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14 janvier 2021

Commentaires

HX3945

Dans le fond, la famille, c'est encore le meilleur endroit pour bai*er.

F68.10

@ revnonausujai
"Il me semble que je ne suis pas le seul à ne pas comprendre !"

Manifestement. Et c'est bien le problème: une association comme Face à l'Inceste urine dans un violon depuis 20 ans parce que des gens comme vous - probablement par ignorance, inconscience, ou attachement à des normes judiciaires inadaptées à la question - ne souhaitent rien entendre.

"C'est pourquoi je pense que le traitement social et répressif doit être axé sur la partie commune, c'est à dire l'atteinte sexuelle, les circonstances particulières, minorité, parenté/relation d'autorité, actes de barbarie... étant considérées comme aggravantes ; ça ira dans le sens de la simplification et d'un traitement plus universel de la question."

C'est le point central dans ce contentieux: de mon point de vue, c'est l'inverse: on devrait même cesser de qualifier cela de crime sexuel, pour arrêter ce sketch macabre permanent, et créer un concept simple, simplifiant le droit: la maltraitance, concept pour moi plus proche de la torture que de la claque dévissante dont on aurait pu se passer.

Ce qui recouvre entre autres, pour faire court, maltraitance physique (bébé secoué, enfant battu et pire), inceste et maltraitance sexuelle de personne ayant ascendant (comme le personnel soignant en hôpital ou une personne ayant un statut social élevé couvrant ses agissements de sa réputation, comme Jimmy Savile: ce n'est pas pareil d'être violée un soir par un inconnu en rentrant bourrée d'une boîte de nuit et d'être violée en hôpital psychiatrique à répétition par le bonhomme qui parle à la Reine pour financer l'hosto) et maltraitance médicale (SMpP sur enfant ou même sur adulte voire sur veillard, cas non théorique, ainsi que maltraitance médicale de type non SMpP mais sadique).

L'ingéniosité de la maltraitance (qui recouvre certes grossièrement différentes typologies) étant à peu près sans limite, elle ne peut réellement se définir de manière positive dans le droit. En tout cas sûrement pas avec des critères d'âge, des critères formellement familiaux ou sur des critères formels de consentement (inapplicable dans le cas des SMpP, par ailleurs).

Il faut sortir de cette logique morbide et délétère, accepter que cela nécessite d'impliquer un jury qui si possible s'y connaisse un peu, et que la jurisprudence doit avoir un rôle élargi en matière de création du droit sur ce sujet. (Il est en effet impensable et même complètement dingue que le parlement disserte sur les modalités de jugement ou même de définition d'un SMpP, par exemple... il devrait en être de même sur l'inceste.)

Et surtout, il importe de faire comprendre que la justice doit agir de manière à prévenir la création de victimes au long cours plutôt que de compter les dégâts (quand elle y daigne) laissant à la morgue le soin de compter les morts (ce qu'elle ne fait pas sur ce thème, sauf cas particuliers).

Cela, c'est pour l'ambiance dans laquelle il conviendrait de traiter le problème. En somme, vous semblez croire que ce genre de choses se traite comme un inceste lesbien entre deux sœurs (i.e. sans risque de consanguinité ni de relations d'autorité). C'est faux: c'est jouer sur des aspects fictionnels comparativement à une réalité macabre que vous refusez (a priori) de voir.

Quand on a une mortalité de 6 % à la détection avant 4 ans, vous savez, c'est pas à 3 ans qu'on porte plainte et qu'on monte jusqu'à la CEDH pour attaquer ses parents en justice car la justice couvre de facto des agissements que vous refusez de mettre dans la loi sous prétexte d'inflation législative. Faut apprendre à lire, demander ses dossiers, se taper plusieurs années de médecine en accéléré, dégoter des falsifications dans ses dossiers et analyses, payer un expert pour les authentifier, porter plainte entre deux lavages gastriques, et tout cela avant de crever à 4 ans. Joli défi. (Alors, vous savez, entre nous, les vaccins... j'en parlerai, si le Ciel existe, à mon grand-père qui me les faisait en doublant la dose). Le SMpP est caricatural, mais dans l'inceste, les obstacles sont similairement absurdes. cf. consentement.

La pédocriminalité et l'inceste n'ont pas ces mêmes statistiques grotesques de mortalité, mais les séquelles psychologiques sont documentées et suffisamment dantesques pour considérer, qu'au fond, c'est quand même du même registre: la torture, c'est un peu comme l'éternité: c'est long, surtout sur la fin.

Il faut faire sortir ces enfants le plus tôt possible de ces situations, y compris - et là je diffère probablement de nombre de gens - s'il convient de garantir au gosse de 13 ans qui souhaite sortir du bois qu'on n'enverra pas ses parents en taule tant qu'il ne le souhaite pas. (Sauf si on découvre d'autres victimes par la suite...) La sécurisation de ce parcours de sortie me semble cruciale.

Au sujet de la pédopornographie: le problème n'est pas que ce soit un pédophile qui regarde de la pédopornographie. C'est que la pédopornographie est une preuve documentaire d'un crime sexuel bel et bien réalisé sur un enfant. Aux États-Unis, vous n'êtes pas poursuivi du seul fait que vous ne signalez pas un meurtre. Mais vous y êtes bien poursuivi du seul fait que vous ne signalez pas du contenu pédopornographique dont vous prenez connaissance, quel qu'en soit le moyen, y compris dans votre travail de journaliste. Et si vous connaissiez la réalité de cette thématique, vous trouveriez cela très bien. À moins d'être un idiot, ou un inconscient, ou quelqu'un qui soutient les pédocriminels (je ne vois pas de quatrième option).

Votre dernier paragraphe à astérisque montre que vous n'avez pas l'esprit complètement obtus, et je vous en félicite. Mais c'est effectivement le point réel en discussion et qui échappe aux discours médiatiques qui semblent ne pouvoir digérer que des simplismes. Il faut sortir des simplismes, et simultanément refuser de traiter ces questions uniquement dans un cénâcle de psys. La tutelle mentale de cette profession sur ces questions est insupportable: être victime d'inceste répété dans la durée n'est pas une situation comparable à prendre rendez-vous avec son psychanalyste parce que votre Jules vous délaisse. Rien. À. Voir. Cette profession n'a pas le monopole de la vérité sur ces réalités.

Henri Gibaud sur les € Lemon-Inzest

Déjà 300 000 exemplaires tirés : "Lemon-Inzest" avait déjà chanté et encaissé GAINS-barre avec sa fi-fille tré-trémoussant son petit postère devant l'oeil sperminal - qui s'permettait - de son "géni(t)al auteur"...

BFM qui s'y connaît en rentrées numéraires/numériques a commis une visio-bande ce matin, c'est le déconfinement des larfeuilles de pigeons mateurs-amateurs ! Ils et surtout elles croient se rincer l'oeil moyennant 20€ "La Tuyau-de-Poële grande", mais... elles vont juste se délester un peu la bou-bourse, pas folle la Culture parisienne, toujours les bons réflexes !

Les paris sur les % si vous voulez bien, ouvrons les ici.
Sur la base de mettons 20€ qui passent Le Seuil et laissent 10 % (2 €) aux "auteurs", je vous propose de parier :
- entre 0,50 et 0,80 pour le Nègre qui a écrit pour de vrai
- d'où 1,20 à 1,50 € à chaque vente pour la nébuleuse Yau-de-Poële et Toile-à-Matelas : à coup sûr Lady Camille K, son hétérozygote "Victor" K... mais peut-être bien aussi le génie-sans-bouillir Bernard K dont l'aphasie aura permis la révélation de cette belle martingale éditoriale... enfin à tout Seigneur tout Honneur Sonnant-Trébuchant le priapique Pr de Droit saura plaider que sa retraite en bonne orchestration au profil bas mérite un petit quelque chose pour avoir accepté le deal sans gâcher l'aubaine...

Donc voici mon ébauche de fourchettes pour cette régalade, dans l'hypothèse à discuter d'un sigma in fine de 500 000 ventes au nominal de 20€ merci les pigeons (assortir d'intervalles probabilistes + ou - 15 %)
- 300 000 pour la ju-melle K'
- 150 000 pour le ju-meau K''
- 100 000 pour le mé-père K
- 100 000 pour le ju-riste D (pas de jaloux entre vrai-faux et faux-vrai)

Resteront, RIP in memoriam, un peu de mitraille pour des décos kitchs sur les pierres tombales des deux gourdes Evelyne et Marie-France Pisier-Pigeon. Que font les "féministes" ? Des lois sans prostate ni bourses ?

C'est vrai qu'on parlait trop de René Girard et pas assez de Crésus.

La veine est trop juteuse, autre pari à ouvrir : QUI pour janvier 2022 soit la 3e édition du prix Nabokov-Genet après Vanessa S puis Camille K ?

Et un peu d'antiracisme : Nègre près Le Seuil à pénétrer est un bon boulot, là ça devrait palper dans les 350 000 (+ ou - 50 000 environ).

revnonausujai

@ F68.10

Il me semble que je ne suis pas le seul à ne pas comprendre !

Soyons clairs: tout viol est un crime, tout viol sur un mineur est un crime avec circonstances aggravantes.
Un inceste entre majeurs librement consenti (par exemple entre frère et sœur) peut susciter une certaine réprobation morale, il n'empêche qu'il n'est pas pénalement punissable.
Que vous le vouliez ou non, cette réprobation tient historiquement aux conséquences sur l'avenir d'une éventuelle fécondation ; l'argument de la capote ne tient pas, à moins de la rendre obligatoire avec contrôle in situ ! D'ailleurs, vous dites "il suffirait", ce qui est une décision interne au couple, fût-il "maudit".
Il est d'ailleurs à noter que d'autres cultures ne réprouvaient pas l'inceste (Egypte, anciens Scandinaves...).

Si je vous comprends bien, vous avancez qu'une relation père/fille ou mère/fils, tous deux majeurs, est forcément entachée d'un biais d'autorité* et que le consentement est toujours vicié ; si les deux affirment le contraire ou si le plus jeune affirme un caractère plus fort, le fiasco judiciaire est garanti !

On confond (peut-être pas vous) viol, inceste et pédophilie et on met tout ça dans le même sac ; pourtant, on sanctionne des pédophiles qui détiennent des images pédopornos sans qu'ils soient passés à l'acte.
Vous arguez de vos connaissances en maths ; considérez ces trois notions comme des ensembles: ils sont sécants mais ne se confondent pas.

C'est pourquoi je pense que le traitement social et répressif doit être axé sur la partie commune, c'est à dire l'atteinte sexuelle, les circonstances particulières, minorité, parenté/relation d'autorité, actes de barbarie... étant considérées comme aggravantes ; ça ira dans le sens de la simplification et d'un traitement plus universel de la question.

"un légalisme obtus à deux balles"

Pointillisme juridique ? La loi existe pour fournir une règle commune et difficilement contestable ; vous préféreriez peut-être que l'on se détermine en fonction de l'âge du capitaine, de la direction et du sens du vent ?

Quelle conclusion j'en tire ? Confondre émotion et raison n'est pas souhaitable ; vivement, voeu pieux, un pouvoir qui agit en fonction du bien public et non des tendances sondagières ; vivement aussi un échenillage drastique du fatras de lois de lois et règlements pour revenir à l'indispensable essentiel.

*la question des relations abusives d'autorité entre parents et enfants dépasse largement le sujet des délits sexuels ; si j'en crois le récit que vous donnez de vos propres tribulations, il peut aussi bien s'agir de maltraitance ou à contrario de délaissement, d'exploitation mercantile ou que sais-je encore ; l'équilibre entre les libertés individuelles et la toute-puissance d'une norme envahissante dans les rapports familiaux ne paraît pas facile à définir et encore moins à appliquer.

Commisssaire Aliocha, dit Popaul

Avoir un bouc émissaire revient à ne pas savoir qu'on l'a.
Dès qu'on est mis au courant, la structure archaïque ne fonctionne plus, s'affole et, en tentant de répéter son rite à l'infini, multiplie les victimes dans la même proportion, les individus eux-mêmes s’adonnant aux rituels répétés qui pourraient légitimer selon l'ancien ordre leur désir de domination et ses cruels exercices.

Chacun, du haut de son gibet, tentera d'imposer ses vues et ce faisant, répétera malgré lui l'erreur liée à ce vice commun de nos relations, traitant les autres de petit étudiant, s'érigeant en censeur des élégances, assurant son triomphe, gare à celui qui osera mettre en défaut cette fragile illusion qui comme tout sophisme, n'aura besoin que d'une légère pression du doigt pour s'effondrer, et provoquera chez l'impétrant fureur et tentative de décollation, la violence appelant la violence, le duel ne sachant que monter aux extrêmes, pulvérisant jusqu'à l'objet du conflit en risquant d'éliminer les sujets qui s'y exposent, tentant alors de remettre sur pied l'institution sacrificielle qui ne trouvera là que l'occasion de démontrer à nouveau son obsolescence et où, si vous ne vous soumettez pas au dominant du groupe, vous serez immanquablement discriminé.

Si nous voulons inventer, car c'est à inventer, un autre fondement de nos cultures que le meurtre symbolique de la victime innocente qui, ayant été révélé en son mensonge, ne fonctionne plus, et éviter de retourner comme les idéologies du XXe, siècle n'est-ce pas, pas arrondissement, à notre condition primitive de primate voire de reptile, il est donc important de ne pas expulser les textes, dernier bouc émissaire, qui nous les ont révélés, et à tenter, reconnaissant chacun notre tendance persécutrice, de construire ce monde où, réellement, nous serions devenus incroyants en la violence et en ses mensonges, construisant un État et des institutions sur la base de cette révélation, non pas d'un dieu tutélaire et méchant comme tous ceux qui ne savent pas se contrôler en rêverait, mais de notre réalité partagée de persécuteurs, évitant au philosophe qui déjà se fait cracher dessus et insulter d'en appeler au juif errant pour ne pas se faire pendre, évitant sans cesse de produire de plus en plus de victimes inutiles car tout est déjà révélé, évitant surtout de faire du souci de l'innocence de la victime le fondement de ce retour au paganisme.

La prise de conscience est donc essentiellement un phénomène individuel et est donc fondamentalement un processus d'éducation, le maintien de l'ordre de cette nouvelle institution exigeant un État exemplaire et incorruptible ayant connaissance de cette réalité.
On appellerait cela la démocratie, et nous sommes bien obligés d'observer, au vu des rapports exercés entre les commentateurs d'un petit blog, que nous en sommes fort loin, se chamaillant au bac à sable de l'Ancien Testament, plutôt qu'ensemble accéder à l'âge de la maturité humaine où chacun, reconnaissant sa tendance persécutrice plutôt que d'en accuser autrui, apporterait la pierre de sa contribution au royaume évangélique qu'il nous reste à construire.

F68.10

@ Achille
"Et c’est reparti pour un tour sur René Girard !"

Semble-t-il qu'il soit impossible de parler inceste sans que la conversation dévie sur Girard. Cette impossibilité mentale de traiter plusieurs sujets en parallèle (point nodal de l'efficacité rhétorique du whataboutisme) m'a toujours troublé.

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@ revnonausujai

Vous m'avez manifestement mal compris: je demandais à discuter de l'évaluation morale de faire porter le traitement judiciaire de l'inceste sur la notion de consentement en droit français. Point que vous ne traitez pas.

"En fait, le législateur a mélangé deux choses de nature différente: la répression de relations sexuelles imposées qui est une question d'ordre public (protection des mineurs, liberté de choix) et la prohibition de relations sexuelles familiales qui est une question de santé publique (problèmes de consanguinité)."

Vous ne comprenez manifestement pas le problème: l'inceste peut parfaitement être formellement consenti. Cela ne change rien à la dégueulasserie du concept et aux conséquences plus que délétères sur les victimes. Certains contrats ne sont en effet pas cautionnés par le droit et sont considérés comme sans valeur. La position de gens qui ont un problème de fond avec l'inceste est que ce consentement, même s'il existe, ne peut avoir de valeur: les relations entre père et fille (ou d'autres relations avec un degré d'incestuosité moindre) se couplent avec des relations d'autorité et aussi de bienveillance ainsi que d'autres phénomènes plus complexes créant de ce fait un marécage mental hideux et poisseux qui transforme cela en torture. C'est le même problème de fond que lorsqu'un parent décide que vous êtes son patient. À mon sens, c'est cela que vous refusez de voir. Et de traiter.

Le problème de la consanguinité est dans l'ensemble plutôt un faux problème: il suffirait de mettre un préservatif. (Je vous garantis qu'il y a des barges qui racontent cela). N'importe qui avec deux neurones comprend bien que cette considération ne peut pas rendre compte de la complexité du phénomène de l'inceste. Et je doute que Victor ait des ovaires.

"Dans le cas d'OD, voir l'affaire sous la seule optique de l'inceste est bancal ; supposons, hypothèse d'école, qu'il ait divorcé de son épouse avant les faits qui lui sont reprochés, il n'était plus conjoint et donc plus d'inceste. Mêmes faits, même victime, même auteur et traitements différents !"

Et quelles conclusions en tirez-vous ? J'en tire personnellement la conclusion qu'on ne peut traiter ces questions par un légalisme obtus à deux balles.

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@ Lodi
"Bien sûr, il est efficace de traiter les gens ainsi. Ce n'est même pas injuste, sinon, à mon modeste niveau, ici, je n'en ferais pas autant, en louant les gens qui méritent de l'être ou en donnant le bâton à un Charoulet qui l'a un peu trop cherché pour que ça ne lui tombe pas dessus, à la fin."

C'est même d'essence morale: nous sommes responsables de notre environnement. Nous sommes responsables de la responsabilité d'autrui. Nous sommes responsables de la responsabilité d'autrui vis-à-vis de la responsabilité d'autrui, et ainsi de suite. Ce qui ne nous autorise pas pour autant à nous comporter en tyran. Je ne supporte pas la gangue religieuse de Levinas et les superpositions de plans de pensée qu'il opère incessamment au profit de l'imprécision conceptuelle, mais il me semble bien qu'il a raison au sujet de la notion de responsabilité.

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@ Henri Gibaud
"Pour l'agent qui se dissimule tel "F68.10", ô masque, ô culottes..."

Est-ce une référence à l'excellent film Triple agent d'Éric Rohmer ?

"Lisez Einstein et Infeld, puisque à moi vous ne me proposez aucune explication : je vous autorise à demander confidentiellement mon @ à madame-monsieur Bilger qui ne me répondent jamais, par pur respect..."

Je vais prendre le temps de réfléchir à votre proposition.

Lucile

La question que s'est posée AF à propos du consentement de ce mineur me fait penser à une expression que l'on entend souvent à propos des victimes de meurtre ou de terrorisme : "il/elle ne méritait pas de mourir".

Je regarde quelquefois les dossiers du FBI ("FBI Files") sur internet, et je suis surprise d'entendre cette expression dans la bouche de responsables du FBI. Elle implique que d'autres victimes, jugées moins irréprochables, l'auraient peut-être mérité. Le tueur, le terroriste seraient vus dans cette perspective comme les bras armés d'une justice immanente, et en tuant des innocents, ils se seraient en quelque sorte trompés de victime. Ce serait là leur tort principal.

Que certains, trop imprudents, ou engagés dans des affaires louches s'attirent des ennuis ne fait pas de doute, et que la mort de crapules ne suscite guère de regrets, c'est un fait, mais cela ne change rien à la réalité du crime. La victime n'a pas l'obligation d'être méritante pour avoir droit à ce statut, et le meurtrier ne remplit pas une mission divine ou morale en éliminant des êtres humains.

On entend cette expression si souvent, de la bouche de gens bien intentionnés et par ailleurs intelligents, que je suis indulgente pour AF, mais non pour sa manière de penser.

AF a sans doute été, dans son enfance, entouré d'adultes qui respectaient suffisamment sa personne pour qu'il ait maintenant du mal à repérer et à comprendre la mentalité du pervers quand elle se présente dans un cas concret. Le pervers est capable de trafiquer la volonté de sa victime, et de l'amener à un consentement de surface, ce n'est pas le moindre de ses méfaits. Mais ce n'est pas une raison pour qu'AF fasse mine de reprendre à son propre compte une défense indubitablement perverse, qui brouille les cartes et obscurcit le sens moral, sous le prétexte fallacieux que tout le monde montrerait du doigt l'auteur des faits. Ça n'en fait pas une victime. Tout le monde pense normalement qu'il a fait quelque chose de mal, mais comme représailles on a vu pire.

Qui ne voit que ce scenario où l'on échange alternativement les rôles entre le bourreau et la victime est névrotique, sans fin, et nous tient hors de la réalité ?

Henri Gibaud

Forcément à un moment René Girard a usé de tout le paradigme sémantique de l'attroupement, etc. Mais lui savait que n'importe quelle foule ne procède pas du mécanisme de scape-goat.
La question centrale est de savoir si le cluster est spontané-inopiné par colère de population respectable fâchée de n'avoir justice, ou bien si le mimétisme convergent est orchestré que ce soit dans une religion pré-abrahamique à sacrifice humain ou post-abrahamique (à sacrifice ovin), dans un meeting nazi, dans un procès de Moscou devant des milliers de soumis au Parti, etc.
Continuez à égorger du mouton comme je l'ai vu un matin de juin 1981, un shabbat, invité à Azjèn (Maroc), peu me chaut car je vous respecte même si par calculule(*) à la Finky vous pinaillez pour un bénèf' de fake-victim...

Avez-vous avec Finkielkraut défendu le vidéaste Weil-Raynal de France Télévisions viré parce qu'il avait héroïquement filmé l'abjection de crime magistrat contre la Justice dit "Mur des cons" ?
J'espère au moins vous avoir convaincu de mettre votre fierté d'étudiant pro-girardien au service de la prophylaxie lexicale dont je ne me dépars jamais : ne pas attribuer "sociaux" à ces queues-de-mickeys cybernétiques (Fessebouc et Zozio notamment), mais parler seulement de "RESEAUX MESSAGERS".

(*) calculus étant déjà le diminutif du latin cal (, calis) = caillou (qu'on trouve aussi dans calcaire et chaux), je vous réduis encore davantage le bio-ordi du ph... soumis(**) à france-cul... en lui collant du diminutif de diminutif

(**) piste d'explication très plausible pour l'attitude biaisée de Monsieur Finkielkraut : il ne sait que trop bien que cette radio est le temple rose pédophilephile depuis son ... fondement (!) alors il a la reconnaissance du bas-ventre pour son énorme rond de serviette... c'est à France Culture le 4 avril 1978 que quatre "philephiles" dont Foucault, Hocquenghem et un journaliste de Gai Pied pérorèrent une heure contre le critère de consentement et le critère d'âge notamment pour supprimer le délit d'attentat à la pudeur sans violence sur mineur.

Achille

« René Girard ne parle pas de foule dites-vous ?! » (Denis Monod-Broca à Henri Gibaud)

Tiens Aliocha et Lodi ont changé de pseudo ?

Et c’est reparti pour un tour sur René Girard ! 😀

revnonausujai

@ F68.10
"Alors abordons la question suivante: la notion de consentement doit-elle figurer dans le droit français au sujet de l'inceste ?"

Euh, c'est déjà le cas ; premier point, un inceste peut concerner un adulte et un mineur (de 15 ans), deux adultes, ou deux mineurs ; deuxième point, il n'est répréhensible pénalement que s'il n'y a pas consentement, ce qui est le cas d'office quand la victime est mineure (quoique dans le cas où les deux, auteur et victime seraient mineurs et d'accord, bonne chance au juge d'instruction !)
En revanche, un mariage incestueux reste prohibé au civil.

Le code pénal ne parle que de "viols incestueux" (art 222-31-1) et à l'exception de la déchéance de l'autorité parentale, prévoit la même peine que l'art 222-4, dans son alinéa "viol sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité" (20 ans de réclusion criminelle).
Il a donc créé une incrimination superfétatoire, la déchéance parentale pouvant être incluse dans les peines complémentaires de l'art 222-4.

En fait, le législateur a mélangé deux choses de nature différente: la répression de relations sexuelles imposées qui est une question d'ordre public (protection des mineurs, liberté de choix) et la prohibition de relations sexuelles familiales qui est une question de santé publique (problèmes de consanguinité).

Dans le cas d'OD, voir l'affaire sous la seule optique de l'inceste est bancal ; supposons, hypothèse d'école, qu'il ait divorcé de son épouse avant les faits qui lui sont reprochés, il n'était plus conjoint et donc plus d'inceste. Mêmes faits, même victime, même auteur et traitements différents !

Lodi

@ F68.10
"Je n'ai jamais vraiment regardé Dr. Who. Quoi qu'il en soit, l'idée d'œuvrer à ce que le système récompense ceux qui font du bon boulot n'est absolument pas absurde."

Bien sûr, il est efficace de traiter les gens ainsi. Ce n'est même pas injuste, sinon, à mon modeste niveau, ici, je n'en ferais pas autant, en louant les gens qui méritent de l'être ou en donnant le bâton à un Charoulet qui l'a un peu trop cherché pour que ça ne lui tombe pas dessus, à la fin.

Ce que j'avance n'a rien à voir : la parfaite vertu est d'agir sans peur de châtiment ou désir de récompense, par justice. Sans espoir, sans public, enfin, sans nulle béquille. Lève-toi et marche, sur le plan moral.
Je ne souhaite à personne de se débattre dans une situation si difficile, mais j'espère sans y croire que j'agirai bien jusqu'à la fin... et je le souhaite à chacun pour sa perfection morale ainsi que le bien du monde.
L'extrait que j'ai choisi traite aussi du doute sur la réalité, autre thème que j'adore, et le vrai et le faux docteur sont toujours aussi étincelants.

Le Docteur Who ? C'est un classique baroque, et surtout je croyais pouvoir illustrer quelques idées avec des extraits que parfois je me mets juste pour me remonter le moral.
Mais ce que j'ai regardé, tout d'une traite, découvert récemment par le programme Télérama d'Internet, c'est The dectectorist, que j'ai adoré et propose à ceux qui n'auraient pas eu la chance de le visionner :

https://www.arte.tv/fr/videos/095853-001-A/detectorists-saison-1-1-6/

Comme disent les critiques dans leur bons jours, j'envie ceux qui vont découvrir le livre, ah non, la série, que je viens de regarder, et j'attends la suite.
Bon, je vais survivre, par exemple, en ce moment, je lis le pour moi délectable Livre contre la mort de Canetti :

https://www.babelio.com/livres/Canetti-Le-livre-contre-la-mort/1019896

Profondeur : "La condamnation à mort pour tous, au début de la Genèse, contient au fond tout ce qui peut être dit sur la puissance, et il n'est rien qui ne puisse en découler"

Humour : "Un Égyptien rencontre un Chinois et échange une momie contre un ancêtre."

Qui cumule humour et profondeur, à mon avis : "La mort est de Dieu, et elle a dévoré son père."

Denis Monod-Broca

@ Henri Gibaud

René Girard ne parle pas de foule dites-vous ?! : https://m.youtube.com/watch?v=SW009H48hXA

Henri Gibaud

Pour l'agent qui se dissimule tel "F68.10", ô masque, ô culottes ...

"triple projection psychologique" ça alors, ne nous frustrez pas davantage de la découverte "pendante" (ça c'est du parler-basoche en ro-robe noire à bavoir blanc) de cette sorte de géométrie de votre cru où la 2D sur parchemin livrerait ses secrets à l'oeil affûté pour extrapoler la 3D !

Le juif Einstein (ça c'est pour exciter la paranoïa de M. Monod-Broca !) avait avec son compère Léopold Infeld, dans "L'évolution des idées en physique", d'une habileté didactique inoubliable, fort bien décrit comment à partir d'une expérience de pensée d'un être 2D courbe en "peau de sphère" qui explose vers la 3D on peut ensuite partant du quotidien de notre 3D espérer par rêverie géométrique se "figurer" dans une 4D de relativité générale incluant la dimension temps-lumière ...
Lisez Einstein et Infeld, puisque à moi vous ne me proposez aucune explication : je vous autorise à demander confidentiellement mon @ à madame-monsieur Bilger qui ne me répondent jamais, par pur respect...

Henri Gibaud

Monsieur Monod-Broca, repéré pour votre imprégnation mentale :
"Hitler n'aurait rien pu faire sans la foule allemande qui l'a soutenu, sans les foules européennes qui ont collaboré avec lui, sans la foule américaine qui a si longtemps fermé les yeux...
D'où les questions, angoissantes, suivantes : de quelles foules fais-je partie ? À quelles monstruosités se livrent-elles à l'instant présent ?"
et dans cette page, constant sur cette intention, fort ambivalente : coucher la Foule Générique sur votre Lit de Justice-Ego, avec forces scalpels si faut-y. Vous me renvoyez à n'être qu'un matricule, comme on voit en oreille bovine, ruminant d'une foule dont vous êtes le contempteur naturel parce que Juif, eh bien vous n'arriverez pas à me mettre en colère pas davantage que contre l'infortuné ALAIN pas-Chartier ego-sophe Finkielkraut.

René Girard ne parle pas de foule. En revanche les analystes classiques d'avant le nazisme avaient identifié le viol des foules par la propagande, etc. Un couple de professeurs d'allemand alsaciens (M. et Mme Geyer, = Faucon) nés en gros vers 1925 narrèrent à mes parents que enfants/ados par curiosité de leurs familles ils allèrent assister aux viols high-tech pour l'époque (électro-acoustique de masse) de foules organisées et dressées en effet contre des victimes expiatoires notamment abrahamiques. Ils avaient, enfants, été impressionnés par l'efficacité mimétique des process opérés de l'autre côté du Rhin.

Les historiens de la Libération en France ne parlent pas de foules. Tout le monde a vu les bribes filmées, lu les témoignages, interprété correctement les archives, entendu la chanson de Brassens. Oui il y eut des clusters, agrégats convergents, de simples citoyens animés par des motifs de vengeance, ayant vu des voisins juifs, amis communistes ou neveux maquisards persécutés. Sans aucune organisation, sans propaganda-staffel vengeresse ils s'en prenaient à de minables troufions en perdition allemande, ou alors à de misérables ratés voire abrutis juvéniles à la Lacombe Lucien...

Votre généralisation monolithique en "foule", Monsieur Monod-Broca, est un peu courte. Il y a foule et foule mais cela excède votre martèlement borné.

Et puis vous vous acharnez en me taxant subrepticement de judéophobie via "colère contre votre ami" : ainsi Dany et Allen, Henry n'y ont pas suffi... Aaaaaaaaaaaah, cet Henri Gibaud ne va pas nous abuser en prétendant "avoir ses juifs" !! Alors juste trois références pour essayer de vous éviter une prochaine prise de cachetons calmants :
- j'ai été invité au sanctuaire d'Azjèn en 1981 non loin de la délimitation entre les anciennes zones française (Ouezzane) et espagnole (Chechaouen), avec deux Espagnols et un Marocain, par un neveu du rabbi de Tanger qui en 1973 avait été attaqué à la hache en pleine rue...
- El Kohen : tel est le patronyme berbère d'une jolie gazelle de 15 ans plus jeune que moi dont je garde un souvenir ému, datant de 1996
- ici à l'Amicale Laïque locale dans les années 64-67 pour simplifier j'ai souvent disputé en pleine allégresse de belles parties de ping-pong avec Michel K. qui bien plus tard exerça une belle carrière de Pr d'Economie ... en 2004 acquérant au commerce de ses vieux parents un fauteuil motorisé pour ma maman née en 1917 je n'y manquai pas de causer de ces souvenirs

...la preuve de ma perversion d'antisémite manipulateur qui feint des amitiés sans doute fallacieuses pour vous, n'est-ce pas, cher Juge* ??

* Ancien Testament, livre des juges

Savonarole

Habitué du service public, Finkielkraut ne comprend pas que l’on puisse être viré de LCI.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"L'aspect juridique et judiciaire de la question mérite d'être abordé sur un blog dont le titre est "Justice au singulier"."

Alors abordons la question suivante: la notion de consentement doit-elle figurer dans le droit français au sujet de l'inceste ? Auriez-vous l'obligeance d'élargir la réflexion sur le thème général de la maltraitance, ainsi que sur le thème de la levée des obligations relatives à la vie privée sur Internet en matière de pédocriminalité en ligne ?

Voilà des questions où nous pourrions attendre Finkielkraut. Ou vous-même.

"Juridiquement et judiciairement, n'ayant pas été jugé, O.D. est présumé innocent, c'est-à-dire innocent. A.F. aussi bien sûr. N'est-il pas utile de le rappeler ?"

Un peu inutile, en effet. Ce n'est pas parce que la loi le présume innocent que nous avons l'obligation de ne pas traiter les données en notre possession, à ma connaissance. Ce n'est pas parce que les nazis ont fait des expériences scientifiques actuellement considérées comme enfreignant l'éthique médicale que nous aurions l'obligation d'en ignorer les résultats. Ce que nous ne faisons d'ailleurs pas. Parce qu'un fait reste un fait et une donnée reste une donnée. Qu'elle soit probante ou pas.

"Et, puisqu'il y a prescription, O.D. est à tout jamais innocent, juridiquement et judiciairement s'entend."

Ce qui ne me regarde pas vraiment en la matière. Je n'ai jamais été en position de discriminer Olivier Duhamel sur la base de cette histoire. Je ne vois pas pourquoi vous ramenez cela sur le tapis.

"Lui régler son compte par médias interposés, c'est faire oeuvre de justicier, pas oeuvre de justice."

Rien n'empêche a priori (à moins que vous ne m'expliquiez en quoi) Camille Kouchner de publier un tel témoignage. C'est justement sa liberté d'expression que de publier un texte de nature autobiographique. Tout comme rien n'empêche Matzneff de publier un texte où il décrit ce que vous savez. Ou Olivier Duhamel de tout nous raconter.

Aliocha

@ F68.10

Nous devons car nous pouvons traiter ce point antisémite en France, il en va non seulement de la survie du grand frère, mais de la laïcité française. Un juif français est au premier chef un citoyen français, point. Haïm Korsia, grand-rabbin de France, est parfait sur le sujet.

Denis Monod-Broca

L'aspect juridique et judiciaire de la question mérite d'être abordé sur un blog dont le titre est "Justice au singulier".

Juridiquement et judiciairement, n'ayant pas été jugé, O.D. est présumé innocent, c'est-à-dire innocent. A.F. aussi bien sûr.

N'est-il pas utile de le rappeler ?

Et, puisqu'il y a prescription, O.D. est à tout jamais innocent, juridiquement et judiciairement s'entend.

Lui régler son compte par médias interposés, c'est faire oeuvre de justicier, pas oeuvre de justice.

Behenzar de Cunes

@ Denis Monod-Broca 22 janvier 14h17

Remarquable réponse à Henri Gibaud (22 janvier 3h05).

Il semblerait bien que la situation générale se tende. Allons-nous être obligé de passer du rire aux larmes… devant les armées ennemies qui campent au pied des remparts.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Vous n’avez pas compris. Votre colère contre Finkielkraut vous aveugle. La phrase de Finkielkraut n’a rien à voir ni avec sa judéité à lui..."

Au détail près qu'il mentionne effectivement sa judéité comme fondement ou caution de sa révulsion pour les chasses à l'homme, ce qui relève quand même de l'instrumentalisation de la notion de persécution pour éviter le débat. J'ai lu l'article du Point que vous citez dans son intégralité en format papier (sur un tel sujet, il serait bon de faire tomber les paywalls...) et effectivement, tout l'article vise à légitimer de ne pas traiter les points de Face à l'Inceste. Finkielkraut n'a plus d'excuses intellectuelles à mes yeux.

La triple projection psychologique entre vous, Lodi, Henri Gibaud, LCI et Finkielkraut au sujet de l'antisémitisme - cela vole bas en France à ce sujet - ne mérite d'être traitée que pour ce qu'elle est: une triple projection psychologique. Inutile de traiter ce point en l'état des choses.

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@ Henri Gibaud
"C'est le plus puissant anticorps contre les pandémies de "Vérités Révélées", abrahamiques ou non."

Nous sommes entièrement d'accord sur ce point précis. Je prône un extrémisme logique impitoyable comme Joseph Agassi. Ce qui me gêne dans ce que vous décrivez, c'est que vous décrivez des milieux qui confondent recherche de la vérité avec réseautage muni de culte de la personnalité en toile de fond.

Sur Girard, je veux bien admettre que cet auteur puisse être intellectuellement intéressant ; mais tant qu'on lui attribue un statut épistémologique absolu et qu'on l'instrumentalise en dépeignant Finkielkraut ou Duhamel en bouc émissaire - de facto cautionnant la perpétuation du tabou de l'inceste - je pense qu'on assiste à des gens qui perdent les pédales. Je ne peux décemment entrer en matière sur le girardisme dans un tel climat: avoir l'esprit ouvert ne signifie pas se fracturer le crâne pour laisser son cerveau tomber au sol.

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@ Lodi

Je n'ai jamais vraiment regardé Dr. Who. Quoi qu'il en soit, l'idée d'œuvrer à ce que le système récompense ceux qui font du bon boulot n'est absolument pas absurde.

Sur le racisme, votre remarque sur les antiracistes est assez juste, et je me permets de vous faire remarquer ces extraits d'entretien de Coloured Mentality où vous pourrez constater que la question du racisme chez les gens de couleur est abordée en des termes qui sont inimaginables en France.

Pour ces gens, la question du racisme est une chose éminemment concrète car ils vivent dedans, dans un sens comme dans l'autre, et leur discours est à mille lieues des poncifs des antiracistes français sur la haine. C'est ce décalage sur la sémantique du racisme qui rend les discussions françaises largement ineptes sur le fond comme sur la forme. Et c'est pourquoi la gauche antiraciste à l'ancienne perd actuellement le combat des idées face aux décoloniaux.

Denis Monod-Broca

@ Henri Gibaud
« Finkielkraut a osé s'auto-crucifier en Juif victime de LCI antisémite implicite... »

Vous n’avez pas compris. Votre colère contre Finkielkraut vous aveugle. La phrase de Finkielkraut n’a rien à voir ni avec sa judéité à lui ni avec un quelconque antisémitisme de LCI.

Elle rappelle simplement que les Juifs ont été, pendant près de vingt siècles, les boucs émissaires par excellence, puisque haïs sans raison, harcelés sans relâche, et que lui, à son tour, pour rien, sinon pour quelques mots mal compris, se retrouve ostracisé.

Pour que le mécanisme se déclenche il faut une foule et un coupable désigné par elle. Il est toujours difficile d’admettre qu’on fait partie de la foule. N’est-ce pas justement ici votre cas ?

Aliocha

Commissaire popaul boit du petit lait, M. Gibaud, merci de la promotion, le bouc émissaire est effectivement une victime innocente, révélation anthropologique évangélique qui est tout à fait compatible avec l'agnosticisme, en soulignant le rôle de l’État :

"Le Nouveau Testament dans sa totalité avec des différences de point de vue entre les Évangiles, constitue un savoir anthropologique sans précédent, révélant ces choses cachées depuis la fondation du monde. Sa puissance de révélation ouvre ainsi la voie à la critique et à la rationalité scientifiques. Mais la Révélation sape aussi le fondement des sociétés en les privant de leurs ressources sacrificielles, elle accélère l’avènement de l’État, seul à même de prendre le relais des rituels chargés de canaliser la violence des hommes. L’État moderne aura « le monopole de la violence légitime », ce qui ne garantit nullement un monde « meilleur » que celui d’avant le travail de sape de la Révélation. Si on ne lui donne pas un sens anthropologique, comment comprendre cette parole de celui que les chrétiens nomment « le Sauveur » ? « N’allez pas croire que je suis venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais la guerre. » (Mt,10, 34-36)"

https://www.rene-girard.fr/57_p_44431/la-revelation-evangelique.html

Il est donc indispensable de rétablir l’État en ses prérogatives :

"S’appuyer sur l’autorité impersonnelle des institutions. La Justice, c’est la violence de dernier recours, contre laquelle aucune vengeance n’est possible. Cette autorité du droit irrigue toutes les institutions. Pour que cette autorité se maintienne, les institutions doivent elles-mêmes être exemplaires et défendre rigoureusement leur impartialité. S’agissant de la justice, il convient de ne jamais oublier que sa fonction réparatrice (faire droit aux plaintes des victimes) est tributaire d’une fonction plus haute, celle de réaffirmer la puissante solidarité du corps social et sa réalité méta-subjective."

https://emissaire.blog/2021/01/21/comprendre-la-violence-pour-ne-pas-se-laisser-agir-par-elle/

Autant dire rétablir, voire établir, le principe transcendant de l'amour du prochain.
Y'a di bolo !

Henri Gibaud

Je reviens spontanément sur mon "Henri Gibaud | 21 janvier 2021 à 14:08".
Tout le monde peut lire.

Il faut toujours accepter de se soumettre soi-même au doute pour sçavoir (de la science), cet art antique s'appelle la démarche zététique. C'est le plus puissant anticorps contre les pandémies de "Vérités Révélées", abrahamiques ou non.
Lors du Colloquium girardien (COV&R) de 1998, la présence catholique m'a paru faible (au moins Michel Rouche), il y avait manifestement des anarcho-(syndicalistes ?) de type pacifistes intégraux, des "alternatifs" pour des pistes éducatives semblant dans leurs propos au moins agnostiques si ce n'est athées. Pas identifié de musulmans ou à figures maghrébines par exemple. À vrai dire, les effectifs mondialisés les plus nombreux relevaient sans aucun doute de chrétiens d'inspiration nord-américaine (et vus de loin "protestants") , ce qui correspond à la zone de présence de Girard longtemps forcé d'exceller aux USA pour éviter les insultes et exactions pro-soviétiques en France.

S'agissant maintenant de voix attribuables à de l'héritage abrahamique pur et dur - puisque Finkielkraut a osé s'auto-crucifier en Juif victime de LCI antisémite implicite...- : j'ai l'immense plaisir de mentionner publiquement que, après 20 ans (! 1978-1998) j'y ai retrouvé Dany (ex-petite amie) soeur de mon co-bloc à Saint-Cloud Allen L., tous deux lointains cousins (environ 7e ou 9e degré) de Lucie du couple Aubrac... une bonne heure de conversation dans la joie, on n'avait pris de rides mémorielles en 20 ans ! Plus tard je visitai Allen près Montpellier, et eus la satisfaction de voir que parallèlement on avait découvert l'oeuvre de Girard, tous agnostiques et même si Dany et son frère issus de parents juifs assumaient leur origine dans la laïcité et aux antipodes du "judéocentrisme".

"Judéocentrisme" ? C'est le terme que, il y a environ deux décennies, cet excellent autre normalien né en Egypte en 1954 puis sauvé du tyran Nasser par une fuite familiale d'abord vers l'Italie, Henry R., utilisa pour critiquer ce canevas ambigu de réseautage quasi-ethnique où à la limite des ashkénazes finissaient par ostraciser les sépharades anciens cadres des Berbéries abrahamiques et même du sultanat chérifien (puis renforcés par les yehoudi-andalous chassés par le totalitarisme papolâtre de Fernando et Isabel après 1492)...

Bon, je n'ai critiqué que AF et pas BHL alors cette dose d'antidote devrait suffire, quoique ...

Sur Girard : je n'ignore pas qu'il est un partisan déclaré d'un christianisme austère et même épistémologiquement supérieur selon lui, ce qui a manifestement gêné la politique de néo-humilité du Vatican dès les années 70. J'ai fait découvrir René Girard à un neveu d'évêque d'un milieu catho lyonnais assez intellectuel ...
Girard a fréquemment souligné que les résurgences des phénomènes barbares ataviques qu'il a analysés à sa manière sont hautement favorisés quand le système judiciaire ne s'interpose plus suffisamment entre le criminel (vrai) et la population : alors faute de justice la vengeance contaminante vient occuper ce manque, ce vide.
Girard a pu écrire que la foule (au départ une convergence émotive avec sentiment de révolte) croit que sa cible est coupable, mais jamais il n'a pu écrire que l'agrégat ("cluster"...) de faux justiciers en frénésie condamne son bouc émissaire !! Car une condamnation ne peut être que judiciaire avec interposition des Serviteurs de l'Ordre Commun entre le Peuple et le vrai coupable... ce vrai coupable n'est pas un bouc !!

Le bouc émissaire n'est pas coupable, pauvre d'esprit au sens girardien est celui qui se trompe en donnant "raison" à la foule religieuse (religer = relier). La foule religieuse ne condamne pas, le bouc émissaire est victime, a dit René Girard. Sine qua non : contresens absolu. René Girard a eu aussi des mots accablants à propos des erreurs judiciaires, heureusement que l'abjection absolue du Mur des cons a eu lieu après sa bio-chronique.

Quant à attribuer le bénéfice de "bouc" à Duhamel Olivier, ce n'est pas du scape-goat émissaire : c'est la figure d'un bouc-satyre, cornu, à sabots, avec son phallus impudicus, ses jambes poilues, fourbissant le corps imberbe du fils(*) abandonné(**) par un "pathetic french doctor"...

(*) qui excellence en astrophysique, formidable camouflet aux spirituo-juristes qui en conséquence cachent cette re-naissance !
(**) "Eli, Eli... lamma sabacthani ?"

Lodi

@ F68.10
"C'est triste de voir des gens si effrayés de la chasse au bouc émissaire qu'ils sont incapables de comprendre ce que vous écrivez"

C'est comme les antiracistes ayant mortellement peur d'être racistes ou les gens qui... mais ils devraient le savoir s'ils se rappelaient Girard.
C'est comme les médecins qui n'acceptaient pas l'idée de contagion à l'époque médiévale. On ne connaissait pas les microbes. On ne comprenait pas la contagion... Par contre, l'idée de contagion ressemblait de loin à la contagion mimétique alors les gens "éclairés" ne voulaient pas comprendre qu'une ressemblance ne veut pas dire qu'il s'agisse de la même chose et que ce qu'on n'explique pas encore n'en existe pas moins.

Vous avez bien vu des gens prisonniers de définition de mots ? D'autres le sont d'analogies, et René Girard n'a rien à voir avec de telles aberrations tout juste bonnes pour les esprits religieux qui ne savent pas être croyants sans s'empoisonner, ce qui est paraît-il possible comme de manger le fugu sans mourir s'il est bien cuisiné.
Si un dieu m'apparaissait et me demandait de prêcher sa parole, je lui dirais, si j'osais, de le faire lui-même : on a vu ce que déléguer a bien pu donner dans le passé. Je dirais qu'il faut lire soi-même les textes aussi, plutôt que s'en remettre aux autres.

Enfin, il faut, il faut... il faut suivre son inspiration, et sa pente ascendante comme se préparer à agir même sans espoir, sans témoin, sans récompense.

https://www.youtube.com/watch?v=7KzS7iX0bA8

Et penser aussi librement que possible... J'ai la préoccupation du salut du monde comme on m'en a moqué, mais je ne crois pas aux sauveurs et aux sauvés, je crois que chacun devrait essayer de se sauver et de sauver les autres comme les hoplites se protégeaient les uns les autres face à l'ennemi ou comme les gens d'un navire en perdition sont hissés puis hissent les autres sur un canot de sauvetage.

F68.10

@ Henri Gibaud
"Vous avez peur de faire partie du goulag des ostracisés par les petits COMM-POL-POL ?"

Je vous trouve obscur. De manière générale, oui, je fais bien partie de ceux qui sont ostracisés pour toute une gamme de déviances imaginaires sous couvert de soin. Cela est factuel. Au sujet de la question homosexuelle au sens psychiatrique du terme, je n'ai jamais été accusé de ce type de pratiques dans un contexte médical. À ma connaissance...

Mais que la psychiatrie ait été inquisitrice sur ma sexualité (droit de regard que je lui nie) c'est factuel ; que la psychiatrie ait essayé d'exercer un contrôle sur ma sexualité, c'est aussi factuel ; et que la psychiatrie n'ait pas les idées claires sur son rôle en matière de sexualité de ses patients, c'est encore du domaine du factuel. Et que les psychanalystes n'aient pas réellement laissé tomber leur homophobie médicale, c'est encore une fois factuel. On peut continuer longtemps comme cela. Cela dit, j'en ai vu, des homosexuels, qui furent, selon toute apparence, bien traités par ce système: ils venaient pour cela.

"Mais QUI CASSE DU SUCRE... mais où avez-vous vu cela ? Si vous interprétez mes références strictement factuelles et documentées comme on ne sait quel discours prétendument haineux, alors : mais qui est réellement "parano" ?"

Vous me questionnez sur un commentaire d'il y a cinq jours. Le relisant, je trouve que je fais une assertion générale. Maintenant, en vous relisant, je dois vous avouer que je vous trouve... obscur. Je vous cite:

"Ainsi un autre compère normalien à Saint-Cloud, de très haut niveau de prudence-discrétion, futur important photographe proche d'un quotidien quasiment "homobsédé", avait déjà invité Hocquenghem et Soukaz à la fin de mars 78 à Saint-Cloud-ENS pour exhiber leur passion envers les scènes de sodomie filmées, tandis qu'une expo de photos peu ambiguës(*) prétendait illustrer une ahurissante "Semaine sur l'Enfance" (extorquée par surprise à la programmation auprès du Bural des Etudiants, au-dessus de la gare de Saint-Cloud...)." -- Henri Gibaud

C'est difficile de savoir quoi penser de vos propos. Vous faites effectivement un rapport, contextualisé, entre pédophilie et homosexualité. Il est difficile de savoir dans quelle mesure vous souhaitez qu'une intolérance sociale soit établie sur la question homosexuelle au motif de protéger les enfants.

Il est absolument évident, quand on s'intéresse au thème de la pédo-plus-que-pornographie en ligne, que les pédocriminels comptent en leur nombre des homosexuels. Je n'ai pas de statistiques précises sur ce thème, et, quand bien même les homosexuels seraient plus pédocriminels que les hétérosexuels, cela n'en justifierait pas une criminalisation de l'homosexualité. Ce sont les données qui nous permettraient d'évaluer dans quelle mesure cette question est réellement importante ou simplement un prétexte à coller des homosexuels derrière des barreaux, qu'ils soient pénaux ou psychiatriques.

Maintenant, j'entends beaucoup de choses sur 1968 et ses suites au sujet de la pédocriminalité. Mais je n'ai aucun doute que la pédocriminalité au sens moderne existait avant 1968. Et je suis absolument certain qu'elle a complètement explosé depuis que les gens ont des téléphones portables à haut débit munis de caméras.

"Et alors, quelque chose se passe. Et personne ne peut avoir de certitude, mais les chiffres commencent à exploser avec l'invention du smartphone: avec les iPhone mis sur le marché en 2008, ainsi qu'une gamme d'autres téléphones qui commencent à être produits, qui sont dotés de caméras haute définition et de connections haut débit. Et ainsi, à peu près vers 2015... en fait, dès 2014, nous crevons le plafond d'un million de signalements [de matériel numérique pédo-plus-que-pornographique]. Et c'est un saut quantitatif substantiel. En 2013, nous avons au plus un demi-million de signalements. En 2014, ce chiffre double. En 2015, ce chiffre quadruple, et dépasse les 4 millions de signalements. Et, en 2018, nous atteignons 18,5 millions de signalements. Les chiffres explosent donc exponentiellement." -- Gabriel J. X. Dance

Pour moi, 1968 n'est plus le problème. À moins qu'on documente des complaisances coupables qui empêcheraient de traiter la situation moderne d'explosion incontrôlée catalysée par les téléphones portables modernes et Internet. En 1965, Tom Lehrer était drôle. En 2021, le problème est devenu complètement différent.

Aliocha

Le com-popaul valide les assertions sur le bouc émissaire de notre maître renard par l'odeur du munster au cumin d'Achille alléché.
S'il a des réclamations, qu'il les adresse à qui a l'adresse et le patronyme et qui, si elle le veut bien, transmettra.
Attention, com-popaul ne veille jamais que d'un œil.

Denis Monod-Broca

@ Henri Gibaud

Je ne sais pas si Finkielkraut a lu René Girard mais vous, l'avez-vous bien lu ?
Le bouc émissaire, aux yeux de ceux qui, en foule, le condamnent, est coupable bien sûr. Qu'il soit, disons juridiquement, vraiment coupable ou pas du tout coupable, ne change rien à l'affaire. Le fait important est qu'il est coupable, absolument coupable, aux yeux de ceux qui veulent l'éliminer et sont incapables d'entendre le moindre mot pour sa défense.

Il est bouc par référence au rite judaïque, et émissaire parce que le bouc du rituel, envoyé dans le désert chargé des fautes collectives, emportait avec lui les fautes dont il était chargé.

OD, dans ce sens, est bouc émissaire. N'aimerait-on pas que disparaissent avec lui toutes ces fautes commises naguère au nom de la permissivité soixante-huitarde et dont on nous rebat les oreilles ces jours-ci ?

Et AF aussi est bouc émissaire, lui dont le tort immense, dont la faute impardonnable, est d'avoir jugé superflu d'accabler davantage le coupable et de s'être interrogé sur l'inceste.

Chacun se veut toujours du côté du bouc émissaire injustement traité, cruellement traité. Se reconnaître du côté de la foule est plus difficile, tout est là.

Question de regard, de point de vue...

F68.10

@ Behenzar de Cunes (@ Denis Monod-Broca)
"Profitez-en ; vous savez, c'est un grand seigneur, un Dutou de Monkru."

Je suis plutôt du genre d'Haroun el Poussah. Tout en mansuétude et en rondeurs rhétoriques. Et j'espère que cela se voit.

"Efforcez-vous de sortir de ses doigts."

C'est très facile: il suffit de ne pas me relancer. En général, je passe alors à autre chose.

Behenzar de Cunes

@ Denis Monod-Broca
« Comme déjà dit, je ne veux plus discuter avec vous … »

Profitez-en ; vous savez, c'est un grand seigneur, un Dutou de Monkru.
Efforcez-vous de sortir de ses doigts.

Henri Gibaud

Un bouc émissaire par définition de cette figure antique (en anglais scape-goat = bouc qui sert à échapper quelque chose) n'est PAS coupable. Monsieur Finkielkraut semble ne pas avoir lu René Girard. Ni jamais compulsé les actes du réseau international "COV&R" (Colloquium On Violence And Religion) qui à la Pentecôte de 1998 tint sa rencontre annuelle à Saint-Denis (93) avec participation de nombreux intervenants de toutes catégories, de tous continents de, toutes religions présumées, etc.

Un vrai coupable lynché par la fureur vengeresse de la foule populaire : c'est une grave carence civilisationnelle par défaut de justice grégaire évoluée, c'est un atavisme qui confine à une sale régression, mais ce n'est pas un bouc émissaire organisé et programmé. En méconnaissant ce discernement historique et éthique crucial, Monsieur Finkielkraut expose une fois de plus ses limites, et le dire n'est pas l'insulter.

L'éviction par LCI de Monsieur Finkielkraut n'est pas assimilable à une crucifixion systémique, c'est simplement un indice de plus de la tentation régressive proposée par les "réseaux messagers" à potentiel unanimiste-instantané très violent. En les qualifiant à grand tort de "réseaux SOCIAUX", Monsieur Finkielkraut avait par sa sottise avalisé préalablement la mésaventure somme toute anodine qui lui arrive. Qui a triomphé par le verbe peut par la suite être invalidé par son propre verbe... SO WHAT* ??

* et alors ?

Henri Gibaud

@ Aliocha | 16 janvier 2021 à 10:26
"Il se plaint d'être bien seul, on le remerciera donc, laissant toute réciprocité, prenant bien soin de ne pas heurter sa sourcilleuse susceptibilité.
Merci de vos salutaires précisions, M. Gibaud."

C'est vous "Aliocha" le COMM-POL-POL* masqué ?
* COMMissaire de POLice POLitique

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@ F68.10 | 16 janvier 2021 à 12:44 :
"Qu'on en profite pour casser du sucre sur le dos des homosexuels, je ne l'admets pas"

Mais QUI CASSE DU SUCRE... mais où avez-vous vu cela ? Si vous interprétez mes références strictement factuelles et documentées comme on ne sait quel discours prétendument haineux, alors : mais qui est réellement "parano" ? Vous avez peur de faire partie du goulag des ostracisés par les petits COMM-POL-POL ?
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Justement en matière de COMM-POL-POL, parlait-on (?) de vous :
"Jérôme | 16 janvier 2021 à 10:23",
puisque vous introduisez la menace d'une psychiatrie répressive comme en URSS, avec l'argutie délirante d'inversion-projection où après avoir inventé cette notion creuse de "homo-phobie" vous plaquez un fantasme à vous que ce serait de "l'amour-haine" en quelque sorte... ici :
"...pour les psychiatres et psychanalystes nombreux du blog: j'ai parfois l'impression, à l'écoute de certaines réactions, d'un rejet total, dû à la crainte d'une attirance inavouée, consciente, vers ce type de transgression ?
Un peu comme chez certains homophobes très fortement déclarés..."

Moi qui exprime ma liberté de pensée et de proposition à visage totalement découvert : c'est parce que j'attends les suites de vos lettres de cachet avec la plus grande sérénité ...
"Jérôme" seulement : un peu court jeune homme, affiché sans père, vous vous prenez pour une sorte de Christ privé (fils de Dieu et non de Joseph) ??

Claustaire

Juste pour faire entendre un autre son de cloche :
https://www.revuedesdeuxmondes.fr/alain-finkielkraut-la-cancel-culture-a-encore-frappe/

F68.10

@ Lodi

J'adhère à l'essentiel de votre commentaire. C'est triste de voir des gens si effrayés de la chasse au bouc émissaire qu'ils sont incapables de comprendre ce que vous écrivez. On se plaint d'un livre, à l'heure actuelle... mais la réalité, c'est que si la justice avait agi en 2011, ce livre ne serait pas paru. Duhamel aurait été condamné, aurait passé un sale quart d'heure, et après la taule, mêmes des victimes auraient dit "il a fait de la taule, il a payé, maintenant basta". Mais... là ? Il n'a pas été condamné, n'a pas fait de taule. Il aura un livre qui lui collera à la peau. Plus qu'une punition de Olivier Duhamel par Camille Kouchner, j'y vois surtout une mise en cause du fonctionnement des institutions sur le thème de l'inceste. "Vous n'avez pas fait le boulot. Voilà la conséquence".

Parce que la réalité a préséance. Même sur les fictions judiciaires qu'on se raconte et sur les institutions qui ne peuvent y échapper.

J'espère que ce sera un bon coup de semonce. Ce n'est pas comme si le problème était récent. Ce n'est pas comme si les associations de victimes ne tiraient pas la sonnette d'alarme depuis des décennies. Ce n'est pas comme si personne ne voulait en débattre. Intelligemment. Par le discours. Sans recourir à la furie des réseaux sociaux. Ce n'est pas comme si les autorités avaient été très réceptives. Ce n'est pas comme si la question du consentement n'était pas reconnue comme le point névralgique de ces demandes de réforme. Ce n'est pas comme si Finkielkraut avait fait l'effort de rentrer dans le débat en traitant des points soulevés par les associations de victimes. Ce n'est pas comme si son renvoi de LCI changeait quoi que ce soit à cette surdité.

C'est triste mais c'est comme cela: il n'y a pas eu de jugement ? Il y a maintenant un livre. C'est la réalité. On ne change pas la réalité.

Et au moins, on ne pourra pas dire, maintenant, que la question de la maltraitance n'est pas liée à celle de la liberté d'expression. Spécifiquement à des points légaux qui aux États-Unis seraient jugés anticonstitutionnels.

Lodi

@ F68.10

Je prends l’hypothèse où l'accusé est coupable, pour bien préciser et la discussion où l'a laissé votre contradicteur.

"Il y a une première victime : Victor. Il n’a pas eu le monde entier contre lui. Il a eu contre lui OD puis, lorsque le crime a été connu, il a eu contre lui une partie de sa famille, ceux qui ont pris le parti de OD."

Une chose que les gens ne comprennent pas, c'est qu'un enfant victime de pédophilie ou de coups par des gens de son entourage a en principe le monde entier contre lui.
Les abuseurs ne sont pas fous : ils attaquent des gens dont ils sentent bien que l'entourage ne les protégera pas.
Ici, si j'ai bien compris, père absent, mère alcoolique, belle-mère indifférente, on a un peu tout.

Il y a tant d'autres cas possibles. Les enfants savent qu'ils doivent se taire. Exemple, une enfant qui en a plus que marre d'aller voir un prêtre selon les ordres de la personne qui s'occupe d'elle, s'y rend avec une enfant point trop bien traité non plus, le prêtre tripote l'enfant habituel devant l'enfant spectateur. L'enfant victime dit que si elle le disait à son entourage, on ne voudrait pas l'entendre, l'enfant témoin confirme.
Les enfants savent. Il faut se taire.
Adultes, ils le savent encore plus, en général.

La scie comme quoi l'unanimité signifie qu'on a un bouc émissaire me fait bien rire, d'abord, il est des gens qui menacent tout le monde : nous avons tous été enfant, certains ont charge d'enfant, il est donc normal de s'unir contre ceux qui menacent et notre passé et notre avenir de même que tous doivent être contre l'incendie et l'incendiaire.
Pour autant, l'incendie et l'incendiaire ne sont pas des boucs émissaires ! Ils le seraient si on ne disait qu'eux coupables, or non, la coupable indulgence des institutions, le fait qu'on aide peu les pédophiles ne voulant pas passer à l'acte et autres choses semblables sont des culpabilités reconnues par tous.

Quant aux opinions divergentes, elles s'expriment toujours, voir le nazisme qui a pourtant été vaincu à la guerre et le négationnisme interdit par la loi. Le problème est justement la loi, qui risque d'abolir la liberté d'expression.
C'est la pente de nouvelles lois liberticides qu'il faut dénoncer, ce sont les actuelles qu'il faut abolir avant de reprendre le Premier amendement de la Constitution américaine chez nous.

Il est désastreux de prétendre affadir, brider et en somme rabaisser les GAFA à notre image... J'espère qu'ils resteront dignes de leur début, toujours insoucieux des caprices des Etats dont aucun n'a jamais permis à tous de s'exprimer.

Comparons au passé, où la plupart des gens ne pouvaient parler qu'à très peu de personnes, et encore, selon les attentes du voisin sous peine de mort sociale !
À présent, la plupart des Occidentaux et beaucoup de gens au-delà peuvent le faire de chez soi ou même de dehors depuis plus récemment, envoyer ses pensées aux quatre vents, recevoir celles des autres en la fertilisation croisée de tant d'arbres qu'on peut dire que se lève une forêt primaire de liberté, d'information, de dialogue et d'inspiration, une effervescence que nous ne savons pas voir, peut-être trop obsédés par celle du champagne !

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Comme déjà dit, je ne veux plus discuter avec vous..."

Alors, pour une fois, parce que je suis grand seigneur, je vais exaucer votre vœu: restons-en là.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Comme déjà dit, je ne veux plus discuter avec vous mais expliquez-moi tout de même ce que vous voulez dire, en répondant à ma question « comment lui donner tort ? », par ces phrases : « Simplement en remarquant que ce sont les victimes qui ont le monde entier contre elles. Finkielkraut inclus. Facile de répondre à votre question: il s'agit d'une inversion accusatoire, somme toute assez classique. »

J’essaie de préciser, car c’est important, que c’est le cœur du sujet :

Il y a une première victime : Victor. Il n’a pas eu le monde entier contre lui. Il a eu contre lui OD puis, lorsque le crime a été connu, il a eu contre lui une partie de sa famille, ceux qui ont pris le parti de OD.

Ensuite, il y a eu un coupable désigné, OD. Il a, lui, depuis quelques jours, le monde entier contre lui. On peut trouver cela très bien et faire partie du monde entier, du « tous contre un » de Finkielkraut. C’est le parti que vous avez pris. Mais on peut aussi critiquer cette unanimité, vouloir sortir de la foule accusatrice, chercher à prendre l’affaire sous un autre angle, s’interroger.

L’ayant fait, Finkielkraut s’est trouvé être, aussitôt, lui aussi, coupable désigné. Il a, à son tour, le monde entier contre lui. À nouveau, vous faites partie du monde entier, du « tous contre un ». Je fais, à ma petite échelle, la même chose que Finkielkraut, je critique cette unanimité, je sors de la foule accusatrice, je m’interroge... Tandis que vous-même êtes parfait dans le rôle de celui qui, accroché à ses certitudes, refuse de s’interroger et, avec tous, accuse et condamne.

Le Talmud dit : « quand un accusé a l’unanimité de ses juges contre lui, il doit être aussitôt libéré ».

Ah, si, allez, encore un commentaire : vous vous félicitez que LCI veuille garder la maîtrise de son antenne. Mais, si toutes les télés, toutes les radios, tous les journaux, tous les GAFAM... font de même, que restera-t-il de la liberté d’expression ? Où s’exprimeront les voix dissidentes ?

Robert

Je ne prolongerai pas par un commentaire ce que j'ai déjà écrit.
Toutefois, j'ai lu un article fort intéressant de J-P Brighelli sur cette affaire, ce d'autant plus qu'il cite l'article de notre hôte :
https://blog.causeur.fr/bonnetdane

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"Hélas oui ! Il commence à déborder chez moi."

Appelez un plombier.

"Bien sûr, mis en transes au son du Mafeteng, vous n'entendez pas « le cri des peuples qui ne veulent pas mourir. »"

Je me moque des chouinards dans votre genre, surtout. Votre culture, c'est à vous de la défendre, si cela vous chante. Pour cela, il faut se sortir les doigts du rectum. À vous de produire des innovations culturelles qui nous prouveraient que votre culture n'est pas une culture morte, fossilisée dans l'écrit à l'heure où Internet ne vous fera absolument aucun cadeau.

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@ Denis Monod-Broca
"Même quand les boucs émissaires sont coupables, le ´tous contre un´ me terrifie" dit Finkielkraut. Comment lui donner tort ?"

Simplement en remarquant que ce sont les victimes qui ont le monde entier contre elles. Finkielkraut inclus. Facile de répondre à votre question: il s'agit d'une inversion accusatoire, somme toute assez classique.

"Mais c’est une vérité dangereuse. L'ayant dite, le « tous contre un » s’est retourné contre lui."

Vous chouinez: si quelqu'un sortait une énorme énormité sur, par exemple, les chambres à gaz, Finkielkraut serait le premier à légitimer le lynchage. Là, il a sorti une énorme conn*rie sur le consentement. Je ne vois pas pourquoi on ignorerait que Finkie raconte des conn*ries à répétition sur le consentement dans le domaine de la pédophilie.

"Une seule chose compte désormais : l’empêcher de s’exprimer."

Non. Une chose compte: défendre le droit d'un acteur privé à maîtriser son antenne. Ce que vous n'acceptez toujours pas. Si Finkie apporte une contribution au débat, alors il convient de... au fait, LCI a le droit de maîtriser son antenne ? Oui ou non ?

"Tout en se proclamant défenseurs de la liberté d’expression évidemment..."

La liberté d'expression a pour vocation de permettre le débat d'idées. Les idées que Finkie ignore volontairement pour empêcher le réel débat d'avoir lieu, et il ne semble pas en être à son coup d'essai, sont ici: sur le site de Face à l'inceste. Je ne prétends pas approuver chacune de leurs positions, mais le premier point de changement qu'ils réclament est la fin de cette notion grotesque de consentement. Si Finkie ne traite pas ce point dans son "samizdat", alors il contribue à étouffer le débat, et il devient légitime de... au fait LCI a le droit de maîtriser son antenne ? Oui ou non ?

Aliocha

Pour vous seul, ben Bazar des Légumes :

https://www.youtube.com/watch?v=5d1HIyyTLvg

Behenzar de Cunes

@ F68.10 20 janvier 11h54
« Vous avez un problème avec le fait que le monde est plus grand que votre pâté de maison ? »

Hélas oui ! Il commence à déborder chez moi.

Bien sûr, mis en transes au son du Mafeteng, vous n'entendez pas « le cri des peuples qui ne veulent pas mourir. »

Denis Monod-Broca

« Même quand les boucs émissaires sont coupables, le ´tous contre un´ me terrifie » dit Finkielkraut.
Comment lui donner tort ? Mais c’est une vérité dangereuse. L'ayant dite, le « tous contre un » s’est retourné contre lui. Une seule chose compte désormais : l’empêcher de s’exprimer. Tout en se proclamant défenseurs de la liberté d’expression évidemment...

Lucile

Alain Finkielkraut s'est trompé sur la nature du travail qu'il faisait dans cette émission. Il croyait pouvoir penser tout haut, même mal.

Quand un philosophe pense en silence, il remue toutes les options, même les plus absurdes et les plus immorales, pour les essayer fictivement ; c'est la seule manière de les éliminer ensuite. La réflexion sert à cela. "S'il y a consentement, est-ce que c'est du viol ? Non, il n'y a pas de consentement possible de la part d'un mineur. C'est démontré, irréfutable. Je laisse tomber cette idée".

À la télé, on fait penser les philosophes tout haut, on boit la moindre de leurs paroles, et ils s'y prêtent avec une certaine coquetterie, nous fournissant des bribes de pensée non abouties comme autant de trésors de sagesse. Car, la vanité aidant, ils attribuent à leurs propres paroles une valeur définitive qu'elle n'a pas. Les élucubrations intimes ou entre initiés sont sans risques, ces improvisations publiques sont artificielles, redondantes, et trompeuses si on ne les prend pas pour autre chose que des brouillons destinés au panier.

AF aurait dû en rester là. Mais le maladroit s'enfonce maintenant en disant qu'il voulait défendre contre la foule malveillante un homme seul. Son argument ne tient pas, pour plusieurs raisons. D'abord l'accusé n'est pas devenu une victime parce que ses agissements pervers ont été dévoilés. Et si tout le monde en parle c'est simplement parce qu'il était connu ; c'est la rançon de la gloire, et quoi qu'on fasse quoi qu'on dise, qu'on l'ignore ou qu'on en parle, on ne peut pas lui tresser de lauriers. Il a commis un crime grave. Entre nous, s'il n'a pas à souffrir davantage de ses méfaits, ce ne sera pas cher payé. Je ne vois donc pas en quoi il faudrait venir à son secours comme à celui d'un bouc émissaire.

Ensuite l'argumentation d'AF boite : quand quelqu'un a commis une faute, ce n'est pas l'aider que de reporter la faute sur un innocent, encore moins si celui à qui on cherche à faire indûment partager le poids de la culpabilité est la victime elle-même. Et comme la parole de Finkie est sacrée, il paye maintenant le prix de cet excès de gloire qui lui a été apporté par les media.

C'est dommage, surtout s'il continue à penser qu'un mineur peut être coupable de ce qu'un adulte pervers lui fait subir. C'est un cas où il faut choisir entre la victime et le bourreau, mais où la philosophie dirait-on obscurcit l'entendement.

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"À nous, amoureux de toutes les grandes cités d'Europe, Mister Badaboum vient nous vanter le Lesotho"

Exact. Vous avez un problème avec le fait que le monde est plus grand que votre pâté de maison ? Je peux aussi vous vanter l'île Maurice tant qu'on y est.

"Sait-il où il habite celui-là ?"

Il y a des chances.

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@ Wil
"Apparemment, PERSONNE n'a vu le jeu de mot tout pourri: "Thésée" vous ! C'est bizarre."

Oh ! Vite ! Seppuku !

Behenzar de Cunes

À nous, amoureux de toutes les grandes cités d'Europe, Mister Badaboum vient nous vanter le Lesotho [19 janvier 15h15].

Sait-il où il habite celui-là ?

Wilfrid Druais

@ F68.10 le 19/01/21 12:04
"C'est sûr que vu le tas de bêtises que vous racontez vous n’êtes pas le fils de "Thésée" vous !..." -- Wil à Aliocha
Exact."

Apparemment, PERSONNE n'a vu le jeu de mot tout pourri: "Thésée" vous !"
C'est bizarre.
Sans doute parce qu'ils ont tous un cerveau qui marche tellement bien et que le mien marche tellement mal que les jeux de mots les plus minables deviennent invisibles à leur intelligence supérieure.
Ils sont tellement habitués au meilleur qu'ils ne voient plus le pire.
C'est un peu comme tous ces escrocs de testeurs de restos et autre pseudo-spécialistes en art moderne. Ils sont tellement pleins d'eux-mêmes qu'au bout d'un moment ils ne voient plus la différence entre l'excellence et la nullité.
Tant mieux pour eux... ou pas, moi, je la vois toujours.Très clairement même.
Toujours est-il qu'il y avait donc un jeu de mot pourri que je répète donc pour ceux qui n'ont pas compris: "Thésée" vous !"..."TAISEZ-VOUS !"... Ça va là ou faut faire un dessin ?... Pfff !
La vie est dure hein ! M'en parlez po ma brave dame !
Incroyable !...

Henri Gibaud

@ Denis Monod-Broca | 19 janvier 2021 à 22:48

Merci cher Monsieur Monod-Broca de nous ap-Point-er si gentiment avec la verve de l'académicien dé-CONSENTI (si l'on ose dire). J'espère que le rédactionnel qui suit saura gratifier votre sympathique offre...

Primo : dixit Alanus Finisqualiscoli (*) : "talk-show, comme on dit depuis que le français est une langue morte" : j'applaudis cette pique qui fait mouche sur tous les auto-colonisés CONSENTANTS de l'anglo-saxuel contaminant ! Hélas vous n'avez peut-être pas prêté attention à mes modestes tentatives de ci de là, mais je brocarde souvent les renoncements finissant par faire oublier le beau françois !

Secundo, en revanche Alain Finkielkraut utilise sans l'interroger la formule "réseaux sociaux" ce qui constitue une traduction très biaisée et fallacieuse en français ordinaire. J'avais eu il y a douzaine d'années la grande satisfaction de constater que madame la Pr agrégée de droit pénal (Sorbonne, Poitiers) Geneviève G. critiquait judicieusement tout comme moi cette négligence lexicale. En anglo-saxuel, 'social' a un sens faible presque anecdotique (**) et équivalent à "relationnel" (au sens de l'échange banal) alors que en français "social" est un contenant à contenu fort notamment juridique, et très connoté dans un domaine de philosophie politique, voire carrément institutionnel comme pour le droit du travail (chambre dite sociale de la Cour de cassation, etc.).

Encore une fois les prétentieuses "Lettrées" dégoulinant de mépris imbécile pour les matheux (elles pensent "boutonneux") ont été lamentables avec leur soi-disant fierté expressive : il fallait traduire 'social nets' en n'attribuant pas plus en français que la signification adéquate, quelque chose comme : "réseaux messagers"...
Alors, ce faisant, la surprise n'eût pu exister, en cet Académicien si révulsé d'avoir CONSENTI à sa propre intoxication sémantique par une facilité adolescente qu'il avait manqué à soupeser en toute maîtrise de pensée philosophique... Ces réseaux messagers propices aux automates inhumains, propices aux procédés algorithmiques visant à avalanches consensuelles, aux CONTAMINATIONS de tous les DUPONT-MONTJOIE, tout simplement : ne sont pas a priori "sociaux" ... tant ils dérapent comme en station LES-CONTAMINES-MONTJOIE vers l'anti-social absolu (le cher Académicien saura-t-il cette analyse ?).

Tertio : que reste-t-il alors du vrai dossier, celui de l'enfance innocente "inces-tuée" , "monsieur Alain" (philosophe Alain...) ?

(*) soyez indulgent pour cet essai de latinisation comme cela se pratiquait encore un siècle après Rabelais : ici en l'espèce j'ai assemblé "la fin " puis au gérondif "de quel chou" puisque l'allemand 'kraut' se traduit pas col (nominatif) (gérondif = coli) en latin classique scolaire-populaire d'avant 68

(**) la traduction récente, tout autant misérable, de 'social distanciation' contorsionne là encore salement le génie expressif du français , son goût pour le concret et moquant les ampoulades à la Trissotin-Vadius : "écarte-corps", "colle-pas", "du-large !" ... les opulentes divae (***) micro-fauniques ne manquaient pas de formules-candidates pour notre beau "parlange" au lieu de cette funéraire "distanciation sociale" !!

(***) pluriel en latin de 'diva' au cas nominatif (sujet de verbe)

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Après l'attaque à la hache devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, tous les médias ont proclamé leur attachement indéfectible à la liberté d'expression. C'est du pipeau."

On ne peut pas laisser passer cela. Cet événement n'a rien à voir avec la judéité de Finkielkraut ou avec Charlie Hebdo. Finkie n'a pas raison parce qu'il est juif. Finkie n'est pas criblé de balles non plus. Finkie ne trouve simplement plus de personnes pour relayer ses propos. Cela ne va pas plus loin.

Moi, j'attends effectivement toujours de lire son "samizdat". On le trouve où ? Il peut toujours le publier sur UseNet ! J'attends effectivement de l'entendre sur la pertinence de la loi française à disserter sur la notion de consentement en cas d'inceste, et à vérifier si oui ou non il récuse cet archaïsme du droit français. Ou s'il se cache derrière la notion de "singularité" (qui ne peut justifier un dispositif juridique systématiquement défaillant) pour pinailler sur la notion de consentement en cas d'inceste. Pour faire simple: je ne suis pas certain que ses antécédents en matière de déclarations sur la pédophilie ou pédocriminalité plaident pour lui.

Mais non. Si Finkie se compare à Charlie Hebdo, il débloque. Je vous rappelle d'ailleurs que Finkielkraut était l'apôtre de l'ébauche française de la cancel culture au sujet du génocide nazi ! Il va donc bien falloir un jour peser chacun des arguments, des mots et des termes qu'il emploie. Parce qu'il y a quand même certaines confusions dans son esprit, par exemple sur le terme de révisionnisme (concept différent de celui de négationnisme à moins de jouer sur les mots: Franciszek Piper, président du département d'histoire du musée national Auschwitz-Birkenau, est un révisionniste tout à fait respectable et respecté) ainsi que sur le rôle de l'université dans l'élaboration du savoir (où, là, il y a effectivement beaucoup à dire !).

J'attends de lire son "samizdat". Cela risque d'être cocasse.

Savonarole

@ Wilfrid Druais 17:59

Pour Wil...

https://www.youtube.com/watch?v=f8IRe81TJTs

Denis Monod-Broca

Pour ceux qui sont abonnés au Point : Alain Finkielkraut : « J’ai été naïf en oubliant que les réseaux sociaux font la loi » https://www.lepoint.fr/tiny/1-2410236 #Société via @LePoint

Et pour les autres, au moins cet extrait :

« N'êtes-vous pas tout de même un provocateur dans l'âme ? Ce n'est pas la première fois que vous suscitez une polémique…

J'ai autre chose à faire dans la vie que d'être un provocateur. Ce n'est pas par goût infantile de la provocation que j'essaie systématiquement de m'interposer entre les foules déchaînées et leurs cibles successives. C'est ma manière d'être juif, d'appartenir à un peuple longtemps élu par la haine universelle. Même quand les boucs émissaires sont coupables, le « tous contre un » me terrifie. Je ne cherche pas à créer des polémiques mais il est vrai que les choses ne cessent d'empirer. Comme chacun sait, car comme dit Kafka, « le tribunal n'oublie rien », j'ai déjà été dans l'œil du cyclone. Mais lors de mes précédentes mises en cause, les micros se tendaient : on me demandait de m'expliquer. Après mon renvoi brutal de LCI, en revanche, aucune matinale, aucun talk-show, comme on dit depuis que le français est une langue morte, ne m'ont invité. Silence radio, c'est le cas de le dire. Ne pouvant laisser la manipulation occuper toute la place, j'ai donc écrit une tribune pour rétablir mon honneur et la vérité. Elle a été refusée partout. Les uns me voulaient du mal ; les autres voulaient, disaient-ils, me protéger. J'ai donc envoyé ce texte à mes amis et connaissances. Certains l'ont mis sur leur page Facebook. Ainsi circule mon premier samizdat. Après l'attaque à la hache devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, tous les médias ont proclamé leur attachement indéfectible à la liberté d'expression. C'est du pipeau. La censure qui tombait autrefois sur la presse, aujourd'hui en émane. Ce n'est pas le pouvoir politique qui est liberticide, c'est le pouvoir médiatique, lui-même esclave de l'hystérie de l'époque. Heureusement, il y a encore quelques failles dans le dispositif. »

F68.10

@ Aliocha
"Mais non ce n'est pas surprenant de la part de Wil, F68.10, tous les intégrismes se rejoignent, encore un fait observable"...

...dit l'intransigeant fondamentaliste... Mort de rire.

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