques comme d’ailleurs n’importe quel autre métier. Il est réglementé, ou en tout cas devrait l’être, par une déontologie appropriée empêchant les dérives pouvant porter préjudice aux personnes citées dans les articles de journaux ou les propos tenus à l’antenne.

Certes, un journaliste n’est pas tenu à être objectif, mais il se doit d’être honnête. Il peut très bien afficher ses convictions qui le dirigent vers un média plutôt qu’un autre (Le Monde, Libération, Valeurs actuelles ou CNews par exemple).

Si aujourd’hui les journalistes sont aussi détestés, voire méprisés par la population, c’est d’abord parce que beaucoup ne font pas honneur à leur profession, à commencer par ceux que vous nommez "journalistes" et qui ne sont en fait que des officines dont les intentions sont clairement de semer le trouble dans la population.

Ceci est regrettable car pour une poignée de charognards, à la recherche, par tous les moyens, même les plus pernicieux, du scoop qui leur apportera la notoriété, cette profession possède en son sein de vrais journalistes dont le compétence est appréciée à sa juste mesure.

Wil

Ce texte est étrange, voire surréaliste.
Il se termine par "Ce billet avait pour point de départ les agressions contre la police qui ont doublé", alors que le point de départ du texte était une apologie de Macron qui est censé selon Monsieur Bilger avoir trouvé la carrure de président de la République française, ce qui lui fait bien plaisir à Mister B. vu qu'il ne digère toujours pas de s'être planté une nouvelle fois dans le choix de son candidat, ce qui devient une habitude, donc tout prétexte fallacieux est bon pour dire que Macron n'est pas si mauvais.

Entre les deux, c'est tellement n'importe quoi que je ne vais même pas commencer à répondre sur chaque point sinon je n'en finirais pas et je ne suis pas du genre de certains de ce blog qui se sentent obligés de l'inonder de leur pseudo-réflexion profondément visqueuse sortie de leur ego nauséabond.

Demain, peut-être que je répondrai... ah ben non, demain c'est dimanche et je ne bois pas le dimanche. Ma religion me l'interdit et surtout c'est jour de foot US.
Bref, Monoprix ne vend pas d'alcool le dimanche après-midi donc je n'ai rien à dire.

Robert Marchenoir

Je ne comprends pas. Qu'est-ce que c'est que cette interdiction qui repose sur des intentions ? Comment prouver qu'une publication est faite dans l'intention de nuire ?

Pire encore, qu'est-ce que c'est que cette intention de porter atteinte à l'intégrité psychique des policiers ? Non seulement ça ne veut rien dire, mais c'est la porte ouverte à n'importe quoi.

Ça me défrise que ma bobine soit sur Internet, donc mon intégrité psychique est atteinte. Des montagnes de plaintes abusives en perspective...

Soit l'on admet qu'il y a un risque d'agression et de meurtre suffisamment grave, pour les policiers, en raison de la publication de leur image, et alors on interdit carrément, a priori, toute publication sans floutage du visage ; soit on laisse faire, et l'on se contente, a posteriori, des lois existantes qui interdisent l'incitation à la violence.

Mais là, on a, comme d'habitude, une porte grande ouverte à l'arbitraire. Exactement dans le genre de Darmanin qui invente, pour les journalistes, une obligation de demander la permission de couvrir une manifestation, qui n'est, en fait, ni une obligation ni une permission, mais quand même, il est recommandé de "se rapprocher des autorités"...

Qu'est-ce que c'est que ce binz ? Qu'est-ce que c'est que ces afféteries juridiques ? Quand est-ce qu'on pourra avoir une loi qui dise clairement ce qui est interdit et ce qui est permis ?

Les médias pratiquent déjà le floutage des visages de policiers, de façon assez courante. De leur propre chef, je suppose, et en tous cas sans contrainte légale.

Si l'on voulait généraliser cette pratique par une obligation juridique, c'était parfaitement possible. De plus, les policiers auraient été bien mieux protégés. Avec le dispositif choisi, il faut attendre qu'un policier risque sa vie, pour que, peut-être, au bout d'un certain temps, l'auteur des images soit condamné.

Certes, un floutage obligatoire interdirait peut-être les images en direct à la télévision -- et encore, ce n'est pas sûr. La technique numérique fait des prodiges aujourd'hui.

En tout état de cause, il faut savoir ce que l'on veut. Qui pense sérieusement que des voyous suffisamment barbares pour appeler ouvertement au meurtre de policiers, et pour tenter le joindre le geste à la parole, à mains nues, à la première occasion, pourraient se laisser dissuader par... une interdiction de diffuser des images sur Internet ?

Absurdité supplémentaire : la loi porte uniquement sur les policiers "en intervention". On sait bien que les racailles de banlieue organisent la chasse aux flics, et que ces derniers sont contraints de protéger leur anonymat autant que faire se peut pour assurer leur sécurité.

Dans ces conditions, qu'est-ce que ça peut bien changer, qu'un policier soit photographié en intervention ou non ?

Comme d'habitude, en France, on veut faire plaisir à tout le monde, on monte une usine à gaz supplémentaire, on finit par mécontenter tout le monde, et au final le but souhaité n'est même pas atteint.

Marc GHINSBERG

@ jacques peres

Cher Monsieur,

Votre commentaire me fait irrésistiblement penser au fameux dialogue de Michel Audiard :
« - Mais attention, hein... J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse.
- C'est chouette comme métaphore, non ?
- C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
- Oh, fais pas chier !
- Ça, c'est une métaphore. »

Pour rester dans la même veine, pour imiter le grand maître, et sauf votre respect, permettez-moi cher Monsieur de vous inviter à utiliser votre opinion sur la métaphore sous forme de suppositoire…

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