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25 juin 2021

Commentaires

Achille

Je constate que, sur ce blog, nombre d’intervenants maîtrisent remarquablement la pensée de Tocqueville. À croire qu’ils en lisent quelques pages tous les soirs avant de se coucher.
Je ne suis pas certain que nos plus éminentes personnalités politiques, de gauche comme de droite, soient aussi férues de son œuvre.
Je dirais même que celle-ci les dépasse totalement.
S’il en était autrement je pense que Tocqueville serait bien plus cité par les leaders politiques actuels, qui se limitent généralement à des citations de Jaurès ou encore de de Gaulle, maintes fois rabâchées.

Il est clair que la politique fait de moins en moins appel à de la réflexion inspirée, préférant répondre aux désirs immédiats des citoyens.
C’est sans doute cela que l’on appelle du populisme, bien plus accessible au commun des mortels.


Robert Marchenoir

Tocqueville est exactement le genre de penseur dont nous avons besoin dans notre époque déboussolée. Il éloigne des tentations du fanatisme, du relativisme et du déni de la réalité. Il est le contre-poison au poutinisme, au raoultisme ou au villiérisme.

Évidemment, il est plus difficile à lire qu'Éric Zemmour. Mais les pénibles aboyeurs de l'esstrêm' drouate devraient cesser de bramer "la France ! la France ! la France !", et se cogner, pour une fois, l'un des plus éminents esprits français, que le monde entier nous envie.

Au lieu (par exemple) de justifier, pour la millième fois, les crimes de Vladimir Poutine par Dostoïevski.

Je croyais que le patriotisme consistait à défendre les Français avant tout ? Ou ça concerne uniquement ceux qui passent sur CNews ?

Aliocha

"Pour moi, je doute que l’homme puisse jamais supporter à la fois une complète indépendance religieuse et une entière liberté politique ; et je suis porté à penser que, s’il n’a pas de foi, il faut qu’il serve, et s’il est libre, qu’il croie."

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Alexis_de_Tocqueville_-_De_la_d%C3%A9mocratie_en_Am%C3%A9rique,_Pagnerre,_1848,_tome_3.djvu/48

Ainsi, ce nous qui semblerait inclure l'exclusion comme condition essentielle d'existence, ferait du criminel la référence d'une cohésion sociale, et le crime la condition nécessaire à l'établissement d'un consensus.
Le Sanhédrin ne fit pas autre chose en achetant la terre du potier avec les trente deniers refusés par l'Iscariote, terre du sang qui servit à la sépulture des étrangers.

Ce nous, donc, ne trouvera son état stable que par la prise de conscience de chacun à comprendre sa potentialité criminelle, définissant le devoir impératif de savoir personnellement la soumettre à la définition d'une commune humanité capable de croire qu'elle est à même de se nommer, ou d'imaginer être nommée, ouvrant la voie non plus au crime comme référence, mais à la capacité, l'ayant reconnu en soi-même, d'accéder au pardon de l'offense, permettant d'échapper au fatum de toujours d'un autre être l'étranger, enfermé dans l'opprobre qui alors crée le crime, alors qu'il devrait nous en garder.

Il y a là un choix personnel à opérer et la démocratie n'aura d'autre vertu que de savoir y inviter, à défaut de quoi, comme tout système politique, elle sera vouée pour trente deniers à se coucher au champ du potier, éternellement étrangère à une humanité qui n'aura su se nommer.

F68.10

@ Isabelle
"À part cela, des universitaires américains veulent interdire le latin et le grec."

Vous n'en avez pas marre de raconter absolument n'importe quoi ?!! Personne n'a rien interdit ! C'est Princeton qui a supprimé une obligation dans le cadre de son cursus de lettres classiques. Confondre la suppression d'une obligation avec une interdiction... Grands Dieux !

"Ou comment déconstruire nos racines."

C'est là une décision individuelle d'une université. Ce n'est aucunement une décision politico-étatique qui viendrait d'en haut parce qu'un Haut Conseil franchouillard nous expliquerait comment on doit penser la laïcité et les inégalités raciales. Les universités sont des acteurs a priori autonomes, et la façon dont elles souhaitent organiser leurs cursus est entièrement de leur souverain ressort.

Donc absolument rien de choquant dans cette histoire.

On peut critiquer, certes. Mais être choqué ?? Princeton adapte ses cursus comme elle l'entend car elle est LIBRE. Si ses étudiants deviennent des quiches en grec et en latin, ils se feront doubler par d'autres universités qui fourniront ces cursus. Maître mot: concurrence et compétition.

Il existe une université américaine catholique à Washington qui donne des cours de droit canonique. Ses cursus en latin resteront évidemment en place ! Et quiconque aura besoin de se former en grec et en latin (et il y en aura toujours pour la bonne et simple raison que les Américains sont des cinglés de la Bible et du débat théologique, et qu'il faut bien se taper des textes en latin et en grec pour cela, quand on est un protestant érudit qui se respecte) le fera là où l'offre le permet. L'offre sera toujours là. Rassurez-vous !

"Qu'en pense Macron ?"

Ce n'est en effet pas là un système étatique français où l'État décide des programmes. Donc l'opinion de Macron sur ses choix, Princeton s'en balance sec ! Et à raison !! Ce sont les impératifs de production universitaires, de débouchés économiques et de potentiels de recherche et d'applications qui primeront. Mouvement woke ou pas, cela n'y changera absolument rien dans les fondamentaux.

Je ne m'inquiète absolument pas pour Princeton... On devrait même libéraliser intégralement l'enseignement supérieur et davantage rejoindre ce modèle. À moins de tenir à perdre pied en sous-finançant la recherche.

Achille

@ Lucile | 26 juin 2021 à 13:18

Merci pour l'info.

Patrice Charoulet

Démolir BHL est un sport très pratiqué. Je suis, je le confesse, assez ignorant de ce qui se passe dans les pays où il est allé. J'écoute et je lis Zemmour depuis vingt ans : je crois avoir compris la plupart de ses idées. Il n'a pas tort en tout.

Dans ce dialogue avec BHL, une fois de plus, je n'ai pas supporté plusieurs choses. Son culte inconditionnel de Napoléon : cet empereur lui sert d'étalon pour mesurer tous les politiques actuels : absurde ! Sa défense acharnée et fanatique du dénommé Poutine, ancien patron du KGB et "tueur" froid.

Enfin, j'ai trouvé que le ton qu'il a adopté était odieux plus encore que d'habitude. BHL a fait observer à Zemmour qu'il "était chez lui". C'est tout le problème de ces dialogues du vendredi soir. Il y a le patron et il y a l'invité. La malheureuse Christine Kelly, et ce n'est pas facile, doit jouer les funambules.
Au moins, du lundi au jeudi, les choses sont claires et nettes. Zemmour a droit à DEUX éditoriaux et les faire-valoir ont droit à quelques minutes, parfois complétées par Zemmour, la star Zemmour, qui la ramène sur tous les sujets. Que va-t-il se passer quand il sera candidat à la présidentielle ? J'ai hâte de voir ça.

vamonos

M. de Tocqueville avait accompli un travail remarquable dont les résultats sont encore d’actualité puisque M. Bilger reprend dans son blog des éléments de ses écrits.

Contemporain de la Révolution française et de l’effondrement progressif de l’Ancien Régime, M. de Tocqueville considérait que la France était devenu le pays où les hommes étaient devenus les plus semblables entre eux. Je n’ai pas assez lu de choses de M. de Tocqueville, il faudra que j’approfondisse. Il est étonnant et remarquable qu’il ait pu écrire que le criminel est toujours un homme donc mais séparé de nous, de l’humanité. Un siècle plus tard, Dostoïevski a inclus cette idée dans un roman terrifiant où le crime est suivi du châtiment.

S’il reste anonyme, s’il échappe à la police, le criminel restera dans la société, jouissant des us et coutumes de ses pairs. Tous les criminels ne s’appellent pas Raskolnikov et ne sont pas rongés par le remords, loin s’en faut. Par contre, si le criminel est capturé, c’est la Justice qui aura la possibilité de prononcer une peine qui le séparera de la société.

Certes, les temps ont changé, sous l’Ancien Régime, un régicide était écartelé en public, même si le Roi n’avait été que faiblement blessé, je pense notamment à Robert-François Damiens qui connut une dernière rude journée en 1757. En 2021, Damien Tarel a giflé M. Macron, il est actuellement sous les verrous. Ses droits civiques et familiaux ont été révoqués. Ainsi, De Damiens à Damien, l’esprit de la Loi a perduré, la Révolution n’a pas cassé ce principe énoncé par M. de Tocqueville, le criminel de par son geste est séparé de nous.

Je n’ai pas assez de recul et de connaissances en droit pour qualifier les conséquences de la gifle sur M. Macron. Est-ce un délit ? Est-ce un crime ? Quoi qu'il en soit, il y a 300 ans, la gifle sur le Roi aurait été sans doute punie de mort en France. De nos jours, les droits civiques et familiaux sont révoqués pour que l'honneur de la fonction soit sauf.

genau

Mais enfin, après de si beaux commentaires, convenons au moins d'une constante: l'homme est un animal, de la classe des placentaires, donc mieux adapté à l'hémisphère Nord, prédateur universel, donc promis à une évolution rapide après s'être débarrassé des freins que l'évolution primaire impose à tout être vivant: les insectes n'évoluent que très peu, l'homme évolue beaucoup mais un peu dans tous les sens, et il n'est d'année qu'on ne découvre une nouvelle espèce d'homme, soit chez les homininés soit chez nos cousins néandertaliens.

À ce stade, aucun commentaire n'est possible sur nos errances politiques, même si des quantités d'animaux vivent en société organisée consciente et c'est quelquefois avec terreur qu'on parle de la société des abeilles ou des fourmis, au moins depuis Maurice Maeterlinck. Pourtant, nous restons sensibles à nos biotopes climatiques, même si aujourd'hui nul ne se préoccupe des observations du Chevalier Trémaux, intellectuellement rattaché à Charles Darwin ou de la thèse de Lamarck.

Tocqueville brillait par son flegme et son humour pince-sans-rire et la révolution de 1848 excita au plus haut point sa verve. Mais il demeure un aristocrate qui, par transparence, laisse toujours apparaître son goût pour les régimes éclairés. D'où sa proposition de force qui est celle de la participation de tous à la construction et la vie de la démocratie, en cela il est sociologue.
Les régimes constitutionnels successifs dans divers pays ont progressivement forgé la démocratie moderne, dont on affubla l'URSS, par vileté de l'esprit français et la rupture fut consommée.

On ne peut pas retirer la qualité d'homme à un être humain, puisqu'il s'est ainsi nommé dans ses balbutiements religieux, dont le christianisme, emprunteur frénétique des spiritualités indo-européennes, gérées par la trifonctionnalité relevée par Georges Dumézil (savant immense et largement occulté en France) qui continue à nous inspirer: le prêtre, le guerrier et l'agent économique. Le prêtre est devenu le politique, le guerrier est assujetti, l'agent est triomphant; c'est un degré d'évolution. Rien de plus.

Le crime, de quelque nature qu'il soit, est d'une autre nature. Il ne fait pas partie de l'organisation structurelle de la société, donc, tous les traitements lui sont applicables, et l'humanité ne s'en est pas privée, comme la mère mustang brise la nuque de son nouveau-né mal né, pour qu'il ne soit pas un poids pour le troupeau. On a assez parlé de l'exposition spartiate. J'ai commis une étude sur les bagnes d'enfants, dont la rédaction soulevait le coeur et cela date du XIXe siècle, le siècle le plus bête et le plus beau, dit-on.

Alors l'homme-animal s'est évadé de sa fonction organique pour conquérir un espace qu'il ne maîtrise que par à-coups: la morale valeur universelle, encore balbutiante où le facteur de la vie au sens actuel n'a pas encore un sens bien défini malgré le relatif "tu ne tueras point" de l'Exode de Matthieu, de Marc et du Coran.

Le troupeau est plus ou moins bienveillant pour le criminel et mesure les risques, comme la cavale. Ainsi, on a délibérément sacrifié bien des cardiaques et cancéreux à la lutte contre le covid. On peut dire, en extrapolant, que si on avait laissé le virus se développer et s'éteindre naturellement, on aurait sacrifié tant de milliards d'individus pour la survie du reste du troupeau, et c'est sans doute ce qui arrivera, mais de façon institutionnelle par délibération entre le prêtre, le guerrier et l'agent.
Comme le prophétisait Jay-Gould : l'humanité est en danger mais la planète ne risque rien.

Isabelle

Deux mots à mettre au goût du jour :

Misandrie : la haine des hommes blancs (si possible)

Mithridatisation : nous habituer au poison islamiste en occultant ou minimisant les actes barbares de fanatiques qui se réclament d’une religion soi-disant de paix et d’amour.

À part cela, des universitaires américains veulent interdire le latin et le grec. Ou comment déconstruire nos racines. Qu'en pense Macron ?

Jacqueline de Romilly doit se retourner dans sa tombe.

Denis Monod-Broca

Pas si pitoyable que ça le débat BHL/Zemmour sur CNews, même si les deux débatteurs sont trop dans l’antagonisme systématique.

Point essentiel de divergence entre les deux : pour Zemmour, nous sommes tous frères en humanité, tous, c’est-à-dire y compris, par exemple, les nazis ; pour BHL, au contraire, les nazis ne sont pas des frères en humanité. Zemmour a raison et BHL montre, par sa réaction, qu’il n’a pas compris, ou ne veut pas comprendre, ce qu’est véritablement la fraternité. Et ce qui ramène à Tocqueville...

Pierre-Antoine

@ Exilé
"Sauf que les Inquisiteurs d'origine garantissaient aux accusés un procès équitable."

Pas sûr que ceux qui sont passés par la "question" soient du même avis !

Lucile

@ Achille | 26 juin 2021 à 07:12

On trouve l'ouvrage en PDF sur Internet :
"De la Démocratie en Amérique" Alexis de Tocqueville, en PDF
http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/wp-content/uploads/ebooks/tocqueville_amerique.pdf

Et voici la traduction en français de l'ouvrage évoqué comme indispensable pour comprendre la Révolution française (et son empreinte sur notre société), dans l'intéressant article cité par Robert Marchenoir.
"Réflexions sur la Révolution de France". Edmund Burke.
Écrit en 1790. Traduction française
http://pombo.free.fr/burke1790f.pdf

Xavier NEBOUT

@ Exilé

Bravo pour cette remarque. Les inquisiteurs ont créé la procédure pénale, et il s'agissait d'éradiquer une religion qui aussi bonne soit-elle, mettait l'équilibre spirituel de la société en péril - en un temps où cela avait un sens.

Xavier NEBOUT

L'idée semble être que l'individu serait exclu de la communauté lorsqu'elle est sous l'influence idéologique de meneurs qui la séparerait des lois de la conscience et de la nature au sens de Sophocle.

Le sujet est aussi vieux que l'opposition de Dieu et du diable (archétype de di, ce qui divise et able, parole ). On pourrait ici se demander pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué si toute l'astuce du diable n'était pas de faire en sorte que ses victimes ne s'aperçoivent de rien.

Au départ, les pères étaient les chefs de la famille, et ils nommaient le roi de la Tribu dont l'autorité était ainsi d'essence paternelle, et il en fut ainsi depuis l'origine de l'humanité jusque chez nous en 1792.

À ce stade, le cours ne peut déjà pas être assimilé par l'immense majorité des citoyens tant ils ne peuvent psychologiquement admettre être assez stupides pour ne pas savoir cela.

Si on leur ajoute que Dieu le père - Dyauspitar (lumière du ciel père) est la plus ancienne expression connue, et qu'il faut être taré pour se dire athée, ils pètent un câble.

Alors, l'homme vit autant que faire se peut à l'écart de l'humanité pour le salut de sa famille et le sien.

Isabelle

"Tocqueville pour aujourd'hui"

Merkel et Macron aujourd'hui.

L’Allemagne de Merkel : ce migrant somalien a donc tué 3 personnes et blessé grièvement 5 autres. Un seul migrant a détruit 8 familles. DECONSTRUCTION qu’il disait !

https://www.midilibre.fr/2021/06/25/allemagne-trois-morts-dans-une-attaque-a-larme-blanche-lauteur-presume-maitrise-par-la-police-9631383.php

Claude Luçon

@ Wilfrid Druais | 26 juin 2021 à 00:19
@ Robert Marchenoir | 25 juin 2021 à 23:32

Nous avons en France ce que j'appellerais le syndrome d'Astérix : ne voir le monde qu'à travers les yeux du Gaulois dans son village breton ou auvergnat.
Pourtant en France il existe encore aujourd'hui, en dépit de l'école communale de la IIIe République, des différences plutôt grandes.
On ne peut juger une situation que de l'extérieur, de loin ! France comprise !

Ce qui conduit les commentateurs à voir les USA comme un tout, ce qui est pourtant loin de l'être.
Entre la Nouvelle-Angleterre où Harvard domine et Los Angeles où Hollywood domine, la différence est gigantesque.
Caltech domine MIT scientifiquement et technologiquement, Silicon Valley est en Californie, pas au Massachusetts !
Le premier est à l'avant-garde de la science et de la technologie écrasant les penseurs farfelus de San Francisco !
Le second est écrasé par les penseurs de Harvard tout autant farfelus qui se veulent l'âme du pays !

Les USA, on l'oublie trop, ne sont pas une nation, ce sont cinquante nations dont bien peu se ressemblent.
Si comparaison il y a c'est entre l'UE et les USA qu'il faut la faire, ou avec l'ancienne URSS, pas avec la seule France.
Il n'y a rien de commun entre nos nouvelles provinces et les Etats unis d'outre-Atlantique.

New York, Los Angeles, Dallas, New Orleans, Washington, Chicago, Saint Louis, Denver... n'ont rien de commun.
Leurs maires sont des hommes puissants, les nôtres pleurent en attendant les aumônes de Paris !

Côté gestion gouvernementale de même !
Chaque Etat a son Gouverneur, ses députés, ses sénateurs, sa police, son bureau d'investigation et son armée.
Les magistrats élus représentent les citoyens, pas un syndicat politisé même s'il existe quelques Philippe Bilger qui s'insurgent contre notre pitoyable pratique de la justice !

La force des USA est ce que ces 50 Etats ont su faire: unir leur défense et leur économie, ce que nous ne savons toujours pas faire en Europe et que n'a pas su faire l'URSS d'où son retour à la Russie et ses satellites.

Par ailleurs, faute d'une longue histoire, les citoyens américains s'identifient avec leurs origines !
Aux USA on est irish-american, anglo-américain, afro-américain, italo-américain, hispano-américain, native-américain...

L'erreur est de croire que Washington est comme Paris, le centre administratif et gouvernemental du pays, pratiquement dictatorial, de croire que le Président des USA a les pouvoirs de notre Président, lequel, on l'a vu avec Hollande et Macron, ne sait pas s'en servir !
L'opposition s'appelle Nancy Pelosi, elle a le pouvoir et sait contrer le Président !
Ici l'opposition s'appelle Mélenchon ou MLP, comble du ridicule.
Notre Sénat papote, serein sous la direction bénévolente d'un président dodu et jovial !

En clair, la centralisation que nous impose notre Constitution et appliquée de façon dictatoriale par nos fonctionnaires, hauts et bas, n'a rien à voir avec la décentralisation du pouvoir aux USA.
Là-bas l'union fait la force, ici trop d'union crée le bazar et l'impotence.
Là-bas le citoyen est au centre de la pensée, chez nous il est l'esclave d'une bande de farfelus sans expérience vraiment sociale et humaine !
Surtout, là-bas, on l'oublie trop, le Pentagone participe à la gestion de l'Union, pas seulement à la défense. En matière de défense, le Pentagone guide le Président civil, pas l'inverse comme chez nous.

Ce ne sont pas les bavards de Harvard ou autre université qui font le pays, ce sont les Elon Musk, Bill Gates, Jeff Bezos... ceux qui créent des emplois au lieu de dispenser des aides sociales qui rend le travail ridicule.
Les ingénieurs, commerciaux et scientifiques qui en sont le dynamisme, pas les bonzes de Sciences Po !
Chez nous ce sont des mafias, autrefois polytechniciens et normaliens, aujourd'hui l'ENA et HEC, qui gouvernent.
Là-bas on crée, on imagine, le matérialisme domine et on prépare le futur.
Ici on pense, on parle, on stagne et on désespère !
Là-bas il y a des médias conservateurs, genre Fox News, qui se font entendre et s'opposent vigoureusement aux médias supposé progressistes, pas un timide Figaro qui ne sait plus où il se situe alliant un Yves Thréard et un Eric Zemmour !
Là-bas les citoyens sont fiers de leur pays et le montrent en déployant le drapeau de l'Union sur leurs maisons et bâtiments ! Les citoyens s'y pensent jeunes et travaillent, ici les citoyens rêvent de retraite, veulent être vieux à 60 ans et pensent vacances !
Nous n'avons rien de commun avec les Américains, rien d'autre qu'une vieille amitié due à la politique anti-britannique de nos rois, Louis XVI en particulier !

Nous avons besoin d'une révolution, pas numérique, laquelle a commencé en 1960 avec les transistors et vient seulement d'être découverte par nos penseurs le nez dans les bouquins du passé, parlant du passé, pas du futur !
Il n'y a qu'une solution !
Les quadras et quinquas en lesquels nous pouvions espérer un monde différent mais qui ne sont finalement que les fils des soixante-huitards !
Une seule solution : donnez le pouvoir aux femmes, elles, au moins, savent encore se crêper le chignon !

Exilé

@ Pierre-Antoine
"Véritables inquisiteurs modernes semblables à l'ancienne Inquisition..."

Sauf que les Inquisiteurs d'origine garantissaient aux accusés un procès équitable.

Lodi

"Je mesure ce que cette fulgurante approche permet comme généralisation. Je n'en ai évidemment pas épuisé la richesse. Il me plaît de rendre hommage à Tocqueville, cet immense esprit. Pas seulement, comme souvent, pour ses intuitions historiques et sa vision de l'avenir mais pour cette singulière et mélancolique perception de nous-mêmes : on ne mérite pas toujours de se dire un homme."

Rien de ce qui est fait par quelque être humain que ce soit n'est étranger à l'Homme, par définition.
Quand on veut confondre ce qu'il serait souhaitable que l'Homme soit et sa réalité, les ennuis commencent. Deux ennuis : on fausse la définition de l'être humain, on n'exclut pas seulement les humains ayant nui à d'autres humains, par vengeance, mais tous ceux ne s'inscrivant pas dans son projet bien évidemment rédempteur de l'Humanité.

Plus les gens croient en quelque chose de relié à l'être humain ou à l'être humain comme à un dieu ainsi que me semblent le faire les humanistes, et plus on donne dans le n'importe quoi, fatalement.
Et puis, avec les écolos, on a l'excès inverse. Les humanistes faisaient des animaux des machines ? Les écolos effacent le propre de l'Homme : d'accord, il a été bien exagéré, mais quand certains écolos mettent virus et humains sur le même plan, il y a, comment dire ? Un problème.

Evidemment, évidement, l’excommunication de certains humains de l'Humanité sert à un tas de choses... De nos jours, il est mal vu de se venger, alors la Justice peut être tentée de dire untel hors de l'Humanité plutôt que d'exercer honnêtement son métier de vengeur public : je détiens à vie des prisonniers trop dangereux, punition et sécurisation se confondant idéalement.
On justifie une sévérité exceptionnelle en en rajoutant dans l'exceptionnalité du transgresseur qui ne serait plus humain. Alors quoi, un orc, un gobelin ? Soyons sérieux.

Ou pire ! Faute d'être sévère dans les actes, on se dédouane en mots dont l'inflation fait un contraste comique avec la faiblesse des mesures prises. Travaux pratiques : il ne faut plus dire les terroristes hors de l'humanité mais les boucler à vie puisque nous n'avons plus de peine de mort.
Et il faut interdire toute immigration musulmane, qui fournit le terreau de l'islamisme et de ses violences. Punir les transgresseurs, arrêter le flux de ceux qui en alimenteront le cours.

Les soldats fanfarons de la politique me dégoûtent : on n'a pas à daigner essayer de sortir l'Islam de son arriération, vaste problème tout à fait étranger à ceux qui ont la chance de ne pas faire partie de l'ère culturelle de la religion de l'ingratitude.
La religion de l'ingratitude, vous savez, les innovateurs, les seuls dont les immigrés sont si méprisables qu'ils rendent trop souvent pour le bien d'être ici le mal de l'ingratitude, allant de leur grignotage sournois de la laïcité, des droits des femmes et autres choses semblables, aux attentats.

Vous savez qu'on peut révoquer en droit des dons pour ingratitude ? En politique, il faut le faire en interdisant toute immigration musulmane, et si on ne peut trier, toute immigration...
Qui lève la main sur moi, qui est d'un groupe n'ayant rien fait pour qu'on ne lève pas la main sur moi, est à jamais interdit de pénétrer en ma demeure... S'il est loisible à une femme battue, de pardon en pardon, à glisser dans la soumission, c'est, après tout, son affaire !
Mais nul ne doit laisser ses concitoyens l'obliger à cohabiter avec des gens arriérés et arriérants, liberticides, au mieux capables de nous distraire de la tâche d'aller vers plus de liberté, et au pire de nous plonger dans leur état de décomposition morale avancée.

Achille

@ Giuseppe | 25 juin 2021 à 20:44

Ah Antoine Dupont, surnommé "le ministre de l’Intérieur". Rien à voir avec Gérald Darmanin qui, sans vouloir le vexer, ferait un piètre demi de mêlée.
Le plus beau fleuron du Stade toulousain au sommet de son talent cette année puisque vainqueur de la coupe d’Europe et champion de France une nouvelle fois.

Concernant Tocqueville, j’ai dû l’étudier il y a bien bien longtemps et j’avoue ne pas m’être beaucoup attardé sur son œuvre.
Ce billet m’a permis une bonne révision qui pourra toujours me servir lors de mon prochain dîner en ville…

Ma petite remarque qui peut paraître dérisoire au milieu des commentaires savants de certains intervenants, tient au fait que de nos jours, l’utilisation du mot "homme" qui était courante du temps de Tocqueville pour désigner à la fois l’homme ET la femme, est de plus en plus contestée par certains mouvements intellectuels (ou supposé tels) car cela laisse entendre une supériorité du genre masculin sur le féminin que rien ne justifie de nos jours. Surtout que désormais il faut aussi tenir compte des transgenres qui, eux (ou elles) aussi exigent que l’on prenne en compte leur singularité.
D’où l’apparition de l’écriture inclusive qui commence à s'imposer dans certaines écoles et universités.

Bref, tout cela devient bien compliqué !

Julien WEINZAEPFLEN

@ Wilfrid Druais | 25 juin 2021 à 20:18
"Pitoyable pseudo-débat entre BHL et Zemmour sur CNews !"

Ni l'un ni l'autre ne sont Tocqueville bien qu'ils se prennent certainement pour lui, il n'y a pas de limite à l'orgueil des flots de la vanité humaine. Vous nous faites dériver, donc dérivons.

https://www.cnews.fr/emission/2021-06-25/face-linfo-du-25062021-1098338

Tout d'abord il faut noter que ce débat ne serait pas possible si le pétainiste ou le bonapartiste Zemmour et le démocrate-chrétien BHL n'étaient pas des coreligionnaires sans doute agnostiques l'un et l'autre. BHL devrait normalement fuir la compagnie de l'ami de Jean-Marie Le Pen, or il accepte, comme Raphaël Enthoven, qui commence un compagnonnage étrange avec le polémiste au nom du CRIF et en sa qualité de philosophe du Spectacle, d'être invité sur son plateau de CNews.

BHL est un vigilant à la façon d'Alain Minc qui, au début de la dédiabolisation ou de la banalisation du Rassemblement national, a dit qu'il prendrait le temps de vérifier jusqu'où l'héritière renierait son père pour savoir s'il accepterait de dîner avec elle et de donner quitus à la présidente du parti pour le patriotisme parricide d'un certificat de fréquentabilité. Alain Minc et BHL sont les arbitres des élégances du nationalisme français post-maurrassien.

L'extrait du documentaire de BHL diffusé par CNews en début d'émission montre que notre cosmopolite en chef parle l'anglais comme une vache espagnole (je n'ose dire catalane). "What (et non which) is the biggest enemy"

Zemmour croit à l'équilibre de la terreur introduit par l'arme nucléaire, BHL en doute, car il fait la part de la démence possible du dirigeant d'une grande puissance dotée de cet arme. Le jeu dangereux de Trump avec son bouton nucléaire qui serait plus gros que celui de "Little rocket man" donne raison à BHL qui, sur ce coup-là mais c'est bien le seul, est plus réaliste que son contradicteur.

Par principe, l'idéaliste BHL croit que les bombardements des démocraties valent mieux que les bombardements des pays totalitaires. Il en oublie les vies de civils que ces bombardements ont eux-mêmes oublié d'épargner.

Zemmour qui ne donne le nom de guerre qu'aux "guerres totales" veut des guerres aux victoires courtes et aux objectifs limités. Il a raison de ne pas croire à la "guerre juste", tentative augustinienne de moraliser le recours à la force, dont nous mesurons l'ineptie depuis trente ans que les néo-conservateurs aux Etats-Unis et que l'axe kouchnéro-bernard-henri-lévyste en France nous bombardent de guerres justes.

Eric Zemmour reconnaît, comme mon institutrice soeur Marie-Albert, qui était favorable à la Révolution française à l'exception de la constitution civile du clergé, que les guerres napoléoniennes étaient les prémices des guerres hitlériennes: "Napoléon était un homme extraordinaire, écrivait-elle dans un de ses "Ce qu'il faut bien retenir" qu'il nous fallait apprendre par coeur, "mais il était insatiable comme Hitler", ajoutait-elle à l'oral.

Zemmour est du même avis, mais décide que n'importe: il reste du côté de Napoléon, car il est du parti de la France. Il ne franchit pas le rubicond de dire que, s'il avait été Allemand, il aurait vibré à la victoire d'Hitler si le sort des armes en avait décidé ainsi, mais on sent que cela lui gratte la plante des pieds de faire ce pas verbal et cette concession à l'histoire-fiction. D'ailleurs il dit qu'"Hitler est un monstre aux yeux de l'histoire". Sous-entendu, il n'est un monstre qu'aux yeux de l'histoire. Monstrueux ? Pas plus que Bernanos disant de retour d'un exil qui aurait été son acte de résistance qu'"Hitler a déshonoré l'antisémitisme". Zemmour se contente de dire que le récit aurait été différent en cas de victoire d'Hitler.

Car Zemmour est du côté du récit et BHL du côté du discours. Zemmour croit à la continuité historique et BHL à la continuité spirituelle, même si la première est plutôt avérée et l'autre carrément fantasmée. Zemmour croit comme Aymeric Chauprade ou Vladimir Fédorovski qu'en géopolitique, les constantes l'emportent sur les changements. BHL est plastique et croit aux modifications de la matrice. Zemmour dit de BHL qu'il est un colonialiste qui croit que "l'Occident doit faire le bonheur des peuples" sous la botte, et lui-même est un empiriste si BHL est un impérialiste qui s'ignore et croit que "Vladimir Poutine déteste l'Europe".

Zemmour est un réaliste et BHL un idéaliste. Cela condamne Zemmour, car l'Europe est idéaliste depuis le siècle des Lumières et plus encore depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sans compter que les idées mènent le monde. Le continuisme historique est daté, que les idéalistes aient raison ou tort, et ils ont historiquement tort s'ils ont spirituellement raison, ce qui reste à prouver, question de point de vue relatif à la querelle des universaux.

Zemmour a raison de dire que BHL comprend de Gaulle à l'envers. De Gaulle se faisait "une certaine idée de la France", BHL croit que la France est "une certaine idée de la civilisation". Christine Kelly a malheureusement limité l'étude des présidents français et de la guerre à l'après-Mitterrand. Ses prédécesseurs étaient pacifiques, détentistes et non alignés. De Gaulle parlait comme Poutine de la Russie éternelle. Giscard faisait les yeux doux à Brejnev au point d'avoir été traité d'"agent des soviets" pendant la campagne présidentielle de 1981. Il aimait Jimmy Carter et le shah d'Iran tout en protégeant l'ayatollah Khomeini à qui il laissa poursuivre ses activités propagandistes en France. L'apparition du socialisme, dont on craignait qu'elle entraînât l'arrivée des chars russes, a entraîné au contraire, par un phénomène d'hétérotélie ordinaire, l'inféodation de la France au néoconservatisme atlantiste et interventionniste.

Chirac fut le seul des présidents français qui suivirent qui, sans faire exception ni marche arrière, voulut limiter l'interventionnisme français. Chirac avait peur de bouleverser les équilibres sociaux de la France fragile et ne voulait pas faire de l'ombre au monde. C'était son côté raisonnable. BHL est le mauvais génie qui murmure à l'oreille des princes qu'il faut faire la guerre pour gagner la paix sans se rendre compte que c'est la quadrature du cercle.

Wilfrid Druais

@ Robert Marchenoir
"Au sujet du sectarisme et des dérives de la démocratie, aussi préoccupants aux États-Unis que chez nous"

Les USA sont en train de crever comme État, en fait ils n'ont jamais été une nation puisqu'ils n'ont jamais été un peuple, mais le pire est que certains traîtres intellectuels français de papier mondialistes comme BHL, Attali et compagnie par exemple veulent entraîner la France dans la tombe des USA avec eux par totale stupidité.
Reste à savoir si les Français veulent plonger avec eux.
Pour l'instant, en voyant Macron et sa débilité eurôlâtre, les prévisions ne sont pas optimistes sur les chances de survie de la France.

Robert Marchenoir

Au sujet du sectarisme et des dérives de la démocratie, aussi préoccupants aux États-Unis que chez nous, un professeur de lettres américain vient de publier un intéressant point de vue dans la revue Quillette.

Pour comprendre la démocratie américaine, dit-il, il est indispensable de lire le Français Tocqueville. Pour comprendre la Révolution française, il est indispensable de lire l'Irlandais Edmund Burke. Dans les deux cas, seul un étranger a le recul nécessaire.

Voyez aussi les commentaires, de haut niveau.

Giuseppe

@ Achille | 25 juin 2021 à 06:38

Excellent !

Ceci dit je me permets une entorse au règlement, ce soir j'espère que vous avez chaussé les crampons idoines, pelouse souple, temps idéal, l'équipe compte sur vous mais surtout sur Antoine Dupont.
Je souhaite ne pas assister à tout ce cinéma autour de l'arbitre comme j'ai pu le relever lors du match de foot de l'équipe de France, tout est contesté, discuté à la limite agression de l'arbitre, encerclé, sans compter tout ce cirque de la simulation.

Bon, il fait beau, la vie est belle, Tocqueville aurait été un supporter de l'Ovalie.

Wilfrid Druais

Pitoyable pseudo-débat entre BHL et Zemmour sur CNews !
Comme toujours, BHL dans la droite ligne du gauchisme ne supporte pas la contradiction et essaie de compenser sa vacuité intellectuelle par du coupage de parole incessant et des phrases pleines de mots et de principes vides de toute réalité.
Ce guignol se prend pour Jésus sauvant l'humanité ! (Ce qui est plutôt drôle pour un juif.)
Heureusement que je jouais aux jeux vidéos en écoutant sinon j'aurais eu l'impression d'avoir été volé d'une heure de ma vie.

Michelle D-LEROY

"Vous resterez parmi les hommes mais vous perdrez vos droits à l'humanité"

Et encore Alexis de Tocqueville lorsqu'il a écrit, n'avait pas connu le pire de l'humanité, les deux régimes épouvantables qui ont traversé le XXe siècle.

Car si on nous ressasse les horreurs bien réelles du nazisme, on oublie sans doute volontairement celles du communisme.

Cela, parce que j'ai trouvé extrêmement choquant d'entendre Xavier Bertrand qui se prépare à la présidentielle, rejeter le RN mais trouver acceptable les communistes. Des communistes qui s'allient à LFI, une extrême gauche qui défile avec les islamistes et dont certains groupuscules viennent dans les manifs pour casser et saccager. C'est acceptable ça ?

Xavier Bertrand comme une grande partie de la gauche semble avoir une mémoire hémiplégique. Rejeter avec raison ce que fut le nazisme dont tout le monde connaît les horreurs mais ignorer celles du communisme qui pourtant, sont loin d'être minimes.

Je me permets d'en rappeler quelques-unes :
Le régime soviétique totalitaire qui a sévi pendant 70 ans

• la terreur stalinienne
• le complot des blouses blanches qui prouve l’antisémitisme des communistes
• les 4 millions de morts au Goulag et ceux qui ont creusé le réservoir de Rybinsk, des prisonniers arrêtés sous n’importe quel prétexte futile. Des prisonniers affamés, persécutés, harassés par le froid et la faim, morts d'épuisement
• les prisonniers de guerre libérés par les Américains qui ont été fusillés ou déportés vers la Kolyma au prétexte de collaboration avec l’ennemi, dont le fils de Staline
• les habitants de Léningrad délaissés et livrés à eux-mêmes par le régime pendant l’occupation allemande entre 41 et 43, avec au moins 1 million de civils morts de froid et de faim, laissés à l’abandon et morts dans des conditions effroyables.
• la répression sanglante de Budapest en novembre 56 avec 2 500 Hongrois morts dont des enfants et certains dirigeants politiques exécutés sur-le-champ, sans procès aucun.
• la répression des prêtres orthodoxes
• l’invasion de la Tchécoslovaquie en 68 faisant au moins 100 morts
• la surveillance politique permanente du régime totalitaire avec des arrestations arbitraires grâce aux polices : Tchéka, Guépéou, NKVD qui travaillaient tour à tour sur les dénonciations fortement conseillées. Et la tristement célèbre STASI en RDA.

Et là je ne parle pas des régimes communistes d’autres pays dont celui terrible des Khmers Rouges, indochinois et même chinois.

Partout c’était la même terreur, les mêmes exécutions sommaires, les mêmes déportations, le même manque de liberté individuelle et de liberté d’expression, bref le totalitarisme dans toute sa splendeur. Et cela est tu.

Il serait utile que Xavier Bertrand, comme plein d'autres politiques et médias, fassent preuve d'un peu de bonne foi et révisent l'Histoire afin de ne plus occulter toujours à sens unique les tragédies humaines qu'ont engendrées le communisme alors qu'ils nous rappellent régulièrement à juste titre celles du nazisme.

Certes, l’inculture du communisme est immense en France, parce que volontairement, nos écrivains, scénaristes, journalistes et médias en général de gauche, n'arrivent pas à franchir le pas de la critique sur ce passé terrible. Tous ceux qui auraient dû instruire les jeunes générations sur cette période noire s’en sont bien gardés. Même Albert Camus qui doutait de la bonne cause de ce régime a été mis au ban par ses amis communistes.

Et pour revenir au sujet principal, le criminel est parmi nous, avec nous mais il a "perdu ses droits à l'humanité".
Là encore ce qui a changé depuis la pensée de Tocqueville c'est qu'aujourd'hui on trouve beaucoup d'excuses au criminel pour le rendre plus humain.
L'époque actuelle avec la disparition de la peine de mort est plus clémente et rend le criminel tout à fait humain, un peu trop parfois.

Denis Monod-Broca

@ Marc Ghinsberg

La citation complète est plus intéressante en effet et exprime quelque chose de très différent de ce que j’avais compris de la seule phrase retenue, toute seule, par notre hôte.

« Si vous ne pensez pas comme moi, vous perdrez vos droits à l’humanité » : n’est-ce pas en effet ce que signifient, implicitement, tant de propos quotidiens - tant d’anathèmes - proférés par ceux qui font mine de nous gouverner ?

Michel Deluré

« Ce n'est pas tout d'être un homme, encore faut-il mériter de l'être » (Philippe Bilger)

Pour être effectivement vraiment homme, il faut qu'être ne suffise pas, que nous ne vivions pas simplement notre vie comme si nous nous en lavions les mains.
C'est penser, agir, décider, pour sortir d'un espace de neutralité morale sans doute confortable mais dans lequel on se refuse finalement à choisir entre le bien et le mal.
Parce qu'il vit en société, c'est pour l'homme l'obligation de ne pas se comporter en individu égoïste mais d'avoir conscience qu'il doit agir en citoyen, le bien-être de l'ensemble conditionnant celui de chacun de ses composants.
En fait, c'est ce que veut dire Hamlet dans sa fameuse tirade « être ou ne pas être ».

Mais ces principes, régissent-ils les comportements des politiques ? La chose est hélas moins sûre, morale et politique ne faisant pas toujours bon ménage, et La Bruyère dans ses Caractères l'avait déjà parfaitement compris : « Vivre avec ses ennemis comme s'ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s'ils pouvaient devenir nos ennemis n'est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l'amitié : ce n'est point un maxime morale, mais politique ».

Pierre-Antoine

Derrière ces "meneurs d'opinion", comment ne pas identifier aujourd'hui tous ceux, intellectuels, journalistes, débatteurs, essayistes, humoristes, artistes, bateleurs...

Il me semble que vous oubliâtes les syndicats, notamment ceux qui font marcher la justice dans des voies partisanes ! Véritables inquisiteurs modernes semblables à l'ancienne Inquisition, quoique de nature différente mais avec des résultats similaires, et il les dénonçait avec cette admirable formule: "Vous resterez parmi les hommes mais vous perdrez vos droits à l'humanité"

F68.10

"J'ai entendu requérir ainsi et c'était se faciliter honteusement la tâche: comme on ne pouvait pas admettre qu'un homme ait agi sur un mode aussi insensé, hors de l'ordinaire, il fallait bien qu'il ne fût pas humain et qu'il soit traité comme s'il était un mystère criminel absolu." (PB)

Mouais. Nul besoin d'être un criminel pour être jugé ainsi. Dire "non" au corps médical de manière insistante suffit amplement pour vous exclure de l'humanité.

Je m'en satisfais, maintenant, de ne plus être considéré humain: c'est reposant de prendre acte de l'altérité radicale entre ma personne et le reste de l'humanité; et de savoir pourquoi rien ne lui est dû.

"Allez en paix, je vous laisse la vie, mais je vous la laisse pire que la mort." -- Tocqueville cité par Marc Ghinsberg

C'est vrai qu'il serait parfois louable d'euthanasier des gens qui le demandent plutôt que de se cacher derrière cette forme de fausse charité.

Claude Luçon

Une opportunité que je ne peux ignorer !

"Alexis de Tocqueville, dont le moindre mérite n'était pas d'avoir ignoré les dangers qu'une démocratie pouvait se causer à elle-même si elle se laissait abuser par des "meneurs d'opinion", semble par sa réflexion totalement accordé avec notre monde d'aujourd'hui."
"Derrière ces "meneurs d'opinion", comment ne pas identifier aujourd'hui tous ceux, intellectuels, journalistes, débatteurs, essayistes, humoristes, artistes, bateleurs, qui seraient, si on examinait lucidement certains d'entre eux, leur comportement, leurs propos et leur influence discutable".
"Il me plaît de rendre hommage à Tocqueville, cet immense esprit." (PB)

Merci Monsieur Alexis de Tocqueville de nous avoir avertis il y a bien longtemps de nous méfier de qui apparaît aujourd'hui tel un prophète de mauvais augure : le sieur Eric Zemmour car comme meneur d'opinion on ne fait guère mieux depuis WW2 !
Même des commentateurs de ce blog en sont déjà victimes !
Et merci Monsieur Philippe Bilger de nous le rappeler si brillamment !

Julien WEINZAEPFLEN

Vous répondez, cher Philippe, à la question que je m'étais posée un jour: "Y a-t-il des opinions inhumaines attendu que ces opinions sont dans les hommes et que ce qui est dans l'homme ne peut être qu'humain" ? Et vous répondez de façon tocquevillienne que le monstre est humain (il est dangereux d'expulser les monstres de l'humanité), mais les monstres ne méritent pas le privilège de l'humanité.

Un paradoxe de la démocratie telle qu'elle est façonnée et fascinée par les "meneurs d'opinion" est qu'à la stricte égalité d'"un homme, une voix", s'oppose la personnalité et aux idées le charisme, contre lequel on a beau se prémunir, les idées que leur noblesse oblige ne font souvent pas le poids contre lui. La démocratie est un régime d'idées que surplombent les personnalités des hommes comme pour annihiler leur foi naïve aux idées.

Tocqueville était "un aristocrate qui se résignait à la démocratie" parce qu'il la constatait. Lui ou Montesquieu qu'on n'a pas regroupés dans une école juridique française comme il existerait une idéologie française ou des tenants de la "french theory" qui ont conquis l'Amérique comme la psychanalyse est venue lui "apporter la peste", disait Freud, sont des descripteurs constatifs et comme tels des ancêtres de la sociologie (une fois de plus Raymond Aron avait raison) qui a moins vocation à être prescriptive que descriptive, alors qu'un John Stuart Mill dont je suis surpris qu'il ait correspondu avec notre froid Alexis, mettait la liberté à l'épreuve et expérimentait si elle franchissait les limites de la morale.

J'ai souvent professé, sans doute à tort, que la République qui n'était plus la chose du peuple était devenue une idéologie de régime alors que la démocratie est un régime sans idéologie. Ce n'est pas vrai s'il existe un "homme démocratique" résultant de l'extension de l'égalité sous l'effet de la passion de l'égalité qui accélère la naturalisation de l'égalité des conditions (la passion de l'égalité est telle que même un théologien de la Trinité comme saint Augustin cherchait à établir le signe égal entre le Père, supérieur par essence et dont le Fils disait: "Il est plus grand que Moi" et cet Unique Engendré).

Si on avait demandé à Tocqueville si l'on pouvait répudier la démocratie à laquelle il s'était résigné comme Hitler fut élu démocratiquement, il aurait probablement répondu que non et il n'y aurait pas vu de paradoxe, non que la démocratie soit idéologique, tempérée comme elle est par l'ascendant des personnalités charismatiques, mais sans doute aurait-il considéré que la démocratie est trop pragmatique pour qu'un quelconque prophétisme ait loisir de la renverser. Etant de nature romantique, je préfère prêter à la démocratie un providentialisme qui doit sans doute être illusoire.

Marc Ghinsberg a prévenu une objection que je n'osais vous faire. Il me semblait à moi aussi que vous commettiez un contresens quand vous lisiez que les "meneurs d'opinion" avaient perdu leur droit à l'humanité. Ce que dit Tocqueville, c'est qu'ils nous font perdre le nôtre à force d'agiter un despotisme libéral qui nous rend étrangers dans notre propre pays et les mécontemporains de ceux qui vivent pourtant de notre temps si nous ne pensons pas comme les consciences qui nous gouvernent, malgré le droit tout théorique qu'ils nous en garantissent.

Reste à s'étonner du dernier paradoxe de la démocratie, régime de la majorité, qui tend aujourd'hui à épouser toutes les luttes des minorités, pour ne pas dire à être une dictature des minorités parce que ce qu'il reste de marxisme (Lénine dénonçait déjà le gauchisme) a décidé de ne plus être partageux et qu'il est plus simple à la lutte des classes d'avoir pour dernier avatar la lutte des minorités pour leurs droits à la reconnaissance, comme il est plus simple au parti socialiste, qui s'est discrédité partout dans le monde en prenant le tournant de la rigueur, d'être devenu (et pas seulement sous l'égide de la fondation Terra nova) le parti sociétaliste.

caroff

"Le criminel est parmi nous, avec nous mais il a perdu ses droits à l'humanité. Privé donc de l'essentiel." (PB)

Dans l'émission "L'Esprit public" qu'animait avec brio Philippe Meyer sur France Culture, le philosophe Yves Michaud qui se référait à l'affaire du gang des barbares déclara sans ambages que Youssouf Fofana, l'assassin d'Ilan Halimi, était sorti de l'humanité et qu'à ce titre il méritait la peine de mort.
Je me souviens que cette déclaration m'avait interloqué, moi qui avais été réceptif au discours de Robert Badinter plus de 25 ans auparavant.

En y repensant, j'avais fini par penser comme Yves Michaud et m'en suis encore souvenu la semaine passée quand la restauratrice renversée par une trottinette électrique fut dépouillée alors qu'elle agonisait sur le pavé parisien.
Qui peut être assez inhumain pour se comporter ainsi ?
Quelle peine requérir pour cet individu ?

Tipaza

"Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l’humanité."

L'abstraction au-dessus de la réalité, le concept avant le réel, voilà le mal français, quel que soit le contexte dans lequel cette phrase est prononcée.
Et après, Zemmour se plaindra, avec raison, de la désindustrialisation de la France.

Jamais un Anglo-Saxon n'aurait écrit pareille phrase. Enfin un Anglo-Saxon à l'ancienne, les nouveaux woke échappent à mon analyse.

Pour le reste, si on considère la phrase dans son contexte, j'ai posté il y a peu un texte de Baudelaire (Tipaza | 22 juin 2021 à 12:03), je ne peux que le remettre en partie :

"Il n’y a de gouvernement raisonnable et assuré que l’aristocratique.
Monarchie ou république, basées sur la démocratie, sont également absurdes et faibles."

Isabelle

« Si Zemmour se présente en 2022, sans parti, sans rien, juste une émission sur CNews et des sondages dont on a vu la réalité, c’est qu’il est totalement crétin. » (Wilfrid Druais)

Je sens qu’on va se marrer d’ici 2022 avec tous les commentaires des uns et des autres.
La France peut continuer de sombrer grâce aux apparatchiks habituels. Rien ne change sous le soleil !

Je sens que je vais passer à autre chose : au « pasotisme ». Je préfère F. Schiffter à Tocqueville:
« Je vis au Pays basque depuis plusieurs décennies et pour rien au monde je n’irais couler mes jours sous d’autres cieux. Pourtant, je n’y suis pas né. Je ne parle pas l’euskara et il ne m’est jamais venu à l’esprit de l’apprendre. Le « peuple basque » m’apparaît comme une chimère. Seuls les individus existent et, à mes yeux, il n’y a que leur personnalité qui compte et non leur prétendue identité nationale.
Peu caméléonesque, je n’ai jamais pris la couleur locale. Pourquoi, alors, me suis-je attaché à cette terre ? Pourquoi est-ce que j’en chante en toute occasion les louanges, moi qui suis étranger à l’esprit chauvin ? Précisément parce qu’on peut s’y enraciner sans être obligé de se plier à un folklore. Parce qu’elle accueille les contemplatifs, les flâneurs, les nonchalants, trois types de sujets sans qualité qu’on peut regrouper sous le terme générique espagnol de pasotas — terme traduisible en français par: je-m’en-foutistes, ou, mieux, peut-être, par: dilettantes. Je crois que son climat y est pour beaucoup. On sait qu’Aristote et Montesquieu avaient observé une influence du froid, de la chaleur, de la douceur, des conditions atmosphériques, sur la psychologie des diverses populations du monde. J’ignore les effets que le Gulf Stream, les tempêtes, le voisinage des vagues, les embruns, le soleil des quatre saisons, le vent du sud, exercent sur l’«âme collective» des habitants du Pays basque. Sur la mienne, cette météorologie a jeté un charme et, depuis mon enfance biarrote, m’a converti au pasotisme. Je doute que, séjournant sous d’autres latitudes, j’eusse pu atteindre à une telle sagesse. » F. Schiffter

Tant pis pour la France et les Français, ce qu’il en reste !

Giuseppe

"J'aime que, pour demeurer dans le domaine des meneurs d'opinion - et on devine bien ceux qui de nos jours pourraient être concernés par cette analyse... " (PB)

Des noms sinon rien ! Aujourd'hui peu osent nommer les choses, celui qui lit et qui n'a pas le nez posé sur l'actualité a besoin de savoir qui.
Nommer c'est éclairer: "Il n'y a que ceux qui sont dans les batailles qui les gagnent" (Saint-Just).
Aller au fer sans pudeur de gazelle, le pays est devenu un paquet de confettis.

Juste pour le plaisir, se faire plaisir :
https://youtu.be/_2F40ENwuVs

Metsys

Beau billet sur un grand esprit. Les analyses de Tocqueville sur la Révolution française et les Etats-Unis sont toujours pénétrantes, parfois géniales. J'attends avec espoir que vous vous penchiez sur son arrière-grand-père Malesherbes...

Reste qu'à l'époque, on pouvait se permettre d'installer ce genre de personnes au Quai d'Orsay. Chateaubriand aussi y est passé, à qui Tocqueville était apparenté par sa mère.
Par exemple, Zemmour est tout ce qu'on veut, mais Deo juvante, il ne deviendra jamais ministre des Affaires étrangères. De Gaulle l'avait déjà refusé à Malraux... et à juste titre, malgré une plume infiniment supérieure. Songez qu'EZ est un presque énarque sachant écrire, donc déjà très inférieur à Pompidou !

Lambda

Merci beaucoup pour ce billet.

Exilé

"Vous resterez parmi les hommes mais vous perdrez vos droits à l'humanité"

N'est-ce point là aussi d'une certaine manière une transposition de la perte de l'état de grâce enseignée par la doctrine chrétienne ?

Marc Ghinsberg

Je ne partage pas votre analyse de la pensée de Tocqueville. Remettons la phrase « Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l’humanité » dans son contexte. Je ne suis pas du tout sûr qu’il la prenne à son compte. Il déplore cette nouvelle forme de despotisme de la majorité.

« Les princes avaient pour ainsi dire matérialisé la violence ; les républiques démocratiques de nos jours l’ont rendue tout aussi intellectuelle que la volonté humaine qu’elle veut contraindre. Sous le gouvernement absolu d’un seul, le despotisme, pour arriver à l’âme, frappait grossièrement le corps ; et l’âme, échappant à ces coups, s’élevait glorieuse au-dessus de lui ; mais dans les républiques démocratiques, ce n’est point ainsi que procède la tyrannie ; elle laisse le corps et va droit à l’âme. Le maître n’y dit plus : Vous penserez commemoi, ou vous mourrez ; il dit : Vous êtes libre de ne point penser ainsi que moi ; votre vie, vos biens, tout vous reste ; mais de ce jour vous êtes un étranger parmi nous. Vous garderez vos privilèges à la cité, mais ils vous deviendront inutiles ; car si vous briguez le choix de vos concitoyens, ils ne vous l’accorderont point, et si vous ne demandez que leur estime, ils feindront encore de vous la refuser. Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l’humanité. Quand vous vous approcherez de vos semblables, ils vous fuiront comme un être impur ; et ceux qui croient à votre innocence, ceux-là mêmes vous abandonneront, car on les fuirait à leur tour. Allez en paix, je vous laisse la vie, mais je vous la laisse pire que la mort.
Les monarchies absolues avaient déshonoré le despotisme ; prenons garde que les républiques démocratiques ne le réhabilitent, et qu’en le rendant plus lourd pour quelques-uns, elles ne lui ôtent, aux yeux du plus grand nombre, son aspect odieux et son caractère avilissant. »

Exilé

Il me plaît de rendre hommage à Tocqueville, cet immense esprit.

L'image d'illustration, reprenant le portrait d'un homme dont le visage exprime l'intelligence, vient appuyer à propos cette affirmation.

De quoi tout de même porter quelque crédit à une théorie de la morphopsychologie si décriée de nos jours.
Mais ceci est une autre histoire...

Achille

« on ne mérite pas toujours de se dire un homme. »

Et pour les femmes je suppose que c’est pareil… :)

Wilfrid Druais

"Tocqueville nous donne la clé de l'énigme. Le criminel reste parmi les hommes mais il n'a plus rien qui le rattache à ce à quoi son humanité lui aurait donné droit s'il avait été à la hauteur de celle-ci. Un homme donc mais séparé de nous."

"Être à la hauteur de l'humanité" voilà qui donne à réfléchir.
Dire que le criminel a plus ou moins quitté l'humanité en commettant un crime, c'est comme dire que l'animal à quitté l'animalité en tuant un autre animal pour survivre, manger ou pas. Tuer pour survivre est consubstantiel à l'animal même si certains animaux, et jamais gratuitement, tuent pour autre chose que la survie. Comme les chats qui tuent des rats pour jouer et apprendre à tuer et donc survivre plus tard.

Le crime est consubstantiel à l'être humain ne serait-ce que parce que sans le concept lui-même et donc la morale qui en découle, il n'y pas de crime.
Combien d'être humains tuent leurs congénères pour survivre ? Une infime partie.
Donc mieux vaut-il l'animal ou l'être humain quand on parle de "crimes" ?

Bref, il n'y a rien de plus faux que dire que le crime n'a rien à voir avec l'humanité, au contraire, sans humanité il n'y a pas de crime.

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