« Entretien avec David Lisnard | Accueil | LR condamné à mort ? »

17 mai 2021

Commentaires

Robert

Votre conclusion, Monsieur Bilger, est frappée au coin du réel que notre classe politique, tout entière occupée à des choix qui ne servent pas réellement les intérêts du peuple français, c'est-à-dire servir l'intérêt général, se désintéresse du sort de la masse de concitoyens, relégués dans une France qui n'est pas celle des métropoles urbaines où s’accumule la richesse du pays tandis que la désertification (cherchons par exemple les médecins ou spécialistes libéraux dans nos villes moyennes et petites, et ne parlons pas de nos campagnes) et l’appauvrissement du reste du territoire ne leur apparaît que comme l'écume des vagues.

Quand les Français se penchent sur l'accroissement de l'insécurité qu'ils subissent, il devient difficile à ceux qui les gouvernent depuis plusieurs décennies de leur affirmer les yeux dans les yeux qu'il ne s'agit que d'un sentiment alors que d'évidence notre société, soumise à des influences délétères pour sa survie, est en plein déclassement et que la "startup Nation" chère à monsieur Macron n'a pas fait l'ombre de la moindre efficacité. Même son ministre de l’Économie se targue d'une réindustrialisation en cours et annonce une reprise en 2022 supérieure à celle de ses voisins !

Donc, la parole du personnel politique est à présent démonétisée et les moulinets verbaux de la communication ne changent rien à la perception de l'état du pays par la majorité des citoyens dont la parole n'a plus d'importance puisque toutes les décisions sont du ressort d'organes dits indépendants ou extérieurs au pays, créant ainsi le sentiment diffus que nos gouvernants ne maîtrisent plus rien, sauf la parole qui leur apparaît de moins en moins crédible. En un mot, pour ceux qui nous gouvernent, l'action se résume de plus en plus à : "dire c'est faire" et les Français le ressentent de plus en plus au quotidien.

D'où l'écho donné aux "tribunes militaires" pour lesquelles vous dites à juste raison :"On néglige ce qui, dans le fond, suscite l'angoisse démocratique, l'adhésion citoyenne au tableau plus que préoccupant dressé de notre pays, la certitude que ce pessimisme global est justifié, que des parts de notre France sont hors de contrôle et que les forces de l'ordre sont dépassées, pour ne pas dire abandonnées. Et que la Justice n'est pas à la hauteur du défi lancé à notre société. [...] Alors que la résonance de cette lettre si vilipendée par le pouvoir vient précisément de sa concordance avec le sentiment populaire dominant, qu'il s'agisse de l'intuition constamment vérifiée d'une France en déclin, en péril imminent, ou d'une réalité qui au quotidien inscrit ses malfaisances, ses délits, ses crimes, ses attaques à l'encontre des protecteurs naturels de la République et agressés à cause de cela."

Comme toujours le doigt montre la lune et nos politiques et nos médias regardent le doigt pour le dénoncer comme seul auteur des troubles.
Il me paraît en outre évident que les Français qui il y a peu se pensaient peuple uni, ne risquent majoritairement pas d'accepter les propos de monsieur Mélenchon hier en Aveyron, qui annonce "la créolisation de la France d'ici à 2050". Ce sont les mêmes qui n'ont cessé de vilipender Renaud Camus et son grand remplacement qui veulent organiser cette créolisation. Et monsieur Mélenchon de préciser sa pensée :
"« La créolisation n’est ni un projet ni un programme. C’est un fait qui se constate », affirme le numéro un des Insoumis.
« Si pour les dominants, il n’y a aucune difficulté à passer de l’affirmation de l’idée d’universalisme à sa mise en œuvre au quotidien, c’est précisément parce que leur propre culture, mœurs et usages dominent », poursuit-il. « Quand le mot « assimilation » apparaît, le malentendu l’accompagne », met-il en garde.
Mais « il en va tout autrement pour des millions de gens qui ne comprennent pas ce qu’on leur demande. En effet, ils respectent la loi et se trouvent de fait inclus dans tous les aspects de la vie de la cité. L’assimilation leur paraît alors être un renoncement à ce qui les distingue de la culture dominante ».

On se demande si lui le parlementaire, a lu l'article 1er de la Constitution qui énonce que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances" et fait siens les articles de notre Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen !

Alors au fond, fustiger les militaires, retraités d'abord, d'active ensuite, qui ont osé s'exprimer en citoyens libres faisant part de leurs inquiétudes quant à l'avenir de la Nation qu'ils ont ou ont eu l'honneur de servir et pour laquelle ils sont prêts à sacrifier leur vie, c'est le choix le plus facile pour jouer à l'autruche et refuser de voir la réalité en face !

Et ce d'autant plus qu'aujourd'hui, monsieur Macron reçoit l'un des plus sanguinaires des dirigeants politiques en exercice, le président rwandais sur fond de dénigrement de l'action de la France dont les militaires ont tenté d'éviter que les massacres inter-ethniques ne se produisent et alors que la faute en revient aux instances internationales qui ont laissé faire. Là aussi, monsieur Macron cultive une mauvaise manière pour son propre pays, ce que beaucoup des militaires qui ont vécu ces événements n'accepteront pas !

Exilé

@ caroff
« Que se reproduise ce type d’événements dont l’intensité grandira au prorata du nombre de plus en plus important de populations mécontentes de la France dans ces riants espaces urbains et le gouvernement pourrait envisager de faire appel à l’armée pour protéger les biens publics et les personnes. »

Au vu de la réaction - ou plutôt de l'absence de réaction - des forces de l'ordre au cours de diverses manifestations passées, tout porte à croire que seuls les bâtiments publics et éventuellement les représentants de l’État qui se trouveraient à l'intérieur seraient protégés.

Les Français lambda pourraient se faire passer à tabac ou trucider sous l’œil bovin des FDO restant l'arme au pied selon les consignes qui leur seraient alors données.

Rappelons aussi au passage qu'en 2005, lors des émeutes, le commandant d'un centre important de la Gendarmerie dans la banlieue parisienne avait prévenu sa hiérarchie qu'en cas de troubles graves il ne disposait que de la capacité de défendre les abords immédiats de la caserne placée sous son commandement.

xavier b. masset

Je me demande ce qu'aurait dit M. Mitterrand placé devant la même situation.
Y serait-il allé de son grain ?
Aurait-il fait donner la cavalerie et sonné la charge, envoyé M. Chevènement massicot au clair contre les maréchaux recemment insurgés sur le papier ?

Nous manquons de généraux Éblé pour ponter nos Bérézina et colmater les failles à nos paupières, récolter le sel de nos larmes, la poutre est très grosse en effet, too much flesh, aurait dit Wellington.

Les Français ne construisent plus rien de leur Histoire en torchis, ou pisé, ils s'envoient des troncs à la figure, jeu de force pour montrer de quel bois et mortier leur personnalité se réchauffe.

Déjà sous Macron ne perçait rien de l'Emmanuel jupitérien, croient pouvoir diagnostiquer nos médecins militaires, habits présidentiels déchirés dans la distance, son invisible passé ne passe pas, rien de la jeune pousse ne semble pousser.
L'essentielle présence a fui.

Ils mettent cela sur un défaut de caractère, après tout pourquoi pas ?
On le dit un jour aussi de Bill Clinton dès le début de son mandat - le fameux débat sur le character issue, nous ne quittons jamais pas la scène théâtrale.
Certains se rêvent en John Wilkes Booth de comédie, la pièce se jouant aussi dans la salle et en coulisses.
Ridicule, du réchauffé.
Tout ça pour un start-upper toujours en langes.
Il nous faut grandir, président, politiciens, commentateurs.

Les mères des jeunes filles tuées, Marjorie hier à Ivry-sur-Seine, Alisha en mars sous un pont d'Argenteuil, m'en disent plus, par la noblesse de leur discours simple, venant du cœur, sur les manquements de la société française, que les marmonnements de caserne qui cèderont vite la place dans l'actualité, à l'image des borborygmes du colonel Chalençon, cantinier aux armées du cancan, à d'autres emballements.

Marcel

En France, on peut donc tuer ou essayer de tuer des policiers au hasard à intervalles réguliers (Rambouillet, Avignon, mais aussi dans le Val-d'Oise il y a peu de temps), mais pour Marc Ghinsberg, ce n'est pas un sujet de préoccupation ou un sujet essentiel.

On attendra que se fassent abattre les infirmiers (je n'ose évoquer les enseignants, c'est déjà en cours mais ce n'est pas hasardeux, par contre) ou les postiers, pour "sortir de sa zone de confort" et s'inquiéter de risques "au moins aussi importants" que des homicides de fonctionnaires ?

GERARD R.

On peut toujours disserter à l'infini sur le bien-fondé ou non d'une démarche particulière, lorsqu'elle émane d'un corps d'élite. Il est bien évident que des critiques formulées par un milieu compétent en matière de sécurité à l'encontre d'un gouvernement aux compétences qui, en tout domaine, restent à démontrer, aura un impact plus embarrassant que lorsque les condamnations émanent de la plèbe.

De même que l'on reprocherait au médecin d'avoir négligé d'informer son patient sur un état de santé pouvant le conduire au pire, ou au garagiste de n'avoir pas averti son client sur l'état dangereux de son véhicule, je ne vois vraiment pas pourquoi on épilogue à l'infini sur ces alertes réitérées et probablement justifiées, émanant de personnes avisées en la matière.

Alors qu'on laisserait sciemment et impunément, depuis des mois, de pseudo-experts médicaux bourrés de conflits d'intérêts, voire carrément corrompus, instiller la peur panique dans les esprits les plus débiles de certains de nos concitoyens. Que devient le sens de la mesure, nom d'une pipe ?

Entre la « paille » préventive des militaires et la « poutre » résolument destructrice des précités médicastres, mon choix est vite fait. Et tant pis pour les matricules de nos trop médiocres élus...

Xavier NEBOUT

On n'est pas habilité à parler si on est de droite, sauf à être d'une droite gauchisante, et tout ce qui n'est pas de droite gauchisante est d'extrême droite et donc potentiellement nazi: tel est pour les gens de gauche le principe intangible de la démocratie telle qu'ils la conçoivent.

À l'Assemblée, Marlène Schiappa a répondu en tout et pour tout il y a quelques jours au député LR qui l'interrogeait sur l'attitude ambiguë du gouvernement sur le port du voile par une candidate à une élection, que les LR n'avaient pas, sur le plan politique, de leçons à lui donner.

"Je n'ai pas de leçons de morale à recevoir de vous" est la réponse de tous les escrocs à ceux qui les accusent.

L'honnêteté ne se divise pas, et dans notre pays, le fonds de commerce de la gauche est depuis longtemps la malhonnêteté intellectuelle et la démagogie.

Aujourd'hui, il s'agit de dénoncer la passivité du pouvoir sur la conduite d'Israël à l'égard des Palestiniens, et là, c'est Clémentine Autain qui honore notre pays tant les gauchistes sont les seuls à ne pas pouvoir être taxés d'antisémitisme.

Nous sommes dans un bordel idéologique: tu paies la gauche si tu veux pouvoir parler.

La soumission de notre gouvernement au nazisme israélien va exacerber l'antisémitisme des musulmans et leur haine à l'égard des Français, et avec quels arguments leur donner tort ?

Et nos églises se vident, et les mosquées se remplissent.

Michel Deluré

Ce billet n'appelle pas de ma part un autre propos que celui que je formulais déjà dans mon précédent commentaire du 13/05 11:34.
Plus que les auteurs des tribunes, ce qui importe en fait c'est l'état réel de la France actuellement.

J'ajouterai simplement que je rejoins totalement le jugement de Claude Luçon (17/05 02:29).

caroff

Sans surprise, la tribune des militaires est approuvée par 60 % des Français.
Cette institution un peu particulière dans le paysage d’une Nation, les gens qui entrent dans la carrière peuvent être amenés à faire la guerre et conséquemment à tuer ou être tué, fait partie des rares établissements publics français efficaces.
Dès lors, nos concitoyens éprouvent une certaine fierté à constater que leur armée est une des seules, avec celle du Royaume-Uni, à pouvoir faire ses preuves sur des théâtres d’opération extérieure.

Lorsque des Officiers généraux 2s décrivent plutôt avec justesse la situation de la France du point de vue de la sécurité publique et pointent la dangerosité de l’ascendant islamiste dans la jeunesse de notre pays, il n’y a que les aveugles et les mal-comprenants qui poussent des cris d’horreur.

Pour avoir côtoyé professionnellement certains d’entre eux, je peux assurer qu’ils sont patriotes, loyaux et exaspérés par les atermoiements de l’État face aux menaces, menaces qu’ils devront éteindre en cas d’émeutes urbaines.

Beaucoup ont la mémoire courte : en 2005, Villepin réactiva la loi de 1955 pour recourir à l’état d’urgence alors que de nombreuses banlieues flambaient sous l’action combinée de la racaille et d’agitateurs islamiques.
Que se reproduise ce type d’événements dont l’intensité grandira au prorata du nombre de plus en plus important de populations mécontentes de la France dans ces riants espaces urbains et le gouvernement pourrait envisager de faire appel à l’armée pour protéger les biens publics et les personnes. Cette situation évocatrice de pays d’Amérique centrale, du Moyen-Orient (Égypte) ou de l’Asie (la Thaïlande, la Birmanie) n’est pas à exclure. Elle pourrait s’accompagner de très sérieux dommages collatéraux qui viendraient ternir l’image de phare de l’humanité de notre cher et beau pays.

En conséquence de quoi, les milis alertent le pouvoir en place qu’il serait temps de prévenir les troubles qu’ils auraient à juguler à leur façon.
Ni plus ni moins. Le gouvernement actuel appliquant à merveille la politique de l’autruche s’offusque de ces dénonciations. Son incurie pourtant patente mériterait un sévère mea culpa ; au lieu de quoi l’on a eu droit à un récital grotesque d’alerte au putsch dont la mise en ondes s’est faite, comme le souligne Philippe Bilger, grâce à des médias complaisants.

Les Français ne signeront pas de tribune mais iront voter en juin et l’année prochaine. Une autre façon de signifier aux membres du fan-club de Macron que faute de reprise en main de l’insécurité et de l’expansion effrayante de l’immigration, ils seront raccompagnés vers la sortie.

Louis

La période électorale sacrée est lancée, or malheur au pays dont le Prince est un enfant et malheur au pays dont le Roi est un vieillard.
J'adore ce pays mais je suis très inquiet, pas par les lettres mais par les informations qui circulent, comme la décapitation d'un enseignant qui ne faisait que son boulot.

F68.10

"Pourquoi la plupart des médias font-ils la fine bouche, une mine presque dégoûtée face à la poutre accablante gangrenant et offensant, partout, notre France, en se régalant absurdement de la paille sans intérêt de la périphérie de la lettre ouverte ?"

Je nie catégoriquement que cela constitue une "paille sans intérêt de la périphérie" de la lettre ouverte.

Que nombre de commentateurs ici ne semblent pas trouver problématique que des militaires agitent l'idée de choisir leurs chefs à la carte est aussi extrêmement problématique.

C'est là une très claire ligne rouge. Ligne rouge qui sépare pour moi ceux qui, non seulement sont hostiles à la démocratie, mais n'auraient pas trop de problème à s'affranchir de ses règles, aux autres.

Exilé

Pourquoi la plupart des médias font-ils la fine bouche, une mine presque dégoûtée face à la poutre accablante gangrenant et offensant, partout, notre France, en se régalant absurdement de la paille sans intérêt de la périphérie de la lettre ouverte ?

Peut-être parce que les médias se considèrent comme les seuls détenteurs de la Vérité et à ce titre autorisés à la dispenser à un peuple qu'ils ont pour mission d'éduquer dans le bon sens.

À ce titre, le son de cloche asséné par tous ceux qu'ils considèrent comme des traîneurs de sabre en charentaises se permettant de dire ce qui est en appelant un chat un chat fait désordre dans le tableau d'une société française irénique qu'ils voudraient nous imposer.

Lodi

"Pourquoi la plupart des médias font-ils la fine bouche, une mine presque dégoûtée face à la poutre accablante gangrenant et offensant, partout, notre France, en se régalant absurdement de la paille sans intérêt de la périphérie de la lettre ouverte ?"

Je dirais que, pour une fois, le contenu compte autant que les signataires... Quelle drôle d'idée d'avoir choisi CET exemple !
Le plus médiatique n'est pas toujours le meilleur : la preuve. Enfin, je m'en vais la donner.

Il faut se rappeler que les forces armées protègent mais sont également une menace virtuelle, aussi leur irruption fait-elle toujours peur.
Peur normale, peur qui devrait être le fait de tout citoyen, mais le citoyen se cherche des sauveurs, quel malheur !
Quand il doit équilibrer les pouvoirs, au sens large donc aussi entre civils et militaires.

Quand le citoyen ne devrait pas attendre les militaires ou se diviser entre droite et gauche pour un constat clair : l'immigration musulmane est la première où on nous rend le mal pour le bien.
Quand le citoyen devrait réclamer une réaction adaptée : prohibition de l'immigration musulmane.

Je rêverais d'un pays où le soldat ne dégaine pas son épée - ou son stylo mais c'est pareil quand on porte les armes - et où le citoyen ne rengaine pas sa cervelle !
Mais il paraît que la France n'est pas le seul pays où le gallon s'agite, a dit Lucile si je ne me rappelle pas les détails.

À propos de mes camarades commentateurs, Robert Marchenoir et F68.10 ont parfaitement rappelé que l'eau est humide : il faut s'opposer à TOUS les abus.
Des musulmans et des casernes.
Il n'y a pas opposition mais COHÉRENCE.

Expliquer que l'eau est humide, passionnant ! Devoir le faire quand cela a déjà eu lieu, c'est encore plus passionnant, dites donc.
L'abus est toujours l'abus.

Il n'y a pas de paille et de poutre dans cette affaire alors que cela arrive quand des gens dénoncent les abus musulmans et se font taper dessus parce qu'ils n'aiment pas cette religion.
Parce qu'on a l'obligation d'adorer les religions et celle-là en particulier, parce qu'il faudrait s'inspirer des arriérés, ou plus raisonnablement, les recadrer ?
Parce qu'il faudrait rendre le bien pour le mal à ceux qui nous rendent le mal pour le bien... Les gens de la religion de l'ingratitude ne méritent que ce qu'ils sèment : à savoir le mépris pour ceux qu'on fréquente quand ils montrent leurs belles disposition, et rester à la porte pour tous les autres. Ceux qui les aident à pénétrer le pays n'en ont pas conscience mais ils commettent une mauvaise action envers notre pays.

Je rappelle toujours que le mal ne donne aucun droit, bien au contraire : attaquer les autres ne donne pas droit au pardon, les musulmans ne doivent plus jamais être excusés de rien... Et les gens qui aident les musulmans à s'infiltrer n'ont pas à être entendus quand ils réclament de l'aide pour intégrer leurs protégés.
Pas un euro, pas une seconde, pas un lieu ne doit être extorqué à quiconque pour des gens dont on ne dira jamais assez combien ils sont indésirables. On n'oblige pas les femmes à rester avec leur mari violent, les Juifs à supporter l'antisémitisme, les homosexuels au placard, les chercheurs à se soumettre à l'Eglise et je dois en oublier. Mais on permet à des gens voulant rétablir ces arriérations en pire d'avancer leurs pions pour le faire chez nous sans compter de permettre à leurs semblables de s'infiltre chez nous.
A-t-on si envie d'un retour de cet immonde refoulé ? A-t-on une telle nostalgie de nos divers régimes dictatoriaux qu'on brûle de se soumettre aux arriérés ou à l'armée pour nous en défendre ?
Abominable régression.

Alors que bon : plus d'immigrés musulmans ! Les militaires au garde-à-vous !
Ce n'est pas si difficile à dire. Redire.
Il faut ordonner et se tenir avec dignité, comme on respire. À la romaine. Les citoyens sont-ils des chefs ? Réponse, oui, chacun a une part de souveraineté.
Alors qu'ils se conduisent en chef.

Donc en responsables, une fois la décision éclairée prise, ne pas en marchander l'application.
L'appliquer jusqu'au bout, sans précipitation, sans lenteur, mais comme l'eau et le feu s'adaptent au terrain tout en en submergeant les obstacles.

Achille

Je vous invite à écouter la position sans ambiguïté du général Henri Bentégeat qui était interviewé hier par J-P Elkabbach (écouter à partir de la minute 8).

En clair cet ancien CMAT n’approuve absolument pas les deux tribunes écrites par des militaires, qu’ils soient retraités ou d’active, dans le journal Valeurs actuelles qui est un journal dont la ligne éditoriale est clairement de droite.
Ses propos pèsent beaucoup plus lourds que ceux de quelques officiers à la retraite dont certains ont leur carte du RN.
En fait, la poutre n’est pas du côté que l’on pense...

vamonos

Des généraux qui ont obtenu un diplôme équivalent à un doctorat en droit n'ont de leçons à recevoir de personne. Quand ils s'expriment, la moindre des choses serait de les écouter et de lire leurs lettres.

Claude Luçon

David Lisnard a parfaitement parlé de ce sujet en quelques simples mots lors de votre entretien.

D'une part il a justement dit qu'il y a vingt ans, personne n'aurait fait de commentaire sur ces tribunes, et que l'important aujourd'hui en était le contenu plus que les signataires.

D’autre part il a simplement et magnifiquement défini notre gouvernance actuelle : l'impuissance théâtrale.
Il a même été très courtois en ne disant pas : l'impuissance et la vantardise théâtrales. Car depuis quelques jours l'autosatisfaction de ce gouvernement concernant la pandémie et les performances de vaccination devient intolérable.

Marc Ghinsberg

LR, Valeurs actuelles et vous-même n’avez pas attendu les militaires pour attaquer Emmanuel Macron sur ce que certains considèrent comme l’angle mort de sa politique : le régalien et plus particulièrement la sécurité. Aucun acte terroriste, aucune violence, aucun fait divers n’a échappé à votre attention et ils ont tous été imputés à l’impuissance de ce pouvoir d’assurer la sécurité des Français. On s’est même précipité, de bonne foi, mais imprudemment, sur des faits non confirmés comme le viol du 14 avril dernier à la station de métro Miromesnil.

Le « délitement » du pays fait l’objet depuis des semaines, voire des mois, de débats sur les chaînes d’information en continu. C’est régulièrement le sujet de vos billets. Mise à part la crise sanitaire, on ne parle que de ça. Alors dire que l’on discute seulement de la forme et pas du fond c’est prendre les gens pour des imbéciles.

Certes je comprends que vous n’ayez pas apprécié l’enquête de l’excellente journaliste du Monde Ariane Chemin qui dans l’affaire de la fameuse tribune des militaires a dévoilé le rôle de l’ineffable André Bercoff, de Valeurs actuelles et le comportement opportuniste de Marine Le Pen. En fait de poutre on a le sentiment que la droite veut mettre à l’ordre du jour de l’élection présidentielle un seul thème : le laxisme (supposé ?) d’Emmanuel Macron. D’en faire l’arbre qui cache la forêt.

Quelle que soit l’importance que revêt le sujet de la sécurité, il en est d’autres qui mériteraient que l’on s’en préoccupe de façon urgente, notamment dans le champ économique et social. À cet égard je vous invite à lire le dernier livre de Patrick Artus et Marie-Paule Virard, « La dernière chance du capitalisme ».

Si vous acceptez de quitter votre zone de confort pour aborder des domaines qui vous sont moins familiers, vous comprendrez qu’il existe d’autres risques au moins aussi importants que ceux qui inquiètent certains militaires, mais sans doute moins porteurs sur un plan électoral.

hameau dans les nuages

Vous croyez que c'est si facile que ça de réingurgiter son vieux vomi et faire son mea culpa ? Ils préfèrent se taire puis plus tard tel un référentiel rebondissant revenir après le chaos redonner des leçons de morale politique à ce quarteron de généraux factieux.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS