« Qu'est-ce qu'une fausse gloire ? | Accueil | Entretien avec Thomas Morales »

14 janvier 2021

Commentaires

F68.10

@ Lodi

J'adhère à l'essentiel de votre commentaire. C'est triste de voir des gens si effrayés de la chasse au bouc émissaire qu'ils sont incapables de comprendre ce que vous écrivez. On se plaint d'un livre, à l'heure actuelle... mais la réalité, c'est que si la justice avait agi en 2011, ce livre ne serait pas paru. Duhamel aurait été condamné, aurait passé un sale quart d'heure, et après la taule, mêmes des victimes auraient dit "il a fait de la taule, il a payé, maintenant basta". Mais... là ? Il n'a pas été condamné, n'a pas fait de taule. Il aura un livre qui lui collera à la peau. Plus qu'une punition de Olivier Duhamel par Camille Kouchner, j'y vois surtout une mise en cause du fonctionnement des institutions sur le thème de l'inceste. "Vous n'avez pas fait le boulot. Voilà la conséquence".

Parce que la réalité a préséance. Même sur les fictions judiciaires qu'on se raconte et sur les institutions qui ne peuvent y échapper.

J'espère que ce sera un bon coup de semonce. Ce n'est pas comme si le problème était récent. Ce n'est pas comme si les associations de victimes ne tiraient pas la sonnette d'alarme depuis des décennies. Ce n'est pas comme si personne ne voulait en débattre. Intelligemment. Par le discours. Sans recourir à la furie des réseaux sociaux. Ce n'est pas comme si les autorités avaient été très réceptives. Ce n'est pas comme si la question du consentement n'était pas reconnue comme le point névralgique de ces demandes de réforme. Ce n'est pas comme si Finkielkraut avait fait l'effort de rentrer dans le débat en traitant des points soulevés par les associations de victimes. Ce n'est pas comme si son renvoi de LCI changeait quoi que ce soit à cette surdité.

C'est triste mais c'est comme cela: il n'y a pas eu de jugement ? Il y a maintenant un livre. C'est la réalité. On ne change pas la réalité.

Et au moins, on ne pourra pas dire, maintenant, que la question de la maltraitance n'est pas liée à celle de la liberté d'expression. Spécifiquement à des points légaux qui aux États-Unis seraient jugés anticonstitutionnels.

Lodi

@ F68.10

Je prends l’hypothèse où l'accusé est coupable, pour bien préciser et la discussion où l'a laissé votre contradicteur.

"Il y a une première victime : Victor. Il n’a pas eu le monde entier contre lui. Il a eu contre lui OD puis, lorsque le crime a été connu, il a eu contre lui une partie de sa famille, ceux qui ont pris le parti de OD."

Une chose que les gens ne comprennent pas, c'est qu'un enfant victime de pédophilie ou de coups par des gens de son entourage a en principe le monde entier contre lui.
Les abuseurs ne sont pas fous : ils attaquent des gens dont ils sentent bien que l'entourage ne les protégera pas.
Ici, si j'ai bien compris, père absent, mère alcoolique, belle-mère indifférente, on a un peu tout.

Il y a tant d'autres cas possibles. Les enfants savent qu'ils doivent se taire. Exemple, une enfant qui en a plus que marre d'aller voir un prêtre selon les ordres de la personne qui s'occupe d'elle, s'y rend avec une enfant point trop bien traité non plus, le prêtre tripote l'enfant habituel devant l'enfant spectateur. L'enfant victime dit que si elle le disait à son entourage, on ne voudrait pas l'entendre, l'enfant témoin confirme.
Les enfants savent. Il faut se taire.
Adultes, ils le savent encore plus, en général.

La scie comme quoi l'unanimité signifie qu'on a un bouc émissaire me fait bien rire, d'abord, il est des gens qui menacent tout le monde : nous avons tous été enfant, certains ont charge d'enfant, il est donc normal de s'unir contre ceux qui menacent et notre passé et notre avenir de même que tous doivent être contre l'incendie et l'incendiaire.
Pour autant, l'incendie et l'incendiaire ne sont pas des boucs émissaires ! Ils le seraient si on ne disait qu'eux coupables, or non, la coupable indulgence des institutions, le fait qu'on aide peu les pédophiles ne voulant pas passer à l'acte et autres choses semblables sont des culpabilités reconnues par tous.

Quant aux opinions divergentes, elles s'expriment toujours, voir le nazisme qui a pourtant été vaincu à la guerre et le négationnisme interdit par la loi. Le problème est justement la loi, qui risque d'abolir la liberté d'expression.
C'est la pente de nouvelles lois liberticides qu'il faut dénoncer, ce sont les actuelles qu'il faut abolir avant de reprendre le Premier amendement de la Constitution américaine chez nous.

Il est désastreux de prétendre affadir, brider et en somme rabaisser les GAFA à notre image... J'espère qu'ils resteront dignes de leur début, toujours insoucieux des caprices des Etats dont aucun n'a jamais permis à tous de s'exprimer.

Comparons au passé, où la plupart des gens ne pouvaient parler qu'à très peu de personnes, et encore, selon les attentes du voisin sous peine de mort sociale !
À présent, la plupart des Occidentaux et beaucoup de gens au-delà peuvent le faire de chez soi ou même de dehors depuis plus récemment, envoyer ses pensées aux quatre vents, recevoir celles des autres en la fertilisation croisée de tant d'arbres qu'on peut dire que se lève une forêt primaire de liberté, d'information, de dialogue et d'inspiration, une effervescence que nous ne savons pas voir, peut-être trop obsédés par celle du champagne !

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Comme déjà dit, je ne veux plus discuter avec vous..."

Alors, pour une fois, parce que je suis grand seigneur, je vais exaucer votre vœu: restons-en là.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Comme déjà dit, je ne veux plus discuter avec vous mais expliquez-moi tout de même ce que vous voulez dire, en répondant à ma question « comment lui donner tort ? », par ces phrases : « Simplement en remarquant que ce sont les victimes qui ont le monde entier contre elles. Finkielkraut inclus. Facile de répondre à votre question: il s'agit d'une inversion accusatoire, somme toute assez classique. »

J’essaie de préciser, car c’est important, que c’est le cœur du sujet :

Il y a une première victime : Victor. Il n’a pas eu le monde entier contre lui. Il a eu contre lui OD puis, lorsque le crime a été connu, il a eu contre lui une partie de sa famille, ceux qui ont pris le parti de OD.

Ensuite, il y a eu un coupable désigné, OD. Il a, lui, depuis quelques jours, le monde entier contre lui. On peut trouver cela très bien et faire partie du monde entier, du « tous contre un » de Finkielkraut. C’est le parti que vous avez pris. Mais on peut aussi critiquer cette unanimité, vouloir sortir de la foule accusatrice, chercher à prendre l’affaire sous un autre angle, s’interroger.

L’ayant fait, Finkielkraut s’est trouvé être, aussitôt, lui aussi, coupable désigné. Il a, à son tour, le monde entier contre lui. À nouveau, vous faites partie du monde entier, du « tous contre un ». Je fais, à ma petite échelle, la même chose que Finkielkraut, je critique cette unanimité, je sors de la foule accusatrice, je m’interroge... Tandis que vous-même êtes parfait dans le rôle de celui qui, accroché à ses certitudes, refuse de s’interroger et, avec tous, accuse et condamne.

Le Talmud dit : « quand un accusé a l’unanimité de ses juges contre lui, il doit être aussitôt libéré ».

Ah, si, allez, encore un commentaire : vous vous félicitez que LCI veuille garder la maîtrise de son antenne. Mais, si toutes les télés, toutes les radios, tous les journaux, tous les GAFAM... font de même, que restera-t-il de la liberté d’expression ? Où s’exprimeront les voix dissidentes ?

Robert

Je ne prolongerai pas par un commentaire ce que j'ai déjà écrit.
Toutefois, j'ai lu un article fort intéressant de J-P Brighelli sur cette affaire, ce d'autant plus qu'il cite l'article de notre hôte :
https://blog.causeur.fr/bonnetdane

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"Hélas oui ! Il commence à déborder chez moi."

Appelez un plombier.

"Bien sûr, mis en transes au son du Mafeteng, vous n'entendez pas « le cri des peuples qui ne veulent pas mourir. »"

Je me moque des chouinards dans votre genre, surtout. Votre culture, c'est à vous de la défendre, si cela vous chante. Pour cela, il faut se sortir les doigts du rectum. À vous de produire des innovations culturelles qui nous prouveraient que votre culture n'est pas une culture morte, fossilisée dans l'écrit à l'heure où Internet ne vous fera absolument aucun cadeau.

--------------------------------------------------------

@ Denis Monod-Broca
"Même quand les boucs émissaires sont coupables, le ´tous contre un´ me terrifie" dit Finkielkraut. Comment lui donner tort ?"

Simplement en remarquant que ce sont les victimes qui ont le monde entier contre elles. Finkielkraut inclus. Facile de répondre à votre question: il s'agit d'une inversion accusatoire, somme toute assez classique.

"Mais c’est une vérité dangereuse. L'ayant dite, le « tous contre un » s’est retourné contre lui."

Vous chouinez: si quelqu'un sortait une énorme énormité sur, par exemple, les chambres à gaz, Finkielkraut serait le premier à légitimer le lynchage. Là, il a sorti une énorme conn*rie sur le consentement. Je ne vois pas pourquoi on ignorerait que Finkie raconte des conn*ries à répétition sur le consentement dans le domaine de la pédophilie.

"Une seule chose compte désormais : l’empêcher de s’exprimer."

Non. Une chose compte: défendre le droit d'un acteur privé à maîtriser son antenne. Ce que vous n'acceptez toujours pas. Si Finkie apporte une contribution au débat, alors il convient de... au fait, LCI a le droit de maîtriser son antenne ? Oui ou non ?

"Tout en se proclamant défenseurs de la liberté d’expression évidemment..."

La liberté d'expression a pour vocation de permettre le débat d'idées. Les idées que Finkie ignore volontairement pour empêcher le réel débat d'avoir lieu, et il ne semble pas en être à son coup d'essai, sont ici: sur le site de Face à l'inceste. Je ne prétends pas approuver chacune de leurs positions, mais le premier point de changement qu'ils réclament est la fin de cette notion grotesque de consentement. Si Finkie ne traite pas ce point dans son "samizdat", alors il contribue à étouffer le débat, et il devient légitime de... au fait LCI a le droit de maîtriser son antenne ? Oui ou non ?

Aliocha

Pour vous seul, ben Bazar des Légumes :

https://www.youtube.com/watch?v=5d1HIyyTLvg

Behenzar de Cunes

@ F68.10 20 janvier 11h54
« Vous avez un problème avec le fait que le monde est plus grand que votre pâté de maison ? »

Hélas oui ! Il commence à déborder chez moi.

Bien sûr, mis en transes au son du Mafeteng, vous n'entendez pas « le cri des peuples qui ne veulent pas mourir. »

Denis Monod-Broca

« Même quand les boucs émissaires sont coupables, le ´tous contre un´ me terrifie » dit Finkielkraut.
Comment lui donner tort ? Mais c’est une vérité dangereuse. L'ayant dite, le « tous contre un » s’est retourné contre lui. Une seule chose compte désormais : l’empêcher de s’exprimer. Tout en se proclamant défenseurs de la liberté d’expression évidemment...

Lucile

Alain Finkielkraut s'est trompé sur la nature du travail qu'il faisait dans cette émission. Il croyait pouvoir penser tout haut, même mal.

Quand un philosophe pense en silence, il remue toutes les options, même les plus absurdes et les plus immorales, pour les essayer fictivement ; c'est la seule manière de les éliminer ensuite. La réflexion sert à cela. "S'il y a consentement, est-ce que c'est du viol ? Non, il n'y a pas de consentement possible de la part d'un mineur. C'est démontré, irréfutable. Je laisse tomber cette idée".

À la télé, on fait penser les philosophes tout haut, on boit la moindre de leurs paroles, et ils s'y prêtent avec une certaine coquetterie, nous fournissant des bribes de pensée non abouties comme autant de trésors de sagesse. Car, la vanité aidant, ils attribuent à leurs propres paroles une valeur définitive qu'elle n'a pas. Les élucubrations intimes ou entre initiés sont sans risques, ces improvisations publiques sont artificielles, redondantes, et trompeuses si on ne les prend pas pour autre chose que des brouillons destinés au panier.

AF aurait dû en rester là. Mais le maladroit s'enfonce maintenant en disant qu'il voulait défendre contre la foule malveillante un homme seul. Son argument ne tient pas, pour plusieurs raisons. D'abord l'accusé n'est pas devenu une victime parce que ses agissements pervers ont été dévoilés. Et si tout le monde en parle c'est simplement parce qu'il était connu ; c'est la rançon de la gloire, et quoi qu'on fasse quoi qu'on dise, qu'on l'ignore ou qu'on en parle, on ne peut pas lui tresser de lauriers. Il a commis un crime grave. Entre nous, s'il n'a pas à souffrir davantage de ses méfaits, ce ne sera pas cher payé. Je ne vois donc pas en quoi il faudrait venir à son secours comme à celui d'un bouc émissaire.

Ensuite l'argumentation d'AF boite : quand quelqu'un a commis une faute, ce n'est pas l'aider que de reporter la faute sur un innocent, encore moins si celui à qui on cherche à faire indûment partager le poids de la culpabilité est la victime elle-même. Et comme la parole de Finkie est sacrée, il paye maintenant le prix de cet excès de gloire qui lui a été apporté par les media.

C'est dommage, surtout s'il continue à penser qu'un mineur peut être coupable de ce qu'un adulte pervers lui fait subir. C'est un cas où il faut choisir entre la victime et le bourreau, mais où la philosophie dirait-on obscurcit l'entendement.

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"À nous, amoureux de toutes les grandes cités d'Europe, Mister Badaboum vient nous vanter le Lesotho"

Exact. Vous avez un problème avec le fait que le monde est plus grand que votre pâté de maison ? Je peux aussi vous vanter l'île Maurice tant qu'on y est.

"Sait-il où il habite celui-là ?"

Il y a des chances.

---------------------------------------------------------

@ Wil
"Apparemment, PERSONNE n'a vu le jeu de mot tout pourri: "Thésée" vous ! C'est bizarre."

Oh ! Vite ! Seppuku !

Behenzar de Cunes

À nous, amoureux de toutes les grandes cités d'Europe, Mister Badaboum vient nous vanter le Lesotho [19 janvier 15h15].

Sait-il où il habite celui-là ?

Henri Gibaud

@ Denis Monod-Broca | 19 janvier 2021 à 22:48

Merci cher Monsieur Monod-Broca de nous ap-Point-er si gentiment avec la verve de l'académicien dé-CONSENTI (si l'on ose dire). J'espère que le rédactionnel qui suit saura gratifier votre sympathique offre...

Primo : dixit Alanus Finisqualiscoli (*) : "talk-show, comme on dit depuis que le français est une langue morte" : j'applaudis cette pique qui fait mouche sur tous les auto-colonisés CONSENTANTS de l'anglo-saxuel contaminant ! Hélas vous n'avez peut-être pas prêté attention à mes modestes tentatives de ci de là, mais je brocarde souvent les renoncements finissant par faire oublier le beau françois !

Secundo, en revanche Alain Finkielkraut utilise sans l'interroger la formule "réseaux sociaux" ce qui constitue une traduction très biaisée et fallacieuse en français ordinaire. J'avais eu il y a douzaine d'années la grande satisfaction de constater que madame la Pr agrégée de droit pénal (Sorbonne, Poitiers) Geneviève G. critiquait judicieusement tout comme moi cette négligence lexicale. En anglo-saxuel, 'social' a un sens faible presque anecdotique (**) et équivalent à "relationnel" (au sens de l'échange banal) alors que en français "social" est un contenant à contenu fort notamment juridique, et très connoté dans un domaine de philosophie politique, voire carrément institutionnel comme pour le droit du travail (chambre dite sociale de la Cour de cassation, etc.).

Encore une fois les prétentieuses "Lettrées" dégoulinant de mépris imbécile pour les matheux (elles pensent "boutonneux") ont été lamentables avec leur soi-disant fierté expressive : il fallait traduire 'social nets' en n'attribuant pas plus en français que la signification adéquate, quelque chose comme : "réseaux messagers"...
Alors, ce faisant, la surprise n'eût pu exister, en cet Académicien si révulsé d'avoir CONSENTI à sa propre intoxication sémantique par une facilité adolescente qu'il avait manqué à soupeser en toute maîtrise de pensée philosophique... Ces réseaux messagers propices aux automates inhumains, propices aux procédés algorithmiques visant à avalanches consensuelles, aux CONTAMINATIONS de tous les DUPONT-MONTJOIE, tout simplement : ne sont pas a priori "sociaux" ... tant ils dérapent comme en station LES-CONTAMINES-MONTJOIE vers l'anti-social absolu (le cher Académicien saura-t-il cette analyse ?).

Tertio : que reste-t-il alors du vrai dossier, celui de l'enfance innocente "inces-tuée" , "monsieur Alain" (philosophe Alain...) ?

(*) soyez indulgent pour cet essai de latinisation comme cela se pratiquait encore un siècle après Rabelais : ici en l'espèce j'ai assemblé "la fin " puis au gérondif "de quel chou" puisque l'allemand 'kraut' se traduit pas col (nominatif) (gérondif = coli) en latin classique scolaire-populaire d'avant 68

(**) la traduction récente, tout autant misérable, de 'social distanciation' contorsionne là encore salement le génie expressif du français , son goût pour le concret et moquant les ampoulades à la Trissotin-Vadius : "écarte-corps", "colle-pas", "du-large !" ... les opulentes divae (***) micro-fauniques ne manquaient pas de formules-candidates pour notre beau "parlange" au lieu de cette funéraire "distanciation sociale" !!

(***) pluriel en latin de 'diva' au cas nominatif (sujet de verbe)

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Après l'attaque à la hache devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, tous les médias ont proclamé leur attachement indéfectible à la liberté d'expression. C'est du pipeau."

On ne peut pas laisser passer cela. Cet événement n'a rien à voir avec la judéité de Finkielkraut ou avec Charlie Hebdo. Finkie n'a pas raison parce qu'il est juif. Finkie n'est pas criblé de balles non plus. Finkie ne trouve simplement plus de personnes pour relayer ses propos. Cela ne va pas plus loin.

Moi, j'attends effectivement toujours de lire son "samizdat". On le trouve où ? Il peut toujours le publier sur UseNet ! J'attends effectivement de l'entendre sur la pertinence de la loi française à disserter sur la notion de consentement en cas d'inceste, et à vérifier si oui ou non il récuse cet archaïsme du droit français. Ou s'il se cache derrière la notion de "singularité" (qui ne peut justifier un dispositif juridique systématiquement défaillant) pour pinailler sur la notion de consentement en cas d'inceste. Pour faire simple: je ne suis pas certain que ses antécédents en matière de déclarations sur la pédophilie ou pédocriminalité plaident pour lui.

Mais non. Si Finkie se compare à Charlie Hebdo, il débloque. Je vous rappelle d'ailleurs que Finkielkraut était l'apôtre de l'ébauche française de la cancel culture au sujet du génocide nazi ! Il va donc bien falloir un jour peser chacun des arguments, des mots et des termes qu'il emploie. Parce qu'il y a quand même certaines confusions dans son esprit, par exemple sur le terme de révisionnisme (concept différent de celui de négationnisme à moins de jouer sur les mots: Franciszek Piper, président du département d'histoire du musée national Auschwitz-Birkenau, est un révisionniste tout à fait respectable et respecté) ainsi que sur le rôle de l'université dans l'élaboration du savoir (où, là, il y a effectivement beaucoup à dire !).

J'attends de lire son "samizdat". Cela risque d'être cocasse.

Savonarole

@ Wilfrid Druais 17:59

Pour Wil...

https://www.youtube.com/watch?v=f8IRe81TJTs

Denis Monod-Broca

Pour ceux qui sont abonnés au Point : Alain Finkielkraut : « J’ai été naïf en oubliant que les réseaux sociaux font la loi » https://www.lepoint.fr/tiny/1-2410236 #Société via @LePoint

Et pour les autres, au moins cet extrait :

« N'êtes-vous pas tout de même un provocateur dans l'âme ? Ce n'est pas la première fois que vous suscitez une polémique…

J'ai autre chose à faire dans la vie que d'être un provocateur. Ce n'est pas par goût infantile de la provocation que j'essaie systématiquement de m'interposer entre les foules déchaînées et leurs cibles successives. C'est ma manière d'être juif, d'appartenir à un peuple longtemps élu par la haine universelle. Même quand les boucs émissaires sont coupables, le « tous contre un » me terrifie. Je ne cherche pas à créer des polémiques mais il est vrai que les choses ne cessent d'empirer. Comme chacun sait, car comme dit Kafka, « le tribunal n'oublie rien », j'ai déjà été dans l'œil du cyclone. Mais lors de mes précédentes mises en cause, les micros se tendaient : on me demandait de m'expliquer. Après mon renvoi brutal de LCI, en revanche, aucune matinale, aucun talk-show, comme on dit depuis que le français est une langue morte, ne m'ont invité. Silence radio, c'est le cas de le dire. Ne pouvant laisser la manipulation occuper toute la place, j'ai donc écrit une tribune pour rétablir mon honneur et la vérité. Elle a été refusée partout. Les uns me voulaient du mal ; les autres voulaient, disaient-ils, me protéger. J'ai donc envoyé ce texte à mes amis et connaissances. Certains l'ont mis sur leur page Facebook. Ainsi circule mon premier samizdat. Après l'attaque à la hache devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, tous les médias ont proclamé leur attachement indéfectible à la liberté d'expression. C'est du pipeau. La censure qui tombait autrefois sur la presse, aujourd'hui en émane. Ce n'est pas le pouvoir politique qui est liberticide, c'est le pouvoir médiatique, lui-même esclave de l'hystérie de l'époque. Heureusement, il y a encore quelques failles dans le dispositif. »

F68.10

@ Aliocha
"Mais non ce n'est pas surprenant de la part de Wil, F68.10, tous les intégrismes se rejoignent, encore un fait observable"...

...dit l'intransigeant fondamentaliste... Mort de rire.

Aliocha

Mais non ce n'est pas surprenant de la part de Wil, F68.10, tous les intégrismes se rejoignent, encore un fait observable.

F68.10

@ duvent (@ Wilfrid Druais)
"Moi, vous savez, je ne suis pas de ce monde, c'est F68quisaittout, qui l'est..."

Alors non, je ne sais pas tout. Je sais surtout identifier les grosses âneries. Ça, ouais, je sais faire. J'ai été à très bonne école !

"Donc, si vous avez des sujets complexes, importants, de haute voltige, à traiter, des questions cruciales et que vous recherchez des réponses claires qui apportent des solutions aux « HOMMES »..."

Ah ! Voilà: la création de toutes pièces d'une opposition hommes/femmes. Fabuleux. Ne vous en déplaise, ce n'est pas un des fondamentaux de mon positionnement moral. En effet je me soucie assez peu du sort des rochers, car je suis à peu près certain que, niveau conscience, c'est quand même vachement proche de zéro ; une femme, voyez-vous, c'est quand même un peu au-dessus de zéro. J'espère que je ne vous apprends rien ! Donc je ne me moque pas du sort des femmes. C'est d'ailleurs particulièrement gonflé de votre part de l'affirmer ou l'insinuer.

"...il est plus pertinent de les exposer à F68quisaittout, il est apparemment un homme, alors, vous voyez !"

Ouais. Effectivement. Et quand je vous envoie bouler avec l'invective "femme !", ce n'est pas pour nier la question des femmes. C'est simplement que c'est l'alpha et l'oméga de votre prisme sur la réalité, et que cela empêche toute communication avec vous et tout discours rationnel. Vous semblez effectivement avoir l'esprit embrumé par ces thématiques.

"Je ne peux pas trop rivaliser, mes bijoux de famille je ne les porte pas en bandoulière..."

Vous avez pas des gros lolos ? Quand allez-vous arrêter de systématiquement tout ramener à des histoires de bijoux de famille ?? Il est parfaitement possible de parler du sort des hommes, des femmes et des enfants sans pour autant devoir ramener ce type de propos dénigrants pour justement garantir qu'on ne puisse pas en parler.

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"Contrairement à ce qu'il fut cru Mister Badaboum n'est ni suisse ni afrikander."

Je suis bien affectivement attaché à la fois à la Suisse et au Lesotho. Pour des raisons différentes. Deux pays de montagnes. Le Lesotho est le pays de plus haute altitude au monde. Altitude minimale: 1400 mètres. Allez: un peu de son de Mafeteng pour vous illustrer la vie de berger noir en altitude.

Quand vous arrêterez avec vos attaques personnelles, j'arrêterai de vous gonfler avec mon para-nationalisme sotho.

-----------------------------------------------

@ Aliocha
"Par là, je veux dire comment fonctionne le malade surdiplômé incapable de maîtriser ses émotions profondes..."

Voilà le psychanalyste sous la défroque du catholique. De mieux en mieux. Si jamais je cherche un directeur de conscience, je ne m'adresserai pas à vous.

"...non renseigné qu'il est par atavisme antireligieux..."

Vous ne traitez toujours pas ce point fondamental: la supériorité de l'approche par les données et les faits sur l'approche par l'idéologie hors-sol.

duvent

@ Wilfrid Druais | 18 janvier 2021 à 23:55
"Et toutes les pauvres femmes qui souffrent sous leurs coups, vous y pensez un peu ?"

Des fois... Mais je ne peux pas tout faire !

En outre, j'oublie souvent que je ne suis pas un homme...

Moi, vous savez, je ne suis pas de ce monde, c'est F68quisaittout, qui l'est...

Donc, si vous avez des sujets complexes, importants, de haute voltige, à traiter, des questions cruciales et que vous recherchez des réponses claires qui apportent des solutions aux « HOMMES », il est plus pertinent de les exposer à F68quisaittout, il est apparemment un homme, alors, vous voyez !

Je ne peux pas trop rivaliser, mes bijoux de famille je ne les porte pas en bandoulière...

Et rien que pour vous :

https://www.youtube.com/watch?v=4xng_QbhHGY

Behenzar de Cunes

Contrairement à ce qu'il fut cru Mister Badaboum n'est ni suisse ni afrikander.

C'est un « gens du voyage » d'origine inconnue, un clown du TikTok and Wikiki International Circus qui fait rire aux larmes sur tous les continents avec son numéro de jambe démontable.

À voir et à revoir quand il passe près de chez vous.

Aliocha

Par là, je veux dire comment fonctionne le malade surdiplômé incapable de maîtriser ses émotions profondes, non renseigné qu'il est par atavisme antireligieux sur le fonctionnement dudit religieux, qui lui permettrait de ne plus justifier sa propre violence par les traumatismes, reconnus comme odieux, qu'il a subis, lui permettant enfin de se libérer de l'emprise de ceux qui l'ont traumatisé. Cela lui éviterait l'accoutumance à ces rituels d'humiliation auxquels il sacrifie cycliquement et qui brouillent un propos jugé par ailleurs de très haute qualité et parfaitement recevable, il n'est pas besoin de croire ou de pratiquer une quelconque religion pour en connaître le fonctionnement.

F68.10

@ Wil

"Votre anaphore est sûrement très intéressante mais ce qui me frappe d'abord c'est qu'elle est totalement sexiste !" -- Wil à duvent

Exact. (duvent semble effectivement avoir un problème de fond avec les hommes: c'est systématique. Elle ne semble pas avoir compris que les femmes, les hommes, et même certains animaux ont un cerveau.)

"Si moi je veux rabaisser l'esprit de mon prochain parce que je pense que je suis un surhomme nietzschéen, c'est mon droit et je vous emm**de !" -- Wil à Xavier NEBOUT

Exact. (Même si on a le droit de tenter d'utiliser son expression pour tenter relever le niveau.)

"C'est sûr que vu le tas de bêtises que vous racontez vous n’êtes pas le fils de "Thésée" vous !..." -- Wil à Aliocha

Exact. (Quoique c'est un peu surprenant de vous voir appliquer avec autant d'empressement la ligne d'action que Xavier NEBOUT vous indiquait.)

F68.10

@ Aliocha
"C'est pourtant grâce à l'anthropologie religieuse que nous sommes le mieux à même de comprendre comment fonctionnent les relations humaines."

Assertion gratuite. Quod grātīs asseritur, grātīs negātur. Vous n'avez aucune donnée précise permettant de prouver votre assertion. Et même si vous arriviez à prouver que l'"anthropologie religieuse" est le meilleur cadre (ce qui nécessite d'examiner tous les autres, hein...) de "comprendre comment fonctionnent les relations humaines" (que voulez-vous dire par là, précisément, formulée de manière qui soit réfutable, s'il vous plaît...) vous n'avez toujours fourni 1. aucun mécanisme fiable de détection de l'inceste 2. aucun protocole prouvé efficace de prise en charge.

En somme, nous n'avons pas avancé d'un iota.

Je tente d'avancer d'un iota: vous pouvez lancer des protocoles expérimentaux visant à détecter génétiquement des incestes dans la progéniture. Cela vous fournit un échantillon de cas positifs assez clairs - pas 100 % confirmés non plus... - d'incestes. Ensuite, vous pouvez recueillir des informations historiques et chronologiques selon un protocole d'entretien ou d'investigation défini à l'avance. Sur la base de ces données, vous pouvez tenter de formuler des hypothèses sur les fameux signaux faibles d'inceste. Puis lancer des protocoles expérimentaux les plus solides possibles pour vérifier la fiabilité de ces signaux faibles. Vous n'êtes pas au bout de vos peines, mais vous avez bien là une piste d'investigation plus solide et fiable que l'"anthropologie religieuse". Il y a bien sûr quelques détails de bioéthique à régler sur ce type de programmes de recherches, mais, normalement, il devrait y avoir moyen de rendre cela éthique. Dans une société civilisée.

Voilà: j'ai avancé d'un iota.

Je simplifie de manière outrancière l'argument, mais c'est juste pour vous illustrer en quoi se fier aux données a de meilleures chances de donner des résultats que vos incantations religieuses.

Aliocha

C'est pourtant grâce à l'anthropologie religieuse que nous sommes le mieux à même de comprendre comment fonctionnent les relations humaines.
Ceux qui en font fi sont au mieux des ignorants, au pire des irresponsables.
Badaboum...

Claggart

@ Breizmabro 17 janvier 17 h 32
"Kouchner a inventé le droit d'ingérence dans les pays en guerre"

Ce qui l'a conduit à s'associer en 1969 à la campagne accréditant le mythe d'un génocide des Igbo chrétiens du Biafra par les troupes fédérales, composées par ailleurs en partie de chrétiens, et développant l'aide militaire française aux sécessionnistes biafrais ; cette ingérence a eu pour conséquence la prolongation de la guerre et des souffrances des populations civiles du Biafra.

F68.10

@ Aliocha
"Quand il s'agit de passer à l'anthropologie, les arguments théologiques de M. Badaboum ne tiennent plus..."

Ce n'est pas avec de l'anthropologie - a priori foireuse (navré Lodi, il faut utiliser des mots un peu musclés avec Aliocha) pour le dire de manière désagréable, ou hypothétique pour le dire de manière courtoise - que nous allons arriver à mettre en place des protocoles de détection de la maltraitance sexuelle infantile ni que nous allons arriver à déterminer quoi faire après la détection.

Je vous présente Laura Sanchez, qui prend 20 minutes en angliche pour disserter sur les méthodes de détection de la pédocriminalité. Du vrai boulot, en somme. Quoi qu'on pense de ses propos. Ce n'est pas du flamboyant philosophico-anthropologique: c'est comment on s'organise pour traiter les données numériques pour traquer la pédocriminalité.

S'y coller, en somme. Vous comprenez la différence ? Entre parler et faire ? C'est ce que fait l'université de New Haven. Pendant que nous discutons psychanalyse à Paris 7... ou anthropologie, ou ce qui vous en tient lieu, ici-même.

Henri Gibaud

Europe 1 houspille le "Bel Homme" ce matin à propos d'une pétition signée en 1977, encore un Professeur de Droit maltraité par le calcul mental quand il évoque "60 ans" (d'ancienneté)...

Anciennement Lang de Blois, puis reconverti en "Jack le Chaluteur" du côté de Boulogne et Outreau, le Bel Homme s'est défendu pied à pied :
https://www.europe1.fr/politique/cest-une-honte-ce-qui-a-ete-accompli-par-olivier-duhamel-denonce-jack-lang-4019145
https://www.europe1.fr/politique/jack-lang-a-propos-dune-tribune-pour-decriminaliser-linceste-cetait-une-connerie-4019144

Au moment où il remarquait avec raison que les célébrités attaquées à coups de rumeur c'est d'une grande banalité, il aurait pu à-propos évoquer le cas de l'ancien journaliste et ancien maire de Toulouse, en sueur, qui était venu prendre cette rumeur ("plus vieux média du monde", classique de Kapferer) à la gorge en plateau du "20h" de gros média.

S'agissant d'une autre encore plus à-propos, celle introduite, mais pas initialement contre lui, par Luc Ferry, histoire d'un ancien ministre "poissé" en hôtel à Marrakech avec des garçonnets négociables en dirhams, épisode où il avait protesté avec force et des accents talentueux voire crédibles : que diantre n'a-t-il pas exprimé alors publiquement une requête expresse à l'intention de Luc Ferry pour que celui-ci confirme que Lang doit être exonéré sur ce dossier ? Sans aller forcément jusqu'à aiguiller vers le véritable auteur, fils d'un éminent juriste (on n'en sort pas !) et même carrément de spécialité constitutionnaliste... (est-ce que ça finirait par prédisposer, après tant de corrélations constatées ?).

Quant aux minauderies tardives de la signorinette Schiappa : heureusement l'étymologie corse de son patronyme évoque "échappatoire", ce serait peut-être une fatalité génétique depuis son premier ancêtre à chromosome Y ayant été ainsi affublé... peut-être des siècles avant Pascal Paoli...

Aliocha

Quand il s'agit de passer à l'anthropologie, les arguments théologiques de M. Badaboum ne tiennent plus, ne lui reste plus qu'à faire la morale.
N'avions-nous pas dit religieux ?

Behenzar de Cunes

Elisabeth Lévy… un seul mot: craquante !
Quand je la « mate » à l'Athélée ma chère épouse me considère d'une drôle d'expression.

Elle et son pote GWG j'aime, j'adore, j'admire… je salue !
Tous les deux, sur ma cheminée, en bonne place ils sont.

Le type même de personnes à qui on coupe la parole parce qu'ils ont quelque chose à dire !

F68.10

@ Aliocha
"Le diagnostic est confirmé, F68.10 est bien le fils de Thésée..."

Badaboum, badaboum, badaboum...

Je n'ai pas de temps à perdre avec des propos obscurs dissimulant des attaques personnelles derrière leur préciosité. Je ne considère pas d'ailleurs cela moral.

Behenzar de Cunes

AFFAIRE FINKIELFUS 1

On ne sait ce qu'il éprouvait pour son parâtre.
Mais il s'est bien fait haiser par sa sœur.

Aliocha

Le diagnostic est confirmé, F68.10 est bien le fils de Thésée, nous lui souhaitons de rencontrer l’ineffable :

"Avouez-le, tout change ; et depuis quelques jours,
On vous voit moins souvent, orgueilleux et sauvage,
Tantôt faire voler un char sur le rivage,
Tantôt, savant dans l’art par Neptune inventé,
Rendre docile au frein un coursier indompté ;
Les forêts de nos cris moins souvent retentissent ;
Chargés d’un feu secret, vos yeux s’appesantissent ;
Il n’en faut point douter, vous aimez, vous brûlez ;
Vous périssez d’un mal que vous dissimulez :
La charmante Aricie a-t-elle su vous plaire ?"

Et il n'y a là rien de codé, juste foutaise poétique seule à même de décrire nos foutaises humaines, badaboum partagé du rythme et de la rime.
Mais l'individu occidental ne partage plus rien, il est devenu le roi de ses souffrances particulières, dont il fait commerce pour justifier sa royauté.
Aussi, pourquoi voudrait-il guérir, ce serait utiliser son intelligence à ses dépens, comme de vouloir devenir pauvre, autant être mal-portant.

Lodi

Alain Finkielkraut peut être content : on parle de lui. Comme je l'ai déjà dit, pour la plupart des philosophes français, le discours compte plus que la réalité, et le nôtre court les sunlights. Ce n'est donc pas gratuitement que je lance cette hypothèse.
Donc les enfants lui servent à faire son intéressant dans une émission et le martyr une fois qu'il en est évincé. Et c'est la sœur de Victor qu'on accuse de se servir de ce dernier ? C'est le monde à l'envers mais ce n'est pas nouveau. N'est-ce pas ce qui arrive quand on se demande si la victime n'était pas consentante ?

duvent

@ Claude Luçon | 17 janvier 2021 à 13:31

Mais pas du tout Monsieur Luçon, vous vous trompez ! Voyez ici :

https://www.youtube.com/watch?v=576iSwoikMc

Lodi

Il faut croire que nous sommes des créateurs puisque nous avons un critique ! Enfin... si j'étais en manque d'évaluer les gens et que j'observais leur footing, cela ferait-il de chaque coureur un athlète ?

Patrice Charoulet

COMMENTATEURS

Je distingue ceux que j'aime et ceux que je n'aime pas.
Ceux qui sont sans intérêt et ceux qui m'intéressent.
Ceux qui m'endorment et ceux qui me réveillent.
Ceux qui font tout pour être compris et ceux qui font tout pour qu'on n'y comprenne rien.
Grand merci à ceux qui sont clairs, brefs, savoureux et intéressants.

breizmabro

Quand je pense que Kouchner, ministre de la Santé de Bérégovoy, a inventé (!) "le droit d'ingérence" dans les pays en guerre et qu'il n'a même pas été capable d'appliquer ce "droit" dans sa propre famille, il me vient comme un doute sur ces admirables idées humanitaires de la gauche ;)

Claude Luçon

@ duvent
"Il y a des hommes qui ...
...Et il y a Elisabeth Lévy !!"

Elisabeth Lévy serait donc, en réalité, un homme ?
Ou :
Un homme, dont Alain Finkielkraut, doit aujourd'hui passer par le filtrage d'une femme pour pouvoir se faire entendre.
Je prétends depuis toujours que le XXIe siècle est le siècle des femmes, la preuve en est donc faite !
Il suffit d'ailleurs de suivre CNN ces jours-ci pour se rendre compte que tous leurs commentateurs sont des commentatrices, à commencer par la plus senior d'entre elles, Christiane Amanpour, sauf l'éternel Wolf Blitzer bien sûr conservé dans la rôle du grand-père, et ces dames n'aiment clairement pas Donald Trump !
La cheffesse, Nancy Pelosi, mène la charge du haut de ses 80 printemps.
On en arriverait presque à éprouver de la pitié pour ce malheureux Trump, pourtant LE macho parmi les machos !
Sans compter bien sûr notre modératrice, vous, Breizmabro, Mary et nos autres commentatrices.
Nous avons déjà un président piloté par son ex-professeure mais l'inquiétant est que dans cette évolution nous risquons d'hériter de MLP, ou de sa nièce, à la tête de la France !

Pour conclure :
Il y a des hommes qui... n'en peuvent plus et rendent les armes !
Car même les musulmans viennent de l'admettre dans leur nouvelle charte !

F68.10

@ Aliocha
"Toi aussi, fils ! dit l'antithéiste athée que la faim fait sortir du bois, Finkie le confirme en ses dires, l'anthropologie des textes est expulsée..."

Badaboum, badaboum, badaboum...

J'y voyais bien plus clair dans ma sombre forêt. Mais la vie de coureur des bois ne procure pas de revenus honnêtes. -- David TMX, À l'orée d'un siècle en bois.

duvent

@ Wilfrid Druais | 16 janvier 2021 à 20:33 @ Robert
« La critique sous-entendue s'il y en avait une était plutôt envers Babeth Lévy. »

Il faut que je vous dise, Wil, que j'ai un avis à vous donner.
Mais rappelez-moi, si je l'oublie, que j'ai aussi une pensée aboutie et très intéressante concernant la défense d'Alain Finkielkraut, lequel défendait Olivier Duhamel, par la gente dame Elisabeth Lévy, et mon avis vaut son pesant de cacahuètes, vous verrez c'est passionnant, utile, nouveau, et pour ces raisons non exhaustives vous allez me porter au pinacle !!

Ainsi, je me disais que vous aimeriez savoir (façon de parler, car je n'ignore pas que vous aimez plutôt faire monter le degré...), que vous ne seriez pas indifférent, à mon propos que je vous livre tel quel :

Il y a des hommes qui apportent quelque chose à l'humanité
Il y a des hommes qui enlèvent quelque chose à l'humanité
Il y a des hommes qui ne savent pas que l'humanité c'est eux
Il y a des hommes qui ne croient pas que l'humanité c'est aussi ce qui n'est pas eux
Il y a des hommes qui ne pensent pas à l'humanité trop occupés à vivre
Il y a des hommes qui ne pensent à l'humanité trop occupés à survivre
Il y a des hommes qui ne veulent pas de l'humanité
Il y a des hommes qui s'en jouent
Il y a des hommes qui s'en moquent
Il y a des hommes qui s'en toquent
Il y a des hommes qui s'enfuient

Et il y a Elisabeth Lévy !!
Et c'est ici que mon propos devient passionnant mais je n'ai plus le temps, comme c'est dommage ! Dum loquor hora fugit...

XAVIER NEBOUT

@ Aliocha

Certains s'expriment pour crier "je suis là", d'autres "je suis le plus beau", d'autres pour exercer leur intelligence, d'autres plus simplement pour exister.

Or, la parole n'a ici d'intérêt que pour tenter l'élever l'esprit de son prochain - éclairer, être toujours scout pour ceux qui en ont fait la promesse, être en somme intéressant avec comme condition essentiale d'être aisément intelligible et agréable à lire.

Dayade sur fond de pédantisme girardo-proustien et grammaire lourde y sont aux antipodes.

Behenzar de Cunes

EN MARCHE VERS UNE NOUVELLE AFFAIRE FINKIELFUS ?

Aliocha

Toi aussi, fils ! dit l'antithéiste athée que la faim fait sortir du bois, Finkie le confirme en ses dires, l'anthropologie des textes est expulsée pour mieux satisfaire au religieux besoin cyclique d'humilier, chacun sa messe, on est dimanche, continuons donc d'inviter à partager la vérité, être mal-aimé ne signifie pas que l'amour n'existe pas, être mal soigné que le soin n'est pas salutaire, et qu'il n'y a que la formulation du vrai qui discrimine le faux, qu'aucune science apparemment ne maîtrise ses émotions profondes hormis la sainte connaissance, le powowow cyclique en témoigne, il est l'heure de péter son câble et d'inviter l'audience au méchoui d'Aliocha, plutôt que d'accéder à l'empire sur soi-même, seul et unique moyen d'établir le royaume de la justice en ce bas monde.
Bon appétit !

Lodi

Les victimes de maltraitance pédophile ou autres, ce sont des gens qui ont été ignorés, dans le meilleur des cas. Ou sacrifiés par les cadres. Par exemple, l'enfant doit se taire au nom de la sainte famille ou d'un saint discours, ancien ou moderne, je m'en moque comme de la première hypocrisie que j'ai pu entendre.

Donc, les cadres n'ont jamais été que les murs d'une prison pour la victime. Vrai, faux ? Si c'est vrai, je demande ce que le prisonnier injustement incarcéré peut bien devoir à la prison ? rien.

Par conséquent, deux logiques également légitimes se font, doivent continuer et se feront toujours la guerre.
La société tend à diminuer la violence et protège les droits de tous, suspects voire coupables.
La victime se doit à elle-même réparation...

Si elle n'a rien à perdre et comprend qu'elle ne doit rien à qui a été défaillante envers elle, elle ne va pas s'embarrasser de rites dont tant ont servi à l'exclure. En somme, l'intérêt de la société est d'avoir des victimes si écrasées, viles, vaincues, ignobles, qu'elles ne relèvent jamais la tête.

Ou bien si élevées qu'elles aient tant à perdre qu'elles n'ouvrent même pas la bouche : un dominant n'a jamais intérêt à révéler une faiblesse, ce ne serait rien moins que risquer de tomber.
Qui va à la chasse à ses démons perd sa place.

Mais on peut être obligé de raconter ce que tout le monde sait, si hélas trop le savent mais rapporté par un autre, ou le soupçonnant, ou si on ne peut être compris autrement et que pour quelque raison, il faut l'être comme paraît-il, les créateurs.
Imaginez l'embarras quand il est déjà ennuyeux pour bien des gens sans histoire de se présenter. Pour l'intérêt de ce qu'on a à faire, à quoi ne faut-il pas consentir !

Et quelle involution ! Quand on crée, on crée, je veux dire qu'on transforme ses heurs et malheurs en beauté, en démons et merveilles, y rétrograder, c'est se replonger dans le triste et vain chaos d'avant la création. En plus, beaucoup peuvent oublier beaucoup d'épisodes qui ne furent que de longues plages d'ennuis parcourues d’humiliations, et se retrouver aussi secs d'anecdotes que fertiles en inventions.

Bref, le seul moyen que cela ne soit pas torturant me semble d'être amis avant ou de le devenir pendant l'entretien. Encore un chemin, un chaos dont il est difficile de retracer l'histoire et donc c'est "parce que c'était moi et parce que c'était lui".

F68.10

@ Aliocha
"Rebelote, belote, lote, l'anti-religieux est un religieux comme les autres..."

Primo: vous confondez l'antithéisme qui est une position politique et l'athéisme qui est une position philosophique. Rassurez-vous: je rentre bien dans les deux cases.

Secundo: comme je l'ai mentionné à Serge HIREL, vous usez et abusez du tu quoque pour dévier toute conversation sérieuse. Et en profitez pour manifester votre fondamentalisme afin de décalquer le discours victimaire qu'il vous plaît sur les victimes: celui à consonance religieuse. Vous n'êtes pas le seul à ne pas pouvoir vous défaire de ce prisme interprétatif: même Finkie n'y arrive pas réellement. "Christique"... mon œil.

"...il l'élude sans fin..."

Tertio: Je n'élude rien du tout. Nous en avons même débattu jusqu'à l'épuisement de Mme Bilger et la nausée des autres lecteurs du blog. Je traite vos propos et si, dès la première ligne, je détecte une grosse foutaise (ce qui est invariablement le cas, malheureusement...) je traite ladite grosse foutaise. Ensuite, il manque quand même des caractères de disponibles pour vous apporter la contradiction sur vos splendides Gish Gallop.

Quatro: votre tu quoque catholico-relativiste est réfuté depuis 1962. Ne faites pas semblant qu'on refuse de débattre avec vous: c'est vous qui refusez de débattre des arguments qu'on vous oppose. Je cite donc mon lien bleu délavé:

"W. W. Bartley III, un philosophe et étudiant du grand Karl Popper donne ici une perspective intéressante sur l'une des tactiques les plus malhonnêtes et tortueuses utilisées par les fondamentalistes de tous types. Il l'appelle la "retraite sur les fondamentaux" [ndt: meilleure traduction qui me vienne à l'esprit] et donne d'utiles aperçus sur la façon dont cette manœuvre est usuellement appliquée." -- "Kevin"

Voilà: on parle bien de vous. Et, comme d'hab', à aucun moment vous ne prendrez ces quatre points en considération.

"Voyons, voyons, le père de Racine était-il médecin ?"

Je n'en sais a priori rien, et je m'en moque. Je pointe juste du doigt votre incapacité à saisir certaines choses que vous mettez en avant. Dostoïevski en est un exemple bien clair car cette influence dans l'élaboration de sa pensée morale est documentée: cela marque de passer son enfance à jouer à la balle avec les patients de l'hôpital militaire pour indigents de Moscou.

De plus Racine vivait au XVIIe et mon propos porte sur des événements postérieurs à l'essor de la médecine moderne de masse après la réforme médicale qui eut lieu à la veille de la Révolution française. Inutile de citer le médecin imaginaire de Molière: je n'ai pas la patience de rivaliser sur le thème de la médecine de la saignée et du charlatanisme avec des références littéraires à côté de la plaque sur la superstition, comme avec le Candelaio de Giordano Bruno ou les délires de Nostradamus. Stop foutaises.

Aliocha

Voyons, voyons, le père de Racine était-il médecin ?
Prenons le parti de rire de tous ces sérieux qui batifolent ici, et laissons à Molière, qu'au risque de me faire battre je qualifierai de divin, la citation finale sur la filiation médicale :

"Un cordonnier, en faisant des souliers, ne saurait gâter un morceau de cuir qu'il n'en paye les pots cassés ; mais ici l'on peut gâter un homme sans qu'il en coûte rien. Les bévues ne sont point pour nous ; et c'est toujours la faute de celui qui meurt. Enfin, le bon de cette profession est qu'il y a parmi les morts une honnêteté, une discrétion, la plus grande du monde ; jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué."

Le médecin malgré lui de Molière, acte 3 scène 2

Ou bien, en plein sujet Finkie :

« Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies. »

MOLIÈRE (1622-1673), Le Malade imaginaire (1673)

Aliocha

Rebelote, belote, lote, l'anti-religieux est un religieux comme les autres qui évite ce qu'à chaque fois on répète sans cesse en vain, car il l'élude sans fin, les textes révèlent l'anthropologie du religieux, l'humain trop humain pour ceux qui se prennent pour des dieux, ou des anti-dieux, piège sacré qui se referme sur la victime qui n'en est pas informée, hélas !

PHÈDRE.

Ariane, ma sœur ! de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !

Phèdre, Acte1,Scène3 -. Jean Racine.

sylvain

@ Jérôme | 16 janvier 2021 à 10:23
"Un peu comme chez certains homophobes très fortement déclarés, ce député hongrois par exemple, que l'on finit par retrouver dans des partouzes homosexuelles à jouer au petit train.
Je précise, il faut être prudent dans ce qu'on écrit sur ce blog, que je ne fais aucun amalgame entre pédophilie et homosexualité, cette dernière me laisse totalement indifférent."

Ah bon, vous y étiez ? Quelle place, celle de la locomotive ou du wagon... de queue ?

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS