« Qu'est-ce qu'une fausse gloire ? | Accueil | Entretien avec Thomas Morales »

14 janvier 2021

Commentaires

Mary Preud'homme

@ F68.10 | 15 janvier 2021 à 21:52

Je plains la femme que vous a enfanté ! Quel boulet !

F68.10

@ Mary Preud'homme
"...ne se souciant pas le moins du monde du ressenti des victimes et des dommages collatéraux qu'une exhibition en place publique va entraîner pour longtemps."

Vous, par contre, comme tant d'autres, avez l'habitude de parler à leur place !

"Sans compter que la victime je le répète, je le martèle, ce qu'elle attend, ce qu'elle veut essentiellement c'est que son agresseur ou son bourreau soit démasqué, jugé, puni à la mesure de ses fautes, et le cas échéant soumis à une obligation de soins psychiatriques..."

Et je vais vous le marteler, en gras: ne parlez pas à la place des victimes. Certaines veulent de la vengeance, d'autres non. Elles ont des positions beaucoup plus complexes et nuancées que ce que vous décrivez, et, je le martèle, il existe des victimes qui ne souhaitent pas que les pouvoirs publics fassent subir une forme de vengeance d'État sur leurs maltraitants. Cela ne signifie pas qu'elles pardonnent. Ni qu'elles veulent le silence social sur ces situations. Ni qu'elles ne souhaitent pas que la personne maltraitante soit démasquée. Au contraire, souvent... Simplement, il y en a qui récusent la punition que ceux qui auraient dû les sauver infligent à la personne maltraitante pour se disculper de n'avoir rien fait à temps. Entre autres petits soucis éthiques...

La thèse de doctorat de Courtney Timothy Field intitulée "An examination of forgiveness and revenge in victims of crime" dépeint des choses bien plus complexes. Page 52, il est effectivement fait mention de résultats de Freedman et Enright en date de 1996 et on y constate que des mécanismes de "pardon" existent chez les victimes d'inceste et sont associés entre autres à une diminution de l'anxiété et de la dépression.

Quand à la question des soins psychiatriques, il me semble que vous passez complètement sous silence que le but avoué des soins psychiatriques aux personnes maltraitantes est justement, non pas de les punir (rôle de la justice), et pas généralement de prévenir la récidive (ce qui semble être ce que vous attendez de ce type de "soins", à vous lire), mais justement de prendre les personnes maltraitantes et de faire en sorte qu'elles aillent mieux. Ben ouais... c'est censé être de la... médecine ! Pas un centre de torture !

Je vous indique tout de même que même les personnes maltraitantes ont des risques plus élevés de suicide dans ces circonstances ; et je ne suis pas certain (même en règle générale plutôt certain du contraire) que les victimes de maltraitances n'attendent que le suicide de leurs parents. Il serait temps de redescendre sur Terre et de comprendre que la maltraitance intrafamiliale a lieu entre des gens qui souvent ne veulent pas la mort l'un de l'autre, même si les niveaux de souffrance sont très conséquents.

Dans les mots de Ren, dépeindre les victimes comme voulant la gégène pour les gens maltraitants... "This is not OK".

"...de même que toute personne qui par ses silences aurait laissé perdurer son martyre."

Oui, ben alors, là, dans les cas de SMpP, il faut prendre son gun, direction le premier hôpital, et se mettre à faire un carnage. Vous devriez retourner votre langue sept fois dans votre bouche.

"Et certainement pas passer à la télé, déballer son histoire et faire grimper l'audimat avec force détails sordides dont seuls sont friands les esprits dérangés ou malsains."

Si. Absolument. Parfois, c'est parfaitement nécessaire. C'est justement les propos de Ren. Il faut faire cesser les représentations fallacieuses dans l'opinion publique. C'est vital pour les victimes.

semtob

Cher Philippe,

Il n'existe aucun amalgame ni passion dans l'un de nos précédents commentaires.

Il est peut-être nécessaire de rappeler que l'article 227-25 du code pénal fixe la majorité sexuelle à 15 ans, alors que la notion de majorité sexuelle n'est pas précisée.
D'autre part la notion de consentement pour les mineurs a fait l'objet de plusieurs réécritures.

Les associations de protection de l'enfance attendaient de la loi Schiappa "la présomption de non-consentement" pour les mineurs de moins de 15 ans.
L'opposition du Conseil d'Etat, loin d'être monstrueuse, à "la présomption de non-consentement" était une mise en garde de possibles censures par le Conseil constitutionnel.

Le projet du 3 août 2018 renfermait un flou sur la présomption de non-consentement qui entraînait la possibilité que le même comportement soit passible de deux sanctions différentes sur les mêmes faits.
La contrainte morale ou la surprise dépendraient de la différence d'âge pour tous les mineurs de 15 à 18 ans.

La réécriture de cette loi ne satisfait personne par manque de clarté et non définition de la majorité sexuelle. Si le non consentement a disparu pour être remplacé par des circonstances aggravantes, le flou persiste et ceux qui interrogent cette nouvelle écriture concernant la présomption de non-consentement automatique jusqu'à 15 ans et circonstance aggravante au-delà sous le prisme de la différence d'âge montrent que cet article sera vraisemblablement à réécrire et à préciser.
françoise et karell Semtob

Mary Preud'homme

@ Guzet | 15 janvier 2021 à 08:19

Comme vous avez raison mais allez expliquer cela à des gens ne se repaissant que d'infâmes ragots, d'histoires salaces et de bon gros scandales, et ne se souciant pas le moins du monde du ressenti des victimes et des dommages collatéraux qu'une exhibition en place publique va entraîner pour longtemps. Certes le coupable va se voir découvert, sali, déshonoré, mais aussi hélas son entourage, dont la plupart n'y sont pour rien.

Sans compter que la victime je le répète, je le martèle, ce qu'elle attend, ce qu'elle veut essentiellement c'est que son agresseur ou son bourreau soit démasqué, jugé, puni à la mesure de ses fautes, et le cas échéant soumis à une obligation de soins psychiatriques, de même que toute personne qui par ses silences aurait laissé perdurer son martyre.
Et certainement pas passer à la télé, déballer son histoire et faire grimper l'audimat avec force détails sordides dont seuls sont friands les esprits dérangés ou malsains.

Malghorn

Conclusion: les médias doivent être réservés aux yakafokon, aux têtes de linotte et aux braillards qui regardent le doigt quand le philosophe montre la lune ! Triste constat !

Robert

Notre hôte est l'auteur d'un excellent article sur le sujet, paru dans Causeur.
Comme toujours une réflexion précise et mesurée, à lire ici :

https://www.causeur.fr/alain-finkielkraut-lci-philippe-bilger-190156

Lucile

@ Herman Kerhost | 15 janvier 2021 à 12:32

De temps en temps j'aime bien me faire enfumer....

Tout en lisant hier soir, je dois dire en rigolant, les lamentations habituelles de "Luciole", autrement dit "la lumière du blog" (Tipaza) contre l'Amérique qui nous enfume, je regardais "Die Hard" (Le Piège de cristal) à la télé, peut-être pour la quatrième fois. Quel plaisir !

Avant-hier c'était "LA Confidential"... Demain ce sera peut-être "La Nuit nous appartient" ou "Gloria", ou "Les Raisins de la colère", ou le n° 1 de mon panthéon "La Nuit du chasseur", ou "Certains l'aiment chaud", "Le Messager", "l'Ombre d'un doute", ou "2001, l'Odyssée de l'espace".

Tout ça, ce sont des plaisirs coupables quand on est français. Il n'en sont que meilleurs.

F68.10

@ Herman Kerhost
"En fait, cela met en évidence le principe sur lequel fonctionne l'anti-américanisme de Savonarole."

Je comprends bien que des gens comme Savonarole voient l'envahissement culturel anglo-saxon comme une horreur. De la même manière qu'il ne me viendrait pas à l'idée de me moquer d'un Vaudois parce qu'il vénère sa saucisse aux choux.

Le gros problème que pose la culture anglo-saxonne, c'est qu'elle est beaucoup plus vaste à l'heure actuelle, beaucoup plus démocratique, beaucoup plus ouverte, et, en somme beaucoup plus dynamique. Le premier amendement, en plus d'une tradition british sur la liberté d'expression qui a essaimé bon an mal an dans tout le Commonwealth dans l'esprit sinon la lettre (ne me parlez pas du Pakistan...), fait que le débat d'idées se situe bien en anglais à l'heure actuelle.

Remarquons que la Chine aurait le poids démographique pour faire aussi influente, mais pas la liberté d'expression adéquate pour se permettre de réellement rivaliser: un milliard de Chinois qui ont l'obligation de se taire contre un milliard d'Indiens qui parlent anglais ; les jeux sont à peu près faits.

En France, nous avons une culture qui se protège par de multiples artifices: l'excès de courtoisie, les afféteries, la vénération du classicisme, une attitude beaucoup plus déférente à l'égard de l'autorité intellectuelle ou culturelle, entre autres... En gros, nous refusons d'engager le véritable débat d'idées et le KulturKampf. Au final, nous finissons bien colonisés par la vigueur et le poids démographique des Anglo-Saxons en matière culturelle.

C'est à mon sens inévitable. L'anti-américanisme en est une réaction tout aussi inévitable. Là où il devient dramatique, c'est quand on voit les réactions anglo-saxonnes et "scientistes" aux sondages sur Raoult. Là, on se dit vraiment que le chauvinisme ne peut pas tout justifier, et que cela restera dans les annales... et si ce n'est en France, tout du moins à l'étranger. En anglais.

------------------------------------------------------------

@ GERARD R.
"Autrement dit, dès qu'une femme est violentée par un homme, c'est systématiquement la faute de ce dernier et aucune, absolument aucune circonstance atténuante ne saurait lui être consentie. Très peu réaliste, is'n' it ?"

Nous sommes à des kilomètres de cette question de la délicatesse à lire le consentement d'une femme avec le cas Victor. Mais bon, en tant que salaud de mâle, je n'ai rencontré ce problème qu'une fois, et rétrospectivement, je trouve que je n'ai rien à me reprocher ; de plus la femme en question semble reconnaître que le coup du consentement explicite qui serait un refus implicite, c'est quand même difficile à défendre. Que les gens se retrouvent face à des questions de consentement illisible, je l'admets. Mais je n'admets pas qu'on extrapole ce genre de question jusque sur le cas Victor. Niet.

Marcel

@ Jérôme
"La loi, dit : pas moins de 15 ans. Point. Et personnellement, je relèverais encore..."

Pas point, du coup.

"Le type n'a pas commis une erreur, il est une erreur."

On dirait du Jack Lang, dans le déni d'humanité des êtres qu'il n'apprécie pas.

GERARD R.

Dans notre société déboussolée à tant d'égards, on surprotège la femme à coups de lois pléthoriques contre les sévices potentiels que pourrait lui faire endurer le trop facilement présumé "ignoble mâle". Qui peut imaginer qu'un philosophe, fût-il iconoclaste, aille impunément sur un plateau de télévision pour minimiser les malheurs, les... violences dont la Femme contemporaine aime tant à se plaindre à longueur de temps ?

Pourtant, ces femmes, en plus de leur fameuse - paraît-il - intuition innée, sont adultes et souvent consentantes au début de la relation. Elles portent donc une responsabilité au moins partielle, dans le choix du/des partenaire(s) dès lors que leurs rapports se détériorent. Des choix censés être d'autant plus judicieux qu'ils reposent désormais sur les bienfaits (?) d'une libération acquise qui, à les entendre, les aurait émancipées. Mouais !

On nous rebat les oreilles tous les jours sur les trois ou quatre d'entre elles qui succomberaient sous les coups d'un conjoint violent. De toutes les autres qui subissent les violences physiques ou morales récurrentes.
En précisant bien, comme pour se dédouaner d'office de toute responsabilité, que RIEN NE SAURAIT JUSTIFIER... bla bla bla.

Autrement dit, dès qu'une femme est violentée par un homme, c'est systématiquement la faute de ce dernier et aucune, absolument aucune circonstance atténuante ne saurait lui être consentie. Très peu réaliste, is'n' it ?

Les enfants, eux, n'ont pas cette chance d'une protection exacerbée de la part des autorités. Certes, celles-ci savent se montrer féroces contre des parents ayant la baffe facile. Mais dès qu'il s'agit de violences sexuelles, attouchements, viols incestueux ou non, les procédures se compliquent à l'infini. On ergote, on philosophe... Si l'on ajoute à cela les immixtions de tous ces pseudo-sages penseurs, atrocement libertaires, qui viennent polluer les débats sur les actions à entreprendre ou non contre les maltraitances envers les enfants, on n'est pas sorti du tunnel.

Pour ma part, je pense que l'enfance devrait être la prioritaire absolue en termes de protection juridique. N'en déplaise à tous les crypto-pédophiles et leurs zélés commensaux !

Herman Kerhost

@ Lucile | 15 janvier 2021 à 00:59
"Non ce ne sont pas les Américains qui nous enfument, car l'expression est d'origine tout ce qu'il y a d'anglaise."

Et surtout, ils ne nous enfument pas du tout. Cette expression est parfaite pour décrire son objet. Ce n'est que pour cela qu'elle existe.

En fait, cela met en évidence le principe sur lequel fonctionne l'anti-américanisme de Savonarole. Quand ceux-là brillent, celui-ci aboie...

Henri Gibaud

@ semtob | 14 janvier 2021 à 01:29
"relation adulte d'une enseignante Madame Auzière et son protégé, Emmanuel Macron qui était mineur au début"

Vous tracez une équivalence entre le lycéen Emmanuel M. de 16-17 ans somatiquement formé adulte, culturellement plus mature que 16 ans, et ayant dépassé l'âge de 15 ans soit la regrettée "majorité sexuelle" (génitale eût été mieux), d'une part...
...avec d'autre part un collégien de 14 ans souffrant de l'élimination de son père médecin, déstabilisé par l'éthylisme (maladie) de sa mère, légalement d'âge inférieur à cette belle "majorité" de 15 ans révolus.

On ne peut accepter votre amalgame factuellement fallacieux que si on est passionnel(le) de la même idéologie que l'on connaît bien, et à laquelle ledit "conseil d'Etat" est venu apporter une caution monstrueuse sur le plan éthique et pathétique sur le plan intellectuel à l'occasion de la loi "pédophilephile" du 1er août 2018.

Ruth

Ce n'est pas la première fois que Finkielkraut dérape: il avait eu le même type de propos avec Polanski.

Il semble matrixé - bien malgré lui - par cette dérive de l'esprit soixante-huitard qu'il déteste par ailleurs.

On s'en passera bien volontiers.

hameau dans les nuages

@ Exilé | 15 janvier 2021 à 09:22

Je le vois en ce moment dans mon coin reculé à propos de l'accueil des migrants. Ceux qui en ce moment participent à des associations sont tous des gens à revenus aisés, la plupart pour ceux de gauche avec un statut de fonctionnaire mais il en apparait aussi à droite ayant eu un statut professionnel élevé et qui une fois à la retraite jouent les grenouilles de bénitier.

Le mariage de la carpe et du lapin avec comme point commun, un solide compte en banque.
Et aussi des demeures confortables avec parfois piscine, pool house et appartement associé pour recevoir les amis.

Mais bien évidemment il ne leur vient pas à l'idée d'en accueillir "at home".

Au point que l'on m'a demandé à moi et mon épouse aux revenus très modestes d'accueillir un SDF traînant avec son chien dans les rues du village sous prétexte que nous avions un grand corps de ferme dont une partie a été réservée pour recevoir enfants et petits-enfants.

Cette intelligentsia, avec la derniere volonté de notre gouvernement de répartir les sans papiers, parfois faux mineurs ou faux réfugiés politiques, va nous imposer son ouverture d'esprit, son diktat sentimental en culpabilisant ceux qui refuseraient. Et pourquoi pas in fine la réquisition.

Faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais.

Connaissant un peu cet entre-soi local, "où on s'autorise à penser des trucs" comme aurait dit Coluche, je leur réserve quelques surprises pas bien méchantes pour leur mettre le nez dans leurs contradictions.

On va vivre une époque formidable.

Tipaza

@ Savonarole | 14 janvier 2021 à 22:44
"Tipaza va foncer derechef pour y trouver la lumière sans chercher l’interrupteur."

Ah, Savonarole, inutile de chercher la lumière, vous êtes là !
Vous êtes la luciole de ce blog, comme dirait Lucile.
Une luciole un peu pédologue qui nous les brise, les pieds, restons polis.

Comment va la Plaza Real de Barcelone ? Un an déjà que je n'ai pu goûter la paella aux langoustes et flâner dans le marché en face.
Terrible de perdre les bonnes habitudes.

Behenzar de Cunes

@ Savonarole 14 janvier 15h13

Vous savez ce qu'ils vous disent les prostatiques… Vous savez ce qu'ils vous disent ?

Exilé

@ Ellen
« Xavier Raufer, dans l'affaire d'O. Duhamel, explique très bien dans cette vidéo qui sont ces dépravés socialo-gauchistes depuis l'époque de 68 "il est interdit d'interdire" par Cohn-Bendit... »

Mais ce qu'il faut comprendre est, qu'au delà de la seule question révélée par le scandale faisant l'actualité des mœurs de ces gens-là supposés représenter « les élites », c'est l'ensemble de leurs façons de se comporter dans la vie, y compris politique et intellectuelle, se traduisant souvent par des prises de position violentes en rupture avec ce que nous pourrions appeler la normalité, qui pose problème.

Voir tout ce qu'ils cherchent à nous imposer de façon transgressive comme lubies aberrantes voire mortifères dans le domaine sociétal (faux mariage, manipulations du corps humain à la sauce Frankenstein), politique (mondialisme et destruction des frontières de toute nature), économique, sécuritaire (accusation systématique de la police, accueil massif et dissémination sur le territoire de tueurs exotiques camouflés en réfugiés), social (recomposition démographique de la société française sur des critères racialistes, mixité sociale forcée) et ainsi de suite.

En fait, ce sont des gens plutôt privilégiés mais qui se piquent de mener une action révolutionnaire de type gramsciste en s'attaquant à la culture - au sens large - qui est représentative des fondements de notre société, dans une démarche perverse d'autodestruction.

Guzet

Le tort d'AF est d'avoir exprimé le malaise que l'on ressent à voir un problème privé - douloureux - mis sur la place publique, en transformant en lynchage médiatique ce qui relève de la justice pénale.
Cela dit, dès le premier entretien, il était évident que la complexité des analyses d'AF passait très au-dessus de la tête de Pujadas et qu'il serait viré à la première occasion, ce qui n'a pas tardé !

Aliocha

Engagées sur la voie du libre jeu de l'offre et de la demande, les affaires conduisent forcément à la philosophie :

"Il n'y a plus guère aujourd'hui que les criminels qui osent nuire à autrui sans recourir à la philosophie."
L'Homme sans qualités, Robert Musil.

Tant que la démocratie ne saura pas désenchâsser sa gemme de la monture archaïque démodée, même le philosophe nostalgique de l'ordre ancien finira par justifier le crime où seuls les crachats et les insultes du lynchage sont à même de structurer des institutions dérégulées, démontrant qu'il ne suffira pas de mettre un moins à la croyance pour s'en libérer, revenant sans cesse au fait que radicaliser le souci des victimes, ce que Finkie dénonce maladroitement, revient à le paganiser, éternel retour pervers des pros et des antis qui, toujours, refusent de pardonner pour mieux ne pas entrevoir la vérité de la réalité, et enfin devenir réellement incroyants dans le goudron et la plume des humiliations publiques qui ne servent qu'à nous aveugler, libérant cette gemme de la charité seule à même de nous entraîner en sa gravité universelle, laissant le vaisseau déserté des archaïsmes à ce qu'il est, balbutiement d'une humanité vouée, si elle sait l'entendre et s'y abandonner, à incarner ce signe unique de la divinité.

Henri Gibaud

@ Lucile | 15 janvier 2021 à 00:59

"Poor girl"

Lucile

"Virtue-signalling"

Non ce ne sont pas les Américains qui nous enfument, car l'expression est d'origine tout ce qu'il y a d'anglaise. Il y a un article en français sur ce néologisme difficile à traduire dans Wikipédia. Le "virtue signalling" consiste à s'empresser de donner des signes d'appartenance au camp du bien.

Wikipédia précise que "le journaliste britannique James Bartholomew est fréquemment crédité du premier usage du terme « virtue signalling » dans un article du Spectator de 2015".

stephane

L'employeur de Finkielkraut est un employeur privé. AF n'était pas directement payé par la redevance TV.
LCI fait partie du groupe Bouygues et même si la liberté d'expression existe, elle ne permet pas tout, partout. Twitter a coupé Trump, LCI coupe AF.
Les enjeux politico-économico-financiers nous dépassent. Et Bolloré fait la même chose avec ses employés. Rousselet fit pareil en son temps.
Mais alors qu'on voyait Bolloré, on ne voit pas Bouygues.
Finkielkraut s'est cru indéboulonnable, il ne l'est pas. La belle affaire...

XAVIER NEBOUT

Que serait AF sans la pègre médiatique dans laquelle il se sera forgé une aura de philosophe ?
Mais peut-on être philosophe sans avoir été au moins communiste ? Alors ex-maoïste, on a des origines nobles...
Et puis maintenant, il recueille la rançon de la gloire...

Vraie ou fausse gloire ? AF est manifestement un être torturé. Il lui manque peut-être Celui qui rachète toutes les fautes lorsqu'on fait appel à Lui, fût-Il réduit dans leur esprit à une divinité.
Peut-être M. Onfray et lui finiront-ils chrétiens ?

Savonarole

« virtue signalling »

Ah ben ça m’en bouche un coin.
J’ai relevé ça sur une de nos 'commentateuses'.
Il suffit de citer une imbécillité anglo-saxonne pour que ça pèse lourd dans le débat et Tipaza va foncer derechef pour y trouver la lumière sans chercher l’interrupteur.
De couillonnades en couillonnades l’Amérique nous enfume.

Lodi

@ Lucile
"C'est le même problème qu'avec Facebook et Twitter, où une petite poignée de gens décide de qui a droit à la parole, et uniformise terriblement l'information et la réflexion. Ça ne me touche pas beaucoup parce que je n'écoute plus ces chaînes, n'y trouvant rien d'intéressant.
Les débats sont plus palpitants sur Justice au Singulier, Monsieur et Madame Bilger ne coupant pas la parole aux personnes qui disent des bêtises."

Il y a le rôle et des limites.

C'est une question de rôle... L'avantage de ne pas faire dans le commercial et d'éviter le direct consiste en ce que personne ne s'attend à ce que nos hôtes dirigent les débats.
Ils sont libres et nous permettent donc d'être libres. Beaucoup pourraient le faire sur Internet... Mais beaucoup sont contre la liberté par principe, je ne veux pas dire qu'ils y fassent des aménagements dans leur espace pour la protection des victimes ou qui sait car cela leur fait revivre leurs traumatisme, une possibilité soit dit en passant.
Non ! Beaucoup sont contre la liberté par principe, pas que chez eux sur tel point mais partout et toujours, par exemple contre les pseudonymes. Pourtant, ce n'est pas en soi une agression - sauf peut être, à force que des patronymes les dénigrent, si l'un s'appelait Contre-Patronyme ou Patronycide. Mais ce serait encore permis par la loi !

Le problème de LCI ? Il lui faut de la controverse pour animer mais les juges et le public risquent d'assimiler les patrons à ce qui se dit... Or d'un point de vue mondain, et même, je le pense, existentiel, tout le monde n'a sans doute pas envie de cautionner l'abus de quiconque, et surtout pas de mineur.

C'est un problème de limite : un médecin est censé soigner tout le monde, dit-on... Mais un psychiatre peut fort bien refuser les antisémites.
Un peu décevant, voilà un rédempteur qui ne fait pas sauveur universel ! En même temps, mieux vaut ne pas prétendre assumer des gens qu'on ne saurait supporter : cela évite, je pense, de se rendre malade sans aider efficacement ses patients.

Bref, oui, le philosophe peut être viré, et des gens virer la chaîne de leur vie pour cette éviction... D'autres auraient pu sanctionner la chaîne en cas contraire. En somme, sur une question si tangente, pourquoi ne pas croire que les dirigeants ont fait ce qu'ils croyaient juste ?

Si on veut des débats sains, je veux dire exemptés des hérésies jumelles de polémiques obligatoires et de conformisme obligé, il faut éviter des émissions plus médiatiques qu'indispensables.
La liberté, physique ou dématérialisée, est toujours dans les chemins de traverse, les recoins plus évocateurs que quadrillés, les masques et les pénombres.

F68.10

@ Mary Preud'homme
"Ne vous attendez pas à trouver sur ce blog une réponse en forme de témoignage aux questions que vous soulevez, notamment concernant le SMpP, ce qui semble particulièrement vous obséder."

Les points communs existent.

"Le voyeurisme et l'exhibitionnisme étant ce qui fait le plus horreur à ceux ayant vécu ce genre de traumatisme (maternel ou moins fréquemment paternel) et qui ont surtout besoin de confiance (ce qui est exclu avec des anonymes) et de silence pour se reconstruire et retrouver goût à la vie."

Oui. Dans la mesure où on ne voit pas des représentations erronées de ces thématiques. Le silence ne suffit alors pas dans ces cas.

Sur les crimes de nature sexuelle, on voit quantité de représentations mentales fallacieuses. Il fut un temps, par exemple, où on effraya le bon peuple avec les bonhommes tout nus sous leur imperméable qui attireraient les enfants avec des bonbons. On sait maintenant que les crimes sexuels sont souvent intrafamiliaux (et pas seulement l'inceste) et que la pédocriminalité ne prend pas les formes qu'on se plaît à imaginer.

On voit cette confusion sur ces points dans ce blog, avec ces débats oiseux et définitionnels sur l'inceste vs la pédocriminalité. Olivier Duhamel n'est pas Jimmy Savile, quoi qu'on pense de l'un ou de l'autre. C'est en partie ce genre de représentations fallacieuses qui donnèrent naissance aux formes universitaires du féminisme. Quoi qu'on en pense. Et bien que je n'arrive pas à me faire une représentation adéquate d'en quoi 1968 aurait légitimé la pédophilie ou l'inceste, j'ai un peu l'impression qu'on me prend pour une buse quand on prétend que tout était rose avant 1968. J'ai aussi un peu l'impression qu'on me prend pour une buse quand je lis que le christianisme est pro-enfant et anti-inceste quand on prend connaissance du dernier scandale catholique en Irlande. Bref: beaucoup à corriger, et c'est une tâche sans fin.

Le SMpP, quant à lui, illustre à merveille toutes les fariboles qu'on raconte ou se raconte au sujet de la maltraitance. Il suffit de citer textuellement la littérature scientifique non-psychanalytique ou les propos des victimes à ce sujet pour se rendre compte que la société délire en bloc sur ces thèmes, un des propos les plus odieux étant ceux d'Aliocha voulant coller l'étiquette du vengeur-persécuteur sur les victimes. Il n'est pas le seul dans ce cas. Dans les mots de Ren: "This is not OK."

Au sujet de l'inceste, qui me préoccupe quand même pas mal, car que vous le vouliez ou non, mon SMpP m'a fait côtoyer le sordide du sordide, on voit quand même toute une gamme de représentations fallacieuses. La parole est devenue un peu plus claire à ce sujet, car nous avons quand même des témoignages depuis, mais non... le travail de correction doit encore avoir cours, comme en témoigne les propos sur ce blog. Ou même certains des propos de Muriel Salmona: ce n'est pas parce qu'on prétend parler au nom des victimes qu'on a raison sur toute la ligne. Vous devriez aussi méditer cette dernière phrase.

Par exemple: êtes-vous si sûr de vous quand vous affirmez que la seule chose que souhaitent les victimes est la punition des gens qui pratiquent l'inceste ? Je vous confirme que je vois pas mal de propos vengeurs au sujet de l'inceste, plus que pour le SMpP (où les propos vengeurs, quand ils existent, sont bien plus extrêmes). Mais sur le fond, je persiste à croire que la levée du tabou social afin de pouvoir réellement traiter le problème est un problème plus prégnant que la seule punition du coupable. Qui au fond ne résout pas grand-chose: une victime d'inceste que je connais semble avoir bien davantage une dent contre les lois sur la prescription que sur son grand-père. Et une dent contre son propre père, qui s'est tu pour ne pas trahir l'inceste commis sur la sœur de ce père par ce même grand-père.

1968 n'y était absolument pour rien ! Le tabou social est au final complice de l'impossibilité de sortir du silence, au final souvent plus dommageable que l'acte lui-même. Même problème pour le SMpP. Et pour la maltraitance en général. Il en va de même de votre assertion que les victimes ne recherchent pas la confiance auprès d'anonymes. Ce n'est pas exact: la destruction du lien de confiance fait que les victimes ont parfois bien plus confiance auprès d'anonymes et sont même parfois très ouvertes avec des inconnus, plus qu'avec les gens qui leur sont proches ou qui prétendent vouloir leur bien de manière institutionnelle. C'est d'ailleurs à cela que nombre d'inconnus détectent que j'ai été maltraité. Et ce ne sont pourtant souvent pas des lumières...

----------------------------------------------------------

@ Claude Luçon
"En plus ils ont maintenant un problème de vieillissement donc il leur faut se reproduire au maximum, le plus vite et au plus tôt !"

Quand l'espérance de vie d'un pays tourne autour de 40 ans, je comprends qu'il y ait des mariages d'enfants. Mais au Japon ?? S'ils veulent se reproduire, il y a d'autres moyens que de les prendre au berceau...

Raphael

Entre-soi généralisé au sein de ces nouvelles dynasties et aristocraties médiatiques, politiques, affairistes... qui verrouillent tous les appareils d'Etat, les conseils d'administration, de surveillance, etc.

Sciences Po illustre bien cette mainmise sur ce marchepied vers l'élitisme. Cette école n'en finit pas d'étonner. Un ancien directeur cocaïnomane patenté et danseur nu à ses heures, décédé dans les circonstances que l'on connaît (ou que l'on subodore) et ses acolytes également surpayés à l'instar des Jean-Claude Casanova qui intervenait avec superbe sur France Culture...

La mafia c'est la loi du silence, qu'elle soit en col blanc ou non. Un ancien ministre de l'Education nationale qui avait dénoncé sur un plateau télé un acte de pédophilie commis par un ancien ministre en avait fait les frais.
Des journalistes dignes de ce nom auraient dû investiguer pour vérifier les faits.

Idem pour Raphaël Enthoven conspué à la sortie de son dernier livre non pas en raison de qualités littéraires peut-être discutables, mais pour avoir révélé la violence dont il avait été victime.

Dans les milieux de pouvoir, y compris artistiques, littéraires, de l'édition... on ne parle pas, on souffre en silence et si on n'en meurt pas, du moins intérieurement, on en ressort plus fort et on se vengera en faisant souffrir les autres quand l'heure sera venue d'exercer le pouvoir.

Les lieux de pouvoir regorgent de pervers et perverses, de grands malades au psychisme délabré, de fous dangereux, de psychopathes... qui se reproduisent en même temps qu'ils reproduisent les inégalités et assoient leur pouvoir en apprenant très tôt à leur progéniture à se défaire de tout sentiment humain et à jouir de la ségrégation sociale.

Mary Preud'homme

@ Lucile, 14 janvier à 12:38
"Toute discussion sur la réciprocité du désir entre l'abuseur et le mineur sollicité épouse la cause du pervers sous une apparence d'équité. Elle part de la fausse réalité du vrai coupable, pas de celle, vraie, de la victime, en les présentant comme sur un pied d'égalité, et en présentant l'acte comme une transaction contractuelle. C'est une façon de penser banale : on prend le parti du fort contre le faible, et on veut croire que la victime est pour quelque chose dans le sort funeste qui lui a été infligé. Il ou elle l'a bien cherché."

Si des esprits tordus peuvent avancer ce genre d'explication en guise d'excuse à des conduites hautement criminelles, il est totalement exclu de raisonner de la sorte s'agissant d'enfants très jeunes, abusés ou violés par un proche. Même si d'aucuns parmi ces pervers et leurs soutiens avanceront pour leur défense que les petits de quatre à sept ans aiment les câlins et les chatouilles et qu'eux-mêmes (présumés innocents !) se seraient pris au jeu sans penser à mal... Tiens donc !

------------------------------------------------------

@ F68.10, 14 janvier 15:12

Ne vous attendez pas à trouver sur ce blog une réponse en forme de témoignage aux questions que vous soulevez, notamment concernant le SMpP, ce qui semble particulièrement vous obséder.
Le voyeurisme et l'exhibitionnisme étant ce qui fait le plus horreur à ceux ayant vécu ce genre de traumatisme (maternel ou moins fréquemment paternel) et qui ont surtout besoin de confiance (ce qui est exclu avec des anonymes) et de silence pour se reconstruire et retrouver goût à la vie.

Jean le Cauchois

@ Patrice Charoulet à 12:03
"Il sait très bien qu'il n'est pas philosophe"
"Il lui arrive de déraisonner. Cela vient de se produire sur LCI à propos de l'affaire Duhamel"

Pour mieux connaître le "philosophe" contesté, je suis allé sur sa fiche Wikipédia. De l'enseignement français récent, il a une maîtrise de philosophie, complétée d'une agrégation de lettres modernes. Plus de diplômes français actuels qu'en leur temps Aristote, Descartes...?

Pour ce qui concerne la déraison (ne pas raisonner comme les autres ?), sa fiche comprend un paragraphe final particulier "Affaires Polanski, Matzneff, et propos sur le viol" qui détaille en une dizaine de lignes une polémique sur LCI le 13 novembre 2019 : il y avait donc un précédent entre la chaîne et le philosophe, ce qui peut expliquer la décision prise.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Finkielkraut#Affaires_Polanski,_Matzneff_et_propos_sur_le_viol

Ellen

J'espère que tout ce petit monde de pervers protégés par l'omerta va tomber.

Xavier Raufer, dans l'affaire d'O. Duhamel, explique très bien dans cette vidéo qui sont ces dépravés socialo-gauchistes depuis l'époque de 68 "il est interdit d'interdire" par Cohn-Bendit...

https://www.youtube.com/watch?v=Qs9hLRs8ou4

Lucile

@ Lodi | 14 janvier 2021 à 19:08

Vous avez raison, le directeur de LCI fait ce qu'il veut dans sa boutique. Mais on a le droit de trouver ses méthodes un peu bizarres ! C'est le même problème qu'avec Facebook et Twitter, où une petite poignée de gens décide de qui a droit à la parole, et uniformise terriblement l'information et la réflexion. Ça ne me touche pas beaucoup parce que je n'écoute plus ces chaînes, n'y trouvant rien d'intéressant. Les débats sont plus palpitants sur Justice au Singulier, Monsieur et Madame Bilger ne coupant pas la parole aux personnes qui disent des bêtises. Il faut dire qu'ils n'ont pas de projet pédagogique à notre encontre et que les billets de Philippe n'ont rien à voir avec une propagande quelconque.

Pour en revenir aux chaînes d'info, je ne sais pas si elles ont un code de déontologie correspondant à leurs activités. Elles sont censées informer, ce n'est pas tout à fait la même chose que si elles vendaient des savonnettes. Mais c'est peut-être un souci d'éthique - à mon sens dévoyé - qui pousse le responsable de LCI à éjecter AF. Par peur de se faire "canceller" par les ligues de vertu, il cancelle Finkie ; mais les partisans de la liberté de parole risquent alors de canceller LCI. Peut-être ce directeur a-t-il déjà calculé qu'il y a beaucoup plus d'adeptes du "virtue signalling" que d'adeptes de la liberté de parole, donc ce sont ces derniers qu'il est le moins désavantageux de froisser. On en est là.

Jérôme

Bonsoir Philippe,

Pardon de déroger à la règle mais le sujet ne souffre pas d'ambiguïtés.
Je n'ai peut-être pas été assez précis, Ellen.
Je voulais dire : le consentement ne peut être pris en compte qu'à partir de l'âge de 15 ans, âge qui me paraît bien jeune pour une relation avec un adulte, en dessous la notion de consentement n'existe pas.

semtob

Cher Philippe,

Pour que cessent les petites phrases assassines et pour restituer les dires dans le contexte réel, nous avons trouvé dans The New York Times, ce qui précède l'intervention d'Alain Finkielkraut.

Pourquoi LCI a enlevé les premières affirmations d'Alain Finkielkraut et a déformé le sens et la portée pour en faire une polémique infondée ?
Il est possible à LCI de reconnaître son erreur en réécoutant attentivement la séquence entière.

https://www.nytimes.com/2021/01/13/world/europe/french-intellectual-Alain-Finkielkraut-fired.html

françoise et karell Semtob

F68.10

@ sbriglia
"Ou le coup du pipi au lit qui justifie l'ablation du rein." -- F68.10

"Il y a des énurésies impunies sur ce blog, sans ablation du clavier." -- sbriglia

Si seulement il s'agissait d'une métaphore... si seulement...

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Après vos réflexions sur AF, j'ai commenté vos propos en renvoyant notamment à l'émission littéraire d'hier soir. Or, dans cette émission, Camille Kouchner a fait l'éloge d'un livre de Sophie Chauveau. Voici comment sur sa page Facebook, Sophie Chauveau réagit à l'intervention de Finkielkraut sur LCI :

https://www.facebook.com/sophie.chauveau2

jack

En voulant mettre les pieds dans le plat par une approche en surplomb du problème, Alain Finkielkraut a vraiment choqué son auditoire et l'opinion publique. Selon lui, il serait donc malvenu d'écarter d'emblée la possibilité d'un consentement d'un jeune de 14 ans !
Quelle mouche l'a donc piqué ? Il ne lui est pas interdit de tenir compte de l'aspect sensible de la situation.
AF devait garder cette invraisemblable hypothèse dans les méandres de son esprit et se taire.

Pour Camille Kouchner, il n'y a qu'un adulte responsable. Elle est mieux placée qu'AF pour en juger.

Je pense qu'AF pourrait faire amende honorable au lieu de jouer les vierges outragées en attaquant LCI.
Il a une belle plume et il pourrait s'en sortir par un texte apaisant en s'excusant presque d'avoir été mal compris.
Enfin, LCI n'était pas obligée de réagir par la brutalité, un communiqué bien senti aurait fait l'affaire.
Une victime et deux perdants: "Victor", LCI et AF.

Claude Luçon

@ F68.10
"Japon: Âge de consentement: 13 ans."

Mauvais choix de référence !
Ils doivent toujours revoir leur conception d'humanité et la façon de traiter les humains.
En plus ils ont maintenant un problème de vieillissement donc il leur faut se reproduire au maximum, le plus vite et au plus tôt !

Ellen

@ Jérôme | 14 janvier 2021 à 13:35
"La loi, dit : pas moins de 15 ans....Finkielkraut est philosophe comme je suis reine d'Angleterre".

Sa majesté la reine d'Angleterre oublie de préciser que même au-delà de 15 ans, un viol reste un viol. Il peut être commis sous contrainte, avec menace, par surprise ou avec dol.

Lodi

@ Lucile
"Un jugement erroné ou trompeur ne peut ôter le droit de parler à jamais. Et celui qui ouvre et qui ferme le robinet joue au tyran."

À mon avis, c'est à l'Etat de ne pas interdire la liberté d'expression voire d'interdire d'interdire.
"Il est interdit d'interdire" signifie, en l’occurrence, pour moi, que l'Etat, l'Eglise ou tout autre n'a pas à interdire à quiconque de s'exprimer ou à qui que ce soit d'exprimer des idées même soutenant la pédophilie, pour prendre un exemple.
Le droit de s’exprimer est un droit de, pas un droit à... Le philosophe dont nous parlons n'a pas un droit à s'exprimer : ce droit a toujours été conditionné au fait que des gens veulent entendre celui qui les interpelle.

LCI n'a pas pour moi un devoir d’accueil du philosophe.
Personne, en fait, et il pourrait fort bien prêcher dans le désert, vous savez... Rassurez-vous, ça n'arrivera pas : il lui resterait toujours France Culture où on est tellement bien : la réflexion va plus loin, tout y est "luxe, calme et volupté" de la connaissance.

"Maintenant, pourquoi se débarrasser de lui plutôt que de Cohn-Bendit, ou du révolutionnaire de service qui encensa Mao et salua avec des hourras l'entrée des Khmers rouges au Cambodge ? On est dans l'arbitraire le plus total."

LCI n'est pas un juge ni un éducateur de... philosophe, vous admettrez que s'il est naturel d'éduquer ses enfants, il est des plus étranges d'éduquer qui doit vous éduquer, ou du moins votre public. Vous ne croyez pas ?
On a vraiment l'idée que tout le monde éduque tout le monde, dans ce pays. Déjà, on est censé continuer à subir des immigrés musulmans dont trop nous rendent le mal pour le bien, ce qui est inacceptable. Et on arrête ? Ben non, on continue.

Même logique : les intellectuels ne nous ont pas assez abusés avec le communisme, il faut les éduquer à ne pas faire l'apologie de l'abus d'enfant ? En principe, je croyais qu'on s'occupait des gens dont on était responsable, à savoir des enfants si on est parent, des élèves si on est professeur et autres cas semblables, maintenant, tout le monde doit éduquer tout le monde, qu'il le veuille ou non, réquisition !

Eh bien, patron du philosophe, je n'en aurais décidément aucune envie. Quant aux autres zigs, il se peut que moins bouillants que notre héros, qui a l'air d'être en crise dès qu'on le contredit à la télévision, ils ont peut-être la prudence de se tenir tranquille en sentant que le vent tourne... Retenue qui peut leur sauver la mise ou pas : les gens, spectateurs et producteurs, semblent de moins en moins patients avec les soutiens de dictateurs, d'abuseurs d'enfants et autres fléaux hétéroclites mais moins drôles que les monstres de films de série b.

Cette manière de vouloir faire de tout un chacun un éducateur ! Je l'avais déjà pointé pour les immigrés musulmans : trop nous rendent le mal pour le bien mais on les accueille comme s'ils avaient un droit d'immigrer chez nous et nous un devoir de les relever de leur arriération.
Ici, c'est le philosophe qui a droit à son rond de serviette dans une émission, et la chaîne qui a le devoir de l'éduquer. Et au prochain débordement, on dira que c'est la faute des patrons qui ne pensent qu'à l'audience, qu'au fric.

Décidément, il y a un devoir d'éduquer, et avec une obligation de résultat, en plus. Quelle vie ! On croirait ces pères à qui on a fait un enfant dans le dos, sauf que dans les situations dont je parle, ceux qui doivent jouer les darons n'ont jamais eu le moindre plaisir.

Enfin, je reconnais que vous voulez défendre la liberté - pas celle de LCI, tant pis... - et que vous sauriez, je n'en doute pas, éduquer votre client, aussi bonne pédagogue qu'avocate !

Alpi

Je n'ai pas de conseil à donner à qui que ce soit - et tout le monde s'en ficherait, d'ailleurs - mais dans ce genre d'affaires nauséabondes (et pas mal d'autres), la prudence, la sagesse recommandent de la fermer, surtout lorsqu'on est extérieur au dossier et qu'on s'exprime en public...

-----------------

@ Claude Luçon
"On lit en effet par ailleurs
"...la juriste, Camille Kouchner, évoque aussi les relations entre sa mère Evelyne Pisier et sa tante, Marie-France Pisier. Selon l'écrivaine, cette dernière aurait eu une relation avec son père, Bernard Kouchner.

Et, plus loin

"Camille Kouchner écrit ainsi que pendant la liaison "de sa mère avec Fidel Castro, Bernard Kouchner aurait pu vivre un bref amour avec la comédienne", selon un extrait publié par Le Parisien. Laquelle tante est morte dans d'étranges circonstances."

Comme vous le dites, cher Claude : la Terre est ronde mais ça b... dans tous les coins !

Serge HIREL

Qu’un ami appréciant votre compagnie vous invite régulièrement à sa table, il n’en demeure pas moins que votre rond de serviette demeure sa propriété. Qu’arriverait-il si, un jour, pour le plaisir de bousculer les conventions, vous mettiez les pieds sur la table, lutiniez la soubrette ou, pire, draguiez son épouse effrontément ? Il vous prierait, plus ou moins vertement, d’aller voir ailleurs et vous partiriez sans le rond de serviette…

N'est-ce pas un peu ce dont se plaint Alain Finkielkraut, qui croyait que l’objet lui appartenait ? Et l’affaire n’aurait guère d’importance si ce dérapage de l’Académicien n’avait eu pour témoin que quelques convives, habitués à ses foucades. Il en est tout autrement parce que ses propos scandaleux ont été entendus par des centaines de milliers de téléspectateurs et qu’ils ont outré la quasi-totalité d’entre eux.

Peut-on douter du statut de victime de « Victor » ? Imaginer qu’il était consentant ? Oui… dans son for intérieur, chacun étant totalement libre de ses pensées, même les plus sordides. Mais l’affaire est radicalement différente lorsqu’une telle hypothèse est exprimée à haute voix et, de plus, soutenue avec arrogance. Alain Finkielkraut est encore plus condamnable que d’autres parce qu’au fil des années, il s’est construit une posture de philosophe. Ce qui suppose d’abord qu’il est doué d’un sens aigu de la réflexion et qu’avant de « jacter », il a pesé ses paroles et examiné les faits et leur environnement.
Ignorer la « vérité » qui déborde du livre de Camille Kouchner, ignorer la loi qui fixe à 15 ans l’âge du consentement sexuel, ignorer le supplément de souffrance imposé à « Victor », ignorer la soumission de tout enfant à l’adulte, ignorer le haut-le-cœur de son public, est-ce l’attitude d’un philosophe ? Il faut finalement se poser la question, d’autant que ce n’est pas son premier dérapage en direct : sur les plateaux TV, Alain Finkielkraut est-il un philosophe éclairant le chemin ou un débatteur rémunéré pour faire du buzz ?

En le licenciant manu militari, LCI a clairement indiqué qu’il était pour elle un saltimbanque, que l’on peut remercier après une sortie de route, sans se poser d’autres questions que celles du maintien de l’audience, de la satisfaction des annonceurs et des remontrances du CSA. Les affaires sont les affaires et mieux vaut un procès, même perdu, qu’une fuite des téléspectateurs.

Ce choix est risqué, non pas en raison de l’habit vert et de la rosette rouge d’Alain Finkielkraut, mais de son titre estampillé de philosophe. Ce qui suppose un soin particulier à accorder au respect de sa liberté d’expression… Et, sur ce point, la décision de LCI est tout à fait contestable. D’autant plus que la chaîne porte une part non négligeable de responsabilité dans ce dérapage (cf mon commentaire du billet "Olivier Duhamel: ils savaient tous ? Et alors ?" » posté le 13 janvier à 19:55).
AF aurait-il dû conserver son rond de serviette ? Hier, il me semblait qu’il devait le perdre, mais sans fracas. A la réflexion, cette solution n’est pas digne, il en va d’une liberté fondamentale. Mais LCI devrait limiter ses interventions à une émission dont la qualité ne dépend pas de l’intensité sonore des querelles entre les débatteurs, mais de celle, plus agréable, de leurs réflexions. Dans une ambiance plus « culturelle », Alain Finkielkraut serait certainement moins enclin à mettre ses pieds sur la table…

Patrice Charoulet

Prénoms

Absent de ma ville depuis midi, j'y reviens en fin d'après-midi. Je découvre les commentaires qui suivent les réflexions de Philippe Bilger sur AF.
Quelques habitués bien connus.
Plus : Jérôme, Dominique, Robert, Gérard, Marcel et Paul.
On ne peut pas dire que ces gens à pseudos débordent d'inventivité. J'allais dire : restent Pierre, Paul, Jacques (ou X, Y, Z). Mais non : Paul est déjà pris.

breizmabro

@ Nic 14 janvier 00:23
"On peut être philosophe et académicien et être novice ou imprudent en matière de com. De nos jours, ça ne pardonne pas"

C'est tout à fait vrai. On avait l'impression dans l'intervention de Finkielkraut qu'il était le juge d'instruction de l'affaire.

Visiblement Cohn-Bendit s'en sort mieux avec LCI. Il est vrai qu'il semblerait qu'il ne soit pas passé à l'acte.

Michel Deluré

"Alain Finkielkraut débat-il trop ?"

Certainement.

Trop de présence médiatique, un verbe prolifique à l'excès, c'est ne plus prendre le nécessaire recul par rapport à l'actualité, c'est donner la primauté à la spontanéité sur la réflexion, c'est s'exposer à des dérapages inéluctables.
L'abondance de la parole nuit finalement à sa pertinence, à sa résonance, à sa crédibilité.

Cependant, et indépendamment du jugement que chacun peut porter sur la nature des propos d'AF, ceux-ci devaient-ils pour autant conduire LCI à prendre une décision aussi radicale que celle arrêtée ?
Combien de propos mensongers, agressifs, diffamatoires, provocateurs, sont parfois proférés en d'autres circonstances par des personnalités à la notoriété plus ou moins importante que celle d'AF n'ont pas donné lieu à une telle sanction ?

Toujours est-il qu'après cette décision, AF a dû méditer ce propos de Camus qu'il a mis en exergue de son ouvrage « Nous autres, modernes » : « …nous ne pouvons plus choisir nos problèmes. Ils nous choisissent l'un après l'autre. Acceptons d'être choisis. » (L'Homme révolté)

Vamonos

Alain Finkielkraut est vieux, il porte une cravate, il est blanc, il fait une cible idéale. Cela permet de détourner l'attention des médias. Le mandarin de gauche, Olivier Duhamel, n'est plus là, la purge continue.
Au suivant.

sbriglia

"Ou le coup du pipi au lit qui justifie l'ablation du rein."
Rédigé par : F68.10 | 14 janvier 2021 à 10:49

Il y a des énurésies impunies sur ce blog, sans ablation du clavier.

Véronique Raffeneau

@ Gavot
"En l'espèce, avant d'examiner quoi que ce soit il conviendra de déterminer si les faits sont prescrits."

Oui.

"Eh oui, même pour les mineurs de 15 ans, même avec la circonstance d'autorité, il peut y avoir consentement, sans pour autant faire totalement disparaître toute infraction qui pourra dès lors relever de l'article 227-26 du code pénal (10 ans encourus tout de même)."

D'accord. Mais je pense que le questionnement central et décisif du juge porterait sur:

"une inégalité objective et forcément subie, l'apparence d'une liberté de part et d'autre alors que ces relations délictuelles et/ou criminelles résultent naturellement de la domination de l'un sur l'autre, de l'évidence d'un pouvoir sur un adolescent pris au piège de l'affection et de la confiance sans qu'il soit même nécessaire d'évoquer la notion de contrainte." (le billet)

C'est, me semble-t-il, de cette manière que le juge apprécierait la question du consentement et non de la façon - brute - dont A. Finkielkraut parle de la question du consentement sur LCI:
"y a-t-il eu consentement ?"
"y a t-il eu ou non une forme de réciprocité ?"

Savonarole

Comment peut-on encore supporter cette génération prostatique qui s’acharne à briller sur des plateaux TV ? Leur âge ne semble pas les arrêter.
Vient un moment où il faut savoir lâcher la rampe, Finkielkraut devrait se taire et se retirer, son silence serait alors plus tonitruant que ses écrits.
Grand dépressif, que retenir de Finkielkraut ? Une diagonale du fou, d'une soupe de gauche trotskiste à une droite 16e arrondissement, idole du Figaro et de Valeurs actuelles, un nullard qui a découvert la vraie vie à cinquante ans.

P.-S.: toutefois l’homme n’est pas indifférant puisqu’il a écrit trois pages superbes sur Joseph Conrad (Lord Jim).

F68.10

@ Mary Preud'homme
"Mais je ne crois pas que l'étalage en place publique des sévices subis, le fait de devenir une sorte de bête curieuse médiatique dont tout le monde parle, leur soit d'un grand secours pour se reconstruire, bien au contraire."

Vous en parlerez à Ren. Elle semble au contraire trouver important de prendre 35 minutes à disséquer le décalage entre les représentations médiatiques de son type de maltraitance et son vécu. Elle y dénonce en partie le sensationnalisme. Forcément anecdotique, hein...

"J'ajouterai à cela que le voyeurisme télévisuel concernant certains sujets relatifs à la sexualité dévoyée démontre plus l'appétit malsain d'une grande partie de l'opinion qu'une forme d'empathie."

C'est bien pour abonder dans votre sens que, grosso modo, Ren l'ouvre. Ce n'est pas pour autant que j'approuve l'intégralité de ses propos. Forcément anecdotique, aussi...

------------------------------------------------

@ Savonarole
"Savoir se taire, voilà un sujet pour le bac philo."

J'ai eu des 0/20 en prépa sur les épreuves de français en rendant copie blanche. Nul doute que sur un tel sujet, mon professeur, judicieusement surnommé le Sphynx, m'aurait collé un 20/20.

Cela dit, savoir se taire en se faisant taper pour qu'on l'ouvre, c'est un exercice dans lequel j'excelle.

------------------------------------------------

@ Jérôme
"Il est médiocrissime, comme bien d'autres, Ducon-Mojito, Macron, si si vous savez le type qui, sur son CV avait dit qu'il avait fait Normale sup alors qu'il a échoué deux fois à y entrer..."

Ben voyons. Échouer à Normale Sup serait une preuve de médiocrité... Je commence à en avoir un peu assez de cette mentalité prout-prout en France. Comme cette fois où quand j'ai mentionné sur un forum que j'étais à l'X, je me suis fait traîner dans la boue par un imbécile de polytechnicien qui d'abord en douta puis me reprocha de n'y être qu'étudiant et pas élève. Vous-même faites la distinction, n'est-ce pas ? Quand je lui ai expliqué que je traînais à l'X parce que j'y effectuais une année en tant que normalien, il s'est "excusé": "Ah ? Je ne savais pas qu'on pouvait se rattraper comme cela !". Faut-il être c*n pour manifester sa morgue ainsi sous forme d'excuse !

Je trouve qu'il y en a quand même un paquet qui ont les chevilles très gonflées en France avec ces "grandes" écoles.

Ah ! Auriez-vous un document qui atteste que Macron ait vraiment menti sur son statut qu'on lui allègue d'allégué normalien ? Une "ambiguïté" n'est pas nécessairement un mensonge. Cela peut aussi être dû à des gens qui veulent voir des ambiguïtés là où il n'y en a pas vraiment.

"«Il avait l'habitude d'expliquer à ses interlocuteurs qu'il avait assisté à des cours à Normale Sup», raconte ainsi à Marianne une de ses connaissances." -- selon un site pas forcément ultra-fiable.

Cela peut en effet être parfaitement factuel, et rien de condamnable à mentionner. Il existe des auditeurs libres dans les ENS (à l'époque, on appelait cela des magistériens, recrutés sur dossier). Ils ont tout à fait le droit de le mentionner. De la même manière que je ne vais pas passer mon temps à expliquer 1. que je fus étudiant et pas élève à l'X 2. que je ne suis pas sûr que vous faites la différence 3. que j'ai le droit de l'affirmer sans être traité de menteur 4. que je suis néanmoins bien diplômé de Polytechnique parce que j'ai... un diplôme ! 5. que ces ambiguïtés sont entretenues par les critères administratifs franchouillards (allez expliquer aux States que c'est vââââchement important de faire la différence entre élève de l'X et étudiant à l'X, hilarité garantie... du vécu... par excès d'honnêteté) 6. que tout le monde s'en fiche, Wil le premier - semble-t-il - et il a bien raison 7. que ceux qui ne s'en fichent pas sont ceux qui veulent se pousser du col en rabaissant les autres.

J'ai suivi des cours ou des séminaires dans de multiples endroits desquels je ne suis pas diplômé (EPFL sur la théorie de l'homotopie stable, ETHZ sur des théories de géométrie combinatoire, université de Lausanne an actuariat, Leeds et Freiburg-im-Breisgau en théorie de la stabilité géométrique, entre autres). Et je ne suis pas un menteur pour autant. À l'heure actuelle, je me considère en formation continue à la Google University. Aurais-je suivi des MOOCs - ce que je n'ai jamais fait - que cela n'en constituerait pas un mensonge non plus. Un mensonge est une assertion qui n'est pas vraie avec intention de mentir. Pas une assertion qu'on gonfle arbitrairement pour créer un mensonge là où il n'y en a pas.

Jérôme

Bonjour Philippe,

J'aime bien vos billets, ils sont faciles à relier.
Finkielkraut est philosophe comme je suis reine d'Angleterre.
Il a cette petite gloriole que se sont accaparés tous ses copains, de Cohn-Bendit à Bruckner en passant par Glucksmann père, Goupil et quelques autres malfaisants dont la pensée ne fera pas chavirer le cours de la réflexion d'un enfant de 14 ans.

Il a par ailleurs ce mauvais tic, ou toc, d'essayer, comme le Zemmour, de toujours trouver quelque chose à redire de contradictoire sur tous les sujets. Mais au moins le Zemmour on se poile avec lui.

Il est médiocrissime, comme bien d'autres, Ducon-Mojito, Macron, si si vous savez le type qui, sur son CV avait dit qu'il avait fait Normale sup alors qu'il a échoué deux fois à y entrer, Ferrand, la chanteuse aphone Carla Bruni… je vous laisse compléter.

Il n'a pas dit une bêtise. Je le tiens, comme beaucoup d'autres, comme faisant partie de cette caste voulant à tout prix mettre à bas l'âge actuel de la majorité sexuelle, 15 ans non ?
La loi, dit : pas moins de 15 ans. Point. Et personnellement, je relèverais encore la majorité sexuelle, à 15 ans on se fait facilement emberlificoter par un type qui est beau, beau parleur, qui a de l'argent, ça c'est quand on est pauvre dans un pays pauvre et que les gentils Occidentaux viennent vous aider à vivre, mais d'une façon très particulière…
Le type n'a pas commis une erreur, il est une erreur.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS