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13 avril 2021

Commentaires

sylvain

De l'ENA à l'ICI : Institut Coranique d'Islamisation.

Sacré Macron, dans son hystérie schizophrénique paranoïaque d'islamisation de la France, il a pensé à ce à quoi personne n'a pensé sauf moi : supprimer l'ENA, trop blanche de souche, pas assez indigéniste racialiste, pour en faire une nouvelle déchetterie sociale de futurs énarques issus des diversités des diverses cités, cassos des teucies vivrensemblistes multiethniques sa mère : l'ICI.

Bientôt des énarques islamistes, les ICIslamistes, en djellabas babouches burqas et des tapis de prière dans les couloirs de cette nouvelle institution islamiste.

Fallait le faire, ce Macron est un génie, les islamogauchistes sont aux anges, les mosquées, instituts et écoles coraniques vont pouvoir fleurir sans vergogne sur tout le califat hexagonal.

"Momo ci où l'ICI ? ben ci ici l'ICI ! ti gare ton chameau là-bas, pas à côté des voitures brûlées !"

Les antiracistes vont-ils dénoncer mon commentaire raciste xénophobe islamophobe ?

hameau dans les nuages

@ F68.10 | 13 avril 2021 à 15:21

Pitié ! Arrêtez avec vos comités de lectures, d'experts de plateau ou pas !

Il y a des vies en jeu ! Vous voulez remplir des CERFA aussi ?

https://www.capital.fr/economie-politique/ivermectine-la-france-passe-t-elle-a-cote-dun-medicament-efficace-contre-la-covid-19-1397573

J'hallucine ! Même pas vouloir sans études complémentaires estampillées essayer un médicament du Vidal ne produisant pas d'effets secondaires... C'est la 7e compagnie en France ou quoi ?

https://www.youtube.com/watch?v=xy6JbZmoLls&ab_channel=JuneKtz

Louis

À la société du commentaire, je préférerais dénoncer les bavardages stériles de nos autorités alors que le propre d’un chef est de décider, je dirais même que c’est son seul boulot. Or, l’absence de décision laisse un champ aux rumeurs, bavardages et commentaires largement repris, déformés et amplifiés par les réseaux sociaux et même par les dociles médias, pendant ce temps personne ne parle d'ivermectime ou du déficit abyssal.

Notons que selon René Dosière, le gouvernement Castex serait le plus cher de la Ve République, plus 46,7 % par rapport à l’administration Edouard Philippe... Faut-il supprimer l’ENA ? vous avez deux heures pour plancher.

boureau

"Faut-il dénoncer la société du commentaire ?"

Cher P. Bilger, arrêtons de dénoncer !

Notre société médiatique française, à commencer par le Président Macron, passe son temps à dénoncer !

Assez de nombrilisme verbal, de l'action !

Travaillons, réformons, construisons et arrêtons de dénoncer tout et n'importe quoi !

Quant aux commentaires, la plupart du temps : du vent ! Voir le meilleur exemple depuis des années : Christophe Barbier.

Cordialement.

Savonarole

@ duvent | 13 avril 2021 à 15:50

Bavardage, votre Aristote nous gonfle.
Il y a plus simple, supprimer les écoles de journalisme et les instituts de communication...
Et supplier ces retraités de cesser de nous accabler de leurs soudaines idées lumineuses.
Olivier Duhamel, Alain Duhamel, Axel Kahn, Roland Cayrol, Serge July, Daniel Cohn-Bendit, Romain Goupil, bref, tout LCI...
Envoyez-moi tout ça dans le Luberon au bord de leur piscine sous les oliviers.
Comme je l’ai dit un jour « irais-je dire à la vieille Émilie qu'à son âge, il sied mal de faire la jolie ? »

Xavier NEBOUT

Il s'agit ici d'entrer dans la profondeur philosophique de la pensée française: "ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule".

C'est là que l'intellect supplante la raison, que la mystique plane au-dessus de la théologie, car du fond du subconscient, le plus lobotomisé veut laisser son surmoi interpellé, dire "je suis" car "je pense".

C'est alors que, ô gloire, si le commentateur laisse une trace dans l'Histoire en écrivant dans "le Monde", il aura, à sa dernière heure, une chance de ne pas glisser vers le fond de la poubelle.

GERARD R.

@ F68.10 | 13 avril 2021 à 15:21

Si fait, j'avais bien lu votre prose, en guise de réponse à une réaction antérieure. Mais pour être honnête, arrivé au milieu de votre longue réplique, je ne savais plus exactement ce que vous me reprochiez d'avoir écrit. Dame ! On a les neurones qu'on peut !

Personnellement, je pense en disposer suffisamment pour comprendre que l'étiquette de complotiste, collée à tout-va, suit fidèlement la courbe tout aussi abusive qui vous taxe de « raciste » à la moindre critique des étrangers ou de la politique d'immigration. D'ailleurs, vous admettrez que le fait d'argumenter, et même de DÉMONTRER les fondements de vos hypothèses, ne vous met pas à l'abri d'être taxé de complotiste. Je pense au Pr Raoult, entre autres... « alarmistes » qui quoi qu'ils disent, quoi qu'ils PROUVENT, n'échappent pas à l'injure tétanisante qui vise à les discréditer.

On en arrive donc, à ce que des « scientifiques de LIDL » ou si vous préférez : de plateaux de télé, qui eux non plus, n'argumentent ni ne prouvent, osent contredire des sommités avérées. Et ce sont ceux-là qui balancent du complotiste à tout-va ? Soyons sérieux !
Et pour répondre à votre argument selon lequel les complotistes n'argumenteraient pas, ne prouveraient rien, je vous renvoie respectueusement aux récentes déclarations-confessions d'un Véran totalement schizophrène ou dépassé, qui en somme, confirme rigoureusement toutes les déclarations les plus ahurissantes des complotistes les plus endurcis, quant à l'efficience de plus en plus hypothétique, pour ne pas écrire... sur le danger des... vaccins...

Que vous faut-il de plus ?

Amicalement.

Ninive

Sacré Macron ! "Les gens qui peuvent vous dire "on aura un vaccin au mois de mars prochain ou d'avril", très sincèrement, vous trompent", expliquait Emmanuel Macron.

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-anti-covid-vaccination-quatre-strategies-britanniques-france-aurait-prendre-exemple-86544/

duvent

Jusqu'ici il n'y a eu qu'un bon commentaire, celui-ci : Metsys | 13 avril 2021 à 12:15

J'ajouterai le mien que je trouve encore préférable, mais seulement parce que je m'apprécie énormément et donc, il existe un parti pris certain et tout à fait suspect...

Si j'avais mille vies, je perdrais moi aussi mon temps à de vains commentaires...

Je ne sais pas pourquoi mais tout à coup j'ai une atroce migraine, oui, j'ai mal à la tête, au crâne, ce lieu tout en phosphore où siège ma pensée, une pensée parfaitement profilée pour des commentaires hors normes et hors de propos. 

La plus grande qualité d'un commentaire étant d'être hors de propos, contrairement aux affirmations de certains, les meilleurs commentaires sont toujours hors de propos, et si vous le voulez je peux, oui, je peux, vous expliquer pourquoi ??

Je doute que vous puissiez pénétrer tout à fait cette puissance et ce niveau renversant de commentaire du commentaire, car il faut le savoir, pénétrer un commentaire n'est pas chose aisée, que nenni, c'est même une chose ardue que le premier c*n venu imagine à sa portée.

Et pourquoi le premier c*n venu croit pouvoir, de nos jours, commenter telle information, telle étude, tel exploit, telle découverte ? Oui, pourquoi ?

À mon humble avis (ô humilitas !), la raison de ce délire vient de ce que des gens comme VOUS croient pouvoir comme MOI, dire ce qu'ils pensent, et cela est une erreur, c'est une erreur si grave que beaucoup d'honnêtes et illustres mais « de cujus » commentateurs se retournent chaque jour dans leur tombe à cette simple évocation !

Il faudrait pour la bonne tenue d'une société qui fond plus vite que les neiges éternelles, que l'on mette en place un Code du Commentaire, je ne vois que cette issue à ce grave dilemme.

Étant une personne de bon aloi, loyale, ayant un courage qui en étonne plus d'un, disposant d'une raison affûtée mieux qu'une Kusanagi-no-tsurugi, je propose ces premiers articles du CODE DES COMMENTAIRES :

Article premier : Tout commentateur devra avoir lu Aristote et Martial, puis être vacciné plusieurs fois à l'astra per angusta.

Article deuxième : tout commentateur devra, si c'est une commentatrice, justifier d'une action guerrière telle qu'un accouchement en bonne et due forme d'une idée féconde et exploitable dans les 24 heures suivant ledit accouchement de ladite idée.

Article troisième : tout commentateur si c'est une femme devra avoir un joli minois et se pourvoir de son propre fauteuil à des fins qui pourraient se révéler amusantes.

Article quatrième : tout commentateur qui ne serait pas une femme aura le pouvoir de faire exécuter tout autre commentateur qui poserait un problème de cohérence entre le commentaire et la situation commentée (si vous ne comprenez pas ce passage, vous pourriez facilement prétendre à une exécution rapide et propre de votre personne inintéressante...)

Article cinquième : contrairement à l'affirmation de M. Ghinsberg, il n'est pas conforme aux textes non écrits d'imposer des connaissances suffisantes pour commenter, il est cependant recommander de commenter avec un aplomb qui force le respect, et qui trouble les esprits simples.

Article sixième : l'action de commenter doit intervenir dans les deux heures qui suivent l’événement commenté, faute de respecter ce délai, la forclusion arrive suivie de la caducité, ces deux ordureries présentent l'avantage d'être d'une ambiguïté qui ouvre l'esprit des lois à l’interprétation la plus folle...

C'est l'heure du goûter, je vous livrerai la suite de mon commentaire dans les 24 heures, sauf cas contraire...

PS 1 : Le non-sens protège de la mort ! (cette protection est provisoire)
PS 2 : Sapiens nihil opinatur (Ciceron De Murena)

F68.10

@ ALFRED LELEU
"Faut-il dénoncer la société du commentaire ?"

Oui, malheureusement. Parce que le bruit tue le son. La liberté d'expression ne sert qu'à peu de choses quand elle est couverte par les vociférations. Donc, oui, il faut la dénoncer. Je vous rappelle l'origine de l'expression:

"Le problème clef pour moi, c'est l'écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent : le sentiment que tout se vaut, que toutes les paroles sont égales, celle de quelqu'un qui n'est pas spécialiste mais a un avis sur le virus vaut la voix d'un scientifique." -- Emmanuel Macron.

Il a malheureusement complètement raison sur ce point. Il ne s'agit pas de faire en sorte que le son se fasse silence. Mais seulement de permettre au son de l'emporter sur le bruit. De rétablir des modes de communication et de débat où le contenu l'emporte sur la vacuité.

"Mais que dire du silence (de notre hôte et d’autres) après l'acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé-Goudé par cette foutue CPI, au terme d'un invraisemblable procès de dix ans et sans un mot d’excuse !!"

On ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Mais allez-y, faites-nous part de vos réflexions sur cet événement. Vous n'aimez pas la Cour pénale internationale ? Vous pensez qu'elle ne sert à rien ?

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@ GERARD R.
"Ces derniers, précisément, seront impitoyablement traités d'ignorants ou pire : de complotistes. Ce qui visiblement ne les (nous) impressionne même pas. Et c'est très bien ainsi !"

J'ai l'impression que vous n'avez pas lu ma réponse à votre propos sur le terme de "complotisme". Que je n'aime pas. Du tout.

Le "complotisme", ce n'est pas "ne pas aimer le gouvernement". C'est être hermétique à toute contradiction basée sur des faits, et ainsi s'enfermer dans sa petite vision du monde où tout fait qui la contredit provient systématiquement d'un mensonge. Ce qui est très généralement simplement faux.

Ce terme n'est pas fait pour qualifier lesdits "complotistes" d'untermensch. Simplement pour mettre en lumière un des multiples mécanismes mentaux qui a pour effet d'empêcher les gens de voir certaines réalités, car les immunisant à la contradiction argumentée.

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@ Henri AUVINET

Votre lien est redevenu vivant.

Le moment où j'ai bondi à sa lecture est le suivant:

"Ensuite l'ANSM balaye d’un revers la demi-douzaine de méta analyses que nous avions transmis (Kory (USA), Hill (GB), Nardelli (Italie), Guillauseau (France), Bryant/Lawrie (GB), Cobos-Campos (Espagne), C19Ivermectine, Ivmeta,), au prétexte qu'elles n'ont pas fait l'objet d'une validation par un comité de lecture, et comportant des études avec des insuffisances méthodologiques."

Ce n'est absolument pas un prétexte. La validation par un comité de lecture n'est absolument pas suffisant. Mais est incontournable: c'est le degré zéro de validation. Une étude qui ne passe pas par l'étape d'un comité de lecture n'a pas à être considérée. Elle est peut-être vraie et rigoureuse, mais l'effort qui consiste à la faire passer par un comité de lecture pour prémâcher le travail à ces agences est absolument un prérequis. Et, si elle est rigoureuse, il n'y a pas d'excuses à ne pas la soumettre à un comité de lecture.

"En ce qui concerne la lecture ou relecture, quelles sont les compétences des membres de l’agence s’ils n’ont pas la capacité de lire et analyser eux-mêmes ces études ?"

Ces agences ne sont pas des instituts de recherches. Ne sont pas des universités. Ne sont pas la collaboration Cochrane. Elles doivent juger de ces études sur la base du consensus scientifique. C'est la règle, et elle est nécessaire. Le consensus scientifique, c'est, disons, une mesure bibliométrique de ce qui... justement... passe par les fourches caudines d'un comité de lecture. Et c'est... justement... le boulot des universitaires, médecins ou pas, de peupler cette littérature pour faire émerger un consensus scientifique. Pas des agences médicales. Elles sont censées en être des consommatrices.

Une agence médicale ne remet pas en cause le consensus scientifique. C'est là le boulot des universitaires. Elle prend le consensus scientifique en l'état et vérifie si le médicament X ou Y passe sous les fourches caudines de ses critères d'efficacité et de sécurité.

Gérard Maudrux semble faire fi du respect des règles institutionnelles mises en place pour traduire le consensus scientifique en directives applicables sur le terrain.

ALFRED LELEU

Faut-il dénoncer la société du commentaire ? Mais que dire du silence (de notre hôte et d’autres) après l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé-Goudé par cette foutue CPI, au terme d’un invraisemblable procès de dix ans et sans un mot d’excuse !!

N.B. Et notre cher président de l’époque, qui fit arrêter puis emprisonner Gbagbo par la troupe de Palasset, est toujours en liberté, lui… « Ce monde, je vous l’assure, n’est qu’une immense entreprise à se foutre du monde » (Destouches)
Retour prochain de LG dans son pays ? #laurentgbackhome, #mandelagbo

Isabelle

Puisque nous en sommes aux commentaires, un petit commentaire à propos de la famille Traoré et de la gestion de l'épidémie par la macronie.

La vie comme elle va en France, une époque formidable !

Pour être une vedette dans les médias français ou aux USA (la une de "Time"), il faut être dingue, avoir été en prison, être Noire…

Exemple concret :

Assa Traoré, aujourd’hui, devant le tribunal de Paris: « Cinq de mes frères sont passés par la case prison, on a fait presque toutes les prisons d’Île-de-France ».

Et elle s’en vante ! Sidérant ! Un titre de gloire, avoir été en prison et plusieurs fois si possible, c'est mieux !

« Le délit comme alibi. La prison comme décoration. La bêtise à l’état de brute. » G-W Goldnadel

Et avec ce palmarès, le gang Traoré est mis à l’honneur et encensé par Mélenchon et son ombre grotesque Eric Coquerel ainsi que par toute la gauche anti-française et anti-républicaine.

Parallèlement, les Brésiliens peuvent venir en France après avoir parcouru 10 000 km mais les Français ne peuvent tirer sur leur laisse à plus de 10 km !

Nous sommes dirigés et squattés par des frappadingues ! Une espèce en constante progression. Le progressisme !

Savonarole

Comme souvent chez Philippe Bilger, l’inspiration première est bonne mais le diagnostic est erroné.
Mais que veut donc dire cet inconnu du journal Le Monde ?
En fait ce quotidien ne supporte pas l’irruption de Bolloré dans le paysage audiovisuel.
CNews et sa galaxie Canal+, et bientôt Europe 1, on tremble pour Patrick Cohen...
Pendant ce temps-là la presse de gauche s’effondre, Libération, les Inrockuptibles, Charlie Hebdo, l’Obs qui vire centre droit, toutes ces feuilles de chou ne sont plus lues que par des sexagénaires en mal de jeunisme, avez-vous déjà surpris un gamin de 20 ans avec ces torchons dans leur sac à dos ?
En fait, la Gôche assiste à son effondrement, quarante ans de « Libé » et un Joffrin pathétique chez Pascal Praud.

Denis Monod-Broca

Je commente, vous commentez, nous commentons... difficile d'être, ici, contre les commentaires...

Pourquoi cependant ce sentiment que tous ces mots dits ou écrits sont vains, inutiles, sans effet sur rien ?
J'ai ma petite idée sur la question, on va me dire que je radote, que je ne sais pas m'extraire de mes obsessions, mais je poursuis : nous ne savons plus en quoi nous croyons, alors, faute de ce point d'appui, de cette pierre de fondation de la pensée, il ne reste à chacun qu'à s'accrocher à son opinion propre et à dénigrer celles d'autrui. Ce qui ne débouche sur rien. Quand on ne croit plus en la vérité, on n'a que bien peu de chance d'aller dans sa direction.

Metsys

Il n'est de bons commentaires que de César : courts, concis et faisant passer le faux pour le vrai, ce qui se pratique encore de nos jours, mais aussi denses et élégants, ce qui est plus rare.

À ce propos, je me suis aperçu mes bons amis wallons citent communément, généralement après la troisième trappiste, un des passages les plus connus des Commentaires : Horum omnium fortissimi sunt Belgae, les Belges sont le peuple le plus brave de la Gaule ; mais, hélas ! en omettant la suite de la phrase : et propterea quod a cultu atque humanitate (provinciae) longissime absunt, parce qu’ils restent tout à fait étrangers à la politesse et à la civilisation (romaine)...

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

À l'amateur de football que vous êtes, je voudrais dire mon agacement face à ce qu'on appelle commentaires, et qui n'est en réalité qu'un continuum sonore décrivant les actions en cours. Les rares vrais commentaires sont noyés dans cette masse de sons.

Je coupe donc toujours le son, car il me détourne de l'action.

Lorsque, plus jeunes, nous avions à faire un commentaire de textes, le professeur nous reprochait souvent de ne faire que de la paraphrase.

La présence de deux commentateurs dans les rencontres de football rend le silence extrêmement rare ; or c'est ce silence qui met en valeur le commentaire qui suit.

Même si vous ne comprenez pas l'allemand, je vous invite à suivre une rencontre en direct sur une chaîne allemande : il n'est pas rare qu'un commentateur se taise pendant une minute, pendant que le jeu se déroule. Le commentaire (et non le descriptif) qui suit n'en est que mieux écouté... et entendu.

P.S. j'ajoute que je suis exaspéré par la profusion de ralentis qui ne nous laisse plus un seul moment pour apprécier ce qui suit : le silence qui suit du Mozart est aussi du Mozart. Celui qui le précède aussi...

Julien WEINZAEPFLEN

Substituons en effet "le commentaire de la société" à "la société du commentaire". J'aime la simplicité de votre aveu: "Le commentaire a toujours trouvé grâce à mes yeux. Parce que je n'ai jamais su faire que cela." Je le contresigne en avouant à mon tour avec Jean-Sébastien Ferjou: "On s'informe aussi [et on s'exprime encore davantage] pour passer le temps." La rédaction d'un commentaire est moins contrainte que la correction ou la mise en forme patiente d'un écrit qui vous prend toute votre énergie. Le commentaire est une espèce de divertissement et de désoeuvrement qui nuit à votre oeuvre si vous croyez qu'une oeuvre vous attend, mais "il faut faire avec ce qu'on est" et avec l'énergie qu'on a. Les artistes contemporains ont réduit l'"oeuvre" au "travail" et cette modestie est peut-être à leur honneur. Ils ne font qu'"installer" leurs efforts dans le champ d'un possible éphémère.

J'ignorais que Guy Debord, qui fut relativement peu prolifique, avait écrit des "Commentaires" à sa "Société du spectacle". Nicolas Truong a beau jeu de retourner le propos: "Aujourd'hui, c'est précisément le commentaire qui est devenu un spectacle." Eh bien non. Car l'intérêt de "la Société du spectacle" est de faire toucher du doigt que "le vrai est un moment du faux". Et pour faire la part du faux, rien de tel que le commentaire. L'oisif Guy Debord a au moins été utile à cela. Je me range derrière son panache blanc.

Dans un monde littéraire idéal, on dirait du commentaire ce que Montaigne en disait: "Nous nous entreglosons." Mais Montaigne ne craignait pas de se mesurer aux plus grands esprits des siècles passés. Sur l'agora du "commentaire de la société" où nous sommes de pâles figurants, nous ne faisons que commenter cette actualité où un clou chasse l'autre. C'est nous faire un mauvais procès que de nous opposer aux acteurs en démocratie représentative où nous ne faisons pas partie de la distribution. Et c'est nous faire un autre mauvais procès que de nous reprocher de réagir en 280 signes: tout d'abord, les réseaux sociaux ne donnent pas plus cher de notre message; ensuite, nous pouvons détourner la contrainte en transformant nos réactions laconiques en liens sur des billets de blog ou sur des vidéos ; et enfin, nous ne faisons que répercuter l'ancien procédé des "petites phrases", à quoi se résumait tout un long discours politique, par le choix sans discernement autre qu'immédiat d'un journaliste, aujourd'hui jaloux de se voir confisquer le monopole du ministère de la parole par ce gloseur prétendument inculte que le citoyen de l'ombre, participant de l'opinion publique que le journaliste n'est plus seul à forger en service commandé et en détenant le quatrième ou le premier pouvoir, devient de concert avec lui.

On croyait que l'éditorialiste avait la légitimité du terrain. Mais "le terrain pollue l'esprit de l'éditorialiste", comme osait le soutenir Christophe Barbier, qui n'est pas à une outrance près. Je m'amuse à entendre citer des interviewers politique connivents comme de "grands reporters". Et je cherche en vain ces "intellectuels spécifiques" dont parlait Michel Foucault et que, jeune étudiant à la Sorbonne, je m'étonnais de ne jamais voir comparaître sur le forum médiatique, où mes professeurs auraient eu plus de légitimité que les toutologues tout-terrain.

Je m'amuse d'un Pierre Musso qui ose écrire une "Critique des réseaux" en s'imaginant qu'il existe, sur Facebook, une "alternative entre like et no like". Et le gars est professeur ! Et son éditeur universitaire ne lui a pas signalé qu'il devrait faire un tour sur Facebook avant d'écrire une critique de ce réseau social que manifestement il ne connaît pas ! Je m'amuse encore de voir Gérard Noiriel, qui n'a pas cru excessif de comparer Eric Zemmour à Edouard Drumont, distinguer les "intellectuels de gouvernement" des "intellectuels critiques". J'ai toujours estimé Luc Boltanski depuis son livre sur l'engendrement, qui a fait prendre de la hauteur au débat sur "la vie" et sur l'interruption volontaire de grossesse. Je ne m'étonne pas qu'avec Jacques Rancière et quelques déconstructeurs auxquels les réactionnaires qui ne les ont pas compris reprochent d'avoir essayé de nous libérer de quelques chaînes, il mène une enquête pour analyser de quoi les réseaux sociaux sont le signe, plutôt que d'asséner leurs convictions défavorables à la démocratisation des supports (qui ne sont que des supports), comme le font Cécile Alduy et tant d'autres sémiologues, qui regrettent que le débat démocratique se soit élargi à d'autres sujets que ceux qui les intéressaient traditionnellement.

Il y a certes, entre commenter et créer, une opposition du même genre que celle qui existe entre agir et contempler dans la vie monastique. Mais puisque tout le monde n'a pas le rang d'acteur dans la société du spectacle, oublions que la critique est aisée et l'art est difficile, croyons que nous sommes des influenceurs et jetons-nous sous les feux de la rampe du commentaire.

Robert Marchenoir

Ce qui me frappe, c'est la mauvaise qualité du commentaire. Il y a une nouvelle catégorie de tribunes, d'éditoriaux, d'articles d'opinion qui a émergé, que l'on trouve dans des médias, disons, d'un certain niveau, et qui est franchement écrite avec les pieds.

Il s'agit clairement d'une contamination des médias supposés nobles par les blogs de mauvaise qualité. C'est toujours le même style abominable qui est à l'œuvre : ampoulé, pompeux, vociférant, répétitif, bourré d'adjectifs et de prétention, il est aussi insupportable dans sa forme que dénué de substance.

Ce sont des gens qui ne disent, littéralement, rien. Mais qui prennent beaucoup de temps pour le dire.

On avait les indignés de gauche, on a désormais les indignés de droite. Car je parle du commentaire de droite... Des types qui ne descendent jamais de cheval, qui sont illisibles, et qui disent la même chose que des milliers de personnes avant eux.

F68.10

@ Henri AUVINET
"Et pendant ce temps-là nos "zélites" ne cessent de taper sur quiconque oserait dire "changez de cap et essayez autre chose"."

Votre lien me semble cassé. Je ne peux donc pas prendre connaissance du propos qu'il contient.

Quand on prétend contredire des gens sur des sujets scientifiques, il y a quelques règles claires à respecter avant de prétendre avoir quelque chose de pertinent à dire.

La première de ces règles, c'est comprendre quel est l'état du savoir actuel à ce sujet. Dans le cas de l'ivermectine, cela signifie, a minima, comprendre quelles sont les règles méthodologiques qui permettent de considérer un médicament comme efficace et sûr, et quelles sont les règles qui permettent d'affirmer qu'un médicament doit être administré plutôt qu'un autre.

Êtes-vous capable de nous expliquer les règles de base qui gouvernent l'autorisation des médicaments, et spécifiquement celles qui s'appliquent dans un contexte de pandémie avec un nouveau virus ?

"Suite à de récents articles dans les médias et suite à de récentes publications scientifiques sur l'utilisation de l'ivermectine, l'agence européenne du médicament a examiné les dernières données probantes publiées issues d'études en laboratoire, d'études observationnelles, d'essais cliniques et de méta-analyses. Des études en laboratoire ont montré que l'ivermectine pouvait bloquer la réplication du SRAS-CoV-2 (le virus responsable du COVID-19), mais à des concentrations d'ivermectine beaucoup plus élevées que celles obtenues avec les doses actuellement autorisées. Les résultats des études cliniques sont équivoques, certaines études ne montrant aucun bénéfice et d'autres rapportant un putatif bénéfice. La plupart des études examinées par l'agence européenne du médicament étaient faiblement échantillonnées et souffraient de limitations méthodologiques supplémentaires, notamment de directives posologiques différentes et de l'utilisation concomitantes d'autres médicaments. L'agence européenne du médicament a donc conclu que les données probantes actuellement disponibles ne sont pas suffisantes pour cautionner l'utilisation de l'ivermectine dans COVID-19 en dehors du cadre d'essais cliniques." -- Agence Européenne du Médicament, 22 mars 2021.

Personnellement, je m'attendrais à avoir beaucoup plus de précisions qu'un simple communiqué de presse: ce n'est pas ainsi qu'on convainc les gens. Mais, quoi qu'il en soit, l'agence européenne vous délivre les principales objections qu'elle a en ce qui concerne l'utilisation de l'ivermectine.

Je vais vous reformuler cet extrait du communiqué de l'agence européenne en un langage un peu simple, direct et néanmoins plus châtié que celui que j'emploierais spontanément sur ce type de question:

"Il y en a quand même qui sont culottés de pondre des informations médicales fallacieuses et incomplètes dans les médias en gonflant des études scientifiques parcellaires... Déjà, une étude qui n'échantillonne que deux pelés et trois tondus ne peut pas être généralisable. En plus c'est un innommable fatras que nous ne pouvons pas démêler: quand on met des doses diverses et variées d'ivermectine dans différentes études et qu'en plus on nous fait des cocktails de cachetons, forcément que les études deviennent contradictoires, difficilement comparables et difficilement interprétables ! On veut bien faire un effort d'analyse, mais faut quand même pas pousser mémé dans les orties... Maintenant, oui, l'ivermectine peut bloquer la réplication du coronavirus. Mais il faut y mettre une telle dose que ce n'est pas autorisé pour de bonnes raisons: on ne soigne pas le coronavirus comme on exorcise en prescrivant deux caisses de Baygon Vert en spray."

Je pense que cela clarifie un peu la question...

hameau dans les nuages

@ Henri AUVINET | 13 avril 2021 à 08:29

Merci pour ce commentaire.
C'est fou ! Le traitement a été appliqué dans un EHPAD français où certains résidents avaient la gale. Le médecin a traité à l'ivermectine. Non seulement la gale a disparu mais il n'y eut aucun cas de covid et encore moins de décès covid. Le docteur a été convoqué par le Conseil de l'Ordre.
Il faudra bien juger à l'échelle nationale les responsables de cette mise en danger d'autrui.

caroff

Les innombrables débats qui fleurissent sur les chaînes d'info sont pour l'essentiel terriblement dépourvus d'intérêt ou alors il faut les regarder comme jadis l'on se rendait à Guignol pour s'esclaffer devant les contorsions des marionnettes et leurs dialogues manichéens.

Comme devant le théâtre miniature de notre enfance, nous connaissons par avance le contenu des réparties, et les opinions des uns et des autres se devinent aux mines enjouées ou défaites. Il y a le Barbier sentencieux, le Zéribi racaille marseillaise donneuse de leçons, la Lévy et sa voix de poissonnière, la Pina rêvant d'être le porte-parole officiel de l'Elysée, le Duhamel qui garde la grotte de l'audiovisuel depuis 1970, il y a...

Et puis parfois, une pépite ou deux comme sur CNews avec Christine Kelly et sa bande qui éclairent l'actualité avec talent et humour.
Mais malheureusement ces exceptions ne cachent pas la triste réalité: verbiage, déclaration à l'emporte-pièce de la part des "toutologues" de service qui se couvrent de ridicule dès qu'ils sortent du champ de leur expertise.

Sur Twitter, je m'étais étonné auprès d'un prof de fac spécialiste de l'histoire politique qui squatte les plateaux de télé plus qu'à l'envi, alors qu'il était intervenu sur l'islam sans en connaître les ressorts. Sa réponse fut confondante de naïveté et de vanité: "Je suis invité et je ne sais pas pourquoi je refuserais" !!

Un théâtre de marionnettes vous dis-je !

Aliocha

Chacun va y aller de sa justification personnelle, laissant les fleurs du silence à l'autre, fût-il Turc, s'humiliant au déni de soi-même qu'une France auto-détruite dans les incompréhensions de sa révolution estampille du sceau du roi c'est moi, et bla et bla, et reblabla, courant aux abîmes des divisions qui éparpillent jusqu'au cerveau des citoyens interprétant chacun le sultan au bac à sable des dominations obsolètes, à la merci du moindre trône ou du petit canapé, se disputant la coiffe à corne de bison pour investir tous les Capitole, à détruire la vérité au nom de la liberté.

La démocratie balbutie les virtualités de la parole qui pourtant ne s'en laisse pas conter, je n'ai pas dit compter, en sa capacité unique à s'incarner aux corps qui savent écouter, et n'ont pas besoin d'être d'accord pour s'entendre, autant dire se respecter.
Car oui, conter n'est pas compter, comme le dit une rabbine qui sait ce que veut dire incarner comme les réseaux savent désincarner, immolant textes et poètes à leurs sacralités, donnant à oublier que les humains matérialisent leurs rêves en racontant des histoires à se réveiller debout, enfin libres et capables d'aimer, accédant à la résurrection des corps de l'Esprit qui seul a su vaincre la mort.

"Et comme la tension des cordes pincées
sur la gigue et la harpe fait un cliquetis
pour qui à la musique est étranger,

émanant des lumières qu’alors je vis,
une mélodie envahissait la croix
et, sans connaître l’hymne, je fus ravi.
C’étaient bien sûr des louanges, pour moi,
car je percevais : "Ressuscite" et "Vaincs"
comme lorsqu’on entend mais ne comprend pas."

Chant XIV du « Paradis » de La Divine Comédie de Dante

Jacmor

"Le besoin de parler n'empêche pas seulement d'écouter mais de voir" (Marcel Proust)

Cela pourrait s'appliquer à l'ensemble des plateaux télé.

À ceux qui comprennent, peu de mots suffisent. Hélas, beaucoup de grands parleurs...

Marc Ghinsberg

Le commentaire est utile dès lors qu’il respecte un certain nombre de règles.

La première étant de s’appliquer à des faits réels, de s’appuyer sur des informations recoupées, de reposer sur des sources vérifiées, bref de respecter les règles élémentaires du journalisme.

La deuxième exige de la part du commentateur un minimum de connaissances sur le sujet traité. Cela évitera les contre-vérités proférées avec une autorité directement proportionnelle à l’incompétence du spécialiste auto-proclamé.

La troisième suppose une rigueur intellectuelle du commentateur qui doit se soumettre au principe de non contradiction. Combien de commentateurs sont capables de défendre à quelques jours d’intervalle des positions radicalement différentes. Certes, on a le droit de changer d’opinion, on a le droit de se tromper. Encore faut-il le reconnaître et l’expliquer. Trop souvent les changements de jugements sont dus aux variations de l’humeur du commentateur ou à une analyse initiale superficielle. Certains justifient leurs fluctuations par la revendication de pouvoir exprimer leur subjectivité. Soit, mais on prendra leurs jugements souvent péremptoires comme incertains par définition et provisoires par nature.

Enfin, et cette énumération n’est évidemment pas exhaustive, le commentateur doit dire d’où il parle. J’illustrerai ce propos à partir de l’exemple du professeur Philippe Juvin chef du service des urgences à l’hôpital Georges Pompidou, maire de la Garenne-Colombes, qui ne cache pas être candidat à la candidature LR pour la prochaine présidentielle. Souvent sollicité pour donner son avis sur la pandémie, outre que comme beaucoup il se soit régulièrement contredit, son commentaire de médecin avait manifestement pour but de critiquer systématiquement l’action du gouvernement. Interrogé en tant qu’expert médical, il répondait en tant que militant LR.

Un certain nombre de commentateurs sont utiles au débat par leur puissance d’analyse et la connaissance des sujets abordés, je citerai par exemple Alain Finkielkraut et Caroline Fourest.
D’autres, les plus nombreux, sont suffisants mais pas nécessaires. Ils se reconnaîtront.

GERARD R.

@ Tipaza
« Le rôle d'un président est-il vraiment de commenter son inaction, ses impuissances, ses rêves inachevés d'une Europe fédérale ridiculisée par le moindre Turc ? »

Non ! En principe, ce rôle devrait échoir à une presse qui soit libre, indépendante, neutre. Et on peut rêver... Éditoriale ! Seulement voilà, les vrais éditorialistes ont disparu, laissant la place à de vulgaires scribouillards mercenaires qui conchient là où on leur dit de conchier et rétribués pour ce faire par des patrons de presse avides de subventions publiques, autant que de se ménager les indulgences du régime en place. Idem pour les... « présentateurs-vedettes ». (Ça rime avec oreillette...)

Et c'est sans doute la raison pour laquelle, à la faveur du numérique, notre société a vu émerger des hordes de commentateurs tous azimuts, qui expriment les certitudes qu'on leur reproche, mais également et surtout... de plus en plus d'interrogations, voire de doutes. Ces derniers, précisément, seront impitoyablement traités d'ignorants ou pire : de complotistes. Ce qui visiblement ne les (nous) impressionne même pas. Et c'est très bien ainsi !

sylvain

« …ayant une conscience aiguë du caractère limité de mon savoir... » (PB) 

Eh bien, si vous pensez que vous êtes limité en savoir, que devrions-nous dire tous ici, ne soyez pas modeste.

Moi je me limiterai à mon savoir extrêmement limité qui me suffit amplement pour analyser sans limites, brut de décoffrage, toute l’actu et ses faits divers illimités variés et avariés.

Juste une petite fable pour illustrer, sans avoir besoin d'un savoir illimité, la débilité et les tares de l’islamogauchisme, celle du noir de gauche homo qui s'adresse avec arrogance, suffisance et mépris à un blanc de droite hétéro honteux et confus :

Le noir : je suis noir !
Le blanc : c'est cool !

Le blanc : je suis blanc !
Le noir : raciste !

Le noir : je suis de gauche !
Le blanc : c'est cool !

Le blanc : je suis de droite !
Le noir : fasciste !

Le noir : je suis homo !
Le blanc : c'est cool !

Le blanc : je suis hétéro !
Le noir : homophobe !

Voilà c'est tout pour aujourd’hui, ma modestie de blanc de souche catho de droite hétéro facho homophobe ni honteux, ni confus et fier de l'être me perdra.

Exilé

@ Tipaza
« Mais le meilleur commentateur à ce jour reste Emmanuel Macron qui va droit à l'essentiel, justement là on ne l'attend pas, et où lui-même ignore où il est. »

En quelque sorte il fait là du François Hollande qui mettait en scène, à la façon d'un présentateur TV, les conséquences de sa propre incurie et de sa propre incompétence après des massacres épouvantables causés par un islamisme que lui et les siens ont laissé proliférer en France.

Henri AUVINET

Et pendant ce temps-là nos "zélites" ne cessent de taper sur quiconque oserait dire "changez de cap et essayez autre chose": https://blog-gerard.maudrux.fr/2021/04/10/rtu-pour-livermectine-pourquoi-le-refus-de-lansm/

Achille

« Trop de légèreté et d'approximations de la part de ceux qui donnent leur avis et le sentiment que les chroniqueurs sont tenus, par une sorte d'obligation intellectuelle et d'honneur de débatteurs, de ne rien laisser passer sans qu'ils s'en mêlent. »

La société du commentaire a toujours existé. Simplement avant l’avènement du numérique, elle se localisait au Café du Commerce ou en bas des immeubles. Aujourd’hui elle se retrouve sur les plateaux télé, les réseaux sociaux et les blogs.

Le niveau est sensiblement le même. Les idées aussi, chacun déballe ses certitudes sans vraiment écouter les arguments des invités qui lui font face.

Certes les chaînes savent choisir les "bons clients", ce genre de personnalités que l’on déteste cordialement pour leurs propos provocants et leur vulgarité qui fait grimper l’audimat.

Ce qui est remarquable aussi avec les chaînes d’info continue c’est qu’elles sont capables de parler pendant des heures d’un événement dont elles n’ont pratiquement aucun élément. Nous avons pu le voir pas plus tard qu’hier avec le règlement de comptes qui s’est tenu devant un hôpital et qui a fait un mort et une blessée grave.
Et que chacun y va de son avis péremptoire, de son indignation vertueuse, de son émotion moraliste et ceci pendant toute l’après-midi !

Maintenant que les élections approchent - les régionales en juin prochain, mais aussi et surtout la présidentielle en mai 2022 - les politiques commencent à se manifester. Comme Benoît Hamon que l’on n’a pas entendu pendant trois ans et qui soudain se rappelle à notre mauvais souvenir.

Faut-il dénoncer la société du commentaire ? C’est inutile elle s’en charge très bien elle-même par ses petites délations quotidiennes.
On se croirait revenu au temps du Maréchal.

Tipaza

Après une nuit d'insomnie, je tombe sur le nouveau billet. Me vient en mémoire brusquement cet aphorisme d'Ernest Hemingway :
“Il faut deux ans à l’homme pour apprendre à parler et cinquante pour apprendre à se taire.”
Et encore, pour certains commentateurs du blog, la seconde leçon n'est pas complètement maîtrisée.

Et me vient également le seul vers d'une poésie japonaise, que j'ai oubliée :
"Les mots qu'on n'a pas dits sont les fleurs du silence."

J'ai été très critique envers les commentateurs officiels, en particulier ceux des chaînes d'infos en continu, mais je dois avouer que depuis quelque temps, je suis plus indulgent à leur égard.
Payés pour parler, ils parlent.
C'est un métier de parler pour ne rien dire, ou de répéter des lieux communs. Un métier difficile qui était enseigné en option dans feu l'ENA, c'était l'option ENB, École Nationale des Bavards.

Une option que nos dirigeants ont tous, sans exception, choisie en fin de cycle de l'ENA.
Commenter l'actualité, dire ce qu'il faut faire, ce qu'on fera demain, plus tard, bien plus tard, c'est devenu la spécialité des présidents.
Telle la rumeur qui se répand en s'amplifiant, cette mauvaise manie a commencé assez tôt, elle s'est insinuée avec Sarkozy, mais c'est avec Hollande qu’elle est devenue la marque de nos présidents.
Cet homme avait l'art de commenter ce qu'il ne faisait pas et qu'il devait faire.
Et s'il est vrai que les platitudes des commentateurs télé sont assommantes, que dire de celles de Hollande, bien tournées, remarquablement explicitées.
Elles avaient le mérite de laisser à la postérité quelques aphorismes qui resteront, comme le fameux : "Ça ne coûte rien, c'est l'État qui paye".

Mais le meilleur commentateur à ce jour reste Emmanuel Macron qui va droit à l'essentiel, justement là on ne l'attend pas, et où lui-même ignore où il est.

C'est le sublissime "Nous sommes en guerre", oubliant d'ajouter, nous n'avons pas les armes, masques, vaccins, mais s'empressant d'ajouter l'Europe pourvoira à tous nos besoins, comme le Bon Dieu pourvoie aux petits oiseaux, si on en croit François... d'Assise, le vrai.
On sait que les petits oiseaux sont de moins en moins nombreux, en voie de disparition, et les pensionnaires d'Ehpad également.

Une dernière remarque, brève, pour laisser les fleurs du silence s'épanouir.
Le rôle d'un président est-il vraiment de commenter son inaction, ses impuissances, ses rêves inachevés d'une Europe fédérale ridiculisée par le moindre Turc ?

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