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22 janvier 2021

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Serge HIREL | 25 janvier 2021 à 01:08

Je n'attendais pas, de vous, autre chose que du pinaillage de mauvaise foi, assorti de vagues menaces. C'est vous qui regrettez l'absence de dialogue, à l'instant même où vous la pratiquez.

On s'en tape, de la façon dont je qualifie Staline ou Hitler. Ce n'est pas le sujet. Ici, nous parlons de Marion Maréchal, de ses prises de position, et par extension de celles de ses voisins politiques.

Mais puisque vous me posez des questions idiotes et déplacées, j'y réponds : Staline, Hitler et Pol Pot sont des assassins de masse, et Philippot, Dupont-Aignan et Asselineau sont des assassins de masse.

Content ? Maintenant je vous invite à exercer votre mauvaise foi habituelle sur cette phrase. En omettant l'évidence grosse comme un camion : les uns et les autres sont des assassins de masse très différents, et la gravité de leurs crimes est sans commune mesure.

Je pourrais ajouter 25 paragraphes pour expliquer pourquoi, à ceci près que j'ai autre chose à faire, que Philippe Bilger s'énerve quand on allonge la sauce, et que vous connaissez la réponse aussi bien que moi.

Je constate que vous omettez de discuter le fond même de mon propos : les personnages que je dénonce, et dont Marion Maréchal fait partie, répandent des propos qui objectivement, factuellement, vont faire des morts supplémentaires parmi la population.

Et vous vous permettez, une fois de plus, cette ignominie intellectuelle et sociale, qui vous sert si souvent d'argument quand vous n'en avez pas :

"Tenez ces propos publiquement. L’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 vous permettra d’admirer les lambris de 'la 17e'…"

Premièrement, je vous ferais remarquer que je viens de tenir ces propos publiquement, et de les confirmer.

Deuxièmement, vous prétendez qu'une loi scélérate, appliquée de façon scélérate, est de nature à effacer la réalité : ce n'est pas le cas.

Troisièmement, vous remplacez ce "dialogue" que vous prétendez rechercher, par la menace -- une menace bien inopérante et digne d'un troll boutonneux, mais qui montre bien la mentalité qui vous anime.

Vous n'êtes pas animé par la recherche de la vérité, mais par l'envie de pénal, comme le disait le regretté Philippe Muray.

Le ricanement, chez vous, remplace la réflexion. J'ai expliqué pourquoi votre intervention ressort de l'idéologie communiste qui infecte la société française, mais ça n'a pas l'air d'ébranler vos préjugés.

Malgré la posture vigoureusement de droite que vous prenez ici, vous employez les mêmes procédés qui ont été raffinés pendant un siècle et davantage par les propagandistes communistes : la fin justifie les moyens. Ce qui est "utile" (pour notre bord politique) supplante ce qui est vrai. Le mensonge devient une seconde nature, au profit d'une cause supérieure.

Je viens de vous démontrer que cette disposition d'esprit tue, aussi sûrement lorsqu'elle est employée par Staline, que lorsqu'elle est employée par un homoncule inexistant comme Florian Philippot. Suivi par une Marion Maréchal écervelée, malgré toutes les citations d'Ernest Renan dont elle est capable. Mais ça n'a pas l'air de vous faire réagir. Seulement ricaner.
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@ hameau dans les nuages | 24 janvier 2021 à 23:28
"Dites donc ça vole haut en ce moment sur le blog avec vos histoires de chaussettes cartonnées qui sentent le calendos ! On se croirait dans une cour d'école."

Je m'adapte à mes interlocuteurs.
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@ Patrice Charoulet | 24 janvier 2021 à 21:13

Nommé pour les Guinness World Records de l'hypocrisie au carré. Dans un premier temps, vous faites assaut d'obséquiosité cauteleuse, en reprochant aux commentateurs de se servir de l'espace de commentaires dans le but pour lequel il est fait : partager leurs réactions et leurs points de vue concernant les propos de l'invité du jour. On ne saurait les commenter, à moins d'en dire du bien.

Dans un second temps, vous violez la règle imaginaire que vous avez vous-même établie, usurpant une autorité qui n'est pas la vôtre, en faisant bien comprendre le mépris que vous inspire la famille Le Pen.

Mais vous n'en direz pas davantage. C'est, prétendez-vous, pour respecter une règle impérative bien qu'elle n'existe que dans votre cerveau.

Du coup, cela vous évite d'avoir à justifier votre détestation de l'invitée du jour.

Ninive

Nous ne sommes pas "au tord-boyaux où le patron s'appelle Bruno" mais chez Philippe Bilger où l'on insulte gratuitement en permanence.

En réalité la bande des quatre peut être élargie à sept ou huit (sans compter les hypocrites qui se bidonnent en sourdine*), les invités des Entretiens devraient savoir qu'ils vont mettre les pieds dans une annexe d'asile psychiatrique.

Grand merci quand même à Marion Maréchal d’être venue donner un peu d’air frais dans cette pétaudière.

*Pour un nombre total de commentateurs assidus au blog de vingt-cinq personnes et pseudos.

Achille

@ Patrice Charoulet | 24 janvier 2021 à 21:13
« Fidèle à ma thèse (courtoisie à votre égard et refus d'accabler vos invités), je ne commenterai pas cet entretien-là, tout en continuant à penser ce que je pensais avant de l'avoir écouté »

Vous me rappelez ce sketch de Raymond Devos :
« Mesdames et messieurs... je vous signale tout de suite
que je vais parler pour ne rien dire.
Oh ! je sais ! Vous pensez:
"S'il n'a rien a dire... Il ferait mieux de se taire !"
Évidemment. Mais c'est trop facile !... Mais c'est trop
facile !
Vous voudriez que je fasse comme ceux qui n'ont rien à dire
et qui le gardent pour eux ?
Et bien, non ! Mesdames et messieurs. Moi quand je n'ai rien
à dire, je veux qu'on le sache !
Je veux en faire profiter les autres !
Et si vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n'avez rien à dire, eh bien, on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire,
De quoi allons-nous parler ? ».

J’aime bien votre côté décalé. Il s’y dégage un humour dont je ne suis pas sûr qu’il soit toujours volontaire.

Serge HIREL

@ Robert Marchenoir 24 janvier 2021 à 22:10

Je vous remercie d’avoir consacré beaucoup de temps pour me répondre par un texte réfléchi et musclé. Mais vous auriez dû en conserver un peu pour lire plus attentivement ce que j’ai écrit. Cela vous aurait évité de tartiner un laïus sur la « criminelle » Marion qui ne réfute en aucun point mon argumentation.

Ayant pris le temps de vous lire de près, il m’en reste peu pour… disons le dialogue. Je note simplement que vous avez omis de répondre à ma seule question : Quel terme réservez-vous à Staline, Pol Pot, Hitler… qui, eux, ont vraiment tué ?

« Philippot, Dupont-Aignan et Asselineau sont des assassins de masse. »
Encore un petit effort. Tenez ces propos publiquement. L’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 vous permettra d’admirer les lambris de « la 17e »…

Dernier point : j’admire votre flair pour repérer les « cocos » camouflés… Il est rare et, de plus, hilarant !

hameau dans les nuages

Dites donc ça vole haut en ce moment sur le blog avec vos histoires de chaussettes cartonnées qui sentent le calendos ! On se croirait dans une cour d'école.

À ce propos, pendant ce temps:

https://enfance-libertes.fr/ecoles-un-systeme-de-jetons-pour-respirer/

On bouge ou pas ?

Deviro

@ Robert Marchenoir (@Ninive)

Enfin une bonne nouvelle !
"...et il m'a confié hier soir que Ninive était un nain contrefait qui sentait des pieds".

Vous n'avez pas perdu l'odorat, c'est bon signe.
Moi idem.

Robert Marchenoir

@ Serge HIREL | 24 janvier 2021 à 16:16
"Il ne me paraît pas utile - et même d’une gravité extrême - d’employer le mot 'assassins' pour qualifier des dirigeants politiques dont vous n’appréciez pas les propos. Quel terme réservez-vous à Staline, Pol Pot, Hitler… qui, eux, ont vraiment tué ?"

Communiste, va... Il ne vous paraît pas "utile". Mais je m'en tape, mon petit bonhomme, moi, de votre utilité. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si c'est vrai. Vous vous trahissez, en affichant une fois de plus vos indignations surjouées. Je t'en ficherai, moi, de la gravité extrême.

De même que vous réclamez pour les journalistes le privilège de taire la vérité selon leur bon plaisir parce que ce serait "utile", de même vous refusez qu'on appelle un chat un chat, parce que ce dernier court dans votre écurie et que cela vous dérange qu'on lui frotte le nez dans son ordure.

Donc remettons les choses au carré. Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau prétendent qu'il existerait, contre le Covid, des remèdes que le gouvernement dissimulerait, par volonté d'exterminer les Français. C'est vrai ou c'est faux ?

Et ces remèdes n'existent pas. C'est vrai ou c'est faux ?

Les intéressés le savent pertinemment, ils ne sont pas chauffeurs de camion. C'est vrai ou c'est faux ?

S'ils sont tellement stupides qu'ils l'ignorent, ils ont les moyens de l'apprendre facilement. C'est vrai ou c'est faux ?

Simultanément, l'un au moins de ces gaziers, le consternant Florian Philippot, déclare aux Français que les vaccins contre le Covid ne sont pas efficaces, et qu'en revanche il suffit d'exposer le corps humain au Covid pour qu'il lui résiste. C'est vrai ou c'est faux ?

Les assertions de Philippot en la matière constituent une montagne de bouse de taureau (en anglais : bullshit). C'est vrai ou c'est faux ?

Et l'intéressé le sait : c'est vrai ou c'est faux ?

Ces tristes sires que vous trouvez malin de défendre mènent leur campagne dans l'unique but d'accroître leur influence personnelle : c'est vrai ou c'est faux ?

Et cette campagne encourage les penchants déjà trop présents des Français, consistant à nier la gravité de la pandémie et l'efficacité des mesures pour la combattre validées par la science : c'est vrai ou c'est faux ?

Dans ce contexte, les déclarations sur lesquelles j'ai attiré l'attention sont susceptibles d'accroître le nombre des morts du Covid : c'est vrai ou c'est faux ?

Donc comment appelle-t-on, en bon français et pas en français judiciaire, quelqu'un qui par son action délibérée, préméditée, conduit à la mort d'autrui en grand nombre dans l'unique but de favoriser ses intérêts personnels ?

J'ai dit assassin, et c'est l'évidence. Vous jouez à l'imbécile en convoquant Staline et Hitler. Vous avez raison : je corrige. Philippot, Dupont-Aignan et Asselineau sont des assassins de masse.

Aux mains propres. Personne ne peut lier le mort X aux propos d'Y.

En fait, ces gens-là sont pires qu'Hitler. Ce dernier avait, au moins, le courage de ses crimes. Je doute que Philippot, Dupont-Aignan ou Asselineau se suicident un jour dans leur bureau à la lecture des bulletins de décès de l'épidémie, voyez-vous.

Ce qui est "d'une gravité extrême", ce sont les propos et le comportement de Philippot, Dupont-Aignan et Asselineau. Ce ne sont pas mes propos qui les dénoncent. Vous avez une légère tendance à confondre le coupable et l'accusateur.

"Quant aux déclarations [de Marion Maréchal] sur la vaccination, elles datent du 9 décembre dernier, date à laquelle les informations sur l’efficacité et la sécurité des vaccins étaient encore parcellaires et aucun d’eux n’était autorisé. "

Pas du tout. Comme d'habitude, vous ignorez tout du domaine sur lequel vous pérorez. A cette date, cela faisait un an que le monde entier travaillait sur les vaccins contre le Covid, et les savants savaient parfaitement à quoi s'en tenir. De plus, les vaccins existent depuis plus d'un siècle, et on sait tout sur eux. Les "doutes" périodiquement agités sur ce sujet ne sont que le fruit de désinformateurs professionnels qui mènent campagne contre le principe même des vaccins.

Marion Maréchal avait parfaitement les moyens de savoir, à condition de s'en donner la peine et de consulter les experts. Ce qui est la moindre des choses, lorsqu'on prétend à une parcelle de responsabilité.

"Ses doutes, à l’époque, étaient partagés par 61 % des Français."

Justement. Marion Maréchal n'est pas 61 % des Français. Elle est notre sauveur, elle est Jeanne d'Arc, Philippe Bilger lui passe sans cesse la main dans le dos pour l'inciter à se proposer comme président de la République.

On attend de ces gens-là qu'ils soient un peu au-dessus du Français moyen qui répond ce qui lui passe par la tête lorsqu'il répond à un sondage. On attend de ces gens-là qu'ils fassent preuve de sens des responsabilités, qu'ils indiquent la voie, quitte à contrarier les électeurs dont ils sollicitent les suffrages.

Quiconque a une once de responsabilité aujourd'hui, quiconque jouit d'une parcelle de crédibilité auprès du public, doit saisir la moindre occasion pour dire : allez vous faire vacciner, bande de bœufs, mettez un masque, respectez les règles édictées par les autorités, et arrêtez de nous casser les pieds cinq minutes avec vos querelles politicardes mesquines et vos théories complotistes à la noix. Vous êtes responsables de la vie de vos contemporains. Et d'ailleurs, regardez, je vais me faire vacciner et mettre la vidéo un peu partout sur Internet.

Voilà ce que Marion Maréchal aurait dit, ainsi que les pieds nickelés sus-cités, s'ils avaient, dans le ventre, la base de ce qui est nécessaire pour prétendre aux responsabilités publiques. Je ne parle pas de défendre la cause de la droite, de la gauche ou du milieu, mais simplement d'être pourvus du bagage minimum qui les rend légitimes à faire de la politique.

Quant à l'article de Nice-Matin, vous passez complètement à côté du sujet. Marion Maréchal n'est pas une statisticienne émérite qui pinaille sur les chiffres machin ou les chiffres truc. Son propos consiste à défendre la thèse complotiste de ceux qui prétendent que le Covid n'existe pas, que c'est une manipulation statistique menée par les gouvernements, dans le but d'opprimer leurs peuples.

C'est la thèse de la "Covidémence" en français, du "Casedemic" en anglais (*) : il n'y aurait pas plus de morts que d'habitude, le Covid ne tuerait que des vieux qui seraient morts de toute façon, on nous trompe pour nous garder à la maison et ruiner nos restaurants.

C'est précisément parce que les peuples n'ont que trop tendance à croire ce genre de sornettes (et les Français en particulier), que les hommes politiques doivent clairement dire que ce sont des sottises. Et que fait Marion Maréchal ? elle encourage la crédulité et la superstition de ses contemporains.

En temps normal, ce serait simplement immoral. En temps de pandémie, c'est criminel.

Ce qui est "utile", voyez-vous, c'est la vérité. Vous nous resservez la vieille salade communiste selon laquelle la fin justifierait les moyens (et donc le mensonge). Mais en l'occurrence, c'est la vérité qui sauve et c'est le mensonge qui tue.
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(*) Attention ! Le site français Covidémence et le site américain Respectful Insolence utilisent le même style graphique, mais le premier est un site complotiste de désinformation, tandis que le second est un site de réfutation des thèses complotistes en matière scientifique. Je soupçonne fortement l'auteur de Covidémence d'avoir piraté le graphisme de Respectful Insolence pour brouiller les pistes.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Des commentaires peu agréables ayant suivi votre précédent entretien avec un écrivain, j'avais énoncé l'idée, dans l'espace "commentaires", que ce n'était pas très convenable de faire ça, et que lorsqu'on avait un jugement critique sur vos invités, mieux valait se taire et attendre une autre occasion de parler.

Or, votre invitée étant une petite-fille de JMLP, je me suis d'abord juré de ne rien écouter, ayant déjà dit plusieurs fois que je n'espérais rien de Le Pen père, fille, petite-fille ou nièce. Je n'ai pas tenu une semaine et j'ai finalement écouté... après avoir lu d'abord, étrangement, tous les abondants commentaires de mes confrères.

Fidèle à ma thèse (courtoisie à votre égard et refus d'accabler vos invités), je ne commenterai pas cet entretien-là, tout en continuant à penser ce que je pensais avant de l'avoir écouté, à savoir que je n'espère rien de Le Pen père, fille et petite-fille. Mais que ceux qui veulent espérer quelque chose continuent d'espérer.

Achille

@ revnonausujai | 24 janvier 2021 à 16:52
« De plus, vu le niveau et la prestation du député LREM de base, ce serait désespérant de voir à nouveau de telles chèvres élues pour avoir simplement figuré sur la même affiche électorale que le Président. »

En politique le berger est plus important que les chèvres, car c'est lui qui mène le troupeau.

Tomas

@ Wil

Vous devriez vous remettre à picoler, le niveau de vos commentaires baisse dramatiquement.

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@ Ninive

Vous devriez vous mettre à picoler, au point où vous en êtes vous ne risquez plus grand-chose...

revnonausujai

@ Achille
"Quand les élections législatives se déroulent juste après l’élection présidentielle, elles bénéficient de "l’effet d’engouement" du nouveau président élu."

Il est fort possible que Macron, faute de concurrent attractif, soit réélu par défaut.
En revanche, il ne sera pas nouveau, il sera jugé sur son bilan et il n'est pas aberrant de penser que l'"engouement" sera tout relatif ; on pourrait même envisager que le corps électoral, plus ou moins consciemment, veuille instaurer un équilibre des pouvoirs exécutif et législatif.

De plus, vu le niveau et la prestation du député LREM de base, ce serait désespérant de voir à nouveau de telles chèvres élues pour avoir simplement figuré sur la même affiche électorale que le Président.

Serge HIREL

@ Robert Marchenoir 24 janvier 2021 à 08:20

Mon propos n’est certainement pas d’approuver ceux qui assurent que la gravité de la pandémie n’est pas celle à laquelle le gouvernement l’estime. Mais les Français sont suffisamment conscients du péril pour qu’il ne soit pas nécessaire de leur faire peur outre mesure. C’est pourtant ce que font Véran, Salomon et autres…

Avez-vous lu l’article de 20 Minutes avant de le joindre à votre commentaire ? Il apporte la preuve que le gouvernement noircit le tableau… sans pour autant mentir.
Il me semble quelque peu trompeur de mettre dans une même colonne de statistiques les personnes luttant contre la Covid dans un service dédié de l’hôpital et en réanimation et celles qui, étant guéries, sont en unité SSR (soins de suite et de réadaptation), et de présenter les unes et les autres comme « hospitalisées pour cause de Covid ». Ainsi, au CHU de Nice, Santé publique France dénombre 566 « hospitalisés Covid », mais oublie d’indiquer que, sur ce nombre, 226 sont en soins de suite…

Pourquoi a-t-il fallu attendre un article de Nice-Matin pour que le gouvernement daigne expliquer qu’il disposait de deux statistiques, dont les objectifs opérationnels sont différents ? Pourquoi a-t-il choisi de ne révéler que celle dans laquelle les « hospitalisés Covid » sont en plus grand nombre ? Marion Maréchal a parfaitement raison de dénoncer ce tour de passe-passe, d’autant que, depuis le début de la crise sanitaire, d’autres approximations ont déjà fait l’objet de polémiques.

Quant à ses déclarations sur la vaccination, elles datent du 9 décembre dernier, date à laquelle les informations sur l’efficacité et la sécurité des vaccins étaient encore parcellaires et aucun d’eux n’était autorisé. Ses doutes, à l’époque, étaient partagés par 61 % des Français.

Un dernier point : il ne me paraît pas utile - et même d’une gravité extrême - d’employer le mot « assassins » pour qualifier des dirigeants politiques dont vous n’appréciez pas les propos. Quel terme réservez-vous à Staline, Pol Pot, Hitler… qui, eux, ont vraiment tué ?

Serge HIREL

@ Achille 24 janvier 2021 à 07:37
« Belle observation qui néanmoins ne saurait être une explication lumineuse ».

Ce n’est pas une explication, mais un constat : aucun Président de la Ve République n’ayant pas connu une période de cohabitation n’a été réélu. Ce n’est ni un effet du hasard, ni une malédiction. Pas même la conséquence de l’usure du pouvoir ou de la désillusion des citoyens envers une personnalité à laquelle ils avaient cru.

Pour ma part, j’y vois surtout la volonté jamais démentie des Français que le pouvoir politique soit équilibré dans la durée : ni trop longtemps « conservateur », ni trop longtemps « progressiste ». La cohabitation le permettait, rompant les septennats. Le quinquennat et, surtout, « l’inversion du calendrier », qui ne peut produire qu’une Assemblée à la botte du Président, ont bouleversé ce processus et sont la cause de ces ruptures brutales dont ont été « victimes » Sarkozy et Hollande.

Le « en même temps » de Macron, en 2017, a donné l’illusion que cet équilibre était possible au sein d’un pouvoir réunissant droite et gauche. On sait aujourd’hui que cette expérience originale tient plus du grand écart que du pas de deux et qu’elle a deux conséquences plus que fâcheuses : la montée des extrémismes et le danger de disparition d’un tissu politique qui vaut ce qu’il vaut, mais permet aux électeurs de choisir la teinte qui leur plaît et, respectueux de la démocratie, de ne pas descendre à tout instant dans la rue.

Macron, lui, propose un patchwork aux assemblages parfois criards, jamais franchement judicieux. Il s’est déjà plusieurs fois déchiré (Hulot, Collomb…). En 2022, le sort du Président ne sera plus entre ses mains. Il dépendra, pour une part, de l’ampleur de la crise sociale due à la pandémie et à ses décisions étouffant notre économie et nos finances, mais surtout de la capacité des partis de gouvernement à présenter un offre alternative crédible. En ont-ils encore les moyens ? La volonté ? Rien n’est joué pour l’heure, mais, s’ils n’y parviennent pas, Macron sera réélu par défaut… et certainement pas par enthousiasme.

À terme, il faudra que les Français s’interrogent sur le processus électoral actuel et réfléchissent, sinon au retour au septennat, du moins au découplement de l’élection présidentielle et des scrutins législatifs. Quel Président aura le courage de prendre le risque de se priver du confort de ses « godillots » ? Quelle Assemblée acceptera de se saborder avant la fin de sa mandature ?

Robert Marchenoir

@ Ninive | 24 janvier 2021 à 09:52
"Cet entretien a permis à quatre obsédés... blabla. Marchenoir, Tomas, Achille, F68.10, défenseurs occasionnels du macronisme."

Tout à fait. Emmanuel Macron est mon dieu : il est grand, il est fort, il est intelligent, il ordonne aux nuées, et il m'a confié hier soir que Ninive était un nain contrefait qui sentait des pieds.

Honnêtement, ça ne m'étonne qu'à moitié.

F68.10

@ Ninive
"Marchenoir, Tomas, Achille, F68.10, défenseurs occasionnels du macronisme."

Ah ! Non ! Je suis un défenseur systématique de Macron. J'y vois, malheureusement, l'unique perspective de rétablir un libéralisme politique qui ne soit pas incompatible avec les aspirations d'une certaine gauche, l'unique perspective d'enfin dresser l'administration avant de la redresser, l'unique perspective d'introduire des pratiques rationnelles en matière de gestion du handicap au sens large (de la question de l'autisme à celle de la maltraitance avec le sieur Taquet).

"Je pense que cette bande des quatre* n'est que le reflet de la génération Cohn-Bendit qui nous vaut l'état actuel de la France."

Je n'ai pas grand-chose à voir avec Cohn-Bendit ou 1968. Je ne pense pas que j'aurais été dans cette mouvance. Mon paternel le fut, mais laissa tomber le maoïsme bien vite quand il se rendit compte que le monde était trop vaste pour de telles idéologies. Il a depuis toujours voté à droite (à une exception près, importante). Quant à moi, mon idole reste Johann Schneider-Ammann, un libéral-radical au sens de l'humour insurpassable.

Je suis contre toutes les idéologies. Et je cautionne donc le "en même temps". Sans complexes.

stephane

"Ils sont là, Ninive les a vus"

Ninive, le nouveau conseiller débat de Marine Le Pen.
En tous cas c'était très drôle.

stephane

@ Achille |22 janvier 2021 à 9:42

Je vous trouve bien sûr de vous, même si lors des trois dernières élections une majorité parlementaire dans le sens du président s'est dégagée, au lendemain de l'élection en tous cas.
"Peuple de gaulois réfractaires, ça ne vous dit rien ?"

Hollande a dû cohabiter avec les frondeurs, Chirac avec les balladuriens au point d'être obligé de dissoudre pour cohabiter avec l'union de la gauche.
Virage fabiusien de Macron, autrement dit mettre le clignotant à gauche pour aller à droite.
Je pense que si Macron est réélu, ce qui est fort probable, il aura intérêt à proposer une dose de proportionnelle pour 2027, tant un raz-de-marée des souverainistes français et non européens s'annonce, la crise et les privatisations aidant.
Voter Macron pour voir Richard Ferrand l'agent immobilier, très peu pour moi.

Ninive

Cet entretien a permis à quatre obsédés de vomir comme d'habitude leur haine de tout et de rien.

Voilà maintenant qu'il s'agirait d'une racaille intellectuelle !

Je pense que cette bande des quatre* n'est que le reflet de la génération Cohn-Bendit qui nous vaut l'état actuel de la France : invasion, surendettement, déclassement international dans bien des domaines et la haine de l'autre en prime.

Il faudra attendre la disparition de la génération Cohn-Bendit pour que la France puisse renaître.

*Marchenoir, Tomas, Achille, F68.10, défenseurs occasionnels du macronisme.

Achille

@ revnonausujai | 24 janvier 2021 à 08:57
« Vous balayez d'un revers de main l'éventualité non encore vécue mais toujours possible d'une élection législative qui ne donne qu'une majorité relative voire pas de majorité du tout au parti présidentiel. »

Quand les élections législatives se déroulent juste après l’élection présidentielle, elles bénéficient de "l’effet d’engouement" du nouveau président élu.
Cela a été notamment le cas en 2017. Il est peu probable donc, dans cette configuration, que le président dispose d’une majorité relative qui reviendrait finalement à des tergiversations dignes de la IVe République.

revnonausujai

@ Achille
"Depuis les mandats de Nicolas Sarkozy et François Hollande, les élections législatives sont organisées immédiatement après l’élection présidentielle, ce qui rend une cohabitation impossible, sauf démission d’un président en cours de mandat.
Désormais la cohabitation a été remplacée par l’alternance : Sarkozy (droite) Hollande (gauche). Maintenant Macron (en même temps gauche et droite)."

Vous balayez d'un revers de main l'éventualité non encore vécue mais toujours possible d'une élection législative qui ne donne qu'une majorité relative voire pas de majorité du tout au parti présidentiel.

"Il faut se méfier des démonstrations trop hâtives."

Vous avez bien raison.

Robert Marchenoir

Qu'a dit Ernest Renan sur le Covid ? Je découvre que Marion Maréchal se joint à la racaille intellectuelle souverainiste qui a résolu de nier la science afin de minimiser le Covid : Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau.

Quand je dis racaille intellectuelle, c'est gentil : ce sont en effet des gens qui mettent délibérément en danger la vie d'autrui en répandant de fausses rumeurs, afin de gagner (espèrent-ils) quelques voix à la faveur de la pandémie. Je vous laisse trouver le terme adapté. Assassins me paraît convenir. Le Parisien écrit :

"Le 2 janvier, François Asselineau, Florian Philippot et Nicolas Dupont-Aignan ont déjà écrit à Olivier Véran une lettre dans laquelle ils demandent de rendre publics les résultats des thérapies qui existeraient contre le Covid, comme l'hydroxychloroquine, l'azithromycine, la vitamine D ou… les graines de nigelle."

Comme si ces résultats n'étaient pas, déjà, publics, et ne démontraient pas l'inefficacité et le danger de l'élixir de Didier Raoult. (Pour les graines de nigelle, je n'ai pas vérifié. Mais pour le persil frisé non plus...)

"On a un autovaccin en nous, ça s'appelle le système immunitaire. […] Personne ne vous en parle, si ce n'est les médecins qui n'ont pas de lien d'intérêt avec les labos.", dit Philippot.

Non, bien sûr. Personne ne parle du système immunitaire, c'est évident. D'ailleurs, les vaccins n'activent pas du tout le système immunitaire. Tout ça, c'est les fake news à Hillary Clinton.

Marion Maréchal, donc, emboîte le pas au complotiste Philippot qui parle de "coronafolie", et fait son petit marxiste de poche en dénonçant (sans masque) "un gouvernement qui préfère gérer un peuple sous couvre-feu qu'un peuple qui pourrait aller dans la rue" : au lieu de faire son devoir, et de dire que, bien sûr, elle se fera vacciner dès que son tour viendra, elle s'emploie à semer le doute sur l'utilité de la vaccination :

"J’aimerais bien avoir un petit peu de recul, avant de me précipiter sur la vaccination. On va petit à petit vers l’immunité collective. Donc reste à savoir si d’ici à six mois ou un an, ce vaccin restera utile. Je n’en suis pas tout à fait convaincue."

Et elle insinue que le nombre de cas de Covid serait artificiellement gonflé par les autorités, en exploitant de façon malhonnête un article de Nice-Matin qui relève d'obscures disparités statistiques dans la région.

Bon, eh bien pour son aptitude à la responsabilité politique, c'est niet : ma tolérance n'aura pas duré longtemps. Il ne suffit pas de glisser Tocqueville dans la conversation pour avoir les qualités nécessaires pour diriger.

Achille

@ Serge HIREL | 24 janvier 2021 à 00:11
« Madame Irma s’appelle Alain Duhamel. Un petit jeune qui n’a que 57 ans de carrière de chroniqueur politique. Pour ne pas vous rassurer, il a aussi fait remarquer qu’aucun Président de la Ve République n’ayant pas connu une période de cohabitation, n’avait été réélu. Mais, a-t-il ajouté, « Macron cohabite avec la Covid »… Est-ce bon signe ? »

Ben si c’est Alain Duhamel qui l’a dit, alors il n’y a plus rien à ajouter !
Enfin si, quand même. À ce sujet je vous invite à lire mon commentaire du billet suivant.

« Aucun Président de la Ve République n’ayant pas connu une période de cohabitation, n’avait été réélu. »

Belle observation qui néanmoins ne saurait être une explication lumineuse.
Avant l’élection présidentielle ramenée à 5 ans, les élections législatives et présidentielles ne tombaient pas en même temps, ce qui pouvait conduire à des cohabitations.
Depuis les mandats de Nicolas Sarkozy et François Hollande, les élections législatives sont organisées immédiatement après l’élection présidentielle, ce qui rend une cohabitation impossible, sauf démission d’un président en cours de mandat.

Désormais la cohabitation a été remplacée par l’alternance : Sarkozy (droite) Hollande (gauche). Maintenant Macron (en même temps gauche et droite).
Il faut se méfier des démonstrations trop hâtives.

Mary Preud'homme

Personne de sérieux ne peut imaginer Marion Maréchal être candidate à la présidentielle. Elle-même s'en défend étant bien consciente de ses limites...

Toutefois, eu égard à ses dons de communicante et à son empathie, on la voit fort bien s'imposer en rassembleuse des différents courants d'une droite enfin décomplexée, qui cesserait définitivement de se laisser culpabiliser, instrumentaliser et donc affaiblir à outrance par une gauche sans scrupule elle quand il s'agit de nouer des alliances. Une droite tellement stupide et timorée qu'elle en vient à jouer contre son camp et donner ses points à l'adversaire !

Reste à savoir si MLP toujours clivante malgré ses efforts et qui continue à porter, même si elle s'en défend, le lourd héritage de son patriarche tribun de père, aura suffisamment d'intelligence et de discernement pour laisser manoeuvrer sa nièce le moment venu.

Serge HIREL

@ Marc GHINSBERG 23 janvier 2021 à 17 :53
« Si vous êtes satisfait avec ce genre de phrases creuses, pas moi »

Comme lors de chacun de ses entretiens, Philippe a d’abord cherché à « débroussailler » la personnalité de son invitée, à percer sa réflexion politique jusqu’au plus près de sa vérité intime et MM a joué le jeu. L’objectif de notre hôte n’est pas de réaliser la énième interview de tel ou telle sur sa vision de l’actualité ou ses projets futurs, d’obtenir un « scoop » -même s’il ne le dédaignerait pas - mais de faire en sorte qu’à la fin de l’émission, l’auditeur se dise : « je la comprends mieux, je la devine mieux ». Connaître le CV d’une personnalité, mais surtout le cheminement de sa pensée, c’est souvent pouvoir imaginer, anticiper ses actes concrets lorsqu’elle sera au gouvernail.

Le point de vue que Marion Maréchal exprime sur sa vision de l’économie est certes général, mais pas « creux ». À travers ses quelques mots, elle indique déjà avec force qu’elle est en total désaccord avec celui de Macron, qui fait de l’économie l’alpha et l’oméga de son projet de société.
Les questions que vous posez sont certes importantes, mais ne correspondent ni à ce qu’en général, on attend d’une telle émission hors actualité chaude, ni au format conçu par notre hôte.

« Vous devriez former beaucoup de journalistes à cet exercice », écrit « vallon » dans son commentaire » (22 janvier à 15 :21). Oui, bien sûr, mais peu de médias audiovisuels peuvent prendre le risque de diffuser un tel entretien qui ne peut être que long, sans coupure,et nécessite une écoute attentive.
Ce qui ne veut pas dire qu’une formation dispensée par Philippe ne serait pas d’une grande utilité pour améliorer les interviews « chaudes » et enseigner à quelques journalistes en vue l’art de ciseler leurs questions, de les formuler en bon français, l’obligation de ne pas s’écouter parler, la nécessité de ne pas couper la parole et de soigner son élocution…

« Marion Maréchal est-elle en phase avec le programme économique du RN ? »

Pendant tout l’entretien, elle a pris garde de ne pas se faire le porte-parole du RN. Plusieurs fois, elle a même pris ses distances avec ce parti, dit que parfois elle n’y a pas été écoutée et a insisté sur son activité actuelle : directrice d’un institut de sciences politiques et animatrice d’un groupe de réflexion qui lui est associé.

Il est assez clair qu’elle entend construire et proposer son propre programme politique, démarche indispensable pour parvenir à ouvrir le dialogue avec la droite conservatrice, et, si elle décidait de se présenter lors d’un scrutin présidentiel, ne pas être « la candidate du RN », mais « une candidate face au peuple ». Une posture gaulliste… qui ne semble pas lui déplaire…

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@ Achille 23 janvier 2021 à 20:13

1- Vous faites de JMLP l’archétype des nationalistes, et, par amalgame, dans votre commentaire du 23 janvier à 07 :29, vous les accusez d’être, comme lui, tous racistes, tous antisémites… Ce qui est loin d’être le cas, y compris au RN.

2- J’ai bien précisé que, « dans le vocabulaire politique actuel », le terme « progressistes » désignait la gauche parce qu’elle se dit porteuse du progrès social, et s’opposait au terme « conservateurs », désignant la droite, parce que, selon la gauche et ses médias, elle s’accroche au passé. Pour ma part, j’ai tendance à penser que les partisans du vrai progrès social - celui qui ne transforme pas l’homme en assisté perpétuel - sont à droite et que les chantres des « avantages acquis » et immuables sont à gauche… Ce qui rend un peu flou votre concept de « conservateurs progressistes ».

3- Madame Irma s’appelle Alain Duhamel. Un petit jeune qui n’a que 57 ans de carrière de chroniqueur politique. Pour ne pas vous rassurer, il a aussi fait remarquer qu’aucun Président de la Ve République n’ayant pas connu une période de cohabitation, n’avait été réélu. Mais, a-t-il ajouté, « Macron cohabite avec la Covid »… Est-ce bon signe ?

4- « Pas de précipitation »… Je crois que Marion Maréchal n’a pas attendu votre judicieux conseil pour prendre son temps… Quant à son expérience, elle est déjà riche de deux mandats électifs, l’un à l’Assemblée, l’autre en PACA. Ce qui n’est pas le cas de notre Président. Depuis quelques mois et ses démêlés avec les élus locaux, chacun s’est aperçu que cette inexpérience n’est pas sans conséquence sur sa gestion de la pandémie… Même si, pour sembler « en marche » vers l’apaisement de ces relations tumultueuses, il s’est doté d’une béquille à Matignon.

Wilfrid Druais

"Elle a peu d'expérience. Elle tient sa confiance en elle-même en héritage de sa famille. E. Macron, qui selon moi a une tout autre pointure, a le plus grand mal à tenir la barre" (Lucile)

Macron, une tout autre pointure que MM avec de l'expérience et tout et tout ! Mouahahaha ! Celle-là, il faut l'encadrer !
Et donc devant un tel talent comique, je refais mon numéro: elle est très bonne (qui ? la blague ou Marion ? les deux mais Marion est quand même "bien plus bonne" que la blague de Lucile, faut pas exagérer), il faudra que je la ressorte.
Qu'est-ce qu'il faut pas lire parfois !

Attendez un peu pour voir, parce que je sens que c'est pas la seule dans le genre comique troupier quand on parle de Marion.
Voyons, voyons...
Ben, évidemment ! L'inénarrable gauchiste Tomas!
S'il n'était pas là, il faudrait l'inventer celui-là aussi.
On se croirait sur Causeur, ils défilaient aussi prévisibles dans leur propos que le défilement des saisons.
Donc qu'est-ce qu'il raconte une fois de plus le Tomas ?
Ah oui...

"elle ment comme une arracheuse de dent avec le sourire: elle ne vient pas de la classe moyenne, mais de la bourgeoisie"

Donc comme la plupart les gauchistes mais ça gêne moins Tomas qui est sans doute un bourgeois lui-même.

Et quoi d'autre ?

"elle se contredit en niant que le FN soit d'extrême droite en donnant la définition de ce courant: culte du chef (le FN, c'est le culte du chef et de sa famille, depuis le début), mépris du parlementarisme (quand on en appelle au référendum, c'est qu'on méprise de parlementarisme".

"culte du chef": c'est vrai qu'il n'y a jamais eu de culte du chef à gauche. Ni de mépris du parlementarisme vu qu'à chaque fois que quelqu'un propose un référendum, donc de la démocratie, la gauche hurle de suite: "Mais vous êtes dingue ! Le peuple pourrait dire ce qu'il pense notamment sur l'immigration, la peine de mort et tout ! Il n'est absolument pas question de lui demander son avis !"

Bref, Tomas ou quand les gauchistes se fo*tent du monde (pléonasme). On les connaît par coeur depuis le temps.

Continuons le sketch habituel pour voir:

"Elle est encore jeune et plutôt jolie, excitant les vieux libidineux de droite, ça passera avec les années."

Welcome les néo-féministes !
Le gauchisme a parlé !
Profitez bien de votre jolie petite gu**le bande de petites sal*pes, ça va pas durer !
Et c'est le même genre d'hypocrite qui viendra crier demain que le machisme est insupportable et qu'il faudrait bien évidemment émasculer tous les mâââââles blancs et d'autant plus ceux qui ont plus de 50 ans et des femelles partout.
Ils sont tous comme ça.
Je les ai vu défiler pendant des années sur Causeur tous ces gauchistes plus ou moins étudiants, moins que plus évidemment, avec tous le même cerveau plein de phrases et d'idées toutes faites et incapables de comprendre qu'il est vide, jusqu'à ce qu'ils soient remplacés par les macronistes qui eux avaient au moins l'intelligence de se faire payer et je leur mettais à tous une branlée tous les soirs.
Ah, c'était le bon temps.

https://www.youtube.com/watch?v=EFG1QLCzICc

Lucile

Les commentateurs paraissent bien disposés à l'égard de MMLP, et envisagent sa candidature avec espoir. Je suis moi-même très réticente.

Elle est jeune, assez plaisante, elle a de l'assurance et se présente bien. Elle a peu d'expérience. Elle tient sa confiance en elle-même en héritage de sa famille. E. Macron, qui selon moi a une tout autre pointure, a le plus grand mal à tenir la barre. Il manque d'expérience, il fait beaucoup d'erreurs. Il a brûlé les étapes, il n'était pas prêt. Comment peut-on s'imaginer une minute qu'elle le serait ? Je pense qu'elle-même en est plus ou moins consciente.

Son discours est bien rodé, elle a réponse à tout et elle a l'air d'y croire, de ce point de vue elle parait mûre ; mais cela reste un peu préparé, général et très abstrait. Même dans son parti politique, elle n'a pas de vraies responsabilités. C'est sa tante qui tient les rênes.

Elle est populaire dans son créneau, mais il est petit, et ça ne suffit pas pour diriger la France, surtout dans l'état où elle se trouve. Si c'est le profil qui attire les électeurs de droite, ils ont vraiment le goût du risque.

Robert Marchenoir

Le chef d'orchestre et son soliste se renvoient la balle, dans une harmonie parfaite. Marion Maréchal parle un français remarquable pour une femme de sa génération. On mesure, en l'écoutant, à quel point Emmanuel Macron, par exemple, parle un français de cochon.

Pour moi, la découverte de cet entretien fut non seulement le prix qu'elle attache au libéralisme classique, représenté par Tocqueville, mais aussi cette remarque si juste, et qu'il est si difficile de faire admettre aux anti-libéraux comme aux libéraux : le libéralisme implique le christianisme, et si ses penseurs ne le soulignent pas toujours, c'est qu'à leur époque, le christianisme allait de soi.

Marion Maréchal se revendique donc du libéral-conservatisme, ce qui est exactement ce qui manque à la France.

Cependant, on est en droit de s'interroger sur la force de ses convictions, lorsqu'elle fustige à plusieurs reprises "l'ultra-libéralisme". Tout libéral devrait s'interdir ce mot, de même que tout patriote devrait s'interdire le mot de "racisme". Parler d'ultra-libéralisme, c'est suggérer que le libéralisme étant une mauvaise chose, l'ultra-libéralisme est le summum de l'abominable.

Elle ne semble pas non plus nourrir d'appétence particulière pour les questions économiques, ni d'affinité pour les entreprises et les entrepreneurs. Or, le redressement de la France passe par là, ce qu'Emmanuel Macron, lui, a bien compris.

Enfin, il faudra qu'elle nous explique, un jour, en quoi sa compromission avec le régime de Poutine est compatible avec le libéralisme, avec le conservatisme, avec le patriotisme ou simplement avec l'honneur, la morale et la foi chrétienne dont elle se revendique.

Chaque intervieweur a son style, et celui de Philippe Bilger ne s'accommoderait pas de questions dérangeantes. Il serait souhaitable, pourtant, qu'un journaliste lui demande, un jour, si la fantaisie du professeur d'histoire russe qu'elle avait recruté dans son école, et qui s'est avisé de découper sa maîtresse en morceaux (laquelle était son étudiante, et beaucoup plus jeune que lui), a modifié sa complaisance pour les élites dirigeantes de ce pays.

Sa maturité remarquable pour une femme de son âge, son équilibre, son intelligence, tranchent évidemment sur le personnel politique français.

Mais elle se place dans une tradition intellectualisante, plus que dans une perspective politique. Elle nous fait une alternative à Sciences-Po, mais c'est toujours du Sciences-Po.

A-t-elle l'envergure nécessaire pour faire figure de maître à penser ? C'est loin d'être sûr. Bonne élève, certainement. Chef de file intellectuel, directeur d'école ou de think-tank ? C'est à voir.

Femme politique, puisqu'elle en exprime la vocation ? Il faudrait qu'elle sorte de Renan et de ses polycopiés. Que fait-on de la Sécurité sociale, fondée par les communistes ? Faut-il laisser Couche-Tard racheter Carrefour ? Les services secrets français doivent-ils se livrer à des cyber-attaques préventives à l'encontre de la Russie ? Voilà le genre de questions sur lesquelles on l'attend.

Achille

@ Serge HIREL | 23 janvier 2021 à 15:35

1- Je ne vais pas vous dresser la liste des propos antisémites et racistes qui ont émaillé le parcours politique de JMLP. Je vous rappellerai juste l’affaire du "détail" concernant les camps de concentration et je jeu de mots très approximatif "Durafour crématoire" destiné au ministre de la fonction publique de l’époque.

2- Le terme progressiste ne s’adresse pas uniquement aux gauchos, gauchistes et autres « insoumis » comme vous l’affirmez péremptoirement mais aux partisans d’une doctrine politique axée sur le progrès social.
Cette volonté de privilégier le progrès social n’est pas spécifique à la gauche. D’ailleurs dans les discours de MLP, de nombreuses propositions vont dans le sens du progrès social. Certes il s'agit d’un discours purement populiste destiné à attirer des électeurs qui furent longtemps de gauche et notamment communistes. Ce dernier a été totalement dépouillé par le RN.
Mais il est parfaitement possible d’être conservateur et progressiste, étant bien entendu que le progrès social en question ne s’adresse qu’aux bons Français de souche. Les étrangers, dehors !

3- Dire qu’Emmanuel Macron ne sera pas au second tour me paraît bien présomptueux. Il est vrai que dans l’opposition de droite, comme de gauche, c’est un rêve qui tourne à l’obsession, mais je crains que vous n’alliez au-devant d’une grande désillusion en jouant les madame Irma.

4- Loin de moi l’idée de sous-estimer MM, qui a notamment montré dans cet entretien avec Philippe Bilger de belles qualités. Elle est certainement amenée à avoir un destin politique. Mais quand bien même aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années, il lui manque encore un peu d’expérience.
En 2027, je pense qu’elle pourra prétendre à de belles ambitions, mais pour l’instant nous n’en sommes pas là. Alors pas de précipitation.

caroff

Sur la forme, interview menée de main de maître, pardon monsieur le président (!), sur le fond, comme d'autres contributeurs je reste sur ma faim quant aux orientations économiques de la petite-fille de JMLP, dont je pressens heureusement qu'elles sont d'essence libérale.
Je note que sur la dernière question sa langue fourche en évoquant l'encagement au lieu de l'engagement, lapsus révélateur qui confirme ce qu'elle dit sur son indépendance d'esprit et sur son expérience partidaire.

Ce questionnement bilgérien met en valeur une femme sûre d'elle-même, de ses idées qui me plaisent particulièrement puisqu'elles font un sort à ceux qui continuent paresseusement de les ranger dans le tiroir de l'extrême droite.
Dommage qu'elle passe son tour en 2022 car Tantine risque de passer un mauvais quart d'heure lorsqu'elle affrontera le ou la candidate du deuxième tour...Mais étant d'un tout autre niveau que Marine elle sait qu'avec un peu de patience et de mûrissement elle saura rallier à sa blonde chevelure la droite nationale... ce qui ne saurait être suffisant pour conquérir l'Elysée !

Ninive

@ Marc GHINSBERG | 23 janvier 2021 à 17:53

Elle répondait aux demandes de monsieur Philippe Bilger et ce n'était pas un interrogatoire. Les questions que vous évoquez sont des détails d'une philosophie politique, détails qui n'étaient pas compris dans le programme de cet entretien.

Les réponses à vos questions sont connues et leur mise en application dépend des hommes qui dirigent le pays ; croyez-vous que nous sachions pour qui travaille Macron et quelle est sa tendance ? Il veut faire croire et pratique l'inverse de ce qu'il dit, alors pourquoi demander à Marion Maréchal de s'embourber dans une conversation courtoise, d'une durée limitée ?

D'ailleurs, je me demande si notre actuel ministre des Finances serait capable de faire un développement concret sur les sujets que vous énoncez.

Cordialement.

Olivier Seutet

Excellent entretien. Mais impasse totale sur ce que pense Marion Maréchal des propositions économiques du RN qui ne sont pas éloignées de celles de la France Insoumise.

hameau dans les nuages

@ Tomas | 23 janvier 2021 à 18:15

Quelle névrose ? C'est vous qui avez des obsessions à vouloir l'arrivée de tous ces gens quelles que soient les conséquences pour nous et pour eux. Esclavagisme 2.0

Je vous la mets sur YouTube. Cet homme a des leçons à vous donner:

https://www.youtube.com/watch?v=2TIXUhynuZs&list=LL&index=1&t=157s&ab_channel=InvestirAuPays

Tomas

On n'est pas déçu, c'est une Le Pen classique, juste adaptée à l'esprit du temps:

- elle sait parler, c'est indéniable.

- elle ment comme une arracheuse de dent avec le sourire: elle ne vient pas de la classe moyenne, mais de la bourgeoisie.

- elle se contredit en niant que le FN soit d'extrême droite en donnant la définition de ce courant: culte du chef (le FN, c'est le culte du chef et de sa famille, depuis le début), mépris du parlementarisme (quand on en appelle au référendum, c'est qu'on méprise de parlementarisme. On ne peut savoir évidemment quel type d'administration totalitaire le FN mettrait en place une fois au pouvoir, ils ne vont pas être assez stupides pour annoncer la couleur.

- elle utilise des concepts fumeux comme celui de la "nation charnelle", qui ne veut rien dire.

Elle est encore jeune et plutôt jolie, excitant les vieux libidineux de droite, ça passera avec les années. Il n'est pas sûr qu'elle ait la volonté d'arriver au pouvoir de sa tante, même si on peut s'interroger sur son omniprésence médiatique du moment. Mettons tout de même en toute objectivité à son crédit ses remarques sur les réseaux sociaux, même si elle fait sans doute elle aussi le contraire de ce qu'elle dit.

Mention spéciale à l'interviewer, qui ferait presque passer par son onctuosité le lamentable André Bercoff pour le type de "Hard talk" sur la BBC.

F68.10

@ Marc GHINSBERG 23/01/21 17:53 (@Exilé)
"Si vous êtes satisfait avec ce genre de phrases creuses, pas moi."

Je suis exactement dans votre cas.

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@ Exilé
"Vous n'avez peut-être pas fait attention, car le sujet a été abordé. Marion Maréchal a expliqué en substance que l'économie ne se limite pas à une vision matérialiste et bornée des choses autour de formules mathématiques et d'algorithmes..."

Qu'est-ce qu'elle a contre les algos ? Contre les maths ? Moi j'aime beaucoup D. E. Shaw !

"Some outsiders might say we have an obsession with risk management, and we'd have to agree." -- D. E. Shaw

Ah ! Ben voilà ! Des gens très bien ! Il ne s'agit nullement de "vision matérialiste et bornée" mais simplement de comment gérer des situations concrètes intelligemment. Rien d'autres. Les mathématiques, ce n'est pas une idéologie. Quant au matérialisme, je ne sais toujours pas ce que c'est.

Il est absurde de prétendre que l'économie ne s'adosse pas à la méthode scientifique, et que la philosophie n'a pas son mot à dire. Mais la philosophie, ce n'est pas "j'crois c'que'j'veux parce que c'est mon idéologie". La philosophie, cela s'argumente. Et toute l'économie fait, bien évidemment, l'objet d'un traitement philosophique. Car il n'y a pas de sciences, sciences sociales comprises comme l'économie, sans une armature philosophique qui la cadre et la soutienne.

Je ne vois vraiment pas où vous voyez le "matérialisme"...

Tomas

@ hameau dans les nuages

Sieur Tomas a autre chose à faire que de s'occuper de vos névroses.

Marc GHINSBERG

@ Exilé
"Vous n'avez peut-être pas fait attention, car le sujet a été abordé. Marion Maréchal a expliqué en substance que l'économie ne se limite pas à une vision matérialiste et bornée des choses autour de formules mathématiques et d'algorithmes mais qu'elle devait s'inscrire dans une approche générale, quasiment d'ordre philosophique, liée à un projet de société."

Si vous êtes satisfait avec ce genre de phrases creuses, pas moi.
Marion Maréchal est-elle en phase avec le programme économique du RN ?
Est-elle libérale ou pour un Etat interventionniste, faut-il nationaliser les entreprises en difficulté ?
Comment entend-elle régler le problème des retraites ?
Que pense-t-elle de la fiscalité, de l'ISF, de la fiscalité du capital ?
Souhaite-t-elle que la France reste dans l'€, dans l'UE ?
Que pense-t-elle de l'action actuelle de la BCE ?
Quelle est la "philosophie" dont elle parle qui devrait guider la politique économique ?

Ninive

Intelligence, culture, vivacité d'esprit, merci Marion Maréchal pour cette belle leçon que vous nous offrez ; et vous n'avez que trente et un an !

Pardonnez aux quelques ânes de ce blog de voir en vous ce que vous n'êtes pas, ils sont incapables d'écouter et de comprendre.

Comme vous l'avez répété, votre devenir est en cours d'élaboration et aboutira le moment venu là où il servira le mieux la République Française et notre patrie.

Cet excellent et sincère entretien nous aura permis de vous découvrir sans ambiguïté.

Michel Deluré

Manifestement, c'est une personne brillante, qui paraît sincère dans ses convictions et qui semble indéniablement promise avec plus d'expérience, plus de maturité politique, à jouer à l'avenir un rôle important dans le paysage politique français.
Elle s'avère en tout cas moins clivante que sa tante et plus ouverte au dialogue.
Dommage cependant, et je rejoins en cela Marc Ghinsberg, que les aspects économiques, pourtant déterminants, aient été laissés sur la touche.

Serge HIREL

@ Achille 23 janvier 2021 à 07:29

Vous réécrivez l’Histoire et manipulez l’actualité à votre sauce.

« ...Les fondamentalistes, antigaullistes dès le premier jour de la Ve République »

Faux. D’abord parce que le Front national a été créée en 1972. Ensuite parce qu’en mai 1958, les nationalistes ont plus qu’aidé le retour de Gaulle au pouvoir. Ce n’est que lorsqu’ils ont compris, en septembre 1959, que le Général les avait trompés, qu’ils sont devenus ses plus farouches adversaires. Enfin, parce que JMLP, s’il a montré son amitié pour certains dirigeants de l’OAS, n’en a pas été membre.

« Nationalistes dans toute la rigueur de ce terme jusqu’à tenir des propos antisémites, islamophobes et clairement racistes. »

Accusation fantaisiste et sans la moindre argumentation. En quoi aimer son pays conduit à être raciste ? Xénophobe peut-être, pas raciste, ni antisémite. Anti-islamistes certainement, pas islamophobes.

« ...Les légalistes (…) soutiennent MLP, comme la corde soutient le pendu »

Faux. Tous ceux qui détestent Marine ont quitté le parti, en ont été virés ou éloignés des instances dirigeantes.

« Les progressistes »

Terme inapproprié pour désigner les conservateurs patriotes. Dans le vocabulaire politique actuel, il est réservé aux gauchos, gauchistes et autres « insoumis » qui, d’ailleurs, revendiquent cette appellation, fallacieuse dans leur cas.

« Ils [les jeunes] l’ont largement montré lors de l’élection présidentielle de 2017 en élisant un jeune président »

Faux. Un sondage IPSOS effectué au lendemain du premier tour de 2017 indique que 30 % des électeurs âgés de 18 à 24 ans ont voté Mélenchon et 21 % Marine Le Pen. Macron était troisième avec 18 %. Il ne les devançait de 4 points que dans la tranche 25-34 ans. Sans oublier un taux d’abstention de 29 % chez les 18-24 ans et de 28 % chez les 25-34 ans.

« Et si l’on en juge par la cote de popularité des leaders des partis dit "de gouvernement", ils n’en veulent toujours pas à ce jour »

Faux. Le nombre de candidats potentiels indique exactement le contraire. Et que vient faire « la cote de popularité » dans cette affaire ?

« …ces partis ont bien du mal à désigner leurs candidats pour 2022 ».

Faux. Chez LR, le « départage » est prévu après les régionales et la gauche attend aussi ce scrutin, qui servira de juge de paix. Au fait, Macron a-t-il annoncé sa candidature ?

« …un débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen dont l’issue est inéluctable… »

Encore faut-il que Macron soit au second tour et, pire, en situation de pouvoir se présenter au premier. Même un observateur aussi prudent qu’Alain Duhamel exprime à haute voix ses doutes sur sa candidature, qui dépendra essentiellement de la gestion de la crise sociale qui nous attend cette année.

« …elle [Marion] risquerait fort de se trouver en difficulté sur les questions portant sur l’économie. »

Qu’en savez-vous ? L’entretien de Philippe portait essentiellement sur sa personnalité et ses convictions. Il ne s’agissait pas de lui faire annoncer un programme électoral avec des engagements précis et chiffrés en tous domaines. Pas plus qu’il ne s’agissait de la faire réagir sur les sujets du jour.
Elle a néanmoins, en quelques mots, indiqué quelle place selon elle devait occuper l’économie dans une France dirigée par son école de pensée : être au service de la nation. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait HEC pour comprendre que la mondialisation et l’européanisation à la mode Macron ne sont pas sa tasse de thé… et qu’au pouvoir, elle ne se contenterait pas de discours annonçant le rapatriement sur notre territoire des pans d’industrie perdus au profit de puissances étrangères.

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@ sylvain 23 janvier 2021 à 10:01

Au détour d’une réponse - sur la liberté individuelle, je crois -, Marion Maréchal a dit son opposition aux tentatives de genrer notre société, de l’écriture inclusive aux droits particuliers que réclament les minorités sexuelles.
Parmi les décrets que Biden a signés dans une pitoyable mise en scène de revanche style western, il en est un autre que Marion Maréchal ne serait pas là de parapher : celui qui ouvre la voie à la régularisation de quelque 11 millions d’immigrants sans papiers vivant sur le territoire américain. Et elle s’en est en quelque sorte expliquée en faisant sien le concept des « deux patries » formulé par Jean de Viguerie.

Partagée par d’autres peuples, la « patrie des valeurs universelles et des droits de l’homme », chère aux Lumières et aux Révolutionnaires de 1789, ne saurait l’emporter sur la « patrie des pères », celle des traditions et sa terre de naissance. Ni subir de préjudices causés par la première, qui, entre autres conséquences de la primauté qu’elle accorde à l’universalisme, engendre des décisions, telle que celle de Biden, susceptibles de mettre à mal l’autre patrie, la vraie, pour nous Français la France.

Il devient plus clair de jour en jour que notre « patrie des pères » recule face aux assauts parfois sanglants des protégés de la « patrie des valeurs », soutenus, qui plus est, par des dirigeants politiques censés être les premiers défenseurs de la France…

Gréaudon

Trois fois au cours de l'entretien, Philippe, malicieux, lui a tendu la perche pour qu'elle se prononce quant à la, ou une, prochaine élection présidentielle, la seule question finalement qui intéresse tout le monde. Tout le reste n'est que rond de jambe et entrechat. Comme dans un bal distingué d'autrefois où un jeune homme bien élevé s'enhardissait à inviter une des jolies jeunes filles de la soirée. Et celle-ci, trois fois, a dans un charmant sourire décliné l'invitation. Tout en ne rêvant que d'être invitée à nouveau.
Prochain ministre de la Justice, Philippe ?

Exilé

@ Marc GHINSBERG
« Un regret, cher Philippe, j’aurais aimé que vous l’ameniez sur le terrain de l’économie pour qu'elle précise sa vision des choses dans ce domaine. »

Vous n'avez peut-être pas fait attention, car le sujet a été abordé. Marion Maréchal a expliqué en substance que l'économie ne se limite pas à une vision matérialiste et bornée des choses autour de formules mathématiques et d'algorithmes mais qu'elle devait s'inscrire dans une approche générale, quasiment d'ordre philosophique, liée à un projet de société.

De toute manière, l'homme n'a pas à être soumis à l'économie qui n'est qu'un outil à son service.

Mais à quoi est donc due cette fixation sur l'économie, de la part de gens qui en revendiquent le monopole de la connaissance mais qui sont les premiers à nous plonger dans le gouffre sans fond de la dette publique en jetant l'argent par les fenêtres ?

boureau

Entretien avec Marion Maréchal.

De l'intelligence, de l'élégance, du réalisme aussi ... Une personnalité intéressante et d'avenir. D'excellentes questions ou remarques de votre part cher P. Bilger.

Encore quelques années et nous pourrions assister à un duel présidentiel Marion Maréchal contre Bruno Le Maire. Pour 2027, peut-être ?

Cordialement.

XAVIER NEBOUT

Elle arrache ici l'unanimité.

La dimension spirituelle semble lui avoir échappé, je dirais bien "semble". Mais chez elle, la porte lui est ouverte comme toutes celles de la vérité, car c'est ce qu'elle incarne au mieux: la vérité.
Si son art est de savoir se faire attendre, elle est le plus grand génie politique de l'histoire.

Quel écart avec la racaille politicarde qui défile sur nos écrans.

Bravo et merci pour nous et même pour notre pays, M. Bilger.

stephane

@ Achille |23 janvier 2021 à 7h29

Le problème du RN c'est sa candidate et sa présidente.
Vous oubliez les points positifs:
- les abstentionnistes qui ne demandent qu'à retourner aux urnes s'il y a un candidat valable.
Jean-Pierre Stirbois aurait déjà été élu.
- les mélenchonistes et la CGT
- ceux qui ont "quand même voté Macron" mais on ne les reprendra plus

Économiquement je ne vois aucune proposition du RN. Mais ce n'est pas le fonds de commerce, tant les Français son exaspérés par les incivilités. Leur première priorité est de se débarrasser de la racaille et pas uniquement maghrébine. Sarkozy l'avait compris mais il a eu peur. Ensuite il y a l'islam qui détruit le pays. Les Français en ont marre des dirigeants qui courbent l'échine. Et puis ruiné économiquement, que craint le pays d'une nouvelle équipe ?

Quant au débat éventuel Le Pen / Macron, je suis prêt à parier qu'il va battre des records d'audimat et seuls ceux qui auront peur de changer leur vote Le Pen ne le regarderont pas.
Macron va exécuter Marine Le Pen, et ce sera à mon avis la pire humiliation de toute sa vie, en 2017 elle s'est grillée toute seule, mais là, aidée, ce sera dramatique.
Je n'ai pas envie de rater cela.
La voie sera libre pour MMLP en 2027, puisque la droite n'aura aucun candidat. Ce n'est certainement pas Le Maire qui va sauver le pays.

Louis

J’ai un peu de mal à me décider à faire confiance à cette holding familiale, cette personne avoue dans sa présentation son absence de passé, les diplômes de droit ou commerce ne sont pas suffisants pour de tels postes, il suffit d’observer le cursus de nos grands comme Churchill, De Gaulle, Walesa, etc., la parfaite connaissance des équations différentielles est en l’espèce inutile.

En outre, il faut être clair, les forces dont dépend l’élection sont puissantes, on avance le chiffre de 14 milliards pour les dernières élections US, pour la France une bonne partie de ses décisions sont désormais hors sol et les traités plus ou moins discrets débordent. Par contre cette holding est le faiseur de rois puisque l’élection se valide dès le premier tour.

En cas de succès je pense que ce sera très chaotique mais si le renouveau était à ce prix ?

sylvain

Ce n'est pas hors sujet mais qu'en pense MMLP ?

Le jour de son entrée en fonction, Joe Biden a signé une série de décrets. 
Le sommet de l'ubuesque est atteint avec celui-là : il s’agit d’autoriser les sportifs transgenres nés hommes à concourir dans la catégorie féminine (Daily Mail jeudi 21 janvier). 

Ce décret compte forcer les écoles à inclure les transgenres dans les catégories féminines: « Les enfants devraient apprendre sans s’inquiéter d’être refusés ou non à l’entrée de toilettes, vestiaires ou de compétitions sportives ».
« C’est la politique de mon administration de prévenir et combattre la discrimination sur fond d’identité de genre ou d’orientation sexuelle », est-il écrit dans le décret de Joe Biden. 

D’après les informations du Daily Mail, il serait possible que, si les établissements scolaires refusent d’accepter les athlètes transgenres, leur financement leur soit retiré. 

Non non, vous ne rêvez pas ! Chez nous, nos islamogauchistes genrés racialistes détraqués dépravés y travaillent.

Ce n'est plus la race supérieure démocrasse genrée raciste unisexe qui s'installe dans cette vaste poubelle à détritus de l'humanité qu'est devenue notre planète mais la crasse supérieure.

stephane

Belle femme, ça aide, fruit d'un adultère dans une famille qui se veut catholique traditionaliste. Pour les vieux elle est attirante c'est bien, pour les plus jeunes, aussi. Il manquait le bavoir.
Son grand-père, précédemment divorcé, s'est remarié religieusement.
L'extrême droite s'ouvre, rattrapée par la réalité familiale. Tant mieux. Il manque juste un juif homosexuel comme pièce rapportée et les Le Pen seront totalement dédiabolisés.
Au moment de mettre le bulletin de vote dans l'urne, on sait que c'est une Le Pen et qu'il reste toujours un forum de nauséeux dans un océan de vérité.
Mais n'est-ce pas pire ailleurs ?

À part cela, des solutions pour le pays ?
La droite va se faire écraser.

Denis Monod-Broca

Elle parle agréablement, ne pratique pas la langue de bois, n’a que peu de tics verbaux (j’en ai noté deux : « voilà » mais qui aujourd’hui ne parsème pas ses propos de nombreux « voilà » ? et « bon an, mal an »...), ce sont de bons points en sa faveur.

Achille

Le problème du RN est qu’il est traversé par trois courants générationnels.
- Les fondamentalistes, nostalgiques de l’Algérie française, antigaullistes dès le premier jour de la Ve République, fervent partisan du fondateur du parti, JMLP. Nationalistes dans toute la rigueur de ce terme jusqu’à tenir des propos antisémites, islamophobes et clairement racistes.

- Les légalistes, fidèles à la direction du parti qui prône la dédiabolisation suite aux propos très controversés tenus par JMLP par le passé. Ils soutiennent MLP, comme la corde soutient le pendu, ceci malgré ses maladresses et ses insuffisances.

- Les progressistes qui voient en Marion Maréchal un souffle nouveau. Ce sont principalement des jeunes qui veulent faire table rase du passé et du clivage gauche-droite auquel les Français ne croient plus.
Ils l’ont largement montré lors de l’élection présidentielle de 2017 en élisant un jeune président n'appartenant à aucun des partis qui jusqu’à présent se refilaient les clés du pouvoir.

Et si l’on en juge par la cote de popularité des leaders des partis dit "de gouvernement", ils n’en veulent toujours pas à ce jour. D’ailleurs ces partis ont bien du mal à désigner leurs candidats pour 2022.

Marion Maréchal ayant décidé de faire l’impasse pour 2022, nous nous acheminons donc vers un remake de l’élection de 2017 avec au second tour un débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen dont l’issue est inéluctable, avec pour effet un taux d’abstention qui en dit long sur l’intérêt que les Français portent à la politique depuis quelques années.

Dommage car un débat entre MM et le président en exercice aurait été certainement plus motivant pour les électeurs car sorti des chemins battus et rebattus de ces cinquante dernières années.
Mais, ainsi que le souligne Marc GHINSBERG, elle risquerait fort de se trouver en difficulté sur les questions portant sur l’économie. Or ce point sera fondamental après de deux années de "quoi qu’il en coûte" et une dette publique qui a explosé.

Claude Luçon

Jeune femme brillante dont il sera intéressant de suivre le parcours.
Particulièrement appréciée et nécessaire sa conception du conservatisme, trop souvent confondu, comme elle l'a souligné, avec une nostalgie du passé alors que ce n'est qu'un désir de garder ce que le passé nous a offert de meilleur.

Dans ce cadre, dommage que plus de temps n'ait pu être consacré aux dérives sociales qui nous parviennent des universités américaines qui s'expliquent et devraient être contrées en leur répondant qu'ils ont un problème, un complexe en fait, celui précisément, encore aujourd'hui, de ne pas avoir de passé sur lequel s'appuyer, sur lequel se créer un parti conservateur, un débat intellectuel indépendant, alors ils s'en inventent un. La preuve en est que tout en pavoisant la bannière étoilée même sur le revers de leur veste, ils restent anglo-american, irish-american, italo-american, afro-american, hispanic-american... en clair ils s'appuient sur le passé de leurs ancêtres venus d'ailleurs. Ces théories fumeuses sont une forme de snobisme chez leurs intellectuels car le pékin américain, lui, existe bien et est fier de l'être comme il vient de le faire savoir plutôt brutalement le 6 janvier dernier.

Détail amusant, elle n'a pas arrêté de jouer avec son bracelet de tissu noir, même à 31 ans, même très engagée intellectuellement, on a toujours son "nounours" pour se réconforter !
Signe que son interlocuteur l'impressionnait ?

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