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18 décembre 2020

Commentaires

Lodi

@ Tomas

Il faut faire comme le Japon.

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-un-pays-sans-immigres-le-japon-4346703

Certes, il y a le scandale des stagiaires, mais la France est le pays autrement scandaleux où on rend le bien pour le mal à des musulmans rendant le mal pour le bien c'est à dire où l'on prépare notre soumission à toute personne voulant bien nous soumettre. Les premiers ingrats venus, des musulmans trop heureux de notre inconscience, nous soumettrons si nous ne bloquons pas toute immigration musulmane.

Les échanges commerciaux n'obligent pas aux échanges de population, bien sûr que non !
Et le déficit de main-d'oeuvre peut donner lieu à une immigration choisie c'est à dire, à mon avis, premier critère, non musulmane... Si on s'interdit de sélectionner, alors, il faut développer la robotique, comme au Japon.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/05/30/la-robotique-au-coeur-de-la-strategie-de-croissance-du-japon

Cette politique unit encore les Japonais entre eux et avec le monde quand les musulmans sont trop souvent des diviseurs.
Entre pays d'accueil et immigrés, entre hommes et femmes, entre Juifs et non Juifs.

Bref, on est ce qu'on imite. Laisserons-nous les arriérés s'implanter et dicter leur loi où imiterons-nous la liberté d'expression américaine et le mélange de prudence et d'audace du Japon ?

revnonausujai

@ Tomas | 23 décembre 2020 à 10:19

Première mesure, à titre préparatoire aux choses sérieuses: suppression de toute allocation pécuniaire, de tout droit à hébergement gratuit, de tout transfert d'argent à l'étranger aux irréguliers ; limitation de l'accès au territoire aux possesseurs d'un contrat de travail et aux migrants légaux ; pour résumer, la valise ou le cercueil !

Tomas

@ revnonausujai

Je sais parfaitement la proportion d'uranium du Niger venant chez nous. Ça représente donc aujourd'hui le quart de la production d'électricité de notre pays, sans compter le passé. Si vous considérez que c'est une bagatelle, libre à vous.
La mondialisation ça se prend en bloc: on ne peut pas avoir un accès libre, ou peu s'en faut, aux marchés étrangers, sans avoir des migrants. Si vous avez une solution pour faire autrement, donnez-la nous, ça éclairera le débat.

revnonausujai

@ Tomas
"L'uranium du Niger qui vous permet d'avoir une électricité modique vaut bien quelques clandestins, sans doute !"

Non seulement vous êtes un gauchiste version idées en prêt-à-porter, mais vous êtes ignare.
L'uranium utilisé par EDF est importé du Niger (32 %) mais aussi d'Australie, du Canada et du Kazakhstan et la tendance est à la baisse des importations nigériennes.
Non seulement il nous coûte moins cher dans ces trois derniers pays, mais en plus ceux-ci ne croient pas indispensable de nous envoyer leurs traîne-savates bons à rien excédentaires.

Tomas

@ revnonausujai
"On s'en fiche de la morale ! Les politiques français devraient se consacrer uniquement au bien de la France et des Français, que ce soit juste ou injuste, moral ou amoral pour le reste du monde."

Un peu à courte vue comme raisonnement, mais passons. Je n'ai pas l'impression que les politiciens français soient mus par autre chose que leur ambition, qui pour être réalisée suppose de satisfaire les électeurs.

"Les seules concessions éventuelles à cette realpolitik devraient être les échanges à gain réciproque, ce que ne sont à l'évidence pas les hordes sauvages qui déferlent chez nous."

L'uranium du Niger qui vous permet d'avoir une électricité modique vaut bien quelques clandestins, sans doute !

revnonausujai

@ Tomas
"C'est beau la morale à double standard."

On s'en fiche de la morale ! Les politiques français devraient se consacrer uniquement au bien de la France et des Français, que ce soit juste ou injuste, moral ou amoral pour le reste du monde.
Les seules concessions éventuelles à cette realpolitik devraient être les échanges à gain réciproque, ce que ne sont à l'évidence pas les hordes sauvages qui déferlent chez nous.

Tomas

@ revnonausujai
"Euh, non, la question est de trouver la manière d’empêcher les migrants de venir ici ; qu'ils rissolent chez eux, c'est leur problème et pas le nôtre."

Et ça vient condamner le terrorisme après ça ? C'est beau la morale à double standard.

Plus sérieusement, avec la même hausse de température chez nous, toutes nos forêts seront méditerranéennes, donc inflammables, de Lille à Bayonne et de Brest à Toulon. Rien que ça sera nous donnera de fort beaux couchers de soleils et des nuits inoubliables, sans doute.

revnonausujai

@ Tomas
"...ne vous inquiète que dans la mesure où il risque d'amener de nouveaux migrants chez vous, c'est déjà un motif légitime d'étudier sérieusement la question. "

Euh, non, la question est de trouver la manière d’empêcher les migrants de venir ici ; qu'ils rissolent chez eux, c'est leur problème et pas le nôtre.

F68.10

@ caroff
"Elle l'est déjà. Ce sont les "grands corps" qui dirigent le pays et manipulent les politiques (l'Etat profond).."

Vous tenez des propos complotistes et vous êtes encore au liberté ? Grands dieux ! Quelque chose ne tourne pas rond...

caroff

@ F68-10 00h55
"Pour une fois que l'Etat fait un effort pour que la France ne soit pas une monarchie administrative, il serait quand même de bon ton qu'on le reconnaisse.
À moins qu'on souhaite que la France soit une monarchie administrative."

Elle l'est déjà. Ce sont les "grands corps" qui dirigent le pays et manipulent les politiques (l'Etat profond)..
Mais croire ou faire croire que 150 personnes, soit 0,00003 % des inscrits sur les listes électorales auraient le mot final relève de la naïveté ou de la supercherie. Il appartient aux législateurs de décider en dernier ressort et il est du devoir de l'exécutif de ne pas décourager les parlementaires rangés au rôle d'utilités si la convention citoyenne devait avoir le dernier mot.

Il existe des dizaines de comités Théodule chargés de délivrer des opinions dont on se contrefiche. Je ne citerai que la procédure d'enquête publique avec avis d'un commissaire enquêteur qui est le plus souvent une parodie de participation ou bien la "Commission nationale de débat public" (CNDP) chargée de faire respecter et d’assurer la mise en place des procédures de démocraties participatives prévues par la loi ou promues de manière volontaire par les pouvoirs publics. Il suffit de lire les réponses des aménageurs aux conclusions de ces débats pour se rendre compte de la difficulté (impossibilité) d'établir un pont entre vouzémoi et l'administration décisionnaire (les préfets)...

Exilé

@ Achille
« ...le ressentiment des jeunes envers la police ne se focalise pas sur une seule catégorie sociale, en l’occurrence, ceux des banlieues. Elle se retrouve aussi dans les milieux bourgeois dont font partie nombre de black blocs. »

Conclusion : ce ressentiment n'est donc en fait qu'une réaction déplacée de « gosses de riches » (eh oui), qu'ils soient entretenus par leurs parents ou bien par les impôts extorqués à ce qui reste de contribuables français, sans que personne n'ose leur signifier que nous n'avons pas à céder à leurs caprices.

Les gens qui possèdent un minimum de notions d'éducation savent que les parents faibles qui cèdent à ce type de chantage se préparent un avenir plus que pénible.

Tomas

@ Achille
"Eh bien moi je m’y trouve très bien dans ce marigot et je pense que bien des peuples s’en contenteraient."

et

"Il serait temps que certains Français arrêtent de se comporter comme des enfants gâtés".

Faudrait savoir ! En parlant de marigot, je ne faisais pas référence à notre niveau de vie, effectivement très enviable, mais à l'impasse politique dans laquelle nous nous trouvons. L'individualisme exacerbé a entraîné, il faut croire, la mort des idéologies (ça, à la limite on peut s'en passer) et du débat politique (ça non).

Quant à mon vote éventuel de 2022, vous me permettrez d'en juger seul. Une République de façade comme celle que nous avons actuellement ne m'intéresse pas.

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@ revnonausujai

Non les certitudes ne s'effilochent pas: le changement climatique est un réchauffement, il n'existe aucun expert sérieux pour en douter. Et si celui-ci ailleurs que sous nos latitudes ne vous inquiète que dans la mesure où il risque d'amener de nouveaux migrants chez vous, c'est déjà un motif légitime d'étudier sérieusement la question. Le Congo c'est peuplé, et de plein de francophones, au hasard. Si la région devient invivable cela aura forcément des conséquences chez nous.

F68.10

@ revnonausujai
"Ah mais vous pouvez raconter tout ce que vous voulez, au contraire, ça fait de la distraction..."

Ah ! Ben tout va bien alors.

"...c'est juste que c'est fumeux et ni crédible ni réaliste."

Ce qui est fumeux, pas crédible et pas réaliste, c'est de croire qu'on peut traiter une thématique comme le climat en faisant des plans sur la comète qui finissent dans les tiroirs des technocrates.

Même le MEDEF se soucie, dans le lien que j'ai fourni, de l'acceptation par la société civile des mesures prises au sujet de la thématique climatique.

Vous, non. Vous êtes un danger public.

Michel Deluré

@ Tomas 20/12 21:16

Il est exact que le courage n'est pas toujours la vertu la plus répandue chez ceux qui nous dirigent. À leur décharge, il faut reconnaître que certaines minorités agissantes, bien aidées en cela par une majorité malheureusement trop silencieuse, se chargent souvent de calmer les velléités que pourraient manifester en ce domaine nos dirigeants !

Et puisque vous mentionnez notamment les syndicats, il faut avouer que ceux-ci, et pas uniquement dans la police, ne sont pas en France les derniers à venir gangréner la vie politique et économique du pays, même si je ne conteste pas le rôle majeur qu'ils peuvent et doivent jouer dans notre société.

Aliocha

La loi du Su face au Cru n'est jamais appliquée, voilà qui est la cause première de la dérive, et, pour finir, c'est toujours le texte qui est expulsé, merci à Henri Gibaud de nous le démontrer.

Tant que les esprits ne s'ordonneront pas sous l'égide transcendante de la charité, ceux qui alors auront perdu l’espérance ne trouveront que l'émeute pour affirmer leur foi, et Jupiter sur Saturne au solstice aligné ne pourra que constater l'échec romain du retour au dieu Baal qui mange ses enfants, pensant en désignant l'autre bord qui, bien entendu n'est pas le sien, qui bien entendu est le camp du bien autoproclamé, oublie qui dort au fond de la barque commune et qu'il suffirait de reconnaître et d'appeler pour que la tempête s'apaise sous l'égide absolue de l'amour du prochain, de la relation équilibrée qu’entretiendraient les entités contradictoires si elles savait entendre cette si simple transcendance inscrite au cœur des lois, au centre du Droit, que notre monarque républicain reconnaissait au sortir de son entrevue papale :

"Gouverner, c'est faire cheminer ensemble les entités contradictoires, espérant prendre les décisions les moins imparfaites."

Alors, effectivement, si police, ministère de l'Intérieur, élus, magistrats, juges et citoyens, mêlés, admettent de cheminer ensemble sur ce chemin que le texte décrit, il sera possible d'échapper aux conjonctions néfastes où tout n'est réduit qu'à la dévoration de l'émeute.
Continuerons-nous donc à être des chrétiens incapables d'être des chrétiens et à toujours être incapables de lire les malédictions contre les pharisiens ?

À écouter, en entier si possible, mais surtout sur l'expulsion du texte, à partir de 42.40 et jusqu'à 46.55 :

https://www.youtube.com/watch?v=N2eTXLCS1mY&feature=youtu.be

revnonausujai

@ F68.10
"Et je compte bien continuer à raconter ce que je veux !"

Ah mais vous pouvez raconter tout ce que vous voulez, au contraire, ça fait de la distraction, c'est juste que c'est fumeux et ni crédible ni réaliste.

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@ Tomas

Vous avez loupé le dernier épisode, les "experts" les plus à la page, à part quelques ringards écolo hexagonaux ou la Suédoise dégénérée, ne parlent plus de réchauffement mais de changement climatique ; les certitudes s’effilocheraient-elles ?

Par ailleurs, le sort des habitants des régions équatoriennes ne m'intéresse que dans la mesure où c'est l'occasion de réfléchir aux moyens de les empêcher de venir nous emm..der !

Achille

@ Exilé | 20 décembre 2020 à 17:00
« Croyez-vous que faire appel à ces termes qui sont de nos jours codés par les médias de façon décalée sur le seul critère de l'âge pour décrire des gens représentatifs d'une partie de la population qui n'a aucun rapport avec celle d'il y a soixante ans permette de décrire la réalité et de faire avancer les choses ? »

Les études sociologiques et sondages dont j’ai donné un article en lien dans mon dernier post, montrent bien que le ressentiment des jeunes envers la police ne se focalise pas sur une seule catégorie sociale, en l’occurrence, ceux des banlieues. Elle se retrouve aussi dans les milieux bourgeois dont font partie nombre de black blocs.

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@ Tomas | 20 décembre 2020 à 12:15
« Mais on ne peut pas continuer dans le marigot actuel, qui est une voie sans issue, sauf peut-être pour les retraités qui veulent jouir tranquillement jusqu'au bout de leurs avantages bien mérités. Et encore... »

Eh bien moi je m’y trouve très bien dans ce marigot et je pense que bien des peuples s’en contenteraient.
J’en veux pour preuve le flot de migrants qui s’engouffre dans notre pays. Preuve que la situation en France, même si elle est perfectible n’est pas si terrible que ça.
Il serait temps que certains Français arrêtent de se comporter comme des enfants gâtés. Cela fait quand même quarante ans que les Français vivent au-dessus de leurs moyens à commencer par ceux qui passent leur temps à cracher dans la soupe.

P.-S.: si c'est pour voter Mélenchon en 2022, il vaut mieux encore que vous restiez à la maison. La République, ce n'est certainement pas lui.

F68.10

@ caroff

Je ne nie pas votre constat. La liste des experts ne me réjouit pas particulièrement: je n'y vois pas Elon Musk. Mais quand même, à un moment, il faut faire un effort pour que les débats sortent du circuit étatique. C'est quand même assez pénible que tout soit géré dans un cercle étatique et administratif sans que jamais personne ne puisse y fourrer son nez. Je ne comprends pas qu'on puisse partir du principe que tout, absolument tout, soit toujours, quoi qu'il advienne, une mauvaise idée. Pour une fois que l'Etat fait un effort pour que la France ne soit pas une monarchie administrative, il serait quand même de bon ton qu'on le reconnaisse.

À moins qu'on souhaite que la France soit une monarchie administrative.

F68.10

@ revnonausujai
"Vous pouvez raconter ce que vous voulez, Macron, qui pensait faire de la com à bon compte, s'est fait déborder par les propositions de la "Convention", d'où les patouillages successifs"

Si c'est la première fois qu'on fait des trucs comme cela, il n'y a pas de raison que ce soit parfait. Maintenant, la prochaine fois, vous veillerez à ce que cela se fasse au long cours et que les patrons s'impliquent ? Je compte sur vous. Et je compte bien continuer à raconter ce que je veux !

"...on se revoit pour faire de la câlinothérapie... bon on transmet mais vous étonnez pas si on réécrit... une vraie mécanique de précision !"

C'est le jeu démocratique. Quand, en Suisse, les élus font une réforme des retraites, ils se font menacer d'une votation en bonne et due forme. Cela force les gens à discuter des problèmes. Pas besoin de se faire son sketch avec une "convention" pour marquer le coup et que, enfin, on implique la société civile ! Normalement, il n'y aurait même pas dû avoir besoin d'une convention! Invitez EconomieSuisse à la table la prochaine fois si votre patronat joue les prudes. Bande de br**l**rs.

"Très instructive, la liste d'"experts", aucun économiste sérieux..."

Donnez le nom d'un économiste sérieux que vous auriez voulu voir à la table. Si vous ne le trouvez pas en France, je vous autorise l'étranger.

"...aucun spécialiste de la production industrielle..."

Donnez le nom d'un spécialiste de la production industrielle que vous auriez voulu voir à la table. Si vous ne le trouvez pas en France, je vous autorise l'étranger.

"...aucun agronome..."

Donnez le nom d'un agronome... Bref, vous voyez l'idée.

QUI S'EST MANIFESTÉ ??

"En fait, une démonstration par l'exemple de la nocivité de l'appel à la "société civile" pour traiter des questions sérieuses."

Une démonstration de l'incapacité de la France de se passer de la mentalité étatique, surtout ! Vous auriez fait une critique sur le côté fonctionnarial des gens du groupe d'appui, j'aurais compris... Mais vous ne le faites pas ! Vous ne faites que pleurnicher que des gens qui ne veulent pas se manifester ne se manifestent pas ! C'est complètement infantile.

"La société civile telle que vous la décrivez n'a rien de démocratique et ne représente pas la diversité de l'électorat..."

Ben ouais. C'est censé aussi representer les boîtes. Les boîtes n'ont pas le droit de vote à ma connaissance. Et c'est bien parce que la légitimité démocratique ne dérive pas des boîtes qu'on prend les idées des boîtes, quand elles se manifestent, et qu'on les fait passer sous les fourches caudines du parlement. Duh!

"L'Assemblée ne débat pas ; euh, si, ce qu'on peut lui reprocher, c'est que, compte tenu des conditions de son élection, le résultat du débat soit pipé et se termine forcément par la soumission à la volonté de l'exécutif."

1. Elle ne débat pas. Les pugilats ne sont pas des débats. 2. Vous voyez bien qu'il est nécessaire que le débat sorte des chemins balisés par le seul vote, avec votre argument... La liberté d'expression, ce n'est pas fait que pour les chiens ou les députés. C'est aussi fait pour les patrons ainsi que pour Greta. C'est cela, la société civile: elle émet des idées, des débats, et réfléchit. Le parlement tranche.

"Technocratie ? Elle a au moins l'avantage de maîtriser l'aspect technique ds problèmes..."

Mouais. À d'autres. Elle est complètement imbriquée au politique, elle lui dit quoi faire, et le politique obéit. Sauf quand il met son veto, et les tiroirs des technocrates se remplissent alors de bonnes idées jamais réalisées. C'est eux qui implémentent, certes, mais seulement les mauvaises idées qui passent le seuil de débilité du politiquement acceptable. La technocratie, c'est une expertise simultanément omnipotente, et sans dents quand cela importe réellement, qu'on n’entend jamais, et des idées dont personne ne débat jamais. C'est ce que vous voulez ?

"...après, il appartient au politique de s'en faire obéir..."

En fait, les idées des technocrates, on s'en moque: l'important, c'est de déterminer qui doit se faire obéir. OK. J'ai compris. C'est la France. Bravo.

"...ce serait une réforme beaucoup plus prometteuse que les bricolages sur les comités, commissions et autres conventions Théodule, qui ne peuvent qu'amener chienlit et régression."

La société civile, elle est censée débattre et bosser en continu. Pour lui mettre le pied à l'étrier, dans un pays où on attend tout de l'Etat - ce qui fait braire tout le monde le lundi, alors que le mardi on en attend la parole sacrée de l'Oracle - il faut bien commencer à lui mettre le pied à l'étrier.

Voilà ce que donne une absence de société civile: le sketch de la dérégulation des télécoms en France, où tout s'est décidé de manière administrative, top-down. En Angleterre et en Suède, plus de retour du terrain, quand même ! C'est très bien que Macron fasse se bouger les Français. Et dresse, par la même occasion, ceux qui pensent pouvoir court-circuiter le parlement parce qu'en France, la norme, c'est de gu*uler.

Tomas

@ revnonausujai
"comme si des propositions sur le climat pouvaient s'abstraire de la bonne marche et de l'équilibre agricole, industriel et financier du pays !"

Sans nier l'apport au débat des spécialistes divers que vous citez, il va bien falloir changer de logiciel. Si on veut rester dans les 2 degrés de hausse de la température du globe, il faudrait un Covid tous les ans pendant vingt ans. Autant dire que si l'idée est de continuer la course à la croissance et au profit, les habitants de l'Equateur devront migrer car on ne pourra tout simplement plus y vivre, et que toutes les régions françaises devront s'équiper en Canadair, vu que toutes les forêts deviendront inflammables.

En fait, il va falloir assez vite passer à des mesures radicales si on veut enrayer la machine, si c'est encore possible. Cela fera peu de satisfaits, c'est sûr.

caroff

@ F68.10 20h14
"Voici les Khmers Verts du groupe d'appui"

J'en connais bien la moitié et ils ne brillent pas par leur indépendance d'esprit !

Vous avez omis de citer le comité de gouvernance composé de Thierry Puech (Terra Nova - PS) et de Laurence Tubiana (ex-cabinet de Jospin PM ; proche du PS et fondatrice de l'IDDRI, think tank "bien comme il faut").

https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/comite-gourvernance/

Et également les "garants": Cyril Dion (collapsologue convaincu), les deux autres étant des administratrices de l'AN.

Les propositions qui en sont sorties traînent dans les tiroirs de ces braves gens depuis longtemps. Les "citoyens" ont, je pense sincèrement, été convaincus par les arguments exposés par ces "experts", mais je doute fort qu'ils aient pu sortir du cadre conformiste établi par Tubiana et Puech.
Il aurait été plus clair d'afficher qu'il s'agissait d'un énième Haut Comité comme les énarques les chérissent. Mais l'air du temps étant à la participation, Macron a cru bon de créer ce "machin"...
Machin qui échappe à Jupiter puisque j'ai entendu que certains des "citoyens" ne comprenaient pas pourquoi leurs merveilleuses idées n'étaient pas reprises in extenso !!
Comme vous dites, place au législateur !

revnonausujai

@ F68.10

Vous pouvez raconter ce que vous voulez, Macron, qui pensait faire de la com à bon compte, s'est fait déborder par les propositions de la "Convention", d'où les patouillages successifs (on prend tout, puis deux ou trois jokers... on se revoit pour faire de la câlinothérapie... bon on transmet mais vous étonnez pas si on réécrit...), une vraie mécanique de précision !

Très instructive, la liste d'"experts", aucun économiste sérieux, aucun spécialiste de la production industrielle, aucun agronome, aucun financier, aucun atomicien, aucun juriste, rien que des fanatiques du réchauffement et de la décroissance ; comme si des propositions sur le climat pouvaient s'abstraire de la bonne marche et de l'équilibre agricole, industriel et financier du pays !
En fait, une démonstration par l'exemple de la nocivité de l'appel à la "société civile" pour traiter des questions sérieuses.

La société civile telle que vous la décrivez n'a rien de démocratique et ne représente pas la diversité de l'électorat, c'est un ramassis d'activistes habiles à utiliser les médias pour promouvoir leurs idées et qui voudraient les imposer à la population.

L'Assemblée ne débat pas ; euh, si, ce qu'on peut lui reprocher, c'est que, compte tenu des conditions de son élection, le résultat du débat soit pipé et se termine forcément par la soumission à la volonté de l'exécutif. C'est bien pour ça que je souhaite qu'elle s'affranchisse de la concomitance avec l'élection présidentielle.

Technocratie ? Elle a au moins l'avantage de maîtriser l'aspect technique ds problèmes, après, il appartient au politique de s'en faire obéir ; ce serait une réforme beaucoup plus prometteuse que les bricolages sur les comités, commissions et autres conventions Théodule, qui ne peuvent qu'amener chienlit et régression.

Tomas

@ Robert

Bien sûr, les black blocs n'interviennent pas contre les abus de la police. Ce sont des anarchistes, ils sont donc contre l'autorité de l'Etat, qui est à leurs yeux illégitime, et dont la police est le symbole. Ils sont quelques centaines, quelques milliers tout au plus, peut-être appuyés par une masse silencieuse plus importante, mais ils ne représentent pas encore une menace contre l'ordre républicain.
Mais parmi les 40 % de Français qui n'ont pas confiance dans les forces de l'ordre, il n'y a pas que des anarchistes. Ceux-là veulent une police qui soit la plus exemplaire possible.

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@ Michel Deluré
"C'est le rôle de l'exécutif et des fonctionnaires à la tête de cette institution que d'assumer cette charge et il n'est point besoin pour cela, alors que les maux sont connus et les remèdes donc identifiables, d'attendre la tenue d'un quelconque Grenelle, Ségur ou autre Beauvau pour se défausser de ses propres responsabilités."

Entièrement d'accord avec vous. Mais comme ils n'ont pas le courage de se colleter avec les syndicats qui gangrènent l'institution, ils convoquent des assises pour gagner du temps. Coup classique.

Robert

Le fond du problème pour la police en général dans notre société est l'imprégnation d'une frange importante, notamment à gauche, du refus par principe de toute autorité formelle symbolisée par les forces de l'ordre.
Cette frange de la société est imprégnée d'un esprit libéral-libertaire dont au fond, avant que d'accéder au pouvoir suprême, monsieur Macron était intellectuellement un tenant.

Sur cette idéologie, il me semble utile d'en lire ce qu'écrit Descartes sur son blog http://descartes-blog.fr/2020/12/14/pourquoi-tout-le-monde-deteste-la-police/ après une rencontre avec quelques Black blocs :

"Le débat m’a conforté dans une opinion que j’ai déjà eu l’occasion de défendre sur ce blog, à savoir que la détestation dont fait l’objet la police aujourd’hui tient moins à son comportement et à son organisation qu’à sa fonction essentielle, qui rentre violemment en contradiction avec l’idéologie dominante « libérale-libertaire ». Comment une société pourrait-elle diffuser un modèle de comportement bâti autour de la toute-puissance de l’individu, et ne pas pousser à détester les institutions qui ont par essence la mission de mettre des limites à cette toute-puissance ?"

À titre d'exemple, Descartes écrit :
"Pour l’idéologie dominante tous ces gens sont illégitimes – et méritent donc d’être remis à leur place – parce que la règle sous-jacente est elle-même illégitime. Si l’idéologie proclame le droit de chacun à « jouir sans entraves », alors ceux qui représentent ces « entraves » sont par définition des oppresseurs. La violence contre eux n’est pas seulement permise, elle est anoblie sous les oripeaux de la défense des droits et libertés de l’individu et la lutte contre l’oppression.
[...] C’est pourquoi toutes ces manifestations contre les « violences policières » ne sont qu’un prétexte. Lorsqu’on crie dans la rue « tout le monde déteste la police », il faut en fait comprendre « tout le monde déteste la loi ». Pour ceux qui tiennent ce discours, toute violence – même celle exercée pour remettre à la justice un voyou qui résiste à l’arrestation – exercée par la police est « excessive », parce que toute atteinte à la toute-puissance de l’individu est en soi un excès. Il ne s’agit plus dans le discours de la gauche de substituer à l’ordre social injuste un ordre social plus juste, mais de proclamer au contraire la toute-puissance de l’individu. Toute-puissance qui se manifeste, comme le signalait déjà Nietzsche, d’abord dans la capacité illimitée à détruire."

Quand on sait que Descartes est un ancien haut fonctionnaire de gauche, animé du sens du service de l’État, cette analyse n'en offre que plus d'intérêt.

L'analyse présidentielle, qui a présidé à l'organisation du Beauvau de la sécurité intérieure, prenait notamment en compte le rejet de la police par "les jeunes" qui la considèrent comme raciste et exerçant des violences illégitimes à leurs yeux. Dès lors cette analyse me semble biaisée.
En effet, par essence, l'ordre républicain est fondé sur l'obéissance à la loi que la police et la gendarmerie nationale sont chargées de faire respecter sur tout le territoire de la République, ce qui est l'exact contraire de l'idéologie des opposants à la police.

Aussi, à défaut de changer l'état d'esprit des parties de la société qui sont dans la contestation systématique de l'ordre républicain, les changements de modes d'action des forces de l'ordre attendus du Beauvau de la sécurité intérieure ne pourront avoir les effets espérés par ses organisateurs car ne s'attaquant pas aux causes réelles du problème.

Exilé

@ Achille
« En tout état de cause il convient de réconcilier la jeunesse avec la police pour éliminer toute source de conflit latent. »

« Jeunes », « jeunesse »...
Croyez-vous que faire appel à ces termes qui sont de nos jours codés par les médias de façon décalée sur le seul critère de l'âge pour décrire des gens représentatifs d'une partie de la population qui n'a aucun rapport avec celle d'il y a soixante ans permette de décrire la réalité et de faire avancer les choses ?

Henri Gibaud

"Quand j'étais magistrat, j'étais un partisan convaincu de ce que j'aurais aimé être les états généraux de la Justice et j'ai regretté, à un degré moindre, la disparition des portes ouvertes dans les juridictions. Parce que ceux-là comme celles-ci auraient eu des effets infiniment bénéfiques et éclairants pour la pacification du lien entre la société et le service public de la Justice." (PB)

Les "portes ouvertes" ont reçu moult visites de "canardeurs" qui distribuaient massivement l'article crucial du mercredi 23 juillet 1997 glorieusement intitulé "ANONYMAT GARANTI POUR MAGISTRATS PEDOPHILES". La presse francophone européenne sait que c'est un certain Henri Gibaud qui recommanda cette opération "mise en examen"... La "mugistrature" va-t-elle enfin renoncer à se venger, j'aimerais bien avoir la paix pour la fin de ma vie ?

Le noeud de l'affaire est : la Responsabilité des Gens de Justice. Il y eut au 2e "salon Juristia" à Nantes en 1996 une journée-colloque consacrée à ce beau thème. Grâce à la Fondation pour l'Enfance et précisément grâce à Madame !., je bénéficiai d'un sauf-conduit et eus le plaisir de savourer les analyses de Madame Geneviève G., agrégée de droit pénal, qui fut brillante lycéenne élève de ma mère née Violette M. normalienne (Fontenay-aux-Roses) agrégée de lettres modernes (1917-2011). Lors de la 1e édition en 1994 l'entrée était libre à ce "salon" mais c'était trop fâcheux que n'importe quel vulgaire s'approchât avec culot des demi-dieux.

Admettre que la guerre civile couve ("pacification") est lucide et courageux de la part de l'auteur.
Mais la faute à qui ? Au coch*n de populo à changer (Brecht) ?
Et si on laissait vivre les textes en vigueur et applicables ?

1° La sanction de la FAUTE LOURDE prévue dès le début dans le décret-loi de 1958 instituant le nouveau statut : n'est JAMAIS appliquée.
Explication : demi-dieux (et surtout déesses au demeurant).

2° La réparation disposée par l'article L 781-1 du code de l'organisation judiciaire, (en substance) que tout fonctionnement défectueux du service public de la justice qui a entraîné préjudice ouvre droit à réparation aux frais de l'Etat: par la voie d'un procès au tribunal de Paris où l'agent comptable du Trésor public est assigné par l'avocat de la victime... devant des membres de la même corporation de demi-dieux qui ont dysfonctionné !!

Alors c'est extrêmement rare car trop inconfortable pour les collègues de Paris d'envisager que d'autres demi-dieux aient pu "dysfonctionner"... L'exploit du Juge de Quimper qui avait exposé une fillette Maëlla à la démence déjà passablement égorgeuse ou étrangleuse de sa mère aura coûté seulement 300 000 francs au Trésor public, prix d'une espérance de vie moyenne restante d'environ 75 ans pour Maëlla (cela fait donc 4 000 francs par année soit 1 000 francs le trimestre donc de l'ordre de onze petits francs par jour, moins de 46 centimes de francs l'heure-Maëlla et à présent deux petites pièces rouges : 5 centimes et 2 centimes d'euro).

En ce cas, d'après la Professeure G., l'Etat pourrait engager une action récursoire contre un demi-dieu identifié qui aurait été manifestement source de ce débours de l'Etat, au titre de la responsabilité générale du code civil, mais l'Etat ne le fera jamais : cela prouve logiquement en retour que la qualification en "demi-dieu" est philosophiquement adéquate.
Le Pr (civiliste) R. Le G. : "Les magistrats protègent leurs irresponsabilités de facto alors que leurs responsabilités existent de jure". Qu'ajouter ?

Il faudrait sortir le Droit du Cru, mais manifestement il s'y trouve trop bien. Les juristes palatins procéduriers ("la basoche") persistent en 2020 à haïr toute épistémologie rationaliste homothétique de la connaissance scientifique et de ses approches : ils vénèrent le Cru (sous-entendu la populace doit Croire en Eux) et saccagent la Modernité du Su, condamnant le peuple innocent à leur chère régression médiéviste en soutanes théâtralisées...

F68.10

@ revnonausujai
"36 lignes pour dire que vous aviez exagéré votre propos et que finalement les choses sont un peu plus complexes, z'êtes payé au kilomètre ou c'est une banale vanité d'auteur ?"

Vous avez conscience du kilométrage qu'il est nécessaire d'avaler pour contrer les délires antivaccionalistes ? Je trouve que j'ai fait très court. D'ailleurs, en prime, vous me le reprochez, d'avoir fait trop court, au départ.

Vous vous moquez de qui?

Ça va ? C'est suffisamment court ?

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"Long et confus, un vrai délire de crâne d’œuf !"

Ça va ? Vous ne souffrez pas trop du décalage horaire après votre voyage intertemporel depuis 1899 ? Un petit scotch vous ferait du bien.

"Non, les fameux "experts" ne représentaient en rien la société civile..."

Ben si. Si les gens voulaient beugler qu'ils n'étaient pas représentés et faire valoir leur expertise, c'était à eux de le faire ! Elle sert à quoi, la liberté d'expression dans ce pays ? C'est un potentat africain ?! Non. Qui a beuglé ? Donnez des noms.

"...ils avaient été choisis, d'ailleurs plutôt mal..."

Et qui s'y est opposé ? Il n'y avait pas, allez... un universitaire qui voulait un strapontin ? Voici les Khmers Verts du groupe d'appui:

Karine Bidart: Directrice générale de l'Agence Parisienne du Climat. Madeleine Charru: Ex-directrice de Solagro et Vice-Présidente du CLER - réseau pour la Transition energétique. Coralie Chevalier: Directrice des études au département d'études cognitives de l'École Normale Supérieure. Guillaume Duval: Conseiller du Conseil économique, social et envrionnemental et éditorialiste à Alternatives Économiques. Patrice Geoffron: Directeur du Centre Géopolitique de l'Énergie et des Matières Premières. Didier Guédon: Conseiller maître à la Cour des comptes. Benoît Leguet: Membre du Haut Conseil pour le Climat et Directeur général de l'Institut pour l'Économie du Climat I4CE. Solange Martin: Sociologue à l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie. Bérengère Mesqui: Directrice du département développement durable et numérique de France Stratégie. Alain Mestre: Directeur de mission de Syndex. Quentin Perrier: Chef de projet à l'Institut pour l'Économie du Climat I4CE. Sébastien Treyer: Directeur général de l'Institut du Développement durable et des Relations internationales. Claire Tutenuit: Déléguée générale des Entreprises pour l'Environnement. Julien Viau: Chargé de mission Cadre Énergie Climat 2030 et régulation du marché carbone au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Il manque qui ? Dites-moi. Robert Marchenoir, peut-être. Mais plus sérieusement: qui prétend ne pas avoir eu voix au chapitre ? Dites-moi.

"...et nommés par l'exécutif pour encadrer et orienter le débat, puisqu'il s'est fait déborder par le jusqu'au boutisme et l'irréalisme du produit fini, ce qui en plus discrédite le recours à de telles assemblées pour penser sérieusement l'avenir."

Il ne s'est pas fait déborder. Il y a un produit fini. Ce n'est pas à lui de le maîtriser. C'est justement cela le principe de la société civile. C'est aux députés ensuite de prendre le produit fini, et de faire leur part du boulot, et à Macron de le garantir en tant que gardien des institutions: boulot qui consiste à accepter ci, et rejeter cela. Je ne vois vraiment pas ce qui, institutionnellement, cloche dans cette histoire. On peut toujours critiquer, mais encore faut-il que la critique soit compréhensible de votre part !

"Qu'il soit direct ou indirect, le suffrage universel est de coutume en France et c'est très bien comme ça..."

Ben non. Si ce n'est qu'une coutume, on peut toujours la critiquer. J'osais espérer que c'était un peu plus qu'une coutume. Sinon, je vais le considérer comme à peu près aussi fondé que l'acceptation de la polygamie par les lois de Lerotholi dans mon potentat préféré. Le suffrage universel remonte, en tant que concept au XVIIIe siècle en France, et est contemporain des modes d'expression relevant de l'éclosion politique de la presse. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère communicative, et bien que peu en France songent à renoncer au suffrage universel en tant que moyen de dériver du vote une légitimité à l'action politique, le besoin d'expertise accrue dans la prise de décision politique légitime le rôle des experts dans la vie publique et nécessite l'implication de la société civile pour critiquer l'expertise et ne pas en faire une technocratie ; dérive française bien connue que le parlementarisme, pourtant élu au suffrage universel, n'a pas enrayée. Qui, en France, rejette la légitimité du parlement à faire seul les lois (hormis l'exécutif à ses heures perdues...) ?

Vous n'êtes pas sérieux.

"...que vous le rattachiez à 1914 est pur slogan sans intérêt ni justification."

Je ne rattache pas le suffrage universel à 1914. Je rattache l'émergence de l'idée de la société civile dans le droit français aux leçons qui ont été tirés par certains juristes au lendemain de la guerre contre l'Allemagne. Leçons qui touchent autant au parlementarisme excessif de l'État français sous la IIIe qu'à un certain autocratisme teuton qui avait au moins le mérite de limiter le pouvoir de l'État. Raymond Carré de Malberg n'est pas l'alpha et l'oméga, mais quand même, ce n'est pas n'importe qui.

"Ce que vous proposez comme instances de réflexion et décisionnaires, associations et ONG, qui sont des organismes assez endogames pratiquant l'entre-soi..."

Mais oui, bien sûr. L'entre-soi... par opposition, bien sûr, à l'exogamie de la classe politique et de l'administration française. C'est quoi, le seuil d'entrée dans la politique et l'administration française: le vote et le concours. Le seuil d'entrée dans la société civile ? Un site Internet et de la compétence intellectuelle. Endogamie ? Mon œil...

"...mais rarement le débat contradictoire..."

C'est vrai que le Palais Bourbon est un modèle de décence en terme de débat contradictoire. Faites-moi rire !

"...c'est carrément le suffrage censitaire et le règne des despotes éclairés, pas vraiment un progrès !"

Non. C'est le suffrage universel épaulé par l'expertise. La technocratie, c'est le règne de l'expertise qui exclut la société civile. Un peu comme la dictature médicale qu'on peut vivre en psychiatrie. Le suffrage universel sans expertise, c'est le règne des débiles mentaux et des incompétents auxquels on ne met pas les faits dans la face comme on met pourtant le nez des chats dans leur urine.

Michel Deluré

@ Achille 20/12 11:13

Votre réponse apporte finalement de l'eau à mon moulin et me conforte dans l'idée que, pour régler les problèmes auxquels se trouve confrontée la police et améliorer auprès d'une partie, et je dis bien une partie seulement, du pays une image que certains se plaisent à dépeindre exagérément détestable et incompétente, il n'est point forcément besoin de mettre en place une machinerie aussi lourde et à l'efficacité aléatoire qu'un « Beauvau de la police ».

Comme dans toute entreprise, des adaptations à tous les niveaux doivent intervenir en permanence et les moyens financiers doivent suivre, de sorte qu'ils permettent ces adaptations sur les plans tant humains que matériels et assurent à la police d'être ainsi, à tout moment, en capacité de remplir pleinement et correctement ses missions.

C'est le rôle de l'exécutif et des fonctionnaires à la tête de cette institution que d'assumer cette charge et il n'est point besoin pour cela, alors que les maux sont connus et les remèdes donc identifiables, d'attendre la tenue d'un quelconque Grenelle, Ségur ou autre Beauvau pour se défausser de ses propres responsabilités.

sylvain

Mais au fait, on parle de police ici mais laquelle ? La police nationale ? Mais elle ne vaut plus un pet de lapin, elle ne sert plus à rien, elle est devenue insignifiante, inefficace, inutile.
Sa hiérarchie l'humilie, la terrorise, le pouvoir la censure, la menace, ses syndicats l'ont lâchée, abandonnée et les racailles s'en donnent à coeur joie contre elle depuis le discours de Macron, ce traître à la police.

La seule ou les seules polices vraiment efficaces et puissantes sont celles de la bien-pensance antiraciste indigéniste racialiste des assoçs islamogauchistes des racailleries, des Sopo, Tin, Diallo, Sy, Jordana, Traoré, etc. et autres tribus fascistes qui ont déclaré la guerre à la France, sa couleur blanche insoutenable, sa religion catho et son histoire.

D'ailleurs je trouve que ces ennemis de la France sont bien endormis en ce moment, ne voient-ils pas que la France blanche des clochers de Jean-Pierre Pernaut reprend du collier, que l'émission "La France a un incroyable talent" a mis à l'honneur une famille blanche hétéro catho qui, provoc suprême, a osé chanter des musiques de Noël et que la dernière Miss France est une blonde aux yeux bleus normande et non saindenikistanaise noire crépue comme sur le Time ; mais c'est affreux !

Vite organisons une riposte contre ces mécréants qui exhalent des relents de vichysme, zeures sombres, poissonnards beurre oeufs fromages, Vél d'Hiv', chemises brunes, Drancy-Auschwitz aller simple...

Vite ! une chaîne TV islamogauchiste du sévice pubis avec un Pernaut maghrébin djellaba babouches, une Miss Ceufran des mosquées en burqa et des reportages dans les nombreux racaillistans où s'épanouissent de nombreux artisans islamistes artificiers crématistes, experts en coutelleries options dépecages, lardages, tranchages, décapitages, égorgeages, etcétérage...

Policiers, je parle des inutiles, vous avez entendu souvent ce slogan : "restez chez vous" pendant la pandémie, alors appliquez-le, vous êtes effacés, éradiqués, le covid n'est qu'un petit virus rigolo par rapport au pire qui se répand chez nous : l'islamovirus gauchiste.

Isabelle

En regardant la photo du billet, on n'y croit pas une seconde. Un Gérald Darmanin qui court et gesticule. Un Eric Dupond-Moretti qui prend son air d'ours mal léché. Que de gesticulations et de mimiques pour si peu d'actions concrètes. La macronie continue à brasser de l'air tout en nous le pompant.

Pour terminer l'année 2020, le fils Thuram (en digne héritier du père) crache sur un footballeur blanc. Aucun son de la part des médias mainstream ?

Miss Provence reçoit un gros bouquet d’étoiles jaunes : où sont passées toutes les ligues antiracistes et féministes habituelles ?

Noël qui disparaît ici et là pour devenir « fête d’hiver ». Et cette France, qui ne réagit pas ou si peu, accepte de se laisser humilier, égorger, décapiter sans aucune réaction notoire.

Certains pères Noël ont dû démissionner. Des parents peureux refusaient que leurs enfants s'approchent d'eux. Attention au Covid. Quelle époque formidable !

Joyeux Noël. Bonnes fêtes de Noël.

sylvain

@ Louis | 20 décembre 2020 à 10:17
"Heureusement que je suis un homme blanc âgé et respectueux...
Quelques ingrédients gâchent la sauce comme l’écrit François Sureau - « Sans la liberté » - et il faut agir."

Tout est dit : vous auriez été noir et djeun, ils ne se seraient même pas arrêtés par trouille et syndrome Floyd et vous risquiez d'être taxé de racisme et de violence policière.

Achille

@ Giuseppe | 20 décembre 2020 à 10:46

Eh oui, Giuseppe, la pugnacité c’est cette belle qualité qui caractérise les meilleurs rugbymen. L’adversité ne leur fait pas peur. Même le hakka des All Blacks ne les impressionne pas.
Dans ce sport pas de Neymar qui se roule par terre à la moindre pichenette.
Mais quand même parfois, ici j’ai un peu l’impression de jouer tout seul face à des Rosbeefs enragés sur la pelouse de Twickenham. :)

Tomas

@ Achille
"Les socialos les plus radicaux ont voté Mélenchon, les socialos progressistes ont voté Macron.
Moi et sans doute ceux du courant Valls (qui ne s’entendait pas avec Macron, même si sur le plan des idées ils n’étaient pas éloignés) ont opté pour Fillon qui présentait l’avantage d’avoir une certaine maturité politique, préférant faire l’impasse en attendant que le PS se reconstitue. Hélas, c'est mal parti !"

Bon résumé qui serait de nature à me convaincre de voter en 2022 pour Mélenchon, si je vais voter, malgré toute la défiance que j'éprouve pour le personnage et les nombreux désaccords que j'ai avec lui. Mais on ne peut pas continuer dans le marigot actuel, qui est une voie sans issue, sauf peut-être pour les retraités qui veulent jouir tranquillement jusqu'au bout de leurs avantages bien mérités. Et encore...

Tomas

C'est très bien je trouve d'associer les citoyens ou la société civile aux grands débats politiques du pays. On ne saurait en effet se contenter du seul Parlement pour débattre, les imperfections de la démocratie représentative étant connues. Surtout que dans notre République monarchique, le Parlement a un rôle plutôt décoratif, même s'il permet à l'opposition de s'exprimer.

Mais depuis que Sarkozy a lancé son Grenelle de l'environnement, le bilan de telles consultations est maigre: un grand discours volontariste et consensuel du Pilier de la Nation clôt en général l'exercice, qui s'envase ensuite dans le marécage de la technocratie gouvernementale. Et rien ne se passe. En matière d'environnement, tout le monde sait qu'il faudrait prendre des décisions radicales pour stopper la catastrophe en cours, mais les intérêts à court terme (maintenir la croissance pour éviter encore plus de chômage et de pauvreté) priment toujours.

Bref, cette convention sur le climat ne contribuera qu'à légitimer encore plus les glapissements indignés de Greta Thunberg ou les actions radicales d'Extinction Rebellion. Tout cela parce que l'exécutif craint d'affronter les lobbies économiques et une population qui n'a pas compris qu'il faudrait adopter un mode de vie plus sobre.

En théorie, il devrait être plus facile de réformer ce qui doit l'être dans la police: on ne voit pas quel lobby économique s'opposerait à ce que l'action de la police soit plus encadrée et les nombreux manquements des forces de l'ordre sanctionnés, ni en quoi la population pourrait y trouver à redire.

Mais quel ministre de l'Intérieur, et quel président ira prendre le risque d'affronter des syndicats policiers qui ont encore prouvé à Rennes de quoi ils étaient capables ? Quel gouvernement prendra le risque de s'aliéner des dizaines de milliers de ses fonctionnaires armés, et tout à fait capables d'aller manifester avec leur arme de service ?

C'est pourquoi il est à craindre que ce Beauvau de la police ne soit qu'une énième opération de communication destinée à faire patienter l'électorat jeune et d'origine immigrée dont Macron aura besoin pour gagner la présidentielle. Le timing est bon, si ça commence en janvier prochain rien ne sera prêt pour la campagne. Mais à force l'imposture de ces exercices de consultations citoyennes va se voir, et renforcer la défiance des citoyens dans notre démocratie.

Achille

@ Serge HIREL | 19 décembre 2020 à 17:21
« Voilà un point acquis. Tipaza a vu juste : sous la couverture d’un idolâtre de Jupiter, se cache un disciple du bon vieux socialisme qui a mis la France à genoux. »

Le "bon vieux socialisme" n’existe plus depuis mai 2017. En fait depuis que le PS a choisi Benoît Hamon pour le représenter à la dernière élection présidentielle. Score sans appel de ce dernier : 6 %.
Les socialos les plus radicaux ont voté Mélenchon, les socialos progressistes ont voté Macron.
Moi et sans doute ceux du courant Valls (qui ne s’entendait pas avec Macron, même si sur le plan des idées ils n’étaient pas éloignés) ont opté pour Fillon qui présentait l’avantage d’avoir une certaine maturité politique, préférant faire l’impasse en attendant que le PS se reconstitue. Hélas, c'est mal parti !

À cette époque personne ne connaissait vraiment Emmanuel Macron, obscur ministre de l'Economie et son discours au congrès de Lyon m’a laissé à penser qu’il manquait un peu de vécu politique pour occuper la fonction de président de la République.
Certaines de ses maladresses ont démontré que je n’avais pas totalement tort. Mais depuis trois ans et demi, l’opposition, de gauche comme de droite, a largement prouvé qu’elle n’avait pas de candidat capable de le remplacer dans le contexte de crise actuel (crise sanitaire, économique, sociétale).
Il est donc peu probable qu’en 2022 je vote pour le candidat socialiste. Valls ne sera jamais le candidat du PS, Cazeneuve n’ose pas y aller, le souverainisme de Montebourg ne fait pas recette à gauche, Anne Hidalgo n’existe que par son allégeance aux écolos et il est clair qu’elle n’a pas les épaules.
Quant à Mélenchon, même pas en rêve. J-P Chevènement lui-même avoue ne pas voir qui peut battre Emmanuel Macron en 2022. À vrai dire, moi non plus.

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@ Michel Deluré | 20 décembre 2020 à 10:24
« Or, l'inconvénient souvent de la méthode du « en même temps » est que, voulant satisfaire tout le monde, elle ne contente au final personne ou de manière alors seulement très partielle et ne peut en conséquence produire sa pleine efficacité. »

Ce n’est pas faux ce que vous dites. Mais lorsqu’une situation devient critique ce n’est guère qu’en réunissant les personnes qualifiées dans le domaine en crise que l’on parvient à trouver des solutions pérennes.

En l’occurrence le problème qui se pose est dû à plusieurs paramètres :
- plus de discernement lors du recrutement des agents de police, afin de refuser les candidats qui ont clairement un comportement raciste (il y en a !).
- prendre en compte le manque de formation pour faire face à des émeutiers du genre black blocs et bien sûr le manque de moyens appropriés.
- revaloriser la fonction de CRS, policier et gendarme, notamment auprès des jeunes pour qui elle est détestable. Cela peut s’obtenir par des exposés dans les écoles, dès la primaire par des instructeurs œuvrant sur le terrain.

En tout état de cause il convient de réconcilier la jeunesse avec la police pour éliminer toute source de conflit latent.

Marrananrolles

"Il ne suffira pas de le limiter aux policiers, aux élus et aux citoyens mais il conviendra au contraire d'y insérer tous ceux qui directement ou indirectement participent du désarroi psychologique et humain de la police. Les magistrats et les journalistes notamment".

Il est dommage Monsieur Bilger, que votre regard habituel et hémiplégique sur le ministère de l'Intérieur vous conduise à considérer qu'il est celui de la police.

Le débat entre vos lecteurs rappelle opportunément que la sécurité de nos concitoyens et du bien commun est assurée en France, comme dans de nombreux autres pays d'Europe d'ailleurs, par une organisation duale civile et militaire.

Car le Beauvau de la sécurité sera aussi (tant mieux ou tant pis, c'est une autre question) celui de la gendarmerie nationale.

revnonausujai

@ F68.10 | 20 décembre 2020 à 09:52

Long et confus, un vrai délire de crâne d’œuf !

Non, les fameux "experts" ne représentaient en rien la société civile, ils avaient été choisis, d'ailleurs plutôt mal, et nommés par l'exécutif pour encadrer et orienter le débat, puisqu'il s'est fait déborder par le jusqu'au boutisme et l'irréalisme du produit fini, ce qui en plus discrédite le recours à de telles assemblées pour penser sérieusement l'avenir.

Qu'il soit direct ou indirect, le suffrage universel est de coutume en France et c'est très bien comme ça ; que vous le rattachiez à 1914 est pur slogan sans intérêt ni justification.
Ce que vous proposez comme instances de réflexion et décisionnaires, associations et ONG, qui sont des organismes assez endogames pratiquant l'entre-soi, mais rarement le débat contradictoire, c'est carrément le suffrage censitaire et le règne des despotes éclairés, pas vraiment un progrès !

Giuseppe

@ Achille | 19 décembre 2020 à 20:06

Dites donc ! Vous oubliez que l'on vous a retenu dans notre sélection nationale d'Ovalie au poste d'arrière. L'Occitanie c'est pas rien quand même.
On vous fait confiance, vous êtes adroit, vous remontez les ballons décisifs et d'un crochet suivi d'un cadrage-débord digne de Peter Pan vous aplatissez entre les perches.
On compte sur vous pour les matchs à venir.
En plus vous ne renoncez jamais, rappel :

https://i.goopics.net/5r4Pb.png

Michel Deluré

@ Achille 19/12 15:59

Personnellement, je ne rejette pas systématiquement le recours à la méthode du « en même temps ». Mais ses aspects positifs ne doivent pas pour autant en faire oublier ses limites.
Si à tout problème mieux vaut une solution, même imparfaite, que pas de solution du tout, il est cependant préférable que, plutôt que d'être imparfaite, cette solution soit efficace.

Or, l'inconvénient souvent de la méthode du « en même temps » est que, voulant satisfaire tout le monde, elle ne contente au final personne ou de manière alors seulement très partielle et ne peut en conséquence produire sa pleine efficacité.

Organiser un « Beauvau de la police », c'est clairement reconnaître que cette institution est la seule coupable, qu'elle est l'unique source du problème. C'est l'affaiblir, la fragiliser. Et tout cela parce que quelques-uns ont fauté alors que l'immense majorité accomplit de manière exemplaire cette tâche ingrate s'il en est qui est la sienne.

Je crains donc qu'au terme du long débat qui va s'ouvrir il y ait plus d'insatisfaits que de satisfaits et que l'efficacité de notre police n'en sorte pas pour autant gagnante, au grand dam de l'ensemble des citoyens que nous sommes.

Louis

À titre d’exemple :
Il y a quelque temps, je fus arrêté par la gendarmerie pour avoir distraitement grillé un stop. Bonjour Monsieur, savez-vous pourquoi on vous arrête ? Le reste se poursuit avec une belle civilité, 90 euros et 4 points.

Peu après, au début du second confinement, une patrouille de policiers m’arrête dans une rue déserte suite à un défaut de masque, que je tenais à la main pour mieux respirer. Mon Dieu, alors que je leur disais bonjour messieurs ils me pourrissent verbalement: qu’avais-je fait... Une dame sort de la voiture et avant que je puisse lui présenter mes civilités, elle se joint à ses collègues pour m’invectiver, une vraie harpie, je pense silencieusement, est-elle mariée, des enfants peut-être. Bien entendu ils ne portent pas leurs numéros d’immatriculation, heureusement que je suis un homme blanc âgé et respectueux...

Quelques ingrédients gâchent la sauce comme l’écrit François Sureau - « Sans la liberté » - et il faut agir.

F68.10

@ revnonausujai
"Non, la "convention" a été constituée de citoyens prétendument tirés au hasard, il n'était donc pas question que telle ou telle organisation se manifeste en tant que telle..."

Ah ? Ben c'est très dommage alors: c'est bien les associations et organisations non-gouvernementales qui devraient concentrer les compétences non-étatiques sur de tels sujets. Demandez aux Chinois comment développer une capacité critique de l'action publique par leur société civile. Ils vous expliqueront.

Je n'ai rien contre l'idée qu'on établisse une base citoyenne clérocratique pour critiquer l'action critique des associations et organisations non-gouvernementales. Bien au contraire.

"...par ailleurs, je n'ai pas dit que lesdits citoyens étaient des khmers verts mais qu'ils étaient cornaqués par des "experts" qui étaient orientés vers cette mouvance..."

Ah ! Ben les voilà ! Les "experts"... les associations et organisations non-gouvernementales... je ne m'étais donc pas complètement trompé sur le sens de l'action gouvernementale quand il s'agissait d'impliquer la société civile.

"...ou vous avez la comprenette en panne ou vous êtes de mauvaise foi !"

Au détail près que vous venez de valider mon analyse à 100 %.

"Non, il n'est pas suffisant et non ce n'est pas le plus important qui est le pouvoir de contrôle..."

Si le pouvoir d'investigation n'est pas robuste et ne rend pas des comptes à la société civile, le pouvoir de contrôle ne sert à queudalle.

"La plus grande méfiance est de mise envers le combo Internet/ "associations" (mot poli pour désigner les lobbies divers et variés)."

Les lobbies? Le lobby de la passoire thermique ? Le lobby des classes moyennes françaises qui n'ont rien choisi ? Le lobby des agriculteurs ? Le lobby des chasseurs? Le lobby de l'industrie du nucléaire ?

C'est marrant: je soutiens tous ces lobbies. En plus, je soutiens le Gros-Méga-Lobby de la Finance Mondialisée et Prédatrice ! Dingue, non ?

Quand Varoufakis est allé faire son tour en blouson et moto à Londres en 2015, il s'est bien sûr heurté à des tensions politiques majeures. Mais quand il a présenté son plan lunaire devant des parterres d'investisseurs institutionnels, de financiers et de hedges funds, il a trouvé des oreilles beaucoup plus attentives et ouvertes aux solutions constructives quoique parfaitement lunaires qu'il proposait qu'il n'en a trouvé auprès des politiques et de Schaüble en particulier. Parce que sur le pur plan contractuel, des solutions étaient envisageables avec le Gros-Méga-Lobby des requins de la finance. Il a eu beaucoup moins de succès avec Dijsselbloem, qui ne représentait pas le Gros-Méga-Lobby de la finance mondialisée, mais bien la mentalité étriquée qui résulte indirectement des mandats électoraux.

"La seule voix (et voie) légitime est celle du suffrage universel."

Non. Déjà, le suffrage universel, c'est votre petit délire franchouillard. Dans le reste du monde, le suffrage n'est pas "universel". En Suisse, par exemple, il est extrêmement incrémental, et pas "universel" mais 50 % direct et 50 % representatif. Il n'est tellement pas universel que les frontières en sont mouvantes, et que ce n'est donc pas un tabou de donner le droit de vote aux étrangers aux élections locales dans ce pays de ouacistes. Ou d'avoir des étrangers qui statuent sur l'octroi de la nationalité suisse à d'autres étrangers. Ou de recruter des étrangers dans la police nationa... cantonale.

N'importe qui, de la clocharde au ploutocrate en passant par le théocrate, qui a quelque chose d'intelligent, de constructif et de rationnel à dire est légitime. Par contre, la seule voie légitime pour l'action législative est celle du parlement, ce qui est d'ailleurs la position de Macron:

"Je le dis très sincèrement: des gens qui sont parlementaires, qui ont été élus pour ça, qui ont un mandat du peuple, je vais pas demain dire "vous devez prendre leur texte comme si c'était Vérité Révélée !" Vous, quand vous avez un problème avec l'article 24, vous allez dans la rue ! Ce sont des parlementaires, ils font leur job, ils ont une légitimité démocratique ! Vous avez le droit d'aller dans la rue ! De dire "ils font un truc qui me plaît pas, ils le corrigent". J'ai 150 citoyens, je les respecte, comme des parlementaires; mais je vais pas dire, parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc... c'est la Bible ! Ou le [auto-censuré]! Ou que sais-je ?... dans la période si tendue qu'on connaît, je ne préfère pas prendre même ces comparaisons... Mais on a le droit à un moment donné, de continuer la réflexion collective, et de dire "il y a peut-être un ou deux endroits où il y a des choses qui ne correspondent pas au problème, et qu'on peut, en respect mutuel, continuer de travailler ensemble" ! Ça, c'est la solution des fainéants ! Ce sont les gens qui disent "Là, j'ai un truc, c'est à prendre ou à laisser. Vous prenez pas ? C'est nul, allez... vous avez pas fait le boulot..." Personne n'a autant fait que nous depuis trois ans. Personne !" -- Zeus.

On a le droit de décentraliser, aussi... réellement... La culture du consensus, en France, c'est pas encore ça !

"C'est bien pour ça qu'il faut casser cette synchronisation."

Vous me voyez d'accord avec vous sur ce point.

"Euh, "société civile", koicéça ? le corps électoral, vous dis-je !"

Diantre... j'ai l'impression de me retrouver dans la discussion avec Elusen que je n'ai pas eu le temps ou l'opportunité de terminer avec lui. Il s'agit justement de l'essor progressif en droit français de l'Etat de droit. Lisez Contribution à la Théorie Générale de l'Etat, un bouquin de 1920.

"Aujourd'hui, la menace allemande est dissipée. Les États qui ont soutenu la guerre de libération, ont combattu au nom des idées de liberté, de justice, de droit des peuples. Jamais peut-être ces idées n'ont paru plus hautes que dans la guerre qui vient de s'achever par leur triomphe. Demeure-t-il encore possible de fonder le droit public des temps nouveaux sur un principe de domination et de contrainte ? Dans les rapports des États avec leur peuples, les régimes de force et de puissance impérative semblent irrévocablement condamnés: les concepts et les pratiques du droit public international pourront s'en trouver fortement modifiés. Mais ne faut-il pas assainir pareillement les bases du droit public interne en y substituant, au regard et en faveur des citoyens eux-mêmes, le régime de la libre collaboration au régimes de sujétion et aux organisations de puissance coercitive ? Le rapport entre l'État et ses membres individuels continuera-t-il à s'analyser en un rapport de commandement ou de soumission ? ou, au contraire, le droit public interne est-il parvenu à l'aube d'une ère meilleure, au cours de laquelle le fonctionnement de l'activité étatique sera assuré, non plus au moyen d'ordres impérieux et de contraintes irrésistibles s'exerçant sur les individus et impliquant l'existence d'une volonté étatique supérieure à eux, mais par le libre jeu des efforts individuels que chaque citoyen sentira le besoin de fournir spontanément et bénévolement en vue de pourvoir à ses propres intérêts dans le cadre de l'unité nationale: efforts qui concourront, dans la mesure où ils convergeront vers des buts communs, à donner satisfaction aux exigences vitales de l'intérêt national. Domination ou collaboration: dans lequel de ces deux sens se formera le droit de l'avenir ?" -- Raymond Carré de Malberg, 1920.

Nous sommes en 2020... En gros: vous avez une guerre froide et deux guerres mondiales de retard. Ce qui n'est pas le cas de Macron.

Caserte

@ Lucile 19 décembre 12h22
« Ce n'est pas seulement la police qui est en cause dans l'affaire, c'est tout le fonctionnement de l'État, et la philosophie du pouvoir quant à ses responsabilités. »

Bien vu !

Wilfrid Druais

@ Daniel Monnier
"J’ai 56 ans et je constate tous les jours que si vous êtes jeune, noir ou maghrébin, vous serez contrôlé, tutoyé, parfois molesté sans raison par la police."

Eh ben moi j'en ai... euuuh... attends que je compte sur mes doigts... presque 50 donc ! Le 30 avril prochain, l'anniversaire du suicide d'Hitler (aucun rapport, c'est juste pour étaler mon "immense" culture, comme tout le monde sur ce blog...), et je peux vous assurer qu'on peut être un homme blanc et se faire défoncer la gu**le en banlieue par des noirs et des arabes juste parce qu'on est blanc.

Tipaza

@ Achille 19 décembre 20:06
"Je constate avec une certaine amertume que je ne fais jamais partie de la distribution des prix. Même pas un petit mot d’encouragement. C’est assez frustrant ! :)"

Ne vous découragez pas.
Dans un moment de déprime, Salvador Dali s'exclama:
"Il y a toujours un moment dans la vie, où les gens s'aperçoivent qu'ils m'adorent".

Courage, reprenez cette formule à votre compte.
Simplement pour vous, ce moment, ce sera après... bien après... ;-)

sylvain

@ Daniel Monnier
"J’ai 56 ans et je constate tous les jours que si vous êtes jeune, noir ou maghrébin, vous serez contrôlé, tutoyé, parfois molesté sans raison par la police."

Et alors, ça prouve que les policiers font bien leur boulot, c'est dans cette tranche d'âge de culture maghrébine et africaine violente haineuse que l'on trouve un max de délinquants multirécidivistes multirelâchés multirelaxés, les prisons quand ils y vont en sont pleines à plus de 90 %, les autres continuent à perpétrer leurs forfaits et délits dans les rues quotidiennement, encouragés par la justice de gauche et les politiques islamogauchistes.

C'est chez eux aussi qu'on trouve tous ces fous furieux qui molestent tabassent caillassent les policiers, les traînent sur des centaines de mètres, leur foncent dessus à chaque contrôle et vont les tabasser à domicile, voire les égorger.

Un mauvais policier c'est celui qui va contrôler les papys et mamies blancs de souche cathos à la sortie de la messe.

Il faut que les flics continuent à contrôler selon la couleur et le quartier, c'est là qu'ils tomberont sur un max de délinquants et que leur travail sera fructueux.

Robert

@ Achille | 19 décembre 2020 à 20:06

Je n'ai pas pour habitude de distribuer des bons points que j'ai connus dans ma première scolarité il y a manifestement quelques... décennies (six bien sonnées) !
Non, je ne fais que réagir aux commentaires dont je partage le fond, rarement pour me complaire dans des oppositions qui me semblent stériles, avec l'intention inutile de convaincre les commentateurs qui expriment des idées contraires aux miennes.

Dans votre dernière réponse à Serge Hirel, vous écrivez : "En fait quand j’ai écrit mon commentaire je ne m’attendais pas à vous convaincre. Tout comme d’ailleurs nombre d’intervenants de ce blog biberonnés aux médias de droite du genre Boulevard Voltaire, Valeurs actuelles, Atlantico, Sud Radio, Radio Classique dont les journalistes vedettes sont régulièrement invités par Pascal Praud (CNews) et Éric Brunet (LCI)".

J'aurais envie de vous poser la question : à quels médias êtes-vous vous-même "biberonné", selon votre propre expression ?
Le matin, au petit-déjeuner j'écoute France Inter, puis Radio Classique : on ne peut pas faire plus opposé. De même en matière de presse écrite je suis un lecteur du Monde diplomatique depuis 1973 et Marianne pratiquement depuis sa création (sauf quelques années ces derniers temps, avant de me réabonner depuis que Natacha Polony en a pris la direction). Dans quel camp devrais-je être classé ? Et il m'arrive, rarement certes et quand un sujet m'intéresse, d'acheter Valeurs actuelles : cela seul suffirait-il à me classer de droite extrême, selon vos critères ?

En ce qui concerne l'Europe, je suis un européen convaincu, mais je rejette l'européisme qui sévit depuis trois décennies et que les dernières crises ne font pas changer d'idéologie, laquelle est mortifère pour nos peuples et nos Nations européennes. Elle conduit inéluctablement à la disparition de la civilisation européenne, construite depuis de nombreux siècles, sur l'autel d'une modernité dite progressiste.

Voyez le projet actuel de scinder EDF en trois parties, la partie nucléaire, la moins rentable pour ne pas dire lourdement déficitaire compte tenu des déboires connus avec la construction de l'EPR, restant publique : on privatise toujours les bénéfices, on étatise les pertes.
Voyez ce qu'il advient à présent de la vente par monsieur Macron, alors ministre de l'Economie, de la branche électrique d'Alstom à l'américain GE (turbines de très grande puissance, fleuron de notre industrie nationale et indispensables à nos centrales nucléaires comme à la Marine nationale pour ses bâtiments à propulsion nucléaire).

Quant à la profession que j'ai exercée, je ne suis pas monsieur Charoulet et n'ai jamais été enseignant. Et je n'ai pas à la déclarer ici : seul monsieur et madame Bilger en ont eu connaissance quand je me suis inscrit à ce blog.

Je présente enfin mes excuses à madame et monsieur Bilger de leur infliger ce hors sujet auquel je me résous rarement.

Mary Preud'homme

@ Marrananrolles | 19 décembre 2020 à 15:20
"...tant d'ailleurs concernant le recrutement et la formation des officiers que vous évoquez dans une autre billet que la pratique sur le terrain notamment en maintien de l'ordre."

Il fallait citer les références de l'autre billet au lieu de lancer vos critiques et accusations comme une rumeur de plus, ou bien faire votre commentaire lors de la publication dudit billet.
Ce qui m'aurait permis de répondre... et d'aller me plaindre le cas échéant auprès de ceux qui m'avaient induite en erreur !!

Maintenant c'est trop tard, le mal est fait... Inutile d'y revenir.

Bonsoir !

breizmabro

@ Achille 19 décembre 20:06
"Je constate avec une certaine amertume que je ne fais jamais partie de la distribution des prix. Même pas un petit mot d’encouragement"

Pas faux. Pourtant sur ce blog tout le monde vous aime bien ;)

Ellen

@ Michelle D-LEROY | 18 décembre 2020 à 19:02
"Comment s'étonner quand après le Grenelle de la santé, on manque de lits à l'hôpital, de médecins et de moyens et que le roitelet Président est entouré de quatre médecins sitôt sa Covid déclarée ?
Il se prend pour le Roi Soleil en personne.
M. Macron fait impunément des pieds de nez aux Français en permanence, qu'ils soient policiers ou simples individus lambda..."

Le roi soleil ou le pharaon ? Il faudrait penser à ériger une pyramide au Louvre, rien que pour Emmanuel Macron, tout près de celle devant laquelle il a fait ses premiers pas en mai 2017. Que de la poudre aux yeux prémonitoire. On aurait dû détecter cette démonstration théâtrale et trompeuse tout de suite.

Giuseppe

"Je ne méconnais pas le caractère purement tactique, le procédé de compensation qui sont à la base de la proposition du Beauvau de la sécurité, pour les élus, les citoyens et la police. Emmanuel Macron a cherché à rattraper ainsi son erreur d'analyse et de communication." (PB)

Nous n'avons pas un grand président, et pourtant il va être élu pour un nouveau quinquennat.
La tâche n'est pas facile, mais il a souvent la naïveté de se mettre dans la nasse, tout seul.
Notre premier de cordée a intérêt à assurer mieux ses prises, à ce rythme il va dévisser plus souvent qu'il ne le pense, il attaque une paroi en devers, il n'est pas Patrick Edlinger, alors plus d'humilité et de confiance dans ses choix devraient lui faire passer cette barre rocheuse.

Je l'avais surestimé, il a besoin de s'attacher et laisser d'autres - peut-être moins brillants - passer en tête pour assurer la dernière escalade.
Louis Lachenal reste à découvrir tant qu'il est encore temps.

La boue lui colle parfois aux semelles, en fait il mène ses affaires comme on peut jouer au bilboquet. Navrant, les Gilets jaunes ce matin sont retournés sur les ronds-points, la police va mal, la société va mal, les hôpitaux vont mal, quelle misère ! Lui aussi n'est pas au mieux de sa forme.

Bon pour se secouer un peu !

https://youtu.be/zIvqLS-C9A8

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