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14 février 2021

Commentaires

Michel Deluré

@ Tomas 14/02 15:36
« Un micro événement de ce genre, à supposer qu'il ait eu lieu, mérite-t-il vraiment un billet ? »

Peut-être me reprocherez-vous d'avoir trop confiance en notre hôte, mais je pense que s'il a pris cet événement pour sujet de son billet, c'est qu'il s'était préalablement assuré de la véracité des faits. La formule « à supposer qu'il ait eu lieu » n'était donc pas indispensable.

Quant à considérer l'événement comme insignifiant et donc dénué du moindre intérêt alors qu'il vise entre autres un personnage aussi imposant, dans tous les sens du terme, de l'Histoire que celui de Churchill me semble tout de même osé.
Quelle que soit l'opinion que l'on puisse porter sur ce géant, si nous en arrivons maintenant à bannir de notre mémoire tous ceux qui ont joué un rôle primordial dans notre Histoire au seul motif qu'ils ont pu, en certaines circonstances particulières, avoir des comportements que nous jugeons non irréprochables, que va-t-il rester de notre passé ? Ne croyez-vous pas que l'épuration risque d'être longue ? Et de quelles vertus peuvent se parer aujourd'hui ceux qui s'érigent ainsi en juges de l'Histoire et prétendent imposer leurs seules valeurs ?

Non, cet événement n'est pas anodin d'autant qu'il n'est pas isolé. Il interpelle au contraire en ce qu'il traduit la volonté manifeste de certaines minorités d'imposer la vision qu'elles ont de la société mais selon leurs propres critères contestables.

Lodi

Je m'étonnais que notre hôte ressorte une polémique assez ancienne, mais c'était parce qu'elle repart.
Je me disais : d'accord, la soupe qui cuit longtemps est la meilleure, mais quand même, qui se rappelle de cette histoire ?
Mea culpa.

https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2849267-20200829-transphobie-k-rowling-rend-recompense-apres-propos-polemiques

Pourquoi repart-elle ?
J'ai beau connaître l'existence de la bêtise, elle m'étonne toujours. Bref, pourquoi, pourquoi ?

Je pense que les trans sont peu nombreux et à ce que je sache, personne n'en a tué ces temps-ci, alors sur quel événement se mobiliser ?
Bien sûr, lutter pour qu'on vous reconnaisse est louable, mais s'acharner sur Rowling qui n'est pas leur ennemie ne me semble pas juste.
Et, ai-je le droit de le dire ? s'avère drôlement contre-productif.

Pourquoi ? Eh bien, quand on n'a guère de poids par le nombre, il faut en avoir par l'intelligence. À la guerre, quand on a peu de troupes, ou peu d'armes, ou les deux, on redouble de stratégie.
Eh bien là, c'est zéro, et je plains bien les trans parce qu'ils vont avoir du mal à se relever de cette affaire.

L'auteur qu'ils attaquent plaît à tous les jeunes lecteurs qu'elle a fait rêver, aux adultes qui l'ont lue en même temps, en cachette ou non, aux nouveaux lecteurs... L'auteur plaît pour ses écrits et parce que livres et films ont ponctué la vie des familles, cadeaux, sorties au cinéma s’égrenaient d'année en année.
Une madeleine de Proust collective et par épisodes.
Cracher sur la madeleine ou sur la pâtissière ne vous fera pas bien voir.

En plus, si ladite dame a quelque chose de la mère courage sans pour autant être dépourvue de classe, vous touchez le fond, question popularité.
Les trans feraient mieux d'écrire leur témoignage, comme le plus connu, à mon humble avis :

https://booknode.com/le_saut_de_l_ange_076680

Ou d'écrire un livre d'histoire sur la transsexualité ou de médiatiser un livre sur elle, je pense.
Qu'ils prennent exemple sur les homosexuels qui se sont battus nettement plus intelligemment pour leurs droits... Enfin bon, des homosexuels, hétérosexuels ou asexuels peuvent le faire, parce que franchement, on touche le fond, là, ce ne serait pas de l'impérialisme culturel mais du sauvetage de navire en perdition.

Je pense que les trans ont tort d'axer leur lutte sur l'identité, ils devraient préférer la liberté.
On dira, Lodi, enfin, la liberté est ton dada, mais pourquoi dire qu'il va plus loin que le canasson identité ?

Transsexuels ! C'est parce qu'on veut être libre qu'on veut être libre d'être ce qu'on se sent être, de suivre son identité.
D'autre part, des gens devraient avoir le droit de changer de sexe pour d'autres raisons. Voyons. On aime quelqu'un qui n'aime que les gens du sexe dont on n'est pas. Il est en général plus avantageux d'être un homme, donc, une femme devient homme. Ce peut être l'inverse dans certains cas, donc changement dans l'autre sens.

Si on s'axe sur la liberté, on doit comprendre la liberté d'expression, donc que les gens disent du mal de vous, ça peut aider à être moins stupide avec la maman d'Harry Potter.
Non ?

D'autre part, on recrute plus large, ce qui n'est pas du luxe : il me semble qu'il y a bien des cas où on peut vouloir changer de sexe mais je ne vais pas creuser davantage la question parce qu'à faire trop de casuistique, on n'en finit pas, on creuse, creuse, et on a mal au dos !

Vamonos

Les élèves de cette école britannique sont manipulés.
Le baptême des quatres bâtiments a été réalisé il y a quatres ans, les médias en avaient longuement relaté les moindres détails. Aujourd'hui, les mêmes détails reprennent le même marronnier pour le secouer et ramasser les fruits.
Donc Churchill et Rowling n'ont plus la faveur des communistes, ils vont être remplacés par des tueurs de policiers comme Mandela qui lui, a plus que jamais la faveur des élèves.

Robert Marchenoir

@ Serge HIREL | 14 février 2021 à 20:00
"L’info était fausse."

Comme d'habitude, vous racontez n'importe quoi, avant de vous justifier à l'aide de contorsions intellectuelles parfaitement incompréhensibles.

Cette information est parfaitement exacte. Je ne sais pas ce que vous a fait le Daily Mail (qui n'a d'ailleurs pas été cité par Valeurs Actuelles, auquel Philippe Bilger se réfère ; c'est au Telegraph que renvoie l'hebdomadaire). Ce noble "tabloïd" vous aurait-il traité de "smelly franchouillard" par le passé, comme il le fait de temps à autre en direction générale de la France ? (*)

J'ai fait une petite recherche sur cette information parfaitement anodine (il se passe dix fois pire en Angleterre et aux États-Unis), et tous les articles que j'ai trouvés corroborent l'information telle qu'elle a été rapportée par Philippe Bilger. Ils sont, de surcroît, rédigés dans des termes fort similaires.

The Argus (le journal local qui semble avoir publié l'information en premier, le 8 février).

The Telegraph (national, conservateur classique, qui a repris la nouvelle le lendemain).

The Daily Mail (droite populaire).

The Independent (gauche).

Yahoo (portail généraliste).

The Conservative Woman (pro-liberté d'expression et anti-politiquement correct).

Quatre jours après l'information initiale, un autre journal local, le Sussex Live, diffuse un prétendu démenti de la direction de l'école... qui ne dément rien du tout, en réalité.

Les articles publiés étaient "complètement inexacts", affirme la direction, selon le sous-titre. Mais celui-ci ajoute aussitôt que les noms de Churchill et de J.K. Rowling seront bien retirés des bâtiments !

Le communiqué fait simplement du "damage control". La direction de l'école s'est rendue compte que cracher sur Churchill, ça la fichait un peu mal, tout de même. Donc elle fait plein de poutous sur la bouche au grand homme, et déclare que c'était quand même un chouette gars.

Mais quand on lit le détail du communiqué de l'école, aussi alambiqué qu'un commentaire de Serge Hirel, on se rend compte qu'il s'agit en réalité d'une confirmation : nommer des bâtiments d'après des personnages historiques, ça pose quand même des problèmes, "car tous les êtres humains ont des défauts". "Florence Nightingale, J.K. Rowling, Nelson Mandela et Winston Churchill [les quatre noms apposés sur les bâtiments] ont tous commis des erreurs à un moment ou à un autre."

Autrement dit, Winston Churchill est bien un sale raciste, et J.K. Rowling une sale transphobe.

Et surtout, la direction ne nie nullement l'authenticité de la lettre des élèves qui a bel et bien été transmise aux parents par la direction, et qui a bel et bien accusé Churchill d'avoir "promu le racisme et l'inégalité, et d'avoir injustement emprisonné et torturé de nombreuses personnes".

Tandis qu'elle estimait que Rowling "ne pouvait plus représenter dignement l'école, en raison de ses récentes déclarations sur la communauté transsexuelle".

Et que c'est pour ces raisons que "les représentants des élèves, en accord avec la direction, [avaient] décidé de changer les noms des bâtiments".

La seule chose fausse, dans cette histoire, c'est le faux-culisme de la direction de l'école, qui se livre à un exercice de raccrochage aux branches avec de gros morceaux de langue de bois dedans.
______

(*) Pour les connaisseurs : "I fart in your general direction".

F68.10

@ Tomas
"La Révolution française est le produit logique de la lente montée d'une tension entre la bourgeoisie et la paysannerie, qui prirent progressivement conscience de leur force tout au long du XVIIIe siècle, et une noblesse et un haut-clergé arc-boutés sur leurs privilèges."

Un pur déterminisme économique ? Aucun mouvement d'idées contestant les théories de l'Église ? Ou alors seulement un mouvement d'idées qui serait un produit du déterminisme économique ?

Bref: c'est toujours pareil avec la gauche: une lecture hémiplégique de la réalité.

"Les causes de la Révolution française ont été analysées dès le XIXe siècle ; l'étude historiographique de cette Révolution est marquée par les divisions politiques des différentes époques qu'elle a traversées, et aucun consensus définitif n'a encore été obtenu. De ces divisions politiques, trois écoles principales se distinguent : 1. la libérale, pour laquelle les causes sont essentiellement politiques, et associées au manque de libertés de l'Ancien Régime ; 2. la socialiste, qui estime que les causes sont essentiellement économiques, et traduisent la volonté de la bourgeoisie de prendre tous les pouvoirs ; 3. la contre-révolutionnaire, qui les limitent à la volonté d'éradiquer la religion catholique." -- Wikipedia, le dépotoir de faits.

Ces trois lectures concurrentes doivent être assumées simultanément pour traiter de cet événement. On peut disserter sur ce qui domine dans tout cela, mais il ne me semble pas possible d'évacuer deux de ces lectures au profit d'une seule.

À moins de prétendre que les mouvements d'idées ne sont qu'une production culturelle et rien d'autre. (Ce qui est faux.) Ou que la question des libertés individuelles - ce qu'on appellerait de nos jours une culture victimaire... - ne dérive que de l'oppression sociale. (Et l'histoire dément que la résolution des oppressions socio-économiques engendre mécaniquement des accroissements des libertés individuelles.) Ou de cautionner la pratique des lectures sélectives de la réalité ; analogue de la cueillette de cerises, pratique consistant à rejeter par principe les données qui ne nous conviennent pas idéologiquement et donc à immuniser notre réflexion à la critique à peu de frais. Péché capital de l'intellectuel qui se veut honnête et consciencieux.

"Enfin bon, déjà trop de commentaires pour ce qui ressemble fort à une fausse nouvelle..."

Le débat sur la liberté d'expression de Mme Rowling au sujet de ses positions sur la question transsexuelle est bel et bien toujours ouvert dans l'arène médiatique et ne semble pas près, malheureusement, de se refermer. Quant à Churchill, il n'a jamais prétendu ne pas penser à la Grande-Bretagne avant tout, au prix de complaisances (moins que Chamberlain) avec des mouvements pas vraiment démocratiques (surtout Mussolini) et avec une vision très utilitariste des colonies anglaises, pour ne pas dire plus.

Cela est parfaitement connu, et la question de la contextualisation est justement celle qui importe: il n'est pas pertinent de jeter la pierre à l'homme, qui, dans le contexte de son époque, fut un grand homme qui réussit à gagner (pas seul) une guerre bourré ; ce qui est par contre en jeu dans ces histoires, c'est autre chose: la reconnaissance que l'histoire européenne eut des implications mondiales, ce qui se manifeste justement par le fait que la Seconde Guerre mondiale fut bien... mondiale.

Dans ce contexte, un personnage comme Churchill, qui, en son temps, n'avait de comptes à rendre qu'à l'Angleterre, a maintenant à rendre compte de son action devant l'histoire. Et cette histoire est maintenant mondiale et pas seulement anglaise. Pas sûr que Churchill l'ait à ce point prévu... Cette critique est donc inévitable. Pas certain qu'il soit malin, toutefois, de faire imploser des pays pour cela... car ce n'est pas près de finir. En effet: Shashi Tharoor est loin d'être un débile mental...

Tomas

@ Giuseppe
"L'histoire l'a montré, ces minorités dominantes qui tuent plus que les armes, détruisent tout ce qui a été construit, c'est juste les mêmes causes qui ont conduit à la Révolution."

Je ne savais pas que vous regrettiez l'Ancien Régime. Mais votre analogie est comme souvent chez vous trop facile. La Révolution française est le produit logique de la lente montée d'une tension entre la bourgeoisie et la paysannerie, qui prirent progressivement conscience de leur force tout au long du XVIIIe siècle, et une noblesse et un haut-clergé arc-boutés sur leurs privilèges. À la fin du siècle ce n'était plus dans l'air du temps, les tensions se sont accumulées jusqu'à ce que tout casse. Il n'y a pas de minorités agissantes là-dedans, juste un processus historique.

Enfin bon, déjà trop de commentaires pour ce qui ressemble fort à une fausse nouvelle...

Serge HIREL

L’affaire du Seaford Head College est tout à fait exemplaire… de la construction de fausses vérités. Avant d’aboutir dans les colonnes de Valeurs actuelles, l’info est passée par le Daily Mail, dont la réputation n’est plus à faire en matière de rigueur… Selon le journal britannique - édition du 9 février -, les étudiants (en fait l’équipe dirigeante de leur association) étaient soutenus par les responsables de l’établissement. Le scandale était inévitable…

L’info était fausse… et ceux-ci l’ont fait savoir pour tenter d’en sortir. Mais ils ne sont pas néanmoins exempts de tout reproche et même de tout soupçon. Leur fermeté contre cette ânerie estudiantine est d’autant plus douteuse que, dans une récente « Lettre hebdomadaire » adressée aux élèves, ils promeuvent l’initiative « Février, mois LGTB, ce qui en dit long sur la modernité de leur enseignement…

Selon eux, l’affaire aurait pour origine leur volonté de donner aux maisons de l’internat des noms de lieux locaux afin de rapprocher le collège de la population… Etrange… Exit donc Churchill, Rowling, mais aussi l’icône Mandela et la féministe Nightingale… Des noms prestigieux, choisis par les élèves quatre ans plus tôt. De plus en plus étrange… Il est vrai qu’entre-temps, la « cancel culture » a gagné du terrain… Quelques jeunes esprits manipulés auraient donc simplement saisi l’occasion offerte de se distinguer…

Admettons, mais cette affaire est aussi exemplaire des dérives de la société britannique, qui sont aussi celles de la nôtre, la plus grave étant la quasi-disparition du respect de toute autorité, de toute contrainte, de toute hiérarchie.
Il faut bien sûr le reprocher à ceux qui se comportent ainsi, mais ne pas occulter cependant que la jeune génération ne rencontre pas sur son chemin, pour la guider, l’éduquer, l’autorité d’autrefois. Celle des parents. Celle du maître. Celle aussi, pour beaucoup, du curé… Si ce n’est pas une démission généralisée, cela y ressemble beaucoup.

« Il est interdit d’interdire » a été le pire héritage de Mai 68. S’y ajoutent aujourd’hui le jeunisme, la progression de l’individualisme, l’éclatement de la cellule familiale, la course à la richesse pour les uns, la dégringolade sociale pour d’autres et, en quelque sorte, l’éviction de la morale, remplacée par le droit ; le qu’en dira-t-on supplanté par le pas vu-pas pris.

Que faire ? Imposer à nouveau les blouses grises, le catéchisme, la permission de sortie ? certainement pas !
Il n’y a pas de solution miracle. Mais cela n’interdit pas de responsabiliser les parents, par exemple en établissant une tutelle sur l’emploi des allocations familiales dues à la famille d’un délinquant, ce qui permettrait de cibler des achats utiles, de multiplier les offres de loisirs intelligents, culturels et sportifs, de promouvoir des jeux vidéo positifs où le héros sauve plus qu’il ne tue…

Cependant, par-dessus tout, bien plus que le recours à la force publique et au bras de la justice, qui ont leurs limites, l’espoir d’un retour à une société apaisée, qui passe nécessairement d’abord par les jeunes, viendra de la qualité de l’Education nationale, de la formation et de l’implication des enseignants, du contenu des programmes, de la valeur des diplômes… Nos « hussards noirs » sont aujourd’hui, trop souvent, sans ambition pour leurs élèves…

Sur ce plan, l’abandon du projet de donner le nom de Samuel Paty au collège d’Ollioules, parce qu’une majorité d’élèves, de parents et d’enseignants de l’établissement ne le souhaitent pas, est navrant. Un recul devant le terrorisme. Un recul de l’autorité. Un recul de notre société. Un mauvais signal… La marque d’un pouvoir qui préfère éviter l’obstacle que l’affronter.
La bonne réponse de l’exécutif aurait été de profiter de cette initiative d’un élu local pour ordonner à chacun de ses préfets de département d’inciter au moins un maire à faire de même que celui du Var. En enseignant la laïcité et la liberté d’expression, Samuel Paty, lui, éloignait la gangrène qui déboulonne les statues et crache sur l’Histoire. Cela n’est-il pas le début de la riposte aux divers abandons de poste qui, peu à peu, sans grand bruit, nous ont conduits au bord du précipice ?

Robert Marchenoir

Coup de projecteur bienvenu sur ce qui est désormais une pratique générale, en Angleterre, aux États-Unis et en Australie -- depuis des décennies. Il y a des milliers d'exemples de ces comportements totalitaires, qui sont devenus la norme dans les écoles, les universités, les entreprises et les médias.

C'est ce qui nous pend au nez, n'en doutez pas. Et si votre dénonciation du culte de la jeunesse est fort pertinente, en l'occurrence, on doit souligner que les aînés ne sont pas en reste. Ce sont bien les présidents d'université, les chefs d'entreprise, les directeurs de rédaction et les hommes politiques qui, soit cèdent aux oukases de ces nouveaux gardes rouges, soit, bien plus souvent, les précèdent et les provoquent.

Avec tous les ménagements et la diplomatie nécessaires, je me dois de vous souhaiter la bienvenue au sein du club des "racistes" et des "suprématistes blancs". Il est des nô-ô-tres, il a bu son verre comme les au-au-tres. Ce que vous venez d'écrire, en effet, suffit à mériter ces infamantes étiquettes outre-Manche et outre-Atlantique.

Je me contenterai donc de conseiller, à nouveau, la lecture de quelques horribles sites américains de "suprématistes blancs", qui rapportent régulièrement ce genre d'incidents (la presse française, même réactionnaire, est largement déconnectée de ces événements) : V-Dare, Taki's Magazine et American Renaissance (*).

Chez Takimag, je conseille The Week That Perished, si vous voulez votre piquouze hebdomadaire d'aberrations similaires à celle que vous avez relevée. Ainsi que les articles de David Cole, Theodore Dalrymple et bien d'autres.

Chez American Renaissance, qui est une simple revue de presse assortie d'une minorité d'éditoriaux (un Fdesouche en plus intellectuel, si vous voulez), la rubrique First-Person Account, bizarrement pas mise en avant (il faut utiliser le moteur de recherche pour la trouver) : elle réunit des témoignages de personnes ayant découvert la réalité raciale, et suffit à elle seule à pulvériser le mythe gauchiste selon lequel "les races n'existent pas".

Le dernier article, Squeezed to Zero: How the Woke and the Chinese are Destroying Academic Mathematics, vaut le jus. C'est le témoignage d'un docteur en mathématiques et professeur d'université (anonyme, bien sûr ! il n'est ni retraité, ni suicidaire...), qui explique à quel point les facultés scientifiques sont monopolisées par des Chinois et des Indiens, racistes, tricheurs, médiocres, dépourvus de créativité scientifique, acharnés à se coopter, et qui ont déjà commencé à détruire la qualité des logiciels produits par les entreprises américaines.

On passera sur le fanatisme trumpiste occasionnel, observable sur ces sites, ainsi que sur certaines traces d'antisémitisme (souvent étayé sur des faits réels, contrairement à son homologue français). Personne n'est parfait.
______

(*) Amusez-vous à mettre V-Dare ou American Renaissance dans le moteur de recherche Google, et observez le résultat : vous n'obtiendrez pas les sites correspondants, mais une tripotée de sites bien-pensants expliquant à quel point les sites que vous recherchez sont nauséabonds, racistes, d'extrême droite, suprématistes blancs et vraiment très très méchants...

Lodi

@ Ellen | 14 février 2021 à 11:50

Si ce n'est pas indiscret, pourquoi vous retirez-vous du blog ? Ce n'est quand même pas parce que notre hôte lit le Figaro, j'espère ! De toute façon, peu importe ses inspirations, sa soupe, l'important est que le goût est bon. Non... Moi, je n'ai pas perçu de baisse de qualité.

D'autre part, je ne crois pas que les commentateurs vous aient manqué de respect... Donc j'espère que ce n'est pas pour incompatibilité d'humeur avec les commentateurs.
Quoi qu'il en soit, les commentaires en seront appauvris. Mais ce n'est pas le plus important ! J'espère que vous ne partirez pas avec un trop mauvais souvenir et vous souhaite surtout une vie conforme à vos vœux.

F68.10

@ Pierre-Antoine
"À lire votre billet, je vous pose une question : "Que proposez-vous pour changer cet état de fait ?""

Je vais tenter de répondre en lisant un peu entre les lignes des commentaires sous ce billet. Voici quelques mesures:

1. Que les célébrités prennent fait et cause contre les jeunes minorités. (Michelle D-LEROY)

2. Mettre à terme à la révolution culturelle à la chinoise qui a cours en Europe. (Michelle D-LEROY) Rappelons qu'en Chine, la révolution culturelle fut jugulée par une féroce répression menée par l'armée rouge chinoise.

3. Fermer les yeux et ne pas en parler, de ces minorités, et se plaindre de la pauvreté de l'actualité (nonobstant le débat Darmanin - Le Pen) ou peut-être même du mauvais temps. (Tomas)

4. Changer la novlangue du Figaro. (Jovien)
Par exemple en n'écrivant pas que "le parlement néo-zélandais est pourtant la Chambre législative la plus inclusive du monde" mais plutôt "le parlement néo-zélandais est pourtant la Chambre législative comptant le plus de gonzesses, de déviants sexuels et de cannibales au monde".

5. Renforcer le punitif dès que ou avant que la violence physique ne s'invite et ne s'installe chez lesdites minorités. (boureau)

6. Réveiller les majorités silencieuses afin qu'elles s'investissent et/ou dominent le débat public. (Michel Deluré)

7. Mettre l'armée à l'école. (Giuseppe)

8. Taper sur Rokhaya Diallo. (Giuseppe)

9. Enseigner à l'école que Churchill roulait pour Hitler avant que l'Angleterre ne déclare la guerre à la pacifique Allemagne le 3 septembre 1939. (Xavier NEBOUT)

10. Rétablir l'autorité des adultes sur les enfants pour les éduquer. (Robert)
Ce qui implique de les priver de téléphone portable, parce que sinon ils vont trouver beaucoup trop facilement des arguments et les adultes ne pourront que difficilement faire face à leur répartie.

Voilà. J'ai un programme en dix points. Emballé, c'est pesé.

genau

On en revient toujours aux mêmes choses, qui nous contristent. Les minorités crient pour faire entendre un point de vue non dominant, par nature, mais qui a l'heur de recueillir l'assentiment, entre autres, de tous les ignorants et des indécis qui y voient une occasion de briller ou de se faire une petite place et les majorités, silencieuses ou simplement installées qui voudraient bien un peu souffler dans la marche de l'évolution en marche.

Macron en prononçant sa condamnation du colonialisme a sciemment effacé, pour l'Algérie par exemple, le harassement que subissaient nos côtes depuis des siècles et le fait que les Algériens, non Kabyles, aujourd'hui, sont les descendants des Turcs colonisateurs. Ceci n'excuse pas cela mais l'explique souvent, et pour beaucoup de pays.
Jovien a fait des remarques parfaites à propos du monde récent sur ce sujet.

Donc, a priori, le billet de notre hôte navigue sur le simple bon sens.
Ceci n'est pas du goût des jeunes gens qui manient avec constance, génération après génération, les mêmes affirmations sur les générations précédentes. Alors, les politiques "nobles" selon Bruno Le Maire en parlant de leurs tâches, s'émeuvent, jaugent, mentent pour faire mijoter doucement puis prennent un projet de décision qui n'aboutira que sous une forme édulcorée et dont le but est de modeler une institution ancienne pour la mettre au goût du jour, on appelle ça le rechampi.

Témoin la future réforme de l'ENA, après le premier acte qui était le projet de suppression, à mourir de rire, mais ça a marché, puisqu'on parle sérieusement de cette bouffonnerie. On ne sait pas encore ce que sera cette réforme, mais on peut gager qu'il s'agira de trouver des agents de terrain hors de l'arrogante classe parisienne, qui viserait autre chose que les grands corps de l'Etat. Témoignage quand le Président a même refusé d'examiner le déboulonnement de certaines de nos célébrités. Le boulet a passé pas loin.

Ce qui nous agace, de fait, c'est l'inculture de beaucoup de ces jeunes protestataires, qui refusent, souvent avec violence, de replacer les hommes et les faits dans leur temps. Il faut dire que la classe universitaire avait, pour dégager le terrain, déminé le relativisme culturel en en dénonçant les atteintes à l'acquit transcendantal d'aujourd'hui.
Mais alors, pourquoi ne pas placer tous les hommes dans le même procès ? La mutilation des femmes, le cannibalisme, les rigueurs chinoises, les sacrifices animistes, vaudous, idolâtres, les méthodes soviétiques de gouvernement ?
Qui s'est chargé d'étudier le peuplement de l'Europe et de la confronter aux événements d'Inquisition ? C'est difficile, aventureux, alors, le confort engendré par une base agissante est plus facile à manier. Qui se souvient de la Taubira hurlant après Pétré-Grenouilleau, un des plus beaux intellectuels de notre temps ? Et qui a été choisi par les plus grandes élites aujourd'hui. Taubira jouait à la sycophante et aurait bien mérité d'être enfermée dans une amphore solide et vouée à la barathre. J'y reviens quelquefois, pardon, mais cette femme me semble être de l'extrait d'insolence intellectuelle sans particule créative, représentant assez bien ce qu'éructent quelques minorités. J'ai été un manifestant Algérie Française, parce que je croyais à l'unité avec le peuple d'Algérie, tout en déplorant l'arrogance de beaucoup de pieds-noirs. Bon, c'était un coup raté.

Cela dit, je n'ai pas compris la philippique d'Ellen, à propos d'un coffre-fort causant son éloignement définitif. Aucune critique, je n'en ai ni les mérites, ni la qualité, mais de la perplexité.

Mary Preud'homme

@ Ellen | 14 février 2021 à 11:50

Rien compris à vos griefs vis-à-vis de notre hôte lequel, si j'ai bien compris, devrait s'interdire de lire ou citer les journaux classés à droite, tels le Figaro, Valeurs actuelles ou le Daily Telegraph ?
Ce qui pour quelqu'un comme lui, prônant la liberté d'expression tous azimuts, serait pour le moins contradictoire et paradoxal ?!

Mary Preud'homme

@ Michelle D-LEROY | 14 février 2021 à 17:40

Vous n'êtes pas seule Michelle D-LEROY, même si le bruit de chênes qu'on abat fait plus de fracas que celui de silencieuses germinations, annonciatrices de régénérations, renouveau et lendemains qui chantent.

Pierre-Antoine

À lire votre billet, je vous pose une question : "Que proposez-vous pour changer cet état de fait ?"
"Res, non verba"

Michelle D-LEROY

Merci, M. Bilger pour ce billet. Cela me conforte pour me dire que je ne suis pas seule à fulminer dans mon coin en apprenant les inepties de jeunes minorités qui finissent par ne plus être si minoritaires que cela dans nos vieilles démocraties malades.

Cette semaine j'ai lu que le Prince William, duc de Cambridge, avait pris la parole pour dénoncer non pas la mise au pilori de Winston Churchill ou de JK Rowling mais contre les réseaux sociaux et leurs dérives.
Encore un qui va dans le sens du vent. C'est la mode, hélas, car c'est bien grâce à ces célébrités qui ouvrent ou ferment les yeux selon ce qu'il est de bon ton de penser, que les minorités font progresser leurs idées intolérantes et révolutionnaires.

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@ Robert

Vous avez raison, pendant que nos belles âmes philosophent sur le sexe des anges, la Chine progresse économiquement. Il faut dire qu'elle a déjà fait sa propre révolution culturelle.
En Occident, nous sommes en plein dedans avec l'assentiment évident de nos dirigeants européens. Pour avoir la paix ou parce qu'ils sont d'accord avec ces agitateurs ? un peu des deux sans doute.

Tomas

Un micro-événement de ce genre, à supposer qu'il ait eu lieu, mérite-t-il vraiment un billet ? Il est vrai que Covid aidant, l'actualité est un peu morne...

Jovien

« Je me suis interrogé sur l'étrange mystère qui fait que les majorités sont en général silencieuses et qu'à rebours il y a une implacable force des minorités et des dissidences. » [PB]

Un fait étonnant est l’infiltration des conservateurs par la novlangue.
Exemples : sans-papiers, double-peine, migrants, Afrique (pour Afrique noire), Africain (pour Noir), Africain-Américain, Afro-Américain, communauté LGBT, racisés, inclusif.
« Le Figaro » de cette semaine : « Le parlement néo-zélandais est pourtant la Chambre législative la plus inclusive du monde : 48 % des députés sont des femmes, 11 % sont ouvertement homosexuels, et 21 % sont maoris ».

boureau

"Autopsie d'un concentré d'aujourd'hui qui pourrait être français..."

Et encore, cher P. Bilger, nous n'en sommes pour l'instant qu'à des violences verbales, à quelques exceptions !

Mais attendez que la violence physique s'invite et s'installe, comme ce qui se passe aux Etats Unis depuis cinq ou six ans et qui, inévitablement, se produira dans notre pays d'ici peu.

Quand vous lisez la presse de province, vous pouvez constater, entre les lignes, que les prémices sont là.

Pensez-vous vraiment que c'est E. Macron et son "en même temps" qui nous protégera ?

Cordialement.


Michel Deluré

C'est justement parce que les majorités sont trop souvent silencieuses, qu'elles préfèrent le confort douillet de la discrétion et de l'anonymat dont elles pensent qu'il les met à l'abri de toutes déconvenues, qu'il constitue un rempart préservant leur tranquillité, qu'elles laissent en fait le champ libre à l'activisme de toutes les minorités de quelque nature qu'elles soient qui peuvent ainsi, tranquillement et impunément, imposer leur loi.

Quand une majorité se réfugie dans le silence, l'inaction, par crainte, par indifférence, par faiblesse, par lâcheté, elle s'expose inéluctablement à la domination des minorités, elle condamne ses propres valeurs à la défense desquelles elle renonce, elle abandonne ses propres convictions.

C'est le signe qu'une société qui devrait être un ensemble de citoyens responsables s'est muée en un ensemble uniquement d'individus égoïstes. Ce n'est certainement pas le meilleur chemin à emprunter.

Giuseppe

"L'Archipel français" Naissance d'une nation multiple et divisée
Jérôme Fourquet
Prix du livre politique 2019

"En quelques décennies, tout a changé. La France, à l’heure des gilets jaunes, n’a plus rien à voir avec cette nation une et indivisible structurée par un référentiel culturel commun. Et lorsque l’analyste s’essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c’est un archipel d’îles s’ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur."

L'école, l'école, toujours l'école, mettre l'armée à l'entrée, protéger désormais le savoir, ne plus rien laisser passer, l'armée ne rentre pas dans la cour, mais à ce rythme nous n'allons plus vivre à côté mais face à face.
L'armée, celle qui protège un Etat démocratique, Vigipirate et maintenant Vigiscolaire, rien que pour inciter, conduire, écarter, montrer les dents de la République, l'immense majorité silencieuse n'attend plus que cela.

Bien sûr c'est utopique, mais alors nous allons pleurer les larmes du malheur et bientôt pleurer ce qui faisait un ensemble cohérent.
Pas besoin de lois, toutes existent, on en crée comme si on voulait se rassurer et rappeler ce qu'est le pays. Bien appliquées, elles seraient un façon de créer le lien et de fait montrer enfin ce qu'est un Etat démocratique.

Pas de liberté sans police, allez voir en Inde ne serait-ce que la circulation automobile. Les gardiens du troupeau.
Sous prétexte de liberté, on tolère les minorités qui font peur aux silencieux, mais un jour la vague va finir par les emporter, quand l'insupportable ne sera plus toléré, la loi des minuscules et le désordre au bout du chemin. Le courage politique manque, le désespoir aussi au bout de la rue et de l'école.

L'histoire l'a montré, ces minorités dominantes qui tuent plus que les armes, détruisent tout ce qui a été construit, c'est juste les mêmes causes qui ont conduit à la Révolution.
Il suffit d'écouter le fond du pays, celui qui a résisté, celui qui a transmis la libre pensée, ceux qui ne supportent plus l'insupportable de la pensée dévoyée et finalement séparatiste, qui n'aime pas son pays et déteste encore plus ses citoyens.

C'est un exemple, je ne connais pas Bruckner mais au moins il a le don de mettre de temps à autre un "coup de semelle" quand l'adversaire n'est pas dans son camp et qu'il se bat contre contre les vertus naturelles de l'honnêteté.
D'ailleurs à part pleurnicher elle n'a pas relevé le coup porté, la peur avait changé de camp.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/pascal-bruckner-rokhaya-diallo_fr_5f914710c5b62333b2427023

XAVIER NEBOUT

Churchill n'avait rien contre le nazisme jusqu'au moment où il a jugé qu'Hitler faisait si bien qu'il allait dominer l'Europe sur le plan économique.
C'est alors qu'il est arrivé au pouvoir et a encouragé la Pologne à ne pas rendre Dantzig, ce qu'elle était sur le point de faire.
Et c'est ainsi qu'il a déclenché la guerre.

Robert

De ce billet, Monsieur Bilger, je retiendrai ce court passage :
"Rien n'est plus démagogique que cet effacement de l'adulte, sur les plans intellectuel, social, politique, culturel et médiatique, face à ce qu'il considère comme une promesse naturellement exemplaire, tel un état magique, un miracle renouvelé qui n'a jamais besoin de se prouver."

Vous dénoncez ici la tare de nos sociétés, britannique comme française, qui est l'abandon de la fonction de l'adulte face à l'enfance et la jeunesse. Au fond, c'est bien l'effacement voire la peur de la mort qui conduit nombre d'adultes à vouloir mimer la jeunesse en oubliant leurs devoirs vis-à-vis d'elle, c'est-à-dire leur rôle premier d'éduquer les jeunes, enfants et surtout adolescents, pour qu'ils s'intègrent naturellement dans leurs sociétés.

Encore faut-il que celle-ci conserve les repères que la culture aurait dû leur transmettre, en premier l'Histoire regardée autrement que par le sentimentalisme dégoulinant qui est cultivé par les médias, voire les politiques, et qui les privent d'un cadre de réflexion rigoureux pour les sortir de la contrition systématique sur notre passé et sur ce que nous sommes, ou plutôt devrions continuer d'être !

Je lis actuellement la biographie de Winston Churchill d'Andrew Roberts, excellemment traduite par Antoine Capet. Effectivement seul ce type de lecture permet de ne pas se focaliser sur des impressions livrées en pâture par des officines de minorités agissantes travaillant à la destruction de la société au profit du tous contre tous.
On en revient ainsi en France avec monsieur Macron qui avait utilisé l'expression "faire nation" alors que son idéal politique contrebattait l'idée même de nation.

Certes, confronté à l'exercice régalien du pouvoir, il prend conscience des limites de son action dans un monde multipolaire où la confrontation de puissance bat son plein. Mais prend-il conscience de ce que l'UE telle qu'elle est construite à vingt-six est inefficace, où la seule vision administrative est le dogme de la "concurrence libre et non faussée" face à des nations qui ne voient que leur seul intérêt national si ce n'est purement nationaliste (Etats-Unis, Chine, Inde), qui ne s'embarrassent guère de ce type de dogme qui a fait reculer l'Europe sur tous les plans (industriel, culturel notamment) et qu'elle ne compte plus guère dans le débat international...

Ellen

Monsieur Bilger, je me demande où sont passées vos idées personnelles avant de nous envoyer vers Le Figaro et autre presse manipulée.

P.-S.: on n'a jamais vu suivre un coffre-fort derrière un corbillard.
Je me retire de ce blog pour toujours.

Xavier NEBOUT

Il y a bien longtemps, les rois des tribus nommaient, pour la guerre ou conduire la migration, un roi en lui confiant le bâton pour la durée de celle-ci.
Et puis, ceci fait, certains ont gardé le bâton car lorsqu'on conquiert un territoire au lieu de se contenter d'une razzia, on est toujours en guerre. Ce fut Clovis et les rois à sceptres.
Or, les rois étaient des sages en un temps où selon Platon, on devait avoir 50 ans pour avoir la parole, alors que le chef de guerre devait être jeune.
Alexandre était un chef de guerre mais un piètre roi.
La jeunesse des rois a coûté très cher à notre civilisation, et nous en sommes arrivés au droit de vote à 18 ans.
Pourquoi pas à six ans ?

Le vrai populisme est celui qui flatte l'écervelé dans sa capacité à penser d'autant plus juste qu'il n'a pas grand-chose à ordonner dans sa petite mémoire.

jlm

Monsieur Bilger, ne prendriez-vous pas par avance la défense de Napo le Conquérant, celui qui rétablit l'esclavage pour satisfaire les riches capitalistes de ce temps, qui referma le carcan imposé aux femmes et celui dont les délires hégémoniques ont valu tant de morts à l'Europe ?

Denis Monod-Broca

Je vais risquer une comparaison osée.
Des taux d’emprunt négatifs signifient que le futur est mieux connu que le présent, ce qui est absurde, ce qui ne signifie rien, c’est pourtant la situation actuelle.
De même, les plus jeunes désormais prétendent mieux tout savoir que les plus vieux, ce qui est du même niveau d’absurdité.

Comment retrouver la raison ?
Comment remettre le passé avant le présent, le présent avant le futur ?
Seul chemin : face aux fausses certitudes, croire au doute et en la vérité, croire en la prééminence des mots, de la parole, du verbe...

Aliocha

L'ignorance est fondement du culte païen, le culte de l'ignorance est donc vital à ceux qui ont tout intérêt aux oppressions cléricales déguisées en modernité, et donc d'occulter la vérité pour garantir leur commerce régressif.
Avoir un bouc, c'est ne pas savoir qu'on l'a.
Or, nous le savons, ne nous étonnons pas que pour reproduire ce sinistre commerce, toute tentative d'éclairage sera discriminée pour mieux ne pas appréhender cette difficile réalité.
Nous en resterons donc au proverbe afghan :

"Donne un cheval rapide à qui ose dire la vérité."

D'aucuns, pour cela, furent crucifiés.

Lodi

"On aboutit à ce paradoxe que, continuant cette perversion de parfois célébrer les imparfaits, on va dorénavant exclure les meilleurs." (PB)

Drôle : ce sont souvent les mêmes qui critiquent les désherbants trop puissants, disant qu'ils sont mauvais pour les cultures. Mais il y a une excuse à mettre beaucoup d'intrants, échapper à la faim.
Ainsi qu'on la vu avec la Révolution verte :

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/revolution-verte

Eviter éventuellement au communisme : une raison de plus pour que l'agriculture intensive moderne - pas de l'URSS - ne plaise pas à certains.

Ceux qui imposent la perfection, enfin leur idée de la perfection aux autres sont des pervers.
Ils vont contre la liberté.
Ils vont contre la vérité, confondant le plus important et le reste : ce n'est certes pas eux qui auraient inventé la perceptive.

Ni rien inventé ou combattu pour rien : quand on n'est ni un créateur ni un héros, que reste-il pour exister ?
Censeur... Enfin, je ne parle pas des pauvres nettoyeurs du net, il faut bien vivre, ou de ceux qui classent les œuvres en visible ou non pour les enfants, on dira des aménageurs d'espace public, mais de gens qui prétendent réécrire l'Histoire.

Orwell sort en Pléiade, inspire des bandes dessinées et a une influence moins visible qu'à ces signes, mais à quoi bon ?
On a déjà les Français ramenant Montesquieu sans jamais se débarrasser d'une Constitution qui n'organise pas l'équilibre des pouvoirs, c'est le moins que l'on puisse dire. La double pensée n'a pas attendu Océania, c'est moi qui vous le dis.

"Le plus triste est aussi de voir contestée une histoire admirable comme celle de JK Rowling dont les conditions d'existence, la résilience, la liberté d'expression et le succès la placent à un rang inégalable."

On n'a pas plus résilient et plus enchanteur, c'est sûr... Si on n'est pas d'accord sur les transsexuels, on débat avec elle, ou mieux, on écrit quelque histoire où pour quelque raison magique le héros devient transsexuel et découvre les pauvres transsexuels opprimés avec qui il se bat contre le méchant qui opprime tout le monde. Enfin, là, ça fait propagande : un écrivain ne fait pas de bonne action, il a une représentation du monde, des personnages, une cohérence d'histoire à assumer, une imagination, et alors, il y en aura pour prendre ainsi sous son aile les transsexuels.
Ou pas.

Apollon inspire qui il veut, comme il veut... Existe-il un dieu du public ou est-ce aussi ce dieu qui inspire le public ?
Mais quoi qu'il en soit, des gens peuvent être plus nombreux et plus rabaissés que les transsexuels sans que les muses ne montent d'opération de sauvetage, du moins à ma connaissance.
Ainsi, on peut sacrifier des millions de gens aux bêtes, expulser des peuples pour ce qu'on croit le bien des réserves naturelles, et cela ne produira, je pense, aucune oeuvre, a fortiori avec retentissement public.

https://www.courrierinternational.com/article/2007/02/22/les-tribus-victimes-de-l-ecologie#:~:text=Les%20r%C3%A9fugi%C3%A9s%20de%20la%20conservation,volontaire)%20%E2%80%93%20une%20notion%20contestable.

Bref, l'esprit souffle où il veut, et c'est heureux, sans cela, ni liberté, ni imagination.
Le monde ne suffit pas, comme dirait James Bond, il faut en créer d'autres. Et celui de notre auteur est merveilleux. Il fallait penser à mêler merveilleux et quotidien, sorciers et école !
Et les débats tombent en plein dans le mille, les sorciers sont une minorité qui a été injustement persécutée par les Moldus, vous et moi, donc, et les Moldus ont fait des guerres mondiales : ils peuvent passer pour méprisables car sans pouvoir et dangereux vu qu'ils le sont, non ? Donc certains veulent les asservir et terroriser les sorciers réticents dans le même mouvement. Il y a d'autres renvois à divers débats, mais rien de lourd et tout regorge de fantaisie, avec un fantasme d'auteur, le livre qu'on ne peut refermer avant de l'avoir lu, yes sir ! Il y a voler sur un balai même pour le sport, et passer par les cheminées !

Oui, bon, on peut aussi passer par les miroirs :

https://www.babelio.com/livres/Dabos-La-Passe-Miroir-tome-1--Les-Fiances-de-lhiver/495755

L'imaginaire n'est pas mort avec la fin des aventures de Potter, mais c'est vrai, il n'y a pas tant de gens capables de faire rêver, à noter que l'auteur du cycle du passe-miroir est aussi quelqu'un de résilient comme la maman d'Harry.

Enfin, bon, la résilience a ses limites, je pense que les auteurs seront plus prudents, dans l'avenir, se retirant du débat public voire se couvrant d'un masque. Ce sera difficile : notre monde veut de la transparence, savoir qui est l'auteur, invite à dire ce qu'on pense à chacun, auteur ou non... pour le reprocher ensuite aux véridiques.
Mais qui est plus mal placé qu'un auteur pour mentir ? D'accord, un écrivain a de l'invention, mais quand on se sort les tripes, il est difficile de les remettre dans son ventre comme quiconque chemise ou chemisier qui dépasserait de son pantalon !

Achille

« Rien n'est plus démagogique que cet effacement de l'adulte, sur les plans intellectuel, social, politique, culturel et médiatique, face à ce qu'il considère comme une promesse naturellement exemplaire, tel un état magique, un miracle renouvelé qui n'a jamais besoin de se prouver. »

Eh oui, elle est bien loin l’époque (si toutefois elle a existé) où les jeunes écoutaient les anciens, se référaient aux écrits de philosophes inspirés, de préférence les Grecs (Platon, Socrate, Aristote). Peut-être cela existe-t-il encore dans quelques familles bourgeoises, mais rien n’est moins sûr.

Désormais les jeunes refont l’Histoire à leur façon et pour cela ils prennent d’autres références littéraires, historiques, politiques. En fait, ils façonnent leur propre philosophie directement à la source de leurs préoccupations, confortée par les débats des plateaux TV où les invités ne sont d’accord sur rien, chacun étant persuadé de détenir LA vérité. Sans oublier, bien sûr, les mouvements en provenance des Etats-Unis qui systématiquement viennent déferler sur nos universités : MeToo, MeTooIncest étant les derniers arrivages.

Finalement on ne sait plus très bien si ce sont les anciens qui pratiquent le jeunisme ou si ce sont les jeunes qui refusent ce monde que leur ont laissé leurs "vieux". Ce monde qui les étouffe et où ils ne voient pas très bien où ils peuvent trouver la joie de vivre à laquelle ils aspirent.
Il est clair qu’ils ne veulent pas de la vie laborieuse et hyperorganisée de leurs parents : métro, boulot, dodo. Un petit séjour au camping des Flots bleus l’été, une semaine au ski en l’hiver, la petite balade à la campagne le week-end, la venue dominicale de belle-maman impatiente de voir les petits.

Jovien

« Je me suis interrogé sur l'étrange mystère qui fait que les majorités sont en général silencieuses et qu'à rebours il y a une implacable force des minorités et des dissidences. » (PB)

N’est-ce pas une erreur de perspective ? Les majorités s’expriment, mais leur expression n’étant pas dissonante, elle n’est pas saillante. On honore régulièrement Churchill ou l’auteur de "Harry Potter", mais c’est quand ils sont couverts de boue que cela fait les titres des journaux. Si Cédric Villani affirme à la télé que cinq et cinq font dix, la presse anglaise n’en parlera pas. S’il soutient qu’ils font onze, douze, ou bien huit, il sera entendu jusqu’en Nouvelle-Galles du Sud. Célébrez Churchill vous serez peu remarqué, louez Hitler ça fera du bruit.

« L'inventivité du pire est sans limite et la modernité nous fait descendre de plus en plus bas. » (PB)

Dans votre jeunesse, "Le Monde" était largement procommuniste, Cohn-Bendit était anarchiste, se vantait de jouir sans entraves bourgeoises et était célèbre jusqu'en Patagonie, les jeunes excités étaient maoïstes. Est-ce vraiment pire maintenant ? De Cohn-Bendit à Assa Traoré, est-on descendu ? Du "Monde" de 1970 au "Monde" de 2020, du "Nouvel Observateur" à "L'Obs", du "Libé" maoïste au "Libé" assatraoriste ?

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