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04 février 2021

Commentaires

genau

Sainte colère, tu amuses les administrateurs roués qui festoieront encore quand les Achéens seront en train de les massacrer.
Cette colère ne nous sert de rien mais elle est indispensable car nécessaire dans notre évolution.
Le confort d'irresponsabilité et l'autorité des sans-grade sur les gens par leur capacité à dire simplement "non", fondent l'imbécillité de notre société, comme il en était chez les Soviétiques, les nazis, les Américains, les Anglais ou les Hottentots.

Les projets étaient beaux: ils dorment dans des tiroirs, pourtant on les a lus, puis mis sur le côté, pour s'en inspirer, vite recouverts par la poussière d'autres ambitions de motifs tout aussi excellents et les strates se sont empilées, bientôt sédimentées.

La gloire incontestable est de vivre vieux, et d'être emprisonné pour vivre encore un peu d'incarcération. Qu'importe le chagrin, le but quantitatif est atteint, la technique triomphe car "nul n'entre ici s'il n'est statisticien".
Un président semble l'avoir compris, au moins pressenti, c'est une illusion. Le ravage épidémique parcourt le monde depuis la nuit des temps, mais les seules vraies menaces contre l'humanité, ce sont les hommes qui les conduisent, par leur seule présence, comme on protège la forêt de la Sainte-Baume en traçant des chemins au sol. L'homme est le cheval d'Attila.
La planète ne risque rien du tout, l'homme est menacé, par son existence même, alors toutes les passions égoïstes et morbides se déchaînent, éructant leurs réclamations, repeintes aux couleurs des chambres de bébé.

Au sein de la douleur, dans la perte de l'orientation, au hasard de la forêt, hurlant de chagrin, il me semble, là, entre les yeuses de bas de pente, avant les mélèzes, que j'ai vu mon loup ou ai cru le voir, dans le désir d'une présence absolue, mais non, je l'ai vu, et la douleur s'est apaisée puisque, tel qu'il est, il a toujours été. Aujourd'hui, confrontés à la coulée de boue de l'illusion, nous découvrons que nous avons des oreilles d'âne même en sachant que le temps ne nous appartiendra jamais.
Hurler sa rage, c'est hurler à la vie, faite de froid et de sottise, sortir de chez soi, accepter les miasmes, faire comme tout le monde, subir, étaler ses connaissances, sèchement, cliniquement et un jour, volens nolens accepter qu'il ne pouvait pas en être autrement.
Les agriculteurs latins écrivaient en bordure de leur champ: "viator, ibi caces", obéissons.

jean marie thiers

@ Patrice Charoulet

Nous partageons la même douleur: la multiplicité des réponses désigne votre capital de sympathie.
Le silence s'est installé: l'étreinte dans la poitrine remplace la douce sollicitude.
Ne soyez pas fort, soyez tendre, sans honte, bien du monde est en train de vous accompagner, en marchant doucement. Et surtout ne dites pas "plus jamais": plutôt, comme mon épouse "ne me pleurez pas, c'était bien, si bien..."
Avec vous,

Michelle D-LEROY

@ Patrice Charoulet

Toutes mes condoléances et mon soutien dans ce moment difficile.
Et toute mon amitié.

caroff

Toutes mes meilleures pensées Patrice.

Tipaza

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54

Sincères condoléances.

Henri Gibaud

@ Catherine JACOB | 04 février 2021 à 13:52

Votre érudition, merci de nous l'offrir, sur les guerrières réelles ou mythiques en Hellénie Antique vient me rappeler la parution au début des années 90 d'un brûlot rédactionnel et réactionnel :
"Discours sur les femmes qui en font ... un peu trop"
dont l'auteur authentique était un fin lettré helléniste, Yves Roucaute lequel auparavant avait travaillé pour l'homme politique Alain Carignon, probablement comme conseiller à la communication, "plume" (?)...

Dans cette charge rédigée pour manifestement répliquer à un divorce que Roucaute évoquait comme un dépeçage avec complicités de femmes juges avalisant pire que répudiation, notamment extermination de paternité, l'auteur maniait avec aisance apparente des tas de références hellénistiques comme les Furies, les Erinyes et autres allusions à la rectitude de la déesse Athéna missionnée par Zeus pour liquider la violence féminine. Pardonnez-moi si mes souvenirs défaillent éventuellement un peu. En effet le volume fait partie de ceux qu'on m'a emprunté gentiment et confisqué inélégamment.

À la parution suivante de Yves Roucaute, consultant sa biblio en marge : surprise ! on lui aura fait expurger la ligne ! ce que j'ai interprété à raison je crois toujours comme une preuve supplémentaire d'une emprise mentale de rétro-sexisme vengeur : aucune critique d'actes féminins ne pouvait plus être osée au risque d'être ostracisé sous les pires insultes.

Vers cette époque la paternité répudiée aura pu encore trouver quelques talents et courages pour y protester. Il faut savoir que Nantes (44 St-Herblain) a perdu une industrie Chantelle parce que le directeur industriel du site a voulu, on le comprend, faire payer à la basoche locale les violences de juridiction faussement civile qu'on lui avait infligées... Une très vieille famille bretonne a menacé de retirer toutes ses armoiries des palais nationaux ... le dernier vicomte de la lignée a finalement réussi à faire condamner son ex-épouse et la faire radier de l'ordre des huissiers de justice d'une métropole du centre...

Mais à présent l'affaire est entendue. Même les cathos cèdent au "market adoptocrate" à la marge, l'utérus artificiel et les mutilations sur enfants mentalement manipulés en "transgenrisme" vont faire de l'humanité son nouvel "auto-cheptel" via consentements extorqués avec psys, avocats, manipeuses sociales, etc. Aujourd'hui pater certissimus est via ADN, mais les mercantis de tous les délires du faux ont manoeuvré à fond avec notamment l'hyper-traître anti-génétique Axel Kahn : on stérilisera à la base pour ensuite faire payer très cher un droit-à la filiation sous tutelle "ab-ovo" ...

Les petites filles qui naissent actuellement ne pourront plus profiter des privilèges de la "Matriarchy"(*) hystérocrate (toute-puissance de l'utérus) qui a régné en faveur de leurs mères et grand-mères : les gays qui domineront tous les mâles imposeront bientôt les cliniques de procréatique extra-utérine.

(*) le formidable Emmanuel Todd a dit publiquement en conférence en Avignon en juillet 2018 qu'il travaillait sur cette sorte de "matriarchy" familiale en Occident, puis les Gilets jaunes le détournèrent vers une autre étude, finalement patatras la pandémie a saccagé sa sortie de début 2020 (inspirée par les Gilets jaunes : "La lutte des classes en France au début du XXIe siècle"). Va-t-il revenir à son premier thème la sociologie-sociométrie sanitaire ce qui en 1976, en ses 25 ans, à propos de l'URSS en décadence de santé publique, lui aura motivé le remarquable "La chute finale" ?

Exilé

@ Patrice Charoulet

Ce blog est aussi une grande famille, et dans le malheur qui vous frappe, les différends occasionnels s'estompent pour laisser la place à la sympathie.
Je me joins aux participants qui vous ont déjà fait part de la leur.

Savonarole

@ Patrice Charoulet

Je pense bien à vous.
Amitiés.

Henri Gibaud

À M. Charoulet : bien lu votre faire-part. Votre épouse a partagé en humanité ce seul trésor de tout l'univers : une conscience intelligente. La fin de son support biologique est une violence à proportion inverse de la merveille que constitue chaque intelligence humaine personnelle. Toute l'humanité est avec vous.

Nicolasbruno

@ Patrice Charoulet

Toutes mes condoléances M. Charoulet.
Bon courage.

Robert

@ Patrice Charoulet le 04 février 2021 à 17:54

Comme tous les commentateurs de ce blog, je suis touché par le deuil qui vous atteint. Sincères condoléances

Lucile

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54

Je vous adresse une pensée émue et vous souhaite bon courage.

Lodi

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54

Dans cette épreuve épouvantable, je ne peux que vous faire part de toute ma sympathie.

Trekker

@ Patrice Charoulet le 04 février 2021 à 17:54

Veuillez recevoir mes plus sincères condoléances, et R.I.P. pour votre feue épouse.

Ellen

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54
"J'ai la tristesse d'annoncer le décès de ma chère femme".

Prenant part à votre douleur très éprouvante en ce moment de deuil, je vous assure de mes sentiments les plus sincères. Toutes mes condoléances à vous et à votre famille.

Mary Preud'homme

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54

Je vous souhaite beaucoup de courage pour vivre et surmonter cette doulourouse épreuve avec (je l'espère) le soutien affectueux de vos plus proches et amis.

Bien à vous

Mary

boureau

@ Patrice Charoulet 04 février 2021

Un moment de tendresse et de sympathie attristée pour vous.
Je crois que votre épouse vous accompagnera longtemps encore.

Bien cordialement.

semtob

Nous adressons nos condoléances à Patrice Charoulet.
Bien respectueusement.
françoise et karell Semtob

duvent

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54

« Le présent est court, l'avenir incertain, le passé seul est assuré car sur lui la fortune a perdu ses droits et il n'est au pouvoir de personne d'en disposer de nouveau. » Sénèque

Votre épouse est avec vous dans ce passé qui vous appartient, à vous seuls...
Je suis triste avec vous.

Achille

@ Patrice Charoulet | 04 février 2021 à 17:54

Je vous adresse mes plus sincères condoléances, cher Patrice.

Michelle D-LEROY

Après cette description détaillée des maux de notre société, la première question qui me vient est: comment a-t-on pu en arriver là ?

Comment ressouder les Français avec leurs différences revendiquées ? Comment diriger un pays, quel que soit son Président, avec autant de divergences et d'aversion pour l'autre, comment faire une Nation ? Pire, cette situation s'est diffusée dans à peu près à tous les pays occidentaux. Une civilisation en plein effondrement culturel et moral.

Mais qui a diffusé ces idées humanistes ? Autrefois on disait de quelqu'un qu'il était humain, qu'il avait de l'empathie ou de la bonté d'âme, mais depuis 50 ans il a fallu intellectualiser un monde rêvé, libertaire et libre. Et le plus drôle c'est que la plupart de ces grands humanistes proclamés de l'après-68, se comportent de la pire façon avec les autres. Arrogance et mépris, irrespect de leurs enfants ou de leurs semblables, au nom d'une totale liberté, la leur.

Malheureusement nous ne sommes pas au bout de ce délitement, les groupuscules sont aiguillonnés ou soutenus implicitement par des gens, qui, au nom de l'humanisme et de l'égalité, de la repentance et de la diversité conquérante, généralement des intellectuels privilégiés et même très privilégiés qui voient le monde de leur tour d'ivoire, et travaillent à leur vision du monde. Des humanistes encore qui rejettent avec mépris ceux qui émettent des objections à cette vision. Un monde idyllique comme celui d'Auroville.

L'intelligence c'est déjà de se rendre compte de ce qui se passe dans cette société éclatée, malade de ses séparatismes, et d'alerter. La pandémie est à mon avis un révélateur et même un accélérateur de cette instrumentalisation qui nous mène à l'effondrement de nos valeurs humanistes et de celles plus républicaines et ordinaires qui sont écrites sur le fronton de nos mairies.

F68.10

@ Patrice Charoulet

Condoléances.

Robert

@ F68.10 | 04 février 2021 à 13:36

En matière de progressisme, tout dépend de ce que l'on décrit. Vous nous présentez la version idéalisée, telle qu'elle peut se trouver sur Wikipédia par exemple.

Mais le progressisme est bien l'idéologie qui sous-tend le fonctionnement de nos sociétés occidentales.
N'ayant pas l'intention de polémiquer ou d'abuser des colonnes offertes par monsieur Bilger, je vous renverrai à deux articles fort éclairants sur le conflit qui oppose le progressisme et le conservatisme dans nos sociétés occidentales. Sauf erreur d'interprétation de sa pensée, il me semble que depuis longtemps monsieur Bilger s'est classé dans une forme de conservatisme revendiqué.

Le premier article est un entretien de Mathieu Bock-Côté avec Martin Lemay qui date de 2018. Cet homme politique canadien poursuit sa réflexion dans de multiples essais.
A titre d'exemple, à la question "Partout sur la planète, on assiste à la poussée de mouvements que le système médiatique nomme populistes. Mais si on se fie à la plupart des grands médias, on ne comprendra pas grand-chose à leur émergence: on semble réduire cette poussée populiste à une traduction politique de phobies dont l’expression polluerait la vie publique. En France, Emmanuel Macron a cru clarifier les termes de cet affrontement en opposant les «progressistes» et la «lèpre populiste». Comment comprenez-vous, de votre côté, cette poussée et qu’en pensez-vous ?"

Il répond :
"En Occident, le progressisme est l’idéologie dominante. On pourrait la résumer en la défense et la promotion des minorités, de la mondialisation, des droits de l’homme, de l’égalitarisme, du multiculturalisme et de l’immigration massive. Plusieurs se rendent compte que cette idéologie, loin de favoriser la cohésion interne des nations et le progrès des classes moyennes, au contraire, les fragilise. Le populisme est une réponse à ces ruptures politiques, idéologiques, économiques, culturelles et sociales. Il s’incarne essentiellement en une recherche d’alternatives politiques. Je vois d’un bon œil cette vague qui déferle partout en Occident, car, à mon avis, son objectif n’est pas d’affaiblir la démocratie, mais de la rétablir."

On trouvera le texte de cet entretien ici :
https://www.journaldemontreal.com/2018/11/15/en-occident-le-progressisme-est-lideologie-dominante-entretien-avec-martin-lemay

Par ailleurs, un article en accès libre de Marianne, paru en 2020, est tout aussi éclairant. L'auteur en est Matthieu Baumier et il s’intitule "Le progressisme, cette idéologie qui n'a tenu aucune de ses promesses". J'en extrais un court passage :

"L’idéal du progrès qui s’est finalement avéré être une idéologie, une croyance préconçue et intégrée a priori, transcendait les courants politiques malgré les apparences : le fond de l’idéologie du "spectaculaire concentré" (Guy Debord) était le même, du Parti communiste à la droite libérale en passant par les centristes et les socialistes, exception faite des républicains regroupés un temps autour de Chevènement, des orwelliens et de la droite non libérale. C’était le progressisme ou le Mal, la bête immonde, l’Armageddon. A tel point, que le communisme d’État disparu, les points communs l’emportèrent sur les différences. Bien sûr, d’infimes détails purent distinguer un peu les uns et les autres mais il y avait un accord sur l’essentiel libéral libertaire."

On peut le lire ici :
https://www.marianne.net/agora/humeurs/le-progressisme-cette-ideologie-qui-n-tenu-aucune-de-ses-promesses

J'ai effectivement la même analyse que ces deux auteurs sur ce qu'est fondamentalement le progressisme : une idéologie qui a voulu, sous les auspices du progrès technique, rejeter tout de qui fondait les sociétés occidentales pour imposer, notamment via les médias, une certaine intelligentsia autoproclamée détentrice de la Vérité et du Bien ainsi que notre classe politique, de gauche d'abord, du centre mais également d'une droite convertie, une vision "moderniste" dans tous les aspects de la vie, depuis l’enseignement et les méthodes pédagogiques dont on voit le résultat, une baisse sans précédent du niveau scolaire, secondaire et maintenant universitaire, jusqu'aux fondements de la morale publique comme des principes républicains démocratiques qui sont contournés par une phraséologie soporifique mais surtout mortifère, principalement pour l'unité des nations que cette idéologie a combattues au motif que "nation=nationalisme" et que "le nationalisme, c'est la guerre" (François Mitterrand).
Cela rejoint la citation que Tipaza | 04 février 2021 à 07:07 a faite dans son commentaire.

Tipaza

La longue anaphore du billet traduit le comportement erratique de notre société, et au-delà de toute la société occidentale.
Un comportement erratique est un comportement sans chemin, sans voie directrice, c'est littéralement un comportement qui a perdu le sens de sa direction.

Symboliquement nous assistons à la classique opposition entre signification et sens dans l'approche des choses de la vie.

Nous sommes entrés depuis une génération environ ou un peu plus, dans une vision du monde où le sens a cédé la place à la signification.

L'information accessible sans délai, le partage des opinons via les réseaux sociaux, et la formation des groupes d'influence qui en découle, le tout à la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques, ont donné l'illusion que la réactivité était l'élément le plus important dans la société.

Les phénomènes sociaux, les idées qui s'échangent ne sont plus analysés en bénéficiant du recul qu'impose le temps pour les comprendre en profondeur.
Ils sont analysés avec la littéralité qui est le propre de la vitesse, et donc la signification est privilégiée au détriment du sens.

Il en résulte une société de l'émotion, où toute réflexion, c'est-à-dire retour sur soi avec le temps qu'il impose, est abandonné.
Le sens, la symbolique qui l'accompagne, sont oubliés parce que synonymes de perte de temps et d'influence immédiate.

Comme la signification est dépendante du sens, et que c'est le sens qui gouverne dans le temps long de l'humanité, on voit bien que nous allons tout droit vers un mur où la société va se fracasser.

Des décisions prises en ignorant le sens de la vie, parce que la signification est là, immédiate et surtout facile à appréhender, ne peuvent qu'aboutir sur le temps long à la dissolution de la société, puisque c'est le sens qui est le ciment reliant les hommes.

Et ce sens, qu'on le veuille ou pas, dépend d'une transcendance qui s'impose sous une forme ou une autre.
Autrement dit nous avons perdu la transcendance, le sens qu'elle transmet, il ne nous reste que le niveau zéro de la société, celui de la signification immédiate des éléments et des choses.

Évidemment ça ne marchera pas longtemps à ce rythme.

On peut faire le lien avec le billet précédent qui est de la même veine.
Si l'humour a disparu, c'est que le sens des phrases n'est plus compris et que l'auditoire s'en tient à la littéralité d'un mot à mot, où les mots ne disent rien d'autre que ce qu'ils signifient, en laissant la compréhension de la phrase, c'est-à-dire son sens, à celui qui l'entend et est capable de percevoir.

Mais outre que l'interaction immédiate entre les hommes par les réseaux a développé la susceptibilité des petites gens, et de ceux qui se croyant grands, sont aussi petits que les autres, qui prend encore le temps de se poser pour prendre la phrase dans tout son sens et non dans sa littéralité ?

Patrice Charoulet

J'ai la tristesse d'annoncer le décès de ma chère femme.

Louis

Ben mince, j’imaginais tout cela dans mon coin tout en me faisant violence pour mieux penser. Mon super prof d’histoire, qui récemment a rédigé un fabuleux « Colbert », nous disait souvent qu’entre les deux guerres la politique était un grand bazar… nous y sommes…

Achille

@ Catherine JACOB | 04 février 2021 à 13:52

Franchement, je ne pensais pas qu’Achille avait tué autant de femmes. Mais il ne faudrait pas quand même le faire passer pour Emile Louis !

JM0001

Dans la France macronienne, héritière des 6 princes Souhmis qui règnent depuis 1974, on s’apprête à massacrer des fœtus de neuf mois ; c'est-à-dire des bébés de moins un jour.
Même Hitler n'aurait pas osé !

Denis Monod-Broca

@ JM0001
« Dieu, c'est une question d'intelligence. C'est pour cela qu'il y a tant d'incroyants ! »

Cette phrase est trop subtile pour moi. Les incroyants pour vous sont-ils du côté de l’intelligence ou du côté de l’absence d’intelligence ?

Henri Gibaud

Fort bien envoyé, rédaction réussie.

Votre style c'est vous (l'homme). Donc on n'est pas surpris que vous ayez préféré "JE leur en veux" à un signal de ralliement moins auto-centré comme "Les humanistes doivent résister". De même pointer "ILS" peut être caricaturé, à quoi il eût été peut-être adéquat de préférer "On nous a sali l'humanisme".

Vous pourriez à présent afficher la sérénité la plus accomplie qui mettra ce jury de la rue d'Ulm dans une oubliette définitive (à proportion de sa médiocrité occasionnelle de jury perfectible), sinon vous entretenez l'hypothèse que ce jury aurait sanctionné un excès de vanité apparente et indélébile. Tout le monde n'arbore pas une facilité de bellâtre comme le fétichiste (écharpé rouge) Christophe Barbier lequel heureusement est très intelligent et très cultivé.

Voici une ligne d'envoi que je vous souhaite d'adopter la prochaine fois :
À la valorisation de la retenue humble surtout dans l'exercice de la direction, le goût immature pour l'affichage de vedettariat autoproclamé de son Ego chéri...

Pour autant vous détaillez fort pertinemment divers aspects de ces trahisons, attentats à la pudeur de conscience (Orwell), violations banalisées de la probité mentale la plus élémentaire, "clusterisations" galopantes de la mauvaise foi, fiertés répugnantes des praticiens à la Schopenhauer, etc.

L'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS, afis.org) via notamment son trimestriel "Science et pseudo-sciences" (5 € en kiosques) observe avec consternation et sur la base de réflexions documentées que la pandémie de malhonnêteté mentale (ou parfois intellectuelle, quand même) atteint même de plus en plus le milieu de la recherche y compris universitaire non lucrative (par principe). La pratique malodorante consistant à "arranger" des données (en latin data = pluriel de datum, le neutre de datus, participe passé du verbe dare) est de plus en plus décelable !

Ninive

"Ils nous ont sali l'humanisme : je leur en veux.
Au caractère universel de la morale ils ont opposé la subversion de leur idéologie.
Au respect inconditionnel des valeurs fondamentales, le relativisme partisan.
À l'aspiration légitime à l'égalité des sexes, un féminisme guerrier et totalitaire.
À la détestation du racisme, la dénonciation de l'homme blanc et un antiracisme obsédé par la confrontation des races (terme honni qu'il ne cesse pas d'actualiser).
À la liberté d'expression, la censure explicite ou implicite de ce qui n'était pas leur pensée.
À l'exigence d'une morale publique irréprochable, le refrain d'une politique contrainte de se salir les mains.
Au désir de sécurité, l'accusation honteuse de populisme."

Nous sommes tous des Humanistes, voyez ce qu'Achille (04 février 2021 à 07:18) en fait :

"Les censeurs bafouent la liberté.
Les identitaires refusent l’égalité.
Les racialistes s’opposent à la fraternité.
Les élitistes méprisent la simplicité.
Les anarchistes combattent l’autorité.
Les féministes tuent la féminité.
Les artistes défendent une culture dégénérée.

Et le pire dans tout ça c’est que tous ces gens-là sont de violents adversaires d’Emmanuel Macron que le monde entier nous envie."

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Prenez des vacances monsieur Philippe Bilger, évadez-vous vous verrez comme cela fait du bien ; cap sur le détroit de Magellan, une virée dans le delta de l'Okavango, du K2 à Urumqi, une visite chez Néfertiti...

...j'oubliais nous sommes bouclés tous les jours à partir de 18 heures.

JM0001

@ Denis Monod-Broca 4 février 8h58
« Dieu créant l'homme... »

Il n'a pas créé l'homme mais la Création dans laquelle l'homme était en puissance.

« ...tuer Dieu... » ne nous a pas « ...permis d'extraordinaires progrès techniques... ».

Il n'est même pas certain que de ne pas le tuer nous aurait maintenus dans l'ignorance. La Pensée était dans la Création, il fallait bien qu'elle explosât un jour ou l'autre.

« La régression spirituelle » c'est ce qu'on nommait dans les premiers temps « l’œuvre du Malin » ; ce ne sont que des mots qui sont en rapport avec la démarche hésitante de l'Humanité.

La Bible « traité d'anthropologie » est aussi un traité d'histoire (l'Ancien Testament). C'est un « manuel d'emploi » de la Création.

Dieu, c'est une question d'intelligence. C'est pour cela qu'il y a tant d'incroyants !

Catherine JACOB

« À l'aspiration légitime à l'égalité des sexes (ils/elles ont opposé) un féminisme guerrier et totalitaire. »

Si ça peut vous consoler, Penthésilée, reine des Amazones, fille d'Arès furieux dieu de la guerre et de la brutalité destructrice, meurtrier, buveur de sang, porteur de dépouilles, fléau de l’humanité, et d'Otréré dont le dress code allie le scintillement du ciel étoilé aux fureurs marines, s’étant rendue à Troie à la tête d’une douzaine de ses compagnes fut tuée par Achille qui vainquit également bon nombre de ces dernières
1. Clonié, tuée par Podarcès ;
2. Polémousa, tuée par Achille ;
3. Dérinoé, tuée par Ajax fils d'Oïlée ;
4. Évandré, tuée par Mérion ;
5. Antandré, tuée par Achille ;
6. Brémousa, tuée par Idoménée ;
7. Hippothoé, tuée par Achille ;
8. Harmothoé, tuée par Achille ;
9. Alcibié, tuée par Diomède ;
10. Antibroté, tuée par Achille ;
11. Dérimachéia, tuée par Diomède ;
12. Thermodossa, tuée par Mérion.

F68.10

@ Robert
"Mais quelle belle définition du progressisme dans sa "splendeur" !"

Je ne vois nullement dans les propos de Monsieur Bilger une définition du progressisme qu'il condamnerait à cette occasion. Il s'agit là d'une anaphore qui liste un nombre de tares, et ce très justement, qu'on trouve à la fois à droite et à gauche. Il y a une différence entre croire qu'il est possible d'être dans une logique d'amélioration perpétuelle de notre condition en se basant sur une logique d'appréciation à peu près correcte de la réalité, ce qui est censé s'appeler le progressisme, et ce que Monsieur Bilger dénonce.

Nier l'existence d'une morale au profit d'une logique de subversion idéologique n'a rien de "progressiste" (ou en tout cas, pas tel qu'on le pratique de nos jours). Le relativisme partisan n'a rien de "progressiste" non plus. Le féminisme guerrier et totalitaire n'a rien de "progressiste" quoi qu'il prétende. La "dénonciation de l'homme blanc" et l'obsession antiraciste n'ont rien de "progressistes" non plus. La censure du débat d'idées n'est de toute évidence pas du tout "progressiste" (c'en est même antithétique).

Bref, on peut continuer, mais le progressisme, ce n'est pas par principe s'autoriser à délirer. Maintenant, le paysage médiatique est aussi, en un sens, coupable de ne laisser que certaines formes d'expression outrancières à ceux qui demeurent en dehors de l'accès à la parole publique ; mais au-delà de ce point de contention qui induit des aspects rageurs à certaines formes de progressisme qui autrement seraient raisonnables, je ne vois vraiment rien de progressiste dans les élucubrations diverses et variées dont nous sommes assez souvent gratifiés.

Et je trouve que les tares que Monsieur Bilger énumèrent sont assez bien partagées à droite. Ce billet illustre une instrumentalisation contemporaine de la notion d'humanisme pour se donner des cautions morales à peu de frais. Et l'humanisme et le progressisme ne sont quand même pas les mêmes notions: on peut très bien être un conservateur humaniste ou un progressiste qui récuse l'humanisme. Les exemples abondent. Peter Singer en est, dans l'ensemble, un exemple de ce dernier cas d'espèce.

Il est d'autre part outrageusement simpliste d'opposer christianisme et humanisme, l'un dérivant en large partie de l'autre, et leurs relations sont dans l'ensemble assez incestueuses: l'idée, typiquement humaniste, que les êtres humains sont au centre de l'univers moral est tout de même franchement une idée d'essence religieuse. Elle n'est d'ailleurs pas pour autant fausse, mais pas absolue pour autant.

caroff

Philippe Bilger, quel étonnement, revient au discours réquisitorial. Il ne manque plus que la peine requise au nom du peuple français pour condamner le progressisme, l'imbécillité, la médiocrité, le laxisme, bref tout ce qui fait le sel de notre environnement quotidien.
Mais il manque avant toute chose la désignation du ou des coupables dans le box des accusés.

Je crains que finalement, dans ce box, nous y soyons tous, nous citoyens français qui avons voté depuis tant d'années pour ceux qui ont conduit notre pays là où il se trouve...
Note d'espoir: notre responsabilité d'homme libre pour ne point se laisser faire :

« Ne laissez personne apaiser sa conscience en lui faisant croire qu'il ne peut faire de mal s'il ne participe pas et ne donne pas son avis. Les hommes méchants n’ont besoin de rien de plus pour parvenir à leur fin, que d'hommes bons qui contemplent sans intervenir. »
John Stuart Mill (1867).
En anglais: « Let not any one pacify his conscience by the delusion that he can do no harm if he takes no part, and forms no opinion. Bad men need nothing more to compass their ends, than that good men should look on and do nothing. »

GERARD R.

Excellent billet, M. Bilger ! Résumé cinglant quoique malheureusement exact, qu'illustre l'exemple relaté ci-dessous. On vit dans un monde truqué. Les dés sont pipés. On se demande s'il n'existe pas un pacte malsain, qui tiendrait en ces termes : gloire, notoriété et richesse, contre propagande et bien-pensance à tout crin. Le monde du spectacle est à cet égard aussi écœurant que le monde politique est hypocrite.

Je suis un grand fan de feu Jean-Pierre Bacri. Ses rôles de râleur impénitent, de bougon, son esprit de répartie, même si à force, ils limitaient un peu son répertoire, me plaisent énormément. Je dois sans doute m'identifier aux personnages qu'il campait parce que dans la vie de tous les jours, je suis comme ça moi aussi. La franchise, c'est mon ADN, n'en déplaise à quiconque... Et je ne changerai pas !!

Après la disparition du comédien, j'ai cherché sur le Web des articles, des vidéos évoquant ce personnage que j'appréciais tant. J'ai trouvé cette interview : https://www.youtube.com/watch?v=G4WrtqqsXFc

Cela n'a pas traîné ! Le présentateur lui parle séduction et au moment où il aborde la barbe naissante de l'acteur... patatras ! Celui-ci croit bon d'atterrir d'urgence sur... Jörg Haider dont il souligne, non sans allusion perfide... qu'il était bien rasé. Ça nous change de Hitler... Ma déception fut immédiate. Ah, c'est donc encore et toujours un loustic de ce tonneau, pensai-je ?

Inutile de préciser que le piédestal sur lequel je tenais l'acteur s'est fissuré instantanément. C'est un côté bobo et par ailleurs ultra-barbant (sans jeu de mots) que je ne connaissais pas au personnage privé. J'ai arrêté immédiatement la vidéo. Je ne laisse personne influencer ma vie. C'est ce genre de prestations qui suscite ma méfiance vis-à-vis du monde du spectacle, comme du politique, d'ailleurs. C'est la raison qui fait que je n'ai plus mis les pieds dans une salle obscure depuis plus de quarante ans, que je refuse d'acheter ou de louer un film. J'estime ne pas avoir à subvenir à un monde formaté, pétri de bien-pensance et de moraline visqueuse, qui ne respecte pas mes choix de vie personnels et qui de surcroît, veut régir ou orienter celle-ci. Dans quels sombres desseins et au profit de qui ??
Soyons vigilants et non asservis !

Isabelle

Ce billet nous fait penser : « Ah, si l’être humain était différent… »

Un peu comme Pierre Dac quand il écrivait :

« Si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle, et si mon oncle en était on l’appellerait ma tante. En tout bien tout honneur, naturellement.
Ce n’est pas parce qu’en hiver on dit « Fermez la porte, il fait froid dehors « qu’il fait moins froid dehors quand la porte est fermée. » Pierre Dac

Sauf que rien ne change sous le soleil et ce depuis des temps immémoriaux.

Mais comme vous semblez avoir un petit coup de blues, Monsieur Bilger, dites-vous que tout ce qui se passe est on ne peut plus « normal ». Une autre présidence normale à la Hollande en quelque sorte.

Si l’être humain était perfectible, cela se saurait. Et quand bien même serait-il soudainement sage et raisonnable, on risquerait de s’enquiquiner sérieusement… Allez savoir !
En France, impossible de s’ennuyer !

Pour le moment, on se coltine les Docteurs Knock des plateaux de télévision qui se répandent plus à la télévision que dans leurs cabinets médicaux. À chacun de nous envoyer sa petite dose anxiogène quasi quotidienne. Nombreux sont ceux qui voulaient reconfiner tout le monde.

Pour le moment, E. Macron a tenu bon concernant un reconfinement invendable puisque la campagne de vaccination annoncée à grand renfort de tambours et trompettes avec Mauricette est plus que balbutiante, comparée aux autres pays. Une espèce de défaite en rase campagne. On attend impatiemment la suite….

L’Espagne espère avoir vacciné 70 % de sa population d’ici la fin de l’été. En attendant, elle ferme ses frontières et pense d’abord à ses citoyens au lieu de partir dans les éternels délires européens chers à la France.

Les Hongrois ont commandé, il y a plusieurs semaines, le vaccin Spoutnik qui s’avère efficace à plus de 90 % contrairement aux habituelles critiques acerbes de certains Français qui ne se privent jamais de cogner sur la Russie. Les chercheurs russes viennent de leur apprendre qu’ils n’ont plus qu’à manger leur chapeau.

En France, nous sommes excellents pour faire venir des immigrés non diplômés et non formés qui nous coûtent un « pognon de dingue » mais nous laissons filer tous nos chercheurs à l’étranger sous prétexte qu’un chercheur, ça coûte cher. C’est ballot !

Olivier Seutet

Comment ne pas être déçu quand on désigne comme humanistes des pédophiles, éphébophiles, et autres détraqués sexuels nés de Mai 68, des hommes d’affaires qui commercialisent chez des ploutocrates des œuvres mi-design mi-série baptisées oeuvres d’art, des auteurs et surtout des autrices qui croient que l’étalage de leurs turpitudes psychologico-sexuelles dans un langage de demeurés vaut littérature, des scientifiques assoiffés de subventions qui veulent faire admettre que la moindre corrélation vaut démonstration, des hommes politiques recrutés au rabais qui prétendent qu’ils ne font d’erreurs que de communication.

Il ne fallait pas être humaniste. Il m’a toujours paru essentiel de privilégier la liberté sur la vie (d’autant plus en ces périodes de barbarisation hygiéniste), la beauté sur la vulgarité des cultures dites populaires, la vérité sur les combats douteux d’un égalitarisme qui déborde le simple respect de l’égalité des droits, l’amour et l’amitié sur une fraternité aussi oiseuse que diluée.
Que l’humanisme reste confiné chez ses grammairiens soucieux de leurs sophismes, inflexibles dans l’application de leurs règles, intransigeants dans leurs ouvertures, leurs progrès, leur haine du passé.

Michel Deluré

Quel souffle encore Philippe ! Une envolée dont nous avons presque peine à suivre le rythme et dont nous ne sortons pas indemnes.
Merci pour ce beau billet avec lequel je me sens en accord parfait.

Robert

Merci Monsieur Bilger pour cet "inventaire à la Prévert" comme diraient nos médias.
Mais quelle belle définition du progressisme dans sa "splendeur" ! Nous en mesurons aujourd'hui le résultat. Votre bilan est accablant et pourtant si vrai pour qui se refuse à fermer les yeux sur une réalité crue.

Achille

@ Exilé | 04 février 2021 à 10:18
« En effet, le fait de revendiquer le droit d'être soi-même chez soi, dans la lignée de la civilisation de ses ancêtres et de son pays, n'a aucun rapport avec une fumeuse « égalité ».

On peut revendiquer le droit d’être soi-même sans empêcher les autres communautés de pratiquer leurs propres coutumes. Et donc d’être égaux devant les usages cultuels… À condition bien sûr que celles-ci ne les imposent pas.
Tous les identitaires ne font pas la nuance.

JM0001

@ seb0059

Franc salut d'un matriculé à un frère !
Merci pour votre apparition. Ça réconforte !

Aliocha

Ce savoir est banni, dit Denis, l'extraordinaire étant que l'inversion des valeurs dénoncée par notre hôte le place au centre de tout, forcément, ce qui est, est.
"Rimiti la torni !"

https://www.youtube.com/watch?v=MQndYND2s9M

Exilé

@ Achille
« Les censeurs bafouent la liberté (etc.) »

En gros, il est possible d'être d'accord avec les antagonismes que vous listez, sauf pour celui-ci qui n'est pas pertinent : « Les identitaires refusent l’égalité ».

En effet, le fait de revendiquer le droit d'être soi-même chez soi, dans la lignée de la civilisation de ses ancêtres et de son pays, n'a aucun rapport avec une fumeuse « égalité ».

Marc-Antoine

Bravo Monsieur pour ce billet. J'espère qu'ils vous liront et se reconnaîtront. Rien n'est moins sûr.

XAVIER NEBOUT

L'humanisme est sale par essence, puisqu'il s'agit de faire passer l'existence avant l'être parce qu'on n'a rien compris à ce qu'on doit entendre par Dieu.

Dans votre énumération, le principal a été oublié: la condamnation de la société patriarcale.
C'est le fil conducteur depuis l'apparition de l'humanisme concrétisée dans la franc-maçonnerie avec le remplacement de Dieu le Père par le grand architecte.

On remplace l'amour filial qui a créé l'homme, par l'Esprit créateur de l'univers au lieu de les lier l'homme pourrait alors aller à l'Esprit sans passer par le Père, et a fortiori sans le Fils.

L'imposture est prouvée par l'incapacité à y aller autrement, et là est le vrai siège du populisme.
C'est en effet dans les monastères et non dans les loges que l'on s'y prépare, et si bien qu'il convient de s'en retenir chez les uns, et qu'on ne sait même pas de quoi il s'agit chez les autres.

Guzet

Très beau texte, mais pourquoi une incise corporatiste alors que le gouvernement des juges vient encore de se manifester en intervenant sur la politique climatique.

Exilé

Il serait faux de résumer ces multiples antagonismes au combat classique entre la droite et la gauche et leurs extrêmes.

En fait, ce combat dépasse largement le combat actuel entre la droite et la gauche, qui n'est qu'un effet collatéral de la lutte entre le Bien et le Mal, qui a commencé avant même la création du monde.

Denis Monod-Broca

J’ai d’abord eu envie de commenter ainsi :
Mais qui « ils », Monsieur Bilger ?
Car ces « ils » nous ressemblent comme des frères...

Et puis je me suis dit que c’était un peu facile, que votre diatribe valait réflexion, que l’illustration que vous lui aviez choisie valait commentaire.
Michel-Ange a représenté Dieu créant l’homme. On ne devrait pas représenter Dieu. Dieu n’a pas d’existence : il est, il n’existe pas. La pensée a besoin d’un point d’appui, elle a besoin de nommer l’inexprimable. C’est Lui. Mais nous avons cru pouvoir nous en passer. Nous avons « tué Dieu ». Cela nous a permis d’extraordinaires « progrès » techniques, concentré démoniaque de violence, et une vertigineuse régression spirituelle. Nous en sommes là. Certains appellent cela l’humanisme, par antiphrase sans doute, l’inhumain n’est-il pas exclusivement humain ?
La Bible est le meilleur traité d’anthropologie qui soit, elle nous montre tels que nous sommes, elle nous indique comment penser et agir pour surmonter nos travers. Mais ce savoir est banni. Alors comment faire ?

Narcisses

Tout simplement, merci M. Bilger.

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