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02 mars 2021

Commentaires

F68.10

@ revnonausujai
"À propos d'histoire, quand, dans les premiers trois quarts du XXe siècle, sous couvert du théâtre d'ombres politicien, la France était administrée et gérée par des X-Ponts/Mines, globalement ça fonctionnait plutôt mieux qu'aujourd'hui !"

Je n'ai pas de données me permettant de corroborer votre affirmation. Qui ne m'apparaît pas pour autant délirante.

Le problème est que le régime de la critique de nos jours est beaucoup plus violent, et que cela rigidifie une administration qui s'arc-boute sur le fait qu'elle applique les règlements, et que donc "elle fait bien son boulot". Alors que tout part en vrille. Vous aurez beau mettre des polytechniciens tout en haut de ce m*rdier, tant qu'on ne rétablit pas une culture de la critique en interne, ce qui implique aussi d'évaluer les actions des fonctionnaires en dehors de simples critères purement réglementaires ou techniques, rien ne bougera. Le statut de fonctionnaire en est à mon avis le principal obstacle.

Un spoil system me paraîtrait préférable. Avec quelques réajustements institutionnels empêchant les dérives autocratiques d'un spoil system.

Inutile de croire qu'un polytechnicien puisse gérer un tel boulot. Polytechnique s'est enkystée. À l'heure actuelle, les compétences, on les trouve un peu partout, et elles ne viennent pas accompagnées d'un bout de papier délivré par Monsieur le Directeur général.

Cela étant, très content de voir que Monsieur Laszlo est monté en grade au sein de Polytechnique, jusqu'à atteindre la direction. Une personnalité admirable, qui vise l'excellence. Malheureusement, bien que j'estime beaucoup cet homme que j'ai eu le plaisir d'avoir comme professeur, et qui m'a, je l'avoue, passablement aidé à monter en compétence au niveau mathématique et universitaire, je doute que redonner de la vigueur à la liberté de pensée, à la curiosité et à l'indépendance intellectuelle ne passe que par des jeux de chaises musicales. Je souhaite le meilleur à Yves Lazslo. C'est bien le moindre que je puisse faire, à la lecture des lettres de recommandation dithyrambiques qu'il me faisait (et que je n'ai jamais cru mériter).

Elon Musk n'en a rien à cirer des diplômes. Non pas qu'ils soient insignifiants. Mais leur fétichisme aboutit à nier que les gens compétents n'ont pas nécessairement un bout de papier en leur possession. Et pour être un peu brutal au sujet de Polytechnique: le chauvinisme n'est pas un critère de compétence.

revnonausujai

@ F68.10
"Vous savez, j'ai un point de vue un peu différent du vôtre. Il n'est pas excusable que les scientifiques ignorent l'histoire et la philosophie. On ne peut être un bon scientifique sans prendre conscience de l'ancrage de la science dans les humanités."

Ça se discute !
Il y a certes des scientifiques qui, aveuglés par orgueil, soif de pouvoir ou de prébendes ont un comportement malsain, mais c'est une affaire de caractère, pas de formation ; seraient-ils riziculteurs ou peigneurs de girafes qu'il en serait de même.

De plus, un (bon) scientifique a généralement l'esprit de curiosité, cherche à comprendre et a donc des centres d'intérêts extérieurs à sa spécialité.
À l'inverse, à moins de posséder un génie pascalien, réservé à quelques rares Auvergnats, quelqu'un qui n'est pas formé ni instruit aux disciplines et aux raisonnements scientifiques ne les invente pas et agit le plus souvent de manière irrationnelle.

À propos d'histoire, quand, dans les premiers trois quarts du XXe siècle, sous couvert du théâtre d'ombres politicien, la France était administrée et gérée par des X-Ponts/Mines, globalement ça fonctionnait plutôt mieux qu'aujourd'hui !

Lodi

@ Achille | 07 mars 2021 à 11:25

Vous avez raison de ne pas vous laisser entraîner où vous ne voulez pas aller.

F68.10

@ revnonausujai
"On ne peut qu'approuver votre indignation envers l'impéritie des responsables de la mise en ligne de ce document."

Je vous remercie de votre appréciation.

"Qu'attendre d'autre d'un pays qui privilégie les "sciences" humaines et la rhétorique énarchienne au détriment de la formation scientifique et qui fait des mathématiques une épreuve à option au bac ?"

Vous savez, j'ai un point de vue un peu différent du vôtre. Il n'est pas excusable que les scientifiques ignorent l'histoire et la philosophie. On ne peut être un bon scientifique sans prendre conscience de l'ancrage de la science dans les humanités.

De la même manière, il me semble incompréhensible de mépriser la science et la rationalité au motif qu'on serait un littéraire et que les sentiments, l'intuition, les grandes idées abstraites et désincarnées acquerraient auprès de ces gens une prééminence sur l'examen de la réalité de manière honnête, et, ce, en incluant la science et la rationalité. En somme, il est illégitime de privilégier dans nos sociétés le littéraire sur le scientifique, et inversement.

Les gens qui ont publié ce jugement semblent croire qu'en rajoutant du noir sur un document .pdf, on fait disparaître les 0 et les 1 dedans. C'est de la pensée magique caractérisée. Et si j'ai pu l'objectiver sur ce document, je suis à peu près certain que nombre de documents légaux publiés sont l'objet du même type de failles...

Au début des années 2000, il était de bon ton de prendre les hackers pour des criminels et les gens qui s'inquiétaient des questions de protection des données et du poids économique des mutations de la gestion de l'information pour des paranoïaques. Non seulement nous payons le prix actuellement de ce mépris mal placé, mais, en plus, il ne semble pas que l'administration ait pris la mesure de l'impact de ce type de dysfonctionnements. Mais bon, tant qu'ils sont au-dessus de la critique car la critique attenterait à leur honneur... ou plutôt leur orgueil... que voulez-vous ?

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@ Lodi
"Quand j'ai cliqué, mon ordinateur m'a dit que le document n'était pas accessible. Soit mon ordi a des ratés, pauvre vieille branche, soit quelqu'un a vu le problème que vous signalez et a fait disparaître le document."

Quelqu'un a retiré le document. Il était disponible quand j'ai publié mon dernier commentaire. J'ai tendance à vérifier les liens après avoir soumis mes commentaires...

C'est une bonne chose qu'il ait été retiré. C'est une mauvaise chose que nous n'y ayons plus accès.

Je suggère une solution aux lumières qui mettent de tels jugements dans ce format numérique: utiliser des logiciels appropriés: 1. le LaTeX, c'est plus joli, 2. on peut ne fournir que du code source, versionable qui plus est, comparativement à Word ou je ne sais quoi, 3. ce qui permet d'altérer de manière traçable le document pour le caviarder proprement, 4. des outils à peu près graphiques sont aussi disponibles comme LyX pour une prise en main à peu près simple, 5. tout cela permet de contrôler le contenu du .pdf produit de manière beaucoup plus serrée et nettement moins amateur.

Bref, en 2021, cela commence à devenir assez inexcusable de refuser ce type de mesures technologiques correctives. Faut croire qu'il faille être un débrouillard sans baccalauréat ou être normalien pour réussir à caviarder proprement un document en France... mais qu'entre ces deux extrêmes, nombre d'obstacles mentaux s'interposent...

Cela étant, le Dalloz me semble avoir bien peu d'excuses d'avoir publié cela: un document .pdf, cela peut s'inspecter jusque dans ses détails les plus intimes: le format est documenté publiquement ; il suffit de s'y coller. D'autant que l'information, cela se copie, de la même manière que l'eau, cela mouille... Je n'ai pas accès à l'article de Mediapart qui a publié le jugement, car il est payant, mais cela ne m'étonnerait pas que le même problème se pose ou se soit posé.

Aliocha

Pour éviter toute tentation de propagande supplémentaire :

"La dimension sacrificielle de la peine : une violence nécessaire ?
Dans son rapport introductif, René Girard a présenté la dimension irréductiblement sacrificielle de la peine : pour trouver un équilibre et éviter que le crime n'entraîne une violence de tous contre tous, la société désigne un bouc émissaire permettant le transfert de la violence de chacun sur cette victime coupable.

Dès lors, la peine appliquée par le système de justice étatique, au nom de la communauté, paraît irremplaçable. Cette violence contenue, canalisée contre certains, serait en effet seule capable de mettre fin à l'enchaînement sans limite des violences potentiellement induites par le crime. Un tel dispositif s'avère typique d'une société traditionnelle fortement différenciée et catégorisée, où le bien et le mal, le bon et le méchant, l'innocent et le coupable, peuvent être clairement séparés.

En revanche, la société démocratique moderne donnant la primauté à l'indifférenciation, il ne peut être question d'enfermer les individus dans des castes, dans des catégories aliénantes. Il en résulte une crise absolue pour le sens de la peine. Dès lors que la société ne régule plus, ne sépare plus les individus, la compétition, les rivalités, la violence, s'expriment. Pour cette raison, nous serions voués à une « crise permanente du sens de la peine »."

https://www.rene-girard.fr/57_p_55407/droit.html

Achille

@ Lodi
@ Aliocha

Ne comptez pas sur moi pour rentrer dans la polémique qui vous oppose sur René Girard.
Je n’ai pas lu une ligne de cet auteur et je ne compte pas le faire dans l’immédiat. Peut-être le ferai-je un jour, mais pour l’instant ça ne me tente pas.
Comme dirait mon petit neveu quand il ne veut pas prendre parti « je fais la Suisse ». Pays qu'Aliocha connaît bien me semble-t-il. :)

Lodi

@ Achille

Résumons Aliocha, Achille !
Qui ne déforme pas Girard comme lui est un apostat, et sa vengeance est de diaboliser la pensée adverse avec la même intensité qu'il fait de celle de Girard une pensée qui n'a plus de pensée que le nom.

Comme j'ai autre chose qu'un cerveau reptilien déguisé en ange, vous résumer ne fût-ce qu'un aspect de ma pensée sera moins lapidaire.
Disons la justice.
René Girard lui-même a remarqué qu'interdire la "justice privée" revient à dire que la Justice est une vengeance publique. Pour ce qui concerne le pardon, je ne fais que reconnaître qu'il a l'intérêt de pacifier la société, ce que dit tout le monde, Girard ou pas.

Mais le pardon a l'inconvénient de fixer la victime dans son statut de victime, savoir de vaincu et de pantin.
C'est une vérité qu'on dissimule le fait qu'on demande au présumé plus faible de se comporter en variable d'ajustement.

Mais toute personne née dominant ou amorçant une ascension vers les sommets rejette le joug.
Ainsi Ulysse et... Achille ont traité, qui les prétendants, et qui ses compagnons d'armes lui laissant voler sa part de butin et piétiner sa gloire, selon leurs mérites.

Aliocha

Résumons Lodi, Achille : la justice est vengeance, et qui ne me baise pas les pieds est un apostat.
C'est assez court, il me semble, et tout à fait juste.

revnonausujai

@ F68.10 | 06 mars 2021 à 12:11

On ne peut qu'approuver votre indignation envers l'impéritie des responsables de la mise en ligne de ce document.
Malheureusement, c'est loin d'être une exception ; c'est régulièrement que se produisent des piratages de données ou des cyberattaques, qu'il s'agisse d'administrations, d'entreprises ou de particuliers.
En bref, la sécurité informatique n'est tout simplement pas dans les us et coutumes locales.

Qu'attendre d'autre d'un pays qui privilégie les "sciences" humaines et la rhétorique énarchienne au détriment de la formation scientifique et qui fait des mathématiques une épreuve à option au bac ?

Lodi

@ F68.10 | 06 mars 2021 à 12:11

Quand j'ai cliqué, mon ordinateur m'a dit que le document n'était pas accessible. Soit mon ordi a des ratés, pauvre vieille branche, soit quelqu'un a vu le problème que vous signalez et a fait disparaître le document.
Il est donc possible que les gens soient allés assez tard consulter le site que quelqu'un s'est décidé à fermer vu le problème que vous signalez.

Ce n'est qu'une hypothèse, bien sûr.
Quoi qu'il en soit, je crois ce dont vous faites état et juge l'amateurisme irresponsable dangereux pour les personnes concernées.

Quand je dis que nous, les Français, sommes des incapables...
J'espère de tout cœur que le ministre de la Justice va quelque peu redresser la barre !
Plus généralement, qu'on ne criminalisera plus les opinions mais qu'on protégera les personnes.

Pour donner du courage aux hardis défenseurs de la justice - dans tous les sens du terme, parole et musique des hardis navigateurs :

https://www.youtube.com/watch?v=iuwFqd8GKAI

http://gabiersdartimon.free.fr/Valparaiso.htm

Lodi

@ Achille | 06 mars 2021 à 10:43

C'est à vous de résumer les gens puisque vous trouvez qu'ils sont trop longs, vous n'avez qu'à préciser ne pas avoir tout lu et parcouru mollement ce que vous n'avez pas zappé du commentaire victime de vos attentions.
Le résultat ne sera pas pire que la présentation de certains livres. Et la démarche plus honnête !

Le problème est qu'avant même la réduction en Reader's Digest, les gens résument le monde à une obsession dont ils font le lit de Procuste de tous les malheureux qu'ils peuvent réduire en leur pouvoir.
Les Grecs ont repéré ce travers humain, les monothéistes l'ont augmenté et Molière en a fait rire, avec sa fameuse scène du poumon.

http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/moliere/mi/mi.III.10.html

Savonarole

Pour comprendre l’animosité contre Sarkozy, il suffit de prendre connaissance de l’affaire Alstom. Tout y est. Une haine rancie contre Sarkozy.

F68.10

@ Achille
"J'attends avec impatience que Lodi nous fasse un résumé de votre commentaire (si possible en moins de 20 lignes). Merci d’avance ! :)"

Moi, j'attends qu'enfin un commentateur ait une réaction Pour / Contre / M'en fiche au sujet du fait que les données personnelles des parties prenantes au jugement aient été si mal masquées par la personne ayant fourni ce jugement au Dalloz qu'il est de facto possible, par un simple copier-collé, d'avoir accès à des informations personnelles sur ces personnes cachées sous du noir...

Ceci inclut: 1. adresses de résidence 2. dates et lieux de naissance 3. identités des parents 4. nationalités 5. situations familiales 6. identité du commissaire de police en charge de commission rogatoires 7. numéro exact des lignes téléphoniques placées sur écoute ou faisant l'objet de demandes de communication de factures détaillées 8. identité d'officier ayant supervisé ces écoutes 9. numéros de téléphone et de fax de type princier-monégasques 10. numéros de téléphone du président et de son secrétariat 11. adresses email explicites de gens en contact avec une des parties au procès 12. adresses email de secrétaires d'une des parties au procès 13. Nom des conjoints. 14. Nom des enfants et dates de naissance 15. décorations et colifichets en tous genres 16. informations sur la question de savoir si ces personnes sont propriétaires ou non de leur logements 17. statut de leur endettement auprès de leur banques 18. nom et agence de leurs banques 19. signature pour tiers vis-à-vis de proches en matière bancaire 20. montants des comptes en banque 21. montant des salaires mensuels et revenus liés aux droits d'auteur 22. montant du loyer payé 23. nom des agences immobilières chez qui ils louent 24. localisation des anciens logements 25. informations sur l'état de santé 26. détails des montants et montages financiers pour leurs achats d'appartements 27. marques de véhicules de location 28. revenus annuels estimés 29. informations sur les investissements par actions au motif de leur activité professionnelle.

Cet amateurisme des gens ne sachant pas proprement caviarder un document de jugement, et l'indolence avec laquelle le Dalloz le publie en ligne ne choquent personne ? Je suis le seul à être sidéré ? C'est si compliqué que cela, l'informatique, qu'on en vient à considérer cela normal ?

Achille

@ Catherine JACOB | 05 mars 2021 à 16:34

J’attends avec impatience que Lodi nous fasse un résumé de votre commentaire (si possible en moins de 20 lignes). Merci d’avance ! :)

Wilfrid Druais

@ Serge HIREL
"Je me pose la question depuis longtemps : pourquoi tant de haine envers notre hôte, au point que tous ceux qui l’approuvent ne trouvent grâce à vos yeux ?"

Alors vraiment, je n'ai aucune haine envers Monsieur Bilger, au contraire, je l'aime bien mais comme il s'expose il prend le risque, comme n'importe qui d'autre dont moi, de se faire attaquer et donc quand je ne suis pas d'accord je le dis à ma façon dont j'admets qu'elle est souvent trop agressive avec lui mais avec d'autres aussi.

Non, soyons sérieux. La vérité est qu'il a une femme merveilleuse et que je suis juste jaloux ;)
Quant à ceux qui l'approuvent et qui ne trouveraient grâce à mes yeux, c'est juste dans votre esprit.
Le réalité est que je me moque de savoir si quelqu'un dit du bien ou pas de Monsieur Bilger, je m'intéresse à ce que dit cette personne au moment où je la lis et pour votre cas, vous dites des c*nneries donc je vous dis que vous dites des c*nneries, c'est aussi simple que ça et ça n'a rien à voir avec le fait que vous disiez du bien de Mister B.
Une fois de plus Monsieur Hirel, vous devriez réfléchir un peu plus avant de vous exprimer.

Bref, tout cela n'a aucun intérêt donc c'est ma dernière intervention sur le sujet. J'ai des choses plus intéressantes à faire et je suis sûr que vous aussi.

caroff

@ Robert Marchenoir 16h45
"Appeler un ancien ministre Monsieur le Ministre, ou un ancien président Monsieur le Président, est certes l'usage homologué chez les snobs, mais à proscrire absolument, car anti-démocratique, royaliste ou fasciste sur les bords."

Vous m'avez démasqué: je coche presque toutes ces cases !!

Robert

@ Mary Preud'homme | 05 mars 2021 à 11:17

Sans aucun esprit polémique, je pense que nous ne parlons pas des mêmes choses.
Je vous rejoins quant au fait que le Conseil constitutionnel n'a pas rempli sa fonction avec la rigueur qu'on aurait espérée et ce à l'issue de la plupart des élections présidentielles en matière d'invalidation des comptes de campagne. Sur ce point, certaines confidences de l'un de ses anciens présidents, Roland Dumas, ont été claires.

J'évoque le montant de la campagne électorale de 2012. Alors que le montant légal maximal autorisé était de l'ordre d'une vingtaine de millions (22 de mémoire) d'euros, le coût de la campagne de monsieur Sarkozy se serait élevé à plus du double, soit plus de quarante millions, le "complément" ayant été assuré sur le fondement de fausses factures payées par l'UMP à l'époque.

Pour ne pas abuser des colonnes de monsieur Bilger, je me permets de vous renvoyer à l'article de Laurent Valdiguié paru dans Marianne de ce jour sous le titre : "Pour les politiques le temps judiciaire est à l'orage".
Le chapeau de cet article est très clair : "Finie, l'époque où les élus pouvaient se croire à l'abri. Le verdict rendu contre Nicolas Sarkozy le prouve. Les raisons ? L'exigence de fermeté et la liberté accrue des parquets".

C'est sous cet angle, me semble-t-il, qu'il faut comprendre la conclusion du billet de monsieur Bilger :

"Si je comprends bien le fil du temps, on a longtemps reproché à la magistrature d'être trop soumise. Maintenant, d'être trop indépendante. Qu'importe ! Les chiens aboient, la caravane doit passer.
Je conclus donc. Aucun malaise dans la démocratie."

Robert Marchenoir

@ Serge HIREL | 05 mars 2021 à 10:05 (@ Robert Marchenoir 04 mars 2021 à 08:00)
"J’attendais ce coup de sabot de l’âne…"

Eh bien ! puisque vous l'attendiez et que vous savez que vous êtes en tort, taisez-vous.
Sauf à confirmer votre mauvaise foi, votre nature de menteur, de provocateur, de saboteur et de troll, bien différente de l'image de notable propre sur lui que vous cherchez à donner ici.
______

@ caroff | 05 mars 2021 à 09:51

Sur ce coup-là, vous pinaillez. L'usage veut, au contraire, que lors d'un débat à la télévision, on s'adresse à l'invité par son nom et son prénom.

Appeler un ancien ministre Monsieur le Ministre, ou un ancien président Monsieur le Président, est certes l'usage homologué chez les snobs, mais à proscrire absolument, car anti-démocratique, royaliste ou fasciste sur les bords.

Si Sarko appelle Bouleau Monsieur Bouleau, il ne s'ensuit nullement que l'autre doive lui donner du Monsieur Sarko. Outre que c'est Bouleau qui invite, donc c'est lui qui fixe les règles, quand quelqu'un comme Sarko dit Monsieur Bouleau, ça veut dire en général espèce d'imbécile de Bouleau. C'est comme la mère Le Pen qui appelle toutes les journalistes Madame Machin (mééé... Madame... mééé... Madame...). C'est feindre le respect pour mieux marquer son mépris.

Que Bouleau lui donne du citoyen Sarko, à la rigueur, je veux bien. Ça lui montrera qui il est réellement aujourd'hui.

Catherine JACOB

On fait des gorges chaudes de Nicolas Sarkozy, un peu moins de Thierry Herzog, et on n'entend quasiment pas parler de Gilbert Azibert. Je me suis donc demandé qui était véritablement le troisième co-inculpé de ce procès ainsi que quel était le « poste prestigieux » sur le Rocher qui aurait servi de carotte à la commission des infractions dont la juge Mée et ses assesseurs l’ont déclaré coupable, à savoir de « corruption passive et recel de violation du secret professionnel. »

Le poste allégué prestigieux est en réalité purement honorifique et mal rémunéré puisqu’il s’agit d’un poste de « Conseiller à la Cour de Révision » de l’appareil judiciaire de Monaco dans le cadre de l’exercice duquel, les conseillers sont rémunérés « à la tâche », autrement dit par dossier, par une allocation de l’ordre de 300 €. Ces allocations cumulées aboutiraient à un revenu moyen par conseiller, lequel était en 2013, 13 792,60 euros, selon la direction des services judiciaires (DSJ ) de Monaco et sont évalués entre 2 000 € et 4 000 € par an en fonction de la charge de travail, selon le Figaro, autrement dit, ce qui rapporté au revenu mensuel moyen par habitant à Monaco qui s'élève à 15 579 $, soit 186 950 $ par habitant et par an, ne casse pas trois pattes à un canard.

On peut lire sur le site du Gouvernement princier de Monaco que « Sauf le cas où la loi en dispose autrement, la cour de révision statue en toute matière pour violation de la loi, sur les pourvois formés contre toute décision rendue en dernier ressort et passée en force de chose jugée. »

Elle devient une sorte de 3ème degré de juridiction « lorsque après cassation d’une décision des juges du fond elle renvoie l’affaire devant elle (autrement composée) pour la rejuger définitivement en fait et en droit. »

- Le texte de présentation de cette haute Cour précise en conclusion qu’elle « contribue notablement à l’élaboration du droit monégasque de même qu’à son rayonnement au travers de l’association des hautes cours de cassation ayant en partage l’usage du français (AHJUCAF) dont elle est membre. »

Ce qui, si la fonction est peu rémunératrice, présente un intérêt professionnel intrinsèque pour un fin juriste.

Gilbert Azibert a candidaté par lui-même en 2012 à un tel poste de Conseiller à la cour de révision à Monaco qui compte neuf conseillers et une présidence, qui tous siègent à l’ambassade de Monaco à Paris et ne se rendent que deux fois par an, pour les affaires civiles, sur le Rocher où ils sont logés au Novotel, qui n’est ni l’Hotel Hermitage Monte Carloet encore moins le Peninsula qui n’existe pas à Monaco et que je connais pour y avoir été logée moi-même lors d’un séjour à Hong Kong encore territoire britannique, mais qui existe à Paris dans le XVIe arrondissement où il a subi récemment une complète rénovation.

L'élection présidentielle française de 2012, dixième élection présidentielle de la Cinquième République, s’est déroulée les 21 avril et 5 mai 2012. On va dire qu’au début de l’année 2012, NS est davantage préoccupé de sa réélection que de solliciter Albert II, prince héréditaire de la principauté souveraine de Monaco, pour un recalé au poste de procureur général de la Cour de cassation attribué sous présidence NS à Jean-Claude Marin à compter de juillet 2011.

Or, d’après le Figaro du 03/07/2014, « Approchant de la retraite, Gilbert Azibert, qui est parvenu au sommet de la hiérarchie judiciaire hexagonale et bénéficie d’un salaire d’un montant non négligeable ; cf. également les émoluments en tant que secrétaire général, se montre toutefois intéressé à l'obtenir.

Il le fait savoir, il y a plus d'un an et demi - donc début 2012 - via l'un de ses vieux amis, Francis Casorla, ancien procureur français aujourd'hui Conseiller d'État de la Principauté de Monaco.

En janvier 2013, à l'occasion de l'audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation à Paris, qui réunit la crème de la magistrature, Casorla présente Azibert au directeur des Services Judiciaires monégasques (l'équivalent du ministre de la Justice pour la Principauté, l'essentiel des magistrats de la principauté étant traditionnellement des Français), à l’époque Michel Roger.

Comme le montre l'enquête qu'ont diligentée les juges d'instruction Claire Thépaut et Patricia Simon, la candidature Azibert dont le départ normal à la retraite était initialement prévu pour le 3 février 2013 mais avait été repoussé par décret sur le fil de l’entre-deux-tours au 2 février 2015, date de son 68e anniversaire, est cependant écartée dès décembre 2013.

« Il n'avait pas du tout le profil, explique un proche du dossier. Il n'a jamais été question de le nommer. Gilbert Azibert avait été plusieurs années secrétaire général à la Chancellerie, un poste trop politique pour la principauté, qui cherche exclusivement des juristes ou des fiscalistes très spécialisés, pour ce poste comme pour le Conseil d'État. »

Bref, surqualifié pour le poste, d'une surqualification mâtinée d'une nuance politique, notre haut magistrat qui avait été en effet, Secrétaire général du ministère de la Justice (2008) - Procureur général (Cour d'appel de Bordeaux) - Directeur de l'École nationale de la magistrature - Directeur de l'Administration pénitentiaire -Président du tribunal de grande instance de Nîmes en région Occitanie sur l'arc méditerranéen Marseille – Barcelone, 1994-1996 et ceci explique peut-être cela, Commandeur ( Encomienda) de l’ Ordre d'Isabelle la Catholique dont ont été également décorés depuis 2001, Bernard Squarcini, Manuel Valls, Philippe Douste-Blazy et Jean-Yves Le Drian, s’en était vu écarté dès 2013.

On notera que le directeur des services judiciaires de la principauté a encouru en février 2018 les foudres du Syndicat de la magistrature, qui en a appelé à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, de sa décision ne pas renouveler le détachement des magistrats français en poste à Monaco, alléguant qu’il lui fallait « remettre de l'éthique et de la déontologie là où il n'y en a plus. Faire respirer ce corps, l'élever au niveau des standards européens » ainsi qu’éviter « les liens de connivence ou de consanguinité, souvent avérés, entre le judiciaire, le policier et le politique… » Car Monaco ne saurait être « une rente pour les magistrats, ni un lieu où couler ses vieux jours. ».

Notons encore pour mémoire que A cette époque le juge qui a prononcé la décision dont GA vient d’interjeter appel, alors juge de l'application des peines au tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence venait d’être nommée juge au tribunal de grande instance de Marseille où elle exerça donc de 1994 à 2018 soit 24 ans au cours desquels elle a gravi les échelons de la hiérarchie de simple juge à vice-présidente de la section financière.

Notons enfin que GA n’a pas été le seul magistrat de la Cour de cassation à avoir été mis en garde à vue dans le dossier d’enquête relatif à des présomptions de trafic d’influence puisque, Patrick Sassoust, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation entendu comme témoin début décembre 2020 au titre de, excusez-moi du peu, « tête chercheuse au sein de la Cour de cassation » (Sud Ouest) l’avait été également (février 2016). On se demande quand même accessoirement si l’accusation avait la moindre idée de la définition d’une « tête chercheuse »…

Bref, on voit mal, a priori, quelle influence auprès d’un souverain qui s’applique à délier tout lien de possible connivence / consanguinité entre le judiciaire, le policier et le politique dans les services judiciaires de son gouvernement, aurait pu s’imaginer avoir un ex-président de la République pourvu d’autant de casseroles judiciaires à sa traîne que d’huîtres à sa queue la reine douairière des sirènes dans le château du roi de la mer, dont les murs sont de corail, les fenêtres de bel ambre jaune, et le toit de coquillages aux perles magnifiques luisant sous la lune…

On voit mal également quel pourrait être l’intérêt en 2014 pour l’avocat général de la chambre civile à la Cour de cassation d’espionner les débats de la chambre criminelle pour évaluer la tendance de l’arrêt à intervenir quant à la requête en invalidation de la saisie des agendas présidentiels formulée par NS dès lors qu’il sait depuis 2013 que sa candidature au poste de Conseiller à la Cour en révision de la principauté de Monaco qui siège à Paris à l’ambassade et pour des indemnités peu conséquentes, avait d’ores et déjà été écartée.

Et on ne voit pas non plus l’intérêt pour NS et TH de savoir d’avance ce que sera l’arrêt qui se prépare, lequel a été en tout état de cause défavorable au requérant, la saisie de ses agendas ayant été validée.

Et donc, le bâtonnier du barreau de Paris a émis l’hypothèse que le grand public, dont par exemple je suis, allait suspecter autre chose que ce dont il était publiquement ouvertement question, derrière une décision condamnant sans preuve un haut magistrat d’origine marseillaise, un avocat de renom (affaire des rétrocommissions des frégates de Taïwan, affaire Tiberi, délit de fuite de Jean Sarkozy, gang des postiches) et un ex-président de la République ayant utilisé pour communiquer librement avec le précédent, une identité postiche, autrement dit une affaire à tiroirs.

Le grand public je ne sais pas, mais les juristes manifestement…
Bref, quoi qu'il en soit, l'intérêt d'une bonne justice veut, au sens du grand public, qu'en absence reconnue de toute preuve, on ne statue pas en faveur de la culpabilité de prévenus.

Mary Preud'homme

@ Exilé | 05 mars 2021 à 11:27

Sans oublier la PMA que d'aucuns considèrent comme un progrès, alors que c'est une terrible régression qui risque en outre de multiplier les cas de consanguinité (par ignorance et irresponsabilité).
Triste héritage que des apprentis sorciers sans conscience légueront à des enfants innocents.

DAUMONT

J'ai parcouru le jugement sur Dalloz actualités.
Madame Mée qui avait relaxé Tapie ne m'a pas déçu ; très grande magistrate .
J'invite tout le monde à constater qu'on a encore des juges en France.

Mais je suis en désaccord avec l'analyse de l'admissibilité de la production d'écoutes téléphoniques entre client et avocat.
Dès lors qu'il n'y avait pas PREALABLEMENT d'indice de perpétration d'un délit par l'avocat, l'écoute est irrégulière et la procédure en découlant est nulle.
Alors en route vers la Cour de cassation toutes chambres réunies et la CDEH.
Et le secret professionnel sera sauvé ainsi que l'humanité.
Et ce sera justice.

GERARD R.

@ Exilé | 05 mars 2021 à 11:27

Vous prêchez un converti. D'autant que si l'on s'en réfère à la « philosophie » sarkozienne, celui-ci prône, pour échapper à une prétendue consanguinité, de mélanger des Français avec des ethnies, qui du fait de leurs traditions rétrogrades, ont quasiment cultivé cette consanguinité depuis des siècles. Sacré Nicolas ! Le syndrome Peter ?

Exilé

@ GERARD R.
« Les civilisations disparaissent sous l'effet de la consanguinité, pas sous celui de la diversité ».

Encore un mantra idiot que M. Sarkozy s'est cru obligé de sortir ou de répéter.
Les civilisations n'ont jamais disparu principalement sous le seul effet de la consanguinité, même si elle n'arrange pas les choses, mais plutôt sous les coups de boutoir pacifiques ou non d'invasions étrangères ou bien sous les effets de phénomènes naturels.

Reconnaissons aussi que la France, avec sa diversité provinciale et grâce au volume de sa population, n'a pas été touchée par les effets de la consanguinité locale.

En revanche, ce n'est pas du tout le cas des pays qui constituent les gros réservoirs de l'immigration où sévit depuis des siècles une consanguinité importante pour des raisons « culturelles », à tel point que les autorités s'en alarment et tentent de limiter ce phénomène source de conséquences médico-sociales catastrophiques.

Il faut aussi savoir que ces coutumes ont débarqué en France, avec par exemple des jeunes filles munies de papiers français, mariées de force avec un proche résidant encore « au pays ».

Alors si la France devait être menacée par la consanguinité, elle devrait principalement l'être du fait de l'importation sans contrôles de populations qui en sont porteuses, du fait du manque de prudence de dirigeants dont M. Sarkozy a été un exemplaire.

Mary Preud'homme

@ Robert, 4 mars 20:55

Les comptes de campagne non validés par le Conseil constitutionnel* ayant été remboursés intégralement (peu importe par qui du moment que ce n'était pas avec nos impôts) il y avait eu non-lieu... Avant qu'un juge hargneux et partisan ne fasse un lien avec l'affaire Bygmalion et les fausses factures. À ce sujet se rappeler que le juge Renaud Van Ruymbeke avait refusé de signer l'ordonnance de renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel que seul Serge Tournaire avait signé. À l'époque, Roger Le Loire, doyen des juges d'instruction du pôle financier, désigné pour faire le lien entre ses deux collègues en désaccord de fond, s'était aussi abstenu. À la suite de quoi Roger Le Loire s'était retiré du dossier, par déontologie, au motif qu'il voulait pouvoir voter à la primaire de la droite en 2017...

Ne pas perdre de vue enfin que Tournaire proche du SM a recours aux écoutes téléphoniques, à la garde à vue, voire à la détention provisoire, contrairement à RVR (aujourd'hui retiré) qui lui, détestait envoyer un mis en examen en prison.

*se souvenir du même Conseil constitutionnel qui n'a pas toujours été un modèle de rigueur et d'honnêteté pour éplucher les comptes de campagne de certains candidats qui avaient explosé leur budget (notamment en 1995).
Deux poids deux mesures qui prouvent bien l'acharnement incroyable d'une certaine justice dévoyée contre Sarkozy.

Giuseppe

J'adore quand tous ces pauvres biquets ou people condamnés viennent nous expliquer qu'ils sont blancs comme l'agneau qui vient de naître.

Tous ces repris de justice à qui l'on offre souvent la tribune de la TV ou d'un quelconque média pour nous offrir qu'ils sont les suites d'une erreur ou d'un acharnement judiciaire.

Après on s'étonnera que l'on entende le tous pourris se répandre et de moins en moins de respect des policiers.
La prestation de Sarkozy qui se déplace à TF1 avec nos sous fut pitoyable, il n'a convaincu que lui-même, et sans doute s'est-il fait plus de mal que de bien. D'autant qu'il passe à nouveau pour une autre casserole... Du grand guignol, du spectacle pour maison de retraite à l'heure de la soupe de vermicelle.

Serge HIREL

@ Wilfrid Druais 04 mars 2021 à 22:37

Voilà un bel exemple de la plus fréquente réaction d’un manipulateur pris la main dans le pot de confiture… Une seule parade : dénigrer.
Je me pose la question depuis longtemps : pourquoi tant de haine envers notre hôte, au point que tous ceux qui l’approuvent ne trouvent grâce à vos yeux ? Il me semble que cela relève de l’obsession, voire de la psychose. Vous devriez consulter.

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@ Robert Marchenoir 04 mars 2021 à 08:00
J’attendais ce coup de sabot de l’âne…

caroff

@ Serge HIREL 16h33
"Que reprochez-vous à Gilles Bouleau ? Fallait-il qu’il donne du « Monsieur le Président » à son invité ? ou du « Sire », de l’« Eminence », du « Monseigneur », voire du « Majesté » ? ou du « Monsieur le Professeur », « Sarko » - est-ce autorisé ? - découvrant en fin d’entretien une face cachée de ses talents : le conseil sanitaire ?"

Quand on s'adresse à un ancien ministre on lui donne du "Monsieur le ministre", quand on s'adresse à une personne que l'on interroge on emploie "Monsieur" ou "Madame", mais le faire suivre du nom de famille n'est pas recommandé par les bons usages.
Utiliser le nom et le prénom est familier et ne correspond pas à ce que les règles de savoir-vivre prescrivent !
Y'a du boulot pour Bouleau !

Achille

@ Michel Deluré | 04 mars 2021 à 11:06
« Allant dans le sens de votre conclusion, j'ajouterai que, s'agissant de la justice, ceux qui ont la lourde et noble charge de la rendre devraient s'imposer de mettre leur moi de côté et hors d'état de gouverner leur jugement, sauf à courir le risque d'être alors injustes. »

Il est clair que certaines corporations ont tendance à abuser des pouvoirs qui leur sont conférés.
Les magistrats d’abord. Nicolas Sarkozy s’en était irrité, les traitant ensuite de « petits pois » ce que certains ne lui ont manifestement pas pardonné.

Mais on peut aussi mettre dans le même sac les journalistes qui commentent les événements au gré de leur sensibilité. C’est ainsi qu’un article de Valeurs actuelles et un autre de Libération nous donnent une interprétation totalement contradictoire des événements en cours.

Depuis l’apparition du coronavirus, ce sont les médecins qui entre dans la danse, délaissant leurs hôpitaux au profit des plateaux TV, où ils peuvent délivrer leur précieux conseils quitte pour cela à se contredire, voire à dire le contraire de ce qu’ils avaient affirmé quelques semaines plus tôt.

Et nous citoyens de France nous assistons médusés à ce grand tohu-bohu, essayant, tant bien que mal, de tirer ce qui est compréhensible de ce déballage confus.

Les juges sont-ils vraiment impartiaux ? On aimerait le croire.
Les journalistes sont-ils des manipulateurs de l’information ? Les faits semblent l'indiquer.
Les médecins sont-ils aussi compétents qu’ils le prétendent face à un fléau qui déjoue toutes leurs prévisions ? On commence à en douter...

GERARD R.

Citation : « J'ai rappelé un jour que j'étais moi-même un petit Français de sang-mêlé. J'aimerais que ces Français de sang mêlé soient mieux représentés dans toutes les corporations. Les civilisations disparaissent sous l'effet de la consanguinité, pas sous celui de la diversité ».

L'allusion vise indéniablement la magistrature, que l'intéressé ne porte pas dans son cœur, notamment suite à sa dernière condamnation.

Selon I-Média, Sarkozy est l'auteur de cette citation, dans le Figaro. Ce qui démontre à tout le moins qu'au niveau de la perspicacité, l'ancien président ne vaut guère mieux que l'actuel. Car si je ne m'abuse, c'est bien au terme de 50 à 60 ans de cette fichue diversité, que les premières constatations d'ensauvagement de la France commencent à être dénoncées. Et pas que par l'extrême droite. Diversité que par ailleurs, le même envisagea un court moment de traiter... au Kärcher. Oui ! C'est aussi cela, la diversité ! Pauvres dégénérés !

F68.10

@ Tendance

Je viens de prendre connaissance du document du jugement. Je ne l'ai pas encore lu, bien entendu. Mais je suis scandalisé dès la lecture de la page 2. La bande de Pieds nickelés qui a mis du noir partout, ce sont vraiment des... Pieds nickelés.

En faisant du copié-collé sur le noir, on obtient directement ce qui est sous le noir. Voici donc quelques adresses. Extraits:

Edwige VINCENT de BOURBON PAHLAVI demeurant : 31, Avenue... [...] non comparante

Paul BISMUTH demeurant [...] Street, 70 [...] non comparant

Frédérik-Karel CANOY, demeurant : 12, Avenue [...] comparant

Luc BISMUTH, demeurant 7 Impasse [...] non comparant

Mohamed Mounir BELTAIFA demeurant 36 rue [...] comparant

Joël BOUARD demeurant 20 rue [...] comparant

ASSOCIATION CITOYENS ANTI MAFIA JUDICIAIRE (CAMJ), 16 rue [...] comparant

De qui se moque-t-on ? Je suis pour la transparence. Pas pour l'incompétence.

Robert Marchenoir

@ Serge HIREL | 04 mars 2021 à 16:33 (@ Wilfrid Druais)
"Voilà un bel exemple de la plus fréquente manipulation d’un texte : sortir l’une des phrases de son contexte."

Hahaha... le culot... Monsieur parle en connaisseur, je dois dire.

Lodi

@ Achille

La question n'est pas de "savoir", que sait-on vraiment du monde, en fait ? La question est de chercher. La question n'est pas d'impressionner, c'est, à la limite, une chose à laquelle il faut se rabaisser face à ceux qui rabaissent, s'ils donnent un coup, leur en infliger dix, le propos est d'échanger.
Eh oui, je viens là pour échanger des faits, des idées, enfin, en toute bienveillance et loyauté, mais si les gens ne veulent pas oublier qu'ils sont des animaux avec leur agression, leur instinct de domination, je me mets en mode fauve.

Avoir lu Girard est une aide, mais des écrivains et d'autres gens ont découvert les mêmes mécanismes par eux-mêmes, simplement, il est bon que chacun n'ait pas à réinventer la roue, à mon avis... Faire de Girard l'alpha et l'oméga de tout est pourtant une erreur, il y a entre autres, nos instincts et l'expérience de Libet.

Les philosophes sont intéressants non pour apporter quelque chose de scientifique mais parce qu'ils interprètent le monde. Girard a dû se laisser traiter de philosophe parce que sa pensée va loin donc pourquoi pas ? Dans la vie il faut donner pour recevoir : je veux que ma théorie soit admise, je dois admettre ce que les gens disent de moi.
Cela, se montrer dans les médias... Mais c'est un anthropologue, un scientifique. S'il a une vision globale du monde, à mon sens, c'est celle du christianisme précurseur de sa théorie ou l'exprimant de façon non scientifique, comme on voudra. Précurseur et consolateur : on trouve une théorie déprimante et on se console d'un dieu qui lui donnerait un sens et le salut - sauf que Girard évite les points moins confortables, on dit dieu créateur tout-puissant sans en déduire qu'il est donc responsable de nos malheurs et de nos crimes. Qui d'autre ?

À mon avis, on a toujours tort de dire qu'il faut avoir lu ceci ou cela pour en faire un instrument de discrimination pour les autres. Dans le cadre de telle ou telle formation, il est normal d'exiger telle ou telle chose, mais de façon générale, sinon il faut le proposer si on pense que cela peut apporter quelque chose à la personne. Qu'on ait lu ou pas, qu'on ait retenu ou non ce qu'ont apporté diverses lectures n'a d'importance que dans la mesure où tout cela a permis à la personne de construire quelque chose, par exemple, votre pragmatisme me semble avoir été renforcé par votre lecture de philosophes à ce que je lis de vous, il me semble qu'oubliant leurs opinions, vous vous en teniez encore plus à ce que vous appelez pragmatisme, et que je vois pour vous comme réel manipulable de près, savoir actuel et évident, type actualité politique. Pourquoi pas ? Mais ce n'est pas par contre pragmatique de ramener les autres à votre approche comme... un philosophe ! Souvent, ils inventent toute une interprétation du réel à laquelle rien ne doit échapper, et y mettent tout le monde. Vous aussi, vous rejetez ceux qui ne pensent pas comme vous, en pragmatique, à la poubelle, avec votre tri sélectif.

Si les philosophes vous ont transmis leur vice et non leur vertu, la recherche du sens ou du non sens du monde, on ne peut les en féliciter ! C'est un penchant bien humain et surtout monothéiste de tout ramener à son image - ou celle de dieu, c'est pareil, on le fait parler comme le ventriloque sa poupée. Les polythéistes avaient une pluralité de dieux dont l'exemple leur inspirait la pluralité, et aucun n'était aussi jaloux que Dieu ou un philosophe.

Je pense qu'il est difficile de reconquérir ce dont le monothéisme nous a déchus... Mais l’achèvement, le couronnement du pragmatisme, c'est de ne pas croire tout expliquer, de ne pas renvoyer tout ce qui n'est pas d'usage immédiat. Je signale que se limiter à l'immédiat condamnerait toute science, à la longue, plus de recherche, juste du bricolage. Se limiter à telle ou telle théorie ou même la théorie revient au même, d'ailleurs... C'est le début de la fin de toute remise en cause de soi, le début de la fin si cela ne sonne évidemment pas celle de la sieste.

Tendance

Le texte du jugement:

https://www.dalloz-actualite.fr/sites/dalloz-actualite.fr/files/resources/2021/03/jugement_delibere_01-03-2021.pdf

Bonne lecture !

Robert

Soyons sérieux, chère Mary Preud'homme | 04 mars 2021 à 20:55

Il y a les comptes de campagne tels que déclarés à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) et les dépenses réelles largement supérieures au plafond légal qui devait être de l'ordre d'une vingtaine de millions et qui ont été fondées sur des maquillages des comptes, notamment via Bygmalion. On évoquait quelque 18 millions de fausses factures.

Rien n'était trop beau ou suffisant pour le candidat. Il fallait toujours louer plus de salles avec un décorum munificent.
Si ma mémoire ne me trompe pas, cela a plus que lourdement plombé les comptes de son parti qui aurait pu être déclaré en faillite. Pour rétablir la situation, il a fallu faire appel aux dons des membres et de très généreux donateurs. Et là, il ne s'est pas agi de quelques milliers ou dizaines de milliers d'euros.

Tipaza

@ Patrice Charoulet | 04 mars 2021 à 17:50
"Ils savent, comme moi, compter sur leurs doigts. 25 moins 8 = 17"

Et cela avec dix doigts seulement !
Vingt maximum si on compte les doigts de pieds, utilisés seulement quand on calcule comme un pied. Mais alors cela ne fait plus que quinze doigts !
Je m'y perds.
On voit par là, la supériorité des littéraires sur les scientifiques en calcul digital !

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@ Serge HIREL | 04 mars 2021 à 16:33
"Que reprochez-vous à Gilles Bouleau ? "

Son air finaud qui se voulait ironique ou l'inverse, dans ce qui se voulait un interrogatoire.
Les journalistes ne posent plus des questions, ils interrogent et ça c'est insupportable.
Entre poser des questions et interroger, il y a toute la distance qui sépare la courtoisie de l'arrogance.

Ceci dit, il est évident que Sarkozy n'a pas le niveau pour affronter ce genre de situations, l'autre en a profité.
Je plains, un peu, n'exagérons rien, Sarkozy, d'avoir subi les heures d'interrogatoire qu'il a subies, mais je plains aussi les juges.
Juge moi-même, j'aurais pété un plomb, face à lui.
Mais bon, la providence m'a épargné cette fonction pénible.

Wilfrid Druais

@ Serge HIREL

Ah bon, il y a un contexte ? C'est possible mais ça ne change rien sur le fait que vous faites un oxymore et que vous ne passeriez pas pour un lèche-c*l si au lieu de dire que vous êtes d'accord sur tout avec Mister B. SAUF sur sa conclusion vous disiez directement que vous n'êtes pas d'accord avec sa conclusion.
Contexte ou pas contexte.
"Prenez pas papy pour un débile".

"Voilà un bel exemple de la plus fréquente manipulation d’un texte : sortir l’une des phrases de son contexte. Méthode favorite des fascistes, civils ou militaires, des communistes, quelle que soit l’obédience, et des provocateurs, toujours inutiles. Je vous laisse le soin de choisir votre case. Dans les trois cas, ignorer la manœuvre est la meilleure des réponses."

Apparemment, vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes stupide. Ce qui est effectivement assez logique, sinon vous auriez honte d'un tel commentaire qui mélange tout et n'importe quoi et qui finit en apothéose par une merveille très répandue de la c*nnerie humaine, "ignorer la manœuvre est la meilleure des réponses", ce que vous ne faites visiblement pas.
Allez donc vous achetez un cerveau, vous verrez, ça changera votre vie.

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@ Patrice Charoulet

Sur Zemmour:

1- Il est très bon en effet même s'il finit souvent par être une caricature de lui-même. Mais finalement pas plus que les autres dans leur genre.

5 - Il a une très grande culture littéraire Et historique.
MAIS
7 - Ça se discute
Ensuite on peut grouper et faire la même réponse de 8 à 11: tout ce que dit Zemmour sur ces sujets n'est pas faux.

12 - En effet, Zemmour est nul en économie mais les économistes ne sont pas meilleurs que lui.

13 - Ça reste à prouver et même s'il l'est ça ne disqualifie pas d'office tout ce qu'il dit.

14 - Ou l'inverse, il sait de quoi il parle.

15 - Vous délirez Charoulet

"Epilogue. Je redis que si Zemmour est candidat à la présidentielle, cela aura pour très bon effet d'enlever un bon paquet de voix à Mme Le Pen et, je l'espère, à empêcher cette dame d'aller au second tour."

Voilà ! Tout ça pour ça. On le sentait venir à vingt kilomètres.
Dommage Charoulet, vous avez perdu une occasion d'avoir l'air crédible dans vos opinions. C'est ballot.

Mary Preud'homme

@ Robert | 04 mars 2021 à 18:45

Sarkozy a dépassé ses comptes de campagne et l'ayant admis s'est empressé de rembourser rubis sur l'ongle l'intégralité de son enveloppe !!
C'est quoi le problème et accepteriez-vous sieur Robert d'être poursuivi comme un voleur, jeté en pâture à la vindicte et de rembourser par deux fois avec intérêts et dépens une dette que vous auriez reconnue et d'ores et déjà soldée ?

hameau dans les nuages

@ Patrice Charoulet | 04 mars 2021 à 17:50
"Stop au délire !"

Alors que fait-on ? On se couche ?

semtob

Cher Philippe,

Pus de 250 pages de sauce hollandaise, c'est un roman socialiste et gauchiste ou comment couper les cheveux en quatre et pour rien. Les menteurs ont toujours l'art de délayer leur propos et leur imaginaire et c'est à cela que l'on voit l'énormité des mensonges.

La régence hollandaise et royale commence à déborder du trône. Il nous reste un suffrage mité, une rupture de confiance avec certains juges et un profond ras-le-bol. Il est vrai que Hollande avait compris qu'il ne pouvait que rater sa présidentielle, alors il ne lui restait plus qu'à truquer les élections pour minimiser sa défaite avec l'aide de quelques juges de son bord et ses journalistes subventionnés. Ce qui n'est pas crédible ne l'est pas et rien ne sert de le tartiner, de le ruminer parce que lorsqu'un jugement est tiré par les cheveux cela saute aux yeux et fait lever les yeux au ciel. Le jugement et l'attachement d'une majorité de Français pour Nicolas Sarkozy sont faits depuis longtemps et les juges se ridiculisent car ils parlent à leur barrette.
françoise et karell Semtob

Robert

Comme un certain nombre de commentateurs et sans flagornerie aucune, je trouve ce billet excellent, même si je n'en partage pas toutes les assertions, voire la conclusion trop optimiste à mon avis : "Je conclus donc. Aucun malaise dans la démocratie", malgré la phrase qui suit et qui en modifie la portée : "le seul vrai, authentique, désastreux malaise est qu'on puisse sans honte, légitimement, sereinement, poursuivre ou condamner un ancien président de la République pour des agissements que la Justice non seulement n'a pas inventés mais qu'elle a le devoir et l'honneur de prendre en charge."

J'ai lu l'intégralité des commentaires.
Je retiens d'abord les analyses de Tendance | 03 mars 2021 à 11:46 et 03 mars 2021 à 22:53
"Une fois les écoutes validées par la Cour de cassation, on voit que défendre ce dossier est une tâche plutôt épineuse et pour le moment les grands juristes chargés de la défense n'ont tout simplement pas trouvé la solution. [...] Que l'on accuse le parquet d'avoir poursuivi dans le cas d'espèce, c'est peut-être de bonne guerre, mais ce sont les politiques qui ont créé cette situation. Une fois la procédure lancée, le tribunal ne peut faire autrement que condamner en raison du contenu large, très large, trop large... du texte de loi qui ne lui laisse pratiquement aucune marge d'interprétation.".

Vous évoquez, Monsieur Bilger, l'actuel "patron" du PNF, le procureur de la République Jean-François Bohnert dont j'ai apprécié la prestation télévisée particulièrement digne et empreinte de modération, fondée sur une analyse juridique rigoureuse. Il a hérité d'une situation qu'il n'a pas suscitée et il ne pouvait que formuler des réquisitions fermes dont on pouvait sans risque de se tromper considérer que les juges réduiraient au niveau qu'ils ont retenu: trois ans d'emprisonnement dont un ferme.

D'évidence, il n'agit pas dans la continuité de l'action de celle qui l'a précédé. L'avenir nous dira s'il se distancie des méthodes qui ont conduit à l'élimination d'un candidat à une élection présidentielle. Sans doute verrons-nous plus de considérations de droit et moins de considérations politiques dans les décisions de poursuites du PNF.

Quant au sort de monsieur Sarkozy, d'évidence il y a eu acharnement de la part de l'institution judiciaire. Mais aussi à l'inverse, l'ancien président de la République n'a jamais utilisé un langage qui aurait dû seoir aux fonctions éminentes qu'il a exercées, notamment du fait de sa fonction de "garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire" que lui impose l’article 64 de la Constitution.

Quant à l'affaire pour laquelle il vient d'être jugé, elle fait apparaître combien sont opposées l'approche judiciaire et celle de notre personnel politique, particulièrement dans le domaine de l'influence qui, pour ce dernier, reste une composante naturelle de son action.

N'ayant pas lu les 254 pages du jugement je me garderai de toute appréciation définitive. Certes, comme vous l'écrivez : "Rien n'est négligeable de ce qui est imputé à l'homme qui a ou a eu le pouvoir suprême. Il a des devoirs, des obligations, une exigence d'éthique et de rectitude. Il se doit d'être irréprochable."

Dans le prolongement de votre billet, Monsieur Bilger, il me semble intéressant de lire sur le site Liberté, Libertés chéries, l'avis de Maître Sur qu'on trouvera ici :
http://libertescheries.blogspot.com/2021/03/les-invites-de-llc-serge-sur-vous-avez.html

D'ores et déjà, l'on sait qu'au-delà de l'appel en cours, il y aura recours en cassation et à la CEDH. Ne serait-ce pas ici une forme de pression morale exercée par avance sur les magistrats chargés de traiter le dossier en instance d'appel ?
Le souci de la communication l'emporte sur la réalité judiciaire.

Les devoirs, les exigences éthiques ont longtemps été fort éloignés des préoccupations de notre personnel politique qui joue sur des règles qu'il adapte à sa convenance et dont il ne sent guère tributaire.

Il suffit de constater la manière dont le pouvoir est actuellement exercé, notamment depuis le quinquennat de monsieur Sarkozy : les présidents successifs, jusques et y compris monsieur Macron, ne président plus mais gouvernent directement, le Premier ministre n'étant plus qu'un collaborateur. Ce dernier, pas plus que ses ministres, ne décide plus de sa politique, continue d'engager sa responsabilité devant le Parlement alors même que le président de la République gouverne de fait, choix accentué à l'extrême par monsieur Macron. Et pourtant, le président de la République continue de bénéficier d'une immunité liée à l'exercice de ses fonctions dont le gouvernement direct ne fait pas partie !

Pour en revenir à monsieur Sarkozy, comme Jovien | 02 mars 2021 à 20:41, j'attends à présent le jugement de l'affaire Bygmalion dans laquelle il est évident que l'on prétendra que le candidat n'était pas averti des dépassements de ses comptes de campagne liés à ses exigences. Donc les subordonnés devraient être considérés comme seuls responsables. Mais pas le donneur d'ordres...
Laissons ici aussi la Justice suivre son cours.

Patrice Charoulet

ZEMMOUR

1. Dans les débats TV-radio, nul n'est meilleur que lui. À preuve tous les duels du vendredi sur CNews (BHL, Enthoven, etc.). Qui peut le nier ? Il est redoutable.

2. Il n'aime ni les communistes, ni les socialistes, ni les écolos, ni Bayrou, ni Macron. Moi non plus.

3. Il est souverainiste. Moi aussi.

4. Il admire certains aspects du général de Gaulle, de Georges Pompidou, de Pasqua, de Séguin, de Chevènement, de Villiers. Moi aussi.

5. S'il a une petite culture littéraire, il a une bonne culture historique (XIXe et XXe s.).

6. Il pense qu'une famille, c'est une mère, un père et leurs enfants. Moi aussi.

MAIS,

7 . Son adoration pour Napoléon est folle. Napoléon a des millions de morts sur la conscience, des morts français et des morts européens. Napoléon fut un ravageur de provinces . Beau modèle !

8 . Tout ce qu'il dit et pense des femmes est faux.

9 . Ce qu'il pense de Pétain est faux.

10 . Ce qu'il pense de Poutine est faux.

11 . Ce qu'il pense de Trump est faux.

12. Il est nul en économie et ferait bien de la boucler.

13. Il est in-dé-nia-ble-ment raciste.

14. Né dans une famille de pieds-noirs, il a gardé une vision très particulière des Nord-Africains et des Noirs, qui fausse ses conceptions jusqu'à l'obsession.

15. Une frontière très efficace (hélas) a été le mur de Berlin (barbelés, miradors, et tirs sur les franchisseurs de frontière). Certains pays (Australie, Japon) sont géographiquement très capables de faire respecter leurs frontières. Il est impossible de mettre une espèce de mur de Berlin français à la frontière belge, à la frontière allemande, à la frontière italienne, à la frontière espagnole... Zemmour ment comme un arracheur de dents quand il affirme que nous devons fermer nos frontières aux gens venus d'ailleurs ou les « raccompagner à la frontière ». Quelle frontière ? C'est infaisable. Et il le sait. Il ment aussi quand il dit qu'il faut les renvoyer chez eux. On va remplir dix mille avions ? Stop au délire !

Epilogue. Je redis que si Zemmour est candidat à la présidentielle, cela aura pour très bon effet d'enlever un bon paquet de voix à Mme Le Pen et, je l'espère, à empêcher cette dame d'aller au second tour. Tous les adversaires de Mme Le Pen doivent se réjouir d'une candidature Zemmour. D'où la récente promotion de l'éventuel candidat à la présidentielle Zemmour, énorme, dans L'Express, Le Parisien, etc. Ils savent, comme moi, compter sur leurs doigts. 25 moins 8 = 17

Serge HIREL

@ Wilfrid Druais 03 mars 2021 à 22 :22

Voilà un bel exemple de la plus fréquente manipulation d’un texte : sortir l’une des phrases de son contexte. Méthode favorite des fascistes, civils ou militaires, des communistes, quelle que soit l’obédience, et des provocateurs, toujours inutiles. Je vous laisse le soin de choisir votre case. Dans les trois cas, ignorer la manœuvre est la meilleure des réponses.


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@ Claude Luçon
@ caroff
@ Achille
@ Tipaza

Que reprochez-vous à Gilles Bouleau ? Fallait-il qu’il donne du « Monsieur le Président » à son invité ? ou du « Sire », de l’« Eminence », du « Monseigneur », voire du « Majesté » ? ou du « Monsieur le Professeur », « Sarko » - est-ce autorisé ? - découvrant en fin d’entretien une face cachée de ses talents : le conseil sanitaire ?

Bouleau a fait le boulot - bon, pas facile de résister… - qu’on lui a demandé de faire. Il a reçu un justiciable, condamné l’avant-veille, qui conteste la sanction du tribunal. Fallait-il que, journaliste, il se pare d’une toge pour entreprendre le procès des juges, comme beaucoup trop d’autres l’ont fait ?

Si, par « désinvolte », vous entendez que ses questions ne l’engageaient pas, c’est exact… Et il n’avait pas à prendre parti.
Si, par, « discourtois », vous entendez qu’il s’est montré grossier, c’est faux. Pour ma part, j’irai même jusqu’à lui reprocher de ne pas avoir fait preuve de beaucoup de volonté d’exercer son « droit de suite », son interlocuteur, vieux briscard de l’entretien politique, ne répondant pas aux questions posées, et ce dès la première ? Auriez-vous voulu que les rôles soient renversés et que le journaliste ne soit que le faire-valoir du condamné redevenu présumé innocent par son appel ? Je le crains…

Et je passe sur l’argument proprement ahurissant que Sarko a sorti en guise de conclusion de sa plaidoirie pro domo… « Et vous, Monsieur Bouleau, si vous n’aviez pas la conviction que j’étais un homme honnête, est-ce que vous me réservez un tel accueil à votre journal, est-ce que vous m’interrogez aujourd’hui comme vous le faites ? ». Bouleau a intelligemment ignoré la peau de banane. D’autres auraient probablement renvoyé le boxeur dans les cordes…

Lucile

@ Achille

C'est très aimable à vous de me considérer comme "une des deux intellectuelles du blog", et comme cela part d'une bonne intention, vous m'en voyez flattée. Mais je considère pour ma part que la plupart de mes jugements, en tout cas ceux qui ont une influence sur ma façon de vivre, sont fondamentalement des jugements de valeur et des jugements affectifs. Le reste est surtout une question de technique de présentation.

C'est la valeur des jugements portés qui m'intéresse. On peut mal défendre des pensées fertiles, complexes et de guingois, mais vraies, alors qu'on peut faire une démonstration irréprochable d'idées conformistes, détachées du réel, ou ignorantes de leur marge d'erreur quoique parfaitement emboîtées les unes dans les autres.

Quand j'exprime à quel point j'abhorre la pensée que l'État espionne les citoyens et cherche à les prendre dans ses filets dérivants, je défends ici mon principe aussi intelligemment que possible, uniquement dans le but de convaincre et de faire adhérer le plus de monde possible à ma vision des choses. Je sais que si je présentais mes idées aux lecteurs du blog comme elles me viennent, c'est à dire imprégnées d'émotions, emportées et touffues, je rebuterais ceux qui me lisent.

Quand on est une femme, il faut battre les hommes sur leur propre terrain pour les convaincre. Et encore, je ne me fais pas d'illusion. Mais au moins, on est catalogué comme une intellectuelle et non comme une évaporée, c'est déjà ça !

En conclusion, l'idée que l'État paye des fonctionnaires avec nos impôts pour nous espionner, dans des situations qui ne présentent ni danger ni urgence, et cela au nom de la justice, me révulse. Et l'idée que des citoyens puissent s'en féliciter parce qu'ils n'apprécient pas telle ou telle personnalité politique ne me plaît pas non plus du tout. Cette opinion, si par malheur elle se répand, fait le lit de la tyrannie. Pour satisfaire son ressentiment, on serait prêt à encourager l'Etat au totalitarisme. Danger.

Tomas

@ Achille
"Le PNF est un peu ce qu’était le tribunal de l’Inquisition au XIIIe siècle où quiconque sortait de l’ordre établi, qu’il soit un simple gueux ou un seigneur aux grands titres de noblesse, était puni sans la moindre indulgence."

Tout de suite le sens de la nuance. J'estime normal que les responsables politiques s'étant servis de leurs fonctions pour monnayer leurs faveurs ou pour se remplir les poches soient punis. Ce n'est pas une fatalité que de devoir violer la loi quand on occupe des fonctions dirigeantes. la France est 23e au classement de Transparency International, c'est indigne de notre rang dans la hiérarchie des nations.

"PPDA, Richard Berry, quand bien même parviendraient-ils à faire la preuve de leur innocence, ont leur vie irrémédiablement détruite, car même s’il s’agissait de calomnies, il en restera toujours quelque chose auprès du public."

S'il s'agit de PDDA et de Richard Berry, franchement, ce n'est pas bien grave. S'ils sont en paix avec leur conscience c'est l'essentiel, leur carrière est derrière eux et il est temps pour eux de chausser leurs pantoufles et de regarder CNews.

"Pour Nicolas Sarkozy, même s’il ne s’agit pas d’affaires de mœurs, les termes de corruption et trafic d’influence sont terriblement ravageurs pour un homme qui a occupé les plus hautes fonctions."

Ravageurs, et mérités à en croire la justice. On ne me fera jamais croire que ce bonimenteur de foire est quelqu'un d'honnête. Ses couplets sur le service des Français d'hier soir étaient grotesque. Il paraît que "sar" veut dire "boue, fange" en hongrois, jamais nul nom n'a été mieux porté en l'occurrence. Et ce n'est que le début, je me délecte par avance de la suite !
Ne vous en faites pas pour lui, il a de bons avocats et les conférences payées par l'émir du Qatar pour s'en sortir.

Tendance

Erratum (sur les textes applicables):

L'article ci-après du site Dalloz montre que, dans son jugement, le tribunal a requalifié pour M. Azibert les faits de corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique en fait de corruption passive par magistrat, délit prévu et réprimé par les articles 434-9 et 434-44 du code pénal. Et, pour MM. Herzog et Sarkozy, il a requalifié les faits de corruption active par particulier sur une personne dépositaire de l’autorité publique en fait de corruption active par particulier sur un magistrat.

https://www.dalloz-actualite.fr/flash/affaire-bismuth-ecoutes-au-coeur-de-condamnation#.YEDd3pbtx4_

Avec notamment pour conséquence (434-44):
Les personnes physiques coupables de l'un des délits prévus aux articles 434-4 à 434-9-1, 434-11, 434-13 à 434-15, 434-17 à 434-23, 434-27, 434-29, 434-30, 434-32, 434-33, 434-35, 434-36 et 434-40 à 434-43 encourent également l'interdiction des droits civiques, civils et de famille, suivant les modalités prévues par l'article 131-26.

Pierre-Antoine

Cher PB,

Je crains que votre carrière n'influence partialement votre analyse :

EDM dit bien ce que je pense, et je ne dois pas être le seul:
https://www.francetvinfo.fr/societe/affaire/les-affaires-sarkozy/video-condamnation-de-sarkozy-j-entends-certains-hurlements-ca-pose-le-probleme-de-la-defiance-que-l-on-peut-avoir-a-l-encontre-de-la-justice-reagit-eric-dupond-moretti_4317967.html

Achille

@ Lodi | 04 mars 2021 à 10:53
« Je veux bien qu'on laisse les superficiels ne considérer que le fil du sol ou de l'eau, mais quand on étudie sérieusement le monde, on doit regarder à travers la peau des apparences. »

Si je viens sur ce blog, ce n’est pas pour préparer l’agrégation en philosophie - j’ai passé l’âge des concours - mais tout simplement pour donner mon avis sur le thème du billet et éventuellement en débattre avec d’autres intervenants.

C’est mon côté pragmatique, ce qui ne fait pas forcément de moi un béotien pour tout ce qui touche à la philosophie.
Il est vrai que je n’ai jamais lu René Girard, mais, si cela peut vous rassurer, j’ai lu quelques grands philosophes : des classiques (Pascal, Descartes, Kant, Bergson, Spinoza, Teilhard de Chardin, etc.) et des modernes (Alain Badiou, Michel Serres, Michel Onfray, Raphaël Enthoven et quelques autres) qui figurent tous en bonne place dans ma bibliothèque, certains depuis plus d’un demi-siècle.

Ce n’est pas pour autant que j’en tire une grande satisfaction. Ce que j’ai retenu de ces ouvrages savants s’est terriblement dilué avec le temps qui passe, mais il m’en reste tout de même la « substantifique moelle ».
Alors ce que je peux lire de certains sachants de ce blog qui nous jouent les philosophes inspirés ne saurait m’impressionner outre mesure.

Xavier NEBOUT

@ Patrice Charoulet

Je veux bien reconnaître qu'il y a dans le RN quelque chose d'indéfinissable et d'un peu dérangeant qu'on ne trouve d'ailleurs pas chez Marion.

Mais le pire est, de toutes façons, ceux qui détruisent notre civilisation et l'humanité, et ceux-là, c'est Macron.

------------------------------------------------------------

@ Louis

En France, la corruption illégale est une peccadille à côté de la corruption légale.

Le monde des médias et du spectacle ainsi qu'une infinie multitude d'associations inutiles ou bidon vivent de subventions, et il s'agit ni plus ni moins d'achat de vote en continu.
À cela s'ajoute la multitude d'agences, commissariats, fondations qui sont des planques à copains et frères, dont P. Bilger n'a jamais dû entendre parler au vu de son indignation devant le soupçon d'intention de caser un copain qui aurait justifié la condamnation de N. Sarkozy.

Notre place n'est pas au 23e rang, mais dans les tout premiers rangs, et au premier quant à la corruption intellectuelle.
Le Français est reconnu d'un bout à l'autre de la planète pour sa malhonnêteté.


Isabelle

L'islamisme progresse avec les progressistes macroniens. Le grand remplacement en Marche avec la macronie.

Quant à N. Sarkozy, il va sans doute dire aux Français de voter E. Macron et de ne pas choisir MLP.

Pourquoi tant de haine vis-à-vis de tous ces électeurs (des millions) qui n'en peuvent plus de subir d'une part les racailles qui leur pourrissent la vie dans leurs lieux de vie et d'autre part les soi-disant élites bien-pensantes qui les méprisent.

On dissout GI mais pas de dissolution de la LDNA. Tous ceux qui aiment cracher sur les Français Blancs ex-colonisateurs peuvent continuer de plus belle. Désespérant.

---

Les LR commencent à découvrir l'eau chaude et qu'elle brûle !

“La charia commence à s'appliquer en France”, s'inquiète Bruno Retailleau.

Comme pourrait l'écrire sylvain : Allah, la, la, quelle misère !

Cela étant dit, qu'ont-ils fait quand ils avaient les manettes du pouvoir : rien.
Se lamenter, la belle affaire.
Pour le moment, tout ce petit monde politique et médiatique remue beaucoup de vent autour d'affaires judiciaires. Lamentable.

GERARD R.

@ Patrice Charoulet | 04 mars 2021 07:30
« Pour moi, Le Pen, c'est mille fois non. Aux deux tours. »

Bien que je ne vote pas non plus MLP, songez toutefois aux conséquences, vécues dans leur chair par tous les Français, à cause de ces quelques « architectes  improvisés » qui ont voulu... faire barrage. Tous ont finalement écopé du barrage comme du tunnel...

La politique est une escroquerie, même pas géniale, qui consiste à faire croire aux veaux d'électeurs qu'ils auraient le choix entre la peste et le choléra. Pour finalement lui décerner... les deux. Avec dernièrement, pour changer... le « coronacircus » en prime...

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