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01 juin 2021

Commentaires

Lodi

@ Exilé

Jeanne d'Arc ? Vous aimerez probablement le tableau, moins qu'elle n'ait pas gardé d'animaux et n'ai pas été illettrée :

http://www.histoire-en-questions.fr/reportage/jeanne/jeanne-bergere.html

Je n'ai pas trouvé de liens, mais j'ai appris qu'il y a un contexte expliquant qu'on l'ait crue.
La religion chrétienne dit qu'une femme a perdu l'Humanité, Ève, et une autre l'a sauvée ou du moins permis d'être sauvée, Marie, en portant le fils de Dieu qui est aussi Dieu, amen... Eh bien, cela est une manière de penser rejouée pour la France, une femme, une reine aurait perdu la France, et certains prophétisaient qu'une femme la sauverait.

Une femme s'est cru appelée à faire ce qui était attendu par certains... Pas par tous, et de toute façon, une fois que quelqu'un a réussi quelque chose, on oublie l'origine, le contexte, tout ce qui l'a permis comme les échafaudages d'un monument fini.
Sur ce vide, grandissent les légendes.

Mary Preud'homme

Je répète pour les sectaires et/ou ignorants que le grand drapeau tricolore déployé en fin de procession est bien celui du Souvenir français avec un logo bleu et jaune cerclé de rouge sur la partie centrale.
J'ajoute qu'une association mémorielle comme le Souvenir français avait bien toute sa place dans cette commémoration.
Par ailleurs, il est fréquent que les catholiques en procession ou en pélerinage arborent des drapeaux tricolores avec parfois le motif du Sacré Coeur de Jésus en médaillon.
N'en déplaise aux mauvais esprits intolérants et ignares qui devraient se renseigner un minimum avant d'écrire des stupidités et colporter des ragots !

Denis Monod-Broca

@ GDAT13

Mais vous mélangez tout et dites n’importe quoi. C’est une mauvaise action.

Gifler n’est pas égorger, tendre sa joue à soi n’est pas tendre la gorge de quelqu’un d’autre.

 "Alors quand il aura égorgé ton fils, tends-lui ta fille..." : quand on dit cela de quelqu’un c’est qu’on n’a pour lui que haine, ou mépris, ou les deux à la fois.

« Tendre l’autre joue » a donné lieu à toutes sortes d’interprétations. Une chose est sûre, il ne s’agit pas de provoquer celui qui a déjà frappé pour qu’il recommence. Je crois plutôt qu’il s’agit d’avoir une attitude d’apaisement en changeant de position, en quittant le face-à-face, en faisant un pas de côté...

Achille

@ Exilé | 03 juin 2021 à 22:26

Je crains que l’histoire de Jeanne d’Arc n’ait été quelque peu romancée.
Des historiens mettent sérieusement en doute le fait qu’elle ait été brûlée à Rouen en 1431.
En fait certains documents affirment qu’elle mourut vers 1446 sans descendance (elle aurait même vécu quelque temps à Metz après sa mort officielle). C’est une autre fille qui a été immolée à sa place, sans doute une sorcière comme il était de coutume à l’époque.

Alors les histoires des voix et autres anecdotes un peu fantasques qui sont développées dans les livres d’histoire écrits sous la IIIe République, il faut les regarder avec un certain recul, un peu comme une légende.

F68.10

@ Mary Preud'homme
"Comme le rappelle fort justement Antoine Marquet, il s'agissait d'une procession pacifique organisée par le diocèse de Paris, par conséquent sans aucune connotation politique."

Ce n'est pas parce qu'elle est organisée par le diocèse de Paris qu'elle n'a pas une connotation politique. Le motif peut ne pas l'être, mais sur le fond, les drapeaux royalistes et le thème relatif à la Commune en font quelque chose de non politiquement neutre.

Ce n'est pas un mot sale, le mot "politique". C'est simplement que cette manifestation, ou "procession", n'est pas qu'une procession. Qu'elle était pacifique et proprette, et qu'il n'y a pas de raison de ne pas laisser défiler des gens avec qui on n'est pas d'accord tant qu'ils ne lancent pas des pavés.

Mais il n'y a aucune raison de se mentir sur l'aspect politique (et néanmoins religieux... comme si c'était contradictoire, mon œil...) de cette manifes... procession.

Ensuite, des ennemis politiques restent des ennemis politiques. Ce qui se règle par le dialogue, le débat, la confrontation d'idées et le vote. Parce qu'on n'est pas en Afghanistan. Et, oui, cette scène de rue ressemble plus à un lynchage au Pakistan qu'à un club de scrabble à Neuchâtel.

"Quant aux quelques étendards et autres bannières, ils n'avaient rien de royalistes et ne figuraient que ceux que l'on voit encore parfois dans certains rassemblements ou pèlerinages catholiques."

Je vous remets la vidéo. J'ai un peu du mal à distinguer réellement le drapeau, je ne vous le cache pas ; mais, à ma connaissance, le bleu et le blanc et le rouge plus un petit sigle, ce n'est pas une prescription divine qui figure dans la Bible, contrairement à tout ce qui touche au Tabernacle. Le drapeau se réfère à une thématique nationale et politique, tandis que Jésus, s'il exista, était plutôt contemporain du SPQR.

Et Jésus intervint lui aussi dans un contexte politique tendu, ce qui n'est nullement un hasard. La religion est ainsi, de fait, très généralement intrinsèquement politique. On cherche simplement à arrondir les angles, avec un truc comme la laïcité.

"Idem pour les drapeaux tricolores des délégués du "Souvenir français" qui s'étaient joints au cortège..."

Le Souvenir Français est une association qui, en soi, est de nature bien plus politique que religieuse. (Et heureusement, d'ailleurs...) Oui, c'est mémoriel. Mais systématiquement faire le lien entre religion, procession et "Mort pour la France", c'est bien, aussi, politique.

Ce qui ne change rien au fait qu'ils ont le droit de défiler. Mais pas de me faire prendre des vessies pour des lanternes.

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@ sbriglia
"Imagine-t-on Macron faire figurer en arrière-plan de son image de campagne une église ?"

J'espère que non, honnêtement. J'espère bien que ce pays arrive un jour à se trouver des forces intellectuelles internes pour arriver à baser une notion d'ordre politique honnête et de morale publique qui se base sur le bon sens et l'intelligence et qui n'ait nul besoin de faire référence à des bonshommes qui arrivent à séparer les eaux de la mer Rouge pour y laisser passer les Hébreux. Si je veux mon lot de surnaturel, je n'ai qu'à me goinfrer de séries sur Netflix. Et si c'est vraiment une obligation que de croire au surnaturel pour se faire un ersatz de repères moraux, je n'ai plus qu'à revendiquer un fantaisiste paganisme et devenir, au hasard, adorateur de Thor.

Exilé

@ Achille
« Mais il faut quand même se méfier de ceux et celles qui entendent des voix. Aujourd’hui on les appelle schizophrènes. »

Je sais, c'est bien commode et cela évite de se poser des questions.
Mais quand une jeune paysanne illettrée parvient à convaincre le seigneur de sa contrée de lui permettre d'aller rencontrer le roi, quand elle reconnaît ce dernier qu'elle n'avait jamais vu alors qu'il s'était caché dans la foule des courtisans, quand elle obtient le commandement en chef d'une armée de vieux briscards, quand elle parvient à se faire respecter d'eux, quand elle mène cette armée plusieurs fois à la victoire, c'est tout de même qu'il y avait autre chose que de la schizophrénie dans ce qu'il faut bien appeler une épopée.

Patrice Charoulet

QUI FAIT CELA ?

Dans le roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir, on peut lire: « Pour gagner le vieux curé Chélan, duquel il voyait bien que dépendait son sort à venir, (Julien) avait appris par cœur le Nouveau Testament en latin. » (Livre premier, chapitre 5).

L'annotateur de mon édition note en bas de page : « Le jeune Beyle (1) en avait fait autant. »
(1) Beyle, on le sait, étant le vrai nom de Stendhal.

En 2021, qui, en France, a appris le Nouveau Testament en latin par cœur ? Levez le doigt !
J'accorde que Stendhal n'en est pas devenu pour autant un chrétien d'une foi très vive ni un paroissien très assidu !
.

sbriglia

Racines chrétiennes de la France…

La photo de campagne de Mitterrand en 1981, concoctée par Jacques Séguéla, fait apparaître, outre le visage de FM, le slogan "la force tranquille" ainsi qu'en arrière-plan, horresco referens, une église romane…

C'était il y a quarante ans.

C'était l'image de campagne d'un homme de gauche.

Imagine-t-on Macron faire figurer en arrière-plan de son image de campagne une église ?

On ne le dira jamais assez: il aura beau faire des tours de France, Macron restera à jamais l'homo parisianus.

Tracer son sillon dans la glaise…

Difficile de faire d'un étalon un cheval de trait... (Merci de n'y voir aucun sous-entendu.)

Mary Preud'homme

Comme le rappelle fort justement Antoine Marquet, il s'agissait d'une procession pacifique organisée par le diocèse de Paris, par conséquent sans aucune connotation politique. Quant aux quelques étendards et autres bannières, ils n'avaient rien de royalistes et ne figuraient que ceux que l'on voit encore parfois dans certains rassemblements ou pèlerinages catholiques. Idem pour les drapeaux tricolores des délégués du "Souvenir français" qui s'étaient joints au cortège...

GDAT13

Denis Monod-Broca | 03 juin 2021 à 09:56 (@ Xavier NEBOUT)

« La phrase que vous avez écrite, "Alors quand il aura égorgé ton fils, tends-lui ta fille...", est l'expression d'une haine féroce, ou bien les mots n'ont plus de sens »

On en apprend tous les jours. Ainsi quand le Christ a dit :

« si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » (Évangile selon saint Matthieu chapitre 5, verset 39)

c’était l’expression d’une « haine féroce ». Effectivement, les mots n’ont plus de sens ou alors celui qu’on leur donne.

Achille

@ Exilé | 03 juin 2021 à 09:07
« Mais en ce qui concerne la politique au sens noble, axée sur la salut de la France, il faut bien reconnaître que c'est bien le Ciel lui-même qui est intervenu de façon directe à plusieurs occasions, dont le baptême de Clovis et la mission dévolue à Jeanne d'Arc. »

Baptême de Clovis : 25 décembre 507
Mort de Jeanne d’Arc : 30 mai 1431

Je veux bien admettre qu’à une certaine époque, "le Ciel" était à l’écoute des hommes et en particulier des rois de France.
Mais il faut quand même se méfier de ceux et celles qui entendent des voix.
Aujourd’hui on les appelle schizophrènes. Certains ont même des bouffées délirantes.
Et puis avec les progrès de la technologie, les moyens de communiquer avec le Ciel ont bien changé !

Le mieux est encore de se fier à ce bon vieux dicton de nos ancêtres qui dit "Aide-toi et le Ciel t'aidera" :)

sylvain

@ Xavier NEBOUT
"...quand il aura égorgé ton fils, tends-lui ta fille..."

Super, j'encadre, bien dit, ça fait enrager l'autre soumis, mais c'est une très bonne réplique à tous ces islamogauchiasses qui soutiennent les terroristes islamistes musulmans maghrébins africains.

Que diraient-ils si un des leurs se feraient égorger ? j'ai la réponse : "C'est la faute du RN et de Le Pen qui véhiculent des idées racistes" mais surtout pas un mot contre le tueur qui est dans leur camp, faut pas fâcher les islamogauchistes.

Denis Monod-Broca

@ Xavier NEBOUT

C'est drôle, on voit la haine qu'on reproche à autrui de vous vouer mais pas celle qu'on lui voue.

La phrase que vous avez écrite, "Alors quand il aura égorgé ton fils, tends-lui ta fille...", est l'expression d'une haine féroce, ou bien les mots n'ont plus de sens.

hameau dans les nuages

@ Antoine Marquet | 02 juin 2021 à 23:13
"Ce n'était pas une manifestation mais une procession ! La seule manifestation qui y était c'était celle de la foi !"

Vous remarquerez que les mouvements Antifa et Acab n'agressent pas les prières de rue musulmane.

Exilé

@ Achille
« Il est clair que cette manif était plus politique que véritablement religieuse. »

Mais qui a placé la politique politicienne de bas étage là où elle n'a rien a faire, c'est-à-dire entre l'Homme et son Créateur, sinon les excités de 1905 alors qu'il n'y avait aucun problème ?
De quoi l’État se mêle-t-il ?
Il s'agissait là d'une des premières manifestations du totalitarisme du XXe siècle qui a fait ensuite tant de ravages depuis la révolution bolchevique.

Mais en ce qui concerne la politique au sens noble, axée sur la salut de la France, il faut bien reconnaître que c'est bien le Ciel lui-même qui est intervenu de façon directe à plusieurs occasions, dont le baptême de Clovis et la mission dévolue à Jeanne d'Arc.

Espérons qu'il continue de nous protéger, en dépit de toutes les bêtises que nous pouvons faire...

Xavier NEBOUT

@ Denis Monod-Broca

Où avez-vous vu que je haïssais quelqu'un ?
Ça, c'est le gauchisme débordant: si on est de droite, c'est qu'on est la haine...

Antoine Marquet

@ Achille

Ce n'était pas une manifestation mais une procession ! La seule manifestation qui y était c'était celle de la foi !

F68.10

@ Exilé
"Pensez-vous que la trinité « Liberté-Égalité-Fraternité » de la religion franc-maçonne soit plus recommandable ?"

J'ai toujours haï les slogans. Mais je considère effectivement l'idée d'une liberté d'expression permettant au public de débattre et de trancher régulièrement les questions sociétales par des votes juridiquement contraignants où on répondrait à des questions comme un système préférable à celui qui consiste à se contenter de seulement élire des personnes. Un système où on ne dogmatise ni la liberté, ni l'égalité, ni la fraternité, mais où on délibère perpétuellement sur ce qu'il convient de permettre et de limiter en ce qui concerne la liberté, l'égalité et la fraternité.

La liberté est pour moi assez fondamentale ; ce qui inclut la liberté de ne pas me faire empoisonner la vie par des gens qui considéreraient que c'est là leur liberté.

Quant à l'égalité et à la fraternité, ce sont deux choses qui me semblent bel et bien relever du slogan. La fraternité, si c'est l'amour obligatoire, c'est niet. L'égalité, c'est un processus long à mettre en œuvre qui consiste avant tout à permettre à ce que personne n'ait un plafond de verre au-dessus de sa tête et que chacun puisse donc perpétuellement monter dans la société. Que personne ne soit ultimement laissé dans sa mouise.

Et donc que les aides sociales soient profondément inégalitaires afin qu'elles soient réservées, réellement, à ceux qui en ont besoin: tant qu'une personne n'a pas vendu sa baraque et son entreprise, je ne vois pas pourquoi l'État accorderait une quelconque aide, une quelconque allocation, une quelconque subvention, un quelconque ticket restaurant. C'est cela, ma conception de l'"égalité": l'égalité devant le fatum et la solidarité organisée envers les vrais pauvres qui dépasserait la seule notion de charité et surtout celle d'"argent contre brimade" (comme on dirait "pétrole contre nourriture"...). Et une fois qu'on n'a pas de mauvaise conscience envers les vrais pauvres, on peut alors aisément se permettre de valoriser les riches et l'idée d'une société qui cherche à avancer vers une réelle opulence collective à leur image. Valorisation que je considère moralement nécessaire. Cela répond à votre question ?

Cela étant, selon ce que j'en vois, mettre la Trinité dans un texte de loi instaure un statut de mécréant vis-à-vis de ceux qui ne croient pas un traître mot de ce type de préambules. "Liberté, Égalité, Fraternité" proclame des idéaux étatiques, et ne constitue pas des affirmations violant les lois de la physique ou proclamant une volonté de discriminer les lecteurs d'un tel préambule: si on me parle de la Sainte Trinité dans un préambule de Constitution, je me dis que ce texte est écrit par des gens qui ne prennent pas la peine de prendre le temps de comprendre que leurs interlocuteurs ne croient pas à ce type de fariboles et ne peuvent donc adhérer à un tel texte. "Liberté, Égalité, Fraternité" est une déclaration d'intention étatique et ne nécessite nullement de croire à quoi que ce soit. Ce n'est qu'un slogan. Contrairement à une référence à la Sainte Trinité. Qui est quand même de l'ordre du métaphysique si ce n'est carrément du physiquement inconcevable en plus d'être improuvable.

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@ Vamonos
"Les arguments pour justifier les agressions commises prouvent l'insolence et l'arrogance des sympathisants aux antifas. En effet, la présence de drapeaux serait une provocation et une preuve d'une récupération politique."

La présence de drapeaux royalistes est une preuve, non de "récupération" politique, mais bien d'intentions politiques derrière cette manifestation qui n'est "pas que" religieuse. Cette présence de drapeaux n'autorise en rien à taper sur des manifestants dans ces conditions. Si vous avez vu dans mes propos des sympathies pour les antifas, il faut vous acheter des lunettes. Cette présence de drapeaux autorise seulement à nier les prétentions de ceux qui prétendent que ce n'est "qu'une" manifestation religieuse. Parce que c'est faux. Tout simplement.

Vamonos

Les arguments pour justifier les agressions commises prouvent l'insolence et l'arrogance des sympathisants aux antifas. En effet, la présence de drapeaux serait une provocation et une preuve d'une récupération politique. Ce sont les mêmes qui trouvent tout à fait normales les oriflammes et banderoles rouges de la CGT dans les défilés autorisés par la préfecture. Le syndicalisme ne serait pas politique tandis que les catholiques le seraient. Les nazis sont de retour.

F68.10

@ caroff
"Ne vous faites pas plus idiot que vous ne l'êtes. Le catholicisme n'est pas un mouvement politique..."

Ne vous faites plus idiot que vous ne l'êtes: une frange de la population catholique souhaite effectivement ce mélange des genres. Ayant été éduqué avec des traditionalistes à Versailles et ayant des membres chrétiens du type Opus Dei dans ma famille étendue, je sais bien que certains n'ont pas complètement la lumière à tous les étages à ce sujet. Qu'il y a toujours cette tentation de refaire entrer la religion dans le jeu politique par tous les pores de la société. Et que très peu de religions dans notre coin du monde peuvent sincèrement se targuer de respecter les croyances des autres. Qu'il faut donc bien un peu les y contraindre...

Quand on fait un pèlerinage pour Compostelle, là on ne rentre pas dans le jeu politique. Quand on défile avec un drapeau royaliste avec en toile de fond la commune de Paris, on est bien dans quelque chose de plus politique que religieux, bien que la dimension religieuse n'en soit pas non plus absente.

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@ caroff

Le catholicisme a toujours eu une dimension politique en France, ne vous en déplaise. C'est bien pour cela qu'il est parfaitement légitime de parler de racines chrétiennes et même catholiques de la France... c'est Wala de Corbie qui a fait de ce beau pays une théocratie avec les fausses décrétales. Et, dans le contexte de l'époque, c'est-à-dire la décomposition de l'empire franc, il a quand même plutôt bien fait: pour que le concile de Thionville de 835 (section 434 page 89) ne puisse plus jamais avoir lieu ; c'est-à-dire immuniser les évêques de toutes poursuites, et tenter de garantir que la succession dans l'empire franc soit de facto aux mains de l'Église.

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@ Claude Luçon
"Sommes-nous les citoyens d'une démocratie ou d'un chaos ?"

Là ? D'un chaos. Clairement.

Metsys

Non magna sine admiratione video, parmi les commentateurs de ce blog, tant de dignes théologiens, experts dans les trames obscures du Malin, et tout particulièrement du démon socialiste antifa : or, merveille ! ce sont aussi des sociologues éminents.

Moi qui ne suis qu'un Candide sans malice, je me pose une question historique, sans doute idiote. Quel est le rapport entre la composition sociale des fédérés de la Commune, le patrimoine des députés de la Chambre introuvable de 1871 et la citation suivante, que je donnerai en latin, en hommage à saint Jérôme et pour n'effaroucher personne: Dico vobis facilius est camelum per foramen acus transire quam divitem intrare in regnum caelorum...

Exilé

@ Claude Luçon
« Il va falloir lui conseiller de jouer au rugby, il y apprendra comment plaquer au sol un opposant... »

Nous avons déjà évoqué cette question.
Rugby ou pas, si la justice est de mauvaise humeur, les gens qui useraient même avec modération de leurs capacités de se défendre pourraient se retrouver en prison et parfois même en compagnie d'amis des racailles avec lesquelles il ont eu un différend.

« Le fils de M. Gruarin, en raison des complicités des voyous à l´intérieur de la prison, fut agressé, battu, rossé, pour avoir voulu apporter aide et assistance à la Justice française. »
http://www.site.louis-melennec.fr/affaire_gruarin.htm

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@ Michel Deluré
«...accepter que ceux qui sont tolérants soient ainsi progressivement anéantis par ceux qui ne le sont pas et laisser s'instaurer le règne de l'intolérance ? »

L'expérience montre que ce sont toujours les mêmes qui sont invités à se montrer tolérants (ou solidaires) vis-à-vis des autres sans jamais rien recevoir de même en retour.

Denis Monod-Broca

Plus que les insultes et les violences des antifas qui étaient venus pour ça, est consternante l'attitude de certains passants, qui, semble-t-il, spontanément, ont pris à partie ceux qui défilaient pour la seule raison qu'ils étaient catholiques.

Claude Luçon

Au-delà du catholicisme, auquel j'appartiens sans le pratiquer tout en ayant été baptisé, comme mon frère et ma soeur, par un père qui bouffait du curé avec Edouard Herriot, cet incident pose un tout autre problème:
sommes-nous les citoyens d'une démocratie ou d'un chaos ?

N'ayant toujours pas résolu le problème que me pose la foi, et avec elle : Evolution ou Création ? Big bang ou Infini ?, je penche du côté de l'Evolution (par la nature, pas l'homme) et de l'Infini !
Ce que nos parents, radicaux-socialistes dans mon cas, cherchaient à nous enseigner étaient les règles de comportement social et de civilisation à partir des Dix commandements.

Sommes-nous donc dans une République dotée d'une Constitution donnant le droit de manifester à tous les citoyens ?
Dans le cadre de cette Constitution, un citoyen a-t-il le droit d'empêcher un autre citoyen de manifester ?
Un élu de la République, au passage rémunéré par la République, a-t-il le droit de se déclarer "insoumis" à cette Constitution ?
Il va falloir que je pose cette question au Conseil constitutionnel !

Si des loubards n'avaient pas éprouvé le besoin d'aller se colleter avec ces 300 personnes qui désiraient manifester pacifiquement en soutien des prêtres assassinés par le passé, loubards montrant qu'ils ne sont de fait que des lâches, nous n'en aurions jamais entendu parler !

Des gens manifestant en paix sans appeler leur manifestation "marche blanche" pour célébrer des morts, n'auraient jamais eu l'honneur d'être mentionnés par nos médias !
Médias trop occupés par UN Maghrébin insultant UN Africain et UNE Africaine, dans un pays de 67 millions d'habitants, manifestant à sa manière son opinion dans le cadre des droits de l'homme et du citoyen.

Quant à la victime, considérant son gabarit, on se demande pourquoi il n'a pas réagi à l'agression.
En bon catholique il a offert l'autre joue ?
Il va falloir lui conseiller de jouer au rugby, il y apprendra comment plaquer au sol un opposant et dans son cas utiliser une vieille pratique des Springboks sud-africains consistant à piétiner l'adversaire !
La lâcheté peut prendre bien des formes.

Le problème est donc qu'une minorité de gens dans une démocratie peuvent empêcher leurs concitoyens d'exercer un droit fondamental que leur accorde le gouvernement élu de leur pays !

Nous sommes de nouveau sur le chemin de la dictature mais, hélas, cette fois-ci, une dictature des c...ons !

Michel Deluré

Un tel accès de haine, d'intolérance, se justifiait-il à l'encontre d'une manifestation aussi anodine, pacifique, ne troublant nullement l'ordre public, et cela quels que soient les motifs à l'origine de sa tenue ?

N'est-ce point là une preuve supplémentaire, s'ajoutant à beaucoup d'autres, que nous vivons dans une société de plus en plus passionnelle, conflictuelle, déchirée, violente ?

Si nous sommes capables de tolérer de telles pratiques perpétrées par des êtres qui sont eux par nature intolérants, de ne pas défendre notre société contre les assauts répétés de ces derniers, n'est-ce pas finalement leur laisser le champ libre, accepter que ceux qui sont tolérants soient ainsi progressivement anéantis par ceux qui ne le sont pas et laisser s'instaurer le règne de l'intolérance ?

Denis Monod-Broca

@ Xavier NEBOUT

Ce que dit Aliocha est censé, ce que vous dites ne l'est pas. En haïssant, comme vous le faites, on est soi-même haï. En étant violent, on est victime de violence. C'est aussi sûr que 2 + 2 font 4...

Soit on se laisse entraîner par le mécanisme, soit on essaie de lui échapper. La seule attitude raisonnable, libre, responsable, est la seconde.

Exilé

Les faits divers, comme l'attaque par des gauchistes de la procession citée dans ce billet, sont aussi, au-delà de certains événements ponctuels, des révélateurs de notre société et de certaines de ses dérives.

Une fois de plus nous voyons ressortir ici de la part de Français un fond de haine anti-catholiques incroyable, connu dans le monde actuel seulement dans les pires dictatures de type marxiste-léniniste, même sur ce blog, un intervenant ne semble rêver que de « déraciner ce qui reste de catholicisme ».
Pourquoi tant de haine ?

Rappelons que nous vivons sous un régime qui à tout propos et hors de propos se croit obligé de nous inonder de documents ou de symboles où figure le mot « fraternité ».
Où se trouve donc en pratique la « fraternité » chez tous ceux qui ne l'ont pourtant qu'à la bouche ?

Ne pouvons-nous pas penser que la mise en avant de la « fraternité » alors que l'ensauvagement gagne la société française en divers domaines relève de l'escroquerie ?

PAUL

Merci de ce billet qui dit parfaitement ce qui doit être dit. J'observe que la protection de cette procession n'était assurée que par une seule policière qui a d'ailleurs fait son devoir en utilisant une gazeuse contre les agresseurs. Ou bien le préfet de police est mal informé ou bien il est incompétent. J'ai une certaine propension à penser que c'est la seconde idée qui est la bonne. En effet, et certains commentaires le relèvent, cette procession représentait un risque. À partir du moment ou elle était autorisée il convenait de s'assurer que il n'y aurait pas de trouble à l'ordre public. Mais bon le procureur classera, le préfet passera à autre chose, ce ne sont que des cathos. Au fond c'est Macron qui paiera l’addition dans un an.

Aliocha

Le secret du sacré est essentiel pour l'intégriste, il tient plus qu'à tout de dissimuler que son ordre religieux - ou son identité pour les nationalistes qui sont des religieux comme les autres, athées compris - est fondé sur le mensonge du sacrifice, ce rideau que les Évangiles ont définitivement déchiré, ne lui laissant plus qu'insulte et opprobre pour tenter vainement de le recoudre, alors que tout est accompli.

caroff

@ F68.10
"Si le catholicisme est un mouvement politique qui revendique une religion d'État, ce qu'insinue ce mélange des genres entre drapeau royaliste et procession catholique, il ne faut pas s'étonner qu'il soit de facto un adversaire politique."

Ne vous faites pas plus idiot que vous ne l'êtes. Le catholicisme n'est pas un mouvement politique sauf à considérer que l'enseignement de Jésus, "pouvoir" qui lui a été donné "d’en haut" dont il dit à Pilate qu'il est au service de la dignité de chaque personne humaine dans son intégralité et de tous les hommes dans leur égalité et leur unité, est un message politique.

Par ailleurs, les cathos "tradis" ne représentent qu'une frange infime de l'ensemble de la France chrétienne. Et quand bien même, compte tenu de l'histoire de mon pays, est-ce bien stigmatisable ? À la limite c'est un aimable folklore...

Achille

@ F68.10 | 02 juin 2021 à 12:02

Il est clair que cette manif était plus politique que véritablement religieuse.
Une réponse à l’islamisme politique qui sévit de plus en plus dans nos banlieues, sans doute.
La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est de plus en plus remise en cause par les fondamentalistes religieux de tous bords.
Malraux avait raison quand il a dit :« Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. »

Ellen

Nos pays voisins catholiques de l'UE (Hongrie, Autriche, Pologne, Tchéquie, Slovénie, etc.) ont raison de refuser l'immigration clandestine et l'islam envahissant chez eux. Ils observent de près ce qu'il se passe en France, en Belgique et en Allemagne à cause de l'islam rampant et de l'immigration massive sans droit ni loi. La faute à qui ? à tous nos gouvernements sans tête et à tous ces traîtres socialos islamogauchistes menant la France à sa propre perte.

En France, nous avons besoin d'un responsable à poigne à la tête de l'Etat et non un mielleux pactisant avec le diable islamique.

Denis Monod-Broca

@ Aliocha

Renoncer aux représailles, ne pas se soumettre à la violence, ni à la haine, faire un pas de côté, détourner la face, oui, c'est cela, c'est la seule issue véritable.

Nous le savons pourtant, pourquoi nous laissons-nous toujours entraîner comme des ignorants ?!?

Xavier NEBOUT

@ Aliocha

Sacré est en fait le même mot que "secret". Est sacré, le secret de sa relation avec Dieu (l'idée que l'on s'en fait). En tout état de cause, pas de sacré, pas de religion...

"..accéder à la grâce sans avoir besoin de taper sur un quelconque agresseur, fût-il musulman dévoyé."

Alors quand il aura égorgé ton fils, tends-lui ta fille...

Mais qu'est-ce que vous pouvez dire comme c...eries...

F68.10

@ Achille
"Il s'agissait en l'occurrence de commémorer la mort de cinq prêtres tués par les communards le 26 mai 1871."

Reprenons cette vidéo tournée au sujet de cet événement.

Primo: personnellement, je trouve qu'il n'y a rien de démocratique à hurler "Casse-toi" ou "À bas les Versaillais", sans compter les coups de pieds, violences physiques, jets d'objets. Comportement de sauvages. Je n'ai rien contre l'idée que la police sévisse contre ces gens. Pour leur apprendre la politesse élémentaire.

Deuxio: sur un plan plus politique, ce qui me choque dans la procession en question (qui devrait tout à fait avoir le droit d'avoir lieu), c'est le mélange des genres. Le fait qu'il y ait un drapeau bleu blanc rouge avec un petit sigle incrusté. C'est quoi le rapport entre une procession religieuse et des références clairement politiques de ce style ??

C'est catholique, le drapeau royaliste ? Non: c'est royaliste ; pas catholique. Sur le fond, ce mélange des genres est insupportable: c'est là la politisation de la religion. C'est cet espèce de vieux gallicanisme qui se manifeste encore et encore de différentes façons, et qui à droite de la droite (les royalistes, ce ne sont pas exactement le parti LR, hein...) se manifeste par l'entretien perpétuel de cette idée qu'un Etat devrait être religieux et catholique en particulier.

Ce n'est pas a priori pareil que d'être catholique et que de rouler pour une religion d'État. Ce mélange des genres entre religion et politique commence, en 2021, à être légèrement pénible...

Autant il convient d'avoir une poigne ferme face aux vandales de cette vidéo, autant il conviendrait quand même d'avoir quelques discussions les yeux dans les yeux avec ces innocentes victimes "versaillaises" qui semblent avoir deux ou trois problèmes moraux avec la liberté de conscience et l'idée que l'État n'a pas à être religieux.

Il va falloir jouer longtemps à l'athée méchant pour faire comprendre que la religion n'a pas à s'asseoir sur la liberté de conscience et celle de démocratie libérale ? Si le catholicisme est un mouvement politique qui revendique une religion d'État, ce qu'insinue ce mélange des genres entre drapeau royaliste et procession catholique, il ne faut pas s'étonner qu'il soit de facto un adversaire politique.

Xavier NEBOUT

À la bonne heure, voir enfin le catholique au combat.
Jusqu'à présent, on n'a dans le monde médiatique guère vu que Zemmour, d’origine kabyle et juive, pour dire qu'il n'y a pas de nation française sans catholicisme d'Etat, et même il y a quelques jours, Mme Mabrouk, journaliste d'origine tunisienne, allant dans le même sens.

On attendrait évidemment que l’Archevêque de Paris suive la même voie, mais là, il ne faut pas rêver, à supposer qu’il sache aligner trois mots pour le dire. Le problème de la police, c’est la justice, celui des catholiques, ce sont ses prêtres exception faite des traditionalistes.

Ceci dit, il y a des idées qu’il faut remettre en place, notamment celle de la foi.

Dans la trinité (tru-unité), ou trimurti (triple forme) en Inde, nous avons Dieu (lumière du ciel ou du jour et c’est plus compliqué que cela en a l’air), et là, il faut tout simplement être idiot pour en nier l’existence ou plutôt, l’étance.
Ensuite cela a été associé à l’amour filial. Idem, comment nier l’étance ou existence d’un symbole…

En dernier, nous avons l’Esprit – Prithou en Inde, ce qui est avant tout. Là aussi, il faut en tenir une couche pour en contester l’étance. D’autant que depuis Plank, on sait que ce que qui est avant est coéternel à tout.

Et donc le Fils. Fils de Dieu, c’est évidemment symbolique, il faut être borné pour ne pas l’admettre.

Alors la foi ? Elle en est la survivance du Fils, de « Je sauve » et sa capacité à intervenir, étant entendu que si l’âme survit, elle est forcément en communion avec l’Esprit… d’accord, ça se complique.
Là où ça se complique moins, c’est que les NDE constatées scientifiquement par maints anesthésistes des hôpitaux sont interdites de recherche, comme d’ailleurs tout ce qui relève du surnaturel, dont notamment les auras dans lesquelles ont peut tout voir de ce qu’est l’individu qui l’émet, et dorées chez les saints hommes, notamment nombre de moines.

Alors, avant de tourner la religion en dérision et de se dire fièrement athée, on ferait bien d’y regarder à deux fois.

Enfin, et on ne le répétera jamais assez, pas de nation sans lois communément acceptées, et donc sans philosophie commune, et donc sans notion de transcendance commune, et finalement sans religion commune. Napoléon et Zemmour l’ont compris, eux. Les autres ne veulent surtout pas comprendre ne peur de devoir admettre qu'ils ont les rois des c*ns depuis longtemps.

Par contre les islamistes eux aussi, ont compris.

Exilé

@ F68.10
« J'imagine que la Très Sainte Trinité fait référence à Vishnou, Shiva et Brahmâ... ou vous aurais-je mal lu ? »

Pensez-vous que la trinité « Liberté-Égalité-Fraternité » de la religion franc-maçonne soit plus recommandable ?

Patrice Charoulet

Persévérance

Philippe Bilger, ce mercredi chez Pascal Praud, a eu pour voisin Jean-Marie Rouart. Qu'il me permette de dire ceci :

L'écrivain Jean-Marie Rouart est membre de l'Académie française. Invité ce matin à la télé, il est venu pour vendre son nouveau livre. Libre à lui. Dans la conversation, il déclare notamment deux choses. Il a été reçu au bac... la cinquième fois. Il a été admis à l'Académie... la cinquième fois.
Voilà un homme persévérant.

Achille

@ Exilé | 02 juin 2021 à 10:03

Il faut comparer ce qui est comparable.
Il s’agissait en l’occurrence de commémorer la mort de cinq prêtres tués par les communards le 26 mai 1871.
Rien à voir donc avec les centaines de prêtes réfractaires et religieuses massacrés sous la Terreur.

Aucune commémoration pour cet épisode sanglant de la Révolution qui n’a rien de glorieux.

Aujourd’hui, nous célébrons de la Révolution française uniquement la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, qui symbolise la naissance de la République, l’abolition des privilèges, en prenant soin d’oublier pudiquement les massacres qui l’ont accompagnée.

Exilé

@ Achille
« Par contre, concernant les raisons de cette manifestation, à savoir honorer la mémoire de prêtres assassinés sous la Commune de Paris voici maintenant 150 ans, je les trouve franchement ridicules. »

Première remarque, si ce sont des catholiques qui ont organisé cette procession, je suppose qu'ils ont surtout eu à cœur de prier pour l'âme des victimes de cette tragédie, qui bien entendu a été aussi rappelée à notre souvenir pour en éviter la reproduction.

Seconde remarque, permettez-moi de vous rappeler que certains événements douloureux qui se sont passés il y a environ 80 ans sont commémorés à de nombreuses occasions, alors que leurs témoins directs sont de moins en moins nombreux.

Les Français de 2092 - à supposer qu'ils n'aient pas alors été tous remplacés - seraient-ils fondés à émettre une objection comme la vôtre à ce sujet ?
Et s'il ne faut pas commémorer la Terreur, pourquoi donc alors « fêter » le 14 juillet ?

Robert Marchenoir

Le plus frappant, dans cette attaque, c'est son aspect inorganisé. Les processionnaires n'ont pas seulement été victime de militants violents ; ils ont aussi subi les rebuffades d'habitants du quartier installés aux terrasses de bistrot. Les événements se sont déroulés en territoire tenu par la gauche.

Cependant, je m'étonne de votre "en même temps", sur ce coup-là. Qu'y a-t-il à sauver de la Commune ? Quelles sont ses "avancées" ? En quoi son aspect "libertaire" serait-il le bienvenu ?

S'il y a une chose que révèle cette agression, c'est bien le scandale que constitue le culte de la Commune qui se perpétue en France. Lancé par les communistes, il a été repris par tout ce que le pays compte de soi-disant modérés et d'institutions ayant pignon sur rue.

Qu'est-ce que la Commune ? Un épisode érigé en référence par les pires massacreurs de l'humanité. Les Lénine, les Mao, les Pol Pot chantent la Commune avec des trémolos dans la voix.

Libertaire mon œil. La Commune, c'est l'expression pure et brutale du communisme instauré par la populace. Alors oui, si vous voulez, c'est de l'anarchisme. Et donc ? Qu'y a-t-il de bien dans la chose ? Quel a été le bien fait par la Commune ?

Du massacre de prêtres innocents à l'orgie de destruction des bibliothèques et des bâtiments publics, de l'incapacité à se fixer des objectifs aux dissensions extrêmes dressant chaque quartier parisien contre l'autre, qu'y a-t-il à sauver dans cet événement qui montre le pire de l'âme française ?

Ce à quoi les dictateurs communistes du monde entier ne se sont pas trompés, en en faisant l'éloge.

La Commune, c'est la prise en otage de la ville de Portland, aux États-Unis, par les émeutiers des Black Lives Matter. Mouvement ouvertement marxiste, que le Washington Post qualifie gentiment "d'anarchiste", maintenant que Biden a remplacé Trump, en reconnaissant, au bout d'un an, qu'il nuit avant tout aux Noirs de Portland.

La Commune, ce sont les Gilets jaunes et leur délire continu d'un an de révolte bête et brutale, de refus de toute stratégie et de toute organisation, d'agressions systématiques de leurs propres militants qui prétendaient faire autre chose que détruire, hurler, incendier, attaquer la police. C'est la glorification de l'imbécillité, le fantasme révolutionnaire, le nihilisme, l'illusion qu'il suffisait d'occuper l'Élysée pour "prendre le pouvoir"... afin d'en faire... quoi ?

Tout et son contraire, plus d'impôts et moins d'impôts, plus de liberté et moins de liberté pour les ennemis de la liberté, des référendums à la suisse mais la destruction de la démocratie par l'émeute. On va prendre le pouvoir par la violence, et puis tous les problèmes se régleront comme par magie, puisque nous on est les gentils et que les autres sont les méchants. Si vous êtes contre nous, c'est que vous êtes un "collabo" -- comme on ne disait pas encore en 1871.

Les sottises habituelles, donc. Toujours prêtes à montrer leurs effets abominables, comme ici, où le seul fait qu'une poignée de croyants pacifiques commémore l'assassinat délibéré de prêtres provoque leur agression physique.

Nous avons donc des gens qui défendent l'assassinat de masse, et se livrent à des violences pour bien s'en expliquer, et il y aurait à retenir... des "avancées" de l'idéologie qui les meut ? Lesquelles, grands dieux ?

On reconnaît l'arbre à ses fruits, il me semble. En dehors du meurtre, de la destruction et de la haine, quels sont ceux de la Commune ?

Aliocha

Gardons-nous de tous les intégrismes qui ne savent que tomber dans l'injure, niant alors l'étymologie catholique, qui est universelle, libération progressive du ressentiment à la prédication d’une foi qui repose sur l’effondrement du sacré et qui exige de renoncer à toutes les formes sacralisées du vivre-ensemble, c’est-à-dire à toute forme de sacrifice ou d’exclusion.

Si nous voulons découvrir le vrai visage de Dieu, il faut donc être lucide au sujet de notre propre implication dans la violence.

La fraternité proposée par le Christ, ce « nous » qui n’exclut personne, qui n’a pas besoin de s’opposer à « eux » pour exister, exige moins de nous un credo qu’un effort de désappartenance, une envie de se libérer de tous les carcans hérités, le renoncement à nos idoles.

Il n'y a aucune morale là-dedans, il est joyeux de pouvoir imaginer de redéployer Dieu dans une perspective de fraternité, seul moyen à mon sens d'accéder à la grâce sans avoir besoin de taper sur un quelconque agresseur, fût-il musulman dévoyé.

C'est en ce sens que l'on peut comprendre que le renoncement aux représailles est la meilleure défense possible, car il ne s'agit pas de se soumettre à la violence, mais de s'en garder, préparant le stade prochain des évolutions humaines qui, si elles en restent à la vengeance déguisée en justice, sont vouées à disparaître.

Lodi

@ Julien WEINZAEPFLEN | 01 juin 2021 à 19:31

Beau témoignage.

"En tout catholique, sommeille un agnostique" et dans toutes les religions évoluées, on croit, mais qu'est-ce qui prouve ce que l'on croit ?
Même si quelqu'un gratifié de vision peut avoir l'impression que Dieu existe vraiment, sûr et certain, après tout, la question de sa nature est encore tout un mystère, ce qui fait qu'une certitude renvoie d'autant plus à l'incertitude.

Bref, tout croyant courageux et intelligent, synonyme dans le cas qui nous occupe, est habité par le doute.

Il me semble que qui ne croit pas en Dieu ou en les dieux, d'ailleurs, ne doit pas être sûr que le ou les dieux n'existent pas.
Comment prouver l'inexistence d'une réalité, et surtout d'une dont les caractéristiques essentielles serait d'englober le monde plutôt que d'en être englobé ?

Si les gens étaient logiques, ils seraient donc d'autant plus tolérants qu'incertains, mais ne rêvons pas !
La vérité, trop souvent, ils s'en moquent, ils veulent conforter leur identité sur le dos de la vérité et du prochain. Bien sûr, ils ne vont pas le dire ou oser le penser tous les jours, mais leurs agissements en sont la preuve éclatante.

Puisque Dieu a servi et sert encore à maintenir des gens dans une position d'infériorité, parmi les moins soumis des assujettis et les plus solidaires des dominants, certains blasphémeront, c'est inévitable.
Ajoutons les prudents qui se disent à juste raison qu'on commence à interdire ceci et cela à tel ou tel mais qu'ils peuvent finir par être touchés : le pouvoir a tendance à s'accroître et à accroître sa zone de nuisance selon l'instinct de domination et l'instinct territorial.

Le croyant au monde: "Mon totem sera ton, ou plutôt mes tabous."
Le monde au croyant: "Les tabous de ton totem prouvent qu'il est aussi creux que les tambours que tu fais résonner pour battre l'estrade".
Le croyant: "Tu es diabolique".
Le monde: "Quand on a autant de sang sur les mains, on ne la ramène pas. J'oubliais que le fait qu'on dise qu'on n'est pas parfait donne le droit de juger les autres".
Le croyant: "Le monde ne me demande pas pardon pour les victimes de ma croyance"
Le monde: "Si tu défendais plus tes victimes et t'attaquais moins aux libertés des uns et des autres..."
Le croyant: "Les autres croyances ont des croyants moins merveilleux que moi"
Le monde: "La religion n'est pas une merveille, c'est le moins que l'on puisse dire".

Julien WEINZAEPFLEN: la religion a des aspects merveilleusement solidaires et spiritualisant.
Michelle D-LEROY: rassurants.

Julien WEINZAEPFLEN: il y a du doute dans la croyance. Lodi, ne pas avoir de croyance est habiter un monde où tout est doute s'il est aussi sûr qu'on peut l'être d'une chose que chacun vit dans son monde.
Le pont d'un monde à l'autre, c'est la règle d'or.

La justice est de ne pas faire ce qu'on ne voudrait pas subir... Tendre à imposer des tabous concernant des choses ne nuisant pas au prochain mais à sa vision du monde, est-ce qu'on l'accepterait, si on était un incroyant ? Le croyant doit se le demander.
Si on était croyant, est-ce qu'on adorerait que des gens insultent son dieu ? C'est ce que doit se demander l'incroyant.

La règle d'or est une règle mais aussi un exercice d'empathie. C'est ce que chacun doit essayer, non pour la récompense de quelque ciel ou approbation publique mais par simple justice, que tout humain est capable de chercher avant que l'habitude de l'oppression, de la soumission, du fanatisme ou du conformisme ne l'ait anéanti.

Lodi

Comme F68.10 et Achille le disent, il y a mieux à faire que de remuer de vieux ressentiments Communards-Versaillais ou d'avancer en tapinois des arguments contre la liberté d'expression.
Comment défendre la liberté d'expression et les chrétiens, me direz-vous ? Eh bien, en condamnant les violences s'exerçant contre eux, celle des antifas mais surtout de plus graves :

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-persecution-des-chretiens-dans-le-monde-s-aggrave-20210113

Les catholiques ont le choix : pour la liberté et les victimes, en commençant par les chrétiens persécutés, ou pour leur vanité et contre la liberté en oubliant les plus faibles.

Pour moi, rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu s'illustre comme suit :
Ce qui revient à César, c'est d'interdire l'immigration musulmane, soit l'importation de gens qui nous rendent trop souvent pour le bien d'être ici le mal de l'ingratitude... Si des chrétiens veulent rendre le bien pour le mal, ils n'ont pas à le faire sur le dos des autres en les poussant à supporter des arriérés-arriérants.
J'en ai autant pour les assimilés chrétiens voulant nous infliger l'immigration musulmane, d'ailleurs. Quelle plaie que ceux qui veulent obliger les autres à s'y soumettre !

Défendre les victimes innocentes soit : le droit d'asile existe mais doit être conditionné au fait que les hôtes ne soient pas ingrats.
Si on sait que quelque personne en train de se noyer, dans le navire, essaiera de le faire couler, il faut la laisser aux flots.

Bien sûr, on ne sait pas ce que fera tel ou tel musulman, mais on sait qu'ils sont de la religion de l'ingratitude, rendant le bien d'être sur notre sol par le mal de leurs exactions... Il est fou de dire que l'équipage et les passagers sont à leur service, devant tout faire pour les intégrer.
Pas du tout, les gens du navire se doivent les uns aux autres et doivent rejeter à la mer ceux dont les pareils tendent à nous faire couler s'il est évidemment possible d'accepter leurs victimes : chrétiens mais aussi Juifs, zoroastriens et compagnie.

Aux loyaux, lançons une corde à la mer, aux gens de la religion de l'ingratitude, tournons le dos.
Un navire n'est pas l'open bar des naufrageurs mais l'arche du salut des passagers et de ceux qu'ils veulent bien recueillir.

Achille

« Trois cents catholiques, femmes, enfants, personnes âgées, ont été honteusement insultés. On leur a jeté des saletés, des immondices, certains ont fait l'objet de violences. Parce qu'ils voulaient honorer la mémoire des prêtres assassinés sous la Commune de Paris. Quelle intolérable prétention ! » (PB)

Même si je ne vais plus guère à l’église que pour participer à des événements familiaux, mariages, baptêmes, communions et enterrements (arrivé à un certain âge ce sont surtout des enterrements), je conserve néanmoins ancrées au fond de moi mes racines chrétiennes.
Aussi je ne peux que condamner cette agression d’une poignée de fidèles par des antifas complètement abrutis.

Par contre, concernant les raisons de cette manifestation, à savoir honorer la mémoire de prêtres assassinés sous la Commune de Paris voici maintenant 150 ans, je les trouve franchement ridicules. Pourquoi ne pas remonter jusqu’à la Terreur où là aussi de nombreux prêtres ont été assassinés par les sans-culottes ?

Une manifestation pour soutenir les chrétiens d’Orient qui sont décimés depuis quelques années par les fanatiques de l’Etat islamique m’aurait paru plus appropriée.
Mais là franchement on sombre dans le grotesque.

F68.10

@ Exilé
"Eh bien alors, sans nommer une religion en particulier, nous pourrions nous inspirer par exemple du préambule de la Constitution de la République d'Irlande : "Au nom de la Très Sainte Trinité""

Vous aviez bien dit "sans nommer une religion en particulier" ? J'imagine que la Très Sainte Trinité fait référence à Vishnou, Shiva et Brahmâ... ou vous aurais-je mal lu ?

En bref: niet, niet et niet.

anne-marie marson

@ Patrick EMIN | 01 juin 2021 à 16:45
« Nous savons que la morale n'a pas besoin de religion, mais que l'inverse n'est pas vrai, tenons-nous-en à la seule morale qui vaille: "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent". Et tout ira bien. »

Il n’y a que sur le blog de Philippe Bilger qui publie tous les commentaires, que l’on trouve en ce moment de telles bêtises.
On se demande si les gens qui écrivent de telles inepties se relisent et se rendent compte de la stupidité de leur commentaire.
Cela tient de la cancel culture et de la décadence dans laquelle nous sommes entrés.

Savonarole

Il est tout de même curieux que ce défilé catholique n’ait rassemblé que 300 personnes.
Ainsi donc, la Fille aînée de l’Eglise n’a réussi qu’à faire le plein de l’équivalent d’un McDo d’autoroute à l’heure de pointe. Ça fait pauvre et lamentable.
Aucune réaction de notre Pape, le jésuitisme est un nouveau communisme. Une curiosité.
Aucune présence de la police, mais Darmanin tweete, supprimez-lui son compte Twitter et il devient muet.

Lamentable affaire, mais pas plus.

F68.10

"Tant de signes dérisoires ou importants démontrent que le catholicisme, lorsqu'il ose pointer le bout de sa foi, est traîné dans la boue ou au moins moqué." (PB)

Que le catholicisme (mais pas que...) soit moqué ou traîné dans la boue, cela me va. Tant que cela se place au niveau du débat d'idées ou que ce soit verbalement une réponse au fait que des catholiques (ou autres) traînent verbalement dans la boue X ou Y. Ce qui arrive encore. Comme le dit Marc Ghinsberg: trop facile de faire passer les tentatives de passage en force sur la référence aux racines chrétiennes comme une discrimination de fait des chrétiens: les textes de loi ne sont pas des livres d'histoire, et réinclure la religion dans la loi, c'est rouvrir la porte aux réelles discriminations.

C'est le rôle des mécréants que de rappeler aux chrétiens que ne pas les discriminer n'a rien à voir avec la perspective de les autoriser à discriminer dans la loi (par de glissantes références aux racines chrétiennes de l'Europe par exemple) les mécréants ; qui par ailleurs refusent qu'on discrimine les chrétiens pour la simple et bonne raison que discriminer les chrétiens finira par légitimer la discrimination des non-chrétiens.

Mais la baston ? Non. On ne cogne pas les catholiques, les juifs, les musulmans ou les athées pour faire valoir des idées X ou Y. Cela devrait être une évidence, depuis le temps, non ?

Les antifas, s'ils souhaitent cogner contre des durs qui cognent des faibles, OK, qu'ils jouent aux costauds si cela les amuse (si on les empêche de taper, ils se sentent autant victimes que les musulmans quand on dessine leur prophète...) mais qu'on les poursuive dans ces cas-là comme on poursuivrait n'importe qui d'autre.

Un mécréant qui se respecte sait que sa liberté de conscience et d'expression est tributaire de la liberté de conscience et d'expression des croyants. Les antifas ne sont donc même pas des mécréants qui se respectent s'ils s'abaissent à cela.

"Et ils n'avaient pas été mis à mal par des Identitaires mais seulement par une trentaine d'antifas, d'abord, j'ose le dire, des idiots. Avant d'être des brutes et des malfaisants !"

Je n'ai rien contre les idiots. J'ai un problème avec les brutes et les malfaisants. Et encore plus lorsqu'elles sont plus intelligentes dans leur brutalité et leur malfaisance qu'idiotes. Les antifas ne sont pas nécessairement si idiots que cela, malheureusement...

"Une manifestation même autorisée n'a pas le droit d'exister puisque la rue n'est légitime que pour la gauche, l'extrême gauche et les syndicats progressistes, c'est-à-dire politisés."

Je m'inscris personnellement en faux contre cela. Les processions religieuses et autres démonstrations de foi dans l'espace public ne me dérangent pas tant que cela. Tant qu'elles ne sont pas intrusives (comme les prières collectives de rue...)

"Des catholiques tranquilles mais à l'air libre, n'ayant pas honte de ce qu'ils sont et de ce qu'ils proclament, constitue un authentique scandale."

Les catholiques n'ont pas à avoir honte de ce qu'ils sont. Ce qui est différent de la question de rendre des comptes sur leurs actions et positions sur des sujets comme la bioéthique.

"L'aberration de notre monde et d'une modernité dévoyée nous fait détester le fait religieux, la grandeur de la religion, qu'on soit dans la croyance ou non, au prétexte que le terrorisme islamiste a rendu odieux tout ce qui de près ou de loin se rapproche de la familiarité avec un quelconque au-delà."

Non. C'est plus profond que cela: la religion crée des dogmes, qu'on est libre de considérer néfastes et libre de démonter publiquement par nos propos. Certains de ces dogmes se manifestent par le djihadisme. D'autres se manifestent par la tentation permanente des religieux d'imposer leur morale aux autres sans débat et par le biais de la pure pression sociale (tout comme une certaine gauche d'ailleurs...). Plus d'autres broutilles comme le créationnisme (de retour), la bioéthique, la démonisation du darwinisme, la démonisation de l'argent, la question des normes familiales et sexuelles, etc. Il y a bien des raisons d'être intellectuellement intolérant face aux religions ; et ce en général: pas qu'avec le djihadisme. Mais pas de raisons de taper sur des gens dont on ne partage pas les idées tant qu'ils ne tapent pas sur les autres.

"Quelle joie aussi pour tous les histrions, jamais drôles et vraiment indécents - pas seulement sur France Inter - de pouvoir s'en prendre sans rien risquer au catholicisme, aux prêtres (dont la multitude n'est pas indigne de leur magnifique mission), à Jésus-Christ, aux symboles d'une chrétienté sur lesquels non seulement on peut mais on doit cracher. L'ignominie des uns, le silence des autres..."

Non. Cela, on en a moralement le droit. Le faire tout le temps, c'est lourd, mais l'interdire, c'est pire encore.

"Discuter est une tare, frapper une obligation."

Oui. Voilà. C'est cela le problème. Maintenant, ils ne sont pas les seuls sur ce créneau, faut-il le rappeler. Bien qu'ils exagèrent dans les grandes largeurs, et qu'il serait temps de les dresser un peu.

"Que ceux qui parlent au nom des catholiques ne soient pas si intermittents dans leurs protestations mais fiers et audacieux à plein temps ! Qu'ils ne rougissent plus de ce à quoi ils croient !"

Qu'ils ne racontent pas trop de bêtises, alors. Sinon, cela va blasphémer à plein tube.

Michelle D-LEROY

Merci M. Bilger pour ce beau billet si juste sur tous les plans.

Sans être une catholique pratiquante, je reste catholique au fond de moi sans non plus savoir si l'au-delà existe ou non... mais le croire est tellement rassurant !

En ce qui concerne la manifestation de samedi, ce qui frappe (sans mauvais jeu de mots), c'est l'intolérance quasi systématique qui émaille la vie quotidienne.

Cet engrenage de violences et de mots insultants est très inquiétant pour un vivre-ensemble apaisé. Il faudra bien qu'un dirigeant politique redresse cette situation en mettant les gens devant leurs responsabilités et le respect élémentaire des autres.

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