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28 juin 2021

Commentaires

F68.10

@ Julien WEINZAEPFLEN
"Merci de reconnaître que les Alsaciens ont opté "dans l'ensemble pour la France"..."

Euh... Pourquoi "merci" ? Il me semble dans l'ensemble assez clair qu'ils ont fait ce choix. En tout cas, il n'est pas crédible de prétendre qu'ils aient fondamentalement fait un choix pro-Allemagne.

Je persiste à penser que l'identité alsacienne est quand même rhénane. Franchement, entre l'alsacien et le suisse allemand, il suffit de changer les terminaisons en "e" en terminaisons en "i", et c'est quand même dans l'ensemble mutuellement intelligible.

Je suis quand même assez hostile à la disparition des patois et langues régionales. De manière générale, je suis hostile à toute réglementation étatique sur les us et coutumes en matière d'expression. Si les gens veulent faire évoluer une langue, libre à eux. Je me satisfais parfaitement qu'une langue soit de fait différente à l'écrit et à l'oral.

À titre d'exemple, je vous avoue avoir un faible pour le haut valaisan. Et je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument que les langues s'uniformisent sous prétexte d'unité nationale.

"Contrairement à vous, je suis un jacobin concordataire..."

Je l'avais quelque peu remarqué.

Je suis hostile au jacobinisme car il empêche de diversifier les expériences pour voir ce qui marche ici et ne marche pas ailleurs. Je suis hostile à l'idée d'imposer des lois nationales uniformes, et, ensuite, quand elles ne marchent pas, de ne jamais avoir de points de comparaison au sein du territoire national qui pourraient servir d'arguments dans le débat public. Ce qui fait dévier tout débat vers des confrontations idéologiques stériles. Avec des grands trémolos dans la voix: Rrrrépublique Sociâââle et Laïïïïque ! Rrrrrépublique Une et Indivisiiiiible ! J'ai en horreur la réflexion par slogan comme paravent à la stupidité.

"...c'est-à-dire que je crois que le concordat pourrait être l'avenir de la laïcité française et je voudrais qu'il s'étende aux musulmans, en Alsace et en "France de l'intérieur". Mais je ne me fais pas d'illusion, nous ne vivons pas dans un monde idéal et la dynamique est plus du côté des guerres de religion que de cet apaisement civil entre les cultes."

Je souhaite un apaisement de ces conflits de religion. Mais les dangers d'un retour de l'influence des religions dans l'appareil étatique demeurent trop importants. Dès qu'une religion s'immisce dans les rouages de l'État, les dénis de droits s'accumulent peu à peu, le premier à en faire les frais étant celui de la liberté d'expression, la liberté de conscience étant en seconde ligne.

Je souhaite aussi relâcher un peu la pression de la laïcité en permettant davantage d'expression publique, mais policée, des religions dans l'espace public. La laïcité doit garantir liberté de conscience et liberté d'expression, et donc la critique des religions. Elle doit aussi permettre l'expression des religions. Et c'est dans l'ensemble une bonne chose que le concordat alsacien permette à l'université de Strasbourg de ne pas avoir intégralement coupé les ponts entre traditions religieuses et université (pour le meilleur et pour le pire...).

Il serait faux de prétendre qu'avec le déluge d'expression sur Internet les religions ne trouvent pas à s'exprimer: elles trouvent des relais partout de nos jours. Mais cela expose aussi les tensions internes de la laïcité à la française qui ne peut qu'échouer à cantonner l'expression religieuse au sein de la sphère privée dans ce contexte. Nous ne sommes plus à la fin du dix-neuvième siècle ou au début du vingtième siècle où une des préoccupations du droit administratif était de cadrer la pression religieuse en en étanchéisant l'État.

Le problème en est que permettre à la religion de s'exprimer plus librement, ce qui me semble inéluctable, doit aussi s'accompagner de la possibilité de la critiquer aussi durement que possible. La passe d'armes avec Mary Preud'homme au sujet de Mère Teresa avait entre autres vocation à montrer que ce débat n'est toujours pas clos, que les sujets conflictuels existent bel et bien encore ; et permettre à la religion de réintégrer le débat pulic honnêtement et sans faux-semblants signifie aussi qu'elle doit se confronter à ses plus féroces critiques sans faux-fuyants. Et, avec Mary Preud'homme, nous avons vu que ces faux-fuyants sont loins d'être morts. Le conflit sur les formes d'expression va donc dominer encore longtemps avant que nous puissions régler le problème du fond de la religion par la confrontation d'idées argumentées.

Sans vouloir vous provoquer, mais plutôt vous faire rire, je préfère une défense de la laicité par l'humour potache et de mauvais goût - par la liberté d'expression donc - plutôt qu'un carcan de droit administratif séparant Église et État parfois articiellement. Je m'explique.

Si des bonhommes religieux souhaitent nous mettre une imposante statue de Moïse avec les dix commandements devant le Palais de Justice de Paris, je dis... eh bien, laissons-les faire ! Ne jouons pas des coudes dans les tribunaux comme des gosses mal elevés. Ne faisons pas grève en hurlant des mots comme "obscurantisme !" tout en jetant des pavés. Par contre... exigeons que nous mettions une autre énorme statue de Baphomet ! C'est en outrepassant les limites des convenances qu'on peut faire comprendre à ceux qui n'en ont pas conscience qu'ils outrepassent eux-mêmes ces mêmes limites. Tu mets Moïse devant la Cour de cass' ? Pas de problème ! Moi, je mets Baphomet ! Et je retire Baphomet quand tu retires Moïse. Et comme cela, les limites sont respectées.

Bien sûr, ce n'est pas dans la tradition française que de procéder ainsi. Et c'est dommage... car cette histoire est réellement arrivée en Arkansas. Un peu potache, mais efficace. Je vous propose d'admirer l'exploit.

On peut en rire ou en pleurer. Mais ce type d'approche, s’il fonctionne, permettrait de lâcher du lest sur le contrôle administratif des religions en équilibrant les expressions publiques des religions, philosophies ou parodies de croyances. Le hic est qu'en France le catholicisme reste très majoritaire dans les esprits bien que les églises se soient vidées. Et qu'il est peu probable que cette approche fonctionnerait: elle nécessite plus d'attachement à la liberté d'expression en un sens noble du terme que je n'en pense les Français capables. À mon grand regret.

Julien WEINZAEPFLEN

@ Deviro | 29 juin 2021 à 22:32

Merci de la suggestion. J'ai quelquefois regardé cette série, mais je ne sais pourquoi je n'ai pas retrouvé ce que je crois connaître, plutôt intuitu personae et par histoire familiale que m'a racontée ma grand-mère, récits dont j'étais friand. Les Alsaciens n'ont jamais accepté l'annexion et je ne suis pas sûr qu'ils aient fait autant de compromis que je crois l'avoir vu dans les épisodes que j'ai regardés.

Ont-ils seulement négocié ? La négociation n'est pas dans le caractère alsacien. La réalité alsacienne me paraît beaucoup plus incarnée dans l'exil des Alsaciens à Paris dont les Schneider. Attachés à la France jusqu'à vouloir préférer y vivre que de rester dans une Alsace annexée, ils ont acheté la Maison de l'Alsace et ils se retrouvaient à la brasserie "Chez Jenny" où j'allais quelquefois les rejoindre à la vingtaine, d'autant qu'ils m'ont décerné un prix, mais ne tombons pas dans la vanité d'étaler ses distinctions le plus souvent imméritées.

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@ F68.10 | 29 juin 2021 à 19:44,

Merci de reconnaître que les Alsaciens ont opté "dans l'ensemble pour la France" dans ce choix contraint d'une identité qui me paraît beaucoup plus française que rhénane, même si les Alsaciens ne peuvent se départir d'avoir une âme allemande, si francophones qu'ils se voudraient. Quand on relevait auprès de ma grand-mère que l'Alsacien était d'origine alémanique, elle se récriait: "Mais non, c'est un mélange." Ce choix de la France est ce que n'a pas compris Zola qui raconte dans "La Débâcle" (et je crois ce récit malhonnête et construit) que, quand ils ont appris le désastre de Sedan, les Alsaciens se sont levés en masse et se sont rendus avec bonheur aux Prussiens, presque tous exceptés Weiss, le compagnon de Jean, le futur héros de "la Terre". Où Zola a-t-il trouvé cela ?

Je ne crois même pas au bilinguisme alsacien dont Unser Land fait une promotion d'autant plus anachronique qu'on n'entend plus guère parler alsacien dans la rue et c'est heureux. L'alsacien est une langue qui peut disparaître, je n'en porterais pas le deuil comme je le ferais du breton que j'entendais avec émotion parler sur l'île de Sein en regrettant que ses locuteurs étaient sans doute parmi les derniers et qu'il faudrait le recueillir, mais parler une langue artificiellement n'est que prendre acte de sa mort dans la réalité locutoire. Je n'ai jamais compris pourquoi prêtres et pasteurs s'obstinaient à parler allemand quelques dimanches par mois dans mon enfance.

Les "Malgré nous" n'ont pas été appelés ainsi "par hasard" et ont très souvent été "incorporés de force". Comme écrivain public, j'ai recueilli deux ou trois récits bouleversants de ces soldats qui ne s'étaient jamais remis d'avoir dû servir sous la botte hitlérienne, très souvent la proie d'un chantage de l'armée contre leur famille: "Votre fils aîné arrête de faire de la Résistance ou nous incorporons votre cadet ; votre fils vient servir sous les drapeaux allemands ou nous vous déportons."

Passant une annonce pour trouver une secrétaire auprès d'une association typhlophile pour laquelle j'ai le plus grand respect (les ECA, enregistrements à la carte pour aveugles), je reçus le coup de fil du compagnon d'évasion du cousin germain de mon père, Robert, qui s'était évadé à dix-sept ans. C'est une des plus belles histoires qui pouvait m'arriver. J'ai essayé de la raconter à son épouse, mais elle ne se sentait plus concernée et Robert était déjà décédé quand cela s'est produit. Son ami voulait le retrouver.

La meilleure manière de ne pas s'entretuer entre compatriotes (ou corégionaux) était peut-être d'être mennonite. Dans un très beau témoignage que j'ai trouvé sur Internet à mon retour à Mulhouse, Jean Peterschmitt, le fondateur de l'église évangélique de "La porte ouverte chrétiennes", qui fut malheureusement le premier foyer infectieux covidique à ampleur nationale, raconte avoir déserté "car il ne voulait tuer personne".
Les mennonites prenaient au sérieux le commandement "Tu ne tueras point", qui paraît-il est mieux traduit par "Tu n'assassineras point".

Les Alsaciens ont en commun avec les Bretons d'avoir une âme de voyageurs. Pas étonnant qu'ils ait été marqués par la tragédie algérienne s'ils y ont élu domicile.
Les Alsaciens sont entiers et ce n'est pas une légende de dire que leur accueil est froid, mais qu'une fois qu'ils vous ont adopté, c'est pour la vie.

Contrairement à vous, je suis un jacobin concordataire, c'est-à-dire que je crois que le concordat pourrait être l'avenir de la laïcité française et je voudrais qu'il s'étende aux musulmans, en Alsace et en "France de l'intérieur". Mais je ne me fais pas d'illusion, nous ne vivons pas dans un monde idéal et la dynamique est plus du côté des guerres de religion que de cet apaisement civil entre les cultes.

Deviro

@ F68.10
@ Julien WEINZAEPFLEN

Il faut absolument que vous vous procuriez la série "Les Alsaciens ou les Deux Mathilde" (de 1870 à 1945) qui est passée sur Arte il y a quelques années. Il existe un DVD de cette série épatante.

https://www.youtube.com/watch?v=mJ3M0FbL1BI

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Alsaciens_ou_les_Deux_Mathilde

Achille

@ Michel Deluré | 29 juin 2021 à 15:55
« En fait, plus que par jeunesse, c'est par manque d'identité que LREM pèche. Où se situe réellement sur l'échiquier politique ce parti qui n'existe en fait que par EM »

Au cours de ces quatre années, le parti s’est décanté.
Nombre de députés, pratiquement tous de sensibilité de gauche, ont quitté LREM pour rejoindre un autre mouvement politique ou siéger parmi les non-inscrits, d’autres ont été exclus.

En fait le concept gauche-droite, s’il est toujours viscéralement ancré dans la tête des citoyens français, s’est déplacé vers la notion conservateur-progressiste qui me paraît plus conforme à la réalité du moment, car vous avez des souverainistes et des libéraux aussi bien de gauche que de droite.

Il faudra un certain temps avant que cette nouvelle configuration remplace l’ancienne qui ne fonctionne plus. Les dernières élections en ont apporté la preuve.
Rares sont les hommes et femmes politiques qui parviennent à s'imposer en quelques années. Il faut souvent beaucoup plus de temps, le temps de constituer son propre réseau.

F68.10

@ Julien WEINZAEPFLEN
"Nous avons pour point commun, F68.10, d'avoir tous les deux habité au Neudorf "fut un temps"..."

Un village à la ville. J'ai trouvé l'expérience charmante. Pas exactement upper middle class, mais charmante néanmoins.

"Mais nous n'en tirons pas les mêmes conclusions. Peut-être parce que je suis un Alsacien natif dont l'arrière-grand-père fut exilé pendant la Grande Guerre bien que ne parlant pas un mot de français, mais chantant "Catholique et Français toujours", pour avoir interdit son restaurant à tout Allemand..."

L'histoire de l'Alsace est un peu compliquée. Pour moi, ce ne sont culturellement ni vraiment des Français ni des Allemands. Ce sont des habitants du Rhin, situés entre le Benelux et Bâle. Une sorte de petit peuple commerçant marqué par un fleuve et un peu contraint de choisir une identité. Et optant dans l'ensemble pour la France, pour des raisons compréhensibles.

Je ne suis pas exactement un Alsacien natif. Une partie de ma famille est d'origine alsacienne. Ou lorraine. Ou danoise. Enfin... ce n'est pas clair... En tout cas, le patronyme de cette branche est danois. Oui, ils parlaient allemand. Oui, ils ont opté pour la France. Cette branche de ma famille vit des frères se battre dans des armées opposées, plus par contrainte que par choix. L'autre choix était de déserter. Une désertion active: le refus d'aller au front de l'Est, pas uniquement par couardise, mais aussi refus idéologique. Le courage d'être un couard, en somme.

Je ne suis pas "retourné en Alsace" pour de quelconques raisons autres que les hasards de la vie. Je ne suis donc pas un Alsacien natif, ni même Alsacien autrement que par un héritage indirect qui transita par l'Algérie, dont le sort obséda in fine bien plus cette frange de ma famille que la question alsacienne.

Au final, j'aime beaucoup la cuisine à base de quetsches, tout autant que le couscous avec du cochon breton, et je trouve que c'est quand même mieux de glacer au sucre les pains au chocolat à l'alsacienne. Mais mon expérience du kougloff n'est pas une expérience alsacienne mais une expérience zougoise du Gugelhupf.

"...je trouverais cette preuve dans le fait que le mouvement autonomiste en Alsace fait beaucoup de bruit, mais peu de voix aux élections y compris régionales, et beaucoup moins de voix que le mouvement autonomiste breton ou les mouvements nationalistes corses qui dominent l'Assemblée régionale de l'île de beauté."

Compte tenu de l'histoire de l'Alsace, il n'est pas exactement étonnant que le régionalisme n'ait pas la meilleure des presses: un régionalisme identitaire comme celui en Alsace n'a pas exactement ma faveur. Je cautionne la mise en place d'enseignements bilingues et un agenda décentralisateur de manière générale. Mais pas au prix de voter pour un parti identitaire, et c'est de fait la situation en Alsace du parti régionaliste.

Je n'irai pas les accuser de vouloir rouvrir le Struthof, mais il y a une différence entre l'idée de la décentralisation pour des motifs de subsidiarité des compétences et un parti régionaliste identitaire qui n'est pas exactement le plus ouvert d'esprit. Et je ne parle pas là des classes bilingues...

Et bien qu'athée raide, je ne pense pas qu'il faille contraindre les Alsaciens à renoncer au concordat. Je valorise plus la diversité des expériences politiques qu'une uniformisation dogmatique. (Même si je pense que c'est une bonne chose que de ne pas étendre le concordat hors d'Alsace...)

Strasbourg est une très jolie ville. Pas les plus jolies banlieues, toutefois. Je pense en particulier au Neuhof... Je ne comprendrai jamais pourquoi la France laisse sombrer de telles zones...

Robert Marchenoir

@ Louis | 29 juin 2021 à 09:54
"Je suis tombé sur cette vidéo d’Emmanuel Todd qui donnait son sentiment sur les élections de ce week-end… Inquiétant mais lucide. Son analyse est que le blocage est économique alors qu’on assiste à une extinction de toute remise en cause de l’Euro et de l’UE… Il rappelle que depuis 35 ans le taux de chômage oscille entre 8 et 10 % et parce que les politiques ne peuvent rien faire ils mettent en avant les concepts de sécurité, islam, etc."

L'ennui, c'est que c'est faux. Avant d'accorder un quelconque crédit à Emmanuel Todd, il convient de se rappeler que c'est un communiste.

Bien sûr que les politiques peuvent faire quelque chose contre le chômage. Ce qu'Emmanuel Todd se garde bien de vous rappeler, c'est qu'il y a pléthore de pays, dans l'Union européenne et même la zone euro, qui ont un chômage nul ou pratiquement nul (c'est à dire au niveau du plein emploi).

Pourquoi ? Eh bien parce qu'ils sont "ultra-libéraux", selon le vocabulaire de Todd et de ses amis communistes.

Il suffirait aux politiciens français de supprimer une bonne partie des postes de fonctionnaires et de diminuer largement la dépense publique, et aussitôt le chômage disparaîtrait et les Français s'enrichiraient.

Mais c'est ce dont il ne veut à aucun prix : il est communiste. Il vous raconte donc ses salades sur l'euro et "Ma-a-strique", comme dirait le pipoteur Philippe de Villiers. C'est toujours la faute des autres, ce n'est jamais la nôtre.

Emmanuel Todd peut-il nous expliquer pourquoi la République tchèque a un taux de chômage de 2,6 %, la Pologne de 3,2 %, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni de 3,8 %, la Hongrie de 4,3 %, la Roumanie et la Slovénie de 5 % -- et je vous laisse découvrir le reste des nombreux autres pays de l'Union européenne dont le chômage est inférieur à nos 8 % ?

Non, il ne le peut pas, car il veut absolument nous vendre sa théorie révolutionnaire de la lutte des classes et de la vilenie de "l'aristocratie financière", au lieu de reconnaître la vérité : la France est parmi les champions du monde du chômage, parce qu'elle est le champion du monde en matière de dépense publique.

MENIER

Des ministres battus aux élections régionales, ce n'est pas nouveau.
En 2010, sous la présidence Sarkozy, 8 ministres étaient têtes de liste. Tous battus:

Valérie Létard, secrétaire d'État aux technologies vertes : 25,91 %, contre 51,89 % à Daniel Percheron, dans le Nord-Pas-de-Calais.

Xavier Darcos, ministre des affaires sociales : 28,01 %, contre 56,34 % à Alain Rousset, en Aquitaine.

Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture : 30,7 %, contre 55,1 % à Alain Le Vern, en Haute-Normandie.

Hervé Novelli, secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat : 36,46 %, contre 50,01 % à François Bonneau, dans le Centre.

Alain Joyandet, ministre de la coopération : 38,36 %, contre 47,41 % à Marie-Guite Dufay, en Franche-Comté.

Dominique Bussereau, ministre des transports : 39,39 %, contre 60,61 % à Ségolène Royal, en Poitou-Charentes.

Alain Marleix, secrétaire d'État aux collectivités territoriales : 40,32 %, contre 59,68 % à René Souchon, en Auvergne.

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur : 43,31 %, contre 56,69 % des suffrages à Jean-Paul Huchon, en Île-de-France.

Michel Deluré

@ Achille 28/06 18:12

Vous attribuez l'échec de LREM à sa jeunesse et donc à son manque d'ancrage territorial. C'est sans doute vrai mais ne constitue à mon sens qu'une explication très partielle à ce résultat.

Quatre ans, c'est certes court mais lorsque l'on est à la tête de l'exécutif et que l'Assemblée nationale vous est plus que très largement acquise, c'est déjà suffisant pour constituer des réseaux et surtout fonder un socle électoral sur lesquels s'appuyer pour croître, sauf évidemment à ce que l'action de l'exécutif déçoive en regard de ce que l'électorat en espérait.

En fait, plus que par jeunesse, c'est par manque d'identité que LREM pèche. Où se situe réellement sur l'échiquier politique ce parti qui n'existe en fait que par EM ? Se vouloir au confluent de tous les horizons politiques, n'est-ce pas finalement être de nulle part ? Et la référence au « en même temps », ce qui est tout de même limité comme doctrine politique, n'introduit-elle pas une ambiguïté qui trouble totalement l'électorat en perte de repères alors qu'il aurait besoin de clarté ?

Julien WEINZAEPFLEN

@ Wil
@ Achille
@ Tipaza
@ F68.10

Sur la forme de mon commentaire, à l'origine, il se présentait en trois parties, dont seule la première était un copier-coller de ce que j'ai posté sur "L'Insolent" de Jean-Gilles Malliarakis, mais aussi sur mon blog personnel. Madame Bilger a préféré uniformiser ce commentaire en en effaçant la titraille, c'est son choix souverain et ce serait goujaterie de ma part de le contester.

Il est vrai que j'aurais gagné à aérer davantage mon propos.

Nous avons pour point commun, F68.10, d'avoir tous les deux habité au Neudorf "fut un temps". Mais nous n'en tirons pas les mêmes conclusions. Peut-être parce que je suis un Alsacien natif dont l'arrière-grand-père fut exilé pendant la Grande Guerre bien que ne parlant pas un mot de français, mais chantant "Catholique et Français toujours", pour avoir interdit son restaurant à tout Allemand (c'était un patriote, mon frère Gilles raconte son histoire dans son documentaire "le Liserai vert"*), je suis un Alsacien francophone, baptisé dans la langue française et si je cherchais une preuve que l'Alsace a suivi le même chemin que moi et déserté l'Allemagne, et définitivement choisi la France, comme mon père qui regrettait que sa soeur aille passer le plus clair de ses dimanches en Allemagne ("Quand on vient d'une famille comme la nôtre, me disait-il, il y a des choses qu'on ne peut pas faire"), je trouverais cette preuve dans le fait que le mouvement autonomiste en Alsace fait beaucoup de bruit, mais peu de voix aux élections y compris régionales, et beaucoup moins de voix que le mouvement autonomiste breton ou les mouvements nationalistes corses qui dominent l'Assemblée régionale de l'île de beauté.

Le clivage gauche/droite perdure à mon avis parce qu'on n'a pas fait la synthèse entre la pensée révolutionnaire et la pensée contre-révolutionnaire en faisant pour cette dernière le deuil d'une révolution sur laquelle on ne reviendra jamais.

Je trouve fort judicieuse l'analyse que Jean Messiha (qui n'est pourtant pas ma tasse de thé d'habitude) a faite de la déroute du RN, son ancien parti, dans cette tribune de "Causeur":

https://www.causeur.fr/jean-messiha-rassemblement-national-zero-zero-zero-204626

Je trouve également profond et intéressant le parallèle établi par Raphaël Enthoven entre le RN et la France insoumise (on est rarement allé aussi loin dans leur analyse comparée).

https://www.causeur.fr/raphael-enthoven-mea-culpa-marine-le-pen-203941

Ces "deux jumeaux qui se prennent pour des antipodes" sont empêchés de se reconnaître par l'histoire fasciste de l'un et antifasciste de l'autre qui, au-delà des manières qui sont communément vulgaires d'un parti l'autre, font préférer à Mélenchon de voter pour Macron le libéral en un front républicain qui ne dit pas son nom, que de faire le front des populismes avec un parti dont il partage l'essentiel des idées.

Marine Le Pen avait bien identifié le clivage à la dernière élection présidentielle: les mondialistes contre les patriotes. Mais à ce clivage se superpose celui des oligarchies contre les populistes. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen pratiquent la même forme d'opposition depuis le premier débat qui les a mis aux prises au lendemain du séisme consécutif au 21 avril 2002.

*http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/60207_1

Lodi

@ Julien WEINZAEPFLEN | 28 juin 2021 à 22:27
"Ayant perdu, elle tape du pied et conjure ses électeurs de l'aimer et de la suivre dans quelque cul-de-sac où elle les entraîne. Tout cela se terminera en 2022 dans une danse de Saint-Guy à la Ségolène Royal en 2007 qui, défaite, commença sa déclaration télévisée en promettant de conduire ses électeurs "vers d'autres victoires" (sic). Prendre une défaite pour une victoire serait-il un tropisme féminin? (resic)"

Tropisme de Français.

On croit avoir gagné la guerre avec Mongénéral quand on a été délivré par les Alliés. Depuis lors, sur ce sujet comme sur d'autres, beaucoup préfèrent la vanité à la vérité.
Qu'il s'agisse de vanité nationale ou de la leur. De toute façon, quand on veut incarner la nation, les deux ne font qu'un.

Evidemment, évidemment, ce genre de vanité vient de plus loin, la mort, c'est la vie, l'échec la réussite, le lynchage est la matrice d'un dieu, que ce soit dans la mythologie ou avec Jésus.
Échec, mort, néant, il n'y a presque que cela dans le monde... Quand par hasard, le Français voit une réussite, il disjoncte, tant par jalousie que parce que cela semble aller contre ce qu'on voit d'habitude, c'est trop beau pour être vrai, en somme.

Ainsi, pour les Anglo-Saxons, le Français, cet incapable, tentera de relativiser une liberté plus ancienne, plus continue ou plus profonde que la nôtre. Ou il dira que la liberté elle-même c'est "très relatif", le Français n'est jamais capable que de dire trop verts les fruits pour lesquels il ne saurait trouver le courage de se battre.
À la base, le Français et l'Anglo-Saxon ont une culture proche, avec des idées de liberté. Mais le Français est incapable de tenir la route, d'où il lui vient l'idée que c'est la route qui est mauvaise et non sa voiture, sa carlingue qui ne va pas, qu'il faudrait réparer ou changer en prenant un modèle d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique !

GERARD R.

Comme quoi, contrairement à la soupe millésimée que nous vendent toujours les mêmes contributeurs, oui, l'abstention peut avoir des effets bénéfiques ; celui d'écarter les tocards et de les renvoyer à leurs études. Ce n'est déjà pas si mal.

Il faudra donc qu'une étude sérieuse et surtout indépendante  se penche sur le sacro-saint « bénéfice-risque » de l'abstention électorale, pour la démocratie comme pour ces fichus vaccins anti-covid, qui tout comme la classe politique contemporaine, d'ailleurs, n'ont rien prouvé, ne garantissent rien et nous laissent dans l'incertitude des lendemains.

Parmi les formations recalées, celle qui assurait représenter la première force d'opposition. Il y a intérêt à n'avoir pas les lèvres gercées, quand on entend un tel bobard, sinon, ça pique...
Face à un tel désaveu, n'importe quelle responsable sensée aurait immédiatement entrepris son introspection. Démissionner eut été un plus, mais foin d'utopie !

Mais pas « Elle », non ! Non ! Elle, elle a cherché tous les prétextes possibles et imaginables pour tenter de justifier son échec et garder dans son giron le dernier quarteron d'imbéciles qui croient encore à ses mensonges éhontés, à ses postures.

Elle qui, après nous avoir soûlés des ses valeurs et ordre républicains tout au long de sa campagne 2012, date où elle était encore crédible, s'est mise sous protection sécuritaire d'une milice privée ET sioniste, de surcroît... Interdite en Israël, comme aux États-Unis, c'est dire.

Ensuite, vint le reniement du Père, contre un hypothétique plat de lentilles que le Système semble désormais lui refuser. Elle qui un temps grande pourfendeuse d'une Commission européenne, bouffeuse de souverainetés, affirme ne plus vouloir ni s'en séparer, ni même la changer. Allez, hop tant pis ! On intègre le rang européiste. Il n'y a que les âne(sse)s qui ne changent pas diamétralement d'avis... Sans oublier que la bonne gamelle européiste sait se montrer conciliante avec les vieux briscards déchus. Et qu'il y a pire comme fin de carrière.

Elle a également revu ses positions, à 180 degrés, sur l'Islam hier dérangeant car trop conquérant, et tout à coup, à la faveur probable de quelques attentats meurtriers entremêlés de revendications loufoques, devenu soudain com-pa-ti-ble avec la conception remodelée de la République de l'intéressée. Et ces stupides électeursqui persistent à ne rien comprendre... Pourtant même cet effort de lâcheté n'a pas suffi à la faire adouber par le Système. C'est vraiment pô de chance, hein ?

Reste... euh... restait, l'immigration, dernier rempart du RN, afin de marquer sa spécificité d'avec les autres suiveurs béni-oui-oui. Sauf que c'était sans doute le plus gros morceau à avaler pour tendre vers l'obtention du label tant attendu, d'une dédiabolisation reconnue. Qu'à cela ne tienne ! Toute honte et tous principes bus, on en parlera de moins en moins, de l'immigration. Jusqu'à plus du tout, d'ailleurs !

Et comme deux précautions valant mieux qu'une, elle se rangera également et très servilement, du côté des vaccinateurs-fous, lesquels, n'en doutez pas, ne pensent qu'à notre santé et rien d'autre ! En
parfaite experte médicale qu'elle est, la présidente concernée sait que l'intérêt du plus grand nombre passe par une vaccination et aussi un p*tain de pass sanitaire. Puisqu'elle nous le dit. Car on peut accuser le RN de plein de choses, mais de complotisme, là... vous n'y pensez pas Madame...

Dans sa grande sagesse et après moult reniements, dont on n'a probablement pas épuisé la liste, la présidente du RN a très intelligemment considéré qu'il fallait que dédiabolisation rime avec normalisation, soumission, vaccination (fût-elle rendue obligatoire). Elle avait juste oublié la rime avec... abstention. Ah y a pas à dire, un vrai « cerveau » cette Marine...

F68.10

@ Achille
"À noter que le laïus de Julien WEINZAEPFLEN est un copier-coller du commentaire qu’il a écrit sur le blog "L’insolent" dont il est un intervenant régulier."

Exact. Bon, pas exactement un copié-collé, mais un texte ayant un noyau commun.

"Il y a des gens comme ça qui ont besoin d'étaler leur opinion de blog en blog, simplement pour le besoin d'exister, quitte pour cela à prendre la tête de tous les participants d'un blog. C’est assez pathétique."

Ce n'est pas forcément un besoin d'exister, et ce n'est pas un mal d'étaler son opinion. Ce que je reprocherais à ce commentaire, ce n'est pas le hors-sujet, mais surtout le manque d'imbrication dialectique aux autres commentaires et au billet. Il fait un peu hors sol.

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@ Julien WEINZAEPFLEN
"Selon moi, la désaffection dont ont souffert ces régionales tient certes au millefeuille administratif qui répartit les compétences sans que personne ne puisse justifier pourquoi il appartient aux départements de s'occuper des collèges et du social et aux régions des trains express régionaux, des lycées et accessoirement des bassins d'emploi pouvant concourir au dynamisme de régions trop grandes et hors sol."

Je suis d'accord qu'il y a un manque de visibilité ou lisibilité de l'action des régions. OK, on sait qu'elles s'occupent des lycées ou des trains, mais il n'est pas clair qu'en votant pour X ou Y les choses iront dans un sens A ou B. Donc, oui, cela n'aide pas.

"...j'espère que l'européanisation [de l'Alsace] ne prépare pas l'intégration de la France dans l'Allemagne et réciproquement..."

Je l'espère quand même un peu. Il y a un besoin d'intégrer ces deux entités pour différentes raisons. Un peu ridicule qu'on parle deux langues différentes selon qu'on habite Strasbourg ou Freiburg im Breisgau. Un peu ridicule que Kehl soit distinctement teutonne comparativement au Neudorf où j'ai habité fut un temps.

Intégrer deux entités politiques ne signifie pas nécessairement dissoudre leurs différents niveaux d'autonomie au profit d'une superstructure fédéraloïde. C'est simplement qu'une superstructure fédéraloïde se doit d'imposer des intégrations là où cela importe tout en laissant ses composantes fédérées les plus libres possibles. Tout l'inverse de Paris et ses régions, en somme...

C'est d'autant plus important que la région du Rhin fait partie de la dorsale européene: là où se concentre le maximum de densité de population en Europe. Ce maximum de densité en Europe n'a pas à être otage de politiques rivales des deux côtés du Rhin. Donc oui à l'intégration.

"Il a tiré hier soir la leçon la plus importante de ce scrutin après celle de l'abstention: depuis les municipales, la France retrouve la droite classique. On a prétendu enterrer le clivage gauche-droite avec Macron, il est toujours vivant."

Je ne prétends pas qu'il ne soit pas vivant. Je ne l'ai jamais prétendu. Je pense simplement que, peu importe les résultats aux régionales, il convient, au national, de tordre le cou aux querelles partisanes stériles, et qu'il convient de décalquer la droite et la gauche contre le mur tant qu'elles refusent la logique de coopération et de création de consensus au profit de guerres partisanes et de logiques d'ego. Tant qu'elles se comportent en fossoyeurs de la démocratie.

Le jour où on les aura disciplinées dans l'art des bonnes manières, et où on aura brisé la logique du The Winner Takes All au profit de plus de proportionnelle (et, ce, y compris, oui, au profit du RN qu'on doit inclure et contraindre dans le jeu politique comme on tente d'inclure et contraindre Orban au jeu démocratique) je me réjouirai d'avoir des partis de droite et de gauche. En attendant, je ne m'en réjouis pas, et je prône leur écrasement.

sbriglia

« Il y a des gens comme ça qui ont besoin d’étaler leur opinion de blog en blog, simplement pour le besoin d’exister… »
Rédigé par : Achille | 29 juin 2021 à 09:56 

Savoureux…

Exilé

@ genau
« Non, Marine Le Pen ne sera jamais élue, parce qu'elle n'a pas de programme...»

Parce que vous croyez que les autres candidats ou partis ont réellement chacun un programme, en dehors des plaquettes en quadrichromie sur papier glacé distribuées à foison par les partis riches ?

Pour ne prendre que l'exemple des régionales, le seul programme réel, avoué ou non-dit, de LR, LREM et consorts n'était-il pas de battre le RN ?
Un peu maigre et bizarre, comme programme, non ?
Certes, ils pourront toujours dire que c'est le seul exemple dans leur vie politique selon lequel ils ont réussi à respecter leur programme...

Achille

À noter que le laïus de Julien WEINZAEPFLEN est un copier-coller du commentaire qu’il a écrit sur le blog "L’insolent" dont il est un intervenant régulier.

Il y a des gens comme ça qui ont besoin d’étaler leur opinion de blog en blog, simplement pour le besoin d’exister, quitte pour cela à prendre la tête de tous les participants d'un blog. C’est assez pathétique.

Louis

Je suis tombé sur cette vidéo d’Emmanuel Todd qui donnait son sentiment sur les élections de ce week-end… Inquiétant mais lucide. Son analyse est que le blocage est économique alors qu’on assiste à une extinction de toute remise en cause de l’Euro et de l’UE… Il rappelle que depuis 35 ans le taux de chômage oscille entre 8 et 10 % et parce que les politiques ne peuvent rien faire ils mettent en avant les concepts de sécurité, islam, etc.

Extraits: « La démocratie n’existe plus, l’économie a été sacrifiée, les Français vont s’appauvrir, les tensions sociales vont augmenter et les forces de police ne sont pas la solution. On se dirige vers un choc de pauvreté, en 2027 nous serons pauvres et violents. Nous possédons une classe politique hors sol, un peu lâche et sans sentiment patriotique réel qui vit dans son monde protégée par des forces de police elles-mêmes victimes (des jeunes qui enferment d’autres jeunes)... Une sorte de bulle politique qui vit dans son monde. On n’a jamais vu dans l’histoire de pays aussi riche régresser à cette vitesse. Il développe qu’il n’y aura pas de progrès sans sortie de l’Euro et de notre tutelle allemande que nous avons recherchée. »

https://fr-fr.facebook.com/Marianne.magazine/

Isabelle

@ Wilfrid Druais

En plus ces brêles veulent nous interdire la 🍺🍻 bière avec et sans alcool. Les Français et les Européens adorent la bière. "Ça sent la bière de Londres à Berlin…" Jacques Brel

https://www.lefigaro.fr/conso/euro-2021-les-joueurs-musulmans-pourront-demander-le-retrait-des-bieres-meme-sans-alcool-des-conferences-de-presse-20210625

Tipaza

@ Julien WEINZAEPFLEN | 28 juin 2021 à 22:27
"La renaissance de la droite est un choix entre la droite des arrivistes et cette droite enracinée que pourrait synthétiser Christian Jacob."

Elle est si bien enracinée cette droite de Christian Jacob que la première pousse après fumure à l'engrais et au fumier politicien, est prévue pour novembre.
Et encore il n'a pas précisé de quelle année.
Remarquez, si sa capacité de synthèse est semblable à la vôtre, il va falloir avoir la patience des graines pour voir germer cette pousse.

Sinon je me demande ce que cache ce refus devant l'obstacle, cette procrastination qui s'éternise.
Il se dit que Jacob est l'homme de Sarkozy, qui donne l'impression de rouler pour Macron ou pire de faire la démonstration qu'après lui, c'est le chaos chez LR.

Ce qui est clair c'est que si le président voulait passer vite à autre chose, chez LR on veut éviter d'y penser en attendant novembre, Toussaint et le jour des morts qui risque bien d'être une date parfaite pour ce parti.

P.-S.: dites Julien, puis-je me permettre de vous donner le conseil que je donnais à mes collaborateurs. En préambule de tout rapport, présenter une note de synthèse en une page maximum et encore, bien aérée.
Trois ou quatre lignes de synthèse chez vous avant tout commentaire.
Je n'ai lu que le dernier paragraphe de votre commentaire.

Xavier NEBOUT

Abstention record et grosse prime aux sortants. Il y a une explication bien simple: ont été voter ceux qui y ont intérêt; c'est à dire la pléthore de fonctionnaires territoriaux, assimilés et assimilables, salariés et présidents d'associations, artistes et parasites de toutes sortes, et leurs familles.
C'est si vrai que personne n'en parle !

Pour la présidentielle, il en sera tout autrement.

Dites à Zemmour de relever la tête. La posture de serf n'est pas électorale.

sylvain

Ce soir, the CAN is dead, de profundis !
Nos agenouillistes excusistes vont partir en vacances, bon vent !
La vraie coupe d'Europe peut enfin commencer, on va y voir "plus clair".
Merci les Suisses !

Wilfrid Druais

Les stars du "footcheballe" françaises payées des millions et qui sont censées être parmi les plus grands joueurs du monde sont éliminées en 8ème d'une coupe d'Europe... par LA SUISSE ! MOUAHAHAHA ! JE ME MAAAAARRRE ! Même po la coupe du monde ! MOUAHAHA ! Quelle bande de baltringues !
Au moins, on est sûr que de tels losers sont de vrais français et qu'on est débarrassé de cette débilité de foot jusqu'à la prochaine fois.
C'est déjà ça.
Peut-être que les "intellos" vont se remettre à penser, qui sait.
On peut toujours rêver.


caroff

En regardant d'un oeil distrait les débats des régionales, je me suis dit, comme beaucoup sans doute, que les différences entre les candidats naviguant au centre étaient de l'ordre du micron. Pécresse et Saint-Martin notamment n'arrivaient pas à mettre en évidence d'éventuels désaccords, mais pour ce type d'élection très technique (utilisation des fonds européens, gestion des lycées et des transports publics) gérée par des sortants qui ont fait le job, le résultat ne pouvait être que le désintérêt puisque les candidats étaient médiocres et menteurs (Bayou-Pulvar-Autain qui ne pensent qu'à dépenser idiotement et maladroitement l'argent du contribuable) et que les véritables questions que se posent les Français ne seront abordées que lors de la présidentielle !

Peut-être assiste-t-on en politique au même phénomène que dans les sports collectifs: les équipes nationales de football par exemple qui plongent dans les classements pour des années pour se relever enfin et rayonner: aujourd'hui le panorama offert à droite et à gauche est très médiocre. Que faut-il espérer de Bertrand ou de Pécresse qui ont abondamment montré leur absence de vision pour un pays en plein déraillement ?

Wilfrid Druais

@ Julien WEINZAEPFLEN

Rhoo p*tain Julien !
Rien que de voir le pavé, j'ai pas envie de le lire.
Vous pouvez pas écrire des trucs "concentrés" ?
Pourquoi pas écrire un commentaire et quand vous estimez avoir été vraiment au fond du sujet vous faites un résumé ? C'est bien, ça !
Franchement, les gens comme vous qui s'étalent comme ça, c'est insupportable !
Ou alors faites-en plusieurs pour tenir le lecteur en haleine, je sais pas.
ET SURTOUT, souvenez-vous TOUJOURS que Madame Bilger se tape vos tartines à relire et corriger si besoin.
Ayez pitié d'elle, au moins.
Quel manque d'empathie !

Julien WEINZAEPFLEN

Selon moi, la désaffection dont ont souffert ces régionales tient certes au millefeuille administratif qui répartit les compétences sans que personne ne puisse justifier pourquoi il appartient aux départements de s'occuper des collèges et du social et aux régions des trains express régionaux, des lycées et accessoirement des bassins d'emploi pouvant concourir au dynamisme de régions trop grandes et hors sol.

Mais ceux qui se sont intéressés à ces élections ont découvert stupéfaits que le non cumul des mandats n'avait vraiment été interdit que pour cumuler un pouvoir exécutif local et le fait de siéger au Parlement. Cela mis à part, les élections restent des machines à créer des notablions, des baronnies et des féodalités, puisqu'on peut sans difficulté cumuler les fonctions de député, de conseiller départemental et de conseiller régional, qui dit mieux ? Et cela est vrai même dans la Communauté européenne d'Alsace, qui a bafoué le référendum de 2013 sur la départementalisation de la région, mais qui se justifie néanmoins compte tenu du découpage absurde des grandes régions par François Hollande qui nous expliquait simultanément vouloir promouvoir une "République de la proximité" et dont le premier ministre Manuel Valls, qui a appelé à voter pour Valérie Pécresse au second tour en Île-de-France (ce socialiste n'en aura décidément jamais fini de trahir son camp !), voulait supprimer l'échelon départemental.

Je ne suis pas favorable au mandat impératif. Mais il y a des limites à la désinvolture avec laquelle les élus se croient autorisés à faire n'importe quoi de leur mandat. Ils peuvent changer d'écurie politique, se disperser dans diverses assemblées comme indiqué ci-dessus, ne pas respecter les consultations locales qu'ils ont eux-mêmes organisées, comme en Alsace où la moindre des choses aurait été qu'on organise un nouveau référendum avant la création de la communauté européenne d'Alsace, qui fait un pied de nez au jacobinisme français pour ancrer le droit local dans une tradition européenne, sans parler du Concordat (en Allemagne on paye un impôt religieux si on appartient à une Eglise), comme des spécificités de l'excroissance alsacienne, dont j'espère que l'européanisation ne prépare pas l'intégration de la France dans l'Allemagne et réciproquement, comme y faisait allusion la mouture réactualisée il y a deux ans, je crois, du traité de l'Elysée.

Les élus dans les instances régionales peuvent briller par leur manque d'assiduité. Ils peuvent ne pas habiter dans les régions où ils exercent un mandat comme Jacques Chirac put être député à la ville (de Paris) et conseiller général de Corrèze comme rat des champs dans son château de Bity, car on peut être châtelain et cantonnier, c'est bien connu.

Les conseils départementaux devraient être élus dans des scrutins de listes. L'exercice du moindre mandat devrait interdire que l'on se porte candidat à un autre tant qu'il n'est pas échu. Les compétences des différents échelons territoriaux devraient être clarifiées. Faute de quoi la démocratie représentative aura beau jeu de pleurer sur l'abstention dont elle s'accommode fort aisément, mais qui pourrait s'additionner à d'autres signaux inquiétants pour finir par provoquer une crise de régime, dont les Gilets jaunes n'ont fait que donner le signal. La démocratie représentative ne peut pas à la fois regretter d'être en chute libre et ne pas ouvrir de parachute.

Quant à la nationalisation de ce scrutin, elle ne me semble être le fait d'Emmanuel Macron que dans la mesure où celui-ci fait de la vieille politique et ne sait s'affranchir des réflexes qui ont toujours pris l'électeur pour un imbécile en le considérant comme définitivement incapable de répondre aux questions qu'on lui pose.
Les élections se suivent et ne se ressemblent pas. Si elles se ressemblaient, les élections européennes auraient débouché sur un raz-de-marée écologiste aux régionales. Les élections régionales ne présument pas de la déroute d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle, même si elles démontrent que ces deux occupants du devant de la scène politique sont de piètres stratèges, comme le note Olivier Faye dans "Le Monde".

Les deux impétrants qui s'imaginent être déjà au second tour sans même avoir à concourir pour remporter le premier (présomption qui n'a jamais servi ceux qui ont cru pouvoir gagner sans combattre) ont un défaut commun d'implantation. C'est grave pour Emmanuel Macron, qui n'a pas su territorialiser son mandat présidentiel. Mais c'est plus grave pour Marine Le Pen, qui a misé sur des "vedettes" lors de ces élections, sur un Laurent Jacobelli dans le grand Est, ancien membre de TF1 et élu très nomade, sur Andréa Kotarac en Auvergne-Rhônes-Alpes, prise de guerre de "la France insoumise", sur Sébastien Chenu dans les Hauts-de-France, issu de "Gay lib" et qui met le RN en porte-à-faux par rapport à son électorat traditionnel, attaché à un certain conservatisme sociétal, ou sur Thierry Mariani en PACA, qui bâtit sa notoriété sur le fait de faire barrage à Jacques Bompard pour qu'il ne dirige pas les chorégies d'Orange dont il venait d'être élu maire. La peopolisation et le débauchage de prises de guerre ne font pas des stratégies d'alliance.

Marine Le Pen est en outre tombée dans le piège de croire que son exercice de banalisation du parti de papa avait désactivé le Front républicain qui l'empêche d'être élue à quelque siège exécutif qu'elle se présente. Son incompétence est au moins le double de l'incompétence présidentielle de Macron qui ne s'est pas implanté dans les "territoires". Ayant perdu, elle tape du pied et conjure ses électeurs de l'aimer et de la suivre dans quelque cul-de-sac où elle les entraîne. Tout cela se terminera en 2022 dans une danse de Saint-Guy à la Ségolène Royal en 2007 qui, défaite, commença sa déclaration télévisée en promettant de conduire ses électeurs "vers d'autres victoires" (sic). Prendre une défaite pour une victoire serait-il un tropisme féminin? (resic)

Les affabilités républicaines que se sont échangées ce jour Emmanuel Macron et Xavier Bertrand prouvent que ces deux-là sont les mêmes et sont interchangeables jusque dans la façon dont le second joue à se droitiser, car il sent ou il croit que c'est de ce côté que le vent tourne, à être anti-système comme Macron l'a prétendu lui-même, et à être celui qui allait récupérer les revendications des Gilets jaunes.

Le duel Macron-Le Pen n'est désiré que par les prétendants à celui-ci et les médias qui, malgré l'échec du quinquennat Macron, veulent que ce champion du conformisme soit réélu. Or le meilleur moyen qu'il a de l'être est de se confronter à l'épouvantail de la vie politique française qu'est activement le Front national depuis plus de trente-cinq ans.
On n'est jamais mort en politique et les baronnies de la droite classique renaissent des cendres de la macronie.

Beaucoup ont d'emblée intenté à Christian Jacob un procès en incompétence sous prétexte qu'il était chiraquien et pis encore, n'avait jamais manqué à Jean-François Copé. Que reprochait-on exactement à ce syndicaliste agricole qui n'a démérité ni comme ministre de l'Agriculture, ni comme président du groupe UMP puis LR à l'Assemblée nationale ? On a dit qu'il n'avait pas l'envergure d'être présidentiable, qui sait s'il ne nous réservera pas la surprise du chef ! J'ai à son égard un préjugé favorable, car je trouve qu'il écrit bien. Ses discours sont pleins de saveur. François Hollande avait lui aussi une belle plume quand il était président de groupe. Mais on sentait la petite blague poindre sous ses effets de manche. Christian Jacob est doté d'une vraie rhétorique.

Il a tiré hier soir la leçon la plus importante de ce scrutin après celle de l'abstention: depuis les municipales, la France retrouve la droite classique. On a prétendu enterrer le clivage gauche-droite avec Macron, il est toujours vivant. On a prétendu que le RN allait remplacer la droite et que le Front républicain ne voulait plus servir, ce cordon sanitaire continue de neutraliser le parti banalisé de Marine Le Pen. Christian Jacob est donc en train de réussir son pari, il remet la droite en lice.

Mais on peut regretter que ce soit au service d'arrivistes de la pire espèce comme les trois qui se croient assez forts de leur victoire aux régionales pour pouvoir prétendre à un destin présidentiel.

Le doux Xavier Bertrand se vante d'avoir "brisé les mâchoires du Rassemblement national", on peut rêver mieux en matière de respect républicain de ses ennemis et de ses adversaires. Il fut un temps où les petites retraites lui paraissaient toujours trop grosses. Mais comme c'était sous Jacques Chirac et sous Nicolas Sarkozy, les Français qui ont la mémoire courte n'ont pas l'heur et n'ont pas l'air de se souvenir de cette chanson.

Les bullshits de Laurent Wauquiez l'ont emporté en cynisme sur tout ce qui s'était fait dans le genre. Le visiteur de soeur Emmanuelle qui avait commencé sa carrière sous l'égide de Jacques Barrot avait fondé "la droite sociale" qui parlait de "cancer de l'assistanat".

Valérie Pécresse qui eut des pudeurs de gazelle à soutenir Filon et ne le fit que quand elle crut que la soupe chauffait de ce côté-là s'était auparavant déclarée "libre" d'un Wauquiez qui faisait dériver sa famille politique hors des sentiers de l'humanisme qu'on était prié de croire que la dame incarnait. Son truc à elle était plutôt de dire que des enfants nés dans le quart-monde étaient irrécupérables dès l'âge de trois ans et qu'il fallait les ficher pour cibler et prévenir la future délinquance juvénile. Je caricature à peine la philosophie du rapport qu'elle présenta avec Patrick Bloche sur la "protection de l'enfance", qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !

Veut-on que le retour de la droite de gouvernement se fasse pour servir les ambitions de tels traîne-parquets à râtelier ? Très peu pour moi. De cette droite, je dis ce qu'en chante Jean-Marie Vivier, chanteur malheureusement trop méconnu bien qu'autrefois parrainé par Félix Leclerc:

"J'aurais voulu aimer une mère nommée France
Et pas une putain qui s'offre au tout-venant,
De la droite débile, méchante et oppressante
À la gauche insipide, sans espoir de changement.
À ces tarés qui règnent et ceux qui régneront,
Ces jongleurs de promesses, ces champions de l'illusion,
Ces rois de la flatterie, ces princes du croupion
Qui mordent dans la pomme et nous laissent le trognon."

https://www.youtube.com/watch?v=chD6DPgr9dA

Oui, la droite que représentent Bertrand, Wauquiez et Pécresse est "débile, méchante et oppressante", or il existe une droite enracinée qui la dépasse infiniment, une droite pénétrée des devoirs philanthropiques de la bourgeoisie qui sont son "Noblesse oblige", une droite que je crois incarnée, non pas par Guillaume Peltier qui va s'offrir à Zemmour après avoir moult fois retourné sa veste, mais par un Bruno Retailleau ou un David Lisnard, un Vendéen et un Cannois qui ont peut-être le charisme d'une armoire normande, mais qui ont l'avantage de ne pas être déshonnêtes et qui, lorsqu'on les entend, fleurent bon les valeurs qu'ils défendent.

La renaissance de la droite est un choix entre la droite des arrivistes et cette droite enracinée que pourrait synthétiser Christian Jacob. J'espère que la famille des Républicains ne se laissera pas intimider par l'écran de fumée de ces régionales, ne repêchera pas ses renégats et saura promouvoir ses vrais amis car il y a des valeurs bourgeoises qui sont de vraies valeurs. Le conservatisme est la revanche de la société close qui, par une curieuse lassitude du progressisme qui s'est épuisé d'aller dans tous les sens excepté le bon, est le dernier cercle intellectuel où l'on pense.

Wilfrid Druais

@ Patrice Charoulet
"En revanche, dans le Nord, le parti au pouvoir ayant entendu dire que Xavier Bertrand, s'il gagnait, serait candidat quoi qu'il arrive, et sans primaires, à la présidentielle, avait voulu tenter de briser son élan, en lui mettant dans les pattes des candidats, avec des ministres.
On sait comment les choses ont tourné. Triomphe de Bertrand et fiasco macroniste."

Celle-là, Mister B nous l'a déjà sortie et il faut bien avouer qu'elle est toujours aussi drôle de par son escroquerie intellectuelle.
C'est la bonne blague médiatique qui veut faire passer "Plastic" Bertrand pour une victime et qui circule dans "le tout-Paris qui compte", les "milieux autorisés" comme disait Coluche, genre dîners mondains "étouétou", donc qui veut croire qu'il compte et qui sait et qui en fait des tonnes mais qui en fait ne sait rien de plus que le quidam moyen et qui de toutes façons quand il sait et qu'il a l'intelligence de comprendre ce qu'il sait, ce qui est rare, défend ses intérêts qui sont généralement opposés à ceux du populo et que donc il ne faut jamais croire.
Je sais, ça a l'air compliqué comme ça mais au fond avec quelques neurones, ça passe crème comme disent les "djeuns".

Bref, elle est comique, parce que j'ai bien vu le "machte" à la TV et chez moi les membres du gouvernement et autres ministres soi-disant envoyés pour plomber X. Bertrand ont tapé exclusivement sur le RN et po du tout sur lui.
Et pourquoi LREM n'a pas tapé sur Bertrand ?... Je vous le donne Emile, parce que LREM savait très bien qu'ils n'avaient aucune chance d'être au second tour et qu'en cas de second tour serré entre Bertrand et Chenu, ils auraient prouvé leur totale malhonnêteté intellectuelle et donc celle de Macron en appelant à voter Bertrand après l'avoir descendu en flèche.

Une fois de plus, cette "légende" que les ministres macronistes ont fait campagne contre Bertrand est une histoire pour demeurés et n'importe qui la croyant devrait faire réviser son cerveau pour malfonction manifeste. Mais, Grand Sensei, comment un crétin peut-il savoir qu'il est un crétin vu que c'est avec sa crétinerie qu'il croit penser ?
Rhooo, tu m'ennuies disciple, je vais pas tout t'expliquer non plus ! Réfléchis un peu m*rde !
Pfff, c'est po gagné...

hameau dans les nuages

Pour ce qui est de Xavier Bertrand, la messe est dite:

https://i0.wp.com/leblogalupus.com/wp-content/uploads/2021/06/205919593_10215852012813598_7105302698559950091_n.jpg?resize=768%2C590&ssl=1

anne-marie marson

"Macron, en arbitre des élégances, l'a bien compris et poursuivra l'idéologie dominante, très BCBG, de l'Europe. Donc, votez pour qui vous voulez, ça n'a aucune importance, mais encore mieux, ne votez pas. Le faible score de Macron en 2017 touche au péril de l'augmentation de la carence de votants."
Rédigé par : genau | 28 juin 2021 à 20:13

Depuis l'élection-coup d'Etat d'Emmanuel Macron en 2017, le principe d'une élection présidentielle à la régulière a été bouleversé, Macron ayant été pratiquement nommé par l'ensemble de la classe politique et politico-médiatique.
Depuis 2017, l'abstention ne cesse d'augmenter, le peuple n'a plus droit à la parole, les GJ ont été anesthésiés par les milliards que Macron leur a accordés.

Si Marine Le Pen veut être élue un jour, elle doit changer de discours, la lutte contre l'insécurité étant devenu le sujet à la mode dans les partis politiques.
Plus rien n'oblige à voter, le carnet de chèques faisant office de programme électoral.
Même Laurent Wauquiez est dénué d'ambition présidentielle.

stephane

Le président joue et il va gagner.
Son rôle n'est pas de gérer les Départementales et qu'il veuille passer à autre chose est une bonne chose.
Il va laisser les LR s'entretuer et cela il sait faire.
Ce qui est dommageable pour LREM est le maintien des candidats entre les deux tours, mais abandon était synonyme d'absence d'élus.
Macron sera probablement réélu, Dupond-Moretti va démissionner, il ne savait pas comment faire et a donc été candidat pour de rendre illégitime en étant battu.
Pécresse annoncera en septembre sa non-candidature à la présidentielle, préférant laisser Bertrand aller au casse-pipe et devenir hors circuit pour 2027.
Ces élections ont fait une victime qui a disparu des radars, Édouard Philippe.
Très beau score de Wauquiez et pas terrible pour LR allié à sa droite en Bourgogne-Franche-Comté.
Une cohabitation s'annonce en 2022.

Metsys

Comme disait Marx, nous sommes surtout passés de la tragédie à la farce. Après l'appel du Projet, le voyage à Oradour, la descente vers la Pyramide, nous en sommes déjà au déclin du Rassemblement et à l'affaire Ben Barka - Benalla, en attendant la traversée du désert. Zemmour remplace Mauriac, Soral Céline, Ruquier Sirius et BHL Malraux... Les enragés sont des jaunes et tante Yvonne se fait faire des liftings. Bref, tout est foutu ! Heureusement, Massu est mort...

genau

Difficile de ne pas passer à autre chose, avec la charge de cette déculottée.
Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ?
Qu'il mourût.
Non, pas question. L'héritage des péripatéticiens oblige "ces gens-là" à parcourir le paysage et faire d'une allée fermée un boulevard.
Non, Marine Le Pen ne sera jamais élue, parce qu'elle n'a pas de programme, rien qui permît et permette encore de la choisir.
Ce qui veut dire que le peuple veut des engagements qu'il lui est loisible de reprocher au candidat de ne pas les avoir tenus.

En ce moment, l'évolution de la composition du pays paraît irréversible: les gens grondent, vont gronder encore plus lors des mesures fiscales et écologiques qui s'annoncent.
Le pouvoir exécutif a bien réalisé que son handicap c'est l'administration avec sa lourdeur et ses privilèges, outre ses barons. Il peut donc s'attendre à une attitude peu amène et va devoir assurer un numéro d'équilibriste. La récente tentative de favoriser systématiquement des candidats étrangers et issus des zones douteuses, marque bien cette attitude consistant à lancer un ballon d'essai, se replier, manipuler l'opinion et progressivement faire admettre ce qui a été initialement rejeté. C'est un travail de longue haleine, une volonté qui transcende les personnes pour confiner au système où l'Europe tient une place éminente, non justifiée par des actes régaliens.

Dans ces conditions, pour la survie du pays, en admettant que ce soit souhaitable, autant voter Obono, si elle est candidate et se jeter dans des excès qui justifieraient la révolte.

Macron, en arbitre des élégances, l'a bien compris et poursuivra l'idéologie dominante, très BCBG, de l'Europe. Donc, votez pour qui vous voulez, ça n'a aucune importance, mais encore mieux, ne votez pas. Le faible score de Macron en 2017 touche au péril de l'augmentation de la carence de votants.
Il ne s'agit pas d'un jeu de rôle mais de la volonté de mettre en difficulté une institution qui a le triste privilège de faire croire au peuple qu'il exerce un choix réel. Encore une fois, le pont des invectives doit être restauré.

Après, l'Histoire nous enseigne que ce ne sont que billevesées et que ce sont des événements extérieurs qui forgeront notre futur.

Wilfrid Druais

"Renaissance de la droite que pour ma part je n'ai jamais cru morte" (PB)

D'une, pour que la droite ne soit pas morte il faudrait qu'elle prouve qu'elle a des idées et ce n'est pas le cas.

Deux, tous les "grands gagnants" de droite, "Plastic" Bertrand (aussi solide que ses convictions), Pécresse "la Versaillaise" et Wauquiez "Mister sans importance", censés s'entretuer pour être au deuxième tour de la présidentielle face à Macron l'année prochaine alors qu'ils sont tous centristes et donc pensent tous la même chose que Macron, ont eu tous moins d'électeurs en valeur absolue au deuxième tour de ces régionales qu'en 2015 ce qui prouve que la droite n'a gagné que par défaut.

Enfin, vu le traitement hagiographique jusqu'à la nausée dont bénéficie déjà Xavier Bertrand de la part de la médiacratie officielle jusqu'à CNews de Bolloré et l'"Exxxxcelllent" Pascal Praud selon Mister B, on voit déjà le pilonnage médiatique et donc sondagier, dont on a constaté une fois de plus l'inanité sans pour autant que la médiacratie en tire une quelconque leçon de prudence puisqu'elle est repartie dès lundi comme en 14, que l'on va subir dans l'année qui vient et auquel, on peut en être sûr, les esprits faibles français ne pourront résister, comme d'hab.

Denis Monod-Broca

La comparaison avec 2005 est judicieuse. Quand nos votes satisfont nos princes, ils en tiennent compte, sinon ils les oublient ou les contournent.

Pour paraphraser Jean-Claude Juncker, notre situation est celle-ci : « Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre l’oligarchie européiste et mondialiste au pouvoir ».

Le doux naïf que je suis rêve d’un référendum sur une ambitieuse politique d’économie d’énergie, de protection des ressources, de lutte contre notre assuétude au toujours-plus...

Ça aurait plus d’allure qu’un nouvel alinéa, mentionnant le climat, dans la Constitution.

Patrice Charoulet

Les régionales, la droite et Macron

Une comparaison est instructive aux régionales. L'attitude macroniste dans le Nord et dans le Sud.
Le parti au pouvoir sachant que Renaud Muselier ne serait pas candidat à la présidentielle lui avait même proposé, par la voix de M. Castex, de figurer sur sa liste. Cela avait suscité un certain émoi.
On sait comment les choses ont tourné.

En revanche, dans le Nord, le parti au pouvoir ayant entendu dire que Xavier Bertrand, s'il gagnait, serait candidat quoi qu'il arrive, et sans primaires, à la présidentielle, avait voulu tenter de briser son élan, en lui mettant dans les pattes des candidats, avec des ministres.
On sait comment les choses ont tourné. Triomphe de Bertrand et fiasco macroniste.

Ce lundi matin - quel miracle ! - M. Macron, devant une usine, s'est retrouvé, tout sourire, nez à nez avec Xavier Bertrand et a feint de le féliciter ! Quelle hypocrisie ! Au Touquet, où il est allé voter, le chef de l'Etat avait le choix entre trois bulletins : Union de la gauche, RN et... Bertrand. Nul n'était dans l'isoloir, mais je ne peux imaginer qu'il ait mis un bulletin Bertrand dans l'enveloppe après lui avoir mis dans les pattes cinq ministres pour le faire perdre.

Mitsahne

Il était exactement 8h27, hier matin, quand j’ai déposé mon enveloppe dans l’urne de mon bureau de vote. En constatant que j’étais le premier, le président du bureau m’a dit « merci d’être venu ! ».
Cela m’a fait quelque chose. Je me souviens d’une même émotion lorsque, il y a environ soixante ans, étant le seul spectateur dans un cinéma de quartier où j’avais vu un film barbant, le projectionniste était venu me serrer la main.

Alfred de Musset écrivait :
«J’étais seul l’autre soir au Théâtre français, ce n’était que Molière… »

Le vide de la République macronienne n’attire plus l’électeur. Ses résultats ne sont même plus des pourcentages mais des pourcenratages.

Solon

On voit sans surprise se révéler des commentaires plus ou moins fielleux sur la situation de le droite: comment choisir entre des candidats qui ont obtenu de bons résultats ! Ah ah ! Ils sont bien embêtés !

À gauche, pas de problème; pas de souci comme on dit aujourd'hui. Il n'y a personne.

Achille

« Le président voudrait vite passer à autre chose : pas nous ! »

Ah bon ? Qui ça nous ? Pas moi en tout cas. Pas plus que les 66 % d’électeurs qui ne se sont pas déplacés pour aller voter. Pas davantage les candidats du RN qui se sont pris un magnifique râteau.
Vous me direz que les candidats de LREM aussi se sont pris une gamelle et vous aurez raison.
Mais ce parti qui n’existe que depuis quatre ans n’avait aucune implantation au niveau régional et départemental contrairement aux candidats de LR et du PS qui eux sont en place depuis des décennies.
Et puis ce sont pratiquement tous les présidents sortants qui ont été élus, ceci qu’ils soient de gauche ou de droite. Donc où est-ce que vous voyez une sanction politique pour le président ?
Les électeurs qui se sont déplacés ont simplement reconduit les mêmes, les autres n’ont même pas pris la peine de se déplacer vu qu’ils étaient dès le départ passés à autre chose.

Alors certes LREM n’a pas de leaders charismatiques. Enfin plutôt elle en a un seul : Emmanuel Macron. Contrairement à LR qui lui a pléthore de leaders.
Avec le problème qui en découle, à savoir que forts de leur succès électoral, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez vont chacun se considérer comme le prétendant légitime à représenter la droite à l’élection présidentielle de 2022.
Belle querelle d’ego qui au final empêchera la droite d’accéder au second tour, sauf accord entre ces trois-là, ce dont je doute.
Emmanuel Macron, lui, n’a pas ce genre de problème. Il est le chef et personne à LREM n’osera lui contester ce droit. En plus avec ses 50 % d'opinions favorables, il n'a pas de souci à se faire pour 2022.

Isabelle

Macron, comme à son habitude, feint d'ignorer la défaite en rase campagne de LREM aux dernières élections.

Il se représentera donc en 2022. Perso, j'en ai plus qu'assez de l'entendre ânonner : "celles et ceux" (écriture inclusive oblige).

---

Un monde immobile, sans saveur, sans humour, sans dérision, sans autodérision.
Un monde de féministes haineuses, de femmes voilées, en burkini.
Un monde obscur !

Vive Aldo Maccione et la classe !

« Pourquoi ce silence ? Pourquoi cette volonté toujours d’ignorer, de mépriser le bourreau des cœurs, le ringard transalpin, le héros au gros nez de notre jeunesse ? Pourquoi cet ostracisme honteux qui en dit long sur notre perte des valeurs et l’abandon de la gaudriole dans les usages de la civilité ? L’individu-procureur masqué nous tient en laisse. La blague est aujourd’hui forcément incomprise. La légèreté se chasse en meute. » Thomas Morales

https://www.causeur.fr/aldo-maccione-chanteur-acteur-playboy-204453

On peut toujours attendre les matamores Macron/Bertrand pour nous sortir de l'obscurantisme qui se propage.

Rigaudy

D'habitude je suis plutôt d'accord avec PB mais cette fois je trouve cette indignation ridicule.
Les Français ont signifié clairement qu'ils se moquaient de cette élection destinée à désigner des barons locaux aux pouvoirs limités.
Evidemment les commentateurs et les "gagnants" glosent sur son issue et les conséquences politiques majeures qu'elle recèle. Le discours de Xavier Bertrand inutilement grandiloquent était caricatural !
Macron a compris que le match France/Suisse de ce soir était bien plus important !!

vamonos

Les électeurs ont eu tort de s'abstenir. Les élections départementales et régionales sont très importantes. Les conseillers se battent pour obtenir des budgets pour financer des projets qui changent le quotidien des administrés.
Peut-être que M. Macron est au-dessus de tout cela puisqu'il a accédé à la présidence sans passer par des fonctions au niveau régional, c'est possible.

Valérie Pécresse sort grandie de cette élection, tandis que LREM en sort affaiblie. Macron est confronté à un désaveu systémique de la part des électeurs, il n'est pas le seul, LFI a également subi un revers.

Michel Deluré

Après avoir tout fait pour nationaliser ce scrutin, il serait désormais incongru de la part du pouvoir en place, face à son échec patent, d'en relativiser les résultats en prétendant qu'il ne s'agissait en fait que d'élections territoriales ne remettant nullement en cause les fondements de la politique suivie par l'exécutif actuel.

Cet échec est celui d'un pouvoir qui promettait il y a quatre ans l'avènement d'un nouveau monde, nouveau monde dont on perçoit aujourd'hui toutes les limites et auquel une très large partie des citoyens n'a finalement pas adhéré.
On ne peut impunément déstructurer politiquement un pays, lui supprimer tous ses repères, réduire en son sein le débat démocratique à la seule opposition pouvoir en place/RN.

Dans ce nouveau monde, le « en même temps » ne saurait servir de nouvelle boussole fiable, n'étant en fait qu'une politique qui, voulant convenir à tout le monde, ne satisfait au bout du compte personne.

Après ces deux tours, il est clair aujourd'hui qu'une grande majorité des Français refuse que le débat démocratique soit confisqué par LREM et le RN.
Le scrutin qui vient de se dérouler apporte la preuve éclatante qu'entre ces deux partis existe toujours un large espace politique à occuper.

Forte de son implantation territoriale, stimulée par les succès indéniables de certains de ses leaders, la droite a le devoir de proposer une offre politique forte et crédible aux électeurs de ce pays, a le devoir de revenir dans le jeu politique et de raviver l'intérêt du débat démocratique pour les prochaines échéances. 2022 n'est pas joué.

Claude Luçon

"Mais qu'il nous laisse au moins le temps de savourer cette déconfiture politique" (PB)

Ah oui ! Quel plaisir ! On en redemandera dans dix mois !

Marc Ghinsberg

Il faut regarder ces élections avec un certain recul. Ce sont des élections locales et pas nationales, mêmes si certains ont voulu leur donner ici où là une dimension nationale. Mais attention Eric Dupond-Moretti n’est pas Emmanuel Macron et Thierry Mariani n’est pas Marine Le Pen.

Le premier constat est évidemment l’abstention record qui se situe désormais à un niveau qui met directement en jeu le fonctionnement de la démocratie. Il y a certainement dans ce phénomène des causes structurelles : défiance des citoyens à l’égard des politiques et plus largement des « élites », il y a aussi des causes conjoncturelles. Il est évident que la sortie de la pandémie (définitive ou provisoire) n’est pas de nature à susciter la mobilisation vers les urnes, les électeurs ont probablement la tête ailleurs.

Quoi qu’il en soit, le principal vainqueur est Xavier Bertrand. Il avait fait de cette élection, pour lui-même, une primaire. Il a gagné, seul, face à une forte opposition à la fois RN et LREM et de ce point de vue sa victoire est plus éclatante que celles de Laurent Wauquiez et de Valérie Pécresse. Il a dit qu’il se présenterait s'il gagnait, il est en position de le faire, il le fera. Il n’y aura pas de primaires de la droite n’en déplaise à Bruno Retailleau. C’est en tout cas mon pronostic. La victoire de Xavier Bertrand à droite me réjouit, car avec lui les choses sont claires à l’égard du RN. Aucune alliance, aucun rapprochement, aucune compromission, aucune ambiguïté avec le parti lepéniste.

Deux vaincus : le RN et LREM dont les scores calamiteux affectent leur leader respectif.

Emmanuel Macron ressort affaibli de cet épisode, la période qui va jusqu’à la présidentielle sera difficile à gérer pour lui. Il a le choix entre ne rien faire avec le risque de se voir reprocher de ne pas avoir tenu sa promesse de réformer le pays, et entreprendre une réforme d’ampleur avec le risque de mobiliser les oppositions contre lui.

Marine Le Pen se trouve une fois de plus confrontée à ce fameux plafond de verre. En dédiabolisant et banalisant son parti elle déçoit ses soutiens historiques, mais si elle se radicalise elle s’enferme dans un corner.
D’autant, et c’est un élément que Philippe Bilger a totalement occulté, refoulé serait-on tenté de dire, que le front républicain fonctionne toujours. Thierry Mariani l’a constaté à ses dépens.

Rien n’est donc acquis pour la suite. Le duel Macon-Le Pen n’est pas inéluctable, il n’est pas pour autant improbable quand on connaît la capacité de la droite à transformer ses triomphes en catastrophes.

Exilé

Renaissance de la droite

Attention, ne s'agit-il pas en partie d'une renaissance en trompe-l’œil ?
Pouvons-nous par exemple sérieusement qualifier de listes « de droite » les listes emmenées par MM. Bertrand et Muselier composées d'infâmes ramasse-tout  ?

Cette confusion des genres n'entre-t-elle pas aussi en ligne de compte dans la désaffection des électeurs pour la vie politique telle qu'elle se caricature elle-même actuellement en France ?

Giuseppe

Le plus beau résultat est celui de l'Occitanie, de Toulouse à Perpignan en passant par Béziers, Carole Delga confirme qu'elle n'est pas la nouille que fut Ségo.
Elle a imposé un style et dans la première industrie d'avions du monde elle s'élève.

L'avenir va être plein de surprises, la patience, l'écoute, sans casseroles aux pieds, elle s'est imposée sur deux régions en fait aussi dissemblables que les deux faces d'une pièce mais qui sont d'une seule frappe... Chapeau à elle, Loulou égratigné dans un portrait du Volatile il n'y a pas si longtemps, les tripes nouées, mais il a fait contre mauvaise fortune bon coeur... Par force, il est un peu cossard d'après le Palmipède et comme il aime le confort il s'adaptera.

Seule la victoire est belle avait dit Pierre Berbizier, le Stade toulousain confirme cet adage, et les électeurs aussi.
Pour les amateurs de rugby dans son équipe Carole Delga avait le "petit prince", un certain Codorniou élevé à la tétine de Frêche dont Mitterrand avait snobé ce qu'il était, et lui aurait fait de l'ombre sans aucun doute.

Le Roi de Montpellier qui a laissé des dauphins.

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