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17 avril 2021

Commentaires

Patrice Charoulet

À la radio, j'entends qu'une liste socialiste* aux prochaines régionales a décidé de se nommer « L'Alternative ». C'est mal commencer que de commencer par une faute de français.

*région Auvergne-Rhône-Alpes

Aliocha

Il est des hasards proustiens qui résonnent comme les raisons du destin, et l'infusoire résout sa querelle comme la nation qui le contient, le mot est dieu en l'aphorisme, merci professeur, de souligner que Cioran l'athée est un religieux comme les autres.

Tipaza

@ Lucile | 19 avril 2021 à 11:45

Bien content de vous savoir en forme... physique.
Pour le mental, vous dites:
"Plusieurs fois j'ai commencé à rédiger un petit commentaire, mais je n'ai pas pu terminer, faute d'inspiration."
Qu'importe l'inspiration, exprimez-vous simplement, par exemple comme vous venez de le faire dans ce commentaire. Souvenez-vous que le mieux est l'ennemi du bien ;-)

Maintenant si vraiment vous ne savez pas quoi dire, faites comme Aliocha, recopiez des pages de Proust choisies au hasard.
Il y a trois volumes dans la collection de La Pléiade, chacun faisant environ 1 300 pages.
Bon, je blague... un peu... quoique ;-)

Achille

@ caroff | 19 avril 2021 à 15:12
« Je plussoie !! »

J’avais bien remarqué que vous ne m’aimiez pas ! 😊

caroff

@ sbriglia 6h29
"...Et de la part d’un commentateur qui sait mesurer ses interventions, ne laisse ici qu’avec parcimonie ses déjections prudhommesques, ne fulgure que dans la banalité, nous abreuve de ses silences, sachons, mes frères, sachons en prendre de la graine."

Je plussoie !!

Achille

@ Ninive | 19 avril 2021 à 11:25
« Ne pas vous lire est le meilleur moyen de conserver l'équilibre naturel réservé aux ânes bien nées. »

Aucune importance en ce qui me concerne.

Lucile

@ Tipaza

Je suis touchée que vous preniez de mes nouvelles. Plusieurs fois j'ai commencé à rédiger un petit commentaire, mais je n'ai pas pu terminer, faute d'inspiration.

Aujourd'hui, un passage du billet de Philippe Bilger me remet le pied à l'étrier. Moi qui au départ ai rejoint ce blog par fureur contre toute pédagogie politique ou médiatique, j'apprécie son entreprise de déminage contre "une compréhension molle", une "tolérance coupable", une "légitimation constante d'une réalité insupportable", entretenues par un "conformisme massif" dont il énumère, non sans courage, les tenants ; sans oublier sa petite remarque sur cet "esprit public vicieusement gouverné".

Ma seule objection : je n'appelle pas cela de la "contre-programmation", qui serait une autre forme de programmation, mais l'exercice d'une pensée libre, comme une invitation.

Ninive

@ Achille | 19 avril 2021 à 09:56

Vous êtes exactement ce que vous reprochez aux autres avec en plus la mauvaise foi innée du socialiste de base, réfugié aujourd'hui chez La Racaille En Marche. Ne pas vous lire est le meilleur moyen de conserver l'équilibre naturel réservé aux âmes bien nées.

F68.10

@ Ninive
"Puisque le blog se met en fête à l'évocation de la contre-vérité, pardon de la contre-programmation..."

Je ne me mets pas en fête à l'évocation de la contre-programmation. C'est quelque part un peu l'aveu d'échec à organiser une société où on règle les problèmes intelligemment. C'est, par contre, parfois nécessaire.

Je ne connaissais pas Pierre Repp. Belle performance.

Denis Monod-Broca

@ Tipaza

Très belle, cette prière du para, je ne la connaissais pas, merci.

"car vous seul donnez
ce qu’on ne peut obtenir que de soi"

Quelle belle vision de la prière !
N'est-ce pas la prière que devrait dire la France, au lieu d'attendre d'autrui ce qu'elle n'obtiendra évidemment jamais de lui ?

Ninive

@ F68.10 | 18 avril 2021 à 16:11

Puisque le blog se met en fête à l'évocation de la contre-vérité, pardon de la contre-programmation, je vous propose une leçon de contrepèterie par le maître en la matière Pierre Repp.

https://www.youtube.com/watch?v=G29smmtOfIg

Achille

@ sbriglia | 19 avril 2021 à 06:29

Je vous ferai juste remarquer que contrairement à certains esprits plus ou moins bien inspirés de ce blog:

- Je m’efforce de répondre au thème du billet avec des arguments qui ne sont évidemment pas les vôtres, mais qui n’en sont pas plus idiots si j’en juge par la situation pitoyable des oppositions, aussi bien à droite qu’à gauche, qui se cherchent toujours un leader pour terrasser "Jupiter".

- Mon ego ne me pousse pas à jouer les Trissotin en étalant ma science sur n’importe quel sujet, à grands jets de liens, de citations puisées dans mon carnet à spirale ou sur Internet.

- Je ne déballe pas tous les jours en boucle les mêmes lamentations qui relèvent de l’obsession sur un gouvernement qui fait ce qu'il peut dans un pays de plus en plus ingérable.

- Je m'efforce, c'est vrai, de répondre à chaque billet, car je trouve que c'est un excellent exercice intellectuel pour les gens de mon âge. Ça me change du sudoku, des mots fléchés ou de regarder des émissions crétinisantes à la télé.

Je vous invite à en faire autant. À défaut de guérir vos malheurs prostatiques, cela ne pourra qu'être profitable à vos cellules grises.

Tipaza

À la contre-programmation régalienne, il faudrait ajouter une contre-programmation lapidaire.

Non, je ne veux pas lapider les femmes infidèles, je veux parler des formules lapidaires par lesquelles les politiques espèrent convaincre le bon peuple de se laisser berner.
L'hypnose en quelques mots, deux ou trois pas plus.

De la "force tranquille " de Mitterrand à "l'identité heureuse" du roide Juppé, qui provoquait chez moi des crises de sinistrose, voici qu'apparaît aujourd'hui la nouvelle formule de Jupiter, "la vie paisible".

Aussi grotesque que le slogan de Juppé, avec en plus l'implicite déclaration de n'avoir jamais connu les matins difficiles et les fins de mois des Gilets jaunes par exemple.

Dans l'état de désordre complet où nous vivons, une seule prière est de mise :
La Prière du Parachutiste, dont voici les premiers et derniers vers:

"Je m’adresse à vous, mon Dieu,
car vous seul donnez
ce qu’on ne peut obtenir que de soi.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.

Je ne vous demande pas le repos
ni la tranquillité
ni celle de l’âme, ni celle du corps.

Je ne vous demande pas la richesse
ni le succès, ni peut-être même la santé.
(.../...)
Mais donnez-moi aussi le courage
et la force et la foi.

Car vous seul donnez
ce qu’on ne peut obtenir que de soi."

sylvain

Le verdict honteux ignoble de Viry-Châtillon a des soutiens de poids dès ce matin :

Gérard Leclerc le faux nez sur CNews : "c'est pas si simple, c'est plus compliqué que ça"...

Fenech le corporatiste complice de ses collègues magistrats qui prend les citoyens pour des imbéciles et des demeurés et salue ce verdict.

Tous insistent : "c'est un jury populaiiiiire, attention ce ne sont pas les magistraaaats...!"

Fastoche de renvoyer la balle sur des jurés malléables à souhait, lobotomisés et façonnés par de juges qui les obligent à penser dans le sens du vent islamogauchiste sous peine d'être culpabilisés et mis à l'index par les autres jurés ; ça a été très bien expliqué par un intervenant sur ce blog.

Jury populaire ? J'aimerais voir la tête de ces jurés populaires, connaître leur penchants politiques, leur couleur, leur religion, leurs origines...

La mission de la justice est de mettre des bâtons dans les roues de la police et continuer l'oeuvre de Macron, créer un max d'insécurité, faire monter le RN et être sûr de le battre aux élections.

Machiavélique, sadique, mais efficace pour ce tueur de peuple.

sbriglia

"Il est vrai que certains contributeurs conçoivent ce blog comme une auberge espagnole. Ils s'installent tranquillement en amenant leurs provisions et exposent bruyamment leur avis à la cantonade, se moquant éperdument de la gêne qu’ils occasionnent à entourage.
Et quand on en leur fait la remarque, ils se vexent !"
Rédigé par : Achille | 18 avril 2021 à 20:39

...Et de la part d’un commentateur qui sait mesurer ses interventions, ne laisse ici qu’avec parcimonie ses déjections prudhommesques, ne fulgure que dans la banalité, nous abreuve de ses silences, sachons, mes frères, sachons en prendre de la graine.

« Mon mari commente chez Monsieur Bilger... n’est-ce pas chéri ? »

Claude Luçon

Philippe fixe sa cravate et sait accorder les couleurs de ses vêtements mieux que Zemmour !
Ce qui confirme ce que je pense de Zemmour : c'est un homme très approximatif car, corollairement au proverbe
"L'habit ne fait pas le moine", l'habit fait le commentateur, car c'est le reflet de sa pensée.

F68.10

@ Patrice Charoulet
"Les religions se réduisent à des croisades contre l'humour."

Vous ne connaissez visiblement pas le livre sacré des discordiens: le Principia Discordia, sous-titré "Comment j'ai trouvé la déesse et ce que je lui ai fait quand je l'ai trouvée: Le Magnum Opiacé de Malaclypse le jeune, où est expliqué absolument tout ce qu'il faut savoir sur absolument tout."

"On n'habite pas un pays, on habite une langue."

Ce qui est aussi un problème.

"N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi."

Au détail près qu'il ne faut pas faire semblant de ne pas savoir ce que l'on sait au prétexte qu'il faudrait être tolérant ou courtois. Ce n'est pas être tolérant que de laisser les foutaises se propager, ni courtois de faire semblant de ne rien savoir pour éviter la confrontation verbale avec les illuminés.

"Ce qui est fâcheux dans les malheurs publics, c'est que n'importe qui s'estime assez compétent pour en parler."

Rien n'interdit de critiquer ceux qui ont la critique trop facile.

"Arrivé à un certain âge, on devrait changer de nom [au sujet des pseudos] et se réfugier dans un coin perdu."

Il n'est jamais trop tard pour communiquer ses idées. Surtout si elles valent quelque chose. Pseudonyme ou pas.

"Ce matin, après avoir entendu un astronome parler de « milliards de soleils », j'ai renoncé à faire ma toilette : à quoi bon se laver encore ?"

Peu importe que nous soyons minuscules: nous ne sommes pas pour autant insignifiants. La création artistique montre bien que nous sommes loin de ne rien valoir. Collectivement parlant.

"Avoir des ennemis est une grande responsabilité. Mon fardeau me suffit, je ne peux plus supporter celui des autres."

Vous semblez broyer du noir. Gardez en tête que jusqu'à votre dernier souffle, vous n'êtes pas sans influence, certes modeste, sur la marche du monde. De cela, j'en suis bien convaincu, et j'ai pourtant bien approfondi la question.

Giuseppe

Un journaliste qui écoute et laisse parler, Rioufol qui interroge, Malika Sorel-Sutter impériale dans sa transcription et dans l'analyse, grande leçon de lucidité sans langue de bois, toujours la note juste et le tempo ajusté.
Je ne sais si le journaliste était sous le charme - je ne le connaissais pas - mais il a su se taire quand il le fallait, et intervenir juste ce qu'il fallait.
Rioufol apaisé mais dans son élément dans cette vision politique construite à trois était bien loin des débats énervés et contre-productifs d'une Léa Salamé qui me fait penser plus à un sémaphore qu'à du journalisme intelligent et didactique.

Giuseppe

@ Exilé | 18 avril 2021 à 19:43

La Simca 1500 (double carburateur) de mon père gris métallisé, je sors du resto U l'aile bien cabossée, un jeune couple d'étudiants m'aborde et me décrit les fautifs et leur véhicule, deux journées complètes à traquer toutes les cités U de Toulouse, enfin je les retrouve.
Tout seul une pince à décoffrer à la main, j'aurais pu mal tomber, j'étais au sommet de ma forme, inconscient sans doute, ils m'ont payé toute la réparation chez le carrossier à la sortie de Rangueil à l'époque.
Ce n'était pas mon gagne-pain la voiture, bien sûr cela ne se fait pas, mais un jour un policier tirera, et puis un autre, si tout n'est pas mis sur la table, le sentiment d'impunité est terrible pour un citoyen, je pense qu'aujourd'hui comme l'a dit Gérard Collomb deux mondes sont face à face.

Patrice Charoulet

PREMIER FLORILEGE CIORAN

@ aux chrétiens

Plus on déteste les hommes, plus on est mûr pour Dieu, pour un dialogue avec personne.

Les religions se réduisent à des croisades contre l'humour.

Je me permets de prier pour vous.
Je le veux bien. Mais qui vous écoutera ?

Jacqueline Pascal loue les progrès que son frère était en train de faire dans le « désir d'être anéanti
dans l'estime et la mémoire des hommes ».

@ Eric Zemmour

Les violents sont en général chétifs.

@ au fils de Philippe Bilger, Jean-Baptiste Bilger, auteur d'un excellent « Chamfort »

Plus encore que dans le poème, c'est dans l'aphorisme que le mot est dieu.

@ aux nationalistes

Un homme qui se respecte n'a pas de patrie.

On n'habite pas un pays, on habite une langue.

@ aux Gilets jaunes

L'homme sensé ne s'abaisse pas à protester.

@ aux singes

Au zoo - Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.

@ Robert Marchenoir

La première condition pour devenir un saint est de supporter les visites.

@ aux convaincus

N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi.

@ aux incompétents

Ce qui est fâcheux dans les malheurs publics, c'est que n'importe qui s'estime assez compétent pour en parler.

@ aux pseudos

Arrivé à un certain âge, on devrait changer de nom et se réfugier dans un coin perdu.

@ Alfred LELEU et Savonarole

Le jargon philosophique passe aussi vite que l'argot. La raison ? Le premier est trop artificiel ;
le second, trop vivant. Deux excès ruineux.

@ à tous

En tant qu'orang-outang proprement dit, l'homme est vieux ; en tant qu'orang-outang historique, il est relativement récent : un parvenu.

Des fossoyeurs font des enfants, des incurables abondent en projets, des sceptiques écrivent.

L'unique confession sincère est celle que nous faisons indirectement – en parlant des autres.

Par malheur, dès qu'on prie, on doit prier comme tout le monde.

Je trouve plus de réconfort auprès d'un empereur fatigué (1) qu'auprès d'un prophète fulgurant (2)
(1) Cioran songe à Marc-Aurèle (2) Cioran songe à Nietzsche

La lucidité : un martyre permanent.

Ce matin, après avoir entendu un astronome parler de « milliards de soleils », j'ai renoncé à faire ma toilette : à quoi bon se laver encore ?

On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévore tel ou tel que pour le plaisir de le vomir.

Dès que quelqu'un se convertit à quoi que ce soit, on l'envie tout d'abord, puis on le plaint, ensuite on le méprise.

Toute forme de hâte, même vers le bien, trahit quelque dérangement mental.

@ à moi-même

Lettres et journaux intimes, c'est-à-dire ce qu'il y a de moins faux en littérature.

Avoir des ennemis est une grande responsabilité. Mon fardeau me suffit, je ne peux plus supporter celui des autres.

Achille

« J'en profite pour battre en brèche la manière dont certains conçoivent mon blog : outre la permission de libérer leur parole à eux (ce qui ne m'intéresse pas)… »

Il est vrai que certains contributeurs conçoivent ce blog comme une auberge espagnole. Ils s'installent tranquillement en amenant leurs provisions et exposent bruyamment leur avis à la cantonade, se moquant éperdument de la gêne qu’ils occasionnent à entourage.
Et quand on leur en fait la remarque, ils se vexent !

Exilé

@ Giuseppe | 18 avril 2021 à 14:24

Émouvant.
Mais tout cela ne relève que du sentiment d'insécurité, n'est-ce pas ?

F68.10

@ Ninive
"Il vaut mieux que cela ne vous intéresse pas car sans cela il vous serait trop difficile de continuer à nous donner cette parole dont nous abusons sans cesse."

Je pense que la phrase de Monsieur Bilger - qui se complète ainsi: "il [ce blog] aurait à se confondre avec l'écrit d'un journaliste ou d'un historien alors que sa seule richesse est précisément de donner libre cours à une subjectivité qui s'enrichit des contradictions qu'on lui apporte, si on accepte d'appréhender le fond du billet." - faisait référence à celle de Lodi sur le billet précédent: "Cela [la rectification] élève sa démarche au niveau de chercheur prenant les avancées de la science en compte lors de la réédition de ses livres." Pour autant que je puisse en juger.

Il va de soi que Monsieur Bilger est libre de donner à son blog la forme qu'il entend.

Ce qui, à ma connaissance, ne m'ôte pas pour autant le droit d'approuver la pratique même de la rectification.

Sur le fond du billet: la contre-programmation est une pratique légitime. Il convient simplement de ne pas se cacher de le faire. Zemmour est franc sur le sujet. Monsieur Bilger semble être entré en mode introspection sur le sujet. Cela reste honnête. C'est l'essentiel.

Constat qui, à ma connaissance, n'ôte à personne le droit d'approuver ou de réprouver la pratique de la contre-programmation.

De toute manière, ne pas faire de la contre-programmation n'est possible que lorsque les interlocuteurs sont ouverts à des modes d'argumentation intelligents. Ce qu'on appelle la tolérance au sens noble du terme. Quand ce critère n'est pas acquis, il n'y a nul besoin d'être plus royaliste que le roy en terme d'honnêteté intellectuelle et de... tolérance.

hameau dans les nuages

@ Giuseppe | 18 avril 2021 à 14:24

Beau commentaire.

Mais n'oubliez pas que l'on veut aussi interdire aux enfants de rêver de voler.

Patience ! Patience ! La reprise de volée arrive !

Ninive

Monsieur Philippe Bilger,

Votre présent billet est une clarification et une mise au point de vos interventions écrites ou verbales sur différents sujets qui forment l'actualité du moment.

Vous allez jusqu'à avouer : "J'en profite pour battre en brèche la manière dont certains conçoivent mon blog : outre la permission de libérer leur parole à eux (ce qui ne m'intéresse pas)"...

Il vaut mieux que cela ne vous intéresse pas car sans cela il vous serait trop difficile de continuer à nous donner cette parole dont nous abusons sans cesse.

Giuseppe

Petite digression, quoique... En lisant le verdict rendu : "Policiers brûlés à Viry-Châtillon : cinq condamnations et huit acquittements qui provoquent la colère des avocats des victimes..."

J'ai pensé que ces magistrats ne font pas du vélo, ne s'aiment pas, a fortiori ne connaissent pas la vie d'un policier, la voiture incendiée, une vie carbonisée par d'immondes crapules.
Si j'ai bien compris, des années-lumières séparent le réquisitoire de la sanction, comment est-ce possible !?

Et toujours pas de révolution intellectuelle, la vie des gens, le bonheur et le salut qui ne tient qu'à un pédalier, mourir un jour dans une voiture de police... Ces magistrats vivent hors du monde parce qu'ils n'ont jamais possédé un vélo:

Chronique de Pierre Adrian : le voleur de bicyclette (L'Equipe)
"J'ai comblé un retard culturel considérable en regardant pour la première fois Le Voleur de bicyclette de Vittorio de Sica. Son titre m'était si familier que je pensais l'avoir vu de fait ; il n'en était rien. Sorti en 1948, le film emblématique du néoréalisme raconte la mésaventure de Ricci, jeune prolétaire qui s'endette afin d'acheter une bicyclette, outil nécessaire pour devenir poseur d'affiches. Sur son vélo, Ricci regagne sa fierté. Celle du travailleur, et de l'homme indépendant qui n'a plus besoin de s'agglutiner dans l'autobus pour rejoindre son logement.
Il gagne sa vie, il roule. Et quelle n'est pas la joie de Bruno, son fils, quand son père le dépose au travail chaque matin à bicyclette. La suite, hélas, tient dans le titre du film. Ricci se fait voler la bicyclette et perd son travail. Avec le petit Bruno, il erre dans Rome à la recherche du voleur.

Qui s'est déjà fait voler sa bicyclette connaît le sentiment d'injustice qui habite le pauvre Ricci, son impuissance. Et le terrible décalage entre la banalité de l'acte et sa portée sentimentale. La disparition d'un vélo est vexante. Car il arrive qu'on crée une relation intime avec sa bicyclette. Elle supporte nos efforts, elle nous accompagne matin et soir, elle nous porte au travail, à la maison, chez l'être aimé. La savoir entre les mains d'un inconnu, trafiquée, revendue, banalisée, est un vrai déchirement. Chez un enfant, le vol de bicyclette appartient à la prise de conscience progressive de l'existence du mal.

Il paraît qu'en France quelque 400 000 bicyclettes disparaissent chaque année. Je m'en suis fait chiper trois en trente ans, dont le joli Bianchi vert anis qui m'avait conduit de Paris à Munich par les routes secondaires, une semaine d'hiver. Mais la perte la plus douloureuse fut sans doute celle d'un VTT offert à Noël et dérobé à Rouen devant l'appartement de mes grands-parents en 2003. Le soir même, je me souviens, le PSG s'inclinait en finale de Coupe de France (1-2) contre Auxerre.

Après le match, je m'étais isolé pour pleurer dans le jardin, maudissant cette journée noire. Avec le vol d'un vélo et la défaite du PSG, le monde d'un garçon de 11 ans s'écroulait. Plus accablant encore fut le regard de ma mère, ses yeux plus tristes que ma tristesse. Je l'imaginais en train de choisir le vélo chez Décathlon parmi tous ces gens, sans rien connaître, se laisser guider par un vendeur. Je la voyais en train d'installer courageusement le vélo dans le coffre de la voiture. Tout ce temps donné pour son fils.

Alors les voleurs doivent savoir que ce n'est pas une bicyclette qu'ils dérobent. C'est le métier de Ricci, la fierté d'un enfant, ses souvenirs, le plaisir d'offrir. Ce samedi-là, à Rouen, le malfaiteur n'avait pas seulement chipé le VTT d'un garçon. Il avait mis dans les yeux de ma mère une lumière triste qui me bouleverse chaque fois que je la retrouve. Il avait dérobé sa joie. Le voleur de bicyclette avait offensé ma mère."

https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Chronique-de-pierre-adrian-le-voleur-de-bicyclette/1243441

On m'a volé deux vélos, par naïveté à l'époque - j'ai ressenti la même blessure - mais mon Bianchi bleu-vert d'eau ils ne l'auront pas, contrairement à celui de l'auteur de l'article.
Quand donc va-t-on prendre la mesure de ces crapules, elles gagnent toujours un peu plus de terrain.
Un policier dans le coma, brûlé et les autres aussi juste parce qu'ils sont les gardiens du troupeau... Vite, parce que là les citoyens étouffent, les policiers vont en mourir, mais que fait la justice ? C'est désespérant, le pire est que ces policiers n'avaient même pas de vélos pour vivre, juste le droit à défendre.

caroff

Si la gauche représentée par des partis politiques rendus à l'état moléculaire est au plus bas dans les intentions de vote des Français, c'est au moins pour deux raisons:

- le régalien et l'identité, les références patrimoniales, les rites (à ce propos les funérailles du prince consort Philip furent l'exemple même d'un rituel qui cimente une Nation), sont considérés comme quantité négligeable par LREM, le PS, EELV et autre débris gauchistes.

- LREM est un parti de gauche. Il en a capté tous les emblèmes: détestation de l'Histoire de France, génuflexions devant le Tiers-Monde, délinquance et violences, explosion de la dette publique, immigration incontrôlée. Où sont les différences avec l'époque Hollande-Taubira-Vallaud-Belkacem ? Il ne reste donc rien pour les étiquettes dites "progressistes".

Au fond, beaucoup d'électeurs sentent qu'il n'y a plus rien à attendre de Macron mais de façon désespérante, aucune lueur ne vient du côté de la droite. Pourtant la période est propice pour enfoncer les clous sur le cercueil de LREM !

Denis Monod-Broca

@ Aliocha

Merci pour ce formidable texte de Proust que je ne connaissais pas.
Chacun des êtres humains que nous sommes n’est rien d’autre, ou guère plus, qu’une cellule de cet être fait d’humains qu’est la nation (héritière de tribus, peuplades, royaumes...) à laquelle nous appartenons.
Cette vision de la réalité est, je crois, juste. Elle fut en vogue. La société des nations ne porte pas ce nom pour rien. Mais elle est mal vue désormais. Elle est même complètement rejetée, au moins dans nos pays qui se veulent modernes et progressistes. Cela ne peut conduire qu’à la décomposition et la mort. Si en effet les cellules composant un organisme vivant perdent la notion de la différence entre le soi et le non-soi, comme disent les biologistes, cet organisme ne peut que mourir.

Le fait que, à la différence des cellules, nous soyons capables de penser, devrait nous donner un avantage. Mais peut-être pas. Si nous en arrivons, par la pensée, à nier ce que nous sommes, à refuser notre condition, nous sommes cuits.
Politiquement, faire le choix de la souveraineté, c’est cela, c’est accepter le réel, le voir tel qu’il est, c’est être la France puisque c’est cela que nous sommes.

sylvain

Respects à Monsieur le maire de Viry-Châtillon !

J'ai écouté sa réaction ce matin suite à la honte du verdict en faveur des racailles, tout est dit et bien dit sur cette pourriture de justice qui continue à se vautrer dans sa fange nauséabonde.

Ce ne sont plus de beaux termes comme "programmation régalienne" qu'il faut employer, ça ne veut plus rien dire tous ces gadgets inutiles débiles mais envoyer des bulldozers dans cette ordurerie judiciaire criminelle ; on a bien compris que les ordres viennent de "là-haut" mais ces juges odieux ignobles s'accommodent fort bien de ce soutien "régalien" honteux, étant donné qu'à l'ENM, l'Ecole Nationale du Meurtre, il n'en ressort que des magistrats gauchistes.

Depuis l'ignoble et sordide Sire-Marin du SM mur des cons qui a inauguré la haine antipolice, ils sont formés pour répandre l'insécurité, la haine, le crime ; Badinter a commencé avec sa culture de l'excuse des racailles, EDM, le chauffeur de salles des prisons, a mis la surmultipliée avec les excuses permanentes des crimes renommés : bouffées délirantes de chaleur dues aux drogues, hallucinations, gestes divins commandés par Allah... etc. etc. applaudi par toute la lie de la fange de la société.

Le pire, ce matin Maud Bregeon, porte-parole lèche-babouches de LREM, La Racaille En Marche, est venue soutenir les actions de son gouvernement sans aucun scrupule ni remords.

Pour trouver plus pourri que ces LREM, mission impossible, le pire à venir ce sera la réélection de ces fous dangereux en 2022.

LREM, EELV, LFI, le triumvirat du crime contre un peuple, un néonazisme revisité sauce islamogauchiste macronienne.

Isabelle

Future programmation de l'union des gauches ! Affaire à suivre de très près.

Nous avons la droite la plus bête du monde. Les socialos n’ont pas de pudeurs de gazelle. Ils vont peut-être envisager une alliance avec l’extrême gauche et personne ne bronche.

https://twitter.com/GWGoldnadel/status/1383509547373850629

Après Macron, un autre cauchemar en marche, l’union des gauches ! Attention, danger !

Xavier NEBOUT

@ Giuseppe

Les 10 000 000 de citoyens les plus pauvres seraient plus riches si les 10 000 000 qui parasitent le plus la société travaillaient, et 10 000 000 de plus avec les retraités qui ne devraient pas l'être.
L'âge de la retraite pour un magistrat ne devrait, par exemple, pas être en dessous de 80 ans.


Xavier NEBOUT

Pour info: le Reg, c'est le roi.
Et ce matin, la réflexion est à la résurrection. On parle d'aller sur Mars, mais on ne veut surtout pas s'intéresser à l'éternité de l'âme.
Le rapport avec la choucroute ? C'est qu'il n'y a pas d'éternité de l'âme sans honneur...

Tipaza

@ Denis Monod-Broca | 18 avril 2021 à 10:01
"Seule vraie et bonne question : qui imiter ?"

Son miroir pardi !
Cet être cher que nous adorons et qui pourtant nous trahit en permanence en nous inversant.

Je me demande si ce n'est pas cette adoration narcissique qui a conduit Louis XIV à réaliser la galerie des Glaces à Versailles.

Bon, autrement c'est dimanche, on a droit à une contre-programmation girardesque !
Il y a longtemps qu'on n'a pas vu Lucile. Tout va bien ?

Aliocha

La liberté de s'élever contre ne dissimulera jamais plus la vérité que l'identité ainsi constituée est aussi irréelle et fallacieuse que la faute dénoncée qui, elle aussi, n'a jamais trouvé sa réalité que dans une dénonciation, le débat n'étant plus alors que longues et fastidieuses justifications d'une comédie d'erreurs réciproques détachées des soleils véritables, en l'orbite desquels nous avons pourtant les moyens de nous inscrire, si nous admettions d'en méconnaître la trajectoire plus qu'humaine, partageant alors ce sentiment d'incertitude.

Car, admettant ce sentiment, il est ainsi possible d'établir le constat raisonnable du point où nous en sommes, où correct et incorrect sont les deux faces d'une erreur partagée qui ne trouve identité qu'en s'agrippant l'un à l'autre, se vouant à nier que l'un sans l'autre sont parfaitement et similairement égarés, pour mieux ne pas répondre avec confiance à une invitation pourtant clairement formulée, acceptant la mission de poursuivre, comme le signifie Dostoïevski en Raskolnikov, l’écriture d’un nouveau récit, où commence une seconde histoire, l’histoire de la lente rénovation d’un humain, de sa régénération progressive, de son passage graduel d’un monde à un autre, où victimes et bourreaux sont ensemble invités à appréhender cette nouvelle perspective, n’étant plus rien de défini, ayant perdu toute identité agrippée contre une autre, accédant alors follement à ce tout qui est à nous, même si nous ne le connaissons que graduellement en cet effort démocratique, celui-là qui nous propose la rigueur des lois de sa sagesse.

On pourra bien sûr accuser de monomanie prosélyte l'expression de cette réalité, et c'est ici que je rejoins notre hôte, on ne saura que nier la similitude qui existe entre la partie et le tout, que les infusoires minuscules que sont les individus ont néanmoins la capacité d'exercer l'exigence qui permettrait d'emprunter les chemins de la connaissance de soi-même, route ouverte à nos pieds tremblants où pas à pas nous prenons conscience de librement nous y engager, condition indispensable à l’établissement d’une société apaisée :

"Mais de même qu’il est des corps d’animaux, des corps humains, c’est-à-dire des assemblages de cellules dont chacun par rapport à une seule est grand comme une montagne, de même il existe d’énormes entassements organisés d’individus qu’on appelle nations ; leur vie ne fait que répéter en les amplifiant la vie des cellules composantes ; et qui n’est pas capable de comprendre le mystère, les réactions, les lois de celles-ci, ne prononcera que des mots vides quand il parlera des luttes entre nations. Mais s’il est maître de la psychologie des individus, alors ces masses colossales d’individus conglomérés s’affrontant l’une l’autre prendront à ses yeux une beauté plus puissante que la lutte naissant seulement du conflit de deux caractères ; et il les verra à l’échelle où verraient le corps d’un homme de haute taille des infusoires dont il faudrait plus de dix mille pour remplir un cube d’un millimètre de côté. Telles depuis quelque temps, la grande figure France remplie jusqu’à son périmètre de millions de petits polygones aux formes variées, et la figure remplie d’encore plus de polygones Allemagne, avaient entre elles deux une de ces querelles, comme en ont, dans une certaine mesure, des individus. "

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_Le_Temps_retrouv%C3%A9,_tome_1.djvu/106

Giuseppe

"Il a déclaré : "Je fais de la contre-programmation idéologique face à tous les médias qui vont dans un sens et qui fascisent toute opinion dissidente ou patriote". Définissant ainsi sa mission, il est clair qu'il l'exerce avec talent et intelligence." (PB)

Alors vite revenons à l'essentiel, puisque l'on parle réindustrialiser, ne plus perdre de temps comme pour les vaccins, un patron de France, Carlos Tavares, a rejoint Stellantis, nous avons ce qu'il faut, virons tous ces énarques alors que le Président veut que tout change pour que rien ne change.
Imperato pour redorer un blason. Les mains dans le cambouis, "the right man in the right place", comme disait notre numéro un, fuyons les gonfleurs d'hélices et au boulot ! Le placage offensif, pour regagner les ballons perdus.

Et pendant ce temps en Allemagne, Pfizer/BioNTech et... la marque aux anneaux, ça ne s'invente pas, et pourtant nous avons des bons dans notre beau pays, le drame est que ceux qui dirigent sont dans la pantoufle comme dirait Vincent Jauvert, pas dans la clé à molette ni la bétonnière.

"Les modèles haut de gamme et les SUV ont connu un succès particulier en 2020, les livraisons de l'Audi Q3 et de l'Audi A6 ayant notamment augmenté respectivement de 18.1 et 11.8 % par rapport à l'exercice 2019, tandis que l'Audi e-tron et l'Audi e-tron Sportback, faisaient l'objet d'une croissance de leur demande de près de 80 % par rapport à l'année précédente. Des résultats en hausse qui ont enfin également profité à Audi Sport GmbH, qui a vu la livraison de ses modèles augmenter de 16.1 % par rapport à 2019."

Quand se met-on au boulot avec des faiseurs, on fait ce qu'il y a de meilleur quand on a les meilleurs, l'intendance suivra comme disait Mongénéral du social, du référendum et du citoyen.

sylvain

"Il a déclaré : "Je fais de la contre-programmation idéologique face à tous les médias qui vont dans un sens et qui fascisent toute opinion dissidente ou patriote" "

C'est ce que je dis et répète à longueur de temps :

"Zemmour est le seul héros résistant en France face aux ligues, meutes et hordes fachos racistes antiblancs, antiFrance islamogauchiasses EELV LFI PS PCF racialistes indigénistes zéribistes joffrinistes traoristes et les smalas tribales Obono Sy Diallo Jordana Pulvar etc. constamment mis à l'honneur par l'ordurerie merdiatique : France Inter renommée Farce Sphincter, Libérach... l'Immonde, Merdiapart... aux ordres du pouvoir collabo islamo macronien immigrationniste."

C'est plus long mais plus précis plus imagé plus efficace et surtout réel prouvé chiffré tout comme Zemmour l'affirme preuves à l'appui.

C'est pour cela qu'il est toujours condamné harcelé vilipendé par la pourriture islamogauchiste collabo soumise macronienne, c'est un vrai héros, tout ce qu'il dit se vérifie de jour en jour malgré l'étouffoir idéologique de la propagande officielle :

Macron : "cachez tous ces crimes que je ne saurais voir !"

EDM : "ce ne sont que des fantasmes d'esseutrêmeuuu drouâââte !"

Darmarien et ses vocalises : "c'est inadmissiiiiiiible, c'est intoléraaaaable !"

Attal, le pitre porte-parole lèche-babouches : "vous avez vu, j'ai dissous Génération Identitaire, le pire danger fasciste que j'ai réussi à éliminer !"

Etc. La liste est trop longue, j'en ai plein d'autres mais mon gigot de midi n'attend pas, excusez-moi !

Vive Zemmour !

Denis Monod-Broca

Il y a un conformisme de l’imitation comme il y a un conformisme de l’opposition, qui est imitation aussi.
Sans doute d’ailleurs ne savons-nous faire que cela, imiter.
L’imitation permet d’apprendre, elle permet de vivre ensemble.
Elle conduit aussi à s’opposer, se battre, s’entretuer.
La contre-programmation en guise de programme ne mène pas bien loin.
Seule vraie et bonne question : qui imiter ?

Vamonos

"J'en profite pour battre en brèche la manière dont certains conçoivent mon blog : outre la permission de libérer leur parole à eux (ce qui ne m'intéresse pas), il aurait à se confondre avec l'écrit d'un journaliste ou d'un historien alors que sa seule richesse est précisément de donner libre cours à une subjectivité qui s'enrichit des contradictions qu'on lui apporte, si on accepte d'appréhender le fond du billet." (PB)

J'avoue humblement ne pas parvenir à saisir toutes les subtilités de cette phrase. En fait, je ne parviens pas à faire la part des choses entre les déterminants et les déterminés. Plus précisément, j'en suis encore à me demander après plusieurs lectures qui est "eux", "il" et surtout "on".

De manière brutale, le rugby, les dictionnaires et autres hors-sujet sont acceptés à cause de la liberté d'expression. Les auteurs de ces transgressions fuient la réalité de l'information "mainstream" et cherchent sinon à exister intellectuellement à défaut d'obtenir la reconnaissance des autres. C'est un aveu de faiblesse implicite.

Entre l'oligarchie et la masse du peuple soumis, il y a quelques intellectuels qui essaient de tirer leur épingle du jeu. Bon courage à eux. Vouloir incarner le bien est un vaste sujet quand on se débrouille au quotidien pour survivre dans un monde sans amour, sans chaleur, sans âme.

semtob

Cher Philippe,

Maximalisme et conformisme sont dans un bateau. Faut-il rajouter moral à ces concepts politiques ?
À quel moment les 2 concepts tombent à l'eau ? Et dans ce cas il ne reste que la singularité qui peut émerger dans la beauté ou dans la laideur et les valeurs d'humanisme disparaissent.

L'empathie est une mise à distance d'une situation pour mieux la comprendre et l'analyser et ne pas se laisser noyer par l'émotion.
Il est possible de comprendre l'ambivalence que peut vivre un magistrat devant les exposés "des jeux sont déjà faits". Il suffit d'être juré pour vivre ce cauchemar. Prononcer un jugement devant des caméras, c'est évidemment tenter Narcisse et c'est renoncer au travail intérieur qui demande un minimum d'intériorisation et nécessite une mise à l'écart des pressions médiatiques.

Que les caméras soient utiles pour éviter aux victimes de réactiver des traumatismes dans les commissariats, et c'est déjà souvent le cas en ce qui concerne les enfants, mais dans les tribunaux c'est une erreur. Entre la justice spectacle et la justice réfléchie, il y a une différence de miroir ou d'écran mental, mais chacun peut se vouloir acteur.
françoise et karell Semtob

Achille

« Par intégrité je n'ai pas cessé de compléter cet écrit en faisant mention des incertitudes qui semblaient affecter cette information initiale. Rien de plus n'a à être exigé de moi que la reconnaissance de la fausseté d'un fait ou d'un propos ou au moins de leur incertitude. »

Vous n’avez pas à vous justifier, Philippe Bilger. Vous êtes sur votre blog et vous écrivez ce que bon vous semble. Personne ici ne doute de votre intégrité intellectuelle.

Vous avez été abusé par un article de Valeurs actuelles qui a présenté l’agression d’une femme d’une façon un peu trop orientée, en insistant bien sûr, sur le morphotype des agresseurs, répondant ainsi à l’orientation politique de son lectorat.
Il semble depuis que la victime ait quelque peu forcé le trait sur les détails de son agression.
S’il y a un grief à formuler c’est à l’auteur de l’article de Valeurs actuelles qui n’a pas pris le temps de vérifier la véracité des faits avant d’écrire son article. Ce qui n'est pas très professionnel de sa part...

Giuseppe

"Le restaurant du Sénat ne permet plus hélas d’inviter des personnes extérieures. La seule solution était un déjeuner de travail frugal dans son hôtel..."

Joëlle Garriaud-Maylam prend vraiment, comme pour beaucoup d'autres, les Français en majorité pour des couillons.
Pour ne surtout pas faire valoir qu'en ces temps difficiles, de Gilets jaunes, de soignants au front, elle n'était pas là pour se goberger, et s'empresse donc de préciser que le repas était frugal et qu'elle était là pour travailler.
Ne pas avoir le ventre lourd avant d'aborder les obstacles, quelle maîtrise ! Quel sens de la compétition !

Elle était là pour travailler donc, pas pour se goinfrer, il est vrai qu'au Meurice c'est salade niçoise, steak haché et compote de pommes.

Et puis travailler c'est tellement glorieux par les temps qui courent, même en pleine pandémie, elle est au chagrin, le sacrifice suprême tandis que les autres pégreleux télétravaillent.

Elle nous prend pour des imbéciles c'est pour cela qu'ils sont aimés des Français les politiques, les enquêtes CEVIPOF traduisent bien la confiance accordée à ces grands élus.

Sans parler de dîner clandestin, cela fait un peu désordre dans un pays qui s'endette jusqu'au cou, qui stocke le papier toilette, le riz et les pâtes, ce pays qui n'a pas un rond pour payer ses soignants et policiers, alors "frugal" sied à merveille dans la bouche de cette sénatrice, quelle modestie, quelle humilité ! On l'adorerait presque:

https://www.alainducasse-meurice.com/sites/default/files/docs/paris-le-meurice-lemeuricealainducasse-menucollection.pdf

Ce côté cachottier de la part de ceux qui feraient croire qu'ils savent se reconnaître dans la vie des pékins en général que nous sommes, vouloir faire peuple, même quand on vit sous les ors et soieries de la République, et nous expliquer ensuite comment nous devons vivre économes, vivre pauvres et être heureux, le Meurice au fond ce n'est qu'un resto de plus.

Cet épisode était bien savoureux, il apportera un peu plus d'eau au moulin des réseaux sociaux qui vomissent tous ces politiques, qui n'aiment qu'eux-mêmes et leurs boyaux.
Qu'ils en soient donc remerciés, il font tout ce qu'il faut pour les rendre crédibles et solidaires de citoyens malmenés. Ils nous détestent, enfin ceux qui se reconnaîtront.

Patrice Charoulet

J'ai lu avec grand intérêt vos réflexions de ce jour. Puisqu'il y est, notamment, question d'Eric Zemmour, quelle personne, très bien informée (ignorants s'abstenir) aurait des nouvelles de la candidature d'Eric Zemmour à la prochaine présidentielle ? Plusieurs journaux en avaient parlé (L'Express, Le Parisien...).

Il y a quelque temps, j'avais dit que cette candidature aurait le très bon effet d'enlever quelques points à Mme Le Pen. J'espère donc, ardemment, cette candidature. Autre attrait : cela donnerait une certaine animation à la période pré-électorale, qui, sans lui, risque d'être soporifique.

Xavier NEBOUT

Il est malheureux qu'on puisse encore être assez borné pour ne pas prendre les propos de Philippe de Villiers aux sérieux. Il nous parle très justement d'une destruction de notre civilisation, comme je le fais d'ailleurs ici depuis bien plus longtemps que lui.

Il est cependant exact que l'importation des produits chinois a permis une augmentation considérable de notre niveau de vie. Les bien-pensants ne se posent surtout pas la question de savoir comment se portent ceux qui les fabriquent.

Et nous en arrivons à la question fondamentale: quel est le pourcentage de Français disposés à sacrifier leurs intérêts à leur honneur ?

Combien de fonctionnaires ont démissionné pour ne pas avoir à appliquer une loi qu'ils pensent injuste ?
Il n'y a qu'une autorité à laquelle on puisse se soumettre sans se compromettre avec son honneur lorsqu'on la juge injuste, c'est celle de son père, autrement dit celle du Roi.

Le peuple qui a tué son roi est maudit, et il sera détruit par les Africains.

Robert

Je rejoins boureau | 17 avril 2021 à 15:36.

De fait, Monsieur Bilger, je ne vois pas en quoi vous devriez vous excuser de vos choix. Ils sont les vôtres, réfléchis et conscients. On peut les partager ou pas : c'est l'affaire de chacun des lecteurs de vos billets de les apprécier à l'aune de ses convictions et de ses idées. Il n'appartient à personne de vous en faire le procès : c'est le domaine de la liberté d'expression qui est tant attaquée ces dernières années.

Le vrai problème de notre société reste l'indécence des propos, le manque de mesure dans l'expression et même l'interdiction faite de penser ce que l'on pense au nom d'une idéologie de pacotille fondée sur de la moraline à deux sous.

Quand j'entends à longueur de médias notre personnel politique et les journalistes nous parler des "valeurs", nécessairement à géométrie variable, en lieu et place de "principes" qui par nature sont susceptibles de dépasser les contingences temporelles et de demeurer intangibles, je considère que nous vivons dans une époque d'inculture ou de pseudo-culture inféodée par des idéologies mortifères pour la société française.

Quand en sus nous assistons impuissants au massacre de la langue française et de ce qui en faisait la langue de la précision absolue dans l'expression des idées, on ne peut que considérer que notre civilisation, qui rejette le passé historique d'un peuple comme le nôtre, se complaît dans un à-peu-près généralisé et donc qu'elle est devenue incapable de résister aux influences délétères de ceux qui ont programmé ou veulent sa disparition.

Seul l'esprit de résistance est à même de sauver ce qu'il en reste, mais par le jeu des réseaux prétendument sociaux qui charrient trop souvent le pire, on peut douter de la volonté de la majorité silencieuse de se battre contre cette descente aux enfers programmée.

Tipaza

"Je ne prétends pas surestimer l'impact de ma contre-programmation régalienne et démocratique, en la proposant chaque jour" (PB)

Voilà qui correspond me semble-t-il à un changement de ton et de fond des billets que j'avais observé depuis quelque temps.

Jusqu'à présent Philippe Bilger s'exprimait en homme libre avec la subjectivité qui est de règle dans ce cas. C'est ainsi qu'il se présentait.
En passant à la contre-programmation régalienne il y a un changement de nature, mais je peux me tromper.

La simple parole d'un homme libre est celle par laquelle il exprime un point de vue à partir de ses propres valeurs morales et philosophiques, ce qui n'est pas rien. Mais présenté comme je l'avais senti, c'était la parole d'un homme seul, sans attaches autres que celles que sa raison et sa réflexion pouvaient créer intellectuellement.

La parole de contre-programmation régalienne, est toujours celle d'un homme libre, mais qui s'engage dans un combat collectif, certes toujours sur la base de ses valeurs, mais aussi en adhérant peu ou prou à celles du mouvement de la contre-programmation.

On ne fait pas de la contre-programmation dans l'abstrait, on la fait concrètement, comme la fait Zemmour, homme libre également, et dans le mouvement collectif porté par le réel.
Il y a un engagement qui s'exprime par le "contre".
Un contre le présent, tel qui est mené par la doxa et ses servants, pour un futur différent de ce présent, en souhaitant faire que ce futur soit proche.

L'homme libre s'engage donc, c'est une bonne nouvelle, sachant que cet engagement doit se faire sur des présupposés qui limiteront sa liberté.
Une liberté qui n'est plus une vue de l'esprit, mais qui a une finalité concrète, la victoire de la contre-programmation.

Zemmour explique tout cela très bien.
J'ai particulièrement apprécié le débat avec Philippe de Villiers, dans lequel il s'est engagé plus que d'habitude en donnant des directions programmatiques, et en hiérarchisant les priorités dans l'action à mener dans la campagne présidentielle qui s'engage.
Dois-je dire que ce fut intelligemment fait ?
Disons que ce fut fait à la Zemmour, donc parfaitement ;-)

Allons, l'avenir nous réserve peut-être de bonnes surprises. Les jeux ne sont pas complètement faits.

Isabelle

Contre-programmation régalienne mais nous n'en sommes plus là. Nous vivons la colonisation de notre pays par l'islam qui est politique.
Qui est colonisée aujourd’hui ? la France !

---

EDM a défendu les pires criminels. Comment voulez-vous qu’il devienne un ministre de la Justice digne de ce nom ? Il ne peut être que le « ministre des prisonniers » comme il le claironne.
Quant aux victimes, il n’en a rien à battre !
Ou bien s'il prétend les défendre, on ne voit rien arriver à l'horizon.

F68.10

Corriger plutôt que supprimer un propos inexact est ce qu'il y a de plus honnête et honorable à faire, à mon avis.

Marc Ghinsberg

Quitte à passer pour l’imbécile de service je vais revenir lourdement sur la notion de commentateur qui faisait l’objet d’un récent billet ("Faut-il dénoncer la société du commentaire ?").

Je considère effectivement qu’un commentateur doit se soumettre aux mêmes exigences que celles que l’on réclame d’un journaliste concernant la réalité des faits.

Qu’en particulier il convient de ne pas se précipiter sur la première information venue, sans qu’elle soit confirmée, au motif qu’elle illustre parfaitement la thèse que l’on défend, surtout lorsque l’on se pique d’être en prise direct avec le réel contrairement à ses adversaires.
Il y aurait à ce moment-là ceux qui ne voient pas le réel et ceux qui l’inventent.

Dans le cas d’espèce voilà ce qu’a tweeté un journaliste du Point : « Viol #miromesnil le 10/04. La victime a été réentendue et revient partiellement sur ses déclarations: elle a passé la soirée avec une connaissance, fort taux d’alcoolémie, les faits ne se sont pas déroulés à
@ClientsRATP
#Miromesnil 2èmeDPJ saisi »

Si d’aventure la bonne foi du commentateur est surprise il convient de rectifier l’information, ce que finalement vous faites, en ronchonnant, dans ce billet.

boureau

"Je n'éprouve pas le besoin de m'en excuser" (PB)

Il ne manquerait plus que ça que vous vous excusiez cher P. Bilger !
Et puis quoi encore ? Vous excuser de votre courage et liberté d'esprit ?
Nous sommes à une époque charnière et il faut choisir son camp.

Surprenante séquence Zemmour/Villiers ! Première d'un scénario où tout n'est pas écrit d'avance et qui peut réserver bien des surprises.

Courage et liberté.

Cordialement.

Claggart

À propos de la liberté d’expression je m’étonne que sur ce blog personne n’ait réagi à la récente décision de la cour d’appel dans l’affaire Besson vs Joxe : accuser Joxe d’agression sexuelle ne relèverait que de la liberté d’expression ! Mais comment en est-on arrivé à une telle stupidité ?

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