« Ils nous ont sali l'humanisme... | Accueil | Délires d'Assa Traoré : personne ne bronche... »

06 février 2021

Commentaires

jlm

@ Achille

Oui les deux et il faut toujours conserver une certaine prudence dans le jugement, dans un sens comme dans l'autre. Nous perdons parfois de vue que les personnalités dont l'image fait partie du gagne-pain se montrent toujours sous leur meilleur jour dans les médias et notre confiance peut être prise en défaut : j'aimais beaucoup l'acteur Richard Berry que je n'ai pourtant jamais rencontré, mais depuis que je sais qu'il aurait frappé ses compagnes, j'avoue que je suis déçue. Je pense qu'il est bon que certains tristes sires soient remis à la place qu'ils méritent. Concernant PPDA je suis perplexe mais les témoignages de plusieurs de ses consœurs sont tout de même révélateurs d'un contexte particulier.

Dans un sens, heureusement qu'à droite il y a aussi des "queutards" et qu'ils ne sont pas tous classés à gauche, je me lasse de la figure comique d'un certain monsieur en peignoir...

Achille

@ jlm | 20 février 2021 à 12:06
« Sont-ce les accusations qui sont sordides ou les actes qu'elles dénoncent ? »

Je dirais les deux, d’autant que les faits remontent à 30 ou 40 ans et que ces révélations sont passées directement par les médias au lieu d’utiliser les voies de la Justice.

Concernant Olivier Duhamel, l’affaire est entendue vu que l’accusé reconnaît les faits, laissant plus ou moins entendre que son beau-fils était consentant.

Pour l’affaire Richard Berry, ce dernier nie farouchement l’interprétation de sa fille dont il est le père biologique, ce qui donne à cette affaire un côté particulièrement indigne. Mais il reconnaît des violences envers la mère de celle-ci, ce qui n’est plus un crime, mais un délit.

Pour l’affaire Georges Tron, la Justice, qui l’avait acquitté dans un premier temps, vient de le condamner maintenant à cinq ans ferme, partant du principe qu’il avait abusé de sa position dominante de supérieur hiérarchique. Lui prétend que c’était des rapports consentis.
On attend ce que va donner le pourvoi en cassation.

Par contre pour PPDA, il semble que les faits de viols sont moins évidents car la victime a reconnu des rapports "consentis" avec lui.
Viols et rapports consentis sont difficilement conciliables. C’est l’un ou c’est l’autre.

jlm

@ Achille

Sont-ce les accusations qui sont sordides ou les actes qu'elles dénoncent ?

Parmi les accusations qui se profilent, de plus en plus nombreuses, certaines seront peut-être non fondées. Néanmoins elles révèlent une situation désastreuse, une situation sociale inadmissible : le pouvoir des "héros", le plus souvent masculins, cramponnés à leur position, le pouvoir donc de barrer la route à toute personne (male or female comme disent les anglophones) qui s'oppose à eux, craque de toutes parts : ne faut-il pas plutôt s'en réjouir ?

Achille

Et la série des accusations sordides continuent.
Après Olivier Duhamel et Richard Berry accusés d’inceste, après Georges Tron accusé de viol et condamné à trois ans de prison ferme, c’est maintenant au tour de notre PPDA national d’être accusé de viol par une écrivaine (n’oublions pas le féminin) sur fond de promotion de son livre portant sur le sujet.

Vu ce qui se passe depuis quelque temps, avant toute relation avec une femme, un homme devra lui faire signer préalablement une attestation de consentement.
On vit quand même une drôle d’époque !

jlm

Une mise au point a été faite depuis par l'avocate de Coline Berry expliquant que celui qui avait instrumentalisé les médias était son père et non elle-même. Madame Lévy qui s'emballe toujours pour prendre la défense des messieurs (qui n'ont pas besoin d'elle !) aurait dû vérifier avant.
Quelle que soit la réalité de ces faits, on découvre que Richard Berry, qui joue un rôle d'homme paisible et mesuré, contrôlant toutes ses apparitions médiatiques, aurait quelques faits de violence conjugale à son actif, selon ce qu'il aurait déclaré lui-même. Madame Lévy aurait-elle un avis à ce sujet ?

Maintenant que plus personne ne peut nier les faits de viol commis par un conseiller politique éminent, enseignant, avocat, il faudrait que l'on arrête d'"héroïser" (expression employée récemment par Caroline Fourest sur LCI) les ambitieux qui, grâce à un réseau qu'ils se sont créé ou dont ils ont hérité, se croient tout permis.

Quel manque d'empathie pour les victimes peut-on déceler lorsque l'on lit par exemple le fil du livre de Madame Kouchner, ou les réactions de défense rageuse de ceux (et celles plus rarement) dont on dénonce les possibles crimes sexuels ! Pourquoi a priori considérer ces victimes comme des mythomanes manipulatrices et reprendre par là-même l'argumentation des agresseurs ! La rareté des cas de fausse dénonciation devrait pourtant inciter à plus de prudence avant de jeter l'anathème sur les personnes qui ont le courage de dénoncer des faits immondes.

L'empathie, voilà qui manque cruellement à certains commentateurs de télévision qui ne savent qu'asséner leurs convictions sur toutes sortes de sujets qu'ils n'ont qu'effleurés !
Monsieur Bilger, même si parfois vous êtes difficile à saisir dans vos argumentations subtiles, vous avez le grand mérite, selon moi, de toujours finir par rechercher une vérité qui n'est pas toujours simple.

Serge HIREL

@ Achille 10 février 2021 à 11:23

Pourquoi vous énerver à propos d’une telle vulgarité ? Conservez votre énergie… Dans les mois qui viennent, vous en aurez bien besoin pour répondre aux arguments des adversaires de votre Dieu.
Vous auriez pu vous contenter d’un sarcasme… par exemple : JB007 sortait son Beretta et tuait proprement. JM0001, lui, choisit le venin et le crache. À chacun ses méthodes… L’un était élégant et adulé. L’autre restera grossier et ignoré.

« Si cela devait continuer je pense que je changerais de crémerie »

Ne faites pas cela ! Vous nous manqueriez ! Il ne nous resterait plus que quelques « agenouillés » devant Sainte-Assa Traoré !

JM0001

Un peuple gouverné par des élus dont la seule préoccupation est la réélection ne se sortira pas plus d'une épidémie que d'une crise sociale ou identitaire.

revnonausujai

@ Achille
"D’ailleurs qui pensez-vous qui soit capable, aujourd’hui, de remplacer Macron dans le contexte actuel : crise sanitaire, économique, sociétale ?"

J'aurais tendance à dire n'importe quel pèlerin tiré au sort, à l'unique condition qu'il aime la France et les Français. Ce seul critère suffit à garantir de faire mieux que votre gourou.
Macron, c'est l'anti-France, un larbin obséquieux des Allemands.

JM0001

@ revnonausujai 10 février 08h44

Selon vous aurais-je dû écrire : Qu'il.s crève.nt ?

Achille

@ revnonausujai | 10 février 2021 à 08:44
« pourquoi un pluriel au verbe crever ? Sans compter que c'eut été un dommage minimum pour un effet maximum ! »

Le remplacement du pluriel par le singulier ne change rien à l’affaire. Le propos est tout aussi ordurier.

D’ailleurs qui pensez-vous qui soit capable, aujourd’hui, de remplacer Macron dans le contexte actuel : crise sanitaire, économique, sociétale ?

Certainement pas MLP dont Zemmour lui-même reconnaît qu’elle est nulle. Mélenchon n’en parlons même pas. Les autres prétendants qui sont à peu près présentables, de droite comme de gauche, s’observent les uns les autres pour savoir qui fera la première bourde.
Vous voyez un président dans ce ramassis de fanfarons ?

Quant à JM001 ex-Zonzon. Il avoue lui-même changer de pseudo au gré de ses humeurs, si bien que l’on ne sait plus vraiment à qui l’on a affaire, vu qu’il peut très bien écrire sous un autre pseudo encore. Qui sait, le vôtre peut-être ?

Quand je suis venu sur ce blog, cela fait bien une dizaine d’années, ce genre de troll n’existait pas. Il y avait certes parfois des échanges houleux, mais les commentateurs respectaient les règles de la bienséance.
Depuis quelque temps certains commentaires sont carrément scabreux, insultants, que ce soit envers Macron, Philippe Bilger ou les autres intervenants qui ne partagent pas leurs obsessions.
Le niveau a terriblement régressé. Ce n’est même plus le café du Commerce mais carrément le bistro de chez Michou.
Si cela devait continuer je pense que je changerais de crémerie car la qualité de la "crème" laisse de plus en plus à désirer.

revnonausujai

"On nous dit que les vieux votent Macron. Qu'ils crèvent !"
Ce commentaire débile ayant passé la modération, le mien bénéficiera-t-il de la même mansuétude ?
Conna*d !
Rédigé par : Achille | 09 février 2021 à 08:32

Vous avez tout à fait raison; toutefois, il eut été plus avisé de souligner la faute de grammaire ; pourquoi un pluriel au verbe crever ? Sans compter que c'eut été un dommage minimum pour un effet maximum !

JM0001

Hier au soir le minuscule berbère a donné le fond de sa pensée, laquelle est aussi la mienne : Germania veut notre peau.

Quand elle sera maîtresse de l'Europe elle la servira sur un plateau au Musulman dont elle est, depuis les origines, la cousine germaine.

JM0001

@ Aliocha 8 février 14h34

« Jeune Mal… du nombre… premier… malédiction… de vos projections… »
Aliocha, petit père, ce sont des mots, des mots, rien que de mots… pas une once de Pensée.

À mon avis, Dieu qui n'aime qu'Elle, ne doit pas être content.

Il souffre de votre « n'importe quoi ! »

JM0001

ALLAH TRAPPE !

Dans les salons de coiffure, avant même d'être coupé, on vous demande quelle est votre religion.

Achille

@ JM0001 | 09 février 2021 à 08:03
"On nous dit que les vieux votent Macron. Qu'ils crèvent !"

Ce commentaire débile ayant passé la modération, le mien bénéficiera-t-il de la même mansuétude ?

Conna*d !

JM0001

On nous dit que les vieux votent Macron. Qu'ils crèvent !

Herman Kerhost

@ Michelle D-LEROY | 06 février 2021 à 20:09
"c'est une autre paire de manche."

Difficile de faire de l'humour autour d'un tel sujet. Je vais donc en rester là...

Aliocha

Vous ne démontrerez, cher Jeune Mal du nombre premier, que la malédiction de vos projections, l'homme n'est jamais la victime de Dieu, Dieu, par contre...

JM0001

@ boureau 7 février 15h39
« Je ne puis plus voir Plenel à la TV sans que se superpose le visage de Baudis »

Chaque fois que m’apparaît le visage de Fiona se kaléidoscopent dans ma mémoire les visages des six princes qui ont fait la France Souhmise.

Amicalement vôtre

JM0001

Aliocha, petit père, une fois n'est pas coutume, je vous envoie un petit liseron bleuté glané au hasard dans Tiktokandwikiki.

Serrez-le précautionneusement dans votre herbier. Je compte l'utiliser pour la note que je rédige pour vous laquelle a pour objet de vous démontrer que Dieu n'est pas hon.

https://www.francetvinfo.fr/sciences/astronomie/vrai-ou-fake-peut-on-affirmer-comme-l-astrophysicien-avi-loeb-qu-oumuamua-est-le-premier-signe-d-une-vie-inte...

JM0001

PRAUD FESSE

Parler du sexe des gens qui ne sont pas des anges « dans le même temps » où le petit prince empereur organise le séparatisme islamisateur nous ramène six siècles en arrière.

C'EST BYZANCE !

Henri Gibaud

@ Isabelle | 07 février 2021 à 13:58
"Pour les femmes, remettre un beau rouge à lèvres qui ne tachera pas ces horribles masques qui nous cachent tout le visage"

Je viens d'éprouver un petit plaisir à trouver ici cette bribe de vous, ouais ! Car il y a peu, croisant une dame (l'on se connaît pas beaucoup, comme ça) je lui ai vanné un "sale temps pour les fabricants de rouge à lèvres !", et son masque a eu du mal à m'empêcher de voir le même sourire que dans ses yeux, d'ailleurs elle a rétorqué "je mets double dose sur le khôl !"...

Et tiens ! ELLE me vient (une idée c'est féminin) la mémoire de cette curieuse chanson du p'tit gars Balavoine Daniel qui la jouait "joli-coeur" à voix (de OU pour ?) midinette... : "LIPSTICK POUR LES HOMMES OU-HO-HO-HO..."...qu'en pensez-vous Isa-BELLE et avez-vous un Nom-du-père comme disait Jacques Lacan, mmmmmhhhh ??

Michelle D-LEROY

Certains évoquent le discours de François Mitterrand aux obsèques de Pierre Bérégovoy. À cette époque, les réseaux sociaux étaient inexistants et pourtant médias et "cafés du commerce" colportaient les rumeurs vraies ou fausses... déjà !

Sauf que FM était bien content, ce jour-là, de stigmatiser les Français qui avaient osé critiquer sans connaître le fond d'histoires peu ragoûtantes, financièrement, de son entourage immédiat.
Et la gauche qui se veut morale, si prompte à défendre l'honneur des siens, ne se gêne en rien lorsqu'il faut pour des raisons électorales abattre ses rivaux en colportant des rumeurs. On l'a vu avec l'affaire Fillon, mais on pourrait en citer bien d'autres.

Et s'il faut se méfier des accusations tonitruantes qui détruisent un individu et particulièrement dans le cas d'accusations d'inceste ou de viol, il faut par contre se méfier de ceux qui veulent tout cacher.
Dans l'affaire Duhamel-Kouchner par exemple, personne ne peut douter de multiples témoignages familiaux et d'amis proches et donc de la véracité des faits. Dans d'autres affaires la présomption d'innocence doit rester la règle dans le doute.

Souvent, malheureusement, pour les gens célèbres, c'est quand même une rumeur persistante, même si c'est regrettable, qui a démasqué les coupables d'enrichissements illégaux, de détournements de fonds, de trafics ou de conduite indigne et condamnable.
C'est donc bien difficile de dire de façon péremptoire s'il y a lieu de museler un peu plus l'opinion, qui, à force de petites touches d'interdit de parler va se retrouver comme dans les pires régimes totalitaires.
Prévoyons plutôt de renforcer la loi contre ceux qui dénoncent à tort.

stephane

@ Achille

Je rapprochais Mitterrand de Bérégovoy, pas de Baudis.
Baudis, je l'ai toujours considéré comme un honnête homme. Ses assassins sont je pense toujours en liberté car on peut parler d'assassinat et pas seulement politique.

breizmabro

Monsieur Bilger aurait dû faire deux blogs en un : "J'aime le café du commerce, et MeToo, MeTooIncest" puisqu'en effet les commentaires divers et variés sont à peu près ce que l'on aurait pu entendre dans les cafés du commerce s'ils avaient été ouverts, à une exception près c'est que dans les cafés du commerce beaucoup se moquent totalement de Richard Berry et de sa famille, leur truc aux client(e)s du café du commerce c'est de savoir s'il vont pouvoir revenir faire leur tiercé (qui rapporte à l'Etat) s'il n'ont pas de passeport vaccinal.

Achille

@ stephane | 07 février 2021 à 11:09
« Quant à Mitterrand, fidèle à son côté salop*rd, il n'y était naturellement pour rien... »

L’affaire Baudis a eu lieu en 2003 or François Mitterrand est mort le 8 janvier 1996 donc il pouvait difficilement être impliqué dans cette sordide affaire.

À écouter, l’émission "Affaires sensibles" du 18 juin 2018, par Fabrice Drouelle (France Inter). Edifiant !

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-18-juin-2018

Serge HIREL

@ Gourdan 06 février 2021 à 06 :54
« Certes il y aura des innocents sacrifiés, mais qu’importe si le reste du spectacle nous réjouit. »

Non, certainement non… si votre propos doit être compris au premier degré. Dans un monde normal, où seuls les magistrats instruisent et rendent la justice, l’erreur judiciaire est leur hantise. Il en est de même dans les services d’enquête de la police et de la gendarmerie, hormis quelques cas extrêmes.
Dans notre monde où les réseaux sociaux émettent des condamnations sans enquête, à la gueule du client et selon l’humeur du jour, la possibilité de se tromper n'effleure même pas les neurones des Robespierre de l’ordi. Intégrisme et émotion sont les deux seules motivations de leurs sentences, aussitôt exécutées, sans appel.

Quant aux journalistes, à qui, théoriquement, l’éthique professionnelle interdit de se prendre pour des policiers ou des juges, quelques-uns, spécialisés dans le fait divers, par goût du scoop et du sensationnel, n’ont pas toujours le recul, ni la volonté, ni les moyens nécessaires pour tremper leur plume sept fois dans l’encrier avant d’accuser ou d’absoudre tel ou tel. Dominique Baudis, en son temps, en a fait les frais…

Et l’on ne compte plus le nombre d’affaires dans lesquelles la trop grande proximité entre les envoyés spéciaux et certains protagonistes, quand ce ne sont pas les enquêteurs ou les magistrats instructeurs, a retardé ou compromis l’élucidation d’un crime. L’affaire Grégory en est l’archétype, l’affaire Daval en est un autre exemple.
La pédophilie, le viol, l’agression sexuelle, l’inceste sont des crimes et des délits dont les victimes sont particulièrement vulnérables et dont les circonstances sont, la plupart du temps, difficiles à établir avec la précision nécessaire à un jugement équitable de leurs auteurs. À mes yeux, ces deux éléments exigent que ces affaires ne soient traitées que par les parquets et les services spécialisés de l’Intérieur auxquels ils ont recours.
D’autant que, plus que dans d’autres types de crimes, parce que ceux-là touchent à l’intime, des dénonciations calomnieuses peuvent survenir. Même immédiatement contredites, même réduites à néant par l’enquête, si elles sont révélées, il en reste toujours quelque chose dans l’opinion publique. La rumeur est un mal qui jamais ne disparaît totalement…

Pour ma part, contrairement à notre hôte, comme ses contradicteurs de « L’Heure des Pros » Elisabeth Lévy et Gilles-William Goldnadel, je suis partisan d’un cadre de loi qui protégerait de toute publicité les personnes mises en cause jusqu’à leurs aveux et/ou leur mise en examen, mais qui néanmoins n’occulterait ni les faits, ni l’existence d’une plainte, le seul interlocuteur de la presse étant le procureur. On criera à l’atteinte à la liberté de presse… Certes, mais est-ce exercer une liberté que salir l’honneur et provoquer une condamnation publique - une mort sociale très souvent - avant toute intervention de l’autorité judiciaire ?

Quant aux réseaux sociaux, leur régulation est urgente… et pas seulement pour mettre fin aux tribunaux populaires qu’ils abritent. Aux obsèques de Pierre Bérégovoy, Mitterrand a qualifié de « chiens » les journalistes qui, selon lui, l’avaient conduit au suicide. Le propos était peut-être excessif. Il ne le serait pas en ce qui concerne les auteurs de certains messages que colportent ces fabriques de haine.

Denis Monod-Broca

@ Xavier NEBOUT

Oui, pourquoi l'inceste est-il fautif ?
Vaste question.
Il est fautif parce qu’il est interdit. Mais pourquoi est-il interdit ?
Il l’est, disent les anthropologues, depuis l’origine des temps, c’est-à-dire l’origine des hommes.
Les femmes étant objet de désir, la rivalité des désirs étant source de violence, les tribus ayant survécu à cette terrible difficulté originelle sont celles qui ont déclaré impures les femmes trop proches, les femmes du groupe ou de la tribu. Ce qui explique assez bien que toutes les cultures humaines sans exception contiennent cet interdit.

Et aujourd’hui ?
L’interdit de l'inceste peut être vu comme la survivance d’une règle qui n’a plus de raison d’être objective mais qui, réduite aux contours de la famille, a cependant la vie dure.
Il y a plus : cette règle a permis l’instauration de différences entre les générations, de donner un sens aux mots père, mère, fils, fille et au mot filiation aussi bien sûr. Qu’on pense à un élevage de chats dans lequel un fils peut avoir pour père son frère. L’interdit de l'inceste a donc aussi cet intérêt objectif-là. À condition de ne pas dissocier, comme aiment tant le faire les « progressistes », sexe et procréation. « Progressistes » qui, comme le montrent les affaires récentes, se sont fait prendre à leur propre jeu.
On peut aimer toujours tout remettre en question, on peut aimer transgresser pour transgresser, être rebelle est fashionable, mais gare au choc en retour. Sauvegardons l’interdit de l’inceste !

boureau

@ stephane 07 février 2021 11:09
@ Achille

À propos de Dominique Baudis.
Dans cette triste affaire, il ne faut jamais oublier que c'est Le Monde avec Edwy Plenel comme procureur acharné qui a mené, personnellement et pendant des semaines et des semaines, une campagne ignominieuse, je dirai même "dégueulasse", à l'encontre de D. Baudis.

L'entourage de D. Baudis a toujours laissé entendre que sa tristesse et son désespoir moral de s'être ainsi fait salir n'étaient pas pour rien dans son cancer et son décès. Plusieurs de ses adversaires politiques avaient fait des déclarations dans ce sens.

À noter, ce que je salue, que François Hollande lui rendit un hommage public aux Invalides en 2014 je crois.

Je ne puis plus voir Plenel à la TV sans que se superpose le visage de Baudis.

Cordialement.

Isabelle

MeToo. MOI AUSSI. Une société très individualiste. Moi je patati. Moi je patata. La chanteuse Barbara a écrit la meilleure des chansons "l'Aigle noir" pour essayer de dépasser la souffrance de l'inceste. Quant à tous ces personnages que vous évoquez (la famille composée, recomposée, décomposée, en lambeaux d'Olivier Duhamel et à présent la famille élargie Berry), à eux de gérer leur linge sale en famille.

Et si nous parlions de fraternité sur l'ensemble de la planète ?

À ce sujet, excellent nouvelle : pour les citoyens du monde, l'horizon s'éclaircit grâce aux nombreux vaccins dont nous disposons déjà. Arrêtons d'être toujours moroses. Dans quelques mois, un grand nombre de citoyens du monde seront vaccinés.

Terminés les conflits stériles entre anti ou pro ceci ou cela (pro et anti vaccins, pro et anti Raoult, pro et anti confinement ciblé ou total, pro et anti confinement jeunes ou vieux etc.). Nous pourrons tomber les masques, nous serrer la main, nous embrasser, nous sourire. Pour les femmes, remettre un beau rouge à lèvres qui ne tachera pas ces horribles masques qui nous cachent tout le visage. Nous pourrons à nouveau vivre normalement. VIVEMENT !

duvent

Dans cette société atrocement faisandée, il traîne par monts et par vaux, dans les villes et les campagnes, un plaisir infect dans les demeures splendides et les sordides abris, qui fait s'agiter des vies insipides et vaines, desquelles le devoir est absent...

Je voudrais vous interroger M. Bilger, sur un sujet qui trouble le peu d'esprit qui me reste ; ainsi, j'aimerais beaucoup savoir, si dans ce bavardage incessant, et parmi vos commensaux illustres se décèle le vague désir de voir ce monde devenir un « meilleur monde » ?

Avez-vous rencontré un tel héros ?

Si oui, dites-lui de ma part que son héroïsme m'est pour des raisons inquiétantes, toujours inconnu...

Dites-lui aussi que je m'épouvante en regardant tous ces feudataires emmitouflés confortablement dans leur couardise, ricaner, et amasser sans rime ni raison, qui de l'or, qui des femmes, qui des emplois, et toutes sortes de vanités...

La couardise est devenue douceur, l'hypocrisie intrépidité, la vénalité ténacité...

Arrivent, du fin fond des trous les plus immondes, une armée d'écervelés qui en guise de hauts faits présentent leurs applications téléchargées, béquilles immatérielles in-fongibles, étanches et modulables, asservies comme dans les rêves les plus fous à des reines et des rois en carton...

Une thrénodie s'impose, et dans les yeux de Gustave Courbet, la terreur grandira.

F68.10

@ Xavier NEBOUT
"Manque le chapitre que nous ne voyons nulle part, et qui permettrait de savoir pourquoi l'inceste est fautif."

Vous ne voyez vraiment, vraiment, vraiment nulle part sur tout l'Internet en quoi l'inceste serait fautif ?

"C'est qu'à le faire, on serait obligé de parler de ce qui est naturel et de ce qui ne l'est pas, c'est à dire aussi de l'homosexualité, car tout cela s'inscrit d'un manière générale dans la sexualité débridée."

Non. Il n'y a aucune raison de prétendre que l'argument de la naturalité soit nécessaire pour condamner l'inceste. Une morale conséquentialiste y suffit amplement. Il suffit de constater les conséquences de l'inceste pour constater qu'il y a un problème de fond.

"Je suis tombée sur des témoignages du #meetooinceste j’ai juste envie de vomir. C’est quasiment toujours le même type de victimes de très jeunes enfants 3 ,6, 9 ans... qui vont subir ça pendant des mois voire des années dans le silence totale" -- Vio

Case closed.

Si vous voulez condamner l'homosexualité, il ne tient qu'à vous d'en prouver les conséquences dramatiques. Et il importe que la législation que vous souhaitez probablement imposer sur le thème de l'homosexualité ne soit pas encore plus dramatique que les conséquences dramatiques que vous prouveriez.

"Nous n'avons plus l'Eglise pour le faire et en juger ; l'évocation de la somme théologique du docteur angélique fait sourire l'abruti."

Euh... oui. Elle me fait sourire. La philosophie morale, quand elle n'est pas faite par des abrutis (ce qui me semble malheureusement souvent être le cas sur le sujet de l'inceste) devrait largement avoir les moyens de suppléer à la Summa theologica.

Cela étant, il est fallacieux aussi de prétendre que la religion ne contient pas de la philosophie morale. C'est simplement que l'insistance des religieux à en faire des absolus moraux sur des bases trop souvent fallacieuses implique nécessairement un rejet, parfois caricatural mais néanmoins nécessaire, de la justification de la morale par le divin.

"En Italie, avant la deuxième guerre, les femmes ne se couvraient pas de la même manière selon qu'elles étaient à prendre ou mariées, et il en était ainsi d'un bout à l'autre de la planète."

Arrêtez avec vos généralisations abusives. La planète semble plus vaste que ce que vous semblez imaginer.

"Alors autant rire des malheurs de notre pauvre civilisation de tarés, mais ne nous étonnons pas du souhait de certains de l'exterminer..."

Personne ne s'étonne, désormais, de l'existence du fanatisme meurtrier.

"...car nous en aurions fait de même il y a quelques siècles."

Superbe argument. Je suis soufflé. Je vais allumer un cierge à Genghis Khan, qui consacra la liberté religieuse quasi totale au 13ème siècle. Un humaniste tolérant comme je les aime.

""Tuez-les tous, Dieu triera les siens" aurions-nous dit (cela n'aurait jamais été dit devant la cathédrale de Béziers contrairement à la légende)."

Aphorisme plein de sagesse. Pensez-vous aux homosexuels ? Heureusement que ce magnifique slogan, qui fait bien partie de la culture française (ou de la culture en France, comme vous voulez...) est, en 1996, devenu un morceau de abstract hip-hop jazzy assez connu. C'est ce qu'on appelle le progrès. Le progrès moral, même. Terme odieux s'il en est, n'est-ce pas ?

Lucile

MeToo et MeTooIncest ne me paraissent "salubres" que parce qu'ils existent faute de mieux. Dans leur forme actuelle, ils font trop de dégâts pour qu'on puisse s'en contenter.

Par ailleurs ils seront gagnés par l'usure, car au bout d'un certains nombre de scandales, plus personne ne fera attention ; leur pouvoir d'intimidation s'en trouvera réduit, et le public sera devenu simplement plus insensible, juste en quête de nouvelles indignations.

Cette procédure est surtout efficace au profit et à l'encontre de personnages publics, pour lesquels la notoriété et la réputation font partie du gagne-pain. La télévision leur sert ensuite de chambre d'écho. Les premiers livres ont mis le sujet à l'ordre du jour, et sous une forme intelligente, c'est une bonne chose. Mais il me semble que les règlements de comptes familiaux du monde du spectacle alimentent surtout les commérages.

stephane

@ Achille

Dominique Baudis ne s'est apparemment pas vraiment remis de ces dénonciations calomnieuses.
Quant à Mitterrand, fidèle à son côté salop*rd, il n'y était naturellement pour rien...
Après, Bérégovoy est devenu un symbole mais il "est entré en tentation". Sa fin ne fait pas nécessairement de lui un homme au-dessus de tout soupçon.
Ah ces socialos Lang, Charasse, qui se sont goinfré, succédé pendant tant d'années, qu'ils étaient heureux d'avoir un sacrifié.

Xavier NEBOUT

Manque le chapitre que nous ne voyons nulle part, et qui permettrait de savoir pourquoi l'inceste est fautif.
C'est qu'à le faire, on serait obligé de parler de ce qui est naturel et de ce qui ne l'est pas, c'est à dire aussi de l'homosexualité, car tout cela s'inscrit d'un manière générale dans la sexualité débridée.

Nous n'avons plus l'Eglise pour le faire et en juger ; l'évocation de la somme théologique du docteur angélique fait sourire l'abruti.

En Italie, avant la deuxième guerre, les femmes ne se couvraient pas de la même manière selon qu'elles étaient à prendre ou mariées, et il en était ainsi d'un bout à l'autre de la planète.

Alors autant rire des malheurs de notre pauvre civilisation de tarés, mais ne nous étonnons pas du souhait de certains de l'exterminer, car nous en aurions fait de même il y a quelques siècles. "Tuez-les tous, Dieu triera les siens" aurions-nous dit (cela n'aurait jamais été dit devant la cathédrale de Béziers contrairement à la légende).

Achille

« La qualité de nos contradicteurs, si elle ne m'a pas fait changer d'avis, m'a rendu plus attentif au risque de certaines dérives qui pourraient naître de ces deux mouvements très positifs que sont MeToo et MeTooIncest dont je ne discute pas le caractère globalement salubre. »

On ne saurait nier que les mouvements MeToo et MeTooIncest, venus tout droit des Etats-Unis, ont permis de débusquer quelques cas flagrants de pédophilie, inceste et harcèlement sexuel, notamment parmi le petit monde feutré des célébrités du spectacle, de la politique, des affaires et plus globalement de la bourgeoisie, mais combien de victimes collatérales ont subi l’opprobre du public suite à des dénonciations calomnieuses ?

Dominique Baudis a subi ce genre d’avanie et a eu bien du mal à s’en remettre une fois la vérité établie. Ce qui n’empêche nullement les journalistes à l’origine de cette cabale odieuse de continuer à exercer leur métier comme si de rien n’était.

Inutile de citer les noms de ces journalistes que François Mitterrand appelait des "chiens" aux obsèques de Pierre Bérégovoy, car ces « ils » là sont bien connus et ne semblent nullement rongés par le remords.

JM0001

@ Wilfrid Druais 7 février 0h31

Moi pareil !

Véronique Raffeneau

"C'est évidemment la rançon d'une bataille qui ne peut plus être judiciaire."

Oui.

Je suis troublée quand je songe que ces affaires, pour être révélées, ne le sont que lorsque la prescription est quasiment acquise.
Je comprends qu'il faut du temps, beaucoup de temps, je comprends aussi qu'il faut des événements catalyseurs pour que les victimes puissent exprimer l'innommable et entamer une action en justice.

Je comprends moins les dilemmes des entourages, exception faite de Camille Kouchner dont le lien de silence avec son frère jumeau était indéfectible.

Cependant, je ne peux pas m'empêcher de penser que pour que la parole se libère, particulièrement dans les milieux médiatiques, intellectuels et artistiques, la prescription, somme toute, est la condition sine qua non.

Comme si la justice ordinaire, quotidienne, noire ne les concernait pas, reste étrangère, dissemblable, disjonctée à leur univers intime, eux qui néanmoins n'ont de cesse de dénoncer à cor et à cri l'injustice et de prodiguer à tout-va des admonestations de morale.

Pourtant, profondément, la justice est le Tiers, le seul susceptible de protéger les victimes, de réparer tant soit peu l'acte criminel, également de faire barrage aux mille et uns déferlements bruts, abrupts, primitifs des réseaux sociaux qui sont aussi une machine de guerre totale.

Quand on s'est tu pendant des années, on peut au moins s'abstenir d'accabler sur les réseaux sociaux.

Wilfrid Druais

Tiens, je viens d'écouter une partie de l'interview de Rachida Dati par Apolline de Malherbe.
Il y a sûrement quelque chose d'intéressant à en retenir... Ah oui ! Quelle sublime paire de jambes Apolline ! Miam !
C'est au moins un talent qu'elle tiendra de ses parents.
C'est déjà ça.

Trekker

@ Michelle D-LEROY | 06 février 2021 à 20:09
"Personnellement je connais une adolescente dont le cas d'inceste est actuellement en procédure (…) Mais je connais aussi, dans ma région, deux cas de drames familiaux où des mamans pour garder l'exclusivité de la garde de leur enfant ont porté plainte à tort et où les accusés se sont suicidés.
C'est donc bien difficile de porter un jugement pour qui ne connaît pas les faits. Par contre si les faits sont connus par beaucoup qui se sont tus, c'est une autre paire de manche."

Je partage totalement vos avis, notamment sur ces deux cas de figure.
Je me permets d’ajouter que la mémoire traumatique, souvent évoquée par les victimes de sévices sexuels, et notamment 30 ans voire plus après les éventuels faits, n’est évoquée en France que depuis les années 2000 - 2005, et est issue des « travaux » menés dans les années 1980-90 par des mouvements ultraféministes US.

La mémoire traumatique provenant de faits de guerre ou violences similaires est fort connue et documentée, cela depuis les années 30-40. Sa différence avec la première est que ces faits traumatisants ne surgissent pas après 30 années, ils imprègnent le cerveau de leurs victimes en permanence ou régulièrement.

Ce n’est pas parce qu’une théorie vient des USA, surtout récemment, et est portée par un groupe social bien défini qu’on doit la considérer comme la vérité absolue.

Denis Monod-Broca

@ Gourdan

C’est bien en effet une affaire de sacrifice, une affaire d’innocents (et de coupables) sacrifiés, sacrifiés en toute bonne conscience, car leur sacrifice est utile, utile par la « libération de la parole » qu’il opère.
Croire en l’utilité du sacrifice, on en revient toujours là, comme si nous n’avions rien compris à rien, ou tout oublié.
J’ai appris qu’on « ne montrait pas du doigt ». Sage précepte. Montrer du doigt, c’est accuser, c’est jouer au justicier, c’est être injuste. Dans une société civilisée on ne montrerait jamais du doigt personne. On laisserait la justice le soin de juger.

Lodi

Autrefois, on niait que les gens aient subi des abus, ou bien on les culpabilisait ou bien on disait que peu importe si cela présentait quelque avantage.
Une attitude qui n'a pas entièrement disparu, notamment le peu importe. Il est entre autres dit que si quelqu'un a une utilité sociale - chacun la sienne ou globalement ? les gens ne sont pas très clairs - alors, ils peuvent abuser.
Mais si possible, sans abuser : en silence.

En réaction, puisqu'on se servait de la fameuse utilité sociale déclinée à toutes les sauces, exemple, la famille, les parents sont si importants pour l'enfant ou la représentation sociale qu'on ne voit pas pourquoi ils ne pourraient pas jouer d'eux en les traitant comme des poupées, qu'on manipule avant éventuellement de les casser.
Puisque la Justice n'est toujours pas franchement accueillante pour les victimes...

Àn présent, en réaction, certains font fi de la présomption d'innocence et dénoncent tous les hommes présumés méchants avec les femmes.
Par contre, les parents, eux, n'ont pas ou pas encore à subir ce genre d'accusations.

Je pense que des deux côtés, il faut cesser de nier une part de la réalité. Que j'adore l'expression "démons et merveilles" ! De Lovecraft ? Je ne sais plus trop... Mais bref, il n'y a pas que des démons ou que des merveilles.
Il faut déterminer au cas par cas la nature de la réalité à laquelle on est confronté. Certains prétendent que l'Homme préhistorique était plus intelligent que nous : je le suppose parce que s'il avait été trop limité pour voir qu'il y a des ressources dans l'environnement ou trop stupide pour comprendre qu'il existait des périls, nous ne serions pas là pour en parler !
La bêtise, la paresse et le fanatisme empêchent de voir que le monde est plein de démons et merveilles.

Après, l'art est de sauver les victimes sans effets collatéraux mais ce n'est pas plus facile dans les domaines qui nous occupent qu'à la guerre ou en médecine.
Être juste est à la fois ce qui est le plus nécessaire à une société et à la morale individuelle que l'attitude la plus difficile à avoir, surtout dans la durée.

La justice demande une tension vers le bien autant qu'un équilibre inébranlable, les plus hautes vertus et leur équilibre sont requis pour avoir ne fût-ce qu'une chance d'atteindre d'agir avec autant d'empathie que si on était en tout et de détachement comme si on n'était dans rien, pas même dans ce monde.

Michelle D-LEROY

D'abord la stupeur du grand public avec l'affaire Duhamel qui n'a pas démenti parce que toute sa coterie habituelle savait.

Maintenant les soupçons sur un acteur et pas des moindres.

La fin du célèbre "il est interdit d'interdire" et des moeurs soixante-huitardes. Coupable ou non, RB restera marqué par le doute dans l'opinion.

On peut aussi, si cela était avéré, se demander pourquoi ces gens adulés, ayant toutes les minettes majeures à leurs pieds qui se pâment devant eux, prêtes à tout, iraient-ils s'amuser avec leurs enfants ? C'est assez incompréhensible.

Ensuite il faut surtout se demander pourquoi l'opinion réagit à chaud contre l'inceste et la pédophilie : parce que les personnages politiques ou acteurs célèbres sont constamment sur le devant de la scène pour donner avec beaucoup d'arrogance et de condescendance des leçons d'humanisme, de bienséance et de bonne conduite à la terre entière.
Alors forcément lorsqu'ils sont pris en flagrant délit ou dénoncés, l'opinion se venge en quelque sorte... les ravalant à leur condition d'homme faillible et condamnable.

Mais que peut faire la justice dans certains cas anciens avec peu ou pas de témoins ? Comment peut-elle rétablir la vérité entre les deux versions du plaignant et du présumé coupable ?
Bien difficile.

Personnellement je connais une adolescente dont le cas d'inceste est actuellement en procédure et dont les ravages certains sur sa personnalité et son psychisme sont flagrants et désastreux. Mais je connais aussi, dans ma région, deux cas de drames familiaux où des mamans pour garder l'exclusivité de la garde de leur enfant ont porté plainte à tort et où les accusés se sont suicidés.
C'est donc bien difficile de porter un jugement pour qui ne connaît pas les faits. Par contre si les faits sont connus par beaucoup qui se sont tus, c'est une autre paire de manche.

genau

Ces dénonciations qui vont souvent avec le lien en vogue sont comparables à un sens giratoire où ceux qui sont sur les voies d'accès doivent la priorité à ceux qui tournent, à la recherche de la bonne sortie.
Beaucoup d'acteurs et hommes d'expression sont morts ces derniers mois, ce n'est pas de l'imitation, c'est l'âge, la saison, la communauté de mal, plus quelques hapax.

L'inceste ? Mais c'est de la routine, à cause de l'isolement qui créait des consanguinités au cours des générations telles que la nature du lien familial se perdait. Simenon a très bien décrit ça, Zola aussi. Je l'ai vu, ou plutôt, on me l'a souvent rapporté lors de mes missions ; il était fréquent dans les milieux maghrébins.

Laissons là les pharaons.
Pour faire pièce aujourd'hui, il faut que "cela" se passe chez une célébrité, pour le tirage ou l'audience du média et pour la portée de l'accusation dont la cible a peu de chances de se remettre. L'inceste faisant partie du pré carré de l'indépendance absolue de l'individu victime réelle ou prétendue, l'accusation ne peut être mineure et ses conséquences terribles à condition que l'accusé ait quelque chose à perdre.
Longtemps, cela passa. Voltaire cultivait sa nièce, la mère Denis, qui lui servait souvent des lentilles.....

Le but de ces dénonciations est bien l'idée de faire rentrer dans la tête des potentielles victimes que c'est défendu. Bien, mais défendu par qui ? une société agglutinée autour du profit, de la dissimulation, de la perversité intellectuelle, des valeurs en papier toilette comme vous le dénonciez, cher hôte, avec des juges pour aboutissement, du papier, par tonnes, des sommes énormes pour se blanchir ou obtenir le doute quand on a franchement tort dans ses prétentions, faire dans l'à peu près ? L'ochlocratie, à mon sens, n'a pas sa place dans cette syntaxe. C'est le fameux dialogue du Critias (autant que ma mémoire soit fidèle, au subjonctif, car j'ai un doute) "Si la foule devient folle, elle va t'écharper." "Si elle devient sage, c'est toi qu'elle écharpera."
Or, la sagesse peut être bénigne, simple, primaire, jamais grossière. L'ochlocratie est une dégénérescence utile des limites de la démocratie directe.

L'inceste, les juges le savent, est un crime transgénérationnel, ainsi assimilé au viol. Quantité de victimes "font la planche", comme on dit à l'instruction, et elles sont mortes d'esprit. Parmi les quelques 2 000 ouvrages parus sur le sujet que présente le site Babelio, il faut lire un livre paru il y a vingt ans à peu près, "les Oignons crus" pour replacer cette question dans un milieu populaire et pas très conscient de l'horreur décrite avec minutie et presque détachement par la victime, arlésienne au demeurant. Plus instructif que les souvenirs flétris d'enfants d'artistes où la clé tourne autour de la fonction. Qu'on ne vienne pas nous dire que c'est les ME.... quelque chose qui ont levé le lièvre.

Ce fer rouge fouaille des filles, des enfants, mais aussi des soeurs, des mères, quantité de jeunes garçons pour ce catalogue de la chute de l'ange.

Serge HIREL

On en attendait une nouvelle dimension de la liberté d’expression, un formidable moyen de donner la parole…
Ils sont immédiatement devenus vecteurs de haine sociale. Aujourd’hui, les voici aussi supports de calomnies, instruments de vengeance et, pire, exécuteurs sans mandat des sentences de mort qu’ils prononcent. Les réseaux sociaux, aussi longtemps qu’ils se comporteront ainsi, doivent être mis au banc des accusés.

Le 31 mars prochain, le jugement en appel qui condamnera ou relaxera l’instigatrice de « Balance ton porc » sera aussi celui de leur perversion ou de leur pertinence. Je souhaite pour ma part une condamnation sans retenue, la mise au pilori du plaignant étant exemplaire de leur plus grave dérive : le recours immédiat au jugement populaire, qui, de plus en plus, relègue au rang subalterne celui que rendra le tribunal… « au nom du peuple ».

Au-delà de son fond, sur lequel il ne saurait être question de donner un avis - l’instruction est en cours et son secret s’impose -, « l’affaire Berry » puisque d’ores et déjà cet imbroglio familial est ainsi nommé, est révélatrice d’une nouvelle escalade au plan médiatique : l’entrée dans cette danse du scalp de la grande presse.

Jusqu’alors, seuls les titres people faisaient leurs choux gras et leurs bénéfices de ces scandales, plus ou moins véridiques, qui émaillent la vie agitée des artistes, en tout cas de ceux qui acceptent de les laisser faire, y voyant un bon moyen gratuit de conserver leur siège sur le devant de la scène. Un ou deux reportages émouvants ou scabreux par an et la notoriété se maintient…

Le Monde, Le Figaro et quelques autres traitent chaque jour des affaires du monde, publient des opinions de personnalités de renom, s’adressent à des clientèles en quête de réflexion… Les voici désormais informées des jeux sexuels d’un acteur et d’une chanteuse, des accusations d’inceste contre le premier, du démenti de la seconde, du pugilat qu’entretiennent les divers protagonistes…

« Sujet d’intérêt général », argueront ces journaux. Certes, le viol, l’inceste, les violences conjugales le sont. La grande presse, les radios et les chaînes TV ont le devoir civique de participer au combat actuel contre ces crimes et délits. Mais qu’apporte au débat la description par le menu des actes répréhensibles ? Pourquoi ce sensationnel ? Pourquoi ce voyeurisme ? Pourquoi, dans une même double page, décrire avec pudeur les débats d’une cour d’assises jugeant des grands-pères incestueux avérés et occulter leurs identités et, sans la moindre réserve, raconter l’implosion d’une parentèle d’artistes connus en en étalant les querelles, les inimitiés, les secrets, noms et prénoms à l’appui ?

Pour radios et TV, dont l’audience est composite, l’info people, clinquante, insolite ou gaillarde, voire sordide, fait partie de leur job. Pour la presse papier de qualité, cette incursion sur un terrain qui lui est inhabituel interroge plus…

La puissance des réseaux sociaux, que sa clientèle consulte et alimente beaucoup, pourrait être une explication… Les forums ouverts à tous, certains sans aucune médiation, ont pris l’ascendant en matière de traitement de l’information et désinhibé les esprits des règles qui, jusqu’alors, imposaient le respect de la vie privée et une certaine décence rédactionnelle. Si, dans cette affaire qui fait grand bruit dans la blogosphère, ils maintenaient cette ligne, pourtant jusqu’alors largement appréciée par leurs lecteurs, ces titres réputés n’ont-ils pas craint de leur apparaître cette fois mièvres, timorés et, plus grave encore, protecteurs d’élites dévoyées ?...

L’affaire Duhamel a marqué une première inflexion, somme toute assez prudente, vers cette voie jusqu’alors cadenassée. Elle est d’une autre nature que l’affaire Berry. L’une et l’autre relèvent bien sûr de la sphère privée, mais, comme le secret Mazarine, les conséquences de la première percutent la sphère politique, le mis en cause, personnage influent dans les cercles du pouvoir, ayant dû les quitter prestement. Il aurait été mal compris par leurs lecteurs que les grands titres ne les éclairent pas pleinement sur un événement dès lors indéniablement public.

Ce n’est en rien le cas de la seconde qui, après l’enquête judiciaire, pourrait se révéler n’être qu’un épisode d’un conflit dans une famille très recomposée, une affaire totalement privée, comme il en existe beaucoup d’autres.

Quoi qu’il en soit, son traitement à la mode bulldozer pourrait bien rester une tache gênante pour ces médias traditionnels, qui, oubliant leur ADN, se sont comportés comme de vulgaires réseaux sociaux, avides de victimes à dévorer dès qu’elles leur sont livrées…Cette extension de leurs nuisances devrait inciter à les réglementer sans plus attendre. La presse de qualité retrouverait aussitôt sa sagacité.

Wilfrid Druais

Une fois de plus (ça va devenir une habitude...), je fais mes plus plates excuses à Monsieur Bilger pour les propos excessifs (euphémisme) que j'ai tenus dans mon commentaire précédent.
Je ne pense pas une seconde qu'il perde la tête.
En me lisant, on a plutôt l'impression que c'est moi qui la perds, ce qui est possible.

Ceci étant dit sur la forme, sur le fond je continue à penser que ce genre d'accusations/dénonciations de masse, plus ou moins anonymes et généralement improuvables, est l'inverse du "globalement salubre" et cette approbation venant d'un ancien magistrat est déplorable.

xavier b. masset

C'est l'heure des protes qui relèvent les hashtags en feuillets avant répression sur l'écran du marbre de la place de Grève.
Des morceaux de plomb fondu tombent sur les épaules d'inconsidérés passants depuis la toiture de la plateforme sociale de nos amis les nouveaux doges qui nous veulent du lien.

La rumeur publique suit à la trace ces éboulements, quelquefois afin de ne pas marcher dedans, d'éviter de trébucher, ne serait-ce que par ignorance.
Ces rues néo-sociales sont des lices où s'affrontent, bannière contre tanière, les grandes familles décomposées dont ne restent au sol que des poignées de cheveux arrachés, montées par la cavalerie de la poussière, qui, elle, est toujours à l'heure et bien dans les cordes, épousant le style des lames du parquet.

De très petits indices séchés pour l'enquêteur, curieux comme une puce acrobate dans le cirque qui le médie par un fil au squelette de la réalité à coupes perdues.
Lancé par son journal sur la piste d'étoiles déjà fauchées, déjà en rang dans les allées du cimetière, il n'est que le copycat du journalisme d'antan, celui de Bruay-en-Artois, celui de Lépanges-sur-Vologne voguant les mains dans le dos jusqu'à Ems par la Garonne - lieu capital où la Dépêche d'un certain radical subversif et taubirien, accompagné des paperolles de tous les gars du Monde, frondent, sautent dans le même bateau, et croient se payer un haut fonctionnaire président commis d'office, pauvre Billy Budd apeuré comme un cormoran les yeux englués dans un lamparo d'une télévision surgie de nulle part -, l'auxiliaire des petits instructeurs à charge et à recharge, leur adjuvant.
Ne rien laisser au lavoir du hasard noir, en déchirer tous les linges, en retourner toutes les pierres, savonner toutes les planches.

Internet n'a rien changé, l'esthétique de l'investigation demeure l'enfant caché du journal l'Illustration - le chroniqueur judiciaire du Parisien, ex-Le Point, journaliste doué et couru, remet au goût du jour, avec un gros clin d'oeil de troll malin, mais plus juvénile yvelinois que vieil islandais, envers son patron et ses lecteurs, l'imprescriptible imagerie du Journal Détective.
Chacun, dans le miroir de ce cycle sans fin, se fait le bel envoyé de renvois spéciaux à lui-même.
La victoire de l'infra-commentaire, du potin ultra, est totale.

stephane

Je n'ai jamais trop apprécié le jeu d'acteur de Richard Berry et sa façon de faire le beau lors des interviews. Mais il n'est pas pour autant qualifiable de mauvaise personne. Ça c'est affaire de goût personnel.

Ceci étant à qui profite le crime de l'étalement sur la place publique d'un inceste réel ou supposé le concernant ?
D'une manière ou d'une autre il y a eu un déficit éducatif.
Soit c'est vrai et curieuse éducation.
Soit c'est faux et Berry aurait pu apprendre à sa fille à ne pas mentir. Un minimum d'éducation aurait permis cela je présume.
Quel est le prochain sur la liste ?

razibus

"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !"

Phrase plus que jamais d’actualité avec plusieurs paternités, choisissez celle qui vous convient : Beaumarchais, Francis Bacon et même Eugène Sue.

hameau dans les nuages

@ Alpi | 06 février 2021 à 09:41

Non ! Non ! Tordu !
Mettre sur la pochette de son disque la photo d'un bébé nu et y rajouter son propre visage avec le nez plongeant dans les petites fesses du gosse, il faut vraiment être tordu ou très très malade. Le seul choix est là.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS