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10 janvier 2021

Commentaires

Achille

@ Serge HIREL | 16 janvier 2021 à 12:48
« Je ne dirai rien de ce que je pense de ce message puisque chacun des commentaires qui critiquent vos propos entraîne de votre part une surenchère odieuse. »

Je crois, en effet, que l’on s’est tout dit sur cette pitoyable affaire. Je vous laisse donc à votre indignation fleurant bon la pudibonderie qui est bien dans l'air du temps. Mais n’en faites pas trop quand même, vous finiriez par sombrer dans le ridicule.

hameau dans les nuages

Il faut réécouter la vidéo de la cérémonie religieuse pour l'enterrement de Marie France Pisier.

À la fin, l'abject Cohn-Bendit de préciser qu'il fallait vraiment apprécier la défunte pour qu'il en arrive à pénétrer dans une église.

Je vous laisse deviner la bronca si une personne médiatiquement connue faisait la même remarque après avoir assisté à l'identique dans une mosquée ou synagogue.

Quand va-t-on sortir les poubelles ?

https://www.youtube.com/watch?v=DFOiVvoh9iw

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Sans doute me suis-je mal exprimé. Il y a blasphème et blasphème, blasphème dûment étiqueté blasphème et blasphème qui ne dit pas son nom.

Une caricature d’Allah est un blasphème de la première catégorie aux yeux des musulmans.

S’interroger sur une éventuelle réciprocité entre le beau-père incestueux et son beau-fils s’est révélé être un blasphème de la seconde catégorie aux yeux de LCI et de tous ceux qui approuvent la décision de LCI. Aucune discussion, aucun débat, aucune défense n’étaient envisageables, il fallait faire taire le blasphémateur et c’est ce qui a été fait.

revnonausujai

@ Achille
"Mais Camille Kouchner a aussi jeté l’opprobre sur toute sa famille :
- Bernard Kouchner qui passe pour un père qui ne s’intéressait pas à ses enfants.
- sa mère dont on apprend qu’elle a sombré dans l’alcoolisme et qui ne voulait surtout pas que le secret soit éventé. Aujourd’hui elle est décédée.
- sa tante Marie-France Pisier qui est morte dans des conditions troublantes qui pourraient être liées à ce scandale familial.
- à tous les proches et amis de la famille qui savaient et qui se sont tus."

Oui, et ?
En dehors de Marie-France Pisier qui semble être morte de ne pas avoir supporté cette infamie, l’opprobre de la famille et des amis se bornera à continuer de faire leurs salop*ries en cachette sans pouvoir se pavaner encore ; c'est une sanction bien douce.

Au passage, vous avez oublié Ockrent, marâtre hugolienne, qui au moins se qualifie pour reprendre le rôle de la Thénardier dans Les Misérables.

Opprobre ? Goudron et plumes, oui et bannissement vers le désert des Tar.. Barbares !

Serge HIREL

@ Achille 16 janvier 2021 à 11:16

Je ne dirai rien de ce que je pense de ce message puisque chacun des commentaires qui critiquent vos propos entraîne de votre part une surenchère odieuse. Vous en êtes à regretter de ne pas pouvoir dépecer la victime elle-même. Etape ultime du voyeurisme… que vous dénoncez. Pure hypocrisie.
Vous auriez dû vous contenter de continuer à encenser avec ferveur votre Dieu… Et laissez Zemmour en paix.

Tipaza

@ Achille | 15 janvier 2021 à 22:28
"j’espère que son autrice offrira le fruit de la vente de "La Familia grande", qui s’annonce fort juteuse, à une association qui s’occupe des enfants victimes d’inceste.
Et là je m'inclinerai humblement devant ce geste de générosité."

Je suis très souvent en désaccord avec vous, ce qui ne me gêne pas, tant que vos arguments sont plus ou moins recevables.
Mais là, vraiment, vous nous sortez la vieille rengaine éculée de la gauche en manque d'arguments, l'argent des autres comme ultime argument de rejet.
Au fond vous reprenez implicitement la déclaration emphatique de François Mitterrand :
"L’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes !"

En l'occurrence, ce n'est pas l'argent qui a corrompu, c'est un homme, pire, un notable, un de ceux qui font et défont l'opinion, qui se payait le luxe de se laver les dents après avoir parlé du FN (symboliquement).

Que la dénonciation de ses crimes, le viol est un crime, puisse enrichir une victime collatérale ou quelqu'un concerné par ses crimes, pourquoi pas.

Vous poussez l'argumentaire jusqu'à l'absurde, parce que vous ne voulez pas reconnaître que la justice théorique n'existe pas.
Dans toute justice, il y a un mélange de distanciation objective imposée par la société et une part de vengeance.
Il n'y a de vraie justice équitable que si ces deux vérités, vengeance et objectivité sociale, sont tenues ensemble.
D'ailleurs le code prévoit des compensations, des indemnités pour les victimes dans les cas simples.
Dans les crimes comme celui-là, il n'y a pas de compensation prévue, et pour cause, encore que, il me semble, la castration chimique soit prévue dans certains pays, et peut-être chez nous.
Ma voisine parlait plus simplement de castration physique.

Achille

@ Serge HIREL | 16 janvier 2021 à 01:10
« Le vrai prénom est très facile à trouver. Allez-y ! Transgressez ! Violez le secret ! Il vaut mieux être « rosière » que goujat. »

Dans votre emportement, il ne faudrait pas vous égarer. Je n’ai nullement l’intention de violer le secret du prénom de "Victor".
Je trouve simplement dommage que la victime de ce drame qui s’est déroulé voici plus de trente ans, se soit limitée à confirmer les propos de sa sœur. J’aurais préféré qu’il ait le courage de s’exprimer lui-même dans les médias, plutôt que de laisser celle-ci faire la promo de son livre sur tous les plateaux TV.
Il aurait été intéressant de connaître vraiment ses sentiments, puisqu’il est la principale victime dans cette sordide affaire, ceci sans passer par la version de sa sœur.

Ceci étant je ne saurais approuver ce grand déballage de la vie intime d’une famille dans le public.
Camille a livré Olivier Duhamel à la vindicte populaire, sans passer par la voie judiciaire qui est la marche à suivre normale dans un pays respectueux des droits des citoyens. Même un violeur a le droit de se défendre.

C’est une chose que certains ici, dont vous, semblent accepter, voire justifier. Mais Camille Kouchner a aussi jeté l’opprobre sur toute sa famille :
- Bernard Kouchner qui passe pour un père qui ne s’intéressait pas à ses enfants.
- sa mère dont on apprend qu’elle a sombré dans l’alcoolisme et qui ne voulait surtout pas que le secret soit éventé. Aujourd’hui elle est décédée.
- sa tante Marie-France Pisier qui est morte dans des conditions troublantes qui pourraient être liées à ce scandale familial.
- à tous les proches et amis de la famille qui savaient et qui se sont tus. Dénonçant ainsi ce milieu de la haute bourgeoisie dans lequel elle a vécu et qui ressemble à s’y méprendre à un scénario de films de Claude Chabrol.

Voilà qui va satisfaire ce voyeurisme populaire qui se délecte de ce genre de scandale des "gens de la haute société". Nul doute que son livre va très vite se retrouver dans le hit-parade des best-sellers de l’année 2021.
On est content pour elle...

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@ Aliocha | 16 janvier 2021 à 07:11
« Et vous voudriez que Camille Kouchner se taise, laissant à la justice dont on est bien obligé de constater qu'elle n'a pas les moyens de lever l'omerta qui règne sur les familles, de continuer à ne pas faire son travail ? »

Ben oui, j’aurais préféré que la Justice soit saisie plutôt que la "vox populi" vu que c’est un principe de base d’une République démocratique où tout citoyen à le droit d’être défendu quel que soit l’acte qu’il a commis.

Mais il est vrai que la Justice ne semble plus aujourd’hui bénéficier de l’aura qui était la sienne il y a encore quelques décennies.
La preuve en est que maintenant des milices de quartier s’organisent pour lutter contre la délinquance. Ce qu’Eric Zemmour semble approuver dans un de ses derniers éditos du soir.
La mode est aux idées populistes, mon bon monsieur. L’autodéfense, le retour de la loi du talion. Il ne manque plus que le rétablissement de la peine de mort.

Aliocha

@ Achille

Une fille sur cinq, un garçon sur treize, sont abusés en France avant l'âge de la majorité, la moitié avant onze ans, 80 % de ces cas sont des incestes, et 1 % des agresseurs sont condamnés.
Et vous voudriez que Camille Kouchner se taise, laissant à la justice dont on est bien obligé de constater qu'elle n'a pas les moyens de lever l'omerta qui règne sur les familles, de continuer à ne pas faire son travail ?
Examinez-vous, ce cancer dépasse largement un succès d'édition du petit milieu parisien, beaucoup d'enfants sont en danger, il est temps de les protéger pour éviter, non seulement les dégâts, mais la violence inévitablement engendrée par, encore une fois nous devons le constater, une institution épuisée.

Serge HIREL

@ Achille 15 janvier 2021 à 22:28

À la lecture de vos divers messages de cet après-midi, ce n’est plus outré que je suis. C’est écoeuré. Votre manque de respect de Camille et de « Victor » dépasse les bornes. Et, cette fois, vous en êtes au propos le plus vil : la sœur se fait du fric sur la souffrance de son frère… Vu la tournure que prenait votre piteuse argumentation, je m’attendais à ce que vous alliez jusque-là.

Avant de sortir ces âneries - cette fois, je précise ma pensée -, ayez au moins la décence de vous informer.
Le Monde du 6 janvier, page 6, article d’Ariane Chemin : « ’Victor’ a toujours refusé d’aborder publiquement le sujet, mais il a laissé sa jumelle l’aborder à travers ce texte qu’il a relu à deux reprises. ‘Je vous confirme que ce que ma sœur a écrit à propos des agissements d’Olivier Duhamel à mon égard est exact’, atteste-t-il au Monde ».

Et surtout ne dites pas qu’Ariane Chemin ment. Son patron, Louis Dreyfus, président du directoire du quotidien, est le mari de Camille et donc le beau-frère de « Victor ». Je vois mal comment Le Monde publierait une telle information si elle n’était pas l’exacte vérité.

Avez-vous remarqué que tous les médias, sans aucune exception, respectent le désir de Camille que le vrai prénom de son frère ne soit pas révélé, ce qui lui assure un semblant de protection ? Aucune loi ne leur interdit pourtant de le faire. C’est un geste de compassion envers eux, un hommage au courage qu’il leur a fallu pour parvenir à rompre le silence.
Le vrai prénom est très facile à trouver. Allez-y ! Transgressez ! Violez le secret ! Il vaut mieux être « rosière » que goujat.

Achille

@ Serge HIREL | 15 janvier 2021 à 20:08
« Ce livre est un cri de deux jumeaux qui ont supporté pendant trente ans, non seulement l’inceste, mais aussi la chape de silence et d’indifférence de leur famille et l’arrogance du violeur. Camille Kouchner est une sœur comme beaucoup voudraient en avoir une ! Comment oser écrire et même simplement penser de tels… ? Je suis outré ! »

Outré, vous êtes ? Ne faites pas votre rosière !
Puisque ce livre est parti d’une noble intention, j’espère que son autrice offrira le fruit de la vente de "La Familia grande", qui s’annonce fort juteuse (tiré à 225 000 exemplaires), à une association qui s’occupe des enfants victimes d’inceste.

Et là je m'inclinerai humblement devant ce geste de générosité.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Eh bien peut-être "Finkie est-il complètement à côté de la plaque", peut-être "Finkie a-t-il déliré sec", le fait est qu'il a été censuré, brutalement et sans appel, et que cela semble convenir très bien à tout le monde ou à peu près."

Pas vraiment. Il y a des gens qui condamnent la position de LCI. Philippe Bilger, par exemple. Il demeure que je défends le droit de LCI de faire souverainement ce qu'elle veut de son temps d'antenne. Ce n'est que quand ce point est admis que je veux bien rentrer en matière sur la décision de LCI elle-même.

"Une conclusion s'impose : ses propos tiennent du blasphème et tous ceux qui réclament un ridicule "droit au blasphème" ne se rendent pas compte de ce qui est à leurs propres yeux blasphème et qu'ils censurent sans état d'âme en tant que tel..."

Vous vous moquez du monde. N'importe qui a le droit de cracher sur le Christ ou de demander un abaissement de l'âge du consentement sexuel à 2 ans et demi. On entend même Goldnadel nous expliquer doctement que le libre-arbitre n'existe pas chez les mineurs !... Voyez-vous cela ! Censüüüüre !

Il ne s'agit pas de censure. La liberté d'expression de Finkie n'est pas atteinte. Il peut toujours prendre un haut-parleur, monter sur un tabouret et haranguer la foule au Trocadéro. C'est simplement que c'est le droit souverain de LCI de ne pas relayer ses propos. De la même manière que c'est le droit de Charlie Hebdo ne pas relayer les crachats sur le Christ. Ou de les relayer. LCI a bien le droit de relayer les propos de Finkie si elle le veut. Elle ne le veut pas. C'est tout.

Ce qui précède constitue vraiment des principes de base.

Le jour où l'État, et pas LCI, interdira à Finkie de monter sur un tabouret au Trocadéro et le condamnera pour cela, là, oui, on pourra commencer à faire un parallèle avec le blasphème. C'est d'ailleurs justement un des principes qui justifie le parallèle entre les lois mémorielles et le blasphème. (Encore que les lois mémorielles interdisent de dire des choses fausses, alors que les lois sur le blasphème interdisent de dire des choses vraies: à savoir que, navré, Dieu n'existe toujours pas...)

Serge HIREL

@ Achille 15 janvier 2021 à 06:40
« Ce faisant, même s’il avait donné son accord, on peut dire qu’elle a violé une seconde fois son propre frère. Une autre forme d’inceste, peut-être tout aussi destructeur. »

Il faut vous rendre illico presto sur le plateau de LCI pour remplacer Finkielkraut. Vous en avez le talent. Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, vous viendrez vous plaindre que le patron de la chaîne se soit privé immédiatement de vos lumières.

Ce livre est un cri de deux jumeaux qui ont supporté pendant trente ans, non seulement l’inceste, mais aussi la chape de silence et d’indifférence de leur famille et l’arrogance du violeur. Camille Kouchner est une sœur comme beaucoup voudraient en avoir une ! Comment oser écrire et même simplement penser de tels… ? Je suis outré !

Achille

@ Aliocha | 15 janvier 2021 à 15:45
« Bien sûr que non, Achille, la libération de la parole est nécessaire à l'établissement de la justice, celle qui permet d'éviter la vengeance. »

Quand la libération de la parole consiste à faire justice soi-même par l’intermédiaire d’un livre cela s’appelle de la vengeance. La Justice est mise devant le fait accompli et l’accusé est condamné avant d’avoir été jugé.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Eh bien peut-être "Finkie est-il complètement à côté de la plaque", peut-être "Finkie a-t-il déliré sec", le fait est qu'il a été censuré, brutalement et sans appel, et que cela semble convenir très bien à tout le monde ou à peu près.

Une conclusion s'impose : ses propos tiennent du blasphème et tous ceux qui réclament un ridicule "droit au blasphème" ne se rendent pas compte de ce qui est à leurs propres yeux blasphème et qu'ils censurent sans état d'âme en tant que tel...

Lodi

@ Lucile | 15 janvier 2021 à 13:22

Entièrement d'accord avec vous.

Aliocha

Bien sûr que non, Achille, la libération de la parole est nécessaire à l'établissement de la justice, celle qui permet d'éviter la vengeance.

Lucile

@ Achille | 15 janvier 2021 à 13:52

L'un n'empêche pas l'autre, c'est vous qui décrétez que la procédure consistant à s'adresser à la justice exclut toute autre démarche. Vous introduisez une restriction qui vous appartient mais qui n'est en rien une conduite à observer pour rester dans les clous.

D'accord avec Tipaza, Nemesis a remis le coupable à sa place. Ce n'est pas cher payé. Il pourra encore se baigner dans sa piscine dans le plus simple appareil. Mais seul.

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@ Aliocha

Merci de la précision.
Des frères et sœurs, ou des jumeaux, réussissent par leur entente à garder un mental de fer malgré les épreuves, et à continuer à voir clair en dépit du brouillage avec lequel on essaye d'influencer leurs perceptions. C'est peut-être pour cela que leur mère les a traités de "salauds", elle ne pouvait pas les contrôler comme elle en aurait contrôlé un seul.

Achille

@ Tipaza | 15 janvier 2021 à 14:11
« Ce qui vient de se passer est un bannissement de toute activité sociale. »

Non. Ce qui vient de se passer est tout simplement une vengeance.

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"L'amorce d'une culture du respect des faits dans la société. C'est que dalle."

Si, c'est important. La vérité importe. Tout n'est pas à prendre ou à laisser selon le bon vouloir de sa petite idéologie maison face à laquelle une notion pervertie de la courtoisie ou de la décence imposerait le respect d'opinions manifestement absurdes aux conséquences dommageables.

"Je ne connais aucune société dans l'histoire de l'humanité qui ait souffert du fait que ses membres se soient entichés à l'excès de données probantes à l'appui de leurs croyances les plus fondamentales." -- Sam Harris

Tipaza

@ Achille | 15 janvier 2021 à 13:52
"Pour traiter ce genre d’affaire familiale sordide, la procédure consiste à s’adresser directement à la Justice, qui a toute compétence en la matière. Pas de l’exposer au public"

Dans ce genre d'affaire, lorsque le coupable est un personnage à la notoriété incontestable, l'ostracisme induit par l'exposition publique est un châtiment bien plus terrible que toute décision de justice.
Surtout que la prescription risque d'affaiblir ou de réduire à néant l'action officielle de la justice.

Ce qui vient de se passer est un bannissement de toute activité sociale.
On retrouve la justice à l'ancienne, celle des Grecs, débarrassée des artifices spécieux dont se pare la justice d'aujourd'hui.

Achille

@ caroff | 15 janvier 2021 à 12:28
@ Lucile | 15 janvier 2021 à 13:22

Pour traiter ce genre d’affaire familiale sordide, la procédure consiste à s’adresser directement à la Justice, qui a toute compétence en la matière. Pas de l’exposer au public plus de trente ans après les faits en écrivant un livre.
Simple question de décence.

Aliocha

Dans l'émission la Grande librairie, Camille Kouchner a répondu à la question que se posent Lucile et Achille. "Victor", qui revendique de ne pas se prononcer, comprend et admet le besoin qu'a eu sa sœur de parler. Je n'ai encore pas vu l'émission en entier, mais le rapport des deux jumeaux semble une réponse saine à l'horreur qu'ils ont dû affronter.

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-13/2184577-emission-du-mercredi-13-janvier-2021.html

hameau dans les nuages

@ Achille | 15 janvier 2021 à 12:14

Ah si ! cela va lui faire le plus grand bien, vu qu'énormément de gens le savaient.
Il aura marqué au fer rouge son beau-père, qui aura un peu plus de mal à pérorer dans les médias. Il fermera sa boîte à camembert. À la niche.

Lucile

@ Achille

Vous pouvez penser que ce n'était pas une bonne idée d'en parler ou de le raconter dans un livre, et ça se discute. Je ne suis pas de cet avis, parce que je pense qu'il n'y a rien de pire que d'étouffer la plainte des victimes d'une part, et aussi parce que le secret favorise la perpétration des crimes présents et à venir. Un livre me paraît plus efficace qu'une plainte.

Mais vous ne pouvez pas dire que cette révélation est un inceste, et que la jumelle a violé son jumeau, à l'égal du vrai coupable. Elle n'a à se reprocher aucun crime au sens juridique du terme. Et vous ne savez pas si son frère était d'accord. Il était peut-être partagé, mais peut-être aussi soulagé. Pourquoi devrait-il avoir honte de ce qui s'est passé ? Pourquoi devrait-il en ressentir une once de gêne ou de culpabilité? Surtout si "tout le monde le savait". Dans ce genre de secret, l'intéressé est seul à croire que personne ne sait. Il s'aperçoit sur le tard que toute la famille, tous les amis, un tas de gens étaient au courant ; que la rumeur circule, qu'on le regarde d'un drôle d'air, qu'on se raconte des choses sur lui. Il vaut mieux pour lui crever l'abcès, et mettre les points sur les i. La personne la plus proche de lui, celle qui sait tout depuis le début, a crevé l'abcès.

Elle aussi est victime ; un frère, un jumeau n'assistent pas en simple spectateur à ce massacre. Il est impuissant, mais sans nul doute aussi apeuré, bouleversé, culpabilisé, atteint dans sa dignité, révolté. L'assimiler au criminel, par un effet de halo bizarre qui confond tout, ça ne me paraît pas possible.

caroff

@ Achille 6h40
"Il semble que ce soit sa sœur jumelle qui ait insisté pour dénoncer cet inceste, d'autant plus scandaleux qu'il a été commis par une personnalité "éminemment respectable"."

Je n'ai pas lu ça, mais peut-être avez-vous des éléments nouveaux à révéler ici ?

"Ce faisant, même s’il avait donné son accord, on peut dire qu’elle a violé une seconde fois son propre frère."

Comment osez-vous ? Répugnante affirmation.

Achille

@ Lucile | 15 janvier 2021 à 11:20
« Non, on ne peut pas le dire ! »

Eh bien moi je le dis ! Qu’a gagné "Victor" qui a aujourd’hui 45 ans, à part voir cet épisode pénible de son enfance jeté en pâture au public ?
Le lynchage médiatique qu’est en train de subir son beau-père va-t-il vraiment lui apporter la sérénité ? J’en doute fort.
Cette affaire pue le règlement de comptes nauséeux.

Lucile

@ Achille
"on peut dire qu’elle a violé une seconde fois son propre frère. Une autre forme d’inceste, peut-être tout aussi destructeur".

Non, on ne peut pas le dire !

Achille

@ sbriglia | 15 janvier 2021 à 09:42
« Eh bien si tous ceux qui sortaient des con*eries sur ce blog étaient bannis par notre hôte, il ne resterait plus grand monde pour "forumiser" en boucle… »

Le couvre-feu à 18H, soi-disant pour supprimer « l’effet apéro » n’a manifestement aucun effet sur certains intervenants. Va falloir trouver autre chose…

Aliocha

Eh oui, pourquoi pas, Tipaza, il ne vous est pas interdit d'aller des noces à la chute, en allant jusqu'à Proust, vous pourriez vous élever à comprendre ce qu'est la Charité, je n'ai jamais rien fait d'autre que de vous inviter à ce festin du destin des souffrances partagées, vous êtes le bienvenu en la maison du Père, comme l'intégriste déchaîné, que sans cesse nous inviterons joyeusement à revenir à l’espérance qui, hélas, trois fois hélas, par son manque a desséché sa foi, la mutant en cette chose si morte qui ne sait plus qu'accuser le souffrant, enfermant la parole et lui donnant quitus pour s'enferrer aux blessures de l'erreur, mimant le mime, humiliant l'humilié, incapable finalement, de pardonner, rejoignant alors la cohorte des négateurs qui s'interdisent, les malheureux, les joies de la tendresse et de la foi.

Behenzar de Cunes

@ sbriglione

As pas peur petit ! On trouvera… on trouvera !

sbriglia

Eh bien si tous ceux qui sortaient des con*eries sur ce blog étaient bannis par notre hôte, il ne resterait plus grand monde pour "forumiser" en boucle…

(Pas de souci : je me mets dans le lot ; en 15 années de présence ici on doit facilement trouver de quoi me mettre au pilori.)

Tipaza

@ Aliocha | 14 janvier 2021 à 17:29
"Non seulement j'entends et reconnais la souffrance, mais de plus la comprends."

Alors Aliocha, vous sombrez dans l'intellectualisme pseudo-compatissant de pacotille !
Qui peut comprendre la souffrance d'autrui ?
La souffrance ne se comprend pas, elle se partage éventuellement en la vivant.
C'est bien la peine de nous aligner des centaines de mots abscons et emphatiques, pour conclure que vous comprenez l'incompréhensible de la souffrance.
Pourquoi pas comprendre l'amour, tant que vous y êtes ?

Behenzar de Cunes

@ MACHIN 5.0

L'amorce d'une culture du respect des faits dans la société. C'est que dalle.

Behenzar de Cunes

Aliocha, petit frère, Alléluia ! Alléluia ! Nous savons maintenant pourquoi Dieu a inscrit la sexualité dans la Création.

C'est à cause des Sanarytains, une secte qui vivait dans un jardin au bord de la Mer, centre du Monde. La température était douce et aimable, ils vivaient tout nus. Autour d'eux ce n'était que prolifération de biens « suaves » et néanmoins roboratifs, la goyave nourrissante sourdait des rochers. Ils s'ennuyaient !

L'un d'eux, on le désignait par un matricule mathématique, parce qu'il était vachement intelligent – quand il était enfant il voulait faire une école militaire, il voulait se battre, s'éprouver, se mesurer avec l'adversité – avait, comment dire, énervé en quelque sorte sa génitrice, laquelle, hypostasiée, lui avait, pour le calmer, coupé la jambe.

C'est alors que son attention fut attirée par cette excroissance jouxtant sa cicatrice, il se mit à jouer avec. Toute la tribu l'imita. Ils trouvèrent cette activité plaisante, ils persévérèrent. Comme ils étaient fins et cultivés ils nommèrent cette délicieuse activité « rempoter le bambou ».
C'était des poètes !

Délicieuse mais prolifique. La tribu grossissait, la goyave commençait à manquer. Le génie matriculé de la plage inventa alors un artifice par lequel on pouvait rempoter sans conséquence fâcheuse.
Il déclara hautement et clairement : « Tout est dans tout et réciproquement ». Sa trouvaille fut hiérarchisée, on l'appela Wikiki. Elle se répandit sur la plage à un point tel que TikTok s'en émut. Ça pouvait mal finir !

Dieu laissa faire. Il savait qu'il y avait eu dès le premier jour des tarés combattants, mais que Sainte-Anne veillait. Wikiki, TikTok, des géants aux pieds d'argile que les mahométans feraient allègrement sauter !

Ne resterait que la bave du Sanarytain rempoteur/rempoté de bambous… hou ! hou !

Achille

@ Denis Monod-Broca | 14 janvier 2021 à 22:49
« C’est pour cela qu’il faut se garder de condamner, se garder de hurler avec les loups, et qu’il est en revanche légitime de réfléchir, aussi objectivement et avec autant de recul que possible, aux tenants et aboutissants du fait divers que les média nous révèlent. Par pour excuser, pas plus pour excuser que pour condamner, pour tenter de comprendre. »

C’est toujours facile de "réfléchir aussi objectivement et avec autant de recul que possible aux tenants et aboutissants" d’un fait divers, quand on n'est pas directement concerné.
Je ne suis pas certain que vous auriez ressenti la même compréhension, le même détachement, si ce genre de situation était survenue dans votre propre famille.
Certes, vous me direz qu'il n’y a pas eu mort d’homme et que le petit "Victor" a réussi à se reconstruire mentalement et à vivre sa vie tant bien que mal. Mais pour cela il a souhaité que ce passage trouble de son enfance ne soit pas révélé aux médias, ceci pendant plus de trente ans.

Il semble que ce soit sa sœur jumelle qui ait insisté pour dénoncer cet inceste, d'autant plus scandaleux qu'il a été commis par une personnalité "éminemment respectable".

Ce faisant, même s’il avait donné son accord, on peut dire qu’elle a violé une seconde fois son propre frère. Une autre forme d’inceste, peut-être tout aussi destructeur.
Mais son livre se vend très bien : plus de 250 000 exemplaires vendus à ce jour...

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"C’est pour cela qu’il faut se garder de condamner, se garder de hurler avec les loups..."

Non. Je suis navré: les propos de Finkie considérant la question du cas Victor comme s'il s'agissait d'une question d'un majeur de 18 ans et demi condamné pour une relation consensuelle avec une mineure de 17 ans et demi, comme cela est arrivé (au Canada, je crois), ce n'est pas acceptable.

On peut accepter que des relations entre mineurs soient acceptables. Que même, à l'occasion, une relation entre mineur et un majeur puisse avoir lieu secrètement ou pas si secrètement que cela s'il est possible de s'assurer que les choses ne partent pas en vrille. Bien que j'ai tendance à le réprouver.

Mais ce qui précède n'a de toute évidence rien à voir avec le cas Victor. Finkie est complètement à côté de la plaque. Ce n'est pas comme si personne n'avait jamais réfléchi à ce genre de situation !! Je mets un lien bleu délavé pour que tout le monde puisse s'assurer que les gens parlent d'inceste depuis des années, et que, depuis 10 ans, la montée en puissance du thème est significative sur le net ? Qu'il n'est pas possible de légitimement croire que tous ces témoignages ne sont que du lavage de cerveau en bande organisée ? Il ne vaut mieux pas...

Finkie a déliré sec. On a suffisamment de documentation sur le thème de l'inceste maintenant pour le savoir. Reste à évaluer le niveau de récidive de Finkie, et aussi à prendre position sur la décision de LCI (ce qui est quoi qu'il en soit parfaitement le droit de LCI). Mais en aucun cas il ne me semble possible de prétendre que Finkie n'a pas sorti une énormité plus grosse que lui, digne d'un homme des cavernes décongelé. Bonjour les sapiens!

Denis Monod-Broca

@ Serge HIREL

Je suis d’accord, il n’y a rien de pire que le tribunal médiatique.
C’est pour cela qu’il faut se garder de condamner, se garder de hurler avec les loups, et qu’il est en revanche légitime de réfléchir, aussi objectivement et avec autant de recul que possible, aux tenants et aboutissants du fait divers que les média nous révèlent. Par pour excuser, pas plus pour excuser que pour condamner, pour tenter de comprendre.

Serge HIREL

@ Denis Monod-Broca 13 janvier 2021 à 22:16
« Mais la réflexion, justement, n’est-elle jamais plus utile, plus indispensable, que lorsque l’émotion risque de nous submerger ? »

Il faut faire preuve d’une force de caractère hors du commun pour réussir à réfléchir en pleine vague d’émotion. Votre sérénité, votre calme, risquent de passer pour de la froideur ou de l’indifférence.
Le tsunami provoqué par la révélation des crimes d’Olivier Duhamel est encore trop récent - et même inachevé compte tenu de ses conséquences dans la « nomenklatura » - et l’émotion pas suffisamment apaisée pour que le grand public entende et accepte les propos d’Alain Finkielkraut. D’autant que son interrogation sur le possible consentement de la victime est facteur d’un surplus justifié d’émotion.

Bien sûr que les actes d’OD doivent être examinés, comparés, évalués, même s’ils sont prescrits. Mais est-il utile, décent, indispensable, que cette instruction soit conduite par le tribunal médiatique ? Si OD se retrouvait dans le box d’une cour d’assises, compte tenu de l’âge de la victime au moment des faits, il est probable que les audiences seraient à huis clos… À moins que les parties et la Chancellerie acceptent de faire de ce procès celui « pour l’exemple » de la pédocriminalité. On peut rêver…

Aliocha

Non seulement j'entends et reconnais la souffrance, mais de plus la comprends.
Aussi je me tairai, laissant œuvrer la vérité.

F68.10

@ Behenzar de Cunes
"Le wikikipucianisme, la fin de la pensée génératrice, autonome, libératrice."

Ou l'amorce d'une culture du respect des faits dans la société. C'est selon.

F68.10

@ Aliocha
"TikTok et les autorités religieuses... Il ne peut pas entendre, qu'il aille en paix."

Si cela se passe sur TikTok, c'est parce les gens comme vous, qui prétendent se soucier de ces situations, ne veulent pas entendre. Donc, voilà, oui: TikTok. Ne vous en déplaise.

Behenzar de Cunes

Le wikikipucianisme, la fin de la pensée génératrice, autonome, libératrice.

Behenzar de Cunes

L'AFFAIRE : ULTIMES PÉRIPÉTIES

Guigou, dame de cour du hurdler des jardins de l'Observatoire, renonce. Un comportement de grande lâcheté, habituel chez les courtisans de tous les roitelets Souhmis.

Duhamel serait en fait une nullité intellectuelle notoire qui a commis des ouvrages creux et dont les cours à Sciences Popo étaient une vaste rigolade (les sermons du père Duhamel, disait-on !).

Un dénommé Marc Guillaume, pantoufleur, sabote la figure de son ex-collègue. Le beau monde, c'est ça.

Finkielkraut viré, mais on garde Cohn-Bendit, ancien moniteur de jardins d'enfants, célèbre pour ses descriptions de petites filles fourragères de braguette.

Il nous restera quand même, pour l'éternité, cette i-MAGE pleine page, remarquablement choisie par notre « tenancière », où la vulgarité du bonhomme éclate, mêlée à cette touche (yeux clairs, chevelure blonde bouclée) de sigisbée de Bas-Empire si bien représentée dans la filmographie fellinienne.

Une i-MAGE qui restera inscrite dans le livre d'or du Wikikipucianisme.

Aliocha

TikTok et les autorités religieuses... Il ne peut pas entendre, qu'il aille en paix.

Denis Monod-Broca

@ Serge HIREL
« ...mais aussi parce qu’ils imposent un champ de réflexion incongru au milieu de l’émotion justifiée qu’a déclenchée l’affaire Duhamel. »

Mais la réflexion, justement, n’est-elle jamais plus utile, plus indispensable, que lorsque l’émotion risque de nous submerger ?

Mais ne convient-il pas de résister à la tyrannie de l’émotion ? N’est-ce pas à cela sert la réflexion ?

Aussi criminels que soient les actes de O.D. ils sont examinables, comparables, évaluables, en fonction des circonstances et des personnes concernées, comme n’importe quels autres actes criminels.

stephane

@ Achille 13 janvier 2021 21:04

Merci pour votre retour.
Je ne vais pas faire le décompte, mais effectivement je trouvais que votre nom revenait souvent.
L'explication selon laquelle vous répondez à des gens qui commentent votre propos est tout à fait recevable. Je n'ai pas analysé correctement.
Effectivement, plus vous êtes interpellé et plus vous répondez (si le propos ou l'intervenant le mérite) et plus cela se greffe et plus vous contre-argumentez.
Au moins c'est assez concis.

Après je pense qu'il faut se garder de distribuer les bons et les mauvais points trop fréquemment. Il y a parfois sur ce blog une forme de guéguerre qui est lassante mais la présence de "cancres du fond de la classe" comme vous dites pimente ce blog, dans la mesure où les commentaires ne sont pas soporifiques.

Achille

@ Denis Monod-Broca | 13 janvier 2021 à 18:00
« En s'interrogeant comme il l'a fait, Finkielkraut a-t-il, comme vous le dites, porté atteinte à l'intégrité psychique de V. ? Il me semble hasardeux, pour ne pas dire complètement ridicule, de l'affirmer. »

Je n’ai pas parlé d’intégrité psychique (ou mentale), mais d’intégrité morale, ce qui n’est pas la même chose !
Ce qui est ridicule serait de minorer les conséquences de cette suggestion selon laquelle Victor aurait été consentant, sur l'opinion des personnes que cet homme, qui a maintenant 45 ans, est amené à côtoyer, aussi bien dans son environnement professionnel que privé.

F68.10

@ Aliocha
"La haine est une drogue dure."

Je suis stupéfait par la la lucidité de votre analyse ! En somme, vous racontez n'importe quoi simplement parce que cela vous chante. Et ignorez la réalité.

Regardez bien la vidéo de Jordyn. C'est dégoulinant d'absence de haine. Si je fais le tour des propos des personnes concernées par ce sujet, vous y trouverez de la haine. Et de l'absence de haine. Mais cette analyse objective de la complexité de ce genre de situation semble vous échapper complètement.

La réalité, Aliocha, c'est que ni votre approche mythologique ni l'approche médicale ne sont aptes à traiter ce genre de situations. À l'heure actuelle, avec Internet, ces thématiques de maltraitance médicale ne sont recueillies 1. ni par les chrétiens, qui sont incapables de comprendre que le concept d'amour est lui-même moteur dans ce type de maltraitance, et qui font des pieds et des mains en parlant de "faux amour" ou autres fariboles, 2. ni par les psychanalystes qui s'ingénient à fabriquer de toutes pièces une haine contre la mère hypostasiée dans ce genre de situations 3. ni par les médecins, qui ont depuis longtemps acté leur impuissance à traiter prophylactiquement ces situations car cela remet frontalement en cause le modèle soignant sur de multiples plans.

À l'heure actuelle, avec Internet, ces discussions ont lieu sur TikTok. Bien loin des différentes formes d'autorité magistérielle (judiciaire, religieuse ou médicale) qui prétendent avoir autorité sur ce domaine. TikTok a supplanté le BMJ, le Lancet, le NEJM, les bulles pontificales et les fatwas rendues au nom du peuple français ou au nom du royaume de Tonga.

Il serait temps d'admettre l'échec. En attendant, certaines personnes continueront, comme Victor ou Camille ou Jordyn, à jouer des coudes, si nécessaire en recourant à l'humiliation, pour que les gens qui nient la réalité se décident à retourner ramper se cacher sous leur rocher. Cela vous insupporte? Tant pis: TikTok fera autorité.

Vous aviez suffisamment eu le temps de vous rendre compte qu'un truc clochait. Et vous n'avez rien fait. C'est trop tard. Internet catalyse la déferlante, et il ne sera pas possible de remettre le génie dans la lampe. Game (presque) over. Ça va convulser pendant les prochaines années sur le thème de la maltraitance. Il va falloir inventer quelque chose de nouveau...

En attendant, vous seriez bien inspiré de me ficher la paix sur ce thème.

Achille

@ stephane | 13 janvier 2021 à 16:51
« Je trouve que vous faites beaucoup de commentaires mais c'est permis par ce blog et ses responsables.
Vous n'avez pas le monopole de distribuer les bons et les mauvais points, vous ne l'avez pas. »

1- Si vous prenez la peine de faire le décompte des commentaires de ce billet ainsi que des précédents, vous vous apercevrez que les miens ne sont pas plus nombreux que ceux de quelques autres intervenants aussi prolixes sinon plus que moi et sans doute aussi beaucoup plus longs.

2- Généralement je rédige un ou deux commentaires sur le billet en cours. Les autres sont des réponses à des intervenants qui ont émis un avis sur un de mes commentaires. Il est donc normal que je leur réponde, simple question de correction.

3- Je ne sais pas où vous êtes allé chercher que je distribue des bons et des mauvais points aux autres commentateurs de ce blog. Je donne mon avis, ainsi que vous le faites vous-même. Rien de plus.

Ceci étant je suis ravi que mon dernier commentaire vous ait plu.

Serge HIREL

@ Denis Monod-Broca
@ Achille

Les propos d’Alain Finkielkraut ne sont pas acceptables… dans le cadre où ils ont été prononcés, devant des centaines de milliers de téléspectateurs. Que ce chantre vieillissant de la permissivité sexuelle chère aux soixante-huitards se les permette devant quelques personnes, lors d’une conversation philosophique intime, il en est libre, mais pas sur un plateau de télévision, non seulement en raison de leur indécence, mais aussi parce qu’ils imposent un champ de réflexion incongru au milieu de l’émotion justifiée qu’a déclenchée l’affaire Duhamel.

Mais, encore une fois, comme c’est souvent le cas lorsque, comme lui, d’autres provocateurs profitent des sunlights pour promouvoir leur singularité, il n’est pas le seul fautif, même s’il est l’auteur principal de l’esclandre. LCI porte sa part de responsabilité, ainsi que Pujadas. Quand elle a invité AF, la chaîne savait que, sur ce dossier de la pédophilie, ce n’était pas un enfant de chœur. D’abord parce qu’il a co-signé « Le nouveau désordre amoureux », ouvrage dans lequel il se montre complaisant envers la pédo-criminalité.
Ensuite parce qu’en novembre 2019 déjà, sur cette même antenne, il avait défendu Polanski en lançant, face, il est vrai, à l’ultraféministe Caroline De Haas qui le harcelait, « Violez, violez, violez les femmes ! Je viole la mienne tous les soirs ! ». Ironie, s’est-il ensuite défendu, mais ses propos n’en étaient pas moins abjects et avaient valu à la chaîne quelques plaintes auprès du CSA, lequel, finalement, avait passé l’éponge. Cette fois, les sages de la tour Mirabeau y verront peut-être une récidive.

Quant à Pujadas, il est suffisamment rompu aux incidents du direct pour se préparer à de telles sorties de route. Pour éteindre le feu, il aurait suffi qu’il rappelle immédiatement et sèchement que la loi est claire, que l’article 222-22-1 du code pénal précise que, « lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de quinze ans, la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes », que « Victor » avait 14 ans et que son beau-père avait sur lui un ascendant qui l’a tétanisé. Aussitôt ceci dit, il devait mettre fin au débat.

Faute d’une telle attitude de son journaliste, LCI a pris une décision dont il est permis de mettre en doute tout autant le fond que la forme. Il n’est pas facile de défendre la liberté d’expression d’AF, mais ce principe n’est pas négociable.
La chaîne, pour justifier son « licenciement », aurait dû le présenter comme une mesure conservatoire face à une probable intervention de la justice, ne serait-ce que la saisie du CSA. Ou faire le gros dos quelque temps et peu à peu le rayer de ses listes d’invités.
Pour l’heure, elle a réussi à donner à AF la possibilité de se présenter en victime et en défenseur de la liberté d’expression bafouée. Il serait peut-être temps que le CSA se réveille…

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