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05 décembre 2020

Commentaires

Caserte


Lucile au pays des merveilles

« Bien sûr qu'il y a des antagonismes entre communautés et que les étrangers qui arrivent ont du mal à faire leur trou. C'est toujours comme ça que ça se passe, personne ne leur déroule le tapis rouge et c'est une réaction normale à laquelle les étrangers en question s'attendent, mais s'ils sont travailleurs et honnêtes, personne ne les embête. Ils peuvent garder leurs coutumes entre eux, mais s'ils ont l'intelligence de ne pas les imposer au pays d'accueil, et surtout de ne pas contrevenir aux lois sous prétexte de leur origine, ils n'ont pas de souci à se faire. »

9 novembre 2020 23h52

F68.10

@ Serge HIREL
"Je partage votre point de vue sur l’importance des PME dans le secteur économique. On oublie un peu vite que les succès de l’Allemagne reposent tout autant sur la multitude et les performances de ses PME que sur la puissance de ses groupes industriels."

Tout à fait. On oublie que le succès de l'Allemagne sur le plan industriel repose aussi sur une collaboration forte entre les PME et le tissu académique: les instituts techniques à l'allemande sont des lieux de formation, de coopération avec les entreprises, et ont aussi une production universitaire essentiellement décente. Ce n'est (ou n'était) pas le cas de nos grandes écoles d'ingénieurs. J'dis ça, j'dis rien.

Il est aussi à noter que le modèle allemand n'est pas parfait non plus. Une trop grosse dépendance sur l'industriel exportatif et une démographie pas flamboyante l'expose à des déconvenues conjoncturelles non négligeables. Elle en a quand même payé le prix dernièrement, et c'est plus par sa rigueur budgétaire que par une robustesse industrielle à tout crin que l'Allemagne tient la France par la peau des... bref.

"Que M. Montebourg, partisan forcené des nationalisations, parfois pour l’exemple - il a « puni » la famille Peugeot -, se découvre sur le tard une vocation de petit patron libéral, fort bien..."

Quand j'exploitais internationalement les travailleurs du haut des chiffres de mon ordinateur zougois, je peux vous garantir que je participais aussi à punir non pas uniquement les travailleurs mais surtout les actionnaires. Les "activist hedge funds" font exactement ce qu'à fait Montebourg: punir les actionnaires. Pas exactement pour les mêmes raisons, mais la logique punitive est la même. Et je dois aussi soutenir Montebourg dans cette affaire sur le principe, à défaut de le faire au sujet des détails: une nationalisation partielle temporaire est effectivement préférable à une caution financière étatique d'un actionnariat défaillant.

Il y a aussi une confusion sur le terme libéral. Cela recouvre une même philosophie, mais elle se décline de manière différente sur les plans économique et politique.

Le libéralisme au sens économique du terme, Montebourg ne semble pas le cautionner. Il accepte la logique de marché pour des raisons de pragmatisme, ce qui en fait quelqu'un qu'on ne peut qualifier d'intrinsèquement non-respectable sur le plan économique, mais accompagne cette acceptation de tant de critiques qu'il est difficile de ne pas le classer hors du libéralisme économique, encore qu'il faudrait examiner ses positions davantage en détail.

Le libéralisme politique, au contraire, c'est l'attachement à la liberté d'expression, à la culture du débat, à celle de la responsabilité et au refus de l'autoritarisme qui ne puisse être contesté. C'est distinct du libéralisme économique comme notion (bien qu'il soit difficile d'envisager un marxisme politiquement libéral en pratique...) car cela va à gauche jusqu'à Chomsky. Sur ce plan politique, l'entretien avec Monsieur Bilger en témoigne, Montebourg est un authentique libéral.

Montebourg pointe d'ailleurs une particularité française: une caste économico-politico-administrative à qui il attribue une idéologie du nom de "pensée unique", qui est économiquement libérale, et qui impose cette logique à ses administrés dans une logique résolument non-libérale sur le plan politique.

Malheureusement, dans cette configuration, il importe de rappeler une évidence - le mécompréhension de laquelle est responsable en partie de la mauvaise réputation du libéralisme en France - très simple: le libéralisme politique est une notion qui prime sur le libéralisme économique. La particularité de la caste que dénonce Montebourg est de s'imaginer qu'on puisse avoir une pratique monarchique du pouvoir et imposer un libéralisme économique à ses ouailles parce qu'on saurait mieux. Montebourg a raison de dénoncer ce marché de dupes. C'est effectivement une trahison du libéralisme politique.

"Mais je n’y crois pas. Et les propos sur sa vision de la France future qu’il a tenus durant l’entretien avec Philippe me donnent raison. Que, par le plus grand des hasards, il retrouve les allées du pouvoir, il oubliera instantanément ses abeilles, ses amandes et sa « Mémère ». Pas d’inquiétude pour l’apiculture. Elle lui survivra... Lui pourra continuer à enfumer."

Je pense au contraire que c'est la responsabilité de chaque Français de se soucier de la santé politique non pas uniquement des partis de son camp mais aussi des partis de l'autre camp. Montebourg a manifestement été en butte à des logiques internes au camp socialiste politiquement hautaines et politiquement illibérales dans leurs rapports aux Français et aux militants de base. Il a eu raison de claquer la porte et de chercher à changer cela.

Qu'il y arrive ou pas est une autre question. Mais les points politiques que son positionnement soulève ne sont pas mineurs. Dans une logique helvétique, je ne verrais pas d'inconvénient à le voir participer à un consensus politique transpartisan. En France, il n'a d'autre choix que de se retirer et de tenter de bâtir sa réputation par des choix tels que ceux qu'il a faits en rentrant à l'INSEAD.

Je ne suis pas de son bord. Je suis un partisan du grand capital transnationalisé, de certains paradis fiscaux où mon cœur réside, et d'une européanisation de la politique. Mais je le juge être un libéral au sens politique du terme, ce qui en fait quand même pour moi un allié face à tout ceux qui ne le sont pas. Et il y en a.

Serge HIREL

@ F68.10 9 décembre 2020 à 17:29

Je partage votre point de vue sur l’importance des PME dans le secteur économique. On oublie un peu vite que les succès de l’Allemagne reposent tout autant sur la multitude et les performances de ses PME que sur la puissance de ses groupes industriels.

Que M. Montebourg, partisan forcené des nationalisations, parfois pour l’exemple - il a « puni » la famille Peugeot -, se découvre sur le tard une vocation de petit patron libéral, fort bien... Mais je n’y crois pas. Et les propos sur sa vision de la France future qu’il a tenus durant l’entretien avec Philippe me donnent raison. Que, par le plus grand des hasards, il retrouve les allées du pouvoir, il oubliera instantanément ses abeilles, ses amandes et sa « Mémère ». Pas d’inquiétude pour l’apiculture. Elle lui survivra... Lui pourra continuer à enfumer.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"...il semble surtout intéressé, ce faisant (il le dit lui-même), à prouver le bien-fondé de ses idées politiques. En d'autres termes, je ne suis pas sûr qu'il mourrait de faim si ses expérimentations entrepreneuriales échouaient. Ses "associés" ressemblent quand même beaucoup à des cobayes. Lui, il aura toujours la possibilité de rebondir."

Vous décrivez Elon Musk ?

"Et puis j'hésiterais beaucoup à créer une entreprise avec un politicien qui passe son temps à vanter "l'État fort et stratège", et qui explique aux patrons qu'ils sont nuls. C'est tout de même assez rédhibitoire, en termes d'état d'esprit."

Ah ! Ouais. C'est pas Elon Musk. Un temps, j'ai cru...

Robert Marchenoir

@ F68.10 | 09 décembre 2020 à 17:29
@ Ellen | 07 décembre 2020 à 17:45

Il faut en effet saluer la volonté de Montebourg de se colleter avec la création d'entreprise, et de prouver ses idées par les faits.

Un autre point positif est à retenir de ses initiatives : on aurait pu attendre de sa part qu'il se lance dans un secteur plus convenu pour quelqu'un de son milieu, comme l'économie numérique. Sa tentative d'allier les méthodes modernes de la création d'entreprise à des activités agricoles traditionnelles mérite l'attention.

Cependant, je ne connais pas suffisamment la situation de ses sociétés, mais les quelques informations données ici par Serge Hirel, ajoutées au reste, me rendent plutôt circonspect. Si j'étais agriculteur, j'hésiterais à m'associer à lui, parce qu'il semble surtout intéressé, ce faisant (il le dit lui-même), à prouver le bien-fondé de ses idées politiques.

En d'autres termes, je ne suis pas sûr qu'il mourrait de faim si ses expérimentations entrepreneuriales échouaient. Ses "associés" ressemblent quand même beaucoup à des cobayes. Lui, il aura toujours la possibilité de rebondir.

Et puis j'hésiterais beaucoup à créer une entreprise avec un politicien qui passe son temps à vanter "l'État fort et stratège", et qui explique aux patrons qu'ils sont nuls. C'est tout de même assez rédhibitoire, en termes d'état d'esprit.

F68.10

@ Serge HIREL
"Et maintenant une annonce, comme on dit sur Arte..."

Je ne vous le fais pas dire...

"En 1996, sa boutique-atelier devenue trop petite, il a souhaité trouver un terrain pour s’agrandir. Le maire de la ville, PS grand teint et fonctionnaire, l’a éconduit..."

Mais pourquoi, grands dieux, ne suis-je pas surpris ?!

Enfin, veuillez m'excuser, mais je suis un inconditionnel de Mövenpick. Cela passe vraiment bien avec du vermouth aromatisé.

"Je crois bien que, si le fondateur - avec 3 000 euros - de La Mémère lui présentait des offres de service, il n’en voudrait même pas comme ramasseur de balles..."

Certes. Sans doute. Il est néanmoins rafraîchissant qu'un homme politique de gauche, en France, se soucie de l'industrie de manière concrète. Malgré le comportement de Montebourg, qui me donne souvent l'impression qu'il se croit sorti de la cuisse de Jupiter, il faut au moins lui reconnaître ce mérite.

L'autisme économique de la gauche (je ne parle pas des certaines individualités - car il y a des exceptions - mais en général) est une plaie à laquelle il faut remédier. C'est tout bonnement hallucinant que Montebourg soit le seul à occuper ce créneau - si on ne prend en compte que le référentiel populo-médiatique - à gauche.

Il n'y a pas que le CAC 40 et les techniques de pricing de contrats dérivés portant sur les taux de change entre plus de deux devises dans la vie. C'est important que la gauche apprenne à s'intéresser aux PME, y compris vivotantes et/ou balbutiantes. Ils ont beaucoup à apprendre de ce type d'immersion.

Une PME, même vivotante ou apparemment pourrie, c'est un acteur qui a un rôle à jouer dans la compétition des idées commerciales, à défaut d'y réussir. Au même titre qu'un chômeur actif sur le marché du travail.

Ce n'est donc pas à négliger, car la compétition économique, avant d'être une compétition pour le fric, c'est une compétition des idées dans le domaine commercial, technologique, ou que-sais-je encore... C'est vital.

Serge HIREL

@ F68.10 08 décembre 2020 à 15:55
« "Avec nos glaces La Mémère, on produit de la glace 100 % biologique en éliminant tous les « E », ces additifs alimentaires chimiques que l’on trouve invariablement dans les glaces industrielles pour la plupart fabriquées en Allemagne, en Italie, en Angleterre ou aux Pays-Bas." -- Montebourg. »

Et maintenant une annonce, comme on dit sur Arte... Et la preuve que l’apiculteur qui vend des glaces ne connaît pas son marché.
Dans notre belle région de Poitou-Charentes, il existe un « maître-artisan-glacier » qui ne sort pas le drapeau de sa poche à chaque instant pour en faire un slogan de marketing, mais qui, néanmoins, fabrique des produits français de grande qualité « sans colorant, sans ajout d’arômes, sans gluten, sans huile de palme, sans antioxydants et sans conservateurs. » Les glaces L’Angélys, dont la clientèle est à 93 % la grande distribution, ont réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 8 295 900 euros, en hausse de 32 % sur l’année précédente.

En 1996, sa boutique-atelier devenue trop petite, il a souhaité trouver un terrain pour s’agrandir. Le maire de la ville, PS grand teint et fonctionnaire, l’a éconduit... Aujourd’hui, à deux pas de Saintes, il emploie une trentaine de personnes, investit 2,3 millions d’euros dans un nouveau bâtiment, achète 5 000 m2 à proximité de son entreprise pour l’extension suivante et, pas rancunier, vient d’acquérir un terrain dans la commune qu’il avait dû quitter. Il y implante une ligne de bacs glacés bio et de pots bio. Coût du projet : 3 millions d’euros. Première production en 2021
Petit détail : le capital social de l’entreprise est de 1 017 900 euros... Le « maître-artisan » est président du club de rugby régional. Je crois bien que, si le fondateur - avec 3 000 euros - de La Mémère lui présentait des offres de service, il n’en voudrait même pas comme ramasseur de balles...

Caserte

Lucile, 5 décembre 15h48, ou la culture des chauffeurs de taxi parisien.

F68.10

@ Paul Duret
"Non vous ne rêvez pas, quatre semaines seulement pour devenir un grand dirigeant. Cela montre l'enfumage dont est capable Montebourg. En tout cas, je ne lui confierais pas mes économies."

L'INSEAD, qui n'est pourtant pas ma tasse de thé, est un institut de haute qualité. On n'y rentre pas exactement comme cela (sauf quand on est Montebourg). Mais non, des choses durent quatre semaines. D'autres choses durent trois ou quatre ans, comme une thèse. Ce ne sont pas les mêmes exercices.

Je ne connais pas le parcours de Montebourg à l'INSEAD, mais je ne pense pas que la formation n'y dure que quatre semaines. Ce n'est pas une usine à diplômes états-uniennes qui ne demande qu'un compte PayPal pour en être diplômé.

Je n'ai pas été époustouflé par mes anciens collègues de boulot qui y sont passés. Mais la formation n'est pas à jeter aux orties. Ce que suggère pourtant votre commentaire. Permettez-moi de défendre l'INSEAD.

Maintenant, faire l'INSEAD pour vendre du miel artisanal, franchement, ce n'est pas à la hauteur.

Je peux tolérer un peu de gaucho-chauvinisme à la Montebourg s'il s'agit de mobiliser en faveur d'une réindustrialisation française. Maintenant, les méthodes comptent quand même pas mal. Mais quand je lis cela sur Le Vent Se Lève (ce que Marchenoir appellerait à juste titre un torchon communiste)...

"Avec nos glaces La Mémère, on produit de la glace 100 % biologique en éliminant tous les « E », ces additifs alimentaires chimiques que l’on trouve invariablement dans les glaces industrielles pour la plupart fabriquées en Allemagne, en Italie, en Angleterre ou aux Pays-Bas." -- Montebourg.

Bon, ben là, deux choses l'une: 1. Ou bien c'est de la com', et on discute du reste 2. Ou bien il est sérieux et il croit que cela, en plus d'être ridicule, ne constitue pas du greenwashing, notion qu'il déplore. Malheureusement, je crois que c'est la deuxième option.

Par contre, cela de Montebourg, c'est loin d'être idiot: "Il faudrait démanteler le système de l’oligarchie technocratique qui, aujourd’hui, a pris le pouvoir sur tout : sur l’économie et sur la politique. Je dis souvent qu’il faut faire un plan social au sommet de l’État, donc instaurer le spoil system, amener des dirigeants d’administrations centrales et même intermédiaires venant d’un autre monde : des syndicalistes, des universitaires, des patrons d’entreprises… Il y a de quoi faire en France, de grandes ressources sont disponibles !"

C'est quand même un argument qui place Montebourg un peu au-dessus du lot. Pas suffisamment pour que je lui accorde du crédit. Mais face à un administratolâtre, peu importe son bord, je veux bien préférentiellement le soutenir.

Mais j'ai vraiment du mal avec son art des grandes phrases et des généralités. Bref: second choix sur les questions économiques si je ne trouve rien de libéral et de centre droit que je juge convaincant. En somme: voter pour lui ? Très probablement pas. L'ostraciser ? Non. Même favoriser son implantation à gauche me semblerait une option intelligente.

Paul Duret

Extrait de l'Etudiant:

"C’est la rentrée pour Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de l’économie entame ce lundi 3 novembre sa formation continue à l’Insead, une école française d’affaires internationales mondialement reconnue. L’homme politique de gauche va suivre un programme de quatre semaines intitulé «Advanced Management Programme», dont la présentation sur le site de l’école indique qu’il a pour but de transformer des «cadres expérimentés en grand dirigeant»."

Non vous ne rêvez pas, quatre semaines seulement pour devenir un grand dirigeant. Cela montre l'enfumage dont est capable Montebourg. En tout cas, je ne lui confierais pas mes économies.

Serge HIREL

@ Achille 06 décembre 2020 à 11:41

En fait, je me suis retenu eu égard aux bonnes manières que l’on doit aux invités des Entretiens de Philippe Bilger, par amitié envers celui-ci. À votre demande, je vais donc vous confier le fond de ma pensée: M. Montebourg est un guignol, comme il n'en existe que peu dans le monde politique ou dans le monde des affaires.

Au PS, il s’est toujours positionné, non sur des éléments de doctrine qu’il aurait défendus, comme l’ont fait Rocard, Chevènement et même Jospin et Aubry, mais, jouant de son prétendu penchant proclamé pour la souveraineté nationale, à la charnière de deux courants. Ce qui lui permettait, sans attirer beaucoup de militants sur ses motions, en faisant finalement alliance avec l’un ou l’autre, de réclamer et d’obtenir des postes qui, sans cette manœuvre, ne lui auraient pas été accessibles.

Parvenu au gouvernement, il a voulu continuer à pousser le bouchon. Ce qui était non seulement peu respectueux de l’esprit d’équipe - passons, il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier à se comporter ainsi - mais très imprudent, le Premier ministre ayant repéré sa forte tête depuis 2012, alors qu’il était président du groupe PS à l’Assemblée. La coupe a fini par déborder, d’autant que le bilan du sémillant ministre du Redressement productif était quelque peu maigrichon.

Passons à Montebourg capitaine d’industrie... Le miel, les abeilles, « La Mémère » à la voisine... Quel ministre ayant tout juste un peu de retenue ferait-il le choix de se déguiser en apiculteur ? Lequel officie rue de la Boétie à Paris !
Le groupe Montebourg ? Quatre ou cinq mini-entreprises n’employant chacune que moins de dix personnes... Capital social de Bleu Blanc Ruche, immatriculée au Registre du Commerce en juillet dernier : 3 000 euros... Mais un patron maniant son carnet d’adresses avec dextérité et doté d’un bagout de marchand d’aspirateurs.
L’homme est aussi un affairiste rusé. À son échelle certes. Ce n’est pas un Tapie...

Deux de ses initiatives attirent l’attention : les glaces bio à la ferme et Co2Responsables, créé voici deux mois.

Dans la première, il s’allie avec un éleveur, crée avec lui une société de fabrication et lui offre 51 % du capital contre son travail... mais il conserve la fourniture des moyens techniques et assure la commercialisation. Ce n’est pas le modèle des alliances de la grande distribution avec les producteurs, mais ça y ressemble, l’éleveur qui vend son lait... à la société qu’il préside, n’ayant en fait qu’un seul client : son associé...

La seconde propose aux agriculteurs de les conseiller en matière de réduction des émissions de carbone, de présenter leurs projets au ministère de la Transition écologique - tiens, tiens... - et de dénicher des financeurs intéressés qui bénéficieront des crédits carbone ainsi générés. Un secteur d’activités dont on connaît aujourd’hui les juteuses dérives.

Quant à sa réapparition dans la sphère politique... Pour qu’il y ait réapparition, encore faudrait-il qu’il ait disparu... Depuis 2014, il a entretenu une présence à bas bruit en présentant ses nouvelles activités comme des expérimentations de sa pensée politique. Il n’a pas non plus hésité à utiliser la presse people en se pavanant au bras de diverses jeunes femmes...

Montebourg est tout sauf naïf. Il sait pertinemment qu’une candidature à la Présidence sera un flop. Mais il a trois raisons pour en donner l’illusion : se venger de Macron qui, secrétaire général adjoint de l’Elysée, s’est opposé au ministre du Redressement productif qu’il était, nourrir son ego et obtenir de la publicité gratuite pour ses produits « made in France ».

Sur ce point, le début de l’entretien avec Philippe est tout à fait significatif... Achille, vous êtes-vous précipité dans votre Leclerc ou Auchan favori pour acheter des glaces « La Mémère » et ainsi participer à la réduction de notre abyssal déficit commercial ?

Achille

@ Robert Marchenoir | 08 décembre 2020 à 08:41

Mon commentaire initial était destiné à Tomas, mais vous vous êtes immiscé dans la conversation en me déroulant votre laïus ultralibéral habituel.
J’ai eu le malheur de vous répondre en forçant un peu le trait, histoire d’y mettre une pointe d’humour, ingrédient particulièrement rare sur ce blog.

En réponse je me fais traiter de, je cite, "grosse feignasse", "bougre d'andouille" et "ahuri".
Bref on dirait du J-M Bigard une fois qu’il s’est avalé son kil de rouge.

Inutile de vous dire que dans ce cas, je clos les échanges avec vous.
D'une façon générale j'évite d'échanger avec les caractériels, vu qu'avec eux tout finit par des insultes, ce qui ne présente aucun intérêt, du moins en ce qui me concerne.

Robert Marchenoir

@ Achille | 07 décembre 2020 à 07:01

Mais, mon pauvre Achille, je ne m'adressais pas à vous. Je me suis appuyé sur votre sortie, qui est reproduite quotidiennement à des millions d'exemplaires par autant de Français, pour critiquer les conceptions économiques d'Arnaud Montebourg. Lesquelles ont autrement de conséquences que l'affichage de votre menu du jour, si je puis me permettre.

Vous le sauriez si vous n'étiez pas trop paresseux pour me critiquer sans me lire. Il n'y a aucune circonlocution ni aucun tarabiscotage dans mes propos, qui sont parfaitement clairs.

En revanche, vous, vous êtes une grosse feignasse qui sortez clicheton sur clicheton. Votre chauvinisme vous conduit à sortir une enfilade de sottises : seule la France produirait de bonnes denrées alimentaires, les vêtements fabriqués à l'étranger seraient fragiles (contrairement à ceux fabriqués en France), il resterait des fabricants de vêtements en France, les centres commerciaux allemands et hollandais s'approvisionneraient en Asie où ils feraient travailler des esclaves, etc.

Les centres commerciaux allemands et hollandais, ce sont les mêmes entreprises que chez nous, bougre d'andouille ! Et elles sont souvent françaises, ahuri ! Carrefour, Auchan, ça vous dit quelque chose ? La France est leader mondial dans la grande distribution !

Quand les franchouilles comme vous tordent le nez devant des "fermes de mille vaches" (parce que les glaces à Montebourg sont produites par une seule et unique vache, elle a même un nom), Danone, entreprise française jusqu'à nouvel ordre, crée des fermes de 10 000 vaches en Russie !

Lidl, vous avez entendu parler ? C'est allemand, et les pitits producteurs français di proximiti de mes deux préfèrent vendre à Lidl qu'à la grande distribution française, parce qu'ils sont mieux traités ! Même si c'est du low-cost ! Ce que je décrivais de mes interactions avec le commerce français est aussi valable pour les interactions entre entreprises ! C'est la même sale mentalité !

Vos exigences en matière de durabilité sont misérables. Trois ans seulement ? Vous plaisantez ? Vous êtes un consumériste ultra-libéral. La camelote que j'achète, elle doit durer entre dix et vingt ans, minimum. Après, on discute.

Évidemment que je ne vais pas en Allemagne pour acheter dans des centres commerciaux. Évidemment que j'achète sur Internet. Je l'ai écrit noir sur blanc. C'est quoi, un magasin ? Ça existe encore ? Vous êtes un dinosaure.

Heureusement qu'on ne compte pas sur vous pour faire tourner l'économie française. Si vous étiez au ministère du Dressement... pardon, du Redressement productif, comme l'autre andouille, là-haut, les Français planteraient des patates pour se nourrir, et ils iraient en ville dans des charrettes tirées par des chiens.

Ellen

Arnaud Montebourg a tous les mérites d'avoir jeté la politique pantouflarde et immobile aux oubliettes pour créer et développer ses propres entreprises "made in France", bien plus utiles que de tourner en rond et traîner ses fonds de culotte sur les bancs de l'AN qui n'écoute rien.

Combien sont ceux qui ont pris des risques financiers personnels pour se lancer en parachute sur la terre ferme et s'affranchir d'une meilleure utilité pour garantir la qualité des produits bien français et développer les emplois ? Pas un seul. Quelques-uns qui ont mis à mal la France ont préféré rejoindre les entreprises de la finance en tant que salariés payés rubis sur l'ongle.

Pas fous pour perdre les avantages.

F68.10

@ Achille
"Pas davantage je ne saurais vous empêcher d’acheter de l’agneau de Nouvelle-Zélande, des bananes du Costa-Rica, du fromage de Hollande totalement aseptisé et donc sans goût ou encore des fraises d’Espagne rouge fluo bourrées de conservateur et de pesticides."

C'est bien urbain ! Parce que, voyez-vous, j'aime beaucoup les vins sud-af' ainsi que les vins d'ananas mauritiens. Un bon vin de Cahors, de Corbières, ou un Madiran, c'est, de temps en temps, pas de refus, mais quand je veux picoler, je veux que cela vienne de partout dans le monde.

Mais au-delà des goûts et des couleurs, l'argument de Marchenoir reste valable: la mondialisation a été sur de nombreux points pour le mieux. Les effets de bord n'ont pas été négligeables, et on y est probablement allé plus vite que la musique. Et le délire de l'OMC des années 2000 montre aussi maintenant ses limites avec le retour marqué de la géopolitique dans ces sphères de décision qui avaient cru, un jour, pouvoir juguler ces considérations par le libre-échange. Mais la Chine ne fait pas de cadeaux. Et on lui en a fait.

"Laissez-moi au moins suivre les recommandations du regretté J-P Coffe qui avait un avis très tranché sur la malbouffe."

Jean-Pierre Coffe voulait de la bonne bouffe. Pas de la bouffe uniquement franco-française. Enfin, peut-être, mais ce n'est pas ce qui en ressort essentiellement. Il bossait quand même avec Lidl. Ce sont des Teutons.

"Certes même lorsque qu’on mange des produits de qualité on finit malgré tout par mourir, mais au moins ce n’est pas d’un cancer de l’œsophage ou du côlon."

Ne comptez pas trop sur les vertu curatives ou thérapeutiques de la bonne bouffe comparativement à la mauvaise bouffe. Elles sont très surfaites. On ne protège pas sa santé de manière significative par des diètes spécifique. On peut la pourrir en mangeant très mal. Ce n'est pas pareil. Mais croire que le cancer se combat par la bonne bouffe, c'est faux faux faux faux faux.

Achille

@ Robert Marchenoir | 06 décembre 2020 à 18:54

Ouh là là la tartine ! Quand vous vous adressez à moi essayez de faire dans le concis et non dans les circonlocutions tarabiscotées.

Je ne suis pas blindé côté pognon, mais j’ai pu observer au cours de ma vie de consommateur que mettre un peu plus cher dans un produit me permettait de m’offrir de la qualité, certes un peu plus chère à l’achat, mais qui au bout du compte s’avérait plus économique dans le temps.
Or les produits français sont généralement de meilleure qualité, que ce soit pour les denrées alimentaires mais aussi pour l’habillement. Les deux principaux budgets du consommateur moyen si l’on excepte, bien sûr les smartphones, écrans plats et appareils audiovisuels ,dont tous les foyers, même les plus modestes, sont munis.

Ce n’est certainement pas le privilège des ministres que de pouvoir s’offrir des produits de grande marque (d’autant que souvent ce ne sont pas eux qui se les offrent, mais de généreux donateurs qui espèrent en tirer profit à un moment donné, mais je m’écarte du sujet).

Je ne vous empêche pas d’aller acheter vos slips et vos chaussettes dans un centre commercial en Allemagne ou aux Pays-Bas. Pays qui s’approvisionnent dans les centres de production des pays du S-E asiatique qui traitent leur main-d’œuvre comme des esclaves (femmes mais aussi enfants) pour un salaire de misère.

Vos slips et vos chaussettes vous les mettrez cinq fois et ensuite il faudra retourner dans votre magasin en racheter un paquet de dix ou bien retourner sur Internet si vous préférez ce mode d’achat.
Les miens au bout de trois ans je les aurai encore dans mon armoire et ils seront impeccables.
Pas davantage je ne saurais vous empêcher d’acheter de l’agneau de Nouvelle-Zélande, des bananes du Costa-Rica, du fromage de Hollande totalement aseptisé et donc sans goût ou encore des fraises d’Espagne rouge fluo bourrées de conservateur et de pesticides.

Laissez-moi au moins suivre les recommandations du regretté J-P Coffe qui avait un avis très tranché sur la malbouffe. Certes même lorsque qu’on mange des produits de qualité on finit malgré tout par mourir, mais au moins ce n’est pas d’un cancer de l’œsophage ou du côlon.

Robert Marchenoir

@ Achille | 06 décembre 2020 à 07:46
"Je vous invite donc à déguster dès aujourd'hui les excellentes mandarines de Corse, des parfumées bananes de Martinique, un délicieux Munster vosgien (moi je l’aime bien accompagné de cumin), des moules de bouchot arrosées d’un petit Chablis, encore qu’un Riesling soit très bien aussi !"

Vous m'avez l'air blindé de pognon. Ce n'est pas une critique, hein. Je n'ai rien contre les riches. Je ne suis pas un communiste, moi.

Mais je trouve un peu culottée cette posture qui consiste à reprocher à autrui de ne pas acheter des produits français, tout en indiquant qu'il faut se résigner à les payer plus cher.

Je vous signale tout de même qu'une part significative de la population n'a pas les moyens de jouer les épicuriens devant le délicieux munster vosgien, blabla.

D'autre part, ce discours s'accompagne toujours du souci d'imposer le "juste prix", comprendre : suffisamment élevé.

Il n'y a pas de juste prix. Ce n'est pas le Comité central du parti communiste qui fixe les prix. Le seul juste prix est celui du marché, pas celui que les bien-pensants veulent nous imposer au nom de leur compte en banque bien garni.

Curieusement, quand on parle de juste prix et de made in France, ça retombe toujours, comme dans l'interview de Montebourg, sur la bouffe. Le Français passe son temps à bouffer, il n'y a que ça qui compte.

Alors, soyons plus prosaïques. Parmi les besoins primaires de l'homme, il y a celui de s'habiller. Une petite start-up s'est créée il y a quelques années pour exploiter le filon Montebourg. Elle s'appelle Le Slip français.

Je n'ai rien contre les slips français, mais les leurs coûtent 20 euros le bout. A moins que vous ne soyez un gros dégueulasse et que vous n'en changiez qu'à chaque fois que Montebourg s'engage à baisser la dépense publique, des slips, il vous en faut un paquet.

A ce prix-là, c'est réservé aux hommes politiques qui nous font la leçon sur le made in France, aux hauts fonctionnaires payés avec l'argent gratuit des autres, aux fameux "ingénieurs" et ainsi de suite.

Montebourg s'est soigneusement abstenu de nous parler de l'internationalisation de ses mignonnes entreprises de proximité qui produisent du miel bio avec des abeilles bleu-blanc-rouge, et des glaces avec sa vache nommée Mémère. Je soupçonne qu'il n'a pas commencé à exporter un seul pot de miel.

Aujourd'hui, les vrais créateurs d'entreprise en France planifient leur internationalisation dès le départ. Montebourg oublie que la mondialisation, ce n'est pas seulement une torture abominable qui nous est infligée par les méchants étrangers. C'est aussi le mode de fonctionnement des entrepreneurs français, qui misent fortement sur une implantation internationale, et c'est heureux.

S'ils se contentaient tous de vendre leurs pitits pots de miel et leurs pitites glace bio La Mémère à Achille et ses copains, ça pourrait peut-être les faire vivoter, mais ça ne créerait certainement pas la richesse et le capital dont nous avons besoin pour procurer la prospérité et des emplois aux Français.

Je soupçonne que les "start-up" de Montebourg lui rapportent tout juste de quoi payer ses cigares, et qu'il est en train de se dire que, finalement, l'argent public, c'est plus confortable.

Montebourg imagine un monde où nous n'achèterions plus rien à la Chine ni aux États-Unis, mais il omet de nous dire que l'entrepreneur-type, aujourd'hui (c'est à dire un homme de 24 ans qui n'a jamais grenouillé dans la politique), c'est quelqu'un qui part s'installer en Chine ou à New York, un an après la création de sa boîte, pour assurer son expansion internationale.

Après, je veux bien acheter français, mais encore faut-il que ce soit de la camelote de qualité, et que le service client soit à la hauteur. Personnellement, j'achète en Allemagne ou aux Pays-Bas. La qualité est au sommet, et le service client est normal, c'est à dire excellent.

Quand je pose une question technique, j'ai la réponse le lendemain, et c'est signé du PDG de la boîte. Avec son téléphone et son mail. Bon, je me doute bien que ce n'est pas lui qui a écrit le mail, mais c'est le geste qui compte.

Quand je repose une question le lendemain -- une question pointue, et c'est pour une bricole à trois francs cinquante, j'ai une réponse hyper-pointue, une réponse d'ingénieur, comme dit Montebourg, avec tous les détails et toute la doc -- comme si je venais de commander une centrale nucléaire.

Quand je fais la même chose avec une entreprise fronçése, déjà, j'ai de la chance si quelqu'un me répond. En général, le mail est là pour faire joli, personne ne relève la boîte.

Quand j'ai la chance d'avoir une réponse, on oublie la moitié de mes questions, et le reste tombe à côté.

C'est signé Inès, sans nom de famille ni numéro de téléphone.

Si je relance, c'est considéré comme une insolence rare, une atteinte aux droits acquis pour lesquels nos ancêtres se sont battus : j'ai réveillé quelqu'un pendant sa sieste.

Ou alors, la conversation se prolonge pendant trois mois, je parle à une semi-débile mentale qui est payée à ne rien faire et qui ne comprend rien à rien.

Naturellement, le site Web de la boîte ne fonctionne pas, il est programmé avec les pieds et il ferme la nuit "pour maintenance".

Une autre fois, j'achète du textile français, grande marque, prix en rapport -- c'est fabriqué en Turquie, et il y a des trous au bout de six mois.

Autre tentative, textile fabriqué en France, marque "du terroir" blabla, prix en rapport -- pas d'étiquette d'entretien (non Monsieur, c'est normal, on n'en met pas), colis fait n'importe comment, renvoyé (oui Monsieur, vous allez le recevoir dans un carton correct), arrivé dans le même emballage de grand'mère fait n'importe comment, déchiré, sali. Mais made in France, hein. De nos terroirs. Tu verrais la gueule du terroir...

On dirait que la boîte est dirigée par Wil, et qu'il embauche des types moins compétents que lui.

Autre test rigolo. Commandes au plus fort de l'épidémie. Une à Amazon France, une à Amazon Allemagne. Laquelle arrive la première, avec une livraison et un colisage impeccables ? L'allemande, bien sûr.

Je comprends que les souverainistes se rabattent sur le munster et sur le "non délocalisable". Forcément, si c'est délocalisable, on peut comparer, et alors cela devient de la "concurrence déloyale"... Dans l'économie à la Montebourg, la concurrence est par définition déloyale. Il faut se sortir les doigts. Il faut être le meilleur. Il ne suffit pas de blablater en dodelinant de la tête.

Pour mesurer à quel point cette haine de la concurrence et du marché a infecté les esprits depuis la Libération, on s'amusera à lire la réaction d'un autre groupe d'adeptes de la bonne bouffe paysanne gna-gna, une association de restaurateurs nommée l'Alliance des cuisiniers.

Normalement, ces gens, qui prônent le "lien avec les producteurs", la "biodiversité" et les "semences paysannes", devraient applaudir des deux pieds aux entreprises agricoles de Montebourg. Pas du tout !

Selon le bon vieux principe faisant qu'un gauchiste se fait toujours dépasser sur sa gauche, ils n'ont pas supporté qu'un autre qu'eux (sans doute doté d'un plus grand poids médiatique) se lance sur le même terrain :

"Les territoires et leurs habitants ne sont pas un concept marketing pour financiers prédateurs", disent ces Thénardier snobs qui se réclament du Bauhaus et de Gropius (!). Ils dénoncent, dans l'initiative de l'ancien ministre, "une énième forme de mise sous dépendance des éleveurs par une start-up qui garde la maîtrise des circuits commerciaux, des prix, de la recette et de l’équipement, dans une démarche standardisée".

Montebourg n'aurait pas dû se prendre pour un capitaliste : "Il aurait fallu que l’on se regroupe pour aller plus loin et ne pas le faire individuellement. Il faut se rassembler et ne pas tirer la couverture à soi et pour soi." Hors du communisme, point de salut...

Olivier Seutet

Pâle reflet d’un Philippe Séguin ou d’un Chevènement. Sympathique personnage un peu vain qui oublie qu’on ne gagne pas Austerlitz sans foin et munitions. Qu’il nous parle de la dette sans proposer de l’annuler pour partie ! Qu’il nous parle de la baisse du taux de prélèvements obligatoires qui pourrait permettre de relancer et l’investissement et l’emploi !

Mary Preud'homme

@ Catherine JACOB | 05 décembre 2020 à 15:05

À en juger par ses conquêtes successives, dont j'ignorais le détail ne lisant pas Gala, voilà en tout cas un homme qui aime la "diversité" et fait son miel d'improbables rencontres !

J'ai aussi remarqué sur cette vidéo qu'il se caressait (les mains et le visage) de façon compulsive d'un geste lent et appuyé : comportement d'un homme qui cherche à attirer l'attention et à séduire son interlocuteur ou son auditoire.

semtob

Cher Philippe,

Nous n'avons pas regardé votre entretien, parce que cette personne rappelle trop Hollande le Maudit, qui a sinistré le pays pour de nombreuses années.

Le slip, le miel, la marinière ont sans doute de l'avenir pour la croissance molle qui se redresse à tel point que les investisseurs français ont choisi d'autres destinations, laissant une génération de diplômés dans des emplois précaires, dans le tuyau du chômage pendant trois ans.

Il semblerait que ces génies du socialisme s'apprêtent à lancer dans leur département l'expérimentation préélectorale d'un revenu minimal de 900 euros pour tous, sans travailler. À quatre personnes en colocation, cela fait plus que le salaire d'un ingénieur, d'un architecte, d'un infirmier ou d'un enseignant.
À quoi bon se lever le matin, pour gagner 450 euros en étant doctorant, ou encore 750 euros en tant qu'agent public auprès d'enfants en difficulté.

Les personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie ne disposent pas d'autant de moyens, surtout les agriculteurs qui n'ont jamais pris de vacances mais il est nécessaire que l'Etat finance les achats de cannabis, les soirées arrosées de certains pour que cette jeunesse s'épanouisse !

Nous proposons, puisqu'il faut bien punir les bébés de la guerre de leur stupidité d'avoir travaillé à détruire la planète, pété la couche d'atmosphère, financé les études de leurs enfants, de les encourager à retourner travailler pour réparer leur faute. Ainsi avant les manifestations du samedi qui ont remplacé la fièvre du samedi soir, ces individus qui ne servent plus à rien, qu'à creuser le déficit des caisses de l'Etat et qui n'ont pas le courage de quitter la vie seraient bien inspirés de distribuer des polochons en mousse ou en plumes pour délester les charges d'agressivité des cités.

De petits pistolets d'encre permettraient de suivre les casseurs pour enfin comprendre pourquoi continuer de jouer au gendarme et au voleur quand l'âge de raison est atteint. Pour comprendre aussi pourquoi un abribus est un mauvais objet. Une agence immobilière un fléau. De toutes ces attitudes qui génèrent des impôts supplémentaires, il est nécessaire d'en comprendre l'expression. Il est possible que ces destructeurs ne paient pas d'impôts, que le parfum des pneus brûlés les enivre et que ce soit une distraction comme une autre.
Le spectacle doit plaire puisque c'est devenu un rituel et que les Parisiens ont apprécié le retour d'Hidalgo.

L'Allemagne, les pays du nord de l'Europe, l'Italie, les pays de l'Est connaissent un chômage modéré malgré la crise sanitaire et nous devons nous satisfaire de la lenteur du pays à réagir, de toujours taxer plus ce qui fait que la production ne peut pas être concurrentielle, que les emplois disparaissent.
La liberté n'a jamais été le fait du communisme ou du socialisme et ces chemins ont démontré depuis longtemps des échecs.

L'écologie qu'il propose, celle du béton, de la densification urbaine n'est pas l'écologie qui préserve l'environnement et la meilleure chose à faire serait de casser la loi Alur et autres bêtises du genre qui massacre l'environnement jusqu'à faire fuir les gens. Ce sont des affreux qui n'aiment pas la nature, effacent les savoir-faire, l'histoire et rendent malheureux les Français qui s'insurgent contre cette hypocrisie.

La plus grande fibre du béton, c'est Jadot, le cadeau des promoteurs. La densité, c'est la fabrique de la délinquance.
Que Montebourg reste derrière son écran de fumée, très utile pour les abeilles ! Qu'il butine à souhait après avoir enfumé ses militants.
Tout ce qui est rayure est de mauvais augure, à part les abeilles bien entendu.
françoise et karell Semtob

Achille

@ Serge HIREL | 06 décembre 2020 à 11:41

Je vous trouve bien sévère avec Arnaud Montebourg. Voilà un gars qui a quitté la vie politique suite à un clash avec J-M Ayrault, le grand méchant mou du PS dont on se demande comment il a pu être nommé Premier ministre. Il a pris la peine de se former à la gestion d’entreprise, a créé trois petites entreprises (miel, amandiers et glace bio) qui marchent fort bien semble-t-il. Alors qu’il aurait pu retourner à sa profession d’avocat pour traiter des affaires d’héritage, de divorce et de conflits de voisinage où il se serait fait un max de fric.

Il semble maintenant qu’il souhaite retourner dans l’arène politique, ce qui est plutôt courageux de sa part vu la situation actuelle pas très favorable avec le coronavirus, l’islamisme politique et les anarchistes d’extrême gauche qui tous les samedis pourrissent la vie des citoyens, à commencer par celle des commerçants qui ne peuvent plus ouvrir leurs magasins alors que le samedi est le jour où ils font le meilleur chiffre d’affaires.
Je pense que votre vision du personnage est un peu réductrice, voire carrément simpliste.

Ninive

Il me semble qu'Arnaud Montebourg a répondu sincèrement aux questions qui lui étaient posées par Philippe Bilger, il a fait des constats et des propositions en restant humble et non engagé politiquement alors qu'il était attendu sur ce sujet.

Je ne suis pas un habitué de ces entretiens et je trouve que celui-ci est plein de vérités tout en restant agréable à écouter grâce aux deux intervenants.

boureau

Arnaud Montebourg

Convenu ô combien !

De la confrérie des petits marquis qui font rigoler dans le monde politique depuis une trentaine d'années.

Il parle pour ne rien dire mais il parle !

Richesse de vocabulaire, regards enamourés à la caméra, brassage d'air de ses petites menottes, dentier impeccable qui cache quelques grosses quenottes rayant le plancher : il se prépare pour un avenir politique de gloire pense-t-il. Il sait, il sait tout ce qu'il faut faire et refaire pour France ! Galopin va !

Une génération boursouflée de suffisance et d'incompétence.

Cordialement.

Serge HIREL

Commençons par une évidence : quand on se prétend le rempart de la production française, le premier réflexe doit être de s’exprimer en français. « Made in France »... « Fabriqué en France », « Produit en France », « Créé en France »... Est-ce si difficile que cela de coller cette étiquette sur des pots de miel, sur les glaces « Mémère » ou, plus sérieusement sur les motrices TGV sorties de l’usine Alstom de La Rochelle et les super-paquebots construits par les chantiers navals de Saint-Nazaire ?

Bon, pour le reste, ses élégantes mains battant l’air à tout instant dans un studio qu’il prend pour une tribune de meeting, notre C. Jérôme des prétoires, puis des salons de la République - « Oui, Arnaud, c’est moi, non, je n’ai pas changé », semble-t-il chantonner - réussit l’exploit de résister, une heure durant, à la tentation d’émettre une idée nouvelle, une annonce forte. Montebourg fait du Montebourg devant notre hôte, qui, pourtant, lui tend plusieurs fois la perche pour l’aider à renouveler son discours. Tout juste admet-il à la toute fin de l’entretien qu’aujourd’hui, isolé, sans parti, il ne peut rien... mais se prépare à tout...

On est loin d’un Chevènement, lui aussi souverainiste, mais autrement plus crédible, plus convaincant, qui n’éprouve jamais le besoin de clamer sa sincérité parce qu’elle ne fait aucun doute... Plus âgé, avec la sagesse de l’ancien, le Lion de Belfort imagine l’avenir avec lucidité, adapte son discours aux réalités d’aujourd’hui.

Le Bourguignon, lui, fougueux, dépité, rancunier même, refait le match, règle ses comptes, fusille Hollande et Macron, défend le fleuron de son maigre bilan au ministère du redressement productif, le sauvetage du groupe PSA... Mais, pour décrire sa vision de la France de demain, sans lyrisme aucun, il ressasse des éléments de langage qu’il utilisait déjà voici 23 ans... et n’en est pas peu fier.

Non, AM n’a pas changé. Il est toujours socialiste, de ce socialisme qui croit encore que l’Etat peut tout, que l’Etat est indispensable en tout, que seul un capitalisme d’Etat rendra à la France sa puissance économique et conduira les Français au pays de cocagne. Un zeste d’écologie en plus, un peu moins d’Europe contraignante, et le tour est joué : nous revoici compétitifs, autosuffisants, conquérants... La mondialisation ? Elle aura une fin...

Quand la question de son implication personnelle dans ce processus lui est posée, il s’échappe, minaude, hésite, ruse avec si peu de conviction que sa dérobade est plus claire qu’un « oui ». Ne va-t-il pas jusqu’à décrire l’opération « commando de salut public » nécessaire, selon lui, pour provoquer ce choc national ? "Qui m’aime me suive" pourrait lui servir de slogan. Dix personnes suffisent, ajoute-t-il, bravache...

Beau parleur qui s’écoute, péremptoire, un peu démago, sans humilité quant à la pertinence de ses convictions, Arnaud Montebourg finit par agacer et j’avoue que j’ai eu quelques difficultés à écouter jusqu’au bout cet entretien, dont il faut néanmoins remercier Philippe. Après tout, il permet de comprendre que ce candidat potentiel à la Présidence, concentré sur ses anciennes fonctions gouvernementales, faute d’une réflexion d’ensemble structurée, n’a pas l’étoffe nécessaire pour s’installer à l’Elysée. Tout juste un bateleur... Un de plus. Rien de plus.
Ses abeilles l’attendent. Les Français beaucoup moins.

Paul Duret

@ Marc GHINSBERG
"Le manque de compétitivité des entreprises est le vrai mal dont souffre notre économie. C’est sur ce sujet que les hommes politiques devraient se pencher plutôt que d’accuser l’UE de tous les maux."

Et à votre avis, à quoi est dû ce manque de compétitivité ?
Je cite quelques causes probables: les 35 heures, l'excès de réglementation, une administration publique pléthorique, le manque de formation malgré un budget de l'EN colossal, le millefeuille administratif... Vous en connaissez peut-être d'autres.

Isabelle

Des policiers attaqués au cocktail Molotov hier à Paris. L'ultragauche se sent pousser des ailes et veut à présent brûler les forces de l'ordre.
L'image de la honte ! Une République devenue incapable de protéger ses forces de l'ordre face à des milices qui veulent la renverser pour imposer leur dictature d'extrême gauche !

Honte à ce gouvernement et les branquignols de droite comme de gauche (Cambadélis, Copé ou Montebourg) esquivent les vrais sujets de la sécurité pour continuer à nous seriner des discours de bisounours : la vie des abeilles ou la démolition de certaines tours d'immeubles à Meaux... Pathétique !
Nous n'en sommes plus là. Il faudrait ouvrir les yeux plus grand.

Ninive

@ Tomas (@ Achille)
"...sur l'Europe bien d'accord mais comment faire ? Mélenchon lui, a la méthode: arriver en posant ses conditions et en menaçant de partir si elles ne sont pas satisfaites. Au moins, il a le mérite de présenter une méthode, ce que Montebourg est bien incapable de faire."

Entre Macron et Mélenchon son cœur vacille tout en écartant Montebourg avec désinvolture et pourtant l'interviewé du jour paraît moins bête que les deux autres.

Quant à la méthode, cette Europe est tellement loin des intentions louables, que tout un chacun est capable de proposer une méthode.

Tout cela n'est que de l'infantilisme caractériel, des jugements sans fondement, du mépris en faire-valoir, du Tomas par excellence.

Robert Marchenoir

C'est un socialiste tout à fait ordinaire. J'avais un a priori favorable, au vu de son parcours : non fonctionnaire (bien que fils de fonctionnaires, et s'en vantant), avocat, puis homme politique, puis étudiant à cinquante ans passés, et enfin entrepreneur.

Hélas ! c'est le bagout de l'avocat qui l'emporte (rythmé par un curieux tic de théâtre, qui le fait sans cesse dodeliner de la tête). Il fait semblant de prôner une baisse de la dépense publique (qu'il aurait réduite de 10 % à la tête de son département), mais c'est pour aussitôt fustiger une "austérité" imaginaire qui aurait été imposée par les derniers gouvernements.

Quelle austérité ? A quel moment le budget national a-t-il baissé ? A quel moment a-t-il été à l'équilibre, depuis 1974 ? Il trouve même le moyen de discerner de "l'austérité" dans les mesures actuelles contre le Covid, alors que c'est exactement l'inverse : l'État a ouvert en grand les robinets de l'argent gratuit.

D'ailleurs, quelques minutes plus tard, il se plaint des conséquences de cette décision (impôts, dette). Mais il affirme ne pas savoir ce qu'il faudrait faire pour les prévenir. Et il ne dit pas non plus ce qu'il aurait fallu faire, contre le Covid !

L'austérité, il y a des pays étrangers qui l'ont appliquée : le Portugal, la Grèce... en France, rien qui ressemble à cela.

Il fustige les "administrateurs", qui, selon lui, régentent tout à la tête de l'État. Mais c'est après avoir vanté "l'État fort", et la "nationalisation" de Peugeot par ses soins. Il fait longuement la leçon à la famille Peugeot, qui aurait foiré son coup. Lui, il a mis un fonctionnaire à sa tête, ça a marché beaucoup mieux.

Il accuse les derniers présidents d'avoir "bradé" les grandes entreprises françaises. Ce pénible clicheton sous-entend que la France est un pays communiste, où l'État possède les entreprises, et lorsqu'elles sont rachetées, eh bien, c'est la faute du patron parce qu'il les a vendues.

Alors pour commencer, c'est très bien, de vendre des entreprises. On achète, on vend, c'est la vie.

Ensuite, aucun de ces soi-disant anti-bradeurs ne nous a jamais dit à quel prix il aurait fallu les vendre, et pourquoi le prix réalisé n'était (d'après eux !) pas celui du marché.

D'autre part, désolé, mais malgré les fantasmes franchouilles, on n'est pas (entièrement) en régime communiste.

Et puis surtout, banane, pourquoi a-t-il fallu vendre ces entreprises ? hein ? gros malin ? Il n'y avait pas de capitaux français pour les racheter ?

Non, bien sûr, puisque les abrutis dans ton genre insistent depuis des décennies, et continuent de le faire face à Philippe Bilger, pour voler le capital constitué par les entrepreneurs, au nom de la "justice sociale" !

Le capital est trop avantagé, nous dit Montebourg ! Il faut en prendre encore plus pour le distribuer aux "travailleurs" ! Juste avant, le même Montebourg se tord les mains parce que le fleuron franchouille Duchemolle a été bradé aux méchants étrangers ! Mais ça n'a rien à voir, bien sûr, avec le niveau insupportable des taxes, cotisations et règlements qui sont infligés aux entreprises françaises ! Si les étrangers sont en mesure de nous racheter nos entreprises, ce n'est pas parce qu'ils sont moins matraqués d'impôts que nous, et qu'ils ont des fonds de pension privés : c'est parce qu'ils sont méchants !

Des règlements, Montebourg en veut davantage. L'État doit "réguler". Parce qu'en ce moment, il n'y a aucune "régulation", bien sûr...

Tout le reste est à l'avenant : l'ennemi, c'est le libéralisme et la mondialisation. Demain, si nous lui faisons l'honneur de le porter au pouvoir, il interdira les importations en provenance des États-Unis et de Chine, et on fera tout fabriquer chez nous à la place.

Écoutez bien : c'est ce qu'il a dit. Il n'a pas prononcé le mot "interdiction", mais c'est bien le sens de son propos.

Montebourg ment comme un arracheur de dents : le "peuple" n'a pas été appauvri au détriment des "1 %". Certainement pas en France. Chez nous, c'est le contraire : ce sont les pôôôvres qui ont accaparé une part plus grosse du gâteau, au détriment des "riches".

Il réclame un "État fort", ce qui est contradictoire avec tout espoir de baisse de la dépense publique.

Il omet soigneusement de nous dire en quoi l'État actuel serait "faible". Certainement pas au vu de ses effectifs et de ce qu'il nous coûte.

Il nous casse les pieds avec sa "biodiversité", qui n'a strictement aucune importance. Il a le culot de prétendre que nous serons bientôt dans l'impossibilité de respirer si les émissions de CO2 ne baissent pas. Cet abruti réclame des "ingénieurs" à la tête de l'État, au lieu des "administrateurs", et il confond le CO avec le CO2 !

Pas un mot sur le chômage, pas un mot sur l'immigration. Tout juste s'en prend-il à "l'islam politique", mais c'est pour aussitôt passer la brosse à reluire sur les musulmans de France, qui, etc.

Rien sur la délinquance.

Bien sûr, hostilité totale au Rassemblement national, qui a pourtant des thèses bien proches. Pourquoi ? Parce que son papa était opposé à Jean-Marie Le Pen. On admirera la profondeur de l'argument.

Pas un mot sur la politique étrangère, non plus, sinon pour dire que l'Amérique et la Chine sont méchants, par conséquent il faut plus rien leur acheter.

Rien sur la Russie, curieusement. Rien sur la Turquie.

Rien sur la révolution numérique de l'économie. Rien sur la création d'entreprise : il y a les "fleurons" qui font de l'acier, du pétrole et des gros navions (et ceux-là, les méchants étrangers nous les ont pris). Et il y a ses gentilles entreprises de miel bio avec des vaches bien de chez nous, dont on a l'adresse sur la boîte (il n'oublie pas de faire sa pub en début d'émission).

Il ne nous a pas dit comment elles allaient, au fait. Rien sur leurs résultats, rien sur leurs perspectives... Serait-il meilleur en "administrateur", donnant des leçons aux chefs d'entreprise avec l'argent gratuit des autres, qu'en patron responsable de ses propres œuvres ?

Achille

@ Tomas | 05 décembre 2020 à 23:57
« Dans l'espace économique intégré qu'est l'UE, il n'y a aucun moyen d'inciter le consommateur à acheter français. »

C’est une simple question de choix personnel, mais aussi de comportement citoyen.
En ce qui me concerne, lorsque je fais mes courses (muni de mon masque et de mon attestation dérogatoire de sortie), je prends bien soin de n’acheter que des produits "made in France" : fruits, légumes, viandes, poissons, laitages, etc.) même si pour cela je dois payer quelques centimes de plus.
Ceci afin de permettre à nos producteurs français de continuer à vivre de leurs produits. Et j’ai pu observer que de plus en plus de Français font le même choix que moi.

Je vous invite donc à déguster dès aujourd'hui les excellentes mandarines de Corse, des parfumées bananes de Martinique, un délicieux Munster vosgien (moi je l’aime bien accompagné de cumin), des moules de bouchot arrosées d’un petit Chablis, encore qu’un Riesling soit très bien aussi !
Bon appétit !

Tomas

@ Achille

Rien n'est innovant dans les propositions de Montebourg, qui sont une pâle resucée chevènementiste.

Sinon:

- les nouvelles technologies polluent autant que les anciennes, si ce n'est plus, sauf qu'elle déplacent la pollution dans les pays pauvres. Pour mettre fin à la surconsommation, il faudra passer à la décroissance. Vu la raréfaction des matières premières, à commencer par le pétrole, nous n'aurons bientôt de toutes façons pas le choix.

- je ne sais pas comment vous voulez faire en sorte de produire mieux français. Ça ne se décrète pas à l'Elysée. Dans l'espace économique intégré qu'est l'UE, il n'y a aucun moyen d'inciter le consommateur à acheter français.

- je ne pense pas que des cours d'éducation civique dès le primaire régleront les problèmes d'intégration. Il suffit que la société d'accueil soit moins raciste. Il faudra du temps pour cela, car ça ne se décrète pas, ça non plus. Avec la disparition programmée des boomers nostalgiques de l'Algérie française ça devrait aller mieux, les jeunes sont plus tolérants, même ceux qui votent FN.

- sur l'Europe bien d'accord mais comment faire ? Mélenchon lui, a la méthode: arriver en posant ses conditions et en menaçant de partir si elles ne sont pas satisfaites. Au moins, il a le mérite de présenter une méthode, ce que Montebourg est bien incapable de faire. Tous les candidats nous font le coup de la réforme de l'Europe, une fois au Conseil européen ils déchantent vite, il y a des règles à respecter.

- au risque de me répéter, on ne gère pas un Etat comme une entreprise industrielle. Je ne vois pas en quoi un ingénieur serait plus qualifié qu'un administrateur pour mettre en oeuvre la politique sociale ou éducative de l'Etat, par exemple.

- il faut vraiment avoir été intoxiqué par la propagande de la Ve République pour penser qu'un régime parlementaire aboutit à changer de gouvernement tous les six mois. Même les Italiens ont depuis trente ans réglé le problème. Il suffit de choisir les mécanismes constitutionnels adaptés.

Michelle D-LEROY

Un entretien intéressant et vraiment sympathique. Merci à Philippe Bilger.

J'aime bien Arnaud Montebourg d'abord parce qu'il porte un prénom qui m'est cher, mais surtout parce qu'il est abordable et qu'il parle bien, il a de la prestance et des idées.
Pragmatique, il n'est pas comme beaucoup de nos politiques actuels, complètement hors sol. Il semble proche des territoires et des gens, il paraît réaliste, ce qui a le don d'agacer ses pairs et surtout les bobos avec leur indécrottable bien-pensance.

Et puis quel homme politique reste fidèle à ses idées pendant 23 ans, quand on a un Président qui varie ses déclarations en une semaine, les adaptant à son auditoire, n'hésitant pas à se contredire sans complexe ?

Pour une fois je suis assez d'accord avec Achille pour dire que son "programme" chevènementiste mâtiné de Philippe Séguin est agréable à entendre car il change des idées convenues.
Faire des réformes profondes de l'administration me paraît également plus que nécessaire.
Socialiste parce qu'il faudra bien un jour mieux partager les revenus du capital, mais plutôt à droite dans son côté souverainiste mais proche des autres Etats européens.

Il est assez convaincant, mais s'il fustige l'Islam politique, il s'est bien gardé de parler de l'immigration et de ses méfaits et de la chienlit ambiante qui dure depuis des mois.

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@ Savonarole
"Si c’est pour nous retrouver cocus au lendemain de son élection à la présidence de la République, non merci".

C'est quand même toujours le même problème quel que soit le Président élu. D'autant que Montebourg a un caractère à envoyer tout promener du jour au lendemain.

Mary Preud'homme

Intéressante plaidoirie de l'avocat Arnaud Montebourg.
Néanmoins, je doute que des accusations concernant l'abandon scandaleux de nos plus beaux fleurons industriels et la dénonciation d'un système auquel il a tout de même longtemps participé, soient suffisants pour se rendre crédible et se refaire une virginité.

Certes, chacun a droit à l'erreur jusqu'à un certain point et un certain âge (quand même) au-delà desquels il convient juste de reconnaître que l'on s'est trompé tout en ayant l'honnêteté de laisser la place à de plus jeunes que soi et surtout moins opportunistes !

Ninive

@ Tomas (@ Achille)
"La dette sert à équilibrer un budget soumis au principe d'unité, et se retrouve partout. La dette on s'en moque, la France est éternelle et les créanciers seront patients."

Réponse :

La dette permet tous les gaspillages et son remboursement est offert aux générations futures, elle est le constat d'une incapacité à gérer une économie nationale.

« Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays, et je me moque de celui qui écrit ses lois » disait Mayer Amschel Rothschild.

C'est ce qui se passe actuellement.

"La France serait éternelle !" En rêve.

"La dette on s'en moque !" Oui mais les créanciers prennent des garanties, ils ne sont pas si stupides que ceux qui croient en Macron car dans tout cela l'argent est le nerf de cette guerre larvée qui doit nous conduire à une gouvernance mondiale entre les mains d'une oligarchie et notre perte sera ainsi consommée.

L'égocentrisme est le moteur des politiciens véreux.

DUMAIT ALAIN

Il manque simplement quelques idées simples :
- pour dépenser plus d'un côté, il faut dépenser moins de l'autre;
- pour financer demain de nouveaux déficits, il faut auparavant assainir la situation présente (comme le général de Gaulle l'a fait en 1958);
- les actionnaires s'enrichissent peut-être, mais les épargnants subissent les taux de rémunération à zéro, et s'appauvrissent (une société libre et prospère peut-elle se passer longtemps des épargnants ?);
- pour rassembler demain, il ne faut pas commencer à exclure aujourd'hui (quand on veut agir en dehors des formations politiques existantes, on ne met à l'écart personne...).

Montebourg a du talent mais il devrait considérer - comme ses inspirateurs du siècle des Lumières - que la souveraineté est d'abord, nécessairement, individuelle. De là découle la responsabilité de chacun, sans la restauration de laquelle rien n'est possible !

Achille

@ Tipaza | 05 décembre 2020 à 14:55
« Dites Achille, si c'est du second degré, c'est bien joué, ça m'a bien fait rire.
Si c'est du premier degré... non, je n'ose y croire ! »

Ben disons que c’est du premier degré et demi. Moi aussi je sais en faire ! :)

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@ Lucile | 05 décembre 2020 à 15:48
« En effet, il manie le verbe avec une délectation contagieuse. Par ailleurs il flatte l'égalitarisme punitif des électeurs comme ce n'est pas permis. Et voilà Achille prêt à l'élire. Misère de misère. »

N’allez pas trop vite en besogne. J’ai dit que, comme beaucoup de Français d’ailleurs, je ne voulais surtout pas d’un second tour qui soit un remake de 2017.
Il faut que le président sortant soit opposé à un adversaire à sa mesure. Et je pense qu’Arnaud Montebourg a toutes les qualités requises pour offrir enfin un autre choix que Macron/MLP aux Français en mai 2022.

L’un et l’autre n’ont jamais accepté de se soumettre aux convenances de la politique traditionnelle qui veut qu’un bon adhérent ne sorte pas de la ligne édictée par la direction de son parti. C’est ce côté indiscipliné qui me plaît chez ces deux-là. Car ce sont eux qui généralement apportent les réformes dont le pays a besoin.
Je choisirai donc le meilleur des deux.

P.-S.: je suppose que votre chauffeur de taxi n’a pas eu droit à un pourboire généreux après ce qu’il vous a dit sur Montebourg… :)

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@ Tomas | 05 décembre 2020 à 16:44

Quelques réponses à vos commentaires :

« La seule possible, c'est celle de la décroissance et de la sobriété. Tout le reste est de l'escroquerie. »

Il ne faut pas opposer la décroissance à la surconsommation. La pollution se maîtrise très bien avec les nouvelles technologies.

« Et comment on fait ? Encore un qui pense être candidat à la présidence de l'Europe. »

Un souverainisme intelligent consiste déjà à produire et vendre des produit français. Cela crée de l’emploi en France, permet d’avoir des produits qui respectent les exigences normatives, ce qui est rare pour les produits étrangers qui contournent les normes européennes.

« Sur quel autre clivage pourrait reposer la vie démocratique ? Si vous voulez (comme moi) un peu plus de continuité, choisissez le parlementarisme et votez contre la Ve République monarchiste. »

Le parlementarisme nous a largement démontré qu'il était un désastre (arrangement entre partis pour mieux démolir celui qui est en place) ; et on change de gouvernement tous les six mois. Pas question !

« Ça existe déjà, dans les entreprises bien gérées qui ne donnent pas tout à leurs actionnaires. En économie comme ailleurs, la vertu ne se décrète pas, elle s'acquiert. »

Exact, dans ma boîte la participation existait. Mais il faudrait la généraliser aux PME/PMI. L’avantage est une motivation du personnel intéressé aux bénéfices, ce qui est préférable à un syndicat qui vient sans cesse pleurnicher dans le bureau du patron pour en avoir toujours plus.

« La dette sert à équilibrer un budget soumis au principe d'unité, et se retrouve partout. La dette on s'en moque, la France est éternelle et les créanciers seront patients. »

La dette c’est d’abord les contribuables qui paient des impôts qui doivent y subvenir. Il est temps de mettre fin à l’assistanat organisé et surtout à la fraude organisée.

« Donc avant de donner la carte d'électeur aux musulmans, on leur fera passer un examen de civisme et ils pourront voter. Stupide. On luttera contre le prosélytisme islamiste en proposant un contre-modèle attractif. »

Sans aller jusque-là je pense qu’il serait souhaitable de donner des cours de civisme aux élèves dès l’école primaire. Cela se faisait bien au début du siècle dernier. Le civisme c’est comme l’apprentissage des langues. Plus on s’y prend tôt mieux c’est !

« Oui. Mais ça ils le proposent tous, et il faut être 27 pour être d'accord. Il faut des solutions plus radicales. »

Il faut casser l’UE actuelle qui ne marche pas et en construire une autre en intégrant uniquement les pays qui jouent le jeu et virer ceux qui sont des boulets se gorgeant des subventions européennes.

« Oui et non. Casser le monopole de la haute administration en fusionnant l'ENA avec les autres d'écoles d'application moins prestigieuses comme les IRA, pourquoi pas. Il y a déjà plein d'ingénieurs dans les administrations, là où ils sont nécessaires (à Bercy, aux Transports, à l'Ecologie, etc). Quant aux cadres d'entreprises, qu'ils passent les concours s'ils en ont assez. »

Exact. Dans une entreprise il faut disposer de toutes les compétences (juridiques, commerciales, managériales, techniques, administratives). Mais généralement l’innovation vient du secteur technique (R&D et production).

Les propositions de Montebourg sont innovantes, reste à en étudier la faisabilité. Et tout ce qui est innovant est bon pour le pays.

Tomas

@ Achille

C'est une accumulation de poncifs destinés aux "macronistes de gauche mais pas trop", ce programme. Décryptons votre résumé:

• "Une écologie intelligente"

La seule possible, c'est celle de la décroissance et de la sobriété. Tout le reste est de l'escroquerie.

• "Une souveraineté nationale responsable qui ne couperait pas la France des autres pays, ce qui aurait surtout pour conséquence de pénaliser notre commerce extérieur".

Et comment on fait ? Encore un qui pense être candidat à la présidence de l'Europe.

• "Une refonte de la démocratie qui depuis des décennies repose sur le clivage gauche/droite".

Sur quel autre clivage pourrait reposer la vie démocratique ? Si vous voulez (comme moi) un peu plus de continuité, choisissez le parlementarisme et votez contre la Ve République monarchiste.

• "Une réforme du capitalisme donnant aux travailleurs la possibilité de partager les bénéfices réalisés dans leur entreprise (participation) et non pas de les redistribuer seulement aux actionnaires".

Ça existe déjà, dans les entreprises bien gérées qui ne donnent pas tout à leurs actionnaires. En économie comme ailleurs, la vertu ne se décrète pas, elle s'acquiert.

• "Une révision de l’utilisation de la dette publique qui est distribuée sans discernement, encourageant ainsi les fraudes (allocations familiales, Sécurité sociale, aides diverses à des associations caritatives qui détournent les subventions à des fins subversives)".

La dette sert à équilibrer un budget soumis au principe d'unité, et se retrouve partout. La dette on s'en moque, la France est éternelle et les créanciers seront patients.

• "Le démantèlement de l’islamisme politique avec la participation des musulmans respectueux des lois de la République. Ce qui est possible en luttant contre le prosélytisme islamique qui intervient chez les jeunes dès qu’ils sont en âge d’aller au collège".

Donc avant de donner la carte d'électeur aux musulmans, on leur fera passer un examen de civisme et ils pourront voter. Stupide. On luttera contre le prosélytisme islamiste en proposant un contre-modèle attractif.

• "La révision de la Constitution de l’UE qui ne marche pas. En particulier en supprimant le vote à l’unanimité qui, on le voit avec la Hongrie et la Pologne, bloque toute possibilité d’épanouissement de cette Union européenne bâtie au départ pour être en mesure d’affronter les grandes nations industrielles, à commencer par les USA et la Chine".

Oui. Mais ça ils le proposent tous, et il faut être 27 pour être d'accord. Il faut des solutions plus radicales.

• "Sans doute aussi faut-il revoir le mode de recrutement dans les administrations qui sont phagocytées par des énarques qui ont une vision trop technocratique, en y intégrant plus de responsables formés à la gestion d’entreprise et d’ingénieurs capables d’apporter une vision plus pragmatique dans la résolution des difficultés auxquelles est confronté le pays".

Oui et non. Casser le monopole de la haute administration en fusionnant l'ENA avec les autres d'écoles d'application moins prestigieuses comme les IRA, pourquoi pas. Il y a déjà plein d'ingénieurs dans les administrations, là où ils sont nécessaires (à Bercy, aux Transports, à l'Ecologie, etc). Quant aux cadres d'entreprises, qu'ils passent les concours s'ils en ont assez.

Bref, Montebourg, toujours aussi opportuniste, toujours autant rien à dire. Mais il servira bien à Macron pour diviser la gauche.

Paul Duret

Très intéressant.
Le diagnostic est bon, la France coule, on ne peut pas le nier.
Mais, comme il le dit lui-même, il est seul, il n'a pas de troupes.
Et je crains qu'il n'ait pas la stature pour mettre en place tous ces changements qui permettraient de redresser le pays.

Il a beaucoup insisté sur la perte de fleurons industriels comme Pechiney, Usinor, Alcatel, Alstom... mais il oublie de dire que pendant la même période, des entreprises françaises ont fait leur marché partout dans le monde (les entreprises du luxe, Peugeot qui a racheté Opel et va fusionner avec Fiat, Renault qui s'est associé à Nissan et Mitsubishi, Airbus qui a acheté la branche avion de Bombardier, Alstom transport qui va fusionner avec Bombardier transport...).

Il a parlé de cette caste de hauts fonctionnaires et de grands capitalistes qui nous gouvernent mais concrètement, que ferait-il ?
Pour être crédible, il faudrait qu'il détaille ses objectifs et les moyens pour y parvenir.

sbriglia

« Bref, pour en revenir à l’ancien ministre de l’Economie, à l’écouter, on se dit que c’est un homme politique d’avenir destiné à le rester. »
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 05 décembre 2020 à 09:49 

In cauda venenum.

Lucile

@ Marc GHINSBERG (05 décembre 2020 à 09:49) le dit mieux que je ne saurais le faire.

J'ajoute que le côté justicier militant dirigiste d'Arnaud Montebourg m'inquiète, prévoyant que ses remèdes nous appauvriraient encore plus méchamment tout en transformant notre pays en un enfer socialiste inextricable. En fait c'est déjà le cas, mais là ce serait l'apothéose. On croyait pourtant en avoir fini avec cette idéologie, eh bien non, il la brandit hardiment comme si elle était nouvelle et pure de tout fiasco, le tout sur un ton bien décidé.

Petite anecdote. Un chauffeur de taxi parisien m'a raconté avoir un jour véhiculé Arnaud Montebourg. Il en était encore transporté d'admiration : Montebourg avait l'air de savoir ce qu'il voulait, il dictait ses ordres tous azimuts par téléphone comme un seigneur, "un vrai chef". Rien que la manière dont Montebourg lui avait présenté ses instructions l'avait converti à sa cause pour toujours.

En effet, il manie le verbe avec une délectation contagieuse. Par ailleurs il flatte l'égalitarisme punitif des électeurs comme ce n'est pas permis. Et voilà Achille prêt à l'élire. Misère de misère.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Grand merci de nous avoir offert cette rencontre.

J'ignorais que le jeune avocat Montebourg avait appris son métier dans le cabinet de Thierry Lévy.
J'ai entendu avec plaisir ces mots : "J'ai une tête de droite". Pour reprendre les mots du jeune Chirac, on pourrait dire aussi que Montebourg a "une bonne gueule".
Je m'attendais à une question que vous n'avez pas posée : "Pourriez-vous être candidat à la présidentielle de 2022 ?" Mon avis est que vous souhaitiez lui poser cette question et que vous vous êtes retenu de la poser.
Par divers canaux, j'apprends que le livre de Montebourg fourmille de formules brillantes sur Hollande et Macron, en particulier. Il me plairait de les connaître.

Catherine JACOB

Arnaud Montebourg né en 1962, 58 ans, ex-avocat et héros d'un sketch d'Anne Roumanoff

Non mais quel bavard que cet homme à femmes en vue, titrées ou médiatisées.

1. Hortense de Labriffe née en 1968 avec laquelle il reste marié 13 ans de 1997 à 2010.

2. La journaliste actuelle adjointe d’Hidalgo à l’alimentation durable, Audrey Pulvar du début 2010 à fin 2012.

3. Fin 2013 alors qu'il est ministre du Redressement productif, l’actrice Elsa Zylberstein qui en 2017, est condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende pour avoir renversé une vieille dame de 89 ans alors qu'elle conduisait sans permis, et pour avoir pris la fuite après l'accident (délit de fuite). Condamnation légère si l’on s’en réfère à l’article L231-1 du code pénal pour le seul délit de fuite.

4. En septembre 2014, Aurélie Filippetti ministre de la Culture du même gouvernement et dont il se sépare en 2017 après que le couple a eu en 2015 une fille, Jeanne, qui a une demi-sœur du côté de sa mère, et alors que son fils Paul et sa fille Adèle nés de son premier mariage sont respectivement âgés de 15 et 13 ans.

5. Sa dernière compagne connue est Amina Walter de 13 ans sa cadette, deux enfants, directrice générale de la compagnie d'assurances LeLynx.fr

Ce qui nous fait quand même au moins cinq compagnes en moins de dix ans, pour ce qui est de celles dont les médias ont fait état.
J’ai bien entendu qu’il s’était occupé du cas Juppé en tant qu’avocat de la partie adverse, mais je n’ai rien entendu à propos de sa période de porte-parole de Ségolène Royal en 2007

Et donc, sa première épouse est titrée comme l’était l’un de ses aïeuls maternels, commandant dans l’Empire ottoman. Lui succède une passionnée de l’alimentation durable comme il l’est lui-même si l’on en juge par les entreprises de diffusion de produits apicoles etc. qu’il a créées depuis son retrait de l’action politique, à savoir Audrey Pulvar et ses célèbres lunettes hors de prix en écaille de tortue . Puis une actrice auprès de laquelle il succède à un certain nombre de célébrités du monde médiatique ou du showbiz comme Antoine de Caunes, Nicolas Bedos, Georges-Marc Benamou et Yann Moix, puis une femme politique issue de l’immigration italienne et de l’école républicaine rencontrée sur son lieu de travail.
Et enfin, le retour aux sources maternelles avec une femme cadre de la direction générale des assurances Lelynx.fr

Intéressant que ces fidélités à une généalogie écartelée.

Tipaza

@ Achille | 05 décembre 2020 à 11:06

"• Une écologie intelligente, • Une souveraineté nationale responsable, • Une refonte de la démocratie, • Une réforme du capitalisme, • Une révision de l’utilisation de la dette publique, • Le démantèlement de l’islamisme politique, • La révision de la Constitution de l’UE, • revoir le mode de recrutement dans les administrations.
Voilà un programme qui me plaît bien finalement." (fin de citation)

Avec un tel programme, Montebourg n'aura jamais les voix des végans. Il manque la journée de repos hebdomadaire et les congés payés pour les abeilles qu'il exploite honteusement dans ses ruchers !

Dites Achille, si c'est du second degré, c'est bien joué, ça m'a bien fait rire.
Si c'est du premier degré... non, je n'ose y croire !

Savonarole

Ce qui frappe d’emblée chez Montebourg c’est sa classe et l’élégance de son élocution.
Avec humour il a glissé à P. Bilger « c’est vrai, j’ai une tête de droite », toutes les folles admiratrices d’Eric Ciotti apprécieront...

Montebourg est tout à fait présidentiable.

Toutefois, il semble n’avoir jamais entendu parler d’immigration, des banlieues, des « incivilités », du terrorisme. En tous cas on ne lui a pas demandé ce qu’il en pensait.

Toutefois, demeure une zone d’ombre, la France Insoumise, qui lui a fait des appels du pied. Silence de sa part.

Toutefois, son envolée lyrique sur l’écologie semble un écran de fumée sur un problème tout à fait mineur, face aux défis qui nous attendent pour éponger les imbécillités de Bruno Le Maire qui distribue les milliards « tant que je serai ministre de l’Economie » comme il nous surine, ce qui angoisse mes petits-enfants et leur descendance, les petits-enfants de mes petits-enfants. On en a pour 100 ans.

Si c’est pour nous retrouver cocus au lendemain de son élection à la présidence de la République, non merci.
Montebourg a encore beaucoup de sujets à éclaircir.

Isabelle

Arnaud Montebourg, J-F. Copé hier soir, J-C Cambadélis : bonnet blanc et blanc bonnet.
Qu'ont-ils fait quand ils étaient au pouvoir ?
Ils nous rabâchent toujours les mêmes discours éculés. Ils n'ont pas compris le danger qui nous menace et nient la réalité des faits.

Ninive

Ce qui est certain c'est qu'Arnaud Montebourg n'hésitera pas à rentrer dans le lard de Macron, il a une prestance naturelle, une longue expérience du monde politique, une capacité à encaisser les coups de l'adversité et si on lui reproche sa désinvolture pour les questions de l'équilibre budgétaire il faut admettre que Macron est un premier de cordée en la matière.

La présidence actuelle est si mauvaise que tous les prétendants au trône peuvent espérer prendre la relève en 2022.

Exemple :
https://www.lemonde.fr/politique/live/2020/12/04/vivre-ensemble-separatismes-violences-policieres-suivez-en-direct-l-entretien-d-emmanuel-macron-diffuse-sur-brut_6062193_823448.html

Encore une fois Macron dans toute sa splendeur prend les Français par derrière. C’est sa nature il faut qu’il trahisse comme il l’avait fait pour l’action coloniale française, pour notre culture ; c’est un psychopathe pervers continuellement en marche contre notre pays.

C’est lui qui dicte la conduite que doit avoir la police en France et c’est lui qui la condamne devant les délinquants. Il est à lui seul une honte nationale et personne ne peut l’en empêcher ?
Même lorsqu'il aura perdu la présidence il continuera à nous nuire.

Je ne vois pas Arnaud Montebourg jouant ce rôle.

xavier b. masset

Comme consacré, oint éternel, dans la cuve de l'éblouissement de son magistère, grand savant du ministère de la parole, il aurait tout pour s'écouter parler s'il n'y avait comme le sursaut des signes d'une écriture dans son verbe qui fait que l'auditeur clôt les pavillons auriculaires de ses yeux et ne s'en laisse pas compter devant les effets d'une gestuelle assez éprouvante pour le nerf auditif, quoique immédiatement isolée.

Ses capteurs, ceux du spectateur et les nôtres aussi, enregistrent une pensée - sincère, tient-il à remarquer -, amusante également, fière d'avoir depuis longtemps mis au point une martingale physique et spirituelle pour déjouer un polygraphe et ses détections imaginaires.

Il se voit parler, a un bon retour, connaît les voies canoniques de la clarté d'expression, ce qui n'est pas facile, une façon d'honorer son interlocuteur et les fidèles de la radio, d'autres auditoires, dans les lointains, comme pour les prochains, fabricant du don de sa personne à d'autres lui-mêmes.
Ne fait pas de métaphores pour le plaisir d'en faire, je pense qu'il adore mêler une espère de candeur virginienne à son expérience des tréteaux politiques, son côté madré, sait qu'il a vaincu l'image que des abords mielleux renvoyaient de lui jadis.

Un Marat comme Apollon sorti, épiderme étincelant, d'une baignoire de lait d'ânesse, un Marcel Paul toujours électrique, mais aussi un Jean-Marie Roland de la Platière, avec toutes ses Manon au bras, sans la fin tragique, voilà ce qu'il a la force tranquille de réunir sur lui, en lui.

D'un geste, il pare les comparaisons frisant la dérision que le commentaire politique pourrait être en droit de faire à son sujet, lui l'entrepreneur bio qui bat des ailes pour autrui, le maître des petites amies emblématiques de Napoléon qui rêvent d'un rucher fort comme un Etat, alors même que les pots dans lesquels il conserve le nectar de son verbe semblent frémir encore de la première rencontre des pistils et des étamines, écume de vaillance intacte, pollens des fleurs des champs virevoltant dans le vent levé, couvercle à peine dévissé.
Il n'y peut rien, tout cela contient son être, dans la belle flambée des vieux tics.

Tout de même imaginons Flaubert devant son écran d'ordi, face à cet homme, extraordinaire fusion des atomes de ses deux héros devenus une seule personne, portant un seul chapeau, avec un seul nom d'apiculteur à l'intérieur, le miracle, littéral don de soi, le fugace sentiment d'un roman enfin achevé, l'inespéré reflet d'un contentement de soi.
Le mariage du copiste-faiseur de loi à l'Assemblée avec l'ingénieur agronome sous les noyers de Grenoble, de celui du grand protestant contre les mesures protectionnistes affligeant de mille taxes inconnues le miel français dès l'exportation vers la Chine et de l'appariteur des oeuvres conjuguées de Dongfeng et Peugeot qui ne fournissent presque plus rien des véhicules promis aux pékins moyens-supérieurs des rues de Wuhan.

L'image qu'il se fait de l'entreprise reste un peu hors-sol, lui qui aimerait que la terre de France ne tremblât plus.
Sol ferme, qu'il ne penche plus, mais qu'il sente la menthe - toujours ce sens de la formule mi-de son cru, mi-rappel historique, qui fait son charme.

Saluer la gloire oubliée des ingénieurs, qui passe trop souvent sous la jambe des administrateurs, est un couplet que l'on trouve partout, paradoxalement y compris chez les poètes dits beatnicks, un exemple dans Ginsberg, dès Palo Alto, cela n'a rien de nouveau.

C'est aussi la profession de foi du beau roman d'Ayn Rand, que tout le monde jure avoir lu - jusqu'à Moscovici récemment -, que chacun trouve être une belle histoire, soudain, comme le souffle d'un été dernier.
Un singulier retour de bâton idéologique qui aurait fait rire le J. Hector St John de Crèvecoeur, l'ex-bobo des salons de Londres et Paris, pionnier de l'agriculture biologique dans la banlieue de Nantucket, avec beaucoup de satire cachée, d'humour sur-lui-même, de grincements depuis de belles dents, ce qu'atteint peut-être monsieur Montebourg lui-même dans cet entretien dense, Philippe Bilger permettant, discrètement.

Achille

Les propositions d'Arnaud Montebourg sont ambitieuses car elles passent par une refonte du système actuel :

• Une écologie intelligente, ce que sont incapables de nous proposer les écolos "officiels" avec leur décroissance.

• Une souveraineté nationale responsable qui ne couperait pas la France des autres pays, ce qui aurait surtout pour conséquence de pénaliser notre commerce extérieur.

• Une refonte de la démocratie qui depuis des décennies repose sur le clivage gauche/droite. Avec pour effet les propositions d’un parti systématiquement détricotées par le parti adverse lors des alternances.
E. Macron l'a fait mais sa méthode n'est pas bien acceptée.

• Une réforme du capitalisme donnant aux travailleurs la possibilité de partager les bénéfices réalisés dans leur entreprise (participation) et non pas de les redistribuer seulement aux actionnaires.

• Une révision de l’utilisation de la dette publique qui est distribuée sans discernement, encourageant ainsi les fraudes (allocations familiales, Sécurité sociale, aides diverses à des associations caritatives qui détournent les subventions à des fins subversives).

• Le démantèlement de l’islamisme politique avec la participation des musulmans respectueux des lois de la République. Ce qui est possible en luttant contre le prosélytisme islamique qui intervient chez les jeunes dès qu’ils sont en âge d’aller au collège.

• La révision de la Constitution de l’UE qui ne marche pas. En particulier en supprimant le vote à l’unanimité qui, on le voit avec la Hongrie et la Pologne, bloque toute possibilité d’épanouissement de cette Union européenne bâtie au départ pour être en mesure d’affronter les grandes nations industrielles, à commencer par les USA et la Chine.

• Sans doute aussi faut-il revoir le mode de recrutement dans les administrations qui sont phagocytées par des énarques qui ont une vision trop technocratique, en y intégrant plus de responsables formés à la gestion d’entreprise et d’ingénieurs capables d’apporter une vision plus pragmatique dans la résolution des difficultés auxquelles est confronté le pays.

Il y a du J-P Chevènement (pour qui j’avais voté au 1er tour en 2002) chez Arnaud Montebourg, mâtiné de Philippe Séguin.

Aujourd’hui, c’est le seul capable de rassembler la gauche. Une gauche qui regarde en face la réalité du monde d’aujourd’hui et qui ne se tourne pas vers les vieux discours du début du siècle dernier qui sont devenus totalement obsolètes et dont continue à s’abreuver LFI, mais aussi un PS complètement largué.

Voilà un programme qui me plaît bien finalement.

Marc GHINSBERG

Arnaud Montebourg possède une grande qualité, il ne souffre pas du complexe d’infériorité. Le doute lui est étranger, il nous explique que cela fait 23 ans qu’il dit la même chose. Rendons-lui cette justice, il est constant. Et comme disait l’autre, « il est important d’être constant ».

Il a un défaut majeur cependant, il ignore les contraintes financières et n’entend pas s’embarrasser de questions subalternes comme l’équilibre budgétaire. A cet égard je suis toujours étonné par la désinvolture qu’affichent nombre de souverainistes à l’égard de ces questions. Comme si un pays qui a 2 500 milliards de dettes, dont plus de la moitié détenue par des non-résidents, pouvait prétendre être souverain.

Deuxième sujet d’étonnement, les souverainistes accusent l’UE de décider à la place des nations, oubliant que l’UE fonctionne suivant la règle de l’unanimité (les décisions prises à la majorité simple ou qualifiée sont l’exception). Ce qui ne les empêche pas de se plaindre du blocage de l’UE incapable de décider sur des questions essentielles.

A propos du redressement de Peugeot PSA, Arnaud Montebourg fait, à juste titre, l’éloge de Louis Gallois. Dommage qu’il n’ait pas précisé que celui-ci avait remis au gouvernement de l’époque un rapport sur le manque de compétitivité de l’économie française, rapport qui a débouché sur la mise en place du CICE. Le manque de compétitivité des entreprises est le vrai mal dont souffre notre économie. C’est sur ce sujet que les hommes politiques devraient se pencher plutôt que d’accuser l’UE de tous les maux.

Bref, pour en revenir à l’ancien ministre de l’Economie, à l’écouter, on se dit que c’est un homme politique d’avenir destiné à le rester.

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