« Le Festival de Cannes : amateurisme ridicule et monstrueux... | Accueil | LR : la machine à perdre s'enraye... »

21 juillet 2021

Commentaires

HOPE

@ sbriglia 21 juillet 2021 à 10:17
"Je vais demander derechef à mon paysan du Cantal : « Marcel, quand vous roulez à 110 sur une route autorisée à 90, buvez-vous avant pour vous donner le courage de la transgression ? »
Philippe, ne jamais oublier que la Justice est rendue au nom du peuple français : mon Marcel en fait tout autant partie que François Molins et le bon sens du premier vaut largement le savoir du second…"

---

Absolument parfait ! Merci monsieur !

Wilfrid Druais

@ Achille
"Vous n’allez pas me croire, mais depuis que Pascal Praud et Éric Zemmour sont partis en vacances, ma tension artérielle est redevenue normale, je n’ai plus de remontées gastriques et je dors comme un bébé."

Il serait peut-être temps d'arrêter de regarder CNews. Moi je dis ça...

Wilfrid Druais

"La nuance est importante. Il ne boit pas ou ne se drogue pas pour avoir le courage de tuer. Il se drogue et boit puis, plus tard, tue" (PB)

Au début j'ai cru que Monsieur Bilger faisait du second degré mais non, en fait il a l'air sérieux. C'est le pire.

La nuance est tellement ténue qu'il est quasiment impossible de prouver la différence entre les deux cas.

Si par exemple je veux tuer mes c*nnards de voisins et leurs chiards mal élevés, donc un truc totalement hypothétique... hmmm, je me bourre la gu**le, je prends quelques anxiolytiques ce qui fait un joli cocktail bien détonnant et je vais tous les massacrer au cri de "MONTJOIE ! SAINT-DENIS !", je leur coupe la tête et je les plante sur des pics devant chez moi.

Après avoir été arrêté il me suffira de dire aux pseudo-"zzzzexperts" psychiatres (oxymore) qu'avant ce moment-là je n'avais jamais pensé commettre des actes d'une telle sauvagerie et que je suis pas bien dans ma tête parce que ma maman a pas été gentille avec moi quand j'étais petit, et que suis vraiment désolé, et que je recommencerai plus, étouétou, que c'est la faute à ce que j'ai pris.
Il sera impossible de prouver le contraire.
Sauf que vu que je l'écris avant de le faire, évidemment ça marchera pas maintenant. C'est ballot. Crétin va !
De toute façon, c'était hypothétique...

Antonin Scalia

@ sbriglia
« Ne jamais oublier que la Justice est rendue au nom du peuple français. »

Cela fait bien longtemps (pour ne pas dire : c'est depuis toujours) que la formule a autant de valeur que la perruque sur la tête d'un magistrat anglais. Il y a cinquante ans presque jour pour jour était publiée la décision « Liberté d'association », qui autorise les neuf vieilles barbes, non élues, de la rue de Montpensier à censurer des dispositions législatives votées par des représentants élus en interprétation d'un droit qu'on peut difficilement plus mou. Qui est au courant ? Personne.

sbriglia

"...depuis que Pascal Praud et Éric Zemmour sont partis en vacances, ma tension artérielle est redevenue normale…" (Achille)

"Ayant moins d'idées, ils eurent moins de souffrances…" (Flaubert, B.et P.)

Michel Deluré

Et si plus simplement, plutôt que d'éviter les assises à un justiciable au motif que des experts ont diagnostiqué, avec la marge d'erreur qu'un tel diagnostic peut toujours comporter, que son discernement était aboli au moment de l'accomplissement de l'acte, tout présumé assassin était systématiquement jugé quel que soit son état mental, laissant l'appréciation sur l'existence réelle et le rôle joué par cette altération mentale à la seule charge du tribunal ?

Le tribunal, au travers du déroulement du procès et de l'éclairage apporté lors des débats sur le dossier, dont entre autres la contribution des experts, n'est-il pas le mieux placé pour apprécier ce même dossier et juger de la sentence à prendre la mieux adaptée ?

À prévoir une multitude d'exceptions, veillons à ce que la loi ainsi complexifiée et hypertrophiée n'en devienne encore moins accessible et juste.

Louis

Une façon élégante de combattre l'idée de Michelet "Lorsque l'Etat est faible les sorcières apparaissent"... Parfois je me demande s'ils sont à jeun les p'tits du château...

Tipaza

@ Achille | 21 juillet 2021 à 13:24
« je dors comme un bébé »

Heureusement que pendant que vous dormez, certains veillent sur vous !

« Je suis le vieux guetteur
Qui monte la garde sur les remparts.
La nuit est bien calme
Et tu dors…

Les hommes ont effeuillé mes songes
Je n’avais pas, pour paraître devant eux
Ma robe de lin,
Ils me demandaient un parchemin.
Je n’avais qu’un bouclier de guetteur.
Le jour point
Et, nous retrouverons demain dans le jardin
En poussières d’argent sur le rosier
Nos rêves d’enfants.

Je suis le vieux guetteur
Qui monte la garde sur les remparts,
J’ai dans les yeux, les aurores des temps anciens
Et dans la tête, la chanson des temps futurs. »

Non ce n’est pas Zemmour qui a écrit ces quelques vers, et pourtant il aurait pu, tellement c’est beau, et de circonstances.
Enfin je ne suis pas sûr que Zemmour soit un poète, mais ce n’est pas important pour celui qui sera notre futur Président et Pascal Praud Premier ministre.

Réveillez-vous !… C’est de Bernard Dadié.

Denis Monod-Broca

@ Exilé

Vous êtes d’accord avec moi et pourtant vous semblez être atteint par le mal que je dénonce, vouloir toujours améliorer la loi : il n’y a pas et il n’y aura jamais de loi parfaite, de loi prévoyant tous les cas particuliers possibles, imaginables et non-imaginables.
Dura lex, sed lex : la loi est à appliquer telle qu’elle est, quelles que soient ses imperfections.
Et les décisions de justice, prises en applications de la loi, sont à accepter telles qu’elles ont été prises.
C’est la seule protection, aussi fragile qu’elle soit, contre l’arbitraire et l’injustice.

Jérôme

@ sbriglia
"Je vais demander derechef à mon paysan du Cantal"

Je comprends mieux, Salers et Saint-Pourçain.
Si vous connaissez un coin où je pourrais me fournir en Gaperon fermier, je n'en trouve plus par chez moi, vous seriez un demi-Dieu. Je dis demi car il n'y a de Dieu que Dieu et Mohamed est son prophète.
Je ne veux pas d'ennuis avec la Kommandantur.

Metsys

"Je n'ai jamais été confronté à des péripéties qui démontraient de manière irréfutable qu'elles n'avaient pu être réalisées que grâce à l'alcool et à la drogue" (PB)

Sauf peut-être pour François Besse qui était manifestement drogué à l'évasion... Si ma mémoire est bonne, votre réquisitoire fut relativement modéré.

Achille

Vous n’allez pas me croire, mais depuis que Pascal Praud et Éric Zemmour sont partis en vacances, ma tension artérielle est redevenue normale, je n’ai plus de remontées gastriques et je dors comme un bébé. À la limite c’est même déprimant.
Heureusement il me reste encore les billets de Philippe Bilger pour me garantir un certain niveau d’adrénaline indispensable au bon fonctionnement de mes neurones.
Notamment ce dernier billet...

Antonin Scalia

Que l’opinion publique se mêle de justice, quel scandale ! Vite des juges et des experts encore plus irresponsables !

stephane

@ Achille

Très bien formulé.

anne-marie marson

« Le projet de loi exclut l'irresponsabilité pénale quand de l'alcool et de la drogue ont été consommés afin de se donner "du courage" pour perpétrer le crime. »
« En revanche, un second point est moins hypothétique et accessoire dans le projet: si un individu commettait un crime après avoir consommé avant alcool et/ou drogue sans qu'il y ait un lien de causalité, une infraction spécifique lui serait alors imputée. » (PB)

"Le projet de loi comme baume." Vraiment ? C'est nouveau, cela vient de sortir.
C’est un billet qui n’arrive pas à démontrer que le meurtre de Sarah Halimi n’était pas un meurtre antisémite.

—————

« Un fait divers, une loi, un fait divers, une loi » : guérirons-nous de cette logorrhée législative, pathologie qui pourrait bien être mortelle ? »
Rédigé par : Denis Monod-Broca | 21 juillet 2021 à 08:34

Une marche blanche aura lieu pour Doriane, pas pour Marc Floris, le fugitif retrouvé mort à Gréolières, qui a tué Doriane.
Maintenant, les histoires d'amour qui finissent mal deviennent un féminicide et du harcèlement. Roméo et Juliette c’est bien fini.

« Un virus, un vaccin, un virus, un vaccin » : guérirons-nous de cette logorrhée vaccinatrice, pathologie qui pourrait bien être mortelle ? »
Si la politique sanitaire était bien faite, le vaccin devrait être l'exception, et pas la règle.

Apparemment les Corona sont mieux connus que le VIH.
Le document d'ARTE a bien montré la course au vaccin des laboratoires, comme une course de chevaux, avec pour vainqueur un vaccin allemand-américain (Pfizer) comme par hasard. AstraZeneca out (comme par hasard).

Exilé

@ Denis Monod-Broca
« « Un fait divers, une loi, un fait divers, une loi » : guérirons-nous de cette logorrhée législative, pathologie qui pourrait bien être mortelle ? »

Exactement.
Cela démontre aussi l’incapacité du Législateur à prévoir tous les cas de figure impliqués par les lois qu'il promulgue.
Peut-être que moins de lois mais mieux faites serait préférable.
Mais c'est peut-être trop demander à des gens qui se croient obligés d'attacher leur nom à une loi pour avoir l'impression d'exister.

sbriglia

« …Pour répondre aux polémiques et à l'indignation suscitées, à tort à mon avis... »

Philippe nous fait, dans ce post, une belle « bilgerouette»(néologisme de mon cru consistant à condenser en un seul mot une pirouette sémantique de Philippe Bilger).

L’arrêt Sarah Halimi est du 14 avril 2021…
Trois ans auparavant, dans un arrêt du 13 février 2018 (Crim. 13 févr. 2018, n° 17-86.952, Dalloz jurisprudence), la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi formé contre un arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles qui, dans une espèce dans laquelle une personne avait été mise en examen du chef de tentative d’assassinat et avait fait l’objet de trois expertises médicales, dont deux avaient conclu à l’abolition de son discernement et la troisième à l’altération de son discernement, avait exclu « tout trouble psychique » et avait décidé de renvoyer le mis en examen devant la cour d’assises en relevant notamment que « la consommation importante de stupéfiants ne doit pas s’analyser comme une cause d’abolition du discernement mais au contraire comme une circonstance aggravante ».

Ce qui signifie deux choses, au moins :

- la première que la Haute Assemblée peut dire tout et son contraire à trois ans d’intervalle,

- la seconde que Philippe, gangrené par un corporatisme qui lui met parfois des peaux de saucisson devant les yeux - à cet égard on pouvait espérer que la retraite et l’éloignement subséquent des salles d’audience auraient apporté à notre hôte un regard un tant soit peu plus objectif - ne nous a pas expliqué, en pénaliste avisé, en quoi l’arrêt de 2021 était mieux fondé, au regard des principes fondamentaux de l’irresponsabilité pénale, que celui de 2018…

Et devant ce brouillage jurisprudentiel, qui démontre pour la moins la nécessité, pour le législateur, de siffler la fin de la récréation, Philippe de faire la moue, d’écrire qu’il ne voit pas l’utilité d’une telle loi et de poursuivre par : « La nuance est importante. Il ne boit pas ou ne se drogue pas pour avoir le courage de tuer. Il se drogue et boit puis, plus tard, tue. »

C’est beau comme l’antique !

Je vais demander derechef à mon paysan du Cantal : « Marcel, quand vous roulez à 110 sur une route autorisée à 90, buvez-vous avant pour vous donner le courage de la transgression ? ».

Philippe, ne jamais oublier que la Justice est rendue au nom du peuple français : mon Marcel en fait tout autant partie que François Molins et le bon sens du premier vaut largement le savoir du second…

Jovien

Au fond, la contribution de ce Malien à la France n'a pas été nulle : il lui a apporté le bénéfice d'une loi.

Exilé

... il était impossible pour le garde des Sceaux de ne pas proposer au Conseil des ministres du 21 juillet un projet de loi sur l'irresponsabilité pénale.

Je croyais pourtant qu'il aurait déjà dû démissionner ?

Denis Monod-Broca

« Un fait divers, une loi, un fait divers, une loi » : guérirons-nous de cette logorrhée législative, pathologie qui pourrait bien être mortelle ?

Robert Marchenoir

"Le projet de loi exclut l'irresponsabilité pénale quand de l'alcool et de la drogue ont été consommés afin de se donner 'du courage' pour perpétrer le crime."

Je pensais qu'il y avait une différence entre le droit et les romans policiers ? Le droit et la psychologie de bazar ? Le droit et les commentaires sur Internet ?

Comment est-il possible de déterminer, lors d'un procès, si quelqu'un a bu pour se donner du courage, pour un autre motif ou sans motif du tout ? Depuis quand faut-il un motif pour se biturer dans les grandes largeurs, d'ailleurs ?

Il va venir un jour où n'importe quelle caissière de supermarché (pardon : travailleuse de la première ligne) pourra rédiger les lois, et on ne verra pas la différence.

Achille

« La nuance est importante. Il ne boit pas ou ne se drogue pas pour avoir le courage de tuer. Il se drogue et boit puis, plus tard, tue. »

Pour la victime tuée dans des conditions abominables et sa famille, la nuance n’a pas beaucoup d’importance. L’antisémitisme qui est enfoui au plus profond de lui-même est toujours là, même quand il n’est pas sous l’emprise de la drogue.

Une fois libéré, avec bien sûr, un traitement approprié à son état, rien ne permet d’affirmer que cet individu ne recommencera pas. Mais bien sûr, vu qu’il s’était drogué sans intention de tuer, il ne sera pas jugé.
Il serait peut-être temps de revenir sur Terre !

Jérôme

Bonne nuit Philippe,

S'il suffit d'être un peu bancal du côté cérébral comme le chantait je ne sais plus qui, et d'avoir bu deux trois canons agrémentés d'un petit pète pour être déclaré irresponsable, il y a de la marge. Sur ce blog par exemple... côté bancal... je divague.

J'en vois bien partir l'arme à la main en criant Allah ou Macron pour finir par... se tirer une balle dans l'slip, les maladroits. Décidément bons à rien. Ou hurler mort au baron de Münchhausen ! Ou... il y a l'embarras du choix. On peut facilement tirer de l'expérience du blog que la déviance mentale ne signifie pas irresponsabilité, inconscience de ses graves dysfonctionnements moraux.

Tenez, les vaccinolâtres par exemple... je m'éloigne un peu là, et comme disait le Debré, Michel de son petit nom, c'est pas en s'écartant du sujet qu'on va repeupler la France.
Bon j'en reviens à la Libye.
Ben ce soir-là monsieur le commissaire, j'étais au restaurant avec des amis ça peut pas être moi.
Chui pas mal là, je pense que je peux buter n'importe qui cette nuit et m'en tirer à bon compte.
Je vais de ce pas m'envoyer deux trois verres de Saint-Amour pour faire bonne mesure et m'assurer l'indulgence maximale.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS