« Cet étrange Monsieur Philippe... | Accueil | La France n'est pas atteinte que du virus... »

05 avril 2021

Commentaires

sylvain

Exemple de reculades et avancées en images.

Dans l'Oise: après les reculades de la police face aux avancées criminelles des racailles islamogauchistes et dès le cessez-le-feu pour cause de reprise de trafic de drogue interrompu, Castex s'est avancé très courageusement, menton pointé en avant, en affirmant que la République ne reculera pas.

Sultanat de Strasbourg: grâce à la maire écolo islamogauchiste ottomane, les islamogauchistes enregistrent une avancée importante en finançant la mosquée turque, une verrue islamique défiant l'Europe couchée envahie soumise.

Poitiers: grâce à la maire ayatollah khmère verte, la ville de Charles Martel subit elle aussi une belle avancée de la liste des préposés aux nombreux casting des dîners de cons islamogauchistes EELV qui semble s'allonger indéfiniment ; les cas paranos schizophréniques psychiatriques de ce parti étant en augmentation constante, la date de la fin des inscriptions est elle aussi en recul constant, une belle avancée progressiste de la Poitevine qui jalousait ses cons-frères : faut pas que les petits nenfants qui rêvent de navions deviennent des fachos !

Avancées aussi pour les féminicides en augmentation grâce à nos chers invités, suédois bien entendu, qui n'ont pas les codes et imposent leur charia, scandinave bien entendu : une femme blanche de souche voulait divorcer, mais son Suédois de mec refusait car le Coran, suédois bien entendu, l'interdisait ; maltraitée brutalisée torturée, malgré les plaintes et les appels au secours, police et justice avaient décidé de mettre des oeillères et des boules Quiès, laissant la malheureuse aux mains de ses bourreaux par souci de paix sociale, pas d'amalgame, pas de vagues.
Finalement, grâce aux codes de leur religion ils se sont sentis obligés, à quatre, suédois bien entendu, de la tuer.

Pas de déclarations des islamogauchistes, des Zéribi, des Joffrin, des Autain, des Femen, des ligues féministes, des racialistes, des Traoré, Diallo, Sy, Pulvar, Jordana, Obono etc. la victime est blanche et les tueurs sont... suédois.

Aliocha

La main tremblante de notre hôte est tout à fait de mise sur ces sujets où le rapport à la vie ne sait pas définir la frontière entre la mort naturelle et le meurtre, preuve en étant que les deux sujets ne sont mêlés que par la nécessité d'une élection qui se rapproche et exige de revivifier le débat sociétal d'un clivage qui permettrait de se déterminer pour l'un ou l'autre camp, alors que dans un cas comme dans l'autre, la zone est grise et nous avons, comme souvent, à partager plus d'incertitudes que de convictions.

Reste donc à savoir si nous sommes à même d'affronter socialement la réalité de notre condition sans avoir besoin du mythe des oppositions artificielles qui ne savent se déterminer que les unes par rapport aux autres, édictant alors un interdit qui n'est plus en regard du sujet en question, risquant de ne plus tenir compte de la particularité de chaque cas, où la décision ne peut être qu'individuelle.
La question posée est donc essentiellement le rapport entre l'individu et le collectif, ce mystère que ceux qui veulent rhabiller la divinité telle qu'elle est décrite dans la fable judéo-chrétienne, cet homme nu et crucifié, voudrait redissimuler derrière un voile de certitudes mensongères pour mieux prétendre maîtriser ce que fondamentalement nous ne savons pas gérer, les autorités cléricales à ce titre étant souvent tout aussi hypocrites que leurs contradicteurs, ne sachant soutenir leur position que contre eux plutôt qu'avec, recréant l'illusion culturelle alors séparée de la réalité, et cela nous le savons, d'une opposition sans laquelle aucune décision ne sait affirmer sa certitude.

Reste à savoir si la psyché humaine est à même de supporter souffrance et mort sans avoir recours au meurtre et à son mensonge, plutôt que d'accéder à la fraternité indispensable qui permettrait d'ensemble affronter la vérité d'incertitude de notre condition, où chaque cas doit être envisagé avec la main tremblante d'un procureur qui a assez de délicatesse pour avouer la crainte de nos indécisions, chaque individu envisagé en sa particularité, dans l'esprit de la seule transcendance qui n'a su se définir, ô sublime et signifiante fragilité analogique, qu'en narrant une fiction, et qui est le respect de chacun.

Achille

@ Denis Monod-Broca | 05 avril 2021 à 23:29
« Vous mélangez tout. Au pied d’un malade, il n’y a que des cas particuliers et des décisions particulières. Pas besoin d’autoriser l’euthanasie pour éviter l’acharnement thérapeutique. »

Non il n’y a pas que des cas particuliers
Aux mêmes maladies les mêmes remèdes.
Aux cas désespérés les mêmes soins palliatifs.
La fin de vie est un thème majeur qu’il convient de traiter en urgence car elle nous concerne tous. Tout être humain a le droit de mourir dans la dignité et sans souffrance. C'est cela faire preuve d'humanité.
Tout le reste n’est que manœuvres dilatoires reposant sur des principes religieux éculés qui n’ont plus lieu d’être.

Denis Monod-Broca

@ F68.10
« Vous ne pourrez pas éternellement faire l'économie de ce débat »

Drôle d’affirmation, qu’est-ce que je fais ici sinon débattre ?

Où avez-vous vu que le judéo-christianisme « imposait » quoi que ce soit ? Il nous a appris la liberté.
Il fut un temps où l’Eglise était puissante et imposait ses vues. Ce n’est plus le cas et l’Eglise n’est pas, à elle seule, tout le judéo-christianisme.

Une fois libre, on est responsable, éventuellement coupable. C’est cela que vous n’aimez pas, que mes remarques inspirées du judéo-christianisme vous mettent en face de vos responsabilités...

Alors vous accusez en retour la religion judéo-chrétienne et même la religion en général. Vous rejoignez ainsi la foule, nombreuse, qui a fait de la religion son bouc émissaire. N’est-elle pas forcément coupable, la religion ? Les choses n’iraient-elles pas mieux une fois qu’elle aura été définitivement éliminée ?

À l’avance vous justifiez même explicitement le recours à la force. Réfléchissez avant d’écrire des choses pareilles.

Patrice Charoulet

@ duvent

Un très cher ami depuis cinquante ans, belle plume et fin lettré, a lu votre page d'anthologie contant une de vos journées aux champs, que j'avais mise sur Facebook. Il l'a trouvée "remarquable". Comment ne pas ?

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Vous avez raison, le judéo-christianisme fut une rupture anthropologique majeure."

Elle ne fut pas immédiate. Maintenant, "majeure", je trouve que c'est un peu de l'hagiographie pour qualifier un lavage de cerveau. Mais passons.

"Aveugles que nous sommes, faute de la comprendre, nous aimerions la vivre à l’envers."

Nous la comprenons très bien. Nous comprenons très bien aussi que cette "rupture anthropologique majeure" prétend s'imposer à tout un chacun sur des choix intimes tels que la fin de vie.

Et c'est pour cela que je vous pose la question de manière directe: prétendez-vous que le "judéo-christianisme" a le droit ou même le devoir de s'imposer dans des choix éthiques sur la fin de vie ou plus largement le domaine médical y compris à ceux qui ne se reconnaissent pas dedans ?

Plus concrètement: si le "judéo-christianisme" prétend diriger mon rapport à la vie et à la santé, pourquoi devrais-je accepter que mon cadre moral ne s'impose pas à vous en retour ; et, si nécessaire, par la force ? Puisqu'il s'agit de contrainte bel et bien physique dont on parle, sur ces thèmes médicaux relatifs au suicide: nous sommes là très loin des balades bucoliques et des soirées entre hippies...

Il importe donc de délimiter, y compris dans le champ médical, l'influence du discours religieux. Pour que mes opinions philosophiques n'impactent pas votre prise en charge au même titre que vos opinions religieuses n'ont pas à impacter ma prise en charge.

"Mais l’ignorance ne s'apprend pas, remonter le temps est impossible, tout ça pourrait très mal se terminer."

Je pense, compte tenu de l'évolution moderne de la médecine, que vous ne pourrez pas éternellement faire l'économie de ce débat et d'une évolution. Même si cela sera long.

Et, entre nous, je tolère très mal le contrôle et le chantage moral que nous font les médecins et les prêtres en tout genre autour de l'amour, du soin, du respect de la vie et de toute une gamme de fariboles: cette façon immonde d'imposer sa volonté aux autres en faisant des chantages moraux perpétuels à l'inhumanité intrinsèque de leurs hérétiques soigneusement sélectionnés, tout en en tirant gloire auprès des benêts qui pensent axiomatiquement que ce sont des saints.

On ne fait pas de bonnes politiques avec de bons sentiments. Il serait temps qu'ils l'apprennent.

Claude Luçon

Ce n'est pas l'avortement et l'euthanasie qui doivent être légalisés, c'est simplement dans le cadre des Droits de l'Homme et du Citoyen à l'homme ou à la femme de décider de son sort.
La domestication à la française continuant il faudrait alors aussi légaliser le suicide. Un élu, avec l'aide de nos fonctionnaires, trouvera bien un moyen de pénaliser le délinquant !

Interdire à une personne qui souffre atrocement sans espoir d'amélioration et l'empêcher de mettre fin à ses jours, avec ou sans aide, c'est aussi légaliser la torture par inaction !

Dans une démocratie qui prêche la laïcité, nos légiférants pensent plutôt religieusement car ce sont les religions qui ont initialement dicté notre mode de vie !
La pensée d'Edouard Herriot perdure !
Il bouffait du curé mais a demandé l'absolution sur son lit de mort.
Ce qu'il va surtout falloir légaliser en France est l'hypocrisie !

Tipaza

Retour aux sources.
Dire que le problème de la mort souhaitée puis repoussée, est un vieux problème, est une banalité.

Voici une fable d'Ésope (VIIe – VIe siècle av. J.-C) qui met en scène ce sujet.

"Le vieillard et la mort
Un jour un vieillard ayant coupé du bois, le chargea sur son dos. Il avait un long trajet à faire. Fatigué par la marche, il déposa son fardeau et il appela la Mort. La Mort parut et lui demanda pour quel motif il l’appelait. Le vieillard répondit : « C’est pour que tu me soulèves mon fardeau... »
Cette fable montre que tous les hommes sont attachés à l’existence, même s’ils ont une vie misérable."
Traduite même en BD, pour ceux qui ont du mal à lire les petits caractères !
https://www.pinterest.fr/pin/376332112597845148/

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Vous avez raison, le judéo-christianisme fut une rupture anthropologique majeure. Aveugles que nous sommes, faute de la comprendre, nous aimerions la vivre à l’envers. Mais l’ignorance ne s’apprend pas, remonter le temps est impossible, tout ça pourrait très mal se terminer.

—————————————

@ Achille

Vous mélangez tout. Au pied d’un malade, il n’y a que des cas particuliers et des décisions particulières. Pas besoin d’autoriser l’euthanasie pour éviter l’acharnement thérapeutique.

Robert Marchenoir

Nul besoin de vous excuser d'avoir un avis. À moins de tolérer une société où seules les femmes pourraient s'exprimer sur les sujets concernant les femmes, les musulmans sur les sujets concernant les musulmans, les voleurs sur les sujets concernant les voleurs...

Profitons-en pour dénoncer le slogan gauchiste "mon corps m'appartient". Monument d'absurdité, de perversion et de tromperie. Une paire de chaussures peut m'appartenir, mais mon corps m'appartient, ça ne veut rien dire. D'autant plus qu'il s'agit de détourner l'attention du fait que, justement, ce n'est pas ton corps : c'est celui d'un autre être humain dont il s'agit. Sans compter que les enfants se font généralement à deux, et que le père a, bien sûr, son mot à dire dans l'histoire.

Ceci posé, on peut se demander à quoi peut bien servir une extension du délai de l'avortement. Personne ne nous a fourni d'explication. Une fois de plus, il faut le faire parce que l'avortement c'est bien, c'est de gauche, donc plus on a d'avortements et plus les conditions sont favorables, eh bien mieux c'est. C'est la roue dentée du progrès de gauche, qui ne tourne jamais que dans un seul sens.

Il ne passe pas par la tête des féministes que le progrès, ce serait peut-être d'avoir moins d'avortements, qu'on pourrait peut-être encourager les associations aptes à œuvrer dans ce sens, qu'il est idiot de réduire la natalité tout en important des immigrés, qu'on pourrait envisager d'arrêter le remboursement de l'avortement (la grossesse n'étant pas une maladie jusqu'à nouvel ordre), etc.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"D’accord avec vous et avec Houellebecq, l’euthanasie est une rupture anthropologique majeure, le renoncement au renoncement à la violence, un abandon du « tu ne tueras pas », une rechute dans l’aveuglement."

Dans l'Antiquité classique, l'euthanasie n'était pas vraiment considérée comme tabou. La "rupture anthropologique majeure", c'est quand même plutôt le christianisme. Vous inversez donc le sens des mots.

Il n'y a pas de "renoncement à la violence" quand on cautionne le renoncement à renoncer à la torture. On crée de la violence, même. Non seulement par l'acte de torturer médicalement, mais également par la violence que cela crée chez des patients qui refusent ces soins abusifs, traumatisants, et qui ne leur laissent aucune autre porte de sortie que la violence.

Les mots ronflants comme "rupture anthropologique majeure" ne pèsent rien face aux cas concrets qu'il convient de gérer concrètement.

La rupture anthropologique qu'il convient de mettre en place, c'est bien le renoncement à la stupidité du renoncement à la pseudo-violence quand elle permet d'atteindre des états du monde préférable à d'autres.

Je vais être clair: quand vous avez un nouveau-né, et cela arrive, qui 1. n'a aucune chance de survie au-delà d'un an, 2. que l'option est entre l'euthanasie et la torture par opérations chirurgicales multiples, intrusives et répétées 3. que les parents acceptent l'euthanasie, la situation est la suivante:

Choix 1: Vous torturez un nouveau-né pour rien.

Choix 2: Vous abrégez ses souffrances.

Comme les actes se jugent à leurs conséquences, il n'y a aucune excuse morale permettant de ne pas opter pour le choix numéro 2. Aucune.

C'est bien cela la rupture anthropologique qu'il convient de mettre en place: renoncer aux mots ronflants pour enfin accepter que les conséquences sont les juges incontournables en matière de morale. Et que Dieu peut aller se rhabiller.

revnonausujai

@ Achille
"Les avis sont partagés sur ce point car certains membres de sa famille ont affirmé qu’il ne partageait pas du tout les convictions de ses parents sur la fin de vie et tout semblait indiquer dans son regard (le seul moyen qu'il avait pour s'exprimer) qu’il souhaitait qu’on le "laisse partir"."

Interpréter les regards ? Soyez sérieux, on n'est pas dans un roman-photo !

"...certains membres de sa famille..."

C'est bien ce que je disais, aucune évidence crédible ! Avec des "témoins" de seconde main qui interprètent un prétendu désaccord de principe, selon leurs dires, comme la volonté ferme d'être achevé le cas échéant ; si on vous suit, entendre quelqu'un dire "y a de quoi se flinguer" dans un moment de colère devant un événement particulièrement croquignolesque autorise le morticole de service à passer à l'acte !

Achille

@ Lucile | 05 avril 2021 à 20:57
« Autrui peut nous ôter la vie, même s'il ne peut pas s'en emparer. Et notre vie ne nous appartient pas, elle nous est "prêtée" »

Effectivement un assassin ne saurait s’emparer de la vie de la personne qu’il a tuée.
Mais la vie de chacun de nous, ce sont nos parents biologiques qui nous la donnent (ils ne nous la prêtent pas).
Dieu, dans cette affaire, a simplement fourni le matériel et le logiciel (hardware et software) permettant à deux êtres complémentaires de créer la vie selon un programme qui échappe à la volonté de la mère en qui se développe l’enfant qui naîtra neuf mois plus tard.

Ce qu’il deviendra ensuite dépendra de son éducation, de sa personnalité, de ses capacités physiques et intellectuelles. Mais il sera maître de son destin qu’il assumera jusqu’au terme de sa vie, avec ou sans Dieu, selon qu’il est croyant ou pas.
Mais le rôle de ce dernier se limitera à celui de guide spirituel, autant dire pas grand-chose...

-----------------------------------------------------

@ Denis Monod-Broca | 05 avril 2021 à 21:27
« …l’euthanasie est une rupture anthropologique majeure, le renoncement au renoncement à la violence, un abandon du « tu ne tueras pas », une rechute dans l’aveuglement. »

On en reparlera quand vous serez cloué dans un lit pendant onze ans avec juste des clignements d'yeux pour communiquer avec vos proches et le personnel soignant.

Denis Monod-Broca

@ caroff

D’accord avec vous et avec Houellebecq, l’euthanasie est une rupture anthropologique majeure, le renoncement au renoncement à la violence, un abandon du « tu ne tueras pas », une rechute dans l’aveuglement.

Lodi

Tous ces débats viennent de la détresse.
Soit la liberté de la femme est sacrifiée à la vie qu'elle porte en elle, soit la vie de l'enfant à naître à la liberté de la femme.
Soit l'Homme laisse la Nature ou un Dieu éventuel lui arracher sa vie peu à peu comme un enfant les ailles d'une mouche, soit il choisit l'euthanasie avec le risque de dérive de gens voulant se débarrasser des autres ou du moins insoucieux d'alléger leur souffrance, ce dernier cas étant déjà là par manque de moyens et dolorisme indécrottable.

Quelle que soit son option, ce n'est qu'un moindre mal.
Le bien ?
C'est de trancher le nœud gordien.

Et donc ?
Encourageons les recherches dans ce sens... Pour les femmes enceintes malgré elles, il faudrait transférer le fruit de leurs entrailles dans l'utérus artificiel, pour les personnes souffrant pour cause de vieillesse, des recherches préservant les humains de finir comme des effondrements souffrants de ce qu'ils ont été.

Tout le monde n'a pas d'arme ou, mieux, la technique de retenir son souffle, ni vu ni connu, pour en finir sans en avoir l'air, libre d'être libre et libre de partir sans que personne ne sache que c'est par son choix. Exit la culpabilité des autres ou autres embarras du même type.
L'idéal dans un monde qui en est à des années-lumière.

Pendant ce temps, certaines recherches sont en cours :

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/grossesse/des-chercheurs-creent-un-uterus-artificiel-pour-grands-prematures_112450

https://www.courrierinternational.com/article/sante-au-japon-des-pistes-pour-soigner-le-vieillissement

Des recherches qui nous permettraient de sortir de dilemmes moraux où aucune solution n'est bonne, et où les débats, nécessaires, ont de plus le risque de diviser et d'aigrir encore davantage les gens qu'ils ne le sont déjà, ce qui n'est pas peu dire.
Certaines espèces animales ont perdu la vision à force de vivre dans l'obscurité, parfois les humains sont si bien habitués à la contrainte et à la souffrance qu'ils ne sont plus capables de désirer en sortir et veulent même l'interdire aux autres. Si on allait délivrer des damnés en enfer, certains seraient si habitués qu'ils s'accrocheraient aux flammes.

Lucile

@ Achille
"Chacun de nous est propriétaire de sa vie, elle n’appartient à personne d’autre, même pas à Dieu".

Pas d'accord avec la formule. Autrui peut nous ôter la vie, même s'il ne peut pas s'en emparer. Et notre vie ne nous appartient pas, elle nous est "prêtée". Pour un temps. Ne disait-on pas "si Dieu me prête vie" ? Quant à notre destin, il nous appartient de l'aimer, c'est le mieux que nous puissions faire. Sinon, de nous y conformer.

sylvain

Philippe était en forme cet après-midi dans la Belle équipe, il planait, LOL.
Je regarde ce débat juste pour la belle Clélie, quelle beauté pure, blanche, des yeux clairs magnifiques, entourée de ces petits vieux à date limite de consommation largement dépassée, quel supplice pour cette merveille de la nature.

F68.10

@ Tipaza
"Vous extrapolez ce que j'ai dit, en interprétant et en me faisant dire ce que je n'ai pas dit."

Dont acte.

"Je veux simplement vous expliquer le lien que j'ai fait implicitement entre morale et vie."

Il y a bien un lien entre morale et vie. Je n'appelle pas cela du vitalisme.

"Je n'ai pas parlé de transcendance, mais de "quelque chose" qui inspire. Relisez-moi."

D'accord. Je vous relis: "Je suis prêt à discuter de n'importe quelle morale, mais au moins que l'on considère qu'un "quelque chose" de supérieur nous inspire."

Bon, ben voilà: je ne le reconnais pas. Vous me dites quand j'ai le droit de parler de morale avec vous, alors...

"Pourquoi ai-je dit cela, qui a l'air de vous terroriser ?"

Cela ne me terrorise nullement. Je considère simplement que mettre des préconditions de ce type, c'est exclure de la discussion morale ceux qui ne partagent pas ces présupposés. Et, en extrapolant votre pensée, il me semble ou semblait bien qu'on retombe éternellement sur cette fallacieuse impossibilité mentale de conceptualiser la morale sans référence à une sorte d'"absolu supérieur". Il ne me paraissait pas abusif d'utiliser le terme "transcendance" en l'absence de précision supplémentaire.

Je valide intégralement votre propos sur la question de la conscience et de la communication, et son lien avec la morale. Pour autant que je le comprenne. Ce que je constate, et je suis entièrement d'accord avec vous, c'est qu'il n'est pas possible de parler morale sans s'intéresser aux états de conscience. J'ajouterais aussi qu'il importe de fondre dans toute discussion morale l'observation que les actes se jugent largement à leurs conséquences: 1. y compris l'acte de l'euthanasie ou de l'aide au suicide 2. ainsi que l'acte de son refus.

"Je ne vais pas faire un cours sur la morale, mais les conditions dans lesquelles l'avortement et l'euthanasie sont traités dans ce nouveau débat, avec des arguments non convaincants, me paraissent faire bon marché du respect de la vie."

J'affirme effectivement qu'il n'est pas acceptable d'escamoter le constat qu'un enfant à naître est un futur membre de la société, et qu'à ce titre, il a droit à ce que ses intérêts soient protégés. Cette observation ne va pas jusqu'à vénérer et sacraliser la vie d'un pauvre et misérable blastocyste. Pour lequel je n'ai guère plus de respect que pour un vulgaire gadget made in China.

"Dans votre commentaire vous me soupçonnez d'être attaché à la morale catholique traditionnelle, vous ne m'avez pas compris. [...] J'essaie simplement de comprendre le monde tel que je le vois, avec ce que je sais de l'émergence de la conscience dans des domaines du vivant où on ne le pensait pas."

Je la vois systématiquement revenir en boomerang, cette morale traditionnelle, alors, oui, je pars un peu au quart de tour. Elle annihile toute discussion. Je valide toutefois votre articulation de la morale avec la conscience.

"Et j'en resterai là, car j'ai été bavard. Mais bon le sujet du billet portant sur la mort par avortement et euthanasie, on peut dire que la réflexion sur la vie fait partie du sujet."

Oui. Elle fait partie du sujet. Tant qu'on n'en fait pas un totem absolu, car, sinon, on prescrit les conclusions du débat avant même qu'il ait débuté. Et dans le domaine de l'éthique médicale, qu'il s'agisse du grand public ou des mandarins, il n'y a guère de réel débat. Les lignes en sont largement prescrites. Seul compte l'art de tourner autour du pot et de ménager les sensibilités et susceptibilités. Ce n'est pas possible de traiter de tels sujets sans mettre les pieds dans le plat et confronter tous les dogmes frontalement.

Sur l'euthanasie, il me semble absurde de ne pas commencer à l'autoriser. Il y aura des dérives. Mais tant qu'on ne commence pas à l'autoriser un minimum, le débat sera au point mort. Il faut des cas concrets pour que les gens se saisissent du sujet. Autrement, ils ne traiteront jamais les cas un à un et préféreront rester dans les grandes idées sans jamais se confronter au réel.

Il faut que les gens commencent à dire: ce suicide assisté, oui; cette euthanasie, non. Sans cas concrets pour alimenter le débat, le débat public n'avancera jamais. C'est un peu cruel, mais c'est la seule conclusion à laquelle j'arrive: qu'il faut que le débat public ait enfin réellement lieu, et soit nourri par l'actualité pour cela.

hameau dans les nuages

Vous reprendrez bien un peu de Rivotril ?

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/video-covid-19-on-a-abrege-les-souffrances-des-gens-j-appelle-ca-l-euthanasie-s-indigne-une-medecin-d-ehpad-public_4183593.html

On achève bien les chevaux.

caroff

Deux amis très proches sont morts récemment.

L'un atteint d'un cancer du cerveau stade 4 savait ce qui allait lui arriver: une progressive perte d'autonomie, une mémoire envolée ce qui était pour un bon musicien comme lui une chose horrible. Un jour il n'a pas réussi à enfiler son veston et s'est mis à divaguer. Auparavant il s'était renseigné pour être euthanasié en Belgique. Pourquoi continuer de vivre dans ces atroces conditions ?

L'autre, c'est un cancer bronchique avec étouffement prévisible qui le guette. En soins palliatifs, il dit à sa femme alors qu'il n'a plus que quelques instants de lucidité: "Quand je serai guéri, j'aurai d'autres idées à développer dans mes cours" (il était prof).

Autrement dit je n'avais pas d'opinion définitive sur ce sujet, mais en lisant Houellebecq dans le Figaro d'aujourd'hui https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-une-civilisation-qui-legalise-l-euthanasie-perd-tout-droit-au-respect-20210405, je me suis rallié à la thèse de l'écrivain en considérant que le serment d'Hippocrate « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion » devrait guider le législateur.

Tipaza

@ F68.10 | 05 avril 2021 à 11:09
"Mais ne vous cachez pas derrière cette "transcendance" pour refuser le débat en prétendant qu'il n'y a pas de morale sans "transcendance". C'est faux et archi-faux."

Vous extrapolez ce que j'ai dit, en interprétant et en me faisant dire ce que je n'ai pas dit.
Je ne reprendrai pas votre texte ligne à ligne, cela n'aurait aucun intérêt. Je veux simplement vous expliquer le lien que j'ai fait implicitement entre morale et vie.
Je n'ai pas parlé de transcendance, mais de "quelque chose" qui inspire. Relisez-moi.

Pourquoi ai-je dit cela, qui a l'air de vous terroriser ? Si on considère les derniers travaux d'éthologie, on s'aperçoit qu'il y a chez les animaux une sensibilité, des affects, ce qui n'est pas nouveau en soi, mais ce qui l'est plus c'est que certains vont jusqu'à considérer qu'il y a une certaine forme de conscience.
L'animal n'est plus vu comme un automate, comme le considérait Descartes, mais un être vivant et semble-t-il conscient de vivre.
C'est incontestable chez certaines espèces de primates, mais pas que chez eux.

J'ajoute que les derniers travaux sur les végétaux montrent que les arbres communiquent entre eux. Une communication de nature chimique, mais le vivant s'exprime avec les moyens physico-chimiques qu'il a.

Il semble donc qu'il existe dans le vivant, et particulièrement chez les animaux, une conscience que nous connaissons mal, mais qui montre une capacité réflexive, et pas seulement pour la survie banale.

Par exemple, les gestes de soumission du vaincu d'un combat qui inhibent le vainqueur et l'empêchent en général de pousser sa victoire jusqu'à la mort du vaincu, ne relèvent pas seulement du souci de préserver la force commune de la meute, mais il y a aussi une attitude plus subtile, qu'on peut qualifier de morale, dans la mesure où le fort respecte le faible.

S'il y a de la conscience dans la Vie, en tout cas chez les mammifères, pour les poissons volants et les crevettes je l'ignore, alors il y a nécessairement une morale.
Est-ce que cette conscience est universelle et se manifeste pour chaque espèce de façon différente ? Ou bien il n'y a pas de conscience universelle, mais une multitude de consciences parcellaires réparties dans le vivant... Je l'ignore et c'est pour cela que j'ai parlé de "quelque chose".
Dans tous les cas, conscience et morale sont étroitement liées..
La morale est le support concret de la conscience, c'est la façon dont celle-ci se manifeste.

Reste évidemment à définir de quelle morale il est question. Encore que dans toutes les civilisations, et dans le monde animal, il y ait des convergences morales concernant le respect de la vie, à certaines conditions.
Évidemment, ce sont ces certaines conditions qui font la différence et l'objet du débat.

La survie du groupe au prix de la mort individuelle, ou la survie individuelle. C'est tout le problème du héros que notre civilisation semble placer à un niveau inférieur à celui de la victime dans son estime.
La survie du difforme ou du taré qui peuvent affecter la santé et donc la survie du groupe, etc.
Je ne vais pas faire un cours sur la morale, mais les conditions dans lesquelles l'avortement et l'euthanasie sont traités dans ce nouveau débat, avec des arguments non convaincants, me paraissent faire bon marché du respect de la vie.

Dans votre commentaire vous me soupçonnez d'être attaché à la morale catholique traditionnelle, vous ne m'avez pas compris.
Je ne suis pas dans ce débat, d'autant plus que le pape François m'a brouillé avec l'Église.
J'essaie simplement de comprendre le monde tel que je le vois, avec ce que je sais de l'émergence de la conscience dans des domaines du vivant où on ne le pensait pas.

Que vous ne soyez pas d'accord avec moi fait partie du débat. Dommage pour vous car vous avez tort ;-)

Et j'en resterai là, car j'ai été bavard. Mais bon le sujet du billet portant sur la mort par avortement et euthanasie, on peut dire que la réflexion sur la vie fait partie du sujet.

Achille

@ Paul Duret | 05 avril 2021 à 18:15
« Allez jusqu'au bout de votre raisonnement. Si votre vie vous appartient, pourquoi demander à un tiers de la supprimer ? »

C’est le plus généralement parce qu’on n’est pas capable de le faire soi-même. Comme Vincent Lambert qui ne pouvait pas faire le moindre geste.
Ce peut être aussi parce qu’on n’a pas la force de se suicider. Cela nécessite une certaine volonté. Laisser les médecins agir c’est s’assurer un départ en douceur.
C’est ce qui se fait déjà dans les services qui s’occupent des malades en fin de vie dans les hôpitaux où ils appliquent la loi Leonetti.

---------------------------------------

@ revnonausujai | 05 avril 2021 à 18:12
« Euh, non ! Les difficultés sont justement venues du fait qu'il n'y avait pas d'évidence crédible de la volonté de Vincent Lambert… »

Les avis sont partagés sur ce point car certains membres de sa famille ont affirmé qu’il ne partageait pas du tout les convictions de ses parents sur la fin de vie et tout semblait indiquer dans son regard (le seul moyen qu'il avait pour s'exprimer) qu’il souhaitait qu’on le "laisse partir".

Paul Duret

@ Achille
"Chacun de nous est propriétaire de sa vie, elle n’appartient à personne d’autre, même pas à Dieu".

Allez jusqu'au bout de votre raisonnement. Si votre vie vous appartient, pourquoi demander à un tiers de la supprimer ?
C'est là, me semble-t-il que le législateur intervient. Quelqu'un, quel qu'il soit, peut-il supprimer la vie d'une autre personne ?
Je vous renvoie à la tribune de médecins dans le Figaro ou encore à la déclaration de Michel Houellebecq.
Je considère par ailleurs que le terme "moyenâgeux" serait plutôt un compliment dans le cas présent. N'est-ce pas au Moyen Âge que le droit d'asile a été inventé ainsi que la trêve de Dieu ?

revnonausujai

@ Achille
"Les parents de Vincent Lambert se sont comportés en doctrinaires insensibles à la détresse de leur fils qui voulait qu’on le délivre de son carcan."

Euh, non ! Les difficultés sont justement venues du fait qu'il n'y avait pas d'évidence crédible de la volonté de Vincent Lambert, ce qui a abouti à l’inouïe usurpation du pouvoir de vie et de mort par des instances judiciaires et médicales prises entre des parents arc-boutés dans leurs convictions et une épouse qui voulait solder le passé et refaire sa vie ; un fiasco total !

Mary Preud'homme

@ Xavier NEBOUT | 05 avril 2021 à 15:00

Merci.
Venant de vous j'apprécie d'autant plus.

F68.10

@ Claude Luçon
"Quand on a passé toute sa carrière à l'étranger et qu'on rentre en France, en 2009 dans mon cas, la surprise est de voir à quel point nos gouvernements et leurs fonctionnaires ont domestiqué les citoyens français !"

Je ne vous le fais pas dire. Le niveau de râlerie des Français est, à mon sens, directement proportionnel au niveau de domestication. La liberté en France, c'est de pouvoir traverser en dehors des passages cloutés en sachant que le vote ne sert à rien d'autre que de mettre en acte un mouvement d'humeur. Le culte du futile et de l'impuissance, en somme.

---------------------------------------------

@ Paul Duret
"Je ne vois pas en quoi le fait d'être contre l'euthanasie serait de nature à vous rendre "réacs"."

(Soupir...) Il y a des raisons d'être contre l'euthanasie qui sont parfaitement valables sans être un réactionnaire. La prudence face aux dérives potentielles en est une. Le rapport à la sacralisation de la vie peut tout à fait être commun à un "réac" et à un "non-réac" pour reprendre la terminologie que vous utilisez.

Maintenant, si vous n'arrivez pas à vous rendre compte qu'une large partie de la droite est vent debout contre toute ouverture du débat sur ces sujets... vous n'êtes pas nécessairement "réac": vous devez plutôt consulter de toute urgence un oto-rhino-laryngologiste et un ophtalmologue. Un bilan complet et approfondi est nécessaire. Et si vous n'avez aucun problème diagnosticable de vue ou d'audition, il faut se résoudre à l'évidence: "c'est dans la tête"...

"En général, ceux qui traitent les autres de "réacs", "fascistes" ou tout autre adjectif connoté négativement, montrent les limites de leur raisonnement. Suivre les sondages ne peut pas être une règle politique."

Et en général, ceux qui font diversion en niant que les "réacs", "fascistes" ou "tout autre adjectif connoté négativement" font absolument tout pour refuser que l'on débatte avec eux de ces sujets sont complices de l'évacuation de ces débats de la sphère publique. Pour les réserver dans des face-à-face de spécialistes et de religieux qui veulent absolument qu'on les laisse gérer ces affaires entre eux sans qu'on y fourre notre nez. Et qui baladent in fine les patients. Qui sont les réels dindons de la farce et auprès de qui tous les subterfuges les plus honteux sont autorisés pour les contraindre à aimer la vie et à applaudir leurs sauveurs. S'ils y rechignent, on les tape et les enferme jusqu'à ce qu'ils pètent la forme et qu'ils jouissent enfin de la vie.

Le hic: il y a des gens qui veulent y fourrer leur nez, dans ces histoires. Et qui en ont assez des diversions. Cautionnez-vous ces diversions ? Niez-vous qu'elles existent ?

Qui évite réellement le débat ? Qui semble insinuer qu'il n'existe que des gauchistes hystériques qui prônent le suicide assisté ou l'arrêt de l'acharnement thérapeutique ? Et qui nie que lorsqu'on omet les gens qui ne sont pas à gauche et qui sont pour le suicide assisté ou le refus de l'acharnement thérapeutique, on se retrouve, à droite, avec le gros des troupes du catholicisme militant et les gens qui en sont complaisants au mépris du respect des convictions philosophico-religieuses des premiers concernés par la question du suicide assisté ?

Qui impose son point de vue par la force aux patients ? Qui refuse réellement le débat ?

Ninive

Et pendant ce temps-là voyez comment est traité le citoyen français, c'est votre France Monsieur Bilger, la France de Macron.

"Ce dimanche, les gendarmes de l'Hérault ont effectué des opérations de contrôle à La Grande-Motte. Malgré la tolérance sur les déplacements durant ce week-end pascal, les forces de l'ordre n'ont pas transigé sur les rassemblements et la consommation d'alcool.
"Ça devient ridicule !" tonne Guillaume. Il était venu pique-niquer sur la plage du Grand-Travers à La Grande-Motte avec ses enfants, sa femme et deux amies. Résultat : trois amendes de 135 euros dressées à leur encontre pour avoir consommé du rosé, soit 405 euros au total, raconte Midi Libre. "C’était notre dernier moment pour se retrouver avant de se confiner. Ce moment a été gâché", regrette-t-il. Mais outre la consommation d'alcool verbalisée, c'est également la manière que critique Guillaume. "Ils sont arrivés à plusieurs avec leurs armes de poing. Il y a des enfants avec nous. Vous imaginez l’image pour eux ?"
Les autorités défendent quant à elles leur volonté de ne "pas faire peur mais de rassurer. Ce n’est pas pour être agressif mais pour être prêt à agir en cas de situation dangereuse", justifie Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture de l’Hérault."

--------

L’Etat verbalise ses mauvaises décisions et le citoyen trinque… Qu’en conclure ? Au royaume des fous, Macron & Castex sont rois.
Et pendant ce temps-là il existe un trafic de drogue énorme !

---------

Émile ZOLA : les Quatre Évangiles. Tome 1: Fécondité.

https://www.amazon.fr/F%C3%A9condit%C3%A9-Quatre-%C3%89vangiles-%C3%89mile-Zola/dp/1700663631/ref=sr_1_1?dchild=1&keywords=F%C3%A9condit%C3%A9+zola&qid=1617639216&s=books&sr=1-1

Isabelle

@ Achille
"Les parents de Vincent Lambert se sont comportés en doctrinaires insensibles à la détresse de leur fils qui voulait qu’on le délivre de son carcan."

Entièrement d'accord avec Achille. Une fois n'est pas coutume. Les fanatiques religieux au sommet de leur intransigeance et pas une once d'humour, comme il se doit !

"Les religions, comme les idéologies qui en ont hérité les vices, se réduisent à des croisades contre l’humour." Cioran

D'autres personnages continuent à avoir des convictions et ce, quoi qu'il en coûte. Exemple concret : le fils de Bernard Tapie s’attaque à l'extrême gauche et à l’extrême droite (qui n'a plus rien d'extrême, MLP ne fait plus peur à personne avec ses petits chats) au lieu de s’en prendre aux auteurs barbares racisés. Quelle brêle, une de plus !

Stop à l'immigration massive islamiste, expulsions. Droit d’asile, droit du sol, regroupement familial aux oubliettes ! Cela suffit, c’est l’invasion et nous payons pour tout le monde. Assez !
Je vais mettre en place un piquet de brêles, il va y avoir du monde !

HUGUES DE LA TAILLE

Monsieur Philippe Bilger,

Vos propos comme de coutume sont impitoyables de bon sens ! Concernant l'euthanasie, j'ai durant vingt années accompagné des mourants comme bénévole. Je n'ai que très rarement eu des demandes disant: "Je veux arrêter de vivre".
Je pense en toute sincérité que c'est un sujet très très complexe et très personnel, l'affaire Lambert est en effet pitoyable de la part de cette famille dogmatique. Le vrai problème est la vieillesse dépendante et l'abandon des siens ! La solitude et l'attente de la mort sans amour. Là, ils préfèrent mourir et que l'on puisse mettre une fin à cette vie (changes, eau gélifiée, nourriture molle et aucune visite !!) .

Achille

@ Savonarole | 05 avril 2021 à 12:37
« J’ai peur des avancées qui sont des reculs » (PB)
On imagine déjà le commentaire de Wil ce soir vers 23:59.

Il est capable d'en faire une contrepèterie. :)

Claustaire

À qui confondrait assistance médicale au suicide (en cas de diagnostic médical collégial d'une maladie incurable ou d'une dégénérescence incurable ne pouvant conduire qu'à une atroce agonie) et euthanasie de victimes qui ne l'auraient pas demandé, on rappellera qu'autour de nous de plus en plus de pays pas moins civilisés que le nôtre ont consenti à leurs compatriotes cette ultime liberté, sans que cela ait entraîné des barbaries génocidaires comme certains le craignent.

Yves

"Ah ! ce père qu'il pesait donc lourd [...]
Ces bougres de vieux, moins ça fiche, moins ça gagne, et plus ça se cramponne !... il ne claquera jamais celui-là [...]
Brusquement, Lise exaspérée empoigna l'oreiller, le tapa sur la face du père.
- Bougre de lâche, faut donc que ce soit toujours les femmes !
Alors Buteau se rua, pesa de tout le poids de son corps, pendant qu'elle, montée sur le lit, s'asseyait, enfonçait sa croupe nue de jument hydropique [...]
- Ça y est, rien ne grouille. [...]
- Si on le brûlait, murmura Lise."

Extraits de La Terre, d'Émile Zola.

Commentaire: voilà ce qu'il se passe quand il n'y a pas de loi autorisant l'euthanasie.

Xavier NEBOUT

@ Mary Preud'homme

Permettez-moi de vous adresser mes compliments. C'est un très joli poème.

Xavier NEBOUT

L'étance de l'âme na jamais été aussi bien prouvée par les constats d'extase lors d'état de mort imminente, mais le mot "âme" n'a pas le droit d'exister.
Pas même ici, semble-t-il.

Il a gouverné l'humanité depuis son apparition jusqu'à avant-hier au regard de sa longue histoire (et préhistoire), mais les Occidentaux en sont arrivés à un tel degré de bêtise qu'on peut se demander si les cochons ne sont pas plus intelligents qu'eux.

Bande d'abrutis ! À partir de quand les premiers neurones forment-ils le réceptacle d'une capacité d'animation autonome - ou âme ? À partir de quand une âme peut-elle se détacher d'un corps ou extase ? À partir de quand une âme peut-elle acquérir le degré de conscience lui permettant d'entrer d'elle-même en extase ? d'y rester ?
Pourquoi ne pas avoir le droit de tuer un être humain tant qu'il n'a pas atteint le degré de conscience de la sainteté ?

Pourquoi ne pas avoir le droit de vous tuer, vous ?

Si vous ne savez pas répondre à cette question, qu'est-ce qui vous permet de définir une date ?

Concernant la fin de vie: l'extase ne doit pas être une affaire de raison mais d'oraison.
C'est pourquoi les moines qui sont en état de sainteté doivent se retenir de partir et attendre patiemment l'heure.

Catherine JACOB

« tribune de 343 femmes exigeant que le droit à l'avortement dépasse les douze semaines légales pour aller à quatorze »

À six semaines de grossesse, le fœtus mesure environ 20 millimètres et pèse presque 3 grammes. Il ressemble à un têtard de triton ou de salamandre , cette salamandre emblème que François Ier hérita de son grand-père, Jean d'Angoulême et qui vit dans les flammes et s’en nourrit, tandis que celui de Clovis était la grenouille.

Le développement de l'embryon et du fœtus au cours du premier trimestre de grossesse nous montre qu’à la semaine 12, les ongles commencent à pousser, il mesure 6 cm de la tête au coccyx et il pèse environ 14 g, il aura donc pris 11 g en quatre semaines (ou un mois) et qu’à la semaine 14, il suce son pouce, est capable de grimaces réflexes et de réactions aux stimuli extérieurs.

Entre la 12e et la 14e semaine, il commence à développer des os et une moelle épinière qui produit des globules rouges; il semble donc qu'il existe, entre 12 et 14 semaines, la même différence qu’entre un lombric, dont on ne saurait cependant méconnaître le rôle essentiel dans la régulation des cycles de nutriments, ou encore un Eunereis longissima , et un primate que caractérise la succion du pouce, appartenant au clade des Haplorrhiniens chez lesquels à la truffe se voit substituer un nez.

Appartiennent notamment à ce clade, le fameux Bonobo s (famille des hominidés), qui se distingue notamment du chimpanzé par une organisation sociale recourant aux relations sexuelles et à un bouc émissaire comme mode de résolution des conflits au sein du groupe.
À ce stade l’embryon est un fœtus de 9 cm de la tête au coccyx, il pèse environ 40 g.

C’est au second trimestre, à partir de la semaine 18, qu’une échographie destinée à s’assurer de son bon développement permettra également de distinguer une petite fille d’un petit garçon pour ceux que la question du genre et des sexualités intéresse, ou qui ont besoin de se déterminer sur la couleur de la layette ou encore la forme des motifs de ses broderies.
Par ex. Petit Jumbo à longue trompe pour un fœtus genré petit garçon, ou Fleurs et papillons pour un fœtus genré petite fille. Sinon, il faut savoir que les cœurs, les lapins et les rayures sont passe-partout.

Achille

@ Paul Duret | 05 avril 2021 à 12:49
« Suivre les sondages ne peut pas être une règle politique.
Et en ce qui concerne Vincent Lambert, la possible loi Falorni n'aurait rien changé puisque ce sont ses parents qui s'opposaient à son suicide assisté. »

Dans le cas présent il ne s’agit pas de suivre les sondages, mais de sortir de principes moyenâgeux qui consistent à dire que seul Dieu a droit de vie et de mort sur une personne, quand bien même cette personne désire en finir avec une vie qui ne lui apporte que souffrance sans espoir de guérison.
Chacun de nous est propriétaire der sa vie, elle n’appartient à personne d’autre, même pas à Dieu.
Les parents de Vincent Lambert se sont comportés en doctrinaires insensibles à la détresse de leur fils qui voulait qu’on le délivre de son carcan.

Claude Luçon

@ Olivier Seutet | 05 avril 2021 à 11:11

Quand on a passé toute sa carrière à l'étranger et qu'on rentre en France, en 2009 dans mon cas, la surprise est de voir à quel point nos gouvernements et leurs fonctionnaires ont domestiqué les citoyens français !
1968 qui voulait interdire d'interdire s'adressait en fait aux citoyens pas au gouvernants et aux experts ou philosophes auto-proclamés qu'ils sont devenus !
Les Gilets jaunes ne disaient pas autre chose !

La vie est une bataille ! Notre bataille individuelle !
À nous de la gérer et de la gagner !
Rostand faisait dire à Cyrano : Pas bien haut peut-être ! Mais tout seul !
Là est la définition de l'Homme !
Moïse nous avait donné les règles fondamentales, Mahomet les a adaptées à sa façon un rien brutale, à nous de les suivre !

Paul Duret

@ Achille
"Concernant l’euthanasie, j’y serais plutôt favorable. Vaste thème de moralité divisant les cathos réacs qui sont farouchement contre et les chrétiens émancipés des principes archaïques d’une religion qui a du mal à suivre l’évolution de la société.
Tout le monde se souvient encore de Vincent Lambert avant qu’un médecin ne se décide à abréger son calvaire qui a duré onze ans."

Je ne vois pas en quoi le fait d'être contre l'euthanasie serait de nature à vous rendre "réacs". En général, ceux qui traitent les autres de "réacs", "fascistes" ou tout autre adjectif connoté négativement, montrent les limites de leur raisonnement. Suivre les sondages ne peut pas être une règle politique.

Et en ce qui concerne Vincent Lambert, la possible loi Falorni n'aurait rien changé puisque ce sont ses parents qui s'opposaient à son suicide assisté.

Savonarole

« J’ai peur des avancées qui sont des reculs »

On imagine déjà le commentaire de Wil ce soir vers 23:59.

Paul Duret

Il faut d'abord appliquer la loi Leonetti.

Voter la loi Falorni, c'est un risque que je ne voudrais pas faire prendre à toutes les personnes dont on pense qu'il faudrait s'en débarrasser (trop coûteux en termes de soins, manque de place, espérance de vie limitée...).

Pour la loi Veil, je suis bien sûr partagé entre le fait que ce sont les femmes qui sont victimes de grossesses non désirées, le géniteur se retirant, si je puis dire, lâchement et le fait que l'embryon est un être vivant, certes hébergé et nourri dans le corps d'une femme mais tout à fait autonome dans son développement. Le supprimer reste un crime.

Mary Preud'homme

L’Astre du rire

Aveugle et muet
Suis tombé
Sur une terre mesquine
Et mes jambes chétives
Ne m’ont jamais porté
Ma voix n’a pas appris
Les mots des hommes
Même pas « maman » 
Où est passé mon avenir ?
Je me tiens au seuil du néant
Depuis l’ignoble hiver…
Mais je ne suis pas sourd
J’entendais bien la guerre
Du ventre de ma mère
Où il faisait si chaud…
Ils ont dit :
- Tuez-le !
- Ce n’est qu’un haricot !
Et l’acier brusquement m’a arraché du nid !

« Pourquoi m’ont-ils trahi disait Dieu, mon ami ?
Je leur avais pourtant confié la Terre à bien garder
Dans l’Amour et la Vérité… »
Et pour avoir le dernier mot
Il créa une étoile de plus
La nomma étoile des fœtus
Et lui donna pour mission de rire tout le temps
Pour chasser le néant.
Lors des amours humaines
Sacrifiées à la chaîne
Tournoient dans l’univers
En quête de soleil,
Cependant que la Lune
Matrice intemporelle
Dans les jardins du Ciel
En riant les appelle !

(Mary Preud’homme, inédit, 1997)

https://youtu.be/1BSOPj0P2g0

Catherine JACOB

On cite souvent la Belgique en exemple comme argument imparable en mettant en avant également qu’on dispose de suffisamment de recul pour évaluer la situation. Mais cette évaluation doit bien évidemment s’entendre dans les deux sens, positif et négatif.
À lire donc cet article de l’Institut européen de bioéthique publié le 09/02/2021 : l’euthanasie en Belgique : une nouvelle étude pointe les dérives de la loi. Les auteurs constatent en particulier « que l'euthanasie pour polypathologie (concurrence de plusieurs pathologies, y compris divers symptômes liés au vieillissement) devient de plus en plus commune et s'applique dans 71 % des cas à des personnes âgées de plus de 80 ans. On apprend ainsi que « sur base d'une acception large de la notion, des commentateurs avancent que le concept peut aussi recouvrir la fatigue de vivre ».

D’où bien évidemment force économies pour les caisses de retraite et raccourcissement des délais d’héritage d’où possibilité d’injection massive de liquidités dans l’économie par les particuliers.
Il est également question de l’interférence de la subjectivité dans les évaluations des situations.

Bref, certaines peuplades polynésiennes avaient une coutume dont le premier mérite était de désigner les choses sans hypocrisies à savoir : secouer le cocotier.

On pense à Jacques Brel qui avec Les Vieux a brossé un portrait tragique et désespérément obscur du quotidien de la vieillesse, des diminutions physiques et intellectuelles, des personnes âgées qui n'ont pour présent que la perspective de la mort : « Du lit au fauteuil et puis du lit au lit » ; « Ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant ». L’auteur belge évoque le temps qui passe pour tout un chacun et qui nous rapproche inexorablement de la vieillesse et de la mort : « La pendule d'argent / Qui ronronne au salon / Qui dit oui qui dit non / Et puis qui nous attend ». Faut-il pour autant euthanasier l’odeur du propre, du thym et de la lavande avec une injection qui fermera ces yeux qui « ne se parlent plus que du bout des yeux » et les aider à « dormir trop longtemps » ??

Ou faut-il mettre en regard cet autre texte de cette autre chanson qui dit aussi :
« Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de piège en piège
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes. »

Michel Deluré

Avortement, euthanasie, voici deux sujets qui soulèvent bien des passions.

S'agissant de l'avortement, je rejoins les positions d'Achille (05/04 07:54) et Exilé (05/04 09:30) et ne vois pas en quoi rallonger de deux semaines le délai légal actuellement autorisé s'imposerait telle une nécessité absolue et constituerait un indéniable progrès.
En voulant repousser le terme de ce délai alors que l'IVG bénéficie pourtant déjà d'un cadre légal, ne sommes-nous pas en fait en train d'en faire de plus en plus un acte de confort, une porte de sortie trop facile pour un acte aux conséquences parfois irréfléchies, démontrant ainsi le peu de respect que nous portons à la vie ?

Quant au sujet de l'euthanasie, il est une évidence que pour chacun ce qui importe c'est la vie avant tout même si nous savons tous que la mort en est inéluctablement le bout et que, ne pouvant y échapper, nous espérons tous individuellement que cette fin sera la moins pénible possible.
Et il faut reconnaître qu'en France, depuis la loi Leonetti, la situation a positivement évolué sur le plan juridique.
Cette loi règle-t-elle pour autant tous les problèmes ? Sans doute point et sur ce sujet douloureux, peut-être faudrait-il aller plus loin et se demander notamment si la société, dans le respect évidemment de certaines conditions, à le droit de s'opposer à la demande expresse d'un malade qui souhaite partir dignement.
De quel droit la société, l'Etat, pourrait-il limiter la liberté suprême d'un individu de disposer de sa propre vie, liberté qui ne porte nullement atteinte à autrui ?

Olivier Seutet

343 salopes, plutôt sottes que salopes : quelqu’un pourrait un jour leur expliquer que la maîtrise de leur corps elles l’ont gagnée avec la contraception et le supplément de la pilule du lendemain. Il faudrait expliquer aux cougars féministes qu’un retour à la loi Veil est une urgence : que cet acte odieux de l’avortement ne peut être tolérable que pour des situations de détresse extrême (mères en danger vital, mineures, viols) et certainement pas pour les caprices de femmes ignares, ou procrastinatrices.

Des députés à qui il faudrait faire rentrer dans la tête qu’ils n’ont strictement aucun droit, aucune délégation pour légiférer sur la vie de quiconque (je veux bien excepter les psychopathes dont la survie m’indiffère). Je ne donne procuration à personne pour m’assassiner ; ma liberté est de me suicider si je l’entends, quand je l’entends, comme je l’entends. Je ne donne, non plus à personne mission de me sauver la vie si tel n’est pas mon désir ; les médecins sont des techniciens que je ne mandate que pour me soigner dans les limites de la raison (c’est la loi Leonetti).

Dans les deux cas la vie ne devrait pas être une denrée pour les hémicycles, ou alors seulement pour en débattre en tremblant, le plus rarement possible.

F68.10

@ Tipaza
"Nous sommes en pleines fêtes de Pâques."

Vous êtes en pleines fêtes de Pâques...

"Le moment le plus important de la Chrétienté, fondatrice de l'Occident, celui où l'on célèbre la victoire de la vie sur la mort par la résurrection du fondateur de cette Chrétienté, et la promesse de la résurrection des corps, au moins spirituels."

(Soupir...) Et bien sûr, il n'y a jamais rien eu avant la "Chrétienté"... qui est, bien entendu, le centre du monde... Je suis toujours sidéré, qu'au 21e siècle, le terme "résurrection des corps" puisse encore être prononcé avec aplomb.

"Et c'est à ce moment qu'on demande à une assemblée d'élus de décider de la meilleure façon de tuer, car c'est bien de cela qu'il s'agit malgré les litotes utilisées pour cacher la vérité."

Mais on ne cache pas un seul instant la vérité !! C'est tout à fait cela. On décide de la meilleure façon de laisser partir des gens qui ne perçoivent que des souffrances inutiles dans leur boule de cristal. On décide de la façon de mettre à mort des gens qui le demandent.
Je me sens parfaitement à l'aise dans ce débat. Pourquoi faites-vous semblant que les gens avec qui vous avez un différend soient gênés aux entournures ?? Ce n'est absolument pas le cas.

"Vous avouerez qu'il y a là un signe inquiétant pour la santé mentale de cette société qui renie ses fondements au moment où elle devrait les célébrer."

Non. Aucunement.

"Des décisions seront prises en toute légalité, mais sans légitimité, dès lors que le confort individuel est le seul critère retenu, en dehors de toute obligation morale."

Le "confort individuel" ? Vous êtes sérieux ?

"Morale qui n'est invoquée nulle part, ni sous quelques formes."

Ah non ! J'affirme bien qu'il s'agit là d'une obligation bel et bien morale d'avancer sur l'euthanasie ou le suicide assisté.

"Je suis prêt à discuter de n'importe quelle morale, mais au moins que l'on considère qu'un "quelque chose " de supérieur nous inspire."

Vous êtes prêt à discuter de n'importe quelle morale. À condition qu'il y ait un machin ectoplasmique qui en serait le référentiel ultime. Vous refusez, au fond, contrairement à ce que vous prétendez, de discuter de n'importe quelle morale. En fait pas tout à fait: vous êtes prêt à discuter de n'importe quelle morale, mais pas avec n'importe qui.
En gros, pour discuter du suicide assisté, une personne qui le souhaite ne peut rentrer en matière qu'à partir du moment où on refait rentrer Dieu par la lucarne à la fin de sa vie. Franchement, il y en a marre de ce genre de manipulations mentales. Soit vous discutez avec les premiers concernés. Soit vous refusez le débat. Mais ne vous cachez pas derrière cette "transcendance" pour refuser le débat en prétendant qu'il n'y a pas de morale sans "transcendance". C'est faux et archi-faux.

"Le progressisme devient, et cela depuis longtemps, une idéologie qui s'oppose à la morale, pire même, qui nous lobotomise, empêchant la moindre réflexion sur ce qu'est la vie."

Le "progressisme" ? Sur l'euthanasie ? Arrêtez de vous payer de mots pour éviter le débat.

"En d'autres termes, la vie est une énergie inconnue dans son essence et incessamment en lutte contre les influences extérieures qui tendent à la détruire."

Que la vie soit une "énergie" ou qu'elle soit "inconnue" (mouais...) ne change absolument rien au débat sur l'euthanasie.

"Ces mêmes idées se retrouvent dans la pathologie de Bichat. Les maladies ne sont pour lui que l'altération des propriétés vitales, et il en résulte qu'elles diffèrent selon les tissus atteints."

Qu'on cherche à définir la vie, la mort ou la maladie, cela n'a aucun rapport avec la discussion morale en question dont vous feignez d'accepter qu'elle ait lieu. Vous évacuez complètement la question de la souffrance. Ce qui est absurde même d'un point de vue chrétien: d'un point de vue chrétien, c'est la récompense dans l'au-delà terrestre ou céleste (selon le sens qu'on accorde à la fameuse "résurrection des corps") qui est le critère moral ultime. Ce qui montre que, même d'un point de vue chrétien, la question de la morale se résume à celle de la souffrance ou de son absence, le cas échéant dans l'au-delà.

"On me dira qu'il s'agit de vitalisme, philosophie obsolète actuellement, mais sur laquelle il serait bon de réfléchir un peu avant de la rejeter dans les limbes de la pensée."

Le vitalisme, pour autant que je le perçoive, n'affirme rien sur la question morale qui est celle d'éviter la souffrance. Même les chrétiens réellement croyants sont moralement tenus, à travers la notion de récompense dans l'au-delà, à une morale qui a pour ultima ratio la réduction de la souffrance. Ils nient simplement aux non-chrétiens le droit d'avoir leur mot à dire dans le débat.
On est habitué. Et il n'y a pas de tolérance à avoir envers des gens qui prétendent avoir l'exclusivité du discours sur la morale et qui prétendent avoir le droit de contraindre les autres selon les canons de la morale qu'ils seraient les seuls à pouvoir définir.
C'est justement là un des raisons pratiques et concrètes de ne plus tolérer les discours chrétiens de ce type, qui sont de facto réellement intolérants.

Tipaza

Nous sommes en pleines fêtes de Pâques.
Le moment le plus important de la Chrétienté, fondatrice de l'Occident, celui où l'on célèbre la victoire de la vie sur la mort par la résurrection du fondateur de cette Chrétienté, et la promesse de la résurrection des corps, au moins spirituels.

Et c'est à ce moment qu'on demande à une assemblée d'élus de décider de la meilleure façon de tuer, car c'est bien de cela qu'il s'agit malgré les litotes utilisées pour cacher la vérité.
Vous avouerez qu'il y a là un signe inquiétant pour la santé mentale de cette société qui renie ses fondements au moment où elle devrait les célébrer.

Des décisions seront prises en toute légalité, mais sans légitimité, dès lors que le confort individuel est le seul critère retenu, en dehors de toute obligation morale.
Morale qui n'est invoquée nulle part, ni sous quelques formes.
Je suis prêt à discuter de n'importe quelle morale, mais au moins que l'on considère qu'un "quelque chose " de supérieur nous inspire.
Le progressisme devient, et cela depuis longtemps, une idéologie qui s'oppose à la morale, pire même, qui nous lobotomise, empêchant la moindre réflexion sur ce qu'est la vie.

Médecin et anatomo-pathologiste, Xavier Bichat donne cette définition de la vie:
« La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort. »
Dans cette définition, celle-ci ne paraît jouer en quelque sorte qu'un rôle passif, tandis que le rôle prépondérant paraît appartenir à la mort :

En d'autres termes, la vie est une énergie inconnue dans son essence et incessamment en lutte contre les influences extérieures qui tendent à la détruire.
Ces mêmes idées se retrouvent dans la pathologie de Bichat. Les maladies ne sont pour lui que l'altération des propriétés vitales, et il en résulte qu'elles diffèrent selon les tissus atteints.

On me dira qu'il s'agit de vitalisme, philosophie obsolète actuellement, mais sur laquelle il serait bon de réfléchir un peu avant de la rejeter dans les limbes de la pensée.

Achille

@ Exilé | 05 avril 2021 à 09:30

Je constate que sur certains points nous pouvons être d’accord.

En fait il y a trois cas où l’avortement se justifie pleinement :
- En cas de viol.
- Lorsque la vie de la mère est menacée. Ce qui est de plus en plus rare depuis que les femmes accouchent dans une maternité.
- Lorsque le fœtus a des malformations graves qui feraient de sa vie un enfer, ainsi que celle de ses parents.

Mais en cas de relations consenties, il existe des moyens de contraception suffisamment fiables (pilule, préservatifs) pour s’envoyer en l’air et ainsi éviter de devoir subir un avortement. Ce qui est toujours un traumatisme pour une femme.

MENIER

Les subterfuges habituels des catholiques intégristes.

Denis Monod-Broca

Selon la formule de Nietzsche, le choix, essentiel, incontournable, est entre Dionysos et le Crucifié, entre la superstition et la pensée objective, entre le sacrifice et le refus du sacrifice, entre la violence et l’amour.
Nietzsche, assimilant l’amour chrétien à la « morale des esclaves », choisit délibérément Dionysos et donc le sacrifice.
Il servit de caution au nazisme.
Le monde moderne, « progressiste » par antiphrase, sous l’influence souterraine de Nietzsche, fait le même choix que lui. Il réfute la vérité hébraïque et évangélique. Il lui faut des sacrifices : enfants à naître, vieux en fin de vie, sont de bons candidats.
Cette préférence pour Dionysos est un choix insensé. Nietzsche est devenu fou. À sa suite, nous devenons collectivement fous, remettant sans cesse sur le métier la loi sur l’avortement, la loi sur l’euthanasie, dans une quête vaine, absurde, sans fin.

Catherine JACOB

FIN DE VIE (Paris Match | Publié le 18/01/2014 à 11h51 )

Olivier Falorni : "Ma mère était une combattante de la vie"

"Le député de la Charente-Maritime (divers-gauche) témoigne du calvaire vécu par sa mère dans sa lutte contre la maladie pour réclamer une loi sur l’assistance au suicide.
Il prend François Hollande au mot. Alors que la France entière n’avait d’yeux et d’oreilles que pour l’idylle présidentielle ou le « tournant » social-démocrate du chef de l’Etat, le tombeur de Ségolène Royal aux législatives n’a retenu qu’une annonce ou presque de la conférence de presse de mardi : le feu vert élyséen à une réforme instaurant « l’assistance médicalisée pour terminer sa vie ».

Une promesse du candidat Hollande revenue dans les radars médiatiques ces dernières semaines. En partie à la faveur du dossier Vincent Lambert, ce tétraplégique de 38 ans en état végétatif, que l’équipe soignante et une partie de sa famille souhaitait laisser mourir. Contre l’avis de la justice, qui a ordonné son maintien en vie jeudi.

"Paris Match. Vous vous êtes prononcé pour la légalisation du suicide assisté le mois dernier à l’Assemblée nationale. Un sujet qui vous concerne personnellement…

Olivier Falorni. Oui. Il est arrivé à ma mère ce qui arrive à des millions de gens : une lutte de plusieurs années contre le cancer, la rémission, puis la récidive. Elle voulait guérir, c’était une combattante de la vie. Mais la maladie a repris le dessus. Elle est décédée à 60 ans, un an jour pour jour avant mon élection comme député. Le soir du deuxième tour des législatives, j’étais donc en proie à un sentiment pour le moins étrange, mélange de joie et de grande tristesse. Son agonie a duré des semaines, mais je me souviens surtout des quatre derniers jours, interminables.

Est-ce que vous n’êtes pas trop concerné par ce sujet de la fin de vie pour pouvoir légiférer avec le recul nécessaire ?

Je ne crois pas. Je reste dans une démarche très rationnelle par rapport au sujet. D’ailleurs, j’étais déjà adhérent de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité avant que ma mère tombe malade."

Perdu pour perdu, une avancée qui ne serait pas un recul, quid donc de la cryogénisation?? Une femme de 49 ans a ainsi été cryogénisée dans deux mille litres d'azote liquide en Chine. Futura-Santé_23/08/2017

Coût, température, légalité... La cryogénisation, mode d'emploi - Une adolescente britannique a réussi à obtenir, peu avant sa mort, l'autorisation de la justice d'être cryogénisée. Mais comment ça marche ?

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS