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07 décembre 2020

Commentaires

F68.10

@ Christine L.
"Je connais parfaitement les lois suisses régissant l'enfermement, pour autant que vos ennuis aient eu lieu en Helvétie."

Mes amitiés à la Blécherette.

Christine L.

@ F68.10
@ Lodi

Ma question "Pourquoi vous ont-ils relâché ?" était une simple boutade qui ne demandait pas vraiment de réponse.

@ F68.10

Je connais parfaitement les lois suisses régissant l'enfermement, pour autant que vos ennuis aient eu lieu en Helvétie.

Bon week-end à tous les deux.

Lodi

@ Christine L.

Si avoir malencontreusement blessé quelqu'un incite à ne plus approcher les gens de trop près peut sembler une réaction excessive, qu'y a-t-il de mal à cela ? Cette réaction de précaution pour les autres me semble honorable.

Je ne vois pas ce que F68.10 a fait de mal, bien au contraire... Les deux femmes n'ont rien fait de mal non plus, elles ne semblaient pas briller par leur intelligence, mais je ne préjuge de rien : quand les gens draguent, ils sont souvent si pris par leur désir, leur timidité et tant de choses encore qu'ils ne peuvent guère se montrer sous leur meilleur jour.

Il y a aussi la question du style et de l'humour de F68.10. Personnellement, je les apprécie tous deux. Alors hors-sujet ou non, je demandais d'autres histoires à mon avis drôles, comme celle de "ce n'est pas en parlant à ton verre...".
Mais ce qui était drôle pour moi ne l'était pas pour lui au vu des conséquences, eh oui, il y a des gens hyper-sensibles, orphelins ou non... J'ai trouvé la réaction de F68.10 très responsable et très gentille, ce qui nous change, je dois le dire.
À la médiocrité et à la perversité, ne faut-il pas préférer l'excès de bien ? Lequel se dissimule sous l'humour, ce qui est encore mieux.

Mais enfin, certains ont de bons yeux, comme dans cette scène de Beaucoup de bruit pour rien :

URSULE.
Je vous reconnais bien : vous êtes le signor Antonio.

ANTONIO.
En un mot, non.

URSULE.
Je vous reconnais à votre branlement de tête.

ANTONIO.
À vous dire vrai, je le contrefais.

URSULE.
Vous ne pourriez pas l’imiter aussi horriblement bien, si vous n’étiez le personnage même. Voici exactement sa main sèche. Vous êtes lui, vous êtes lui !

ANTONIO.
En un mot, non.

URSULE.
Allons ! allons ! Croyez-vous que je ne vous reconnaisse pas à votre excellent esprit ? Est-ce que le mérite peut se cacher ? Ne niez plus, vous êtes Antonio ; les grâces se décèlent toujours, et voilà qui suffit.

F68.10

@ Christine L.
"Après avoir lu votre réponse à la "question" de Lodi, j'en ai une aussi courte: "Pourquoi vous ont-ils relâché ?""

Vous ne semblez pas connaître ce milieu. Déjà, pour me garder, encore faut-il qu'ils aient une raison. La raison "Monsieur est pas content et buté", cela ne peut durer qu'un temps. J'ai toujours gagné ces courses de lenteur contre eux. Il y a d'autres points où je n'étais pas gagnant, mais dans la catégorie "Tu peux cogner ! Même pas mal !" je crois qu'ils ont trouvé leur maître.

Et puis faut aussi libérer la place pour les autres: ce n'est pas comme s'ils avaient un nombre infini de places pour ce type de réjouissances. Mais je n'ai jamais cédé à leur chantage, et à un moment, il faut bien qu'ils jettent l'éponge. Et il y aussi des contraintes juridiques qui varient selon les pays: si a un moment il faut passer devant le juge, cela ne les arrange pas trop. Ils ont tendance à relâcher juste avant. Je pense aussi que certains éprouvaient un sentiment de honte, même s'ils ne le laissaient pas trop transparaître.

Si vous avez des questions plus précises, je suis à votre disposition pour satisfaire votre curiosité. Je ne vous juge pas.

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@ Lodi
"Ce que je trouvais drôle, c'était l'approche de la dame."

Elle était honnête avec elle-même. C'était plutôt à son honneur de faire ce type de tentative pour briser la glace sans paraître prude, mijaurée, hésitante. Une brave fille.

"La réaction de sa copine était protectrice mais comment deviner que quelqu'un est orphelin ? Ou a d'autres malheurs ?"

Il n'y avait pas moyen de savoir. Elle s'est effondrée en sanglots d'un coup. Je n'ai rien vu venir. J'étais pourtant poli et courtois en lui manifestant mon manque résolu d'intérêt. Ce sont mes propos qui lui ont vrillé la tête. Pas mon attitude. Je n'ai fait que répondre poliment à ses questions et ses tentatives d'avances. J'avais pas mal de succès à l'époque, mais je n'ai jamais voulu capitaliser dessus.

Christine L.

@ F68.10 | 17 décembre 2020 à 14:15

Après avoir lu votre réponse à la "question" de Lodi, j'en ai une aussi courte: "Pourquoi vous ont-ils relâché ?"

Lodi

@ F68.10

Ce que je trouvais drôle, c'était l'approche de la dame. La réaction de sa copine était protectrice mais comment deviner que quelqu'un est orphelin ? Ou a d'autres malheurs ?
Votre réaction est tout à votre honneur.

F68.10

@ Lodi
"Que c'est drôle ! Vous en avez d'autres ?"

Vu la cuite que j'avais décidé de me prendre ce soir-là dans un esprit d'aristocrate du nihilisme, ce n'était malheureusement pas très drôle. J'ai vraiment pourri la soirée à cette orpheline, et je pense que mes mots résonnent encore dans sa tête. Je ne suis pas vraiment fier de cet épisode: je sais retourner la tête des gens, mais je ne pouvais pas prévoir qu'elle était orpheline... Je crois que j'ai très profondément blessé cette femme ; et pas seulement dans son "narcissisme", ce qui n'est généralement que ce qu'une femme met en jeu quand elle tente une approche. Elle a voulu jouer avec le feu, et je n'ai réalisé que trop tard que j'étais aussi inflammable que du phosphore pour son esprit.

Je regrette très sincèrement cet épisode.

J'aurais vraiment dû ignorer beaucoup plus résolument cette femme et me concentrer sur mon verre de Mezcal sans lui adresser ni la parole ni un regard.

Et puis c'est quoi cette idée d'aborder ainsi des gens qui sortent de séjour de longue durée en chambre capitonnée ? Faut qu'on porte un triangle noir pour que les gens cessent - pour leur bien, hein... - de nous aborder ??

Lodi

@ F68.10
"La dernière fois qu'on a tenté une technique de drague aussi pourrie (i.e. "c'est pas en regardant ton verre que tu vas me draguer !" - textuellement), la pauvre fille en est ressortie en pleurant et sa comparse est venu m'enguirlander en me hurlant dessus "on ne parle pas comme ça à une orpheline !". Depuis, j'ai décidé d'arrêter de faire pleurer les orphelines et donc de résolument ignorer les avances des femmes."

Que c'est drôle ! Vous en avez d'autres ?

F68.10

@ duvent
"C'que vous pouvez être joueur, vous… Dans un premier temps nous allons expurger votre texte de vos exploits de Don Juan, et des histoires de vagins..."

C'est vous qui nous jetez votre féminité à la face en permanence. Ne faites pas l'ingénue, femme !

"Vous aimez avoir raison ! C'est original et excessivement rare..."

Ben, même pas. Pour tout vous dire, cela me gonfle au plus haut point. Par contre, j'aime bien clouer leur clapet aux abrutis. Je le confesse.

"Chez vous tout le monde est-il au fait de cette exception ? Dans votre ville a-t-on chuchoté par les places et les parvis : « F... a raison » ? Dans votre pays a-t-on placardé des affiches informant la populace : « F... a raison » ?"

Alors plutôt, oui. Ma famille s'extasie de ce fait en permanence, ce qui est d'ailleurs une des raisons qui a poussé ma cinglée de mère à utiliser son autorité scientifique pour nous pondre des théories réutilisées par certaines franges de la population que les surdoués sont des malades mentaux, et qu'il faut les déscolariser pour les rescolariser entre surdoués. Permettez-moi de m'y opposer.

L'Etat, d'ailleurs, en m'acceptant dans des concours à la noix tels que ceux qui ont fait de moi un normalien, ou en me délivrant des diplômes de l'X, a effectivement bien reconnu une capacité quelque peu hors-norme à avoir toujours raison. Ce ne sont que quelques menus exemples.

"Les réseaux sociaux ont-ils eu vent de cette bonne nouvelle : « F... a raison » ?"

Je me contente de populariser le slogan suivant chez les carcéro-psychiatriques: "Bien sûr que j'ai toujours raison, duc*n ! Je suis parano !"

"Il semble que la réponse soit : non !"

Ben, si, un peu quand même... dans l'ensemble, un peu quand même... et cela ne me fait pas vraiment plaisir.

"Personne ne connaît F... celui qui a toujours raison, le pire est que personne n'a encore pensé à lui bâtir ce fameux monument : « F... qui a toujours raison... »"

Je ne recherche pas la gloire. Mais ne pas se tromper, navré, cela importe. Donc, non, pas de battage de coulpe en règle pour vous donner la satisfaction d'admirer l'étendue vaste et infinie de mon humilité.

"...je vous demanderais comme une faveur une rognure d'ongle..."

Je peux arranger cela. Vous payez en espèces ? Mastercard ?

"...me permettez-vous d'exposer dans la crèche de mon village cette œuvre qui fera office d'âne..."

Si le Conseil d'Etat ne juge pas que cette forme d'idolâtrie viole la laïcité, on peut entrer en matière.

"...Je m'occupe de votre canonisation..."

Non, c'est beaucoup trop d'honneur. Je souhaite vivre dans la simplicité.

duvent

@ F68.10 | 12 décembre 2020 à 08:01

C'que vous pouvez être joueur, vous…

Dans un premier temps nous allons expurger votre texte de vos exploits de Don Juan, et des histoires de vagins, cela nous permettra d'aller à l'essentiel !

Vous aimez avoir raison ! C'est original et excessivement rare...

Chez vous tout le monde est-il au fait de cette exception ?
Dans votre ville a-t-on chuchoté par les places et les parvis : « F... a raison » ?
Dans votre pays a-ton placardé des affiches informant la populace : « F... a raison » ?
Les réseaux sociaux ont-ils eu vent de cette bonne nouvelle : « F... a raison » ?

Il semble, que la réponse soit : non !

Personne ne connaît F... celui qui a toujours raison, le pire est que personne n'a encore pensé à lui bâtir ce fameux monument : « F... qui a toujours raison... »

Cette injustice doit être réparée, et je me propose, étant artiste à mes heures perdues, douée d'un sens esthétique irréprochable, composant avec le classique et le moderne, de réaliser avec ma pâte de coings pas encore froide une sorte de trésor, qui sera sans aucun doute une relique et pour que sa valeur soit digne de vous, je vous demanderais comme une faveur une rognure d'ongle, un cheveu, un poil ou que sais-je de précieux afin que nul n'ignore plus longtemps le bonheur de ce monde qui compte parmi les insectes qui grouillent celui qui se nomme F...et qui a toujours raison !

P.-S.: me permettez-vous d'exposer dans la crèche de mon village cette œuvre qui fera office d'âne en attendant que la pâte de coings sèche ? Grand merci magnanime, sublime, supérieur boute-en-train ! Je m'occupe de votre canonisation...

F68.10

@ duvent
"Si vous souhaitez réfuter mon argumentation, il convient de ne pas le faire de mauvaise foi."

J'ai pourtant fait un effort pour être le plus au ras des pâquerettes possibles. Pour que vous ne ramiez que le moins possible. Sinon, c'est barbant d'avoir à le préciser en boucle, mais le deuxième argument, typiquement, c'est du John Stuart Mill. Et cela fait longtemps que des gens tentent de le réfuter ; avec un succès extrêmement limité.

Si vous avez des lumières permettant d'abattre un argument qui tient debout comme un grand depuis 160 ans, n'hésitez pas à nous en faire part !

"Ignoratio elenchi, soit !"

J'ai pourtant bien cité textuellement votre propos...

"Je vous répondrai donc qu'il n'y a pas de faveur à accorder, l'égalité ne le permet pas, ce que vous développez vaguement sans le comprendre et en vous contredisant."

Ah non ! Quand on vous contredit, on vous fait une faveur ! Nous sommes en effet bien bons ! C'est notre droit, d'être bien bons, voilà tout...

"Mais si j'étais une courtisane aimant les faveurs et les petits marquis, alors Marchenoir ou vous-même pourriez, si, et seulement si je vous le permettais, venir me montrer toute votre puissance et toute votre gloire..."

La dernière fois qu'on a tenté une technique de drague aussi pourrie (i.e. "c'est pas en regardant ton verre que tu vas me draguer !" - textuellement), la pauvre fille en est ressortie en pleurant et sa comparse est venu m'enguirlander en me hurlant dessus "on ne parle pas comme ça à une orpheline !". Depuis, j'ai décidé d'arrêter de faire pleurer les orphelines et donc de résolument ignorer les avances des femmes.
Je ne pense pas que le charme féminin opère des masses sur moi.

Et sinon, pour argumenter, vous arrive-t-il de partir d'un autre postulat que le constat que vous avez un vagin ? Par pure curiosité...

"Ce qui est drôle et divertissant, c'est que de « ma liberté d'être contredite », je tire privilège dont je jouis follement, et vous renvoie à votre ennuyeux et fuligineux quotidien..."

Mes classifications de semi-groupes ordonnés me comblent de joie. Vous ne pouvez même pas imaginer...

Vamonos

Un samedi ordinaire à Paris, des forces totalitaires oeuvrent inlassablement par des actions de guérilla. Leur but ultime est le grand soir dont ils rêvent. Mais la civilisation gallo-romaine, chrétienne et scientifique dont nous sommes les fruits ne se laisse pas abattre.
Les ressources sont reconstruites, l'innovation et le travail apportent des satisfactions. Pendant que les petits vaniteux cassent et jettent des projectiles, des gens sérieux soignent et cherchent à embellir le quotidien.
La Grande-Bretagne a autorisé la mise sur le marché du vaccin BNT162b2.
Dieu sauve la Reine.

Vamonos

C'est samedi, je suis à quelques kilomètres de Paris, mais je n'ai plus rien à y faire. La ville est sale, en travaux perpétuels, les aménagements "écologiques" enlaidissent et même pourrissent l'ambiance. Les publicités sont anxiogènes. Les bars et restaurants sont fermés ou font de la vente à emporter à la limite de la légalité. Tout est flou, glauque, inhumain.
Je n'avais jamais vu la place Saint-Michel dans un tel état d'abandon et de désespoir.

duvent

@ F68.10 | 11 décembre 2020 à 19:10

Si vous souhaitez réfuter mon argumentation, il convient de ne pas le faire de mauvaise foi.

Ignoratio elenchi, soit !

Elle n'est pas pertinente votre démonstration, qui s'ajuste peureusement et tente mollement le coup de Jarnac...

Je vous répondrai donc qu'il n'y a pas de faveur à accorder, l'égalité ne le permet pas, ce que vous développez vaguement sans le comprendre et en vous contredisant.

Mais si j'étais une courtisane aimant les faveurs et les petits marquis, alors Marchenoir ou vous-même pourriez, si, et seulement si je vous le permettais, venir me montrer toute votre puissance et toute votre gloire...

Ce qui est drôle et divertissant, c'est que de « ma liberté d'être contredite », je tire privilège dont je jouis follement, et vous renvoie à votre ennuyeux et fuligineux quotidien...

F68.10

@ duvent

"Je vous signale que la contrepartie de la liberté d'expression, c'est la liberté d'être contredit." -- Robert Marchenoir

"Cette tournure est remarquable, elle est si manifestement hypocrite, que seul un expert en manipulation, que dis-je un expert... un géant du style, pouvait la proposer sans vergogne !" -- duvent

1. Tout d'abord, c'est exactement un principe de symétrie: si X a le droit de dire pis que pendre de Y, alors Z a aussi le droit de dire pis que pendre de X. Si ce n'était pas le cas, nous ne serions pas égaux devant la liberté d'expression.

2. Ensuite, c'est aussi non seulement un droit du contradicteur, mais aussi une faveur que le contradicteur fait au contredit: cela lui permet de prendre connaissance de la pensée qui lui est opposée dans les termes mêmes du contradicteur, les plus à même quand ils sont affûtés d'avoir le potentiel d'affiner sa pensée lorsque confrontée à la contradiction.

3. C'est aussi un devoir civique que de s'opposer aux propos qu'on conteste: c'est ainsi qu'on empêche les idées folles et dangereuses de prospérer et d'avoir des impacts dommageables.

En somme, contredire autrui, c'est: 1. un droit qui relève de l'égalité devant l'expression, et qui ne s'use que si on ne s'en sert pas 2. une faveur qu'on accorde à autrui car on ne le considère pas comme un sous-homme incapable de réfléchir et qu'on mépriserait 3. un devoir civique qui sous-tend l'exercice de la responsabilité de chacun devant la chose publique.

Samuel Paty ou un de ses collègues ne vous a pas appris ces choses élémentaires quand vous étiez à l'école ? On me dit que le niveau baisse. J'ai comme un doute.

Mary Preud'homme

@ Mitsahne | 11 décembre 2020 à 10:46

Mise au point :
J'ai applaudi votre message du 7 décembre à 8:30, mais pas celui du 8 décembre à 16:44 (très décevant) où vous vous en preniez injustement et méchamment à Patrice Charoulet.

duvent

@ herman kerhost | 11 décembre 2020 à 12:31
« Ça vous ennuierait de développer ? »

Bien sûr que non !

Isabelle

@ breizmabro

En parlant de jeu d'échecs, un bonne série sur Netflix : "le Jeu de la dame".

Puisque nous sommes tous confinés, reconfinés jusqu'au printemps au moins. On parie, jusqu'au mois d'avril minimum ? Après, ils auront l'excuse des vaccins pour enfin libérer certains Français (pas tous) qui n'en peuvent plus de cette dictature sanitaire.

Mais il paraît que beaucoup de Français adorent être maternés et enfermés !
Ils râlent dans les chaumières mais finalement acceptent tous les diktats.

Bientôt des femmes voilées pour nous présenter les infos, cela ne saurait tarder.

duvent

@ Robert Marchenoir | 11 décembre 2020 à 00:07

Ouh la la ! Mais il ne faut pas que je meure du Covid, ce serait tellement dommage, il y a encore des choses qui me font rire, comme par exemple vous, lorsque vous écrivez à Savonarole :

« Je vous signale que la contrepartie de la liberté d'expression, c'est la liberté d'être contredit. »

Cette tournure est remarquable, elle est si manifestement hypocrite, que seul un expert en manipulation, que dis-je un expert... un géant du style, pouvait la proposer sans vergogne !

Vous ne manquez pas de culot et je vous en félicite !

Le merveilleux est cette folie ainsi exprimée : « la liberté d'être contredit », oui, c'est beau, c'est un peu comme la liberté d'être aimé, il me tarde de vivre une telle expérience !

Jusqu'ici, on m'avait fait croire que la contradiction venait de l'autre, qui se tamponnait mollement le coquillard de ma liberté d'être contredite d'une façon comparable à ma liberté de m'exprimer.

Désormais, le doute qui m'habitait raisonnablement m'envahit, comment se fait-il que Marchenoir, subtil entre les subtils, ponde (je pense au poulet de Bresse, pardon...) une mystification pareille ?

Vous, Marchenoir, qui assignez systématiquement vos contradicteurs à des variables telles que leur QI, leur couleur de peau, leur croyance, leur engagement politique et autres joyeusetés, vous et vos injonctions vidées de toute urbanité, n'hésitez pas à sermonner Savonarole, c'est si extraordinairement fantaisiste et drôle que j'ai une envie furieuse de faire une collecte de pouciers tricotés main en laine ultra-urticante, pour manchots sibériens, après tout, Noël approche à grands pas, et une bonne action sera la bienvenue, un peu d'intelligence dans ce monde sentimental...

P.-S.: il semble que tout le monde soit sorti du bois, dès lors, j'organise ce jour dans la clairière du petit bois derrière chez moi, un happening à l'heure H, sont bienvenus tous ceux qui livreront des pouciers ultra-urticants...

herman kerhost

"Comme j'aime le parallélisme des formes, je dis que ce petit manège de branquignoles est parfaitement pathétique, que Savonarole a raison et que Mitshane a tort"...

...nous dit duvent, qui plus que d'autres encore, et certainement plus que Mitsahne, a fait la leçon à Patrice Charoulet (la raison du commentaire de "Savo").

"Savonarole a raison". Ah bon ? Ça vous ennuierait de développer ? Parce que moi aussi je peux le faire: Savonarole a tort, la-lalère-reu !

herman kerhost

@ Robert Marchenoir
"Eh bien, si, à l'inverse de ce qu'il indique, votre commentaire ne visait pas Mitsahne, ayez le courage de dire qui il visait."

Bien sûr qu'il s'adressait à Mitsahne. Simplement, comme d'habitude, et comme vous le soulignez, son hypocrisie est telle qu'il reste dans le flou, en n'indiquant pas le nom de la personne visée par son commentaire. Ce qui lui permet de plaider la victime. Et de se moquer du monde, une fois encore.
Savonarole est un troll. Un vrai, un tatoué.

Mitsahne

À Robert Marchenoir, Mary Preud’homme, sylvain, breizmabro, Robert, Achille, Tipaza, herman kerhost, Ninive,
qui m’ont complimenté ou témoigné quelque complicité, un immense MERCI.

Aliocha

La liberté, bien extraordinaire, a pour conséquence de laisser à ceux qui voudraient la régenter en son nom propre, l'expression calamiteuse du désir de vengeance qui ne sait envisager les autres, le monde ou l'univers, qu'à l'image de la prison de son esprit de sérieux.

Votre humour, Savonarole, est bienfaisant, comme le courant d'air aux atmosphères viciées, permettant de comprendre pourquoi certains prennent sans cesse à l'envers le chemin qui mène à la meule de foin, pour mieux donner raison aux déchaînements du ressentiment de leurs obsessions.
Merci à vous de leur enseigner, cher savant, qu'ils ne sont victimes que d'eux-mêmes, qu'un trait d'esprit n'est pas un hallali, qu'ils sont les bienvenus grâce à nos hôtes si exemplaires, à exercer sur eux-mêmes ce qui permet d'échapper au réflexe de la meute, pour accéder à ce qui rend libre de soi-même, ce terrible maton qu'ils essaient en vain d'imposer à autrui par incapacité de s'en délivrer, et finissent comme la plume aux vents de la bien-nommée, celle que l'on nomme liberté.

Lodi

Si certains soupirent après des lieux de safe space, il ne faut pas qu'ils fassent semblant de vouloir des débats.
Semblant face à eux-mêmes, aux autres, les deux ?
Mystère.

Disons que cette histoire de safe space me semble arriver quand on prétend empêcher certains ou à certaines idées de s'exprimer.
Par exemple en arguant que leur survenue bâillonne les autres.

Par contre, déplorer la tendance à diaboliser ou à sortir sa claire épée face à qui s'en prend à vous n'interdit à personne de dire ce qu'il a a dire. Trop confondent censure et impunité.

Bref, tout cela pour dire qu'il est très bon que sur Internet, il y ait davantage de liberté qu'ailleurs.
Laquelle liberté peut être trop brutale pour les plus sensibles, ou trop dérangeante pour ceux ne supportant pas qu'on ne pense pas comme eux.

Donc je pense qu'il serait bon qu'il existe des blog safe space pour ce public.
On le spécifierait pour que les gens rebutés par ceux qui divergent d'eux soient rassurés.
Les autres, sachant qu'il n'y aura pas plus mais encore moins de liberté qu'en dehors d’Internet, ne risquent pas d'y perdre leur temps.

Le signal safe house serait donc celui d'une bienvenue pour les gens ne voulant pas de débat, pour les autres :

Si certains veulent des lieux de safe space, il ne faut pas qu'ils fassent semblant de vouloir des débats.
Semblant face à eux-mêmes, aux autres, les deux ?

Disons que cette histoire de safe space me semble arriver quand on prétend empêcher certains de s'exprimer ou certaines idées de s'exprimer.
Par exemple en disant que les autres empêchent de le faire.

Par contre, déplorer la tendance à diaboliser ou s'en prendre à qui s'en prend à vous est une autre question.

Bref, tout cela pour dire qu'il est très bon que sur Internet, il y ait davantage de liberté qu'ailleurs.
Laquelle liberté peut être trop brutale pour les plus sensibles, ou trop dérangeante pour ceux ne supportant pas qu'on ne pense pas comme eux.

Donc je pense qu'il pourrait exister des blog safe space.
On le spécifierait pour que les gens les cherchant soient rassurés, et les gens cherchant le débat ne perdent pas leur temps à s'y rendre en croyant qu'ils y trouveront liberté et débat.
Ou pour faire de la provocation ? Mais ce n'est pas la peine quand on n'est pas un public captif.

https://www.webullition.info/wp-content/uploads/2014/02/Calvin-et-Hobbes-extrait-de-l-album-Gare-au-psychopathe-.jpg

Oui, voilà, je crois qu'il n'y a pas assez de diversité. Et aussi trop de confusion : dans trop de lieux présumés de débat, il est impossible car trop plein de censure. Et il n'y a pas assez de safe space, de clubs, d'entre-soi pour d'autres personnes.
Alors certains veulent faire basculer des espaces dans la catégorie qui leur convient le mieux.
Gênant.

Ici, il me semble qu'il y a beaucoup moins de censure qu'ailleurs mais que nous sommes encouragés à ne pas nous en prendre aux autres.
Nous sommes donc plus libres, donc plus responsables qu'ailleurs, et en plus encouragés à nous entendre. Merveilleux, non ?
Cela fait chevalier de la Table ronde.
Et en fait, tout va ensemble, la quête de vérité, le débat qu'on peut rapprocher des duels chevaleresques, poser des questions et l'attention aux autres.

http://perceval.over-blog.net/article-poser-la-question-avec-perceval-41770684.html

On comprend que la maman de Perceval l'ait tenu éloigné du monde vu le nombre de chevaliers morts de son entourage... Mais la censure, c'est ni plus ni moins que l'autorité, ou une personne s'arrogeant le rôle de l'autorité, prétendant interdire à tous...

...rien moins que la quête.

Robert Marchenoir

@ Savonarole | 10 décembre 2020 à 17:55

Eh bien, si, à l'inverse de ce qu'il indique, votre commentaire ne visait pas Mitsahne, ayez le courage de dire qui il visait. C'est vous, le "minable maton".

Et puis arrêtez de nous faire votre pleureuse gauchiste, percluse de "micro-agressions", à laquelle on refuse son "safe space". Personne n'empêche personne de s'exprimer, ici. Je me demande bien comment ce serait possible. Je vous signale que la contrepartie de la liberté d'expression, c'est la liberté d'être contredit.

Surtout lorsque votre expression consiste essentiellement à sortir du bois pour insulter les autres sans les nommer, puis à y retourner sans assumer vos attaques.

Il y a un concept qui semble vous échapper, et qui découle directement de la liberté d'expression, c'est celui du débat. Vous avez un dictionnaire sous la main ? A défaut, empruntez-en un à Patrice Charoulet.

F68.10

@ Savonarole
"Je persiste à penser que ce blog n’a plus l’expression de liberté dont il se réclamait dès lors qu’un quarteron de plumitifs y font régner l’ordre. Minables matons."

Je prends note de votre doléance. Vous voulez qu'on en parle ?

Savonarole

@ duvent | 10 décembre 2020 à 14:02

En effet, quelle poilade d’assister à la sortie du bois d’une escouade d’adjudants-chefs incapables de commenter le billet du jour mais toujours prompts à aboyer en meute la queue en l’air. Une sorte de chasse à courre ou à la glu, comme on voudra... les sycophantes dont parlait Mary Preud’homme.
Mon commentaire ne visait pas Mitsahne, qui d’ailleurs ne s’est pas manifesté au grand désespoir de la meute, lui seul aurait donc compris ?
Je persiste à penser que ce blog n’a plus l’expression de liberté dont il se réclamait dès lors qu’un quarteron de plumitifs y font régner l’ordre. Minables matons.

breizmabro

@ Claggart 10 décembre 14:07
"J'aurais dû protester naguère contre le racisme des villageois nigérians qui m'appelaient "oyinbo" (homme blanc en langue yorouba)"

Oui, mais en même temps, comme dit Manu, vous n'étiez pas joueur de foot dans un club détenu par un citoyen qatari ; car le Qatar, comme chacun sait, n'a aucun problème de racisme.

Après c'est juste une question de génuflexion devant le chèque comme aurait dit Vespasien...

calamity jane

Tiens ! tiens ! @ duvent quel talent : pom ! pom! pom ! girl...
Vous connaissez donc la fameuse histoire de la meule de foin ?!
C'est l'histoire d'un petit caporal qui ne retrouvait pas son chemin dans les inextricables méandres de son imaginaire... Mais un jour voulant montrer à son supérieur qu'il savait donner de la baïonnette s'égara dans les champs...
Dans mon jeu du commentaire il y a toutes les cartes. Dans le vostre, il en manque... Bien le bonjour sans retour.

Claggart

@ Breizmabro 10 décembre 13 h 03

Il paraît même que notre "Kroez du" (croix noire, drapeau historique breton) va bientôt être interdit ; par contre le "kroez ru-roz" (croix rose) sera autorisé.

Et à ce sujet j'aurais dû protester naguère contre le racisme des villageois nigérians qui m'appelaient "oyinbo" (homme blanc en langue yorouba).

Mary Preud'homme

@ calamity jane | 10 décembre 2020 à 11:55

Depuis que je vous ai fait découvrir le mot sycophante dans un tout autre contexte où il s'imposait d'ailleurs parfaitement, vous nous le ressortez périodiquement depuis des années, à total contresens, afin de satisfaire une petite vengeance bien mesquine visant un monsieur dont vous n'appréciez pas l'humour un peu décalé, et qui vous aurait un jour, soi-disant, manqué de respect !
Cela commence à devenir très lourd !

duvent

@ calamity jane | 10 décembre 2020 à 11:55
« "Le drame de notre temps c'est quand la bêtise s'est mise à penser" Jean Cocteau. Cité par @ Savonarole (alias le sycophante) : dommage ! qu'il ne vous eut connu ! »

Quel style !
Pom ! Pom ! Pom ! Pom !!

Ce qui est dommage c'est de voir ici une bande de bipbipbip !! aux trousses et sonner l'hallali...

En réalité c'est répugnant...

Comme j'aime le parallélisme des formes, je dis que ce petit manège de branquignoles est parfaitement pathétique, que Savonarole a raison et que Mitshane a tort.

Ils ne manquent pas d'audace, les loufiats, les valets et les sombres crétins qui sortent du bois à la condition d'être nombreux, c'est là le seul courage dont ils disposent, et avec lequel ils indisposent...

Marchenoir, qui distribue les bons points, trouve Mitshane stylé, moi aussi, mais ici il est simplement en dessous de lui-même...
Qu'est-ce que ce lamentable déploiement du « noir » dans tout ses états ?
Le vieux monde est mort et enterré, à cette lumière, vous pourriez, peut-être, éventuellement, incidemment, et pour le plus grand plaisir des survivants, nous amuser avec des jeux de mots de haute voltige...

Avis aux toquards de tout poil, bords, couleurs, et autres fantaisies :

Black is beautiful !
On n'insulte pas un Président !
On n'insulte pas un Président en exercice, pas plus qu'un qui ne l'est plus...
On ne se prend pas pour un cador, quand on est juste un petit chien à son pépère...
On ne donne pas de leçons aux Français quand on s'exprime comme sylvain...
On ferme son gueuloir quand on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants...
On ne doit pas confondre le bûcheron et M. André-Charles Boulle...

Favete linguis !

Et enfin, la mesure et la pondération dont je démontre tout l'avantage sont recommandées !
Oui, car je me flatte d'être d'une modération exemplaire, bande de c*s !

Joyeux Noël à vous aussi !

breizmabro

@ Tipaza 10 décembre 10:33

:D :D :D !

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@ Mitsahne 10 décembre 09:49
"Les noms propres Renoir et Marchenoir seront étudiés"

Perso j'ai fait ma repentance envers Marchenoir puisque je l'appelle Martchi ce qui est plus que politiquement correct, amical.

Pour Renoir j'attends de voir sa signature sur mon mur...

Du coup je vais arrêter de faire des tournois d'échecs ça devient trop dangereux. Une partie d'échecs commençant toujours avec le déplacement des pions blancs (règle internationale) je prends 'enfin' conscience que ce jeu est raciste et quasi colonialiste.

Bon ben tant pis, après la partie, je mettrai un genou à terre :D

calamity jane

"Le drame de notre temps c'est quand la bêtise s'est mise à penser" Jean Cocteau. Cité par @ Savonarole (alias le sycophante) : dommage ! qu'il ne vous eut connu !

Robert

@ Mitsahne | 10 décembre 2020 à 09:49

J'ai apprécié votre liste non exhaustive d'expressions utilisant le mot noir.
Je me suis aussitôt replongé dans mon ouvrage de référence : "Le dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française", de Paul Robert, tome quatrième, pages 791 à 793, paru en... 1959.
D'évidence, un abus sur le whisky ne peut que rendre gris et, si l'on abuse de la dive bouteille, "complètement noir". Et pourtant il paraît que je suis blanc, mais pas comme linge !
Inutile d'y revenir, cela me mettrait dans des humeurs noires.

Très cordialement

Achille

@ Mitsahne | 10 décembre 2020 à 09:49
« L’indignation bruyante surjouée à l’occasion d’un match où un arbitre (roumain) a désigné un joueur noir par « ce noir là » dans sa langue (negru) est une provocation imbécile. Et bien entendu, journalistes, officiels, joueurs et grand public sont tombés dans le panneau de l’anti-racisme obligatoirement affiché qui est devenu le pain bénit de tous nos politiques qui veulent racoler. Et de tous les médiocres (blogueurs et autres) qui veulent se donner un peu de brillance à peu de frais. »

Il est clair que les propos du quatrième arbitre, roumain de nationalité, repose sur un regrettable quiproquo.
Dans les faits il n’a pas voulu traiter le joueur incriminé de "négro" ce qui est, effectivement, une expression insultante en français, mais tout simplement de "noir" qui n’a aucun caractère raciste.

Le monde du football est le temple du raciste. Ceci depuis que ce sport a perdu son âme en devenant un vaste commerce international où les joueurs s’achètent à prix d’or en fonction de leurs performances.

Généralement ce ne sont pas les arbitres qui sont les instigateurs de propos racistes, encore moins les joueurs qui en sont les principales victimes. Les comportements racistes proviennent toujours des gradins où des supporters souvent très imbibés d’alcool ne font plus la différence entre encourager son équipe fétiche et haïr les joueurs de l’équipe adverse, en particulier les noirs.

Je crains fort que le genou mis en terre par les joueurs et les arbitres du match PSG-Basaksehir n’ait pas grande incidence dans les matches à venir. Nous ne tarderons pas à le savoir.

Tipaza

@ Mitsahne | 10 décembre 2020 à 09:49

Cher collègue, dans votre longue liste, vous oubliâtes le savon noir, qui lave plus blanc que blanc !

Mitsahne

Il y avait autrefois (années 50), boulevard Saint-Denis (2ème arr Paris), une grande brasserie qui s’appelait AU BON NÈGRE. Si elle existe encore aujourd’hui, je suppose qu’elle a changé de nom. Les habitants du quartier populaire et bon enfant n’y voyaient aucune malignité et je me souviens que l’un des serveurs, un authentique Sénégalais habillé en costume traditionnel, se faisait de confortables pourboires par sa gentillesse et son insistance à commencer ses phrases par un ‘‘moi, y en a vous dire…’’
C’était du folklore (de mauvais goût diront certains) mais cela ne suscitait pas d’émeutes ni de proclamations vengeresses sur le mot NÉGRITUDE soutenu par Léopold Senghor, académicien français d’origine sénégalaise.

L’indignation bruyante surjouée à l’occasion d’un match où un arbitre (roumain) a désigné un joueur noir par « ce noir là » dans sa langue (negru) est une provocation imbécile. Et bien entendu, journalistes, officiels, joueurs et grand public sont tombés dans le panneau de l’anti-racisme obligatoirement affiché qui est devenu le pain bénit de tous nos politiques qui veulent racoler. Et de tous les médiocres (blogueurs et autres) qui veulent se donner un peu de brillance à peu de frais.

On me dit que le tenancier de l’Elysée prépare quelques pages sur le bon usage du mot NOIR qui serait prochainement contingenté, confiné en quelque sorte.
. L’Académie française sera priée de se pencher sur les mots entonnoir, urinoir, pieds-noirs, manoir, baignoire, peignoir et éteignoir. Les noms propres Renoir et Marchenoir seront étudiés.
. Elle devra veiller également sur la définition des trous noirs, avaleurs d’étoiles.
. Elle surveillera certaines expressions qui peuvent prêter à confusion comme « une noire si sûre » qui n’est pas forcément une tache. Ou bien « une sœur noire » qui n’est pas forcément une noire sœur.
. La célèbre ‘’petite robe noire’’ deviendra ‘’petite robe absence de lumière‘’ ; la « bête noire » deviendra ‘’la bête funeste’’ ; le « blé noir » (sarrasin) deviendra le ‘’blé deuil’’.
. Des pourparlers seront prévus avec nos voisins allemands pour traiter les cas de la Forêt-Noire ainsi que de la marque Schwartzkopf (tête noire).

Le très obscur président s’avance dans les ténèbres.

Robert Marchenoir

@ revnonausujai | 09 décembre 2020 à 16:06
"Les contrôles d'identité ont effectivement parmi leurs objectifs de rechercher les étrangers illégaux, mais c'est loin d'en être le principal."

Eh bien j'aimerais bien le connaître, cet objectif. En France, on est très forts pour débattre à perte de vue à côté du sujet. Quel intervenant qualifié, lors du présent débat médiatique (ou des précédents, d'ailleurs), a-t-il pris la parole pour dire : voilà pourquoi on fait des contrôles d'identité, voilà comment ça se passe et voilà ce que j'en pense (en bien ou en mal) ?

Je vous remercie de partager avec nous les dispositions légales correspondantes, mais vous comprenez bien qu'il s'agit là uniquement de théorie. Comme d'habitude en France, on pense que vu que c'est marqué sur le papelard, la réalité obéit au papelard et la pratique coïncide avec la théorie.

Il n'en est évidemment rien. J'attire d'ailleurs votre attention sur les deux situations suivantes qui permettent le contrôle d'identité : lorsqu'il s'agit d'une personne qui pourrait troubler l'ordre public, ou lorsque le maintien de l'ordre public le requiert.

Autrement dit, on peut faire des contrôles d'identité n'importe quand à l'encontre de n'importe qui.

Donc, le papelard, on s'en tape. Ce qui compte, c'est de savoir ce que font les flics dans les faits, pourquoi, comment et quels en sont les résultats.

Et c'est précisément ce dont personne ne parle.
______

@ Savonarole | 09 décembre 2020 à 13:09
"Qui êtes-vous pour vous statufier en petits marquis de ce blog ? Qui êtes-vous pour vous en prendre à Patrice Charoulet ? Non mais vraiment avez vous vu vos tronches dans un miroir ? Avez-vous relu vos propres 'pauvretés' ?"

Quelles pauvretés ? Mitsahne est l'un des commentateurs qui écrivent le mieux, ici. Et de loin.
______

@ herman kerhost (à prononcer avec les majuscules...) | 09 décembre 2020 à 22:43 (@ Savonarole)
"Toujours cet esprit tordu, qui dit une chose, pour aussitôt se contredire, ou pour immédiatement appliquer le contraire des conseils qu'il vient juste hypocritement de prodiguer aux autres."

Voilà.

"Depuis le temps que vous harcelez tout ce qui vous dépasse..."

Il est en effet difficile de ne pas le voir.

Serge HIREL

@ Achille 09 décembre 2020 à 12:42
« Mais là je pense que vous vous êtes laissé influencer par le livre "Soumission" de Michel Houellebecq. »

Pas tout à fait... D’autant que je ne considère pas ce roman-fiction comme une charge contre l’islam, mais plutôt, sur un ton satirique, voire caricatural, la poursuite du combat de Houellebecq contre le libéralisme. En France, il est convenu d’en faire un brûlot islamophobe. Les Américains le voient plutôt comme l’expression d’un cri d’alarme face au recul des traditions et de l’autorité au nom de la liberté, qui peut conduire au désastre.

Pour ma part, pour étayer mon propos, certes un tantinet provocateur, j’ai cité deux événements historiques qui ont débuté dans les mêmes conditions que celles que nous constatons aujourd’hui en France. Et il me semble que la conjonction actuelle des exactions des Blacks Bloc et des attentats islamiques aggrave les risques. Je n’en dis pas plus. Je ne dis pas qu’il y a alliance entre eux, mais qu’ils ont un même objectif. Ce qui ne les empêcherait pas, le moment venu de la prise du pouvoir, de se combattre.

herman kerhost (à prononcer avec les majuscules...)

@ Savonarole | 09 décembre 2020 à 13:09
"J’observe depuis un an qu’une smala de censeurs s’acharne ici à démolir, contrer ou contredire, souvent par un ton péremptoire et insultant, tous ceux qui osent faire état d’un avis différent"...

...nous dit celui qui passe son temps à "démolir, contrer ou contredire, par un ton péremptoire et insultant, tous ceux qui bla-bla-bla..."

Toujours cet esprit tordu, qui dit une chose, pour aussitôt se contredire, ou pour immédiatement appliquer le contraire des conseils qu'il vient juste hypocritement de prodiguer aux autres.

On sent bien qu'il y a quelques remarques, qui par leur justesse, auront fini par entamer votre pervers amour-propre. Le ressentiment dont vous faites preuve ici depuis quelque temps ne laisse aucun mystère sur son origine. Depuis le temps que vous harcelez tout ce qui vous dépasse, il était temps que quelqu'un vous prenne votre bâton pour vous donner quelque coups sur la tête en retour.

Inutile de dire que le spectacle, du point de vue de la dignité humaine, n'est pas beau à voir. Même si certains, dont je fais partie, prennent sans doute un certain plaisir (si je puis dire...) à lire l'épopée de votre chute finale.

Evidemment que Mitsahne a raison de tomber sur Patrice Charoulet comme il vient de le faire. Comme si ce dernier ne se gênait d'en faire autant. Avec des arguments plus pervers, de surcroît.

Si je tenais un blog, j'aurais moi aussi mis ce commentateur à la porte. Et certainement pas pour son "anti-racisme" primaire. Il a le droit d'avoir des idées aussi courtes que son trajet à la bibliothèque. Non, le simple fait qu'il utilise le blog d'un autre pour faire la promotion du sien, soit en en parlant, soit en y publiant les billets de son propre blog, parce que personne ne va les lire sur le sien, qui reste désert (qui a envie de lire des "pauvretés" ?), et ce, sans qu'il y ait le moindre rapport avec le fil de la discussion, est suffisamment déplacé pour n'avoir aucun besoin de se justifier d'une telle décision.

Patrice Charoulet

@ Savonarole

Mille grâces.

Ninive

@ Savonarole | 09 décembre 2020 à 13:09

Macronien sulfureux qui reproche aux autres ce qu’il fait lui-même.

Grand jaloux et diffamateur de ce blog, comme d’habitude, vous avouerez que vos propos sont au second degré.

Vous vous ennuyez dans votre appart à Barcelone et vous téléphonez souvent à P.C. ?

En tous cas, vous n'avez pas le talent de certains contradicteurs que vous montrez du doigt.

J’anticipe : je ne suis qu'un vermisseau comparé à votre altesse.

revnonausujai

@ Robert Marchenoir

Les contrôles d'identité ont effectivement parmi leurs objectifs de rechercher les étrangers illégaux, mais c'est loin d'en être le principal.

"Le contrôle d'identité vise le fait, pour un fonctionnaire de police, de solliciter d'une personne la remise d'un document officiel d'identité.
L'article 34 de la loi du 5 août 1992 sur la fonction de police autorise les fonctionnaires de police à procéder à un contrôle d'identité dans les cas suivants :
- lorsqu'il y a lieu de croire qu'il s'agit d'une personne recherchée ;
- lorsqu'il s'agit d'une personne qui a commis une infraction ou qui est sur le point d'en commettre ;
- lorsqu'il s'agit d'une personne qui pourrait troubler ou qui trouble l'ordre public ;
- lorsque le contrôle concerne des personnes qui désirent pénétrer dans un lieu menacé ;
- lorsque le maintien de l'ordre public requiert des contrôles d'identité ;
- en vue d'assurer le respect des dispositions légales relatives à l'accès au territoire, au séjour, à l'établissement et à l'éloignement des étrangers".

Quant à la fouille corporelle, elle n'est autorisée que "s'il y a des motifs sérieux de penser que l'intéressé est porteur d'une arme ou d'un objet dangereux".

Restriction rédhibitoire: en dehors des fusils Lebel et des sabres de cavalerie.
Comment, à moins qu'il ne l'exhibe, avoir un motif sérieux de penser qu'un individu transporte un couteau, voire un pistolet ?

Vous avez probablement raison de penser qu'une pratique à la britannique, en s'appuyant sur du concret, couperait court aux controverses (quoique le chœur des vierges y trouverait quand même à redire), mais c'est plus qu'un vœu pieux de croire que le législateur est prêt à accorder cette prérogative aux forces de l'ordre.

Savonarole

Malheureux Patrice Charoulet, retraité de l’Educ-Nat, qui passe ses matinées à la bibliothèque municipale de Dieppe, le voici harcelé par une bande de hyènes montées en chaire qui lui donnent des leçons de maintien. De quel droit ? Qui êtes-vous pour vous statufier en petits marquis de ce blog ? Qui êtes-vous pour vous en prendre à Patrice Charoulet ?
Non mais vraiment avez vous vu vos tronches dans un miroir ? Avez-vous relu vos propres « pauvretés » ?
Dès l’origine de ce blog P. Bilger avait érigé comme principe qu’une liberté totale serait de mise ici.
J’observe depuis un an qu’une smala de censeurs s’acharne ici à démolir, contrer ou contredire, souvent par un ton péremptoire et insultant, tous ceux qui osent faire état d’un avis différent.

« Le drame de notre temps c’est quand la bêtise s’est mise à penser » Jean Cocteau.

Achille

@ Serge HIREL | 09 décembre 2020 à 11:29
« Bref, s’il avait 50 ans de moins, Cohn-Bendit serait un Black Bloc... »

Sans aucun doute, à moins qu’il ne fasse partie de ces journalistes autoproclamés qui s’introduisent dans les manifs en brandissant leur GoPro pour filmer les "violences policières" puis viennent pleurer devant les caméras des vrais journalistes parce qu’ils se sont pris un coup de matraque sur le pif, comme ce reporter syrien qui deux jours après les faits donnait des interviews sur toutes les chaînes TV.

« Finalement, ledit Prince n’a-t-il pas raison de ne pas matraquer ces beaux jeunes gens qui cassent et pillent ? Il y a parmi eux le Cohn-Bendit de 2070, qui parlera à l’oreille de l’ayatollah qui présidera alors le Califat islamique de France... »

Je pense que beaucoup sur ce blog ne connaîtront jamais le Cohn-Bendit de 2070 ni le président d’alors. Même Marion Maréchal sera alors une grand-mère entourée des ses petits-enfants.
Mais là je pense que vous vous êtes laissé influencer par le livre "Soumission" de Michel Houellebecq.

Serge HIREL

@ Achille 08 décembre 2020 à 06:43
« En fait les Black blocs, en bon français, ne sont rien d’autre que des anarchistes bobos. Des fils à papa qui veulent jouer les durs et qui, une fois leur crise d’identité passée, finiront professeurs d’université, avocats, médecins, journalistes, voire députés. Exactement comme les étudiants soixante-huitards que nous avons bien connus voici déjà un demi-siècle. »

Bref, s’il avait 50 ans de moins, Cohn-Bendit serait un Black Bloc... Il coche toutes les cases : Allemand à la naissance, parents friqués, père trotskiste, anarchiste revendiqué, lanceur de pavés, spécialiste en slogans séditieux - CRS-SS... -, non expulsé à temps, reconverti en député français au Parlement européen, défenseur de la planète et visiteur du soir du Prince. Tous ses copains des barricades, comme lui, ont viré leur cuti...

Finalement, ledit Prince n’a-t-il pas raison de ne pas matraquer ces beaux jeunes gens qui cassent et pillent ? Il y a parmi eux le Cohn-Bendit de 2070, qui parlera à l’oreille de l’ayatollah qui présidera alors le Califat islamique de France... et probablement trois ou quatre futurs patrons de grands ministères, tels ceux de la Foi et du Fouet, de la Censure et de la Burqa, des Règles mahométanes et du Pilori des mécréants et, maroquin envié, celui de l’Adoration d’Allah-le-Très-Haut.

Cauchemar impossible ? Dans les années 60, Khomeini et ses sbires ont commencé à s’agiter, dans les mosquées, puis dans la rue... Aujourd’hui, l’Iran est sous le joug d’un régime cent fois plus liberticide que celui du Shah. Et ne parlons pas du putsch de la Brasserie de Munich en 1923. N’y aurait-il pas une alliance objective entre Black Blocs et islamistes ? Les deux cherchent à abattre la République par la violence. Il est grand temps de ne plus tergiverser.

Patrice Charoulet

@ Mitsahne

Je ne retire rien à mes propos. Libre à vous de les décrier, même si vous avez tort. Vous m'avez mal lu : je ne "dénonçais" pas l'article de Jean-Michel Decugis dans "Le Parisien" : je le louais. Il y relatait par le menu le racisme d'un gradé de la gendarmerie dont a été victime des années durant un subordonné antillais.

Robert Marchenoir

Cela étant dit, il est parfaitement possible de pratiquer le contrôle d'identité de façon malveillante et vexatoire. Les institutions françaises s'y prêtent, d'ailleurs, justement parce qu'il s'agit d'un contrôle d'identité.

En Grande-Bretagne comme aux États-Unis, on ne peut pas faire de contrôle d'identité, puisqu'il n'y a pas de carte d'identité...

Il s'agit donc de "stop and search", autrement dit, il y a un but concret et légitime à cette action policière : fouiller la personne contrôlée, à la recherche d'objets dont la détention est illégale : armes, drogue...

Cela tend naturellement à limiter les abus. Au contraire, chez nous, la sacro-sainte institution des papiers d'identité semble faite sur mesure pour des policiers qui seraient tentés de dévoyer le contrôle de son but légitime : "Vos papiers !"

Que va apprendre le policier, à la lecture de ces "papiers" ? La plupart du temps, rien. Mais c'est une façon de casser les pieds à la population.

Ajoutons à cela la profonde perversité des mœurs légales françaises : non seulement le port d'une carte d'identité n'est pas obligatoire, mais il n'est nulle part écrit qu'on doive en posséder une.

En revanche, la police a le droit de contrôler votre identité... dans certains cas, qui varient sans cesse, et dont la connaissance est en pratique impossible.

A tel point que lors des premières controverses sur cette pratique, les instructions officielles à la population faisaient une liste (non limitative, évidemment) de documents par lesquels on pouvait prouver son identité... ou du moins tenter de le faire. Il me semble que la carte de Sécurité sociale en faisait partie...

Avant même de se demander si les contrôles d'identité seraient "racistes" parce que "discriminatoires", il conviendrait de se demander dans quelle mesure ils sont utiles...

Il est clair que la chose peut facilement être dévoyée en pratique administrative absurde, voire en méthode de harcèlement basée sur l'arbitraire.

Surtout que le principal objectif légitime du contrôle d'identité, qui serait l'interception d'immigrés illégaux, est de toute façon inatteignable, en raison du faible nombre de reconduites à la frontière.

Voilà le genre de choses dont on aimerait que les syndicats de policiers nous entretiennent. Qui est mieux placé pour partager des informations inconnues du public à ce sujet, et pour argumenter sur les pratiques professionnelles ?

Au lieu de cela, on assiste aux hurlements habituels. il s'agirait d'être "pour" ou "contre" la police, un peu comme on soutient le Paris Saint-Germain, ou qu'on hurle "enc... !" à la seule vue des supporters du club adverse.

Et puis la police française se vante d'être "anti-raciste", et c'est bien entendu cela qu'on lui demande ; pas d'arrêter les malfaiteurs.

Aliocha

En fait, quand on étouffe, que l'on soit noir ou blanc, la statistique est imparable, on finit quatre pieds sous terre.
J'ai bien peur que le QI n'y soit pour rien au fait que la seule chose à discriminer ne soit pas la couleur de peau, mais le crime.
La République, ce saupoudrage savant sur les communautarismes archaïques, ne dit rien d'autre.

On avance bien.

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