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23 novembre 2020

Commentaires

Patrice Charoulet

@ Tipaza
@ duvent

Madame, Monsieur,

Là-dessus, Schopenhauer donne une réponse peu donnée.

Mary Preud'homme

@ Achille | 24 novembre 2020 à 07:56
"Allez, un petit sourire !"

OK mais alors sans masque !

Isabelle

@ Mary Preud'homme @ Savonarole

Comme "Savo" semble aimer les poèmes. Celui-ci de Baudelaire :

"À une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !"

"Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !" Baudelaire et non pas Savonarole.

Sommes mal partis pour nous apprécier, visiblement. Mais tant mieux, nous perdrons moins de temps. À partir d'un certain âge, le temps est le bien le plus précieux !

Aliocha

Nous pourrions en rester à Isaïe :

"Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent."

Où, passant de la mimésis à l'anaktisis, imitant la geste salvatrice de la vie à la mort puis à la résurrection, accéder à cette faculté d'imaginer la recréation du réel :

Est-il selon ton bon plaisir que ton image tienne mes pesantes paupières
ouvertes pendant de longues nuits ?
Veux-tu que mon sommeil soit troublé
pendant que des ombres qui te ressemblent abusent mes regards ?
Est-ce ton esprit que tu envoies si loin de toi, pour épier ce que je fais,
pour découvrir chez moi des heures oisives, des sujets de honte, raisons
et prétextes de ta jalousie !
Oh non, ton amour est grand, mais il n’est
pas assez grand pour cela ; c’est mon amour qui me tient les yeux
ouverts, c’est mon fidèle amour qui trouble mon repos, pour faire
sentinelle en ton honneur. C’est pour toi que je veille, tandis que tu
vis ailleurs, bien loin de moi, trop près de bien d’autres.

William Shakespeare Sonnets LXI

Sans toi, qu'est donc mon moi :

"« …le moi pour Hopkins n’est pas cette intériorité complexe à souhait que certains romantiques ont particulièrement exploitée et qui continue de charmer tant d’aventuriers dans tant de domaines, mais plutôt une activité, une réponse, un choix. » (p. 351) La poésie, dans ce sens, contribue au plus haut point à la fondation du sujet au cœur du paradoxe existentiel et du tragique de l’existence."

http://temporel.fr/spip.php?page=impression&id_article=159

duvent

@ Tipaza | 24 novembre 2020 à 09:35
« Le processus de formation d'un couple est complexe, qui épouse qui dans un couple ? »

Vous me semblez perplexe, et je me propose afin d'éclairer votre lanterne...

La question est simple, la réponse aussi :

1. Le couple est une fiction qui s'oppose violemment à l’intérêt des éléments qui le composent
2. Cette allégorie poursuit un but
3. Ce but est ignoré des protagonistes
4. Les héros sont des naïfs, ils ignorent le but mais aussi le comment du pourquoi...
5. Ces innocents suivent des chemins opposés
6. Ces chemins se croisent suivant un courant alternatif comme le compteur
7. Si le chemin reste secret il peut conduire au Paradis
8. Si le secret est mal gardé il y aura beaucoup d'agitateurs, d'envieux, et autres acteurs de Comédie ou Tragédie c'est selon
9. Les épousailles sont la partie la plus inutile, mais il faut sacrifier aux Dieux
10. Il s'ensuit des bénédictions
11. Ces bénédictions sont la suite de la captatio benevolentiae
12. La captatio benevolentiae permet la survivance car comme indiqué plus haut les envieux sont nombreux
13. Le couple est un enfer en général, et un Paradis pour ??

Conclusion hâtive mais vraie : dans le couple, il arrive que d'innocent on finisse coupable, par un périple inconnu des innocents et des coupables...

Il faut considérer la pièce dans son ensemble, Othello mérite à la fois la compassion et le mépris, oui, il faut toujours prendre en pitié celui qui souffre et agonir celui qui ne reconnaît pas l'Amour... La lampe est inutile, Psyché la tient d'une main hésitante et coupable...

Je vais de ce pas revoir "Le crime était presque parfait"...

Tipaza

@ Lucile | 23 novembre 2020 à 23:52

Vous poursuivez le développement précédent, avec lequel j'étais d'accord sur la littéralité des faits et le caractère juridique de l'affaire.
Une victime et un coupable qu'il fallait punir.

Mais comme j'aime bien sortir du concret pour passer au stade de l'abstraction, défaut professionnel, je voudrais dire quelques mots sur ce qu'est ou peut être un couple.

Vous dites "il (Jonathann) l'a choisie comme ça".
Est-ce vraiment lui qui a choisi parce qu'elle était forte ou a-t-il été choisi parce qu'il était faible ?

Le processus de formation d'un couple est complexe, qui épouse qui dans un couple ?
Il y a dans la formule banale mais révélatrice qui consiste à dire "mon" mari ou "ma" femme, déjà une forme d'appropriation inconsciente.
Le "mon" ou le "ma" traduit la proximité et une certaine forme de pouvoir inconscient.

Évidemment cette lecture de la formule peut surprendre, mais s'agissant de psychologie, et l'amour est la forme sublimée de la psyché, il faut rentrer dans le détail des mots, surtout que je ne vois pas d'autres façons de s'exprimer.

Parmi les comportements humains, la formation d'un couple qui cherche à durer est le plus mystérieux, le plus incompréhensible.
C.G. Jung disait qu'un couple était un ménage à quatre. L'animus de la femme épousant l'anima de l'homme en même temps que les personnalités conscientes s'épousaient.
Déjà à deux ce n'est pas facile, alors à quatre vous pensez bien. Il savait ce qu'il disait car son caractère, son anima, n'était pas facile !

Il est pratiquement impossible de rentrer dans la psychologie d'un couple ; puisque les deux participants ignorent parfois ce qui se passe au fond d'eux-mêmes ; et le billet le dit très bien en actant que: "Il ne pouvait avouer que ce qu'il était parvenu à appréhender de lui, dans les obscurités tragiques dont Alexia a été la victime", remarquable analyse pleine de finesse psychologique.

C'est pourquoi la meilleure chose que peuvent faire les familles du couple, c'est d'aider matériellement ou affectivement, mais surtout se tenir à distance.
L'aide à distance affectueuse est le seul moyen d'aider vraiment, et c'est ce que la belle-famille, dans ce cas précis n'a pas su ou pas voulu faire.

Bon voilà c'était juste quelques mots sur la difficulté d'être deux. Et quand je pense que l'on parle beaucoup en ce moment de polyamour.
Notre temps a l'art de compliquer les situations ;-)

Achille

@ Mary Preud'homme | 24 novembre 2020 à 01:16

Allons, allons Mary Preud'homme ne faites pas votre tête des mauvais jours.

C’est vous-même qui reprochiez à Isabelle, dans votre post de 19H14, de ne pas apprécier l’humour "désopilant" de Savonarole. Moi aussi j'aime bien son humour, même si parfois il est un peu cinglant.
Il ne faut pas reprocher à quelqu’un ce que l’on s’accorde à soi-même.
Allez, un petit sourire !

F68.10

@ Claude Luçon
"Zolpidem, tétrazépam et tramadol sont connus."

Oui. Des quasi-benzodiazépines et des quasi-opiacés.

"...soumis à des prescriptions médicales strictes et limitées."

Le zolpidem n'a été mis sur la liste des médicaments à autorisation que parce qu'il faisait l'objet d'abus majeurs. De la part des médecins, devrais-je ajouter. Pas parce qu'il signe une déglingue mentale totale.

"Pour le moins ce sont des calmants, soumis à des prescriptions médicales strictes et limitées. Rien ne prouve qu'elle les prenait volontairement et sur médication."

Qu'insinuez-vous ? Qu'on aurait le droit de buter les toxs et les gens qui ont fait de la psychiatrie ? Qu'elle les ait pris sous la contrainte ou hors parcours de soins ne change rien à rien dans cette histoire. Et vous auriez des documents qui permettraient de trancher ce point ?

"Ces médicaments pointent vers des problèmes psychiques sérieux que la famille ne voulait pas exposer et que le mari suggérait sans en donner les détails dans son repentir."

Moui, moui, moui... à d'autres. Le zolpidem est prescrit pour les troubles du sommeil et le tramadol pour la douleur. Cela ne prouve absolument rien. Et si cette femme avait fait de la psychiatrie, ce Monsieur a encore moins d'excuse, car on peut d'autant plus facilement se débarrasser d'une personne ou enfermer une personne quand on mentionne ce type de passé. Ce qui rendrait d'autant moins crédible l'idée que Monsieur Duval était coincé.

"Ces médicaments pointent vers des problèmes psychiques sérieux..."

Non. Absolument pas. Cet élément est largement insuffisant. Surtout compte tenu que la France est un des plus gros prescripteurs de psychotropes... avec un fétichisme assez immonde sur les benzos.

Mary Preud'homme

@ Giuseppe | 23 novembre 2020 à 21:43

Moi je dirais plutôt qu'il est tombé dans le panneau où vous le rejoignez en pensant avoir fait mouche. Amateur, petit joueur et essai manqué... Désolée mais vous vous êtes planté !

Claude Luçon

Avant d'aborder le vif du sujet de ce billet une remarque :
l'affaire Daval nous a permis de retrouver une vieille connaissance sur le devant du petit écran, le retour de Dominique Rizet qui, j'ose me permettre, a adapté son expertise de l'Hyper Cacher à l'hyper cacher.
À quoi tient la célébrité !

De retour à plus sérieux :
"D'abord elles réclament des lumières ...mais ces dernières ne seront jamais suffisantes comme s'il y avait, derrière le propos tenu et assumé, toujours des ombres, des mystères délibérément occultés." (PB)

Une chose frappe dans cette affaire : la personnalité de la mère de la victime, clairement le caractère dominant de cette famille.
Dans la douleur qui la frappait, pour l'amour évident de sa fille, pour la vérité, elle s'est révélée être le moteur incontestable de cette médiatisation excessive.
Tout n'a pas été été dit mais peut-être pas seulement du côté de l'assassin.

"La victime doit être irresponsable à tout instant", écrit Philippe.

Un fait n'a apparemment pas été creusé jusqu'où il aurait dû, du moins publiquement : les médicaments retracés dans le corps de cette jeune femme !
Zolpidem, tétrazépam et tramadol sont connus. Pour le moins ce sont des calmants, soumis à des prescriptions médicales strictes et limitées. Rien ne prouve qu'elle les prenait volontairement et sur médication.
Comme l'écrit également Philippe, on peut être porté à croire qu'il y a là un "mystère délibérément occulté".
Ces médicaments pointent vers des problèmes psychiques sérieux que la famille ne voulait pas exposer et que le mari suggérait sans en donner les détails dans son repentir.
On lui reproche de n'avoir pas tout dit.
Il ne pouvait peut-être décemment pas !
C'est certainement mieux ainsi et explique peut-être pourquoi le jury, informé de ce mystère dans le secret de ses débats, a condamné à 25 ans au lieu de la perpétuité comme requise par l'avocat général.

Lucile

@ Tipaza | 23 novembre 2020 à 13:25

Merci. Mais je ne suis pas certaine de m'être bien fait comprendre.

Si on me demande si je suis innocente, je veux savoir innocente de quoi. Parce que dans l'absolu, nous ne sommes pas innocents comme des agneaux qui viennent de naître. D'ailleurs la loi interdisant de tuer ne spécifie pas qu'elle est réservée aux innocents.

Dans le cas présent une chose est sûre et certaine, la victime et sa famille sont complètement, totalement, entièrement innocents du crime qui a été jugé. Ils n'ont pas été jugés pour meurtre, ni pour complicité de meurtre. Le meurtrier n'était pas en état de légitime défense par rapport à eux, et il faut vraiment tordre les faits pour le présenter comme la victime.

Leur chercher des poux me paraît un non sens absolu, cela ne se justifie pas, j'en suis stupéfaite. C'est la porte ouverte à n'importe quelle interprétation fantaisiste et passionnelle, au gré de chacun. Voilà maintenant qu'on fantasme sur eux et qu'on leur prête toutes sortes de comportements pervers, d'intentions mauvaises, de tares, ce sont eux les agresseurs cachés, ils sont grotesques et malfaisants, et l'assassin était en fait la victime. C'est du délire ! Il ne fait vraiment pas bon être la belle-mère d'un assassin...

En fait, le comportement de la femme, de la belle-mère et du reste de la famille dans l'affaire D n'explique pas le meurtre. Il y a des rivalités et des ajustements à trouver dans toutes les familles, et pour tous les couples. C'est tout ce qu'il y a d'habituel, ça se gère, et si on n'y parvient pas, l'issue évidente est la séparation. Même à supposer que la belle-mère ait été pesante, la plupart des gendres et des maris dans les mêmes circonstances, ne tuent évidemment pas. (La mienne était une forte femme, quant à mon mari, il doit composer avec ma jumelle, mais jusqu'ici nous avons réussi à ne pas nous entre-tuer.)

C'est l'assassin qui est hors-norme, et qui répond à une situation relativement courante par un comportement criminel. Il ne faut pas confondre un élément déclencheur (une soirée pénible, un mot de travers) avec une cause. Et si le mari est faible, ce n'est vraiment pas une raison pour reprocher à sa femme de ne pas l'être, surtout que c'est peut-être ce qui lui a plu chez elle au début, il l'a choisie comme ça.

Comme il a un peu tendance à raconter n'importe quoi, difficile de démêler le vrai du faux. Leur histoire est affreusement triste, il n'y a pas à y chercher plus que ce que l'on sait de manière sûre. Ça me paraît suffisant.

Wil

Euh, pourrait-on juste nous f**tre la paix avec cette histoire, s'il vous plaît ? Merci.
Pfff, marre à la fin !
Le voyeurisme médiatique dans toute sa dégueulas**rie... une fois de plus.

Tout ce qu'il y a à dire sur cette affaire est que Daval a massacré sa femme, il a pris 25 ans, Cantat a massacré la sienne, il en a pris 8.
Comme quoi la musique est bien le plus grand de tous les arts et que dans le doute, si on a des enfants il vaut mieux leurs apprendre la musique, ça pourra toujours leur servir dans la vie d'une manière ou d'une autre.

https://www.youtube.com/watch?v=O5iJgzSnLlY

Ellen

@ finch | 23 novembre 2020 à 19:31

On ne peut pas mieux dire. Je suis d'accord avec vous.

L'analyse profonde et lucide que vous faites sur tous ces points clairement structurés concernant les parents d'Alexia et Jonathann Daval qui a menti et manipulé tout le monde à trois reprises pour in fine avoir sali sa victime qui ne pouvait se défendre, me semble très juste. Aussi, il est certain que s'il n'y avait pas eu des revirements, mensonges et trahisons à rebondissements, les médias auraient été moins envahissants.

Henri Gibaud

@ Lucile | 23 novembre 2020 à 18:18

Et la médaillée Jacqueline Sauvage ? et son gang d'avo-mafieuses ?
Et Evelyne Sullerot ?
Et l'ancien haut gradé honoraire de la PN qui, délégué spécialisé police-gendarmerie du Défenseur des Droits peut attester que "selon les types de circonstances et les régions, de 15 à 30 % des dossiers de violences conjugales démontrent les culpabilités féminines à l'origine" ? Ce qu'on appelle avec le peintre naturaliste : l'Ori-Gyne...

Et "Le génie lesbien" ? Evelyne Sullerot aurait tout inventé ?? Documentez-vous sur Evelyne Sullerot, cela pourrait vous sauver !

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@ jack | 23 novembre 2020 à 19:50

Pourriez-vous me préciser si ce Pierre Farge est un parent de l'avocate Farge ("aux Conseils") du cabinet dit WFH soit : Waquet (Claire) - Farge (Hélène) - Hazan (Hervé).
S'il vous plaît. Merci.

Giuseppe

@ Achille (@ Mary Preud'homme)
« En ce qui me concerne, j'ai été renvoyée à quatre ans d'une classe enfantine tenue par des religieuses pour avoir giflé la supérieure, dont semble-t-il je ne supportais pas l'hypocrisie » (MP)

Finalement vous n’avez pas tellement changé au cours de ces années ! :)

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EXCELLENT ! Je l'avais loupé : petit coup de pied par-dessus, de volée récupéré et essai entre les barres.

Deviro

@ Savonarole
"Comme je l’ai dit un jour : « seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse »..."

Savonarole qui pille Alfred de Vigny dans "la Mort du loup" et qui veut nous faire croire que c'est de lui ! (Isabelle | 23 novembre 2020 à 13:31)

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C'est bien fait pour vous, ça vous apprendra à oublier votre signature :
"C'est de Pol Pot, de Vigny ou de moi ? je ne sais plus"

F68.10

@ Mary Preud'homme
"J'ajoute que ceux qui évitent de commenter sur un sujet (celui de ce billet ou un autre du même genre) sont bien souvent ceux qui en savent le plus..."

Mouais... S'exprimer sur ce qu'on connaît est aussi, dans une certaine mesure, un devoir moral.

Vamonos

Dans dix ans, Jonathann Daval pourrait ressortir de prison à condition qu'il résiste à son inclination naturelle à la faiblesse. S'il passe l'obstacle et qu'il rejette la facilité de la camisole chimique, alors il peut s'en sortir.
Dans une certaine mesure, il avait tenté de se sortir des griffes de peut-être deux dragons, sa femme et sa belle-mère. Sur le fond pourquoi pas, mais sur la forme, il a oublié le commandement : "Tu ne tueras point".

F68.10

@ Isabelle
"Tout comme la publicité intensive à propos d'un soi-disant "livre" de Barack Obama."

Pourtant, il y a bien une couverture, une reliure, et des lettres dedans. C'est donc bien un livre. Ou alors, je suis le pape.

Mary Preud'homme

@ S Carioca, 23 nov. 13:45

Avec Xavier Nebout on a l'habitude dès lors qu'il en est resté à l'ère du "pater familias", l'homme de plus haut rang dans une maisonnée romaine, qui détenait la "patria potestas" (pouvoir absolu) sur sa femme, ses enfants et ses esclaves, y compris le droit de vie et de mort...

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@ sbriglia

J'ai aussi regardé ce film qui fait froid dans le dos !
J'ajoute que ceux qui évitent de commenter sur un sujet (celui de ce billet ou un autre du même genre) sont bien souvent ceux qui en savent le plus, qu'ils aient vécu une expérience analogue ou en ayant été témoins.

jack

Sauf erreur, les avocats ne sont pas psychanalystes. Ils ne sont pas formés pour cela.
Aussi les suppositions de Me Pierre Farge concernant les motivations profondes et inconscientes de J. Daval sont fort probablement hors de son champ de compétence.
Ceci d'autant qu'il n'a jamais parlé à Daval, qu'il n'en a obtenu aucune confidence et qu'il n'a pas eu accès aux pièces déposées par les psy.
Pierre Farge fait librement de la broderie.

finch

Les parents d'Alexia, notamment sa mère, ne supportaient pas que le meurtrier se serve de l'absence de sa victime—qui n'était plus là pour le contredire—pour inventer, à l'aide de ses avocats, le scénario le moins abject possible à l'origine d'une mise à mort sordide où le corps a été atrocement abîmé et brûlé.

Le meurtrier a trompé la belle-famille et la France entière en tenant sournoisement le rôle du mari inconsolable notamment lors de la marche blanche, un couronnement de duplicité… Sa femme serait disparue lors d'un jogging, disait-il, après une soigneuse mise en scène.

Il a doublement détruit Alexia en lui ôtant la vie et ensuite en profanant sa mémoire, prétendant qu'elle était violente avant le crime, qu'elle réduisait sa personnalité à la portion congrue, et que cette trop longue humiliation avait miné son mental et sa patience au point de le préparer, d'une certaine manière, à accomplir l'irréparable. Par réaction, sans préméditation. Il n'avait rien trouvé de mieux ensuite, pour tenter de se disculper, que d'accuser son beau-frère du crime, le reste de la belle-famille étant évidemment complice.

Comment l'âme humaine est-elle ainsi capable de parvenir aux tréfonds de l'ignominie ?

Le procureur a accusé le mari de triple crime : l'homicide, la fausse accusation doublée d'une tromperie ouverte de la France entière et de la belle-famille, et la crémation de la victime. Faut-il ajouter, pour poursuivre dans l'abject, que le corps avait été traîné par les pieds jusqu'au lieu où il allait finalement être incendié ?

Les psychiatres ont vu dans le meurtrier un caméléon. C'était surtout et simplement, un monstre, un ignoble bourreau.

La mère d'Alexia ne supportait pas qu'en plus de la tuer, ledit monstre ose salir la mémoire de sa fille.

Vous dites, Philippe Bilger, que trop de publicité a été faite sur l'affaire en dehors du prétoire. Mais qui a rendu cette affaire si médiatique si ce n'est le meurtrier lui-même par l'incroyable scénario qu'il a concocté ?

Les médias s'en sont certes goinfrés, et s'en pourlèchent encore les babines… c'est vrai, ce voyeurisme respire le sordide.

Tout au long de ces trois années, la belle-famille du criminel a été d'une dignité et d'un stoïcisme inouïs. Face à l'atrocité, elle s'est abstenue d'afficher un soupçon de haine qui, certainement, devait au moins l'habiter en ses entrailles. D'une certaine manière, leur noblesse affichée a dû jouer pour amplifier la peine.

Comment la mère d'Alexia a-t-elle été capable, durant le procès, d'interpeller le criminel par son prénom et de parler avec ce calme, cette douceur ? Toute autre personne, dans une situation analogue, n'aurait pu parvenir à cette maîtrise et s'empêcher de laisser transpirer la haine.

La mère d'Alexia a conclu l'entretien par un : « Bon séjour en prison. Adieu. » Le "bon" était sans doute de trop. Un autre qualificatif siérait mieux.

Probablement, avant que son mari ne la massacre, Alexia lui avait notifié son désir de le quitter. C'est en tout cas l'hypothèse qu'Isabelle Fouillot espérait faire valider par l'accusé. Elle n'a pas été exaucée, mais dans son coeur de mère et intuitivement, elle sait que là réside la vérité.

Désormais, sur la pierre tombale d'Alexia, ne figurera probablement plus que le nom de "Fouillot". Pour qu'elle puisse mieux reposer en paix…

Deviro

@ Henri Gibaud | 23 novembre 2020 à 14:42

Analyse très dense, très pertinente.
La mère omniprésente, le père inexistant...
Merci.

Mary Preud'homme

@ Isabelle | 23 novembre 2020 à 13:31

À vous lire, il semblerait que l'humour désopilant (et non désopillant) de Savo vous ait échappé !

Michelle D-LEROY

Certains crimes sont plus médiatisés que d'autres, on ne sait pas toujours pourquoi. Celui-ci sans doute comme vous le soulignez, M. Bilger, parce que nous avions vu JD pleurant et entouré de ses beaux-parents pour apprendre trois mois plus tard qu'il était l'assassin.

Pendant tout ce procès, en ce qui me concerne, j'ai particulièrement compris le chagrin des parents d'Alexia, leur peine immense et leur recherche de vérité mais curieusement je suis arrivée à avoir de la sympathie pour JD. Ce jeune homme avait l'air tellement en souffrance que je ne pouvais m'empêcher de lui trouver des circonstances atténuantes.

"Je vous ai dit toute la vérité, Isabelle, il faut me croire", a-t-il dit.

"Il ne pouvait avouer que ce qu'il était parvenu à appréhender de lui, dans les obscurités tragiques dont Alexia a été la victime" (PB)

Justement, peut-être que cette famille qui le considérait comme un fils était trop proche, trop encombrante, trop étouffante.
Il a d'ailleurs dit que c'était "trop de choses accumulées depuis longtemps".

Trop d'acceptations, trop d'humiliations sous-entendues, trop de poids affectif ou encore de gentillesse un peu condescendante pour sa famille et donc pour lui-même pendant de longues années. Avec une femme à la personnalité affirmée et qui, comme beaucoup de jeunes femmes d'aujourd'hui, voulait tout, tout de suite. Un carcan dont il n'osait se défaire, parce qu'aussi ce même carcan lui offrait bel et bien une sécurité affective et matérielle.

Personnellement, depuis le début, je pense que cette soirée familiale à laquelle la soeur et le beau-frère d'Alexia participaient avec leur petit garçon, a été un calvaire pour JD, même si tout s'est bien passé. La goutte d'eau.
Comparé à un couple parfait, à un beau-frère sûr de lui et qui affichait peut-être trop d'assurance grâce à un métier plus intellectuel... Personnellement cela a toujours été mon idée.
Me Farge a la sienne, plausible aussi.

Nul ne le saura jamais peut-être sauf si JD écrit un livre en prison où avec le temps il fera un examen de conscience avec moins de retenue et moins d'émotion.

Mme Fouillot voudrait connaître une vérité qui lui échappe, mais qui lui échappe d'abord parce que sa fille, même proche d'elle, était comme nos enfants, ils ne nous racontent pas tout, et c'est bien normal. C'est leur intimité, leur vie de couple, leur vie d'adulte, en partie pour garder leurs secrets et leur pudeur, en partie aussi pour épargner leurs parents s'ils ne vont pas bien dans leur couple.

Sans vouloir justifier ce passage à l'acte, et sans vouloir ternir en quoi que ce soit la mémoire de cette jeune femme, sans la tenir pour coupable, chacun sait qu'il y a des mots qui font bien plus mal que des coups, surtout s'ils sont répétés souvent.

Même si ce procès a été médiatisé, je trouve qu'il s'est déroulé dignement et que juges, avocats, famille et même l'accusé ont été dans le respect des uns et des autres, le verdict me semble mesuré.

"J'ajoute que ma perception inquiète s'est évidemment nourrie de mon expérience d'ancien avocat général à la cour d'assises de Paris" (PB)

Evidemment, M. Bilger porte un regard particulier et plus critique que la simple citoyenne que je suis, sur tous les détails du procès.

Savonarole

@ Isabelle | 23 novembre 2020 à 13:31

L’humour vous est une terre étrangère.
À force de ne lire que Valeurs actuelles vous en devenez con*e (Mme Bilger modérera).
Je veux bien être de droite, mais avec une engeance telle que vous, jamais.
Vous êtes l’image même de « la droite la plus bête du monde ».

Lucile

Republication d'extraits des commentaires de Lucile sous le billet approprié (Note de la modération)

"Chercher des circonstances atténuantes à un meurtrier, c'est le travail de l'avocat. Mais reporter la responsabilité du meurtre sur la victime elle-même me paraît aussi, sinon plus immoral que de présenter le déroulement des faits en long, en large et en travers.

Dans le cas présent, la manière dont l'assassin a essayé d'accuser de son meurtre divers membres de la famille de sa défunte épouse, et son épouse elle-même, en fait une espèce de manipulateur, et un mythomane, en plus d'un meurtrier, on ne peut pas se tromper sur le diagnostic. (S'il n'avait été qu'impulsif et brutal, ce qui n'est déjà pas un label favorable, il aurait appelé les secours immédiatement.)

Le cas du meurtrier reportant la faute sur la victime est archi-courant, il me semble directement lié à la mentalité du tueur.

C'est assez souvent que la victime finit par se faire soupçonner plus ou moins. À supposer par exemple qu'un couple soit dans une logique qui peut faire penser à une relation sado-maso, uniquement sur le plan psychologique, les deux se cajolent mais aussi se rabaissent épisodiquement, chacun à sa façon, parfois comme un jeu, parfois sérieusement, et pour arranger le tout, ils sont trop pris dans leur relation pour se détacher l'un de l'autre, alors que ce serait la seule façon de casser le cercle vicieux dans lequel ils sont engagés.
Ils ont tous les deux un métier, ils n'ont pas d'enfants, donc la séparation serait envisageable sans trop de dommage, sauf qu'ils n'y pensent pas, tout absorbés qu'ils sont chacun à tirer les ficelles de l'autre. Ils restent donc ensemble à se dorloter et à se maltraiter réciproquement, tour à tour.

Si l'un des deux tout d'un coup passe à un palier supérieur, et, opérant un franchissement irréversible, étouffe son partenaire "intentionnellement" jusqu'à ce que mort s'ensuive, le juge chargé de sanctionner ce meurtre (et non un mode de relation entre deux conjoints) doit-il attribuer à chacun une part de responsabilité dans ce meurtre ? Je ne le pense pas. Ils ont tous les deux joué avec le feu, sans doute inconsciemment, mais celui qui a fait sauter les barrières et pulvérisé l'interdit doit encourir la peine prévue pour ce genre de crime, même s'il s'est lui-même sabordé en le commettant.

Pourquoi ? Parce qu'une société doit poser des limites et ne peut pas passer l'éponge, elle n'y survivrait pas. Elle doit mesurer la peine à la gravité de l'acte, c'est encore le moins injuste. Sans quoi l'on finira par trouver des excuses même aux terroristes, et pire, on attribuera de manière déguisée une responsabilité aux victimes.

Si JD est transformé en monstre par certains, c'est en raison de cette logique qui veut que l'on punisse les gens parce qu'ils sont intrinsèquement méchants, et si sa défunte épouse est accusée d'y être pour quelque chose par d'autres c'est parce que sentant bien que le meurtrier est autant un pauvre type qu'un monstre, on se retrouve obligé en quelque sorte de l'accuser elle aussi, et de partager les torts. Les circonstances atténuantes devraient pourtant y suffire, et elles sont précisées par la loi. Sonder les reins et les cœurs, si c'est bien fait, je dis bien, et même très bien, mais ça risque tellement d'être mal fait, et en particulier de salir la victime, que je préfère m'en tenir à des critères objectifs.
De plus, c'est dangereux pour la survie d'une société.

Finalement, dire au criminel qu'on doit l'enfermer parce qu'il a enfreint les règles les plus sacrées et les plus élémentaires de la société est moins cruel que de chercher à juger de sa valeur humaine."

Xavier NEBOUT

@ S Carioca

Ne pas être cultivé n'est pas une tare, mais il ne faut pas en abuser.
Donnez-vous au moins la peine de consulter Internet avant de dégoiser.

sbriglia

"Je n'ai d'ailleurs pas été moins étonné de l'explication de ses réquisitions par un avocat général commentant sa demande de réclusion criminelle à perpétuité devant la presse sur le perron du palais de Justice de Vesoul !" (PB)

Emmanuel Dupic, l'avocat général de cette affaire, ressemble trait pour trait à Jeffrey Donovan, l'acteur qui tient le rôle du capitaine de police psychorigide dans "l'Echange", film de Clint Eastwood…

On ne dira jamais assez les frustrations de l'avocat général aux assises qui voit ad nauseam défiler la binette des avocats de la défense sur les plateaux télés et dans la presse : il y a de quoi quitter l'hermine pour se réfugier sur CNews.

J'ai trouvé le procès d'assez bonne tenue : personne n'a appelé le président "Votre honneur…"

Henri Gibaud

@ stephane | 23 novembre 2020 à 09:01
"Quelles humiliations a encaissées JD qui était peut-être sous emprise familiale. Mme Fouillot voulant faire parler JD à la barre lui disant "sois un homme pour une fois !""

J'ai une perception proche de cela, bien entendu sans la certitude du "tout ou rien" judiciaire qui est un atavisme épistémologique à dépasser : c'est une sorte de sentiment de probabilité plutôt importante.

La Babouchka (voyez mon commentaire tout en bas) donne fortement l'impression d'avoir copieusement cornaqué sa fille Matriochka (en puissance d'être mère ?), considérant son Alexia comme simple prolongement d'elle-même. On peut parier qu’Alexia n'avait tissé un lien avec Daval qu'après expertise de Babouchka et son accord "Da !"...

Ne serait-elle pas allée jusqu'à induire par suggestion une obsession quant à la virilité suffisante de Daval ? "Ma chérie, Jonathann au moins semble ne pas te faire trop d'avances, n'est-ce pas ? J'espère que tu n'en souffres pas trop..."

Et si le prolongement-Matriochka était un satellite psychique selon le schéma poupées russes, alors elle n'aura pas manqué de relayer mimétiquement une attitude de quémande d'accouplement avec une tonalité non affectueuse mais revendicatrice : or c'est pour un masle (mâle) digne et raffiné un anti-stimulant, une cause de fiasco (flasque en italien).

On peut sans caricaturer essayer d'expliquer l'explosion du déferlement de violence par un cas de figure que la psychologie rationaliste (non freudienne) exprime en anglo-saxuel comme "double-bind" (mot à mot "double-contrainte" et qui bien traduit en français signifie : "injonction double concomitante et contradictoire". Les bavardages médias ont pris la manie de citer "injonction contradictoire" depuis quelques mois, mais ils ne maîtrisent cela pas plus que "algorithme".

Un double-bind infligé de manière efficace (réussi par perversité habile) peut provoquer un état de sidération et de forte déstabilisation du fait de la grave perte de sens induite. La cible perd pied, la violence qu'elle ressent, elle peut chercher à l'éjecter comme en urgence, et l'auteur du "Sois ceci ET EN MÊME TEMPS sois le contraire" peut alors se prendre un effet boomerang qui vient rappeler que la violence par procédé psycho-agressif c'est de la pure violence aussi. Ce que les juristes ne veulent pas voir car il ne faut pas casser le market des zonoraires...

Par exemple dans le cas d'espèce et sur fond de fiasco érectile (évoqué par rumeur d'avocats) : "Jonathann je t'aime parce que tu es un garçon si jeune et si doux, et fais-moi l'amour comme un athlète de haut niveau".
Mais une double injonction à incohérence dévastatrice doit se déguiser un peu, elle ne doit pas apparaître pour ce qu'elle est c'est-à-dire une communication perverse qui coince et veut déstabiliser.

La puissance Babouchka a donné l'impression d'avoir pu souffler les détails d'un texte habile à sa fille, assez odieux pour provoquer la suite.

En somme peut-être que Babouchka aurait fait agresser un "transposé de son mari" (elle n'a pas osé et regretté toute sa vie d'avoir laissé vivre son mari) par procuration via le gendre et que ce procédé de décalage lui aura permis d'échapper à l'exécution par M. F... et finalement récupérer le premier plan dans la starisation victi-mère ... "Bienvenue au club" a pu penser la médaillée Jacqueline Sauvage...

Denis Monod-Broca

Autre procès à suivre, qui commence aujourd’hui, procès dramatique, dramatique à pleurer, le procès de ceux qui ont à répondre de la mort de Jallal Hami lors d’une séance de « bizutage » à Saint-Cyr.

Lire dans le Mond : « Mourir sur un champ de bataille, oui, mais pas à l’école’ : le parcours tragique de Jallal Hami, noyé lors d’un bizutage à Saint-Cyr ».

Ah, si ces rites d’initiation, sacrificiels au sens le plus littéral et le plus primitif du terme, pouvaient disparaître une bonne fois pour toutes à l’issue de ce procès...

S Carioca

@ Xavier NEBOUT
"Selon le droit naturel, une femme doit retenir ses capacités à parler sans retenue au fil de ses émotions, à parler plus vite que sa pensée"

1- Et le mâle lui, n'est pas tenu de :
- "retenir ses capacités à parler sans retenue au fil de ses émotions, à parler plus vite que sa pensée" ?
- retenir ses capacités à frapper/insulter sans retenue au fil de ses émotions, à frapper/insulter plus vite que sa pensée ?

2- Qu'est-ce que ce "droit naturel" que vous mettez en avant ? Où pousse-t-il, où le cueille-t-on ?

S Carioca

Merci pour ce billet, qui rejoint un sentiment, bien moins informé, que j'ai éprouvé, n'ayant pu échapper à de multiples analyses et déclarations médiatiques gênantes (et non critiquables à mon point de vue quand il s'agit des victimes secondaires).

J'ai particulièrement apprécié votre phrase, M. Bilger :

"Ensuite, cette revendication de transparence est d'autant plus malaisée à satisfaire que ceux qui la réclament ne sont pas prêts, la plupart du temps, à admettre que la relation honnête d'un processus criminel implique une interaction qui, face à une culpabilité et une malfaisance même indiscutables et reconnues, peut mettre en cause le comportement de la future victime."

Je ne sais si elle est venue d'un trait (chapeau) ou si vous l'avez mûrie et ciselée lentement (chapeau quand même), mais elle est claire tout en gardant une extrême délicatesse.

Isabelle

@ Savonarole
"Comme je l’ai dit un jour : « seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse »..."

Savonarole qui pille Alfred de Vigny dans "la Mort du loup" et qui veut nous faire croire que c'est de lui !

"Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur !
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
À force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

Ce procès, sans élégance et donc vulgaire à force de battage médiatique, nous démontre une fois de plus le niveau de décérébration intensive de ce pauvre pays, la France. Mais ce procès ressemble aux politiciens qui se sont succédé depuis tant d'années, la politique show-business ou la politique "bling-bling".

Tout comme la publicité intensive à propos d'un soi-disant "livre" de Barack Obama, L'idolâtrie bat son plein.

Décérébration et idolâtrie sont les deux mamelles de la France.

stephane

@ revnonausujai | 23 novembre 2020 à 07:05

C'est vraiment indécent ce que vous dites... mais j'aurais aimé être l'auteur de votre commentaire tant j'ai l'impression que mes pensées ont guidé vos doigts sur le clavier.

On ne saura pas ce qui se passait les week-ends chez les Fouillot, mais des fictions pourront nous le laisser supposer. Jean-Pierre qui se prend une dérouillée parce que le rôti est trop cuit, Jonathann qui essaie de le soutenir en se disant à chaque retour à la maison "Je ne veux pas vivre cela, plutôt la prison"...

L'hypermédiatisation de ce procès où il fallait lyncher Jonathann laisse des zones d'ombre. La quête de notoriété dans une préfecture de province a fait le reste.
Aucun témoignages de collègues de travail de l'un ou de l'autre.
Peut-être Jonathann Daval a-t-il voulu épargner belle-maman, qui de toutes façons ne croirait que ce qu'elle a envie de croire et donc aucune de ses réponses n'aurait satisfait et au besoin d'Isabelle Fouillot et à la soif du public dans lequel je me situe.
Que la vie préserve chacune et chacun de se retrouver un jour à sa place.

Tipaza

@ Lucile

J'ai beaucoup apprécié votre commentaire du 22 novembre 2020 à 13:11.
Il aurait parfaitement sa place ici, beaucoup y est dit sur les relations dans un couple.
Rien à ajouter, si ce n'est qu'en général, la victime est parfois moins innocente qu'il n'y paraît.
Sur le couple Daval, je n'en sais rien.

Savonarole

On n’entendra plus parler de Jonathann Daval pendant 25 ans et c’est heureux. On en a bavé avec BFM TV...
Mais le tribunal aurait pu en profiter pour condamner sa belle-mère à 25 ans de silence. D’une pierre deux coups.
Mais que croit-elle, qu’elle va nous vendre un DVD Best of de toutes ses apparitions narcissiques ?
Voilà qu’elle voudrait entretenir une correspondance avec Jonathann, une future mine d’or, un Pléiade pour les éditeurs ?
Comme je l’ai dit un jour « seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse »...

MARINETTI

Non seulement je partage votre analyse mais je n'ai pas du tout apprécié certains comportements et la tournure qu'on a voulu faire prendre à ce procès. Non, la France entière ne s'identifie pas à la famille Fouillot ! J'ai trouvé malsaine la manière dont presque tout au long de la journée les parents d'Alexia se mettaient en scène et se sentaient dans l'obligation de commenter ce qu'ils estimaient être "la vérité" qu'ils attendaient. Si je peux entendre leur douleur, je ne cautionne pas le fait que JD soit le pire des monstres. Leur fille a choisi de vivre avec lui, a souhaité l'épouser et est restée avec lui toutes ces années alors que contrairement à d'autres femmes elle aurait été soutenue si elle avait décidé de ses séparer de lui. Ce que je regrette dans ce procès c'est qu'Alexia Daval est forcément "parfaite" et JD forcément "un tueur" et un "manipulateur". Et je suis soulagée de pouvoir regarder les informations aujourd'hui sans tomber à tous moments sur les commentaires de la famille Fouillot.

Je pensais être seule à avoir ce type de lecture de cette affaire et ai été satisfaite lorsque certaines chaînes d'information ont permis à des experts-psychiatres, avocats et autres, de donner un envers à ce qui tournait en boucle tout au long de la journée.

jack

Certes la presse a été un aimant particulièrement attrayant pour les parties et l'avocat général.
Mais en amont, c'est bien le public qui est demandeur. La presse répond à une forte sollicitation.
Cela étant, dans un ou deux ans, pour ce même public, la page sera tournée. D'autres événements interviendront pour faire la une.
Nous ne sommes pas dans les affaires Grégory ou Dupont de Ligonnès dans lesquelles subsiste une large part de mystère qui fait continuellement vendre du papier.

S'agissant de l'affaire Daval, il restera la douleur de la famille d'Alexia et l'emprisonnement du coupable.
Si l'on en juge par l'affaire Jean-Claude Romand, libéré malgré une peine de prison à perpétuité, on pourrait s'attendre à une libération de Daval bien avant le terme de la sanction.

Louis 29

On est descendu bien bas avec ce trop-plein médiatique, défilé d’experts, l'humanité profonde de l’accusé passant en boucle, série TV, sans doute des bouquins, un long métrage peut être, encore un petit effort et ça sera des caméras dans les toilettes du tribunal, le cas JD doit être porteur pour les espaces publicitaires. Dans le même temps la mort horrible de ce petit enfant sanctionné par 28 ans de prison et une juste information médiatique.

Bref, pourquoi tout ce battage sur ce cas ?

Denis Monod-Broca

Celui qui tue, dans de telles circonstances, est, selon l'expression usuelle, "hors de lui". Expression qui dit bien ce qu'elle veut dire. Alors quelles explications y a-t-il à donner ?

Depuis Caïn, l'envie, le dépit, la colère... conduisent à tuer. Rien de plus humain que cet acte dit inhumain.

Rien de plus humain non plus que cette attirance que le sang et le malheur exercent sur la foule, foule médiatique désormais.

Quand on est civilisé, on ne devrait pas tuer, on ne devrait pas non plus céder à cette attirance du sang et du malheur.

Caserte

Daval, un drame de la disparité.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Vos réflexions d'ancien avocat général ne peuvent être dépassées et me semblent très justes. Je vois mal ce que le béotien que je suis pourrait vouloir y rajouter.
J'ai tout lu, tout entendu au sujet de ce meurtrier. On l'a décrit comme un homme discret, gentil, serviable, jamais violent. Roland Coutanceau le classe parmi les « raseurs de murs », Zagury parmi les « passifs explosifs ».

Chaque samedi soir, en France comme ailleurs, une insulte, souvent concernant la sexualité supposée de l'insulté, provoque des réactions violentes, des coups pouvant aller jusqu'à l'homicide.

Quels mots a prononcés la femme de ce criminel ? On peut présumer qu'ils avaient trait à la sexualité.
La famille de la victime soutient que le meurtrier n'a pas tout dit. Que diable pouvait-il dire ?

Pour revenir à notre blog, j'observe que l'un au moins de nos confrères, avec lequel je n'ai aucune envie de converser, je ne parle pas à tout monde, ne craint pas d'insulter des inconnus en faisant des allusions à leur sexualité par la position qu'ils prennent en priant. Ces inconnus ne vont pas tuer leur insulteur, je pense. C'est sans risque. D'autant qu'il est anonyme. Autre prudence.

Pour ma part, si je devais subir des tonnes d'insultes concernant ma sexualité, cela me laisserait impassible. Et, d'une manière générale, je ne pense pas que le meurtre, par étranglement, arme blanche ou arme à feu, soit une bonne manière de répondre. Le meurtre et même les coups de poing. Je n'ai jamais frappé personne et n'aurais pas cette idée saugrenue (de primitif).

Ninive

Le malaise ressenti vient de tout ce déballage :

L'accusé, ses victimes dans le fauteuil du psychanalyste-avocat général.

Avouez, vous l'avez tué... oui, je l'ai tué seul dans un coup de colère dont j'ignorais la force et ma force... que vous dire de plus c'est horrible... je n'arrive pas à réaliser... je suis coupable et je le serai toujours et puis je me suis affolé je ne savais plus quoi faire de son corps, j'aurais voulu disparaître, m'endormir et ne plus me réveiller, ne plus me voir dans cette horreur, j'étais ivre dans ma tête, sans avoir bu, comme un soldat ensanglanté sur un champ de bataille, l'horreur, je suis dans l'horreur, je n'arrive pas à oublier et tout cela me ronge de l'intérieur, c'est une brûlure...

Mais avouez donc... Mais quoi madame ? Que je suis un paumé, un pauvre type, un raté, un anormal, une bête, un assassin... je le sais, vous le savez.

Bon eh bien, bonne continuation en prison !

Alix

"Cette revendication de transparence est d'autant plus malaisée à satisfaire que ceux qui la réclament ne sont pas prêts, la plupart du temps, à admettre que la relation honnête d'un processus criminel implique une interaction qui, face à une culpabilité et une malfaisance même indiscutables et reconnues, peut mettre en cause le comportement de la future victime" (PB)

Vous avez le verbe pour exprimer clairement ce que tout un chacun (moi, en l'occurrence) pense, sans arriver à le formuler.

Xavier NEBOUT

Ce serait peut-être l'occasion de voir plus loin que le bout de son nez et de se poser la question philosophique de fond.

Un homme tue sa femme parce qu'exaspéré par son attitude humiliante à son égard.

Avait-il ou non le droit de la tuer ? Dans la Rome antique assurément.
Aujourd'hui, non, mais le problème, c'est qu'on ne veut pas connaître les fondements du droit Romain.

Selon le droit naturel, une femme doit retenir ses capacités à parler sans retenue au fil de ses émotions, à parler plus vite que sa pensée. C'est cette loi qui préside à sa fonction d'épouse jusqu'à ce que notre monde moderne perde toute notion de civilisation, dans lequel on crée un droit positif déconnecté du droit naturel sans rien savoir de ce que l'on fait.

Et on aboutit aux violences conjugales, avec pour seul moyen de les éviter, des séparations qui anéantissent les familles en détruisant la paternité.

Détruire la paternité, c'est ce que veulent les francs-maçons depuis toujours. Ils rendent hommage au grand architecte de l'univers, certains aussi à Jésus et le prient, mais Dieu le Père est toujours absent.

Détruire le père. L'obsession des éternels adolescents soixante-huitards.

Osez ouvrir les yeux !

Michel Deluré

Quand la justice cède ainsi à la tentation de la médiatisation, que ses acteurs, délaissant la réserve qu'exigeraient les circonstances, profitent de l'opportunité pour s'exposer à la lumière des projecteurs et se donner en spectacle, alors la justice y perd de sa crédibilité, de la sérénité qui devrait être la sienne.
Rendre la justice, c'est mettre toute sa force au seul service du droit et non au service de la promotion de sa seule personne.

stephane

T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul.
Si ce procès a été tant médiatisé, c'est aussi parce que Jonathann Daval a essayé d'égarer tout le monde. On voulait voir la punition.
On ne peut pas se mettre à sa place.
D'autres se sont appuyés sur le malheur frappant les deux familles et on pouvait noter comme une forme de rattrapage eu égard à des affaires passées tout aussi sordide. Du genre "ce dont vous avez été frustré, on va vous le donner". Ce fut réalisé à l'excès et en plus pendant le confinement. Pas de Juge Lambert, pas de fusil de chasse, mais les ingrédients nauséeux étaient là.
Une téléréalité réelle.

Madame Fouillot et son mari souvent deux mètres derrière. Une soeur et un beau-frère qui n'en demandent pas tant mais très dignes, et la mère de JD traitée comme celle qui a enfanté un assassin.
Une semaine de plus de procès et JD devenait sympathique dans l'opinion publique.

Je note également que les experts semblaient dire que la masculinité de JD aurait été une source des difficultés du couple. Qu'était la relation de ce couple ? Quelles humiliations a encaissées JD qui était peut-être sous emprise familiale. Mme Fouillot voulant faire parler JD à la barre lui disant "sois un homme pour une fois !"
Et si tuer avait été la seule manière pour JD de prouver que c'en était un ?

AJ

Merci monsieur Bilger pour l'analyse professionnelle de cette affaire.

Pour ma part, en tant que père de famille, je considère qu'un gendre doit être à sa place en tant que gendre... et non en tant que squatteur.

Dans l'intimité familiale, Alexia avait perdu son refuge... Paix à son âme...

En famille surtout, chacun à sa place !
C'est l'enseignement que nous pouvons en tirer pour moins de malheur !

Achille

J’avoue que je n’ai pas trop suivi cette affaire que les chaînes d’info continue se sont empressées de commenter afin de satisfaire leur public friand de ce genre d’histoires familiales qui tournent au tragique.

Mais aujourd’hui nous sommes entrés pleinement dans le monde de la com. Le secret de l’instruction c’est terminé. Le public veut savoir, tout, tout de suite, et tant pis si ce n’est pas exactement la vérité. Plus c’est sordide, plus c’est jouissif. Eh oui, on en est là.

Il est clair que Jonathann Daval est totalement dépassé par ce qui lui arrive. Il a tout simplement "pété les plombs" et maintenant il va devoir payer sa folie.

Les parents d’Alexia sont satisfaits de la sentence. Les avocats de la défense ne feront pas appel. À la bonne heure ! Il appartient au temps d’effacer les blessures causées par ce terrible drame.
Encore qu’il se trouvera bien quelqu'un qui a été au cœur de l'enquête, qui écrira un bouquin sur cette affaire. Succès en librairie assuré !

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