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21 avril 2021

Commentaires

Marc Ghinsberg

Violente charge contre Emmanuel Macron. Rien d’étonnant. Depuis plusieurs semaines Philippe Bilger s’est transformé en agent électoral de Bruno Retailleau (avec comme suppléant Xavier Bertrand). Les LR attaquent Macron contre ce qu’ils considèrent comme l’angle mort de son action : le régalien. Le futur candidat à sa propre succession, qui a entrepris de pomper systématiquement les électeurs du parti de la droite républicaine, a bien entendu le message. Ils veulent du régalien, ils vont avoir du régalien. Les LR ont beau s’étrangler d’indignation en disant que tout cela n’est que de la communication, ceux qui ont supprimé 12 000 postes de policiers lorsqu’ils étaient au pouvoir ont du mal à se faire entendre.

En revanche ce billet me semble amorcer une inflexion dans l’attitude de notre magistrat honoraire dans l’affaire Sarah Halimi.
« Je suis persuadé qu'au lieu d'apaiser, cette sortie de son champ de compétence n'a pas été sans incidence sur l'arrêt rendu par la Cour de cassation… » nous dit Philippe Bilger. Qu’est-ce à dire ? Que si le président de la République n’était pas sorti de son rôle, l’arrêt de la Cour de cassation eût été différent ? Que les juges ont rendu leur arrêt pas seulement sur des considérations de droit, mais en fonction d’un contexte politique ? Que l’auteur du billet n’est plus aussi assuré du bien-fondé de sa position initiale ? Cette phrase mérite, de mon point de vue, éclaircissement.

Xavier NEBOUT

Bon, et alors pour qui voterez-vous si on le retrouve face à MLP ?
Rien ne pourra plus ruiner la France que de poursuivre avec la bande à Soros.
Il faut le dire, si vous voulez l'invasion africaine.

boureau

"Trop c'est trop !" (PB)

Oui et depuis un moment cher P. Bilger ! Pas un mot à retrancher ou à débattre dans votre billet.

Avec le temps et vos prestations télévisées, je constate que vous prenez du poil de la bête dans l'appréciation (sic) réaliste de la politique macronienne.

Pour vraiment essayer de comprendre ce qu'est la non-personnalité d'E. Macron, il suffit de lire son interview dans le Figaro et quelques secondes plus tard écouter celle donnée à CBS. Etrange !
Cet homme est paumé et ligoté dans son "en même temps", il ne sait plus où il se trouve. Tout s'écroule autour de lui.

Et dernier avatar - gravissime - sa pièce maîtresse en Afrique saharienne, Idriss Déby, vient de se faire assassiner.

Finalement, je finis par le plaindre tellement il me semble pitoyable dans ses erreurs consécutives. Il entre de plein fouet dans le tragique de l'Histoire, mais s'en rend-il compte ?

Cordialement.

Robert

Votre conclusion, Monsieur Bilger, est imparable : c'est le crochet final. Je vous cite : "D'autant plus qu'Emmanuel Macron ne change pas à l'étranger : il a déclaré qu'il "faut déconstruire notre Histoire" et que malheureusement la réalité ne change pas en France : nuits d'émeutes à Tourcoing, manifestations des policiers contre l'arrêt de la cour d'assises de Paris, un bus incendié en marge de violences urbaines à Sartrouville, augmentation des agressions, pourquoi les délinquants de gêneraient-ils puisqu'ils ont l'intuition, dans leur obtuse malfaisance, qu'on les laisse faire ? au mieux un deux poids deux mesures, au pire un Etat qui regarde passer les délits et les crimes, préférant entraver ses protecteurs que châtier ses agresseurs."

Vous insistez ici sur une constante de monsieur Macron : l'objectif permanent de destruction de l'Histoire de France, de la France, avec son expression si symbolique : "se réinventer", dans le cas présent réinventer une France à son image. Et vous montrez superbement que ses coups de menton en matière de sécurité ne sont qu'une posture. Tout dans le verbe et l'apparence pendant qu'on poursuit un autre projet : reconstruire une France selon ses propres vœux, sans racines, sans culture propre, sans frontières, ouverte à tous les vents. Les Français qui n'adhèrent pas à sa vision sont exclus par la méprisante dénomination de "Gaulois réfractaires".

Si Monsieur Macron s'est exprimé sur certaines décisions judiciaires et pas d'autres (vous avez raison d'affirmer que la décision de la la Cour de cass n'est sans doute pas étrangère à son appréciation inopportune), je ne me souviens pas l'avoir entendu dénoncer le discours d'Assa Traoré ou dénoncer les racialistes et autres décolonialistes qui se multiplient dans nos universités et y font régner leur emprise, contraignant au silence par une forme de terrorisme intellectuel ceux qui seraient en désaccord. On retrouve ici le climat qui régnait dans les années précédant Mai 1968.

Pour démonter ce discours que monsieur Macron ne dénonce pas parce qu'il en est en quelque sorte l'un des chantres, il suffit de lire ce qu'écrit Bernard Lugan, un vrai connaisseur intime de l'Afrique dont le discours est soigneusement occulté par nos médias bien-pensants.

Par exemple, concernant la si appréciée médiatiquement Danièle Obono qui dénonce fortement l'esclavagisme français, sans doute la lecture de cet article sera-t-elle particulièrement éclairante pour déconstruire le discours dominant reposant sur des contre-vérités historiques :
https://bernardlugan.blogspot.com/2021/04/daniele-obono-contre-valeurs-actuelles.html

De même, dans les relations de la France avec l'Algérie et le Rwanda, monsieur Macron n'est-il pas loin d'épouser les thèses des dirigeants actuels de ces pays, lui qui considère que la colonisation de l'Algérie est un "crime contre l'humanité".
Dans ce domaine aussi les analyses de Bernard Lugan me semblent d'une autre portée que les affirmations sans fondement de monsieur Macron qui s'appuie exclusivement sur un historien comme Benjamin Stora pour tenter de changer les choses. On lira ici encore ce qu'en écrit Bernard Lugan :
https://bernardlugan.blogspot.com/2021/04/pourquoi-il-est-illusoire-de-sobstiner.html

Patrice Charoulet

TROP

Trouvant trop chers les hôtels et les restaurants, je n'y vais pas. Et j'envie les loyers du troglodyte.

Christian PICQUART

Trop, c'est trop, dites-vous !

Je lis votre blog souvent avec beaucoup d'intérêt mais votre détermination à critiquer tout ce que fait ou dit le président actuel commence à m’irriter.
D'autant, franchement, que la faiblesse régalienne comme vous dites est souvent la faiblesse (voire un positionnement social et/ou politique) des juges.

Le président, quoi qu'on en pense par ailleurs, veut poursuivre ses actions (on doit pour le moins lui reconnaître que les diverses crises auxquelles il a dû se confronter ne lui ont pas vraiment laissé beaucoup d'espace pour appliquer ses projets) jusqu'au dernier moment de son mandat et quoi qu'il lui en coûte ; c'est plutôt à son honneur !

Metsys

"Il suffirait donc, après avoir fait preuve durant quatre années de faiblesse régalienne et de mansuétude dans la gestion de l'ordre public, de virer de bord, sur un mode précipité qui n'abusera que les naïfs, pour devenir soudain crédible dans un domaine capital où on a usé du verbe en économisant l'essentiel : l'autorité". (PB)

Le cardinal de Retz dirait d'EM qu'il ressemble, sauf pour l'intelligence et la culture, au frère du roi Louis XIII…

"Comme M. le duc d’Orléans n’avait rien, sans exception, de tout ce qui peut distinguer un grand homme, il ne trouvait rien dans lui-même qui pût suppléer ni même soutenir sa faiblesse. Comme elle régnait dans son cœur par la frayeur, et dans son esprit par l’irrésolution, elle salit tout le cours de sa vie. Il entra dans toutes les affaires, parce qu’il n’avait pas la force de résister à ceux mêmes qui l’y entraînaient pour leur intérêt ; mais il n’en sortit jamais qu’avec honte, parce qu’il n’avait pas le courage de les soutenir. Cet ombrage amortit dès sa jeunesse en lui les couleurs même les plus vives et les plus gaies qui devaient briller naturellement dans un esprit beau et éclairé, dans un enjouement aimable, et dans une facilité de mœurs incroyable".

Louis

J’avais un excellent prof de géopolitique qui nous rappelait souvent qu’entre les deux guerres ce fut un grand bazar. Puis ce fut l’étrange défaite décrite par ce grand auteur qui a payé de sa vie son amour pour son pays. Survinrent les Trente Glorieuses avec le Vietnam, l’Algérie, bref en 62 on se calme un peu pour arriver dans les années 80 à ces présidents qualifiés de Roi fainéants par un grand observateur de notre vie publique, d’où le passage à ces quinquennats qui ne sont que de mauvais spectacles avec de mauvais acteurs.

Notons que la dernière troupe est la plus coûteuse de la Ve République, +46 % par rapport à la précédente selon M. Dosière.

Notre histoire est longue et tragique, mais monsieur le politique, sachez que ce pays je l’aime.

Exilé

Quand le président affirme : "Je me bats pour le droit à la vie paisible", il se moque de nous.

Exactement, sachant qu'avec ses divers équipiers il est le premier à avoir favorisé de façon directe ou indirecte l'éclosion de troubles qu'il feint de déplorer.

De plus, qui laisse entrer en France ou n'expulse pas des dizaines de milliers - ou plus - d'individus au sujet desquels l'expérience acquise au cours des dernières années laisse penser qu'ils ne pourront que s'adonner à la délinquance, à la criminalité voire à des actes à caractère terroriste ?

Guzet

Ne pas oublier qu’Emmanuel Macron a exprimé ce qui est sans doute sa conviction la plus profonde lorsque, de manière répétitive, devant des publics étudiants, en Afrique, aux USA, en Inde, il a martelé cet axiome : "N'obéissez à aucune règle" !

Denis Monod-Broca

Une décision de justice vient d’être prise en vertu de la loi. La décision ne plaît pas au chef de l’Etat. Il en déduit que la loi doit être changée. Conclusion : il est un hors-la-loi. Comme bien d’autres hommes politiques et intellectuels de notre drôle d’époque, qui ne supportent pas que la loi soit ce qu’elle est, ne pensent qu’à la changer, le font dès qu’ils sont en position de le faire, et qui sont donc tous, eux aussi, des hors-la-loi.
Pauvres de nous...

GERARD R.

Bravo M. Bilger ! Lentement, mais sûrement, vous finirez par conclure justement au sujet du cas Macron. Personnellement, il y a longtemps que mes conclusions sont arrêtées. Et sans faire preuve de vulgarité, il n'est pas non plus nécessaire de s'empêtrer, pour décrire ce triste sire, de fioritures...
Il ne les mérite pas !

Achille

« Il suffirait donc, après avoir fait preuve durant quatre années de faiblesse régalienne et de mansuétude dans la gestion de l'ordre public, de virer de bord, sur un mode précipité qui n'abusera que les naïfs, pour devenir soudain crédible dans un domaine capital où on a usé du verbe en économisant l'essentiel : l'autorité. » (PB)

Faudrait savoir, Philippe Bilger. Vous vous plaigniez que le gouvernement était trop timoré sur les aspects régaliens et maintenant qu’il s’y attelle vous trouvez que "trop c’est trop".
Plus de 5 000 places de prison créées, plus de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici la fin du quinquennat. Ce n’est pas si mal.

Ajoutons à cela la volonté d’Emmanuel Macron que la loi soit réexaminée concernant les criminels jugés irresponsable lors de leurs actes, ainsi que pour les agressions particulièrement graves sur des membres des FDO.
Ceci fait suite au crime odieux contre Sarah Halimi, mais aussi à l’agression particulièrement sauvage des policiers de Viry-Châtillon.

Deux verdicts jugés incompréhensibles et surtout inacceptables par de nombreux citoyens si l’on en juge les réactions dans les médias et les réseaux sociaux.
Ceci malgré par participation d'un jury populaire, en principe très sensible à ce genre de faits odieux.

Alors oui c’est vrai, les élections approchent et donc la tentation est grande d’accuser Emmanuel Macron de vouloir utiliser ces dispositions pour s’attirer les faveurs des électeurs. Mais l’important est que ces mesures soient prises, me semble-t-il.
Vous vouliez du régalien. Eh bien vous avez du régalien !

Charly

Ah.

À force d'un soutien forcené, il continue, continue - jusqu'à ce que les gens soient fatigués de ce chemin.

Quand on éduque un enfant, on lui oppose une fin de non-recevoir si on n'est pas d'accord avec ses actions. Toujours l'excuser sous tous les prétextes mène à son endurcissement.

Jamais vous n'avez pris Macron comme un adulte : vous lui avez toujours tout passé.

Votre réaction d'aujourd'hui est marrante : vous ne vous rendez pas compte que c'est votre indulgence qui l'a mené là...

Ceci dit, le spectacle n'est pas beau : on a vu depuis 4 ans tous ses soutiens se détourner de lui les uns après les autres. Quand on mise sur un cheval qu'on sait pas fini dès le départ...

semtob

Cher Philippe,

Si Macron avait l'intention d'apporter un espace de tranquillité en France, il disposait de ses 4 ans de présidence et de plusieurs années dans le gouvernement de Hollande pour le mettre en œuvre. Or, ce fut loin d'être le cas et chacun a eu le temps d'en prendre connaissance. Le saccage de l'Arc de Triomphe, la longue crise des Gilets jaunes, les magasins saccagés, les grèves à répétition, le laisser faire des black blocs, le déni de l'augmentation de la violence envers les fonctionnaires et les particuliers illustreront le passage d'un jeune acteur qui débarque. Sans parler de la diplomatie qui a su nous fâcher avec la moitié de la planète...

Des plans de prison apparaissent en fin de mandat, mais ils étaient déjà dessinés pendant la présidence de Nicolas Sarkozy et vu les amendes de l'Union européenne pour insalubrité et condition indigne de détention, tout ceci était à prévoir depuis une décennie.

Une question se pose: Emmanuel Macron étant en campagne régionale et présidentielle, les comptes de campagne tant examinés pour d'autres candidats sont-ils en marche ?

Le fait d'avoir gardé les boulets de Hollande à la justice et ailleurs a empiré la situation et ses utopies d'exemplarité et de transparence ont mis peu de temps à cerner le personnage. Les paris sont perdus, la démonstration est faite tant en écologie qu'en volonté de réforme.

Toutes les classes d'âge sont désunies, les repères perdus.
Pourquoi avoir mis le plan Borloo à la trappe ? Les banlieues sont en ébullition après une décennie d'abandon, les personnes âgées sont rendues plus dépendantes avec le numérique obligatoire alors qu'une transition technologique ne doit pas marginaliser une forte partie de la population et doit tenir compte du grand nombre de personnes handicapées vivant en France et qui se retrouvent devant des répondeurs alors qu'elles entendent mal, devant un écran alors qu'elles sont amblyopes. Comment faire comprendre que chaque famille ne dispose pas d'ordinateur pour les études de chaque enfant, que personne ne maîtrise la sécurité des ordinateurs pas même les professionnels, que les arnaques se multiplient et qu'il est nécessaire de laisser le choix aux citoyens sans humilier une grande partie de la population ?

Dernier reproche fait au président, c'est de favoriser ses conseils en bétonnage, de créer une insécurité d'habitation avec la recherche de créer une bulle immobilière et d'anéantir les artisans en rénovation, de tuer les savoir-faire et de créer les conditions de la délinquance en hyperdensifiant. L'artificialisation des sols et l'arrachage des arbres en zone urbaine accroît le réchauffement climatique, augmente les coulées de boue et les risques d'inondation. Ce qui apportera des blocages économiques gigantesques si aucune mesure d'ordre environnementale n'est envisagée puisque les orages seront plus fréquents et la terre bitumée et bétonnée ne peut plus absorber. En plus du masque, il faudra porter le tuba pour résoudre les idioties des bureaucrates et des lampes à huile pour pallier les coupures d'électricité, ce qui montrera les limites du tout-numérique. Avec toutes nos applications, nous serons bien informés, bien alertés lorsque des aléas se présenteront, d'origine naturelle ou humaine. La science amène ses progrès mais aussi ses drames.
françoise et karell Semtob

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