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23 juillet 2021

Commentaires

Isabelle

Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, font du copier-coller de Marine Le Pen concernant l'immigration. Sarkozy a trahi son électorat. Comment les croire encore ?

F68.10

@ Justin Coudebyte
"Cessez donc de faire l'andouille. Encore une fois, je n'ai jamais fait du titre de normalien un argument..."

De facto, si, vous en faites bien un: vous faites dépendre la qualité des propos d'une personne de sa réussite aux concours. Artifice qui permet de conférer une crédibilité lorsqu'on utilise des arguments d'autorité qui n'est pas nécessairement méritée.

"« Quant à l'échec à Ulm, cela n'a absolument rien de déshonorant. » C'est vous qui le dites."

Très exactement. J'en ai vraiment ma claque de cette mentalité française qui considère que la réussite à un concours écrase en valeur toute production intellectuelle. On en crève.

"Et ça ne semble pas être l'avis de Manu, qui a fait ou — soyons charitable — a laissé courir le bruit qu'il était normalien dans tout Paris..."

Faux. Il a affirmé qu'il avait suivi des séminaires ou un truc du genre. Ce qui est factuel. Il l'a marqué sur son CV. Ce sont les gens qui ont déliré dessus. Et je prends exactement la même position que lui: je n'ai pas que cela à faire que de corriger des abrutis qui confondent le statut d'étudiant à l'X et celui d'élève de l'X. Si les gens veulent se raconter des histoires sur la base de lignes sur un CV, libre à eux. Moi, je m'en tape: ce système est illisible et absurde. Qu'il disparaisse intégralement.

"Ma perspective était cognitivement heuristique, pas moralement probante. Mais je suis certain que vous le savez."

Et mentalement manipulatoire. C'est habituel quand un Français manipule l'hypocrisie ainsi.

"Dans « passion pour la philosophie cul-de-la-crémière », il y a « cul-de-la-crémière » : je ne crois pas que l'échec de Macron soit la cause de sa passion pour la philosophie (qui n'existe en réalité que dans le storytelling médiatique)"

Non. Elle n'existe pas que dans le storytelling médiatique. Les éléments factuels l'attestent. Qu'il y soit bon ou pas, c'est une autre histoire. Mais je suis certain que vous le savez, comme vous le dites.

"Quant à l'autorité que vous citez... c'est marrant, c'est exactement de la philosophie cul-de-la-crémière — qualité supérieure, évidemment. Fatras définitionnel..."

Pardon ?? C'est l'idée même de souveraineté qui n'est qu'un idéalisation mystificatrice. Elle appartient à qui, la souveraineté ? Au roi ? Au peuple ? À la nation ? No comprendo. Et vous qui citiez ou même instrumentalisiez la Hongrie, vous devriez savoir qu'il n'y a pas historiquement de tradition juridique de la notion de souveraineté en Hongrie, sauf celle des travailleurs sous les soviets. Vous vous moquez du monde.

Et je n'ai toujours ni définition du concept de philosophie cul-de-la-cremière ou du concept de souveraineté. Vous avez un texte juridique international qui la définit précisément, cette souveraineté ? Un texte adapté aux questions modernes ? Les mots-valises, cela va bien deux minutes...

"Bah... à partir du moment où ils sont contraignants dans l'ordre juridique interne..."

À partir du moment où ils sont contraignants dans l'ordre juridique interne et où on peut souverainement les récuser en quittant l'UE, la souveraineté (concept illusoire et mystificateur) est préservée.

"Diantre ! il existe des gens pour penser en dehors des concepts connus de Google."

Sauf que si Google ne connaît pas votre concept, il y a de bonnes chances que vous ne le tiriez que de votre chapeau pointu. Celui avec des étoiles et des lunes dessus et des lapins dedans.

"Diantre ! il existe des gens pour penser en dehors de la pompe des institutions et des autorités universitaires !"

Oui. Moi. Mais je me base dessus pour les récuser. C'est cela, bosser... Je vous apprends quelque chose, là ? En ce moment, je me tape du Goldblatt. Si vous appelez cela de la pompe, c'est que vous ne différenciez pas la pompe de la littérature légitime. Je vous rappelle qu'au final, il ne restera que la littérature comme produit de votre labeur. Votre procès-verbal d'installation dans vos fonctions, il ne la rejoindra pas, cette littérature.

"Bref : la Ligue de Berlin est une appellation de mon cru pour désigner l'UE. C'était évident."

Non.

"Et si vous étiez normalien d'ULM, vous auriez évidemment reconnu la référence à la Ligue de Délos et à l'impérialisme antique."

Je n'ai pas les mêmes références que vous. J'ai connu Moshoeshoe avant de connaître Napoléon et je ne me gargarise pas de jeux de mots pour légitimer mon manque de clarté. Les Cyclades, je connais Khéa et Syros, principalement. Et Chypre, où j'ai vécu. Délos ? Jamais mis les pieds.

Et, effectivement, je ne suis pas un normalien d'Ulm. J'étais trop fainéant et dissipé pour cela en prépa. Mais c'est là qu'on ressent ces vibes Dzogchen qui font passer les non-normaliens pour des animaux. Merci de le prouver noir sur blanc. Merci de me rappeler que je suis un animal, comme le sont aussi tous les normaliens d'Ulm qui ont le toupet d'y rentrer par le concours étranger.

"Oh, mais vous l'avez raté ce concours pour être autant sur la défensive avec un épouvantail aussi gros ? Ça arrive même aux meilleurs. Regardez Manu !"

J'en avais rien à cirer. Je ne l'ai pas eu en 3/2, et cela ne m'a jamais dérangé. Je suis devenu normalien par la suite, mais, je vous comprends, il y a des normaliens qui appartiennent à l'espèce humaine, et d'autres qui ne sont que des animaux. Et entre nous, si je suis devenu normalien, c'est pour me permettre d'échapper à la psychiatrie. On s'échappe des asiles comme on peut, hein... vous en parlerez à Foucault. Parce que sinon, l'ENS, hein, c'est très surfait. Cambridge, c'est plus à mon goût, question formation. Et là où j'aurais vraiment aimé tomber, c'est TU Dresden. Pas l'ENS. Ils y font des trucs qui m'intéressent un peu plus en théorie de la résiduation, à Dresde. Passer des concours, au final, c'est surtout un peu ridicule. Nous n'avons simplement pas les mêmes valeurs.

Et j'ai toujours été plus fier de ma finale aux championnats de France de natation que de mon classement (7e) dans mon ENS. Ah ! Très fier aussi de mon 4/20 en philo au bac (je n'ai jamais été un élève très scolaire, voyez-vous...). Mais ma vie vous intéresse ?

Cette discussion est ridicule. Ramassez votre pensée sans vous complaire dans des artifices rhétoriques. Je n'ai pas le loisir de m'occuper des pompeux et des prétentieux. Vous représentez une large partie de ce que je hais dans le système des grandes écoles ou assimilables en France: cette morgue et cette infatuation sans borne.

"Relisez. Je n'ai jamais parlé de mot-valise. Tirelire, pas être valise. Toi comprendre ?"

Y'a bon banania. Ke utloisisa lintho tse ngata, empa ha ke na nako ea ho senya le batho ba kang uena. Ha o kenelle moqoqong o nang le moelelo.
Charlatan, va !

Deviro

@ Isabelle
"Encore un qui souffre du syndrome du larbin !"

Un des effets secondaires du vaccin BioNTech/Pfizer est maintenant identifié et connu : ceux qui en souffrent commencent très souvent leurs commentaires sur le blog de Philippe Bilger par un sarcasme ou une insulte.
C'est un T.O.C. banal, bénin, véniel, qu'on peut négliger.

Ensuite viennent les critiques de fond, plus circonstanciées, avec des arguments pesant lourd, du genre :
"Pendant ce temps, Macron croule sous les fleurs à Tahiti !"
ou :
"Macron se balade à Tahiti et les Français continuent de constater que leurs vacances sont gâchées"

Enfin la question (Isabelle | 26 juillet 2021 à 13:45)
"Si un réel danger est à prévoir pour les enfants, pourquoi les "hautes instances" ne le signalent-elles pas clairement ?" trouve sa réponse ici : "À ce jour, aucun vaccin n’a reçu l’autorisation permettant son administration à des enfants et des jeunes de moins de 16 ans. L’homologation des vaccins pour les enfants est un sujet extrêmement sensible. Les études sur son utilisation chez l’enfant ne peuvent être réalisées que dans un deuxième temps.
Ces études sont actuellement en cours. On ne sait pas encore quand elles s’achèveront, ni quand un vaccin spécifique aux enfants pourra être inoculé à ces derniers.
Cette étude allemande commencée le 30 mars 2021 n'est donc pas terminée, et aucun résultat n'est encore exploitable.

Vous ne lisez donc pas les liens que vous nous distribuez si généreusement ?

Justin Coudebyte

@ F60.18
« Sa passion pour la philosophie semble plus provenir de sa grand-mère, de ce que j'en ai lu. »

Dans « passion pour la philosophie cul-de-la-crémière », il y a « cul-de-la-crémière » : je ne crois pas que l'échec de Macron soit la cause de sa passion pour la philosophie (qui n'existe en réalité que dans le storytelling médiatique) ; je crois plutôt qu'il est la conséquence du type de philosophie qu'il pratique, celui cul-de-la-crémière, celui des esprits un peu laborieux qui, à cause de la valeur morale de certains mots, ne lâchent pas du lest sur les définitions ou les implications et maintiennent un état de choses contradictoire. Faire cela, c'est, depuis trente ans et plus encore à l'époque où Macron a passé le concours, rédhibitoire à Ulm.

Bouveresse était encore en vie quelques années avant de mourir. Hé, hé !

« Quant à l'échec à Ulm, cela n'a absolument rien de déshonorant. »

C'est vous qui le dites.

Et ça ne semble pas être l'avis de Manu, qui a fait ou — soyons charitable — a laissé courir le bruit qu'il était normalien dans tout Paris et dans toute la presse lorsqu'il a commencé son grand hold-up (ça, ou le coup de l'« assistant de Ricœur », ou la thèse avec Balibar, ou...). Bref. Des p'tits problèmes pour assumer certains aspects de sa vie, le Manu ?

« [...] Claudine Tiercelin [...] Badiou [...] Gabriel Scherer [...] Deleuze »

Dans « depuis trente ans », il y a « trente ».

CT : 1972
B : 1956
GS : concours sciences (?)
D : échec + 1947

« Cela ne semble pas tout à fait être la position de Jorge Emilio Núñez. Mais bien sûr, il n'est pas normalien. »

Cessez donc de faire l'andouille. Encore une fois, je n'ai jamais fait du titre de normalien un argument ; j'ai en revanche tenté de faire un lien entre l'échec présidentiel et le type de philosophie qu'il pratique. Ma perspective était cognitivement heuristique, pas moralement probante. Mais je suis certain que vous le savez.

Quant à l'autorité que vous citez... c'est marrant, c'est exactement de la philosophie cul-de-la-crémière — qualité supérieure, évidemment. Fatras définitionnel, qui fait passer la crispation sur les implications. Je crois qu'il y a tout dans la dernière phrase : « Une conséquence immédiate et principale en est que les États souverains peuvent coopérer ensemble, limiter leur souveraineté et être toujours considérés comme souverains. »

« coopérer ensemble [sic !] » : comme si les accords européens relevaient de la coopération (au sens juridique ou métaphysique)...
« limiter leur souveraineté et être toujours considérés comme souverains » : voilà. Du degré à la nature par le fait du prince-philosophe. À ce compte-là, tout est possible !

« Nouer des accords, ce n'est pas se donner des maîtres. »

Bah... à partir du moment où ils sont contraignants dans l'ordre juridique interne (Jacques Vabre + Nicolo) et qu'il y a une puissance supérieure extérieure (Commission, BCE, CJUE) pour faire entendre sa loi, si.

« ... considérer que la liberté, c'est d'accepter de suivre des règles qu'on s'impose. »

Merveilleuse illustration de la philosophie cul-de-la-crémière : la liberté est une notion à forte valeur morale ajoutée, mais comme la chose ne semble pas toujours être appréciable, on en prend une définition ridicule... tout en conservant les implications morales (et parfois scientifiques) de la définition standard ! Le beurre, l'argent du beurre et vous savez quoi.

« La ligue de Berlin ? Ce n'est pas un concept connu par Google. Vous avez des papiers dans des revues spécialisées soumis à comité de lecture où cette ligue de Berlin est exposée pour l'Empire de Palpatine qu'elle est ? »

Diantre ! il existe des gens pour penser en dehors des concepts connus de Google. Diantre ! il existe des gens pour penser en dehors de la pompe des institutions et des autorités universitaires ! Diantre ! il existe des gens pour se mettre de l'autre côté du bâton. On va de découverte en découverte. Si j'étais perfide, je dirais qu'il y aurait bien des liens à faire entre cette esthétique de l'Ordre et les amitiés politiques des uns et des autres. Ô vie heureuse...

Bref : la Ligue de Berlin est une appellation de mon cru pour désigner l'UE. C'était évident. Et si vous étiez normalien d’ULM, vous auriez évidemment reconnu la référence à la Ligue de Délos et à l'impérialisme antique. Oh, bien sûr, les formes de l'impérialisme ne sont pas les mêmes ; la modernité étant ce qu'elle est, on ne peut se permettre d'envoyer des trières pour recadrer les séditieux, non, non, on prend contre eux des sanctions économiques. En toute souveraineté, naturellement !

Oui, il y a quelques esprits qui n'acceptent pas de voir la France devenir la province d'Achaïe de l'empire européen*.

* Alerte divulgâchage : ce n'est pas un concept très connu de Google. Mais le grand Jacques Attali, maître de vous savez qui, n'a-t-il pas écrit un bouquin à ce sujet ?

« L'Allemagne est un pays. Qui a des intérêts. Qui ne sont pas nécessairement les nôtres. Avec lesquels on négocie. »

Sauf que négociations il n'y a pas, justement, dans la majorité des domaines. L'aventure européenne avec nos partenaires (c'est beau, hein ?) n'est précisément pas une suite de traités bilatéraux sur des points précis, ou des déclarations d'intention libres, mais un cadre contraignant qui justifie qu'une disposition peut être prise dans le droit communautaire sans que, par exemple, une majorité des représentants français aux différentes étapes y soit favorable. Elle est là, la perte de souveraineté française.

Mais je dois divaguer. N'a-t-on pas encore récemment vu un bel exemple de négociations sur le statut des militaires ? Ralahlah !

« Pourriez-vous me détailler quel est l'"objet" de la souveraineté ? »

Puisque vous le demandez si gentiment. Le peuple français (sujet) est souverain (prédicat, hi, hi) sur l'ensemble du droit qui s'applique en France (objet).

« Et en quoi il est fondamentalement, ontologiquement, métaphysiquement distinct de la notion de "compétence" ?  »

Facile. La compétence est le domaine d'application d'une (éventuellement para-)norme édictée, dans l'ordre juridique, par une autorité (souveraine ou non). La souveraineté est la légitimité de l'autorité qui édicte ou encadre ladite norme. La première notion est juridique, la seconde est métajuridique. La compétence peut se déléguer, pas la souveraineté (normalement, mais je vais éviter la rupture d'anévrisme en abordant ce point tout de suite).

« Non. Je légitime la validité du propos affirmant que la Hongrie reste souveraine. »

J'avoue ne pas voir en quoi des considérations historiques sur le droit international à la veille de la Première Guerre mondiale permettent d'affirmer que la Hongrie (pays qui n'existe alors pas) reste souveraine malgré son appartenance à l'UE (machin qui n'existe alors pas). Mais je manque d'imagination.

« Elle a la possibilité de quitter l'UE: personne ne lui a volé sa souveraineté. Elle l'a mise en commun sur certaines, comment dit-on... "compétences" ? Et elle peut la reprendre. Quand elle veut. Si elle le veut. Elle reste donc bel et bien souveraine au sens westphalien du terme. Comme le Royaume-Uni. »

Au ras du sol, c'est imparable, vous avez entièrement raison. Tout est toujours possible avec le kelsénisme ! Vu qu'il se prédique lui-même (pour les plus astucieux) ou qu'il use de la révélation du droit naturel par le Grand Être Suprême, que chacun croise régulièrement dans la rue, naturellement. Et, du reste, le peuple français n'a-t-il pas souverainement accepté le traité de Lisbonne en élisant Sarkozy et le Parlement que nous avons connu ? Tout est toujours possible avec le kelsénisme.

Mais il existe aussi quelques fort vilains esprits retors qui considèrent que la IIIe République n'existe plus, ou qui persiflent sur la souveraineté des poules dans le poulailler où vit le renard.

« ... et expliquer le kelsénisme à nos éventuels lecteurs ? »

À ce propos, s'ils vous donnent de la peine, n'hésitez surtout pas à vous dispenser des nombreux liens vers des trivialités dont vous parsemez vos messages. Outre que cela pose une éthique du débat insultante (et donc balourde), je sais me servir d'un moteur de recherche ou d'une encyclopédie si j'en ai besoin. Pacta sunt servanda, pour illustrer, tout homme qui sait un peu de latin (quasi obligatoire pour entrer à Ulm en A/L !) ou a un peu de culture sait traduire ; c'est plus que maladroit de joindre le premier lien Google vers Wikipédia.

Et vos lecteurs, puisque que c'est ce qui vous préoccupe, sont de grands garçons et n'ont pas besoin de vous ou de moi pour, s'ils le veulent, se renseigner sur le kelsénisme. Aussi invraisemblable que cela puisse vous paraître, tous vos lecteurs ne sont pas des idiots ! Si, si, je vous jure !

« Mot-valise qui vous autorise à prétendre par pompeuse intimidation intellectuelle que les accords internationaux ne sont pas contraignants ? »

Non. Sont contraignants les accords qui le sont, ne sont pas contraignants les accords qui ne le sont pas. La tautologie a ses vertus !

Et je vous rappelle — mais vous le savez — que le droit international a existé avant 1975/1989 et avant 1992.

« Que la France n'a, au fond, aucune obligation à les respecter, sauf si elle le veut bien ? Parce qu'elle le vaut bien ? »

Bah voilà ! Vous voyez quand vous voulez. Cela s'appelle être souverain. Pas de supériorité des traités (interprétés par une justice indépendante du peuple) sur le droit national (décidé par les représentants du peuple), et pas d'autorité de fait ou de droit pour faire entendre sa loi. Le libre octroi du souverain.

« Position d'une sombre malhonnêteté qu'elle maintient depuis au moins son refus de signer la convention de Vienne de 1969 pour des motifs assez oiseux ? (Pour visualiser l'hypocrisie de la France en la matière, visez le rouge... Même le Lesotho a plus de respect pour le droit international !!) »

Quel rapport ?

Et j'insiste : 1975/1989 et 1992.

« Kelsen, c'est, allez, 1940. Nous sommes en 2021. »

Mmmh... gratuitement : ce qui est moderne peut (aussi) être idiot.

Mais je crois que vous n'avez de toute façon pas compris pourquoi j'évoque le kelsénisme : le XXIe siècle, c'est l'âge d'or du normativisme.

« Puisque vous mentionnez des Teutons, permettez-moi de vous informer que la théorie légale allemande a dans l'ensemble remplacé la notion de souveraineté comme concept central par l'analyse des conditions d'indépendance d'un État et l'analyse de la nature de l'État. »

Gratuitement, à nouveau : cette manœuvre de dégagement pose une curieuse façon d'envisager la connaissance (on dirait du Macron sorbonicolant !). Ainsi donc ne vaudrait débat ou, pire, savoir que ce que la recherche la plus récente a trouvé pour exister ? Mince.

« Un peu moins mot-valise, comme vous le dites. »

Relisez. Je n'ai jamais parlé de mot-valise. Tirelire, pas être valise. Toi comprendre ?

« Mais même les demeurés et les animaux que sont les non-normaliens ont parfois des idées. »

Oh, mais vous l'avez raté ce concours pour être autant sur la défensive avec un épouvantail aussi gros ? Ça arrive même aux meilleurs. Regardez Manu !

F68.10

@ Isabelle
"Encore un qui souffre du syndrome du larbin !"

Je suis esclave de moi-mêêêêêême !!

"La Covid-19 constitue-t-elle un danger pour les enfants et les jeunes ?"

Le coronavirus se transmet effectivement via les enfants et les "jeunes" (cela me fait toujours marrer qu'en France, être un "jeune", c'est ne pas encore avoir 50 ans, mais bon... passons). C'est pour cela qu'il convient qu'ils soient vaccinés.

Le simple fait que vous omettiez cet élément fondamental dans votre propos montre bien que, vaccinée ou pas, vous êtes bel et bien anti-vaccin. Et un anti-vaccin malhonnête, de surcroît.

J'ai beaucoup plus de respect pour certains anti-vaccins comme C. K. qui s'imagine que ce sont les vaccins qui ont déclenché la mort subite de son nouveau-né, que pour votre personne. Cette personne est souvent incohérente, mais elle a au moins le mérite de ne pas esquiver les arguments qu'on lui sert. Contrairement à vous. Elle, elle bosse (et délire). Mais vous ? Même pas !! Ce qui n'empêche bien évidemment pas C. K. d'avoir le plus grand mal à comprendre les arguments qu'on lui sert. Et à comprendre que c'est peut-être le fait qu'elle ait arrêté de son propre chef la ventilation de son nouveau-né qui fait qu'il soit mort plutôt que les vaccins... Cette femme est bien plus respectable dans son opposition, certes hallucinée, aux vaccins, que vous ne l'êtes en vous plaignant que votre saison de surf est pourrie pendant que Macron est à Tahiti en faisant justement son boulot. Tahiti est un territoire bel et bien français. Comme Hossegor.

Isabelle

@ Deviro

Encore un qui souffre du syndrome du larbin !
La Covid-19 constitue-t-elle un danger pour les enfants et les jeunes ?

« À ce jour, aucun vaccin n’a reçu l’autorisation permettant son administration à des enfants et des jeunes de moins de 16 ans. En principe, les jeunes de plus de 16 ans peuvent recevoir le vaccin BioNTech/Pfizer. L’homologation des vaccins pour les enfants est un sujet extrêmement sensible. C’est ainsi qu’il convient, dans un premier temps, de disposer de preuves suffisantes de son innocuité chez l’adulte. Les études sur son utilisation chez l’enfant ne peuvent être réalisées que dans un deuxième temps.
Ces études sont actuellement en cours. On ne sait pas encore quand elles s’achèveront, ni quand un vaccin spécifique aux enfants pourra être inoculé à ces derniers. »
Mardi 30 mars 2021

https://www.bundesregierung.de/breg-fr/actualites/covid-danger-pour-les-enfants-1883178

Deviro

@ Isabelle | 26 juillet 2021 à 09:46
"Les sénateurs LR incapables de contrer Macron sur le pass sanitaire et particulièrement le pass imposé aux enfants de 12 à 17 ans alors qu'ils ne sont pas touchés par le virus, fort heureusement."

Vous en êtes certaine évidemment. Vous avez vos sources, n'est-ce pas ?
Dans un collège de mon bled, il y a quatre élèves de 5e et 6e testés positifs et qui donc peuvent contaminer les autres et évidemment des adultes.
Mais une vieille nana qui s'appelle Isabelle sur un blog nie cette réalité. Et puis quatre élèves, hein, c'est peanuts !
Cette Isabelle est sans doute la cousine de Philippot...

"Pendant ce temps, Macron croule sous les fleurs à Tahiti !"

Là, c'est la totale, l'argument qui tue : Macron est en vacances à Tahiti, pendant que nous, etc.

Exilé

@ Michel Deluré

Admettons que l'on puisse désapprouver les mesures prises dans un contexte dont vous conviendrez qu'il est cependant bien spécifique et exceptionnel ou la manière, parfois maladroite ou improvisée, dont ces mesures sont instaurées.

Sauf que ces mesures avaient été - une fois n'est pas coutume - assez bien cernées depuis la pandémie du H1N1 mais que par la suite, faute de pandémie, tout a été laissé à l'abandon voire détruit...

Voir ici ce qu'en dit Alain Bauer :
https://www.youtube.com/watch?v=TaezxvjUo7g

Quant aux vaccins, à supposer qu'il ait fallu se précipiter dessus, reconnaissez tout de même qu'en France cela a été une fois de plus une énorme pagaille en dépit (ou à cause ?) d'une armée de fonctionnaires digne de l'armée mexicaine...
Ensuite, c'est la fable du lièvre et de la tortue qui a pris corps.

Et au final, ce sont les Français qui doivent payer les pots cassés, y compris et surtout en matière de privations de liberté, alors que dans d'autres pays les choses se sont passées de façon plus efficace et surtout plus humaine.

Robert Marchenoir

@ Philippe Dubois | 25 juillet 2021 à 21:55
"J’ai connu Berlin-Est, du temps des grandes heures (1985-86). Jamais je n’ai eu besoin de montrer mes papiers pour aller boire un verre, aller au restaurant ou au concert (mais la frontière n’était pas une passoire). Et dans l’article que je mets en lien, Macron ose parler de liberté !"

Comme c'est émouvant... et vous y faisiez quoi, à Berlin-Est ? On peut savoir ?

Nous avons donc maintenant des gens, ici, qui prétendent qu'on était plus libre en Allemagne de l'Est sous le communisme qu'en France aujourd'hui sous Macron.

Et qui osent déclarer qu'un système qui a fait cent millions de morts est plus libéral que les gouvernements occidentaux qui tentent de sauver des dizaines de millions de vies.

Ça et l'indécente comparaison entre le pass sanitaire et la Shoah, ça fait la paire. Il y a dans l'air une espèce de chiennerie de la pensée, ces temps-ci, qui révulse tout honnête homme.

Isabelle

Les sénateurs LR incapables de contrer Macron sur le pass sanitaire et particulièrement le pass imposé aux enfants de 12 à 17 ans alors qu'ils ne sont pas touchés par le virus, fort heureusement.

Pendant ce temps, Macron croule sous les fleurs à Tahiti !

https://twitter.com/francoisedegois/status/1419307872438132742

Philippe Dubois

Bonsoir Monsieur Bilger,

LR : la machine à perdre s'enraye, dites-vous.

À part quelques-uns qu'il convient de saluer, dont F. X. Bellamy et Julien Aubert, ils ont été quasi inexistants contre les mesures liberticides imposées au nom de la lutte contre le virus.
Certains ont même poussé la veulerie à en rajouter par rapport aux projets du gouvernement (contrôle des comptes bancaires...).

Quant aux sénateurs, ils se sont lamentablement couchés (voir article en lien)

Après les régionales, on pouvait croire que les LR étaient aux portes du pouvoir,
Ils y resteront.
Comme paillassons.

J’ai connu Berlin-Est, du temps des grandes heures (1985-86). Jamais je n’ai eu besoin de montrer mes papiers pour aller boire un verre, aller au restaurant ou au concert (mais la frontière n’était pas une passoire).
Et dans l’article que je mets en lien, Macron ose parler de liberté !

https://www.lefigaro.fr/politique/passe-sanitaire-dernieres-heures-de-suspense-au-parlement-ce-dimanche-20210725

GARCIA

"Penser sur tout, parler de tout, est-ce devenu impossible ?
Cette interrogation m'est venue en reliant deux expériences qui me l'ont rendue familière et presque banale. Celles de mon Institut de la parole et celle de Twitter." (PB)

J'espère qu'il aura votre indulgence, moi je me suis régalé, je l'ai écouté plus de dix fois aujourd'hui, et demain je remets cela bien sûr !!
https://www.youtube.com/watch?v=NxIXosMhSVQ

Claude Luçon

@ Deviro | 25 juillet 2021 à 13:22

Essayez de comprendre !
Là n'est pas le sujet ! Relisez le texte !
Le jour où les femmes auront le choix entre la pilule actuelle et une autre permettant le contraire, procréer, elles n'auront plus besoin de mâles !
Que les homosexuels aient des spermatozoïdes ou pas deviendra immatériel, les femmes n'auront plus besoin de donneurs de sperme !

Au mieux les hommes deviendront des sextoys pour dames en quête d'orgasme !
Elles se vengeront d'avoir dû pratiquer trop longtemps le plus vieux métier du monde au titre de l'égalité des sexes !

De toute façon je vais devoir reprendre mon raisonnement, je viens de suivre un documentaire sur la 5 où un bio-spéléologue vient de déclarer que nous sommes Homo sapiens ET néandertaliens. Ce qui change tout !
J'aurai dû y penser en voyant Romain Goupil, Cohn-Bendit et autres soixante-huitards à la télévision. C'est ce qui explique leur tignasse mal lavée, leur tenue débraillée...

F68.10

@ Justin Coudebyte
"Vous avez le droit de lire la phrase précédente. Je ne faisais que faire un lien — facile — entre l'échec de Macron à la rue d'Ulm et sa passion pour la philosophie cul-de-la-crémière."

Sa passion pour la philosophie semble plus provenir de sa grand-mère, de ce que j'en ai lu. Quant à l'échec à Ulm, cela n'a absolument rien de déshonorant.

"Les normaliens ont tous les défauts du monde mais s'il faut leur reconnaître une qualité, depuis trente ans, c'est d'être souples d'esprit."

Compte tenu de la tradition justificationiste dans la philosophie occidentale, j'aurais plutôt tendance à leur nier cette qualité. Quand on a vu les cris d'orfraie face à la nomination de Claudine Tiercelin au collège de France, on est en droit de se poser des questions. Quand on voit la prétention et le dogmatisme d'un Badiou, on est aussi en droit de se poser des questions. Je connais des normaliens estimables. J'ai, par exemple, récemment cité Gabriel Scherer dans un de mes proto-papiers. Mais je ne suis pas impressionné par les philosophes qui sortent de l'ENS. On a beaucoup à rattraper en terme de rigueur face à des Quine. On se complaît dans un classicisme, on se touille le téton en se qualifiant de normalien, et on produit trop peu de philosophie qui soit rigoureuse. J'aime bien Deleuze, qui est plus rigoureux qu'il n'y paraît, mais franchement, il y a des efforts à accomplir. Nous avons perdu le sens de l'importance de la clarté.

Ce n'est pas en passant un concours qu'on produit des papiers qui font date.

"Poser la question c'est y répondre. Le droit international contraignant (et spécialement le droit communautaire) est une négation de la souveraineté des États, puisque, par application, ils n'ont plus toute latitude pour agir."

C'est marrant. Cela ne semble pas tout à fait être la position de Jorge Emilio Núñez. Mais bien sûr, il n'est pas normalien. Il n'est que "senior lecturer" à Manchester. Un demeuré, donc.

"La souveraineté des États est souvent considérée comme absolue, illimitée. Cet article soutient qu'il n'existe pas de souveraineté absolue de l'État. En effet, la souveraineté absolue est impossible parce que toute souveraineté s'appuie nécessairement sur ses conditions de possibilité, c'est-à-dire que la souveraineté limitée est la norme, bien que la nature des limitations varie. [...] L'attention particulière portée aux notions historiques du concept moderne de souveraineté a à voir avec le fait que cette notion fut anthropomorphisée au fur et à mesure de l'évolution de la société. [...] Les implications de la conceptualisation de la souveraineté de l'État comme limitée plutôt qu'absolue sont multiples, à la fois directement et indirectement. Une conséquence immédiate et principale en est que les États souverains peuvent coopérer ensemble, limiter leur souveraineté et être toujours considérés comme souverains." -- Jorge Emilio Núñez, octobre 2013.

"Quand on se donne des maîtres, c'est que l'on n'est plus souverain — lapalissade."

Nouer des accords, ce n'est pas se donner des maîtres. Faut pas pousser mémé dans les orties, tout de même...

"Après... on peut vivre dans un univers linguistique parallèle où on proclame sans rire qu'un État reçoit souverainement une sanction contre lui-même."

C'est vous qui vivez dans un univers parallèle où vous ne comprenez pas que nouer des accords avec des partenaires et les respecter, c'est s'exposer à accepter des sanctions. C'est d'ailleurs une notion parfaitement kantienne (je ne suis pas kantien) que de considérer que la liberté, c'est d'accepter de suivre des règles qu'on s'impose.

"Ou dans un univers où la ligue de Berlin n'est pas un impérialisme."

La ligue de Berlin ? Ce n'est pas un concept connu par Google. Vous avez des papiers dans des revues spécialisées soumis à comité de lecture où cette ligue de Berlin est exposée pour l'Empire de Palpatine qu'elle est ?

L'Allemagne est un pays. Qui a des intérêts. Qui ne sont pas nécessairement les nôtres. Avec lesquels on négocie. Il est où le problème ? L'Ordoliberalismus ? C'est là un débat politique. Rien d'anormal à cela.

"La souveraineté a un sujet mais elle a aussi un objet. [...] vous confondez souveraineté et compétence."

Vous ne voyez pas la contradiction interne à vos propres propos ? Pourriez-vous me détailler quel est l'"objet" de la souveraineté ? Et en quoi il est fondamentalement, ontologiquement, métaphysiquement distinct de la notion de "compétence" ? C'est vous qui ironisiez sur les univers linguistiques parallèles ?? Je me bidonne...

"Là vous tentez de légitimer la chose pour justifier le mot."

Non. Je légitime la validité du propos affirmant que la Hongrie reste souveraine. Elle a la possibilité de quitter l'UE: personne ne lui a volé sa souveraineté. Elle l'a mise en commun sur certaines, comment dit-on... "compétences" ? Et elle peut la reprendre. Quand elle veut. Si elle le veut. Elle reste donc bel et bien souveraine au sens westphalien du terme. Comme le Royaume-Uni.

"Merveilleux exemple de philosophie cul-de-la-crémière : hors-sujet qui avoue un fétichisme pour les mots-tirelires."

Non. J'affirme ici noir sur blanc, quelles que soient vos manœuvres évasives, qu'il s'agit bien là de sémantique. Et non pas de jeux de mots. Je vous explique le concept de sémantique ? C'est un peu ma spécialité, la notion de sémantique, en tant que logicien... On s'amuse avec la sémantique des logiques déontiques quand vous le voulez.

"Et là c'est le drame. Ou plutôt la tragédie. Par sa coutumière ironie, le sort a fait de la petite-bourgeoisie, qui autrefois poussait aux canons, la représentante d'un kelsénisme prétendument pacifiste. Elle est pas belle la vie ?"

J'ai peur !! "Petite-bourgeoisie" ?? "Kelsénisme" ?? Pourriez-vous arrêter de manipuler, comme vous le dites si bien, des mots-valise et expliquer le kelsénisme à nos éventuels lecteurs ? Mot-valise qui vous autorise à prétendre par pompeuse intimidation intellectuelle que les accords internationaux ne sont pas contraignants ? Que la France n'a, au fond, aucune obligation à les respecter, sauf si elle le veut bien ? Parce qu'elle le vaut bien ? Position d'une sombre malhonnêteté qu'elle maintient depuis au moins son refus de signer la convention de Vienne de 1969 pour des motifs assez oiseux ? (Pour visualiser l'hypocrisie de la France en la matière, visez le rouge... Même le Lesotho a plus de respect pour le droit international !!)

Kelsen, c'est, allez, 1940. Nous sommes en 2021. Puisque vous mentionnez des Teutons, permettez-moi de vous informer que la théorie légale allemande a dans l'ensemble remplacé la notion de souveraineté comme concept central par l'analyse des conditions d'indépendance d'un État et l'analyse de la nature de l'État. Un peu plus sémantique, comme concept. Un peu moins mot-valise, comme vous le dites. Lisez du András Jakab, pour vous détendre. Oui, OK, il n'est que professeur de droit, et pas normalien. Mais même les demeurés et les animaux que sont les non-normaliens ont parfois des idées. Un peu de nerf, que diable: défendez la cause animale !! Exposez-vous aux arguments contraires à vos positions: ils existent bel et bien. Même si ce sont des animaux qui les écrivent.

Justin Coudebyte

@ F68.10
« Mais c'est quoi ce pays de tarés où il convient d'être normalien pour avoir le droit de l'ouvrir ?? »

Vous avez le droit de lire la phrase précédente. Je ne faisais que faire un lien — facile — entre l'échec de Macron à la rue d'Ulm et sa passion pour la philosophie cul-de-la-crémière. Les normaliens ont tous les défauts du monde mais s'il faut leur reconnaître une qualité, depuis trente ans, c'est d'être souples d'esprit. Bouveresse ayant fait son œuvre, il n'y a plus que le père Enthoven (et Frédo Worms) pour pondre du « mais si... mais non... la liberté/République/justice, c'est pas vraiment celaaa, c'est plus celaaaaaeuh... ».

Il aurait fallu assumer, Manu.

« Il a noué un accord qui permet aux autres États de prendre cette sanction. En quoi cela atteint sa souveraineté ?? »

Poser la question c'est y répondre. Le droit international contraignant (et spécialement le droit communautaire) est une négation de la souveraineté des États, puisque, par application, ils n'ont plus toute latitude pour agir. Quand on se donne des maîtres, c'est que l'on n'est plus souverain — lapalissade.

Après... on peut vivre dans un univers linguistique parallèle où on proclame sans rire qu'un État reçoit souverainement une sanction contre lui-même. Ou dans un univers où la ligue de Berlin n'est pas un impérialisme. Ô Théétète !

« Ce serait atteindre la souveraineté des autres États que de nier leur droit à activer la procédure de sanction. »

La souveraineté a un sujet mais elle a aussi un objet. Je ne crois pas qu'on entende par « souveraineté du peuple français » sa souveraineté sur les affaires chiliennes, hein. (Et plus fondamentalement, vous confondez souveraineté et compétence.)

« Cela s'appelle le droit international. Bienvenue au début du 21e siècle. [...] Maintenant, il existe, ce droit international. Et cela relève de la souveraineté des États membres que d'activer ou de ne pas activer une procédure de sanction.

Il est où le problème ? Les Hongrois sont persécutés ? Ils veulent des sous ? Vous vous moquez de qui ? »

Là vous tentez de légitimer la chose pour justifier le mot. Merveilleux exemple de philosophie cul-de-la-crémière : hors-sujet qui avoue un fétichisme pour les mots-tirelires.

« Au début du 20e siècle, le droit international, tout le monde s'en cognait, et c'est bien pour cela qu'il ne pouvait pas y avoir de coupables au déclenchement de la Première Guerre mondiale, de la même manière qu'il n'y a pas de fautifs dans des accidents sans code de la route préexistant. »

Et là c'est le drame. Ou plutôt la tragédie. Par sa coutumière ironie, le sort a fait de la petite-bourgeoisie, qui autrefois poussait aux canons, la représentante d'un kelsénisme prétendument pacifiste. Elle est pas belle la vie ?

Deviro

@ Claude Luçon | 25 juillet 2021 à 00:12
"Si bientôt quelqu'un, ou une, parvient à créer un spermatozoïde artificiel dans la foulée de l'ARN, l'homme, mais pas la femme, disparaîtra(...)Le monde de demain risque de n'avoir que des lesbiennes !"

Ah bon, les homos n'ont pas de spermatozoïdes ?
Toujours dans "l'à-peu-près", hein, comme la manif du Trocadéro pour Fillon qui était selon vous un échantillon représentatif de l'électorat français...

Allez, pour la route : si vous avez une baisse de tension pour Pécresse, souvenez-vous qu'un jour, vous avez été quand même le spermatozoïde qui a couru le plus vite...
De qui c'est, ça ? j'ai oublié.

Michel Deluré

@ Exilé 24/07 15:45

Vous avez de la démocratie une représentation idéale, idéal dont je doute qu'un seul des pays parmi les plus fervents adeptes de ce régime s'en soit un tant soit peu approché, et prétendre que la France pourrait aujourd'hui ne plus être, en regard des événements qui l'agitent autour de la situation sanitaire actuelle, une démocratie "à supposer qu'elle l'ait jamais été", pour reprendre vos termes, me paraît aussi outrancier qu'erroné.

Admettons que l'on puisse désapprouver les mesures prises dans un contexte dont vous conviendrez qu'il est cependant bien spécifique et exceptionnel ou la manière, parfois maladroite ou improvisée, dont ces mesures sont instaurées.
Mais pouvons-nous accepter qu'une minorité, comprenant certes des personnes de bonne foi mais surtout pour la plus grande part des opposants systématiques à l'exécutif en place, se moquant parfaitement de la situation sanitaire actuelle et saisissant la trop belle opportunité qui leur est ainsi offerte pour crier leur haine de tout pouvoir, quel qu'il soit, pouvons-nous accepter dis-je, que cette minorité entrave la mise en oeuvre de mesures qu'une forte majorité accepte ?

Il est des situations qui exigent parfois, compte tenu des circonstances particulières et exceptionnelles, que des décisions soient prises rapidement, ce qui est le gage de leur efficacité. Le temps de la propagation d'un virus n'est notamment pas le temps du débat démocratique ! Et dans tout démocratie, le comportement citoyen ne doit-il pas primer sur le comportement individualiste ?

Isabelle

LR ou LREM. Tout sauf Macron !

Hier, j'ai écouté attentivement des sénateurs LR ou socialistes, beaucoup plus sérieux et pondérés que l'équipe macroniste.

Un jeune également, William Thay, ne manque pas d'intérêt. Analyse fine de la crise sanitaire. Rien à voir avec les éléphants balourds de la macronie qui bousculent tout dans un magasin de porcelaine.

Patrice Charoulet

@ Deviro 24 juillet 20h33
"Quel est le point commun entre des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des transgenres et des intersexes ? Qui peut m'éclairer ?" (PC)

C'est d'être vilipendé(e)s par le reste de la société.
La réponse vous convient ?
Vous faites partie de quelle catégorie ?"

——

Vous m'interrogez. Je vous réponds: j'ai rencontré ma femme il y a un demi-siècle. Ce fut un éblouissement. Elle n'est plus. Ce fut la femme de ma vie. Elle ne sera pas remplacée.

F68.10

@ Wilfrid Druais
"Aux dernières nouvelles, ni le département ni l'ONU ne sont souverains de quoi que ce soit. Dites-moi si c'est une discussion sérieuse ou de la gaudriole parce que si vous voulez discuter sérieusement essayez au moins d'avoir des arguments sérieux sinon on raconte n'importe quoi et je peux être largement aussi bon que vous dans ce domaine. No problemo."

Alors continuons dans la gaudriole: la notion de souveraineté est une notion dont les contours sont encore débattus à l'heure actuelle. Parce que la souveraineté absolue ne peut exister, contrairement aux propos de Serge Sur qui ne sont qu'une pétition de principe. Une incantation. Un cri de guerre. Mais rien de plus, si ce n'est un effet de bord de l'irrationalisme qu'induit l'esprit de système des Français quand il est en décalage avec la réalité.

La seule notion de souveraineté que vous semblez comprendre est la notion westphalienne de la souveraineté, qui se caractérise par l'absence d'interférence tierce en terme d'autorité dans les affaires d'un État dit souverain. Exit donc l'Église. Exit donc tout autre État. Exit toute autre entité d'une quelconque nature qui ne serait pas l'État. Et corollaire du jacobinisme en France: exit toute autorité inférieure à celle située au niveau étatique lui-même.

Ah ! Et exit aussi le droit international... donc exit l’Union européenne ; exit tout cour extra-nationale ; exit donc aussi l'organisation mondiale du commerce, qui contient son petit mécanisme judiciaire interne pour arbitrer les conflits. En somme: un beau petit délire incapable de faire face aux réalités modernes... retour vers le passé, avant la Première Guerre mondiale, où l'absence de telles structures institutionnelles a permis l'engrenage des alliances militaires qui nous ont pété à la figure en 1914. N'apprenons rien du passé: c'est beaucoup mieux.

Mais voilà. La notion de souveraineté ne se limite pas à cette notion précise de souveraineté au sens westphalien.

Il y a des formes de souveraineté qui n'ont aucun rapport avec la notion d'un quelconque "peuple". L'exemple le plus clair est celui d'un roi. Il est souverain, possiblement sur des fragments de plusieurs nations ou peuples disparates. Nul besoin de légitimation par le peuple (sans même parler du vote...) pour qu'il soit considéré souverain. Dieu peut tout à fait y pourvoir...

Un département français n'est nullement souverain au sens westphalien, car il est très largement dépendant de l'Etat national pour sa législation, sa police, les accords internationaux qu'il est en mesure de signer, etc. Un canton suisse, lui, dispose de toutes ces compétences. Il est donc nettement plus souverain qu'un département français. Mais pas complètement souverain, car il est imbriqué dans une série d'accords qui l'inscrivent dans un ordre juridique et institutionnel. Mais sa souveraineté existe, bien que limitée par les accords qu'il a conclus.

C'est le même cas avec l'Union européenne. La France est imbriquée dans un ordre juridique et institutionnel qu'elle a elle-même validé. Elle est souveraine sur une large gamme de compétences. Et, par des accords, s'est inscrite dans un cadre qui la contraint dans l'exercice de sa souveraineté.

Un canton suisse ne peut quitter de son propre chef la confédération. Il n'est donc pas souverain au sens westphalien du terme car il ne peut plus se désolidariser des accords noués. La France peut encore quitter l'Union européenne: le Frexit. Elle est donc encore souveraine au sens westphalien du terme.

Ce qu'a montré le référendum de 2005, ce n'est pas que la France n'est pas souveraine au sens westphalien: c'est que c'est la France (et pas Bruxelles...) qui nie au "peuple" la souveraineté. Pas pareil... La France, elle, reste souveraine au sens westphalien.

Ces considérations n'empêchent nullement de quantifier la souveraineté des différents échelons institutionnels, depuis le département jusqu'à l'ONU. Certains échelons le sont plus que d'autres, et cela dépend des sujets traités. Et la notion de souveraineté ne dépend pas, je le rappelle, d'une quelconque référence au peuple, à la nation, ou au vote: le Vatican est bel et bien souverain.

Vous avez simplement une notion de la souveraineté qui présuppose 1. le cadre de pensée westphalien 2. la référence à la nation (deux conditions qui ne nécessitent, au fond, aucune référence ni à la démocratie ni au vote... un bon deuxième Reich teuton les satisfait). Mais voilà: le sens du mot souveraineté est plus riche que cela. Et vous le restreignez volontairement à ces deux conditions parce que cela colle à ce qui semble être vos aspirations. Mais, à mon avis, vous manquez d'imagination.

Wilfrid Druais

@ F68.10
"Il y a différents niveaux de gouvernance. Les compétences d'un département ne sont pas celles de l'ONU."

Aux dernières nouvelles, ni le département ni l'ONU ne sont souverains de quoi que ce soit.
Dites-moi si c'est une discussion sérieuse ou de la gaudriole parce que si vous voulez discuter sérieusement essayez au moins d'avoir des arguments sérieux sinon on raconte n'importe quoi et je peux être largement aussi bon que vous dans ce domaine. No problemo.

Claude Luçon

@ Patrice Charoulet | 24 juillet 2021 à 14:00
"Quel est le point commun entre des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des transgenres et des intersexes ? Qui peut m'éclairer ?"

Simple, Patrice !
Ce sont des types de mutants d'Homo sapiens ! Des homo sapiens pas dans la lignée de l'Evolution d'après Darwin et sa sélection naturelle, car pas capables de se reproduire entre eux. Mais des homo sapiens quand même qui ont le privilège des bons jobs à la télévision !

Le problème est que depuis Darwin la génétique remet l'évolution naturelle en question !

On saura bientôt fabriquer des humains à la demande comme les types de chiens, de chats, de veaux... Les Chinois y travaillent probablement déjà dans un laboratoire spécial fourni par l'Institut Pasteur ! Le risque dans ce cas est qu'ils se trompent de nouveau et nous sortent un Homo sapiens comestible !

Si bientôt quelqu'un, ou une, parvient à créer un spermatozoïde artificiel dans la foulée de l'ARN, l'homme, mais pas la femme, disparaîtra d'autant plus qu'il, ou elle, recevra automatiquement le prix Nobel de biologie !
Le monde de demain risque de n'avoir que des lesbiennes !

Il faut relire le bouquin de John Gray puis vraiment fuir sur Mars en abandonnant la Terre aux femmes, Vénus n'est plus habitable, elle refuseront d'aller s'y installer. N'oublions pas, elles sont déjà plus nombreuses !
Nous avons Elon Musk, Jeff Bezos et les autres qui nous préparent les véhicules nécessaires pour venir en vacances depuis Mars sur Terre !

Dans l'intervalle il faut lire la vie privée des Pécresse et élire Valérie sans tarder pour protéger l'avenir de nos descendants mâles !
Une femme qui croit toujours en la famille chrétienne mérite l'Elysée !
Lui dire d'inclure dans son programme un référendum urgent demandant si le mâle humain doit être une espèce protégée ! Surtout le faire pendant qu'il reste encore bon nombre de femmes qui apprécient la bagatelle avec un mâle Homo sapiens !

F68.10

@ caroff

Nombre d'analyses que je trouve justes dans vos propos.

1. Il est vrai que le manque de sentiment d'unité d'un peuple européen handicape l'union et que cela aboutit à ce que vous appelez une "technostructure". Je trouve cocasse que ce soit, nous, Français, qui donnions des leçons en la matière, mais bon... l'analyse est exacte. Les effets sont dommageables. Je crois, pardonnez-moi, qu'il n'y a guère que l'exemple de la Suisse où un État confédéral ait pu émerger et puisse fonctionner en l'absence d'une nation. L'armée est le ciment du pays. Mais la Suisse n'est pas une nation au sens commun du terme: un agrégat de terroirs, plutôt... Cet exemple me semble difficilement transposable. L'Angleterre aussi n'est pas exactement une nation et l'éclatement avec l'Écosse guette régulièrement. Cela étant, l'Europe, c'est, allez, 2/3 de nations, et 1/3 de pays à l'identité nationale parfois un peu factice... je trouve donc qu'on en fait un peu tout un plat, en France, de cette idée de nation.

2. Entièrement d'accord que sans volonté politique, il n'est pas possible de construire une fédération sur la seule base d'accords de coopération. Mais je ne vois pas vraiment d'autres voies, en l'absence de ce que vous appelez un peuple européen ou nation européenne (qui, et en cela je diffère de vous, n'est pas pour moi un prérequis à la construction d'une structure démocratique.)

3. Entièrement d'accord avec votre analyse que le Conseil d'État remplace actuellement le parlement (enfin, là où le parlement n'a pas suffisamment de testostérone pour trancher: je le considère fautif de cet état des choses). Entièrement d'accord avec votre condamnation de la pratique de donner le la à partir d'un groupe restreint et de faire passer la serpillère aux autres. Maintenant, cela fait tellement longtemps que j'entends "un ministre, il la ferme ou il démissionne" que j'ai un peu du mal à plaindre les Français en la matière.

Je diffère sur les autres points. Mais je maintiens que je trouve que l'article de Serge Sur relève du pinaillage en la matière. Pinaillage qui vise à trouver des entourloupes pour condamner les opinions et non pas les actions de Jupiter. Je trouve cela trop facile. Pro-européen ? Anti-constitutionnel. Contraintes médiatiques modernes ? Autoritarisme. Pas d'obligation de démission de Dupond-Moretti ? Violation de la séparation des pouvoirs. Je trouve cela un peu gros... pas crédible, même.

Jérôme

Bonsoir Philippe,

Il est vrai que la macronie joue sur tous les registres qu'ils reprochent au RN, peur, violences policières, ségrégationisme...
Il est où ducon-mojito, le chevalier blanc de la lutte contre le totalitarisme ?
Les échappatoires bidon concernant l'absence d'obligation vaccinatoire pour la rouscaille.
Ils en ont trop besoin pour taper sur les manifestants. Surtout les menottés avec les mains dans le dos.
Même Apolline de Malherbe, la voix de son maître, n'a pas pu s'empêcher de se faire Véran.
Faut vraiment être idiot pour voter pour des gens pareils.

Wilfrid Druais

Moi, je serais Wauquiez, Bertrand, Pécresse et compagnie, je commencerais à chercher dans mes souvenirs s'il n'y a pas des trucs douteux que j'ai faits dans le passé parce qu'il est fort probable qu'avant la fin de l'année ça sorte dans la médiacratie.
Moi je dis ça...

Wilfrid Druais

Bienvenue dans la France Big Brother!
"Pass sanitaire : Elisabeth Borne annonce que des contrôles de police seront possibles dans les entreprises".
https://www.tvlibertes.com/actus/pass-sanitaire-elisabeth-borne-annonce-que-des-controles-de-police-seront-possibles-dans-les-entreprises

Bientôt les flics chez vous pour vérifier que vous avez bien votre "Ausweis" en règle et que vous regardez bien BFM TV quand le "grand timonier" mondialiste fait son discours propagandiste mensuel "AYEZ PEUR ! MOI SEUL PEUX VOUS SAUVER !"

Quelle surprise qu'une fois de plus ce soit ceux qui n'ont que les mots liberté, tolérance, ouverture, anti-fachos, heures sombres, etc. à la bouche qui terrorisent, fliquent et poussent le populo bovin à la délation de son congénère.
Populo bovin qui en redemande toujours plus parce qu'il ne sait plus que trembler de peur et qui votera pour ceux-là même qui l'avilissent évidemment.
C'est la nouvelle "démocratie" du XXIe siècle. Ça ressemble à de la démocratie mais ça n'en est pas.
C'est là où l'on voit la profonde erreur d'analyse d'Onfray sur la "sagesse populaire" qui n'existe pas.

Spéciale dédicace à Monsieur Bilger et tous les "intelligents" médiatiques qui ont mis au pouvoir une clique de fachos qui gouvernent par la peur, supportée par des crétins.
Evidemment ! les fachos n'arrivent et ne se maintiennent jamais au pouvoir sans les crétins qui sont nombreux.

caroff

@ F68.10 17h38
"Quant à la souveraineté européenne, expliquez-moi en quoi un président n'aurait pas le droit d'être issu d'une mouvance qui la cautionne et qui souhaite réformer la constitution en ce sens si c'est nécessaire. Il y aurait une loi constitutionnelle qui interdirait d'avoir l'opinion qu'il faudrait utiliser les dispositions de la constitution pour la modifier ?? On se moque de qui ?"

Macron peut bien entendu s'enthousiasmer pour une éventuelle souveraineté européenne qui devrait elle-même garantir la souveraineté d'un peuple européen qui n'existe pas. La souveraineté est une vue de l'esprit faute de peuple européen et faute de la construction d'un fédération d'Etats-membres qui en assurerait la gouvernance. Pour de nombreux analystes et politistes, cette carence sape la légitimité des institutions européennes et renforce le risque d’un gouvernement par la technostructure. Ce qui est vérifiable dans les faits aujourd'hui.

"Parce que c'est exactement comme cela qu'on construit petit à petit un partage de souveraineté. On crée des coopérations, et quand la logique institutionnelle est suffisamment rôdée, on fusionne les choses plus en avant sur le plan juridique."

Pas du tout convaincant. L'exemple des Conventions de mer régionales (la Convention de Barcelone pour la Méditerranée en est un bon exemple qui existe depuis 1975, donc la logique institutionnelle est bien rodée ! Il y a 7 protocoles pour 26 parties contractantes (les pays riverains) sans qu'il y ait d'avancées notables. Donc sans volonté politique il n'existe pas de dynamique y compris quand sur le plan juridique tout semble verrouillé.

"Pourriez-vous alors m'expliquer quels sont les manquements démocratiques de Macron ? Le fait qu'il s'exprime à la télévision en affirmant que lui-même convoque le parlement ?"

Il est vrai que Macron ne fait pas mieux que ses prédécesseurs mais ce n'est pas une raison pour ne pas déplorer que le Conseil d'Etat ait quasiment remplacé le parlement et que le chef de l'Etat gouverne avec une vingtaine de personnes en prenant des décisions qui posent problème à ceux qui sont chargés de passer la serpillière après-coup et pas seulement l'administration qui prend conscience que le niveau des amendes ou que la légalité des mesures de notre conducator est sujette à caution, mais tout simplement les Français qui regrettent que le boucher ou le restaurateur puisse devenir un auxiliaire de police.

"C'est donc là exactement ce que j'appelle du pinaillage où on cherche par des artifices rhétorico-juridiques à humilier autrui pour le pousser à utiliser un langage ampoulé qui ne cadre pas avec les contraintes médiatiques modernes"

Les juristes ne pinaillent pas : ils tentent de comprendre et d'expliquer le droit, y compris à ceux qui ont une culture scientifique et même à ceux à qui l'on colle l'étiquette de "législateur"...

F68.10

@ Justin Coudebyte
"C'est là qu'on voit que Macron est le raté de la rue d'Ulm que l'on sait : la philosophie esthétisante et brute force, ça n'a plus la cote que chez le père Enthoven — dans le milieu. Parce qu'évidemment chez les boomers... Macron, grand séducteur de vieux."

Mais c'est quoi ce pays de tarés où il convient d'être normalien pour avoir le droit de l'ouvrir ??

"N'a-t-il pas souverainement décidé d’entamer une procédure de sanction contre lui-même ?"

Il a noué un accord qui permet aux autres États de prendre cette sanction. En quoi cela atteint sa souveraineté ?? Ce serait atteindre la souveraineté des autres États que de nier leur droit à activer la procédure de sanction. Cela s'appelle le droit international. Bienvenue au début du 21e siècle. Au début du 20e siècle, le droit international, tout le monde s'en cognait, et c'est bien pour cela qu'il ne pouvait pas y avoir de coupables au déclenchement de la Première Guerre mondiale, de la même manière qu'il n'y a pas de fautifs dans des accidents sans code de la route préexistant. Maintenant, il existe, ce droit international. Et cela relève de la souveraineté des États membres que d'activer ou de ne pas activer une procédure de sanction.

Il est où le problème ? Les Hongrois sont persécutés ? Ils veulent des sous ? Vous vous moquez de qui ?

On peut critiquer cette procédure de sanction. Mais c'est quand même chaud bouillant d'affirmer que c'est nier la souveraineté des États membres que d'affirmer le droit de ces Etats d'appliquer souverainement les clauses des traités qu'ils ont signés souverainement avec la Hongrie.

La Hongrie a le droit de sortir de l'Europe. Faut-il le rappeler ??

"Tu sais Viktor, si cela te déplaît et que tu ne peux pas t'y soumettre, il existe une alternative, et c'est sortir de l'Union." -- Mark Rutte

Traduction: "T'es souverain, mon grand. Et du pognon, t'en veux ?"

Et c'est alors qu'Orban se plaint "mais pourquoi il m'aime pas euh... c'est pas juste !!" C'est vraiment le bal des faux-culs ! Mets des porte-jarretelles, Orban, si tu cherches à te faire aimer par un Premier ministre européen... et n'espère pas faire fléchir un Hollandais qui te parle de fric. Oublie. Oublie tout de suite...

"Élément de langage qui ne vaut pas tripette."

Les vôtres sont assez lamentables. Voici mon élément de langage principal: pacta sunt servanda.

N.B.: Je ne suis pas pour la sortie de la Hongrie. Mais elle reste bel et bien souveraine.

Deviro

@ Patrice Charoulet | 24 juillet 2021 à 14:00
Qui adore être hors-sujet

"Quel est le point commun entre des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des transgenres et des intersexes ? Qui peut m'éclairer ?"
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C'est d'être vilipendé(e)s par le reste de la société.
La réponse vous convient ?
Vous faites partie de quelle catégorie ?

Est-ce que j'ai fait une faute de français ?

Justin Coudebyte

Ça pourrait être bien, sur un blog tenu par un magistrat (certes pénaliste), de ne pas raconter les fariboles les plus grosses sur le droit. Souveraineté, coopération, « nos partenaires » (défense de rire !), bla-bla-bla. Il était une fois l’arrêt Jacques Vabre, et il était une fois l’arrêt Nicolo. Il était une fois le non-entanglement, et il était une fois le « droit souple »

Quant à la souveraineté partagée… le peuple hongrois doit avoir un avis là-dessus. N’a-t-il pas souverainement décidé d’entamer une procédure de sanction contre lui-même ? Bien sûr. Élément de langage qui ne vaut pas tripette. Et du reste les européistes les plus fins (c’est-à-dire ceux qui sont souples sur leurs pattes arrières, qui ne se payent pas de mots-tirelires mais regardent les choses comme elles sont) sont les premiers à la reconnaître. Sauf qu’ils l’assument — la marque de l’intelligence.

C’est là qu’on voit que Macron est le raté de la rue d’Ulm que l’on sait : la philosophie esthétisante et brute force, ça n’a plus la cote que chez le père Enthoven — dans le milieu. Parce qu’évidemment chez les boomers… Macron, grand séducteur de vieux.

F68.10

@ caroff
"Le fait que des services de renseignement travaillent ensemble n'a pas grand-chose à voir avec la "souveraineté" mais relève plutôt d'une politique de coopération qui est établie au sein ou en dehors de l'UE. Idem pour Interpol créé en 1923 pour permettre aux polices d'échanger sur la criminalité et le terrorisme et, en particulier d'émettre des mandats internationaux. En quoi cela touche-t-il des questions de souveraineté ?"

Parce que c'est exactement comme cela qu'on construit petit à petit un partage de souveraineté. On crée des coopérations, et quand la logique institutionnelle est suffisamment rôdée, on fusionne les choses plus en avant sur le plan juridique.

"En revanche, dès lors qu'il s'agit de compétences exclusives de l'UE (politique monétaire, règles de concurrence, union douanière, politique commerciale commune(...) les Etats-membres perdent leur souveraineté."

Ou la partagent à un niveau proto-confédéral. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Ce qui importe sont les mécanismes permettant à de tels partages de souveraineté de ne pas échapper au mécanisme de la critique en provenance du reste de la société, ce qui passe bien évidemment par une soumission, ultimement, au vote. Sur ce point-là, on peut tout à fait critiquer la construction européenne.

"Quant à la souveraineté européenne suggérée par Macron, Serge Sur a raison de la tourner en dérision grâce à une analyse juridique que j'ai déjà entendue dans la bouche de juristes et de politiques. Sur ce qu'il dit des manquements démocratiques de Macron, on ne peut qu'y être sensible.."

Les manquements démocratiques de Macron sont très exactement les manquements démocratiques de l'État français lui-même. Quand Éxilé s'insurge qu'on ait un parlement croupion et qu'on vote des lois à la va-vite face à des tsunamis d'amendements, c'est un manquement qui n'est pas spécifiquement dû à Macron. On le voit à l'œuvre depuis bien longtemps... mais cela, tout le monde s'en tape. Sauf quand cela les arrange de ne pas s'en taper, comme pour les vaccins... Ce qui est bien commode.

Pourriez-vous alors m'expliquer quels sont les manquements démocratiques de Macron ? Le fait qu'il s'exprime à la télévision en affirmant que lui-même convoque le parlement ? La belle affaire... tant qu'on ne me montre pas les documents qui attestent qu'il a outrepassé ses prérogatives, je ne vais pas monter sur mes grands chevaux. Si on me montre les documents en question, je suis prêt à parier que le Premier ministre a sa signature au bon endroit. S'il ne voulait pas la mettre, il n'avait qu'à ne pas la mettre. Point barre.

C'est donc là exactement ce que j'appelle du pinaillage où on cherche par des artifices rhétorico-juridiques à humilier autrui pour le pousser à utiliser un langage ampoulé qui ne cadre pas avec les contraintes médiatiques modernes. Je n'aime pas la présidentialisation, mais, quand même, c'est se moquer du monde que d'entendre les chantres d'un État fort pinailler ainsi. Cela ne mérite que de grands éclats de rire.

Mais si vous avez un point plus précis qui m'échappe à évoquer, n'hésitez pas...

Quant à la souveraineté européenne, expliquez-moi en quoi un président n'aurait pas le droit d'être issu d'une mouvance qui la cautionne et qui souhaite réformer la constitution en ce sens si c'est nécessaire. Il y aurait une loi constitutionnelle qui interdirait d'avoir l'opinion qu'il faudrait utiliser les dispositions de la constitution pour la modifier ?? On se moque de qui ?

Macron n'est pas juge. Si un juge prétend se saisir d'une souveraineté européenne qui n'est pas entérinée noir sur blanc, il serait en faute. Mais Macron n'est pas juge, et a entièrement le droit de prôner une souveraineté européenne si cela lui chante. Tout comme Marine en a le droit. Si cela lui chante. Aucun problème de fond. Ou il faut alors qu'on m'explique...

"Son analyse de "la construction européenne (..) plutôt une variante du multilatéralisme, un sport de combat où chacun défend ses intérêts nationaux" me paraît être frappée au coin du bon sens diplomatique."

C'est très juste. Et c'est aussi une opinion politique parfaitement légitime que de penser, sur les enjeux tels que la Russie, la Chine, le commerce international ou l'immigration, qu'il convient de sortir du multilatéralisme égoïste pour récuser le statu quo actuel. Si Macron pense cela, il a parfaitement le droit de l'affirmer. Je trouve gonflé que la liberté d'expression d'un président puisse être juridiquement restreinte au motif qu'il serait le gardien de la constitution. Un président est garant de la constitution, pas le gardien d'un dogme. On n'est pas en Iran.

N.B.: pour les handicapés du bulbe, ces derniers propos ne peuvent pas être mis en analogie avec le cas Trump. Aucune structure étatique ou cadre juridique n'a restreint ou condamné Trump au silence. Ce sont des entités privées qui l'ont fait, en appliquant leur droit constitutionnel de dire ce qu'elles veulent, droit qui inclut celui de ne pas relayer les propos qu'elles considèrent souverainement immoraux. Quand on parle de souveraineté, hein... autant prendre le concept au sérieux.

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@ Wilfrid Druais
"Il n'y a pas plusieurs niveaux de souveraineté. Une demie ou 3/4 de souveraineté ne font pas une souveraineté, ce sont des oxymores. On est souverain ou on ne l'est pas, point barre."

N'importe quoi. Il y a différents niveaux de gouvernance. Les compétences d'un département ne sont pas celles de l'ONU. La souveraineté, cela se construit. Sur le terrain. Le reste, ce sont des artifices juridiques qui nous permettent de prétendre que le réel coincide avec son double mental. C'est complètement fallacieux. Cela permet de délirer en boucle sur de nombreux sujets comme le droit de vote des étrangers au niveau local. Quand on est souverain, c'est au niveau le plus local possible de décider si, oui, ou non, ce niveau donne le droit de vote aux étrangers. C'est cela être souverain: pouvoir décider chez soi. Ce n'est pas se cacher derrière des trémolos comme la souveraineté nationââââle pour nier aux régions et départements leur propre souveraineté. Qu'on leur vole.

Vous pestez contre Bruxelles ? Vous devriez tout autant pester contre Paris.

N.B.: la souveraineté de décider du droit de vote des étrangers au niveau local peut aussi être étendue à la souveraineté d'une commune ou d'un département de retoquer l'attribution de la nationalité à ses résidents. Cela serait un peu plus fun, non ? Cela ne vous plairait pas ? Vous préférez que cela soit une compétence étatique, la nationalité ? Vraiment ? Vous devriez y réfléchir...

Wilfrid Druais

Patrick Stefanini, le haut fonctionnaire de droite à la mode (oxymore) qu'on voit sur tous les plateaux TV dès qu'il faut parler d'immigration, parce qu'il faut bien en parler de temps en temps pour essayer d'être un peu crédible sur l'info, qui a écrit un bouquin sur le sujet qui pour résumer dit ce que le FN dit depuis 40 ans, mieux vaut tard que jamais, devient le directeur de campagne de "la Versaillaise" Pécresse et perd donc toute crédibilité.

C'est sûr qu'avec Précresse présidente, l'immigration ne serait plus un problème vu qu'elle ne l'a jamais été.
La seule immigration que connaisse Pécresse, c'est celle des hommes d'affaires et hommes d'Etat africains ou d'ailleurs qu'elle a croisés dans ses soirées mondaines toute sa vie.

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@ F68.10
"Bien sûr que la souveraineté cela peut s'éroder, se partager via des accords, et qu'il est possible, par le droit, de faire émerger différents niveaux de souveraineté à travers une zone géographique".

Il n'y a pas plusieurs niveaux de souveraineté. Une demie ou 3/4 de souveraineté ne font pas une souveraineté, ce sont des oxymores. On est souverain ou on ne l'est pas, point barre.

caroff

@ F68.10 14h37
"Bon sang de bon dieu !! Bien sûr que la souveraineté cela peut s'éroder, se partager via des accords, et qu'il est possible, par le droit, de faire émerger différents niveaux de souveraineté à travers une zone géographique.
Et heureusement qu'elle se partage cette souveraineté ! Les services de renseignement travaillent de plus en plus ensemble au niveau européen. Parce que la réalité de leurs contraintes aura toujours raison face aux arguties juridiques de ce type."

Le fait que des services de renseignement travaillent ensemble n'a pas grand-chose à voir avec la "souveraineté" mais relève plutôt d'une politique de coopération qui est établie au sein ou en dehors de l'UE. Idem pour Interpol créé en 1923 pour permettre aux polices d'échanger sur la criminalité et le terrorisme et, en particulier d'émettre des mandats internationaux. En quoi cela touche-t-il des questions de souveraineté ?

En revanche, dès lors qu'il s'agit de compétences exclusives de l'UE (politique monétaire, règles de concurrence, union douanière, politique commerciale commune(...) les Etats-membres perdent leur souveraineté.

Quant à la souveraineté européenne suggérée par Macron, Serge Sur a raison de la tourner en dérision grâce à une analyse juridique que j'ai déjà entendue dans la bouche de juristes et de politiques. Sur ce qu'il dit des manquements démocratiques de Macron, on ne peut qu'y être sensible...
Son analyse de "la construction européenne (..) plutôt une variante du multilatéralisme, un sport de combat où chacun défend ses intérêts nationaux" me paraît être frappée au coin du bon sens diplomatique. Demandez aux acteurs d'un Conseil européen ou aux ambassadeurs du Coreper :https://eur-lex.europa.eu/summary/glossary/coreper.html?locale=fr

Exilé

J'ai l'impression que personne n'a vraiment pris la mesure de la situation et des événements.

Nous sommes en train de disserter autour de personnages à qui nous pourrions adresser la remarque qu'avait faite Nigel Farage à Herman Van Rompuy au Parlement européen : « Vous avez autant de charisme qu'une serpillière humide ! ».

Mais la question n'est pas là.

Depuis quelques heures, la France n'est plus vraiment une démocratie - à supposer qu'elle l'ait jamais été - mais elle a sombré au mieux, pour ne pas employer le terme dictature, dans un régime autoritaire autiste et arrogant, dans lequel une petit nombre d'hommes décide en petit comité, ou bien à huis clos voire par des communications téléphoniques privées nocturnes, de mesures qui seront votées par une nuit sans lune et dans la fatigue par des méthodes dignes des AG trotskistes de 1968, par un parlement-croupion sans discussion préalable pour être imposées ensuite à des Français hébétés.

Mais le plus inquiétant est que plusieurs hommes politiques qui en principe dans une démocratie devraient représenter l'opposition dont celle de « droite » se sont associés à cette mascarade pour promulguer des mesures parfois délirantes, aux conséquences qui risqueront souvent d'être inhumaines et catastrophiques dans leur application.

En évoquant LR et son ronron, nous raisonnons comme si nous étions encore dans les années 70, à partir d'un clivage droite-gauche net, alors que depuis le paysage politique est devenu très confus, avec des connivences trans-partis diffuses et avec des repères qui explosent, sous les effets d'une véritable fracturation (qui n'est pas hydraulique, cher Claude Luçon, mais néanmoins destructrice...).

Ainsi, il était convenu, par une sorte de fiction juridique, de qualifier « d’extrémistes » les partis éloignés du centre de l'hémicycle politique, alors que récemment nous avons pu constater avec consternation que des hommes politiques de divers partis dits « de gouvernement » dont des centristes ont pu tenir en absence de toute retenue des propos d'une virulence extrême en jetant leur bonnet de modération par-dessus les moulins, ce que nombre de prétendus « extrémistes » ne se seraient jamais permis, à l'encontre des Français qui critiquaient l'inquiétante politique vaccinale mise en place et ses dangers potentiels, tout cela dans une atmosphère de folie collective incroyable, ceux qui invoquent la raison à tout propos l'ayant perdue, comme si le vaccin rendait fou par sa seule évocation...

Donc que valent nos petites conjectures actuelles alors que nous ne savons mêmes pas si les cartes ne seront pas rebattues avant 2022, dans les événements ou dans les urnes ?

Comment la démocratie peut-elle encore avoir un sens alors que les membres des partis pour lesquels nous votons habituellement peuvent très bien, suite à un matraquage médiatique éhonté ou suite à diverses pressions imprévisibles voter une disposition que nous rejetons avec la plus grande énergie, alors qu'ils sont supposés savoir que nous ne les avons pas élus pour cela ?

Attendons que cette hystérie soit retombée avant de nous lancer dans des analyses qui n'auraient autrement aucun sens.

Cactus

@ Robert

Elle est trop belle madame Pécresse ! Même sans tresses !

Giuseppe

Dans ce trio ici en photo, vu, revu, qui existe dans la politique depuis des décennies, figures éculées et passées par tous les postes et ministères, il ne manque plus que celle qui nous a coûté une fortune, bien discrète, qui pensait comme Jacques Delors qu'on viendrait la supplier, se jeter à ses pieds... La Madone du Poitou qui nous a coûté une fortune.

Ailleurs ce doit être pareil, Macron a bien compris tout cela, il va être réélu sans coup férir, les autres ont fini par lasser et décourager les électeurs qui ne croient plus à ces guenilles usées de la politique, usées de partout à force de les retourner et les revêtir juste en changeant les boutons.

Tous ces grands bourgeois de Paris, dont on se moque dans les estaminets locaux de province, ne font pas rêver, au moins Macron et sa mémé apportent un vent frais de filiation dans un contexte politique fait de rentes et de viagers pour tous ceux qui vont se déchirer.

Pécresse et Hidalgo, deux grandes couturières de la France des tissus soyeux qui ne savent même pas où se situe "L'étape du berger" chère au skieur Macron. Les deux premières trop habituées aux tapis soyeux et rouges des salons plutôt qu'aux planches des tables rustiques en altitude.

Cela ne s'invente pas !

https://i.goopics.net/bxq8Q.png

Il a, il faut le lui reconnaître, ce côté pompidolien de la France profonde et d'essayer "d'emmerder le moins possible les Français", et en plus il est naturel, pas comme ces superficielles ou Rachida qui aimait trop elle les grands couturiers.
Les Français aiment le naturel, sans être dupes, de Gaulle avait demandé à Pompidou de ranger sa Porsche au garage le temps qu'ils s'habituent à lui et jugent qu'il était bien de Montboudif.

F68.10

@ Robert
"Madame Pécresse ne me semble pas plus en mesure d'endosser la fonction présidentielle que monsieur Macron, dont elle est en quelque sorte le pendant féminin..."

Non. Ce ne sont pas les mêmes. Je veux bien que quand on est à droite de la droite, tout démocrate ressemble à un gauchiste avec un couteau entre les dents. Mais non, les références philosophique d'un Macron et d'une Pécresse ne sont pas les mêmes.

"...qui [Macron] reste un président qui se soucie de respecter la Constitution comme de sa première barboteuse."

L'accusation est grave. Je viens de lire le texte de Serge Sur. Et ce bonhomme est professeur émérite à Panthéon-Assas ??! Il convient donc très clairement de commencer à faire le ménage dans l'université.

En gros, pour ce Monsieur, tout accord international qui viserait à fédérer des États serait anticonstitutionnel car attentatoire à la souveraineté. (Si cela est le cas, il convient bel et bien de changer la constitution.)

"Or la souveraineté est ou n'est pas. Elle ne s'érode pas, elle ne se partage pas, elle ne se démultiplie pas, elle n'est pas exercée en commun." -- Serge Sur

Bon sang de bon dieu !! Bien sûr que la souveraineté cela peut s'éroder, se partager via des accords, et qu'il est possible, par le droit, de faire émerger différents niveaux de souveraineté à travers une zone géographique.

Et heureusement qu'elle se partage cette souveraineté ! Les services de renseignement travaillent de plus en plus ensemble au niveau européen. Parce que la réalité de leurs contraintes aura toujours raison face aux arguties juridiques de ce type.

Je trouve le reste de l'article de Serge Sur complètement affligeant. Si c'est cela les entorses à la constitution qu'on reproche à Macron (1. négation de la souveraineté alléguée 2. pinaillages sur la convocation du parlement alors que rien n'indique que la paperasse n'est pas en bon ordre 3. délire sur l'indépendance de la justice, où les vrais sujets sont complètement évités, au seul but de tourner autour du pot du forçage ou non-forçage de démission de Dupond-Moretti), ça va... on est encore en démocratie.

Quand certains hurlent ici au gouvernement des juges, qu'ils réfléchissent deux minutes aux implications des propos de Serge Sur...

"Le fond du problème reste la souveraineté des États et des peuples, fondement de la démocratie. Or, tous ces personnages, masculins ou féminins, sont fondamentalement pour un approfondissement de l'UE dont monsieur Barnier est le représentant le plus émérite !"

Et c'est bien leur droit le plus strict d'avoir ce type d'opinion si tel est bien leur opinion !!

"Or, alors qu'au plan du Droit européen la décision de la CJUE s'impose en vertu des dispositions des traités qu'ils ont soutenus, ces thuriféraires de l’élargissement des compétences de l'UE dans un sens toujours de plus d'amoindrissement des compétences des États et de la souveraineté des peuples n'évoquent aucunement des choix politiques s'opposant à ce type de décision de la CJUE, seule voie possible pour mettre en cause cet arrêt qui porte atteinte à la souveraineté de la France en matière de défense nationale."

(Presque) tout le monde s'en moque du temps de travail des militaires. La seule chose qui importe dans cet arrêt est que la décision touche l'armée.

C'est très bien. Cela vous fait les pieds. Maintenant, allez discuter avec vos autres partenaires européens si vous voulez corriger cela.

"Et ce ne sont pas madame Pécresse ou messieurs Barnier, Wauquiez et autres prétendants à la magistrature suprême en France qui sauront, comme le général de Gaulle en son temps, pratiquer la chaise vide ou opposer le moindre veto, d'autant que l'Allemagne contrôle toute la structure bureaucratique de l'UE et qu'elle a été en grande partie à l'origine de cette directive sur le temps de travail dont elle se satisfait pour sa propre armée..."

Et voilà... il faut apprendre à discuter avec vos partenaires. Rompez.

"Je ne pense donc pas qu'en un seul premier trimestre de présidence de l'UE, c'est-à-dire les mois précédant la période électorale de la prochaine présidentielle, monsieur Macron pourra changer la situation d'un iota !"

Discuter, c'est long. Et cela s'apprend.

Patrice Charoulet

« Les personnes LGBTI »

Depuis pas mal de temps, à la radio, j'entends des gens parler de « personnes LGBTI ». Je ne suis jamais allé chercher des précisions. J'avais cru comprendre que l'on me parlait des homosexuels. J'ai du temps. Je vais chercher ce que cette curieuse expression signifie.
« L » = Lesbiennes. Bon, je connais.
« G » = Gays. Bon, je connais. Homosexuels, quoi.
« B » = Bisexuels. Bon. Ce sont des gens, si je comprends bien, qui peuvent être sexuellement attirés, selon le jour, par des hommes ou des femmes.
« T », ça se complique. = Transgenres. Comme je ne comprends pas bien, je fais des recherches.
Cela signifierait : Dont l'identité sexuelle psychique ne correspond pas au sexe biologique. Ah bon ! Pas simple.
« I » = Intersexes. Là, il est dur de trouver une explication. Mais j'ai trouvé ceci : Qui naît avec des caractères sexuels qui ne correspondent pas aux définitions traditionnelles du sexe masculin ou du sexe féminin. Sur le Net, la définition m'est obligeamment fournie par... l'ONU, qui appelle l'humanité à avoir beaucoup de bienveillance pour les intersexes. C'est très gentil.

Maintenant, je comprends ce que veut dire « les personnes LGBTI ».
Je m'interroge. Comment quelqu'un peut-il parler, à la radio, au nom de toutes ces personnes-là ?
Quel est le point commun entre des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des transgenres et des intersexes ? Qui peut m'éclairer ?

Elektra

Pour paraphraser Arnaud Montebourg, le principal problème de V. Pécresse, c'est son mari, qui a apportė son entregent dans la prédation d'une activité assez stratégique.

Mais bon je sors, car depuis que je fréquente ce blog, j'ai compris que la strate économique n'intéressait pas trop l'auditoire dudit blog (issu du monde judiciaire ou de l'économie financière ?).

Patrice Charoulet

DEBRAY-FINKIELKRAUT

Ce samedi 24 juillet, de 9 à 10 h, France Culture rediffusait une conversation entre Alain Finkielkraut et Régis Debray. Un régal ! Si vous pouvez écouter ça, vous ne le regretterez pas.

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/un-itineraire-avec-regis-debray-0

Robert

Je rejoins les commentaires de Michelle D-LEROY | 23 juillet 2021 à 18:43 et Giuseppe | 23 juillet 2021 à 15:34, ainsi qu'en assez grande part de Tipaza | 23 juillet 2021 à 14:06.

Madame Pécresse ne me semble pas plus en mesure d'endosser la fonction présidentielle que monsieur Macron, dont elle est en quelque sorte le pendant féminin, qui reste un président qui se soucie de respecter la Constitution comme de sa première barboteuse. Il suffit d'en lire ce qu'écrit Serge Sur, professeur émérite à l'université Panthéon-Assas qu'on pourra lire ici :
http://libertescheries.blogspot.com/2021/07/les-invites-de-llc-serge-sur.html
Sur ce plan, on n'entend guère de critique sur les décisions et discours présidentiels, notamment dans les médias.

Le fond du problème reste la souveraineté des États et des peuples, fondement de la démocratie. Or, tous ces personnages, masculins ou féminins, sont fondamentalement pour un approfondissement de l'UE dont monsieur Barnier est le représentant le plus émérite !

Mais dans la liste des candidats potentiels, a été oublié un personnage important du règne de monsieur Macron : monsieur Édouard Philippe qui pourrait se substituer à lui si monsieur Macron ne se représentait pas à cette élection présidentielle !

Plusieurs des commentaires cités supra évoquent l'arrêt de la CJUE concernant le temps de travail des militaires. Monsieur Edouard Philippe, Conseiller d’État, a fait part dans Le Monde de ses préoccupations. Monsieur Macron laisse entendre qu'il profitera de sa présidence de l'UE pour modifier la directive sur laquelle se fonde cet arrêt.
Or, alors qu'au plan du Droit européen la décision de la CJUE s'impose en vertu des dispositions des traités qu'ils ont soutenus, ces thuriféraires de l’élargissement des compétences de l'UE dans un sens toujours de plus d'amoindrissement des compétences des États et de la souveraineté des peuples n'évoquent aucunement des choix politiques s'opposant à ce type de décision de la CJUE, seule voie possible pour mettre en cause cet arrêt qui porte atteinte à la souveraineté de la France en matière de défense nationale.

On lira ici avec intérêt l'analyse qu'en fait Descartes sur son blog :
http://descartes-blog.fr/2021/07/22/dans-la-torpeur-de-lete-la-souverainete-fout-le-camp/

Outre le fond de ce billet de Descartes qui évoque utilement la réaction de monsieur E. Philippe, les échanges de l'auteur avec un correspondant dénommé Vincent permettent d'approfondir l'approche juridique comme politique du problème. Et ce ne sont pas madame Pécresse ou messieurs Barnier, Wauquiez et autres prétendants à la magistrature suprême en France qui sauront, comme le général de Gaulle en son temps, pratiquer la chaise vide ou opposer le moindre veto, d'autant que l'Allemagne contrôle toute la structure bureaucratique de l'UE et qu'elle a été en grande partie à l'origine de cette directive sur le temps de travail dont elle se satisfait pour sa propre armée...

Je ne pense donc pas qu'en un seul premier trimestre de présidence de l'UE, c'est-à-dire les mois précédant la période électorale de la prochaine présidentielle, monsieur Macron pourra changer la situation d'un iota !

Giuseppe

@ Tout a une fin | 24 juillet 2021 à 08:11

J'aurais dû écrire: beaucoup trop de couillons encore pour voter pour eux.

Patrice Charoulet

Ne voulant pas du match Macron-Le Pen, je voterai pour le candidat LR qui surnagera. Attendons.
Barnier et Juvin, quels que soient leurs mérites, me semblent de trop dans le débat.

Tipaza

@ vamonos | 24 juillet 2021 à 09:01
« D'abord, je ne suis pas l'ami d'Achille, désolé, mais je respecte toutefois ses idées et ses interventions. »

Je ne suis pas non plus l’ami d’Achille, mais il fait partie des gens avec qui je pourrais avoir des relations. Tous mes amis ne sont pas de mon bord politique, heureusement pour moi et pour eux.
Je continuerai évidemment à le mettre en boîte, c’est un peu la règle du jeu.

« Mme Pécresse est sérieuse, elle ne s'agite pas dans tous les sens pour tout faire en même temps. »

Ben non, pour moi elle est tout sauf sérieuse, je dirai même plus elle n’est pas correcte avec son électorat et avec elle-même.
À peine élue présidente de Région, elle déclare, haut et fort, que cette nomination ne l’intéresse pas et qu’elle vise plus haut, la Présidence !
Franchement vous trouvez ça sérieux, correct ?
Je trouve ça malhonnête intellectuellement.
Nous atteignons avec ce genre de comportement les limites de la démocratie représentative qui se moque, ô combien, des électeurs et donc des citoyens.

Il en est de même des autres candidats dans son cas, cela va sans dire et mieux en le disant.

Isabelle

LR/LREM, les mêmes têtes et la même tambouille.
Pas étonnant qu'une grande majorité de Français s'abstiennent de voter.
Je m'étais abstenue en 2017. Ni Macron qui a épousé sa mère, ni MLP qui a tué son père. Trop œdipien pour moi !

Pour changer de sujet, avez-vous trouvé le sketch de J-Y Lafesse « 43e étage sans ascenseur » avec Germaine Ledoux ?
J’essaie sur YouTube, impossible et les autres sites sont bizarres. Pas envie de m’y connecter.

https://www.bvoltaire.fr/jean-yves-lafesse-le-canular-de-trop/

Cela nous changera des commentateurs aussi recyclés que les personnages politiques qu’on nous inflige sur tous les plateaux TV. À présent, on en rajoute une couche avec les médecins commentateurs qui nous filent la nausée.

Julien Dray, Luc Ferry, Manuel Valls… Comment la télévision est devenue une machine à recycler les ex-politiques. La télé-poubelle ou la « tele basura » espagnole !

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/julien-dray-luc-ferry-manuel-valls-comment-la-television-est-devenue-une-machine-a-recycler-les-ex-politiques/

Au fait, en France les agressions continuent. Je n'en dresse pas la liste, trop longue !
Que fait la macronie ? RIEN. Que fait ou dit LR ? RIEN. Que dit MLP ? RIEN. Elle doit s'occuper de ses chats ?

Il paraît que le sujet COVID doit occuper tous les esprits soumis.

Louis

Les lignes de division sont infranchissables, je veux bien donner ma voix à des gens comme Henri Guaino, chantre d'une certaine idée de la France mais je ne la donnerai pas à un représentant du clan des européistes béats qui avalent tout des structures supranationales dont les juges qui éclipsent les politiques. La France est à reconstruire, nous recherchons un architecte et pas un petit comptable.

vamonos

@Tipaza | 23 juillet 2021 à 14:06
« On n’en veut pas à Achille et ses amis, ils ne sont même pas une boussole qui indique le Sud, ils sont à l’Ouest et depuis longtemps. »

D'abord, je ne suis pas l'ami d'Achille, désolé, mais je respecte toutefois ses idées et ses interventions.
Ensuite, sur ce blog, j'essaie toujours de rester dans les limites du sujet imposé.
L'échéance électorale est prévue dans moins d'un an. Mme Pécresse est sérieuse, elle ne s'agite pas dans tous les sens pour tout faire en même temps. Elle aura le loisir de détailler son projet dans les prochains mois.
Qui vivra verra.

Achille

En fait la différence entre LREM et LR est simple.
Le premier parti a un seul chef incontesté, à savoir Emmanuel Macron, alors que le second doit choisir dans une multitude de petits chefs qui ont été longtemps bridés par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy et qui croient que leur grand soir est arrivé.

Difficile de choisir le candidat le plus rassembleur vu les courants de pensée incompatibles les uns avec les autres, mêmes si tous se réclament du gaullisme, terme galvaudé jusqu’à l’outrance.

Laurent Wauquiez pille allègrement les idées du RN, alors que Valérie Pécresse a une vision plus apaisée de l’unité nationale. Sans doute Michel Barnier également. Tous deux sont des européistes convaincus.
Bruno Retailleau, c’est le catho réac qui a toujours eu son petit public en France conservatrice.
Philippe Juvin, à part son ego surdimensionné, on ne voit pas trop ce qu’il apporte dans le panier de la mariée.
Reste Xavier Bertrand. Certes il n’a pas fait le parcours de prestige HEC, Sciences Po, ENA, qui sied à toute personnalité politique qui veut faire carrière. Mais dans le contexte actuel, c’est plutôt un avantage.

Reste à savoir ce que va décréter la primaire. Mon tiercé : 1 Pécresse, 2 Bertrand, 3 Barnier. Les paris sont ouverts ! :)

Michel Deluré

@ stephane 23/07 23:00

L'objet de l'interview de VP aussi bien que de celle de XB étant strictement identique, une équité de traitement me semblait à l'évidence s'imposer, aucune autre considération de quelque ordre qu'elle soit ne devant entrer en ligne de compte.

Tout a une fin

@ Giuseppe
"Tous des voraces et beaucoup de couillons pour voter encore pour eux."

D'accord pour le premier constat, quant au second, il semble qu'il y ait de moins en moins de couillons pour voter. Et personne pour remonter vraiment le niveau en s'en prenant à la rupture aveuglante, assourdissante, du contrat social français : une inégalité vertigineuse entre des citoyens libres qui ne cesse de croître. Et ce n'est pas les nouveaux zemmouristes qui vont, parce qu'ils ont des victimes expiatoires à proposer, remonter le niveau. L'Histoire n'a donc rien appris à ces tocards ?

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