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23 avril 2021

Commentaires

Louis

« Aujourd'hui on ne couperait plus la tête du roi ».

J’estime, à force de lectures mais c’est personnel, que la Révolution française est la victoire de la bourgeoisie sur l’aristocratie et la mort du roi un épiphénomène.
Juste pour méditer : 4 août 1789 abolition des privilèges, 14 juin 1791 loi dite le Chapelier, véritable coup d’Etat des bourgeois, une loi terrible pour le monde ouvrier.
C’est notre histoire, elle est tragique et elle se poursuit.

Quant à la condition ouvrière en Angleterre au début de sa révolution industrielle elle était inimaginable de nos jours. De toutes façons nous baignons dans un système de privilèges, selon que nous soyons riches ou misérables... Bref, entre deux systèmes défavorables je préfère sans hésiter notre République.

Patrice Charoulet

Petite recherche

Sur Google, cherchez « Australopithèque », « Homo habilis », « Homo erectus », « Homo sapiens », « l'homme de Néandertal ».Cliquez à chaque fois sur « images ». Vous en verrez une foule.

Combien de blonds aux yeux bleus ? Combien de futurs Français de souche ?

Lucile

Je ne présenterais pas les différences de régime entre France et Grande-Bretagne sous forme de monarchie versus République.

Je vois surtout une différence entre l'importance du parlement outre-Manche, et la diminution progressive de son rôle ici. Deuxième différence de taille : instabilité, changements fréquents et rapides de notre côté, et de l'autre, accent mis sur la durée et la tradition considérées comme des biens nationaux. Avec pour effet contradictoire : la permanence permet l'adaptabilité alors que les changements apportent peu d'élasticité au système. Notre pays ne se modernise pas facilement, tout en donnant l'impression d'avoir égaré ses racines.

Le parlementarisme et le régime des partis impliquent la nécessité de la négociation permanente, vue comme une saine pratique chez les Anglais, et considérée comme une péripétie parfois inévitable, gênante et presque dégradante chez nous, où chacun à son tour une fois élu se fait une gloire d'appliquer point par point son programme ; c'est celui qui a gagné les élections qui "a raison", les autres n'ont qu'à se taire. Ce qui se traduit en effet par l'indécente "jouissance d'un pouvoir de moins en moins limité".

Que ce soit un monarque héréditaire ou un élu qui incarne la nation n'est pas primordial à mes yeux, pourvu que la distinction marquée des rôles évite de faire du Premier ministre un simple représentant et du Président un monarque. Au total, les coûts de fonctionnement sont sans doute les mêmes, une fois intégrés les profits de la monarchie pour le pays quand celle-ci est une entreprise florissante comme en GB.

Notre histoire en France est telle, en particulier avec la coupure sanglante de la Révolution de 89, qu'il nous serait dorénavant impossible d'éprouver un quelconque sentiment de tendresse ou d'admiration pour une famille royale maintenant oubliée, composée sans doute de personnalités intéressantes mais aussi de rejetons tarés, imbuvables ou inintelligents. Ce sentiment bienfaisant et familier existe portant chez nous, nous l'éprouvons sans réserve pour Notre-Dame, pour nos villages, pour nos paysages, nos savants, notre langue, pour les vicissitudes de nos ancêtres et pour les progrès accomplis.

Si déjà, plutôt que de nous prendre à rebrousse-poil, et de nous inculquer son idéologie, chaque président élu pouvait comprendre et respecter ce sentiment sinon l'éprouver, ça ne ferait de mal à personne.

Metsys

"Une synthèse médiocre..."

Hélas, la médiocrité est partout et pas seulement à l'Elysée ; ni les Windsor ni les Saxe-Cobourg ne sont épargnés, sans parler de ces moines brigands de Grimaldi. Comme l'a jadis dit Jean de Salisbury, un godon érudit devenu évêque à Chartres : rex illiteratus quasi asinus coronatus.
Notez que je ne vise pas du tout Louis Capet, qui était, en comparaison, une intelligence de premier ordre. Son problème, c'était un autre âne, celui de Buridan...

Giuseppe

« Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (Saint-Just)

Quand on le lit il faut prendre un filtre, mais bien des erreurs n'auraient pas été commises s'il avait été entendu.
Idéaliste à la folie, il fait penser à ces chercheurs qui jusqu'au bout de leur vie courent après leur avenir.

Ellen

God save the Queen. Le Royaume-Uni, pays qui a le plus colonisé la planète, ne se verra jamais insulter par E. Macron, trop petite tête face au Commonwealth. En Algérie, "la colonisation est un des pires crimes contre l'humanité" déclarait notre inculte en histoire française. Dire ça dans le monde entier, c'est ne pas avoir toute sa tête. Il a piétiné la France à l'étranger, insulté les Français, a fait éborgner les Gilets jaunes, veut déconstruire l'Histoire de France, a ouvert grand les portes à l'immigration sauvage... Mais qui est-il pour massacrer ainsi notre pays ? Est-ce qu'Erdogan a vu juste le qualifiant de malade mental ?

Macron se bat pour l'apaisement, quelle blague ! Il oublie que son principal adversaire et ennemi n'est pas le RN, c'est Macron lui-même.

En 2022, va-t-il nous refaire sa parade théâtrale devant la pyramide du Louvre lors de ses adieux ou va-t-il sortir par la porte de service, casqué ?

Beau parleur, mauvais faiseur.

boureau

"Si peu de monarchie... si peu de république..."

En Grande-Bretagne comme en France, les régimes (monarchique d'un côté, républicain de l'autre) sont ce qu'ils sont avec leurs qualités respectives et leurs défauts inhérents.

En ce début, très instable, du XXIe siècle, une partie de nos problèmes vient non pas des imperfections de nos systèmes, mais de la très médiocre qualité du personnel politique et de ces castes voraces qui accaparent le pouvoir.

N'idéalisons pas le système du pré voisin ! Choisissons ou faisons émerger les meilleurs d'entre nous.

C'est ce que nous avons tâché de réaliser dans nos entreprises depuis toujours. Ça réussit pas mal en général.

Cordialement.

letarsier

Monarchie républicaine, sans doute. Après tout, la République ne s'est au fond invitée que par accident, ou presque, sous la plume de Thiers.

Cependant, force est de reconnaître que nous sommes passés en 60 ans et des poussières de Louis XIV aux rois fainéants, ces derniers ayant abandonné une part de leur souveraineté à l'Europe, en même temps que toute forme d'exemplarité tant pour eux que pour leur gouvernement et hauts fonctionnaires.

Et en prime, avec le nouveau bipartisme qui a remplacé l'ancien clivage, se retrouver en finale vous garantit à l'avance la victoire face à un RN, lequel il est vrai est mieux intentionné que compétent.

Oui, des rois fainéants.

De l'autre côté de la Manche, une monarchie qui s'efforce de trouver un équilibre entre société actuelle et valeurs traditionnelles. D'un côté, on a la vieille garde qui a intégré le fait que tout privilège implique un devoir, et quelques trublions pour qui l'argent et la facilité constituent une fin en soi. Bon, ce n'est pas nouveau, mais ce qui l'est davantage, c'est que cet hédonisme assez égoïste tend à devenir la norme sociétale, ce qui crée un décalage de plus en plus criant dans le lien qui unit le peuple à son souverain. Cela n'a pas empêché la monarque de placardiser séance tenante les membres de sa famille qui s'éloignaient par trop des lignes invisibles ; il faut lui reconnaître cette force.

Au final, sans préjuger des compétences, il faut tout de même reconnaître que la comparaison des chefs d'Etat en terme de présentation, de dignité et d'exemplarité, ne tourne guère à notre avantage.

P.-S.: je ne regarde pas non plus The Crown. :)

Exilé

Nous sommes les sujets, les citoyens d'une monarchie républicaine qui représente une synthèse médiocre et très imparfaite entre la grandeur, l'allure et l'impartialité d'une monarchie exemplaire et le caractère pluraliste, égalitaire d'une République digne de ce nom.

Mais sommes-nous sûrs que cette monarchie républicaine et celui qui en incarne la représentation concentrent réellement le pouvoir, du moins en ce qui concerne les questions importantes conditionnant l'avenir des Français voire leur survie en tant que personnes et nation ?

Giuseppe

La Ve République a instauré le suffrage universel et le vote des femmes, c'est parfait.
Un regret pour les communautés des communes, qu'il n'en soit pas de même : où l'on s'aperçoit qu'avec le régime actuel, et des bases d'impositions différentes et donc bien moins élevées pour les petites adhérentes, le maire de la plus peuplée des communes n'est pas élu président, et le pire c'est qu'il abonde à hauteur de 60 % le budget.

Achille

« La passion avec laquelle on a regardé The Crown… »

Personnellement je n’ai jamais regardé cette série, pour la simple raison que je n’ai pas Netflix (et je m’en passe fort bien !). Mais manifestement cette série américano-britannique semble avoir beaucoup influencé notre hôte sur les vertus d’une monarchie constitutionnelle. Monarchie qui permet aux Britanniques de s’affranchir d’une Constitution, contrairement à nous où celle-ci revient sur le tapis chaque fois qu’il s’agit de prendre une décision importante.

Il est illusoire de voir un jour revenir la France à un régime monarchique, même constitutionnel. Ceci même si la France compte quelques vicomtes, barons qui croient encore au grand soir.

D’ailleurs les frasques de la famille royale britannique, depuis George VI jusqu'au prince Harry, ont largement démontré les failles de ce régime où il suffit d’être bien né pour espérer un jour accéder à la fonction de chef d’Etat.

Restons donc avec notre République qui repose sur des valeurs méritocratiques plus objectives, même si souvent l’énarchie nous a montré que ce système de sélection présentait des failles.

Denis Monod-Broca

Dans le film « The Queen », une scène formidable montre la reine allant voir le cerf qui a été longuement traqué, chassé, et finalement abattu. Elle se reconnaît en lui.
Le monarque est sacré, c’est-à-dire promis au sacrifice. C’est un état de fait venu du fond des âges, un état de fait qui repose sur un mensonge, une illusion : celle des pouvoirs particuliers d’une personne, personne dont on peut donc tout attendre et à laquelle on peut donc tout reprocher. Illusion mais illusion spontanée, partagée, ancrée en chacun de nous, d’une solidité à traverser les siècles.

En 1789, nous avons voulu sortir de cette mensongère illusion : nous avons solennellement déclaré une vérité première, les hommes naissent libres et égaux. Mais le naturel a aussitôt repris le dessus et nous avons fait subir à notre roi sacré d’alors le sort que l’illusion commandait, la mort. À une voix de majorité, une seule petite voix, c’est bête, à quoi tiennent les choses... Depuis nous sommes dans cet entre-deux, entre l’illusion de l’homme providentiel et la vérité de l’égalité de tous.
Comme nous ne croyons plus ni en la vérité ni même en la parole, ça ne risque pas de s’arranger de sitôt...

Robert Marchenoir

Les inconvénients de tous les régimes, sans les avantages d'aucun. Remarquez que la monarchie britannique, admirée à juste titre, doit énormément à la personnalité de la reine Elizabeth. Avec un autre monarque au pouvoir, les choses auraient été fort différentes.

Tenez ! Avec l'héritier, le prince Charles, on n'est pas sortis des ronces... Lui qui parle à ses légumes, et a assailli le gouvernement de recommandations par le passé (assez gauchistes, les recommandations), alors qu'une bonne partie du prestige de la Reine vient de son refus constant de s'impliquer dans la politique...

Au point qu'on évoque une monarchie bicéphale, une fois la succession venue : il faudrait que le prince Charles et le prince William s'y mettent à deux pour remplacer Elizabeth...

Incidemment, la série The Crown prend énormément de libertés avec la vérité historique.

Saltapiou

Les obsèques du Prince Philip furent une révélation pour nombre d'entre nous !

L'Histoire millénaire se poursuivait sous nos yeux, une sorte de pièce classique avec son unité de lieu et d'action, ses personnages vêtus du noir de la tragédie.
Les masques rappelant la mort qui rôde et la Reine isolée dans 90 ans de souvenirs partagés avec son peuple...

Beau comme l'antique, le contraire du mauvais théâtre qui ne cesse de s'étaler dans nos dernières présidences "républicaines", cérémonie du Louvre comprise !

Marc Ghinsberg

Philippe Bilger regarde trop les séries télévisées, il en vient à mêler la fiction et le réel.

Le voilà nostalgique de la monarchie, admirateur de la royauté anglaise. Confondant la grandeur et le faste, l’allure et l’étiquette, l’impartialité et la totale absence de pouvoir politique. Oubliant l’attitude peu charitable de la Reine au moment de la mort tragique de Diana, les frasques du Prince Harry, le manque criant de charisme du Prince Charles, la lourdeur d’un protocole étouffant.
Par charité chrétienne on ne parlera pas de la royauté espagnole.

L’autre cliché concerne la toute-puissance du président de la République qui serait un monarque élu concentrant entre ses mains tous les pouvoirs. Quelle illusion !
Emmanuel Macron a été obligé de renoncer à la réforme constitutionnelle qui figurait dans son programme à cause de l’opposition du Sénat. Il a renoncé à sa grande réforme des régimes de retraite du fait de l’hostilité des syndicats, de l’opposition des partis minoritaires et d’une partie de l’opinion. Il a dû renoncer à appliquer une fiscalité écologique du fait des Gilets jaunes. Les lois qu’il réussit à faire voter sont émasculées par le Conseil constitutionnel ou le Conseil d’État.

La campagne pour l’élection présidentielle a commencé. Il serait bon que tous ceux qui entendent y prendre part évitent pour les besoins de la cause le french bashing, s’abstiennent de s’en prendre à la fonction du président de la République, aux institutions, résistent aux effets de style pleurnichard comme celui qui concluait le billet De Gaulle-Pompidou : « On est si loin du pur, si proche de l'impur ! »

Wilfrid Druais

"Nous sommes les sujets, les citoyens d'une monarchie républicaine qui représente une synthèse médiocre et très imparfaite entre la grandeur, l'allure et l'impartialité d'une monarchie exemplaire et le caractère pluraliste, égalitaire d'une République digne de ce nom." (PB)

"Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt".
Désolé, Mister B., quels que soient les défauts de cette monarchie républicaine française, je la préférerai TOUJOURS à un système politique où le seul mérite pour diriger est d'être né, ce qui est à la portée du dernier crétin venu, convenons-en, et même en provoque des pires vu la consanguinité qu'il entraîne.

Ce à quoi vous me répondrez sans doute ou peut-être qu'il est possible d'avoir une monarchie élective, ça c'est déjà vu, ce à quoi je répondrai: "Donc, quelle différence avec l'élection présidentielle de la République française ?".

Non, Mister B., c'est juste qu'après avoir subi pendant des jours qui ont semblé des semaines, "lockdown" oblige (j'arrive même plus à parler français...), un bombardement médiatique totalement débilitant (pléonasme) avec la mort du mari de la reine d'Angleterre dont tout le monde se ficherait s'il vivait une vie "normale" dans le monde, vous finissez par perdre les pédales comme tout le monde justement.

Ce n'est pas parce que la classe politique française est d'un niveau intellectuel proche du néant, au passage je vous rappelle une fois de plus que c'est vous qui avez et continuez à voter pour elle (vous n'y échapperez jamais à celle-là), que ça signifie que le régime politique est mauvais.

"On a la classe politique qu'on mérite", vous le savez très bien.

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